En communion avec tant de générations de chrétiens, de saints et de pécheurs
Juan Manuel Rodríguez, Président d’Una Voce Espagne, présente son association pour Paix Liturgique. Extraits :
[…] Pourquoi êtes-vous attachés à la liturgie traditionnelle ?
Nous sommes convaincus que cette vénérable liturgie, qui remonte sans interruption au temps des apôtres et qui a donné tant de saints et de martyrs à l’Église à travers l’histoire, n’a pas expiré et continue d’être source de sainteté pour l’Épouse de Christ. La liturgie romaine traditionnelle est l’un des usages universellement acceptés de la tradition apostolique ininterrompue, et manifeste parfaitement la foi catholique dans sa prière, correspondant ainsi à l’axiome bien connu “Lex Orandi, Lex Credendi”. Lorsque nous prions, lorsque nous adorons, nous le faisons dans cette liturgie de la même manière que tant de générations de chrétiens, de saints et de pécheurs qui aspiraient à leur salut, l’ont fait avant nous, dans un acte de communion avec l’Église d’aujourd’hui et du toujours. Pour cette raison, parce que c’est une liturgie qui plaisait à Dieu, nous sommes convaincus qu’il en sera toujours ainsi. […]
Quel est votre point de vue sur l’actualité de l’Eglise sur le thème de la messe traditionnelle ?
Évidemment, nous avons une certaine inquiétude, car les nouvelles qui nous parviennent semblent à plusieurs titres aller dans le sens contraire de ce que nous défendons, qui est notre propre raison d’être. Mais d’un autre côté nous sommes calmes, sereins et confiants. Cette liturgie touche beaucoup de cœurs, aide à la conversion de nombreux jeunes et familles qui l’ont récemment découverte, et par conséquent elle porte de bons fruits qui se manifestent aux yeux de tous ceux qui l’observent. En Espagne, par exemple, il y a vingt-cinq ans, ceux d’entre nous qui assistaient à la messe traditionnelle étaient une minorité presque insignifiante, numériquement parlant. Aujourd’hui, le mouvement a pris beaucoup d’ampleur. Ce trésor est à la portée de nombreuses personnes qui ne le connaissaient pas auparavant ; nous croyons donc que l’avenir de la liturgie traditionnelle est assuré, malgré le climat actuel difficile et le risque que les temps à venir soient plus ou moins difficiles. Enfin, nous sommes calmes et heureux car nous savons que cette liturgie est sainte et que nous oeuvrons pour le bien en y participant et en la faisant connaître dans la mesure de nos pauvres possibilités. Nous, avec le Pape Benoît XVI, croyons que « ce qui était sacré pour les générations précédentes, reste aussi sacré et grand pour nous ».
La foi chrétienne se trouve caricaturée par ceux qui ne connaissent qu’imparfaitement ses enseignements et sa doctrine
Auteur de Être Français : lettre à ma sœur, L’Homme et la Cité (2 vol.) et de La France Retrouvée, Stanislas Berton s’est, entre autres, intéressé à ces « identitaires pensant trouver leur salut dans une redécouverte de leur héritage pré-chrétien ». Il a été interrogé par Vexilla Galliae. Extraits
[…] Une figure de la Nouvelle Droite, aujourd’hui décédée, reprochait plutôt au christianisme son « totalitarisme monothéiste » qu’il percevait comme niveleur et qu’il opposait — en bon ethno-différencialiste — à « la diversité du monde ». Il disait en outre être trop attaché à « la possibilité de faire des choix » et à « sa liberté de penser » pour embrasser un monothéisme jugé trop « intrusif » et « manichéen ». Ces critiques sont-elles fondées ?
Ces critiques ne sont pas du tout fondées car le propre du christianisme est justement de laisser à l’homme sa liberté, notamment celle de choisir entre le bien et le mal. En ce qui concerne le respect de la diversité du monde, loin de tout niveler, l’Église, institution vivante, a su tout au long de son histoire prendre en compte avec beaucoup d’intelligence et de finesse les particularités locales sans pour autant transiger avec ses enseignements ou le message de la Révélation. Pour s’en convaincre, il suffit de se pencher sur la pratique liturgique des églises catholiques orientales, les directives sur le culte des ancêtres au Vietnam ou encore le travail colossal réalisé dans le cadre de évangélisation de la Chine afin de trouver des correspondances philosophiques et conceptuelles pertinentes entre deux types radicalement différents de pensées.
Pour le reste, tous ceux qui trouvent le christianisme trop « intrusif » rejettent par principe les commandements moraux d’une autorité supérieure ; quant au refus de désigner clairement le bien et le mal au nom de la « nuance », il conduit le plus souvent à la licence ou à la tolérance des pires abus.
Pardonner, tendre la joue gauche, aimer ses ennemis, se soumettre à Dieu : certains païens d’aujourd’hui, à la suite de Nietzsche pour ne citer que lui, rejettent le christianisme comme « une religion des faibles ». Le christianisme est-il vraiment « une religion de bonnes femmes », une religion de la mollesse et de la faiblesse comme ils le croient ?
Ceux qui pensent ainsi n’ont visiblement jamais lu Saint Paul qui, face aux esprits du mal, nous invite à prendre toutes les armes de Dieu dont l’armure de la justice, l’épée de l’esprit et le bouclier de la foi (Éphésiens 6-10:20). À ce sujet, on pourrait également citer l’épître aux Romains où il est demandé au pouvoir terrestre « ne pas porter en vain le glaive ; car il est le ministre de Dieu pour exécuter sa vengeance en punissant celui qui fait le mal. » (Romains 13).
Rappelons également que l’empereur Constantin s’est converti après avoir gagné la bataille du Pont Milvius, que Clovis a reconnu « le dieu de Clotilde » après sa victoire à Tolbiac, sans parler de Sainte Jeanne d’Arc, la pucelle armée qui a bouté les Anglais hors de France au nom du Christ et pour son roi. Et que dire de ses millions de soldats et d’officiers français, tous chrétiens, qui ont porté durant des siècles et dans le monde entier l’honneur et la gloire des armes de la France ! Comment peut-on sérieusement affirmer que ces rudes guerriers passaient leurs journées à « tendre la joue gauche » et à pratiquer une « religion de bonne femme » ?
Ceci étant dit, il faut reconnaître que le christianisme n’a pas échappé au phénomène de féminisation de la société qui affecte l’Occident depuis plusieurs décennies. D’où l’importance, aujourd’hui plus que jamais, de rappeler le rôle dévolu à l’homme dans le christianisme, de défendre une vision des sexes fondée sur la complémentarité plutôt que la stricte égalité, et surtout, de réhabiliter la virilité chrétienne fondée sur la protection des plus faibles, la défense du bien commun et le refus de toute forme de complaisance ou d’accommodement avec tout ce qui peut constituer une menace pour la survie de la famille ou de la Cité.
Un penseur bien connu de ces milieux polythéistes, l’un des plus convaincus aussi sans doute, reproche à la religion du Christ « son refus du culte des ancêtres ». Qu’en est-il réellement ?
