Encore une gifle pour Darmanin
Le 23 octobre, Olivier Véran, ministre délégué chargé du renouveau démocratique et porte-parole du gouvernement, qualifiait de « petit cahot »un premier jugement belge rejetant l’application du mandat d’arrêt européen délivré à l’encontre de l’imam Iquioussen pour « soustraction à l’exécution d’une mesure d’éloignement ».
Le 15 novembre, la Cour d’appel de Mons confirme le refus de renvoyer en France ce « frériste ».
Que les Belges le gardent.
Entre immigration massive et politique nataliste, il faut choisir
De Jean-Frédéric Poisson sur Causeur :
Alors que le vieux continent connaît d’innombrables problèmes sociaux, culturels, sécuritaires à la suite d’un demi-siècle d’immigration massive, les simples propos d’un député sur les migrants ont provoqué les cris d’orfraie de toute la classe politique. Dans le même temps, Gérald Darmanin a annoncé vouloir intensifier ce processus migratoire en accordant davantage de titres de séjours à des travailleurs clandestins sous prétexte que ces derniers se trouvent dans des secteurs d’activité « tendus ». Il provoque ainsi un appel d’air à destination des migrants traversant la Méditerranée, de plus en plus nombreux suite à la bombe démographique africaine[1]. En parallèle à cette immigration sans frein qu’il est interdit de contester, l’Europe connaît un hiver démographique[2] sans précédent, le tout favorisé par un discours écologiste dé-nataliste. Plutôt que de lancer un vaste plan nataliste en France, les idéologues modernes expliquent donc que l’immigration représente pour les pays développés la seule solution pour « permettre de combler le solde démographique naturel, d’ores et déjà négatif» [3]. Notre société est devenue tellement passive face aux défis modernes qu’elle nous exhorte à accepter la fameuse « transition démographique » artificielle promue par Emmanuel Macron au lieu d’exalter la solution naturelle que toute société saine devrait défendre.
À rebours des progressistes qui nous assènent un discours fataliste (« il n’y a rien à faire contre les flux migratoires ») et culpabilisateur (« il faut avoir moins d’enfants pour sauver la planète »), nous devons être résolument tournés vers le futur de notre pays. Et cela passe par la démographie. Ainsi, nous souhaitons promouvoir pour la France, et pour l’avenir de notre continent, la relance de la natalité et la fin de l’immigration massive, par humanisme et par réalisme ! Par humanisme, car tout déracinement d’un individu à sa terre est un drame absolu, surtout si nous n’avons à lui offrir que des conditions de vie lamentables. Par réalisme par ce que, au-delà des questions économiques, la question démographique est indissociable de la question de l’éducation : quels Français voulons-nous pour demain ? Que nous importe que nous ayons chaque année 300 000, 400 000 ou 500 000 naissances supplémentaires si nous ne sommes pas capables d’éduquer correctement cette jeunesse ? Or, l’immigration massive présente justement un problème éducatif : nous sommes devenus incapables d’assimiler les masses qui se présentent à nos frontières, qu’en sera-t-il demain de leurs enfants et petits-enfants ? François Bayrou, notre nouveau « commissaire au plan », a eu le mérite d’évoquer ce problème aux derniers États généraux de la natalité : pour lui, la solution migratoire n’est « pas une solution d’évidence », notamment parce qu’elle « présente des difficultés sociales et culturelles»[4].
Nous rajouterons, parce que ce sujet doit être abordé pour de bon, que la « politique nataliste » ne présente pas en soi de problème écologique, contrairement à ce qui est affirmé par ceux qui prophétisent la fin de l’espèce humaine sur tous les plateaux de télévision. Puisqu’il est avéré qu’une famille de trois enfants en France (3.221 Kg de CO2 par an) a un bilan carbone moins important qu’un célibataire globalement plus consumériste (10.685 Kg de CO2 par an)[5], pourquoi défendent-ils sans cesse la dé-natalité ? Si vraiment l’empreinte carbone est la clé du problème environnemental, alors pourquoi ne voit-on pas les adeptes d’Attac, d’Extinction-Rébellion ou de Dernière Rénovation promouvoir des politiques familiales ? À l’inverse, il n’est pas vraiment sérieux de prétendre vouloir sauver les générations futures en stérilisant les générations présentes : l’« éco-anxiété » dont souffriraient certains jeunes[6] biberonnés aux scénarios de science-fiction du GIEC[7] ne doit pas les empêcher d’avoir un raisonnement censé… Qu’ils se concentrent d’abord sur les porte-conteneurs, fruits de la mondialisation sauvage, et qui représentent chaque année 2,6% des émissions mondiales[8], avant de stériliser notre avenir.
Ainsi, la question écologique ne sera pas réglée par la dénatalité de l’Europe. Et la question de l’hiver démographique européen ne doit pas être réglée par l’immigration, mais par une véritable politique nataliste. Celle-ci doit permettre aux foyers de vivre dans des conditions décentes, dans un logement adapté à la taille d’une famille, avec des emplois stables pour au moins l’un des membres de la famille, et suffisamment de pouvoir d’achat pour prendre soin des enfants. Or, force est de constater que l’inverse est appliqué actuellement : les jeunes générations souffrent d’instabilités brutales sur le plan économique ou en termes d’emploi, elles sont souvent démotivées faute de logement adapté pour agrandir la famille, elles sont particulièrement touchées par les impôts depuis que le plafond du quotient familial a été raboté par deux fois en 2014. Et que dire du pouvoir d’achat actuel des Français torpillé par la politique économique désastreuse de nos gouvernants et par la crise qui s’aggrave de jour en jour ?
La situation actuelle est-elle en mesure de promouvoir la natalité, de permettre aux parents de donner une éducation adaptée à leurs enfants et aux écoles une instruction même basique ? Notre modèle social est-il en mesure de promouvoir les solidarités familiales indispensables à la stabilité et à la confiance en soi des jeunes couples ? Ou bien ne promeut-il au contraire qu’un individualisme coupable et une lutte des sexes stérile ? Nous sommes au carrefour de notre civilisation : l’avenir de nos enfants se joue autour de cette question démographique. Il est crucial que nous y mettions les moyens adéquats en repensant la famille et en l’aidant à s’épanouir dans un monde qui semble l’avoir oubliée, ou qui ne la considère que sous son aspect purement économique.
