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Tremblement de terre en Syrie : l’AED exige l’application des exceptions prévues dans le cadre des sanctions

Face à l’ampleur des dégâts causés par le tremblement de terre du 6 février en Turquie et en Syrie, l’AED déclenche une aide d’urgence en Syrie et appelle à un arrêt des sanctions internationales. Xavier Bisits, chef de projet de l’AED en Syrie, témoigne :

« Paralysées par la peur et frissonnant à cause du froid hivernal, des centaines de personnes ont afflué vers les églises pour s’abriter, avec rien de plus que les vêtements qu’ils avaient sur eux. Ils ne savent pas si leurs maisons, qui tiennent à peine debout et qui ont déjà subi de lourds dégâts au cours des 12 années de conflit, résisteront encore au tremblement de terre dévastateur. »

Maisons détruites, immeubles fragilisés, des milliers de morts et de blessés, pénurie de médecins, magasins vides…Ce séisme enfonce un peu plus la Syrie dans la désolation. Mgr Abdo Arbach, archevêque grec-melkite de Homs souligne :

« La population est dans un état de désespoir et d’angoisse absolus. De nombreuses personnes sont mortes ou portées disparues ».

Tandis que l’Église sur place accueille les victimes en ouvrant les évêchés, églises, salles de classes, l’AED déclenche une aide d’urgence pour soutenir les Syriens. Ce fonds, qui s’ajoute aux 5,2 millions d’euros versés l’année dernière, permet d’aider dès à présent la population exsangue, laminée par des années de guerre, (achat de couvertures, sacs de couchage, repas pour les sinistrés, lait pour les enfants…).

Devant cette situation tragique, l’AED relaie la demande d’aide de tant de Syriens et exige l’application des exceptions prévues dans le cadre des sanctions économiques de l’Union Européenne contre la Syrie.

Une république, qui n’ose même pas abroger des lois d’extermination votées plus de deux siècles plus tôt, est un totalitarisme

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités à propos de Vaincre ou mourir :

[…] Au demeurant, l’hystérie de la gauche est un assez bon indicateur de ce succès. L’inénarrable député mélenchoniste Corbière s’est fendu d’une tribune dans « Le Monde » (vous savez, cet impartial quotidien qui a applaudi toutes les victoires communistes après 1945 !) pour dénoncer « l’offensive culturelle de l’extrême droite ». Pas moins !

Ne pas applaudir au massacre des femmes et des enfants, c’est être d’extrême droite chez ces braves gens.

Ils n’ont pas une larme pour les petites victimes des Lucs, dont le massacre est pourtant une remarquable préfiguration de celui d’Oradour. Ils ne voient aucun inconvénient à ce que la première tentative de faire fonctionner une chambre à gaz ait eu lieu en Vendée. Bref, tous ces crimes qu’ils dénoncent à juste titre chez les nazis, ils sont incapables de les voir quand ils ont été commis chez eux – et par ceux dont ils se réclament encore. Mais ils sont, en revanche, capables de voir de « l’extrême droite » partout.

Accessoirement, il est fascinant de voir cette gauche qui dispose de l’intégralité du pouvoir culturel s’inquiéter de l’offensive imaginaire d’une extrême droite tout aussi fantasmatique.

Je me demande toujours s’ils croient ce qu’ils disent (auquel cas ils doivent vivre dans un monde parallèle comme les bourreaux de la Convention !) ou s’ils mentent délibérément. Ce qui est sûr, c’est qu’ils ont un problème avec la vérité.

Mais il faut être reconnaissant à cette nomenklatura gauchiste (avec une mention spéciale au quotidien ex-maoïste « Libération » qui, en tapant sur le film, a assuré une bonne part de son succès !). Grâce à elle, le débat sur la Vendée devient enfin possible.

En braquant les projecteurs sur ce film prétendument « réactionnaire » , les jacobins d’aujourd’hui forcent chacun à reconnaître qu’il y a eu plus de morts en Vendée après la fin de la guerre civile, quand la Convention y lâcha ses colonnes infernales (dont l’inventeur, Turreau, est toujours honoré sur l’Arc de triomphe).

Sans doute le public s’apercevra-t-il aussi que même l’abrogation des lois génocidaires semble impensable au Parlement français, puisque plusieurs propositions de loi ne réclamant que cela n’ont même pas été inscrites à l’ordre du jour.

Peut-être alors pourra-t-il s’interroger sur le régime lui-même. En effet, il y a fort à craindre qu’une république qui n’ose même pas abroger des lois d’extermination votées plus de deux siècles plus tôt, ne soit pas un régime politique, ni pire ni meilleur qu’un autre, mais bel et bien un totalitarisme.

M. Corbière semble nous assurer de la réponse qui devrait normalement lui déplaire le plus !

Visite apostolique du diocèse de Fréjus-Toulon

Alors que les séminaristes qui devaient être ordonnés prêtres l’an dernier attendent toujours de savoir quel sera leur sort, Rome annonce venir visiter le diocèse.

Communiqué de la nonciature :

Communiqué du diocèse :

Le Saint Siège, à travers le Dicastère pour les évêques, a ordonné une visite apostolique du diocèse de Fréjus-Toulon qui débutera le lundi 13 février 2023. Cette visite sera effectuée par Mgr Antoine Hérouard, archevêque métropolitain de Dijon, assisté de Mgr Joël Mercier, ancien secrétaire du Dicastère pour le clergé.

Cette visite apostolique donnera l’occasion d’approfondir et de poursuivre le travail accompli par le cardinal Aveline lors de sa visite fraternelle. Ainsi, cela permettra d’avoir une vision plus ample et plus claire de la situation dans laquelle se trouve le diocèse de Fréjus-Toulon et d’affiner le cadre des décisions prises par son évêque, Mgr Dominique Rey, dès juin 2022.

Un large nombre de clercs et de laïcs en responsabilité seront pour cela entendus. Ceux qui souhaitent apporter un témoignage écrit aux visiteurs peuvent le faire à cette adresse : [email protected]

Nous accueillons cette nouvelle dans un climat de confiance. Nous invitons tous les fidèles et les clercs du diocèse de Fréjus-Toulon à porter dans leur prière cette visite, afin qu’elle puisse porter les fruits escomptés pour le bien de notre Diocèse.

Darmanin toujours martial avec les faibles et absent avec les forts

Lu dans Les 4 Vérités :

Gérald Darmanin s’est félicité d’avoir dissous, le 1er février, en conseil des ministres, l’association « Bordeaux nationaliste ». On savait que le ministre de l’Intérieur était plus efficace pour dissoudre les groupes identitaires que pour lutter contre la délinquance.

Au passage, rappelons que, selon les propres chiffres du ministère de l’Intérieur, les coups et blessures volontaires ont augmenté de 15 % en 2022 (après une hausse de 12 % en 2021) – ce qui donne la très nette impression que l’insécurité est désormais totalement hors de contrôle.

Et nous n’aurons pas la cruauté de parler de l’immigration puisque, désormais, le ministre lui-même annonce aux clandestins qu’ils seront régularisés pour peu qu’ils se déclarent au premier contrôle comme travaillant dans un « secteur en tension ».

Bref, le ministre de l’Intérieur pourrait aussi bien être ministre des jardinières et plates-bandes, cela n’aurait aucune incidence sur la vie des Français – sauf que nous aurions peut-être moins de logorrhée martiale sur Twitter !

En revanche donc, pour faire taire ceux qui n’applaudissent pas à son brillant bilan, M. Darmanin semble nettement plus compétent. Au besoin en piétinant la loi. Car, en l’occurrence, le décret ne reproche rien d’autre à cette association que des tweets appelant à la remigration et considérant que les Blancs aussi ont droit de vivre.

Que M. Darmanin ne soit pas un solide soutien de la remigration, nous le savions. Mais, enfin, ce n’est pas un délit que d’y être favorable – et l’on pourrait même soutenir que favoriser l’immigration massive, pour un ministre de l’Intérieur, cela s’apparente à de la haute trahison (ou, pour le moins, à une co-responsabilité dans les nombreux crimes et délits qui seront perpétrés par ces allogènes mal « intégrés » !).

