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L’Association des Fidèles de St André et ND de l’Isle rencontrera prochainement Mgr Eychenne, évêque de Grenoble

Communiqué de l’AFSAN à Grenoble, ville où la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre avait été privée de son apostolat auprès des fidèles attachés à la messe traditionnelle  :

Chers amis,

Nous sollicitons votre prière!

L’Association des Fidèles de St André et ND de l’Isle (AFSAN) rencontrera très prochainement Mgr Eychenne, évêque de Grenoble-Vienne.

Lors de cette entrevue du 3 février à 17h00, nous aborderons le contexte difficile pour les paroissiens de ces deux communautés du diocèse (où la Sainte Messe est dite selon le rite tridentin) et leur avenir.

Nous vous proposons donc de vous unir à la neuvaine (ci-jointe) à Notre Dame de la Salette qui commencera le 25/01 et se terminera le 02/02.

La prière peut tout ! La Vierge Marie peut tout ! Plus que jamais, remettons-nous entre ses mains.

En Jésus par Marie.

AFSAN

Nouvelle tentative d’incendie d’une église à Paris

Démolition d’une église en Mayenne

Le maire de La Baconnière a annoncé que l’église Saint-Corneille-et-Saint-Cyprien va être détruite.

La commune, propriétaire de l’édifice, fermé au public depuis 2014 pour des raisons de sécurité, n’a pas les moyens de la rénover. Les lieux avaient été très endommagés par une tempête en juin 2019. Une partie de la toiture a été emportée et s’est effondrée dans le chœur. La charpente s’est affaissée.

Après consultation du conseil presbytéral et accord de l’évêque, le diocèse a donné son feu vert. L’évêque de Laval a pris un décret d’exécration. Sa décision a été motivée par « la dangerosité de l’église, construite au XIXe siècle » et la valeur patrimoniale des lieux.

Découverte de vestiges d’un monastère chrétien aux Emirats arabes unis

Al Sinniyah est un îlot désertique situé le long de la côte méridionale du golfe Persique, au nord de Dubaï. Les archéologues des Émirats arabes unis ont mis au jour, ces derniers mois, les vestiges d’un monastère chrétien. Selon les premières datations réalisées, le complexe religieux aurait été fondé entre la fin du VIe et le début du VIIe siècle. Cela en ferait un site qui précède de quelques dizaines d’années la naissance et la diffusion de l’Islam dans la péninsule arabique.

Découvert dès 2021, le monastère d’Al Sinniyah a été minutieusement dégagé au cours de l’année écoulée. L’archéologue britannique Tim Power, qui a participé à l’opération de fouille, souligne :

«Le fait qu’il y ait eu une population arabe chrétienne en Arabie orientale a été un peu oublié. Cette découverte est donc un rappel important d’un chapitre perdu de l’histoire arabe.»

Le site était composé d’une église à nef unique, de cellules et d’un réfectoire. Parmi les éléments les plus remarquables, les chercheurs révèlent avoir identifié de possibles fonts baptismaux près de l’autel, ainsi que les vestiges de larges calices en verre sans doute d’anciennes coupes liturgiques.

Le monastère d’Al Sinniyah est le second établissement chrétien de ce genre découvert aux Émirats arabes unis depuis les années 1990, et le sixième autour du golfe Persique.

Projet de réforme des retraites : la maternité ne doit pas pénaliser les femmes

Communiqué de La Manif Pour Tous :

Comme La Manif Pour Tous l’avait déjà dénoncé, la réforme des retraites annoncée par Emmanuel Macron et son gouvernement n’est pas réaliste parce qu’elle ignore entièrement le paramètre majeur de la natalité. Compte tenu de la baisse de celle-ci depuis 2015, qui s’est encore accentuée cette année, cette réforme sera en effet rapidement dépassée.

Le comble, c’est que la réforme envisagée va même à l’encontre d’une incitation à la natalité puisque les femmes qui ont eu des enfants et travaillé toute leur vie n’auraient elles aussi leur retraite à taux plein qu’à partir de 64 ans. Ainsi, le fait d’avoir eu des enfants n’entrerait même pas en ligne de compte !

Ces femmes, qui auront eu des enfants ET travaillé toute leur vie devraient donc, en outre, cotiser davantage que les autres. Cette réforme fragilise ainsi la place de la mère dans le monde du travail puisqu’elle oppose la possibilité d’avoir des enfants à la retraite complète. Dans leur intérêt comme dans celui de l’ensemble de la société, la maternité ne doit pas pénaliser les femmes, bien au contraire !

Outre l’injustice évidente qu’elle représente, cette mesure est doublement aberrante : d’abord parce que ce sont justement les enfants qu’elles ont eu qui financent déjà (pour une partie d’entre eux) et qui financeront (tous) les retraites de tous les Français ; ensuite parce qu’en étant une contre-incitation à avoir des enfants, cette mesure contribuera à accentuer le déficit des naissances, lequel conduira à la nécessité d’autant plus rapide d’une nouvelle réforme.

La Manif Pour Tous appelle Emmanuel Macron à faire revoir urgemment ce projet de loi, non seulement pour les mères qui auront travaillé toute leur vie, mais aussi, plus largement, pour tout ce qui concerne les droits familiaux, dont les pensions de réversion. Celles-ci, en effet, concernent tout particulièrement les femmes qui se seront consacrées à l’éducation de leurs enfants et ce, au profit de l’ensemble de la société. Cette réforme doit être l’occasion d’adapter le système des retraites et le monde du travail à la maternité et ce, encore davantage au moment où la natalité est en berne.

Cyberéthique : ChatGPT

ChatGPT est un chatbot (agent logiciel qui dialogue avec un utilisateur, par exemple sur une application) conçu par la société américaine OpenAI, spécialisée dans le domaine de l’intelligence artificielle. Sa principale fonction est de générer du texte pour répondre aux requêtes des internautes. Le chatbot peut générer des réponses textuelles dans plusieurs langues dont le français. ChatGPT est capable de répondre à vos questions, reconnaître ses erreurs, contester des prémisses incorrectes, rejeter des demandes inappropriées…

Cela peut être amusant :

Mais voici une analyse de Cyberéthique :

L’arrivée de ChatGPT, un programme informatique capable de générer des textes automatiquement, soulève des questionnements éthiques. En effet, en imitant de manière réaliste l’intelligence humaine, il peut rendre difficile la distinction entre ce qui est généré automatiquement et ce qui est écrit par un humain. Cela peut avoir un impact sur les relations humaines et remet en question la nature même de la communication et de l’expression. Il est donc important de réfléchir aux conséquences éthiques de son utilisation.

Telle est l’introduction rédigée par ChatGPT après quelques questions sur le danger qu’elle représente… À deux doigts de lui dire merci comme à un ami, qui aurait cru il y a un an que les intelligences artificielles avaient atteint ce niveau ? Mieux encore, qu’il suffirait de moins d’un mois pour qu’avec enthousiasme, elle soit massivement utilisée ? En revanche, il eut été facile de prédire qu’avec un tel outil la paresse des humains pourrait enfin prendre toute la place qu’on lui laisse.

ChatGPT est rendu public fin novembre 2022, et n’a en réalité rien de révolutionnaire. En effet, elle est basée sur GPT-3, qui est un modèle de traitement naturel de langage (IA spécialisée dans le traitement de texte) sorti en 2020. Pour informations, GPT-3 était déjà capable de rechercher de l’information, traduire, résumer, reformuler, rédiger des textes et même faire un peu de programmation. Les capacités de ChatGPT sont à quelques différences près, équivalentes à GPT-3. La principale différence est dans la manière d’utiliser l’IA. ChatGPT a été optimisé pour fonctionner sous la forme de conversation, et son interface (graphique) permet à tout le monde de l’utiliser facilement, contrairement à GPT-3 qui nécessitait quelques lignes de code.

Bien que la principale différence réside dans l’interface, cette simple amélioration est en train d’opérer des changements majeurs dans notre rapport aux technologies, et dans le rapport qu’ont les humains au réel. Quelques semaines après la mise à disposition de cet outil, les étudiants, les professionnels et les particuliers se sont mis à l’utiliser. Au début c’était pour s’amuser, pour voir si ça marche vraiment. En réalité, c’est un outil bien différent des autres.