Omerta, le média interdit
Lu dans la lettre de Valeurs Actuelles :
La censure woke a encore frappé. Face aux pressions d’activistes trans, le Théâtre du Gymnase boycotte la soirée de lancement du nouveau média Omerta, prévue le 16 novembre. Depuis le début de sa campagne d’abonnements, le média d’investigation affronte les interdits à répétition. La promesse éditoriale du directeur de la rédaction Régis Le Sommier n’a pas plu à la bien-pensance. « Avec Omerta, nous allons révéler des choses, pénétrer dans des endroits où l’on n’est pas censé être, pousser des portes que l’on n’est pas censé ouvrir », avertit le grand reporter de guerre. À l’affiche, un documentaire sur le conflit ukrainien, un reportage sur la guerre en Arménie et une enquête sur l’idéologie trans. Un programme que tout le monde n’a pas vu du même œil. Pendant trois jours, Twitter a bloqué des milliers d’abonnements sur le compte d’Omerta. Fin octobre, Libération écrivait un article diffamatoire sur le nouveau média. Conséquence, le Grand Rex annulait la soirée initialement prévue dans ses murs. Ce mardi, veille de la soirée de lancement, le Théâtre du Gymnase décommande à son tour l’événement. Le théâtre indique prendre cette décision à cause de la diffusion d’un documentaire sur les personnes trans. Quid de la liberté d’expression ? « On connaissait des médias attaqués parce qu’ils défendent des positions que certains jugent absolument insupportables à entendre. Mais on ne connaissait pas encore le média censuré avant même d’exister », s’indigne Charlotte d’Ornellas, invitée d’honneur de la soirée.
Les limites du pouvoir pontifical
Extrait de la traduction par La Nef de l’entretien du cardinal Müller publié le 15 novembre sur le site de https://kath.net/ sous le titre « Grenzen der päpstlichen Macht ».
[…] Comme je l’ai dit, les simples opinions personnelles ou les expériences de vie du pape régnant ne valent pas moins ni pas plus que celles de n’importe quel autre homme cultivé ou même de n’importe quelle personne ordinaire décente. Dans Lumen Gentium, Vatican II explique une fois de plus en détail ce que l’on entend et ce que l’on n’entend pas par l’infaillibilité de l’Église en matière de foi. Les déclarations dogmatiques peuvent avoir la qualité d’infaillibilité si leur contenu découle de l’Écriture Sainte et de la Tradition apostolique de la Parole de Dieu et si elles sont formellement présentées par l’autorité compétente du magistère du pape et des évêques, avec l’assistance du Saint‑Esprit, comme une vérité à croire révélée par Dieu. Toutefois, Lumen Gentium rappelle que le Pontife romain et les évêques « ne reçoivent, comme appartenant au dépôt divin de la foi (depositum fidei), aucune nouvelle révélation publique » (25).
Il est donc totalement absurde de penser qu’un concile ou un pape pourrait abroger un dogme antérieur ou décider, par exemple, que la nature du sacrement de l’ordre n’implique plus la condition du sexe masculin de son bénéficiaire ou que deux personnes de même sexe peuvent contracter un mariage naturel, c’est-à-dire un mariage entre non-baptisés, ou un mariage sacramentel, c’est-à-dire un mariage entre deux baptisés. De même, pour citer un autre exemple, il ne pourrait être décidé que le geste de bénédiction d’un couple de même sexe a un effet positif auprès de Dieu, puisque ce dernier a seulement, dans sa volonté créatrice, béni l’homme et la femme en tant que couple marié (Gn 1, 28). Dans un cas extrême, un pape pourrait même devenir hérétique en tant que personne privée et perdre ainsi automatiquement sa fonction s’il devait entrer en contradiction de manière évidente avec la Révélation et l’enseignement dogmatique de l’Église.
Comment se déroule le processus menant à une décision d’infaillibilité ? S’agit-il d’une décision solitaire du pape ou, au contraire, du point final d’un long processus destiné à évaluer correctement une vérité de foi ?
La vérité des mystères de la foi est révélée et entièrement contenue dans le Christ, la Parole de Dieu faite chair. Il ne peut s’agir que d’un effort tendant à parvenir à une expression conceptuelle de la doctrine révélée. Ainsi, par exemple, la nature divine du Fils de Dieu et le fait qu’il assume une nature pleinement humaine constituent le contenu de la Révélation. Mais la circonstance que les conciles, de Nicée à Chalcédoine (451), aient mis cela en rapport avec le concept d’« homoousion » – c’est-à-dire le Christ comme étant de même essence que le Père en ce qui concerne la nature divine et égal à nous en ce qui concerne la nature humaine, contre toute déviation et dilution – est le résultat de l’histoire des dogmes. En fait, nous ne croyons pas à proprement parler aux dogmes de l’Église en ce qu’ils seraient des paroles humaines dans la Bible ou des définitions du magistère, mais nous croyons en Dieu dans ses vérités révélées qui, quoiqu’exprimées dans un langage humain, ne constituent pas simplement des opinions humaines faillibles sur Dieu (cf. 1 Thess 2, 13). […]
J. Ratzinger évoque également l’hypothèse où un pape pourrait devenir source de scandale s’il entendait, en tant que personne privée, définir une voie ayant certes une apparence de légitimité selon la logique, mais qui contredirait la parole divine. Faut-il y voir aussi une limite à l’infaillibilité ?
Il ne s’agit pas de limiter l’infaillibilité de l’Église dans la pleine présentation de la Révélation, puisqu’elle est due à un charisme du Saint-Esprit. Mais chaque pape doit faire une distinction précise entre sa mission et lui-même en tant que personne privée. Il ne doit pas imposer ses préférences aux autres chrétiens, de la même manière que les Chinois sont tenus d’étudier la « bible de Mao » ou la sagesse de leur « Grand Président ». Un pape ou un évêque, ou tout autre supérieur ecclésiastique, ne doit pas non plus abuser de la confiance qui lui est accordée dans une atmosphère fraternelle pour offrir des prébendes ecclésiastiques à des amis incompétents ou corrompus. S’il y avait un traître parmi les apôtres choisis par Jésus et si même Pierre a renié Jésus au cours de la Passion, nous savons que les ecclésiastiques d’hier et d’aujourd’hui peuvent eux aussi faillir et abuser de leur fonction de manière égoïste ou bornée. Même en matière de foi, nous avons l’exemple de Paul qui a résisté face à Pierre lorsque celui-ci s’est permis une dangereuse ambiguïté sur la « vérité de l’Évangile » (Ga 2, 11-14). Notre attachement affectif et effectif au pape, à notre évêque ou à notre curé n’a rien à voir avec un culte de la personnalité indigne, mais il est l’amour fraternel pour un autre Chrétien à qui a été confiée une haute fonction. Il peut aussi y échouer. C’est pourquoi une critique bienveillante fait davantage progresser l’Église qu’une hypocrisie servile. Mais le meilleur moyen d’aider le pape et les évêques reste la prière. Nous avons confiance en Jésus, le Seigneur de l’Église, qui a dit à Simon, le rocher sur lequel il construira son Église (Mt 16, 18) avant la Passion : « Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous passer au crible comme le blé. Mais moi, j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères » (Lc 22, 31-32).