Que M. Darmarnin considèrent que la vie des Blancs n’importe pas (puisqu’il mentionne le slogan WhiteLivesMatter comme une « preuve » du danger que constituerait cette association !) est encore plus inquiétant.

Mais, trêve de plaisanterie, ce qui est grave, c’est que le ministre de l’Intérieur puisse dissoudre une association pour simple « délit d’opinion » – dans le silence assourdissant du reste du gouvernement, des parlementaires et des médias de grand chemin.

Notre pauvre France s’éloigne toujours plus du régime de liberté qu’elle prétend toujours incarner.

Satanisme sponsorisé par Pfizer

La couple de chanteurs Sam Smith, déguisé en diable à cornes entouré de femmes exécutant une danse obscène, et Kim Petras, dans une cage avec d’autres choristes, tous deux transsexuels notoires, a remporté le Grammy Award (une sorte d’Eurovision américain) du meilleur duo pop pour leur chanson Unholy (maléfique…) à la mise en scène satanique.

Parmi les nombreux partenaires financiers, on trouve les laboratoires Pfizer. Jill Biden, l’épouse du président des Etats-Unis, était présente et a remis le trophée.

La mise en scène mêle imagerie diabolique et chorégraphie lascive. Le texte de cette chanson s’adresse aux enfants pour leur dire que leur papa est parti commettre l’adultère dans un club pendant que maman reste à la maison.

Mgr Joseph Strickland, évêque de Tyler au Texas, a réagi sur son compte Twitter :

« Cette atrocité devrait être dénoncée par tous les artistes musicaux de la nation. Mais au lieu de cela, il y a une symphonie du silence. La dépravation dans notre nation atteint des niveaux dévastateurs. Nous devons implorer la miséricorde de Dieu. »

 

Accusé d’islamophobie, l’enseignant angevin Frédéric Mortier se défend

Enseignant dans un lycée de l’enseignement catholique d’Angers, Frédéric Mortier, également maire de sa commune de Longué-Jumelles, est accusé d’incitation à la discrimination religieuse, de harcèlement et de dénonciation mensongère. Nous avions évoqué sa situation dramatique en mai 2022. Son procès doit se dérouler le 10 février.

Comment une plaisanterie à l’adresse d’un élève musulman, qu’il invitait sur le ton de la blague à devenir chrétien, a pu conduire ce professeur devant les tribunaux ?  C’est la question que se pose Frédéric Mortier, tout au long de son livre « L’honneur d’un enseignant » paru chez Artège au début du mois de février. « J’ai appris à mes dépends que la susceptibilité religieuse était en train de tuer la liberté d’expression » écrit-il. Il est interrogé sur RCF :

Meditatio lève un demi million pour accélérer son développement

Meditatio, application de méditation chrétienne, vient de boucler une levée de fonds de 500 000€ auprès du Fonds du Bien commun, de la fondation ZeWatchers, et de plusieurs business angels.

  • Le marché des app de méditation devrait atteindre $4,3 Mds d’ici 2027 (source)
  • Meditatio souhaite devenir le “Petit Bambou chrétien”, en faisant découvrir la riche tradition chrétienne de la méditation au sein d’une offre largement dominée par les propositions d’inspiration orientales ou de pleine conscience
  • Depuis son lancement en octobre 2021, Meditatio a été téléchargée plus de 175 000 fois
  • L’objectif de cette levée sera de développer l’offre de contenu audio, améliorer les fonctionnalités de l’application, et renforcer la visibilité de l’application
  • Meditatio a été fondé par un jeune couple, et s’appuie un modèle économique original, le pay what you want

Un secteur en plein essor : celui de la méditation, et des applications religieuses

La pratique de la méditation s’était déjà largement démocratisée au cours de ces dernières années, et elle a connu une véritable accélération avec la succession des confinements de 2020 et 2021. Ainsi, selon une étude publiée à la fin de l’année 2020, 25% des Français pratiquent ou ont pratiqué la méditation (source).

À cette tendance de fond, s’ajoute celle des podcasts, avec en France 15 millions d’auditeurs de podcasts en 2021, en croissance de 20% par an (source). Face à cette double tendance, plus
de 2,500 applications ont été lancées sur le marché depuis 2015 (source).

Pourtant, parmi cette offre pléthorique, aucune application en français ne s’appuyait sur la riche tradition chrétienne de méditation et de contemplation. « Alors que plus de 30% des Français
se disent chrétiens et croyants, et que 44% des baptisés prennent un “temps de méditation non religieux” (source), il y a de quoi s’étonner », explique Thomas Delenda, président et cofondateur
de Meditatio avec sa femme Jeanne.

« Aux États-Unis cela fait déjà quelques années que les entrepreneurs et les investisseurs ont perçu le potentiel à positionner une offre chrétienne sur ce sujet, et plusieurs applications ont levé des dizaines de millions de dollars : Pray, Hallow, Glorify. »

Faire découvrir la richesse de la tradition chrétienne de méditation

« Si on parle aux gens de méditation, la plupart ont en tête l’image du moine boudhiste, remarque Jeanne Delenda, cofondatrice et Directrice du contenu. Pourtant, la tradition chrétienne est riche d’une pratique multiséculaire de diverses formes de méditation, qui se décline selon deux grands axes : la méditation de la Parole de Dieu et la prière silencieuse. Ces pratiques puisent leurs sources dans la tradition juive, dans la Bible, chez les Pères du désert, et au sein des grands ordres monastiques et religieux, notamment dans la famille des Bénédictins, et des Carmes. »

Meditatio propose ainsi des méditations audio guidées qui s’appuient sur ces différents courants spirituels, et qui invitent à redécouvrir ces grandes traditions (lectio divina, oraison, prière de Jésus,…) ou encore à faire face aux problématiques du quotidien en puisant dans la sagesse chrétienne (stress, gratitude, couple, parentalité,…).

Une levée pour accélérer le développement

Depuis son lancement fin 2021, l’application rencontre un franc succès, avec plus de 175 000 téléchargements. Cette levée de fonds permettra d’accélérer le développement, avec trois grands
objectifs :

  • Étoffer l’offre de contenu, avec de nouvelles méditations guidées, mais aussi en ajoutant de nouveaux formats, notamment des podcasts et des histoires et contes bibliques (une première série d’histoires ayant rencontré un public enthousiaste).
  • Enrichir les fonctionnalités de l’application, avec en particulier une forte logique de personnalisation pour aider chacun à trouver facilement le contenu le plus adapté pour lui.
  • Travailler la visibilité de l’application.

Pour cela Meditatio peut compter sur une équipe solide d’une dizaine de personnes, encadrée par un jeune couple fondateur : Jeanne et Thomas. Jeanne est une ancienne sportive de haut niveau, vice championne du monde junior de planche à voile, et Thomas est par ailleurs le fondateur d’Hozana, un réseau social de prière qui compte plus d’un million de membres.

Un modèle économique original

« Nous voulions que Meditatio soit accessible à tous, indépendamment de leurs moyens », explique Thomas Delenda. « Toute une partie du contenu de l’application est donc entièrement gratuite, et pour accéder à l’ensemble du contenu, un abonnement est proposé dont chacun fixe le prix qui lui semble juste. Le prix est donc libre ! Cela a aussi comme vertu d’aider les gens à tenir leurs
engagements : quand on a choisi librement de payer un certain prix, on est plus motivés à persévérer dans sa pratique. »

Meditatio est disponible au téléchargement sur iPhone et Android.

Mutilations génitales et crise climatique

Bienvenue chez les cinglés :

Les mutilations génitales, aggravées par la crise climatique : « Dans les zones les plus touchées, les excisions ont augmenté de 30% »

Camille Romain des Boscs, directrice de l’ONG Vision du Monde, fait le lien entre dérèglement climatique et mutilations génitales :

« Il faut avoir en tête l’enchaînement de causalités. Les dérèglements climatiques extrêmes, dont la sécheresse, ont accéléré ce phénomène des mariages précoces et des mutilations génitales qui y sont associées. Et ce parce que la situation, notamment au Kenya, est dramatique. C’est la pire sécheresse qu’il y a eue depuis 40 ans, et ça entraîne une grande précarité auprès des familles, qui sont privées de moyen de subsistance. Cette précarité va donc pousser les familles à se séparer d’une bouche à nourrir en passant par le mariage précoce. Or, dans la corne de l’Afrique, les mariages forcés sont associés aux mutilations génitales, qui vont donc augmenter. »

Sic. Et le lien entre ces mutilations et l’islam, il est logique ? Les termes « islam » et « musulman » sont absents de l’article.

