De la Start-up Nation au col roulé…
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Comment en sommes-nous arrivés là ?
Comment est-ce que la France est passée d’une nation qui compte, une nation d’ingénieurs (Airbus, Arianne Espace, Dassault, TGV, Nucléaire, Automobile, Marine, MAS, …), une nation culturelle, une nation du luxe, une nation connue pour son art culinaire et son art de vivre, une nation respectée pour son armée (la France est le pays au monde qui compte historiquement le plus de victoires militaires). A la pénurie énergétique, au remplacement de sa culture, et pire, à une mentalité fragile baignée de Wokisme, de véganisme et de défaitisme ?
Sans honte aucune, notre gouvernement sonne trompettes et carnyx pour, dans une grande messe républicaine, nous expliquer comment nous devons nous chauffer, nous laver, nous déplacer, nous habiller. A la seule fin de réaliser des putatives économies énergétiques ! Notre civilisation en est donc là ? Comme au Liban, nous allons droit vers un rationnement et des coupures énergétiques. Comme les pays sous-développés, nous disposons maintenant d’une énergie rare et chère. En 50 ans, notre civilisation, à force de travail, de sacrifices, et d’ingénierie est passée du cheval à la voiture, de la voiture à l’avion, du rebouteux à l’IRM, de la famine à l’abondance. Et maintenant, nous avons ces gens, qui depuis 30 ans n’ont à aucun moment fait la fierté de la France, qui nous emmènent, l’air béat, sur une pente avec pour horizon le vélo et l’énergie intermittente ! Contraindre nos vies pour cacher les résultats de leurs choix politiques.
Nous avions eu les prémices de cette main mise sur nos vies à travers les épisodes Covid, où, face à un virus très peu létal, nous nous sommes retrouvés privés de liberté et infantilisés au possible. Le gouvernement ayant réussi l’incroyable manipulation mentale visant à nous faire faire nos propres autorisations de sortie. Nous sommes devenus nos propres kapos ! De l’incompétence totale ou de la panique, peu importe, là encore cet état ne fut que le résultat d’une politique inconsistante et brouillonne. Je n’ose penser « volontaire »… Mais, qui a réagi ? Pas grand monde ! Notre population est devenue faible et peureuse. Aujourd’hui, une partie de nos compatriotes est de nouveau en état de sidération, la France tremble à la vue des restrictions qui s’annoncent. Et surtout au sentiment de plus en plus réel de notre déclassement…
Un certain Bruno Le Maire, ministre de son état, nous promettait, il n’y a pas si longtemps, « mettre à genoux la Russie », et voilà que six mois après c’est la France qui met un genou à terre. Ce ministre d’Etat est à l’image de tous les gouvernements qui œuvrent à la destinée de la France depuis trop longtemps, et dont les visions stratégiques s’appuient sur des augures et des mantras sans aucune prise en compte de la réalité.
Nous payons et élisons des politiques afin qu’ils travaillent aux enjeux et intérêts de notre Nation. Mais, au lieu de cela, nous avons, non pas des serviteurs de l’Etat, pragmatiques, mais des idéologues au service d’organismes supra-étatiques. Ces gens défendent et imposent leurs convictions, indépendamment de la nécessaire trajectoire efficiente du pays !
Où situer le début de cette déchéance ? Pour certains, il faut remonter aux années 70, qui ont vu, et la montée d’un courant idéologique hors-sol dont la manifestation première fut les événements de mai 1968, et un peu plus tard l’instauration d’un système d’immigration incontrôlable avec le regroupement familial. Concernant à proprement parler l’énergie, il faut alors se tourner vers 1992 et le gouvernement de cohabitation Jospin. A partir de cette date, le lobby international-socialo-écolo va mettre en œuvre son idéologie anti-nucléaire, anti-France, et d’une façon plus malthusienne, anti-humains. Le culte rendu à la Terre mère Gaïa, née dans les années 70, devenait alors religion d’Etat. Tout est lié.
S’en suit un enchaînement de décisions à l’encontre des intérêts de la France. La décision de l’UE, acceptée sans broncher, amenant d’une part à démanteler notre champion énergétique EDF et d’autre part à lui faire vendre sa production à un prix inférieur à son coût de revient, en est un exemple. Plus récemment, le plan de fermeture de notre parc nucléaire, afin de favoriser le business des productions intermittentes et non pilotables que sont l’éolien et le solaire, sont également de dociles acceptations du « Green new deal » imposé par l’ONU (GIEC) et l’UE !
C’est bien la « transition énergétique » imposée à nos nations qui est la responsable de notre Libanisation actuelle. Les écologistes et tous leurs alliés rouges, nous emmènent droit dans le mur. Une éolienne a un rendement productif de 25%, un panneau solaire de 15%, et ces deux systèmes nécessitent de la matière première principalement extraite et raffinée par la Chine. Comment espérer faire une grande nation avec de tels outils ? Ces systèmes sont subventionnés à coût de milliard d’Euros, autant d’argent perdu pour la recherche, les soins, la défense, et plus prosaïquement les retraites. Milliards que nous n’avons pas, et qui donc gonflent la dette. Et maintenant, après nous avoir expliqué que cette voie était l’avenir, nous voyons que le coût énergétique explose (ce qui est normal avec des outils de production très chers et non rentables), et qu’en plus, nous ne sommes pas en mesure d’avoir un niveau de fourniture correspondant à nos besoins (ce qui est normal eu égard les rendements des Energies dites renouvelables). En face, la réaction gouvernementale de la 5ème ou 6ème puissance mondiale, pose de vrais choix, une stratégie à la hauteur de notre grandeur : porter un col roulé, se laver le mains à l’eau froide, faire se lessive la nuit, éteindre les ampoules,…
De qui se moque-t-on ?
Dans les mois qui viennent, nous allons être assaillis de slogans aussi stupides que futiles sur la base du triptyque : « Je baisse, j’éteins, je décale ». Décidément nos républicains sont dans de slogan creux, c’est une constante historique… Tout a commencé par le « Liberté, égalité, fraternité » issu des loges maçonniques, puis, bien plus tard, nous avons eu des conseils nutritifs à travers le « éviter de manger gras, salé, sucré », puis il y a peu le « Dedans avec les miens, dehors en citoyen ». Nos gouvernants ne sont que des communicants, qu’ils aillent donc vendre de la lessive !
Après avoir sali notre Histoire afin de la faire oublier, après avoir retiré la transcendance catholique qui portait et unissait la France, après avoir favorisé une religion violente et inhumaine qui s’est construite sur la haine des Croisés, après avoir nié la culture française qui selon le président n’existe pas, après avoir imposé partout le laid pour faire du beau un relativisme, après avoir vendu notre souveraineté, après avoir abandonné notre monnaie, nos frontières, nos industries. La place a été faite pour la montée de nouvelles idoles déviantes à commencer par l’écologisme et le wokisme. Notre pays est malade, les mauvaises cellules se multiplient de façon chaotique.
Un traitement s’impose !
Il n’y a plus rien à attendre des dirigeants politiques, leurs mensonges et leur incompétence parlent pour eux. Un jour, il faudra bien que le peuple sorte de sa torpeur, que les plus courageux, les patriotes, les aristocrates, redonnent un destin, et pour cela qu’ils boutent loin de la nation du Lys les forces rouges qui le corrompent depuis trop longtemps. La crise énergétique n’étant qu’une manifestation d’un déclassement plus profond. Qu’une résultante du grand remplacement non seulement civilisationnel, mais aussi, culturel, intellectuelle et technique.
Jean Raspail, qui a été rappelé à Dieu, a dit il y a quelques années : « Le dernier carré de fidèles et de combattants est composé de patriotes, attachés à l’identité et au terroir. Ils s’insurgent contre la fraternité générale et le métissage… », il pourrait rajouter aujourd’hui « Ils se lèvent contre l’incurie de nos dirigeants, pour les chasser de leur poste, et préparer le chemin à celui qui s’avérera légitime pour redonner à la France sa grandeur, et à son peuple fierté et honneur ! »
Quand Mgr Cazaux appelait à la grève de l’impôt pour défendre la liberté scolaire
Les éditions Via Romana viennent de publier un recueil de textes écrits par Jean de Viguerie : Cinq portraits sur la religion de Colbert, saint Benoît-Joseph Labre, figure ascétique et mystique, Mgr Cazaux, évêque combattant pour l’école libre, André Chénier, poète d’un siècle rationaliste, Montesquieu, précurseur de la « vertu » révolutionnaire. A part le premier, les textes sont issus de conférences données par Jean de Viguerie, qui s’enregistrait avant de parler afin d’améliorer sa diction, maîtriser sa vitesse d’élocution ou aiguiser sa capacité à convaincre. Ces textes sont autant de pépites inédites et posthumes du grand historien.