Chasse au trésor
Catherine Gravil, mère de famille, journaliste et grand reporter, publie aux éditions ELOR un roman d’aventures d’une centaine de pages destiné aux enfants de 10-12 ans, Le Trésor du Roc de Peyre.
Quatre cousins partent à la découverte du trésor du Roc de Peyre, le mythique château d’Astorg en Gévaudan qui fut rasé lors des guerres de religion par l’amiral Anne de Joyeuse. La plus puissante des baronnies de Peyre s’écroula. Sur les ruines de la forteresse s’élève aujourd’hui un “nid d’aigle” qui offre aux touristes ébahis une vue panoramique. Lou, Jeanne, Antoine et Edouard affrontent de dangereux bandits évadés de la prison des Baumettes à Marseille prêts à tout pour s’emparer des richesses de la puissante famille Peyre. Les enfants vont devoir braver de multiples dangers dans une course contre la montre où se mêlent Histoire et légendes.
Les quatre cousins unirent leur force et un pan du rocher glissa vers la droite comme une porte coulissante, laissant apparaître des marches de pierre taillées dans le roc. Les enfants,ts étaient secoués par un frisson d’excitation.
Influence turque en France
Franck Papazian, journaliste d’origine arménienne, Auteur du livre « Le régime Erdogan, une menace pour la France », est interrogé dans L’Incorrect concernant l’influence turque en France. Extrait :

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Ce n’est pas la fin de l’abondance pour le Parlement européen
Le Parlement européen demande 52 postes supplémentaires et une augmentation de 228,6 millions d’euros, pouvant servir à l’emploi d’assistants parlementaires. Le Parlement indique que son budget prévu pour 2023 est de 2,2 milliards d’euros, en hausse de 3,96% par rapport à 2022, et explique que les 52 postes supplémentaires sont consacrés à la sécurité et la cybersécurité.
Les salaires des fonctionnaires européens sont indexés sur l’inflation, ce qui représente pour 2023 une augmentation salariale de 6,9%…
Par ailleurs, il y a débat sur le budget global de l’UE pour 2023, que le Conseil veut fixer à 183,9 milliards d’euros et le Parlement à 187,3 milliards (185,6 milliards pour la Commission). Cette nuit, le budget a été fixé à 186,6 milliards d’euros.
Trois potentiels repreneurs pour l’ancienne abbaye de Clairvaux
Nous avions évoqué en juillet dernier le projet de reconversion de l’ancienne abbaye de Clairvaux, dont la prison doit fermer en 2023. Les potentiels repreneurs avaient jusqu’à fin septembre pour se manifester.
Sur les huit dossiers déposés, trois semblent solides. Après une consultation approfondie, un seul sera retenu, en septembre 2023.
Angoulême : les cloches de la cathédrale sonnaient trop souvent
Les cloches de la cathédrale d’Angoulême sonnaient toutes les 15 minutes de 7h15 à 21h45.
Une femme qui habite à proximité a envoyé plusieurs mails de plainte. Par conséquent, la cathédrale a été sommée de réduire la fréquence des sonneries.
Certains riverains regrettent cependant cette prise de décision :
“quand je suis distrait ou que je traîne au lit, ça me rappelle que l’heure tourne”.
Le projet républicain n’est pas encore abouti selon la secte de la République
Ce mardi 15 novembre, Georges Sérignac, Grand maître du Grand Orient de France, donne une conférence publique à la mairie de Cherbourg-Octeville, avec la loge maçonnique de la Manche, La Solidarité Jean-Goubert, pour parler de « La franc-maçonnerie, aujourd’hui ». Il déclare dans la presse locale :
Notre ADN, c’est le compagnonnage avec la République, l’attachement aux valeurs et aux principes de la République. La motivation principale de ceux qui rejoignent le Grand Orient de France, c’est cette volonté de participer encore à l’aboutissement du projet républicain, Liberté Égalité Fraternité ; on voit bien qu’il n’est pas encore abouti. Mais également le faire par la méthode maçonnique. Nous ne sommes pas une association comme une autre, on a des méthodes initiatiques, on utilise un langage symbolique, il y a toute une façon d’être, de se conduire et d’agir qui est au centre de la méthode maçonnique. Pour travailler d’une manière différente. Le Grand Orient de France est aussi un laboratoire d’idées, un lieu où l’on échange et où l’on réfléchit en se mettant en dehors du temps et du brouhaha du monde extérieur, à l’abri dans nos temples.
Quelles sont aujourd’hui les priorités du Grand Orient de France ?
La priorité, c’est vraiment la défense de la République. C’est évidemment la défense de la laïcité. C’est aussi s’impliquer dans la défense des droits des minorités, des droits des femmes… C’est vraiment l’attention à l’autre. Dans les grands combats qui nous animent encore aujourd’hui, c’est aussi une interrogation très forte sur l’école, sur l’instruction publique. Cette année d’ailleurs, nous lançons de grands chantiers sur l’école, pour participer à une réflexion et faire avancer les choses. Nous travaillons également, par exemple, sur l’accueil des migrants, l’écologie, le climat et le futur de l’humanité… La philosophie humaniste est essentielle pour nous. C’est donc au cœur du travail de nos loges, qui font la franc-maçonnerie. Notre combat passe par des thématiques essentielles, comme la loi sur l’euthanasie, c’est un autre exemple, puisque c’est un sujet essentiel par rapport à la liberté de conscience que nous défendons. […]
Permis carbone : encore une théorie du complot qui se réalise
Le député LREM Jean-Marie Fiévet soutient l’idée de ce “permis carbone” :
“Il faut atteindre la neutralité carbone et il n’y a pas plein de façons d’y arriver”.
