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Une introduction à la messe traditionnelle

Après la mort de son mari, Kristine cherche refuge dans le catholicisme traditionnel. Une introduction à la messe traditionnelle en latin avec des images étonnantes et une musique originale. Voici la seconde partie du documentaire américain sur la messe traditionnelle, long d’une quarantaine de minutes (le premier, à revoir ici, est une bonne introduction à la messe traditionnelle). Déroulé :

00:00 Comment nous pouvons atteindre des millions de catholiques
01:03 Générique d’ouverture
01:36 Rencontrez Kristine Mauss
04:51 quand le catholicisme culturel échoue
09:36 Découvrez la messe en latin
11:50 Mauvaises premières impressions de la messe latine
12:56 qu’est-ce qui rend la messe en latin unique ?
16:45 quand les prêtres apprennent la messe en latin
21:05 comment la messe latine enseigne la révérence et l’humilité
22:09 Lex Orandi, Lex Credendi, la loi de la prière est la loi de la croyance
22:45 la Messe des morts, une Messe de Requiem
25:15 la mort de Michel
28:34 “La tradition est un autre mot pour dire “fondement solide””.
30:46 Fulton Sheen sur le moment du jugement
32:30 Grand-messe avec la Missa Papae Marcelli de Palestrina : Kyrie
34:32 le meilleur cadre pour le mystère de l’Eucharistie
37:00 pourquoi la messe en latin ?
38:56 Pourquoi la plupart des catholiques ne croient-ils pas à la présence réelle de Jésus ? Une tempête parfaite.
39:19 Générique de fin

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“Dieu n’est pas présent dans ce processus synodal accablant”

Mgr Rob Mutsaerts, évêque auxiliaire de Bois-le-Duc (Pays-Bas), a dénoncé sans langue de buis le synode sur la synodalité. Extraits :

[…] Les contours du processus synodal sont de plus en plus clairs. Il fournit un mégaphone pour les opinions non religieuses. […] Ce que le document de travail semble suggérer, c’est que nous établissions une liste de plaintes et que nous en débattions ensuite. La mission de l’Église est différente. Ce n’est pas : examiner toutes les opinions et ensuite arriver à un accord. Jésus nous a commandé autre chose : annoncer la vérité ; c’est la vérité qui vous rendra libres. […]

Jusqu’à présent, le processus synodal ressemble davantage à une expérience sociologique et n’a pas grand-chose à voir avec l’Esprit Saint censé résonner à travers tous les bruits. On peut presque dire que c’est un blasphème. Ce qui apparaît de plus en plus clairement, c’est que le processus synodal va être utilisé pour modifier un certain nombre de positions de l’Église, le Saint-Esprit étant alors également jeté dans la mêlée en tant que défenseur, même si le Saint-Esprit a réellement insufflé quelque chose de contre-intuitif au cours des siècles. Ce que l’on peut surtout retenir des séances d’écoute, c’est une foi évaporée, qui n’est plus pratiquée et qui n’accepte pas les positions de l’Eglise. Les gens se plaignent que l’Église n’accepte pas leurs points de vue. D’ailleurs, ce n’est pas tout à fait vrai. Les évêques flamands et allemands vont loin avec eux, ce qui est en fait beaucoup plus tragique. Ils ne veulent plus appeler le péché péché. Ainsi, la conversion et la repentance ne sont plus discutées. […]

En politique, tout est ouvert à la discussion et au débat. Ce n’est pas le cas dans l’Église. Il existe une chose telle que la doctrine de l’Église qui n’est pas soumise au temps et au lieu. Mais le document de travail semble vraiment tout remettre en question. […]

Apparemment, la fonction d’évêque est réduite à la simple mise en œuvre de ce qui est finalement le plus grand dénominateur commun comme résultat d’un tirage au sort d’opinions. L’éventuelle phase finale du processus synodal ne peut que ressembler à une journée champêtre. Comme on pouvait s’y attendre, tous ceux qui n’obtiennent pas ce qu’ils veulent diront qu’ils sont exclus. À l’avance, c’est une recette pour le désastre. Si tout le monde obtient ce qu’il veut – ce qui n’est pas vraiment possible – le désastre est complet. L’Église se sera alors reniée et aura dilapidé son identité. […]

Jésus a adopté une approche différente. Il a écouté les deux disciples déçus sur le chemin d’Emmaüs. Mais à un moment donné, il a pris la parole et leur a fait comprendre qu’ils s’égaraient. Cela les a amenés à faire demi-tour et à retourner à Jérusalem. Si nous ne faisons pas demi-tour, nous nous retrouverons à Emmaüs et serons encore plus loin de chez nous que nous ne le sommes déjà.

Une chose est claire pour moi. Dieu n’est pas présent dans ce processus synodal accablant. Le Saint-Esprit n’a absolument rien à voir avec cela. Parmi les protagonistes de ce processus, on trouve à mon sens un peu trop de défenseurs du mariage homosexuel, des gens qui ne pensent pas vraiment que l’avortement est un problème et ne se montrent jamais vraiment défenseurs du riche credo de l’église, voulant avant tout être aimés par leur entourage laïc. Quel manque de pastorale, quel manque d’amour. Les gens veulent des réponses sincères. Ils ne veulent pas rentrer chez eux avec plus de questions. Vous éloignez les gens du salut. J’ai depuis abandonné le processus synodal.

Un syndicat doit pouvoir subvenir seul à ses besoins en se finançant grâce à l’adhésion qu’il suscite

Critiquant l’attitude de blocage de la CGT, Marion Maréchal propose une réforme du syndicalisme :

[…] les syndicats de salariés ne sont que très minoritairement financés par les cotisations de leurs adhérents, la plupart de leur fonds provenant des subventions publiques massives et des contributions obligatoires payées par les entreprises ; c’est d’ailleurs bien là qu’est le scandale. En 2020, ce sont plus de 81,5 millions d’euros qui leur ont ainsi été versés par ce biais. De cette manne financière colossale, la seule CGT a reçu 18,1 millions d’euros. Ce modèle de financement massif des syndicats par le contribuable et les contributions des entreprises est une exception française en Europe. En effet, là où les adhésions représentent près de 80% des ressources des syndicats dans certains pays, en France elles ne pèsent que pour moins d’un tiers  du financement des organisations syndicales comme la CGT ou FO. Et c’est sans compter sur la manne issue de la gestion de la formation professionnelle, dont l’attribution est particulièrement opaque et qui pourrait représenter 10% du budget des grandes centrales syndicales.

Ce déséquilibre et cette opacité budgétaire, mis en lumière par le rapport Perruchot en 2011, en font des rentiers, plutôt que des outils au service de l’intérêt collectif des salariés, à qui ils n’estiment la plupart du temps n’avoir aucun compte à rendre.

L’intérêt des salariés est donc de moins en moins le moteur de l’action syndicale, mais un prétexte, un marche pied, pour défendre un agenda politique et non syndical. On peine en ce sens à comprendre l’hommage rendu par Philippe Martinez, Président de la CGT, à Yasser Arafat ces dernières semaines. Quel est le rapport avec le syndicalisme ? Les salariés français ont-ils voté pour cela ?

Dès lors, l’objectif le plus immédiat est de réduire drastiquement les sources de financement hors adhésions aux syndicats. Un syndicat doit pouvoir subvenir seul à ses besoins en se finançant grâce à l’adhésion qu’il suscite chez ceux qu’il aspire à représenter. L’indépendance est aussi à ce prix.

En outre, une réforme syndicale digne de ce nom doit rechercher davantage de pluralisme afin de ne plus laisser la place principale à quelques bastions ultra-politisés, une autre regrettable spécificité française.

Pour cela, il faut revenir sur le monopole dont disposent les syndicats représentatifs au premier tour des élections professionnelles. En l’absence de candidats syndiqués, c’est uniquement au second tour que les salariés retrouvent une véritable liberté de choix, avec la possibilité pour des salariés non syndiqués de se déclarer candidat. Dans nombres d’entreprises, la mise en concurrence avec de nouvelles listes permettra une émulation salutaire, une meilleure prise en compte des besoins du terrain, voire l’apparition de nouveaux syndicats plus représentatifs.

Nous devons également obliger les responsables syndicaux à maintenir une activité de salarié, pour éviter la multiplication des apparatchiks syndicaux et afin qu’ils conservent le contact avec le terrain. Il pourrait être envisagé en ce sens de diminuer les heures de délégations dans certaines situations, d’élargir le non-cumul des mandats et de limiter les mandats successifs à deux pour une même personne.

Enfin, pour compenser la perte de la manne non issue des adhésions, la généralisation du chèque syndical au-delà d’un certain seuil d’effectif pourrait être une piste. Il s‘agit d’une somme qu’une entreprise alloue chaque année à ses salariés pour qu’ils puissent avoir le choix d’adhérer ou pas à un syndicat et qui, si elle n’est pas utilisée, retourne dans les caisses de l’entreprise.

Toujours dans l’esprit d’inciter davantage les salariés à s’impliquer dans le dialogue social, il pourrait être imaginé d’importer un modèle pratiqué dans certains pays étrangers : à savoir, que les décisions obtenues à l’issue des négociations ne s’appliquent qu’aux salariés syndiqués et non à l’ensemble des salariés. De cette façon, les syndicats seront incités à négocier des accords gagnant-gagnant, plutôt que d’adopter des postures idéologiques et de faire le choix du blocage par principe. En outre, les salariés trouveraient un véritable intérêt à adhérer.