Avant, pour trouver une information, il fallait chercher. Avec cet outil, il n’y a plus à chercher, on trouve immédiatement. Avant, pour écrire un texte, pour mettre sa pensée sur une feuille, il fallait réfléchir, chercher et trouver les mots. Maintenant, on écrit vaguement ce qu’il faut faire, puis on dit ce qu’il faut corriger, sans même plus chercher à le faire nous-même.

Si nous continuons à terme dans cette folie qu’est la délégation de nos intelligences et volontés aux machines, le monde interagira de moins en moins par des humains, mais par des machines. Imaginez un monde où si vous devez recruter quelqu’un, ni son CV ni sa lettre de motivation n’ont été rédigés par cette personne, que les devoirs de vos élèves ne sont pas non plus le fruit de leur apprentissage et réflexion, que le logiciel que vous exécutez n’est pas le travail d’un développeur, ou encore que les articles de presse que vous lisez n’ont rien d’une réflexion venant d’un être humain. C’est pourtant ce qui est en train d’arriver si personne ne se donne de limite dans l’usage des technologies.

On croit que ce ne sont que des machines. De fait, avons-nous bien conscience de ce qui est à l’origine de ces intelligences artificielles, et comment elles fonctionnent ? Qui est vraiment conscient en l’utilisant que ce ne sont que des probabilités mathématiques savamment utilisées qui sont à l’origine des résultats ? Et quand bien même la réponse de cette IA donnera l’impression d’être le fruit d’une réflexion humaine, en réalité, jamais aucune  conscience n’aura été derrière ce résultat.

Or, c’est bien ce qui distingue l’homme de la machine (et des animaux), et qui lui donne une place prépondérante dans la création. Ce qui est propre à l’homme, c’est son intelligence et sa volonté. Si nous les laissons aux mains d’une machine par simple paresse, c’est bien notre nature même que nous arrêtons d’accomplir, c’est notre humanité que nous perdons. Ne nous laissons pas perdre dans l’excitation d’une nouvelle technologie et sachons dans la plus grande force respecter notre nature en l’accomplissant vers sa fin. La technologie demande une vraie maturité pour l’utiliser sainement.

Autres publications ici : https://link.ethibox.fr/e

Groupe Signal : https://signal.group/#CjQKIPPa7S7JybQm8u2ACrw7MX6LV-UHCLWotkSCJV2inyeKEhBonS9l4nGTVGmvsxQMrkG-

Encore un plan de lutte

Elisabeth Borne présentera le 30 janvier un plan de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations. Il n’est pas certain que la christianophobie soit prise en compte…

Profitant ignoblement du suicide du jeune Lucas, 13 ans, dont les parents affirment qu’il était harcelé en raison de son homosexualité, Elisabeth Borne a indiqué qu’elle « présenterait la semaine prochaine un plan de lutte contre les discriminations » :

« Le combat pour l’égalité des chances, c’est briser les inégalités de destins, (…) c’est la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, c’est la lutte contre les discriminations ».

Ce plan fait suite à celui de mars 2018 présenté par Edouard Philippe, qui mettait notamment l’accent sur la lutte contre les contenus haineux en ligne.

Elisabeth Borne juge que le sexisme perdure en France, notamment avec des « réflexes masculinistes » (sic) chez les jeunes hommes. Un rapport du Haut conseil à l’égalité

« renvoie à plusieurs sujets, notamment à la vision de la sexualité chez les jeunes. Et je pense que l’énergie que le ministre de l’Education nationale met à repenser l’éducation sexuelle est la bienvenue dans ce contexte ». « Ensuite il y a certainement encore à agir (…) pour avoir moins de stéréotypes de genre, y compris dans l’orientation ».

« i Esta es la juventud del papa ! »

De Franck Kairos pour Le Salon beige :

Samedi 20 Août 2011 à Cuatro Vientos les JMJ. Je me souviens de la tempête qui a éclaté alors que Benoît XVI commençait à prendre la parole et répondre aux questions qui lui avaient été adressées par cinq jeunes représentant les cinq continents :

«  Mais comment un jeune peut-il être fidèle à la Foi chrétienne et vivre en cherchant à atteindre de grands idéaux dans la société actuelle ? Dans l’évangile que nous avons écouté, Jésus nous donne une réponse à cette question importante :

« Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés ; demeurez dans mon amour » (Jn 15, 9).

C’est à ce moment que la pluie, qui jusque-là rafraichissait les milliers de jeunes rassemblés sous un soleil de plomb depuis le début de l’après-midi, s’est faite plus agressive. Un vent violent s’abat sur la foule, les chaises s’envolent, la calotte du pape aussi. Mais celui-ci demeure sur place, les cheveux ébouriffés. Le cérémoniaire l’invite à se retirer car l’esplanade n’est guère protégée, un écran géant s’est décroché, des tentes chapelles se sont effondrées. Mais non, Benoît XVI répond qu’il veut rester avec les jeunes. Et les jeunes l’acclament et scandent « i Esta es la juventud del Papa ! ».

Puis, progressivement le calme revient, les éléments s’apaisent, Satan, peut-être, est en déroute. Et le Saint-Père de transformer cette tempête en bénédiction :

« Chers amis, merci pour votre joie et votre résistance. Votre force est supérieure à la pluie. C’est le seigneur qui nous donne sa bénédiction avec cette pluie ».

Je me souviens d’un Pape qui nous a invités, lors de ces JMJ, à ne pas avoir peur du monde, ni de l’avenir, ni de notre faiblesse. Je me souviens d’un Pape qui n’a pas hésité à inviter ces milliers de jeunes à consolider, approfondir et enraciner davantage leur Foi en s’appuyant sur l’étude et la méditation de la parole de Dieu. Je me souviens d’un appel à ne pas végéter, pour reprendre la phrase de Pier Giorgio Frassati.

Il y avait dans cette invitation un certain contraste avec l’esprit du monde dans lequel nous vivons. Une opposition nette au discours répandu, – y compris dans l’Eglise-, du « C’est trop compliqué – Les gens ne comprendront pas. – Il faut se mettre à leur niveau. Etc… » Autant de considérations poussées plus ou moins par l’esprit d’une charité horizontale, étrangement symétrique aux justifications des show médiocres des médias d’aujourd’hui. « Il faut se mettre au niveau. Il faut que ça leur plaise ». Méprisant ? Déconcertant à tout le moins.

Ce jour-là Benoît XVI a fait l’inverse. Ce jour-là le Saint-Père s’est tourné vers cette foule de jeunes chrétiens du monde entier et c’est adressé à eux pour ce qu’ils étaient : l’avenir de l’Eglise catholique, des personnes croyantes ou en proie au doute, des fidèles animés par la parole de Dieu ou cherchant à mieux la comprendre, tous s’étant déplacés depuis leurs pays respectifs pour se rendre au rendez-vous qu’il leur avait fixé. Tous capable de réfléchir, de confronter leur raison à la richesse des écritures, d’élever leur esprit au-delà de ce monde. Ce jour-là le pape s’est adressé à eux pour ce qu’il était : leur pasteur, une figure paternelle ayant bien compris l’aspiration de ces jeunes à réaliser de grandes choses dans leur vie.

Combien de foyers, de vocations, d’initiatives diverses sont nés de ces Journées Mondiales de la Jeunesse de 2011 ? Je l’ignore. Mais des initiatives il y en eut. Il y eut des mouvements, des amitiés, des groupes de jeunes qui, de retour de Madrid, se sont organisés leurs rendez-vous autour de temps réguliers de prière et de formation. Je ne parlerais pour ma part que de celui que je connais, le groupe Ktsens à Paris, qui choisit le patronage de St Tropez et reprit sa devise « ad usque fidelis », fidèle jusqu’au bout. Il est un exemple de ces réponses à l’invitation de Benoît XVI à approfondir la Foi par l’étude de la parole de Dieu et la prière. Ma vie spirituelle doit beaucoup à Ktsens, par extension elle doit beaucoup à Benoit XVI. Ma vie personnelle également.

Reposez en paix très Saint-Père et du haut du Ciel où je vous espère, continuez à exhorter les jeunes de l’Eglise à travers votre héritage, à apaiser leurs doutes et à les encourager de votre sourire bienveillant, par-delà les bourrasques et les incertitudes.

Fidelium animæ per misericordiam Dei requiescant in pace, amen.