Cet élu défend le principe d’un “compte carbone”, qui permettrait “d’y arriver à la fois collectivement et individuellement”. Si un tel système était mis en place, chaque individu serait alors doté d’un quota d’équivalent CO2 à ne pas dépasser sur une année. Tous les ans, ce quota diminuerait, afin de nous inciter à consommer différemment et ainsi réduire collectivement et progressivement nos émissions de gaz à effet de serre.
Concrètement, le dispositif pourrait se matérialiser sous la forme d’une sorte de carte bancaire qui totaliserait votre stock de CO2 restant, à présenter à chaque achat afin d’en retirer le “prix carbone” du produit. Chaque achat diminuerait notre quota disponible en fonction de son coût écologique, lié notamment à sa production ou à son transport, une sorte de “nutri-score” du carbone.
“J’en parle beaucoup aux collègues, aux élus mais les gens ont du mal à voir la finalité, ils se disent que ça va être compliqué”.
JO 2024 : la France a déjà gagné une médaille
Celle du ridicule avec les Phryges, en forme de bonnet phrygien, qui seront les mascottes des Jeux olympiques et paralympiques. L’organisateur a choisi un symbole révolutionnaire dont il espère écouler deux millions d’exemplaires d’ici à 2024.
Ces peluches sont fabriquées en Chine pour la quasi-totalité. Le marché a été confié aux entreprises françaises Gispy et Doudou et Compagnie qui se le partage respectivement à 60% et 40%. Doudou et Compagnie prévoit de produire 15% de son quota dans son usine à Guerche-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) qui s’agrandira pour l’occasion. Le rembourrage, l’assemblage, et la couture seront réalisés en Bretagne mais les matières premières et les préparations des pièces détachées en Chine. A 26 euros le modèle de 24 cm (plusieurs tailles seront disponibles), la vente représente un marché juteux. La Révolution dite française est une affaire de bourgeois.
Immigration et droit d’asile : pourquoi ne pas saisir le navire ?
De Christian Baeckeroot, ancien député, pour le Salon beige:
Bien que titulaire d’une licence en Droit public (licence en 4 ans soit l’équivalence d’une maîtrise), je ne me considère pas comme un juriste faisant autorité.
Par contre, je suis un père de famille et un grand-père préoccupé par l’immigration et en particulier par l’immigration illégale. Je constate que l’accueil de « migrants naufragés » oppose 2 positions :
1/ Pour les uns il faut accueillir ces « migrants naufragés » au nom d’une « obligation humanitaire » ;
2/ Pour les autres c’est accepter et encourager une immigration illégale.
Face à ce problème aujourd’hui sans solution, il est indispensable de faire évoluer le Droit et pourquoi pas mettre les ONG « sauveteurs » en face de leurs responsabilités dans la mise en pratique de cette traite d’êtres humains.
Le cadre juridique à établir pourrait :
1/ imposer aux navires « sauveteurs » une « boite noire » permettant une localisation permanente de chaque navire et le suivi de son parcours ;
2/ exiger une identification immédiate du navire procédant à un sauvetage ;
3/ attendre les instructions pour faire route vers la zone de départ ou vers un port d’accueil.
Aux juristes de mettre en forme cette proposition ou une proposition similaire.
Dans l’attente d’un cadre juridique ratifié par l’Etat ou du non respect par le navire du cadre juridique , la procédure d’urgence suivante pourrait être appliquée :
1/ débarquement des « migrants » pour examen de leur situation ;
2/ saisie du navire à titre conservatoire ;
3/ ouverture d’une procédure judiciaire à l’encontre de l’armateur et du capitaine.
Les Français doivent rester maîtres de leur destin.
« Forum de Paris pour la paix »
Lors du « Forum de Paris pour la paix », Emmanuel Macron a pu s’entretenir avec le fils de George Soros :
Great to see President @EmmanuelMacron at another successful @ParisPeaceForum. pic.twitter.com/553ifLzAwN
— Alexander Soros, PhD (@AlexanderSoros) November 12, 2022
Mais aussi avec le président de Guinée-Bissau et actuel président de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), Umaro Sissoco Embalo. Macron lui a dit :
«L’intérêt de ce panel pour moi est qu’on se parle très franchement de la manière dont vous approchez cette guerre, dont la communauté internationale doit se tenir face aux prémices et aux conséquences de la guerre, et ce qu’on met derrière ce mot universalisme et dans ce contexte, comment on peut bâtir un universalisme plus efficace, plus tangible et vraiment universel. Et sans doute moins européano-centré. »
Sissoco Embalo a répondu :
« On parle beaucoup dans la télévision, dans la presse écrite de la guerre Russie-Ukraine mais dans nos régions il y a aussi des guerres, le Mali, le Burkina Faso et y a des morts tous les jours. »
« Le problème de la Libye a causé des conséquences graves pour le Mali, le Burkina Faso, le Niger. Kadhafi était un mal nécessaire pour son peuple et Saddam Hussein était aussi un mal nécessaire pour son peuple. Le peuple vivait bien sous leurs régimes. Et aujourd’hui, je me demande s’ils sont heureux sans Saddam, sans Kadhafi, même si c’était des personnes néfastes. Il y avait la paix. Et maintenant, comment va-t-on acheter la paix ?»
« Je pense que nous devons réfléchir tous ensemble. Pour garantir la sécurité de l’Europe, on ne peut pas se passer de la Russie. »
A quand un épiscopat à la hauteur de sa charge ?
De Jean-Pierre Maugendre sur Renaissance catholique :
Il s’agit désormais d’une routine : la réunion plénière du mois de novembre de la Conférence des Evêques de France est devenue le lieu privilégié de révélations fracassantes sur les abus sexuels commis par des membres du clergé, suivie des désormais rituelles et incontournables, demandes de pardon.