Si on entend par là rendre à nos ancêtres le culte qui ne doit être voué qu’à Dieu, alors oui car le premier des commandements est : « Tu adoreras le Seigneur ton Dieu et à Lui seul, tu rendras un culte ». En revanche, il est faux d’affirmer que le christianisme rejette la mémoire et le souvenir des défunts.
Que ce soit par la prière quotidienne, les intentions de messe, le chapelet, le souvenir des saints ou des martyrs et une grande fête comme la Toussaint, le catholicisme nous invite sans cesse à penser à tous ceux qui ont quitté ce monde. Par ailleurs, dans le cas très précis du Vietnam, le Conseil des Évêques a même donné en 1974 à Nathrang des directives très précises, à destination des sociétés orientales, sur le culte des ancêtres et la manifestation de la piété filiale.
En France, nous avons la chance d’avoir le sanctuaire marial de Notre-Dame de Montligeon, une œuvre unique et au rayonnement international consacrée aux défunts ainsi qu’aux âmes du Purgatoire. Un lieu extraordinaire que j’invite tous les Français, catholiques ou non, à découvrir.
Ce même penseur nous rétorquait un jour : « comment pourrais-je adhérer à une religion qui envoie des piliers de notre civilisations comme Platon, Socrate et Virgile en enfer ?! ». Quel est le véritable discours de l’Église à ce sujet ?
Votre interlocuteur devait sans doute ignorer que si le catéchisme de l’Église catholique affirme bien que le baptême reste nécessaire pour obtenir a vie éternelle (CEC 1257), il dit également que « tout homme qui, ignorant l’Évangile du Christ et son Église cherche la vérité et fait la volonté de Dieu, selon qu’il la connaît, peut être sauvé » (CEC 1260). Platon, Socrate et Virgile cherchaient-ils sincèrement la vérité et accomplissaient-ils la volonté du Créateur ? Seul Dieu connaît la réponse à cette question.
Pour conclure, il ne vous aura pas échappé que chaque question de cet entretien aura permis de montrer comment la foi chrétienne se trouve caricaturée par ceux qui ne connaissent qu’imparfaitement ses enseignements et sa doctrine. En réalité, nombreux sont ceux qui, habités par une haine du Christ et de l’Église l’habillent ensuite de raisonnements plus ou moins savants leur permettant de justifier leur aversion. Cette question entre Dieu et eux devient en revanche un grave problème politique et social quand ils usent de leur influence et de leur éloquence pour détourner les Français de la foi de leurs pères, empêchant ainsi le redressement de la France et l’accomplissement de sa mission divine.
Comme je l’ai déjà dit à de nombreuses reprises, au-delà de la question du salut et de la foi, le retour d’une France catholique dans le concert des nations est une nécessité politique et sociale qui relève de la survie et de la raison d’État.
Comme le disait l’évêque Saint Rémi à Clovis :
« Apprenez, mon fils, que le Royaume des Francs est prédestiné par Dieu à la défense de l’Église Romaine qui est la seule véritable Église du Christ (…). Il sera victorieux et prospère tant qu’il restera à la foi romaine mais il sera rudement châtié toutes les fois où il sera infidèle à sa vocation. »
Puissent les Français comprendre cet avertissement et en tirer toutes les conséquences !
“Mangez vos morts”
De la grande poésie anthropophagique!
Bonjour à tous et toutes !*
*Sauf aux gens qui instrumentalisent la lutte des femmes en Iran contre l'oppression pour insulter et disqualifier la lutte des femmes en France contre l'oppression. Ceux-là : mangez vos morts.
— Députée Obono (@Deputee_Obono) October 3, 2022
La peur de la mort saisit beaucoup de nos contemporains, qui n’acceptant pas la mort d’un proche, ne peuvent l’aider à vivre ce passage
Message de Mgr Bernard Ginoux, désormais évêque émérite de Montauban :
Depuis des années la question d’une loi sur l’euthanasie revient. Elle est évoquée dans les programmes électoraux, lors des révisions des lois de bioéthique, à travers des sondages, en comparant la loi française et les lois des pays voisins comme la Belgique. La France va retrouver prochainement ce débat par la volonté du gouvernement de parvenir à faire voter une loi qui permettra de pratiquer un geste de mort sur un patient qui, devant une situation de grande souffrance, ne supporte plus sa vie.
Ceux qui poussent à la reconnaissance d’un « droit à mourir » affirment que ce « droit » est largement demandé par la majorité des Français. Ils s’appuient sur un sondage de l’IFOP au mois d’avril dernier d’où il ressortait que 93% des personnes interrogées demandaient une loi pour autoriser à mettre fin à la vie des patients qui, à cause de leurs souffrances intolérables, pouvaient le demander à la médecine. Des déclarations de Line Renaud ont été médiatisées. Le gouvernement, avec l’approbation du CCNE (Comité Consultatif National d’Ethique) donnée le 13 septembre, justifie ainsi sa position alors que des sondages, sur une formulation ambiguë de la question, restent peu fiables. De plus, l’opinion commune n’est pas assurance de vérité. Pas plus que ce qui est légal est nécessairement moral. De nombreux pays ont connu ou connaissent des lois qui sont contraires à la morale : lorsqu’il devient légitime d’éliminer des personnes au nom de la race ou de l’opinion politique, lorsque la dénonciation de ses semblables est érigée en obligation, lorsqu’un Etat impose des règlements injustes.
En ce qui concerne « l’aide à mourir », « le suicide assisté » ou l’euthanasie, il est annoncé avec force que la loi précisera l’encadrement nécessaire. C’est, sans doute, l’intention de répondre aux oppositions et de limiter la pratique. Malheureusement, l’expérience des pays voisins montre que, très vite, le cadre est dépassé.
Il faut, en effet, redire combien la demande d’une personne en fin de vie est très incertaine et demeure ambiguë. Durant les années passées en aumônerie d’Hôpital j’ai pu expérimenter l’accompagnement de nombreuses situations de fin de vie. Une personne demande de mettre un terme à sa vie parce qu’elle ne supporte plus sa souffrance ou son état. Il faut d’abord qu’elle puisse s’exprimer et que l’équipe soignante reconnaisse l’extrême gravité de sa situation. Il m’est apparu que, dans la quasi-totalité de ces « cris », il y avait la peur, la solitude devant l’approche de la mort, et le désir de la faire advenir pour ne pas s’y affronter. Ces réactions sont très humaines et parfaitement compréhensibles. Mais la réponse est-elle de procurer la mort ?
D’abord il y a une première réponse qui est donnée précisément par la loi actuelle, la loi Claeys -Léonetti, du 2 février 2016. Cette loi permet d’éviter « l’obstination déraisonnable » et la liberté du patient est reconnue quand il refuse des soins disproportionnés. Elle justifie la sédation continue demande l’accès aux soins palliatifs pour tous les malades en phase terminale. Or, aujourd’hui en France alors que, depuis vingt-cinq ans, les soins palliatifs sont présents à l’hôpital et interviennent à domicile, il est parfois impossible d’y avoir accès (plusieurs expériences me l’ont montré ces dernières années).