Une économie ne peut fonctionner sans un dialogue social constructif. Trop souvent en France, les syndicats contribuent à jouer sur les oppositions : employés contre chefs d’entreprise, ou encore actionnaires contre salariés. Pourtant, ces catégories n’ont pas  vocation à s’opposer mais ont, au contraire, un intérêt commun à ce que l’entreprise réussisse.

Pour briser la culture syndicale contestataire et contre-productive, il est impératif que les travailleurs français réinvestissent le champ syndical dans un système réformé, indépendant et pluraliste.

Non, le nombre d’ordinations n’est pas en chute libre!

De l’essayiste Roland Hureaux:

Il est habituel d’entendre que le nombre de prêtres en France (comme dans le reste de l’Europe) est en chute libre.

Ce constat cache une donnée tout aussi fondamentale : le maintien du nombre de vocations – et donc d’ordinations – depuis 1975, avec des hauts et des bas certes, mais un flux d’entrées dans les ordres qui est de 100 à 150 par an, avec quelques pics récents : 179 en 2014. Abstraction faite des fluctuations annuelles, la pente serait même légèrement ascendante depuis 1980.  Cette année, on en recense 126.

Ce maintien du flux  n’est d’ailleurs pas une nouvelle puisque la situation est la même depuis 45 ans, bien que personne n’en parle : dans et hors de l’Eglise, les lamentations déclinistes ont plus de succès.

Ceux qui ignorent tout des statistiques et de la démographie, et ils sont nombreux, confondent le « flux » d’entrée, constant, avec l’évolution du nombre de prêtres (appelé fâcheusement « stock » par les statisticiens), en baisse continue puisque le nombre d’ordinations annuelle était après la guerre d’environ 500 et que donc pendant presque deux générations, les sortants ont été d’environ  500  et les entrants  100-150 par an.  Ce déficit disparaitra assez vite, d’ici cinq ans, quand les prêtres prenant leur retraite ou décédant viendront des classes moins  nombreuses  des années 1975 et suivantes.

Immédiatement après la deuxième guerre mondiale, on trouve un nombre de nouveaux prêtres important :  1028 en 1951 (qui correspond à la sortie des séminaires de tous ceux qui n’avaient pu y entrer pendant la guerre), 595 en 1960, 285 en 1970, puis la chute se précipite de 1970 à 1975 (161) pour déboucher sur une stabilisation qui perdure encore de nos jours au niveau que nous avons indiqué.

Ces chiffres sont débattus. Il est difficile de dire ce qu’ils incluent. Les prêtres diocésains bien sûr mais aussi toute une série de communautés apparues dans la période récente : l’Emmanuel, la Communauté Saint-Martin, l’Institut du Christ-Roi  et d’autres. Faut-il y inclure aussi les prêtres de la Fraternité saint Pie X (une dizaine  par an sur une trentaine  qui pratiquent « rite extraordinaire ») ?  Il nous semble que oui :  même si certains jugent leur spiritualité dévoyée, leurs séminaristes veulent être des prêtres selon la définition de l’Eglise de toujours et témoignent donc, eux aussi, de la fécondité spirituelle de l’Eglise de France ; la division de l’Eglise est une autre question. Faut-il inclure les religieux (moines en particulier) ordonnés ? Certes le peuple chrétien ne les verra pas beaucoup mais ce sont de vrais prêtres, disponibles en particulier pour l’administration des sacrements.  Même question pour les missionnaires, devenus il est vrai très rares.  Une nouvelle catégorie : de jeunes prêtres étrangers ordonnés en France pour servir à l’étranger, ne doit cependant pas être comptée.

Pour des raisons à déterminer, les prêtres proprement diocésains sont en baisse, spécialement ces deux dernières années mais pas dans tous les diocèses. Cette baisse reflète plutôt un transfert vers d’autres formes de sacerdoce qu’un recul absolu. Pourquoi les séminaires diocésains sont-ils moins attractifs ?  Cela reste à voir.

On dira que 100-150 nouveaux prêtres par an, c’est bien moins que sous la IIIe et même la IVe République. Mais ce chiffre n’est pas négligeable : c’est à peu près celui des énarques recrutés annuellement. Le flux actuel qui sur une carrière de 40 ans en moyenne (sauf les départs devenus moins nombreux) correspond à une population de 5-6000 prêtres français, permet d’encadrer convenablement  l’Eglise.

Savoir si la chute brutale de 1970-75 a quelque chose à voir avec le Concile Vatican II ou Mai 68, – ou tout simplement l’évolution des mœurs – n’est pas dans nos compétences.  La même période a vu un nombre important de défections : 2500 de 1960 à 1980, ce qui montre que beaucoup de vocations à l’ancienne, effet de la pression sociologique, n’étaient pas très solides.

L’évolution des chiffres témoigne aussi d’une mutation sociologique importante. Le recrutement paysan et petit-bourgeois de province s’est entièrement tari.  D’où la pénurie grave de certains diocèses ruraux . Ne reste qu’un recrutement bourgeois ou aristocratique ( petite noblesse généralement), urbain,  qui existait avant 1975 mais qui ne s’est pas, lui, tari et qui est entretenu par l’existence de familles nombreuses dans les milieux concernés.  28  % des nouveaux prêtres viennent de Paris et Versailles.  Le même milieu fournit l’essentiel des promotions de l’Ecole de Saint-Cyr et donc l’ossature, jugée excellente à l’international,  de nos armées. N’oublions pas enfin 20 % environ de séminaristes sans racines sociologiques précises, pouvant venir de   milieux déchristianisés et qui se maintiennent année après année : effet de la grâce  !  Sans doute l’Eglise de France a-t-elle changé de visage. Elle n’a plus les  moyens  d’un encadrement étroit des populations, qu’elle n’assurait d’ailleurs que dans certaines régions, difficile de toutes les façons dans les grandes villes. Mais l’efficacité d’un prêtre variant bien plus que de 1 à 10, si ces prêtres sont saints, la chute de 1975 n’interdit pas que se maintienne une certaine   vitalité spirituelle dans notre pays.

Islamo-gauchisme : le député LFI Carlos Martens Bilongo, un militant islamiste décomplexé

Des images du député LFI Carlos Martens Bilongo le montrent en compagnie de Nabil Koskossy, l’organisateur de la manifestation qui a dégénéré en émeute antisémite à Sarcelles en juillet 2014. Dimanche 20 juillet 2014, la ville dans laquelle vit une importante communauté juive, avait été le théâtre de scènes de pogroms. Des entreprises appartenant à des Juifs avaient été attaquées et pillées par des “jeunes” armés de barres de métal et de gourdins en bois.

En juillet dernier, il participe à l’Aïd, en écharpe tricolore, à la mosquée de Villiers-le-Bel.

Le député Bilongo s’est également affiché avec la Confédération islamique Millî Görüş néo-ottomane et pro-Erdogan, le 23 octobre 2022 à Villiers-le-Bel. :

Un militant islamiste décomplexé :

L’arabe en voie de disparition

Que les extrémistes de LFI et autres désinformateurs médiatiques ne s’arrêtent pas au titre, il s’agit d’une information de The Economist sur le recul de la langue arabe dans les pays du Golfe et du Moyen-Orient, menacé par l’anglais, plus adapté à la modernité :

Sur le papier, l’arabe est l’un des idiomes les plus parlés au monde. Il compte plus de 400 millions de locuteurs. Mais les Arabes s’expriment dans une pléthore de dialectes. Le faible niveau d’instruction en arabe sape la pureté de la langue, tandis que l’anglais se répand. De nombreux élèves d’école primaire bavardent dans un sabir d’anglais et d’arabe. “D’ici un siècle, ce sera peut-être une langue morte”, déplore un ancien diplomate britannique, spécialiste de l’arabe.

Le recul de cette langue est lié à l’histoire récente. Des millions de gens ont été chassés des établissements d’enseignement à cause de guerres civiles. Bagdad et Damas, qui furent des bastions du nationalisme et de la culture arabes, ont été ravagés par la violence. […] En 2017, l’Enquête sur la jeunesse arabe, réalisée par un institut de sondages de Dubaï, a révélé que les Arabes du Golfe le [l’anglais] parlaient davantage que leur propre langue. L’Arabie saoudite vient de décider à son tour d’enseigner l’anglais aux élèves dès la première classe de primaire. Pour une importante minorité d’enfants qui fréquentent les écoles privées du Golfe, l’anglais est la première langue d’enseignement. La diffusion de l’anglais est irrésistible, si l’on en croit Mme Al-Ketbi. D’après une étude de la Banque mondiale publiée l’année dernière, de nombreux enfants arabes, même en quatrième année d’école primaire, ont du mal à rédiger une phrase cohérente en arabe. […]

Une entreprise intellectuelle visant à renverser le libéralisme politique

Le Monde, cette boussole qui indique le sud, vient de publier un article recensant quelques intellectuels catholiques des Etats-Unis, souvent nouveaux convertis, attachés à la Doctrine sociale de l’Eglise et à Léon XIII. Ils ont participé à un colloque début octobre à Steubenville dans l’Ohio. Extraits :

[…] Marginale il y a encore peu, l’entreprise intellectuelle visant à renverser le libéralisme politique, le projet philosophique qui a défini l’Amérique, gagne en influence. Un contre-modèle est développé, avec l’objectif de restaurer les hiérarchies traditionnelles. Le scrutin de mi-mandat du 8 novembre est un nouveau test pour le populisme qui s’est emparé du Parti républicain. Si un bon nombre de candidats trumpistes l’emportent, les théoriciens de ce sombre monde verront leur démarche validée dans les urnes.

De brillants érudits, des professeurs de science politique et des journalistes citent désormais les grands noms de la philosophie pour justifier leur souhait de voir tomber ce qu’ils appellent « le régime » . L’époque est décrite en des termes apocalyptiques.

