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Entre ciel et terre

Le film ENTRE CIEL ET TERRE va être diffusé sur 3 séances uniques à l’occasion de la fête de la Toussaint dans 99 salles à compter de ce mercredi 2 novembre.

Or le 2 novembre, au lendemain de la Toussaint, nous fêtons les morts et, comme l’écrit Louis Daufresne dans La Sélection du Jour et intitulé « Et si nos morts avaient besoin de nous ? » :

« Le film, c’est incontestable, donne envie d’aller prier pour eux. »

Voilà donc une très belle manière de vivre la Toussaint cette année.

La liste des cinémas et des dates est à jour ici :

Je réserve ma séance pour ENTRE CIEL ET TERRE

Attention, le film ENTRE CIEL ET TERRE n’est pas destiné aux enfants ou aux personnes vulnérables. Le film a été classé « Tous publics avec avertissement » par la commission de classification du CNC : « Ce film (…) est susceptible de troubler la sensibilité des plus vulnérables »

Voici la bande-annonce :

Synopsis :Que se passe-t-il lorsque l’on quitte ce monde ? Depuis la nuit des temps, les hommes se demandent ce qui les attend après la mort. Et bien que nul n’ait réussi à percer ce secret, quelques personnes à travers les âges semblent en avoir découvert davantage – comme Sainte Faustine Kowalska, Saint Padre Pio ou encore Stanislas Papczyński. Inspiré de témoignages de différents mystiques ainsi que d’analyses de théologiens et d’éminents scientifiques, Entre Ciel et Terre apporte un éclairage inédit sur ce qui s’avère être l’un des plus grands mystères de la foi : la vie après la mort.

Le Brésil repris de justesse par un repris de justice

Le marxiste Luiz Inacio Lula da Silva a été élu dimanche pour un troisième mandat à la tête du Brésil, distançant d’une très courte tête le président sortant Jair Bolsonaro.

Le président élu a obtenu 50,90% voix contre 49,10% pour Bolsonaro, soit un peu plus de deux millions de voix d’avance sur 156 millions d’électeurs. Il s’agit de l’élection la plus serrée de l’histoire du Brésil.

Qui imaginait que, condamné pour corruption, il reviendrait trois ans plus tard à la présidence ?

Les électeurs étaient aussi appelés à renouveler la chambre des députés, une partie du Sénat, ainsi que les gouverneurs de chacun des 27 États qui composent le Brésil.

Cette élection des gouverneurs, au Brésil, est presque aussi importante que celle du président. Un gouverneur a bien plus de pouvoir qu’un président de Conseil régional chez nous. Le Brésil est un pays fédéral, comme les États-Unis. Autrement dit, fortement décentralisé. Les gouverneurs ont des pouvoirs assez étendus : ils ont leur mot à dire en matière d’Éducation, de Justice, de lutte contre la pauvreté, en matière de santé.

Des proches de Jaïr Bolsonaro ont été désignés à la tête de plusieurs États clés. Notamment l’État le plus riche du Brésil : celui de Sao Paulo, qui représente à lui seul un tiers de la richesse produite chaque année dans tout le pays, avec un produit intérieur brut plus élevé que celui de l’Argentine ou de la Belgique.

Après le vote d’hier, les Bolsonaristes seront même majoritaires parmi les gouverneurs : 14 États sur 27. Autant de possibilité de jouer l’obstruction face au nouveau pouvoir.

Drame de Séoul: la vraie raison c’est la fête satanique d’halloween.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Hier soir à l’occasion de la fête d’halloween un mouvement de foule a fait plus de 150 victimes dans la ville de Séoul en Corée du Sud. Cela n’a rien d’étonnant. C’est qu’à force de faire des appels d’air à l’endroit des forces des ténèbres, on finit par les libérer. Action réaction. Bien compris, le drame de Séoul (prions bien sûr pour les nombreux disparus), est un condensé (ou un résumé) de notre écrasement actuel. Essayons d’en comprendre les vraies causes sous-jacentes qui, en réalité, sont d’ordres surnaturelles.

En effet, si ces deux dernières années nous avons été écrasés et déshumanisés sous le prétexte d’une grippe ou si aujourd’hui nous sommes au bord d’une guerre nucléaire dont la (fausse) cause serait de savoir à qui appartient un bout de terrain en Ukraine (ce qui en réalité est le dernier de nos soucis car si nous étions épris de justice, nous aurions commencé par dénoncer prioritairement la guerre d’agression de l’Azerbaïdjan contre l’Arménie martyre et chrétienne ou bien le génocide des chrétiens du Soudan du Sud…), c’est parce que nous n’avons cessés ces dernières décennies d’ouvrir les portes aux démons en acceptant notamment, sans vraiment combattre, les lois d’infamie du politiquement correct (la légalisation du meurtre de l’innocent absolu qui est l’enfant-à-naître, etc…).

Dans cet esprit il important de comprendre que les manifestations culturelles de plus en plus sataniques dont Halloween est loin d’être le seul exemple (pensons entre autres au «show» diabolique lors de l’ouverture des jeux du Commonwealth à Birmingham https://www.youtube.com/watch?v=JZRX4-h8c3Y ou bien tout simplement à tous ces gens qui se baladent habillés de tee shirts représentant des démons) ne font que s’inscrire dans cette tendance, elles ne font que renforcer ces «clins d’œil» au diable, chose qui à terme lui permet de se manifester avec de plus en plus de force dans l’évènementiel humain.

« Nul ne peut avoir deux maîtres » disait le Fils de Dieu et seul sauveur universel, Jésus-Christ (Matthieu 6 :24). Si nous rejetons Dieu, nous aurons Satan et son cortège de souffrance et d’abomination.

Au-delà des explications géopolitiques des uns et des autres, c’est le rejet de la Sainte Église Catholique qui est la vraie cause de nos malheurs.
« Convertissez-vous ou vous périrez tous » (Luc 13 :1-9)
Jean-Pierre Aussant

Une année sabbatique riche en évènements

Dans L’Année sabbatique, Michael D. O’Brien, auteur de Père Elijah, une histoire de l’apocalypse, nous entraîne dans un roman aux accents métaphysiques, entre le mystère du mal, l’action de la Providence et le déterminisme.

