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Messe d’action de grâce le 8 octobre à Saint Roch

De Jean de Tauriers, président de Notre-Dame de Chrétienté :

Comme prévu, la rentrée de NDC a été active avec un grand nombre de manifestations montrant la détermination de votre association dans l’après Traditionis Custodes. Notre détermination quand nous organisons un colloque parisien sur l’avenir de la messe traditionnelle avec des associations amies. Cette journée a été un grand succès, réunissant près de 500 personnes. La Maison de la Chimie était pleine en ce 24 septembre et les interventions passionnantes et réconfortantes. Nous recommencerons l’année prochaine.

Lors de ce colloque, j’ai redit que notre attachement à la messe traditionnelle était une question de foi. Ce discours ne surprendra pas les pèlerins habitués du pèlerinage et pourtant j’ai eu quelques réactions de surprise. En m’exprimant ainsi, je ne suis pas en train d’affirmer que seuls les traditionalistes (que signifie vraiment cette étiquette d’ailleurs ?) ont conservé la foi. Je dis que dans notre société post-chrétienne, certains catholiques essaient de conserver la foi et de la transmettre grâce à la messe tridentine. Je m’insurge ainsi contre ceux qui ne veulent pas comprendre que notre choix de la messe tridentine s’explique par des raisons profondes touchant la doctrine catholique (donc la foi). Notre attachement n’est pas une affaire de nostalgie, de mondanité, d’esthétisme, de déterminisme social ou de routine dominicale. Quand j’assiste à la messe tridentine, il me semble mieux saisir (autant que j’en suis capable) les quatre fins de la messe : latreutique pour rendre honneur à Dieu, eucharistique pour Le remercier de ses bienfaits, propitiatoire pour Lui donner la satisfaction due à nos péchés et impétratoire pour obtenir les grâces nécessaires. Malheureusement ces connaissances élémentaires du catéchisme ne sont plus connues aujourd’hui parce que trop souvent mal enseignées.

Quand j’observe autour de moi familles et amis, je constate que l’interruption de la transmission de la foi catholique s’explique essentiellement par un « décrochage catéchétique et liturgique ». Quand le monde traditionnel (mais pas seulement lui) évoque la crise dans l’Eglise, il n’y met aucune arrogance. Nous savons que nous sommes touchés nous aussi par un manque de ferveur, de foi. Je le comprends bien, ces propos sur la situation générale sont déplaisants à entendre, surtout pour ceux qui veulent « positiver ». En quoi ne correspondent-ils pas à la situation réelle, celle que constatent les catholiques aujourd’hui ?

Pour clore ce sujet je rappellerai la conclusion de ma conclusion lors du colloque :

« Nous savons de foi que l’Eglise ne disparaîtra pas, que Notre Seigneur ne nous abandonne pas. Un redressement arrivera de manière certaine. Si nous sommes inquiets, nous restons confiants. Nous savons que l’Eglise nous sauvera, nous ne sauverons pas l’Eglise, même si nous voulons la défendre bien sûr. Et nous savons bien que seul le Magistère pourra corriger le Magistère défaillant. A vues humaines tout du moins, l’Eglise devra s’appuyer sur ses dernières forces, ses derniers pratiquants, son histoire, ses racines, sa grande tradition. Unir les catholiques fervents ni tièdes, ni timorés ou résignés, veut dire bien évidemment pleinement intégrer la frange traditionaliste qui doit avoir « toute sa place dans l’Eglise », comme le promettait Benoît XVI. C’est tout le sens de notre défense de la messe tridentine, un combat pour l’honneur de Dieu et pour l’Eglise ».

Notre volonté de ne pas être enfermés dans une réserve d’indiens nous a amenés à participer au Congrès Mission du 30 septembre au 2 octobre. Nous remercions l’organisation de ce Congrès de nous avoir si aimablement invités. Les nombreux contacts ont été très chaleureux et nous ont réconfortés après les déferlantes de ces derniers mois. Un immense merci à tous ceux qui sont passés pour nous encourager.

Le 8 octobre, le Père Abbé du Barroux célèbrera une messe pontificale à Saint Roch (10h30) en présence des Pères Abbés de Fontgombault et de La Garde, des supérieurs des communautés ex Ecclesia Dei et de nombreux prêtres amis du pèlerinage. Nous vous invitons à venir très nombreux assister à la sainte messe.

Chers amis, NDC avait publié pour le 25ème anniversaire du pèlerinage, un livre racontant les 25 premiers pèlerinages. Pour notre 40ème anniversaire un second livre raconte les années suivantes, de 2008 à 2022. Je compte sur vous pour vous procurer ce livre, pour l’offrir autour de vous dans la grande famille des pèlerins de Chartres. Nous publions également un carnet de croquis réalisés par un pèlerin, François Bhavsar, accompagnant des textes de Charles Péguy ainsi qu’un cahier de coloriages de Sixtine Ros. Là aussi, de belles occasions de cadeaux pour soutenir Notre-Dame de Chrétienté.

Notre-Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous

Les restrictions imposées à la messe traditionnelle constituent un “grave abus de la fonction papale”

Les restrictions imposées par le pape François à la messe traditionnelle constituent un “grave abus de la fonction papale” qui “viole la tradition vieille de 2000 ans” de l’Église catholique, a déclaré Mgr Athanasius Schneider lors de la Catholic Identity Conference à Pittsburgh.

Se concentrant sur les récentes restrictions “drastiques” imposées par le pape François et le cardinal Arthur Roche à la messe traditionnelle, Mgr Schneider a déclaré qu'”une restriction ou une interdiction de la forme traditionnelle de la liturgie est sans fondement”, car “le Saint-Esprit ne peut se contredire”.

Alors que les 60 dernières années ont été marquées par de nombreux bouleversements liturgiques, l’évêque auxiliaire d’Astana a déclaré que Rome n’a aucune autorité pour

“dépeindre comme néfaste une forme du rite romain qui est restée presque inchangée depuis un millénaire et ordonner des mesures discriminatoires contre sa célébration.”

on ne peut pas créer soudainement un nouveau rite comme l’a fait Paul VI et déclarer qu’il est la voix exclusive du Saint-Esprit à notre époque, et en même temps dépeindre le rite précédent – qui est resté presque inchangé en l’espace d’au moins 1000 ans – comme déficient et nuisible à la vie spirituelle des fidèles.

L’attachement au rite traditionnel n’est pas une expression de “rigidité”, mais un acte d'”amour” pour l’Église.

“Par fidélité et amour pour la Sainte Mère l’Église et pour l’honneur du siège apostolique, les évêques, les prêtres et les fidèles se sentent obligés, à notre époque, de préserver la forme traditionnelle de la Sainte Messe et des sacrements.”

“Les pouvoirs en place détestent le sacré, et c’est pourquoi ils persécutent la messe traditionnelle”. “Cependant, notre réponse ne doit pas être la colère et la pusillanimité, mais une profonde sécurité dans la vérité, la paix intérieure, la joie et la confiance dans la Providence divine.”

Mgr Schneider a souligné que, tout comme le pape ne peut pas abolir le Credo des Apôtres, il ne peut pas non plus “interdire l’utilisation de la messe traditionnelle”, car cela constituerait “un abus de pouvoir”.

“Le Novus Ordo de Paul VI affaiblit sans aucun doute la clarté doctrinale sur le caractère sacrificiel de la messe et affaiblit considérablement le caractère de sacralité et du mystère du culte lui-même.”

“Un si grand trésor liturgique de l’Eglise, comme la forme traditionnelle de la messe, ne peut pas simplement être détruit”. “Ce trésor liturgique est la propriété de l’Église et non la propriété privée d’un pape particulier”.

“La persécution actuelle contre un rite, que l’Église romaine a jalousement et immuablement gardé pendant au moins un millénaire – donc bien avant le Concile de Trente – ressemble maintenant à une situation analogue à la persécution de l’intégrité de la foi catholique pendant la crise arienne au IVe siècle”. “Ceux qui, à cette époque, gardaient immuablement la foi catholique étaient bannis des églises par la grande majorité des évêques, et ils devaient d’abord célébrer une sorte de messes clandestines.”

Mgr Schneider a cité les lettres de saint Basile le Grand, établissant une comparaison entre la hiérarchie de l’époque du saint et l’époque actuelle, notant tout d’abord qu'”aujourd’hui, les clercs et les évêques qui encouragent l’impiété sont promus.” Citant directement la description de Saint Basile sur l’église de son époque, Schneider a déclaré :

Les doctrines de la vraie religion sont renversées. Les lois de l’Église sont dans la confusion. L’ambition des hommes, qui n’ont aucune crainte de Dieu, se précipite vers les postes élevés, et la fonction exaltée est maintenant connue publiquement comme le prix de l’impiété.

“L’Église est toujours, et même sous le pontificat du pape François, dans les mains toutes-puissantes du Christ. Pas dans nos mains”.

Nous pouvons dire à ces hommes d’Eglise spirituellement aveuglés et arrogants de notre époque – qui méprisent le trésor du rite traditionnel de la messe et qui persécutent les catholiques qui y sont attachés – nous pouvons dire ‘vous ne réussirez pas à vaincre et à éteindre le rite traditionnel de la messe’. Très Saint Père Pape François vous ne réussirez pas à éteindre le rite traditionnel de la Messe. Pourquoi ? Vous luttez contre l’œuvre que le Saint-Esprit a tissée avec tant de soin et d’art à travers les siècles et les âges.

Ce n’est pas la fin de l’abondance pour tout le monde

Mercredi 5 octobre, un document budgétaire annexé au projet de loi de finances 2023 a révélé une prévision à la hausse du budget de l’Élysée pour l’année à venir. Tandis que le budget de la présidence de la République était stable entre 2021 et 2022, il augmentera de 4,8% en 2023, soit 5,2 millions d’euros supplémentaires, ce qui porte l’enveloppe totale à 114,43 millions d’euros. Un pognon de dingue mais… c’est l’Etat qui paie.

Industrie de la conception : plus de 123 000 tentatives de PMA en 2020

L’Agence de la biomédecine a recensé 123 174 tentatives de PMA en 2020, enregistrant ainsi une baisse de 22,1% par rapport à l’année précédente. Une diminution due à l’épidémie de Covid 19. Ces chiffres ont été publiés à l’occasion du rapport annuel 2021 de l’agence, paru cet automne.

Ces tentatives se répartissent entre les inséminations intra-utérines pour 29% d’entre elles, les fécondations in vitro avec micro-injection (ICSI) ou sans micro-injection qui représentent 67% des tentatives, et les décongélations d’embryon pour les 4% restants.

Dans 96,4% des cas, les tentatives de PMA sont réalisées avec les gamètes des deux membres du couple. Les autres sont effectuées avec les ovocytes d’une donneuse (1614 tentatives en 2020), avec les spermatozoïdes d’un donneur (3248 en 2020), ou enfin avec des embryons issus d’un don. 156 embryons ont été ainsi décongelés en 2020.

Ces 123.174 tentatives ont abouti à la naissance de 20.223 enfants nés vivants, dont près de 5% après un don. La promesse d’un enfant ne s’est ainsi concrétisée que dans 16,4% des cas. Mais les couples qui s’engagent dans ce parcours éprouvant sont-ils prévenus ?

Dans plus de la moitié des tentatives des embryons sont congelés. Au 31 décembre 2020, ils étaient 265 489 à être stockés. Chaque année, les couples dont sont issus ces embryons sont interrogés sur leur souhait de poursuivre ou non la conservation. En 2020, 75,6% des embryons congelés faisaient l’objet d’un “projet parental” (200 623 embryons issus de 68 271 couples). Pour 11,8% des embryons conservés, le couple n’en avait plus. 31 251 embryons, destinés à être accueillis par un autre couple, donnés à la recherche, ou bien détruits. En 2020, près d’un quart des couples aura choisi d’abandonner ses embryons “surnuméraires” à la recherche.

L’islam peut-il être européen ?