Dans ce contexte de radicalisation, un collectif d’intellectuels catholiques traditionalistes a su mieux que quiconque théoriser la colère qui s’est emparée des électeurs religieux. Certains de ces penseurs se revendiquent de l’intégralisme, une tendance qui cherche à soumettre l’ensemble de l’existence et des activités humaines à la vérité catholique. Ils ont ainsi développé une conception de l’Etat qui pourrait s’avérer fort utile à une droite qui a longtemps considéré que le gouvernement était le problème, mais qui souhaite maintenant reprendre en main la société américaine.

Patrick Deneen, né en 1964, est l’un des principaux membres de ce collectif catholique, il est professeur de science politique à l’université Notre-Dame (South Bend, Indiana), d’où provient Amy Coney Barrett, fervente catholique que Donald Trump a nommée, en 2020, à la Cour suprême. En juin, elle y a appuyé la décision mettant fin à la protection constitutionnelle de l’avortement. Elle n’appartient pas au même courant que Deneen. Amy Coney Barrett est plus proche de la droite conventionnelle. Comme cinq autres des neuf membres du plus haut tribunal du pays, elle est issue de la plus influente organisation juridique aux Etats-Unis, la Federalist Society, dont la philosophie est conservatrice et libertarienne, c’est-à-dire radicalement opposée à l’intervention de l’Etat. […] Depuis la parution de son livre Pourquoi le libéralisme a échoué (L’Artisan, 2020), [Patrick Deneen] s’est, en effet, installé comme l’un des principaux opposants à ce projet politique. L’ouvrage a été remarqué au point de figurer en 2018, l’année de sa publication originale en anglais chez Yale University Press, sur la liste de lecture estivale publiée, chaque année, par Barack Obama. Le prochain ouvrage de Patrick Deneen s’intitulera Regime Change. Toward a post-liberal future (« changement de régime, vers un avenir postlibéral »). Ce livre sortira au printemps 2023 et, dès l’annonce de sa parution, il a bondi au sommet des listes de précommandes d’Amazon. […]

Patrick Deneen voit dans le « wokisme », « cette religion de l’humanité » qui se substituerait à la religion véritable, un signe de cette déchéance civilisationnelle. La ferveur woke était en germe selon lui, dans la pensée du philosophe anglais John Stuart Mill (1806-1873), l’un des fondateurs du libéralisme qui a permis la diffusion d’une sorte de théologie du progrès et de l’individu. « A l’origine, l’ambition était d’affranchir l’humanité des limites imposées à nos droits par l’Etat , explique Deneen . Aujourd’hui, la quête de l’émancipation conduit à vouloir se défaire de toute limite. Contre l’arbitraire, on en arrive maintenant à demander une intervention constante de l’Etat, notamment dans la sphère privée et en ce qui concerne le corps. » Le mariage gay, le transhumanisme et le « transgenrisme » fragiliseraient la famille et remettraient en question les bornes définies par la nature. […]

Nous retrouvons Patrick Deneen quelques jours plus tard dans une petite ville de l’Ohio, où il doit participer à une conférence. Steubenville (18 000 habitants) est l’un de ces centres urbains devenus fantomatiques à cause des délocalisations. […] Une bannière est accrochée : « Mettons fin à tous les avortements. » La récente décision de la Cour suprême contre l’interruption de grossesse ne suffit pas. Chaque Etat de l’Union est toujours libre d’autoriser cette procédure, c’est encore trop pour eux.

L’université accueille une conférence sous le titre « Restaurer une nation : le bien commun dans la tradition américaine », à laquelle doit participer Patrick Deneen et d’autres intervenants. Environ 250 personnes y assistent, des étudiants, des curieux, des avocats et des militants « pro-vie ». Cette communauté très active sur les réseaux sociaux est heureuse de se retrouver. L’événement s’ouvre cependant sur le slogan de l’altermondialisme : « Un autre monde est possible. » Vieille bête noire du conservatisme américain, le New Deal est défendu à Steubenville, des auteurs marxistes sont même cités.

Pendant deux jours, la philosophie classique ainsi qu’un catholicisme ultramontain sont également convoqués afin de défendre des politiques sociales et économiques visant à protéger la famille traditionnelle. Le pape François est à peine évoqué. On lui préfère le pape Léon XIII, qui régna de 1878 à 1903. On en réinterprète l’héritage, pour insister sur son rôle dans la définition de la doctrine sociale de l’Eglise et sa critique des libertés modernes, plus individualistes. Il avait été, en son temps, une figure honnie par les conservateurs, parce qu’il a admis l’autonomie du pouvoir temporel. Le nom d’un penseur français revient régulièrement, celui du philosophe Pierre Manent, qui a nettement durci, au cours des dernières années, sa critique du libéralisme.

L’orateur le plus attendu est sans conteste Adrian Vermeule, éminent professeur de droit constitutionnel à Harvard. Son collègue Samuel Moyn, professeur d’histoire du droit à Yale et intellectuel ouvertement de gauche, le considère comme « le plus brillant constitutionnaliste de sa génération » et utilise en cours son livre Common Good Constitutionalism (« Constitutionnalisme du bien commun », Polity Press, non traduit). Il voit également en lui un utile appui venu de la droite en faveur de mesures de solidarité nationale, des politiques publiques qui rencontrent toujours l’opposition forcenée du Parti républicain, mais auxquelles Vermeule est favorable. Le professeur de Harvard est également apprécié par son collègue Cass Sunstein, un autre juriste et constitutionnaliste de grande réputation qui a servi au sein de l’administration Obama. Ils ont coécrit plusieurs ouvrages.

A Steubenville, Adrian Vermeule incarne tout autre chose. Aux yeux d’une militante anti-avortement rencontrée, il représente « un catholicisme qui montre les muscles » . Spécialiste du droit administratif, il défendait, au temps de la guerre en Irak, la torture autorisée par l’administration Bush. Sa conversion au catholicisme en 2016 a accéléré sa rupture avec l’establishment conservateur. Dans un pays où les valeurs de la classe dominante continuent d’être inspirées par le protestantisme et le libéralisme, adopter un catholicisme traditionaliste constitue une forme de populisme de l’élite. Les conversions sont du dernier chic, d’autant que la continuité historique de l’Eglise de Rome offre des bases intellectuelles pour construire un discours d’opposition. […]

Sohrab Ahmari est la troisième figure la plus importante de ce collectif. Il est celui qui s’emploie à vulgariser leurs idées. Ancien journaliste aux pages débats du Wall Street Journal , puis du New York Post , il s’est converti au catholicisme en 2016, une décision annoncée sur les réseaux sociaux avec le hashtag #iamjacqueshamel, en référence au prêtre assassiné par un djihadiste à l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray. En mars, il a lancé le webzine Compact avec Matthew Schmitz, un autre catholique traditionaliste, et Edwin Aponte, journaliste qui se décrit comme un « marxiste populiste » . Le titre rassemble des auteurs venus de l’extrême gauche et de l’extrême droite, on y trouve des articles du philosophe slovène Slavoj Zizek, mais aussi de Curtis Yarvin, théoricien d’un technomonarchisme à l’américaine. « Nous voulons un débat robuste » , explique Sohrab Ahmari, tout en affirmant être en désaccord avec lui. Ahmari est très attaché à la question sociale. […]

Le dernier orateur à Steubenville n’est autre que J. D. Vance, candidat républicain au Sénat, dont le parcours a été particulièrement remarqué. Il s’est fait connaître grâce à son livre Hillbilly élégie (Globe, 2016), adapté au cinéma par Netflix, en 2020. Il y raconte son enfance de petit Blanc en Ohio, entre une mère toxico et une grand-mère venue à sa rescousse. En 2016, Vance était opposé à Trump. Il a changé de position après être entré dans la course au Sénat en 2021. Vance s’est entre-temps converti au catholicisme, en 2019. […]

Crise des gilets jaunes : “On a frôlé l’ouverture du feu”

Aveu de l’ancien préfet de police de Paris, Didier Lallement, qui prépare l’opinion à l’ouverture du feu par les forces de l’ordre. Les oligarques auraient-ils peur ?

[…] Il n’y a pas eu de morts à Paris pendant la crise. On a frôlé l’ouverture du feu mais, grâce au courage des fonctionnaires de police, cela ne s’est pas produit. Le jour où on devra ouvrir le feu, on entrera dans une autre dimension. Cela risque d’arriver un jour. La caractéristique des Gilets jaunes, c’est qu’ils attaquaient là où les forces de l’ordre étaient moins nombreuses. Imaginez le sang-froid qu’il a fallu aux deux policiers qui étaient réfugiés dans une laverie où un groupe armé de piques essayait de pénétrer en cassant les vitrines! Avec les Gilets jaunes, une partie de la classe moyenne est entrée dans la violence politique et la révolte. Cette violence se retrouve aujourd’hui avec le radicalisme écologique qu’on a vu s’exprimer à Sainte-Soline, et des mouvements comme Extinction rebellion justifient cette voie au nom de la désobéissance. Face à la violence, notamment en zone urbaine, les autorités ne peuvent répondre qu’avec un impératif: tenir le terrain en imposant le respect des lois républicaines. Sinon, vous ne tenez plus les gens.

Les forces de l’ordre sont équipées d’un armement qui n’est pas adapté à leurs missions, selon vous. Pourquoi?

Sans entrer dans les détails techniques, il a radicalement changé en 2015. Après les attentats, on a donné des armes de guerre aux policiers et gendarmes, comme celles avec lesquelles patrouille l’armée. Si vous ouvrez le feu avec ce type d’armement, ce n’est pas neutre. Est-il adapté à la situation? Je note qu’à l’époque, il n’y a pas eu de débat au Parlement. […]

Pèlerinage “Ad Petri Sedem”

Résumé en 3mn22 :

Traditionis Custodes : Vers une pacification ?