Owen Whitfield, le vieux professeur de l’université d’Oxford apparu pour la première fois dans L’odyssée du père, catholique profondément uni à son épouse Monica, amoureux de son travail d’universitaire, attend avec impatience une année sabbatique, qu’il espère pleine de silence et de paix, et qu’il destine à jardiner, bricoler et achever son dernier livre qu’il qualifie lui-même d’« impubliable ». Alors que son année vient à peine de commencer, une série de troublantes coïncidences l’amène à voyager en Europe et à se lier avec une famille victime de tentatives d’assassinat par des puissances inconnues. Durant son séjour en Roumanie, il s’attache à cette famille en sursis, menacée par des puissances inconnues, et engage des conversations profondes avec le jeune fils de 14 ans.

Etatisme : l’Etat fait main basse sur 90 milliards d’euros

Une dizaine de députés et sénateurs, dont les LR Bruno Retailleau et Philippe Juvin, la centriste Valérie Letard et le socialiste Jérôme Guedj, dénoncent dans le JDD la décision du gouvernement de confier aux Urssaf le recouvrement des cotisations de l’Agirc-Arrco, une caisse de retraite complémentaire du secteur privé :

[…] au-delà de son opacité technique, le transfert voulu par le Gouvernement du recouvrement des cotisations Agirc-Arrco aux Urssaf – soit celles des retraites complémentaires de tous les salariés du privé – est un nouveau pas vers l’étatisation de la protection sociale. 

En prenant la main sur 90 milliards d’euros de cotisations de l’Agirc-Arrco, l’Etat se donne les moyens de s’accaparer le patrimoine de plus de 50 millions de Français et 2 millions d’entreprises. Il fait ainsi le choix de la facilité face au déficit persistant des comptes sociaux, en démantelant et en se servant de fait dans les caisses d’un régime pourtant bien géré.

Depuis 75 ans, les représentants des entreprises et des salariés gèrent, dans le cadre d’un dialogue social constant et efficace, l’Agirc-Arrco qui est un élément majeur du pacte social.

Depuis 75 ans, l’Agirc-Arrco a toujours été à l’équilibre, sans un euro de dette et dispose de plus de 60 milliards de réserves qui contribuent en outre à la souveraineté économique de notre pays. Ce régime assure à 13 millions de retraités l’équivalent de 30 et 60% de leur pension.

Depuis 75 ans, l’Agirc-Arrco tient la promesse de la retraite par répartition : garantir le paiement des pensions à chaque génération sans peser sur les générations futures. Régime contributif, il construit un lien direct entre les cotisations payées et les retraites versées. Il participe ainsi au consentement à la contribution de chacun au bien commun, principe démocratique fondateur de notre République.

Mercredi prochain 2 novembre, plus de 13 millions de retraités verront leur retraite complémentaire augmenter de 5,12%. Une décision bienvenue qui a été prise grâce à la robustesse financière de l’Agirc-Arrco et au pilotage durable des partenaires sociaux. Expression de notre démocratie sociale, ce sont les représentants des salariés et des entreprises qui gèrent leur régime de retraite complémentaire, grâce à la maîtrise de leurs ressources.

À contre-courant, le Gouvernement a soutenu, dans le débat écourté du PLFSS à l’Assemblée, qu’il fallait absolument confier aux URSSAF le recouvrement des cotisations de l’Agirc-Arrco. Les Partenaires sociaux – du Medef à la CGT – se sont pourtant opposés unanimement à cette mesure. Une large majorité de parlementaires, de tous les groupes politiques, ont tenté en vain de voter l’abrogation de cette disposition, mais le 49.3 a coupé court.

Supposé « simplifier la vie des entreprises et réaliser des économies », ce chantier est tout au contraire une source de complexité et d’augmentation des coûts : ajouter un intermédiaire, c’est créer le risque d’erreurs irréversibles dans le calcul des droits à retraite de chacun de nos concitoyens. […]

Voici ce qu’en disait Le Canard :

La Révolution mange ses enfants

Yannick Jadot en a fait les frais lors de la manifestation au bassin de rétention d’eau de Sainte-Soline, qui a fait plusieurs dizaines de blessés parmi les gendarmes, l’eurodéputé EELV a été critiqué par des militants. La voiture (un écolo en voiture !) avec laquelle il s’est rendu sur les lieux a également été taguée.

Il a tenté de prononcer un discours sous les sifflets des manifestants, puis le parlementaire a été vivement critiqué par des militantes écologistes vêtues de noir et masquées, alors qu’il donnait un entretien au micro de BFM TV.

« On ne lutte pas contre les mêmes projets ! », ont lancé à Yannick Jadot les militants se présentant comme « membres de l’ultra-gauche »

« Vous étiez là il y a cinq ans, mademoiselle ? »

« Tu vas pas commencer à m’appeler mademoiselle, je ne suis pas une mademoiselle ! »

Sa voiture a été vandalisée, l’inscription « crevure » ayant été peinte en blanc de part et d’autre du véhicule. 

Simone, le voyage du siècle : un film de propagande

Critique par Guilhem de Tarlé du film biographique sur Simone VeilSimone, le voyage du siècle, un film français d’Olivier Dahan, avec Rebecca Marder et Elsa Zylberstein (Simone Jacob, épouse Veil, de 1941-1962 et de 1968 à 2006), Olivier Gourmet (son mari, Antoine Veil), Judith Chemla (sa sœur, Milou), Élodie Bouchez (sa mère, Yvonne Steinmetz, épouse Jacob) :

Dans son livre, Une vie, daté de 2007, Simone Veil mentionne la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, dont elle a été la première présidente de 2001 à 2007, et cite 5 films que cette fondation ne pouvait pas financer (La vie est belle, La liste de Schindler, Lacombe Lucien, Portier de nuit et Le Choix de Sophie), dont elle dit que l’un « caricature la réalité historique » ou encore qu’ils donnent à voir des « images inexactes, invraisemblables ou dérangeantes » !  Je ne sais pas ce qu’elle aurait dit de ce biopic qui lui est consacré dont, au moins la moitié porte précisément sur la Shoah, et dont je n’ai pas lu qu’il était financé ni soutenu par ladite FMS.

Nous sommes en tout cas très certainement en présence d’un film de propagande européiste affirmant l’utopie selon laquelle  l’Europe (terme mensonger qui désigne l’Union européenne) serait un rempart contre la guerre et les camps de concentration.

Propagande aussi quand le film accuse l’armée française de torture et des conditions indignes de détention des prisonniers du FLN durant la guerre d’Algérie, sans même évoquer les atrocités commises par ces terroristes.