Lu dans La Petite Feuille Verte :

La présence croissante de populations musulmanes en Europe est une réalité objective. Faut-il pour autant en tirer la conclusion que, nonobstant son origine orientale, l’islam s’est européanisé moins d’un siècle après son avènement, comme l’idée tend à se répandre dans certains milieux intellectuels et politiques où l’on va parfois jusqu’à voir en lui un élément constitutif de la civilisation du Vieux Continent ? En voici deux exemples significatifs, même si la notoriété et l’importance des personnes citées sont bien évidemment très différentes.

Dans un article publié sur Facebook, Samuel Touron, étudiant à Sciences Po Toulouse et président de l’association Jeunes Européens, écrivait après avoir rappelé que l’Islam s’est implanté en Europe dès 711 :

« L’islam n’est-il pas une religion bien plus européenne qu’on ne le pense ? […] Contrairement à une idée reçue, l’Europe n’est pas un continent aux racines uniquement chrétiennes, n’en déplaise à ceux qui, lors des débats autour d’une Constitution pour l’Europe, souhaitaient voir inscrite l’adhésion aux valeurs chrétiennes comme facteur nécessaire pour intégrer l’Union » (19 mai 2021).

Lors de l’accession de Charles III au trône britannique, le site musulman oumma.com a cité un extrait du discours qu’il avait prononcé le 27 octobre 1993 (en sa qualité de prince héritier) dans l’enceinte du Centre d’Oxford pour les Études islamiques dont il était le mécène.

« L’islam fait partie de notre passé et de notre présent, et ce dans tous les domaines de l’activité humaine. Il a contribué à la création de l’Europe moderne : il fait partie de notre propre héritage et n’est pas un élément étranger […]. Au-delà, l’islam peut nous enseigner aujourd’hui une façon de comprendre le monde, et d’y vivre, que le christianisme a malheureusement perdu. L’islam […] refuse de séparer l’Homme et la nature, la religion et la science, l’esprit et la matière : il a su préserver une vision métaphysique, unifiée, de nous-mêmes et du monde qui nous entoure » (9 septembre 2022).

Tous deux omettent de mentionner que l’irruption musulmane en Europe dans le passé ne relevait pas d’un projet religieux assimilable par la doctrine chrétienne qu’il serait venu améliorer. De fait, le christianisme n’a rien emprunté à l’islam.

Après l’évangélisation initiale qui suivit la Pentecôte, l’élaboration des dogmes chrétiens « fut l’œuvre de la série des grands conciles œcuméniques, et c’est à la philosophie grecque que les Pères de l’Église ont emprunté de l’outillage conceptuel », rappelle Rémi Brague (Cf. Au moyen du Moyen Âge. Philosophies médiévales en chrétienté, judaïsme et islam, éd. Flammarion, 2008, p. 21).

Cela n’empêche pas de reconnaître tout ce que l’Europe doit aux transferts de textes savants ayant transité par l’Orient arabisé et islamisé, assure cet auteur, tout en soulignant le rôle primordial – trop oublié – des chrétiens de Bagdad au IXème siècle dans la traduction de la science et de la philosophie grecques.

Et Brague regrette la surdétermination idéologique qui s’est emparée du sujet (Id.).

« Il y a toujours plusieurs mythes orientalistes sur le marché, selon les époques. On a eu parfois tendance à minorer le rôle des Arabes, ce qui était très injuste. Aujourd’hui, le balancier est reparti dans l’autre sens et certains – non pas des savants, bien sûr, mais des hommes des médias et des politiciens – voudraient nous faire croire que l’Europe doit tout à l’Islam » (Où va l’histoire ? Entretiens avec Giulio Brotti, Salvator, 2015, p. 92-93).

En fait, l’irruption de l’Islam en Europe, sept siècles après son avènement dans l’histoire, répondait à des ambitions conquérantes, qui entraînèrent d’ailleurs des résistances chrétiennes. Tout cela justifie la distinction entre l’islam comme religion et l’Islam comme civilisation, préconisée par R. Brague (Au moyen du Moyen Age, op. cit., p. 20-21).

ÉTAT DES LIEUX ACTUEL

Selon les résultats d’une enquête effectuée en 2017 par l’institut américain Pew Research Center, le nombre de musulmans dans l’Union européenne (28 pays + la Norvège et la Suisse) s’élevait alors à 25, 8 millions, soit près de 5 % de la population. La France venait en tête avec 8, 8 %. Elle était suivie par l’Allemagne (6, 3 %), le Royaume-Uni (6, 1 %), l’Italie (4, 8 %) et l’Espagne (2, 6 %). En 2050, ce nombre pourrait atteindre 35, 8 millions, soit 7, 4 % pour l’UE (Observatoire de l’immigration et de la démographie, 24 juin 2020).

L’islam n’est donc plus un facteur étranger à l’Europe ; il en constitue une composante interne et ne peut plus être confondu avec l’immigration. Son enracinement s’accompagne d’une réappropriation de la religion et de la culture islamiques, évolution à laquelle les États-hôtes ont contribué par l’adoption de mesures favorisant la communautarisation : extension du regroupement familial ; droit du sol pour la nationalité ; application de la charia par certains tribunaux, notamment dans le domaine du statut personnel (mariage, filiation, héritage), comme c’est le cas en Grande-Bretagne.

A l’instar de leurs coreligionnaires dans le monde entier, les musulmans d’Europe se réislamisent fortement, certains subissant l’influence des pays d’origine, voire d’idéologies relevant de l’islamisme (Frères Musulmans, El-Qaïda, Daech, etc.). La propagation du port du voile par les femmes est le signe d’une affirmation identitaire qui gagne de plus en plus les jeunes générations.

Les Européens ont longtemps minimisé le phénomène. La priorité donnée aux approches sociologiques, jointe au déclin du christianisme, a fait oublier que les hommes sont façonnés par une culture d’autant plus prégnante qu’elle est religieuse. Ainsi, qu’on l’admette ou pas, l’islam comporte des dispositions incompatibles avec les valeurs qui ont façonné la civilisation et les traditions européennes et inspiré son droit, largement fondé sur les apports d’Athènes et de Rome ainsi que sur l’Évangile et la doctrine sociale de l’Église.

LES CONDITIONS POUR UN ISLAM EUROPÉEN

Seule la conjugaison d’une volonté commune et d’engagements sérieux, tant de la part des musulmans établis sur le Vieux Continent que des États qui le composent, peut favoriser l’émergence d’un « islam européen ».

La part des musulmans

La doctrine islamique comporte des incompatibilités essentielles avec les fondements de la civilisation européenne, notamment dans les domaines de l’anthropologie (concept de la personne, égalité en dignité de l’homme et de la femme, liberté de conscience et de religion) et de l’organisation sociale (distinction des pouvoirs temporel et spirituel, droit, rapports internationaux).

L’histoire montre que l’islam ne s’intègre pas à d’autres cultures. Quand il est minoritaire, il compose avec la majorité tout en poursuivant son entreprise conquérante, tenant compte pour cela des circonstances et des rapports de forces. Quand il devient majoritaire, deux options s’offrent à lui :

  • L’intégration des minorités dans le cadre d’un statut de « tolérance », la dhimmitude, prévu par le Coran (9, 29). Cf. A. Laurent, L’islam pour tous ceux qui veulent en parler, Artège, p. 92-96.
  • La sécession. Cf. le Pakistan détaché de l’Inde (1947), la Bosnie-Hérzegovine détachée de la Yougoslavie (1991) et le Kosovo détaché de la Serbie (1999).

Certains responsables musulmans français, par exemple Tareq Oubrou, imam de Bordeaux, préconisent l’adoption d’un « islam de minorité ». Il faut accueillir cette idée avec réserve. Qu’en sera-t-il lorsque les musulmans seront majoritaires en Europe ? Il s’agit là d’une application de la taqiya (dissimulation) légitimée par le Coran (16, 106 ; 3, 28-29). Cf. A. Laurent, op. cit., p. 61-70.

Les musulmans établis en Europe doivent se dégager de la tutelle et de l’influence des pays d’origine, donc se rendre autonomes sur les plans politique, culturel et matériel, qui créent des dépendances aliénantes. Cf. le financement des mosquées et des écoles coraniques ; la rétribution des imams ; l’envoi de prédicateurs ignorants des réalités et des langues européennes ; les paraboles qui exportent les modèles islamistes.

Les musulmans doivent aussi renoncer aux principes de géopolitique conçus par leurs livres sacrés et leur tradition, notamment la bipartition du monde en deux blocs antagonistes : la Demeure de l’islam (Dar el-Islam), où prévaut la « vraie paix », et la Demeure de la Guerre (Dar el-Harb), qui lui échappe encore mais qu’il faut soumettre. En attendant l’échéance finale, il existe une voie provisoire, la Demeure de la Trêve ou de la Conciliation (Dar el-Sohl).

Changer le rapport au Coran et à la Sunna (Tradition mahométane), telle est la solution préconisée par des intellectuels européens de culture islamique. Cf. Razika Adnani, Pour ne pas céder, éd. UPblisher, 2021.

La part des Européens

Les États européens, leurs institutions et leurs élites doivent réviser certaines positions de principe erronées et dangereuses.

1°/ L’ignorance des spécificités de l’islam, notamment la tendance à considérer qu’il est une religion parmi d’autres, donc à traiter comme les autres alors qu’il n’est pas qu’une religion (cf. PFV n°74 – L’islam est-il une religion ? ; PFV n° 75 – L’islam, une idéologie religieuse ?).

2°/ La tendance à appliquer à l’islam les critères propres à la culture européenne en matière de philosophie, d’anthropologie, d’organisation de l’État et de la société. La laïcité, entendue comme rejet ou marginalisation de la religion, ne peut contribuer à européaniser l’islam et ne peut entraîner des relations apaisées entre l’État et ses citoyens, quels qu’ils soient. Pour les musulmans, cette laïcité radicale est dangereuse et constitue donc un repoussoir. « La saine laïcité consiste en l’unité-distinction entre les pouvoirs religieux et politique » (Benoît XVI, Ecclesia in Medio Oriente, 2012, § 29).

3°/ L’idéologie multiculturaliste, qui s’appuie sur le mépris de l’histoire, l’oubli ou la négation des fondements chrétiens de la civilisation européenne. A noter que la conscience d’une identité européenne s’est largement forgée dans la confrontation à l’Islam : cf. les batailles de Lépante (1571) et de Vienne (1629, 1683), dans lesquelles des papes se sont impliqués personnellement. Aujourd’hui, l’Europe s’engage dans un « accommodement mutuel » qui consiste à acclimater la culture religieuse importée. La « co-inclusion réciproque », tel est le but du projet de recherche intitulé Eurislam conçu par la Commission européenne (cf. Philippe de Villiers, Les cloches sonneront-elles encore demain ?, Albin Michel, 2016, p. 83-86).

4°/ Du multiculturalisme on peut passer insidieusement au multijuridisme par l’application de la charia. Cela se vérifie déjà de facto. Un rapport publié en juillet 2022 par le Centre Européen pour le Droit et la Justice (ECLJ, Strasbourg) recense les persécutions infligées à des musulmans établis dans l’UE (ainsi qu’en Grande-Bretagne) qui se convertissent au christianisme. L’ECLJ souligne la négligence des États concernés face à ces atteintes à la liberté religieuse qui contreviennent gravement aux principes énoncés par les documents officiels de l’UE qu’ils ont signés. Est-ce le prélude à une application de jure qui intégrerait alors l’Europe dans le Dar El-Islam, sous prétexte du nombre ?

5°/ L’Europe n’a pas de dette envers l’Islam. Elle ne doit donc pas céder au chantage de la victimisation. Le prétendu modèle d’El-Andalous, où juifs, chrétiens et musulmans auraient vécu dans l’harmonie, relève du mythe, comme le montrent de plus en plus de travaux sérieux. Cf. Serafin Fanjul, Al-Andalus, l’invention d’un mythe, éd. L’Artilleur, 2017 ; Dario Fernandez-Morera, Chrétiens, juifs et musulmans dans Al-Andalus, éd. Cyrille de Godefroy, 2018 ; Joseph Pérez, Andalousie. Vérités et légendes, Tallandier, 2018 ; Rafael Sanchez Saus, Les chrétiens dans Al-Andalus. De la soumission à l’anéantissement, éd. du Rocher, 2019.