Les évêques se sont réunis ce dimanche matin pour discuter de l’application du Motu Proprio Traditionis Custodes dans les diocèses de France. Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, revient sur cette rencontre.

Sollicitude

Ce dimanche 6 novembre, pour la 88e fois des fidèles de Saint-Germain-en-Laye ont assisté à la messe dehors devant une église fermée à clé.

Feront-ils un jour l’objet de sollicitude de la part des autorités du diocèse comme demandé aux évêques de France par le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’Etat de Sa Sainteté, dans un message du 27 octobre aux évêques de France réunis en Assemblée plénière :

Le pape François vous invite également à la plus grande sollicitude et paternité encore [sic, envers?] les personnes – en particulier les jeunes, prêtres ou laïcs – désorientées par le Motu Proprio Traditionis Custodes dont vous travaillerez à la mise en œuvre. Elles sont des brebis souvent blessées qui ont besoin d’accompagnement, d’écoute, de temps.

L’euthanasie, processus révolutionnaire

Notre ami Thomas Siret, docteur en histoire et spécialiste de l’anarchisme, intervenait lors d’un récent colloque à propos de la loi québécoise sur “l’aide médicale à mourir”.

Il y détaille une thèse originale que les opposants à la loi que l’on nous annonce en France feraient bien de méditer: le processus euthanasique est un processus révolutionnaire, comprenant une logique de surenchère systématique, pour être conforme au “sens de l’histoire”.

Autre élément amusant de son raisonnement, Thomas Siret insiste sur le fait que les partisans de l’euthanasie ne se sont pas affranchis de la morale judéo-chrétienne – et tiennent donc à affirmer que l’euthanasie est un “soin” et donc “moralement acceptable”.

Guerre en Ukraine et re-léninisation de l’espace soviétique

Vladimir Poutine a plusieurs fois insisté sur sa volonté de “dénazifier” l’Ukraine pour justifier son intervention militaire. Et, depuis plusieurs mois, il insiste sur le fait que la guerre actuelle est une première étape vers un nouvel ordre mondial “désoccidentalisé” si l’on ose dire – en particulier, libéré par rapport au wokisme et autres délires LGBT en provenance des cercles les plus “progressistes” des Etats-Unis.

Cet aspect idéologique devrait naturellement nous séduire. Mais il reste à savoir s’il s’agit d’une réalité ou d’une propagande. Or, la pratique – proprement idéologique – des armées russes en Ukraine n’est guère rassurante. En particulier, à plusieurs reprises, les forces russes ont restauré des statues de Lénine dans les villes ukrainiennes où elles sont entrées (comme à Melitopol, au su-dest de l’Ukraine, où elles ont rétabli fin octobre une statue de Lénine déboulonnée en 2014; ou encore à Henichesk, au bord de la mer d’Azov, où elles en ont fait autant à la mi-avril). Outre que cela donne nettement à penser que le projet est la restauration de l’Union soviétique, cela décrédibilise fortement le projet de “dénazification” (les “nazis” ou les “fascistes” étant, pour les communistes, tous ceux qui ne sont pas communistes, y compris quand ils n’ont strictement rien à voir avec le fascisme ou le national-socialisme). Et, surtout, cela détruit le message – juste en lui-même – anti-wokiste: il est en effet impossible de lutter contre la théorie du genre, la tyrannie LGBT ou la religion de la repentance en rendant un culte à Lénine qui fut le grand inspirateur de ces idéologies. C’est en effet la révolution bolchevique qui inaugura la “révolution sexuelle” et la culture de mort, en commençant par l’avortement (sous la houlette de la très léniniste Alexandra Kollontaï) et c’est elle aussi qui, dès le congrès de Bakou (1920), utilisa les guerres coloniales et la mauvaise conscience des colonisateurs pour diffuser son propre impérialisme…

Ne pas être dupe de la propagande “occidentale” n’impose pas d’adhérer à la propagande moscovite!

Promouvoir la réintégration de tous les personnels soignants suspendus

Le Réseau On Sans Pass, collectif de citoyens engagé pour la défense des libertés publiques créé en septembre 2021 à la suite de l’instauration du pass sanitaire, organise le samedi 19 novembre au Centre Sèvres Paris 6e, une après- midi de conférence-débats de 14h30 à 18h30 pour promouvoir la réintégration de tous les personnels suspendus en raison du refus de la vaccination covid.

Cela fait plus d’un an que les soignants, pompiers, militaires, tous les personnels des hôpitaux et de nombreux étudiants ont été suspendus de leurs fonctions, interdits d’exercer ou de poursuivre leur activité. Cette situation soulève de nombreuses questions à l’heure où les hôpitaux sont en situation de saturation et que le personnel souffre des sous-effectifs. De même, alors que des hectares de forêts brûlaient cet été, le gouvernement a fait appel à des pompiers étrangers non soumis à l’obligation vaccinale.

Le samedi 19 novembre, en présence de professionnels de santé, d’avocats et de parlementaires, nous chercherons à :

  1. Mettre en lumière la situation des personnels suspendus grâce à des témoignages, dont celui d’Angélique Vidallet de l’association Porteurs d’Espérance, et à la présentation du projet de Jean-Louis Blondeau Les Essentiels

  2. Montrer l’incohérence médicale de l’administration obligatoire d’un vaccin qui n’empêche ni contamination ni transmission du virus

  3. Soulever les contradictions juridiques vis-à-vis du droit du travail, lors d’une intervention de Maître Carlo-Alberto Brusa, fondateur de l’association Réaction19

  4. Dénoncer l’aberration du maintien de cette décision politique en période de manques de personnels hospitaliers et de sapeurs-pompiers et proposer des solutions politiques pour favoriser la réintégration des personnels suspendus, durant une table-ronde réunissant notamment la sénatrice LR Laurence Muller-Bronn et le député Nicolas Dupont-Aignan

Le sénateur et docteur Alain Houpert a été condamné par la chambre disciplinaire de l’ordre des médecins de Bourgogne Franche-Comté à l’interdiction d’exercer la médecine pendant 18 mois, dont 9 avec sursis, pour avoir osé critiquer la dictature « sanitaire ». Il faisait l’objet de quatre plaintes, dont une du Conseil national de l’Ordre des médecins et une de « l’Union française pour une médecine libre » (sic), et devra verser 2.00€ à chaque plaignant.

L’avocat Fabrice Di Vizio a été condamné par le Conseil de l’Ordre des avocats à six mois d’interdiction d’exercer avec sursis. Pour le même motif.

LR : chassé-croisé entre Eric Ciotti et Bruno Retailleau

Ce chassé-croisé ne date pas de l’affaire Fournas, mais des révélations par Sarkozy qu’une victoire d’Eric Ciotti permettrait une alliance entre LR et LREM.

L’affaire Fournas confirme qui est à vraiment à droite parmi les candidats LR. Voici la réaction d’Eric Ciotti :

Et celle de Bruno Retailleau :

[…] Le compte-rendu de la séance montre que, manifestement, Grégoire de Fournas ne visait pas son collègue mais le bateau de migrants que ce dernier évoquait. Peut-on sanctionner un parlementaire parce qu’il réclame que des clandestins soient ramenés sur leur continent d’origine ?

Chacun a le droit de défendre la politique migratoire qu’il juge bonne pour la France. Mais personne ne peut considérer comme raciste le fait de réclamer le retour des clandestins. Car si tel est le cas, l’idée même d’exécuter les OQTF est raciste : plus aucune expulsion n’est possible.

C’est précisément ce que vise l’extrême-gauche : criminaliser toute forme de fermeté migratoire, en créant une extension infinie du domaine du racisme. Ces procès d’intention ont trop longtemps terrorisé le reste de la classe politique, ce qui explique que, depuis 30 ans, la main de nos gouvernants ait toujours tremblé lorsqu’il s’agissait de réguler l’immigration dans notre pays.

Je constate avec tristesse que cette entreprise d’intimidation fonctionne encore. Quant à moi, je n’y céderai pas, même pour affaiblir le Rassemblement National que je combats par ailleurs. D’abord parce que la confrontation des idées n’interdit pas l’honnêteté. Mais surtout parce que cette affaire révèle le fossé béant qui se creuse de plus en plus entre la vie politique et la vie des Français. Au milieu de leurs difficultés, ils attendent plus, et surtout mieux, que des querelles surjouées.

La messe catholique selon Mgr Schneider

Rencontre avec Monseigneur Schneider à l’occasion de la publication de son ouvrage “La messe catholique – Remettre Dieu au centre de la liturgie”. Des paroles de foi, dans l’espérance et la charité, au service de l’Eglise et de la messe.

Monseigneur Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana au Kasakhstan, donnera le dimanche 20 novembre une conférence à l’occasion de la sortie de son dernier livre, La Messe catholique. Rendez-vous à l’Hôtel Intercontinental, 64 avenue Marceau, dans le 8e arrondissement de Paris.

Plus de 360 millions de chrétiens sont fortement persécutés ou discriminés dans le monde

Selon l’index mondial de l’association Portes Ouvertes.

L’Index Mondial de Persécution des Chrétiens 2022 montre que l’intensité des discriminations et de la persécution subie par les chrétiens s’est encore aggravée (la période prise en compte pour l’établissement de l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens 2022 va du 1er octobre 2020 au 30 septembre 2021).

