Sécession ou reconquête avec Academia christiana
Retour en image sur le colloque d’Académia Christiana, dont le thème était la sécession ou la reconquête. La présence de ces nombreux jeunes soucieux de l’avenir et qui s’engagent volontiers sont une occasion de constater qu’un monde plus chrétien est en construction.
Censure étrangère d’un média français
Que dirait-on si un autre pays était concerné :
Ferhat Mehenni vit en exil, depuis de longues années, en France, d’où il préside le Mouvement d’Autodétermination Kabyle (MAK). Il explique que le régime militaire algérien a érigé la haine de la Kabylie et des Kabyles comme ligne directrice de sa politique. En tout cas, il n’est pas rare en France de rencontrer des Kabyles qui affirment ne rien avoir à faire avec l’Algérie ou avec le régime algérien.
Annoncé depuis une semaine comme l’invité du journaliste Ivan Rioufol du dimanche 2 octobre sur CNEWS, Ferhat Mehenni, président du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK), a vu son intervention, qui devait durer une vingtaine de minutes, déprogrammée quelques minutes à peine avant qu’il n’accède au plateau. Ivan Rioufol a été mis devant le fait accompli en même temps que Ferhat Mehenni.
« C’est l’Élysée… L’Algérie a dû intervenir» a dit Mehenni tandis que Ivan Rioufol a répondu que « (cette) explication est la bonne, il y a dû y avoir une pression d’Alger sur CNEWS » qui est la propriété du groupe Bolloré proche de l’Elysée.
En réalité, le président du MAK Ferhat Mehenni aurait été exclu de CNEWS sur ordre d’Emmanuel Macron. Selon Maghreb-intelligence, c’est Vincent Bolloré en personne qui a pris le téléphone sur injonction d’Emmanuel Macron pour annuler l’interview de Ferhat Mehenni. […]
Des scrutins sur l’avortement au cours des élections de mi-mandat aux Etats-Unis
Les élections de mi-mandat qui ont eu lieu le 8 novembre aux Etats-Unis ont été l’occasion de pour les électeurs de plusieurs Etats de se prononcer sur l’avortement.
Les électeurs de trois Etats à majorité démocrate ont voté pour inscrire le « droit » à l’avortement dans leur Constitution :
- dans le Michigan avec 56% des suffrages,
- dans le Vermont avec 77%,
- en Californie avec 68% de votes favorables.
Dans le Kentucky, Etat conservateur, un amendement qui « aurait déclaré l’absence de droit à l’avortement dans la Constitution » a été rejeté par 53% des électeurs. La Cour suprême de l’Etat examinera la semaine prochaine une contestation de la loi interdisant l’avortement sans exception.
Une proposition similaire à celle du Kentucky, visant à limiter le recours à l’avortement, a été écartée dans le Montana, un Etat rural. La proposition de loi LR-131 affirmait « que les enfants nés vivants, quel que soit leur stade de développement, sont des personnes morales ». Elle exigeait « que des soins médicaux soient fournis aux enfants nés vivants après (…) une tentative d’avortement » et établissait « une amende de 50 000 dollars et/ou une peine de prison de 20 ans comme peine maximale en cas de violation de la loi ».
Quant à la Caroline du sud, en l’absence de compromis avec la chambre, les sénateurs ont rejeté une proposition visant à interdire presque tous les avortements.
Toutefois, dans l’Etat du Nebraska, les Républicains ont remporté suffisamment de sièges législatifs pour adopter un projet de loi interdisant l’avortement après 12 semaines. Une interdiction quasi-totale avait déjà été proposée mais n’ayant reçu que 30 voix sur les 33 requises, elle n’avait pas été adoptée.
Le Seigneur des Anneaux n’est pas une banale chasse au trésor
Lu sur Claves :
L’un des coups de génie de Tolkien dans Le Seigneur des Anneaux a été de construire toute une quête dont le but premier n’est pas d’acquérir un trésor, un objet précieux, une personne aimée (même si cela est présent aussi : Aragorn se bat pour monter sur le trône du Gondor et mériter la main d’Arwen, fille d’Elrond) mais de se défaire à jamais d’un faux trésor, d’un objet aussi terriblement dangereux qu’il est beau, à savoir l’Anneau unique forgé par Sauron.
Pourquoi l’Anneau est-il si dangereux ? Parce que Sauron l’a forgé dans le but d’asservir les esprits, il a fait passer en lui tout son orgueil, toute sa volonté de domination absolue et de puissance sans limite. C’est pour cela que, dans l’œuvre de Tolkien, l’Anneau est à la fois le Tentateur et la Tentation par excellence, le symbole et le résumé de toute tentation : il est la volonté de puissance à l’état pur, le désir effréné du pouvoir brut, un pouvoir sans amour et sans sagesse, qui ne connaît pas d’autre mesure que lui-même. « Prends-moi, sers-toi de la force que je te donne et je ferai de toi un dieu » : telle est la tentation que l’Anneau suggère à tous ses possesseurs, petits ou grands. Sa forme circulaire suggère bien cela : il symbolise l’enfermement en soi d’une volonté de puissance coupée de Dieu, des autres, de tout le réel[1]. Mais l’anneau ne se ferme que sur le vide : une créature qui veut être à elle-même sa propre fin, qui veut être le centre de tout, ne peut, pour ainsi dire que tomber dans son propre néant, se vider de sa substance. C’est pourquoi l’Anneau a d’abord pour effet de rendre invisible son porteur : il le coupe du monde et l’isole dans sa volonté solitaire de puissance. Mais celui qui se sert souvent de l’Anneau, comme l’explique Gandalf à Frodo, finit par s’évanouir purement et simplement, il devient spectral, comme les Nazgul (« spectre de l’anneau ») : il quitte définitivement le monde réel, le monde des vivants, il n’est plus, à l’image des Nazgul ou d’Arachne, qu’une volonté insatiable de tout dévorer, de tout absorber en soi.
On voit donc à quelle profondeur Tolkien a compris le mal par excellence, le mal du péché, sa séduction, sa force apparente et sa faiblesse irrémédiable.
Les moniales de Boulaur reprennent l’abbaye Notre-Dame des Neiges
Les trappistes présents depuis 172 ans à l’abbaye de Notre-Dame des Neiges passeront le relais le 1er décembre prochain aux moniales cisterciennes de Boulaur, qui cherchaient à essaimer. Le dernier abbé de Notre-Dame des Neiges communique :
Notre Dame des Neiges ce 1er Novembre 2022,
Fête de tous les saints
Chers frères et sœurs en la vie religieuse,
Comme beaucoup le savent déjà, mais la chose est désormais officiellement engagée, le monastère de Notre Dame des Neiges au diocèse de Viviers, Ardèche) change de mains.
A partir du 1er Décembre, première fête liturgique de Saint Charles de Foucauld, les sœurs cisterciennes de Sainte Marie Boulaur (Diocèse d’Auch, Gers), fondent une nouvelle communauté en lieu et place des frères trappistes. La célébration de cette fondation aura lieu à 15h 30 et sera présidée par Monseigneur Jean Louis Balsa, Evêque de Viviers.
Les frères de Notre Dame des Neiges sont dispersés dans différentes communautés cisterciennes. Le Chapitre Général de L’Ordre cistercien de la Stricte observance à prononcé, le 21 septembre dernier, la dissolution de la communauté qui avait été fondée en 1850 par l’abbaye d’Aiguebelle (diocèse de Valence, Dôme).
La communauté légalement reconnue devant le Conseil d’État est donc désormais en cours de dissolution. Les biens fonciers, immobiliers et mobiliers, font l’objet d’une donation globale de l’ancienne à la nouvelle communauté.
Il faut donc, à partir de ce 1er décembre 2022, rayer de vos listes la « communauté des cisterciens de Notre Dame des Neiges ». (Ordre des cisterciens de la Stricte Observance). Ce sont les cisterciennes de Boulaur à Notre Dame des Neiges (Ordre de Cîteaux), qui prennent le relais.
Les coordonnées du monastère restent les mêmes.
La supérieure (Prieure conventuelle, nommée par l’Abesse fondatrice de Boulaur, Mère Emmanuelle Desjobert) est Mère Anne Dugas. Les fondatrices sont au nombre de huit et un noviciat est en mesure d’être ouvert dès que les candidates se présenteront… L’hôtellerie monastique ré-ouvrira le 30 décembre 2022.
Merci de rendre grâce avec nous pour la vie monastique vécue depuis 172 ans sur le plateau ardéchois et qui a permis de donner à l’Église Saint Charles de Foucauld… et quelque autres moins connus, que nous célébrons en ce jour. Merci d’appeler avec nous, et tous les saints les bénédictions de Dieu sur la nouvelle fondation.