Celui sur Mgr Cazaux (1897-1975), évêque de Luçon, vaut le détour.
Mgr Cazaux fut cet évêque de Luçon qui, le 23 avril 1950, en pleine bataille pour la liberté scolaire, brandissant l’arme du refus de l’impôt, défia le gouvernement de la République. […]
Le combat de Mgr Cazaux pour la liberté de l’école commence dès 1944 au moment de la Libération. Dans les semaines troublées qui accompagnent la libération du pays, des mouvements d’opinion sont lancés, des associations se forment qui ne sont pas sans menacer la liberté sous prétexte ou sous couleur d’unité. […] Le 28 mars 1945, l’Assemblée consultative provisoire refuse de voter les subventions nécessaires au fonctionnement de l’enseignement libre. […]
[En 1947], des milliers de contribuables adressent aux directeurs départementaux des Contributions directes une demande de dégrèvement de 10% de leurs impôts. Ces demandes restent sans réponse. La même année, un grand nombre de maires inscrivent à leurs budgets des subventions aux écoles libres, malgré les dispositions légales qui interdisent toute aides des communes à l’enseignement privé. Sur l’ordre de Jules Moch, ministre de l’Intérieur, les préfets annulent ces subventions. Alors les maires font la grève et et ferment leurs mairies dans le cours de l’été 1948. Plus d’état civil, plus de mariages. On voit même des mariages purement religieux. […]
Le 23 avril 1950, Mgr Cazaux prononce un discours devant environ 100 000 personnes :
Oh ! Nous n’ignorons pas, dit-il, et nous tenons à vous le rappeler, que tout citoyen doit prendre sa part des charges de l’Etat. L’impôt représente pratiquement la dette dont il doit s’acquitter à l’égard de la société et il ne saurait légitimement s’en exonérer. Mais nous ne pouvons pas oublier que si l’Etat a des droits, il a aussi des devoirs, que s’lest votre créancier il est aussi votre débiteur et qu’il a contracté envers vous, en matière scolaire, de très lourdes dettes. Depuis quatre ans, dans l’ordre et la dignité, les populations de l’Ouest n’ont cessé de réclamer leur dû… Alors, en face de cette situation, à regret certes, mais très nettement, nous n’hésitons pas à vous répondre : devenus, et très largement, créanciers de l’Etat, vous pouvez, sans offenser la loi morale, différer le paiement de vos impôts jusqu’à ce que votre débiteur accepte lui-même de s’acquitter de sa dette.
Peut-on bénir une union homosexuelle ?
Peut-on bénir une union homosexuelle ? Quelle pastorale pour les couples de personnes de même sexe ? Les réponses du Club des Hommes en noir avec autour de Philippe Maxence, les abbés Célier et Barthe, le Père Thomas et Anne Le Pape.
Comment certaines mairies utilisent l’argent des Français
La municipalité de Poitiers a voté le 3 octobre du maintien de la subvention allouée à Alternatiba, association écologiste à l’origine d’un atelier de formation sur la désobéissance civile.
Au cours du conseil municipal de Lyon du 7 juillet dernier, plus de 20.000 euros ont été votés à des collectifs LGBT : le collectif Lié.é.s, mouvement intersectionnel qui dénonce « l’islamophobie », accuse la police de racisme et défend la cause LGBT.
À Grenoble, Éric Piolle soutient financièrement le « mois décolonial », événement au cours duquel les partisans de thèses racialistes et décoloniales, à l’instar de Taha Bouhafs ou Assa Traoré, s’expriment en toute liberté. Pendant deux ans, la majorité grenobloise a ainsi soutenu l’Alliance citoyenne, collectif militant notamment pour le port du burkini dans les piscines municipales.
A Annecy, la demande de subvention est corrélée au respect du projet politique de majorité écologiste. Dans leur dossier de subvention, il est ainsi demandé aux associations de décrire « leurs pratiques en matière d’inclusion, d’écologie, de vitalité démocratique et de promotion de l’économie locale ».
Source : Boulevard Voltaire
Des immigrés envahissent l’Hôtel de ville de Paris
Le collectif “La chapelle debout” a lancé une opération “d’occupation” de la mairie de Paris pour demander un logement à plusieurs dizaines d’immigrés. Le mouvement a quitté l’Hôtel de Ville en fin d’après-midi.
🔴 Envahissement et occupation de l’Hotel de Ville de Paris par le collectif @chapelledebout.
Plusieurs dizaines d’exilés ont décidé d’envahir le lieu pour demander des logements à la mairie. pic.twitter.com/Pofyi4skAO
— Clément Lanot (@ClementLanot) October 7, 2022
Défense de la liberté scolaire : appel à signatures
D’une lectrice :
Bonjour,
Nous sommes à la recherche de signataires professionnels dans le domaine de la santé (notamment psychologue, psychiatre, orthophoniste, médecin…), des sciences, de la recherche, de l’éducation, ou des arts dans le cadre de l’écriture à deux mains d’une tribune (déjà rédigée) de défense de nos droits à l’Instruction En Famille (IEF) que nous enverrons à différents médias pour parution.
N’hésitez pas à partager ma demande svp, l’idée étant de maximiser le nombre de signatures et que les choses bougent… Me contacter en MP pour que je vous envoie le texte.
Merci !
La liberté d’instruction en famille gravement menacée en France
Jean-Frédéric Poisson était présent au sommet européen de l’instruction en famille GHEX Europe, organisé par Liberté Éducation, afin d’intervenir sur les menaces et opportunités de l’école à la maison.
Fronde dans la police
Éric Arella, directeur de la Police judiciaire (PJ) de Marseille, a été démis de ses fonctions. Cette décision fait suite à l’accueil glacial réservé par la PJ de Marseille, jeudi, au grand patron de la police nationale Frédéric Veaux.
🔴 Après l'accueil glacial des policiers marseillais réservé au grand patron de la police nationale, Frédéric Veaux, le directeur de la PJ de Marseille Eric Arella a été démis de ses fonctions. https://t.co/j0ffomdp21 pic.twitter.com/BiejEMlv1p
— Valeurs actuelles ن (@Valeurs) October 7, 2022
Vendredi après-midi, le départ d’Éric Arella a donné lieu à une importante manifestation de soutien de la part de ses troupes : quittant, en voiture, le siège de la police judiciaire de Marseille, il a été longuement applaudi par des dizaines de policiers formant une haie d’honneur.
Haie d'honneur pour la sortie du Directeur de la DZ #PJ Sud à #Marseille pic.twitter.com/W9KKs57LJP
— ALTERNATIVE Police (@Alternative_PN) October 7, 2022
Après Bordeaux, Nancy ou encore Toulon, environ 200 officiers de la police judiciaire s’étaient mobilisés à Marseille contre la réforme souhaitée par le ministre de l’Intérieur. « La Brigade de répression du banditisme (BRB) et la Crim de Toulon ont déposé leurs armes ainsi que l’Office anti stupéfiant (OFAST) Marseille. Plus d’interpellations », indique, par ailleurs, une source policière à Valeurs actuelles.
Les policiers de la PJ préparent des manifestations de soutien.
🔴 A Marseille, les policiers de la PJ déposent les armes. #police #EricArella pic.twitter.com/sUBCR9rpew
— Amaury Brelet (@AmauryBrelet) October 7, 2022
Mobilisation de la PJ de Versailles cet après-midi en soutien au directeur de la PJ de Marseille : Éric Arella. pic.twitter.com/EboR9tK3UO
— Wandrille de Guerpel (@wdeguerpel) October 7, 2022
Rennes #Police #PJ #soutien pic.twitter.com/wAMee1VIWt
— Christophe KORELL 🇪🇺 🇨🇵 🇺🇦 (@PJ_un_jour) October 7, 2022
Le suffrage à deux tours vaincra la Réaction
Excellente petite vidéo du sénateur Stéphane Ravier, visitant une exposition permanente dans les sous-sols du sénat. On y découvre, non seulement des Marianne dépoitraillées, mais une affiche évocatrice sur le mode de scrutin, dont le slogan n’est rien de moins que “Le suffrage à deux tours vaincra la Réaction”.
Pour ceux qui croyaient encore que nous pourrions gagner en “jouant le jeu” (pipé) des élections…
C’est dit, c’est affiché, c’est assumé dans l’enceinte même du Sénat : loin de toute considération démocratique, le suffrage à deux tours a été mis en place à des fins purement politiciennes pour que la gauche garde le pouvoir ! pic.twitter.com/aZwKM5b06x
— Stéphane Ravier (@Stephane_Ravier) October 6, 2022
Où en est la conversion de la Russie?