Quand de jeunes filles découvrent la réalité de l’avortement

Depuis des années, les militants pro-vie n’ont de cesse d’alerter sur la réalité de ce qu’est un avortement et sont critiqués pour cela. Pourtant, comme le montrent les témoignages de ces jeunes filles, l’avortement est généralement difficile pour elles, et laisse des traces physiques et psychologiques. C’est une analyse d’une vidéo intitulée « 6 témoignages pour casser le tabou autour de l’avortement » :

Rapport sur la christianophobie en France en avril 2022

Nos confrères de l’Observatoire de la christianophobie ont récemment mis en ligne leur rapport mensuel sur les actes anti-chrétiens perpétrés en France en avril 2022.

Vous pouvez le télécharger ici.

Culture de mort : nouvelle attaque contre l’objection de conscience aux Etats-Unis

L’administration Biden vient d’annoncer sa volonté de supprimer une disposition d’exemption de la loi Obamacare qui stipule que les employeurs doivent fournir gratuitement toutes les formes de contrôle des naissances à leurs employés : contraception, stérilisation ou pilules abortives. L’exemption porte sur les employeurs qui s’opposent à la contraception pour une raison religieuse ou morale.

La modification dans la réglementation est subtile : afin de contourner le premier amendement de la Constitution qui protège la liberté en matière de religion, il s’agirait de supprimer, non l’objection de conscience s’appuyant sur des raisons religieuses, mais celle qui se fonderait uniquement sur des motifs relevant de la morale, les deux étant inscrites dans la loi. Le ministère de la Santé (HHS) estime ainsi que le projet de loi aurait un impact sur plus de 100 employeurs et 125.000 employés. Les premiers touchés seront les pharmaciens – mais ils ne seront pas les seuls – qui ne pourront plus s’abriter derrière l’objection religieuse, désormais réservée aux institutions confessionnelles, comme les cliniques ou les écoles catholiques.

Sous l’administration Trump, la politique de santé – l’Obamacare – avait été modifiée en introduisant la double objection de conscience, religieuse et morale. Joe Biden ne fait donc que détricoter ce que son prédécesseur avait fait en faveur de l’objection de conscience motivée soit pas la religion, soit par une appréciation éthique du contrôle des naissances, incluant contraception, stérilisation et pilule abortive.

De plus, pour les employés d’instituts catholiques – ou encore les étudiants d’universités catholiques – un système sera mis en place pour assurer la gratuité de tous les éléments de régulation des naissances, par l’intermédiaire d’une société tiers.

Kristi Hamrick, directrice de la communication du groupe pro-vie Students for Life of America, a déclaré à Catholic News Agency que la proposition de l’exécutif faisait partie d’un « cercle vicieux qui aura des conséquences sur la vie et la mort », et que l’administration Biden « feint d’ignorer que la conscience possède en elle-même des droits constitutionnels qu’il convient de protéger ».

Une mesure qui intervient au moment où les démocrates au pouvoir ont promis de tout faire pour élargir l’accès à l’avortement et au contrôle des naissances, afin de contrecarrer la décision historique de la Cour suprême d’annuler l’arrêt Roe v. Wade en juin 2022.

Le cardinal Timothy M. Dolan de New York, président du Comité pour la liberté religieuse de la Conférence des évêques catholiques des Etats-Unis (USCCB), a réagi :

« La version des règlements publiée en 2018 a fourni des protections claires et appropriées pour l’exercice des croyances religieuses et des convictions morales, et a été confirmée par la Cour suprême. Le HHS propose de les modifier une fois de plus. « Bien que le projet semble conserver la majeure partie de l’exemption religieuse, l’élimination de l’exemption pour convictions morales est inquiétante. La réaction appropriée à la décision de la Cour suprême sur l’affaire Dobbs n’est pas (…) de permettre aux femmes de se stériliser librement, mais plutôt d’alléger les fardeaux que nos lois et notre culture imposent aux mères et à celles qui pourraient le devenir. »

Turquie : la cathédrale d’Iskenderun en ruines

Le vicaire d’Anatolie, Mgr Paolo Bizzeti, a déclaré à AsiaNews :

« La cathédrale du vicariat d’Iskenderun [l’église de l’Annonciation, un bâtiment du XIXe siècle] s’est effondrée », « tous les bâtiments sont inhabitables ».

Le prélat, qui est également président de Caritas Turquie, annonce déjà « l’ouverture d’une souscription » pour aider la population locale.

Dans toute la région le bilan est très lourd. Il y a au moins 200 bâtiments effondrés.

En Turquie, le bilan ne cesse d’évoluer : le 7 au matin, l’on comptait 3.000 morts et 16.000 blessés.

En Syrie, le nombre de victimes s’élèverait à près de 1.500 morts et plus de 3.500 blessés.

L’École nationale de la magistrature protège-t-elle les agresseurs sexuels ?

Mediapart a mené l’enquête :

Après des agressions sexuelles commises par un élève sur cinq de ses camarades, la direction de l’école qui forme les magistrats français l’a sanctionné d’un blâme sans convoquer de conseil de discipline et sans prévenir les élèves impliqués de son retour en cours. Une procédure qui interroge.

Il s’agit d’agressions d’hommes par un homme lors d’une soirée festive.

Monseigneur Jean-Clément Jeanbart, archevêque émérite grec melkite catholique d’Alep, sorti sain et sauf des décombres

Deo gratias

L’idée, rappelée par Jean XXIII au début du concile, qu’il fallait cesser de condamner les doctrines erronées a rejailli sur toutes sortes de condamnations

Cyrille Dounot, docteur en droit et licencié en droit canonique, est interrogé par L’Homme Nouveau sur le scandale des affaires Philippe et Vanier. Extrait :

La révélation de l’affaire qui entoure Jean Vanier et les frères Philippe consterne d’autant plus que tout était resté secret. Est-ce normal qu’un scandale comme celui-ci soit resté caché si longtemps ?

Contrairement à ce que l’on peut entendre à droite ou à gauche, tout n’était pas caché, tant s’en faut. Ce qui était caché au public était la motivation de la condamnation, chose conforme au droit canonique alors en vigueur, exposé dans le Code de droit canonique de 1917, prévoyant d’une part que les juges apportent chacun leur conclusion, qui « sont jointes aux actes de la cause et gardées secrètes » (can. 1871, §2), car ils peuvent changer d’avis avant de se prononcer collégialement, et d’autre part, que la sentence soit motivée (can. 1874, §4), mais cette sentence n’est pas forcément publique au sens où nous l’entendons aujourd’hui.

La publication de la sentence peut s’entendre d’une simple lecture faite solennellement aux parties par le juge, ou par voie de signification (can. 1877). Il n’existe pas de bulletin officiel rapportant les décisions de justice rendues par les tribunaux du Vatican (à l’exception du Tribunal de la Rote, qui publie certaines décisions anonymisées, appelées à faire jurisprudence), encore moins les décisions rendues par le Saint-Office.

La justice a été rendue, et de manière sévère puisque le P. Thomas Philippe a été déposé, et interdit d’accomplir tout ministère public comme privé. De plus, et c’est là une chose importante, le Saint-Office annonce les conclusions du procès aux supérieurs concernés, et demande que tous les proches du P. Thomas Philippe, qui le défendaient encore, « devront être éclairés par vos soins sur la condamnation par l’Église de la conduite et de la doctrine “mystique” du Père Thomas Philippe » (Lettre officielle du cardinal Pizzardo secrétaire de la Congrégation du Saint-Office au père Ducattillon, 28 mai 1956).

C’est donc en désobéissance grave que Jean Vanier a continué à suivre le P. Philippe, à correspondre avec lui et à participer aux activités de l’Eau vive, dont il était pourtant écarté.