Je tiens à souligner que dans les « angustia temporum », sur lesquelles Saint Charles de Foucaul à souvent médité à la suite d’Isaïe, cette transmission de patrimoine et de flamme entre une communauté masculine ancienne et une communauté féminine plus jeune, est une grâce réelle de communion et de joie qui donne de l’espérance.
Tous ensemble nous pouvons rendre grâce
P. Hugues Chapelain de Seréville, ex et dernier Abbé de Notre Dame des Neiges
Retrouver le sens du bien commun
C’est l’objectif d’un nouvel ouvrage écrit par un dominicain et intitulé Le bien commun. Joie commune. En ces temps d’individualisme, de revendications communautarismes et catégoriels, le terme de « bien commun » est employé souvent comme l’argument infaillible des causes les plus diverses. Pour les uns, tout citoyen devrait voter Monsieur Untel, qui serait un « moindre mal ». « pour le bien commun ». Pour un autre, tout bon chrétien devrait se faire injecter des vaccins « pour le bien commun ». « Pour le bien commun », il faudrait rejoindre un giron unique (“le phare de la Tradition” ?) sans le moindre risque.
Il serait temps, peut-être, de se poser un peu et de tâcher de définir ce fameux « bien commun ». Le bien commun, le réalisme politique seraient-ils un palais interdit ou un conte de fées ?
L’auteur critique notamment le personnalisme et l’absolutisation de la dignité de la personne humaine
La dignité de la personne humaine n’est donc pas un absolu. Elle est relative à l’agir de celle-ci et donc à son ordination au bien commun. Est digne celui qui est ce qu’il est et qui agit selon ce qu’il est. La dignité prétendument absolue du personnalisme est la dignité de la puissance, la richesse de ce qui n’est pas encore.
En définitive, en voulant majorer la dignité de la personne humaine, l’objection apporte de l’eau au moulin du réalisme. Certes, la personne doit chercher la dignité. Mais elle ne peut le faire qu’en se dévouant au bien commun de toutes les communautés auxquelles elle appartient. Le bien particulier n’est en acte, il n’est achevé et réel, que s’il est réellement ordonné au bien commun.
Qui sont les anges ?
Peut-on nommer son ange gardien ? Comment se défendre des mauvais anges ? L’analyse du Club des Hommes en noir avec cette semaine autour de Philippe Maxence, les abbés Barthe et Benoît, les pères Danziec et Viot.
Nous n’en pouvons plus de ce christianisme rabaissé : il n’y a aujourd’hui qu’une urgence, et ce n’est pas la question du Concile
De Philippe Maxence dans L’Homme nouveau, suite aux révélations d’abus lors de l’Assemblée plénière de la CEF :
[…] Cette déflagration salit profondément l’Église de France par la conduite scandaleuse de certains de ses plus hauts responsables. Il est plus qu’évident que la vérité doit être faite sur ces affaires afin que la justice puisse s’exercer, en premier lieu vis-à-vis des victimes. Cependant les procédures, pour nécessaires qu’elles soient, ne suffiront pas.
L’émotion, compréhensible, ne doit pas non plus être le dernier mot face à ce terrible scandale qui existe depuis des années. Ni la dénonciation, pas plus au demeurant que les remises en cause de certains points de la doctrine catholique déjà avancées par certains. Il faut aller jusqu’à une approche surnaturelle qui n’abolit pas les moyens humains mais qui permettra de les rendre plus efficaces dans le temps.
L’Église de France doit se convertir. En profondeur ! Du sommet de la hiérarchie jusqu’au simple fidèle du rang. Mais cette conversion doit venir d’en haut, de nos pasteurs eux-mêmes. Leur rôle est de nous entraîner, non pas dans des discussions synodales, non pas d’abord dans la mise en place de procédures (pourtant nécessaires, redisons-le), mais dans un grand mouvement de pénitence. De pénitence publique qui pourrait s’inspirer dans la durée de la grande neuvaine d’années mise en place par les évêques polonais du temps du communisme pour le salut de leur patrie.
Un tel mouvement public pénitentiel sera évidemment moqué à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Église. C’est dans l’ordre des choses. Nous ne sortirons pas de ce cloaque sans remettre la Croix au cœur même de nos vies chrétiennes.
Et les âmes ?
Ce dernier aspect, fondamental, ouvre la porte à un autre point. Ça suffit ! Nous n’en pouvons plus de ce christianisme rabaissé à un humanisme d’une horizontalité désespérante. Nous n’en pouvons plus des discussions sans fin, dans des assemblées s’autocélébrant en permanence, sortes de réunions Tupperware d’un spiritualisme de bas étage, sans consistance et sans élévation. Nous n’en pouvons plus de cette évacuation permanente de la Croix, de la pénitence, du sacrifice, de l’enseignement traditionnel de l’Église, au profit d’une démocratie élevée au rang de religion et d’un rabâchage inconsistant sur les acquis du Concile. Le feu est à la maison. Les corps sont atteints et les âmes sont menacées. Qui s’en préoccupe ?
Faut-il y voir un signe ? Cette Assemblée plénière de novembre devait ouvrir l’hallali général contre les traditionalistes. La veille de la conférence de presse organisée en urgence par Mgr de Moulins-Beaufort, une certaine arrogance épiscopale était encore de mise sur ce thème, malgré des appréciations différentes voire divergentes des évêques à ce sujet. Je renvoie à l’entretien vidéo accordé par Mgr Aillet à notre envoyée spéciale à Lourdes.
Replanter la Croix
Bravement (comment dire autrement ?) certains évêques concèdent que la liturgie préconciliaire n’est pas d’abord le problème mais qu’il faut coûte que coûte que les jeunes traditionalistes (dont il faut bien admettre le nombre et la détermination) doivent reconnaître le Concile. Se rendent-ils compte, ces « braves » évêques, que cette insistance dans une maison en feu, dévastée, sans lendemain visible, n’est que le signe d’une idéologie déconnectée du réel ?
Il n’y a aujourd’hui qu’une urgence, et ce n’est pas la question du Concile. C’est de replanter la Croix du Christ au cœur même de nos vies, de nos sociétés et de notre Église.
Les conséquences de l’abandon d’une catéchèse cohérente et adaptée sur la sexualité humaine
D’une affaire à l’autre, je cherche un petit mot dans les communiqués, et je lis ceci :
« Ce que nous découvrons de quelques-uns de nos frères nous appelle à nous examiner, cela nous a été rappelé, sur notre rapport au pouvoir, aux biens, à notre ministère, à chacune des personnes avec qui nous agissons. » Mgr de Moulins-Beaufort, 8 novembre 2022
Chers frères évêques, je pose tout haut la question: personne ne vous a-t-il rappelés à vous examiner sur votre rapport à la sexualité ?
Comme parents laïcs qui éduquons patiemment nos adolescents avec leurs portables et leurs désirs compliqués… quand on nous parle de « strip-confession » et d’agression sexuelle, nous comprenons vite qu’il y a un sujet à traiter : la sexualité. C’est l’éléphant dans la pièce !
Comment ne pas interroger et rappeler chacun à l’éducation de sa conscience ? Comment pourrions-nous nous passer de la responsabilité personnelle dans un monde aux profondes mutations anthropologiques ?
Les actes répréhensibles ne sont pas posés par une fonction (prêtre ou évêque, même si celle-ci aggrave l’abus) mais par un être humain. Chaque victime est aussi une personne unique.
Dans la mesure du possible, quels éléments humains et de catéchèse sont-ils donnés largement pour que les adolescents, les jeunes adultes, les familles, mais aussi les prêtres discernent en matière de sexualité ce qui est juste ou non, puissent enfin dans le pire des cas dénoncer rapidement les abus subis ? Les délais – plus longs que ceux de la prescription judiciaire – pour que les faits soient révélés ou traités laissent songeurs sur l’ampleur du travail à fournir.
C’est bien de revoir les procédures. C’est bien de reconnaître et de demander pardon. Mais ce n’est pas suffisant. Il convient d’admettre enfin une évidence. Il y a eu une autre grave démission ecclésiale collective: l’abandon d’une catéchèse cohérente et adaptée sur la sexualité humaine.
Mais le pire, c’est que l’on préfère encore chuchoter dans l’entre-soi : « ce prêtre là, il s’occupe un peu trop de ce sujet! » « Il vaut mieux ne pas trop s’afficher en faveur de telle oeuvre éducative » « Le mot chasteté c’est bien trop compliqué, personne ne va le comprendre ».
Pourtant, chaque chrétien devrait pouvoir répondre à cette question : à quelle anthropologie fondamentale(*) est-ce que j’adhère personnellement ? Quels moyens humains et spirituels est-ce que je prends pour être fidèle à mes engagements?