6°/ L’Europe doit réhabiliter le principe d’assimilation, qui concerne les personnes, et renoncer au concept d’intégration, applicable aux communautés. Comment les autorités allemandes ont-elles pu en 2008 laisser Recep-Tayip Erdogan, alors Premier ministre turc, déclarer devant le Parlement lors d’une visite à Berlin : « L’assimilation est un crime contre l’humanité » ?(Le Figaro, 13 février 2008) ?

Sur cette question, Malika Sorel-Sutter, née de parents français d’origine algérienne et ancienne membre du Haut-Conseil à l’intégration, offre de précieuses propositions. Ses livres dénoncent l’auto-culpabilisation, la propagande multiculturaliste et l’idéologie communautariste (elle s’est opposée à l’inscription de la diversité dans le préambule de la Constitution, comme l’envisageait le gouvernement français en 2008). Cf. Immigration-intégration. Le langage de vérité, éd. Fayard, coll. Mille et une nuits, 2011 ; Décomposition française, Fayard, 2015 ; Les dindons de la farce. En finir avec la culpabilité coloniale, Albin Michel, 2022.

POUR CONCLURE

« Ne faites pas appel à la paix quand vous êtes les plus forts », conseille Allah dans le Coran (47,35). De fait, l’islam, envisageant ses relations avec autrui en termes de rapports de forces, prospère toujours sur la faiblesse des autres. L’histoire du Proche-Orient illustre amplement cette leçon.

Aujourd’hui, l’islam prospère sur l’épuisement culturel et spirituel de l’Europe, situation sur laquelle le pape Jean-Paul II a porté un regard lucide :

« Il est important d’avoir un juste rapport avec l’islam. Comme cela s’est révélé plusieurs fois ces dernières années à la conscience des évêques européens, ce rapport doit être conduit avec prudence ; il faut en connaître clairement les possibilités et les limites et garder confiance dans le dessein de salut de Dieu, qui concerne tous ses fils. Il faut être conscient, entre autres, de la divergence notable entre la culture européenne, qui a de profondes racines chrétiennes, et la pensée musulmane » (Ecclesia in Europa, 2003, § 57).

Le mouvement expansionniste actuel ne passe pas seulement par le djihad. Il recourt à de nouveaux moyens qui se réfèrent aux critères européens en vue d’encourager les musulmans établis hors de l’espace traditionnel islamique à œuvrer à l’enracinement de leur culture dans les pays d’émigration. Ainsi, l’Organisation islamique pour l’éducation, la science et la culture (ISESCO), département culturel de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI), composée de 57 États, a élaboré en 2000 un document intitulé Stratégie culturelle islamique à l’extérieur du monde islamique. Son objectif est « clairement avoué », il vise à protéger les musulmans contre « l’éblouissement » (la Stratégie indiquant en fait une « contamination ») de la culture européenne et la tentation d’y adhérer tout en profitant de l’ouverture et des valeurs de cette dernière pour obtenir la reconnaissance d’une identité islamique spécifique et ceci dans tous ses aspects (Cf. Jean-François Poisson, L’islam à la conquête de l’Occident, éd. du Rocher, 2018).

On le voit, tous les moyens sont permis aux musulmans convaincus du triomphe inéluctable de leur religion, puisqu’il est garanti par Allah :

« C’est Lui […] Dieu qui a envoyé son Prophète avec la direction et la religion vraie pour la faire prévaloir sur toute autre religion, en dépit des polythéistes » (9,33).

Lorsqu’on envisage un islam européen, il faut donc savoir que l’islam veut le territoire de l’Europe mais il ne veut ni son histoire ni sa civilisation. Pour lui, il s’agit d’exercer une souveraineté conforme à la charia en exportant l’Oumma, la « communauté des croyants », qui transcende les frontières et constitue la véritable patrie voulue par Allah. Alors, oui, il peut y avoir un « islam européen » mais dans une « Europe islamisée ».

Cependant, il y a les personnes de l’islam. Consciente de ces réalités, l‘Europe doit donner à ses ressortissants et immigrés musulmans l’envie d’aimer leur pays d’accueil et refuser qu’ils s’y installent dans une perspective conquérante. Cela impose l’application des principes évoqués dans la présente Petite Feuille Verte.

Annie LAURENT
Déléguée générale de CLARIFIER

L’état voyou d’Arabie Saoudite organisera les jeux asiatiques de 2029

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Quand les lobbys mondialistes récompensent les pays les plus abjects…

Quand j’ai entendu la nouvelle, j’ai cru d’abord que c’était une blague. Mais, non, cela était bel et bien la réalité. Les Jeux asiatiques d’hiver 2029 seront organisés dans ce désert à la fois géologique et éthique qui est l’état voyou d’Arabie Saoudite. Le tout devant être bien évidemment compris comme un premier pas qui permettra au sinistre royaume d’organiser dans un avenir proche les Jeux Olympiques «tout court». Car ne nous leurrons pas, le comité des jeux asiatiques est bien sûr étroitement lié au CIO (comité international Olympique).

Ainsi donc, en ces temps de ténèbres où les rares Etats courageux (qui mériteraient les plus grandes éloges) comme la Hongrie et la Pologne sont mis au banc de l’humanité pour la simple raison qu’ils s’opposent aux lois de déni du réel et de déconstruction, on «récompense», en revanche, les nations les plus pourries de la terre comme l’Arabie Saoudite ou encore comme l’Azerbaïdjan et la Turquie qui agressent en permanence l’Arménie martyre (pensons aux encouragements que représentent les contrats signés avec ces pays par Mme von der Leyen, par l’industrie de l’armement européenne, par les États-Unis et par Israël…).

En octroyant l’organisation des jeux asiatiques d’hiver à l’Arabie Saoudite, la communauté internationale veut donc remercier et féliciter ce pays pour:

1) Le massacre des populations civiles au Yemen (un des pays les plus pauvres au monde) par le truchement de raids menés par l’Aviation saoudienne.

2) L’odieux et atroce assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi découpé en morceaux par les services secrets saoudiens dans les locaux de l’ambassade d’Arabie Saoudite en Turquie sur les ordres directs du prince Mohammed ben Salmane (comme nous le savons maintenant)

3) La lapidation à mort des femmes qui ne respectent pas la charia en commettant l’adultère.

4) Les peines de prison, la torture par le fouet, voire l’exécution de ceux qui se convertissent au christianisme.

5) Le financement du prosélytisme islamique et des mosquées les plus intégristes partout dans le monde et notamment en France.

Et pendant ce temps que font nos dirigeants, leurs philosophes et leurs médias? Ils diabolisent la Russie qui pourtant ne fait que répondre à l’expansion de l’OTAN et ils nous encouragent à boycotter les conférences sur Dostoïevski ou bien les symphonies de Tchaïkovski…

Jean-Pierre Aussant

I-Média Hors-Série : Propagande, Netflix, Climat

L’équipe d’I-Média propose un nouveau format : le Hors-Série. Jules Blaiseau et Jean-Yves Le Gallou s’éloignent de l’actualité l’évoquer avec plus de profondeur, dossiers, enquêtes, témoignages et interviews à l’appui.

Pour ce premier numéro, ils ont la chance d’accueillir Édouard Chanot, ancien rédacteur en chef de Sputnik Paris, et Alban d’Arguin, auteur chevronné et spécialiste du réchauffement climatique.

Trois nouvelles sorties littéraires sont présentes sur la table :

  • “La société de propagande” écrit par Jean-Yves Le Gallou presque 10 ans après la publication de “La tyrannie médiatique” ;
  • “L’empire Netflix – L’emprise du divertissement”, une analyse minutieuse des rouages d’une des plus grosses fabriques au monde d’un divertissement qui n’est pas si innocent ;
  • “Réchauffement climatique, enquête sur une manipulation mondiale”, le dernier livre choc d’Alban d’Arguin sur le climat.

Trois sujets connexes et encore plus connectés qu’on ne pourrait le croire.

Il y a un an, Monsieur Jean Marc Sauvé rendait public le rapport de la CIASE

Comme il fallait s’y attendre, différents médias ont célébré à leur manière cet événement que les autorités de l’Eglise ne souhaitaient pas, apparemment, mettre en valeur aujourd’hui . Monsieur Jean Marc Sauvé président de la CIASE, a donc dû affronter la presse, ce qui est bien normal,  et  répondre aux questions des journalistes, notamment, celles très actuelles concernant les problèmes d’indemnisation des victimes d’abus. Je maintiens plus que jamais ce que Yohan Picquart et moi même avons écrit dans «  Le rapport Sauvé, une manipulation ? » paru cette année aux Éditions Via Romana, très exactement de la page 141 à 154. Le principe même d’indemnisation par une structure privée nous paraissait à plus d’un titre aventuré. Mais je ne reviens pas sur ce point, qu’on nous lise! En attendant, cette caisse d’indemnisation existe et fonctionne.

Mais voilà, pas assez vite pour certains, et même très mal pour d’autres ! Sur cette question, interviewé par France Info, le président Sauvé a fort bien répondu. Cette commission manque d’habitude (et heureusement dans un sens) et aussi de bras  et je crois sincèrement, comme Monsieur Sauvé, que les organisateurs vont y remédier. L’on doit croire le président Sauvé, je redis sa bonne foi, comme je l’ai toujours fait lors de nos échanges oraux, ainsi que dans le livre que j’ai co-signé avec Yohan Picquart.

Je répète que je n’ai jamais nié la réalité des abus. Je ne me suis attaqué qu’à la méthode des sondages utilisée par la CIASE et aux chiffres irréels auxquels elle est parvenue. Car, par ce moyen, elle s’autorisait à proposer des réformes complètement inacceptables par l’Eglise catholique, du moins pour certaines d’entre elles ! (voir notre livre)

Je crois en effet que c’est seulement à partir d’une évaluation objective de la réalité qu’il est possible de demander dans la justice, pardon pour les erreurs du passé et d’opérer une nécessaire conversion des cœurs, des mentalités et des comportements. Il nous a paru à Yohan Picquart, comme à moi-même, que les conditions de travail de la CIASE, tout comme ses méthodes ne répondaient pas à l’exigence que je viens d’exposer.

Nous sommes-nous crus autorisés pour cela à accuser personnellement le président Sauvé de quoi que ce soit ? Absolument pas !

Or ce vendredi 30 septembre, pour expliquer pourquoi il n’avait pas été reçu par le Saint Père, avec son équipe, le président Sauvé n’a pas hésité à se dire victime de «  coups tordus », qu’il connaissait d’expérience, venant de ceux qui l’avaient contesté. Aucun nom cité. Mais chacun sait qu’il s’agit des huit membres de l’Académie catholique et des deux auteurs du livre ! Pire, il les a accusés d’être « des anti François » !

C’est absolument faux pour les deux auteurs du livres, comme pour les membres de l’Académie catholique que je connais. Il est par exemple de notoriété publique, qu’au club des Hommes en noir, auquel je participe quelquefois, et qui pose souvent des questions souvent critiques, mais constructives, aux décisions du Saint Père, je prends systématiquement son parti, et dans mes écrits, je ne cesse de défendre la doctrine du Magistère depuis que je suis revenu au catholicisme,  quels qu’aient été les Papes  régnants !

Pourquoi alors, Monsieur le président Sauvé nous attribue-t-il le refus d’audiences dont il se dit victime de la part du Saint Père ? Nous ne croyons mériter «  ni cet excès d’honneur, ni cette indignité » – et le Pape non plus !  N’étant guère influençable, le Saint Père se fie à la prière et aux vertus du discernement, si chères aux Jésuites, ce que le président devrait savoir d’expérience.