Propagande enfin que cette hagiographie de celle qui a « porté » -comme on dit – et accouché la loi sur l’IVG. Olivier Dahan s’est complu dans les gros plans sur les visages des députés opposés à la loi,  afin de bien nous convaincre qu’ils étaient uniquement des personnages haineux et misogynes.

Ce n’est sans doute malheureusement pas ici le lieu de discuter de l’avortement (quoique ?) mais il  nous faut néanmoins juger l’arbre à ses fruits… Simone Veil affirmait que l’avortement était  un « échec » et un « drame » et qu’il s’agissait seulement de lutter contre l’avortement clandestin…  J’invite chacun à lire ou relire son discours du 26 novembre 1974 à l’Assemblée nationale, en annexe de son livre Une vie : Que sont devenues « l’exception » qu’elle évoquait, les restrictions et les conditions qu’elle formulait pour une loi qui devait être « dissuasive », alors qu’aujourd’hui Mme Borne appuie une proposition de loi visant à inscrire le « droit à l’avortement » dans la constitution, tandis qu’Emmanuel Macron veut qu’il figure dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.

Rien dans le film n’évoque la position des autorités religieuses dont elle écrit que, lors de son entretien

« avec le prélat en charge de ces problèmes au sein de la hiérarchie catholique, il n’a pas tenté de (la) dissuader (…) à cette époque, l’Église de France était très ouverte (…) J’en ai tiré le sentiment que les communautés religieuse étaient plus concernées par leur régime de Sécurité sociale que par l’IVG ».

Simone Veil est décédée en 2017. Son athéisme, qu’elle affichait, ne m’empêche pas de formuler le Requiescat in pace de rigueur, tout en affirmant mon opposition sans concession à la femme politique qu’elle fut. Le long métrage (2h40) de propagande hagiographique n’en est pas moins un très bon film qui ne peut, en outre, que flatter la ville de La Ciotat où ses parents avaient construit leur « maison de vacances ». Le réalisateur, ciotaden comme nous, a su nous enchanter de jolies photos, avec un plongeon final dans  la très belle calanque de Figuerolles.

“Aujourd’hui nous sommes devant une offensive de l’islamisme qui est visible partout”

François-Xavier Bellamy était invité sur Europe 1 / CNews / Les Echos :

Spiritisme : peut-on parler aux morts ?

Dans son émission En quête d’esprit Aymeric Pourbaix reçoit :

  • le Père Jean-Christophe THIBAUT, prêtre du Diocese de Metz
  • Soeur Cécile, religieuse à Montligeon
  • Olivier JOLY, ancien medium converti au christianisme

Terres de mission : Situation de la messe traditionnelle à Grenoble

Eglise universelle : Le Saint Suaire de Turin – L’enquête définitive

L’histoire moderne du Saint Suaire commence dans la nuit du 28 mai 1898 par une photographie qui fait apparaître une image saisissante du crucifié. Depuis cette date, de multiples études scientifiques, dans de nombreux domaines, ont cherché à percer le mystère du linceul de Turin. Jean-Christian Petitfils montre de façon claire et convaincante dans son livre “Le Saint Suaire de Turin – Témoin de la Passion de Jésus-Christ” que ce linceul est bien authentique.

Eglise en France : Situation de la messe traditionnelle à Grenoble

Ayant découvert la messe romaine traditionnelle à l’occasion des mesures de restriction de culte et d’interdiction de communier dans la main lors de la crise du Covid-19, Aldona Tresseras témoigne de sa foi et de ce que lui apporte, désormais, la liturgie traditionnelle. Elle fait le point sur la situation de la messe traditionnelle dans le diocèse de Grenoble, où a été appliqué de manière particulièrement brutale le Motu proprio Traditionis custodes.

Eglise en Marche : Mission salésienne à Saint Dominique du Pecq

Du 3 au 5 octobre a eu lieu une mission salésienne à l’école Saint Dominique du Pecq (78). Monsieur le chanoine Jean Despaigne présente ce qu’est une mission, en général, et une mission salésienne en particulier. Il présente les fruits de cette mission et également les activités de l’Oeuvre salésienne dont il est le référent.

Fête de Notre-Seigneur Jésus-Christ Roi

La fête du Christ-Roi a été instituée par le Pape Pie XI, le 11 décembre 1925, à l’occasion de la clôture de l’année jubilaire.

Il faut bien dire que le laïcisme contre lequel s’élevait le pape à l’époque est désormais devenu plus arrogant que jamais. La religion serait une affaire strictement individuelle. La société pourrait donc se passer de Dieu. On constate que ce n’est nullement le cas et que ces conquêtes laïques ont entraîné défaites morales, décadence des mœurs.

Dans le nouvel Ordo, cette fête a été renvoyée à la fin de novembre, au dernier dimanche de l’année liturgique, après celui où on lit l’Évangile de la fin du monde. M. Gire, ancien Secrétaire général d’Una Voce et fin grégorianiste, contestait à juste titre ce déplacement qui semble reporter ce règne après le jugement dernier et dénature ainsi le sens de la fête. Le nouvel Ordo Missae assume cet esprit qui se veut plus eschatologique. Il suffit de lire les changements que les réformateurs ont effectués dans les oraisons (Collecte, Super Oblata ou postcommunion) pour s’en convaincre. Ou de constater que deux strophes de la splendide hymne Te saeculorum des vêpres de la fête ont été purement supprimées dans le Liturgia Horarum de 2002. Voici ces deux strophes :

Te nationum Præsides
Honore tollant publico,
Colant magistri, judices,
Leges et artes exprimant.

Que les chefs des nations
Vous glorifient par des honneurs publics;
Que les maîtres et les juges vous confessent,
Que les lois et les arts portent votre marque.

Submissa regum fulgeant
Tibi dicata insignia:
Mitique sceptro patriam
Domosque subde civium.

Que les étendards des rois vous soient consacrés
Et resplendissent de vous être soumis,
Que votre douce autorité
Régente la patrie et les foyers.

Commentaires supplémentaires superflus !

Introït : Dignus est Agnus

Le texte de l’introït est tiré de l’Apocalypse de saint Jean au chapitre V. C’est la grande vision de l’Agneau immolé qui est seul digne d’ouvrir le livre aux sept sceaux, ayant mérité la royauté universelle par son sacrifice. Il reçoit les louanges et les acclamations de multitudes d’anges auxquels s’unit toute la création.

Dignus est Agnus, qui occísus est, accípere virtútem, et divinitátem et sapiéntiam, et fortitúdinem, et honórem, Ipsi glória et impérium in sǽcula sæculórum.