Franck Kairos

Quand Macron invite à déjeuner des « journalistes » pour leur distiller la bonne parole

Si cela se passait en Russie et que Poutine convoquait au Kremlin les principaux journalistes des grands médias, ces mêmes journalistes et éditorialistes y consacreraient leurs émissions et crieraient au scandale. Mais ils ne se rendent même plus compte qu’ils sont devenus les porte-paroles de la pensée unique et de la propagande du gouvernement (source):

Il était censé rester secret, c’est raté. Le déjeuner entre Emmanuel Macron et des journalistes politiques français suscite la polémique chez nos voisins. Le président a invité des éditorialistes réputés pour leur “distiller la bonne parole”, des éléments de langage destinés à traiter la controversée réforme des retraites. Edwy Plenel, à la tête du célèbre média d’investigation Mediapart, dénonce un “journalisme de gouvernement”.

Un repas compliqué à digérer. Mardi 17 janvier, soit deux jours avant une importante mobilisation contre la réforme des retraites en France, Emmanuel Macron reçoit une dizaine de journalistes politiques influents à l’Élysée. Au menu? Eléments de langage.

“Une rencontre en toute discrétion. On y retrouve Guillaume Tabard (Figaro), Dominique Seux (France Inter et des Echos) ou encore Nathalie Saint-Cricq (France Télévisions)”, apprend-on sur le plateau de “C médiatique”.

Conviés 24 heures avant le déjeuner, les journalistes semblent être invités dans un but bien précis. “L’objectif de l’Élysée, c’est qu’Emmanuel Macron distille la bonne parole, donne lui-même les éléments de langage aux dix journalistes les plus influents de la presse parisienne afin que la parole présidentielle infuse dans l’opinion et pourquoi pas l’influence”, poursuit la journaliste Eve Roger, faisant écho à des révélations du média Politico.

Le résultat de cet échange informel ne tarde pas à perler dans les différents médias. “Macron ne croit pas à ‘la victoire de l’irresponsabilité’”, découvre-t-on en tête d’un article de France Inter. “Idem dans ‘La matinale du Monde’”, poursuit Eve Roger qui relève également un discours de Benjamin Duhamel utilisant un “vocabulaire identique” sur le plateau de BFMTV. “Dans tous les cas, les journalistes prennent des libertés avec la vérité, ce qui ne manque pas de poser des questions éthiques”, commente la journaliste, des propos relayés par Pure Médias.

“Le déjeuner confidentiel à l’Élysée d’éditorialistes des médias, qui ont tous accepté de taire cette rencontre avec le président tout en reprenant ses éléments de langage, illustre ce ‘journalisme de gouvernement’ contre lequel nous avons créé ‘Mediapart’”, regrette le journaliste Edwy Plenel.

Et pur comprendre l’influence que peuvent avoir ces 10 journalistes, voici juste un petit exemple de l’influence que peut avoir Nathalie Saint-Cricq quand on connait un peu ses ramifications familiales :

 

Persécution des églises orthodoxes en Ukraine : « Hitler n’est pas allé aussi loin » selon le métropolite Marc de Berlin

La persécution des église orthodoxes russe et ukrainienne par Volodymyr Zelensky est un sujet régulièrement traité par la presse écrite mais bizarrement jamais évoquée sur les plateaux TV comme BFM ou LCI. C’est pourtant un sujet qui devrait mobiliser les catholiques en France en pleine semaine de prière pour l’unité des chrétiens :

Le métropolite Marc de Berlin (Église orthodoxe russe hors-frontières) a revenu sur la situation de l’Église orthodoxe en Ukraine :

« À mon avis, nous assistons à une persécution qui ressemble beaucoup à la persécution des chrétiens dans les premiers siècles de notre ère. Seulement maintenant, la situation est bien pire, car tout cela est fait par d’anciens chrétiens et d’anciens paroissiens de notre Église, qui s’y opposent maintenant. Tous ces efforts visent à déclarer l’Église orthodoxe ukrainienne inexistante ou à interdire ses activités dans toute l’Ukraine. Déjà interdite dans certaines régions, elle est désormais persécutée dans tout le pays. » [source]

Sur son site, Yves Daoudal commente :

Le métropolite Marc est né en 1941 en Allemagne. On lui demande si l’on peut faire un parallèle avec la persécution des chrétiens sous Hitler. Il répond que Hitler n’est pas allé aussi loin. Parce qu’il s’agit d’une « russophobie totale, dirigée contre tout ce qui est lié à la Russie », y compris la langue russe. Or « les premiers monuments de la littérature créés à Kiev, Tchernigov, ont été écrits en vieille langue russe, et non en vieille langue ukrainienne », pour la bonne raison qu’elle « n’existait tout simplement pas », puisqu’elle est « apparue aux XVIIIe-XIXe siècles ».

A propos de la laure des Grottes de Kiev et des autres sites menacés d’être interdits à l’Eglise orthodoxe ukrainienne, le métropolite souligne « l’absurdité de la situation » :

« Après la chute du régime soviétique, ces sites historiques et religieux, qui avaient toujours appartenu à l’Église, ont encore été laissés sous le contrôle des autorités laïques dans l’esprit soviétique. Ils n’ont pas été rendus à l’Église, bien que celle-ci les ait restaurés par ses propres moyens – dans l’espoir que, tôt ou tard, tous ces biens lui soient remis, comme cela s’est produit dans d’autres pays. Mais rien de tel ne s’est produit en Ukraine. »

Si l’Eglise orthodoxe ukrainienne est interdite, les fidèles peuvent-il temporairement rejoindre l’autre Eglise, « juste pour prier quelque part » ? Réponse du métropolite :

« Ce serait une erreur, (…) car l’Église orthodoxe d’Ukraine n’est pas une organisation ecclésiale, elle a été créée par les autorités ukrainiennes laïques, l’État, et comme telle n’a pas de réelle communion ecclésiale. Cela se voit même dans le fait qu’ils n’ont pas de moines du tout. »

Le Monde confirme cette persécution :

Dix-neuf monastères, cathédrales et églises ont été perquisitionnés par le SBU. La pression des autorités s’accroît sur l’Eglise orthodoxe affiliée à Moscou, soupçonnée d’être un centre d’influence de la Russie (…) L’archimandrite Polikarp Lynenko ouvre la porte de son dortoir, un sourire plaqué sur son visage (…) « Dans notre Eglise, comme dans notre pays, il y a différentes opinions, lâche-t-il. Certains pensent que nous devrions être amis avec la Russie et d’autres que nous devrions aller vers l’Europe. » Lui se présente comme un patriote.Mais au sujet de ceux qui sympathisent avec l’ennemi et dont le nombre serait, selon lui, proportionnel au reste de l’Ukraine, l’archimandrite confie son souhait que les autorités ukrainiennes les jugent, au cas par cas.

Le religieux est inquiet depuis que les autorités ukrainiennes ont décidé d’accentuer la pression sur son Eglise. Le 1er décembre, le conseil national de la sécurité et de la défense a chargé le gouvernement de proposer à la Verkhovna Rada, le Parlement, d’interdire les activités de l’Eglise orthodoxe ukrainienne, qu’il accuse d’être un centre d’influence de la Fédération de Russie.

Yves Daoudal sur son blog :

Le métropolite Mélèce de Tchernivtsi et de Bucovine, chef du département des relations extérieures de l’Eglise orthodoxe ukrainienne, a saisi la Cour suprême d’Ukraine pour demander l’annulation du décret de Zelensky qui le prive, ainsi que 11 autres évêques et un prêtre, de la nationalité ukrainienne et les menace de déportation.