Reçu d’un lecteur:
Quand la guerre couvre d’autres coups…
De Jean Chaunu, historien, pour le Salon beige:
Toute ressemblance étant fortuite et involontaire comme dans les films d’horreur, on devrait s’étonner qu’une guerre rende à nouveau possible, aujourd’hui comme hier, et comme par hasard sur les mêmes victimes, l’élimination des innocents. La guerre d’Ukraine permet de relancer l’euthanasie en France, pardon, « la mort dans la dignité », et « en même temps » d’organiser un troisième massacre d’Arméniens par les alliés des Turcs (« gaz contre Arméniens »), dans une sorte d’anesthésie générale de la conscience civile.
Mais quel rapport, me direz-vous ? Apparemment aucun, si ce n’est que la deuxième guerre mondiale avait commencé, elle aussi, par les plus vulnérables, malades, handicapés, avant l’extermination des Juifs et comme un galop d’essai (« opération T4 »)[1]. Hitler autorisait en 1939 par son médecin personnel et un service médical aux ordres, d’accorder « une mort miséricordieuse aux malades qui auront été jugés incurables selon une appréciation aussi rigoureuse que possible. » [2]Qui douterait de leur rigueur ?
Bon, et les Arméniens ? Dans ses propos tenus à l’Obersalzberg le 22 août 1939, la veille de l’Alliance soviéto-nazie (pardon, du pacte de non-agression), Hitler annonçait à ses généraux la destruction imminente de la Pologne et l’envoi programmé de « mes unités à tête de mort (qui ont) reçu l’ordre de mettre à mort sans merci et sans pitié beaucoup d’hommes, de femmes et d’enfants d’ascendance et de langue polonaise ». Et Hitler de conclure « Qui parle encore, aujourd’hui, de l’anéantissement des Arméniens ? » [3] Alors que les tribunaux de Weimar avaient acquitté les Arméniens auteurs d’attentats contre leurs génocideurs
Toute ressemblance avec l’actualité est donc un délit d’anachronisme déplacé. Heureusement que plus personne ne sait ce qu’est un anachronisme. Il suffit de ne plus apprendre les leçons de l’Histoire.
[1] Götz Aly, Les anormaux, Flammarion 2014
[2] Cité dans Thierry Knecht, Mgr von Galen, l’évêque qui a défié Hitler, Parole et silence 2007, p. 59.
[3] Cité dans Edouard Husson, Heydrich et la solution finale, Perrin 2008, p.61.
A propos des compteurs Linky : les anciens compteurs permettaient déjà une coupure à distance
D’un lecteur bien renseigné à propos des coupures temporaires demandées à Enedis par les pouvoirs publics :
Cette histoire de Linky responsable des coupures plus ou moins annoncées est vraiment la traduction moderne de la fable des animaux malades de la peste, avec Linky dans le rôle de l’âne sur lequel tout le monde se précipite.
Je m’explique : oui, Enedis a annoncé que le réchauffage des ballons d’eau chaude au moment des « heures creuses » du midi pourrait être décalé via les compteurs électriques. Dans la mesure où en France aujourd’hui les compteurs dans leur écrasante majorité sont du modèle Linky, on a vite fait d’incriminer ces braves appareils et, dans la foulée, d’y voir la réalisation de toutes les prophéties de flicage d’il y a quelques années, au moment du déploiement.
Fin de l’histoire, tout semble cohérent : il y avait bien un complot qui se tramait !
Voir…
Car, cette possibilité technique existait déjà avec les précédents compteurs, et ce depuis les années 70.
Linky, né en 2009, n’a donc rien à voir avec tout cela.
Dans tous les cas, est-ce une intrusion inadmissible ?
Non, je ne le pense pas. Car, s’il est possible de « contrôler » le réchauffage des ballons d’eau, c’est précisément parce que les clients concernés y ont consenti : ils ont opté pour un tarif « heures pleines heures creuses » basé sur le principe même du contrôle de certains appareils, le plus souvent le ballon d’eau chaude. On appelle d’ailleurs cela -les mots ont un sens- « asservissement » du ballon. Techniquement, Enedis active un signal qui dit au ballon: “fonctionne” ou “arrête”, en fonction du prix de l’électricité. Cela permet aux clients de payer moins cher le 2ème poste de consommation électrique du foyer, et cela permet au réseau d’être déchargé en période de pointe, donc d’éviter de payer des centrales uniquement pour fonctionner 2h par jour. Tout le monde y gagne.
On remarquera au passage que, sans Linky, la mesure aurait été plus drastique : avec les modèles antérieurs, c’est toute la plage heures creuses du midi qui aurait été reportée. Alors que là, Linky permet de cibler le report sur le seul ballon, sans conséquence réelle sur le confort des clients.
Dans la situation tendue que la France traverse, pour des raisons qui peuvent susciter la critique (mais c’est une autre affaire), le fait de réaliser cette opération exceptionnelle semble de bon sens. Et un pays plus confiant en lui-même et en ses capacités commencerait par pointer les bonnes nouvelles : en France en 2020, il y a encore de grandes entreprises de service public capables de mener à bien de très grands projets (ici installer 35 millions de compteurs en 6 ans), de faire fonctionner un système essentiel comme le réseau électrique et de faire face aux crises suscitées par des causes qui lui sont étrangères.
Tout ne va pas bien mais tout ne va pas mal non plus. Faire preuve un peu plus souvent d’esprit positif ne nous ferait certainement pas de mal !
7 octobre : victoire de Lépante grâce à Notre-Dame du Rosaire
Lu sur Claves :
Dernier vestige de la présence franque au Levant, l’île de Chypre demeurait encore, en cette fin de XVIe siècle, sous domination chrétienne, dans le giron de la république de Venise. Les turcs n’avaient toutefois pas renoncé à dévorer cette proie appétissante, à quelques encablures à peine de leurs côtes. En 1570, se jugeant suffisamment fort pour affronter tout adversaire, l’Empire Ottoman se jeta sur Chypre et s’empara de l’île au terme d’une campagne sanglante et brutale. Le grand turc pensait pouvoir étendre impunément l’ombre de sa domination sur l’Europe chrétienne, car les royaumes occidentaux étaient alors divisés, dans les remous suivant l’apparition du protestantisme.
Intervention providentielle de Notre-Dame du Rosaire
C’était sans compter sur la providence divine, qui avait suscité quatre ans auparavant un grand pape dans la personne du père Michele Ghisleri, fils de saint Dominique, devenu pape sous le nom de Pie V. Appliqué à la réforme de l’Église selon les canons du concile de Trente, Pie V est connu pour la bulle par laquelle il unifia le rit romain de célébration de la messe. Horrifié par la description des crimes perpétrés à Chypre par les Turcs, et par la menace que cette nouvelle incursion musulmane faisait peser sur l’Europe, le Pontife entreprit de réunir les forces des royaumes chrétiens en une sainte ligue, dont les armées auraient été suffisamment puissantes pour se porter à la rencontre des infidèles. En dépit de ses efforts diplomatiques, le Saint Père ne put réunir une flotte qui semblait de taille à menacer les forces turques. Conscient de la difficulté de l’entreprise mais persuadé de sa nécessité et de sa conformité au plan divin, le pape résolut de confier les armées chrétiennes à un excellent capitaine : don Juan d’Espagne, mais surtout à une grande reine : Notre-Dame du Rosaire. Il recommanda à toute l’Église de supplier instamment par la récitation chapelet, la grande prière qui nous unit à Marie comme des enfants accrochés à la main de leur maman. L’intercession de la Sainte-Vierge mérita manifestement l’intervention divine aux côtés des navires chrétiens, qui remportèrent à Lépante le 7 octobre 1571, le long des côtes occidentales de la Grèce, une victoire retentissante, qui éloignera pour longtemps la menace musulmane des territoires européens. À l’instant décisif, le pape, regardant à sa fenêtre vers l’orient, eut une vision qui lui annonça l’issue heureuse de la bataille, connue à Rome seulement une quinzaine de jours plus tard. La victoire sera commémorée par une fête en l’honneur de sa principale médiatrice : Notre-Dame du Rosaire, le premier dimanche ou le septième jour du mois d’Octobre, tout entier consacré à cette dévotion mariale.
Le rosaire : prière antique et traditionnelle
La répétition des Ave du rosaire n’est pas incompatible avec la prière vraie, au contraire – comme est nécessaire aux aimants la répétition des mots de leur fidélité. Les premiers moines développèrent cette prière rythmée sur le pouls ou la respiration, qu’on appelle la prière du cœur. Dès le XIIe siècle les cisterciens, guidés par saint Bernard, aimaient déjà à réciter les trois couronnes de cinquante Ave Maria, en souvenir des 150 psaumes du roi David. S’étant retiré en forêt de Bouconne, au sud-ouest de Toulouse, et priant pour la conversion des cathares, saint Dominique y reçut le saint rosaire des mains de Notre-Dame pour toucher le cœur des hérétiques. Depuis lors les chrétiens aiment à se confier à leur maman du ciel en égrenant leur chapelet et reprenant les paroles simples et confiantes du « Je vous salue Marie ». Nombreux sont ceux que cette prière à gardés, soutenus, sauvés à l’heure du danger ou du désespoir.
