Euthanasie : les évêques reçus par Emmanuel Macron
Au Président de la République M. Emmanuel Macron, nous avons redit l'inquiétude des évêques de France quant à une éventuelle évolution de la législation sur la #FinDeVie, un thème au sujet duquel le chef de l'Etat comme la CEF affirment leur volonté de ne pas diviser la société.
— Mgr de Moulins-Beaufort (@Mgr_EMB) September 27, 2022
Nous avons pu exprimer notre inquiétude face à la réouverture de ce débat, notamment l'impression que, finalement, la société veut encourager certains à renoncer à vivre.
— Mgr de Moulins-Beaufort (@Mgr_EMB) September 27, 2022
Nous avons également pu insister sur l'importance qui doit être accordée au développement des #soinspalliatifs, encore très mal répartis en France.
— Mgr de Moulins-Beaufort (@Mgr_EMB) September 27, 2022
Le président « nous a exposé la nécessité d’avoir différents niveaux de débats et sa volonté de ne pas diviser la société française sur ce sujet », a affirmé Mgr de Moulins-Beaufort.
Selon lui, Emmanuel Macron « s’est dit tout à fait décidé à prendre en compte ce qui sortira des débats dans ses différentes composantes ».
Lors de l’entretien, l’épiscopat a également souligné « l’importance » portée « au développement » et à « l’effectivité des soins palliatifs, encore très mal répartis en France ». Le chef de l’Etat
« partage cette inquiétude là, globalement, mais il insiste sur la nécessité aujourd’hui de réfléchir au cas des personnes conscientes mais atteintes d’une maladie incurable, qui, librement, après en avoir parlé à leur famille et avec l’accord des médecins, estiment qu’elles n’ont pas envie de vivre les derniers mois qu’il leur reste ».
Les douaniers ne peuvent plus procéder à la fouille des marchandises, des moyens de transport et des personnes
Selon la république des juges, à savoir le Conseil constitutionnel. Le député LR Fabien Di Filippo interroge le ministre Darmanin :

Et revoilà le CESE
Le Conseil économique, social et environnemental, l’organisme inutile seulement capable de mépriser des centaines de milliers de Français, met en place un comité de gouvernance de la Convention citoyenne sur la fin de vie qui sera présidé par Mme Claire Thoury.
Membre du CESE depuis mai 2021, présidente du Mouvement associatif, ancienne déléguée générale d’Animafac, Claire Thoury pilot ce comité regroupant des membres du CESE, des membres du comité consultatif national d’éthique, une philosophe, un membre du Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie, des experts de la participation citoyenne et des citoyens ayant participé à la Convention citoyenne sur le climat.
Ce comité de gouvernance est chargé d’assurer le suivi méthodologique du dispositif et de veiller aux principes et garanties de transparence et de neutralité du dispositif. Tout le monde y croit…
Sa première réunion se tiendra demain.
Les fabuleuses aventures de Jean et Henri : chapitre 3
Les brigands sont de retour… Jean et Henri aussi ! Rendez vous sur Youtube le 29 septembre pour la première partie du nouvel opus “la revanche des brigands” qui vous fera voyager dans le Beaujolais… Et au delà ! Voici la bande annonce :
L’église de Chesny en Moselle menacée de démolition
L’église de la commune, construite en 1850, est très fortement endommagée et nécessite des travaux d’envergure. Seule une société propose ses services pour 700 000 euros, que la mairie n’a pas.
La Fondation du patrimoine de Lorraine dit suivre ce dossier “de près, depuis plus d’un an.” Une collecte de dons (toujours active à cette adresse) n’a permis de récolter que 4 850 euros. Par ailleurs, la délégation Lorraine a également apporté une subvention de 12.000 euros “sur ses fonds propres.” Le maire Pascal Huber indique :
“Il y a l’option radicale : la déconstruction totale”. “Après il y a la déconstruction partielle, dans le cadre d’une reconversion de l’édifice. On peut aussi la garder en l’état, sachant qu’un échafaudage soutient la voute et que nous n’avons pas la garantie que l’église ne continue pas à s’affaisser.”
Et même une démolition de l’église coûte “entre 80.000 et 120.000 euros, sans avoir la garantie de subventions.”
Et qu’en pense l’Eglise ?
Le Jerusalem Post dresse la liste des 50 Juifs les plus influents de 2022
Le Jerusalem Post est fier de présenter sa liste 2022 des 50 Juifs les plus influents. De nombreuses personnes influencent le monde dans lequel nous vivons et ont un impact sur notre vie quotidienne. Cette année, nous nous sommes efforcés de créer une liste présentant la diversité de la nation juive tout en mettant en avant des personnes issues de tous les milieux – gouvernement, art, médecine, littérature et science.
On note, entre autres, la présence du Premier ministre français, Elisabeth Borne (son père s’appelait Bornstein).
Reste un peu : le film de la conversion de Gad Elmaleh
Le célèbre humoriste Gad Elmaleh était en pèlerinage à Lourdes, il a assisté à la canonisation de Charles de Foucauld à Rome, et il est venu cet été à une Session de la Communauté de l’Emmanuel à Paray le Monial. Plus récemment, il suit des cours de théologie aux Bernardins.