La Cour suprême a ouvert une procédure contre Zelensky, et Mgr Mélèce a saisi la Cour administrative de cassation d’une demande de sécurisation de la réclamation…

Et la persécution de l’Eglise orthodoxe ukrainienne n’empêche pas de s’en prendre aussi à l’Eglise orthodoxe russe. Zelensky a pris aujourd’hui un décret de sanctions contre 22 personnalités de l’Eglise orthodoxe russe. Parmi eux le métropolite de Budapest (Hilarion Alfeev, ancien chef du département des relations extérieures), le président et le vice-président du département des relations avec la société et les médias, l’archiprêtre Nicolaï Balachov, conseiller du patriarche Cyrille, Tikhon métropolite de Vladimir et Souzdal…

Ici un article sur le décret signé le 2 décembre par le président ukrainien  isant à l’interdiction de l’Église orthodoxe ukrainienne dans un délai de deux mois :

Par décret du président ukrainien Vladimir Zelensky est entrée en vigueur, le 1er décembre 2022, la décision du Conseil de la sécurité nationale et de la défense de l’Ukraine, visant à l’interdiction de l’activité dans l’État « d’organisations religieuses se trouvant sous l’influence des centres en Fédération de Russie ». Il ressort du texte que le décret vise l’Église orthodoxe ukrainienne

Un énorme scandale de corruption éclate au sommet du pouvoir en Ukraine

Les esprits libres qui disaient que l’Ukraine était un des pays les plus corrompus d’Europe étaient traités de complotistes il y a encore quelques mois. Même Anne Nirvat, journaliste mainstream, avait quasiment été accusée par une chroniqueuse ukrainienne d’être une collabo pour avoir osé évoquer cette corruption sur le plateau de LCI. Patatra, les complotistes avaient encore raison :

Mardi, onze mois jour pour jour après le début de la guerre en l’Ukraine, plusieurs hauts responsables ukrainiens ont démissionné après qu’un scandale de corruption a été dévoilé par la presse. Ces hauts fonctionnaires sont accusés d’avoir, en fonction de leurs places occupées dans les institutions, touché des pots-de-vin, financiers ou matériels, lors de la signature de différents contrats en lien avec l’invasion. Une dizaine de personnalités publiques ont été limogées. 20 Minutes fait le point sur ces révélations alors qu’en Ukraine, les institutions flirtent largement avec la corruption.

Cinq gouverneurs régionaux et quatre vice-ministres ont été démis de leurs fonctions, a annoncé le gouvernement mardi après une scandale de corruption présumé dans l’armée, en pleine invasion russe du pays (…)

A noter que la corruption est endémique en Ukraine : le pays était classé à la 122e place sur 180 sur l’indice de perception de la corruption de l’ONG Transparency International en 2021.

Voici la vidéo de l’agression verbale d’une Ukrainienne contre Anne Nivat sur LCI :

 

La déclaration d’Emmanuel Macron (« Il ne faut pas politiser le sport ») fonctionne-t-elle pour les JO 2024 et les sportifs russes ?

Cette déclaration d’Emmanuel Macron avait servi à justifier son déplacement au Qatar pour suivre les deux derniers matchs de l’équipe de France. Rien à dire, c’est normal. « Il ne faut pas politiser le sport »

Mais que va donc décider ce même Emmanuel Macron à la suite des exigences des plus malvenues de Volodymyr Zelensky, président de l’Ukraine, un des pays les plus corrompus de l’Europe, qui veut que la France interdise aux sportifs de participer aux JO :

À l’issue d’un entretien téléphonique avec le chef de l’État français, le président ukrainien a demandé à Emmanuel Macron la non-participation des athlètes russes en 2024. « J’ai particulièrement insisté sur le fait que les athlètes russes ne doivent pas avoir leur place aux JO de Paris », a déclaré sur Telegram Volodymyr Zelensky.

 

A Argentan (Orne), les messes de Noël et de Pâques désormais interdites aux personnes âgées dépendantes

Chronique de la christianophobie ordinaire. L’application à la lettre de la loi de 1905 permet au CCAS (Centre Communal d’Action Social) de priver des personnes âgées dépendantes vivant en résidence des messes de Noël et de Pâques désormais interdite. Cela se passe à Argentan dans l’Orne :

Depuis toujours, une messe de Noël avait lieu dans les résidences de personnes âgées à Argentan (Orne). Une pratique désormais interdite par le Centre communal d’action sociale (CCAS), au nom de la loi de 1905 sur la laïcité. Une décision qui peine les anciens et la paroisse.

« Cela fait vingt-cinq ans que j’habite en résidence pour personnes âgées et je me faisais une joie d’assister à la messe qui y était célébrée chaque Noël. Comme bien d’autres, je ne comprends pas pourquoi maintenant c’est interdit… » En ce mois de janvier 2023, cette frêle octogénaire demeurant dans l’une des trois résidences autonomie d’Argentan (Orne) est encore déconcertée par l’annonce faite le mois dernier.

Depuis toujours, un peu avant Noël et Pâques, la paroisse Marguerite-de-Lorraine proposait aux personnes âgées des résidences autonomie qui le souhaitaient d’assister à une messe. L’office était célébré dans une salle de chaque résidence, gracieusement mise à disposition pour l’occasion, pour une quinzaine de personnes.

Au-delà de l’aspect clairement idéologique de cette décision, il s’agit de surcroit d’une mauvaise interprétation de la loi de 1905. En effet, c’est bien la loi de 1905 qui permet l’existence d’aumoniers dans les internats, dans les prisons, dans les casernes, dans les hôpitaux afin de permettre à des personnes privées de liberté à un certain degré de pouvoir pratiquer leur religion. Au contraire, ce sont tous les dimanches que des messes devraient être proposées en liaison avec les paroisses.

Vous pouvez contacter le CCSA d’Argentan à cette adresse mail pour exprimer votre colère et votre honte mais avec courtoisie ! [email protected]

Merci à D.R.

Voici la sélection des bobards 2023

Pour cette édition 2023, 15 candidats sont en lice. Qui parmi eux aura son Bobard ? Pour le savoir… Votez !

De la guerre en Ukraine aux mensonges de Gérald Darmanin sur le stade de France, du meurtre d’Alban Gervaise à la défense farouche de Taha Bouhafs, les journalistes français se sont particulièrement illustrés cette année, mensonges, omissions et autres trucages sont de retour. Des menteurs professionnels du service public aux tchékistes zélés de Médiapart, sans oublier les petits marquis de BFM, découvrez la liste des Bobards d’Or 2023 !

A découvrir ici.

Callac : victoire contre la préférence étrangère

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

Toulouse : L’atelier « lecture drag » prévu pour les 3-6 ans sera réservé aux majeurs

Une victoire de la strème-droâte (et aussi du bon sens) :

Mais que doit Emmanuel Macron à Catherine Pégard ?

En 2011, la nomination de Catherine Pégard à la tête de l’Etablissement Public de Versailles avait provoqué un scandale. Cette journaliste n’a jamais travaillé de près ou de loin dans le domaine des musées ou de la culture et n’a aucun cursus universitaire qui la prédisposerait à ce poste.

En décembre 2022, on apprenait que Emmanuel Macron téléguidait un « décret Catherine Pégard » pour la maintenir à la tête de Versailles. Tentative de décret déjoué par le Conseil d’Etat

En janvier 2023, on apprend  qu’il y a un « amendement caché de Matignon pour sauver Catherine Pégard à Versailles ».

Face aux carences de l’Etat, la ville de Franconville crée sa propre école

Rien de mieux que le principe de subsidiarité. Face à l’absence répétée des enseignants, Xavier Melki, maire de Franconville, dans l’Oise, a décidé de créer une école municipale.

Tous les mercredis, une vingtaine d’élèves se retrouvent de 8h30 à 16h30 pour combler leurs déficits ou renforcer leurs acquis, avec des enseignements assurés par des professeurs de l’Education nationale et payés par la mairie. Le maire explique :

« J’ai pris cette décision concrète pour faire face à une situation qui l’est tout autant ». « Cette école est entièrement financée par les fonds municipaux. Elle permettra aux parents qui le souhaitent, toute la journée du mercredi, d’inscrire leurs enfants ».

60 places sont disponibles depuis le 7 décembre 2022 ; 20 élèves y sont inscrits et 8 à 10 professeurs « de l’Éducation nationale », précise le maire, se relaient pour des mercredis donc très studieux. Ces derniers sont recrutés et payés par la ville, à hauteur de 35 € HT de l’heure.

« Pour moi, c’est un dispositif municipal comme un autre. Si ça marche, tant mieux. Sinon, on changera de fusil d’épaule. Bien sûr, cette école est destinée aux élèves en difficulté, pour leur éviter le décrochage. Après la crise sanitaire, ne pas avoir de prof en face de soi peut être fatal pour certains d’entre eux. Mais elle est aussi ouverte aux élèves qui ont envie d’aller plus loin dans leur scolarité, de renforcer leurs acquis ».

« Mon rôle est d’apporter des réponses concrètes. Lorsque les maires ont créé les premières polices municipales, certains ont hurlé car la sécurité était de la responsabilité de l’État. On voit depuis que les deux polices cohabitent ensemble sans problème. »

Le maire a échangé avec la direction académique de l’Education nationale.