Il est digne l’Agneau qui a été immolé, de recevoir la puissance, la divinité, la sagesse, la force et l’honneur. À lui la gloire et l’empire pour les siècles des siècles.

Cette dernière phrase est prise dans un autre passage de l’Apocalypse, au début du livre. La mélodie de cet introït est originale, mais on y retrouve des formules habituelles à bon nombre d’autres pièces. Elle est très noble et solennelle.

Cet introït est accompagné du 1er verset du psaume 71, grand psaume messianique que nous allons retrouver au graduel.

Deus judícium tuum Regi da : et justítiam tuam Fílio Regis.

Ô Dieu, donnez au Roi votre jugement et au Fils du Roi votre justice.

Les cinq chants du propre de cette messe sont modernes puisqu’ils furent composés à l’occasion de l’institution de la fête en 1925. Ils n’en demeurent pas moins de l’authentique grégorien. Il est vrai qu’ils sont des adaptations de types anciens. Cet introït est par exemple calqué sur l’introït Dum Sanctificátus du samedi de la Vigile de la Pentecôte.

Graduel : Dominábitur

Le texte est issu du psaume 71, un des grands psaumes messianiques.

Dominábitur a mari usque ad mare, et a flúmine usque ad términos orbis terrárum.

Son pouvoir s’étendra d’une mer à l’autre et depuis le fleuve jusqu’aux extrémités de la terre.

Et adorábunt eum omnes reges terræ : omnes gentes sérvient ei.

Tous les rois de la terre l’adoreront, toutes les nations le serviront.

C’est bien le Christ-roi, dont l’empire s’étend d’une mer à l’autre et à partir du fleuve, peut-être l’Euphrate, ou le Jourdain, jusqu’aux extrémités de la terre. C’est lui que tous les puissants de la terre doivent adorer et servir en se soumettant à sa loi. Ce texte nous rappelle évidemment la fête de l’Épiphanie où l’on retrouve à plusieurs reprises le psaume 71, et l’on ne s’étonnera donc pas que l’on ait repris pour ce graduel la mélodie de celui de l’Épiphanie qui s’adapte très bien au texte de ce jour.

Dom Gajard commente ainsi la mélodie sur la pochette d’un ancien disque 33T non réédité :

« Elle vaut surtout par sa beauté propre, sa ligne, d’abord ample, puissante puis, dans les enthousiastes envolées du verset, extraordinairement souple et balancée parcourant par 2 fois toute l’étendue de la gamme modale pour aussitôt s’apaiser et se reposer dans un grand regard de complaisance ».

Alléluia : Potéstas ejus

Le texte provient du prophète Daniel qui eut, la 1re année du règne de Balthazar, roi de Babylone, une vision qui ressemble à celle que rapporte saint Jean au chapitre XIII et XIV de l’Apocalypse.

C’est la proclamation de la royauté éternelle du Fils de l’homme.

Potéstas ejus, potéstas ætérna, quæ non auferétur : et regnum ejus, quod non corrumpétur.

Sa puissance est une puissance éternelle qui ne sera pas emportée, et son règne est un règne qui ne sera point bouleversé.

Le Fils de l’homme, bien entendu, c’est le Christ ; il s’est lui-même à de nombreuses reprises attribué ce titre, notamment devant Caïphe. La mélodie est celle de l’alléluia du IVe dimanche après Pâques, Christus resúrgens : le Christ ressuscité ne meurt plus, la mort ne l’emportera plus sur lui. Le rapprochement entre les deux textes est évident. Cette mélodie est une magnifique acclamation ample et solennelle au Christ victorieux de la mort et de ses ennemis.

Offertoire : Póstula a me

Nous retrouvons un psaume messianique, le psaume 2.

Póstula a me, et dabo tibi gentes hereditátem tuam, et possessiónem tuam, términos terræ.

Demande-moi et je te donnerai les nations en héritage, et pour domaine les extrémités de la terre.

Dans le psaume, il s’agit du roi d’Israël, dont par l’onction sacrée Dieu a fait son fils, c’est-à-dire son représentant sur terre pour gouverner les nations en son nom, mais il est là aussi la figure du Messie, véritable fils de Dieu à qui toutes les nations doivent être soumises. La mélodie de cet offertoire emprunte ses formules à celles des offertoires de la messe de minuit et de la messe du jour.

Communion : Sedébit Dóminus

Nous terminons les chants du propre de la messe du Christ-roi avec l’antienne de communion Sedébit dont le texte est extrait du psaume 28, un chant de louange à Dieu pour sa majesté et sa toute puissance. Ce verset a été choisi à cause du mot Roi qui y figure et qui s’applique aujourd’hui au Christ. En outre, il évoque la paix qui est un des bienfaits de la royauté de Notre Seigneur.

Sedébit Dóminus Rex in ætérnum.

Le Seigneur siège sur son trône, Roi pour l’éternité.

Dóminus benedícet pópulo suo in pace.

Le Seigneur bénira son peuple dans la paix.

La mélodie est pleine de simplicité, et de cette paix dont parle le texte.

Ecologie intégrale : la priorité du sociétal sur le social

Denis Sureau analyse la fin de parution de la revue Limite. Cette dernière cherchait d’abord à convertir les cathos conservateurs à l’écologie (et leur faire dé-prioriser le sociétal) et pas tellement à christianiser l’écologie :

Née la même année que l’encyclique du pape François, Limite était un peu la revue de la « génération Laudato Si’ » mais aussi, sous un autre angle, de la « génération Manif pour tous ». Son ambition était de promouvoir l’écologie, mais une écologie intégrale, c’est-à-dire intégrant toutes les dimensions de la vie humaine, impliquant des combats sociaux (pour la justice sociale) et « sociétaux » (autour des questions de bioéthique). Ces différents aspects ne sont pas en soi incompatibles, l’individualisme libéral étant à la racine tant du « techno-capitalisme » que des « avancées progressistes » (PMA, GPA, etc.).