Ne rappelait-il pas par ailleurs, dans le même registre de l’expérience, le 25 janvier 2017,  aux membres d’honneur de l’Académie des sciences et techniques comptables et financières que «  depuis sa création en 1799 par la Constitution de l’an VIII, le Conseil d’Etat (dont il fut vice-président) s’est employé à exercer avec rigueur et engagement ses fonctions, consultatives et juridictionnelles, celles-ci s’épaulant et se renforçant mutuellement dans le respect du principe d’impartialité ». Et c’est exact ! Le Conseil d’Etat est une école d’impartialité. Léon Blum l’incarna à merveille et eut le génie d’opérer la transposition dans le domaine politique, permettant des échanges et écoutes véritables , sans lesquels la vie parlementaire est inexistante, comme on le voit tristement aujourd’hui ! Ainsi Blum put-il dire à la Chambre: «  Chacun de nous, en écoutant un collègue, peut être frappé de la vérité d’un argument ou d’un raisonnement ; c’est d’ailleurs notre rôle et notre devoir ici. »

Comme Monsieur Sauvé me semblait loin de cette impartialité de la haute instance qu’il contribua à diriger jusque récemment. Sa présidence de la CIASE semblait l’avoir fait entrer dans l’arène politique, mais bien différemment de Léon Blum. Certes, il a écouté les victimes des abus sexuels dans l’Eglise et il a bien fait. Mais il apparaît qu’il a épuisé ses capacités d’écoute et ne voit plus maintenant, dans ce qui peut lui être objecté,  que mensonges ou «  coups tordus » au point de perdre son  calme, et d’affirmer qu’il ne se  rendrait pas à une invitation pontificale, si d’aventure elle advenait. Il serait trop tard et cela pourrait porter préjudice à l’épiscopat français …. Soit ! Bien que je ne comprenne pas très bien !

Ce qui m’apparaît évident, en revanche, à propos de nuisance vis-à-vis de notre épiscopat, c’est l’aventure financière dans laquelle le rapport de la CIASE l’a conduit ! Je  le dis avec la force tranquille de celui que Jean-Marc Sauvé servit avec brio en 1981, et que je combattis à la même époque avec moins de chance que lui ! Aveu de lucidité que Dieu ne m’a pas encore ôtée. Aussi puis-je voir avec tristesse, en ce premier anniversaire de la remise du rapport de la CIASE. Une personne mécontente de n’être pas reconnue comme ayant été abusée, il y a trente ans, ou mal reconnue. Estimant que les 20000 ou 60000 € proposés par la commission d’indemnisation étaient trop peu pour le préjudice subi, se tourner, avec un avocat vers un tribunal civil pour demander à un diocèse et à un ordre religieux, une somme qui peut atteindre 450000 €. Et il y a quelques 1300 personnes, en attente qui peuvent avoir la même réaction !

Les associations de victimes vont se réunir. Je comprends leur rancoeur, je n’ai jamais nié l’horreur de ce qu’elles ont endurée ! Elles ont souffert du silence des instances ecclésiastiques, qu’elles ont estimé complice de leurs maux. Elles souffrent maintenant de ce qu’elles ressentent comme un décalage manipulateur, relevant d’un jeu d’influence et de stratégie, entre le discours qu’on leur a tenu pendant l’enquête, et les résultats qu’elles en attendaient. Elles risquent fort d’allonger la liste de leurs griefs. Et il faudra les entendre !

Père Michel Viot, Paris ce 5 octobre 2022

Surtout ne pas infantiliser!

Lu dans Politico, ce matin:

Un plan de communication, “version artillerie lourde” dixit un conseiller, sera aussi présenté demain par Pannier-Runacher avant son lancement la semaine prochaine. Baptisé “Chaque geste compte”, il s’agit d’une vaste campagne de sensibilisation du grand public aux gestes les plus efficaces pour réduire sa consommation personnelle d’énergie. Ce sujet est suivi de prêt à la présidence de la République : “la ligne rouge de l’Elysée, c’est de ne pas tomber dans l’infantilisation du public”, expliquait à Playbook un conseiller de l’exécutif hier. C’est ce qui avait pu être reproché au gouvernement lors de la crise du COVID-19.

C’est vrai que l’infantilisation, ce n’est pas le genre de la Macronie!

Zara Nazarian à la tête du Courrier d’Erevan et du secrétariat général de l’UPF

De notre envoyé spécial Antoine Bordier, auteur de Arthur, le petit prince d’Arménie (éd. Sigest) :

Elégante, décidée et dynamique, Zara Nazarian est au téléphone en train de régler son prochain voyage en France, lorsque nous nous rencontrons. Sa vie ressemble à un roman qui nous fait voyager en Géorgie, en Russie, en Arménie, en France et dans une cinquantaine de pays. Portrait d’une francophile-francophone, qui est, aussi, Secrétaire générale de l’Union internationale de la Presse Francophone.

En Arménie, à Erevan, la capitale, nous nous retrouvons ce vendredi 23 septembre, en fin d’après-midi, dans l’un de ses endroits les plus emblématiques. Aussi discrète qu’intelligente, précise (presque trop), aimant le souci du détail et la recherche de la vérité, Zara a quelque chose d’irradiant et de mystérieux à la fois. Comme si son adn et son charisme venaient de loin et qu’ils avaient été marqués par quelques instants heureux et malheureux. C’est à travers son visage rond et ses yeux bleu-gris-oranger, son sourire timide, que l’on ressent cette expression d’entre-deux. Elle ne le dira qu’à demi-mot, mais Zara Nazarian, est une francophone et une francophile rare. Elle est née en Géorgie, à Tbilissi, qui était alors une des capitales des Républiques soviétiques de l’ex-URSS. Elle y a vécu toute son enfance.

« Connaissez-vous Tbilissi ? », interroge-t-elle en reprenant son rôle-vocation de journaliste. Nous allons échanger les rôles à plusieurs reprises le temps que durera cette conversation. Cette interview ressemble à une valse à deux temps où chacun veut anticiper le pas de l’autre. Après ma réponse négative, elle développe :

« C’est une très belle capitale artistique. L’art, la culture et l’histoire y sont premiers. Vous devez absolument y aller. Je peux vous y accompagner, si vous le voulez…J’ai grandi dans le quartier arménien de Tbilissi. »

L’invitation est lancée.

Dans l’hôtel-restaurant Tufenkian (son endroit emblématique), qui se situe à 3 mn à pied de la célèbre place de la République, des tapis ornent les murs de l’entrée, ceux de Tufenkian Artisan Carpets. A l’extérieur, le bâtiment est remarquable, il est en pierre de taille volcanique. Sa couleur grise-noire royale saute aux yeux et rappelle les riches heures de la Grande Arménie, quand ses terres ancestrales s’étendaient de la mer Caspienne à la Méditerranée (vers l’an 100 avt JC). Le Royaume d’Arménie était, alors, parsemé de petits palais en tuf, cette pierre volcanique qui est extraite des carrières proches du mont Aragats, en Arménie. Au toucher, on ressent son âpreté. Cet hôtel est une pure merveille architecturale des 19è et 20è siècle, qui a été entièrement restauré pour son ouverture, il y a 10 ans.

Itinéraire d’une journaliste francophile

Avant de devenir francophone, Zara était, d’abord, une francophile.

« Je me suis souvent interrogée sur mon amour pour la France. Je suis tombée amoureuse de la France à travers les images que je voyais dans des films et des revues. Je ne connaissais pas la langue. Je parlais le géorgien et le russe, mais ni l’arménien, ni le français. Je l’ai appris plus tard, à Moscou. Toute seule, au fil des années. »

Côté famille, Zara n’a plus ses parents. Sa mère, Nika, était une musicienne, une pianiste. Et, son père, Parouïr, était un grand historien, chercheur et académicien. Zara passe, donc, toute son enfance dans le quartier d’Avlabara et y effectue toutes ses études secondaires. Elle y apprend, également, la musique, au Conservatoire. Après l’obtention de son bac (avec mention Très Bien), elle s’envole en 1986 pour Moscou où elle intègre la Faculté de Journalisme de l’Université d’Etat Lomonossov. Elle n’a pas froid aux yeux. Très brillante, elle va passer 6 ans en Russie. Elle est témoin de la « Glasnost », de la chute de l’ex-URSS et de la prise de pouvoir de Boris Eltsine, qui succède à Mikhaïl Gorbatchev. Elle aime cette période de sa vie, déjà, aventureuse.

Avec sa mère, avant la fin de ses études, elle déménage pour Erevan en Arménie. Dans la conversation, Zara s’interrompt, rigole et se souvient. Le film de sa vie repasse dans sa mémoire, au ralenti. Elle se souvient être rentrée à la faculté « en tant que citoyenne soviétique et j’en suis sortie en tant que citoyenne d’un pays indépendant, l’Arménie. » Le 21 septembre 1991, en effet, l’Arménie devient indépendante. L’URSS s’est effondrée.

A la fin de ses études, Zara part, donc, vivre à Erevan.

« La vie était à la fois difficile et très enthousiasmante. On y croyait vraiment à notre nouvelle vie démocratique. On manquait de tout. C’était la pénurie alimentaire et nous n’avions qu’une heure d’électricité par jour. Nous n’avions pas de chauffage et nous dormions avec nos vêtements. Mais nous étions libres ! »

Direction Paris, l’hébreu et l’ENA

En 1992, elle intègre la rédaction du quotidien national Respoublika Armenia. Elle traite les sujets politiques. Elle réalise, également, des émissions de radio et de télévision. Mais, elle continue à rêver de la France. Pendant ses études universitaires à Moscou, elle a d’ailleurs commencé à apprendre la langue. Francophile par la musique, elle devient francophone par la langue. A tel point, qu’elle décide de venir à Paris, pour la première fois. Son projet ? Retourner sur les bancs de l’université et y apprendre l’hébreu. Atypique, étonnant ! Nous sommes dans les années 1994. A Paris, pour rester indépendante, elle travaille au service presse de l’ambassade d’Arménie. Puis, comme elle est brillante et ambitieuse, elle tente l’ENA. Pourquoi pas ! Elle réussit le concours d’entrée.

« Vraiment, mon français n’était pas parfait, mais comme je suis besogneuse et passionnée, j’ai réussi le concours de l’ENA, alors que j’apprenais l’hébreu ! »

Zara en rit encore :

« Je suis arrivée en France, je parlais mieux l’hébreu que le français. Mon français n’était pas correct du tout. »

Il est certain que faire partie de la promotion Averroes, celle de 1998-2000, n’est pas rien. Elle y croisera, notamment, la future ministre de la Culture et de la Communication, Audrey Azoulay (aujourd’hui Directrice générale de l’UNESCO). Elle deviendra l’amie de la Vice-Premier ministre de la Géorgie Théa Tsouloukiani et Fleur Pellerin (plusieurs fois ministre). A la sortie, Zara quitte, pour un temps, le monde des médias et de la presse, et intègre le monde de l’entreprise. Pas n’importe laquelle : le célèbre constructeur à la marque de losange, Renault. Elle s’occupe de stratégie et de développement international.

Puis, le mal du pays se fait sentir. Elle profite d’une offre du Groupe Pernod Ricard pour rentrer en Arménie. Où, elle dirige le département de Marketing, de Communication et de Relations Publiques de sa filiale Ararat Branding Company. Quelques années plus tard, Zara revient à ses premiers amours. Elle devient consultante free-lance et lance son média.

Le Courrier d’Erevan a 10 ans !