En 2021, le rapport Sauvé pointait la « responsabilité institutionnelle de l’Eglise » dans des faits sordides d’abus sexuels, occultés pendant des décennies, commis par des membres du clergé sur des mineurs
En 2022, ce sont des évêques, dont un cardinal, qui sont mis en cause pour des “comportements inappropriés“ dont on ignore cependant, pour certains, le degré précis de gravité. Ils seraient onze prélats dans ce cas. Leurs noms étant inconnus du grand public la suspicion est ainsi jetée sur l’ensemble du corps épiscopal. Et chacun de s’interroger : mon évêque fait-il partie du lot de ces tristes sires ?
Une repentance très incomplète
La machine à repentance s’est enclenchée. Mgr de Moulins-Beaufort, Président de la CEF, dans un texte émouvant, a demandé pardon aux enfants victimes de ce qu’il faut bien appeler des monstres abusant de leur autorité sacerdotale ou épiscopale. D’où vient cependant ce goût d’inachevé, d’incomplétude ? De ce qui n’a pas été dit et qui concerne, tout simplement, Dieu. Ces turpitudes sexuelles sont aussi, et peut-être d’abord, une atteinte gravissime à l’amour de Dieu, une offense infinie à sa justice. Ces hommes que Dieu a choisis, ces mains que, par l’onction sainte, Il a consacrées pour bénir et pardonner sont devenus les instruments du péché. Abominable sacrilège ! Et sans doute l’un des plus graves des péchés, celui qui souille l’innocence de l’enfance. Celui dont les auteurs méritent d’être jetés à la mer avec une meule au cou (Lc XVII, 2). La disproportion entre cette sentence évangélique et la séance de repentance collective, un genou en terre devant la basilique de Notre-Dame de Lourdes a quelque chose de surréaliste. « Voyez comme je suis humble ! » Le cri des enfants souillés demande justice, l’honneur de Dieu bafoué exige réparation. La prédiction de la Sainte Vierge à La Salette, en 1878, s’avère plus que jamais d’actualité :
« Les prêtres, ministres de mon Fils, les prêtres, par leur mauvaise vie, par leurs irrévérences et leur impiété à célébrer les Saints Mystères, par l’amour de l’argent, l’amour de l’honneur et des plaisirs, les prêtres sont devenus des cloaques d’impureté ».
La ligne de défense esquissée par le cardinal André Vingt-Trois, ancien archevêque de Paris : « Ce n’est pas pire que sous les Borgia » laisse pantois. Il y a quelque chose de profondément pathétique à entendre un cardinal, 60 ans après l’ouverture du Concile qui devait amorcer « l’authentique renouveau de l’Eglise » se réjouir de ce que « la situation n’est pas pire que sous les Borgia ». Tout ça pour ça a-t-on envie de dire. Avoir détruit de fond en comble un édifice bi-millénaire, rejeté un héritage prestigieux, sauvagement persécuté ceux qui restaient attachés à ce patrimoine et à la tradition apostolique pour aboutir à ce constat minimaliste : « Ce n’est pas pire que sous les Borgia ». On croit rêver !
Enfin, depuis 25 ans, le pape et les évêques nous ont abreuvés de repentances. Ils demandaient publiquement pardon pour les fautes qu’auraient commises leurs anciens : les croisades, l’inquisition, la colonisation, l’antisémitisme, etc. Chacun était appelé à célébrer et louer les modèles d’humilité et de vertu qu’avait suscités le « renouveau conciliaire ». Une nouvelle race de prélats et de prêtres s’était, enfin, levée. Penchée sur la misère des pauvres et de la terre, loin des ors des palais où réside le pouvoir, libérée de toute compromission constantinienne avec les puissants du jour. Las ! Ils n’ont pas vu ce qui crevait les yeux. Que la perte du sens du péché, le relâchement des mesures prudentielles, l’abandon des pratiques pénitentielles, l’exaltation de l’épanouissement personnel et du plaisir au détriment de l’amour de la pénitence et de la croix, à la suite de Jésus crucifié, tout cela mènerait inéluctablement aux pires errements. Ils ont dénoncé la paille qui était, prétendument, dans l’œil de leurs anciens, ignorant la poutre qui était dans le leur.
Le prêtre est un pécheur
Dans la liturgie romaine traditionnelle, avant d’offrir le saint Sacrifice le prêtre confesse, publiquement, devant toute l’assemblée qu’il est pécheur. C’est la récitation du Confiteor que le prêtre prononce seul. Le peuple implore ensuite pour lui la miséricorde divine : « Que le Dieu Tout-Puissant vous fasse miséricorde, qu’il vous pardonne vos péchés et vous conduise à la vie éternelle ». La liturgie réformée a supprimé cet aveu public et personnel de la condition de pécheur du prêtre dans une prière commune avec les fidèles. Lourde erreur pédagogique à en juger par les résultats !
De repentances continues en pardons répétés le peu d’autorité qu’il restait aux évêques de France est en train de fondre comme neige au soleil. Comme le rappelait Jacques Chirac, le rôle du chef est de « cheffer ». Le chef qui passe sa vie à demander pardon pour ce qu’il a fait ou n’a pas fait n’est pas crédible. Il n’est, tout simplement, pas à la hauteur de sa mission. Dépourvu de l’auctoritas qui est l’autorité qu’il rayonne car les personnes dont il est responsable sont convaincues qu’il prend les bonnes décisions pour le bien commun, il ne peut plus s’appuyer que sur la potestas c’est-à-dire le pouvoir coercitif que lui donne sa position dans l’appareil du pouvoir.
Alors que, face aux horreurs qui souillent le visage de l’épouse du Christ, les laïcs et les prêtres qui essayent de rester fidèles aux promesses de leur baptême et aux exigences de l’Evangile aspirent à une réforme intellectuelle et morale qui remettrait Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, au centre de la vie de l’Eglise, le synode sur la synodalité poursuit son chemin mortifère et, nonobstant les propos rassurants de Mgr Aillet à Lourdes, la persécution contre les fidèles attachés à la Tradition de l’Eglise se poursuit. Comme le disait Mgr Crépy, évêque de Versailles, sur ce point il faut « être ferme ». Pour le reste… Le paradoxe est que les abus de pouvoir se multiplient alors que l’exercice de la véritable autorité, qui fait grandir ceux qui y sont soumis, tend à disparaître.