N’est-ce pas cela la véritable maturité?
C’est bien trop facile de noyer la responsabilité personnelle derrière les décisions collectives.
L’éléphant est dans la pièce! Il marche manifestement avec nous dans le chemin synodal… espérons que des pauvres crient: il piétine tout! Même si les évêques n’entendent pas, le Dieu de miséricorde aura pitié d’eux. Le petit mot de chasteté existe toujours pour eux.
Gabrielle Vialla, auteur de la Chasteté, un don qui rend sa beauté à la sexualité
(*) on peut lire Familiaris Consortio 32 :
Dans le cadre d’une culture qui déforme gravement ou qui va jusqu’à perdre la signification véritable de la sexualité humaine, en l’arrachant à sa référence essentielle à la personne, l’Eglise découvre de façon urgente et irremplaçable sa mission de présenter la sexualité comme valeur et engagement de toute la personne, créée, homme et femme, à l’image de Dieu.
Dans cette perspective, le Concile Vatican II a clairement affirmé que «lorsqu’il s’agit de mettre en accord l’amour conjugal avec la transmission responsable de la vie, la moralité du comportement ne dépend pas de la seule sincérité de l’intention et de la seule appréciation des motifs; mais elle doit être déterminée selon des critères objectifs, tirés de la nature même de la personne et de ses actes, critères qui respectent, dans un contexte d’amour véritable, la signification totale d’une donation réciproque et d’une procréation à la mesure de l’homme; chose impossible si la vertu de chasteté conjugale n’est pas pratiquée d’un cœur loyal»(86).
C’est en partant de la «vision intégrale de l’homme et de sa vocation, non seulement naturelle et terrestre, mais aussi surnaturelle et éternelle»(87), que Paul VI a affirmé que la doctrine de l’Eglise «est fondée sur le lien indissoluble, que Dieu a voulu et que l’homme ne peut rompre de son initiative, entre les deux significations de l’acte conjugal: union et procréation»(88). Et il a conclu en réaffirmant qu’il y a lieu d’exclure, comme intrinsèquement mauvaise, «toute action qui, soit en prévision de l’acte conjugal, soit dans son déroulement, soit dans le développement de ses conséquences naturelles, se proposerait comme but ou comme moyen de rendre impossible la procréation»(89).
Lorsque les époux, en recourant à la contraception, séparent ces deux significations que le Dieu créateur a inscrites dans l’être de l’homme et de la femme comme dans le dynamisme de leur communion sexuelle, ils se comportent en «arbitres» du dessein de Dieu; ils «manipulent» et avilissent la sexualité humaine et, avec elle, leur propre personne et celle du conjoint en altérant la valeur de leur donation «totale». Ainsi, au langage qui exprime naturellement la donation réciproque et totale des époux, la contraception oppose un langage objectivement contradictoire, selon lequel il ne s’agit plus de se donner totalement à l’autre; il en découle non seulement le refus positif de l’ouverture à la vie, mais aussi une falsification de la vérité intérieure de l’amour conjugal, appelé à être un don de la personne tout entière.
En revanche lorsque les époux, en observant le recours à des périodes infécondes, respectent le lien indissoluble entre les aspects d’union et de procréation de la sexualité humaine, ils se comportent comme des «ministres» du dessein de Dieu et ils usent de la sexualité en «usufruitiers», selon le dynamisme originel de la donation «totale», sans manipulations ni altérations(90).
A la lumière de l’expérience de tant de couples et des données des diverses sciences humaines, la réflexion théologique peut saisir – et elle est appelée à l’approfondir – la différence anthropologique et en même temps morale existant entre la contraception et le recours aux rythmes périodiques: il s’agit d’une différence beaucoup plus importante et plus profonde qu’on ne le pense habituellement et qui, en dernière analyse, implique deux conceptions de la personne et de la sexualité humaine irréductibles l’une à l’autre. Le choix des rythmes naturels comporte l’acceptation du temps de la personne, ici du cycle féminin, et aussi l’acceptation du dialogue, du respect réciproque, de la responsabilité commune, de la maîtrise de soi. Accueillir le temps et le dialogue signifie reconnaître le caractère à la fois spirituel et corporel de la communion conjugale, et également vivre l’amour personnel dans son exigence de fidélité. Dans ce contexte, le couple expérimente le fait que la communion conjugale est enrichie par les valeurs de tendresse et d’affectivité qui constituent la nature profonde de la sexualité humaine, jusque dans sa dimension physique. Ainsi, la sexualité est respectée et promue dans sa dimension vraiment et pleinement humaine, mais n’est jamais «utilisée» comme un «objet» qui, dissolvant l’unité personnelle de l’âme et du corps, atteint la création de Dieu dans les liens les plus intimes unissant nature et personne.
Océan Viking : Gérard Collomb avait démissionné pour cette raison
L’ancien ministre de l’Intérieur révèle dans un tweet :
Au delà de l’émotion sur le sort des personnes, l’accueil en France de l’Océan Viking marque un tournant dans la politique d’#immigration en France. Lorsqu’en 2018 avait été envisagée la création d’un hot spot à Toulon je m’y étais opposé de toutes mes forces et avais démissionné
— Gérard Collomb (@gerardcollomb) November 11, 2022
Son successeur Gérald Darmanin a annoncé qu’un tiers des migrants de l’Ocean Viking seront “relocalisés” en France, ouvrant ainsi un appel d’air à tous les bateaux de passeurs. Les négriers sont désormais informés que Toulon est devenu un port d’accueil.
Eric Zemmour : «C’est ce système maléfique qu’il faut briser» pic.twitter.com/GWUE34hKnZ
— CNEWS (@CNEWS) November 11, 2022
Jean-Pierre Calloc’h, le Péguy breton
Korantin Denis, responsable des pèlerins de Feiz e Breizh, livre dans L’Homme nouveau un saisissant portrait de Jean-Pierre Calloc’h, héraut infatigable de la fidélité de la nation bretonne au credo de ses pères. Mort au champ d’honneur un mardi de Pâques 10 avril 1917. Extrait :
[…] Jean-Pierre Calloc’h resta entièrement tourné vers le renouveau de la foi bretonne. Sur ses cahiers d’écolier, il proclamait déjà comme une devise : « Doué hag er Vro », « Dieu et le Pays ». Ce chantre de la bretonnité, par la plume comme par ses actions militantes, chercha à atteindre les élites intellectuelles en leur donnant l’amorce d’une doctrine nationaliste. Conscient d’être à la veille d’une « conflagration générale en Europe », il rejeta la tentation séparatiste, professant un nationalisme breton intégral.
À la veille de son départ au front, exhortant à la guerre salvatrice, il invoquait encore l’Esprit-Saint pour la rédemption de la Bretagne : « Tu verras ma Bretagne enfin libre, et sa langue honorée, comme quand ses chevaliers étaient vivants pour la défendre » (« Veni, Sancte Spiritus ! Chant de bienvenue à l’An nouveau », janvier 1915).
Lorsque la Grande Guerre éclata, il demanda à se faire mobiliser dès le premier jour. Sans attendre qu’aboutît son engagement dans la Marine, il s’enrôla dans l’Infanterie. Après quatre mois d’instruction à Saint-Maixent, il fut versé au 318e puis au 219e RI, dans un bataillon composé presque exclusivement de Bretons de Cornouaille.
« Ce sont des géants, mes hommes, vrais fils de ces chevaliers qui abandonnaient pays et famille, sautaient sur un cheval et allaient mourir à la Croisade. […] L’orgueil de la race, qui s’était endormi il y a cent-vingt ans dans la tombe du dernier Chouan, s’est réveillé à la voix du canon. » (août 1915).
La guerre ne lui laissa que peu de loisir pour écrire. Seules les longues heures de veille nocturne dans les tranchées furent pour lui propices au recueillement. Avec une grande élévation de sentiments, il signa en septembre 1916 l’un de ses plus fameux poèmes, « La veillée dans les tranchées ». L’académicien René Bazin (1853-1932) le fit paraître à la une de L’Écho de Paris, le 7 janvier 1917, sous le titre « Pour la légende », dont voici la traduction de l’un des quatrains emblématiques :
« Je suis le grand veilleur debout sur la tranchée,
Je sais ce que je suis et je sais ce que je fais ;
L’âme de l’Occident, sa terre, ses filles et ses fleurs
C’est toute la beauté du monde que je garde cette nuit. »
[…]
L’odieuse complicité de fait entre les « négriers » et les humanitaires immigrationnistes
De l’AGRIF :
Alors que l’Italie a déjà accepté cette année le débarquement de trois bateaux chargés de migrants illégaux, Giorgia Meloni a cent fois raison de ne pas en tolérer un quatrième !