Le rosaire : prière des familles
Il y a tout juste vingt ans, Jean-Paul II disait du saint rosaire qu’il est un résumé de l’Évangile en lequel résonne la prière de Marie. En méditant avec elle les mystères de la vie de Jésus, c’est comme si nous les vivions avec elle, comme si nous les contemplions par ses yeux et en elle nous y unissions. Le saint pape recommandait en particulier cette prière pour les familles : demandons-nous aujourd’hui quelle place a le rosaire dans nos vies et nos familles – car cette place, c’est celle que nous laissons à Marie. Par sa maternelle bienveillance elle veut être présente au cœur de nos vies et de nos foyers, et cette présence, c’est celle du saint rosaire.
Laissant l’hôpital mourir de sa belle mort, nos gouvernants vont y faire rentrer la mort à titre de soin médical
Sur Claves, l’abbé Roy décrypte l’avis rendu par le Comité Consultatif National d’Éthique à propos de la fin de vie. Extrait :
[…] Pour résumer en quelques étapes la stratégie qui se dessine derrière l’avis des « sages », c’est une fois encore l’argument de l’égalité de tous devant la fin de vie qui conduira à une large légalisation de l’assistance au suicide et de l’euthanasie, pudiquement couvertes sous le terme d’aide active à mourir.
1. L’inégalité devant l’accès aux soins palliatifs (de droit ou de fait), devra nécessairement conduire à une évolution législative.
2. L’impossible conciliation du droit à la vie avec la liberté d’autonomie permettra de mitiger le premier pour consacrer la seconde dans une dépénalisation de l’assistance au suicide.
3. L’injustice demeurant pour les personnes hors d’état de mettre fins à leurs jours dans le cadre de ce dispositif devenant alors criante, on devra passer à l’étape suivante : l’euthanasie.
Comment ne pas frémir en voyant les étapes de ce scénario présentes dans le texte du comité d’éthique, avec à l’horizon les prochaines avancées (dont les « sages » relèvent simplement qu’ils ne les ont pas traitées pour cette fois) : extension aux mineurs, aux personnes atteintes de pathologies psychologiques… Il n’est besoin de regarder plus loin que notre voisin belge pour prendre conscience du terrible engrenage dans lequel le Président de la République s’apprête à nous engager.
Alors que l’hôpital n’en finit plus de prendre l’eau et que l’hémorragie du personnel de soin est plus grave que jamais, la priorité semble placée sur l’aide active à mourir : laissant l’hôpital mourir de sa belle mort, nos gouvernants vont y faire rentrer la mort à titre de soin médical. L’avis rendu le 13 septembre par le Comité Consultatif National d’Éthique a servi de base au Président pour annoncer le 29 septembre le lancement d’une « Consultation Citoyenne » sur la fin de vie. Celle-ci sera orchestrée par le Conseil Économique Social et Environnemental (CESE), autre organe étatique de réflexion et de débat, qui n’avait pas brillé par son indépendance d’esprit au moment des débats concernant le « mariage pour tous ». L’issue de cette consultation, confiée à 150 citoyens tirés au sort par le CESE est prévue pour mars 2023 et devrait déboucher sur un projet de loi dont le gouvernement espère qu’il pourra être voté d’ici la fin de l’année 2023. Pour surmonter les blocages possibles, il se murmure que le Président pourrait faire appel au référendum afin de trancher la question.
Jean-Pax Méfret, une vie pour la grandeur de la France
Richard Haddad reçoit Jean-Pax Méfret, ancien journaliste qui a parcouru le monde, et chanteur engagé, célèbre pour sa liberté de parole. Il évoque dans cette émission son histoire, livre son témoignage et son regard sur l’actualité.
Né en Algérie et rapatrié en France métropolitaine en 1962, Jean-Pax Méfret débute une carrière de journaliste et se lance dans la chanson. De 1970 à 1980, il est grand reporter au service politique étrangère du journal l’Aurore où il couvre la plupart des conflits armés et mène de grandes enquêtes sur le terrorisme international. De 1980 à 2002, il est grand reporter au Figaro Magazine puis rédacteur en chef des grandes enquêtes. De par son métier, il a été le témoin de divers conflits dans le monde et du comportement de l’Occident et de ses dirigeants notamment face au bloc de l’Est communiste. Mais Jean-Pax Méfret est aussi un chanteur à succès, ses chansons engagées (plus de 300), sont comme des reportages sur notre monde. De l’Algérie française aux goulags de Sibérie, des héros de l’armée française à la tyrannie des régimes communistes, ses paroles sonnent toujours vraies au regard de l’actualité que nous vivons.
Islamogauchisme au Parlement européen
Le député français au Parlement européen François-Xavier Bellamy a proposé d’interdire que la Commission européenne finance de nouvelles campagnes pour promouvoir le hijab. La gauche et les verts ont empêché que cet amendement soit mis aux voix…
Révoltant. J’ai proposé, avec nos collègues du PPE, d’interdire que la Commission européenne finance de nouvelles campagnes pour promouvoir le hijab. La gauche et les verts ont empêché que cet amendement soit mis aux voix… La complicité avec l’islamisme, à visage découvert. pic.twitter.com/EfOkX5KY1F
— Fx Bellamy (@fxbellamy) October 6, 2022
Chronique du grand remplacement
A Montauban, une école publique affiche certaines informations en français… et en arabe.
Regardez cette vidéo prise ce matin, on constate qu'à l’école publique Ferdinand #Buisson (Montauban), certaines informations sont en français ET en arabe ! Pourquoi encore en français ?
Src : R!82 pic.twitter.com/HIvw5KrskU— Gilbert Collard (@GilbertCollard) October 6, 2022
Gloria : un magazine culturel catholique à partir de 10 ans
Gloria est un nouveau magazine
- accessible dès 10 ans pour approfondir sa foi et alimenter sa culture générale.
- quiprésente non seulement « l’Histoire sainte » et des vies de saints, mais également le patrimoine chrétien et les arts sacrés.
- en 2 parties, dont une moitié consacrée au thème du mois pour l’explorer tant à travers des textes bibliques, des prières et méditations que des œuvres d’art.
- avec des rubriques originales pour découvrir la vie des saints, les lieux de pèlerinage et les trésors de l’art sacré. Retrouvez chaque mois, une rubrique mariale (apparition, prière, etc.) et une réponse à une grande question sur la liturgie et les traditions chrétiennes.
- 100% fabriqué en France, de la conception à l’impression.
Une campagne Credofunding a été lancée pour soutenir le lancement de ce nouveau magazine. Du 15 septembre au 29 octobre, vous pouvez commander le premier numéro de Gloria et des abonnements sur CredoFunding.fr. Les parents et grands-parents (sans oublier les oncles, marraines et autres adultes responsables), soucieux de l’éducation chrétienne de leurs enfants et petits-enfants (ainsi que les neveux, filleuls et autres ados curieux), trouveront dans cette revue de quoi alimenter la culture générale de ceux-ci et favoriseront ainsi le succès de Gloria. Gloria fera un excellent cadeau de Noël aux lecteurs à partir de 10 ans. Le premier numéro sera sorti à temps !
Le business de l’idéologie du genre
Le marché américain de la chirurgie de changement de sexe devrait atteindre 6 milliards de dollars en 2030. En 2021, il représentait 1,9 milliard. Son taux de croissance est évalué à 11% par an.
Face à une « augmentation apparente de la dysphorie de genre », des sociétés d’assurance, comme Aetna et Unicare, sont plus disposées à couvrir ce type d’opérations : ablation des ovaires et des trompes de Fallope, hystérectomie, ou ablation des testicules.
Dans l’Oklahoma, alors que des jeunes jusqu’à 24 ans pouvaient se voir prescrire des bloqueurs de puberté, ou des hormones du sexe opposé, par l’Oklahoma Children’s Hospital de l’OU Health, l’établissement va renoncer à en proposer. Le gouverneur de l’Etat, Kevin Stitt, a signé un texte mardi visant à interdire que certaines subventions fédérales soient utilisées à des fins de changement de sexe sur les enfants de moins de 18 ans. Le centre hospitalier adressait également ses jeunes patients à des chirurgiens pratiquant des opérations de changement de sexe. Kevin Stitt a appelé la législature à interdire certains de ces traitements dans tout l’Etat.