Gad Elmaleh est juif séfarade, d’origine marocaine, mais depuis tout petit, il entretient une relation particulière avec la Vierge Marie… en cachette de ses parents. C’est sur la base de cette histoire vraie qu’il a construit son prochain film, RESTE UN PEU, dont voici les premières images. Un film de Gad Elmaleh avec Gad Elmaleh, David Elmaleh et Régine Elmaleh. Au cinéma le 16 novembre.
Après trois années à vivre l’«American dream» Gad Elmaleh décide de rentrer en France. Sa famille et ses amis lui manquent. Du moins, c’est la réponse officielle pour justifier son retour… car Gad n’est pas (seulement) rentré pour le couscous de sa mère. Non, c’est une autre femme qu’il vient retrouver à Paris… la Vierge Marie.
Les barbares
Dans son livre Abattre l’Occident: Comment l’antiracisme est devenu une arme de destruction massive, Douglas Murray dénonce la haine contre l’Occident. Si l’histoire de l’humanité est une histoire d’esclavage, de conquête, de préjugés, de génocide et d’exploitation, pourquoi les nations occidentales sont-elles les seules à en porter la responsabilité ? Il est devenu, explique-t-il, parfaitement bienvenu de célébrer les réussites des cultures non occidentales, mais évoquer leurs défauts et leurs crimes est considéré comme un discours de haine. Dans le même temps, il est bon de souligner les défauts et les crimes de la culture occidentale, mais célébrer ses grandeurs est considéré à nouveau comme un discours de haine. Au-delà de la saine auto-critique, on aboutit donc à une attaque de grande ampleur contre la civilisation judéo-chrétienne et ses fruits. Derrière les appels à la Justice s’exprime désormais la vengeance et sous les discours d’égalité, on entend de plus en plus clairement l’envie de discriminations. Menée par des universitaires malhonnêtes, des nations hostiles, des anti-racistes devenus racistes, des anti-colonialistes devenus conquérants, des minorités sexuelles devenues excluantes et des responsables religieux basculant dans la haine de leurs pays d’accueil, l’offensive ne doit pas être sous-estimée car elle met en danger la cohésion de nos pays.
Ce livre procède à la déconstruction méthodique des arguments de l’adversaire et montre que les sociétés non-occidentales sont souvent barbares. Il prend notamment l’exemple des sacrifices humains et du cannibalisme en Amérique du Sud et en Afrique. Et encore actuellement en Chine, avec la politique de l’enfant unique :
Lorsque les autorités découvraient qu’une femme allait donner naissance à un deuxième enfant et si la femme tentait de se cacher, les autorités capturaient les membres de sa famille et les emprisonnaient pendant des semaines ou des mois en attendant que la mère se livre. On pouvait alors pratiquer sur elle un avortement forcé.
Qu’implique le fait de pratiquer un avortement forcé à 9 mois ? Guangcheng me l’expliqua : ” Tout d’abord, la femme est traînée dans un hôpital et obligée de signer un document stipulant son “consentement” à l’avortement. Ils provoquent ensuite la naissance. Généralement, le bébé naît vivante ils le jettent ensuite dans l’eau pour le noyer. La deuxième manière consiste à préparer une solution empoisonnée et de l’injecter par une aiguille dans la tête du bébé afin de le tuer immédiatement lorsqu’il sort.” Cette pratique fut appliquée partout, “dans l’ensemble de la Chine”, selon lui. C’est un système “de planning familial par la violence”. Les effets sur le long terme en sont “une faillite de la culture du respect de la vie humaine. Les gens ne respectent plus la vie”.
Ceux qui célèbrent aujourd’hui la journée mondiale de l’avortement soutiennent ce type de pratique abominable.
1,1 milliard d’euros pour les étrangers clandestins
Avec un budget à l’euro près, les trois quarts des crédits de la mission Santé sont dévolus à l’aide médicale de l’Etat de droit commun (AME), soit 1,1 milliard d’euros.
L’AME est un dispositif permettant aux étrangers en situation irrégulière, qui résident en France depuis plus de trois mois, de bénéficier d’un accès aux soins.
Le retour de la mosquée Millî Görüs de Strasbourg
Dix-huit mois après la polémique sur le vote du principe d’une subvention de 2,5 millions d’euros pour la construction d’une mosquée portée par l’association turque Millî Görüs, le Conseil municipal de Strasbourg a adopté par 46 voix pour (16 abstentions et aucune voix contre) “un cadre clair, transparent, partagé“, permettant de “garantir des principes de neutralité, de transparence et d’équité“, a expliqué le maire (EELV) Jeanne Barseghian.
Cette délibération conditionne l’éligibilité des demandes de subventions à la
- présentation d’un plan de financement équilibré
- signature du contrat d’engagement républicain,
- l’instauration d’une période de carence de dix ans durant laquelle une nouvelle demande de financement pour un même lieu de culte ne pourra être présentée,
- limite d’un million d’euros le plafond du soutien de la ville aux associations cultuelles et projets cultuels (sans qu’il ne représente “plus de 10 % de la dépense totale” de création ou extension d’un lieu de culte).
Pour les nouveaux lieux de culte ou projets importants, il est proposé que le préfet “soit saisi pour avis concernant le projet”, notamment pour permettre “d’informer la municipalité sur les liens éventuels de l’association avec des puissances étrangères” ou sur “toute alerte relative à la sécurité nationale et/ou aux dérives intégristes ou sectaires”.