Car ce dont il s’agit, c’est tout bonnement de l’ignoble trafic des « négriers » de notre temps, exploitant sans scrupule l’appétit de migration vers le nord d’immenses populations des pays du sud.
Ces nouveaux négriers font lourdement payer les passages à des malheureux qui leur font confiance et ils les abandonnent en mer; ils comptent sur les navires des organisations dites humanitaires pour les récupérer et les acheminer sur les rivages européens.
Cela ne s’arrêtera pas si les Etats ne mettent pas bon ordre à cette odieuse complicité de fait entre les « négriers » et les humanitaires idéologiquement et irresponsablement immigrationnistes, cyniques organisateurs actifs du double déracinement des migrants et des populations indigènes avec toutes les conséquences dramatiques dont on mesure chaque jour l’ampleur que nos gouvernants menteurs tentent en vain de dissimuler.
L’invasion migratoire organisée constitue, avec l’incitation massive à l’avortement, le parachèvement du « génocide français » (et européen) dont les deux autres composantes sont le génocide spirituel et moral et le génocide culturel.
On est en effet là devant la mise en œuvre d’un génocide tel que défini par le grand magistrat juif polonais, Raphaël Lemkin : « tout plan méthodiquement coordonné pour détruire la vie et la culture d’un peuple et menacer son unité biologique et spirituelle.»
Combattre un tel plan c’est à quoi s’emploie l’Agrif !
Méditer en automne avec le père Jean-François Thomas
Philippe Maxence reçoit le père Jean-François Thomas pour l’interroger sur son livre Méditations quotidiennes, Automne (Via Romana), déjà évoqué ici.
Arthur, le petit prince d’Arménie
Communiqué d’Antoine Bordier :
A la suite de l’annonce du cardinal, archevêque émérite, Jean-Pierre Ricard, le 7 novembre 2022, concernant son aveu de pédophilie, qui a fait l’effet d’une bombe médiatique, j’ai demandé à supprimer la préface qu’il avait écrite de mon livre : Arthur, le petit prince d’Arménie. Elle sera remplacée par le coup de cœur de Véronique Lévy.
Les 21 martyrs
Deux cousins d’origine copte nés en France et ayant été éduqués dans l’Eglise catholique réalisent un documentaire sur le thème des 21 martyrs coptes en Lybie.
Comment 21 jeunes ont pu laisser leur vie terrestre, leur épouse, leurs enfants, se mettre à genoux de telle manière et donner leur propre vie pour ne pas trahir leur foi ? C’est à cette question que ce documentaire veut répondre. C’est une histoire incroyable qui est de plus en plus documentée !
Les producteurs font appel à notre générosité pour les aider à réaliser le documentaire le plus complet sur cette histoire.
L’un des Anciens prit alors la parole et me dit : « Tous ces gens vêtus de blanc, qui sont-ils, et d’où viennent-ils ? » Je lui répondis : « C’est toi qui le sais, mon seigneur. » Il reprit : « Ils viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs vêtements, ils les ont purifiés dans le sang de l’Agneau. Ap. 9, 13-14
Les impôts des Français financent l’association immigrationniste SOS Méditerranée

Source : page 51 du rapport.
Un rapport de Frontex révèle que
« les migrants venant de Libye déclarent constamment avoir vérifié la présence des ONG dans la région, en l’absence des navires des ONG en Méditerranée, beaucoup refusent de partir. »
Par conséquent ces ONG ont du sang sur les mains en incitant les immigrés à embarquer.
SOS Méditerranée est intervenue auprès de 50 000 élèves dans le cadre de l’agrément reçu de Blanquer.
Les 234 migrants de l’Ocean Viking, débarqués à Toulon, vont être logés dans un village vacances Belambra sur la presqu’île de Giens. A nos frais.
I-Média : Fournas (RN), l’ahurissante manip’ médiatique
L’image de la semaine
Une image curieuse qui nous vient d’un passé lointain : 1983. Edward Snowden a partagé sur son fil Twitter une partie d’interview d’un agent de la CIA qui expliquait comment cette organisation gouvernementale influençait les médias pendant la guerre du Vietnam. Un vieux témoignage toujours d’actualité.
Député Fournas, une manip’ colossale
Alors que tous les médias, AFP en tête, hurlent avec les loups de La France Insoumise à “l’incident raciste” provoqué par Grégoire de Fournas (RN) dans l’hémicycle la semaine dernière, ils passent à côté des véritables sujets de la semaine. Entre autres choses, la proximité du député Bilongo (LFI) avec des personnalités islamistes.
La revue de Presse
Actualité, aberrations médiatiques et manipulations : tout est au rendez-vous cette semaine dans notre revue de presse.
Le calendrier secret du ministère des Armées
Damien Rieu, le lanceur d’alerte de Reconquête, a publié une photo sur Twitter d’un calendrier du ministère de la Défense faisant la promotion du voile islamique… la tension est montée d’un cran. Et si ce calendrier n’était que la pointe de l’iceberg d’une infiltration très inquiétante de l’Armée par des islamistes proches des Frères musulmans ?
Un drame constitutionnel ?
Communiqué de l’Association des Chrétiens Protestants et Evangéliques pour le Respect de la Vie :
« Nous Chrétiens Protestants et Evangéliques, citoyens de ce pays, refusons que l’avortement y devienne un droit constitutionnel. Notre motif est que « l’avortement est toujours et restera toujours un drame », selon les mots que celle qui fut, en son temps, employée au dessein de plusieurs d’introduire un droit à l’Interruption Volontaire de Grossesse dans la loi française. Cette loi se voulait prendre en compte les conditions impossibles rencontrées par des femmes au moment de transmettre la vie ; elle était restrictive vu la gravité de l’acte.
La malheureuse évolution des mentalités implique-t-elle le mépris envers ce « toujours un drame », qu’implique l’idée d’avortement comme droit fondamental ? Comment l’Etat français pourrait-il institutionnaliser le drame ?
En conséquence, nous demandons aux députés et sénateurs, députées et sénatrices de quelque bord politique qu’ils ou elles soient, de cesser de faire de cette affaire si douloureuse un marqueur de leur histoire personnelle ou politique.
Nous dirigeons aussi cet appel vers l’actuelle cheffe du gouvernement, Madame Elisabeth Borne et au président de la République, Emmanuel Macron. »
Le Président, Pasteur Jean Pira.
L’OQTF du jour
Un homme âgé de 31 ans, sans domicile fixe et visé par une OQTF (Obligation de quitter le territoire français) datée de février 2021, a agressé une femme de 27 ans samedi 29 octobre à Saint-Germain-en-Laye.
Interpellé, il a été jugé le 3 novembre en comparution immédiate, et condamné à dix mois de prison dont six mois avec maintien en détention, ainsi… qu’une interdiction de territoire pendant cinq ans. L’homme doit également 400 euros de dommages et intérêts à la victime.
« Exterminer une partie de la population contribuerait à l’atténuation du réchauffement climatique »
Non c’est un peu trop brutal comme formulation. On va proposer moins angoissant :

Maintenant vous comprenez pourquoi il faut promouvoir l’avortement ad nauseam. La déesse Gaïa réclame des sacrifices humains.
« Ad orientem »
La question de l’orientation du prêtre à l’autel est liée d’une part à celle plus générale du symbolisme liturgique ; et de l’autre à celle plus particulière de l’orientation de la prière.
Quant au symbolisme liturgique, comprenons tout d’abord que les gestes et attitudes dans la prière publique ne sont jamais indifférents ni laissés au libre choix du célébrant[1].
L’orientation du prêtre à l’autel fait partie de ces rites déterminés par l’Église et s’inscrit dans une orientation de la prière plus ancienne encore.
L’orientation dans la prière
Elle existait déjà dans l’Ancien Testament où les Juifs avaient l’habitude de prier en se tournant vers le temple de Jérusalem « où Dieu résidait » ; une trentaine de passages de l’Ancien Testament nous les montrent également priant vers l’Est[2].
Dans les premiers temps de l’Église où le symbolisme liturgique était très important, l’usage de se tourner vers l’Orient pour prier liturgiquement (d’où le mot « orientation ») va très vite s’imposer. Tant et si bien que pendant un grand nombre de siècles, à partir du Ve siècle, les églises seront quasi-systématiquement bâties le chevet tourné vers l’Est. Les témoignages anciens abondent pour attester et justifier cette orientation des lieux de culte[3].
