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La complainte de l’embryon

Du Père Augustin-Marie, dans Actuailes, bimensuel d’actualité gratuit pour les 10-15 ans :

Je ne vois pas encore le jour. Je suis au creux de ma mère, lové tout au centre de celle qui me porte. Je suis minuscule, en moi se concentre toute la puissance de ce qui deviendra un homme. Je suis un embryon. L’homme et la femme qui m’ont conçu, mon père et ma mère, ont été embryon avant moi. Un embryon est fait pour grandir, devenir homme ou femme. Devenu grand, je pourrai à mon tour concevoir des embryons. Je suis un maillon dans la chaîne de l’existence.

Ma vie ne tient qu’à un fil, ma vie ne tient qu’à ce cordon qui me relie à ma mère. Par ce fil, je reçois tout. Comme un poisson dans un aquarium, je vis et flotte dans un liquide qui me protège. Je suis en sécurité, recroquevillé au creux de ma mère.

Tout concentré, les yeux fermés, les poings serrés, je me déploie lentement, minute par minute. Peu à peu, je sens, j’entends ce monde qui entoure le ventre de ma mère. Mystérieusement, je grandis dans cette chambre secrète, silencieuse, où tous les sons me parviennent assourdis comme si je vivais dans du coton. Je distingue déjà des sons graves, des sons aigus. Il y a un monde au dehors et je me prépare à le conquérir. Je grandis pour le découvrir.

Mais le fil de ma vie est trop ténu, mon existence est trop secrète, ma présence est trop cachée. Je ne peux me défendre avec mes yeux fermés et mes petits poings serrés. Je ne peux crier. Je suis trop petit, je suis minuscule, je ne suis qu’un embryon.

Je suis là, mais on ne me voit pas. Je suis là, mais on ne veut pas de moi. Je ne blesse personne, mais on en veut à ma vie. Je ne fais rien et je suis déjà un danger. Je suis innocent, mais je suis déjà condamné.

Le monde du dehors a décidé que moi au-dedans je n’étais pas attendu, que je n’étais pas le bienvenu. Je suis là, dedans, mais dehors personne ne veut s’occuper de moi. On ne veut pas de moi. Je suis minuscule, mais je dérange. Je ne crie pas, je ne fais pas de bruit, je ne bouge presque pas, mais je gêne déjà.

Ma vie va s’arrêter à l’intérieur. L’extérieur m’est interdit. On va m’éliminer. On va me tuer. Je ne sais pas pourquoi. Je n’ai pas demandé à venir à l’existence. Maintenant que j’existe, on veut me faire retourner au néant. On veut briser la chaîne. Je ne comprends pas. Je ne suis qu’un embryon, dont le monde ne veut pas. Je vais rester dans la nuit. Je ne verrai pas le jour.

Aidez-moi !

Stanislas Berton : le règne des mondialistes touche à sa fin

C’est une guerre hors limite ! Une guerre par infiltration plutôt que par invasion, une guerre révélée par les événements en Ukraine : la subversion de nos institutions par les élites mondialistes se déploie dans tous les domaines. Leur objectif consiste à établir une gouvernance mondiale de nature religieuse, totalitaire et technocratique, fondée sur les ruines des nations et des peuples. Pour y parvenir, la manipulation mentale et des techniques d’ingénierie sociale neutralisent toute volonté de résistance. Mais pour l’analyste économique, Stanislas Berton, le règne des mondialistes touche à sa fin. Une théorie qu’il développe dans son dernier ouvrage : « L’Homme et la Cité » tome III. Pour éviter leur victoire, il invite les Français à la prise de conscience des réalités et cela comence par ouvrir les yeux ! Comme le disait Georges Bernanos : « Les Français ne peuvent pas être sauvés car ils passent leur temps à se mentir à eux-mêmes ».

Un réseau de francs-maçons criminels

Désormais 19 personnes sont mises en examen dans le dossier de la loge « Athanor », évoqué en mars 2021, qui compte un assassinat, une tentative d’assassinat, une surveillance en vue d’un assassinat, plusieurs agressions crapuleuses… le tout sur fond de barbouzeries privées d’une ampleur absolument inédite.

Un policier de la DGSI a reconnu en garde à vue avoir fourni l’adresse privée du pilote de rallye Laurent Pasquali, assassiné en 2018 par un réseau de francs-maçons criminels, sur fond de dette impayée. Il a été mis en examen pour association de malfaiteurs. Le tentaculaire dossier du réseau de francs-maçons à l’origine d’une série de contrats criminels – dont l’assassinat du pilote de rallye Laurent Pasquali en 2018 et la tentative d’assassinat d’un chef d’entreprise à Créteil en 2020 – vient de s’enrichir d’une mise en examen particulièrement sensible. L’agent était en poste depuis 2011 et également passé par la DGSE entre 1996 et 2007.

D’après ce policier, c’est l’un des deux cerveaux du groupe criminel, le « vénérable » Frédéric V., un ancien communiquant de PSA reconverti dans la sécurité privée et les contrats de recouvrement de dettes violents, qui l’a sollicité pour trouver l’adresse privée du pilote. Frédéric V. avait lui-même été missionné par un couple de notables.

Jonathan Roumie : l’avortement est satanique

L’acteur Jonathan Roumie, qui incarne Jésus-Christ dans la série « The Chosen », a prononcé un discours lors de la 50e March for Life à Washington vendredi. Il a encouragé les militants pro-vie à poursuivre la lutte contre l’avortement, sous-entendant que la procédure est de nature satanique. Roumie a averti que « tout comme Dieu est réel, Satan est également réel ».

« Je ne parle pas du dessin animé simpliste d’un mec avec des cornes et une queue. Je parle du père du mensonge, le grand trompeur, le calomniateur diabolique qui vous pousse à douter quand vous savez dans votre cœur la bonne chose faire ». « Et il n’est pas non plus sur le point d’abandonner ce combat. En fait, il double parce que, devinez quoi? Son temps est limité. Donc, il jette tout ce qu’il a sur le monde et nous tous dedans. Et d’innombrables sont être trompé en conséquence. »

Roumie a noté que Satan « veut votre et ma destruction » et

« veut nous faire croire que l’avortement ne nous fait pas de mal individuellement et en tant que société ». « Alors, s’il vous plaît, je vous en prie, priez pour ceux qui n’ont pas la foi, la force, la clarté de but que vous avez ici ».

Voila son intervention de 16 minutes. Vous pouvez mettre un sous-titrage automatique en français :

Le député LFI Caroline Fiat propose l’euthanasie des mineurs

Jeudi dernier, la mission d’évaluation de la loi Claeys-Leonetti présidée par Olivier Falorni menait sa deuxième série d’auditions. Pierre-Antoine Gailly, ancien membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et rapporteur de l’avis du Conseil intitulé « Fin de vie : la France à l’heure des choix » paru en avril 2018, était le premier à être entendu par la mission. Ensuite, ce sont Sarah Dauchy, présidente du Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie (CNSPFV) et Giovanna Marsico, sa directrice, qui ont été auditionnées par les députés.

Interrogé sur la comparaison entre la Belgique et la Suisse, Pierre-Antoine Gailly explique que le Conseil penchait du côté de la Belgique. Selon lui, la procédure de déclaration, de contrôle y est bien meilleure qu’en Suisse. Le contrôle en Belgique est pourtant notoirement défaillant, comme l’a jugé récemment la CEDH. Autre argument avancé par Pierre-Antoine Gailly : entre la Belgique et la Suisse, « les tarifs ne sont pas du tout les mêmes »…

En 2018, le CESE n’avait pas voulu se prononcer sur la question de l’euthanasie des mineurs ou des personnes handicapées. Mais, selon l’ancien membre du CESE, il faudrait aujourd’hui « élargir le champ ». Le terrain est glissant, Pierre-Antoine Gailly tente de faire montre de prudence en distinguant handicap faisant suite à un accident ou de naissance. « Les mots sont importants car ils sont connotés », pointe Didier Martin, député Renaissance et rapporteur de la mission.

« Si vous utilisez euthanasie et personnes en situation de handicap, ça rappelle des souvenirs absolument intolérables. »

La question des mineurs a aussi été débattue. Caroline Fiat, députée LFI et également rapporteur de la mission d’évaluation, revient sur le sujet. Puisque la « majorité sexuelle » est fixée à 15 ans, ne pourrait-on pas envisager de pouvoir « disposer de son corps » dès cet âge également, pour mettre fin à sa vie ?