Viktor Orban annonce un referendum sur les sanctions contre la Russie
En ouverture de la session parlementaire hongroise, Viktor Orban a prononcé un discours sur les sanctions contre la Russie, qui se sont retournées contre les peuples d’Europe, lesquels doivent payer « une surcharge de sanctions » et s’appauvrir pour une guerre qui ne les concerne pas :
« Les sanctions ont été décidées de façon non démocratique. Ce fut une décision des bureaucrates de Bruxelles et de l’élite européenne, pour laquelle ce sont les peuples qui payent maintenant. Nous avons besoin de connaître l’opinion du peuple en ce qui concerne les sanctions. Pour la première fois en Europe, en Hongrie nous allons demander l’opinion du peuple en ce qui concerne les sanctions. Une consultation nationale va être lancée. Le peuple hongrois pourra exprimer son opinion, s’il les soutient et s’il est favorable à ce qu’il y en ait de nouvelles. »
Un handicapé condamné pour avoir fait fuir des dealers
Chronique de l’injustice à la Dupond-Moretti :
Un ancien militaire, devenu paraplégique, a été condamné à un an prison avec sursis pour détention illégale d’armes à feu et mise en danger d’autrui. Il avait fait fuir un groupe de personnes qui dealait en bas de son immeuble dans le quartier de la Roseraie à Toulouse.
Cela faisait plusieurs nuits de suite que l’ex-militaire n’arrivait pas à fermer l’œil entre les allées et venues de scooters et les cris :
“Je n’en pouvais plus, je suis descendu avec mon couteau de l’armée. Je leur ai dit de déguerpir, que je voulais me reposer. En guise de réponse, j’ai reçu un crachat. Je suis retourné chez moi chercher le pistolet semi-automatique légué par mon grand-père. J’ai tiré plusieurs fois en l’air pour qu’ils décampent car je n’ai voulu blesser personne.”
Les magistrats lui ont rappelé que son action de justicier solitaire aurait pu très mal tourner et qu’en république française, il y a des forces de l’ordre pour démanteler un éventuel point de deal. Gérald Darmanin n’en croit rien…
Condamnés pour avoir occupés pacifiquement un toit pour dénoncer l’immigration
La cour d’appel de Paris a confirmé mardi la condamnation de 19 militants du mouvement Génération Identitaire à des peines d’un à trois mois de prison avec sursis pour avoir occupé en 2019 le toit de la caisse d’allocations familiales de Seine-Saint-Denis.
Le 29 mars 2019, des militants avaient escaladé l’immeuble de la CAF à Bobigny puis avaient déployé une banderole sur le toit où était inscrit le slogan:
“De l’argent pour les Français. Pas pour les étrangers!”.
Après plusieurs heures sur le toit, les militants avaient été délogés par la police. L’établissement avait dû être fermé temporairement au public.
Renvoyés pour entrave à la liberté de travail, les militants ont été condamnés en première instance pour violation de domicile par le tribunal de Bobigny en mars 2020.
Lors de l’audience d’appel, les débats ont tourné autour de la caractérisation ou non de cette infraction de violation de domicile.
Il serait souhaitable que les squatteurs, les vrais, soient aussi condamnés…
Bonne nouvelle pour l’Arizona
Le 23 septembre, Kellie Johnson, juge du comté de Pima en Arizona, a rendu une décision réactivant deux textes de 1864 et 1901 qui interdisent presque totalement les avortements alors que le gouverneur républicain, Doug Ducey, militait pour l’application d’une loi plus récente interdisant l’avortement au-delà de 15 semaines de grossesse.
Elle a considéré que la décision de la Cour suprême des Etats-Unis du 24 juin annulant l’arrêt Roe v. Wade de 1973 « avait fait table rase de tous les textes ayant trait à l’IVG depuis cette date en Arizona ».
Cette décision, saluée par le procureur général républicain, Mark Brnovich, a été condamnée par la Maison Blanche qui espère mobiliser les électeurs autour de cette question lors des élections de mi-mandat en novembre.
Cuba détruit la famille
Le régime communiste de Cuba a appelé les Cubains à se prononcer par référendum sur une réforme du Code de la famille, afin de dénaturer le mariage en redéfinissant le mariage comme « l’union de “deux personnes” » et de légaliser l’adoption et la PMA ainsi que la gestation par autrui. Ce nouveau Code introduit aussi « la possibilité de reconnaître légalement plusieurs pères et mères, outre les parents biologiques »…
La participation s’est établie à 74,01 %, avec 66,87 % en faveur du texte, et 33,13 % contre. La nouvelle loi devait obtenir plus de 50 % pour être approuvée et entrer en vigueur.
Le génocide se poursuit : 223 300 avortements en 2021
Selon les statistiques annuelles de la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), publiées ce mardi matin, 223 300 avortements ont été enregistrés en France, en 2021. Un chiffre et un taux de recours stables par rapport à 2020.
Le taux de recours à l’avortement se maintient à 14,9 pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans en 2021 contre 15,6 ‰ en 2019.