Ensuite, la demande d’euthanasie interroge l’entourage. Quand une personne est aimée et soutenue par une présence sereine auprès d’elle elle s’apaise et sa peur disparaît. Or, la peur de la mort saisit beaucoup de nos contemporains, qui n’acceptant pas la mort d’un proche, ne peuvent l’aider à vivre ce passage. Nous oublions que la personne qui meurt est encore vivante et nous voudrions abréger ce moment de la dernière heure parce qu’il fait mal. Il y a dans la personne qui meurt tout le mystère d’une vie entière que nous n’avons pas le droit de faire disparaître. Lorsque les tenants de l’euthanasie prétendent agir pour promouvoir « la mort dans la dignité » ils mettent la dignité humaine uniquement dans le physique, l’extérieur, oubliant la présence d’un être vivant avec tout ce qu’il porte en lui d’unique. La notion de dignité est là : elle est intrinsèque à la personne quelle que soit son état physique, sa situation, son apparence. Le regard que nous portons sur la personne reconnaît sa dignité.
Proposer et voter une loi qui est un « permis de tuer », même sous un certain contrôle, est une porte ouverte sur des dérives en tout genre. C’est une solution de facilité qui ne répond pas à l’accompagnement humain et généreux, signe de la fraternité. Nous sommes, en effet, responsables d’autrui par notre appartenance à l’humanité. Le droit de vivre sa mort fait partie des droits inaliénables de la personne. D’ailleurs le corps médical, dans sa grande majorité, est hostile à ce projet de loi mortifère. Le soignant est, en effet, au service de la vie. Je n’oublierai jamais les tourments intérieurs de certaines infirmières qui, sur ordre, ont dû faire un geste de mort. Elles ne s’en sont pas remises. C’est aussi accroître le malaise des soignants que de les entraîner sur cette route.
On pourra répondre qu’autoriser le suicide assisté ou l’euthanasie ne contraint personne à faire appel à cette loi. C’est vrai mais une telle loi est une incitation à cette pratique et, pour diverses raisons (particulièrement économiques), les malades en fin de vie demanderont la mort pour ne pas être à charge. Comme le dit le pape François, ils seront victimes de la « culture du déchet » qui « met au rebut » ceux dont la société ne veut plus. Au contraire, notre société a besoin de tous et doit apprendre la solidarité avec les plus faibles, ceux qui attendent un geste fraternel, une présence aimante.
A chacun de nous de réfléchir, de parler avec ses proches et de ne pas se laisser emporter par des réactions sensibles et de nous rappeler que « tout être humain est créé à l’image de Dieu et à sa ressemblance » et que cette réalité est encore présente chez la personne qui souffre et s’approche de la mort. L’homme dont la dignité est totale est Jésus sur la croix : il est défiguré et anéanti mais Il sauve le monde.
La SFAP propose aux 150 citoyens sélectionnés de la Convention, une immersion au sein d’une structure de soins palliatifs
Pour débattre d’un sujet méconnu, rien de mieux que d’aller voir sur place. La SFAP, Société française d’accompagnement et de soins palliatifs, propose, aux 150 citoyens sélectionnés de la Convention, une immersion d’un ou deux jours au sein d’une structure de soins palliatifs pour mieux appréhender les réalités de la fin de vie :
Les soignants de soins palliatifs ont pris connaissance hier soir des modalités d’organisation et de calendrier de la future Convention Citoyenne sur la Fin de Vie. Ils saluent la composition équilibrée du Comité de Gouvernance et adressent leurs encouragements à sa présidente, Claire Thoury. Ils la soutiendront dans sa volonté clairement exprimée de parvenir à un débat démocratique, serein et riche.
Alors que la question soumise aux citoyens s’attachera à interroger « Le cadre de l’accompagnement de la fin de vie », il est prioritaire que chaque participant puisse rencontrer les soignants et les patients qui sont les premiers concernés.
Pour cela, et afin de mieux appréhender la réalité de la prise en charge de la fin de vie aujourd’hui en France, la Société Française d’Accompagnement et de Soins Palliatifs (SFAP) propose de prévoir pour chacun des 150 citoyens sélectionnés une immersion pendant 1 ou 2 jours au sein d’une structure de soins palliatifs. La SFAP se met à la disposition du Comité de Gouvernance pour l’aider à organiser ces immersions.
Enfin, concernant le calendrier et alors que la durée de 6 mois a été avancée à plusieurs reprises par différents membres de l’exécutif, la SFAP regrette que cette Convention ne puisse se réunir que 4 mois.
Pour Claire Fourcade, la présidente de la SFAP « La Convention Citoyenne qui s’ouvre est cruciale. Avant de pouvoir juger de la pertinence du cadre d’accompagnement en fin de vie, il me semble essentiel que les citoyens sélectionnés partagent du temps au sein des services de soins palliatif au contact des soignants qui pratiquent ce cadre au quotidien, et également au contact des personnes en fin de vie que nous souhaitons tous accompagner de notre mieux. Ce débat doit avant tout être concret, pratique et proche de la réalité du terrain ».
Présidentielle au Brésil : Bolsonaro déjoue les pronostics
A l’issue du premier tour de scrutin, dimanche 2 octobre, l’ex-président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva termine en tête devant le chef d’Etat sortant, Jair Bolsonaro, avec 48,43 % des voix contre 43,20 %. Plus de 6 millions de voix séparent les deux hommes, sur 156 millions d’électeurs. Le second tour aura lieu dimanche 30 octobre. La centriste Simone Tebet récolte la troisième place avec 4,16 % des voix, suivie du travailliste Ciro Gomes à 3,04 %. Tous les autres candidats sont autour ou au-dessous de 0,50 %. Le taux de participation de ce premier tour a atteint 79 %.
Lula espérait gagner dès le premier tour. Samedi soir, un dernier sondage le donnait largement en tête, avec 50 % des voix, contre 36 % pour Jair Bolsonaro. Au quartier général du Parti des travailleurs, la tension était palpable dimanche soir.
Lula, qui a passé cinq cent quatre-vingts jours en prison pour corruption en 2018 et 2019, a fait un retour en force après l’annulation de ses condamnations, en 2021.
Jair Bolsonaro a déclaré avoir « vaincu les mensonges » des sondages, et s’est montré optimiste pour le second tour.
Paulo Calmon, politologue de l’université de Brasilia, s’avoue surpris :
« C’est une surprise, Bolsonaro a obtenu plus de votes que ce que l’on attendait, notamment à Sao Paulo et Rio de Janeiro, les deux Etats les plus importants du pays. Au second tour, la course présidentielle reste ouverte et promet d’être très disputée. Bolsonaro a encore toutes ses chances d’être réélu ».
Par ailleurs, de nombreux candidats bolsonaristes, dont des ex-ministres du gouvernement, ont été élus au Congrès.
Voir un bébé les rend hystériques
Le film Blonde d’Andrew Dominik, présenté comme un biopic de Marilyn Monroe, a été diffusé en avant-première au Festival du film de Venise le 8 septembre puis mis en ligne sur Netflix le 28 septembre. Ce long-métrage déplaît aux organisations pro-mort en raison de sa manière de traiter le sujet de l’avortement.