Réinventer un roman national
Philippe de Villiers revient avec un nouveau roman historique. Il est interrogé dans Valeurs actuelles. Extraits :
[…] J’ai parlé patois jusqu’à l’âge de 13 ans. Ce fut ma langue maternelle. On m’a fait redoubler ma sixième parce que je n’avais pas la maîtrise de la langue de Molière. Pour moi, le patois, c’était la romance des veillées et des moissons éternelles, celles du sillon de la vie. La fin du patois fut pour moi un choc traumatique. J’ai vécu la fin d’un monde. Et si je vous en parle ainsi, trahi par l’émotion, c’est parce que j’ai l’impression aujourd’hui de vivre en plus grand ce que j’ai vécu en petit. Submergé par le sentiment qu’on s’attaque à la langue française avec l’écriture inclusive et la cancel culture , comme on s’est attaqué à ma langue maternelle. Bientôt, les gens comme moi auront tout perdu de leurs ancrages. J’imagine ce que peut penser un Corse ou un Breton. On a éradiqué, au nom d’un universalisme mortifère, ce qui faisait le sel de la vie. […]
Aujourd’hui, l’histoire est suspectée. Le passé est traqué. On fouille les poches du patrimoine. Ils ont tué tous les héros. L’ancien roman national est mort en Mai 68, atteint par un cocktail Molotov à la Sorbonne. “Cours camarade, le vieux monde est derrière toi. ” Le vieux monde, c’est l’histoire. “Cours camarade, c’est avec toi que tout recommence”, “cours camarade, tu vas tout régénérer”, “cours camarade… sous les pavés, la plage”. En réalité, au nom de la tectonique des plaques, on est entré dans un monde consumériste, hédoniste. On a oublié, ce faisant, pourquoi le roman national a été conçu et pourquoi il a duré. Il a été inventé après la guerre de 1870 par des historiens républicains qui voulaient sauver la République, autour de celui qu’on a appelé “l’instituteur national”, Ernest Lavisse, qui a constaté : « L’ancienne unité est morte, il faut en inventer une nouvelle », c’est-à-dire inventer une nouvelle mise en images allégorique qui soit un fédérateur pour célébrer et faire aimer la France. […]
Le roman national reposait sur une idée simple : si vous trouvez que la légende est plus belle que l’histoire, alors imprimez la légende. En d’autres termes, aux historiens qui viennent me dire : « Ce que vous racontez, c’est de l’histoire légendée… » Je réponds avec Cocteau : « L’histoire, c’est du faux qui s’incarne, la légende, c’est du vrai qui se déforme. » Pourquoi est-il urgent de réinventer un roman national ? Parce que la “Déséducation nationale” fait grandir des plantes d’hébétude qui promènent leurs étourdissements dans l’air du temps. Ce faisant, on accroît la tentation des jeunes Français de papier, qui pourraient être des Français de désir, de se tourner vers d’autres gloires, d’autres bravoures, d’autres modèles, d’autres vies sacrificielles. […]
[N]ous vivons aujourd’hui, simultanément, un génocide et un mémoricide. Un génocide depuis l’extérieur et un mémoricide depuis l’intérieur. Un génocide depuis l’extérieur avec un changement de population. Bientôt, il va nous arriver ce que Chateaubriand avait prédit : « Certaines peuplades de l’Orénoque n’existent plus aujourd’hui ; il n’est resté de leur dialecte qu’une douzaine de mots prononcés dans la cime des arbres par des perroquets redevenus libres. » Un changement de population qui va s’amplifier dans les années qui viennent, avec des djellabas qui vont nous dire : “C’est quoi la France ?” Puis qui vont enchaîner : “La France, c’est nous !” Et, deuxièmement, un mémoricide, avec une désaffiliation à l’intérieur. Si on ne donne plus aux petits Français l’envie d’accéder aux mousquetaires, d’admirer la colombe du baptistère ou de regarder briller le soleil d’Austerlitz qui monte derrière le tableau numérique, les Français de papier resteront étrangers dans leur nouveau pays. La porte des tendresses françaises leur sera fermée. Romain Gary en mourra de chagrin. Si on continue à “halaliser” le livre d’heures, la France obéira au Prophète. C’est l’affaire des trente prochaines années. Population nouvelle, civilisation nouvelle. Voilà les deux enjeux : l’urgence face au génocide, c’est de rétablir le rempart et, face au mémoricide, de retrouver la maison. Aujourd’hui, les Français ne savent plus d’où ils viennent. La France ne sait plus où elle habite. Quand on n’a plus le rempart et qu’on n’a plus la maison, on n’a plus que le balluchon du marchand de quenouilles qui, jeté sur les chemins du monde et du hasard, ne rencontre plus que la petite fille voilée par la Commission de Bruxelles. Et je ne parle pas du wokisme, qui va nous désigner à la vindicte. […]
Nous sommes en voie de colonisation. Nous avons, devant nous, des conquérants et des collabos. Sur notre territoire, il s’agit d’une conquête et d’une soumission qui tourne à la contrition. La conquête, c’est celle de l’immigration et de l’islam. Les choses s’accélèrent. L’esprit conquérant est de plus en plus visible. Je suis très frappé à cet égard par le contraste entre ce qui se passe en Iran et ce qui se passe dans nos écoles. Chez nous, on exhibe désormais, à travers les réseaux sociaux, l’abaya et le qamis, qui sont des marqueurs de l’islam ; l’Europe prône le voile “en signe de diversité souhaitable”. En Iran, le voile est un asservissement. En Europe, c’est un signe d’émancipation. Le prix européen de l’Enseignement innovant prend la figure d’une fillette voilée, avant même l’âge nubile.
66 cliniques américaines ont arrêté de pratiquer des avortements depuis juin
Soixante-six cliniques ont cessé de tuer des bébés aux États-Unis depuis la décision de la Cour suprême. Dans les 100 jours ayant suivi cet arrêt historique, 13 États ont totalement interdit les avortements sur leur sol et deux autres — le Wisconsin et la Géorgie — l’ont fortement restreint, d’après un rapport de l’institut Guttmacher, qui milite pour l’accès à la contraception et à l’avortement.
Dans ces 15 États, qui comptaient 79 cliniques pratiquant des avortements, 26 ont complètement fermé. Quarante cliniques ont arrêté de pratiquer des avortements tout en continuant à fournir d’autres soins. Les 13 établissements qui continuent de pratiquer des avortements sont tous situés en Géorgie, où il reste légal d’avorter mais uniquement dans les six premières semaines.
Plus de 125 000 avortements avaient eu lieu en 2020 dans les 14 États n’ayant plus aucune clinique (dont le Texas, le Missouri, la Louisiane ou l’Arizona) et plus de 41 000 en Géorgie.
D’autres États, comme l’Indiana, l’Ohio, ou la Caroline du Sud, disposent de lois interdisant les avortements qui ont été bloquées en justice, mais pourraient bientôt entrer en vigueur.
Parallèlement, le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom, a signé une série de 13 lois élargissant l’accès à l’avortement. Certaines de ces lois prévoient d’allouer plus de 200 millions de dollars pour l’avortement et de couvrir le coût de « certains contraceptifs en vente libre ». De plus, un fonds est prévu pour subventionner les praticiens qui font avorter des femmes ayant un faible revenu. Une loi prévoit d’accélérer le processus d’octroi de licences pour les praticiens qui ne sont pas originaires de Californie mais qui souhaitent rejoindre cet Etat pour pratiquer des avortements. Une loi interdit toute enquête ou poursuite contre une femme, ou le personnel médical, suite à un avortement, une fausse couche ou à une « mort périnatale ». Un terme qui peut qualifier le décès d’un enfant jusqu’à ses deux ans. Cette loi « légalise effectivement l’infanticide » selon Mary Rose Short, directrice de la sensibilisation de California Right to Life. D’autres textes promeuvent la Californie comme « destination pour le tourisme de l’avortement », en interdisant la divulgation des informations médicales liées à l’intervention, et la coopération entre les forces de l’ordre californiennes et celles d’autres Etats dans le cas de poursuites éventuelles. De plus, un « fonds de soutien » allouera jusqu’à 20 millions de dollars aux femmes cherchant à avorter en Californie. En novembre, les électeurs californiens doivent décider de valider ou non un amendement inscrivant le « droit » à l’avortement dans la Constitution de l’Etat.