C’est parmi les femmes âgées de 20 à 29 ans que les avortements restent les plus fréquentes : le taux de recours s’élève à 24,8 ‰ parmi les jeunes femmes âgées de 20-24 ans et atteint 27,2 ‰ pour celles âgées de 25-29 ans. En 2021, les taux de recours diminuent pour toutes les femmes âgées de moins de 30 ans, tandis qu’ils augmentent légèrement pour celles de 30 ans ou plus.
La baisse du nombre des avortements réalisés dans les établissements de santé s’est poursuivie (146 700 en 2021, contre 154 200 en 2020 et 171 000 en 2019), tandis que les avortements hors établissements continuent leur progression (76 600 en 2021 contre 62 100 en 2019). 76 % du total des suppressions de l’enfant à naître sont médicamenteuses, qu’elles soient réalisées en établissement ou non. Parmi ces avortements, 76 % sont réalisées à moins de huit semaines d’aménorrhée.

Poutine : L’objectif de cet Occident est d’affaiblir, de diviser et finalement de détruire la Russie
Extrait du discours du président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, le 21 septembre, sur la situation dans le Donbass et l’évolution de l’opération militaire spéciale :
[…] L’objectif de cet Occident est d’affaiblir, de diviser et finalement de détruire notre pays. Ils disent déjà explicitement qu’ils ont réussi à diviser l’Union soviétique en 1991, et qu’il est maintenant temps pour la Russie elle-même de se désintégrer en une multitude de régions et de zones qui se combattent mortellement.
Et cela fait longtemps qu’ils préparent de tels plans. Ils ont encouragé les bandes de terroristes internationaux dans le Caucase, favorisé l’infrastructure offensive de l’OTAN à proximité de nos frontières. Ils ont fait de la russophobie totale leur arme de prédilection, y compris les décennies de culture délibérée de la haine de la Russie, notamment en Ukraine, à laquelle ils ont préparé le sort d’une tête de pont anti-russe, et ont transformé le peuple ukrainien en chair à canon pour le pousser à entrer en guerre contre notre pays, Ils ont déclenché cette guerre dès 2014, en utilisant les forces armées contre les civils, en organisant un génocide, un blocus et la terreur contre les personnes qui refusaient de reconnaître le gouvernement qui a émergé en Ukraine à la suite du coup d’État.
Et après que le régime actuel de Kiev ait publiquement rejeté une solution pacifique au problème du Donbass et, de plus, annoncé qu’il revendiquait des armes nucléaires, il est devenu absolument clair qu’une nouvelle, une autre attaque à grande échelle sur le Donbass, comme cela s’était déjà produit deux fois auparavant, était inévitable. Et ensuite, tout aussi inévitablement, une attaque contre la Crimée russe suivrait – contre la Russie.
Dans ce contexte, la décision de mener une opération militaire préventive était absolument nécessaire et la seule option possible. Ses principaux objectifs – la libération de l’ensemble du territoire du Donbass – étaient et restent inchangés. […]
Déjà après le début de l’opération militaire spéciale, y compris lors des négociations à Istanbul, les représentants de Kiev ont réagi très positivement à nos propositions, et ces propositions étaient principalement liées à la garantie de la sécurité de la Russie, de nos intérêts. Mais il est clair qu’une solution pacifique ne convenait pas à l’Occident, de sorte qu’après avoir atteint certains compromis, Kiev a en fait reçu l’ordre direct de démolir tous les accords.
L’Ukraine a encore été gavée d’armes. Le régime de Kiev a déployé de nouvelles bandes de mercenaires et de nationalistes étrangers, des unités militaires formées aux normes de l’OTAN et placées sous le commandement de facto de conseillers occidentaux. […]
Dans sa politique anti-russe agressive, l’Occident a franchi toutes les limites. Nous entendons constamment des menaces contre notre pays et notre peuple. Certains politiciens occidentaux irresponsables ne parlent pas seulement de plans visant à organiser la livraison d’armes offensives à longue portée à l’Ukraine – des systèmes qui permettraient de frapper la Crimée et d’autres régions de Russie. De telles frappes terroristes, y compris celles utilisant des armes occidentales, ont déjà lieu dans des localités frontalières des régions de Belgorod et de Koursk. L’OTAN effectue une reconnaissance en temps réel dans tout le sud de la Russie en utilisant des systèmes modernes, des avions, des navires, des satellites et des drones stratégiques.
Washington, Londres et Bruxelles poussent directement Kiev à transférer les opérations militaires sur notre territoire. Ils disent déjà ouvertement que la Russie doit être vaincue par tous les moyens sur le champ de bataille, suivie de la privation de sa souveraineté politique, économique, culturelle et de toute autre forme de souveraineté et du pillage complet de notre pays. […]
Et voici le discours de Sergueï Lavrov, ministre des affaires étrangères de Russie, devant le Conseil de sécurité de l’ONU le 22 septembre :
Sacha Houlié : si la convention citoyenne dit « non » à l’euthanasie, le gouvernement légalisera quand même
Sacha Houlié, député Renaissance de la Vienne et président de la commission des lois, est interrogé dans La Croix à propos de la future légalisation de l’euthanasie et du pseudo débat sur la fin de vie qui doit la précéder. Il annonce clairement la couleur. Extraits :
[…] Dans la construction du droit à l’IVG (interruption volontaire de grossesse), des garanties ont été instaurées (délai légal de réflexion et de rétraction, information médicale obligatoire…). Cet encadrement a d’ailleurs été critiqué comme un frein dans l’accès à l’IVG, mais c’est ce qui permet l’authenticité de l’expression de la volonté, qui est d’ailleurs une notion très civiliste, une construction très contractuelle.