Ouverture d’un collège catholique dans le Val d’Oise : nous recherchons son Directeur !

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Pour répondre à la demande croissante d’inscriptions, l’Espérance, école catholique à Luzarches, ouvre les premières classes du collège.
Elle cherche son directeur-enseignant:

Enseignement d’une matière minimum
Recrutement, formation et encadrement de l’équipe enseignante en concertation avec le CA,
Inscription et encadrement des élèves,
Veiller au respect des valeurs de l’école et à sa notoriété,
Application du projet pédagogique,
Organisation des événements pédagogiques et religieux

Fiche de poste sur le www.ecole-lesperance.fr.

Une réunion d’information sera organisée prochainement pour les futurs élèves.
Nous restons à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

Pour tout renseignement :
Hélène de Chergé
Direction
06.09.74.31.48

Marche pour la vie : les vidéos

Vidéo de la marche :

Retrouvez les témoignages, les discours et les concerts de la Marche Pour La Vie 2023 (à partir de la 5e minute) :

Hongrie : Amnesty International brime de jeunes mères de famille

L’OJIM révèle que des Hongroises se plaignent d’avoir subi toute une série de brimades en raison de leur condition de jeunes femmes :

La direction d’AI Budapest aurait discriminé et harcelé ces femmes parce qu’elles se seraient permis de fomenter l’horrible crime consistant à vouloir accoucher d’un enfant, ou pire encore, une fois ce dernier né, de vouloir allaiter ! C’est ce qu’une de ces femmes racontent : un des dirigeants d’AI lui aurait demandé d’arrêter l’allaitement pour être en mesure de se remettre convenablement au travail.

Et ce n’est pas tout : alors que l’organisation plaide pour la fin des discriminations au travail sur des critères liés à la maternité, AI aurait tout fait pour forcer ces femmes à signer des contrats de courte durée (une pratique contre laquelle la gauche hongroise et AI sont vent debout depuis des années). Cerise sur le gâteau : la direction d’AI aurait aussi demandé de manière très insistante à une des employées licenciées de signer une déclaration de confidentialité indiquant que son départ n’avait rien à voir avec une quelconque discrimination. En cas de rupture de cette confidentialité, cette déclaration aurait aussi prévu une indemnité de 2500 euros à verser par l’ex-employée et à son ex-employeur. Elle est belle, la morale gauchiste !

L’une des ex-employées s’estimant harcelées et discriminées avait en charge le programme et la coordination des questions liées au genre au sein d’AI Budapest, autant dire un rôle de premier dans le travail de sape contre le gouvernement Orbán. Aujourd’hui, elle s’insurge et laisse entendre que finalement AI ne se distingue pas des autres entreprises dans leur gestion du personnel féminin en âge de procréer. […]

Chronique des cinglés

Une femme a vu son chat écrasé par un TGV près de la gare Montparnasse à Paris, alors qu’elle avait demandé aux agents d’intervenir. La SNCF dit « regretter vivement » cet incident.

La passagère déplore l’inaction ainsi que le manque d’écoute de la SNCF et demande justice. BFMTV a consacré moins 10mn d’émission à ce sujet.

La mère et sa fille s’apprêtaient à quitter la capitale en direction de Bordeaux, quand le chat, transporté dans une caisse, échappe à leur attention et se réfugie sous un train. Ses deux propriétaires le repèrent rapidement et préviennent le personnel de la gare. Pour des questions de sécurité, la SNCF interdit aux deux femmes de tenter d’aller sauver elles-mêmes l’animal. Après 20 minutes de négociations, le TGV démarre comme prévu. Le chat finit coupé en deux. La SNCF propose alors à Georgia de récupérer le corps de son chat.

« Je ne comprends pas: on ne pouvait pas descendre pour sauver notre chat vivant, mais il est maintenant possible de le récupérer mort », déplore-t-elle, indiquant avoir fermement refusé la proposition.

Cette affaire a donné lieu à des échanges ubuesques sur Twitter.

Pendant ce temps, 600 embryons humains sont déchiquetés chaque jour en France.

Jusqu’où ira l’OTAN ?

D’Antoine de Lacoste:

Le régime de Zelenski est en difficulté : les choses vont mal sur le front du Donbass à l’est. Après de très durs combats, les Russes ont pris la ville de Solédar et menacent d’encercler Bakhmut (Artémivsk en Russe). Une telle éventualité leur ouvrirait la route de Slaviansk, ville conquise par les séparatistes en 2014 puis reprise par les Ukrainiens. Tout un symbole.

Pour parer au plus pressé, les Ukrainiens ont dû dégarnir leur front sud, du côté de Kherson et de Zaporojie, et envoyer des milliers d’hommes tenter de colmater les brèches du Donbass. Cela retarde d’autant la fameuse offensive ukrainienne tant annoncée qui devait permettre de franchir le Dniepr au-delà de Kherson, de reprendre la centrale nucléaire de Zaporojie puis de foncer vers la Crimée.

Ce joli plan devait parachever les succès antérieurs dans le nord et l’évacuation de Kherson dans le sud. Le monde occidental était optimiste et nos généraux de plateaux satisfaits : la Russie allait perdre la guerre à cause de ses erreurs et grâce à la vaillance de l’armée ukrainienne. Sans compter qu’elle n’aura bientôt plus de munitions…

La réalité est bien différente. Les revers russes étaient largement dûs à une insuffisance d’effectifs, trop étirés sur un immense front. Lancée avec 150 000 hommes, « l’opération spéciale » ordonnée par Poutine le 24 février 2022, devait, en quelques jours, provoquer l’effondrement de l’armée ukrainienne et le départ de Zelenski. Les Russes ont sans doute sous-estimé dix ans de présence américaine en Ukraine : ils étaient attendus (espérés même) et l’ont payé cher.

Tirant la leçon de cet échec, le maître du Kremlin, a décidé de s’installer dans la durée en lançant une mobilisation de 300 000 hommes, d’autres suivront peut-être. Les médias occidentaux, avec une touchante discipline, ont relayé en boucle les images de Russes fuyant leur pays pour ne pas avoir à se battre. Les plus riches sont à Courchevel, d’autres en Géorgie ou au Kazakhstan. Mais ce mouvement eut une ampleur bien moindre qu’annoncée. Rien à voir avec les millions d’Ukrainiens partis en occident (et pas seulement les femmes et les enfants) et que nous entretenons bien gentiment depuis. Il se murmure aussi que des milliers de jeunes Polonais sont partis, tant l’implication militaire croissante de leur pays les inquiète. Mais rassurez-vous, ce n’est pas à la télévision française que de telles images seront diffusées : l’information est sous contrôle.

Depuis cette mobilisation et la réduction du front, les Russes sont repassés à l’offensive avec succès. Admirons au passage la rhétorique de nos généraux pour qui chaque retrait russe s’effectue au prix de très lourdes pertes (sauf pour Kherson soyons juste) et chaque succès a provoqué une hécatombe dans ses rangs. On se demande avec qui ils ont récemment gagné du terrain.

Les Américains sont maintenant inquiets, car si les Russes ne peuvent pas se permettre de perdre cette guerre, l’OTAN non plus. Certes, jusqu’à présent les bénéfices sont grands pour la puissance tutélaire de l’Europe : cette dernière a remplacé le gaz russe par le GNL américain, plus cher mais tellement plus moral. Les vieux stocks d’armes sont gentiment écoulés et permettront une modernisation de toutes les armées occidentales pour le plus grand bonheur de l’appareil militaro-industriel américain.

Mais, contrairement à la légende, l’occident est plus isolée que la Russie : le Proche-Orient, l’Afrique et même l’Amérique du Sud n’emboitent pas le pas à l’Amérique dans sa croisade anti-russe. Le fiasco de la visite de Biden en Arabie Saoudite est très frappant à cet égard. L’Asie ne va guère mieux, hormis bien sûr la Corée du sud et le Japon, fidèles au poste.

De plus, contrairement aux prédictions du ministre que le monde entier nous envie, l’économie russe ne s’est pas effondrée. Le gaz et le pétrole sont vendus à l’Inde et à la Chine qui en revend d’ailleurs une partie à l’Europe, plus cher comme il se doit. Les réserves financières sont intactes et le rouble se porte fort bien : la banqueroute annoncée n’aura pas lieu.