Pour résumer, le P. Philippe a été sévèrement condamné pour grave immoralité et doctrine corrompue, et les autorités compétentes ont été averties. Malheureusement, ces sanctions ont été violées dès le début, en cachette, puis ouvertement, à partir de 1964 et la création de l’Arche, où tous se retrouvent pour continuer leur emprise sectaire.

Le malheur vient de ce que les autorités ecclésiastiques n’ont alors plus condamné, ni les dévoiements doctrinaux, ni les perversions morales… Le futur cardinal Paul Philippe, dominicain lui aussi et connaissance très proche des frères Philippe, mais d’une intégrité remarquable en tant que cheville ouvrière du procès de 1956, ne sera plus écouté, « ce qui amène à la situation de la fin des années 1970, où, dans un rapport circonstancié, il décrit ce qui se passe depuis des décennies entre Thomas Philippe, Jean Vanier et leurs disciples, mais plus personne ne l’écoute car il n’incarne plus que la répression d’avant le Concile » (T. Cavalin). […]

Si l’enquête concernant les frères Philippe était sérieuse dans les années 50, on constate qu’elle sera beaucoup moins suivie à partir des années 60. Observe-t-on un changement entre l’avant et l’après Vatican II dans le traitement de ces affaires ?

C’est indéniable. Cette affaire montre à l’envi que la justice fonctionnait bien dans les années 1950, aboutissant à la condamnation et à l’écartement des clercs fautifs, mais qu’après le concile, il n’en va plus de même. Un esprit anti-juridique largement répandu chez les novateurs a dû contribuer à ce relâchement, considérant comme « archaïque », « conservateur » ou « légaliste » tout procès fait selon les règles.

L’idée, dans l’air du temps et rappelée par Jean XXIII au début du concile, qu’il fallait cesser de condamner les doctrines erronées a rejailli sur toutes sortes de condamnations, perçues comme contraires au « printemps » ou à l’aggiornamento, à un état d’esprit prétendument charitable. Or la charité consiste justement à rendre justice, et à condamner les fauteurs de trouble, que les troubles arrivent par les discours et les théories ou par les agissements.

Le nouveau Livre VI du Code de droit canonique, entré en vigueur le 8 décembre 2021, apporte un renouveau juridique essentiel au droit pénal. Les délits et les peines sont mieux définis, mieux circonstanciés, et nous l’espérons, bientôt mieux jugés !

Entretien avec Henri Hude sur la guerre

Le philosophe Henri Hude a récemment publié un livre intitulé Philosophie de la guerre. Nous l’avons interrogé:

Vous avez publié une Philosophie de la guerre. Peut-on réellement penser ce phénomène qui semble essentiellement violence et irrationalité ?

La guerre est un phénomène humain universel dans l’espace et dans le temps. Cela suffit sans doute à en faire un objet de pensée. La guerre est irrationnelle comme le sont le péché et ses suites. Mais le péché aussi à sa structure et ses raisons, qu’on peut étudier et connaître.

La guerre est un cas particulier du péché. Tout péché est irrationnel, contraire à la raison, car contraire à la loi naturelle de l’homme. Cette loi naturelle est la bonne foi et la philia, l’amitié sociale ; les règles de la guerre sont la ruse et la force meurtrière. Si la charité est la plus haute forme de la vertu, la guerre est probablement la plus claire essence du vice. La philosophie de la guerre participe donc à une difficulté philosophique et théologique plus générale, qui consiste à comprendre le mal, les problèmes qu’il pose, la permission dont il fait l’objet de la part de Dieu, qui est le Bien souverain…

La guerre est à mes yeux la preuve irréfutable du péché originel. Mais l’homme étant ce qu’il est, le pacifisme est aussi irrationnel, car il oblige moralement à se soumettre à tout agresseur, y compris au plus pervers. Penser la guerre utilement (pour l’éviter ou ne pas la perdre), c’est surtout savoir comment on peut raison garder dans ces conditions, et dans quelle mesure il convient de recourir à la force armée pour préserver l’essentiel du bien commun, national et universel, temporel et spirituel.

Penser la guerre sert profondément à sauver la paix. Peut-on dire que cette dernière est d’autant plus menacée aujourd’hui que très peu d’intellectuels s’intéressent à la guerre ?

On n’a pas besoin d’intellectuels. On a besoin de savants, de sages, de chefs prudents et de saints. Ce qui menace la paix se trouve d’abord dans le fond du cœur humain. Il y a paix quand le désir humain se porte prioritairement sur des biens qui se multiplient pour chacun quand on les partage. Tel est Dieu : « Chacun en a sa part et tous l’ont tout entier. » Il y a paix quand le désir d’infini peut s’accomplir dans l’infini, et non dans le fini, sinon c’est la démesure et on se bat pour les richesses, le pouvoir et l’autorité. Il y a paix par l’Absolu, à condition d’éviter les guerres de religion.

C’est ainsi que la paix doit être assurée, d’abord par la culture, à la différence des animaux où la régulation de la violence relève des instincts. Si la culture est sage, elle est une culture de paix, qui pacifie et civilise. Malheureusement, il y a des cultures de guerre, qui aggravent la situation. C’est le cas de la culture humaniste occidentale moderne. La liberté est bien sûr une vérité et une valeur, mais placer la liberté-en-premier, comme font la modernité, ou encore la postmodernité, c’est fonder une culture de guerre, parce que le premier principe de la guerre, c’est (comme disait le maréchal Foch) conserver sa liberté d’action.

Vous me dites qu’on s’intéresse peu à la guerre. Soyons justes. Il y a des centres d’études pour la paix dans des universités, des écoles de guerre et des centres de recherches dans toutes les armées. On publie paraît chaque année bon nombre d’ouvrages sur la guerre, en histoire militaire, tactique, stratégie, droit international et humanitaire, sciences politiques. Voyez le catalogue des Editions Economica, notamment. Des politiques ou d’anciens généraux livrent leurs réflexions. On philosophe aussi : histoire des idées philosophiques sur la guerre, commentaires des classiques, Clausewitz et Sun Tzu, réflexions récurrentes sur la théorie de la guerre juste, sur la violence en général, le mal, la guerre sainte…

Je pense que des « intellectuels » occidentaux peuvent s’intéresser à la guerre avec les meilleures intentions du monde, mais qu’ils ne pacifieront rien, s’ils ne sortent pas d’une culture de liberté-en-premier. Il faut changer la clé de voûte de la civilisation, l’amitié sociale doit remplacer la liberté-en-premier. La raison est aussi un bien fondamental, mais le questionnement dans la confiance doit remplacer le « doute », autrement la raison sera une raison de guerre.

 

La guerre fait son retour en Europe. Et la réflexion sur le sujet n’est donc désormais plus purement théorique. Comment une philosophie de la guerre peut-elle nous aider à comprendre la guerre russo-ukrainienne, les motivations de chacun des ennemis, et ainsi préparer les discussions nécessaires à la paix?

La philosophie de la guerre, si elle est vraie (suffisamment), permet de comprendre la guerre en Ukraine, tout simplement parce qu’elle est permet de comprendre n’importe quelle guerre, passée, présente ou à venir. Sans concepts universels et adéquats, les faits sont un fouillis, et la pensée une construction sans rapport avec le réel. Mais pour comprendre une guerre particulière, une théorie générale, aussi bonne soit-elle, ne suffit pas. Il faut une solide connaissance des situations et des faits particuliers, et en plus un bon jugement pour faire l’aller et retour entre l’expérience et la théorie.

La prudence requiert de garder à l’esprit la place primordiale de la culture, surtout quand la guerre peut désormais détruire le genre humain. Dès qu’il en est ainsi, les solutions économiques, politiques ou militaires ne sont plus que des replâtrages. Pour sauver la paix, il faut faire choix d’un renouveau culturel fondamental sur ce que constitue une culture de paix, une raison de paix.

De plus, dès que « le monde n’est plus qu’un cercle trop étroit », il faut raisonner politiquement à partir du « grand jeu » pour le pouvoir mondial et pour l’autorité planétaire. Cette problématique mondiale valait déjà dès 1760, sans doute, mais elle s’est dramatisée, à cause de l’invention des bombes nucléaires. Ce progrès des armements pose au genre humain un énorme problème sécuritaire, dont certains croient que la solution se trouve dans l’unification politique de la planète. C’est ainsi que surgit le « projet Léviathan », qui pourtant n’est pas une solution rationnelle. Mais alors quelle est la solution, politique et culturelle, sans Léviathan ? C’est dans ce « grand jeu », transformé et dramatisé par cette problématique, qu’il faut voir la guerre en Ukraine.