« Les positions sont claires, elle nous apporte son soutien, dans la mesure des prérogatives respectives de chacun. L’Éducation nationale manque d’enseignants, le phénomène est récurrent car le métier perd en attractivité. En attendant que l’État trouve des solutions, j’essaie, à ma place, de répondre pragmatiquement à cette difficulté ».

Voilà qui justifie encore l’existence des écoles indépendantes.

Sauve qui peut en Ukraine ?

Alors que des pays occidentaux, dont la France, s’interrogent sur l’opportunité de livrer des chars lourds pour soutenir l’Ukraine face à la Russie, plusieurs hauts responsables ukrainiens ont annoncé mardi leur démission.

Ces démissions interviennent après des révélations sur des achats présumés de provision pour l’armée à des prix gonflés. Parmi les responsables qui ont démissionné figurent

  • le vice-ministre de la Défense Viatcheslav Chapovalov, chargé de l’appui logistique des forces armées,
  • le chef adjoint de l’administration présidentielle Kyrylo Tymochenko
  • le procureur général adjoint Oleksiï Simonenko.

Il y a quelques jours, c’est le principal conseiller du président Zelensky qui avait démissionné.

Messe de cloture de la neuvaine pour les séminaristes de Toulon

Ce soir à 22 heures, Mgr Rey célébrera à Cotignac la messe de cloture pour les séminaristes de son diocèse.

L’option monarchiste leur ferait-elle peur ?

Est-ce les cérémonies en mémoire de l’assassinat de Louis XVI, la présence du duc d’Anjou à la Marche pour la vie, la bataille culturelle menée par le Puy du Fou, ou un peu de tout cela en même temps ?

Le député d’extrême-gauche Antoine Léaument a pris la peine de rédiger un texte pour assumer la Terreur révolutionnaire. Car, ce qui, à une époque encore récente, faisait simplement ricaner nos républicains, semble l’inquiéter :

cette manière de réhabiliter Louis Capet est inquiétante à plus d’un titre. […]

Mais plus inquiétante encore me semble être l’ambiance monarchiste qui règne au Rassemblement national.

Ce n’est pas un cas isolé : le quotidien Libération fait sa Une avec le nouveau film sur Charette, sans doute pour attirer le lecteur…  Même si c’est une critique du film, « être attaqué par l’ennemi est une bonne et non une mauvaise chose« , comme le disait Mao Zedong, souvent cité par mon camarade Daniel Hamiche. D’habitude, quand la presse veut faire échouer ce genre d’évènement, elle évite d’en parler, selon la bonne méthode de la désinformation par omission de l’information.

Le Figaro a aussi publié un article plus bienveillant concernant « Cette jeunesse de France qui vibre au souvenir de Louis XVI »…

Ces sujets médiatiques participent ainsi au déplacement dans le bon sens de la fenêtre d’Overton, du nom de son concepteur Joseph P. Overton (1960-2003) qui, dans la description de sa fenêtre, affirme que la viabilité politique d’une idée dépend principalement du fait qu’elle se situe dans la fenêtre. Une sorte de fenêtre de tir par laquelle on voit quelles sont les idées faciles à exposer à un moment donné… et qui se déplace sous l’effet de la propagande. De sorte que ce qui était impensable devient la norme, tandis que ce qui était autorisé devient passible de poursuites. Les médias, en tant qu’acteurs de l’opinion publique, sont un outil du déplacement de cette fenêtre.

Le droit, ce champ de bataille

Bertrand Saint-Germain est docteur en droit et universitaire. Il enseigne ou a enseigné la théorie de l’Etat et le droit des libertés à Paris et dans plusieurs universités ou écoles de province. Elu local, il connaît également de l’intérieur les rouages du fonctionnement des collectivités territoriales. Praticien, il collabore régulièrement avec des avocats et exerce des fonctions de conseil en stratégie juridique. L’ampleur du phénomène woke, spécialement au sein de l’Université française, le contraint au pseudonymat. Son expérience tant théorique que pratique lui a permis d’acquérir un regard lucide et critique sur l’utilisation politique du droit dans les débats publics.

Ainsi il publie Juridiquement correct, comment ils détournent le droit, pour dénoncer la pensée unique dans le domaine juridique. Mal interprété, le droit regorge d’idées fausses, parfois sciemment entretenues par nos législateurs à des fins politiques. L’auteur aborde ainsi, sur le plan juridique, trente questions qui ne font plus débat – ou rarement – dans le milieu politico-médiatique :

  • Les hommes naissent-ils réellement libres et égaux en droit ?
  • La naissance d’un étranger en France le rend-elle nécessairement français ?
  • Le droit européen est-il vraiment supérieur au droit national ?
  • Le pouvoir du roi était-il vraiment arbitraire ?
  • La loi est-elle encore vraiment l’expression de la volonté générale ?
  • Pourquoi serait-il si dangereux pour une Démocratie que les juges y soient élus ?
  • Est-il possible de retirer la nationalité d’un Français si cela le rendait apatride?
  • Peut-on réellement parler de l’existence d’un droit à l’avortement, en France ?
  • La protection de la santé justifie-t-elle la remise en cause des libertés ?
  • La liberté de l’enseignement est-elle respectée en France ?
  • Est-il exact de dire que l’islam serait compatible avec la laïcité ?
  • …

A l’heure de la prééminence de la cancel culture, du political correctness  et de l’essor du phénomène woke, l’auteur souhaite, par cet ouvrage, contribuer à la prise de conscience que le droit, loin de constituer un domaine neutre par nature, constitue également un champ de bataille dont il importe de connaître et de maîtriser les règles. Nous l’avons interrogé :

Après le politiquement correct, l’historiquement correct… Voici le juridiquement correct. Est-ce du marketing ou considérez-vous qu’il y a réellement un souci avec le Droit en France ?

Depuis qu’il y a vingt-cinq ans, en 1996, Philippe de Villiers prit la plume pour écrire son Dictionnaire du politiquement correct à la française, il est vrai que de nombreux ouvrages se sont inscrits dans le fil de cet approche.

Si vos lecteurs sont souvent également familiers de Jean Sévillia qui aborda les thèmes de l’Historiquement correct (2003), puis du Moralement correct (2007), plusieurs autres, parfois moins connus, se sont attachés à dénoncer la tendance contemporaine à ériger les modes en valeur absolue et ce dans quasiment tous les domaines : Islamiquement correct (Alexandre Del Valle, L’Artilleur, 2018), Economiquement correct (Michaël Lainé, 2002), Médiatiquement correct (François Brune, 2010), Académiquement correct, Alain Bonnafous et Laurence Roulleau-Berger, 2011), Pédagogiquement correct (Elisabeth Altschull, 2011), Géopolitiquement correct (Harold Hyman, 2014) et même Ripostes au charliement correct ! (Christophe Lacroix, 2015) ; sans oublier Mathieu Bock-Côté (L’empire du politiquement correct, Cerf, 2018). Le Droit restait encore à l’écart du mouvement ; il l’a désormais rejoint.

Pour répondre plus directement à votre question, il s’agit, hélas, de beaucoup plus qu’une simple approche marketing qui viserait à combler une lacune de l’offre marchande. La réalité c’est que chacun peut constater l’essor dans nos sociétés de la présence de ces anglicismes désormais familiers que sont le political correctness, le woke ou la cancel culture.

Or, quantité de questions faisant l’objet de débats de société (bioéthique, avortement, politiques migratoires, droit d’asile…) reposent sur des éléments juridiques dont la réalité technique est méconnue par beaucoup. Et dans ces débats, le Droit fait aujourd’hui plus que jamais l’objet d’une utilisation politique et sociale particulièrement (des)orientée.

Ainsi, lorsque l’attention de l’opinion publique est attirée sur des questions possédant une dimension juridique, les « spécialistes » du droit interrogés, profitant de la méconnaissance de la majorité de nos concitoyens sur ces questions, en présentent les principaux éléments, mais de manière souvent troquée et toujours orientée. Avocats, juristes ou magistrats, adoptent fréquemment un discours politiquement militant ; discours dont les mots, revêtus de la caution scientifique du « sachant », cherchent à camoufler, derrière la pseudo neutralité de leur analyse technique, le prisme politique et les partis-pris idéologiques.

Leurs complices, politiciens ou journalistes, s’appuient ensuite sur leurs analyses réputées neutres afin de justifier leurs positions. De même, le discours de ces experts permet de déconsidérer toute opinion antagoniste, celle-ci étant considérée comme la position simpliste de celui qui ne sait pas et donc ne saurait avoir la moindre voix au chapitre.