Il fêtera ses 10 ans très exactement le 18 octobre. C’est un média 100% digital. « Aujourd’hui, il reste le seul média francophone d’Arménie. Je l’ai créé à l’occasion de l’adhésion de l’Arménie à l’OIF (NDLR : Organisation Internationale de la Francophonie). A l’époque, j’étais toute seule, maintenant nous sommes 5, avec moi. Nous avons des correspondants en Belgique, en France, en Suisse et au Liban. Nous sommes suivis au quotidien par plus de 5000 personnes. Et nous sommes lus dans une dizaine de pays », tient à préciser Zara. Tous les sujets y sont traités. C’est, vraiment, la Francophonie qui est mise en avant dans son média. Mais, Zara aimerait en faire plus. Elle n’hésite pas à dire :

« Oui, je crois très fort à la Francophonie. C’est pour cela que j’ai lancé mon média. Il est 100% Francophone et 100% Arménien. J’emprunte l’expression à Charles Aznavour, que j’ai eu la chance de rencontrer plusieurs fois. Je fais, d’ailleurs, partie de ces idéalistes qui continuent à croire en de valeurs humaines, culturelles bleu-blanc-rouge et rouge-bleu-orange. J’incarne la Francophonie, alors que je ne suis pas née dedans. C’est un vrai bonheur, c’est une fierté ! »

La question de la version papier de son média se pose.

« Non, ce n’est pas le moment de passer à la version papier, au contraire. Car les plus grands médias font leur transition vers le 100% digital. »

Secrétaire générale de l’UPF, une mission internationale

En l’écoutant remonter le fil de sa vie, on a l’impression qu’elle était faite pour ça : la Francophonie. Observatrice de premier plan de la vie sur tout le globe terrestre, elle fait une pause pour parler de la Révolution de Velours, qui a eu lieu en 2018 en Arménie.

« Oui, j’ai soutenu cette révolution parce que le pays était sclérosé. Le besoin de changement était réel. Elle était nécessaire et attendue. Ce qui s’est passé depuis, avec la guerre de 2020, puis, les invasions azéries du 13 septembre dernier, sont une tragédie qui continue. En réalité, la guerre de 2020 ne s’est pas arrêtée. Elle a continué de manière différente, masquée. Mais, elle est, malheureusement, bien là. Et, depuis le 13 septembre, le monde se tait. En une journée, il y a eu plus de 200 morts et autant de blessés. Des milliers de personnes ont dû fuir leur habitation. Nous replongeons dans la barbarie. C’est terrible… »

Un long silence ponctue son dernier mot. Comme s’il faisait écho aux silences assourdissants et complices des grands de ce monde. Qu’ils soient à l’ONU, aux Etats-Unis, en France ou à l’Union Européenne. Silence, on tue…Le monde paraît, cependant, depuis quelques heures seulement, reprendre son courage et ses responsabilités, avec, notamment, les dernières annonces du Président Emmanuel Macron, celles du 26 septembre, en faveur de l’Arménie. « Les Arméniens attendant des actes », conclut Zara.

Elle doit, déjà, partir. Elle prend l’avion pour Paris dans quelques heures. Après la tenue du 17è Sommet International de la Francophonie à Erevan, en octobre 2018, elle devenait, le mois suivant, Secrétaire générale de l’Union internationale de la Presse Francophone, qui regroupe plus de 2000 journalistes de cinquantaine de pays. Son emploi du temps a changé de façon significative. Et, pour pimenter sa vie (comme si elle en avait besoin), elle a pris, il y a quelques mois, la responsabilité de conseil auprès du service de Communication de la filiale française de Veolia en Arménie. Enfin, elle est Présidente du Conseil d’administration du Lycée français Anatole France (où sont scolarisés, par ailleurs, ses deux enfants). What else ?

Depuis, sa valse en 2 temps s’est transformée en valse en 5 temps, si l’on ajoute sa vie de famille et ses amis.

Coup de cœur francophile et francophone

A ce rythme, elle pourrait devenir ambassadrice de la Francophonie (?).

Terminons avec ses quelques mots pavoisés en bleu-blanc-rouge :

« Ma francophilie, comme vous dites, vient d’un certain nombre de circonstances qui, toutes ensemble, ont créé ce lien très fort que j’ai avec la France et la langue française. La culture y est pour beaucoup, sans doute, aussi banal que cela puisse paraître…

Pour moi, la France a toujours été auréolée d’une aura tout à fait particulière. Et quand je m’y suis retrouvée pour la première fois, jeune adulte, je me suis sentie bizarrement chez moi, alors que je suis en principe quelqu’un d’assez compliquée dans ma relation au monde. Le français : je le connaissais déjà, pour l’avoir appris à l’Université, mais on était loin encore d’une maîtrise de la langue. La maîtrise, au point d’en écrire des articles et mener des débats, est venue plus tard, au fil des études et de rencontres. C’est simple : quand vous aimez quelque chose, ça aide à en maîtriser des détails, n’est-ce pas ? »

Nul doute à avoir : Zara Nazarian est bien une amoureuse des drapeaux tricolores !

De notre envoyé spécial Antoine BORDIER

Photos A. Bordier

In memoriam M. l’abbé Duboscq

M. l’abbé Duboscq a été rappelé à Dieu le 28 septembre dans la 72ème année de son sacerdoce. Ses obsèques auront lieu le vendredi 7 octobre à 14h en l’église Notre Dame des Armées à Versailles.

Italie / Suède : il y a un réveil identitaire et conservateur en Europe

Marion Maréchal, co-fondatrice de l’ISSEP était le 1er octobre face à Matthieu Bock-Côté sur CNEWS. Lors de cet entretien, elle est revenue sur la nécessité du combat culturel pour défendre nos valeurs.

« Nous avons des combats à mener sur le plan du paradigme. Un sondage révèle que 30% des femmes en âge de procréer en France refuse d’être mère pour des raisons écologiques ou professionnelles. Il faut sortir du paradigme imposé par la gauche dans la société car cela à des conséquences extrêmement concrètes sur notre avenir et notre peuple. »

 

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En Quête d’esprit les choque

La dernière émission dominicale de CNews, sur les Anges et démons, a créé quelques remous chez nos amis les gauchistes :

Evoquer les forces du mal, le démon perturbe les croyants de la “démocratie” et de la “république laïque”…

La Cour européenne des droits de l’homme pointe les défaillances du système de contrôle belge sur l’euthanasie

Le jugement de la CEDH du 4 octobre montre les dérives du système belge : le cadre initial n’a cessé de dériver jusqu’à l’acceptation d’euthanasies pour des pathologies mentales comme la dépression, sans compter un laxisme constant quant à l’appréciation de l’incurabilité de la maladie. Cette affaire montre aussi la faiblesse absolue des procédures de contrôle : la CEDH elle-même pointe le manque d’indépendance de la commission de contrôle.

Dans son arrêt, la Cour précise que sa décision «ne porte pas sur l’existence ou non d’un droit à l’euthanasie» en général mais sur «la compatibilité» avec la Convention européenne des droits de l’homme d’une euthanasie pratiquée sur la mère d’un requérant belge, profondément dépressive depuis une quarantaine d’années et qui souhaitait en finir. Dans cette affaire, le médecin ayant euthanasié la patiente est lui-même président de la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie (CFCEE) chargée de contrôler a posteriori la légalité des euthanasies en Belgique. Il est également président de l’association LevensEinde InformatieForum (LEIF) qui milite en faveur de l’euthanasie et qui a reçu 2500 euros de cette femme peu avant son euthanasie.

Le requérant affirmait ne pas avoir été prévenu de l’euthanasie de sa mère, qu’il avait apprise le lendemain de sa mort, en avril 2012. Il avait notamment déposé une plainte au pénal, finalement classée par le parquet, celui-ci estimant que l’euthanasie «s’était déroulée selon les prescrits légaux» belges.

Les juges européens ont pointé des «défaillances» dans l’examen «a posteriori de l’euthanasie pratiquée», opéré par la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie : selon la CEDH, la législation ne garantit pas à cet organe une indépendance suffisante. En effet, la loi belge «n’empêche pas le médecin qui a pratiqué l’euthanasie de siéger» en son sein «et de voter sur la question de savoir si ses propres actes étaient compatibles avec les exigences matérielles et procédurales du droit», relève la CEDH, qui a condamné Bruxelles à payer 2211,30 euros pour frais et dépens au requérant.

Communiqué de la CEDH :

Dans son arrêt de chambre, rendu ce jour dans l’affaire Mortier c. Belgique (requête no 78017/17), la Cour européenne des droits de l’homme dit qu’il y a eu trois non-violations et une violation de la Convention européenne des droits de l’homme. L’affaire concerne l’euthanasie de la mère du requérant, pratiquée à l’insu de ce dernier et de sa sœur. La mère du requérant n’a pas souhaité informer ses enfants de sa demande d’euthanasie bien que les médecins l’en aient avisé plusieurs fois. La Cour précise que la présente affaire ne porte pas sur l’existence ou non d’un droit à l’euthanasie, mais qu’elle porte sur la compatibilité avec la Convention de l’euthanasie telle qu’elle a été pratiquée à l’égard de la mère du requérant. Ensuite, elle dit :

– À la majorité (cinq voix contre deux), qu’il y a eu non-violation de l’article 2 (droit à la vie) de la Convention à raison du cadre législatif relatif aux actes préalables à l’euthanasie. En ce qui concerne les actes et la procédure préalables à l’euthanasie, la Cour estime que les dispositions de la loi relative à l’euthanasie constituent en principe un cadre législatif propre à assurer la protection du droit à la vie des patients tel qu’exigé par l’article 2 de la Convention.

– À la majorité (cinq voix contre deux), qu’il y a eu non-violation de l’article 2 (droit à la vie) à raison des conditions dans lesquelles l’euthanasie de la mère du requérant a été pratiquée. La Cour estime qu’il ne ressort pas des éléments dont elle dispose que l’acte d’euthanasie de la mère du requérant, pratiqué conformément au cadre légal établi, ait été effectué en méconnaissance des exigences de l’article 2 de la Convention.

– À l’unanimité, qu’il y a eu violation de l’article 2 (droit à la vie) à raison des défaillances du contrôle a posteriori de l’euthanasie pratiquée. La Cour juge que l’État a manqué à son obligation positive procédurale tant en raison du manque d’indépendance de la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie qu’à cause de la durée de l’enquête pénale menée en l’espèce.

– À la majorité (six voix contre une), qu’il y a eu non-violation de l’article 8 (droit au respect de la vie privée et familiale). La Cour estime que les médecins de la mère du requérant ont fait tout ce qui était raisonnable, dans le respect de la loi, de leur devoir de confidentialité et de maintien du secret médical, ainsi que des directives déontologiques, pour qu’elle contacte ses enfants au sujet de sa demande d’euthanasie.

Troisième période hivernale à Saint-Germain-en-Laye

La communauté attachée à la messe traditionnelle assiste pour la troisième année à la messe en extérieur devant une église vide mais fermée. Tous les dimanches et même pour la messe de minuit à Noël.

Dans Paix Liturgique, Germain de Paris explique :

Il fut un temps ou l’aumônier de l’hôpital avait le pouvoir de laisser ou non ouverte les portes de la chapelle. Désormais – et c’est un grand progrès – cette chapelle « appartient à la paroisse de Saint-Germain » ; donc en théorie c’est au curé de la paroisse qu’appartient le pouvoir des clefs… de la chapelle de l’hôpital, mais en fait c’est notre évêque qui dispose seul du pouvoir réel de laisser cette église ouverte le dimanche matin. Voilà pourquoi c’est à lui que nous nous adressons. […]

Si je pense que les temps actuels ne sont pas les plus favorables à trouver une solution pérenne, je suis persuadé que ces mêmes temps qui préparent les temps à venir sont favorables à des gestes de paix car c’est dans les temps d’épreuve que doit s’exercer la charité et pas seulement lorsque tout est au beau fixe. […]

Nous sommes convaincus désormais que cette célébration à Saint-Germain concerne une importante communauté de Saintgerminois ; aussi doit elle se dérouler tous les dimanches et fêtes de l’année en incluant désormais même le temps des vacances ou de nombreux Saintgerminois le souhaitent. […]

Il faut donc croire que nous ne sommes pas assez en périphérie pour être entendus et un peu écoutés mais nous conservons l’Espérance car bien sur nous ne pouvons imaginez que jamais la Paix et la réconciliation ne soient envisageables et nous sommes confortés dans cette conviction lorsque l’on entend les paroles du pape François recommandant hier 3 octobre 2022 aux Missionnaires de Marie Immaculée de cultiver la communion “avec tout le monde sans exception” ; des paroles très encourageantes pour nous. […]

Prier en vers avec la petite Thérèse

Début octobre est fêtée sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. La petite Thérèse, grande sainte et belle plume, nous a laissé de nombreuses prières et de magnifiques poèmes. Elle y parle d’amour et nous y dévoile cette “petite voie” qui fut son chemin de sainteté. Ces poèmes, écrits pour être chantés, nous offrent des vers à la beauté simple et profonde qui peuvent être de véritables supports pour notre prière.