Dans le film, basé sur le roman éponyme écrit par Joyce Carol Oates en 2000, Marilyn Monroe doit gérer deux avortements illégaux. Pour illustrer ces moments à l’écran, le réalisateur a fait le choix de reconstituer un fœtus en image de synthèse qui s’adresse directement à l’actrice.
“Tu ne me feras pas de mal cette fois-ci, n’est-ce pas ?”, lui demande-t-il.
Planned Parenthood juge cette scène stigmatisante et accuse le long-métrage d’être le relai d’un message anti-avortement.
“Ils voient d’un mauvais oeil cette « invasion des blancs »”
Arte a diffusé le 24 septembre un documentaire sur la mixité raciale dans les collèges. Présentation :
A la rentrée, Hasna, Adil et ceux du collège Berlioz vont devoir accueillir Clémence, Mateo et leurs amis du collège Coysevox d’à côté. Et ils voient d’un mauvais oeil cette « invasion des blancs ». Dans ce quartier du 18e arrondissement de Paris, en traversant une rue, on passe des HLM de la porte de Clignancourt aux immeubles bourgeois du bas Montmartre. Un tiers des parents d’élèves contournaient la carte scolaire pour éviter leur collège de secteur, un véritable ghetto selon eux, au profit du collège d’à côté dont les résultats étaient plus prometteurs. Au fil des années, Berlioz a fini par devenir le ghetto tant redouté, avec plus de 60% d’élèves défavorisés et Coysevox son miroir social, avec 60% issus de familles favorisées. Mais il y a quelques années, sur décision du Conseil de Paris, les deux collèges ont dû progressivement mélanger leurs élèves afin de recréer dans la cour d’école la mixité sociale typique des rues du 18e arrondissement.
Et cette année, les élèves de 4e du « bon » collège, pour la plupart blancs et bien nés, viennent faire leur année de 3ème à Berlioz, avec les filles et les fils d’immigrés du Maghreb et d’Afrique de l’Ouest. Désormais, Berlioz et Coysevox forment un secteur unique. Les résultats des deux établissements au brevet, proche de 90%, sont dans la moyenne parisienne. Ces résultats m’ont donné envie de faire passer un message d’optimisme : aucune école n’est jamais perdue, quel que soit le paysage social, si une volonté politique et pédagogique s’impose.
Florilège de cette propagande, avec des professeurs qui font jouer aux adolescents blancs le rôle d’un texan blanc du KKK devant d’autres élèves noirs qu’on déguise en Rosa Parks…
🔴🎥 « Ici il n’y a que des noirs et des arabes (…) on se disait qu’on allait être envahis par les blancs »
👉 j’ai compilé le Best-of du doc « Le collège d’à côté » sur la mixité imposée et la propagande Rosa Parks sur les enfants.
Intégral : https://t.co/EroaGz3WHk pic.twitter.com/lxxiRy1GY0
— Damien Rieu (@DamienRieu) October 2, 2022
Législative partielle dans les Yvelines : moins de 30% de participation
Jean-Noël Barrot (ministre de Macron) et Maïté Carrive-Bedouani (Nupes) sont arrivés en tête du premier tour de l’élection législative partielle dans la 2e circonscription des Yvelines ce dimanche, avec respectivement 42,29% contre 18,60%.
Dans cette circonscription qui regroupe Versailles-Sud, Vélizy-Villacoublay ou Chevreuse, la participation a atteint seulement 26,67%, contre 58,36% au premier tour de juin dernier.
Les trois autres candidats Laurence Trochu (Reconquête), 11%, Anne Jacqmin (RN), 9%, Pascal Thévenot (Les Républicains), 17,8%, n’iront pas au second tour.
Réélu en juin avec 64,27% des voix au second tour, Jean-Noël Barrot se représente suite à la démission en août de sa suppléante et son entrée au gouvernement au poste de ministre délégué à la Transition numérique et aux Télécommunications.
Marche pour la vie à Lyon
La jeunesse lyonnaise était au rendez-vous pro-vie, qui s’est déroulé cet après-midi.
#MPLV2022 🫶🏻🇫🇷 pic.twitter.com/eDkDlfG2FU
— Jeanne ⚔️ (@hera__VII) October 2, 2022
La presse locale évoque 600 personnes, reprenant le chiffre de la préfecture.


Pierre-Alain responsable communication de Marche pour la vie Lyon :
« Nous avons marché aujourd’hui car nous refusons aujourd’hui de nous prosterner face à la loi Veil »
La prochaine Marche Pour La Vie aura lieu à Paris le dimanche 22 janvier 2023.
En quête d’esprit – Anges et démons : le vrai combat ?
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :
- Père Gaultier de CHAILLÉ, Prêtre du diocèse de Versailles
- Anne BERNET, Auteur et spécialiste de l’Histoire de l’église
Terres de mission : Enquête sur les anges
Eglise universelle : Fête des Saints anges gardiens
L’Eglise fête traditionnellement les Saints anges gardiens le 2 octobre. Monsieur l’abbé Grégoire Celier, après nous avoir rappelé les nombreuses interventions des anges dans l’Ancien et le Nouveau Testament, présente leur rôle dans l’économie du salut. La bonne nouvelle est que chacun d’entre nous a un ange gardien qui lui est personnellement dédié. Ce sont donc des milliards d’anges qui nous entourent et peuplent les cieux.
Eglise en France : les 40 ans du pèlerinage de chrétienté
Président de l’association Notre-Dame de Chrétienté, Jean de Tauriers rappelle les conditions de la fondation de ce pèlerinage de Pentecôte de Notre-Dame de Paris à Notre-Dame de Chartres, en 1983, par le Centre Henri et André Charlier. Dans la fidélité à la Tradition de l’Eglise, ce pèlerinage missionnaire célébrera ses 40 ans le 8 octobre prochain par une messe solennelle célébrée par Dom Louis-Marie, abbé du Baroux en l’église Saint Roch, à Paris.
Eglise en Marche : La France prie
A l’origine de la démarche “La France prie”, rassemblant aujourd’hui 2 800 groupes de récitation du chapelet, Louis-Pierre Laroche vient compléter cette initiative par la “mise en circulation” de trois statues pèlerines de Notre-Dame de Fatima. Une idée déjà mise en oeuvre en Allemagne et en Autriche.