Bref, dans les mains de ceux qui cherchent à disqualifier les acquis de l’expérience, le Droit se révèle une arme redoutable. Il importait de revenir aux textes afin de montrer qu’à l’encontre de la pensée du Juridiquement correct, le Droit se montre bien plus nuancé que cela n’est ordinairement présenté.

Ce mouvement se retrouve-t-il également du côté des prétoires ? Considérez-vous qu’il y a un souci avec la justice française ?

Le monde de la Justice n’est pas un monde étanche ! Il possède naturellement des liens avec la société.

D’abord car tous les litiges survenant peuvent être amenés à y être tranchés et parfois de manière bien plus rapide et concrète qu’au prisme de la loi. Souvenez-vous : le premier enfant au monde né d’une FIV ce fut Louisa Brown en 1979, alors que la loi française interdisant les contrats de mères porteuses n’intervint qu’à l’été 1993 ! Entre-temps et en absence de toute loi spécifique à cette question, ce fut le juge qui dut le premier trancher le point de savoir si le contrat de mère porteuse était nul ou pas.

Par ailleurs, il est fréquent que les prétoires se voient instrumentalisés à l’appui de toutes les revendications sociales (certains ont inventé le terme « sociétales ») ; il s’agit alors de forcer le juge à traiter d’une question (avant-hier l’avortement ou hier le mariage homosexuel ; aujourd’hui la demande d’accéder au droit à mourir…). L’important alors n’est pas tant que la demande soit rejetée ou validée, mais bel et bien de mobiliser l’opinion publique au prisme de la souffrance et de l’empathie, afin de permettre des évolutions politiques et législatives.

Dans le monde de la Justice, le Juridiquement correct se constate dans la démarche qui conduit à s’éloigner du texte même des lois et règlements pour en donner une interprétation tronquée. Ce mouvement est d’autant plus facile que les préceptes gouvernant le Droit sont à l’opposé même de ceux gouvernant le temps médiatique qui est aujourd’hui le nôtre. Le monde où règnent vitesse, rapidité et simplification, ne peut souffrir celui que modèlent nuances, précision et casuistique. Or, on n’accède pas aux règles juridiques de manière spontanée, il y faut du recul et de l’attention.

Réceptacle de l’ensemble des revendications sociales, la Justice connaît également celles s’appuyant sur le Juridiquement correct. Rendus par des hommes, il n’est pas rare que de nombreux jugements et arrêts portent la trace de leur sensibles à l’esprit du monde …

Mais justement ces hommes, ils sont souvent politisés ! Aux élections professionnelles de décembre 2022, le Syndicat de la magistrature vient même de recueillir 33,3 % des suffrages ! Alors que faire ?

Effectivement, il y a une forte prégnance de la sensibilité d’extrême-gauche chez les magistrats. Ce résultat du Syndicat de la magistrature est même en hausse de 3 points par rapport aux élections précédentes de 2018 (il s’agit de sa meilleure performance depuis 2010, mais notons que depuis 2002, ce syndicat n’a jamais remporté moins du ¼ des suffrages…). Peut-être d’ailleurs ce résultat est-il à rapprocher du fait que le tiers des admis au concours 2022 de l’École nationale de la magistrature est issu d’un cursus en Institut d’Études Politiques ; filière dont on sait la porosité avec le phénomène woke (aux élections d’octobre 2022, les étudiants se réclamant de l’arc-en-ciel idéologique correspondant à la NUPES ont obtenu 10 des 11 sièges d’élus étudiants à ScPo Paris…). Face à ce phénomène, une solution pourrait d’ailleurs peut-être résider dans l’élection des juges…

L’élection des juges ? Encore une manie d’outre-Atlantique ?

Effectivement, chaque fois que l’on aborde cette question, nous avons bien cette réaction typique du Juridiquement correct ! D’ailleurs, regardez bien ce qu’en dit justement le Syndicat de la magistrature dont nous parlions à l’instant : « L’élection des juges est une espèce de fantasme de justice à l’américaine qui ne correspond pas au système français. Elle repose sur l’hypothèse que le juge serait laxiste et le peuple répressif. C’est une idée fausse » (Mathieu Bonduelle, alors secrétaire général du Syndicat de la magistrature, Libération, 17 sept. 2010 ; relevons d’ailleurs que sur ce point, quasiment tous les magistrats français expriment leurs réticences). Combattons donc les idées reçues en la matière !

D’abord l’idée d’une élection des juges n’est pas une lubie américaine. On omet souvent de rappeler qu’au cours de la Révolution française, les Constituants s’attachèrent méthodiquement à briser la caste judiciaire : l’organisation de la Justice fut repensée, la patrimonialité supprimée et surtout il fut décidé par la loi des 16-24 août 1790 que les juges seraient à l’avenir élus et leur mandat temporaire : « les juges seront élus par les justiciables » (art. 3). L’année suivante, la première Constitution écrite de la France confirmera ce choix : « Le pouvoir judiciaire est délégué à des juges élus à temps par le peuple » (Art. 5, titre III de la Constitution du 3 sept. 1791). Cette réforme se heurtera aux troubles accompagnants la Révolution, tandis que l’arrivée de Napoléon au pouvoir en sonnera le glas.

Ensuite chacun constatera que cette réticence à l’égard de l’élection des juges n’est pas absolue, elle vise pour l’essentiel les juges pénal et civil ; on ne pense d’ailleurs le plus souvent qu’à eux lorsqu’il est question d’élection des juges. Or c’est regrettable car ce faisant on oublie que la France connaît, encore aujourd’hui quantité de juges élus et il est rare que l’on demande qu’il soit mis fin à leur élection. C’est encore en effet le cas, depuis la Révolution, des magistrats chargés de trancher les litiges du commerce et du travail ; or, ils sont tout de même plus de 14 000 au sein des Tribunaux de commerce et Conseils de prud’hommes. On les oublie fréquemment.

Et l’élection des juges en France ne se limite pas à ceux-ci ! Il ne faut pas oublier que l’on connaît encore des milliers d’autres juges élus : c’est en effet le cas des juridictions disciplinaires de tous les ordres professionnels : infirmières, médecins, avocats, notaires, huissiers… Il faudrait encore leur ajouter les juridictions disciplinaires des fédérations sportives.

L’élection des juges serait alors la panacée ?

Certes non ! Et d’ailleurs toutes ces juridictions ne sont pas nécessairement exemplaires du seul fait de leur élection (d’ailleurs lesquelles le sont ?). Il convient simplement de relever qu’elles sont constituées par l’élection et que des juges élus y rendent la justice sans que cela ne suscite de violentes critiques…

Enfin, il est amusant de relever que tout le monde agite l’épouvantail américain en matière d’élection des juges, sans même connaître la réalité technique de ce système ! D’abord, les États-Unis sont un État fédéral et les juges fédéraux, jusqu’à la Cour suprême, ne sont pas élus, mais nommés par le président chef de l’État ; l’élection n’y concerne donc que les seuls juges des États fédérés. Qui plus est, elle varie nettement de l’un à l’autre : si 39 États y recourent à l’élection de leurs juges, celle-ci n’induit pas forcément une investiture par les partis, elle peut aussi être strictement individuelle. On y observe encore des élections dites de « rétention » ou de « maintien en poste » : les électeurs se prononcent sur le maintien d’un juge à l’issue de son mandat (il doit le plus souvent recueillir une majorité simple pour rester en place).

Surtout, l’objectif et l’intérêt principal de l’élection des juges réside dans le fait de les rendre politiquement indépendants des autorités publiques, afin de permettre que la Justice soit rendue dans des conditions de neutralité plus certaine… Pour autant, ce système n’est certes pas parfait, notamment eu égard au coût croissant des campagnes électorales (qui posent la question de l’indépendance de ces juges élus à l’égard des contributeurs à leurs campagnes électorales). En fait, beaucoup de choses dépendent de la droiture morale du juge élu ; « il n’est de richesse que d’homme » écrivait Jean Bodin au XVIe siècle, nihil nove sub sole… D’ailleurs, il est intéressant de relever qu’en Amérique également, la plupart des juges des États-Unis et des organisations de réforme des tribunaux considèrent les élections comme une mauvaise méthode de sélection des juges ! Etonnant, non ?