  • 5 898 chrétiens tués soit 16 par jour.
  • 5 110  églises ciblées dont 3000 en Chine.
  • 6 175 chrétiens détenus soit une augmentation de 44%.

Par rapport à l’Index 2021:

  • Le nombre de chrétiens tués en raison de leur foi a augmenté de 24%
  • Le nombre d’églises ciblées a augmenté de 14%
  • Le nombre de chrétiens détenus a augmenté de 44%

La conversion, est-ce difficile ?

Aymeric Pourbaix reçoit :

  • Gad Elmaleh, humoriste, acteur et réalisateur
  • Fabrice Hadjadj, écrivain et philosophe

 

Selon que vous serez puissant ou misérable…

Le “deux poids, deux mesures” a atteint, dans la dissociété contemporaine, des sommets vertigineux. Voici ce que nous lisons sur le compte Twitter de François Asselineau:

De quoi s’agit-il?

D’une résolution reprenant les principes de la conférence de Durban, qui est régulièrement déposée chaque année par la Russie et plusieurs pays alliés, pour – officiellement – lutter contre la “glorification du nazisme”. Cette année, les pays déposant cette résolution étaient: l’Afrique du Sud, l’Azerbaïdjan, la Biélorussie, le Cambodge, Cuba, la Russie, la Guinée équatoriale, le Mali, le Nicaragua, le Pakistan, la Syrie, la République centrafricaine, le Laos, la Corée du Nord, le Soudan, le Venezuela et le Viet Nam.

Naturellement, il n’a échappé à personne que cette résolution visait notamment, de la part de la Russie, à critiquer l’Ukraine et les Pays baltes. C’est l’une des raisons pour lesquelles les Etats-Unis votent contre cette résolution depuis sa première présentation en 2005 et l’Ukraine, après s’être abstenue de 2005 à 2014, a depuis rejoint cette position.

De façon plus générale, je trouve extrêmement problématique cette utilisation de l’histoire pour des intérêts politiques immédiats (d’autant qu’elle s’accompagne toujours d’une “hypermnésie” sur les crimes nazis – dénoncés à juste titre – et d’une amnésie sur les crimes communistes – volontiers oubliés par les “bien-pensants”) et je ne suis donc certainement pas un dévot de cette conférence de Durban.

Cette année, la guerre en Ukraine a rendu le vote de cette résolution particulièrement chahuté. Le compte rendu à destination de la presse de la séance par les Nations Unies vaut son pesant de cacahouètes:

La Troisième Commission, chargée des questions sociales, humanitaires et culturelles, a commencé, ce matin, à se prononcer sur ses projets de résolution en faisant siens huit textes, dont sept par consensus.  Un vote a cependant été requis pour entériner celui relatif à la « lutte contre la glorification du nazisme, du néonazisme et d’autres pratiques qui contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée ».

En vertu de ce projet de résolution présenté par la Fédération de Russie, et adopté par 105 voix pour, 52 voix contre et 15 abstentions, l’Assemblée générale se déclarerait profondément préoccupée par la glorification, quelle qu’en soit la forme, du mouvement nazi, du néonazisme et des anciens membres de l’organisation Waffen-SS.

Mais la pomme de discorde est née de l’adoption, par 63 voix pour, 23 voix contre et 65 abstentions, d’un amendement présenté par l’Australie, lequel stipule que la Fédération de Russie a cherché à justifier son agression territoriale contre l’Ukraine en invoquant l’élimination du néonazisme, et souligne qu’invoquer le néonazisme comme prétexte pour justifier une agression territoriale compromet sérieusement les mesures prises pour combattre réellement ce fléau.

Au nom de l’Union européenne (UE), la République tchèque a estimé que le projet de texte dans son ensemble s’inscrit « en contrepied » dans la mesure où la Fédération de Russie a supprimé le paragraphe qui prend note du rapport de la Rapporteuse spéciale du Conseil des droits de l’homme sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée, libellé réintroduit par la délégation russe lors d’un amendement oral.  L’Australie a précisé pour sa part que son amendement est tiré du rapport de ladite Rapporteuse spéciale.  Il s’agit d’une réaction à l’instrumentalisation grave et évidente des droits humains par la Russie, et c’est pourquoi « nous reprenons mot pour mot » le passage du rapport, a souligné la délégation.

La Macédoine du Nord et le Libéria ont estimé que cet amendement permet de corriger l’interprétation de la résolution selon laquelle l’auteur a souhaité officiellement justifier son invasion pour procéder à ce qu’il appelle une « dénazification » de l’Ukraine.  Une telle position mine gravement les efforts de lutte contre le nazisme et le néonazisme, ont estimé ces délégations, l’Ukraine décriant de son côté « le comble de l’hypocrisie ».

Pour la Fédération de Russie, l’amendement, dont elle s’est dissociée, visait tout simplement à empêcher l’adoption de la résolution.  Il ne s’agit pas d’une approche constructive, a-t-elle regretté.  La République arabe syrienne et la Chine, ainsi que par le Burundi et l’Égypte, entre autres, ont regretté pour leur part que l’incorporation de l’amendement vienne « politiser » une résolution thématique.

La France s’est associée à l’amendement en question et a voté contre la résolution finale.

Mais, quoi que l’on pense des équivoques ou des arrière-pensées perverses des uns et des autres dans ce vote, François Asselineau a manifestement raison de dénoncer le double langage de la Macronie. Si cette dernière voit (à juste titre) une politisation de l’histoire dans la résolution russe, comment ne voit-elle pas que sa propre attitude contre le député RN Grégoire de Fournas est au moins autant une instrumentalisation politique de l’histoire? Et, accessoirement, comment ne comprend-elle pas que l’accusation de “fascisme”, si chère aux vieux bolcheviques pour qui tout non communiste est nécessairement un fasciste (moyen commode de faire oublier le pacte germano-soviétique…), pourra aisément être retournée contre elle par les mélenchonistes une fois que les “idiots utiles” du centre-gauche auront contribué à la légitimer contre le RN? Mais il est vrai qu’à l’ONU ou l’Assemblée, la politique n’est plus qu’un mauvais théâtre!

Guillaume de Thieulloy

Les rapports mensuels sur la christianophobie en France reprennent leur publication

Nos amis de l’Observatoire de la christianophobie viennent de relancer la publication des rapports mensuels sur la christianophobie en France.

Ces rapports étaient naguère publiés par notre regretté ami Daniel Hamiche. Après la mort de ce dernier, l’équipe de l’Observatoire n’avait pas réussi à maintenir cette publication régulière. C’est désormais relancé. Le rapport d’octobre 2021 est en  ligne et l’objectif annoncé est de rattraper le retard d’ici le printemps prochain.

Pour le consulter, vous pouvez laisser votre courriel ci-dessous – et n’hésitez pas à le diffuser largement autour de vous: c’est une belle initiative à soutenir et à faire connaître!

Guillaume de Thieulloy

Terres de Mission : Belloc face aux hérésies

Terres de Mission reçoit Benjamin Ferrando, traducteur des “Grandes hérésies“, livre du grand journaliste anglais Hilaire Belloc (Artège).

Puis, Olivier Bonnassies, directeur de Marie de Nazareth, présente le projet de “Merci Marie”, pour diffuser la prière mariale dans toute la France à l’occasion de la fête de l’Immaculée conception.

Enfin, le Père Jean-François Thomas, jésuite, parle de son petit livre de méditations quotidiennes d’automne (Via Romana).

La guerre de l’information

Raphaëlle Auclert, docteur en études russes et enseignante-chercheuse à l’ICES, a traduit un article de l’universitaire russe Alexandre Kouznetsov sur la guerre de l’information. Cet article porte principalement sur la guerre de l’information de l’Occident contre la Russie dans le cadre de la guerre actuelle en Ukraine et il y aurait naturellement matière à critiquer le parti-pris de l’auteur en cette affaire (car la guerre de l’information n’est certes pas à sens unique!), mais d’une part il n’est pas inintéressant d’écouter ce que les Russes disent de cette affaire, et d’autre part bien des éléments de l’article dépassent largement le contexte précis de cette guerre.

Voici en effet ce qu’écrit l’auteur en introduction:

Cet essai a vocation à souligner les aspects de la guerre informationnelle et psychologique, qui se déploie selon plusieurs axes : bloquer l’accès de la société occidentale en particulier à une information objective et gratuite, conformément aux objectifs poursuivis par les États-Unis ; adopter un parti pris systématique dans la présentation de l’information, diabolisant l’une des parties au conflit et blanchissant l’autre ; diffuser de fausses informations et des rumeurs ; étendre la guerre au cyberespace.

Pour lire cet article, vous pouvez laisser votre courriel ci-dessous:

Le 2e anniversaire du “Nouveau conservateur”

Paul-Marie Couteaux, ancien député européen et directeur de la revue “Le nouveau conservateur”, nous prie de diffuser la lettre aux amis et abonnés qu’il a envoyée à l’occasion du 2e anniversaire de la revue. Vous pouvez vous abonner en ligne (www.lenouveauconservateur.org) ou par voie postale (50 € pour 4 numéros – chèque à l’ordre de l’ADALI – 101 rue Haxo – 75020 Paris)

Vous venez de recevoir le numéro 8 du Nouveau Conservateur, numéro qui marque le deuxième anniversaire de notre revue. A cette occasion, je souhaite, avec toute notre équipe, vous remercier  pour votre fidélité, mais également vous donner quelques informations sur la santé de votre publication et sur les développements qu’elle va connaître dans les prochains mois.