Devant le risque d’échec qui se profile pour l’OTAN, les Atlantistes se déchaînent. Aiguillonnés par Zelenski, ils poursuivent une course aux armements qui prend un rythme effréné. Les chars lourds sont entrés dans le débat, à quand les avions ?

Les voix dissonantes, ou seulement prudentes, sont rares et vite marginalisées. On peut toujours critiquer le contrôle de l’information en Russie, l’occident n’est pas en retard.

Il faudrait tout de même faire attention : les buts de guerre de l’OTAN, donc de l’Amérique, sont inconnus et si les Russes estiment à un moment donné que leurs intérêts vitaux sont en jeu, tout ceci pourrait nous entraîner bien loin.

Même Ségolène Royal s’inquiète de la crise démographique

Elle aurait du venir à la Marche pour la vie hier…

Législatives partielles : l’abstention très largement en tête

Suite à l’annulation de plusieurs scrutins, des législatives partielles avaient lieu dimanche.

Dans la deuxième circonscription de la Marne, le député sortant Anne-Sophie Frigout (Rassemblement National) est arrivée en tête (34,8%) devant Laure Miller (Renaissance; 30,03%). Avec une participation de 23%, l’abstention est la grande gagnante du scrutin. Le candidat de la Nupes arrive en troisième position avec 16,17 %, devant LR 11,08 %. La candidate de l’Écologie enregistre 2,99 % juste devant la candidate Reconquête ! 2,5 % et Lutte Ouvrière qui obtient 1,77 %.

Dans la 8e du Pas de Calais, Bertrand Petit (Nupes), avec plus de 46  % des voix, est largement en tête. Il affrontera le sortant Auguste Evrard (RN, 24%) au second tour. Le candidat d’Horizons obtient 21%. L’abstention s’élève à 70%.

Dans la première circonscription de la Charente, le sortant Thomas Mesnier (Horizons) arrive en tête avec 35,54 % juste devant René Pilato (Nupes) avec 35,36%. Seulement 42 voix séparent les deux candidats qualifiés pour le 2e tour. Le RN est 3e avec 14,6%, devant la candidate LR 4,8%, Cazenave (DVD), 3,6%, Reconquête 2,1%, l’Ecologie au centre 2 et Lutte ouvrière 1,8%. Là encore, l’abstention a été la grande gagnante.

En quête d’esprit : La persécution des chrétiens

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :

  • Patrick VICTOR, Directeur de l’ONG Portes Ouvertes
  • Benoît de BLANPRÉ, Directeur de l’Aide à l’Eglise en détresse
  • Frédéric Pons, journaliste

Neuvaine pour les séminaristes de Toulon (jour 9)

Très Sainte Vierge Marie, vous que nous osons appeler Notre-Dame de toutes grâces, nous vous confions très spécialement les séminaristes et diacres du diocèse de Fréjus-Toulon. En cette neuvaine de chapelets que nous récitons à leur intention, nous vous demandons de dénouer les nœuds qui empêchent leur chemin de croissance vers l’ordination sacerdotale. En ce dernier jour de notre neuvaine, nous nous prosternons humblement devant vous. Obtenez-nous ô Marie cette grâce que nous implorons du Ciel. Protégez aussi Monseigneur Dominique Rey et tous les prêtres de son diocèse. Nous savons que Dieu se sert de toute épreuve pour faire grandir ses enfants ; aussi, c’est avec une immense espérance que nous marchons vers la Lumière.

O Mère de ceux qui peinent et pleurent, notre confiance est immense, priez et intercédez pour ceux qui vous invoquent. Notre Dame de toutes grâces, priez pour nous.

Guillaume Bernard : nous sommes ici pour éveiller les consciences dans une société qui se suicide démographiquement et moralement

Discours d’ouverture de la Marche pour la vie prononcé par Guillaume Bernard :

Chers amis, merci d’être déjà aussi nombreux en ce début d’après-midi. Merci aussi à tous les bénévoles qui ont préparé cette marche, qui l’encadrent avec efficacité et qui vont l’animer avec enthousiasme.

Vous le savez, l’heure est grave. Les tenants du progressisme entendent, cette année, constitutionnaliser l’avortement et légaliser l’euthanasie !

Je voudrais attirer votre attention sur le fait que toutes les questions dites sociétales, en fait morales, se tiennent, sont intimement liées entre elles. L’avortement est la matrice de toutes les évolutions en matière de mœurs et de bioéthique. Si l’enfant à naître n’est pas intouchable, alors tout peut être permis, et d’ailleurs tout ou presque est désormais permis, y compris l’innommable, en particulier l’expérimentation sur les embryons et la fabrication d’enfants à la carte par le biais d’un eugénisme qui ne dit pas son nom. Il faut être cohérent. Rien ne sert de dénoncer la chosification de l’enfant dans le cadre d’une gestation pour autrui ou d’une procréation médicalement assistée (et, ce, quels que soient les personnes ou les couples demandeurs) si n’est pas combattue la réification de l’être humain par l’avortement.

Je souhaite également essayer d’éclairer, en quelques mots, la logique du progressisme. Car il faut en comprendre le mécanisme pour pouvoir le combattre tant avec loyauté qu’efficacité. Ses ressorts sont le volontarisme et le subjectivisme.

Alors qu’il n’est traditionnellement, dans une relation d’altérité, qu’une condition nécessaire mais jamais suffisante, le consentement est devenu l’alpha et l’oméga de la légitimité d’un acte ou d’une pratique. Exit la question du bien-fondé d’une action. Exit la question de l’équitable, le juste étant réduit au légal. Exit la recherche du bien commun qui est, concomitamment, le bien des personnes et le bien du corps social qu’elles composent. Seule compte la réalisation des intérêts nombrilistes des individus avec pour seule pseudo morale la loi sadique du plus fort où l’homme est un loup pour l’homme !

L’exacerbation du culte de la volonté est telle qu’une simple faculté de fait (tuer autrui, se tuer soi-même) est travestie en un droit, en une liberté transférable à un tiers, en une créance opposable à l’État. L’exacerbation du culte de la volonté est telle que la nature ontologique donnée à l’homme disparaît au profit d’une nature déconstruite et reconstruite par l’homme lui-même, une nature artificielle circonscrite à l’exercice de la liberté qui est d’autant plus valorisée quand elle est transgressive. Ai-je besoin d’évoquer l’idéologie du genre ? Dès lors, puisque l’enfant à naître ou le malade dépendant ne sont pas autonomes, leur humanité n’est pas seulement édulcorée, elle est explicitement niée. Et il est permis de les tuer en toute impunité au nom d’une compassion dégénérée.

La volonté de l’individu (celle de la mère qui veut avorter, celle de la personne fragile qui veut être euthanasiée) serait une cause exonératoire de culpabilité pour celui qui tue sur demande. Dans ces conditions, pourquoi faudrait-il continuer à poursuivre les tueurs à gage et leurs commanditaires ? La toute-puissance de la volonté fait perdre le sens des réalités : l’homicide est tout simplement ignoré, biffé comme s’il n’existait pas alors qu’il est, évidemment, le cœur de la question.

La bien-pensance ambiante tente d’intimider l’opinion publique en brandissant la liberté individuelle de la femme ou du malade. Mais, d’une part, s’agit-il vraiment d’actes libres ? Et, d’autre part, sont-ce vraiment de simples actes individuels ? Le consentement de la femme qui avorte ou du malade qui demande l’euthanasie est, hypocritement, présenté comme libre et éclairé. Or, leurs volontés sont parfois manipulées et, bien souvent, conditionnées. Quand le père de l’enfant fuit comme un lâche, l’angoisse de la femme enceinte est évidemment exacerbée. Quand les proches d’un malade insistent sur leurs difficultés notamment financières, ils exploitent de manière éhontée son abnégation.

L’avortement et l’euthanasie ne sont pas de simples actes individuels ; ils engagent les relations intra et intergénérationnelles. Et d’ailleurs, il est évident que les progressistes cherchent à faire endosser à la société toute entière la responsabilité morale de ces actes et à faire de chacun de ses membres un complice objectif. L’avortement depuis presque cinquante ans, l’euthanasie peut-être demain ne sont pas et ne seront pas une addition d’actes singuliers et épars. Ils sont et seront une politique publique assumée. La puissance publique ne fait pas que fermer les yeux sur une pratique ; non, elle autorise, organise, cautionne et finance. Elle ne favorise pas la liberté de chacun ; non, elle viole la conscience de tous.