Le catholicisme français est pris dans une dynamique dextrogyre
Florian Michel et Yann Raison du Cleuziou ont dirigé un ouvrage : À la droite du Père. Les catholiques et les droites de 1945 à nos jours. Interrogés dans La Nef, ils déclarent :
[…] les réseaux conservateurs qui se constituent à la marge dans les années 1970 ont aujourd’hui changé d’échelle et gagné en influence au moins dans l’Église de France si ce n’est au sein des droites. On l’a vu avec La Manif pour tous. En effet, dans un contexte de détachement massif à l’égard de la foi, le catholicisme se recompose sur ceux qui restent. Tendanciellement chez les jeunes catholiques pratiquants aujourd’hui, on ne trouve pas le même pluralisme que chez les pratiquants plus âgés. Les sensibilités conservatrices en se perpétuant mieux, gagnent en influence dans un catholicisme qui se rétracte, ce qui se traduit par une certaine désécularisation des formes et des convictions catholiques actuelles. J’avance qu’à ce titre au XXIe siècle, contrairement aux années 1960-1970, le catholicisme français est pris dans une dynamique dextrogyre si on regarde la base des fidèles. Cela parachève la marginalisation du catholicisme au sein des droites. Car celles-ci sont prises dans une dynamique inverse, sinistrogyre, décrite par Albert Thibaudet : l’acceptation du changement social déplace les droites vers la gauche. Ainsi en a-t-il été pour toutes les lois portant sur la famille, la sexualité ou la filiation. Les catholiques conservateurs qui refusent ces évolutions sont donc repoussés vers la droite de la droite. L’élection présidentielle de 2022 est symptomatique car au sein des droites, les votes des pratiquants réguliers en faveur des droites contestataires (RN et Reconquête) y dépassent au premier tour ceux en faveur des droites de gouvernement (LR et LREM). Mais ce glissement droitier ne satisfait pas tous les catholiques conservateurs. Certains se replient sur leurs familles et leurs écoles où ils entrent dans une logique minoritaire et veillent avant tout à protéger les conditions de leur perpétuation. Les catholiques de droite modérés qui restent très nombreux (rappelons qu’Emmanuel Macron arrive en tête du vote des pratiquants au premier tour) invisibilisent, tendanciellement, quant à eux, leur identité catholique en politique afin de ne pas être marginalisés. […]
Les archanges à notre secours
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas, jésuite :
Une statue de la Vierge Marie vandalisée
A La Chapelle-Thouarault, à l’ouest de Rennes. Dans la nuit de vendredi 30 septembre au samedi 1er octobre, la statue de la Vierge Marie qui se trouvait rue de Panais, a été « désolidarisée » de son socle, cassée et reposée un peu plus loin sur la route, posée sur un poteau.
La statue était bien entretenue, un voisin venait de la repeindre et des gens y déposaient souvent des fleurs, objets, venaient prier.
Les gendarmes ont réalisé une enquête de voisinage et des prélèvements ont été faits.
Comment méditer les mystères du Rosaire ?
Le mois d’octobre est le mois du Rosaire. Cette prière, que l’on récite avec un chapelet, invite à méditer différents moments de la vie du Christ. En récitant les Je vous salue Marie, notre coeur s’ouvre petit à petit à la beauté de ces mystères et aux fruits qu’ils font naître dans nos vies.
A chaque dizaine de chapelet, nous consacrons un Notre Père, 10 Je vous salue Marie et 1 Gloire au Père à un des 20 mystères du Rosaire.
Mais, concrètement, comment prier autour de ces mystères ?
Il existe bien des manières de méditer les mystères que nous pouvons alterner ou conjuguer selon le temps dont nous disposons, l’endroit où nous sommes, et notre sensibilité.
- Nous pouvons nous laisser toucher par la Parole de Dieu, en lisant le passage de l’Evangile – ou même simplement un seul verset – en lien avec le mystère prié avant de commencer la dizaine. Ainsi le premier mystère lumineux – le baptême du Christ– peut s’ouvrir en accueillant le verset de l’évangile de Matthieu : “Celui-ci est mon Fils bien-aimé; en lui j’ai mis tout mon amour”. (Matthieu 3,17)
- Il est également possible à partir d’une image, ou en visualisant intérieurement l’événement, de contempler l’événement lié au mystère. Nous sommes alors présents à la crèche pour le mystère de la nativité, ou invités aux noces de Cana.
- Avec des clausules ou des prières particulières, nous pouvons aussi demander à la Vierge les grâces particulières à chaque mystère. Comme par exemple, la patience dans les épreuves avec le mystère du portement de la Croix.
Pour nous aider dans la pratique de cette belle prière, il est possible de vivre ce temps avec d’autres priants, lors d’un temps dédié proposé dans sa paroisse ou en rejoignant un groupe de Rosaire Vivant autour de chez soi ou à l’aide de l’application Rosario.
Dix-septième dimanche après la Pentecôte
Nous abordons avec le dix-septième dimanche après la Pentecôte la dernière partie de ce temps liturgique ; rappelons qu’il représente dans l’année la longue marche de l’Église depuis les Apôtres jusqu’à la fin des temps, et en ces derniers dimanches la pensée de l’Église se tourne de plus en plus vers le retour glorieux du Seigneur et le jugement dernier ; on en avait déjà eu un écho dans le Graduel du seizième dimanche, où une phrase annonçait qu’il paraîtrait dans sa majesté.
Un des thèmes que nous allons retrouver le plus souvent durant cette période, lié à la perspective du Jugement dernier, est celui de la justice et de la miséricorde, les deux attributs divins. C’est précisément le thème de l’Introït de ce dimanche, qui réunit deux versets du psaume 118, la longue méditation sur la loi de Dieu et sa volonté, que nous avons souvent rencontré, et qui reviendra à plusieurs reprises en ces derniers dimanches après la Pentecôte. Ces deux versets, très courts, ne se suivent pas dans le psaume et ont été ici rapprochés intentionnellement :
Justus es, Domine, et rectum judicium tuum; fac cum servo tuo secundum misericordiam tuam.
Vous êtes juste, Seigneur, et votre jugement est droit ; traitez votre serviteur selon votre miséricorde.
La justice et la miséricorde semblent à première vue s’opposer : la justice nous condamne, la miséricorde nous sauve ; nous affirmons la première : justus es…, nous implorons la seconde : fac cum servo tuo… Mais en Dieu la justice et la miséricorde ne font qu’un, l’une ne va pas sans l’autre ; c’est ce qu’exprime la mélodie de cet Introït, très ramassée, qui fait de ces deux phrases littéraires une seule phrase musicale, avec une grande montée qui part en plein élan dès l’intonation et s’élève jusqu’au sommet sur les mots servo tuo, suivie d’une descente calme et progressive.
Le verset de cet Introït est bien entendu le premier du psaume 118 :
Beati immaculati in via, qui ambulant in lege Domini.
Heureux ceux qui s’avancent sans tache dans la voie de la loi du Seigneur.
Graduel : Beata gens
Comme l’Introït, le Graduel du dix-septième dimanche après la Pentecôte est formé de deux versets de psaume qui ne se suivent pas dans le texte original et ont été ici rapprochés intentionnellement. Il s’agit cette fois du psaume 32, cantique de louange à la bonté et à la toute puissance du créateur, par lequel les Israélites célébraient le bonheur de faire partie du peuple élu :
Beata gens cujus est Dominus Deus eorum, populus, quem elegit in hereditatem sibi. Verbo Domini cæli firmati sunt, et spiritu oris ejus omnis virtus eorum.
Heureuse la nation dont le Seigneur est le Dieu, le peuple qu’il s’est choisi pour héritage. Par la parole du Seigneur les cieux ont été affermis, et par le souffle de sa bouche toute leur puissance.
Il faut entendre ici les cieux au sens cosmique : c’est tout l’univers qui chante son créateur, la parole verbum qui lui donne la vie, et le souffle spiritus qui lui donne la cohésion ; nous reconnaissons ce que le psalmiste annonçait sans le savoir, les trois personnes divines, le créateur, le verbe et l’esprit, et leur toute puissance agissante. Le peuple de Dieu, qui est maintenant l’Église, est également leur œuvre.