Le grand liturgiste que fut le Cardinal Bona au XVIIe siècle pourra écrire :
Des monuments historiques, on peut conclure que les églises, dans l’Église Grecque comme dans l’Église Latine, étaient construites de manière qu’elles fussent dirigées vers le lever du soleil au temps de l’équinoxe. Cette coutume était autrefois si strictement suivie par les moines de l’Ordre de Cîteaux, que non seulement le maître-autel était tourné vers l’orient, mais encore tous les autres autels étaient tournés dans la même direction.[4]
Cet usage n’était pas cependant absolument universel ; les basiliques romaines par exemple, plus anciennes, étaient « occidentées » ; c’est pourquoi le prêtre et les fidèles (pour certaines parties de la messe en ce qui concerne ces derniers) se tournaient alors vers les portes pour que leur prière soit cependant toujours « orientée ».
« Orient est son nom »
Pourquoi se tourner vers l’Orient ? Parce qu’il représentait le Christ selon l’appellation que lui donna Zacharie (6,12) : « Voilà l’homme qui a pour nom Orient ». Il est encore l’oriens ex alto (Lc 1, 78). C’est également ainsi que le nomme une des antiennes de l’Avent :
« O Orient, splendeur de lumière éternelle et soleil de justice, venez et éclairez ceux qui… »
Se tourner vers l’Orient signifiait donc tout simplement se tourner vers Dieu. Certaines liturgies du baptême prescrivaient même au nouveau baptisé de cracher vers l’occident pour renoncer au démon, avant de se tourner vers l’Orient pour professer sa foi et adhérer à Dieu.[5]
Se tourner vers l’Orient, c’était aussi se tourner vers la direction du soleil levant ; or le Christ était appelé « soleil de justice » (sol justitiae) selon la prédiction de Malachie (4,2).[6]
Par ailleurs, le Christ étant, selon la prédiction du psaume 67[7], monté au ciel vers l’Orient lors de son Ascension, c’était du même endroit qu’on attendait son retour. La prière « orientée » possédait ainsi de plus une dimension eschatologique.[8]
Saint Thomas d’Aquin lui-même reprend dans sa somme de théologie ces différents motifs quant à l’orientation de la prière, y ajoutant l’idée commune également alors du paradis terrestre situé à l’Orient :
C’est pour des raisons de convenance que nous adorons tournés vers l’orient. C’est d’abord à cause de la majesté divine que symbolise l’orient, où le mouvement du ciel prend son origine. Ensuite c’est là qu’était établi le paradis terrestre selon le texte des Septante (Gn 2, 8) : nous semblons ainsi vouloir y retourner. C’est enfin à cause du Christ lumière du monde qui porte le nom d’Orient (Za 6, 12) et qui “ est monté au-dessus de tous les cieux à l’Orient ” (Ps 78, 34) d’où l’on attend sa venue suprême, selon saint Matthieu (24, 27) : “ Comme l’éclair part de l’orient et brille jusqu’à l’occident, ainsi sera l’avènement du Fils de l’Homme[9]. ”
Et aujourd’hui ?
Si avec les siècles, pour des raisons généralement pratiques, l’orientation physique des églises lors de leurs constructions tomba en désuétude, celle du ministre et des fidèles demeura : ensemble, ils étaient tournés dans la même direction : celle de la croix toujours présente au-dessus ou derrière l’autel. C’est-à-dire qu’ils étaient tournés encore vers Dieu. L’essentiel de l’orientation était sauf.
Célébrer la messe « dos au peuple » comme on le dit parfois aujourd’hui n’était jamais perçu comme une manière pour le prêtre de tourner le dos aux fidèles, mais d’abord et avant tout de se tourner, avec eux, vers le Seigneur. Puisque c’est à lui que s’adressent nos prières et nos chants. Et c’est à lui seul également qu’est offert le sacrifice.
Si la célébration de la messe aujourd’hui selon les nouveaux livres liturgiques se fait quasiment de manière universelle vers le peuple, remarquons que le missel dit de Paul VI n’exige pas cette célébration face au peuple. Plus encore, la Constitution conciliaire sur la liturgie du Concile Vatican II à la suite de laquelle fut réformée la messe n’a pas abordée une seule fois la question de la position du célébrant à l’autel. Ni demandé de changement en cette matière.
Censure
Pas en Russie, en France : Le Point ne publiera pas son palmarès des hôpitaux et des cliniques :
Il existe pourtant depuis plus de vingt ans, des centaines de milliers de lecteurs lui font confiance, des dizaines d’établissements hospitaliers prestigieux l’arborent fièrement sur leurs murs. Que s’est-il passé ? Un quarteron de bureaucrates, allergiques à l’évaluation indépendante de notre système de santé et visiblement atteints par l’ivresse de leur pouvoir, a décidé de l’interdire. Une censure : il n’y a pas d’autre mot pour décrire ce qui vient de se passer. Une censure d’État pour briser un thermomètre qui en dérange certains.
Le procédé est simple : nous empêcher d’accéder à la base de données appelée PMSI, qui mesure l’activité des établissements de santé. Or cette base constitue, depuis plus de vingt ans, le socle de notre évaluation. Tout le monde comprend aisément que la pose d’une prothèse de hanche, par exemple, a plus de chance d’être réussie, et dans de bonnes conditions, par un service qui en réalise plusieurs par jour que par un autre qui ne s’y essaie que quelques fois par an… Eh bien, c’est terminé !
La relation entre l’Ancien et le Nouveau testament et ses implications politiques
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Invité par un ami, un catholique engagé, ancien responsable de lycées de formation professionnelle salésien, mouvement éducatif et social fondé par l’italien Don Bosco et soutenant diverses activités charitables, en particulier des épiceries sociales, on se mit à parler du pape François. Mon ami était très inspiré par une de ses encycliques qu’il avait récemment lu « Fratelli tutti » me disant que cette encyclique était bien enracinée dans la Bible avec de nombreuses citations du Nouveau Testament. Je lui demandais « et pas de citations de l’Ancien Testament ? », à quoi il répondit comme si cela allait de soi que « le Nouveau Testament, c’est l’accomplissement », ceci allant de pair avec des réflexions comme quoi l’Ancien Testament n’était plus vraiment valable pour un chrétien, l’amour fraternel entre tous les hommes ayant remplacé la loi juive et les histoires de Josué passant par le fil de l’épée les populations des villes de Canaan jusqu’au dernier humain (entre autres Jéricho ou seuls la prostituée Rahab et sa famille de avaient été épargnées) témoignaient simplement de la barbarie d’une époque.
Cette approche est assez réductrice. En fait le pape François cite l’AT dans l’encyclique susnommée comme ailleurs et pour un chrétien, le NT comme l’AT témoignent de l’action de Dieu dans l’histoire. Cette providence se déroule à diverses époques et dans divers environnements culturels mais il s’agit toujours du même Dieu contrairement à ce qu’affirmaient certaines hérésies dans l’Empire Romain comme les Marcionites pour lesquelles Yahvé, le Dieu de l’AT, Dieu de vengeance et de jugement, n’était pas le même que le Dieu de Jésus, un Dieu d’amour et de pardon. En fait, le simple terme judéo-chrétien quand on parle de la culture judéo-chrétienne en Occident montre en lui-même ce lien profond entre les deux testaments.
Au lieu d’opposer l’AT et le NT, de réduire l’un à une simple préfiguration symbolique de l’autre (déjà, le terme Ancien Testament est mal perçu par certains milieux juifs ou des théologiens chrétiens), si l’on veut bien comprendre la Bible contribuant ainsi au rapprochement entre cultures juive et chrétienne, il est nécessaire d’engager un dialogue entre les deux.
Il ne s’agit pas là d’une question secondaire car, de cette compréhension de la Bible et du rapport entre les deux testaments, découlent différentes conceptions du monde, de « Weltanschauung ». Ainsi en particulier l’historien François-Georges Dreyfus, le décollage économique rapide des pays protestants au 18ème et 19ème siècle est lié entre autre à l’étude de l’AT qui était quelque peu négligé à cette période par les catholiques.
On retrouve chez les chrétiens comme chez les autres citoyens des différences politiques droite-gauche mais chez les chrétiens, elles sont influencées dans une certaine mesure par différentes interprétations de la Bible. Les chrétiens ou catholiques de gauche sont généralement partisans d’une politique généreuse d’accueil envers les migrants arrivant en France, que ce soit légalement ou pas, au nom d’un principe de fraternité universelle défendu par exemple dans l’encyclique Fratelli tutti et découlant de l’amour universel de Dieu pour tous les hommes. Ils pensent généralement que l’AT et son traitement à l’égard des étrangers ou immigrés relèvent d’une époque révolue et que seul le message d’amour du NT compte. Ils prônent aussi souvent une grande tolérance sur la question de l’avortement ou celle de l’euthanasie ou autres « avancées sociétales ». Ils se méfient d’organisations comme la Manif pour tous, considérée comme pas assez progressiste et considèrent les « points non négociables » définis par Benoît 16 en se basant sur sa compréhension de la tradition et des textes bibliques, pour guider l’engagement des catholiques en politique et leur vote comme relevant d’une autre époque.