Soigner son couple avec Notre-Dame (et Mgr Aillet)
Guillaume d’Alançon, directeur de l’Institut pour la Famille en Europe, nous parle de la prochaine session Marie qui guérit les couples à qui sera prêchée par Mgr Aillet à Fontgombault :
Je tiens d’abord à vous dire que la prochaine session se tiendra les 22 et 23 octobre à l’abbaye ND de Fontgombault, dans l’Indre. Pour s’inscrire c’est ici : Les 24h du Couple à Fontgombault (36) (weezevent.com)
Concrètement, oui, on peut dire que des couples sont miraculés. Certains, séparés et venus chacun de leur côté… sont repartis ensemble, d’autres nous ont écrit leur joie d’avoir franchi une étape décisive dans la consolidation de leur amour ; il y a aussi ceux qui, déprimés pour des tas de raisons, sont rentrés chez eux le moral au beau fixe… C’est sans compter les foyers qui « marchent plutôt bien » et ont pris la décision d’effectuer un petit « contrôle technique ».
La durée ne dépasse pas 24 heures. Ce qui rend la proposition accessible au grand nombre, même à des foyers dont l’un des deux est tout sauf une grenouille de bénitier.
La raison de la fécondité de ces sessions est simple : la soif de joie, de paix profonde, qui motive les époux présents. Le courage aussi. Un vrai courage. Et Notre-Dame qui aime et connaît ses enfants le remarque et les inonde de consolation, de grâce et de lumière.
Ce n’est pas d’abord le charisme du prédicateur ou même le contenu de sa prédication qui font des merveilles, c’est avant tout la disposition humble et confiante, toute abandonnée à la volonté divine.
C’est alors que Marie, notre Mère du Ciel, peut conduire chacun sur un chemin de croissance et de guérison.
Oui, seul le cœur d’enfant rend possible le miracle. Et, chose bien banale pour une maman, celle-ci vient guérir ce qui était blessé…
O Marie qui guérissez les couples, priez pour nous, intercédez auprès de votre Fils pour ceux qui en ont besoin !
En attendant, ceux qui souhaitent connaître la neuvaine à “Marie qui refait les couples” et le sanctuaire qui lui est attaché, c’est ici : https://www.life-editions.com/product-page/marie-qui-refait-les-couples
I-Média – Racisme anti-blanc : un élu socialiste dénonce !
L’image de la semaine
En image de la semaine, une vidéo drôle captée lors d’une manifestation de soutien aux Iraniennes luttant contre le port obligatoire du voile islamique. Elle implique bien sûr une élue qui nous est chère !
Un élu socialiste dénonce le racisme anti-blanc
Pour notre premier sujet, nous jetons un coup d’œil à la bataille que livre Libération à CNEWS, entre accusations infondées et, peut-être, parts de vérité.
La revue de presse
En revue de presse, nous allons, en plus de vous présenter l’actualité marquante de la semaine, nous concentrer sur les rouages et les mécanismes du système médiatique !
Lula vs Bolsonaro
Et enfin, une petite rétrospective sur le traitement médiatique réservé aux élections brésiliennes et particulièrement à Jaïr Bolsonaro, le président sortant qui ne sortira peut-être pas.
Le “modèle” belge
Une victime des attentats de Bruxelles euthanasiée en raison de la souffrance psychologique engendrée :
Elle s’appelait Shanti De Corte. Elle avait 23 ans. Le 7 mai 2022, la jeune flamande a été euthanasiée, entourée de sa famille. Six ans plus tôt, Shanti De Corte était à l’aéroport de Bruxelles National lorsque les terroristes ont déclenché leur bombe. […]
Le 22 mars 2016, Shanti De Corte devait s’envoler pour Rome en voyage de fin d’études. Ce matin-là, elle était dans le hall des départs de l’aéroport de Bruxelles-National avec 90 autres élèves du collège Sint-Rita à Kontich, en province d’Anvers. Lorsque les terroristes ont actionné leurs explosifs, Shanti De Corte était à seulement quelques mètres d’eux. Et si elle n’a pas été blessée physiquement, la jeune flamande est sortie traumatisée de l’attentat […] Quelques semaines après le 22 mars, Shanti est hospitalisée dans une structure psychiatrique anversoise. Un endroit qu’elle connaît bien puisqu’elle y a déjà fait plusieurs séjours avant les attentats. Shanti De Corte y reçoit un traitement à base d’antidépresseurs. […] Pendant plusieurs mois, Shanti De Corte fait des allers et retours entre l’hôpital et chez elle. En 2018, alors qu’elle est à nouveau internée, elle subit une tentative d’agression sexuelle d’un autre patient. Lorsqu’elle va mieux, Shanti sort de l’hôpital et n’hésite pas à témoigner dans la presse. Elle veut être un exemple pour les autres victimes. Une preuve vivante que l’on peut s’en sortir après avoir été confrontée à des scènes de guerre et au carnage des attentats. Mais l’embellie est de courte durée. En 2020, Shanti fait une nouvelle tentative de suicide. Son moral est au plus bas. Sa médication de plus en plus lourde.
Son entourage s’inquiète. Surtout les cinq meilleures amies de Shanti. Elles aussi étaient à l’aéroport le 22 mars 2016. Elles aussi ont beaucoup de mal à surmonter les événements. […]
L’étudiante se rapproche cependant de Leif, une association qui défend le droit de mourir dans la dignité. Nous sommes au mois d’avril 2022, lorsque la jeune flamande introduit une nouvelle demande d’euthanasie pour souffrance psychiatrique irrévocable. Cette fois, deux psychiatres accèdent à sa demande comme le veut la loi. Le 7 mai 2022, Shanti De Corte est euthanasiée à l’âge de 23 ans entourée de sa famille.
Derrière l’identité, il se peut que des gens trouvent la foi
Extraits d’un entretien donné dans L’Incorrect sur le thème de La France, qu’est-ce qu’il en reste. Mathieu Bock-Côté évoque la déritualisation du catholicisme :


Vous pouvez commander ou vous abonner à L’Incorrect ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.
“Nous vivons un mémoricide et un génocide du peuple français”
“J’appelle génocide un basculement démographique”. Philippe de Villiers sur Europe 1 ce matin à propos de son nouveau roman, La Valse de l’adieu :
« Nous vivons un génocide du peuple français » @PhdeVilliers était sur Europe 1 ce matin. pic.twitter.com/HTArWgWBWv
— Wandrille de Guerpel (@wdeguerpel) October 6, 2022
La politique du col roulé
De Philippe Mesnard dans Politique Magazine :
Rappelez-vous, Gilles Le Gendre, c’est celui qui déclarait en décembre 2018 qu’il regrettait « le fait d’avoir probablement été trop intelligents, trop subtils, trop techniques dans les mesures de pouvoir d’achat » et que la responsabilité du parti, du gouvernement et du président, « c’est d’expliquer, expliquer, expliquer la complexité du monde ». Ben, là, je crois qu’on y est. Ou pas. Je ne suis pas certain, en fait, que nous dire d’étendre son linge à la main, comme si la France entière avait déjà basculé depuis longtemps dans le sèche-linge électrique, nous fait comprendre la complexité de la fixation du prix de l’électricité dans l’Union européenne ou nous fait saisir le décalage complet des élites et du peuple. Mais on a bien perdu en technicité, c’est clair, même si ce n’est pas si simple d’étendre son linge sur un tancarville (je dis tancarville mais d’autres disent étendoir ou séchoir, ça dépend de son pays) ; pour ma part, j’étends les ticheurtes en leur faisant enjamber deux tiges, ça augmente la surface d’exposition à l’air, c’est fractal. Vous me direz, ça n’a pas forcément sa place dans un éditorial politique, ce genre de détails, même si c’est intéressant. Je réponds que si Gilles cause sèche-linge pour causer aux Français, ça devient politique, et ne voulant pas être en reste vis-à-vis de mes concitoyens, je partage mes tuyaux avec mon édito. On a aussi perdu en subtilité, et en intelligence aussi, hein, parce que là on est plutôt dans le bon sens, et d’ailleurs on espère que Gilles, ou Bruno, ou Elisabeth vont bientôt nous dire qu’ils marchent AVEC LEURS PIEDS (quand ils ne pensent pas avec), bref qu’ils vont se mettre à notre niveau de ballots modèle caniveau, au ras du sol, au plat de l’intelligence, avec des solutions toutes simples, hop, on t’explique, tu chauffes pas, tu manges plus, tu dis rien, alors, on n’est pas bien ?
Denis Djorkaeff un ambassadeur en Arménie pour la paix
Dans la famille Djorkaeff, demandez le numéro 1. Ce n’est pas Youri, qui est le numéro 2, c’est Denis ; Misha, étant le n°3. Pendant une semaine, nous avons suivi Denis à travers son agenda qui ressemble à celui d’un ministre. Consul Honoraire d’Arménie en France, il est, également, conseiller du Président de la Fédération Arménienne de Football, ambassadeur de FeedConstruct, et adjoint au Maire de Décines-Charpieu. Reportage sur les pas d’un ambassadeur de la paix.