Le danger de guerre totale est probablement plus grand qu’il ne fut jamais depuis 1945. L’équilibre de la terreur risque de laisser place au « déséquilibre de la terreur », à cause de l’évolution woke de la culture de l’Ouest postmoderne, qui rend ce dernier à la fois fragile comme un « snowflake » et donc dissuadeur peu crédible, mais aussi suicidaire et transgressif, et donc extrêmement inquiétant et imprévisible, cependant que de l’autre côté l’opposition aux délires wokes et aux ambitions impériales devient si passionnée, que la montée aux extrêmes plutôt que de les subir est pensable.

C’est ce « grand jeu » dramatisé qui se joue en Ukraine. Quels que soient les droits de cette nation, longtemps sans Etat, à disposer d’elle-même, sa diversité reste grande et ses limites, sur le terrain et dans les âmes, incertaines. Du point de vue de Washington, et peut-être aussi, mais moins nettement, de Moscou, elle n’est qu’un moyen et pas une fin, et le théâtre d’une guerre indirecte entre l’OTAN et la Russie, dont les enjeux sont clairs. Du côté russe, et chinois, la conservation de leur souveraineté et de leur propre culture, le refus de l’hégémonie US et le rejet de la culture occidentale postmoderne. Du côté Ouest, la mise au pas des rebelles à l’ordre mondial établi depuis 1945 et 1991. La Chine et la Russie doivent être au moins révolutionnées, au mieux scindées chacune en plusieurs États. Tout rapprochement entre l’Europe et la Russie doit aussi être écarté.

Un victoire relative des Russes en Ukraine est probable, mais cette défaite tactique des US constituerait déjà, par la division du continent, une victoire stratégique. Conduira-t-elle à une grande victoire politique ? Mon sentiment est que la modernité russo-chinoise est plus résiliente que la postmodernité US. Mais les US peuvent toujours espérer une divine surprise, l’effondrement des régimes adverses. Les Russes peuvent raisonnablement espérer voir craquer les régimes atlantistes en Europe, ce qui réduirait énormément les chances US de succès. Surtout, la fragilité psychique, l’irrationalité politique croissante et les polarisations sociales, induites aux USA par la culture postmoderne radicalisée, rendent à mon avis assez improbable un brillant succès de cette tentative de reprise en main de la planète.

Le régime libéralo-calviniste des Anglo-Saxons lutte donc pour sa survie, dans la mesure où la décomposition woke de sa culture lui en laisse encore l’énergie. Ce régime n’est en effet pas viable sans l’hégémonie, qui permet le règne du dollar, qui lui-même permet le financement de l’hégémonie et la préservation d’un certain consensus, malgré un très haut niveau d’inégalité. Le camp opposé lutte avec la même résolution. Je ne crois guère à des négociations, tant que l’usure de la Russie ne sera pas jugée suffisante. À ce moment-là, ou avant, s’ouvrira sans doute une phase chinoise de la guerre. Les deux camps risquent gros, car des deux côtés on espère que la défaite ferait tomber le régime ou provoquerait la révolution. Cette guerre peut donc marquer un tournant dans l’histoire du monde et de la civilisation, car si les US n’obtiennent pas une décision claire, c’en sera fini de la pax americana ; la survie de l’OTAN et de l’UE deviendra problématique et le modèle libéral-calviniste aura aussi du mal à survivre.

La montée aux extrêmes est donc possible, faute de médiations politiques audacieuses et de nouvel horizon civilisationnel reformant un consensus mondial. À plus long terme, le problème de la paix ne peut être résolu sans un changement culturel majeur, aussi aux USA. Autrement, quel que soit le vainqueur, la tentation du Léviathan, ayant déserté les États-Unis, renaîtra ailleurs et l’emportera peut-être, pour le plus grand malheur de l’humanité.

Philosophie de la guerre

 

Catholiques parisiens attachés à la liturgie traditionnelle : le grand silence de l’archevêché

Communiqué du Collectif Sainte-Geneviève:

Catholiques parisiens attachés à la liturgie traditionnelle : le grand silence de l’archevêché

Le collectif Sainte-Geneviève regroupe les responsables de la majorité des associations, nouvelles et anciennes, représentant les paroisses ou groupes de fidèles attachés à la liturgie traditionnelle de l’Eglise latine à Paris.

Il constate l’absence systématique de réponse de l’archevêché de Paris à toutes les demandes de rendez-vous envoyées tant par les associations que par le collectif lui-même, depuis bientôt neuf mois, pour évoquer l’application de Traditionis Custodes dans l’archidiocèse. Il souhaite que l’Eglise de Paris, en la personne de son pasteur, revienne à sa tradition de dialogue et d’ouverture en proposant une réunion où sera évoqué un accueil sans condition des catholiques, clercs et fidèles, attachés à la liturgie traditionnelle.

Abbé Matthieu Raffray : Le catholicisme viril ce n’est pas mettre des baffes !

L’abbé Matthieu Raffray, prêtre catholique de l’Institut du Bon Pasteur, actif sur les réseaux sociaux, professeur de philosophie thomiste à l’Université pontificale Saint-Thomas-d’Aquin, est interrogé par L’Issépien :

Tremblement de terre en Turquie, Syrie, Liban : les communautés chrétiennes touchées

Communiqué de l’Oeuvre d’Orient :

Ce lundi 6 février 2023 au matin, L’Œuvre d’Orient constate les nombreux dégâts occasionnés par le tremblement de terre de magnitude 7,8 pendant la nuit.

Vincent Gelot, directeur de L’Œuvre d’Orient Liban, résidant avec sa famille à Beyrouth témoigne : « Nous sommes sortis en pleine nuit avec les enfants tant les murs de l’immeuble tremblaient. Les meubles et les lits étaient en train de danser. Toute la ville était dans la rue. La population sur l’ensemble du territoire  a ressenti le tremblement de terre ». Les 26 volontaires de L’Œuvre d’Orient en mission au Liban et les communautés qui les accueillent vont bien.

En Turquie et au nord de la Syrie, les dégâts sont très importants. Si on dénombre plus de 500 morts au global (source Le Figaro), Alep pleure déjà 50 morts, 220 blessés et de nombreux disparus. Des immeubles entiers sont effondrés, des murs sont lézardés. Dans le quartier chrétien d’Aziziyé, nous sommes sans nouvelle du père Imad Daher logé dans l’immeuble du patriarcat grec melkite qui s’est effondré.

Partout, une aide humanitaire de première urgence s’organise pour déblayer, soigner et retrouver les disparus.

Pour soutenir ces premiers secours  : https://secure.oeuvre-orient.fr

Séisme en Turquie et Syrie : SOS Chrétiens d’Orient appelle la France à ne pas se détourner du sort de la population syrienne :

La Turquie et la Syrie ont été terriblement frappées par deux séismes dans la nuit puis la matinée du 6 février qui a fait – selon un bilan provisoire – plus de 900 morts en Turquie et plus de 500 en Syrie (zones gouvernementales). SOS Chrétiens d’Orient, présente en Syrie, témoigne de l’urgence humanitaire et exhorte les gouvernements à ne pas oublier la population syrienne au moment de l’envoi d’aide humanitaire. L’association appelle à un assouplissement des sanctions internationales sur la Syrie afin de soulager la population dans ses épreuves. 

Dans la nuit du 5 au 6 février, la population d’Alep, en Syrie, a ressenti deux puissantes secousses : le séisme de magnitude 7,8, dont l’épicentre se situe dans le district de Pazarcik, dans le sud-est de la Turquie, près de la frontière syrienne, a fait plus de 900 morts et 5 000 blessés en Turquie et plus de 500 morts et 1000 blessés dans les zones gouvernementales syriennes. Avec la survenue d’un deuxième séisme dans la matinée, ce bilan provisoire ne cesse de s’alourdir. 