Précisément, sur l’IVG, tous les encadrements initiaux ont été assouplis au fil du temps. Pourquoi en irait-il autrement sur la fin de vie ?
Pour faire émerger un consensus fort, ces préventions initiales sont nécessaires. Mais quand on crée un droit nouveau, on ne peut pas prévoir avec certitudes ses évolutions futures. C’est l’usage d’un droit, l’expérience de la pratique qui permet d’en définir les évolutions possibles. Sur l’IVG, entre la création du droit en 1975 et l’allongement des délais légaux en 2022, il y a cinquante ans de pratique médicale et de spécialistes. J’entends ceux qui disent qu’on repousse sans cesse les limites de ce qui est éthiquement acceptable. Mais je crois que justement, notre force est d’avoir un état de droit suffisamment robuste pour accepter de nouvelles pratiques et en fixer les limites.
[…]
Quelle va être la liberté du Parlement par rapport aux conclusions de la convention citoyenne ?
Elle sera absolue, comme pour la Convention citoyenne pour le climat. L’article 27 de la Constitution précise bien que nous ne pouvons recevoir aucun mandat impératif. La démocratie participative sert à faire naître des consensus ou des propositions, mais c’est la démocratie représentative, avec ses élus, qui crée la norme de droit. Quand on crée une norme, il faut un responsable. Si la norme est créée par un individu X dans un cadre de démocratie participative, alors personne n’est responsable, ni juridiquement, ni politiquement devant les Français. C’est aussi pour cela que je ne crois pas qu’un référendum soit une bonne voie sur un sujet sociétal aussi grave, parce qu’il déresponsabilise par rapport au droit créé et à ses incidences.
Cela signifie-t-il que si la convention citoyenne dit « non » à la légalisation de l’aide à mourir, vous vous réservez le droit de le faire quand même ?
Ne préemptons pas les résultats de la convention. Mais si tel devait être le cas, alors oui nous pourrions quand même le faire. Il faudra bien sûr expliquer ce qui nous conduit à prendre une telle décision. Nous ne sommes pas liés par un débat national, qui vise d’abord à accroître les connaissances de la population. D’ailleurs, si la convention citoyenne conclut, par exemple, qu’il ne faut pas faire évoluer la loi car la priorité est de développer les soins palliatifs, cela signifiera qu’on aura réussi à éclairer sur ce sujet.
Si je pouvais vivre à l’euro près comme Bruno Le Maire…
Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a dévoilé les grandes lignes du budget 2023. D’après lui, « la France est à l’euro près ». C’est pourquoi il dépense à tout va :
- 935 millions d’euros prévue au budget 2023 pour financer une augmentation « inédite » du salaire des enseignants
- 1,7 milliard d’euros pour financer la hausse du point d’indice au 1er juillet 2022 pour l’ensemble des personnels du ministère
- 10 764 postes supplémentaires de fonctionnaires pour l’Etat et ses opérateurs en plus pour 2023. Le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer gagnent 3109 postes, celui de la Justice 2313 postes et l’Education nationale 2000 postes.
- création de 5900 places d’hébergement dédiés aux réfugiés et aux demandeurs d’asile
- le projet de budget 2023 prévoit une hausse de 6 % de l’enveloppe « immigration, asile et intégration ». Les crédits de cette mission progressent de 113 millions d’euros par rapport à 2022 pour atteindre 2,01 milliards d’euros.
Le budget 2023 du gouvernement a été résumé par François Lenglet en 3 chiffres:
- Un déficit équivalent à 45% des recettes
- 10.800 fonctionnaires de plus
- Un record absolu de 270 milliards d’euros à emprunter en 2023
Notre Seigneur ne nous demandera pas si nous avons construit des ponts mais si nous avons été des serviteurs fidèles de la vérité
Le père Jean-François Thomas, jésuite, ancien professeur de philosophie et missionnaire aux Philippines, vient de publier des Méditations quotidiennes pour l’automne, du 21 septembre au 20 décembre. Ce livret très accessible à tous propose aux lecteurs une courte méditation quotidienne sur 2/3 pages, afin de frayer au fil des jours une voie de conversion intérieure pour tous. À l’école de la direction spirituelle d’éminents représentants de la Compagnie de Jésus, saint Ignace, saint François-Xavier, de l’Écriture sainte et des Pères, des saints et des martyrs, ces méditations pour chaque jour ouvrent l’intelligence au sain discernement, délivrent l’âme des pièges de l’orgueil et du matérialisme, nourrissent l’amour de Dieu et du prochain dans les gestes de la vie ordinaire pour le bien de l’homme, la gloire du Christ, de son Église et le salut de la France et du monde.