Il repart d’Arménie après une semaine bien chargée. Car, il a l’Arménie chevillée au cœur depuis de nombreuses années. Elle fait partie de son ADN, de ses racines. Comme sa ville de Décines-Charpieu, près de Lyon où il est né en 1965. Il vit à Décines et il s’implique à tel point qu’il y a un an, il est devenu le 3è adjoint au maire, chargé de la culture.
« Oui, je repars, déjà, pour Décines, mais je reviendrai à la fin du mois d’octobre, car le Haut-Commissariat à la Diaspora organise un Sommet International. Et, je vais y participer. »
Son agenda déborde. A Décines – qu’il va retrouver dès le lendemain matin – il est ravi que Madame le Maire, Laurence Fautra, ait accepté de pavoiser la mairie en ajoutant les couleurs de l’Arménie : bleu-rouge-orange (abricot).
« C’est un geste important. Nous ne pouvons pas taire ce qui s’est passé dans la nuit du 13 septembre. L’Azerbaïdjan a bombardé et envahit l’Arménie. Il y a eu en tout plus de 500 morts de part et d’autre. Les troupes azéries sont toujours en Arménie, occupant le territoire qu’ils ont conquis. Cela correspond à près de 50 km2. Et, depuis, il y a eu de nouveaux bombardements. Pas plus tard qu’hier. »
Calme, posé, décontracté avec ses lunettes de soleil et son tee-shirt blanc, Denis ressemble à l’un de ses touristes qui déambulent dans les rues d’Erevan. Les rues sont, d’ailleurs, baignées par un soleil estival qui n’en finit pas. La température dépasse les 30° C.
« Avec la guerre en Ukraine, il y a de plus en plus de touristes qui viennent de Russie. Leur nombre a été multiplié par deux depuis la fin du mois de février », raconte-t-il. Assises à une terrasse de café de la rue Pushkin, deux jeunes filles russes discutent. « Nous sommes de Moscou », dit l’une d’entre-elles, en souriant. Il y aurait en Arménie, selon certaines sources, plus de 150 000 Russes venus s’installer temporairement, fuyant le fiasco de la mobilisation presque générale ordonnée par Poutine. Ils disent non à la guerre et choisissent la vie ! « Et, leur nombre ne fait qu’augmenter », ajoute Denis. Fermons cette parenthèse russe, qui fait, dorénavant, partie du paysage arménien.
« Je suis venu apporter mon soutien au peuple Arménien, qui souffre de nouveau. Je veux, également, dénoncer ce qu’il se passe, ces abominations atroces. Car le silence du monde est insupportable. Il vrai qu’ici, à Erevan (NDLR : la capitale), la vie semble continuer comme avant. Mais, le calme n’est qu’apparent. Car, il y a une chappe de désespoir et de plomb qui s’est abattue sur l’Arménie. Le pays n’est plus à la fête. D’ailleurs, toutes les festivités du 31è anniversaire de son Indépendance (NDLR : le 23 septembre 1991, l’Arménie devient indépendante après 70 ans passées sous le joug de l’ex-URSS) ont été annulées. »
Des paroles et des actes forts
Depuis qu’il est devenu Consul Honoraire d’Arménie en France, en novembre 2021, nommé par Nikol Pachinian, et qu’il accompagne, en tant que conseil, son frère Youri, lui-même nommé ambassadeur de bonne volonté par Emmanuel Macron, en novembre 2020, Denis rencontre les différents ministères. A son échelle, il est un acteur et un observateur plus ou moins influent. Il parle et agit, pendant que certains se taisent et n’interviennent pas pour sauver l’Arménie.
« Nous essayons de faire avancer les choses et de faire prendre position. La France doit prendre position par rapport à cette guerre qui ne dit pas son nom. Les Arméniens, qui aiment beaucoup la France, attendent qu’Emmanuel Macron prenne des décisions fortes et qu’il agisse vite, comme en Ukraine. Ce qu’a fait la France : l’aide humanitaire et les projets économiques, l’Arménie en a besoin. Mais là, on parle de la guerre. Même s’il ne veut pas envoyer des appuis militaires, il doit mobiliser les Casques bleus. Il y a urgence. »
Le 13 septembre 2022, il est minuit et 05 minutes. Ilham Aliev, autocrate dictateur de l’Azerbaïdjan, ne rêve que d’une seule chose : effacer de la carte du monde l’Arménie. Son rêve se transforme vite en cauchemar pour le peuple Arménien, qui est le peuple gardien de la porte de l’humanité et de la chrétienté. Mais Aliev, qui est loin d’être ignorant, passe outre. D’ailleurs, dès le plus jeune âge il endoctrine son peuple, comme le faisait Pol Pot ou Hitler aux heures les plus sombres. Il demande à son armée de bombarder, à partir des positions, déjà, grignotées aux abords de la frontière qui sépare les deux pays, plusieurs régions du sud et de l’est de l’Arménie. En tout une centaine de missiles et d’obus s’abattent sur les terres arméniennes, faisant près de 300 morts et des centaines de blessés. Il faut ajouter à ce décombre macabre les 9000 déplacés.
Les suites…du génocide de 1915 ?
Après la guerre de 44 jours, de 2020, qui a fait plus de 5000 morts, la barbarie est de retour sur une ligne de front de 200 km. Les bourreaux ne se cachent même plus derrière le silence convenu du monde. Ils ne respectent même pas le cessez-le-feu qu’ils ont imposé aux Arméniens, le 9 novembre 2020. La barbarie continue.
Les Azéris éventrent, démembrent, violent les corps féminins et masculins tombés courageusement à terre. Ils se complaisent dans cette barbarie, telles les hordes de Huns qui s’abattirent sur l’Empire Romain, au 5è siècle. Aliev n’est pas Attila, et l’Arménie n’est plus un Royaume. Le combat est inégal : 1 Arménien, contre 5 Azéris. Sans compter les Turcs et les terroristes du Moyen-Orient qui les accompagnent. Impensable : ils bombardent même les cimetières. Ils déclarent la guerre à l’humanité et à notre civilisation. Le génocide, qui a pris fin en 1923 et qui a fait plus d’1,5 million de morts, refait surface.
Et le monde, l’ONU, l’Europe, les Etats-Unis, la France, Joe Biden, Ursula von der Leyen, Emmanuel Macron ?Ils regardent ailleurs. Leur silence pesant deviendrait aveuglement, complicité. Comme celui des Allemands en 1915, lors du génocide. La raison ? Le gaz azéri est plus « éthique » que le gaz russe. 1 mort Arménien ne vaut pas 1 mort Ukrainien !
Que faire ? Quelles raisons d’espérer ? Pour Denis :
« Les choses commencent à bouger. Emmanuel Macron a fait un geste fort en invitant le Premier ministre, Nikol Pachinian. Il n’y a que la diplomatie qui pourra faire avancer les choses. Il faut faire taire les armes, faire justice, et réparer. Il faut faire la paix. Vite…»
La diaspora et un appel à l’unité
Du côté de la diaspora arménienne, qui pèse entre 7 et 9 millions de personnes selon certaines sources, les engagements se multiplient. Ruben Vardanyan, par exemple, le milliardaire russe d’origine arménienne a quitté, définitivement (?), la Russie pour s’installer dans le Haut-Karabakh, en Artsakh, la République auto-proclamée non-reconnue internationalement. C’est un engagement fort de sa part.
Du côté de l’une des plus importantes ONG mondiale, qui vient en aide à l’Arménie, la mobilisation générale est en route. L’Union Générale Arménienne de Bienfaisance, l’UGAB ou AGBU (en anglais) va venir bientôt en nombre en Arménie. Elle va tenir sa 92è Assemblée Générale à Erevan, du 5 au 9 octobre. Là encore, c’est un engagement très fort. Car, en plus du quotidien et des centaines de projets humanitaires et éducatifs, qui fleurissent en permanence sur l’Arménie, il y aura cette présence internationale. Le peuple Arménien en grande souffrance a des raisons d’espérer. Mais, cela ne suffit pas. Et, un problème de fond persiste : les Arméniens manquent d’unité et sa diaspora n’est pas fédérée.
« Ce n’est pas nouveau, explique Denis. Regardez notre histoire, même au temps du Royaume d’Arménie (avant JC) nous étions divisés. Et, cela a continué sous les Romains, les Perses, les Arabes, les Ottomans. Maintenant que nous sommes devenus une République démocratique et indépendante, l’heure est venue de nous unir. L’Arménie a besoin, plus que jamais d’unité. Nous devons être unis derrière notre gouvernement. Car l’heure est très grave. »
« La démocratie est en danger »
L’appel de Denis Djorkaeff sera-t-il entendu ? L’inquiétude et la peur dominent les esprits et les corps. Denis reste, lui-même, inquiet face à cette ébullition du monde qui va crescendo. Comme si quelqu’un avait allumé le feu sous la cocotte-minute du monde et de la paix, et, tout particulièrement, dans cette région du monde, en Transcaucasie.