Avec sainte Thérèse, nous pouvons, par exemple :

  • Rendre grâce et faire offrande de chaque moment de notre journée à Jésus (Extrait de Jeter des Fleurs)

“ Jeter des Fleurs, c’est t’offrir en prémices
Les plus légers soupirs, les plus grandes douleurs.
Mes peines et mes joies, mes petits sacrifices
Voilà mes fleurs !”

  • Invoquer son Ange Gardien (extrait de Mon chant d’aujourd’hui)

“Mon Saint Ange gardien, couvre-moi de ton aile
Éclaire de tes feux la route que je suis
Viens diriger mes pas… aide-moi, je t’appelle
Rien que pour aujourd’hui.”

  • Nous ancrer en Dieu et reprendre force et courage dans les épreuves (extrait de Mes armes)

“Du Tout-Puissant j’ai revêtu les armes
Sa main divine a daigné me parer
Rien désormais ne me cause d’alarmes
De son amour qui peut me séparer ?”

  • Nous rappeler de quel amour infini nous sommes aimés (extrait de Moi, si j’avais commis)

“Oui, j’ai besoin d’un cœur, tout brûlant de tendresse,
Qui reste mon appui, et sans aucun retour,
Qui aime tout en moi, et même ma faiblesse
Et ne me quitte pas, ni la nuit ni le jour.”

En ce mois d’octobre, confions nos prières à celle qui a fait cette belle promesse : « Après ma mort, je ferai tomber une pluie de roses » !

Le grand remplacement ne doit pas concerner seulement certains quartiers

C’est pourquoi la secrétaire d’Etat chargée de la citoyenneté, Sonia Backès, propose de répartir les étrangers sur tout le territoire :

Encore un complot qui se réalise

C’est très sérieux, c’est BFM… :

Pour éviter la panne cet hiver, les pouvoirs publics cherchent tous les moyens pour aplanir les fameux pics de consommation: ces moments de la journée où les Français sont très nombreux à allumer plaques électriques, téléviseurs, lumières, chauffages…

L’un des principaux pics de consommation de la journée est entre midi et 14h, à l’heure du déjeuner. Pour faire des économies, RTE et les pouvoirs publics ont donc demandé à Enedis d’utiliser le compteur connecté Linky pour “débrancher” le maximum de ballons d’eau chaude du réseau à cet horaire, comme l’a repéré UFC-Que Choisir.

En clair, à partir du 15 octobre et jusqu’au 15 avril, les clients qui bénéficient d’un tarif heures pleines/heures creuses verront leur cumulus en activité la nuit seulement, et plus durant la journée.

Cette suspension temporaire “permettra d’économiser l’équivalent de 2,5 GW à 12h30 et de 1 GW à 13h”, nous explique Enedis.

Ce que sainte Rita veut, Dieu le veut…

En ces temps troublés, le recours à sainte Rita, l’avocate des causes désespérées n’est sans doute pas superflue… Les éditions Via Romana viennent justement de publier une biographie de sainte Rita, dernier espoir des causes perdues, rédigée par Marie Allain, diplômée en lettres, ayant enseigné de nombreuses années à l’Institut français de Florence.

Sainte Rita de Cascia (1381-1457), contemporaine de sainte Jeanne d’Arc, est, selon le mot de Jean-Paul II, « la sainte la plus populaire, avec saint Antoine de Padoue ». Elle est l’avocate des causes désespérées. Épouse sans rancune, elle fut une mère aimante dans une Italie ravagée par la guerre, la peste et les tremblements de terre, et connut les joies et les peines de la vie conjugale. Frappée par la perte de son époux puis celle de ses enfants, elle pardonne aux assassins de son mari et trouve la force de rétablir la paix dans sa ville natale déchirée par la vendetta ; offrant ses souffrances à son Sauveur, elle s’est hissée jusqu’à la croix.

Veuve devenue sœur augustine et stigmatisée au front, elle opéra des guérisons miraculeuses depuis sa cellule et même après sa mort. Son corps n’a pas été corrompu par la mort et elle a été canonisée en 1900, grâce à la force de la ferveur populaire. Sa réputation de thaumaturge a fait le tour du monde.

Intention de prière [Addendum]

Un lecteur fidèle du Salon beige, par ailleurs contributeur en articles, demande de prier pour son épouse Cécile, sage-femme, malade d’une récidive d’un cancer du sein.

Elle est hospitalisée car son foie fonctionne très mal.

Elle voue une grande dévotion à Sainte Jeanne Beretta Molla, dont nous souhaitons aujourd’hui le centenaire de la naissance. Elle est d’ailleurs allée en famille sur les lieux où a vécu Sainte Jeanne Beretta Molla.

Un lecteur du Salon beige

Addendum vendredi 7 octobre :

Son épouse est décédée le 6 en fin d’après-midi.

RIP

L’Arménie seule au monde, face à l’Azerbaïdjan et à la Turquie

De notre envoyé spécial Antoine Bordier, auteur de Arthur, le petit prince d’Arménie (éd. Sigest) :

Dans la nuit des 12 et 13 septembre, l’Azerbaïdjan bombarde plusieurs positions dans l’est et le sud-est de l’Arménie. L’Arménie riposte tant bien que mal. L’Azerbaïdjan a conquis du terrain. En tout, près de 500 morts de part et d’autre, dont des villageois. Après les déclarations de l’ONU, de l’Union Européenne, de la France, du Vatican, et d’autres pays, pour un appel au cessez-le-feu, et, en dehors de toute condamnation de l’invasion azérie, l’Azerbaïdjan et la Turquie massent leurs troupes pour envahir l’est et le sud de l’Arménie. Eclairage sur une invasion imminente pour l’Arménie, face au reste du monde, qui regarde…ailleurs.

L’Arménie, aux yeux du monde, vaudrait-elle moins que l’Ukraine ? La réponse est, hélas, positive. Alors que parmi ses amis, se comptent des pays, comme la France, qui ont fait des Droits de l’Homme et de l’égalité leur idéologie phare. Sauf pour l’Arménie, qui n’a pas les mêmes droits et qui s’enfonce dans la nuit. Deux poids, deux mesures. Deux guerres, deux engagements opposés. Un horizon de tristesse s’est abattu sur ce petit pays de Transcaucasie, que j’appelle confetti, coincé entre la Turquie, à l’ouest, l’Azerbaïdjan à l’est, la Géorgie au nord et l’Iran au sud. L’été se termine et l’hiver pointe le bout de son nez. Comment en sommes-nous arrivés-là ?

A son époque la plus glorieuse, l’Arménie s’étendait de la mer Méditerranée à la mer Caspienne. La Turquie n’existait pas, ni l’Azerbaïdjan. Nous sommes au 1er siècle avant JC. Depuis, l’Arménie a perdu 90% de son territoire. Elle a, toujours, été l’objet de convoitises, d’injustices, de jalousies, d’invasions et de persécutions religieuses. Sans doute, parce que l’Arménie est la première nation du monde à embrasser le christianisme, en 301, après JC. Dieu seul le sait.

Le génocide contre les Arméniens perpétré par les Turcs est passé, malheureusement, par là. Nous sommes le 24 avril 1915. Jusqu’en 1923, plus d’1,5 millions d’Arméniens vont périr dans des conditions abominables, inhumaines. En 1939, Hitler avait dit : “ Qui se souvient des Arméniens ? ” pour justifier la future Shoah. La question est de nouveau posée, et, la réponse paraît d’une évidence macabre. L’histoire funeste et mortifère, où les hypocrites, les lâches, les traitres, les criminels et les menteurs sont plus nombreux que les innocents, que celles et ceux qui ont soif de joie, de justice, de liberté, de paix et de vérité, se répète aujourd’hui, sous le regard vitreux du monde. Deviendrait-il complice ce monde qui n’appelle plus un dictateur, dictateur, une guerre, guerre, un terroriste, terroriste ? A ce stade-là, on ne peut plus, naïvement, parler d’aveuglement. Mais, peut-être, que ce monde-là a oubliél’histoire de l’Arménie, qui est, aussi, la sienne.

Une indépendance pour quoi faire ?

Le 21 septembre 1991, c’est jour de fête en Arménie qui vit son 1er jour d’indépendance, à la suite de l’effondrement de l’ex-URSS. Pendant 30 ans, la nouvelle démocratie chrétienne pousse au milieu de ces voisins musulmans qui s’impatientent et élaborent leur plan d’invasion. Pour Ilham Aliev, l’autocrate-dictateur, dont le régime est comparé à celui de Pyongyang, les Arméniens sont, ouvertement, des « chiens ». Il ne s’en cache pas. Il le dit haut et fort. Impossible de ne pas l’entendre. Pour Recep Tayyip Erdogan, qui reste dans le déni et le fait savoir, la reconnaissance par Joe Biden en avril 2021 du génocide des Arméniens par les Turcs est « sans fondement, injuste et contraire à la réalité ». Il se ment à lui-même.

Le 27 septembre 2020, l’Azerbaïdjan entre en guerre dans le Haut-Karabakh, région que Staline a spoliée et donnée indûment à l’Azerbaïdjan en 1921. Mais, où vivent 90% d’Arméniens. Staline avait, d’ailleurs, accepté, dans un premier temps, que ces terres reviennent à l’Arménie. Puis, comme à son habitude, en fonction de ses propres intérêts et du fameux principe qu’il applique avec une efficacité redoutable : “ divisons pour régner ”, il fait volte-face. Lors d’une première guerre entre 1991 et 1994, l’Arménie récupère ses territoires. Ils sont repris, près de 30 ans plus tard, en 44 jours, entre le 27 septembre et le 9 novembre 2020 par l’Azerbaïdjan. 44 jours seulement auront suffi pour ouvrir de nouveau la boîte de Pandore ! 44 jours…

Alors que les importations de gaz azéri bondissent en France et en Europe – pour remplacer le gaz russe – dans les nuits des 12 et 13 septembre l’Azerbaïdjan bombarde l’Arménie sur une ligne frontière de 200 km. Les environs de Kapan (la ville la plus au sud), de Goris, du Lac Sev, de Jermouk, de Sotk, et d’Artanish sont touchées en plein coeur. Près de 50 km2 tombent aux mains des Azéris. Le monde ouvre un œil, et le referme.

La Russie engluée joue aux échecs sur le plateau arménien

Malgré la convention de sécurité signée entre l’Arménie et la Russie, reconduite à plusieurs reprises, qui est sensée assurer sa protection, l’armée russe présente en Arménie, à Gyumri et à Erebouni, n’est pas intervenue. En tout, la présence militaire russe avoisine les 5000 hommes, selon certaines sources locales. Elle a, d’ailleurs, renforcé sa présence et sa puissance de feu à plusieurs reprises au cours de ses 10 dernières années. Il faut y ajouter ses 2000 Casques bleus déployés dans la région du Haut-Karabakh pour assurer le cessez-le-feu du 9 novembre 2020. Malgré cette présence significative et le fait que l’Arménie soit, également, membre de l’Organisation du Traité de Sécurité Collective, l’OTSC, (qui regroupe, aussi, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Russie et le Tadjikistan), elle reste seule. Eternellement seule. De fait, personne n’a empêché les troupes d’Ilham Aliev de bombarder l’Arménie. Personne, ni Joe, ni Vladimir, ni Ursula.

Du coup cette question se pose : A quoi joue Vladimir Poutine, qui s’est engagé « personnellement dans le dossier » ? Il joue aux échecs.