Voici un extrait de la méditation du 27 septembre :
[…] De nos jours, combien de fidèles désemparés pourraient déclarer qu’ils n’ont reçu que des pierres, des serpents et des scorpions, alors qu’ils demandaient du pain, du poisson et des oeufs, symboles de la sainte Eucharistie et de la Résurrection. Malheureusement à nous, dans l’Eglise, si, sous prétexte d’ouverture et de modernité, nous ne donnons à nos frères et à tous ceux qui cherchent Dieu que de la nourriture frelatée ou empoisonnée. Au jour du Jugement, Notre Seigneur ne nous demandera pas si nous avons abattu des murailles et construit des ponts mais si nous avons été des serviteurs fidèles de la vérité et des protecteurs et des protecteurs efficaces contre les attaques de l’Adversaire. Abandonnons les slogans et accomplissons humblement notre tâche.
La mort est devenue obscène
Valeurs actuelles a passé deux jours dans un service de soins palliatifs, à la clinique Sainte-Élisabeth à Marseille. Extrait :
Alors qu’est à nouveau relancé le débat sur l’euthanasie, on interroge ces soignantes dont les mains faites pour soigner pourraient être contraintes, si une loi venait à passer, de donner la mort. « Il arrive bien sûr que des patients formulent cette demande. Mais lorsque l’on parvient à cibler la douleur et que la souffrance s’apaise, ils ne sont plus si pressés de partir ! La pulsion de vie est très forte », nous rétorque Évelyne.
Parce qu’elle va à l’encontre des valeurs de nos sociétés tournées vers la jouissance et le dynamisme, parce qu’elle est devenue une affaire personnelle, parce qu’elle est l’aveu même d’un échec de la médecine, la mort est obscène et doit être éludée sinon cachée. « Tant que le tabou demeure, les débats sur l’euthanasie reviendront au galop, comme si elle était la solution “finale” au problème que serait la mort. Cet interdit est indispensable tant il est un merveilleux stimulant, nous obligeant à répondre sans cesse aux besoins profonds des malades. Il est comme ces berges qui enserrent le fleuve et l’empêchent de devenir marécage », conclut le Dr Tesson.
Juristes pour l’enfance dépose un recours auprès du Conseil d’Etat pour demander le retrait de la circulaire “Blanquer”
Communiqué des Juristes pour l’enfance :
Juristes pour l’enfance dépose un recours auprès du Conseil d’Etat pour demander le retrait de la circulaire “Blanquer” du 29 septembre 2021, édictée “pour une meilleure prise en compte des questions relatives à l’identité de genre en milieu scolaire”.
Après une première demande de retrait restée sans réponse depuis le 27 mai 2022, Juristes pour l’enfance a déposé ce samedi 24 septembre 2022 un recours auprès du Conseil d’Etat.
En effet, ladite circulaire porte atteinte à l’intérêt supérieur de l’enfant pour plusieurs raisons :
Elle prétend simplement “rappeler, dans le respect du droit commun, les règles à suivre pour prendre en compte les élèves transgenres et partager les bonnes pratiques qui ont pu être mises en œuvre dans des établissements scolaires”.
En réalité, elle ajoute au droit en énumérant une liste de mesures claires et précises à l’intention de la communauté éducative :
“utilisation du prénom et des pronoms de genre revendiqués par l’élève, respect des choix liés à l’habillement et à l’apparence, assurance d’un accès aux lieux d’intimité correspondants (…) prévoir les implications administratives et matérielles de l’expression de la diversité des identités de genre, avec par exemple la mise en place d’un processus facilitant la substitution ou l’ajout d’un prénom d’usage dans les documents qui relèvent de l’organisation interne”.
La circulaire, en donnant la consigne de mettre en œuvre la transition sociale demandée par l’élève l’engage dans un processus dont il ne peut réaliser la portée et qui pourra lui être préjudiciable.
Juristes pour l’enfance rappelle que selon les études scientifiques, 77% à 94% des enfants en questionnement de genre soutenus psychologiquement en bénéficiant d’un accompagnement prudent (sans transition sociale à l’extérieur de leur cadre amical et familial) déclarent finalement se sentir en cohérence avec leur sexe de naissance une fois arrivés à l’âge adulte.
Or, la transition sociale officialisée par l’école fige l’élève dans le ressenti qui est le sien à un moment de son développement. Elle engage très majoritairement l’enfant vers une transition médicale qu’il n’a plus la pleine liberté de questionner et qu’il pourra regretter plus tard.
La circulaire, qui entérine un changement de sexe de fait, viole les dispositions légales relatives au changement de sexe et prive les jeunes concernés de la protection que leur statut de mineur leur assure les exposant ainsi aux risques liés à une transition sociale demandée par eux sans qu’ils aient la capacité de réaliser les implications pour eux de cette démarche.
Juristes pour l’enfance rappelle que le Code civil interdit aux mineurs non émancipés de s’engager dans un processus de changement de sexe avant leur majorité dans un souci de protection de leur état de vulnérabilité, parce que la loi prend acte de ce que l’enfant, et l’adolescent, n’ont pas la capacité de donner un consentement en connaissance de cause.
Comment vivons-nous nos souffrances vécues par nos proches ou nos patients ?
La fin de vie est un moment délicat, tant pour les familles que pour les professionnels. La perception de la souffrance, le vécu du vieillissement, de la maladie, de la mort évoluent dans nos sociétés qui promeuvent toujours plus d’efficacité, de mouvement, de bruit. Il n’y a plus de place pour l’attente, plus d’espace pour le silence.