Au regard de tous ces éléments et compte-tenu de la politisation de nombreux juges français, leur élection, sans être parfaite, aurait nécessairement pour effet de les mettre en face de ceux au nom desquels ils jugent. Cette seule raison devrait suffire à la rendre incontestable.

À l’heure où les décisions de la CEDH semblent s’imposer, peut-on encore parler de souveraineté juridique en France ?

Lorsque l’on parle de l’Europe, il existe deux système juridique distincts, celui de l’Union européenne et celui du Conseil de l’Europe, chacun fonctionnant selon des règles spécifiques.

En ce qui concerne l’UE, il existe bien une supériorité technique du droit européen sur le droit national ; pour autant, cette réponse n’est pas satisfaisante car en réalité, le problème -et sa solution- ne sont pas de simples points de technique juridique, ils sont de légitimité politique. Or, la démocratie, c’est le droit politique inaliénable d’un peuple de décider sous quelles règles il veut vivre, fût-ce au détriment du respect technique du droit de l’Union.

En ce qui concerne le droit de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales (Conv. EDH), adoptée dans le cadre du Conseil de l’Europe, la situation est substantiellement différente. Si la Cour européenne des droits de l’homme (Cour EDH), dont le siège est à Strasbourg, est bien chargée de trancher les litiges relatifs à l’application de la Convention, il convient de garder en mémoire que c’est d’abord le juge national qui se voit saisi du point de savoir si une règle issue du droit national respecte ou pas la Convention. Ce n’est qu’une fois tous les recours internes épuisés que la Cour EDH peut se voir saisie. Or, à ce moment-là, c’est au Gouvernement qu’il appartient de défendre le bien-fondé de la réglementation contestée devant la Cour EDH. Et plusieurs points peuvent être relevés.

D’abord, il arrive que le Gouvernement ne développe pas une grande ardeur à défendre une position contestée devant la Justice. Cela à un point tel qu’il a pu arriver à certains de se demander si le Gouvernement ne souhaitait pas voir sa réglementation condamnée par la Cour EDH afin de pouvoir s’appuyer sur cette condamnation pour modifier ladite réglementation… Cela lui permet alors de présenter son changement de règles ou de pratiques comme rendu nécessaire, non de sa propre volonté, mais bien pour respecter une décision de la Cour européenne des droits de l’homme.

Ensuite, il importe de relever que si les juges de la Cour EDH sont bien des juges, ils n’en restent pas moins des juges nationaux et que lorsque les affaires sont amenées à être tranchées en Grande Chambre (laquelle rassemble l’ensemble des juges de l’ensemble des États, pour trancher des affaires les plus sensibles, après un premier jugement en chambre de trois juges), ces mêmes juges savent assez souvent se montrer sensibles et attentifs aux arguments développés par les États. Pour ne prendre qu’un exemple, rappelons l’affaire des crucifix dans les salles de classe en Italie. Alors qu’en Chambre, la présence de ces crucifix avait été jugée comme portant atteinte à la liberté religieuse des requérants, il n’en avait pas été de même devant la Grande Chambre. Celle-ci avait alors jugé que la présence desdits crucifix relevait d’une dimension culturelle et non d’un prosélytisme de nature religieuse. Il est vrai également que l’Italie et plusieurs autres États du Conseil de l’Europe avaient alors su procéder à un lobbying tout aussi discret qu’efficace auprès de la Cour EDH…

Ces éléments sont importants à prendre en compte si l’on souhaite obtenir de la Cour des jugements respectant les valeurs et traditions juridiques nationales (telles qu’elles s’incarnent dans les différentes réglementations nationales) et d’autant plus au regard des liens longtemps entretenus entre la Fondation Soros et nombre de ces juges européens (mis en lumière par Grégor Puppinck et l’ECLJ).

Tous ces éléments permettent de considérer qu’il existe bien une souveraineté juridique de la France face à l’interprétation de la Convention EDH par la Cour EDH ; pour autant que nous gouvernants souhaitent réellement la faire prévaloir. Ce qui n’est pas toujours certain.

Indépendance de la presse

A l’occasion de l’inauguration de ses nouveaux locaux, Boulevard Voltaire recevait hier quelques amis. Marc Baudriller, ancien journaliste chez Challenges, a rappelé l’indépendance de ce média, constitué en association, alors que la grande presse est, bien souvent, la propriété d’une personne…

Quand on parle d’indépendance de la « grosse » presse, cela déclenche une certaine hilarité…

Des diocèses face au lobby LGBT

Alors que, dans le diocèse de Metz, certains catholiques souhaitent changer la doctrine de l’Eglise, le diocèse de Des Moines, dans l’Iowa, a publié une directive concernant l’idéologie du genre applicable dans les paroisses, les 17 écoles catholiques et les 4 hôpitaux catholiques du diocèse. En bref il est interdit au personnel et aux institutions d’utiliser des pronoms autres que ceux liés au sexe réel, les vestiaires et les toilettes doivent être séparés en fonction du sexe biologique. Et il est interdit d’administrer des bloqueurs de puberté dans les institutions catholiques. Le document rappelle la doctrine catholique en la matière, et l’attitude catholique face aux vraies ou fausses « dystrophies de genre » :

« Toute réponse qui ratifie et renforce la déconnexion perçue entre le sexe biologique et l’affiliation de genre n’est pas une véritable compassion. »

Un député dénonce l’avortement depuis la tribune de l’Assemblée nationale

Dimanche dernier, alors que des milliers de personnes manifestaient pour la vie, l’avortement a été dénoncé au sein du Palais-Bourbon. Mais pas par un député français. Ceux-ci sont bien trop silencieux sur le sujet et d’ailleurs aucun n’avait fait le déplacement dimanche pour la Marche pour la vie.

L’Assemblée nationale recevait dimanche 22 janvier des députés français et allemands à l’occasion d’une session parlementaire exceptionnelle célébrant le 60e anniversaire du traité de l’Élysée. Lors d’une prise de parole au Perchoir, Norbert Kleinwächter, député allemand d’Alternative pour l’Allemagne (AfD), a dénoncé :

« Vous demandez l’accès libre à l’avortement. Chaque année, on va créer une grande ville de bébés qui n’auront pas eu le droit à la vie. Et puis ensuite, vous demandez une Europe unie, Madame la présidente ! »

Il a également dénoncé les politiques écologiques et l’immigration.

Marche pour la vie à Bourg en Bresse

Pendant que des milliers de personnes marchaient à Paris, dimanche, contre l’avortement et l’euthanasie, une autre marche pour la vie était organisée à Bourg en Bresse. Selon la presse, une cinquantaine de personnes ont marché de la basilique à la cathédrale, derrière une banderole « Défense de la vie humaine, de la conception à la mort naturelle ».

En livrant des Leclerc à l’Ukraine, la France pourrait entamer ou même sacrifier la crédibilité de sa composante blindée

Après avoir cédé 18 canons Caesar et réduit de fait de 25% la capacité de l’artillerie française pour de nombreuses années, Emmanuel Macron s’est dit ouvert à faire don de chars Leclerc, seul blindé de l’armée française vraiment destiné au combat de haute intensité. Et le président fait cette annonce le même jour où il annonce une augmentation sans précédent du budget des armées françaises avec 410 milliards pour la période de 2024 à 2030. Le fameux « en même temps… » :

« C’est un véhicule de combat pour les armées modernes, l’un des meilleurs du monde« , résume Stéphane Audrand. « Il combine les trois critères d’un char : mobilité, protection et puissance de feu. La conduite de tir est excellente. Le canon ne bouge pas, même en roulant à 50 km/h. » L’équipage n’est composé que de trois hommes, contre quatre pour les Abrams, grâce au chargeur automatique.

Un escadron (une compagnie) compte trois pelotons de quatre chars et d’un char de commandement, soit 13 blindés. Au-dessus, un bataillon compte lui trois compagnies et d’un char de commandement, soit 40 blindés. Reste à savoir combien de véhicules la France devrait livrer pour espérer soutenir efficacement l’Ukraine. Un escadron de Leclerc est aujourd’hui présent en Roumanie, à des fins de dissuasion. En Ukraine, une telle unité pourrait avoir vocation « à répondre à des objectifs très spécifiques, mais sans aucune capacité d’absorber d’éventuelles pertes », imagine Stéphane Audrand (…)

Contrairement aux T-72 soviétiques, les chars occidentaux supposent « une formation de quatre à six mois » pour les effectifs concernés, insiste Stéphane Audrand. « Au vu de la pénurie de personnels ukrainiens, y compris de tankistes, est-ce que ça en vaut la peine ? Pour une quarantaine de chars, peut-être. Mais pour une douzaine ? » Pour être efficaces, les livraisons doivent être pensées à l’échelle du bataillon, selon lui. D’autant qu’un mélange des chars impose de dédoubler le soutien et la maintenance, afin de répondre aux caractéristiques respectives des blindés. Une opération complexe à gérer, voire contre-productive.