Notre objectif des 3000 abonnés sera bientôt atteint. Nous l’avions fixé pour la fin de l’année présente (comme tous les organes de ré-information, nous avons cet été subi le contre coup des mécomptes électoraux du Printemps). Cependant la dynamique actuelle nous permet d’envisager d’atteindre ce chiffre dès les prochains mois, après nos prochains numéros (le n°9, quatrième de l’année,  paraîtra en décembre, poursuivant notre réflexion sur les États-Unis et « l’Empire impensé »). Un premier sous-dossier sera consacré à ce que Jean-Paul II nommait « la culture de mort » (rupture de la filiation naturelle, injections géniques déguisée en vaccinolâtrie, euthanasie et « suicide assisté »…). Un sous-dossier sera consacré à notre partenaire le plus naturel, l’Italie, dont nous analyserons le foisonnement intellectuel qui accompagne son renouveau politique. Nous prévoyons pour le Printemps prochain deux dossiers importants, l’un sur l’Armée française, l’autre sur la médecine et l’alimentation.

De son côté, notre développement en librairie se renforce, ainsi que nos ventes au numéro, ce qui nous assure désormais des tirages supérieurs à 4000 exemplaires – rappelons que notre premier tirage, en 2020, n’était que de 1600 exemplaires. Notre équipe s’attache par ailleurs à développer de nouveaux partenariats, notamment avec Radio Courtoisie (une émission mensuelle) et TVLibertés qui assure désormais deux émissions mensuelles, Les Conversations du Nouveau Conservateur. Pour finir, notre site internet se développe à bon rythme (https://lenouveauconservateur.org/), sans oublier le renfort de notre compte touitteur (@LNCRevue). Signalons que, notre site publie de plus en plus souvent des articles inédits qui ne figurent pas dans la revue, et que nous envisageons de le fusionner à terme avec d’autres sites afin de leur assurer une plus grande « force de frappe ».

Le Nouveau Conservateur a désormais un grand partenaire, le fonds de dotation Amitié Politique, dont le directeur de notre publication, Jean-Frédéric Poisson, est aussi le président, avec l’assistance de Francis Jubert. De nouvelles perspectives s’ouvrent ainsi à nous. Notamment, celle de lancer, dans le courant de l’année 2023, une nouvelle collection de courts ouvrages au format constant (56 pages) permettant d’approfondir des sujets plus amplement que ne le permet le format d’une revue, dont nous limitons volontairement la dimension à 152 pages.

Nous comptons également développer, au cours des prochains mois, une activité qui n’a que trop manqué jusqu’à présent : l’organisation de colloques réguliers sous l’égide d’Amitié Politique, tout en intensifiant nos partenariats comme celui que nous avons noué avec Le Salon Beige et Les Quatre Vérités que dirige notre ami Guillaume de Thieulloy, notamment dans la perspective proche d’un colloque que nous vous avions annoncé pour le vendredi 11 novembre mais que nous devons reporter en raison de l’impossibilité d’organiser les visio-conférences que cette date rendait nécessaires. Il est reporté au mois de janvier (nous garderons le même thème, celui des dossiers des numéros 8 et 9 consacrés au « naufrage de l’Empire américain ») et sera le premier d’un cycle désormais plus régulier. 

Cependant, ce même 11 novembre, nous vous attendons nombreux lors d’une rencontre informelle comme celle que nous l’avons déjà tenue l’an dernie, au théâtre du Nord-Ouest, l’un de nos partenaires (3, rue du Faubourg-Montmartre – Paris IXè – métro Grands Boulevards). Attention : les horaires sont modifiés : nous nous réunirons  en mâtinée  de 10h30 à A13h. Ce sera l’occasion d’analyser ensembe les derniers numéros, leurs forces et leurs failles, d’esquisser les prochains thèmes et de mettre au point nos projets d’avenir -occasion, aussi, de commémorer à notre façon le 11 novembre !

Il va sans dire que, pour assurer cette progression, nous avons grand besoin de vous et que, même si le fonds de dotation Amitié Politique ouvre la voie à des renforts privés, nous ne pouvons compter sur de meilleures forces que celles qui ont assuré nos premiers succès, c’est à dire les vôtres. 

C’est pourquoi, à l’occasion de ce deuxième anniversaire, nous vous demandons de ne pas attendre pour renouveler votre abonnement, quelle que soit sa date d’expiration normale. Certes, si vous ne nous avez envoyé votre abonnement qu’au cours de cette année 2022, vous pouvez attendre quelques mois pour le renouveler ; mais au moment d’entreprendre de nouvelles initiatives, il nous serait très précieux que vous preniez les devants et que, votre abonnement étant, ou pas  arrivé à échéance, vous consentiez à le renouveler d’ores et déjà ; pour cela nous vous consentons un abonnement pour quatre nouveaux numéros au prix qui était celui du lancement, soit de 50 euros, sachant que le prix normal est de 55 euros et que l’augmentation rapide du prix du papier nous obligera à fixer prochainement notre abonnement à 60 euros.

Nous avons aussi besoin de votre aide pour développer diffusion en librairie. Il vous suffit de demander à votre libraire de commander un numéro de votre choix (lui indiquer le nom de notre diffuseur : Téqui diffusion). S’il est bien disposé, demander lui de commander la revue spontanément et de l’exposer en bonne place sur ses tables. Ce petit geste militant est très important pour le rayonnement de la revue et des idées qu’elle porte. Pour finir, vous trouverez, joint à cette lettre, une fiche vous permettant de nous adresser le nom et l’adresse d’un, deux, ou plusieurs de vos amis, ou connaissances à qui nous pourrions nous adresser afin de leur proposer un abonnement  préférentiel, étant entendu que la formule la plus avantageuse pour nous serait que vous l’abonniez vous-même : ce pourrait être, à l’approche de Noël, un cadeau plein de sens !

Certes d’un point de vue politique, l’année 2022 n’a guère comblé nos espérances. Mais il faut à présent préparer, face au déferlement de la propagande, aux errances de M. Macron, de ses mandataires et de ses entourages, et d’une manière générale face au totalitarisme rampant qui menace jusqu’à la conception que nous avons de l’homme, de la France et de l’Europe, une riposte intellectuelle, morale et spirituelle d’envergure. De toutes parts, la situation de notre pays, la paix sociale elle-même, se dégradent. Tout Français attaché à la pérennité de notre civilisation (et de toute civilisation), se doit de consentir un effort. Grace à votre engagement, votre revue est désormais assurée de sa pérennité. C’est un premier succès. Ensemble nous pouvons largement développer sa diffusion : pour ce faire, nous avons absolument besoin de votre soutien. N’attendez pas pour vous réabonner, faire connaître la revue, abonner vos amis, être partout nos représentants, notamment auprès de vos libraires -ou pour prendre toute initiative qui vous paraîtrait utile. Soyez les ambassadeurs du Nouveau Conservateur !

Avec toute ma confiance,

 Paul-Marie Coûteaux

Vingt-deuxième dimanche après la Pentecôte

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

La messe du vingt-deuxième dimanche après la Pentecôte est l’avant-dernière de l’année liturgique, tout au moins en ce qui concerne les chants ; aussi la pensée de l’Église est-elle plus que jamais tournée vers la fin des temps et le jugement dernier, temps d’épreuve et d’angoisse mais aussi d’espoir. Ces sentiments sont exprimés en particulier dans le psaume 129 De profundis, qui est surtout connu pour son utilisation à l’office des défunts, mais qui revient à plusieurs reprises en ces derniers dimanches après la Pentecôte, et notamment à l’Introït de ce vingt-deuxième dimanche, le seul des six derniers dimanches, depuis le dix-huitième, à être extrait d’un psaume. Mais on y retrouve un thème qui était déjà celui des Introïts précédents, celui des deux attributs divins qui se manifesteront au jugement dernier : la justice qui nous condamne et que nous redoutons, et la miséricorde qui nous sauve et en laquelle nous espérons. Ils sont ici opposés en deux phrases très contrastées.

Introït : Si iniquitates

Si iniquitates observaveris Domine, Domine quis sustinebit ? quia apud te propitiatio est, Deus Israël.

Si vous considérez nos péchés Seigneur, Seigneur qui subsistera ? Mais auprès de Vous est le pardon, Dieu d’Israël.

La première phrase est un appel angoissé s’élevant en un grand élan qui franchit toute l’octave et même au-delà, avec une insistance suppliante sur le mot Domine répété deux fois, et une cadence interrogative restant en suspens dans l’aigu. La deuxième phrase au contraire est plus douce et pleine de confiance, avec un bel élan de ferveur sur les mots Deus Israel, qui ne font d’ailleurs pas partie du psaume, et ont été rajoutés par la liturgie pour rappeler au Seigneur dans notre prière que nous faisons partie de son peuple, Israël, qui est maintenant l’Église. Le verset est bien entendu le premier du psaume 129 :

De profundis clamavi ad te Domine : Domine exaudi vocem meam.
Du fond de l’abîme je crie vers vous Seigneur ; Seigneur écoutez ma voix.

Graduel : Ecce quam bonum

Le texte du Graduel du vingt-deuxième dimanche après la Pentecôte est formé des deux premiers versets du psaume 132 qui constituent d’ailleurs la moitié du psaume, un des plus courts du psautier. Il chante le bonheur des Israélites à chaque fois qu’ils se retrouvaient fraternellement unis dans le temple.

Ecce quam bonum, et quam jucundum habitare fratres in unum ! Sicut unguentum in capite, quod descendit in barbam, barbam Aaron.

Qu’il est bon et qu’il est doux d’habiter ensemble unis comme des frères : c’est comme l’huile versée sur la tête qui descend dans la barbe d’Aaron.