Face à l’immense pression des pouvoirs publics manipulant l’opinion par une émotivité forcée qui prend l’apparence de la compassion, pour conserver notre professionnalisme et notre humanité dans les soins, il faut être solide et pour cela être bien formé ; formé sur le plan médical, technique, éthique, psychologique, managerial.
Parce que la bonne intention ne suffit pas à ne pas glisser sur la pente dangereuse de l’euthanasie qui nous enlèverait toute humanité et qui nous ferait nous tromper de cible: éliminer le souffrant au lieu de la souffrance; Choisir la Vie vous propose une formation pluridisciplinaire nous permettant un regard lucide sur nos pratiques.
Cette année, nous explorons l’impact du vécu de la souffrance sur nos prises en charge.
Comment vivons-nous nos souffrances vécues par nos proches ou nos patients? Comment cela influence-t-il nos pratiques? Comment rester à la fois dans l’excellence professionnelle et dans l’humanité de l’accompagnement?
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Phoenix, pour favoriser la paix au Proche-Orient
Après 21 ans à l’Aide à l’Eglise en Détresse (185 pays visités, 3 livres publiés dont « Guerres, pétrole & radicalisme – Les Chrétiens d’Orient pris en étau » (primé par l’Armée), lancement de La Nuit des Témoins et de AED Mission, participation au Rapport sur la liberté religieuse dans le Monde) et 2 ans 1/2 à Mission Ismérie (co-fondateur et directeur), Marc Fromager rejoint l’association Phœnix pour diriger le développement de cette association autour de 3 missions principales :
– Des projets concrets au Liban et au Moyen-Orient
– Un observatoire géopolitique des zones de tensions religieuses à travers le monde
– Des initiatives de paix dans les lieux de conflit
Nous l’avons interrogé sur cette nouvelle mission :
Après l’AED et la Mission Ismérie, vous rejoignez Phoenix. De quoi s’agit-il ?
Selon moi, il y a une cohérence dans ces différentes structures. Mission Ismérie partait du constat que dans le monde, il y avait un mouvement de conversions de l’islam au christianisme. Ce constat, je l’avais fait sur le terrain lorsque je travaillais pour l’AED. Avec Phœnix, je retrouve à la fois une dimension internationale, la gestion de projets concrets et cette approche géopolitique d’analyse du monde contemporain.
Très centré sur le Liban pour différentes raisons – la présence de Fouad Hassoun, la situation dramatique de ce pays et l’importance que le Liban représente pour l’avenir de l’Occident – Phoenix aura également à cœur l’ensemble du Moyen-Orient pour les projets et l’ensemble de la planète en ce qui concerne le message du Liban qui est un message de liberté et de pluralisme (St Jean-Paul II).
Quelle est la spécificité de cette association ? Ne fait-elle pas doublon avec SOS Chrétiens d’Orient, l’Oeuvre d’Orient… ?
Le fait que plusieurs associations ouvrent en partie pour la même cause confirme que celle-ci est importante ! On en doit pas raisonner en termes de concurrence puisque cela reviendrait à revendiquer une population ou une région du monde comme étant sa propriété privée, ce qui serait tout de même surprenant, et puisque de toute façon, on a vérifié expérimentalement que la communication importante autour des Chrétiens d’Orient, pour ne citer que cet exemple, a renforcé chacune des organisations concernées.
Phœnix viendra renforcer cette aide et je vous garantis qu’elle ne sera pas superflue : les besoins sont tellement importants que l’aide pourrait être considérablement augmentée, la réponse serait encore insuffisante.
Par ailleurs, Phœnix souhaite également soutenir des artisans de paix dans toutes les zones de tensions religieuses à travers le monde et là, on sort du cadre spécifique du Moyen-Orient.
Comment peut-on vous aider ?
Nous sommes en phase de lancement. Toute aide sera bien sûr la bienvenue. Nous avons déjà des projets en cours au Liban mais ils sont bien sûr appelés à se développer. Les dons, aussi minimes soient-ils, nous permettront de rapidement répondre aux demandes d’aides en attente.
Nous avons également besoin de relais locaux dans les départements français pour démultiplier notre présence art nous aider à faire connaître notre mission. Nous souhaitons en effet organiser des conférences et des rencontres un peu partout pour susciter des bonnes volontés mais aussi pour découvrir le message du Liban qui peut toucher chacun de nous.
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Le bilan de la génération Manif Pour Tous, 10 ans après
Le libre journal des idées politiques de vendredi 23 septembre sur Radio courtoisie (en ce moment en accès libre) avait pour thème “Le bilan de la génération Manif Pour Tous, 10 ans après”
Edouard de Praron avait pour invités :
- Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif pour tous
- Gaultier Bès, Professeur de Français, directeur adjoint de la Revue Limite, co-fondateur en 2013 des Veilleurs
- Jacques de Guillebon, journaliste (L’Incorrect, La Nef)
- Samuel Lafont – directeur de la stratégie numérique du parti Reconquête!
Messe traditionnelle : Un appel à “Ne rien lâcher”
Compte-rendu de Renaissance catholique sur le colloque de samedi concernant l’avenir de la messe traditionnelle :
Une décision venant, semble-t-il, de l’archevêché nous ayant fermé les portes de l’église Sainte Odile ce colloque a finalement eu lieu dans les bâtiments, prestigieux et accueillants, de la Maison de la chimie. Plus de 500 personnes se sont retrouvées en cette rentrée pour faire l’état des lieux du « réchauffement » de la guerre liturgique.