Mais la priorité donnée à l’une ou l’autre de ces dimensions peut être source de tensions, et celles-ci n’ont pas manqué de surgir. Les premiers engagements de ses jeunes initiateurs s’étaient principalement déployés dans le cadre de la Manif pour tous et des Veilleurs, ce qui avait conduit la presse de gauche à leur coller une étiquette de « droite » qui semblait inadéquate à ceux qui se déclaraient inspirés  d’intellectuels tels que Jacques Ellul, George Orwell ou Ivan Illich. En cherchant à ne pas se montrer « conservateurs » au point d’être de plus en plus perçus comme une revue de « jeunes chrétiens de gauche », ils ont perdu des collaborateurs que cette appellation ne rebutait pas (Eugénie Bastié, du Figaro, Jacques de Guillebon, de L’Incorrect, mensuel proche d’Eric Zemmour) et étaient davantage préoccupés par les ravages du wokisme et de l’idéologie du genre que par la promotion de la permaculture ou des ZAD. Il manquait peut-être à Limite une vision spirituelle et théologique suffisamment forte pour harmoniser des sensibilités et des tempéraments intellectuels différents.

Une partie des abonnés a fini par ne plus se reconnaître dans une publication dont le filon écolo-catho commençait à s’épuiser. Après avoir compté deux mille abonnés pendant plusieurs années – chiffre plus qu’honorable pour une publication aussi consistante – et des ventes en librairie conséquentes, Limite a connu le sort d’autres revues indépendantes qui ne disposent ni de ressources publicitaires, ni de riches mécènes. Dommage.

Article excentrique du Figaro

Dans Le Figaro, Armelle Vincent publie un article à charge contre Kari Lake, candidate républicaine au poste de gouverneur de l’Arizona, soutenue par Donald Trump. Elle serait “conspirationniste” et “adepte de la désinformation”. La journaliste devrait se regarder dans un miroir… Elle ne parle pas de sa rivale démocrate, Katie Hobbs, idéologue du gender, qui croit qu’il y a 47 genres différents ! Ce qui lui attire cette moquerie de Kari Lake :

« Katie Hobbs pense qu’il y a 47 genres différents. Puisque nous sommes ici dans un rodéo, j’ai un défi pour toi. Katie, vas-y et essaie de traire un taureau, et dis-moi comment ça se passe. »

Kari Lake a déclaré en 2022 qu’elle considérait l’avortement comme “le péché ultime” et a salué la décision de la Cour suprême qui a conclu qu’il n’y avait pas de droit fédéral à l’avortement en vertu de la Constitution américaine. Elle a exprimé son soutien à l’interdiction des avortements chirurgicaux et des avortements médicamenteux en Arizona. Elle a promis qu’en tant que gouverneure, elle expulserait les immigrants illégaux qui entrent en Arizona sans demander l’approbation fédérale et complèteraient les parties inachevées du mur frontalier de Trump. Elle s’est opposée à la législation LGBT et s’oppose à la création de toilettes spécifiques aux transgenres.

Elon Musk, Twitter et le transhumanisme

Suite au rachat de Twitter par Elon Musk, un lecteur nous propose cette tribune :

Cela fait 7 mois qu’Elon Musk fait tous les coups d’éclat possibles sur le rachat de Twitter.

Dans le débat public : deux sons de cloches par rapport à ce rachat, personne n’apporte d’argument constructif pour savoir si c’est une bonne chose ou non. Des personnes souvent à gauche qui crient au scandale, et d’autres souvent à droite qui scandent “l’oiseau est libéré” après des années de censure et de bannissement.

Mais en réalité, est-il raisonnable de penser qu’Elon Musk n’a fait ça que pour le plaisir de la liberté ?

Il n’a échappé à personne qu’Elon Musk est fondateur ou propriétaire des entreprises suivantes : SpaceX, Tesla, Paypal, OpenAI, Neuralink… Ainsi, le milliardaire détient l’espace, les déplacements, la gestion de monnaie, mais aussi les meilleures intelligences artificielles au monde, et les plus grandes avancées en matière de technologie transhumaniste.

Est-il donc toujours raisonnable de penser qu’Elon Musk a racheté Twitter dans le seul but de “libérer l’oiseau” ?

Chez nous, catholiques, la grande majorité ont crié victoire. Mais le problème est toujours le même : nous nous obstinons, sans comprendre les enjeux éthiques, à rester sur les mêmes plateformes numériques (Youtube, Facebook, Twitter) plutôt que de chercher une solution à long terme qui respecte l’être humain. Nous avons eu de nombreuses occasions d’aller vers ces plateformes, mais nous qui avons choisi de ne pas le faire, par simplicité, par manque de volonté.

Nous avons donc cherché à rester sur Twitter, et aujourd’hui nous crions victoire, alors que nous oublions le principal : Elon Musk est l’un des plus grands transhumaniste de cette Terre. “La mort de la mort, l’augmentation des capacités humaines, la création de la vie en éprouvette et l’utérus artificiel, la fabrication d’IA et la colonisation du cosmos sont les objectifs de ce mouvement qui promeut l’homme 2.0”.

Ses projets sont d’envoyer en masse coloniser Mars avec SpaceX, de modifier l’homme pour créer des cyborgs grâce aux technologies développer par Neuralink d’ici cinq ans !

Que manquait-il à Musk ? Twitter ! C’est le contrôle de ce que voient les gens, les interactions entre les utilisateurs, le libertarisme absolu (chacun est ce qu’il veut devenir).

Nous savons déjà que le projet d’Elon Musk avec Twitter est de créer une “application universelle”. C’est à dire, une application qui répond à tout et qui nous assiste dans tout. Finalement, c’est à la hauteur de tous les projets qu’il a eus jusqu’ici : cette application sera la grande porte d’entrée du transhumanisme dans notre quotidien.

Cessons donc de crier à la liberté ! Car nous n’avons pas la même définition de liberté. Sachons tirer humblement la leçon, et cherchons à comprendre les technologies que nous utilisons pour en avoir un usage qui respecte la dignité de l’homme !

« Le rachat de Twitter par Elon Musk est une victoire des transhumanistes.

Twitter + neuralink + NFT + Metaverse  + OpenAI

C’EST UNE BOMBE TRANSHUMANISTE »

Docteur Laurent Alexandre

Saint Bruno, le grand silence

Aymeric Pourbaix reçoit le père Jean-François Thomas pour évoquer le fondateur des Chartreux dans l’émission de CNews Les plus belles figures de l’Histoire.

Monseigneur Alain Guellec nommé évêque de Montauban

Il était jusqu’ici évêque auxiliaire de Montpellier.

BraveVA

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Le père Danziec est l’auteur de ce montage amusant :

Grand remplacement en Ile-de-France : les immigrés représentent 22 % de la population active

Le chiffre vient de la très complotiste Insee, dans une analyse du 27 octobre, révélant qu’il y a 1,25 million de travailleurs immigrés en Ile de France, soit 22 % de la population active. 38 % d’entre eux ont la nationalité française.