Alors ? Malgré tout, il ne faut jamais perdre espoir. Qui aurait dit, il y a quelques années, que la Cour suprême des États-Unis reviendrait sur la jurisprudence qui avait, inconstitutionnellement, imposé la légalisation de l’avortement aux États fédérés ? Il faut donc sans cesse œuvrer et semer. Notre engagement de chacun jour peut donner des fruits individuels qui sont aussi importants que des effets politiques. Sauver ne serait-ce qu’une vie innocente est une victoire incommensurable.

Nous sommes ici pour éveiller les consciences dans une société qui se suicide démographiquement et moralement. Nous sommes ici pour témoigner que la dignité de l’homme dépasse ses forces physiques et son avoir matériel. Nous sommes ici pour affirmer que, même si la vie est faite d’efforts sans cesse renouvelés, d’handicaps à surmonter, de souffrances physiques et psychologiques à dominer, l’être vaut mieux, vaut toujours mieux que le non-être.

Le mal n’est rien d’autre que ce qui détruit le bien ; il ne bâtit rien, il n’est rien, il ne vaut rien. Les forces de vie sont et seront toujours plus fortes que l’esprit qui nie et qui détruit. Nous ne le laisserons pas agir impunément. Au moins, le mensonge ne passera pas par nous. Le terrorisme intellectuel se brisera sur notre dissidence. Et la vie finira par triompher.

Nous sommes ici pour exprimer de la joie : la foi dans la vie, l’espérance dans la vie, la charité dans la vie.

Bonne marche pour la vie à tous !

La Marche pour la vie dans la presse

Selon l’AFP, repris notamment par France Info, Le Progrès, Le Point, Ouest France et Le Dauphiné

Quelques milliers de personnes ont manifesté, dimanche 22 janvier à Paris, contre la possible légalisation d’une « aide active à mourir » et l’inscription du droit à l’IVG dans la Constitution. Derrière une banderole de tête proclamant qu’il faut « accompagner la mort, pas la programmer », les participants à cette 17e « Marche pour la vie » ont rallié dans l’après-midi les Invalides au départ de Montparnasse.

La manifestation nationale est organisée chaque année autour de l’anniversaire de la loi Veil relative à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), promulguée le 17 janvier 1975. Elle est organisée par des militants s’inscrivant dans les rangs catholiques conservateurs.

Cette année, les organisateurs ont mis en avant le thème de la fin de vie, objet d’un débat en vue d’une possible évolution du cadre légal, plus encore que celui de l’avortement. « Nous nous opposons à l’euthanasie et au suicide assisté », a déclaré avant la manifestation le président de la Marche pour la vie, Nicolas Tardy-Joubert.

Dans le cortège coloré de quelques drapeaux à fleurs de lys ou frappés du Sacré-Coeur avaient pris place de nombreux jeunes, d’autres plus âgés, parfois en famille. Les organisateurs ont profité de la marche pour exprimer leur opposition à l’inscription de l’IVG dans la Constitution, votée par les députés en novembre mais qui devra obtenir l’aval du Sénat pour être effective.

France Bleu Paris souligne qu’il y avait

20.000 selon les organisateurs et 6 300 selon la préfecture de police

[…] « On combat pour la beauté de la vie », a dit à l’AFP Hermine Gousseau, 19 ans, une auxiliaire de vie auprès de personnes âgées venue de Lyon, faisant flotter au vent froid un grand drapeau français. Alexis Gaudillère, étudiant de 24 ans, s’est lui déplacé pour « défendre la vie de la conception jusqu’à la mort naturelle » et « faire comprendre à la société qu’il y a des alternatives à cette culture de mort diffusée par le gouvernement ». « Fatalement, on va pousser les vieux qui sont sur des lits d’hôpital ou dans les Ehpad » à demander à mourir, en leur laissant penser qu’ils sont « des charges pour tout le monde », redoute Benoît, un Parisien de 60 ans, qui n’a pas voulu donner son nom.

BFM se focalise sur les Femen, qui n’ont pas perturbé la Marche puisqu’elles se sont exhibées en amont.

Le Figaro a réalisé un reportage :

«C’est quoi l’avenir d’une société qui tue les siens ? L’euthanasie, c’est la décadence. Nous sommes dans un monde qui détruit tout». Cécile, 57 ans, anti-IVG, est une habituée de la Marche pour la vie. Mais en ce dimanche glacial de janvier, cette assistante dentaire évoque une autre raison pour participer à la marche annuelle contre l’avortement organisée à Paris, près de la gare Montparnasse : le débat sur la fin de vie lancé cet automne par le président de la République.

«Je ne comprends pas cet acharnement à vouloir tuer les gens. Est-ce pour éviter de payer trop de retraites», ironise-t-elle. A ses côtés, Marie-Alix, 65 ans, tient une pancarte sur laquelle on peut lire «Vivre est un droit pas un choix». «Je suis chrétienne. «Tu ne tueras pas» : ça a un sens pour moi», commente-t-elle. Pascale Morinière, à la tête des Associations familiales catholiques (AFC), espère cependant que le message ne touche pas que les croyants. «Le serment d’Hippocrate – «je ne provoquerai jamais la mort délibérément», date de 400 ans avant J.C. C’est un message humaniste qui va bien au-delà des religions», relève-t-elle.

À proximité d’une enceinte qui fait retentir la «Macarena», Lorie, une vendeuse de 26 ans, est venue pour «alerter la classe dirigeante contre ces dérives mortifères». C’est la première fois qu’elle participe à la Marche pour la vie. À l’inverse de François-Xavier et Marie-Alix, qui ont fait le déplacement de Nantes avec leurs enfants. Eux se sont rencontrés en 2013, à la Manif pour tous. À l’époque, la foule était plus nombreuse. […]

La Croix aussi.

Nicolas Tardy-Joubert : « Nous voulons que la protection de la vie humaine devienne une grande cause nationale »

Discours de Nicolas Tardy-Joubert, président de la Marche pour la vie :

Chers amis

Quelle joie de vous voir si nombreux venir Marcher pour la Vie.

Je remercie toutes les équipes qui ont magnifiquement contribué à l’organisation de notre Marche 2023, à nos bénévoles, à nos associations partenaires, à nos intervenants, aux forces de police et de gendarmerie et à vous qui êtes avec nous aujourd’hui à Paris et venez parfois de fort loin, ou qui nous suivez sur les réseaux sociaux. Notre objectif est simple. C’est de faire prendre conscience de la nécessité absolue de protéger la vie de la conception à la mort naturelle, et c’est pour cela que vous êtes là.

2023 est une année pleine de menaces. Sur la fin de vie d’abord avec un projet de loi qui intégrera l’euthanasie, la « mort sur commande », à laquelle nous nous opposons. L’interdit de tuer doit rester absolu. C’est une question de civilisation, c’est une question d’humanité. Nous ne voulons pas que les personnes âgées ou vulnérables se sentent progressivement devenir un fardeau pour notre société, comme on le voit dans les pays qui ont légalisé cette pratique exécrable depuis plus de 20 ans. En Oregon 1 euthanasie sur 2 est pratiquée car les personnes ne veulent pas être une charge pour leurs proches. Au Canada, des personnes pauvres, mais en bonne santé, demandent à mourir pour ne pas devenir SDF. Non, nous ne voulons pas de ce monde inhumain.

Rétablissons aussi la vérité : face aux économies de soins ou de retraites générées par l’euthanasie, les soins palliatifs dépérissent partout. Quand l’euthanasie tue des personnes, elle rend moribonds les soins palliatifs. Les deux ne sont pas compatibles. Pour la fin de vie, la seule et unique action possible, c’est le déploiement des soins palliatifs partout et pour tous ceux qui en ont besoin. Or, en France, seules 30% des personnes éligibles aux soins palliatifs y ont accès, c’est là le vrai scandale auquel il faut remédier.

Ensuite l’idée de vouloir constitutionnaliser l’avortement, à la suite du renversement de l’arrêt Roe vs Wade aux USA, est une aberration. La Constitution n’est pas un fourre-tout. Nos sénateurs ont déjà rejeté un texte similaire à celui qui sera examiné le 1er février. Encourageons-les à faire de même avec cette proposition de loi inique qui pourrait remettre en cause la clause de conscience et allonger encore les délais d’avortement. Le droit de tuer, ne peut devenir une norme supra législative, un droit constitutionnel. Le seul droit fondamental c’est le droit à la vie.