Ce Graduel, comme celui du septième dimanche après la Pentecôte, était déjà chanté le mercredi de la quatrième semaine de Carême, appelé férie des grands scrutins, car c’était le jour où l’on désignait dans l’église primitive les catéchumènes qui allaient recevoir le baptême à la Vigile pascale. « Le peuple que Dieu s’est choisi «, c’était eux, aujourd’hui ce sont tous les baptisés : heureux sommes nous d’en faire partie. Mais on ne peut s’empêcher en chantant ces mots de penser à la France, qui est actuellement si infidèle à sa vocation…
La mélodie exprime bien ce bonheur, cette reconnaissance et cette louange. Si elle ne comporte pas de grandes vocalises, elle est ample et développée, avec des montées pleines d’ardeur et des descentes très calmes. La première partie culmine sur le mot populus, très affirmé ; dans la deuxième partie, la première phrase bondit dès le départ et se tient dans les hauteurs, culminant sur le mot cæli, puis on retrouve les montées et descentes pleines de ferveur.
Alléluia : Domine exaudi
Le texte de l’Alléluia du dix-septième dimanche après la Pentecôte est encore le premier verset d’un psaume ; il s’agit du psaume 101, auquel le Graduel du dimanche précédent était déjà emprunté. Mais il s’agissait alors d’un passage pris dans la dernière partie du psaume, chant d’espérance du peuple d’Israël exilé, alors que le début est un appel angoissé à l’aide divine :
Domine exaudi orationem meam et clamor meus ad te veniat.
Seigneur exaucez ma prière et que mon cri parvienne jusqu’à vous.
Ce verset est bien connu ; il revient continuellement dans la liturgie, en particulier avant certaines oraisons. Il s’agit d’un appel suppliant comme on en rencontre sans cesse, et il tranche sur les Alléluias des semaines précédentes, acclamations de louange à la majesté et à la toute puissance divine. Comme nous l’avons déjà constaté, un Alléluia n’est pas toujours joyeux.
Cependant la vocalise du mot alléluia, assez courte mais franchissant toute l’octave en une belle courbe élégante, pourrait se prêter à une expression joyeuse. Mais le verset est une supplication intense, culminant sur les deux mots exaudi et meus en deux montées très expressives.
Offertoire : Oravi
Nous retrouvons dans l’Offertoire du dix-septième dimanche après la Pentecôte un des grands Offertoires de ce temps liturgique qui ne sont pas tirés des psaumes mais d’autres livres de l’Ancien Testament, comme nous en avons déjà trouvé au septième et au douzième dimanche, et nous retrouverons de plus en plus de textes analogues dans les chants du propre de ces derniers dimanches, Offertoires mais aussi Introïts. Ce sont souvent des prières du peuple d’Israël reconnaissant humblement qu’il a mérité par ses péchés les châtiments qui se sont abattus sur lui, et suppliant le Seigneur de le délivrer ; c’est toujours le thème de la justice et de la miséricorde que présentait l’Introït de cette messe.
L’Offertoire de ce dimanche est tiré du livre de Daniel ; nous avions déjà rencontré au septième dimanche la belle prière des trois jeunes Hébreux dans la fournaise, que nous retrouverons à l’Introït du vingtième. Ici c’est Daniel lui-même qui s’adresse au Seigneur en des circonstances analogues ; mais le texte de cet Offertoire ne reprend pas dans cette prière la partie d’humble reconnaissance des péchés, gardant seulement la partie suppliante :
Oravi Deum meum ego Daniel, dicens : Exaudi, Domine, preces servi tui ; illumina faciem tuam super sanctuarium tuum : et propitius intende populum istum, super quem invocatum est nomen tuum, Deus.
Moi, Daniel, j’ai prié mon Dieu en disant : Seigneur, exaucez les prières de votre serviteur ; faites briller votre visage sur votre sanctuaire, et tournez-vous avec bienveillance vers ce peuple sur lequel est invoqué votre nom, O Dieu !
L’expression « faites briller votre visage « que l’on rencontre assez souvent dans la Bible (voir la Communion du dimanche de la Septuagésime) signifie : montrez-vous favorable. De plus le texte de Daniel précise : sur votre sanctuaire dévasté, mot qui n’a pas été conservé dans l’Offertoire ; il s’agit donc du temple de Jérusalem abandonné et ruiné, que le peuple hébreu captif aspire à retrouver. Aujourd’hui le « sanctuaire dévasté « pour lequel nous prions c’est l’Église en proie à une crise douloureuse, et comme au Graduel nous ne pouvons nous empêcher de penser aussi à la France…
La mélodie de cet Offertoire est très mouvementée. La première phrase, qui n’est qu’un récit introductif, se tient dans le grave, exprimant l’humble attitude de Daniel devant Dieu. La prière proprement dite comporte trois phrases, qui commencent chacune par un grand élan vers l’aigu, plus développé dans la deuxième. La troisième est beaucoup plus longue que les deux autres, et, après l’élan initial à l’aigu, elle revient humblement dans le grave, enveloppant pour finir le nom divin d’une longue vocalise douce et contemplative.
Communion : Vovete
Le texte de la Communion du dix-septième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 75, cantique d’action de grâces au Seigneur après une grande victoire remportée par le peuple d’Israël sur les rois et les puissants de ce monde qui refusaient de reconnaître le vrai Dieu ; tout le peuple était invité en une grande procession triomphale à venir apporter ses offrandes autour de l’autel en reconnaissance au Dieu tout puissant :
Vovete, et reddite Domino Deo vestro, omnes qui in circuitu ejus affertis munera ; terribili, et ei qui aufert spiritum principum : terribili apud omnes reges terræ.
Faites des vœux et acquittez-les au Seigneur votre Dieu, vous qui l’entourez en apportant vos présents, à ce Dieu redoutable, lui qui enlève la vie aux puissants, redoutable devant tous les rois de la terre.
Au moment de la communion, nous venons aussi en procession nous offrir au Christ qui a emporté la victoire sur Satan et qui nous soutient dans notre combat. La mélodie, solennelle et pleine de mouvement, est vraiment celle d’une procession triomphale. On notera le contraste entre les deux terribili : le premier s’élance hardiment dans l’aigu, où toute la phrase se tient ensuite avec une joyeuse assurance ; le second au contraire amorce une descente de la mélodie dans le grave, pleine d’autorité, avant qu’elle ne remonte avec force pour la cadence finale.
Quand un gauchiste découvre le grand remplacement
Citoyen depuis 14 ans et élu depuis huit ans aux Mureaux, Boris Venon a remis sa démission après plusieurs agressions.
«Oui, les citoyens d’origine européenne peuvent faire l’objet de racisme. Et c’est un homme dont tout le parcours politique s’inscrit à gauche qui vous le dit.»
Lors du dernier Conseil municipal de la ville des Mureaux le 28 septembre, l’élu socialiste Boris Venon a annoncé sa démission. L’homme était deuxième adjoint au maire.