Englué en Ukraine, au moment même où les troupes ukrainiennes reprenaient du poil de l’ours tout en faisant reculer l’armée russe de la région de Kharkiv, Poutine plie mais n’a pas rompu. Par contre, Aliev a bombardé. Avec son accord ? Probablement. Comment en serait-il autrement avec une telle présence militaire russe ?

Il ne peut pas dire : « Je ne savais pas. » Il sait et il a laissé faire… La partie d’échecs continue.

Le bras armé d’Erdogan, Aliev, donc, ne rêve que d’une seule chose : faire plaisir à son grand-frère turc et réaliser leur rêve commun. Le Panturquisme, idéologie du 19è, consiste à unir les pays turcophones dans un nouvel empire.L’acte 1 est l’union de la Turquie et de l’Azerbaïdjan, sur l’autel du peuple arménien, en envahissant tout le sud et l’est de l’Arménie, ce qui permettrait de relier directement les deux pays. Quant à la Russie ?

Poutine laisse, donc, pour l’instant, faire Erdogan et Aliev. Ses priorités : l’Ukraine et la (re)composition d’un nouvel empire, le sien, qu’il veut agrandir militairement à l’ouest (avec l’Ukraine) et prolonger, pacifiquement et économiquement, au sud et à l’est. Il vend des armes à l’Azerbaïdjan, s’allie avec l’Iran, la Chine et l’Inde pour remettre au goût du jour La Route de la Soie et inféoder tous les pays limitrophes qui en seraient à la fois bénéficiaires et dépendants. Avec Erdogan, son ennemi d’hier ? Oui et non. Il y a un an, Poutine faisait bombarder des mercenaires à la botte d’Erdogan. Aujourd’hui, ils sont bras dessus, bras dessous, comme deux vieux copains. La géopolitique et un nouvel ordre (désordre) mondial est en-cours. Pas simple, avec ces alliances qui se font et se défont à la vitesse éclaire des victoires et des défaites militaires.

Tigran Yégavian, un expert-visionnaire

Ce jeune trentenaire connaît bien la situation. Né à Paris dans les années 80, il a grandi à Lisbonne. Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et de l’Institut des langues et civilisations orientales (INALCO), il est titulaire d’un Master de recherche en politique comparée avec la spécialité monde musulman. Il a vécu en Syrie, au Liban, en Turquie et en Arménie. Il s’est spécialisé, par la suite, sur la question des chrétiens d’Orient et sur le sujet de la diaspora. Il a enseigné la géopolitique des chrétiens d’Orient au Centre Sèvres, à Paris. Aujourd’hui, il est chercheur au Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R), et il est membre du comité de rédaction de la revue de géopolitique Conflits. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont : Minorités d’Orient, les oubliés de l’histoire, chez Le Rocher, paru en 2019 ; Géopolitique de l’Arménie, chez Bibliomonde paru cette année.

« Ce qui se passe, actuellement, en Arménie avec l’Azerbaïdjan, dépasse de loin la lecture locale. L’Arménie est une pièce d’un échiquier géopolitique qui oppose plusieurs puissances post impériales et régionales : la Russie, la Turquie, l’Iran, Israël… Il s’agit pour les Russes et les Turcs de reproduire dans le Caucase du sud le scénario de la Syrie, en mettant en place un processus d’escalade, de désescalade, et de cession de territoires. L’Arménie, malheureusement, n’est qu’une pièce de ce jeu. Récemment, les Etats-Unis tentent de prendre pied dans la région afin de contrebalancer le poids de la Russie en position de faiblesse et voient dans l’Arménie un balcon sur l’Iran. De son côté, Israël appuie l’Azerbaïdjan qu’il considère comme l’arrière-cours de son ennemi iranien. Au centre du jeu, l’Arménie souffre de son isolement diplomatique et du comportement de la Russie qui la considère comme une variable d’ajustement.  Il faut s’élever et sortir de la centralité arméno-azerbaïdjanaise. Cette grille de lecture est obsolète. La rivalité est géopolitique. Elle concerne les anciens empires. »

Tigrane n’est pas très optimiste pour la suite. Pour lui, tous les clignotants sont au rouge.

« Nous assistons à une répétition tragique de l’histoire. Cela me rappelle l’année 1920 quand l’Arménie s’était faite agressée par l’armée kémaliste. Et, que les bolchéviques étaient intervenus non pas pour sauver l’Arménie, mais pour se partager l’Arménie. »

L’Arménie, seule au monde ?

Depuis la nuit bombardée des 12 et 13 septembre, les manifestations à l’intérieur du pays contre Nikol Pachinian, le Premier ministre réélu en 2021, n’ont pas cessé. L’opposition appelle à sa démission. Pendant ce temps-là, les anciens vieux lions du régime, comme Levon Ter-Petrossian, qui fut le 1er Président de la République d’Arménie, Robert Kotcharian (le second) et Serge Sarkissian, ceux qui ont subi la « révolution de Velours », qui a porté démocratiquement cet ancien journaliste au pouvoir, se taisent. Ils attendent, alors qu’ils viennent de se réunir autour de Karekine II, le Catholicos pour tous les Arméniens apostoliques. Rien n’a filtré de cette réunion, qui a eu lieu il y a quelques heures.

Pour Tigrane : Pachinian n’est pas clair, « il est opaque ». Dans les coulisses du pouvoir et face à cette recomposition géopolitique de grande envergure, qui dépasse de loin ce petit pays confetti, quels sont ses marges de manœuvres ? Qu’a-t-il fait depuis 2020, depuis la signature du cessez-le-feu avec l’Azerbaïdjan ?

A son échelle, il est un peu comme Poutine : englué. Il s’est mis à dos la moitié de la population (de moins de 3 millions d’habitants). Et, surtout, il a perdu une partie du soutien légitime de son armée. A tel point qu’il y a un an, il renvoyait son chef d’état-major, accusé d’avoir fomenté un « coup d’Etat ». Dans la nuit du 4 au 5 mars 2021, son décret de destitution du général Onik Gasparian entrait en vigueur. Alors, l’armée est-elle prête à répondre à une invasion de l’Azerbaïdjan et de la Turquie qui aurait amassé près de 45 000 hommes ?

Le pasteur René Léonian a vécu 17 ans en Arménie, entre 1994 et 2011. Il était dans les coulisses du pouvoir et il a gardé beaucoup de contacts au plus haut niveau. Chaque année, il revient plusieurs fois par an en Arménie pour visiter la communauté évangélique. Il s’occupe, également, de nombreuses œuvres caritatives. Sur la question militaire, le pasteur répond :

« Seule, l’Arménie n’est pas capable de se défendre. Au niveau de la mobilisation des réservistes et de sa population, il est vrai qu’il y a du potentiel. Mais, la solution urgente est que le Conseil de Sécurité envoie, dès maintenant, des Casques bleus. »

Il adresse, de France, un message à l’Azerbaïdjan et à la Turquie :

« Renoncez à votre politique d’extermination des Arméniens. Et, respectez le territoire souverain de l’Arménie. Cessez d’insuffler à votre population, à sa jeunesse, dans son éducation et sa culture, la haine des Arméniens. Réunissons-nous pour construire une paix durable. »

Sera-t-il entendu ? La partie d’échec n’est pas terminée.

Les grands de ce monde : des paroles mais pas d’acte  

Il y a quelques jours, le 21 septembre 2022, c’était la 31e journée anniversaire de l’Indépendance de l’Arménie. Mais ce jour-là, comme je l’ai dit plus haut, l’Arménie est triste et ne fête rien. Pachinian a tout annulé. Kristina une jeune fille de moins de 30 ans, croisée place de la Liberté, à Erevan, s’exprime ainsi : « Nous sommes terrorisés. Ils nous ont même pris notre joie… » Près de l’Opéra, un groupe de garçons entoure un jeune cul-de-jatte de 20 ans, Tigran : « Oui, ils m’ont pris ma vie et la moitié de mon corps ». Le silence est d’or. Difficile d’interviewer ce survivant. Un frisson glacial vous prend alors qu’il fait 33°C.

Dans les rues d’Erevan, il y a moins de monde que d’habitude. Même si les Russes sont là. Entre touristes et expatriés de force pour échapper aux conséquences des mesures de rétorsion de l’ouest et du décret de mobilisation de Poutine, leur nombre a été multiplié par deux en l’espace de quelques jours.

Zara Nazarian, la directrice du média digital Le Courrier d’Erevan, « a fêté le 21 septembre. Habituellement, je ne le fêtais pas. Mais, cette fois-ci, j’ai décidé de fêter cette journée anniversaire ». Cette francophone et francophile est une personnalité à part entière. Née en Géorgie, à Tbilissi (la capitale), elle a fait toutes ses études à l’Université d’Etat de Moscou, Lomonossov. Elle a étudié le journalisme pendant 6 ans, à la faculté de journalisme. Puis, elle participe au développement du quotidien national Respoublika Armenia, dans les années 90. Après son diplôme en poche, elle s’expatrie en 1992 en Arménie pour retrouver ses racines arméniennes. Puis, ce sera Paris, pour y apprendre l’Hébreu et tenter l’ENA. Après l’ENA, qu’elle a réussi, elle intègre Renault en France. En 2004, elle retourne en Arménie et travaille chez Pernod-Ricard. En 2012, elle retrouve la plume et lance son média Le Courrier d’Erevan. En 2018, elle devient Secrétaire Générale de l’Union de la Presse Francophone (UPF), qui « regroupe 56 pays et 2500 journalistes ». Sur la situation, elle n’hésite pas à dire : « Oui, aujourd’hui, j’ai peur pour mon pays. Que font les grands de ce monde ? Ils parlent, dénoncent, mais, finalement, ne font rien. »

Pelosi, Macron et Ursula 

Du côté de Jean-Christophe Buisson, le Directeur-adjoint du Figaro Magazine, qui suit de très près la menace grandissante :

« Une invasion commence toujours par des mobilisations de troupes à la frontière, ce qui était le cas avec l’Azerbaïdjan avant le 13 septembre et ce qui est toujours le cas. Est-ce que le parapluie russe restera ouvert pour protéger les Arméniens ? Pas sûr. Je crains que la Russie et la Turquie ne s’entendent une nouvelle fois sur le dos des Arméniens. En France, il y a une vraie mollesse de notre gouvernement actuel. Il n’en parle même pas. Madame Colonna est totalement silencieuse sur le sujet. Les ambassades de France, de Grande-Bretagne et des Etats-Unis diffusent même des cartes de régions d’Arménie fortement déconseillées à leurs ressortissants : ce sont exactement celles convoitées par l’Azerbaïdjan. Comme si, elles anticipaient l’invasion prochaine. Comme si, elles en admettaient le principe, voire l’inéluctabilité. »

Aux Etats-Unis, Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants américaine, venue en Arménie les 17 et 18 septembre (son voyage était prévu de longue date) s’est muée, indirectement, en porte-parole de Joe Biden :

« Nous condamnons fermement ces attaques, au nom du Congrès (américain), qui menacent la perspective d’un accord de paix si nécessaire… L’Arménie a une importance particulière pour nous en raison de l’accent qui a été mis sur l’aspect sécuritaire après les attaques illégales et meurtrières de l’Azerbaïdjan sur le territoire arménien. »

Mais que fera Joe Biden la prochaine fois ?

En France, Emmanuel Macron a téléphoné le 13 septembre à Ilham Aliev afin de : « mettre fin aux hostilités et de revenir au respect du cessez-le-feu » a indiqué l’Elysée. Et, après ?

Du côté d’Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, qui avait déclaré en se rendant à Bakou pour signer l’accord sur le gaz, le 18 juillet dernier, que l’Azerbaïdjan était « un partenaire fiable », le 13 septembre a dû être le jour de « tous les dangers », pour elle-même et pour son avenir politique. Elle doit, encore, s’en mordre le bout des ongles vernis. Mais, au fond, ce n’est pas grave, car les Européens se chaufferont cet hiver au gaz azéri, mêlé du sang arménien. Fini le gaz russe…Celle qui s’affiche aux couleurs bleu et jaune, celles du drapeau ukrainien, s’affichera-t-elle aux couleurs du drapeau arménien, rouge-bleu-orange (abricot) ? Vite.