Nous voulons que la protection de la vie humaine devienne une grande cause nationale. Nous avons dix propositions, ce sont parfois des petits pas, pour faire prendre conscience du besoin de changement. Il nous faut des politiques de prévention, d’accueil de la vie, d’accompagnement des personnes vulnérables. Voilà où mettre le curseur. Et seules les batailles que l’on gagne sont celles que l’on livre. Nous sommes là pour faire changer les choses, pour poursuivre ce combat pour la culture de vie et pour changer les cœurs. Merci !

Marche pour la vie : c’est parti !

Contre l’euthanasie et la constitutionnalisation de l’avortement, des milliers de personnes manifestent à Paris.



IVG ça suffit, nous marchons pour la vie !

Euthanasie, non merci !


Le maire de Montfermeil, Xavier Lemoine, toujours fidèle.

En fin de manifestation, quelques milliers de personnes prient le rosaire pour la vie avec SOS Tout-Petits.

La marche est désormais dans la rue de Vaugirard et débouche sur le boulevard Montparnasse.

Cécile Edel, toujours présente.

Discours de Nicolas Tardy-Joubert, président de la Marche pour la vie :

Discours de Lucie Pacherie, porte-parole de la Marche pour la vie :

La Marche pour la vie annonce 20 000 participants :

Il n’y avait visiblement pas de député présent (il se murmure que des consignes ont été passées), mais le prétendant au trône de France était sur place :

 

Terres de mission : les moines

Eglise universelle : Le sacrement de confirmation hier et aujourd’hui

Dans le cadre de l’application du motu proprio Traditionis custodes, des tensions apparaissent dans certains diocèses autour de la forme de célébration du sacrement de confirmation. L’abbé Grégoire Celier nous rappelle quelle était la définition traditionnelle du sacrement de confirmation et son évolution suite aux réformes conciliaires. Il nous explique que les discussions sur l’âge de la confirmation renvoient, en réalité, à de très anciens débats.

Eglise en France : Les Moines, il était une foi

Directeur délégué de la rédaction de Valeurs Actuelles en charge des Hors-Série, Arnaud Folch nous présente ce numéro sobrement intitulé « Les Moines, il était une foi ». Au siècle du matérialisme et de l’hédonisme triomphants, les moines témoignent d’une contre-culture radicale (le primat absolu de Dieu), dont les racines remontent au VIème siècle avec Saint Benoît de Nursie puis Saint Bernard. Un voyage aux racines de l’Europe.

Eglise en Marche : L’autorité : du pouvoir à la légitimité

Dans l’Eglise comme dans la société civile, l’autorité est en crise. Entre ceux qui refusent d’user de leur autorité, ceux qui en abusent et ceux qui refusent d’obéir aux ordres légitimes, la situation est complexe. Fruit d’une multitude de rencontres, essentiellement dans le monde de l’entreprise, ce Cahier Bleu de 92 pages, sobrement intitulé « L’autorité : du pouvoir à la légitimité », que nous présente Benoît Le Conte, rendra d’immenses services à tous ceux qui détiennent une parcelle d’autorité.

 

Itinéraire de la Marche pour la vie

Début de la manifestation à 14H – Boulevard Pasteur (15e)
Fin de la manifestation à 17h30 – Place Vauban (7e)

Troisième dimanche après l’Épiphanie

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Nous sommes maintenant dans le temps après l’Épiphanie qui est le prolongement dans le cycle temporal du temps de Noël. Ce dernier se poursuit d’ailleurs dans le cycle sanctoral jusqu’au 2 février. Ainsi, tout en continuant à contempler et adorer dans la crèche le Sauveur qui vient de naître, nous méditons déjà sur les enseignements de sa vie publique. Ce temps après l’Épiphanie peut comporter entre trois et six dimanches, suivant la date de Pâques, mais les chants du propre de la messe restent les mêmes à partir du troisième dimanche. Certaines années, on les reprend ainsi plusieurs dimanches de suite. Ce sera le cas cette année, puisque nous aurons cinq dimanches après l’Épiphanie. Ils continuent à proclamer et glorifier la divinité et la royauté universelle de Notre Seigneur.

Introït : Adorate Deum

L’Introït est tiré du psaume 96 Dominus regnavit : Le Seigneur est Roi, dont nous retrouverons le début à l’Alléluia. Il chante la souveraineté du seul vrai Dieu sur toute la création et sur toutes les divinités et idoles païennes. Comme dans la messe de dimanche dernier, ce sont toutes les créatures de la terre qui sont invitées L’adorer.

Adorate Deum omnes Angeli ejus : audivit et lætata est Sion : et exsultaverunt filiæ Judæ.
Adorez Dieu tous ses anges ; Sion a entendu et s’est réjouie et les filles de Judas ont exulté.

Sion, c’est-à-dire Jérusalem, les filles de Juda, c’est-à-dire toutes les cités d’Israël, c’est le peuple élu, et c’est comme toujours la figure de l’Église. Qu’a-t-elle donc entendu qui la mette ainsi dans la joie ? C’est la proclamation de cette souveraineté universelle de Dieu : ici, dans la liturgie du temps après l’Épiphanie, c’est la manifestation de la divinité et de la royauté du Messie que nous acclamons.

La mélodie commence par un grand élan d’adoration et monte dans les hauteurs pour invoquer les Anges. Puis elle s’apaise et exprime une joie contenue mais bien affirmée. Cet Introït est accompagné bien entendu du premier verset du psaume 96, celui que nous retrouverons dans l’Alléluia.

Dominus regnavit, exsultet terra : lætentur insulæ multæ.
Le Seigneur est Roi, la terre exulte, les îles innombrables se réjouissent.

Graduel : Timebunt gentes

Le chant du Graduel du troisième dimanche après l’Épiphanie est tiré du psaume 101, qui est, dans son ensemble, une grande supplication douloureuse du peuple d’Israël en butte aux persécutions des ses ennemis, emmené en captivité loin de la ville sainte de Jérusalem et du temple détruit ; mais il contient aussi une partie pleine d’espérance, prophétisant la victoire du Seigneur sur ses ennemis et la reconstruction du temple.

Timebunt gentes nomen tuum, Domine, et omnes reges terræ gloriam tuam. Quoniam ædificavit Dominus Sion, et videbitur in majestate sua.
Les nations craindront votre Nom, Seigneur, et tous les rois de la terre craindront votre gloire, car le Seigneur a rebâti Sion, et Il y paraîtra dans Sa majesté.

On retrouve ici Sion déjà mentionnée à l’Introït, la cité sainte de Jérusalem, une fois encore figure de l’Église dont Isaïe déjà, le jour de l’Épiphanie, avait annoncé le triomphe et la gloire quand tous les peuples et les rois de la terre, qu’ils le veuillent ou non, devront se soumettre au règne du Christ Roi. La mélodie reprend encore des formules connues que nous avons déjà entendues les deux précédents dimanches mais qui s’adaptent parfaitement bien au texte du jour dans une tonalité de joie très affirmée.

Alléluia : Dominus regnavit, exsultet

Nous retrouvons à l’Alléluia du troisième dimanche après l’Épiphanie le début du psaume 96 qui figurait déjà comme verset de l’Introït.

Dominus regnavit, exsultet terra : lætentur insulæ multæ.

Le Seigneur est Roi, la terre exulte, les îles innombrables se réjouissent.

C’est donc encore la divinité et la royauté de notre Seigneur qui provoquent la joie de tous les hommes, ceux qui habitent le continent et ceux qui habitent dans les îles, c’est à dire tout l’univers connu.

La mélodie légère, fluide, aux grandes vocalises, exprime à merveille cette joie. C’est encore, comme les deux derniers dimanches, une mélodie type que nous avons déjà entendue, notamment celle-ci à la messe de minuit de Noël.

Offertoire : Dextera Domini

L’Offertoire du troisième dimanche après l’Épiphanie est un magnifique chant d’action de grâce.

Dextera Domini fecit virtutem, dextera Domini exaltavit me : non moriar, sed vivam, et narrabo opera Domini.
La droite du Seigneur a exercé sa puissance, la droite du Seigneur m’a relevé, je ne mourrai pas, je vivrai et je raconterai les œuvres du Seigneur.