«J’ai subi 11 agressions, ou moi-même et ma famille nous nous sommes sentis menacés jusque dans notre intégrité physique, là ou pendant 12 ans je n’ai jamais connu d’épisode de cette nature. Ces derniers épisodes, je ne vous le cache pas, ont été violents et ont profondément remis en cause le lien que j’avais avec la commune et avec ces habitants.»
«Je me suis vu reprocher d’être qui je suis. Ces épisodes, et encore plus le dernier en date, ont été marqués par de la violence verbale, de la violence physique, allant jusqu’à la menace de mort, et aux insultes homophobes et racistes. ”Le blanc quitte ma ville, on est chez nous ici ”, c’est ce que je me suis entendu dire avant qu’on ne me poursuive jusque devant mon domicile pour me menacer de mort ensuite.»
Est-il bien certain que ce n’est pas uniquement un sentiment ?
Islamophobie : version française du wokisme ?
A l’occasion d’une conférence devant les élèves de la filière Science Politique de l’UCO à Angers, le sociologue Philippe d’Iribarne analyse sur RCF le mouvement « woke » -nous venant des Etats-Unis- et sa forme française, l’islamophobie.
Légalisation du suicide : Olivier Véran veut s’inspirer du modèle belge
Olivier Véran, ministre du « renouveau démocratique » chargé de suivre la convention citoyenne, est allé recontrer le docteur François Damas, au centre hospitalier de la Citadelle à Liège. Ce médecin était au centre du documentaire Les Mots de la fin, diffusé sur Arte en juillet, qui montrait son quotidien de spécialiste de l’euthanasie.
Le système belge autorise depuis vingt ans l’aide active à mourir. Le nombre d’euthanasies pratiquées en Belgique est de 2 600 par an, soit 3 % des décès. « Vous avez quand même multiplié par dix en vingt ans », remarque Olivier Véran. Il s’étrangle un peu quand ses hôtes lui expliquent que certains imams acceptent que des musulmans soient euthanasiés, à condition que le médecin récite la première sourate du Coran au moment de l’acte.
Bruxelles a légalisé l’euthanasie en 2002, pour des patients adultes dont l’état physique ne permettait pas d’espérer une amélioration médicale raisonnable. En 2014, la loi a été étendue (comme d’habitude) pour euthanasier des mineurs, et sans limite d’âge. Et au fil des années, les critères se sont étendus : “lassitude de vivre”, déception amoureuse, etc.
Un jeu de société sur les guerres de Vendée
Un jeu de société sur le thème des guerres de Vendée. C’est ce que vient d’inventer un choletais, sans craindre la polémique qui peut surgir quand on touche à cette période toujours sensible.
Entretien sur RCF :
Quel avenir pour l’Eglise de France ?
Traditionis Custodes, années Covid, pédophilie… comment l’Eglise de France se relèvera-t-elle ? Quel avenir nous réserve-t-elle ? Retrouvez l’analyse du Club des Hommes en noir, avec autour de Philippe Maxence, les abbés de Tanouärn et Célier, Jeanne Smits et Jean-Pierre Maugendre.
Légaliser l’euthanasie constituerait un droit opposable au suicide
De Thibaud Collin, philosophe et enseignant, dans Valeurs Actuelles :
Nous y sommes. Depuis des décennies, les militants de la mal nommée euthanasie cherchaient à légaliser la possibilité de tuer son prochain non par haine, mais par “compassion”. Ils n’ont jamais été aussi près d’atteindre leur but, grâce au président Macron et au Comité consultatif national d’éthique (CCNE), lequel estime, après moult considérations sophistiques, que le droit à la vie peut légitimement être contrebalancé par le droit au respect de la vie privée, incluant le droit d’être assisté par un tiers pour se donner la mort.
Le suicide est un acte personnel pratiqué depuis toujours pour diverses raisons. Il ne s’agit pas ici d’abroger une loi interdisant le suicide ; il s’agit de créer un droit opposable au suicide. La question se concentre sur l’épithète “assisté”. On connaît le délit de non-assistance à personne en danger, envers du devoir d’assistance, où le terme assistance signifie “donner protection, secours, soin”. Ici, assistance ne désigne pas soin puisqu’il s’agit de priver quelqu’un de sa vie, condition de possibilité de tout soin. Cet acte met fin à tout soin, en l’occurrence l’accompagnement de la personne jusqu’à sa mort naturelle. Il est bien évident que quelqu’un assailli par la souffrance peut considérer la mort comme le moyen d’en être libéré. Cela fonde-t-il un devoir de la société de le tuer ou de lui préparer les moyens concrets de perpétrer son propre meurtre ?
Le terme assistance a également un deuxième sens : “seconder quelqu’un dans sa tâche”. Dans ce cas, la légalisation du suicide assisté impliquerait que la liberté individuelle soit reconnue comme la mesure de ce que la société reconnaît comme juste. N’est-ce pas précisément la logique de l’État-providence qui met la puissance de la collectivité au service de la garantie effective des droits de l’individu ? Pourquoi ne pas prendre en charge la mort de l’individu dans la mesure où celui-ci en fait la demande ? Une mort propre, douce et remboursée par la Sécurité sociale.
L’État-providence est le complément de la société capitaliste. C’est en effet pour pallier les effets de la destruction des anciennes solidarités causée par l’individualisme libéral que peu à peu s’est installé un État attentif aux vulnérabilités des plus fragiles. L’État-providence n’est que le déploiement contemporain de l’État-Léviathan moderne, la santé et l’assistance sociale étant considérées comme des biens primaires à la suite de la sécurité. Mais tout cela a un coût. La médicalisation de la fin de la vie ne peut perdurer que si les frais de santé sont rationalisés. En régime capitaliste où tout est potentiellement vu comme une marchandise à échanger, le rapport coût/ bénéfice devient un critère essentiel des politiques publiques. À quoi bon laisser quelqu’un mourir de sa belle mort si l’on peut faire des économies en abrégeant sa vie ? N’est-ce pas un devoir de solidarité de lui faire sentir qu’il a à penser aux autres et que son intérêt bien compris n’est de vivre que dans de bonnes conditions ? Et c’est ainsi que le soi-disant “droit de mourir dans la dignité” devient une légitimation imparable d’un choix de société principalement comptable dont les pauvres seront les premières victimes. Jacques Attali disait en 1981, dans l’Avenir de la vie de Michel Salomon (Seghers, pages 274-275), que « l’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures ». Que ce fût dans une optique socialiste pour laquelle « la liberté fondamentale, c’est le suicide », ou dans une optique capitaliste selon laquelle « des machines à tuer […] permettront d’éliminer la vie lorsqu’elle sera trop insupportable ou économiquement trop coûteuse »,l’euthanasie était déjà pour lui « une des règles de la société future ». Bref, sous la rhétorique des “droits de l’homme”, l’implacable engrenage du calcul marchand. En déclarant dernièrement que, sur la fin de vie, « il faut bouger », Macron réalise la prophétie de son ancien mentor. Pour cela, la méthode est bien rodée : manipuler la sémantique, jouer sur les émotions, donner l’impression de fixer un cadre très rigide à la nouvelle transgression et, surtout, présenter ladite adaptation comme un progrès des libertés individuelles.