Reste que les chars Leclerc sont rares : 406 exemplaires ont été produits pour la France et 388 pour les Emirats arabes unis. Ce contrat s’était d’ailleurs terminé avec pertes et fracas pour le fabricant, Nexter. Des coups de rabot successifs ont ensuite entraîné une réduction du parc de chars Leclerc, aujourd’hui limité à 220 unités. La France ne produit plus aucun Leclerc depuis 2008. « Depuis 1990 et la chute des budgets de la défense, il ne reste à la France que 222 de ces chars, contre 1 500 chars lourds il y a vingt ou trente ans« , souligne sur franceinfo l’ancien colonel Peer de Jong, vice-président de l’institut de formation Themiis et spécialiste de géopolitique.

Par ailleurs, une première cinquantaine d’unités sont en cours de modernisation (de 2021 à 2024), dans le cadre du programme Scorpion des armées. Les 18 premières unités seront livrées en fin d’année, mais cette mise à jour réduit encore le nombre de blindés actuellement disponibles.

Le plus problématique, c’est qu’aucune solution de repli n’est prévue avant de longues années. Le projet franco-allemand MGCS, dont l’objectif est de remplacer les Leclerc et les Leopard 2, n’aboutira pas avant 2040, dans un scénario optimiste. A court terme, en résumé, les éventuels dons seront synonymes d’abandon (…)

Les 190 autres Leclerc, placés en « stockage longue durée », ne sont plus opérationnels en l’état. « Ce parc est aujourd’hui à des niveaux divers de décrépitude, commente Stéphane Audrand. Et il est en voie de cannibalisation, pour réutiliser les pièces détachées. Il faudrait un effort industriel coûteux, sur plusieurs années, pour inverser la tendance ».

« Si la France veut conserver une composante blindée, elle ne donne pas ses Leclerc. Si elle veut faire pression sur l’Allemagne et faire un coup politique, elle peut en donner une douzaine et survivre. Mais si la France souhaite privilégier l’Ukraine, elle doit en donner 40 ou 50″, résume Stéphane Audrand. »

Il risque une amende pour avoir prié silencieusement devant un centre d’avortement en Angleterre

Il s’agit de la deuxième personne qui risque une amende pour avoir prié seule et en silence à proximité d’une centre d’avortement :

« Je n’aurais jamais imaginé être en mesure de risquer un casier judiciaire pour avoir prié en silence« , a déclaré Adam Smith-Connor, selon le groupe juridique qui le soutient, Alliance Defending Freedom UK.

Smith-Connor s’était rendu dans un centre d’avortement (…) au sud-ouest de l’Angleterre. Il avait l’intention de prier pour son fils à naître, qui était mort lors d’un avortement qu’il avait contribué à obtenir dans un établissement similaire, il y a plus de vingt ans. Selon Alliance Defending Freedom UK, Smith-Connor s’est tenu en silence, dos à la clinique, afin de respecter l’intimité du personnel et des visiteurs. Des agents de sécurité communautaire ont demandé ce qu’il faisait, et Smith-Connor a répondu :

« Je priais pour mon fils, qui est décédé »

« Je suis désolé pour votre perte » , a répondu un officier.

« Mais en fin de compte, je dois suivre les directives de l’ordre de protection de l’espace public, vous êtes donc en violation de la clause 4a, qui parle de la prière, et aussi des actes de désapprobation…« 

«Je suis juste debout en train de prier » , a dit Smith-Connor.

« Je comprends cela. Mais l'(ordonnance de protection) est en place pour une raison et nous devons suivre ces règlements », a répondu l’agent

L’ordonnance de protection est destinée à mettre fin à un comportement antisocial. L’ordonnance de protection pour la clinique d’avortement est en vigueur depuis le 13 octobre 2022 et restera en place pendant trois ans.

Dans le cadre de l’ordonnance, le conseil de Bournemouth, Christchurch et Poole a tracé des lignes rouges autour d’un fournisseur d’avortement et a désigné la zone comme une « zone sûre. »

Toute personne surprise en train de se bénir avec le signe de la croix, de réciter les Écritures ou d’asperger de l’eau bénite derrière ces lignes rouges est passible d’une amende de 100 £ (environ 115 €) ou risque une condamnation par le tribunal. L’ordonnance interdit de se livrer à un acte ou une tentative d’acte d’approbation ou de désapprobation des services d’avortement.

L’avocat a comparé l’affaire à celle d’Isabel Vaughan-Spruce, qui a été arrêtée à Birmingham le 6 décembre 2022 pour s’être immobilisée et avoir prié en silence devant un centre d’avortement, qui était fermé à ce moment-là. Vaughan-Spruce, 45 ans, fait face à quatre chefs d’accusation pour avoir violé l’ordonnance de protection de cette ville. »

Emmanuel Macron : « La suspension de diffusion d’un média est le signe d’une course en avant vers le pire »

Cette protestation d’Emmanuel Macron, c’est quand un média français est censuré au Mali :

En revanche, toujours aucune réaction du président de la république française, patrie des droits de l’Homme et de Charlie, suite à la censure de RT :

 

La complainte de l’embryon

Du Père Augustin-Marie, dans Actuailes, bimensuel d’actualité gratuit pour les 10-15 ans :

Je ne vois pas encore le jour. Je suis au creux de ma mère, lové tout au centre de celle qui me porte. Je suis minuscule, en moi se concentre toute la puissance de ce qui deviendra un homme. Je suis un embryon. L’homme et la femme qui m’ont conçu, mon père et ma mère, ont été embryon avant moi. Un embryon est fait pour grandir, devenir homme ou femme. Devenu grand, je pourrai à mon tour concevoir des embryons. Je suis un maillon dans la chaîne de l’existence.

Ma vie ne tient qu’à un fil, ma vie ne tient qu’à ce cordon qui me relie à ma mère. Par ce fil, je reçois tout. Comme un poisson dans un aquarium, je vis et flotte dans un liquide qui me protège. Je suis en sécurité, recroquevillé au creux de ma mère.

Tout concentré, les yeux fermés, les poings serrés, je me déploie lentement, minute par minute. Peu à peu, je sens, j’entends ce monde qui entoure le ventre de ma mère. Mystérieusement, je grandis dans cette chambre secrète, silencieuse, où tous les sons me parviennent assourdis comme si je vivais dans du coton. Je distingue déjà des sons graves, des sons aigus. Il y a un monde au dehors et je me prépare à le conquérir. Je grandis pour le découvrir.

Mais le fil de ma vie est trop ténu, mon existence est trop secrète, ma présence est trop cachée. Je ne peux me défendre avec mes yeux fermés et mes petits poings serrés. Je ne peux crier. Je suis trop petit, je suis minuscule, je ne suis qu’un embryon.

Je suis là, mais on ne me voit pas. Je suis là, mais on ne veut pas de moi. Je ne blesse personne, mais on en veut à ma vie. Je ne fais rien et je suis déjà un danger. Je suis innocent, mais je suis déjà condamné.

Le monde du dehors a décidé que moi au-dedans je n’étais pas attendu, que je n’étais pas le bienvenu. Je suis là, dedans, mais dehors personne ne veut s’occuper de moi. On ne veut pas de moi. Je suis minuscule, mais je dérange. Je ne crie pas, je ne fais pas de bruit, je ne bouge presque pas, mais je gêne déjà.

Ma vie va s’arrêter à l’intérieur. L’extérieur m’est interdit. On va m’éliminer. On va me tuer. Je ne sais pas pourquoi. Je n’ai pas demandé à venir à l’existence. Maintenant que j’existe, on veut me faire retourner au néant. On veut briser la chaîne. Je ne comprends pas. Je ne suis qu’un embryon, dont le monde ne veut pas. Je vais rester dans la nuit. Je ne verrai pas le jour.

Aidez-moi !