On retrouvera ce chant pendant la Semaine sainte où il sera placé alors dans la bouche du Christ. D’ailleurs le psaume 117 d’où il est tiré est par excellence un psaume pascal qui est largement utilisé dans la liturgie de Pâques. C’est un des grands psaumes qui commencent par : ” Louez le Seigneur car Il est bon, car sa miséricorde est éternelle “, comme celui que nous avons trouvé au Graduel de dimanche dernier. Et ici encore c’est l’œuvre de la Rédemption pour laquelle l’âme fidèle remercie et glorifie le Seigneur. Cette action de grâce se termine comme celle de l’Offertoire de dimanche dernier avec le même mot narrabo, je raconterai tout ce que le Seigneur a fait pour moi : mais la mélodie est très différente de celle de ce dernier qui était tout à fait exceptionnelle par son ampleur et son enthousiasme. Celle-ci est assez solennelle mais dans une ambiance contemplative. Elle exprime admirablement les sentiments du texte. Les mots dextera Domini, qui désignent la main droite du Seigneur symbole de sa puissance, reviennent deux fois, la première fois d’une façon très solennelle, la deuxième fois avec une insistance joyeuse et pleine d’assurance. L’affirmation non moriar : je ne mourrai pas, est lancée avec une inébranlable certitude, tandis que la finale narrabo opera Domini : je raconterai les œuvres du Seigneur, s’épanouit en un épanchement mystique et assez doux.

Communion : Mirabantur

Le texte de la Communion du troisième dimanche après l’Épiphanie est un passage de l’Évangile, mais il ne s’agit pas de l’Évangile du jour. Il est pris ici en saint Luc au chapitre IV.

Mirabantur omnes de his quæ procedebant de ore Dei.
Tous étaient stupéfaits des paroles qui sortaient de la bouche de Dieu.

Bien entendu saint Luc n’a pas écrit ” de la bouche de Dieu ” mais simplement ” de sa bouche “, celle du fils de Joseph qui venait de prendre la parole pour la première fois dans la synagogue de Nazareth, laissant entendre nettement, après avoir lu un passage d’Isaïe, que le Messie annoncé par le prophète c’était lui. On comprend la stupéfaction des auditeurs. La liturgie a modifié le texte pour affirmer, en ce temps après l’Épiphanie, que nous croyons à la divinité de Jésus. Nous qui savons qu’Il est Dieu, nos sentiments ne sont plus de stupéfaction comme ceux des habitants de Nazareth, mais d’admiration, d’adoration et de louange. C’est ce qu’exprime la mélodie ce cette petite antienne, qui bien que courte, est très ornée et chargée de neumes.

Un retour aux sources qui porte des fruits

Dans le numéro de cette semaine consacré à saint François de Sales, France Catholique a interrogé Mère Marie-Jean, supérieure des soeurs de la Visitation, communauté salésienne présente à Nantes depuis 400 ans, actuellement en plein renouveau. Extrait :

Neuvaine pour les séminaristes de Toulon (jour 8)

Très Sainte Vierge Marie, vous que nous osons appeler Notre-Dame de toutes grâces, nous vous confions très spécialement les séminaristes et diacres du diocèse de Fréjus-Toulon. En cette neuvaine de chapelets que nous récitons à leur intention, nous vous demandons de dénouer les nœuds qui empêchent leur chemin de croissance vers l’ordination sacerdotale. Nous voulons faire la volonté de Dieu et le cherchons de toute notre âme. Aidez-nous à grandir dans l’esprit de silence et de prière. Conduisez-nous sur le chemin de l’oraison quotidienne pour que nous sachions reconnaître le divin vouloir de Dieu.

O Mère de ceux qui peinent et pleurent, notre confiance est immense, intercédez pour ceux qui vous invoquent. Notre Dame de toutes grâces, priez pour nous.

Les belles figures de l’Histoire : saint François de Sales

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas :

Fils de saint Louis, montrez-nous le ciel !

Sermon de l’abbé Le Coq, FSSP, pour le 21 janvier 2023 :

« Le Roi est mort! »

Si certains se sentent comme obligés de faire du 14 juillet, anniversaire de la risible prise de la Bastille, une joyeuse fête nationale, avec feu d’artifice et cotillons, nous nous sentons, quant à nous, un devoir grave de commémorer plutôt le jour de la mort tragique du Roi Louis XVI, 21 janvier 1793.

Devoir impérieux, en effet, pour tous les français et pour tous les chrétiens de faire mémoire de ce qui s’est passé, en France, ce jour-là.

Ce jour-là un sang a coulé.

Ce n’était certes pas le premier sang à avoir été répandu sur la terre ancestrale. Mais le sang qui avait coulé jusque-là, dans l’Histoire, était celui que nos ancêtres avaient été prêts à sacrifier volontairement pour le bien de la Patrie.

Depuis toujours on savait « mourir pour la France » : on savait donner sa vie sur les champs de bataille au nom du Bien commun. Et la longue épopée de notre peuple le prouvait de générations en générations.

Quoi qu’il en soit, et quoi qu’il en coute, on sortait des tranchées, on montait à l’assaut, on mettait sa vie en péril pour faire barrage à l’ennemi et protéger ceux qui étaient à l’arrière. Protéger ceux qui ne pouvaient se battre : vieille tradition chevaleresque millénaire de «  défendre la veuve et l’orphelin », et de mettre sa vie au service d’une cause plus grande que soi.
Le sang versé était donc, depuis toujours, un lourd tribut accepté par nos pères, un prix consenti pour préserver notre pays : pour le garder libre à l’intérieur et grand à l’extérieur. La mort, pour les familles, était certes toujours un drame mais un drame honorable : une marque de courage et de force. C’était aussi le signe de la vitalité de notre race que de savoir défendre nos frontières et de mourir pour nos frères.

L’impôt du Sang était un prix très lourd mais un prix acceptable : car le Bien du Pays, sa liberté et son rayonnement valaient tous les efforts et tous les sacrifices.

Mais on parlait alors, bien-sur, du sacrifice de « SOI ». Car si on évoquait la nécessité « possible » de devoir parfois mourir pour sauver son prochain, on avait en même temps l’honnêteté (et l’élégance) d’être prêt à sacrifier SA propre vie et ne pas demander aux autres de le faire à notre place. On était prêt à donner SA vie non pas celle du voisin. Tel était le réflexe chrétien.

Le Sang avait donc, en France, toujours su être capable de couler pourvu que le motif fut à la hauteur. Et toujours, en conséquence, en France, à l’appel du Tocsin, des français avaient répondu présent pour sortir du rang et être volontaire pour partir et accomplir leur devoir…

Mais le sang qui coula le 21 janvier était bien différent.

Il était certes lui aussi un sang français ( et même le sang le plus français qui soit) mais ce ne fut pas ce jour-là un sang « donné »… ce fut un sang « volé ». Conséquence d’un crime, d’un meurtre, d’un outrage : le sang jeté par terre, ce jour-là, avait pour origine un sacrilège.

Celui dont le sang était ainsi profané et gâché était le Roi de France. Prince de tout un Pays et père de tout un peuple. Désigné « par la grâce de Dieu » pour gouverner « le plus beau des royaumes après celui du Ciel ».

Et c’était bien cela qui était recherché par l’exécution capitale qui eut lieu ce jour-là. Atteindre le principe et, s’il était possible : s’en prendre à Celui par qui le Roi tenait son pouvoir et sa couronne. En tuant le Roi ce jour-là on voulut tuer Dieu. Vieille tentation qu’on trouve déjà dans le Livre de la Genèse : l’homme se laissant détourner de l’Ordre créé pour aller contre tout ce qui lui avait été confié. Contre l’Ordre divin, le démon tenta les humains de se rebeller et de préférer le chaos. Et le malheur arriva. et le monde s’effondra.

Malheur ! Oui! Malheur qui se propagea.

Folie humaine que de renier l’Ordre, le Bien, le Vrai, le Beau pour préférer le désordre, le Mal, le Mensonge et la laideur…

« Liberté, que de crimes on commet en ton nom… »

En face de l’injustice qui était perpétrée non seulement ce jour-là (21 janvier- place de la Concorde-) mais aussi pendant toutes les funestes années de la république naissante (injustice qui atteignait en même temps le Roi et qui frappait aussi ses sujets restés fidèles) Louis-Auguste de France montra, en ses derniers moments de vie, l’exemple que le Christ avait appris à ceux qui ont la Foi et qui croient à la vie éternelle…

Au nom même de son sang qui allait être injustement piétiné par des poissardes et par ceux, avinés, qui portaient la carmagnole et qui venaient s’amuser de sa mort comme on va au spectacle : le Roi parla une dernière fois… et IL PARDONNA!… PLUS ENCORE : le Roi pria Dieu que ce sang ne retombe pas sur la France comme une cause de vengeance mais comme une source de Rédemption.