Le peuple abandonné continue de demander le pain de vie, la foi et les sacrements, à ses pasteurs, qui, en réponse, trop souvent, lui jettent des pierres. Cette demande il la fait aux hommes, aux anges et à Dieu. Dans l’espérance surnaturelle et la charité militante de ceux qui savent, de science certaine, qu’on ne peut se tromper en restant fidèle à 2 000 ans d’Eglise. Priant le ciel de ne pas devoir reprendre à son compte le constat de Jean Madiran en conclusion de L’hérésie du XXème siècle, s’adressant aux évêques de France : « Vous êtes des misérables ».
Le célibat ecclésiastique est-il une brimade médiévale ?
Aspects historiques et théologiques d’un débat, par l’abbé Roy (FSSP), alors que de nombreuses voix, y compris cléricales, appellent à ouvrir le sacerdoce aux hommes mariés :
Objectif 3000 bouteilles de vin pour restaurer la tour-monastère de l’abbaye de Lérins
Les cisterciens de l’abbaye de Lérins, située sur une île au large de Cannes, doivent restaurer leur tour-monastère : un bâtiment de 1000 ans, bijou du patrimoine français ! Mais pour les travaux, déjà titanesques, le dernier devis a encore augmenté de 500 000€…
Alors, pour financer une partie de ces travaux, les moines lancent une « opération vin » en ligne avec Divine Box en proposant notamment leur exceptionnelle cuvée « Saint-Honorat » 2018 (rouge), noté 87/100 par Pablo Basso, meilleur sommelier du monde 2013 !
Objectif : vendre 3000 bouteilles en ligne avant dimanche 20 novembre minuit ! Les livraisons s’étaleront du 1er au 16 décembre (parfait pour les cadeaux de Noël 🌟 !)

La crise de la virilité en Occident
Nouvelle vidéo de Thaïs d’Escufon.
Depuis quelques années, de nouveaux mots tels que « CUCK », « SIMP », « INCEL » reviennent de plus en plus souvent sur internet. Ils désignent de façon péjorative trois types d’hommes dont le point commun est un rapport complètement déséquilibré aux femmes. Malheureusement, ils sont les symptômes d’une seule et même maladie : la crise de la virilité qui règne en Occident, à laquelle il est urgent de remédier. Nos hommes doivent retrouver leur virilité, gardienne de la protection de notre civilisation. Récemment, je vous avais expliqué pourquoi je ne suis pas féministe : aujourd’hui, il est temps de s’intéresser à ce qui ne va pas chez certains hommes modernes, d’essayer de comprendre ce phénomène et de proposer une nouvelle voie pour sortir de cette impasse aux conséquences dramatiques.
Des criminels sont entrés en Grande-Bretagne en traversant la Manche depuis la France
Un certain nombre d’individus recherchés, faisant l’objet de “notices rouges”, ont été identifiés parmi les immigrés arrivant via des petites embarcations. En outre, des délinquants qui avaient été expulsés auparavant par les autorités sont de nouveau entrés au Royaume-Uni par bateau.
La possibilité que des criminels puissent arriver sans être détectés à bord de bateaux et disparaître, comme environ 80 migrants ont réussi à le faire sur la plage de Shakespeare, près de Douvres, le 23 octobre, demeure une préoccupation majeure.
Le Daily Mail peut révéler que 60 % de la population de Manston, qui compte 2 500 habitants, est albanaise. Parmi eux, huit sur dix sont de jeunes hommes. Une enquête de la BBC a révélé que des gangs de trafiquants albanais utilisent les camps de migrants du nord de la France comme terrain de recrutement, proposant même de payer le passage de ceux qui sont prêts à travailler dans le trafic de drogue lorsqu’ils atteignent la Grande-Bretagne.
“Ces filières de passeurs sont devenus un commerce. Et l’État Français se rend complice de ce commerce.”
Alexandre Devecchio recevait hier Malika Sorel, essayiste et ancien membre du Haut Conseil à l’intégration et Mathieu Bock-Côté, sociologue et chroniqueur dans “En toute vérité”, sur le thème “l’immigration va-t-elle faire exploser la société française ?”
N’est-il pas illégal de se marier religieusement sans mariage civil préalable ?
Salah Abdeslam, seul membre du commando islamiste du 13 novembre encore en vie, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible, s’est marié cet été depuis la prison de Fleury-Mérogis.
L’union s’est déroulée par téléphone (?) par l’intermédiaire de son père avec une femme qu’il ne connaissait pas (!). Il s’agit d’une union religieuse et non civile.
Il me semblait qu’en France, un mariage religieux ne peut intervenir qu’après une union à la mairie. Et il est étonnant que ce détenu, condamné à la peine la plus sévère du système judiciaire, puisse tranquillement se marier par téléphone.
Les victimes du 13 novembre doivent apprécier.
[Addendum] Un lecteur précise en commentaire :
Il n’y a aucune interdiction dans le code pénal à se marier religieusement avant d’être marié civilement. En revanche, il y a l’article 433-21 du Code pénal, mais qui vise le célébrant (et non les époux) : Article 433-21 du Code Pénal
Tout ministre d’un culte qui procédera, de manière habituelle, aux cérémonies religieuses de mariage sans que ne lui ait été justifié l’acte de mariage préalablement reçu par les officiers de l’état civil sera puni d’un an d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende.
Il est bien précisé “de manière habituelle” ; le caractère habituel relève de l’appréciation souveraine des juges du fond, mais implique que l’acte litigieux a été commis au moins deux fois.
Cet article n’est quasiment jamais utilisé (entre 1994 et 2012, deux condamnations seulement, d’après un article de Dalloz de 2012) ; il a été rappelé que cet article vise tous les cultes, et ce, de la même manière (https://www.senat.fr/questions/base/2007/qSEQ070600111.html).
Une suppression de cet article datant de la Terreur (décrets du 13 août 1793 et du 7 vendémiaire an IV) qui apparaît d’ailleurs comme une étrangeté bien française parmi les pays européens (par exemple, la Cour constitutionnelle d’Autriche a abrogé une décision similaire [19 déc. 1955, Land du Vorarlberg et du Tyrol, G 9, 17/55]) permettrait aux catholiques de s’affranchir enfin de l’Etat quant au mariage. Il n’y a en effet aucun sens à ce que la République, qui n’est censée reconnaître aucun culte (loi de 1905), reconnaisse justement le mariage uniquement pour l’interdire et le sanctionner!