Qui ne voit qu’une assistance dont l’objet serait la mort d’autrui subvertirait la solidarité première et fondamentale des hommes qui est de partager une vie reçue et d’en prendre soin mutuellement ? Qui ne voit qu’une telle loi serait immédiatement l’objet d’attaques pour en assouplir les conditions (l’effet cliquet) ? Au nom de quoi interdire l’assistance au suicide à quelqu’un ayant des raisons personnelles de réclamer la mort ? Que devront, par exemple, faire les pompiers face à une personne ayant fait une tentative de suicide ? La ranimer ou lui donner la piqûre fatale ? ou bien la ranimer et ensuite l’aider à se suicider “proprement” ? Quand le pacte social n’est plus fondé sur le respect inconditionnel de la vie humaine innocente, il ne peut plus résister à la puissance de la rationalité économique animant l’État-providence et le régime capitaliste. Notre société est donc devant un choix de civilisation.
Les Bobos-sapiens
Natalie Saracco vient de publier un roman sur Les bobos sapiens, ces Parisiens caricaturaux, anticléricaux, homosexuels ou célibataires, artistes désabusés, profondément malheureux. Malgré la noirceur de leurs vies, ce roman amusant un rien déjanté, bourré aux jeux de mots, pas toujours crédible et parfois vulgaire, se moque gentiment de ces personnages, qui en deviennent attachants. Jean de La Tour, artiste peintre devenu célibataire depuis que son épouse l’a quitté pour vivre avec une femme, rencontre un ange célèbre, qui tente de le ramener dans le droit chemin.
La Nuit d’Hippocrate, une soirée exceptionnelle au profit de la Fondation Jérôme Lejeune
La Fondation Jérôme Lejeune organise un évènement exceptionnel de levée de dons baptisé “La Nuit d’Hippocrate” le 3 octobre prochain à 19h au Théâtre des Variétés, 7 boulevard Montmartre, Paris 2ème
La Fondation Jérôme Lejeune au service des plus vulnérables
Les personnes avec un handicap mental d’origine génétique sont le cœur de l’engagement de la Fondation Jérôme Lejeune. La Fondation a trois objectifs qui se complètent : CHERCHER, SOIGNER, DÉFENDRE. Elle cherche un traitement pour mettre en échec le handicap intellectuel, elle soigne pour permettre aux patients de mieux vivre, et elle défend leur droit à vivre, sans discrimination. Ces trois missions sont aussi importantes les unes que les autres : toutes permettent de mieux prendre en charge ce qui est essentiel : la santé et le bien-être des patients, et l’espoir, demain, d’une plus grande autonomie.
La Nuit d’Hippocrate, une soirée pour découvrir en direct les actions de la Fondation
Au cours de la Nuit d’Hippocrate, la Fondation et l’Institut Jérôme Lejeune présenteront des projets essentiels liés aux trois missions de la Fondation qui ont pour objectif d’améliorer la santé, le bien-être et l’autonomie des personnes porteuses d’une déficience intellectuelle d’origine génétique.
Vous vous demandez peut-être en quoi consiste une levée de dons ?
Il s’agit d’un concept simple : le jour J, sur la scène du Théâtre des Variétés, chercheurs, réalisateurs, soignants, juristes et autres acteurs de la Fondation vous présenteront leur projet et auront 4 minutes pour vous convaincre de les soutenir. Si vous êtes conquis, vous n’aurez plus qu’à lever votre panneau pour donner aux projets qui vous tiennent à cœur !
Venez vivre une grande soirée de générosité !
Pour en savoir plus sur la soirée et chacun des projets ou vous inscrire
Bien que débouté, le lobby LGBT s’acharne contre Renaissance catholique
Communiqué de Renaissance catholique :
Le 12 octobre, à 13h30, Jean-Pierre Maugendre comparaîtra devant la Cour d’Appel de Paris. Relaxé, en première instance, par un jugement de la XVIIèmechambre du Tribunal Correctionnel de Paris, en date du 23 novembre 2021, du chef de « provocation à la discrimination à l’égard d’un groupe de personnes à raison de leur orientation sexuelle » Jean-Pierre Maugendre est de nouveau poursuivi. Les associations LGBT plaignantes (Stop Homophobie, Mousse et Adheos), ayant interjeté appel, poursuivent leur acharnement judiciaire.
Rappelons qu’il est reproché à Renaissance catholique d’avoir publié sur son site, le 13 juin 2019, un article intitulé : « L’Église du Dieu vivant : la colonne et l’appui de la vérité » (1 Tim 3 ,15). Dans cet article, les propos incriminés étaient les suivants :
« Les autorités civiles ne doivent pas établir d´unions civiles ou légales entre deux personnes du même sexe, qui clairement imitent l´union du mariage, même si de telles unions ne reçoivent pas le nom de mariage, puisque de telles unions encourageraient le péché grave pour les personnes concernées et seraient cause d´un grave scandale pour d´autres ».
Ce texte était signé des cardinaux Burke, Pujats, archevêque émérite de Riga, et des évêques Peta, archevêque de Sainte-Marie en Astana, Lenga, archevêque émérite de Karaganda et Schneider évêque auxiliaire de Sainte-Marie en Astana.
Dans son jugement le tribunal correctionnel a retenu que le texte incriminé était un texte doctrinal. Il observait également que : « Il ressort de cette note que la déclaration publique se veut une réponse à la « faim spirituelle aiguë chez lesfidèles catholiques du monde entier (…) d ‘une réaffirmation de vérités obscurcies, sapées et niées par les erreurs les plus dangereuses de notre temps » et qu’elle a été pensée comme une « aide spirituelle concrète ». Le champ lexical utilisé dans la note explicative, et qui irrigue également le texte litigieux, évoquant le« devoir moral » du fidèle « de témoigner de ces vérités », « aux yeux du divin juge et en sa propre conscience » renvoie à l’idée de conviction religieuse et n’induit pas, pour le lecteur, autre chose qu’un examen de conscience personnel.
En digne héritier de Dom Gérard, apôtre de la chrétienté et angoissé du salut temporel de nos cités, Dom Louis-Marie, abbé du Barroux témoignera, rappelant que le texte incriminé ne fait que reprendre l’enseignement bi millénaire de l’Eglise. Nous lui sommes infiniment reconnaissants de ce témoignage et de la prière de ses moines.
Vos prières pour l’heureuse issue de ce procès seront également très précieuses.
Enfin, votre aide matérielle pour assurer les frais de cette procédure judiciaire sera la bienvenue. Nous ne disposons, en effet, pas des généreuses subventions accordées par la région Ile-de-France et la mairie de Paris à certaines association plaignantes.
Un “satanisme ouvert”
Dans son discours célébrant le rattachement des Républiques de Donetsk et de Louhansk et des régions de Zaporijia et de Kherson à Moscou, Vladimir Poutine s’en est pris à l’idéologie du genre :
🔴🗣 "Est-ce que nous voulons que notre Russie ne soit plus notre partie ? Que nos enfants soient pervertis, qu’on leur dise qu’à part les hommes et les femmes, il existe d’autres genres ? Une telle négation de l’être humain ressemble à un satanisme ouvert.” pic.twitter.com/ESdVlMUmCJ
— franceinfo (@franceinfo) September 30, 2022