On sait qu’Aaron fut le premier grand prêtre, et il fut sacré en versant sur sa tête une huile parfumée qui coula dans sa barbe, puis sur son vêtement, comme le dit le verset suivant du psaume, répandant partout sa bonne odeur. La douceur de ce parfum est comparée ici au bonheur de se retrouver ensemble après une longue dispersion. De plus l’huile du sacre est le symbole de la grâce divine qui va faire du grand prêtre un consacré, inverti d’une mission d’en haut. De même Dieu répand ses grâces sur son Église : elles viennent par le Christ qui est la tête, puis se répandent sur tout le corps mystique, réalisant l’unité entre ses membres qui deviennent réellement frères. Après l’exil où nous conduit trop souvent le péché, nous sommes heureux de nous retrouver par la grâce des sacrements dans cette fraternelle union. Et après l’exil de cette vie, au jour du jugement, si nous avons été fidèles, la grâce divine produira enfin tous ses fruits pour nous conduire au bonheur de l’union parfaite et éternelle.

La mélodie exprime ce bonheur par de grandes courbes gracieuses et très expressives. La première partie culmine sur le mot habitare très enthousiaste ; la deuxième partie commence par une montée progressive jusqu’à l’extrême aigu ; paradoxalement, c’est sur le mot descendit qu’elle monte le plus haut, mais il s’agit ici d’exprimer notre enthousiasme, puis elle continue par une grande descente franchissant plus d’une octave et demie et s’enfonçant dans le grave pour une cadence solennelle.

Alléluia : Qui timent

Pour la troisième fois en ce temps après la Pentecôte, nous trouvons au vingt-deuxième dimanche un Alléluia dont le texte n’est pas le premier verset d’un psaume, comme c’est généralement le cas, mais est tiré d’un psaume dont le premier verset a été chanté à l’Alléluia du dimanche précédent. C’est donc cette fois le psaume 113, formé en réalité de deux psaumes de la Bible qui ont été réunis par la Vulgate.

Nous sommes maintenant dans le deuxième, qui est un chant de louanges et de confiance au Seigneur opposé aux idoles païennes, et le verset qui figure ici est le troisième d’une série qui répète le même texte, un acte d’espérance avec trois sujets différents : Domus Israel, c’est tout le peuple élu ; Domus Aaron, ce sont les prêtres et les consacrés, enfin Qui timent Dominum, ceux qu’on appelle dans la bible les ” craignants Dieu “, ce sont ceux qui ne font pas partie du peuple élu, mais reconnaissent le vrai Dieu et se soumettent à sa volonté.

Qui timent Dominum, sperent in eo : adjutor et protector eorum est.
Ceux qui craignent le Seigneur, qu’ils espèrent en Lui. Il est leur secours et leur protecteur.

Les ” craignants Dieu ” c’est nous, qui avons reçu la grâce de connaître le vrai Dieu, de l’aimer et de le servir, et qui mettons en Lui notre confiance. La mélodie de cet Alléluia est identiquement la même que celle de l’Alléluia du seizième dimanche Cantate Domino. C’était un chant d’action de grâces et de louanges au Seigneur pour tous ses bienfaits, et nous avons dit que cette mélodie traduisait ces sentiments par des belles courbes souples et très liées animées d’un bout à l’autre par un grand élan de ferveur et d’enthousiasme. Elles convient tout à fait pour inviter les craignants Dieu que nous sommes à mettre en Lui notre confiance.

Offertoire : Recordare mei

L‘Offertoire du vingt-deuxième dimanche après la Pentecôte est le seul chant de ce dimanche dont le texte n’est pas extrait d’un psaume. Comme l’Introït de dimanche dernier, il est emprunté au livre d’Esther. Il s’agit cette fois de la prière qu’Esther adresse à Dieu avant de se présenter devant le terrible du roi Assuérus pour intercéder en faveur de son peuple menacé d’extermination. Elle se sent faible et démunie devant une tâche aussi difficile et elle supplie le Seigneur de l’inspirer.

Recordare mei, Domine, omni potentatui dominans : da sermonem rectum in os meum, ut placeant verba mea in conspectu principis.
Souvenez-vous de moi Seigneur, vous qui êtes le maître de tout pouvoir. Mettez dans ma bouche le discours qui convient afin que mes paroles soient agréées lorsque je serai en présence du roi.

L’Église redit ces paroles en cette fin de l’année liturgique en les appliquant à la fin des temps, quand nous allons nous présenter devant le souverain Juge infiniment supérieur à tous les rois de la terre, et elle le supplie de nous accorder les grâces nécessaires pour être fidèles jusqu’au bout, et aborder comme il faut ce moment redoutable. Ce chant d’Offertoire se compose de trois phrases très différentes. La première est une prière très humble ; l’âme comme Esther se sent faible et démunie et se prosterne devant la toute puissance divine, avec une mélodie calme et douce. La deuxième phrase est une prière suppliante implorant les grâces dont nous avons besoin, avec une mélodie qui s’élève à deux reprises dans l’aigu d’une façon très expressive. Enfin dans la troisième phrase, en abordant les mots in conspectu : en présence de Dieu, la mélodie devient presque immobile en une longue vocalise revenant toujours sur la même note, comme une contemplation indéfinie, dépassant le jugement dernier pour se fixer dans l’éternité.

Communion : Ego clamavi

Le texte de l’antienne de Communion du vingt-deuxième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 16, que nous avons déjà rencontré au sixième et au dixième dimanche, et reprend même une partie de celui de l’Offertoire du sixième. Comme nous l’avons dit, ce psaume est la prière du juste qui supplie le Seigneur de le garder de tout ce qui pourrait le faire dévier de la voie droite. Et en ces derniers dimanches de l’année liturgique l’âme demande de rester fidèle jusqu’au bout.

Ego clamavi, quoniam exaudisti me Deus : inclina aurem tuam, et exaudi verba mea.
J’ai crié vers vous car vous m’avez exaucé, mon Dieu. Tendez l’oreille et exaucez ma prière.

On remarquera que le verbe exaucer revient deux fois, une première fois au passé et la deuxième à l’impératif. C’est parce que le Seigneur nous a déjà exaucés que nous espérons qu’il nous exaucera encore. C’est donc une prière pleine de confiance. La mélodie l’exprime par une grande courbe qui après une intonation calme et grave s’élève progressivement jusqu’à l’aigu puis redescend pour s’achever à nouveau au grave en une cadence paisible et assurée.

Année jubilaire en l’honneur des 1 500 ans de la naissance de saint Cloud

Du 7 septembre 2022 au 8 mai 2023, la ville de Saint-Cloud bénéficie d’une année jubilaire en l’honneur des 1 500 ans de la naissance de son saint fondateur, Clodoald (522-560) – appelé aussi saint Cloud. L’abbé Vincent Baumann, vicaire de la paroisse, est interrogé dans L’Homme Nouveau à cette occasion. Extrait :

[…] Personnellement, j’impute à Clodoald la paix anormalement familiale qui subsiste à Saint-Cloud, relative certes, mais étonnante. Ici règne une sorte d’alliance du trône et de l’autel, dans laquelle la personnalité et l’histoire de Clodoald ne sont pas pour rien : cette harmonie dans la ville vient sans doute du fait que son fondateur la vivait en lui-même. Ses armes, devenues celles de la ville et de la paroisse, le symbolisent : elles sont constituées d’un écu d’azur frappé d’un demi-lys et d’une demi-crosse, le lys désignant sa filiation royale et la crosse, sa qualité d’abbé.

Quelles leçons pouvons-nous en tirer, Clodoaldiens, Français ou catholiques ?

Il est bon que le Clodoaldien ne soit pas amnésique, qu’il prenne conscience que les motifs profonds de cette paix ne sont pas à trouver dans l’application de la loi française actuelle. Nous avons un terreau riche, fécondé par saint Cloud. La Providence semble vouloir nous parler. Je souhaite que les Clodoaldiens prennent conscience que cette cité a été fondée par un saint ayant un pied dans la cité, comme prince du sang et héritier et comme moine, avec tout ce que les moines ont fourni de travail d’édification de l’Europe. Tous peuvent apprendre de lui la docilité à la vocation, la primauté absolue de la volonté divine. Nous avons tendance à avoir des vues très humaines : saint Cloud est un exemple notoire de l’accomplissement du bon vouloir de Dieu.

Faire silence

Le silence est une attitude spirituelle essentielle. Mère Teresa disait : “Au commencement de la prière se trouve le silence.”

Dans la liturgie, des temps de silence nous permettent de mieux entrer dans la prière, d’accueillir la Parole de Dieu, de nous rendre présent au Christ qui s’offre dans l’eucharistie.
Dans de nombreuses traditions et pratiques de prières, le silence est également très présent : dans l’oraison de sainte Thérèse d’Avila, dans l’adoration eucharistique, dans la phase de contemplatio de la lectio divina

Jésus nous met en garde dans l’évangile de Matthieu contre notre tendance à rabâcher dans nos prières. Nous pouvons, avec saint Jean de la Croix, demander à Dieu :

“ Impose même ton silence à ma prière, pour qu’elle soit pur élan vers Toi.”

Au-delà des moments de prière, le silence est une façon d’être au monde qui peut nous aider à retrouver cette qualité de présence à soi, aux autres et à Dieu.

Ainsi, en favorisant des moments de silence dans nos journées, nous nous mettons à l’écoute du Seigneur, nous nous rendons sensibles à sa présence.