On rappellera d’ailleurs que le droit au mariage est un droit naturel de l’homme, que cela a été reconnu jusque dans le sang par l’Eglise par le martyre de saint Valentin, qui mariait les hommes malgré l’interdiction de l’Empereur, qui estimait que le mariage amollissait les hommes et les dissuadait de rejoindre l’armée.
Gérard Collomb : Si je m’étais exprimé avant la présidentielle, Marine Le Pen aurait pu être élue
La politicaillerie avant le bien commun… Extraits d’un entretien de Gérard Collomb dans Le Point :
« La Commission européenne avait lancé l’idée de « centres contrôlés » pour accueillir les migrants. Peu après, les chefs d’État, réunis spécialement pour traiter les problèmes migratoires, reprennent ce projet, Emmanuel Macron s’y montrant l’un des plus favorables. (…) Emmanuel Macron propose alors (en 2018) d’ouvrir un tel centre soit à Toulon, soit à Marseille, et il demande au préfet de l’époque, Pierre Dartout, d’y travailler. Je suis alors ministre de l’Intérieur, et je suis à fond contre ce projet. »
« Toutes mes équipes me démontrent, en effet, que compte tenu des législations françaises et européennes, si l’on accueille des migrants dans ce type de centre, on ne pourra pas les faire repartir, et que l’on se retrouvera dans la même situation que l’Italie, Malte, la Grèce, qui sont des pays de premières entrées.
(…) Emmanuel Macron insiste. Or, le 1er octobre 2018, je me rends à Marseille pour commémorer la mort des deux jeunes filles, Laura et Maurane, assassinées un an auparavant à la gare Saint-Charles. Le préfet s’inquiète sur ce que peut être la réaction des parents.
(…) Je pense alors : « Je ne veux plus que cela se reproduise. » Et si je laisse se réaliser l’installation de ce centre de contrôle, je me sentirai plus tard responsable des actes qui pourraient entraîner la mort de personnes. C’est pourquoi, deux jours plus tard, je décide de démissionner. Et immédiatement après, j’envoie un texto au père de l’une des jeunes victimes pour lui dire que c’est en pensant à sa fille que j’ai pris cette décision. »
Pourquoi n’avez-vous jamais parlé avant aujourd’hui des circonstances réelles de votre démission ?
« Je ne comptais jamais le faire. Si j’avais dit cela à l’époque, j’aurais gravement nui à Emmanuel Macron. Si je m’étais exprimé avant la présidentielle, mon intervention aurait pu inverser le résultat de cette élection, et Marine Le Pen être élue. C’est pourquoi je me suis tu. »
Pourquoi alors parler maintenant ?
« (…) Je pensais que la question était réglée. On avait refusé d’accueillir L’Aquarius en 2018, Emmanuel Macron avait fait alors montre de fermeté et le sujet des « centres contrôlés » me semblait appartenir au passé. En accueillant maintenant l’Ocean Viking, on ouvre une nouvelle brèche, créant un précédent. Pour moi, cela ne peut qu’encourager les réseaux de passeurs pour qui les migrants sont une source de gains considérables – les chiffres varient de 7 à 30 milliards d’euros au niveau mondial. Dans le cas de l’Ocean Viking, on s’aperçoit que ce sont ces réseaux qui ont amené les migrants jusqu’en Libye, et qu’en aval ceux qui veulent atteindre l’Angleterre par exemple seront repris en main par ces mêmes réseaux avec la conséquence que l’on a connue cet été, où un nombre impressionnant de migrants se sont noyés dans la Manche. On peut être ému par tous ces cas individuellement, mais à ne s’en tenir qu’à une réaction de sensibilité, on renforce plus le problème qu’on ne le résout, en créant un appel d’air. »
Les murs porteurs de la France chrétienne
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent l’abbé Philippe de Maistre et Philippe de Villiers :
Etats-Unis : les Démocrates gardent le contrôle du Sénat
Quatre jours après les élections de mi-mandat, les médias américains ont déclaré la victoire de la sénatrice démocrate Catherine Cortez Masto dans l’État clé du Nevada. La sortante a battu de justesse Adam Laxalt, un candidat soutenu par Donald Trump. Sa réélection porte à 50 sur 100 le nombre d’élus démocrates au Sénat, ce qui permet au parti de Joe Biden d’y garder la main. En vertu de la Constitution, la vice-présidente Kamala Harris a en effet le pouvoir de départager les sénateurs. Les démocrates pourraient même gagner un siège dans l’État de Géorgie, où un second tour sera organisé le 6 décembre.
C’est un échec pour Donald Trump, omniprésent pendant la campagne, des primaires républicaines aux meetings de la dernière ligne droite. Portés par une forte inflation, les Républicains avaient pourtant un boulevard devant eux pour reprendre les deux chambres lors de ce scrutin traditionnellement difficile pour le parti au pouvoir. Ils sont en mesure de redevenir majoritaires à la Chambre des représentants, ce qui leur permettra de lancer de nombreuses enquêtes parlementaires sur l’administration de Joe Biden. Mais là aussi, leur victoire s’annonce nettement plus courte que prévu. On évoque une frêle majorité de cinq sièges avec 220 élus contre 215 pour les démocrates. Près de 20 scrutins n’ont cependant toujours pas donné leur verdict, principalement en Californie.
Ces résultats décevants devraient montrer aux Républicains que Donald Trump agit comme un repoussoir auprès des électeurs et permettre à DeSantis de briguer la candidature pour la présidentielle de 2024. Malgré ce revers, Donald Trump devrait annoncer mardi qu’il sera candidat à l’élection présidentielle.
Le synode et les risques de dérives doctrinales
Dans “Terres de Mission”, le père Jean-François Thomas, jésuite, évoque le synode et les risques de dérives doctrinales que l’on voit déjà en Allemagne et qui pourraient se diffuser bien au-delà.
Puis, l’abbé Guy Pagès, du diocèse de Paris, vient protester contre une tendance contemporaine à lire littéralement les fameux “mille ans” de règne du Christ (et à oublier les condamnations de l’Eglise contre le millénarisme).
Enfin, François-Michel Debroise présente le recueil de visions de Maria Valtorta sur les martyrs à l’édition duquel il a collaboré avec la Fondation héritière de Maria Valtorta.