Plein nord, l’Ukraine est à feu et à sang. Aucun cessez-le-feu ne pointe le bout de son nez à l’horizon. En plein sud-ouest de la péninsule d’Arabie, la guerre au Yémen continue. L’Afrique est instable et menacée de passer sous le contrôle des terroristes, dans certains pays (pas tous).
« Oui, le monde est en ébullition : l’Ukraine, le Yémen, l’Arménie… Vladimir Poutine reste un grand joueur d’échecs. Et, si on regarde bien la (re)composition actuelle des Empires, avec l’axe Russie-Turquie-Iran-Chine-Inde, à chaque fois, ce sont des dictateurs qui étaient aux manettes…Il n’y a pas de démocratie dans tous les pays qui sont autour de l’Arménie (NDLR : à l’exception de la Géorgie). La démocratie est en danger et si la démocratie est en danger, c’est le monde qui est en danger. »
Ambassadeur de FeedConstruct…et plus
Denis quitte le terrain miné de la géo-politique et de la guerre ; il enlève son casque blanc et son gilet pare-balles, pour revêtir sa casquette bleue et son tee-shirt floqué aux armes de FeedConstruct. Il est l’ambassadeur de cette start-up devenue grande, grande comme une licorne ou presque. Ou presque, car c’est l’ensemble du groupe familial Vahe et Vigen Badalyan, SoftConstruct, qui a dépassé le milliard d’euros de chiffre d’affaires cette année.
En quoi cela consiste : être ambassadeur ? Il représente la marque, il parle des activités, des hommes, des projets. Il participe à des évènements et facilite les liens entre la France et l’Arménie, sur le plan économique…
Et plus, par exemple, lorsqu’il rencontre pendant plus d’une heure Anne Louyot, l’ambassadrice de France en Arménie. Les sujets abordés ont concerné la guerre et des sujets culturels comme « la réactivation du jumelage entre la ville de Décines et Stepanavan » (dans le nord du pays).
« J’ai rencontré, également, la nouvelle rectrice de l’UFAR, Salwa Nacouzi. Nous travaillons, déjà, ensemble sur des projets comme la recherche d’un nouveau lieu. L’UFAR à une croissance de 30%. C’est impressionnant. Elle a besoin d’un campus à son image. »
Le ballon rond et Charles Aznavour
Combien de casquettes porte-t-il ce Denis Djorkaeff ? Cette semaine, par exemple, avec son autre casquette de Conseiller du Président de la Fédération Arménienne de Football, Armen Melikbekian, il a participé à un dîner d’affaires entre Vigen Badalyan et lui. Le sport, le football, c’est sa passion depuis toujours… Il a de la chance, son frère, Youri, est champion du monde et ambassadeur de bonne volonté !
L’heure tourne…Nous finissons ce reportage ce 1er octobre.
Il y a 4 ans, Charles Aznavour partait en direction du Ciel.
« Je l’ai vu, la dernière fois, quelques mois avant qu’il nous quitte, en 2018. Il reste pour moi un maître, un artiste hors-pair, un être hors-du-commun. Il m’inspire encore aujourd’hui. C’était un homme de paix, qui a beaucoup œuvré pour l’Arménie. J’ai collaboré avec Kristina et Nicolas Aznavour, au sein de leur fondation, sur certains projets. Pour moi, il est vivant plus que jamais… »
Espérons qu’il face descendre du haut du Ciel, une pluie de roses, comme le voulait la Petite Thérèse, dont c’est la fête aujourd’hui. Une pluie de roses pour la PAIX ! Une pluie de roses pour l’ARMENIE !
L’ambassadeur Denis reviendra…
Une petite semaine après qu’il ait posé les pieds sur le tarmac, Denis repart. Lui, qui préfère le football au marathon, a eu une semaine des plus chargées. Avec 2 ou 3 rendez-vous par jour, il n’est pas resté sans rien faire. Il a démarré son séjour par le football, en assistant à la rencontre Arménie-Ukraine, « un match entre deux pays victimes d’invasion, de violation de leurs frontières souveraines, de guerre et de barbarie, mais sans la même couverture médiatique… » Ah, ces médias, leur silence est, en effet, incompréhensible, indigne. Ils en deviendraient, même, vite complices. Car, ils en savent des choses ces médias. Impossible de dire : nous ne savions pas, toutes nos équipes étaient en Ukraine. Impossible, ils en savent même trop. Mais, ils se taisent. Pour quelles raisons ? CNEWS a commencé à bouger, Valeurs Actuelles également, et Le Figaro était sur le pont dès le 13 septembre, comme Denis. Denis, un média à lui tout seul.
Oui, Denis Djorkaeff reviendra. Très vite, même, puisqu’il sera là et participera au Sommet Mondial Arménien, organisé par le Haut-Commissariat aux Affaires de la Diaspora, du 28 au 31 octobre. Il sera, donc, très vite de retour, en espérant que la guerre ne gronde pas trop fort, et que la folie azérie ne revienne pas piétiner la pacifique Arménie.
Il y a 3 jours, il lançait un dernier appel sur les réseaux sociaux :
« A vous tous, continuez d’en parler, de poster, de partager, d’alerter, d’apostropher, d’haranguer, soyons unis. Ne pensez pas que cela soit un combat perdu. Ici, ils comptent sur nous !!! Merci. »
A l’heure où nous bouclons, une vidéo abominable filmée par des soldats azéris tourne sur les réseaux sociaux. Elle les montre en train d’abattre à bout portant des soldats arméniens faits prisonniers, il y a quelques heures. Qui dénoncera ce nouveau crime contre l’humanité ? Qui mettra fin à cette barbarie, précurseur de ce qui pourrait arriver à nos propres frontières ? Denis Djorkaeff a raison : « la démocratie est en danger ».
Reportage réalisé par Antoine BORDIER
Copyright des photos A. Bordier et France Diplomatie
Une guerre d’usure
De Christian Marquant, président de Paix Liturgique :
Contre la liturgie traditionnelle est menée une guerre parfois violente, mais aussi une guerre d’usure : vexations, suppressions, grignotages.
Rumeur : il se dit dans les Dicastères que c’est sur intervention directe du pape que le cardinal Sarah a été empêché par l’archevêque de Paris de célébrer la messe traditionnelle, à l’occasion des 40 ans du pèlerinage de Chrétienté, dans l’église Saint-Roch, ce samedi 8 (il sera remplacé par le Père Abbé du Baroux).
Un point est particulièrement visé par les anti-liturgie traditionnelle : celui des sacrements. Désormais, en bien des églises, les baptêmes et les mariages traditionnels soulèvent des difficultés. Quant aux confirmations traditionnelles, de nombreux diocèses, tel le diocèse de Paris, n’en célèbrent plus, sans d’ailleurs s’en expliquer.
Nous devons être particulièrement vigilants. En effet, dans bien des cas, on propose de « couper la poire en deux », ce qui revient en fait à refuser de célébrer le sacrement de manière traditionnelle. Des curés, comme dans le diocèse de Créteil, proposent des baptêmes nouveau rite auquel on rajouterait un ou plusieurs exorcismes. De même, offre-t-on des mariages célébrés non pas avant la messe mais au cours de la messe, selon le formulaire nouveau : « Je te reçois comme épouse et je me donne à toi, etc. ». Ou encore, presque systématiquement les évêques proposent dans un premier temps aux adeptes du rite traditionnel de célébrer la confirmation au cours d’une messe, comme cela se fait dans le nouveau rite, messe tridentine mais enrobant le sacrement donné en latin selon le rite nouveau.
Notre réponse est non, tout simplement ! D’abord parce que nous défendons toute la liturgie traditionnelle, dont chaque partie porte une signification précieuse. Ensuite, parce que n’étant pas « du côté du manche », mais du côté de ceux sur lesquels cogne le manche, il est de la plus élémentaire tactique de ne pas céder de terrain.
Nous redirons notre détermination de ne rien céder, samedi, 14bis avenue du Président-Wilson, de 12h à 12h 30. Le collectif Paris Tradition 14, qui organise la récitation du chapelet tous les dimanches à 18h devant Notre-Dame du Travail, les veilleurs qui récitent le chapelet devant les bureaux de l’archevêché 10 rue du Cloître Notre-Dame les mardis et jeudis à 13h, ceux qui le récitent en l’église St-Georges de La Villette le mercredi à 17h, les fidèles de Saint-Germain-en-Laye qui se voient obligés de célébrer une messe « sauvage » tous les dimanches à 11h, 20 Rue Armagis, ne cèdent rien non plus.