Il peut être difficile dans notre quotidien très rempli de s’accorder de longs moments de recueillement, mais il est souvent possible de trouver de petits moments pour faire silence :

  • avant un repas pour inviter le Seigneur à notre table,
  • avant une rencontre pour accueillir véritablement Dieu en l’autre,
  • en marchant pour s’ouvrir à la contemplation, …

“Dieu est ami du silence. Nous avons soif de trouver Dieu, mais il ne se laisse découvrir, ni dans le bruit ni dans l’agitation.” (Mére Térésa)

Alors offrons- nous régulièrement quelques secondes, quelques minutes de vrai silence pour laisser un peu d’espace à Celui qui veut nous rejoindre dans “le murmure d’une brise légère” (1 Rois, 19,12)

Alice Ollivier pour Hozana.org

Dans la tête de Poutine, la “voie russe” originale est autoritaire, chrétienne, conservatrice, nationaliste

Loin des caricatures des “experts” de plateau télé et d’ailleurs, Frédéric Pons dresse le portrait de Vladimir Poutine dans Valeurs Actuelles. Extrait :

[…] Patriote soviétique et officier du KGB déçu par l’effondrement de l’URSS (1991), Poutine n’a jamais cessé d’approfondir sa réflexion politique, grâce à quelques maîtres à penser russes, dont le principal est le philosophe Ivan Iline (1883-1954), l’un des inspirateurs d’Alexandre Soljenitsyne. Slavophile et orthodoxe, Iline rejetait la démocratie occidentale, jugée inadaptée à la Russie, au profit d’une « dictature ferme, national-patriotique ».

Dans la tête de Poutine, cette “voie russe” originale est autoritaire, chrétienne, conservatrice, nationaliste. Elle repose sur l’affirmation d’un État fort, l’exaltation politique de l’histoire, la réhabilitation de la religion, la défense de l’ordre naturel, du patriotisme et de la grandeur de la Russie. Tout ce dont rêvait aussi Soljenitsyne. Tout ce qu’une partie des élites occidentales déteste… Cette ligne guide le chantier de restauration que Poutine conduit depuis août 1999. À l’intérieur, le rétablissement de l’unité, de l’ordre et de l’autorité. Poutine veut-il ressusciter le système soviétique ? Surtout pas, a-t-il souvent répété – l’a-t-on écouté ?

« Ce fut un couloir aveugle », dit-il. À l’extérieur, il souhaite une Russie forte et respectée, pour éviter son encerclement. Veut-il reconstituer l’empire soviétique ? Il a déjà répondu non. Pour lui, l’important est de relever la puissance et l’influence russes, de reprendre le contrôle de son “étranger proche”, en ralliant les peuples slaves. C’est l’une des clés de l’invasion de l’Ukraine.

L’épreuve est de taille, comme le montrent les revers militaires russes et la réaction de l’Occident. Malgré les risques, Poutine a pourtant décidé d’attaquer, persuadé qu’il était dangereux d’attendre plus longtemps. Attendre, c’était risquer de voir l’armée ukrainienne, réarmée depuis 2014 par les États-Unis et le Royaume-Uni, se lancer à la reconquête du Donbass et de la Crimée. C’était aussi perdre le port stratégique de Sébastopol, sur la mer Noire, et accepter des bases de l’Otan en Ukraine. Poutine avait mis en garde l’Occident à ce sujet, dès 2007. L’entrée de l’Ukraine dans l’Otan serait un casus belli. L’alignement total de Kiev sur Washington, depuis huit ans, conduisait à cette adhésion tant redoutée par Moscou. C’est la logique profonde de l’attaque russe. […]

Encore un scandale pour l’association LGBT Le Refuge

Après les scandales à Angers et à Montpellier, c’est cette fois dans le Doubs que des bénévoles et anciens jeunes dénoncent : une prise de pouvoir solitaire, aucune écoute, et aucune confiance ni dans les jeunes, ni dans les bénévoles.

“Le délégué ne souhaite s’encombrer de personne… Il n’est pas compétent dans les fonctions qu’il occupe et refuse le recrutement de bénévoles formés dans l’accompagnement. Pire, il « vire » sous des prétextes mensongers toute personne dérangeante par le fait qu’elle pointe du doigt les dysfonctionnements”.

Une autre dénonce le “manque de transparence dans les motifs de renvoi de jeunes et de bénévoles” , “sans avertissement préalable ou exclusion temporaire stipulés dans le règlement” .

La gestion financière opaque du délégué est également pointée du doigt. Des faits de“harcèlement moral” sur certains sont également rapportés.

Plusieurs bénévoles ont également été exclus de la fondation sans aucun avertissement préalable par le délégué.

L’avortement aux Etats-Unis

Le 3 novembre, huit membres de la commission Clovis, au Nouveau-Mexique, ont déclaré vouloir interdire l’avortement. Cependant, le vote de l’ordonnance, qui s’oppose à la législation de l’Etat, a été reporté.

Dans l’Iowa, Chris Schandevel, avocat du gouverneur républicain, a affirmé que le juge, Celene Gogerty, devait annuler l’injonction permanente de 2019 qui empêche l’application d’une loi de 2018 interdisant la plupart des avortements à partir de 6 semaines de grossesse.

De son côté, Planned Parenthood est poursuivie en justice après avoir prescrit la pilule abortive ayant entraînée le décès d’un bébé « pleinement formé » âgé de 30 semaines de grossesse. La société a prescrit à une jeune femme de 18 ans des pilules abortives, estimant qu’elle était enceinte de 6 semaines. Aucun examen physique et aucune échographie n’ont été réalisés. Elle n’a signé aucun formulaire de consentement, alors que le système de sécurité Risk Evaluation and Mitigation Strategy (REMS) de la FDA « exige qu’un accord du patient soit revu et signé par la cliente ».

Après avoir pris les pilules de Mifeprex et Misoprostol, le 4 mai 2020, elle a finalement accouché, le 5 mai, d’un petit garçon « complètement formé » et âgé de 30 à 36 semaines. La jeune femme, surnommée Jane Doe, a déposé plainte contre Meera Shah, médecin avorteur de Planned Parenthood, et Abigail Mensah, infirmière praticienne. Après avoir confirmé l’âge du bébé, « au lieu de diriger la plaignante vers le service d’urgence le plus proche », le Planned Parenthood a cherché à éliminer les preuves. Ils ont souhaité se “débarrasser” du bébé en l’emmenant au centre de White Plains, hors du comté. Ils ont ensuite demandé à la jeune femme de ne pas appeler les forces de l’ordre. « Choquée et traumatisée », elle les accuse d’avoir pratiqué un « avortement illégal » sur elle.

Un autre procès a également été intenté la même année contre Planned Parenthood après l’avortement d’un petit garçon de 22 semaines.

En principe, la FDA autorise l’utilisation de la pilule abortive jusqu’à 10 semaines de grossesse, mais Gynuity Health Projects (GHP) les prescrit jusqu’à 12 semaines.

Jordan Bardella est élu président du Rassemblement National avec 84,84% des voix

Le député européen Jordan Bardella, déjà président par intérim du parti, prend officiellement, à 27 ans, la succession de Marine Le Pen à la tête du Rassemblement national. Il faisait face au maire de Perpignan, Louis Aliot.

Un score supérieur à celui réalisé en 2011 par Marine Le Pen, qui avait remporté la présidence au Congrès de Tours face à Bruno Gollnisch avec 67,65% des voix (ce dernier arrive aujourd’hui en 11e position du vote des adhérents RN pour le conseil national du parti).

Deux historiques sortent du Bureau exécutif et du Bureau national :

  • Bruno Bilde député du Pas-de-Calais
  • Steeve Briois maire de Henin-Beaumont

La fin pour le clan d’Hénin-Beaumont ? Steeve Briois l’a mauvaise et a déclaré :

Alors que depuis de nombreux mois je tire la sonnette d’alarme sur une potentielle re-radicalisation, je ne peux voir dans mon éviction qu’une sanction pour avoir voulu sensibiliser sur un phénomène que les faits confirment, depuis les ronds de jambe faits à certains intégristes, jusqu’à l’adoption de positions droitardes, contraires à mon sens au « ni droite, ni gauche » qui a prévalu pendant des décennies au Front National. Certaines outrances me donnent encore raison.

Je regrette que des années de dédiabolisation soient en train d’être réduites à néant, avec comme seul but de plaire à une minorité électorale, avec le risque d’une nouvelle mise à la marge du RN. Dans le même temps, je déplore que les préoccupations sociales et l’implantation locale n’aient pas été au cœur des thématiques de campagne interne de la nouvelle direction. Alors que nos compatriotes font face à une crise économique, énergétique et donc sociale de premier ordre, les marottes identitaires semblent être aujourd’hui au cœur de ses priorités.

Je ne peux qu’y voir un rabougrissement, et j´espère que le «Rassemblement national », qui n’est pas qu’un slogan mais une promesse faite à la France, n’est pas en train de céder au grand « compromis nationaliste », cette stratégie d’union des droites radicales, qui a échoué à la présidentielle, plutôt que de l’ensemble des patriotes de droite comme de gauche

Résultats du conseil national. Voici les 10 premiers sur les 100 :

  1. Sébastien Chenu
  2. David Rachline
  3. Marie-Caroline Le Pen
  4. Steve Briois
  5. Julien Odoul
  6. Edwige Diaz
  7. Laurent Jacobelli
  8. Philippe Ballard
  9. Jean-Lin Lacapelle
  10. Julien Sanchez

La constitution du Bureau exécutif du RN :

  • Louis Aliot, 1er vice-président
  • David Rachline, 2e VP
  • Edwige Diaz, VP chargée de l’implantation locale
  • Julien Sanchez, VP chargé des élus
  • Gilles Pennelle, directeur général
  • Sébastien Chenu, VP
  • Kevin Pfeffer, trésorier
  • Hélène Laporte, VP
  • Jean-Paul Garraud
  • Philippe Olivier

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