Plusieurs dizaines d’édifices, déjà fragilisées par la guerre, se sont effondrés. Les blessés affluent vers les hôpitaux débordés. Ceux qui sont ressortis indemnes se retrouvent dehors, dans le froid et les inondations, n’ayant nulle part où aller, leurs habitations étant susceptibles de s’effondrer.  

La population syrienne, déjà durement frappée par les conséquences de la guerre et des sanctions internationales, traverse une nouvelle et terrible épreuve. Aux coupures d’électricité, aux pénuries d’essence et de matières premières, à l’inflation et la dévaluation de la monnaie, à l’isolement terrible d’une population injustement sanctionnée par la communauté internationale, s’ajoute aujourd’hui  une cruelle situation humanitaire : ce sont des milliers de familles qui se trouvent jetées hors de leur domicile détruit ou fissuré, et livrées aux rigueurs de l’hiver.  

SOS Chrétiens d’Orient appelle les pouvoirs publics à ne pas se détourner du sort de la population syrienne, et lance un appel à l’assouplissement des sanctions internationales qui pèsent sur le pays, en raison de cette situation d’urgence humanitaire.  

Présente sur place de manière permanente, l’association a ouvert une page de dons spécialement dédiée à l’action d’urgence pour les Syriens victimes du séisme : https://jedonne.soschretiensdorient.fr/urgenceseisme/syrie/~mon-don

Rapport sur la christianophobie en France en mars 2022

Nos amis de l’Observatoire de la christianophobie ont récemment mis en ligne leur rapport mensuel sur les actes anti-chrétiens perpétrés en France en mars 2022.

Vous pouvez le télécharger ici.

Pas de dépénalisation de l’avortement en Suisse

En Suisse, la commission des affaires juridiques du Conseil National s’est opposée la semaine dernière à la dépénalisation de l’avortement, par 14 voix contre 11.

L’Organisation mondiale de la santé recommande une dépénalisation totale de l’avortement et son retrait de toutes les lois pénales ou criminelles. Mais, selon la commission, il n’est pas nécessaire d’agir pour dépénaliser. A sa connaissance, il n’y a plus eu de poursuites pénales liées à un avortement depuis une vingtaine d’années en Suisse. L’avortement reste donc une affaire pénale et non une question de santé dans le pays. Les femmes peuvent mettre fin à leur grossesse pendant 12 semaines.

Des femmes « mortes » utilisées comme utérus vivants ?

C’est idée avancée par un professeur agrégé de philosophie à l’université d’Oslo, en Norvège, pour palier au problème du manque de mères porteuses, publiée dans le Theoretical Medecine and Bioethics.

Les femmes en état de mort cérébrale seraient utilisées comme mères porteuses après y avoir consenti au préalable, comme dans le cas d’un don d’organes. Il s’agirait alors de placer des embryons dans l’utérus de ces femmes jusqu’à la naissance.

Dans son article, le Dr Smajdor a déclaré qu’il était «surprenant» qu’aucun pays n’autorise les femmes à faire don de leur corps à des fins de maternité de substitution après la mort cérébrale. Toute femme souhaitant éviter les «risques et les contraintes» d’une grossesse devrait avoir accès à cette forme de maternité de substitution.

L’article a quand même déclenché un tollé sur les réseaux sociaux. Certains ont déclaré que c’était la «chose la plus dégoûtante et la plus tordue» qu’ils aient jamais lue.

Trafic de bébés découvert en Ukraine

Sauvée par amour

Saje propose le film Sauvée par amour, de D.J. Caruso, en DVD sur sa boutique en ligne La Boutique SAJE et également en VOD sur la plateforme lefilmchretien.fr.

L’histoire se déroule en Californie en 1850. Vendue à la prostitution lorsqu’elle était enfant suite au décès de sa mère elle-même exploitée pour subvenir à ses besoins, Angel ne connaît que la trahison. Après des années de violence, de dégoût de soi-même et de mépris, elle rencontre Michael Hosea, un fermier chrétien. Ce dernier, patient mais déterminé, lui propose de quitter son bordel et de le rejoindre pour fonder une famille. Pour la première fois, Angel entrevoit un chemin de rédemption. Mais ses vieux démons ne tardent pas à resurgir… Ce film, déconseillé aux trop jeunes, nous montre le chemin de rédemption d’Angèle.

Le pape François viendra à Marseille le 23 septembre

C’est ce qu’il a confirmé hier dans l’avion, en rentrant de son voyage en Afrique.

Malgré 230 000 avortements par an, l’accès s’avèrerait difficile

Le Monde publie un papier de propagande mensongère pour attaquer la liberté de conscience des médecins qui ne souhaitent pas pratiquer l’avortement. Malgré le chiffre astronomique des sacrifices humains légalisés (223 300 en 2021), le quotidien souligne que peu de médecins pratiquent cet acte :

Les avortements réalisés en ville l’ont été au total par 1 932 praticiens conventionnés (dont 832 gynécologues, 662 généralistes et 420 sages-femmes). « Rapporté au nombre de praticiens installés en cabinet, cela représente 2,9 % des généralistes et gynécologues et 3,5 % des sages-femmes », ont calculé les autrices du rapport parlementaire de 2020, Marie-Noëlle Battistel et Cécile Muschotti, qui tirent la sonnette d’alarme :

« La principale explication aux difficultés d’accès à l’IVG résulte essentiellement du désintérêt à l’égard d’un acte médical peu valorisé et considéré comme peu valorisant. La charge du maintien effectif de ce droit repose essentiellement sur une poignée de praticiens militants dont beaucoup se trouveront bientôt à la retraite. »

Et l’article attaque la clause de conscience :

Les associations féministes militent pour la suppression de la clause de conscience spécifique à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), responsable à leurs yeux de freiner l’accès à l’avortement aux femmes. Selon le code de déontologie des médecins, hors cas d’urgence vitale, tout praticien « a le droit de refuser des soins pour des raisons professionnelles ou personnelles ». On parle alors de double clause de conscience dans le cadre de l’IVG car, en vertu du code de la santé publique, un médecin « n’est jamais tenu de pratiquer une interruption volontaire de grossesse mais il doit informer, sans délai, l’intéressée de son refus et lui communiquer immédiatement le nom de praticiens susceptibles de réaliser cette intervention ». Introduite par la loi Veil, cette clause de conscience accorde donc la possibilité aux médecins de refuser de pratiquer un avortement. Contacté par Le Monde, le ministère de la santé dit ne pas disposer de données sur la proportion de médecins et de sages-femmes refusant de pratiquer l’IVG.

La protection de la vie humaine doit devenir une grande priorité nationale

Communiqué de presse de la Marche pour la vie :

La majorité du Sénat vient d’adopter (166 voix pour et 152 voix contre) un amendement du sénateur Philippe Bas (LR) modifiant l’article unique de la proposition de loi de la députée Mathilde Panot (LFI), sur la constitutionnalisation de l’avortement. Il prévoit ainsi que « la loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté de la femme de mettre fin à sa grossesse ».

En clair la loi pourrait déterminer les conditions dans lesquelles s’exerce « la liberté » de la femme de tuer son enfant. Le garde des sceaux, Eric Dupont-Moretti a lui-même dénoncé dans son préambule que certains pays avaient rendu obligatoire d’écouter battre le cœur de son enfant avant tout avortement, ce qu’il considère comme de la torture psychologique. Nous vivons une véritable inversion des valeurs. La torture subie est, dans le cas d’un avortement, pour l’enfant à naître ! Cela reste toujours un drame pour la femme qui en porte des séquelles, ce dont personne ne veut parler.

La proposition de loi ainsi amendée va retourner devant l’Assemblée Nationale avec toutes les chances qu’elle soit votée en l’état. Ceci devrait normalement amener à un référendum, sauf si le gouvernement veut faire de cette proposition un projet de loi, à soumettre ensuite au Congrès.

Alors que la France est déclassée, menacée et que les Français souffrent, les politiques qui ont voté ce texte choisissent des priorités bien loin de leurs préoccupations.

La Constitution du 4 octobre 1958, n’a pas été conçue pour qu’y soient intégrées toutes les déclinaisons des droits et libertés énoncés de manière générale dans son préambule, et dénaturer l’esprit même de notre loi fondamentale. Le seul droit fondamental à défendre en la matière, c’est le droit à la vie, qu’il faut protéger de la conception à la mort naturelle.