On voulu lui VOLER son sang? Il accepta de le DONNER. Mieux : il l’OFFRIT en sacrifice à Dieu pour le bien des français. Ce sang qu’on lui arrachait PAR HAINE, le ROI en fit un sang DONNÉ QUAND-MÊME. Un sang donné… PAR AMOUR. Et, en cela, il rejoignait l’épopée ancestrale de tous les autres sang versés du passé.

Louis XVI mourut en grand monarque et en vrai catholique (lui dont le titre était justement celui de « Roi très chrétien »: Il mourut pour ses frères.

En ce jour anniversaire nous voulons faire mémoire de l’héroïsme de tous ceux qui sont morts (et dont les cris d’épouvante de beaucoup s’entendirent jusqu’à notre église de Saint Clément puisqu’à Nantes on tua, on massacra et on noya tellement que les Nantais, dit-on, se plaignaient de ne plus pouvoir dormir à cause du hurlement des agonisants…).  Nous venons honorer tous ceux dont le sang fut injustement versé. Nous venons honorer le sang de tous ces Français dont nous sommes les descendants fiers et reconnaissants. Et  nous venons spécialement honorer le sang de Louis XVI qui les résume tous.

« Fils de Saint Louis, MONTEZ AU CIEL !» avait dit le confesseur du Roi au moment où le monarque montait les escaliers de l’échafaud en même temps qu’il gravissait les marches de l’autel de son sacrifice.

Aujourd’hui nous lui disons : « Fils de Saint Louis, MONTREZ-NOUS LE CIEL!» et obtenez-nous la force d’âme qu’il nous faudra, quelles que soient les circonstances futures, pour être toujours dignes de vous et de nos ancêtres : prêts à répondre présent pour sortir du rang et être volontaire pour partir et accomplir notre devoir.

AMEN

L’exemple de la royauté française peut servir de guide en ces temps d’épreuve.

À l’occasion de l’anniversaire de la mort de Louis XVI, le 21 janvier 1793, le Duc d’Anjou dresse dans Le Figaro un bilan de l’état de la France, et présente ses vœux pour l’année à venir :

Janvier, temps de vœux ! Et pour moi, chef de la Maison de Bourbon, successeur des rois de France, temps d’une réflexion sur le fait politique, réflexion toujours renouvelée en souvenir de la mort du roi Louis XVI il y a 230 ans, qui continue à donner lieu à de nombreuses cérémonies. Elles ne sont plus seulement expiatoires mais, ce premier procès politique incite à réfléchir à la finalité du pouvoir. Son lien avec la société qui, s’il est perdu, rompt le pacte de confiance entre le peuple et ses institutions et donc brise ce qui fait la raison même de l’État.

En 2022, la France a connu des situations que nous pensions ne plus jamais avoir à vivre, à l’époque contemporaine. Notre pays a été soumis à des pénuries dans des domaines aussi vitaux que certains produits alimentaires ou certains médicaments ; son horizon s’ouvre sur des perspectives de restrictions en matière d’énergie. À ces maux s’ajoutent l’insécurité grandissante et la hausse du coût de la vie. De tels fléaux ne fragilisent pas seulement les familles : ils révèlent la dissolution de notre souveraineté. Cet état de fait découle de décisions prises depuis des décennies, sans considération ni du bien public, ni du réel. Le mirage de la consommation effrénée reposant sur une mondialisation non maîtrisée, ajouté au relativisme et au reniement des valeurs les plus élémentaires, se révèle peu à peu au grand jour, dans sa triste réalité. Malgré les cris d’alarme autant que de détresse que l’autisme politique n’a pas voulu entendre, la situation d’un nombre croissant de nos concitoyens s’est détériorée.

Les pauvres sont encore plus pauvres et toujours plus nombreux, puisque la pauvreté touche désormais les anciennes classes intermédiaires et les retraités ; certaines provinces sont de véritables déserts sociaux, économiques, sanitaires, et bien sûr culturels. La crise s’est étendue et frappe toute la société matériellement et spirituellement. Déjà, nous voyons s’annoncer des lois inhumaines qui mettront en péril l’existence même des plus âgés et des malades. Alimentée par la démagogie ou le souci de plaire à quelques groupes de pression, une telle politique trahit sa mission la plus haute. Exactement le contraire de ce qu’avait voulu montrer par son sacrifice, le roi Louis XVI qui, dans son testament demande à Dieu de pardonner ses ennemis.

À bien des égards, notre société est à reconstruire. L’exemple de ce que fut la royauté française et ses réussites peut servir de guide à tous les Français de bonne volonté qui voudront s’atteler à cette tâche immense. L’histoire nous montre que ces sursauts sont possibles quand l’espérance en une destinée commune reprend le dessus. Ce fut le cas après la guerre de Cent Ans, ce le fut après les guerres de religion ; ce le fut lors de la Restauration, après les errements tragiques de la Révolution et de ses suites. Soucieux de son avenir voulu et non subi, le peuple de France a toujours su retrouver son énergie, son esprit d’initiative et sa volonté.

Or, au-delà du marasme et des crises, je constate que de nouvelles initiatives, courageuses et positives, font jour dans de nombreux domaines. De tels sursauts suffisent à nous redonner espoir. Il est de mon devoir de les soutenir et de les encourager, partout où cela est possible. Ce renouveau se manifeste en particulier dans le domaine de l’éducation, si gravement touché par des réformes absurdes inspirées d’idéologies destructrices. À l’heure actuelle, des écoles cherchent à retrouver le véritable sens des études, à transmettre les valeurs essentielles de la culture, si nécessaires à l’épanouissement des jeunes. Le mouvement, qui avait commencé par les petites classes, atteint désormais l’enseignement supérieur. Un mouvement similaire s’observe parmi ceux que l’on nomme les nouveaux agriculteurs. Ces hommes et ces femmes ont le courage de placer leur si belle mission – nourrir leurs concitoyens – avant les objectifs que la technocratie cherche à leur imposer.

Je tiens aussi tout particulièrement à souligner la contribution au bien commun des entreprises locales, qui luttent pour développer, partout en France, l’activité économique et l’emploi. C’est en général par leur souci d’authenticité, leur fidélité aux traditions des provinces où elles sont implantées que se distinguent ces entreprises plaçant l’éthique avant le seul profit financier. On ne saurait trop encourager les entrepreneurs qui acceptent les risques inhérents à une telle aventure. Leur énergie et leur enthousiasme contribuent à faire vivre notre pays. Il n’est pas moins réconfortant d’observer qu’en matière de santé, de nouveaux établissements – tant de soin que de recherche – accomplissent un travail admirable. Là encore, les initiatives personnelles et le dévouement viennent remédier à l’incurie des pouvoirs publics et assurent un service essentiel, y compris dans des zones souvent délaissées par l’État. L’extraordinaire abnégation des soignants, la haute idée qui les guide dans l’accomplissement de leur tâche, contribuent à rendre notre société plus humaine.

Les Français savent renouer avec les vertus de leur histoire pour eux-mêmes et le monde. La France ne doit pas seulement retrouver sa puissance ; elle doit, plus encore, retrouver son âme. En cela, elle se montrera fidèle au programme millénaire de la monarchie tout en étant un exemple pour les autres nations.

Chacun d’entre nous, quelle que soit la place que la providence lui a assignée, doit contribuer pour sa part à ce sursaut. Autant que possible, notre engagement pour le bien commun doit se manifester en toutes circonstances, dans nos vies professionnelles aussi bien que familiales. La société ne se réformera que si nous savons prendre nos responsabilités, ce qui signifie pour les Français être fidèles aux promesses de leur histoire. Tels sont les vœux que je forme pour la France à l’aube de cette année nouvelle.

Rosaire pour la vie à la Marche pour la vie

Communiqué de SOS Tout-Petits pour Marche pour la Vie dimanche 22 janvier 2023

Rendez-vous de SOS Tout-Petits à 14 h., à l’angle du boulevard de Vaugirard et du boulevard Pasteur, à l’arrière du cortège, c’est-à-dire au coin de la rue de l’Armorique, pour dire le Rosaire en réparation pour tous les avortements volontaires, et pour la protection de la Vie humaine.