Ces points comprennent entre autres le « respect de la vie de sa conception à sa fin » ce qui implique le refus de l’avortement et de l’euthanasie, le refus du mariage entre personnes de même sexe et du contrôle étatique sur les écoles chrétiennes.
Ceux de droite sont souvent en faveur d’un contrôle strict de l’immigration et prennent avec sérieux les points non négociables même si leur application pour choisir un candidat en politique n’est pas évidente et sont plus fondamentalistes dans leur interprétation de la Bible, donnant une place importante aux récits de l’AT. On retrouve cette opposition aux USA comme dans le reste du monde protestant. Ainsi aux USA, les chrétiens conservateurs ont tendance à soutenir Donald Trump qui a grandement œuvré pour limiter l’avortement en nommant des juges conservateurs à la Cour suprême et plus généralement le parti Républicain, à s’opposer aux réformes sociétales, à prendre leur distance vis-à-vis du mouvement « Black lives matter » et les chrétiens libéraux (au sens anglo-saxon du terme) défendent le droit à avortement derrière le démocrate Joe Biden qui s’affiche comme catholique et le mariage homosexuel. Tous se réfèrent à une même Bible pour leurs choix moraux dont découlent certains choix politiques.
Les débats sur la mention des racines chrétiennes de l’Europe dans la constitution européenne, débats qui ont abouti au rejet de cette mention par les autorités européennes suite à l’intervention en particulier de Jacques Chirac contre entre autres l’avis des polonais, montrent aussi l’importance du passé chrétien d’un peuple ou de son histoire quand il se projette dans l’avenir, ne se satisfaisant pas de la défense « des valeurs de la République », valeurs souvent mentionnées par nos dirigeants sans être pour autant clairement définies. On peut noter que cette Constitution amputée de ses racines chrétiennes fut rejetée par le peuple français lors d’un référendum puis imposée par un tour de passe-passe politicien (vote du texte très légèrement modifié un an plus tard par les députés et sénateurs assemblés en congrès bien que sous la 5ème République, un référendum sur une question ait la priorité sur des décisions parlementaires).
Pour différents représentants des partis de droite, chrétiens-démocrates allemands ou conservateurs, ce rejet des racines culturelles de l’Europe donnait à la construction européenne un air d’idée technocratique sans racines charnelles. Cela nous montre qu’il s’agit là d’une différence profonde avec des implications politiques importantes et actuelles.
De même, la question de l’accueil des migrants est comprise de façon très différente selon que l’on prend une optique AT ou NT. Pour la première, on mettra en avant la nécessité de défendre l’identité nationale et une tradition d’origine chrétienne ou judéo-chrétienne contre des influences étrangères, ce qui a des implications allant de l’éducation à la politique étrangère, on préférera parler d’assimilation que d’intégration alors que pour la deuxième, en simplifiant, on affirmera que la diversité des cultures nous enrichit et que nous sommes appelés au « vivre ensemble » dans la paix et l’harmonie, ce qui est loin d’être le cas dans nos villes et banlieues où les gens se retrouvent plutôt « face à face » pour reprendre les termes de Gérard Collomb lors de son départ du ministère de l’Intérieur.
Bien sûr, les oppositions entre le NT et l’AT considérés comme exclusifs l’un de l’autre sont grossièrement simplificatrices, ce qui n’empêche pas certains chrétiens ou juifs d’en faire usage.
Si nous revenons au personnage central du christianisme, Jésus-Christ, nous voyons qu’élevé dans les traditions juives et ayant une connaissance profonde de l’AT, il exprime à plusieurs reprises son attachement à Israël. Ainsi dans l’épisode de sa rencontre avec une femme cananéenne, il explique qu’il n’a été envoyé « qu’aux brebis perdues d’Israël » ajoutant même devant l’insistance de la femme pour qu’il guérisse sa fille : « il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens », une comparaison qui pouvait paraître choquante pour les cananéens. Finalement, devant l’humilité et l’insistance de la femme qui lui répond « les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leur maître », il lui répond « Femme, ta foi est grande. Soit traité conformément à ton désir » et sa fille fut guérie (Matt. 15 : 21-28).
Avant d’arriver à Jérusalem où il sera crucifié, Jésus pleure en s’exclamant
« Jérusalem, Jérusalem, toi qui lapides les prophètes et tue ceux qui te sont envoyé, combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble ses poussins mais tu n’as pas connu le temps de ta visitation » (Matthieu 23 :37).
Avant Jésus, on trouve aussi ce double aspect d’attachement à Israël et d’amour universel dans divers textes des prophètes de l’AT qui dans leurs visions parlent du jour où toutes les nations monteront à Jérusalem pour célébrer le vrai Dieu, dans une atmosphère de réconciliation universelle et non de domination des nations par Israël.
Malgré tout, force est de reconnaître qu’il y a une tension entre les deux testaments ou entre les interprétations de ces testaments.
Si l’on considère un autre thème comme celui de la loi mosaïque et de son application, de nombreux chrétiens se basant sur certains écrits de l’apôtre Paul ont tendance à dire que la foi en Jésus exprimée dans le NT est venue remplacer la loi, que la loi est morte remplacée par la grâce découlant du sacrifice de Jésus sur la croix citant entre autres ce passage de Paul « Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce » (Rom. 6 :14).
Pourtant ce n’est pas vraiment ce que Jésus dit quand il déclare « Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements (de la loi), et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux » (Matt. 5 :19) ou encore « je ne suis pas venu abolir la loi mais l’accomplir » (Matt. 5 :17). Loin de vouloir abolir la loi Jésus requérait une plus grande exigence, une intériorisation de cette Loi. Ainsi, reprenant les principaux commandements, il nous dit qu’il ne faut pas se contenter de ne pas commettre l’adultère comme le demande la loi mosaïque, mais ne pas commettre « l’adultère dans son cœur » (« Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur » Matt.5), point qui sera repris dans la Théologie du corps de Jean-Paul 2, qu’il ne faut pas simplement ne pas tuer, mais ne pas se mettre en colère et maudire son frère, qu’il ne faut pas jurer en vain mais ne pas jurer du tout » « Que votre oui soit un oui, votre non un non, tout le reste vient du malin » (Matt.5 :36).
Si on pousse le raisonnement jusqu’à l’extrême, on peut se demander pourquoi continuer à lire l’AT s’il est « accompli » par le NT, pourquoi par exemple chaque dimanche, on lit des passages de l’AT à la messe.
En fait, si l’on veut avoir une bonne approche des textes bibliques, une première chose à éviter, est de nier cette tension et complémentarité, ce dialogue entre ces deux textes, en prétendant comme certains catholiques que l’AT est une simple préfiguration ou ébauche du NT qui a perdu sa validité avec la venue de Jésus ou au contraire comme certains juifs en rejetant le NT comme un ajout inutile à la loi (les 5 premiers livres de la Bible supposés avoir été transmis par Moïse sur le Sinaï) et aux écrits prophétiques.
L’AT est l’histoire d’un peuple qui s’affirme au milieu des autres peuples et cultures du Moyen Orient. Aussi les questions d’enracinement, d’identité sont importantes. Les influences étrangères sont généralement vues comme idolâtres et menaçantes. Ainsi au retour d’exil, le prophète Néhémie demande aux juifs qui avaient épousé une épouse étrangère de soit la quitter, soit quitter Israël, parlant même de « purifier » les juifs de tout étranger. Bien sûr, en même temps on trouve des préceptes demandant de bien traiter l’étranger, les prophètes prévoient la venue d’un jour où les différents peuples seront réconciliés rendant un culte au même vrai Dieu et on trouve des histoires comme celle de Ruth ou la prostituée de Jéricho Rahab où des étrangères sont amenées à jouer un rôle clé dans l’histoire du Judaïsme jusqu’à faire partie de la lignée messianique conduisant à David puis pour les chrétiens à Jésus. Mais dans ce cas, il s’agit de personnes qui font le choix du Judaïsme contre leur culture d’origine, de personnes pleinement assimilées et non simplement intégrées au peuple. Ce n’est en tout cas pas l’histoire d’un peuple sans racines ouvert à tous les vents migratoires comme le prétendent certains chrétiens de gauche.