Le chanoine Denis a tout d’abord offert à un auditoire attentif une méditation sur « l’atmosphère spirituelle » de la liturgie de Saint Pie V : sens du sacré, transcendance, humilité, amour de ce qui est, à l’image de Dieu, immuable et plus grand que l’individu atomisé de nos société modernes.
Cyril Farret d’Astiès, interrogé par Victoire de Jaeghere, est ensuite revenu sur l’histoire de la messe « interdite » et sur la genèse historique et idéologique de la réforme liturgique. Il nous a aussi fait part de ses réflexions et de ses doutes sur la possibilité d’une célébration « recte rite » du missel de Paul VI, et le biritualisme. Un appel à « Ne rien lâcher « , parce que les faits prouvent que cela ne sert à rien et entraîne, à terme, des abandons certains.
Après ces réflexions de fond, des laïcs sont venus témoigner, à l’appel de Philippe Darantière, de l’application du motu proprio Traditionis Custodes dans leurs diocèses. Un fait s’impose : chaque évêque est libre d’appliquer, avec plus ou moins de détermination, ce motu proprio. Ainsi, les Bordelais continuent de jouir de toute leur liberté liturgique, tandis que les Grenoblois ont entamé un bras de fer avec leur évêque et que la situation reste stable à Versailles ; dans les diocèses du Mans et de Nantes l’heure est à l’observation, entre des associations de laïcs militants et des évêques plus ou moins vindicatifs. Une conclusion s’impose : c’est en montrant leur détermination que les fidèles peuvent obtenir des concessions de la part d’évêques généralement peu soucieux d’alimenter une grogne de plus, à l’heure où leurs diocèses traversent déjà tant de difficultés. Pendant les pauses, le nombreux public était invité à visiter les stands des associations organisatrices tandis que la librairie religieuse était littéralement prise d’assaut.
L’après-midi, malgré l’heure de la sieste, difficile de s’endormir durant le discours argumenté et vigoureux de Jean-Pierre Maugendre rappelant quelques caractéristiques de l’aventure traditionaliste : une fidélité, une résistance, une œuvre d’Église.
Les débats ont ensuite porté sur le sujet, délicat s’il en est, de l’obéissance. Le juriste Cyrille Dounot répondait aux questions de Jeanne Smits : Quand doit-on obéir ? Quand y-a-t-il vraiment ordre légitime ? Quelles libertés laisse le droit canon aux évêques dans l’application du motu proprio ? Quels recours sont possibles pour les fidèles ? Des réponses éclairantes pour se souvenir que l’obéissance ne peut jamais être un absolu et que dans le droit canon la première loi reste le salut des âmes.
Pour achever cette journée, il fallait bien ouvrir quelques perspectives d’avenir pour le monde traditionnel. C’est ce qu’a tenté de faire une dernière table ronde, animée par Laurent Dandrieu, rassemblant l’abbé Barthe, l’abbé Celier, de la Fraternité Saint Pie X, et le professeur Luc Perrin. Le monde traditionnel apparaît aujourd’hui tridimensionnel. Existent d’abord les œuvres liées à la FSSPX déjà bien installées et non concernées, aujourd’hui, par les sanctions romaines ; ensuite, les communautés ex-Ecclesia Dei, dans une situation difficile mais qui représentent un poids aujourd’hui non négligeable dans l’Église de France, en particulier en terme de vocations ; enfin les prêtres diocésains de rit traditionnel sont les plus exposés, et méritent certainement de manière prioritaire notre soutien spirituel et matériel. Un bilan réaliste qui nous convie, comme a conclu Jean de Tauriers, non au désespoir mais à une détermination pleine d’Espérance, puisque la Tradition est au service de l’Eglise, qui a les promesses de la vie éternelle. Une belle journée d’amitié et de réflexion chrétienne, qui, si Dieu veut, sera renouvelée chaque année, pour raffermir les raisons de notre combat pour la liturgie romaine traditionnelle, quand la lassitude ou le doute nous guettent.
Cet événement fut aussi l’occasion de la publication d’un nouveau livre de Mgr Schneider : « La messe catholique. Remettre Dieu au centre de la liturgie ». Une initiative qui ne pourra se poursuivre sans votre aide car pour rester à un tarif d’entrée accessible le revenu des inscriptions est loin de couvrir le montant des frais engagés. Merci de votre soutien spirituel et matériel.
Délirant
Le Monde nous offre un festival d’amalgames :
Pour l’Europe, dont le continent doit déjà subir une guerre frontale pour la première fois depuis des décennies, la situation politique en Italie est un nouveau défi. Quelques jours après le succès des Démocrates de Suède, une formation née d’un parti ouvertement néonazi, et alors qu’en France le Rassemblement national de Marine Le Pen a confirmé sa progression récente en faisant élire près de cent députés à l’Assemblée nationale, la victoire historique de Fratelli d’Italia confirme à tous ceux qui faisaient mine de l’ignorer que le danger vient principalement d’un côté en Europe : de l’extrême droite. De partis nationalistes qui cherchent à banaliser leur apparence, mais n’en demeurent pas moins opposés, dans leur identité et leurs principes, aux valeurs qui ont fondé l’Union européenne.