C’est pourquoi, nous continuerons à nous mobiliser avec nos concitoyens, pour s’opposer à ce projet de constitutionnalisation de l’avortement.

Des politiques engagés dans l’avenir de notre pays devraient au contraire permettre la prévention de l’avortement. Alors que nous enregistrons en France trois fois plus d’avortements qu’en Italie, il serait nécessaire de déployer des programmes d’accompagnement des femmes enceintes et des familles. De plus, nous vivons dans un contexte démographique très fragile, ne permettant pas le renouvellement des générations futures. C’est pourquoi la protection de la vie humaine doit devenir une grande priorité nationale.

Nicolas Tardy-Joubert, Président de la Marche pour la vie

Mgr Gyula Márfi : Aujourd’hui, les francs-maçons et les musulmans s’allient pour éliminer le christianisme

À l’occasion de Noël, le journal hongrois Magyar Jelen a réalisé un entretien avec Mgr Gyula Márfi, archevêque émérite de Veszprém, 79 ans. Il évoque la mission des Hongrois, l’Union européenne qui renie ses racines chrétiennes, l’immigration, la coopération entre francs-maçons et musulmans, le plan Kalergie, la loi anticonstitutionnelle hongroise sur l’avortement, les LGBTQ et de ce qui se passe dans l’Église catholique allemande. Extraits :

[…] L’un des signes les plus frappants de l’antichristianisme de l’Union européenne est l’absence de toute mention des racines chrétiennes de l’Europe dans sa constitution. Ils écrivent sur la tradition gréco-romaine et le siècle des Lumières, mais pas sur le christianisme. Pourtant, c’est grâce aux chrétiens que la culture et l’art antiques ont survécu : les écrits de Virgile, Tacite, Homère et d’autres ont été copiés par les moines dans leurs cellules. Sans le christianisme, nous ne serions pas en mesure de lire de nombreux auteurs anciens aujourd’hui.

Mais on peut aussi parler du calendrier 2016 de la Commission européenne des fêtes des grandes religions du monde – même de la religion sikh, une communauté relativement petite, hybride entre hindouisme et islam. Mais si vous vous tournez vers le 25 décembre, que trouvez-vous ? Pratiquement rien. Tout ce que ça dit, c’est : « Un bon ami partage vos plaisirs et vos occupations. » Ce que cela signifie exactement, je ne le sais pas, mais je sais que Noël a été délibérément omis de la liste des jours de célébration.

Permettez-moi de vous donner deux autres exemples. Il y a quelques années, en Angleterre – qui ne fait plus partie de l’UE, mais qui fait certainement partie de la sphère culturelle européenne chrétienne – l’Église d’Angleterre voulait vendre aux chaînes de télévision nationales un court métrage de quelques minutes faisant la promotion du christianisme. Aucun d’entre eux ne l’a pris.

Et le pape Benoît XVI n’a pas été autorisé à s’exprimer à l’Université d’État de Rome à l’époque, car il s’agissait d’une institution laïque et non d’une église. Si nous pensions ainsi, personne ne serait autorisé à entrer dans la basilique Saint-Pierre, sauf ceux qui pourraient prouver qu’ils ont été baptisés et confirmés.

Pensez-vous que c’est conscient qu’en Europe on veut marginaliser le christianisme, le détruire ?

C’est conscient. L’objectif des francs-maçons est de « débarrasser » l’Europe du christianisme. Pour y parvenir, ils sont prêts à utiliser tous les moyens à leur disposition, et ils ont même utilisé leur lobbying pour accéder à la direction de l’UE. À mon avis, les musulmans sont également invités à faire disparaître le Christ et le christianisme d’Europe. Mais ce faisant, ils se détruisent eux-mêmes, car l’Islam n’acceptera jamais leurs principes libéraux. La situation est pratiquement la même qu’à l’époque du Sauveur, lorsque les scribes et les pharisiens ont collaboré avec leur ennemi mortel, Ponce Pilate, pour écarter Jésus. Aujourd’hui, les francs-maçons et les musulmans s’allient pour éliminer le christianisme de l’Europe. Mais ce n’est pas une affaire réglée, j’espère que leur plan ne réussira pas.

Que pouvons-nous faire, nous, Hongrois, pour défendre le christianisme ?

Nous devons nous accrocher très fermement à notre foi. Le Père Padre Pio a une prophétie selon laquelle la Hongrie est une cage d’où s’envolera un bel oiseau qui apportera des bénédictions au monde entier. Je n’exclus pas la possibilité que cela se produise.

Ce n’est pas parce que nous, Hongrois, sommes supérieurs à tous les autres, mais parce que Dieu choisit souvent les petits pour faire quelque chose de grand à travers eux. Regardez, le voyant de Guadaloupe, Juan Diego Cuauhtlatoatzin, était aussi un simple paysan indien. Lui et sa femme ont été baptisés quatre ans seulement avant qu’il ait une vision. Au début, l’évêque ne le croyait pas non plus, disant que la Vierge n’apparaîtrait certainement pas à un berger aussi malheureux, mais au moins à une religieuse (rires).

Et à Fatima et à Lourdes, de petits enfants ont eu des visions de la Vierge Marie. Il n’est donc pas exclu que nous, Hongrois, ayons également un rôle à jouer dans la préservation du christianisme en Europe. Mais pour cela, nous devons prendre notre foi au sérieux, car nous pouvons devenir indignes de toute mission.

L’Europe chrétienne peut également être défendue par des moyens physiques, par exemple en ne laissant pas entrer ceux qui arrivent illégalement à nos frontières. Lorsque, pendant la crise migratoire de 2015, le gouvernement hongrois a commencé à construire la clôture frontalière (que László Toroczkai, alors maire d’Ásotthalom, appelait de ses vœux depuis des années auparavant), les libéraux, dans le pays et à l’étranger, disaient qu’il n’était pas humain de construire des murs, et qu’une personne qui se disait chrétienne acceptait n’importe qui. Que dit un archevêque ?

À l’époque, j’avais une réponse assez dure à cela : nous devons aussi aimer les loups – après tout, Dieu les a aussi créés – mais pas dans la bergerie. Il en va de même pour les musulmans. Nous les aimons et soutenons leurs pays autant que nous le pouvons. Mais cela ne signifie pas que nous devons les inviter en Europe et les laisser islamiser le continent. Ils ont été présents en Hongrie pendant 150 ans, nous savons les ravages qu’ils ont causés. Nous, les Hongrois, en portons encore le souvenir dans nos gènes, dans une certaine mesure.

Quelle est, selon vous, la plus grande menace pour l’Europe et la Hongrie aujourd’hui : l’islamisation et l’immigration, ou les LGBTQ et le wokisme ?

C’est difficile à dire, mais s’il faut mettre de l’ordre, c’est la seconde. Cette conception lâche met entre parenthèses les fondements de la morale catholique. Et même si, en tant que chrétiens, nous ne devons pas condamner les homosexuels, les lesbiennes, les bisexuels ou les transsexuels, leur rendre un culte est un péché mortel, qui va également à l’encontre des lois de la nature.
La légalisation du « mariage » homosexuel est également un péché mortel, et je suis désolé de constater qu’elle a déjà eu lieu dans la plupart des pays d’Europe. Sur la question des LGBTQ, nous ne pouvons pas oublier les droits des enfants. D’une part, nous ne devons pas permettre qu’ils soient trompés sur leur identité et leur orientation sexuelles par les médias, la publicité et l’éducation, et d’autre part, ils ont le droit d’avoir une mère et un père.

Selon la doctrine catholique, l’avortement est également un péché mortel, et bien qu’en Hongrie la Constitution protège le fœtus dès la conception, notre loi sur l’avortement est libérale, même par rapport aux normes européennes. Vous ne pensez pas que c’est controversé ?

Bien sûr qu’elle l’est. La loi actuelle sur l’avortement est inconstitutionnelle, mais la Cour constitutionnelle n’a pas encore osé le dire. Le problème est que la majorité de la population hongroise est favorable à l’avortement, donc si le gouvernement se durcit, il perdra les élections. Toutefois, il faut se réjouir que les mères puissent désormais écouter les battements de cœur de leur enfant. Les ultralibéraux ont également protesté vigoureusement contre cette mesure, ce qui ne constitue pas une position facile pour le gouvernement.