Le NT contient un message d’espoir qui se place souvent dans une perspective apocalyptique. Le Royaume ou les derniers jours « sont proches » ou “à portée de main”, le jour vient où tous les hommes seront frères et l’amour de Dieu régnera sur terre, aussi il est parfois interprété comme un appel au mélange des cultures. Mais ce mélange des cultures n’est pas un mélange du type de la Tour de Babel qui a été détruite par Dieu ou de Babylone, « la grande prostituée », un mélange dans l’idolâtrie et la corruption, mais d’une rencontre entre cultures qui ne peut avoir vraiment lieu qu’à travers des personnes qui ont accepté le Christ et œuvrent au Royaume de Dieu comme mentionné par St Paul dans l’épitre aux Galates : « ..en Christ ; il n’y a plus ni juif ni grec (origine ethnique, culture, religions et rites), il n’y a plus ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme car vous ne faites plus qu’un en Christ Jésus. »
Bien sûr, il n’est pas question dans un article d’épuiser le débat sur la Bible, mais il faut considérer la tension entre l’AT et le NT avec respect pour ces grands textes et se garder des simplifications réduisant la Bible à un seul type d’interprétation en utilisant certaines citations sans tenir compte du contexte et de l’ensemble des livres qui forment la Bible, mot, faut-il le rappeler, venant du grec biblia et signifiant un ensemble de livres et non un seul livre.
Incitation à la débauche : c’est l’école de la raie publique
Je fais de l'éducation à la sexualité une de mes priorités. Je m'engage pour que l'on puisse en mesurer les progrès : c'est indispensable. #Quotidien pic.twitter.com/YxjkWVjgFX
— Pap Ndiaye (@PapNdiaye) November 9, 2022
Mort à la Chartreuse de Corée du Sud
D’un lecteur :
Selon la police locale et les pompiers, vers 22 h 34 le 26 octobre, une alarme incendie s’est déclenchée au monastère sud-coréen Notre-Dame. L’incendie s’est déclaré dans l’une des 12 maisons-cellules, dans chacune desquelles un moine prêtre vit dans la plus grande solitude possible. Chacune de ces habitations de moines se compose d’un salon et d’une chambre et de quelques autres pièces. On ne sait toujours pas où et pourquoi l’incendie s’est déclaré. La totalité des 50 mètres carrés de l’appartement du moine a été incendiée. Une fois les travaux d’extinction terminés à 1 h 14 du matin, un moine mort a été retrouvé. Il s’agit d’un prêtre venu d’Allemagne en 2004 et faisant partie du groupe fondateur. Le chartreux sud-coréen qui a remarqué l’incendie pour la première fois a témoigné: “Pendant l’étude, il y avait une odeur de brûlé, et quand je suis sorti, un incendie se propageait.” La cause de l’incendie et la cause de la mort du moine sont toujours inconnue. Une autopsie du défunt a été ordonnée par les autorités. (Dernier message de cause de décès : suffocation.) Les Chartreux qui regardent St. Bruno de Cologne (1030 – 6 octobre 1101) n’a commencé à être fondé hors d’Europe qu’au XXe siècle. Les chartreuses sont apparues pour la première fois aux États-Unis et en Amérique latine (Argentine, Brésil). En 1999, deux chartreux de la Grande Chartreuse, la maison mère française de l’Ordre, ont exploré la possibilité d’une fondation en Corée du Sud. Ils ont été soutenus par des capucins à Séoul. Grâce à ces efforts, un terrain de 120 hectares a été acquis en 2002. En 2004, dans une forêt de montagne isolée au sud de la ville d’Andong et à environ 270 kilomètres au sud-est de Séoul dans la province de Gyeongsangbuk-do, la chartreuse “Notre-Dame de Corée” a été construite avec initialement huit cellules. Les premiers moines sont venus d’Espagne et d’Allemagne. Entre-temps, le monastère, dans lequel vivent de nombreux chartreux locaux, a été agrandi à douze cellules.
Le prêtre chartreux allemand décédé était âgé de 55 ans. Il est venu en Corée du Sud en 2004 avec un confrère de Marienau Kartause dans l’Allgäu. Un autre moine de la Chartreuse allemande est venu plus tard.
La Corée est un pays divisé. Alors que le nord est sous le diktat du communisme, la société sud-coréenne est occidentalisée. Environ 8% seulement de la population est catholique, tandis que la majorité des plus de 50 millions d’habitants du pays n’appartiennent à aucune religion. Celui qui décide de vivre à la Chartreuse veut vivre entièrement pour Dieu. Et cette vie est dure et exigeante. Surtout, un changement intérieur profond (metanoia) est inévitable. Le chartreux n’a d’autre but que de se donner à Dieu du mieux qu’il peut, afin que l’œuvre autotransformatrice de la grâce s’accomplisse par lui et en lui. Le moine ose rechercher la communion avec Dieu par une vie de prière alliée à une sévérité modérée. De cette façon, il s’abandonne au fonctionnement de la grâce intérieure de Dieu, espérant devenir un serviteur de la grâce divine pour les autres également. Les chartreuses (chartreuses) sont construites dans les endroits les plus isolés et les plus calmes possibles, et leurs moines (mais aussi les moniales chartreuses dans leurs monastères) se consacrent entièrement à la vie contemplative. Le mode de vie solitaire ne permet aucun apostolat. Même les visites sont rarement autorisées aux membres proches de la famille et à ceux qui sont autorisés à examiner leur propre vocation. En Corée du Sud, il existe un monastère masculin et un monastère féminin de l’ordre des Chartreux. L’ordre compte environ 450 membres dans le monde. Les deux chartreuses coréennes de Sangju (province de Gyeongbuk) et de Boeun (province de Chungbuk) sont les seules en Asie.
L’Union européenne veut imposer la vente d’enfants
Loin des Français, loin des habitants des pays européens, dans sa tour de la Commission européenne à Bruxelles, Ursula van der Leyen, sa présidente, a fait avancer en catimini un projet de « Reconnaissance mutuelle ». Son objectif est de faire reconnaître par tous les Etats membres de l’Union européenne le mariage de personnes de même sexe, la PMA sans père et la GPA (gestation par autrui, ou pratique des mères porteuses) : dès lors qu’ils sont reconnus dans un pays, ils devront l’être dans tous les autres.
Or, d’après le Traité de fonctionnement de l’Union européenne (TFUE), la famille ne fait pas partie des compétences de l’Europe : chaque pays est souverain dans ce domaine. C’est sous le prétexte de la libre circulation des personnes qu’Ursula van der Leyen a lancé ce projet. En réalité, il n’y a aucun besoin de ce texte pour que tous les Européens puissent s’établir là où ils le veulent en Europe.
Ainsi, l’Europe imposerait à la France la reconnaissance de la GPA ! Si ce projet est acté, le trafic d’êtres humains généré par la GPA serait facilité et démultiplié. Il y aura beaucoup plus de femmes victimes d’exploitation et d’enfants commandés, achetés et séparés de leur mère. Le comble, c’est qu’Emmanuel Macron, pourtant clamant son opposition à la GPA, a profité de la Présidence française de l’Union européenne au premier semestre 2022 pour accélérer les préparatifs de ce projet européen ! Mobilisons-nous pour dire non à ce trafic d’êtres humains !
Tournée de Patrice Martineau
- « Frères d’âmes » est le nouveau Récital de chansons riches d’un verbe poétique, libre et puissant sur notre monde, en duo avec Daniel Facérias. Au cœur de ce récital un regard croisé sur le Moyen Orient en particulier Le Liban et la Syrie qui fut le théâtre de leur première tournée ensemble en mars 2022. Nouveau répertoire dont bien sûr « Ô ma France », la chanson de l’année écrite avec Philippe de Villiers.
Plusieurs formules à disposition, adaptables selon les budgets.
- « Chanter pour embellir le monde » Vous rêvez d’une soirée privée en famille, avec des amis et des amis d’amis sur invitation autour d’un buffet convivial et d’un récital de chansons à peu de frais : Patrice seul en scène sur bande-son avec des chansons nouvelles ou extraites de ses albums solo ou du duo des Frères Martineau dans des granges, des hangars, des cours, des jardins, des salons, des podiums événementiels etc…) selon les circonstances.
- « A Marie, le chant des Poètes » Récital de Chansons Mariales de Patrice, déjà donné plus de 500 fois dans toute la France notamment dans de nombreuses paroisses.
1 seule formule : Patrice seul en scène sur bande-son.
Trois spectacles où toutes les générations se retrouvent autour d’un même répertoire, qui fait rêver, pleurer, prier, se révolter, sourire et s’interroger…Bref, tout un univers artistique qui ne cesse de s’enrichir et dans lequel vous retrouvez vos rêves, votre espérance et vos combats.

Mais qui a peur de Xavier Moreau ?