À titre de comparaison, la proportion d’immigrés au sein de la population active en Normandie, en Bretagne ou dans les Pays de la Loire atteint à peine 4 %.

Un peu plus de la moitié de ces immigrés sont nés en Afrique, et 27 % sont nés au Maghreb (Algérie, Maroc et Tunisie).

Le scandale Santier bouscule l’Eglise de France

Mgr Michel Santier a été sanctionné pour des abus spirituels commis à des fins sexuelles sur deux majeurs il y a 30 ans dans la Manche. Évêque de Luçon puis de Créteil de 2001 à 2021, Mgr Santier a commis ces abus dans le cadre d’une confession, ajoutant aux abus un sacrilège. Ce n’est qu’en 2019 que ces faits ont été révélés. Mgr Laurent Le Boulc’h a demandé à Mgr Santier de mener désormais « une vie de retrait et de prières » pour y assurer « un ministère restreint ». Mais le diocèse de Coutances était informé depuis plus d’un an. L’affaire a été révélée par Famille chrétienne.

Mgr Dominique Blanchet, actuel évêque de Créteil, a également réagi par un communiqué où il indique aussi que Mgr Santier se mettra davantage en retrait. Certes. Mais lui-même avait invité, en toute connaissance de cause, Mgr Santier à concélébrer la messe chrismale début 2022.

Et l’affaire ne s’arrête pas là car Mgr Dominique Lebrun a annoncé que d’autres victimes se sont fait connaître. Le diocèse de Luçon, où Mgr Santier avait exercé, a lancé à son tour un appel à témoins.

Mgr Santier a fondé, lorsqu’il était prêtre, en 1977, la communauté Réjouis Toi, installée dans le Carmel de Coutances, au nord du centre-ville, et qui comptait en 2015 près de 360 laïcs et une quinzaine de prêtres. Un prêtre de cette communauté a été condamné deux fois pour des faits de mœurs sur des mineurs.

Dans son assemblée plénière, du 3 au 8 novembre, les évêques ont prévu d’évoquer cette crise. Plusieurs rassemblements sont organisés en France ce week-end du 29-30 octobre pour « interpeller les évêques ». Après les gestes posés par l’épiscopat l’an dernier, à la suite du rapport de la CIASE, les fidèles se demandent ce qui a changé.

Nous avons à plusieurs reprises critiqué ici la méthode du rapport Sauvé. De fait, en donnant des chiffres astronomiques, dénués de toute réalité, et en dénonçant le “caractère systémique” des abus, le rapport Sauvé n’a fait qu’accuser l’institution ecclésiale, sans soulever la réalité des faits. C’est une injustice, pour ceux qui n’ont jamais commis quoi que ce soit, à savoir l’immense majorité des ecclésiastiques, mais aussi à l’encontre des victimes, ignorées sous le caractère systémique des abus. Car si tout le monde est coupable, il n’y a plus de coupable : le coupable n’a plus de visage, plus de nom… Un véritable rapport aurait dû donner des noms, des faits, des dates. C’est bien plus douloureux, car concret, mais certainement plus juste. L’Eglise aurait dû rendre publique les sanctions prises à l’encontre de Mgr Santier plutôt que de laisser croire qu’il a démissionné en 2020 pour des raisons médicales. Les scandales commis par Mgr Santier auraient pu être connus lors du rapport Sauvé en 2021.

7ème Rencontre Pax Liturgica à Rome : le lien entre la liturgie et la foi n’a jamais été aussi intense

La septième rencontre Pax Liturgica a commencé à l’Augustinianum de Rome en présence d’une assistance de plus de 150 personnes. Elle a été introduite par l’abbé Barthe, aumônier du Cœtus Internationalis Summorum Pontificum (CISP), et le professeur Rubén Peretó Rivas, coordinateur de la rencontre. L’abbé Barthe a souligné que le débat sur le lien entre la liturgie et la foi n’avait jamais été aussi intense aujourd’hui.

Trinidad Dufourq a dressé un état de la liturgie traditionnelle en Argentine: un aspect peu connu. La réforme liturgique ne s’est pas faite dans un climat de rupture avec un épiscopat qui est resté conservateur ; la communion dans la main n’a par ailleurs été introduite qu’en 1996.

Mgr Nicola Bux, consulteur et théologien romain qui a participé à plusieurs synodes  auprès de Jean-Paul II, puis de Benoit XVI en tant qu’auditeur, a délivré un message d’espoir notamment axé sur la réforme de la réforme qui lui semble irréversible. Il a placé la question liturgique sous l’angle du rapport à Dieu. La liturgie est d’abord la reconnaissance des droits de Dieu avant même d’être celle des fidèles. Il a marqué son désaccord avec les remarques du Pape François qui juge irréversible la réforme liturgique. La liturgie est sacrée à cause de la présence de Dieu. Il faut reconquérir la sacralité du rite, c’est-à-dire la conscience de la présence de Dieu. La partie immuable découle du droit divin. Le culte, c’est la relation soignée entre chacun de nous et Dieu. Mgr Bux a également marqué son désaccord avec l’actuelle Congrégation pour le Culte divin. Il a rappelé cette intériorité sur laquelle insistait Mgr Klaus Gamber: il faut partir de cela. Il a pointé du doigt le fait que Desiderio Desideravi ne cite pas les textes de Benoit XVI.

Aldo Maria Valli (photo), blogueur et journaliste, a rappelé avec humour qu’il n’a jamais vu de converti se dire ému de la pastorale ou d’un synode. Quand on entre dans l’Église, on cherche la beauté et la vérité. Le latin est le sceau de l’universalité de l’Église. Avec l’introduction massive du vernaculaire, on a fait de l’Église un organisme purement humain.

Peter Kwasniewski, spécialiste americain des questions liturgiques et universitaires, a parlé des différences entre les évolutions homogènes du rite romain traditionnel et le nouveau rite de la messe de Paul VI. Le culte traditionnel, c’est une pietas. Une piété grandie dans le temps. Ce n’est pas seulement une sensibilité. Pour Peter Kwasniewski, le combat est bien engagé: les fidèles sont plus réactifs qu’ils ne l’étaient  dans les années 1970. Les opposants peuvent annuler et abolir, mais ils échoueront un jour ou l’autre.