Vite des Casques bleus de l’ONU pour l’Arménie

Ce qui est certain, c’est qu’au moins, le député européen François-Xavier Bellamy défend les couleurs de l’Arménie avec la faconde de son élocution brillante qu’on lui connaît. Qui d’autres : Catherine Colonna, ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères qui se bataille avec Gérald Darmanin sur le sujet du consulat de France en Algérie ? Non, rien, silence complet. Peut-être le ministre des Armées, Sébastien Lecornu ? Non, il est accaparé par la reconstitution de nos propres stocks d’armes…

Après les paroles tièdes, il faut, de toute urgence, des actes forts pour arrêter l’invasion qui se prépare. Si elle a lieu, et, c’est plus que probable, qui viendra « sauver le soldat Arménie » ? Vite des Casques bleus…

De notre envoyé spécial Antoine BORDIER

Photos A.Bordier, France-Diplomatie et Lydia Kasparian

La cathédrale de Bogota vandalisée par des militants pro-avortement

Dans la nuit du 28 septembre, un groupe de personnes ont quitté une manifestation pro-avortement qui se tenait dans la capitale, et, le visage masqué, se sont rendus à l’entrée de la cathédrale et ont tagué les murs avec des slogans en faveur de l’avortement. 4 femmes impliquées dans cet incident ont été placées en détention.

Les vandales prenaient part à la Journée de la dépénalisation et de la légalisation de l’avortement. Les manifestants ont notamment exigé dans les discours qu’un avortement «légal et sûr» soit autorisé en Colombie. L’IVG jusqu’à 24 semaines de grossesse a été dépénalisée par la Cour constitutionnelle en février 2022. Mais ils demandent cependant que les règles soient encore assouplies, comme c’est toujours le cas avec la culture de mort, qui exige une fuite en avant.

Dans une déclaration du 29 septembre, l’archidiocèse de Bogotá a déclaré:

«Nous rejetons toute forme de violence en actes et en paroles, nous exigeons de la civilité de la part des promoteurs et des participants aux marches et aux protestations, nous demandons aux autorités de garantir la vie, l’honneur et les biens des citoyens.»

Le président du Mouvement catholique de solidarité, Samuel Ángel, a annoncé le dépôt d’une plainte contre «ces terroristes»

Face au genre : comprendre et donner des clés aux éducateurs

Après avoir organisé un colloque sur la question de “l’identité de genre” chez les enfants et les adolescents le 20 novembre 2021 à Paris, Juristes pour l’enfance publie un ouvrage collectif réunissant les travaux d’une dizaine d’experts (pédopsychiatre, neurochirurgien, psychologue, docteur en philosophie, juristes, directeur d’établissement scolaire etc.).

En effet, de plus en plus d’enfants et d’adolescents revendiquent une “identité de genre” différente de leur sexe biologique, notamment au sein des établissements scolaires. Un phénomène qui laisse le plus souvent la communauté éducative démunie et sans réponse.

Soutenir que chacun, dès son plus jeune âge, devrait pouvoir auto-déterminer son identité de genre en fonction de son ressenti, est-ce servir l’intérêt de l’enfant ?

Ce livre se fonde sur l’expertise et l’expérience de juristes pour analyser les enjeux sociaux et l’évolution qui s’opère, mais aussi de chirurgiens et de praticiens hospitaliers pour identifier les actes médicaux qu’une “transition” entraîne chez des mineurs et leurs conséquences à long terme.

L’enquête de terrain et les témoignages de personnes en questionnement de genre font de cette approche pluridisciplinaire un ouvrage essentiel dans lequel trouver toutes les clés de compréhension et de discernement afin de comprendre et d’accompagner de façon constructive les jeunes concernés.

Les auteurs :

  • Aude Mirkovic, Maître de conférence en droit, directrice juridique de Juristes pour l’enfance
  • Olivia Sarton, Juriste et directrice scientifique de Juristes pour l’enfance
  • Christian Flavigny, Pédopsychiatre, psychanalyste
  • Anne-Laure Boch, Neurochirurgien, Docteur en philosophie
  • Jérôme Brunet, Ancien chef d’établissement, Consultant, Coach, Formateur
  • Inès de Franclieu, Déléguée générale de l’association Com’je t’aime
  • Claire de Gatellier, Présidente de Famille et Liberté
  • Sabine Le Conte, Juriste, Référente « école » pour l’association Juristes Pour l’Enfance
  • Rita de Roucy, Psychologue clinicienne psychothérapeute

Qui est Sainte Jeanne Beretta Molla dont nous fêtons aujourd’hui 4 octobre, le centenaire de la naissance ?

Jeanne Beretta est née à Magenta, en Italie, le 4 octobre 1922, dixième de 13 enfants. Dès son enfance, elle accueille avec une adhésion totale le don de la foi et une éducation fortement chrétienne qu’elle reçoit de ses parents extraordinaires.

Docteur en médecine et en chirurgie en 1949 à l’Université de Pavie, elle ouvre en 1950 un dispensaire à Mesera, près de Magenta. Elle se spécialise en pédiatrie à l’Université de Milan en 1952 et préfère parmi ses assistés, les mamans, les enfants, les personnes âgées et les pauvres.

Alors qu’elle remplit sa charge de médecin, qu’elle ressent et pratique comme une véritable mission, elle accroît encore son engagement dans l’Action Catholique, en se donnant généreusement pour les “plus jeunes” et, en même temps, elle exprime en faisant du ski et de l’alpinisme, sa grande joie de vivre et de jouir du charme de l’oeuvre de Dieu dans la nature.

Elle s’interroge alors, prie et fait prier pour sa vocation qu’elle considère comme un don de Dieu.

En choisissant l’appel au mariage, elle y répond avec tout son enthousiasme et elle s’y donne totalement “pour former une famille vraiment chrétienne”.

Elle se fiance avec l’ingénieur Pierre Molla et, durant les fiançailles, elle est radieuse par son comportement et par son sourire. Elle en remercie sans cesse le Seigneur. Jeanne se marie le 24 septembre 1955. Elle est une femme heureuse. En novembre 1956, elle devient maman pour la première fois : Pierre-Louis naît. Puis en décembre 1957, c’est la naissance de Mariolina. En juillet 1959, celle de Laure, la troisième. Elle sait harmoniser avec simplicité et équilibre ses devoirs de mère, d’épouse et de médecin ainsi que sa grande joie de vivre.

En septembre 1961, vers le deuxième mois d’une nouvelle grossesse, elle connaît la souffrance et le mystère de la douleur : un fibrome à l’utérus apparaît. Il faut l’opérer. Tout en sachant les risques que cela comporte de continuer la grossesse, elle supplie le chirurgien de ne pas recourir à l’avortement, mais de sauver la vie qu’elle porte en elle. Jeanne se confie par la prière à la Providence.

Quelques jours avant l’accouchement, tout en se confiant pleinement à la Providence, elle est prête à donner sa vie pour sauver celle de son enfant : “Si vous devez décider entre moi et l’enfant, n’hésitez pas : choisissez, et je l’exige, l’enfant. Sauvez-le”. Le matin du 21 avril 1962, Jeanne-Emmanuelle est née, saine et sauve. Le matin du 28, malgré tous les efforts et les soins pour sauver aussi la mère, au milieu de douleurs indicibles, après avoir répété : “Jésus, je t’aime. Jésus, je t’aime”, Jeanne meurt saintement. Elle a 39 ans.

Jeanne est béatifiée par Jean Paul II le 24 avril 1994 et canonisée le 16 mai 2004.

La fête liturgique de Sainte Jeanne est le 28 avril

Racisme anti-blancs

Une réalité :

« Un ministre mis en examen doit quitter le gouvernement »

Mais ça c’était avant :

Eric Dupond-Moretti, ministre de la justice, s’est vu signifier lundi 3 octobre, par les magistrats de la commission d’instruction, son renvoi devant cette juridiction pénale pour être jugé pour « prises illégales d’intérêts ». Ce délit est passible de cinq ans d’emprisonnement et d’une amende de 500 000 euros.

Le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, est mis en examen depuis le 23 septembre. La justice le soupçonne de « prise illégale d’intérêts » dans les relations entre l’Etat et le puissant opérateur de fret Mediterranean Shipping Company (MSC), l’un des leaders mondiaux du secteur. M. Kohler est également placé sous statut de témoin assisté pour trafic d’influence dans ce même dossier.

La Cour Suprême des Etats-Unis est en train de corriger les excès des années 70

La Cour suprême des Etats-Unis entame une nouvelle session qui pourrait se conclure par d’autres revirements, notamment pour le lobby LGBT.

En juin, la Cour suprême a révoqué l’arrêt sur l’avortement, sacralisé le droit au port d’armes, renforcé la place de la religion dans la sphère publique et limité les pouvoirs de l’agence chargée de la protection de l’environnement.

Ilya Shapiro, expert au sein de l’institut conservateur Manhattan, estime ainsi que la haute juridiction est en train de corriger les excès des années 70. Pour lui, l’arrêt qui a défini en 1978 le cadre légal pour les programmes de discrimination positive dans les universités est le prochain “dans le collimateur de la Cour”. Le 31 octobre, celle-ci consacrera en effet une audience aux mécanismes de sélection en place au sein de la prestigieuse université Harvard et de l’université publique de Caroline du Nord. Ces établissements, comme beaucoup d’autres, prennent en compte des critères ethniques pour assurer la diversité des étudiants. Ces politiques, parfois qualifiées de “racisme à l’envers”, ont toujours fait l’objet de contestations à droite mais jusqu’ici, les recours ont toujours échoué.

Cinq ans après avoir donné raison à un pâtissier chrétien qui ne voulait pas vendre un gâteau de mariage à un couple d’hommes, la Cour suprême reviendra également sur ce sujet sensible, saisie cette fois par un créateur de site internet. En 2018, elle avait rendu une décision à portée limitée. Cette fois, elle pourrait autoriser plus largement les commerçants, dont les produits ont une nature “créative”, à violer les lois anti-discriminations au nom de leurs convictions religieuses.

Atteintes à la laïcité à l’école : le ministre sera “ferme”… comme ses prédécesseurs

Pap Ndiaye montre les dents :

Notre réponse est et sera ferme à ce sujet : le rappel de la loi de 2004 qui interdit le port de signes religieux ostensibles dans le cadre scolaire, ça, c’est la base. C’est la loi de 2004 et il ne s’agit pas de transiger sur cette loi, nous sommes tout à fait stricts à ce sujet

Comme Blanquer qui voulait des réponses fermes :

Dans le sillage de l’assassinat de Samuel Paty, des réponses plus fermes aux atteintes à la laïcité à l’école

Comme Vallaud-Belkacem, qui déclarait au Figaro

Je serai ferme vis-à-vis de tout manquement au principe de laïcité

Comme Peillon, qui agissait contre le communautarisme

Face aux communautarismes, Vincent Peillon présente sa “charte de la laïcité”. Le texte du ministre de l’éducation nationale, que “Le Monde” publie en intégralité, est censé rappeler les règles du “vivre-ensemble”.

Face à l’islam, l’allahicité ne cède rien…

Chronique des cinglés

Une femme transsexuelle a été condamnée pour des tags anti-LGBT (LGB ou LGBT ? J’ai du mal à suivre).

Elle ou il, on ne sait plus, a été condamné à une amende de 300 euros, pour avoir tagué, avec son compagnon, des inscriptions anti-LGBT à Toulon, alors qu’une marche homosexualiste était organisée samedi 24 septembre.

Les deux mis en cause ont expliqué avoir commis ces faits pour exprimer leur désaccord avec la visibilité donnée aux causes défendues par les mouvements LGBTQIA +.

La justice, souvent prompte à juger du caractère déséquilibré de certains malfaiteurs, n’a rien trouvé à redire dans le cas présent…

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