Proposition de loi inscrivant l’avortement dans la Constitution : les députés du RN n’ont pas le droit de déposer des amendements
La proposition de loi visant à constitutionnaliser l’avortement a été examinée et adoptée en commission des Lois mercredi. Le député du RN Timothée Houssin et sa collègue Marie-France Lorho avaient respectivement déposé un et trois amendements. Mais ces amendements ont été retirés avant même d’être examinés.
Sollicités par le JDD, les auteurs des amendements disparus ont bien du mal à s’expliquer. « Erreur de manip du collaborateur », pour l’élu RN Timothée Houssin, qui assure qu’il ne voulait pas en déposer. Lorsqu’on l’interroge, Marie-France Lorho, pourtant réputée pro-vie, coupe court aux échanges.
Le secrétaire général du groupe RN à l’Assemblée, Renaud Labaye, explique que si les députés RN seront libres de leur vote, ils n’ont pas le droit de déposer des amendements.
« Consigne a été donnée de ne pas déposer d’amendements. On les a donc tous retirés ». « Si on essaie d’amender le texte, ce sera interprété comme une manière déguisée de dire qu’on est contre ». « Les intéressés seront plus prudents que d’habitude. Les gens qui prendront la parole seront invités à la modération ». « Chacun peut avoir une opinion personnelle sur le sujet. Mais il y a une ligne : c’est celle de Marine Le Pen. On ne remet pas en cause l’accès à l’avortement. Et chez nous, je ne vois personne la remettre en cause »
Un député du groupe décrypte la stratégie :
« Nous sommes sur un ligne de crête. Il ne faut pas qu’on fasse de vagues. Le mieux dans ce type de débats, c’est d’être le plus passif possible. »
Le JDD évoque les députés RN qui ont clairement manifesté par le passé, leur opposition à l’avortement : Caroline Parmentier, Christophe Bentz, Laure Lavalette…
Aurélien Pradié a “une éthique très prudente”…
Quand c’est flou, il y a un loup… Aurélien Pradié, candidat à la présidence des Républicains, a été interrogé dans Valeurs Actuelles. Extrait :
Quelles sont vos positions sur les sujets sociétaux, comme la fin de vie ou la constitutionnalisation de l’IVG ?
Je me méfie du militantisme catégorique, d’un côté comme de l’autre. Je pense qu’il faut ouvrir le débat, car il n’y a rien de pire que de ne pas dialoguer autour de la question de la fin de vie. À titre personnel, j’ai évolué en raison de mon vécu. Je vais donc garder une éthique très prudente. Par ailleurs, je refuse la constitutionnalisation de l’IVG dans sa forme actuelle, sans limites claires. Je considère que la loi Veil originelle, avec ses garde-fous, a été une grande loi pour la République française. Simone Veil est une des raisons de mon engagement politique, avec Philippe Séguin. Je ne l’oublie pas.
Poitiers : l’église Notre-Dame-la-Grande taguée
Dans la nuit du vendredi 11 novembre au samedi 12 novembre, plusieurs lieux du centre-ville de Poitiers ont été tagués, dont le porche de l’église collégiale romane Notre-Dame-la-Grande.
Comme à chaque dégradation sur un lieu important de la ville, la municipalité devrait porter plainte. Les agents de police étaient sur place, ce samedi 12 novembre, pour constater les dégâts et voir quelles caméras de surveillance pouvaient être utiles pour retrouver les auteurs des dégradations.
Abaya
Le député RN Lionel Tivoli a posé une question écrite au ministre de l’éducation Nationale concernant le professeur menacé pour avoir demandé à une étudiante de retirer l’abaya :
M. Lionel TIVOLI interroge le Ministre de l’Education Nationale sur le problème de l’abaya suite à la mise sous protection judiciaire d’une enseignante au lycée Antoine Bordelle de Montauban (Tarn-et-Garonne). M. le député alerte sur la nécessité de répondre de façon très ferme aux atteintes de la laïcité afin de défendre les valeurs de la laïcité et de protéger les enseignants contre les menaces islamistes dans nos écoles, collèges et lycées.
Les faits remontent au 23 septembre 2022. Tout est parti d’une vidéo diffusée sur le réseau social TikTok dans laquelle une lycéenne de 17 ans se dit discriminée sur sa tenue, une abaya. Cette lycéenne a filmé sa professeure d’espagnol à son insu qui était en train de la réprimander sur son vêtement. La jeune lycéenne ajoute : « Elle va voir ce qu’Allah va lui faire », et diffuse la vidéo sur TikTok. Les atteintes à la laïcité ont augmenté de 130% avec 720 signalements en octobre 2022 contre 313 en septembre 2022.
La réponse de Monsieur le Ministre Pap N’Diaye est la suivante : « Sur la laïcité, nous ne mettons pas la poussière sous le tapis. Nous publions les données mensuelles pour en faire un outil de pilotage, pas pour attiser les tensions ».
Monsieur le député est très étonné de constater que le problème est inversé et que ceux qui attisent les tensions sont ceux qui encouragent au port de ce vêtement d’origine maghrébine et moyen-orientale. Monsieur le député est ému de constater qu’un commentaire des chiffres sur les manquements de la laïcité se substitue à une réponse ferme et claire et qu’une véritable interdiction de l’abaya soit émise par les services du Ministère de l’Education nationale et diffusée dans tous les collèges et lycées de France.
Certes, le port de l’abaya n’est pas encore interdit par la loi, mais il est indéniable qu’une atteinte à la laïcité peut être constituée « si l’élève la porte de manière régulière, assumée en tant que symbole d’une identité religieuse », et « Dans les écoles, les collèges et les lycées publics, le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit », précise la loi de 2004 qui régit les signes religieux à l’école.
L’outil législatif pourtant conséquent semble encore mis à défaut par l’idéologie islamiste qui teste dans les moindres failles les institutions républicaines. La loi séparatisme du 24.08.2021 serait-elle déjà en péril face au manque de fermeté de nos institutions et administrations laissant le professeur seul en première ligne pour régler un problème qui pourrait lui coûter la vie si la menace proférée était suivie d’effets.
C’est pourquoi M. le député demande à M. le Ministre quelles sont ses alternatives pour interdire le port de l’abaya dans les collèges et lycées notamment par la voie d’une circulaire ministérielle adressée à tous les recteurs de France ? Il demande également si M. le Ministre va prendre position politiquement pour condamner cette pratique vestimentaire ?
M. TIVOLI le remercie par avance de sa réponse.