Eloge d’Henri de La Rochejaquelein

Les éditions de Chiré viennent de rééditer l’Eloge d’Henri de La Rochejaquelein (tué le 28 janvier 1794), livret d’une trentaine de pages, prononcé par Mgr Anatole de Cabrières, évêque de Montpellier, le 26 septembre 1895 à Saint-Aubin-de-Baubigné, à l’occasion de l’inauguration de la statue érigée en l’honneur de « Monsieur Henri ». Mgr Anatole de Cabrières (1830-1921) sera créé cardinal par saint Pie X en 1911.

« Je n’ai sur les lèvres, à cette heure, que le mot de victoire. Henri de La Rochejaquelein, dont le grand souvenir nous rassemble, après un siècle écoulé depuis sa mort, n’est-il pas un victorieux, dont cette foule immense atteste le triomphe ? Et le soleil radieux, qui dore aujourd’hui et réchauffe sa tombe, n’est-il pas l’image sensible du rayonnement impérissable de sa gloire ? Tout chrétien, tout homme de cœur s’incline avec respect devant cette mémoire si pure, si vraiment héroïque, que les années n’ont pas seulement laissée survivre à tant de révolutions et de ruines, mais qu’elles ont fait monter vers un horizon de plus en plus serein et lumineux. »

Le comte de Chambord écrivait à Mgr de Cabrières, 31 mars 1880 :

« Les évêques ont fait la France d’accord avec ses rois légitimes ; c’est encore à eux qu’il appartient de la relever de ses abaissements et de préparer les voies à la monarchie chrétienne »

Big Pharma et ses influenceurs !

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ». Jean de la Fontaine. Extrait de la fable, « Les Animaux de la peste. 1678 ».

L’Ozempic est un antidiabétique. Son concepteur, le laboratoire Danois Novo Nordisk, aimerait bien le hisser en haut du podium des jeux du même nom ou presque. Sa substance active est la Sémaglutide. Des « influenceurs » dans les réseaux sociaux n’hésitent pas à vanter ses mérites pour la perte de poids.

En effet outre-atlantique, l’Ozempic est utilisé comme coupe-faim et conseillé comme tel. Sa communication virale – terme à la mode – finit par provoquer des tensions d’approvisionnement pour les patients diabétiques.

Le laboratoire Danois Novo Nordisk figure à la 6e place des entreprises pharmaceutiques dans le monde en termes de valeur marché. Il est spécialisé dans les traitements contre le diabète, mais aussi dans l’hémostase, l’hormone de croissance, les traitements hormonaux et l’obésité.

La Sémaglutide permet donc de soigner le Diabète de type 2. Jusque-là, tout va bien, mais elle permet aussi de maigrir, car elle coupe la faim. Elle permet donc de réduire la glycémie, le poids corporel et la masse grasse. Capricieuse molécule…

Comme trop souvent, dès que l’on creuse un peu, ça sent le gaz. Dans un article de « Trust my Science du 8 juin 2021 », ayant pour titre : « Un traitement contre le surpoids et l’obésité ultra-efficace approuvé par la FDA », le traitement miraculeux coûte une « blinde », -1300 $ par mois -, et les effets secondaires sont des nausées, des diarrhées et des douleurs abdominales.

Toujours dans le même article, il est écrit et je cite : « Novo Nordisk est aussi l’un des trois principaux fournisseurs mondiaux d’insuline, dont le prix a été multiplié par trois ces dix dernières années aux États-Unis, sans raison objective, passant de 230 dollars en 2010 à 730 dollars par mois aujourd’hui ! À tel point que des millions de diabétiques américains ne peuvent plus se soigner »

Toujours aussi sympathique les labos. Décidément, il n’y en pas un pour racheter l’autre.

Mais revenons aux influenceurs des Réseaux Sociaux. Le Quotidien du Pharmacien du 1er décembre 2022 consacre deux pages à ce sujet. Article de David Paitraud, ayant pour titre : Ozempic : le jeu dangereux des influenceurs.

Extraits : « Depuis plusieurs mois, les propriétés coupe-faim de l’antidiabétique Ozempic (Sémaglutide) font l’objet d’une communication virale, et son détournement à des fins amaigrissantes sauvagement promu sur les réseaux sociaux provoque des tensions d’approvisionnement délétères pour les patients diabétiques. Le phénomène n’épargne plus la France. »… « Lorsque le patient m’a présenté son ordonnance d’Ozempic, 1 mg, à la posologie d’une injection par semaine, plusieurs éléments m’ont interpellée », se souvient Morgane Le Du, pharmacienne à la pharmacie Lafayette Colombia de Rennes. Sur la prescription établie par un médecin généraliste spécialisé en nutrition, ce dernier avait pris le soin d’ajouter la mention « prescription d’Ozempic car intolérance à la metformine ». « Le patient n’avait pas d’ALD – affection longue durée – pour le diabète ; il m’a confirmé ne pas être diabétique et ne jamais avoir pris de metformine. En revanche, il prenait Ozempic depuis plusieurs mois, pour perdre du poids. »

Le pharmacien semble être devenu le garde-chiourme des ordonnances médicales. Sonnez buccins et trompettes, une de leur nouvelle mission est de faire obstacle à la fraude à l’assurance-maladie. Vu le trou vertigineux de cette dernière, -19,7 milliards en 2022 (1) -, c’est inefficace et totalement inutile.

Bien que Novo Nordisk se garde bien dans ses déclarations d’encourager les influenceurs, « – Quotidien du Pharmacien, même article sur l’Ozempic : Novo Nordisk n’encourage ni ne promeut l’utilisation de ses médicaments en dehors des indications pour lesquelles ils sont homologués » -, il n’en reste pas moins que les VRP de la Sémaglutide s’en donnent à cœur joie. Les qualificatifs employés sur Tik Tok ou Twitter vantant la perte de poids s’envolent :  » Fantastique, magique, miraculeux… »

L’univers de la communication et de la propagande est à géométrie variable. Tout est permis quand vous êtes du « bon côté ». Pas de censures, pas de risques d’exclusions des réseaux sociaux, pas de plaintes déposées par les labos, pas de mise en garde des GAFAM. Même la publicité pour « Copenhague Pride » est vantée dans la page Facebook de Novo Nordisk. Extrait :  » 20 août 2022 : plus de 500 collègues se joignent au défilé de Copenhague Pride pour célébrer la diversité, l’inclusion et l’amour. Tant de joie dans les rues. Souvenons-nous de cela tous les jours et transformez-le en action pour tous. » Récupération quand tu nous tiens !

Novo Nordisk condamne d’un côté et empoche de l’autre. Cynique business. En revanche, quand des lanceurs d’alertes et des médias libres et indépendants essayent de faire connaître leurs légitimes revendications, enquêtes et investigations précises sur les réseaux sociaux, curieusement les ennuis s’accumulent. Peu ou pas de visibilité, comptes supprimés, censures omniprésentes, etc. Dormez-bien braves gens, les censeurs veillent au grain.

Il y aurait à peu près 100 000 influenceurs en France. Mais qu’est-ce qu’un influenceur ? Ce terme désigne toute personne qui dispose d’une notoriété sur une thématique spécifique au travers du web et notamment dans les réseaux sociaux.

« Être du bon ou du mauvais côté ? » Éternelle question qui concerne le vaste sujet du bien et du mal. Le bien se définit dans la construction positive avec un minimum de destruction. Recette simple, explicite et vérifiable.

Donc, en laissant le champ libre ou presque à leurs influenceurs VRP, Novo Nordisk, comme d’autres laboratoires pharmaceutiques, peuvent mettre en danger la vie d’autrui, tout en empochant des bénéfices juteux. Comme trop souvent, le risque est minimisé et le dividende est roi.

Censures impitoyables d’un côté, tolérance de l’autre. L’impartialité et l’honnêteté semblent être deux concepts surannés.

Claude Janvier
Écrivain, essayiste. Co-auteur avec Jean-Loup Izambert du « Virus et le Président » et de « Covid-19. Le bilan en 40 questions ». IS Édition https://www.is-edition.com/

Notes :
1) https://www.lemonde.fr/politique/article/2022/07/12/en-2022-le-deficit-de-la-securite-sociale-pourrait-etre-revu-a-la-baisse_6134442_823448.html

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