De Marion Duvauchel, Professeur de lettres et de philosophie :
Nous autres professeurs dans les matières littéraires (français et philosophie) nous apprenons à lire des textes, à les analyser techniquement, et avec une minutie terrifiante : il faut bien réussir le concours. Nous pouvons donc légitimement dire que nous avons une vraie compétence dans ce domaine. Et donc dans la lecture des textes de la presse, beaucoup plus facile qu’un passage de la Phénoménologie de l’Esprit.
L’article rédigé par Elisabeth Pierson, publié le 18/10 à 12h54, intitulé « Odyssée, Rumble, comment les pro-russes trouvent refuge sur des plates-formes alternatives » est un morceau d’anthologie que je tiens à signaler aux générations futures de techniciens qui écriront les manuels de français de l’avenir. Et je propose comme titre de chapitre :
« comment discréditer sobrement tout ce qui ne va pas dans le sens du vent ».
Il faudra mettre une note de bas de page pour dire qu’il s’agit du vent de la Macronie, celui qui nous pousse vers un naufrage sans précédent.
Il faut goûter tout le mépris écrasant contenu dans ce seul titre alléchant qui en dit surtout long sur la nature et la qualité du journalisme de la dame. Je ne parlerai pas de son style par pure charité mais il y a une certaine construction dans cette prose et même on peut le dire, une forme de progression.
Dame Pierson commence donc par évoquer la chaîne RT France, en citant Jean-Yves Camus, le co-directeur de l’observatoire des radicalités politiques à la fondation Jean Jaurès, qui décrit avec un humour inconscient la plate forme RT comme « un supermarché géant du complotisme ». On peut l’écouter sur Sud radio évoquer l’implantation de l’extrême-droite en Europe et les raisons de ce retour de balancier qui frappe des pays aussi différents que la Suède ou l’Italie. Il expose ce que tout un chacun un peu informé peut déduire, mais il le fait avec la clarté et la modération qui convient quand on touche à ces sujets brûlants qu’on a appris à manipuler sans se brûler. En commençant par éviter de prononcer le mot islam : on ne parle que du radicalisme islamique.
Oserais-je formuler qu’il me semble que ce qu’on appelle le complotisme est infiniment moins dangereux que le totalitarisme musulman.
Mais le coeur de cet article édifiant n’est pas les plates-formes du ou des complotismes, le noyau dur de ce texte, et de son attaque déguisé, c’est un homme. Il s’appelle Xavier Moreau. C’ est un homme d’affaire et un ancien militaire. Il ne s’en cache pas et je ne vois pas là de quoi s’alarmer : il n’a pas de casier judicaire, il s’est expatrié en Russie, c’est son droit le plus légitime, et il gagne sa vie en faisant des affaires. C’est légal.
On lit un petit passage délicieux dans lequel Mme Pierson cite Xavier Moreau qui invite « à lutter contre la censure du régime. Entendre le régime d’Emmanuel Macron ». Pourquoi, on en connaît un autre ?? Nous savons lire. Même ceux qui n’ont pas appris la technique de l’analyse littéraire savent bien qu’on parle du régime de Macron.
Moreau est un homme intelligent et courageux. Il a écrit Le livre noir de la gauche française, ce qu’elle n’est pas prête à lui pardonner. Et comme tous ceux qui ne sont pas ouvertement de gauche ou macronien, il est évidemment d’extrême droite ou flirte honteusement avec elle. Je ne lui connais pas d’accointance avec Marine Le Pen, il parle de tout avec une grande liberté, même d’elle. Il en a le droit. Pour Aujourd’hui tous ceux qui ne s’agenouillent pas devant le macronisme sont de l’extrême-droite. Laquelle, ça, on aimerait que les experts nous le précisent… Par exemple, M. Camus.
Xavier Moreau dirige et anime une chaîne d’information spécialisée : Stratpol. Elle a déplu aux censeurs de Youtube qui l’ont corrigé comme à l’école, enfin celle d’autrefois, quand on punissait encore les emmerdeurs, d’abord on exclut trois jours (deux semaines) ensuite on exclut définitivement. Il est donc allé sur Odyssée et Rumble où de nouveau la censure s’est exercée. J’allais dire acharnée. C’est vrai qu’on trouve de tout sur ces chaînes, mais de la même manière qu’on trouve de tout sur Youtube : même les gourous tibétains et pourtant on a eu une émission sur Arte qui en montrait les turpitudes. Et ce n’était pas beau…
Ce qui nous intéresse dans cet article d’une délicate objectivité, c’est donc le propos tenu sur Xavier Moreau, ce jeune garçon de 51 ans qui, avec une détermination sans faille, informe des questions militaires, avec une claire connaissance des questions techniques, (entendez armement, stratégie et cartographie) et raconte tout autre chose que le roman sur l’Ukraine des chaînes de grand chemin. Il connaît bien l’histoire de la Russie. François Asselineau a peut-être une plus grande amplitude, mais les sources compétentes se complètent.
Xavier Moreau n’a pas un auditorat selon Mme Pierson : il a des « adeptes » situés majoritairement en France, en Afrique du Nord et dans le Maghreb. Comment elle sait, ça, on ne le dit pas… Mais on peut le déduire : il s’exprime en français, un français tout à fait honorable, sans langue de bois ; il n’est pas très gentil envers les USA et l’Otan ; il n’aime pas la servitude programmée, ce qui fait de lui un complotiste. On voit mal comment il aurait des adeptes en Afghanistan et au Pakistan ou même dans les pays francophones en état de coma spirituel dépassé comme la Belgique, la Suisse ou le Canada. En Afrique, (du Nord, de l’Ouest ou d’ailleurs -la noire si on a encore le droit d’utiliser cette couleur) la Russie, on connaît un peu depuis que Poutine a décidé qu’il n’y a aucune raison à ne pas aller faire des affaires avec les Africains. On leur a laissé la place non ? Les projets de la Francophonie sont aujourd’hui nécessairement des projets bilingues, tout s’écrit en anglais. On promeut le sport pour les filles, (dans des pays où la différenciation sexuelle organise une différenciation sociale forte) mais pas l’habitat alors qu’un quart de l’humanité vit dans des taudis. Ça ne semble préoccuper personne dans les structures qui organisent les subventions aux ONG. On a laissé mourir le français, donc notre culture. La Russie arrive, de quoi on se plaint ? On a fait ce qu’il fallait pour qu’ils nous remplacent. Les Africains finiront par oublier la langue française, et il deviendront orthodoxes. Il y a pire comme destinée : l’islamisation par exemple.
Xavier Moreau fait donc partie des « parias des plates-formes mainstream » et donc, « maintenir sa visibilité n’est pas aisée ». La satisfaction dans cette petite phrase est à peine voilée.
Jean-Yves Camus à l’appui voici le jugement final, le bouquet après ce festival d’inintelligence : « ces plates-formes essaient d’exister en récupérant toutes les personnes ayant subi le couperet des conditions générales d’utilisation ». Nous, on appelle ça un peu platement la censure. « Aucune autorité ne filtre les contenus » : on sent là comme un immense regret.
Comme on sait « youtube « filtre mais ne censure pas.
Le plus beau se tient dans l’étourdissante conclusion :
« plus les politiques de modération (c’est moi qui souligne) vont se renforcer (autrement dit, plus la censure va se resserrer) plus ces plates-formes verront le jour avec une grande difficulté à les faire fermer ».
J’espère bien qu’il sera difficile de les fermer, je l’espère bien. Pour le salut de notre liberté. Et peut-être aussi pour notre salut historique et politique.
J’invite tous ceux qui ont encore soif de liberté à rejoindre la plate-forme de Xavier Moreau. On y est informés. On salue et on rend grâce.
“Dommage mental”
Quand il s’agit de dénoncer l’esclavage au Qatar, les médias français restent bien timides. Pourtant cela se sait depuis bien longtemps. Le Salon beige en parlait déjà en 2014. Les médias français ont commencé à s’en indigner réellement il y a quelques semaines.
En revanche, la réaction est immédiate quand les LGBT sont chagrinés. Interrogé par la chaine allemande ZDF, Khalid Salman, ambassadeur qatari de la Coupe du Monde, a qualifié l’homosexualité de “dommage mental”. En France, une tribune publiée mercredi demande aux joueurs de prendre position contre les discriminations. Le ministre allemand de l’intérieur, Nancy Faeser, a qualifié ces déclarations “d’horribles” mais elle souligne avoir obtenu des garanties de sécurité pour les spectateurs, de la part du Premier ministre qatari. Elle a d’ailleurs décidé d’assister au premier match de l’Allemagne au Mondial-2022, contre le Japon, le 23 novembre.
En même temps, quand on découvre ce type d’actualité récurrente, il est difficile de ne pas penser que l’idéologie LGBT, comme l’islamisme, produit réellement des déséquilibrés.