Mais d’après ce que je peux voir, il a été relativement facile pour les gens d' »avaler » le décret sur les battements de cœur. En fait, il y a eu un certain enthousiasme, mais il n’a pas déclenché une avalanche sérieuse. Se pourrait-il qu’après un certain temps, la société hongroise s’accommode du durcissement de l’avortement ?

Il est possible qu’elle s’y fasse avec le temps, oui. Je prie pour que ce soit le cas. Ou, pour ma part, j’offre les croix de la vieillesse. Je sais que beaucoup de mes collègues font de même.

Vous représentez manifestement l’enseignement de l’Église catholique sur les questions sociales dont nous avons discuté. Comment est-il possible que, par exemple, l’Église catholique allemande, qui est également sous l’autorité du Pontife romain, prêche l’exact opposé des idées que vous exprimez, par exemple, sur la question des LGBTQ ?

Je ne comprends pas cela non plus, cela ne peut pas être justifié. Il y a cinq ou six ans, j’ai dit trois messes en hongrois aux Hongrois de Stuttgart et des environs. J’ai expliqué les arguments en faveur de la résurrection de Jésus et j’ai parlé un peu du ciel et des paraboles de la Bible. Après l’une des messes, le père Tempfli, le pasteur hongrois de Stuttgart à l’époque, est venu me voir et m’a remercié d’avoir abordé ces sujets, en disant que plus personne n’en parlait en Allemagne. La situation de l’Eglise allemande est vraiment désastreuse. Selon eux, il importe peu que Jésus soit né ou non, l’important est qu' »il soit né en vous ». Ne demandez pas s’il est ressuscité des morts ou non, « soyez ressuscités en vous ». Ne vous demandez pas s’il y a un paradis ou non, le but est de le créer autour de vous ! » Tout cela est absurde.

Un nombre important de prêtres catholiques allemands bénissent désormais le mariage homosexuel, ainsi que la cohabitation et les partenariats de vie. Ce n’est plus du christianisme, c’est de l’antichrist. Il y a trois ans, Rome a finalement décidé qu’il était interdit aux prêtres catholiques de bénir les couples homosexuels. À l’époque, je lisais encore un journal allemand, et j’étais donc au courant des protestations que cette décision avait suscitées chez les catholiques allemands. C’est très triste ce qui se passe en Allemagne. Je ne veux pas les blesser, mais d’une manière ou d’une autre, ils tombent toujours d’un côté du cheval à l’autre. Ils sont passés d’Hitler et du national-socialisme au mondialisme cosmopolite. Il n’y a plus d’Allemands, de Français, de Hongrois ou d’Italiens, seulement des Européens.

En ce qui concerne la question nationale, l’éternel dilemme est le suivant : qu’est-ce qui est le plus important, l’appartenance nationale ou l’appartenance religieuse ?

Je suis avant tout catholique, mais je suis aussi attaché à ma hongroisité, sans être chauvin. Je suis hongrois, mais je respecte aussi les autres peuples. L’Europe a besoin de diversité et d’unité, mais pas de multiculturalisme ! Il est question de mélanger différentes races conformément au plan Kalergie. Mais quel est, je vous le demande, le résultat ? Au mieux, une masse sans couleur.
Mon ami peintre Győző Somogyi -a vingt-cinq couleurs et nuances de peinture différentes. S’il les mélange tous, il ne pourra pas peindre un tableau coloré. Dans une société multiculturelle et mixte, l’individu perd sa propre identité, son sentiment d’identité, sa culture, sa foi, sa langue, pratiquement tout. Il devient facilement manipulable, ce qui est idéal pour le grand capital mondial, qui veut faire de la Terre entière une immense colonie sans identités ethniques, nationales ou religieuses, juste un ensemble standard de travailleurs et de consommateurs obéissants. […]

L’évêque de Las Vegas a demandé aux politiciens pro-avortement de ne pas se présenter à la communion

En France c’est un sujet tabou, et lorsque le père Michel Viot, prêtre du diocèse incardiné dans le diocèse de Blois et affecté au diocèse de Paris à la Pastorale diocésaine des funérailles et à la paroisse Notre Dame de Lourdes, rappelle cette vérité, il est fustigé, certes par l’extrême-gauche, mais aussi par quelques catholiques pharisiens.

L’évêque catholique de Las Vegas, Mgr George Thomas, a récemment demandé aux politiciens pro-avortement de ne pas se présenter à la communion dans son diocèse à moins qu’ils ne se repentent de leurs actions contre les bébés à naître. L’évêque du Nevada a fait cette déclaration le 24 janvier en réponse à un article de la représentante américaine Susie Lee, une démocrate pro-avortement qui se dit catholique.

« Si un politicien du diocèse de Las Vegas se trouve en désaccord avec l’enseignement de l’Église sur le caractère sacré de la vie humaine, je lui demande de s’abstenir volontairement de recevoir la Sainte Communion lorsqu’il occupe une fonction publique ».

Il a exhorté les politiciens catholiques à examiner leur cœur et à prendre en considération les enseignements de l’Église sur la dignité de toute vie humaine. M. Thomas a également invité M. Lee et d’autres politiciens pro-avortement à lui parler en privé de cette question.

« Nous considérons que chacun est façonné à l’image de Dieu et que, par conséquent, il ne doit pas y avoir de personnes jetables, d’âmes jetables et de citoyens de seconde zone ». « J’estime que l’enfant à naître doit être considéré comme l’un des plus vulnérables de notre société.

Mgr Thomas a déclaré que la position de Lee sur l’avortement

« contraste fortement avec l’enseignement moral sacré de l’Église catholique » et que sa compréhension de la question est « très imparfaite ».

« Tout au long de sa chronique, Mme Lee se prononce en faveur de soins reproductifs sans restriction, sans jamais mentionner les conséquences de son plaidoyer pour l’enfant à naître, dont plus de 60 millions ont été anéantis dans l’utérus depuis la promulgation de l’arrêt Roe v. Wade il y a 49 ans ».

Mme Lee, qui représente le Nevada au Congrès américain, s’est décrite comme une « avocate acharnée » de l’avortement dans une chronique publiée en janvier dans le Las Vegas Sun :

« En tant que catholique, je comprends profondément le dilemme moral que présente le choix de l’avortement. En même temps, le choix de devenir mère est un choix extrêmement personnel, et ce choix devrait rester entre une femme, sa famille et son médecin ». « La protection du droit à un avortement sûr et légal sera une bataille difficile, mais je ne reculerai jamais ».

Elle a exhorté le Sénat américain à adopter un projet de loi pro-avortement radical qui annulerait l’interdiction de l’avortement par naissance partielle et d’autres lois pro-vie et obligerait les contribuables à payer les avortements.

En réponse, Mgr Thomas a demandé à Lee de ne pas recevoir la communion :

« Je place le fardeau de cette décision sur les épaules de chaque politicien, et non sur le dos des pasteurs ou des ministres eucharistiques ».

Thomas a déclaré que l’Église catholique ne fait aucune exception dans sa conviction que tous les êtres humains sont des dons uniques et précieux de Dieu.

« Cette conviction explique la révérence de l’Eglise catholique pour la vie à naître, notre attention pour les affamés et les sans-abri, notre investissement dans des services d’adoption complets, notre soutien à la réforme de l’immigration légale, et notre défense des pauvres et des vulnérables dans la communauté. »

Il a également cité un nouveau document de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis sur l’Eucharistie qui met en garde les catholiques contre la participation à la communion s’ils persistent « obstinément » dans le péché.

« Si un catholique, dans sa vie personnelle ou professionnelle, devait sciemment et obstinément rejeter les doctrines définies de l’Eglise, ou sciemment et obstinément répudier son enseignement définitif sur les questions morales, … il ou elle diminuerait sérieusement sa communion avec l’église ».

Auparavant, Mgr Thomas avait déclaré au Los Vegas Sun que, selon lui, le président Joe Biden ne devrait pas non plus se présenter à la communion s’il ne se repent pas de ses actions en faveur de l’avortement.