Christian Marquant, président de Paix Liturgique, a conclu cette rencontre. Les fidèles attachés au rite traditionnel ne sont pas des esthètes. Il a rappelé les critiques qui leur sont adressées: « vous n’existez pas ! » En fait, c’est une erreur d’être pessimiste. En 1976, un journal Le Progrès de Lyon avait publié une enquête qui estimait que 42% des catholiques estimaient que l’Église allait trop loin dans ses réformes et que 35% approuvaient les positions de Mgr Lefebvre. Les ennemis de la paix liturgique sont aux commandes, mais ils n’existent pas… Traditionis Custodes a été écrit parce que la Tradition rayonne dans le monde.

Faut-il célébrer Vatican II ?

60 ans après, que retenir du Concile Vatican II ? Pourquoi le pape François tient-il à célébrer cet anniversaire ? Les réponses du Club des Hommes en noir avec autour de Philippe Maxence, les abbés de Tanouärn et Célier, le père Danziec, Guillaume de Thieulloy et Laurent Dandrieu.

Jeunes trans’ : “On a été des cobayes”

En 1972, la Suède a été le premier pays au monde à reconnaître les transgenres. Constatant les conséquences délirantes de cette idéologie, elle a décidé cette année de ne plus accorder de traitements hormonaux à des adolescents, sauf à titre exceptionnel…

Angela Sämfjord, pédopsychiatre qui a créé l’une des cliniques pour enfants transgenres de Suède, a démissionné après avoir pris conscience :

“Quand j’y travaillais, on a bloqué la puberté d’adolescentes dès l’âge de 12 ans avec des médicaments, alors que c’est un diagnostic complexe. J’ai rencontré beaucoup de patients venus consulter pour une transition de genre qui avaient d’autres problèmes psychiques”.

“Un grand nombre étaient autistes, soit 25%. Je pense que la Suède s’est perdue. On a été plus vite que la science. Même si l’intention était de faire du bien à nos patients, on a donné des traitements médicaux sans suffisamment de preuves.”

Un adolescent témoigne :

“On a été des cobayes. Ils ont mené des expériences sans base scientifique. Qui fait ça en médecine ?”

Oui, quelle autre idéologie a utilisé les enfants comme des cobayes de laboratoire ?

“De nombreux parents qui s’opposaient à un traitement pour leur enfant et demandaient d’attendre, se sont vu traiter de transphobes. Les cliniques pour adolescents transgenres ont été jusqu’à signaler des parents aux services sociaux en leur disant : ‘Attention, nous avons un enfant transgenre dans cette famille et des parents transphobes.’ Et cela, juste parce que les parents voulaient qu’on prenne le temps avant de donner des hormones ou qu’on fasse une chirurgie à leur enfant.”

Scouts de France : un mouvement ni scout ni catholique

Valeurs Actuelles publie une enquête qui ne surprend plus, depuis le temps que ce mouvement adhère à toutes les idéologies :

[…] Le catholique pratiquant ne supportait pas qu’on l’accuse de prosélytisme quand il répondait aux questionnements de ses jeunes, athées, juifs ou musulmans. Un matin, il propose de « hisser les couleurs » pour rendre hommage à la nation. « C’est un truc de fachos des scouts d’Europe », lui rétorque-t-on. En “temps spi”, anciennement “temps de prière”, Antoine entend une conversation entre des jeunes et leur cheftaine. Un insigne LGBT épinglé sur son sac à dos, cette dernière expose à ses ouailles son « identité de genre », puis révèle sa « pansexualité », une attirance pour tout sexe et genre. Plus loin, une autre explique la difficulté d’être transsexuelle au sein de l’Église. « Ça n’a rien à faire dans le scoutisme, pense-t-il, on ne parle pas de ça à des jeunes. » Pourtant, la scène est banale. Antoine se résigne, compte le nombre d’occurrences du mot “inclusivité” au long de la journée : « J’étais épuisé, je n’avais plus envie de me battre. J’avais déjà décidé que j’allais quitter le scoutisme. »

Jambville, le 17 avril dernier, à la fin des Journées nationales des SGDF vient l’assemblée générale :

Tour à tour, des responsables présentent leurs résolutions additionnelles depuis l’estrade. Une jeune représentante associative s’avance au micro : « Pourquoi ne pas rédiger le plan en écriture inclusive ? » L’assemblée résonne d’un tonnerre d’applaudissements et de cris de soutien. Mieux : « Il y a plein de symboles à faire pour inclure les personnes qui ne se sentent pas genrées. Peut-être changer de nom, pourquoi pas “Scouts, Guides ou Neutres de France” ? » […]

« La pensée dominante est de gauche », résume un scout. « Voire d’extrême gauche mélenchoniste », renchérit un autre. « Leurs instances sont absolument progressistes au regard de l’histoire depuis les réformes des années 1960 », analyse Christophe Carichon. […]

Le 20 avril dernier, Marie Mullet-Abras-sart, présidente du mouvement, donnait une consigne de vote :

« Notre association n’est pas une association partisane. C’est une association politique. Dimanche, il me semble que nous ne pouvons pas nous tromper de discussion. » Et d’appeler à voter « contre un projet qui enferme, qui stigmatise, qui rejette la diversité des pensées et des cultures, loin des valeurs universelles et européennes qui fondent notre scoutisme ».

Wokisme, immigration, idéologie LGBT… ce qui reste étonnant c’est que ce mouvement soit encore reconnu par l’épiscopat comme un mouvement catholique.

Calcul politicien

Lu dans Le Canard :

Sous l’égide de ce pape, le christianisme n’est plus un culte, mais une morale

Lors d’une soirée exceptionnelle à Paris, Le Figaro a reçu Pierre Manent, professeur de philosophie politique, et Alain Finkielkraut, philosophe, écrivain, membre de l’Académie française, qui ont échangé durant près de deux heures. Outre la foi, ils ont également médité sur l’effacement de la matrice chrétienne dans l’Europe d’aujourd’hui. Le quotidien en a reproduit certains passages. Extrait :

Aujourd’hui, le pape François explique que l’Europe, par le passé, s’ est  trop souvent concentrée sur sa volonté de puissance en oubliant le message évangélique. Le pape fait parfois l’éloge d’un monde sans frontières et d’une forme de multiculturalisme. Pour ses contempteurs, le christianisme, qui était l’âme de l’Europe, en deviendrait le dissolvant. Que vous inspire cette apparente contradiction ? 

P. M. –  Dans une atmosphère sociale et morale où la religion chrétienne s’ est  renfermée dans les lieux de culte et où les fidèles ont perdu l’habitude de définir et de formuler l’objet de leur foi dans l’espace public, cet objet devient flou. Il se laisse alors envelopper dans cette religiosité qui forme ce qu’on peut appeler la religion civile de l’Europe, et même de l’Occident, à savoir la religion humanitaire, la religion de l’humanité. Celle-ci repose sur ce que Tocqueville appelait le  « sentiment du semblable ». La compassion pour  « l’autre homme »  devient l’affect social par excellence. On comprend que cet affect soit confondu avec l’amour du prochain commandé par le précepte évangélique. Les effets de ces deux dispositions sont pour partie semblables. Pourtant, considérées en elles-mêmes, ces deux dispositions sont profondément différentes.

Par la compassion, comme l’a très bien analysé Rousseau, je m’identifie à mon semblable souffrant, je me mets à sa place, mais bien sûr je sais bien que je ne souffre pas, et même, dit Rousseau, j’éprouve nécessairement, malgré moi, le plaisir de ne pas souffrir. La charité ne vise pas d’abord le semblable, mais  Dieu , qui  est  présent dans le pauvre, le malade, le prisonnier… Cela semble « moins humain » que la compassion, et ça l’ est , en effet, mais cela échappe au cercle de la ressemblance « trop humaine » . La charité surmonte, passe par-dessus les différences, mais elle ne les supprime pas. Sinon, la charité ne culminerait pas dans le commandement d’aimer nos ennemis – ceux avec qui il  est  impossible de s’identifier, pour qui il  est  impossible d’éprouver de la compassion. Je veux seulement marquer que la perspective chrétienne  est  toute différente de la perspective humanitaire. Celle-ci voit l’humanité se rassembler par la contagion irrésistible du sentiment du semblable. La similitude des hommes rendrait secondaires, finalement indifférentes, les différences entre les formes de vie des hommes. La charité chrétienne ne les juge pas secondaires ou insignifiantes. Comment pourrait-elle juger que les différences entre les religions sont sans signification véritable, et finalement sont indifférentes, alors que le seul principe véritable de l’unité finale des hommes réside pour elle dans le Christ ?

A. F. –  Sous l’égide de ce pape, le christianisme devient vraiment  « la religion de la sortie de la religion »,  pour parler comme Marcel Gauchet, et se confond avec le mouvement de la société moderne. Le christianisme n’est plus un culte, mais une morale : effacement de toute trace du divin au profit d’un  « humanisme de l’autre homme ». Je reprends à dessein le titre d’un livre d’Emmanuel Levinas. Humanisme de l’accueil de l’étranger, de l’ouverture à l’autre ; seulement, Levinas affirme que cet humanisme ne peut pas se réduire à l’amour parce que l’humanité n’ est  pas tout d’une pièce, et l’altérité non plus. L’humanité, c’ est  la pluralité humaine. Ainsi, des questions se posent : qui  est  mon prochain ? Qui  est  le prochain du prochain ?

« Il faut à l’amour,  dit Levinas,  la sagesse de l’amour. »

Avec la morale humanitaire dans laquelle se reconnaît et s’accomplit le néochristianisme, la sagesse de l’amour est congédiée. Le philosophe Gianni Vattimo formule précisément cette morale :

« L’identité du chrétien doit se concrétiser sous la forme de l’hospitalité, se réduire presque totalement à prêter l’oreille à ses hôtes et à leur laisser la parole. »

Qu’ est -ce aujourd’hui que le Vatican, sinon une ONG planétaire ? […]

Le Robert n’est plus un dictionnaire

Le dictionnaire le Robert a été harcelé par le lobby LGBT. Et il a cédé. Concernant le mot “famille”, le dictionnaire indique :

«Les personnes apparentées vivant sous le même toit, et spécialement, le père, la mère et les enfants.»

Une définition qui n’a pas plu à l’Association Des Familles Homoparentales :

«Pourquoi ce “spécialement le père, la mère” dans une définition “restreinte” de la famille? Depuis 2013, la famille ce n’est plus uniquement “père, mère et leurs cinq enfants…”»

Cette loi de 2013 ne devait pas porter préjudice aux familles naturelles. On voit qu’il n’en est rien. Interrogé par BFM, Géraldine Moinard, directrice de la rédaction des éditions Le Robert, s’est excusée :

 «Visiblement on a eu un oubli de report pour le mot famille exclusivement pour la version en ligne.»

En octobre 2021, Le Robert intégrait déjà le pronom fabriqué «iel». Concernant la définition du mot «famille», celle-ci doit être mise à jour «au maximum la semaine prochaine».

Nouvelles victoires judiciaire de l’Agrif

Succession de bonnes nouvelles :

Après ses récentes victoires judiciaires dans ses poursuites contre l’imam Mohammed Tataiat condamné par la Cour d’Appel de Toulouse, contre les Femen dont le non lieu a été annulé par la Cour d’Appel de Paris, l’Agrif vient encore d’enregistrer avec satisfaction l’arrêt de la Cour de Cassation du 25 octobre renvoyant le procès de Madame Manon Monmirel devant la Chambre de l’Instruction de la Cour d’Appel de Paris.

Rappelons que l’Agrif poursuit cette personne, assistante parlementaire, pour injure publique en raison de l’appartenance à la nation française : en l’occurrence ses propos publiés sur son mur facebook le 26 mai 2019 :

« Que la France et tous les Français aillent niquer leur mère. Pays de fasciste. »

«L’oiseau est libéré»

Elon Musk a racheté le réseau Twitter et a commencé à faire le ménage en limogeant trois dirigeants dès jeudi soir. «L’oiseau est libéré», a tweeté Elon Musk. Il vient officiellement d’acquérir Twitter pour la somme de 44 milliards de dollars.

Le directeur général Parag Agrawal, le directeur financier Ned Segal et le directeur des affaires juridiques et des politiques Vijaya Gadde ont été remerciés. Il avait indiqué dans les jours précédents à des investisseurs qu’il comptait, à terme, licencier quasiment 75% des 7.500 employés de Twitter.

Se présentant comme un défenseur de la liberté d’expression, Elon Musk a indiqué qu’il entendait assouplir la modération des contenus, et a ouvert la porte à un retour de Donald Trump. Retrouverais-je moi aussi mon compte Twitter ?

Plusieurs pays risquent de disparaître d’ici 10 ans

Cette annonce a été faite en 1989 par l’ONU. Les catastrophistes s’amusaient déjà à nous faire peur :

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