7 Femen renvoyées devant le tribunal correctionnel de Paris
Bernard Antony, président de l’AGRIF, communique :
Après 10 ans de procédures, diligentées par Me Jérôme Triomphe, la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris vient d’infirmer enfin le non-lieu rendu en faveur des Femen, suite à leur contre-manifestation violente du 12 novembre 2012, provocante et injurieuse, lors de laquelle elles avaient surgi dans la manifestation organisée par plusieurs associations contre le « mariage pour tous ».
La chambre de l’instruction renvoie les 7 Femen devant le tribunal correctionnel de Paris pour être jugées.
Elle reconnaît :
- L’organisation par les Femen d’une manifestation non déclarée.
- L’infraction d’organisation d’une manifestation non déclarée commise par les Femen.
- L’infraction de participation à une manifestation en étant porteur d’une arme. En l’occurrence les Femen étaient porteuses d’extincteurs « susceptibles de présenter un danger pour les personnes », détournant ainsi la destination normale d’un extincteur.
- L’infraction de violence volontaire.
- L’infraction d’exhibition sexuelle, constituée par l’association du fait de montrer leurs seins et du port de voiles de religieuses et de porte-jarretelles ainsi qu’à des slogans (« sperme, fuck, ») relevant du domaine sexuel et de la reproduction.
Il faut noter que le Parquet avait été beaucoup plus empressé à faire condamner très rapidement et lourdement ceux qui avaient réagi contre cette agression.
Cette affaire prouve une fois de plus la nécessaire utilité de l’AGRIF qui s’obstine à réclamer justice et qui réussit à l’obtenir en effet à force d’opiniâtreté.
La vie après la mort
Les pères de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier proposent durant les 30 jours du mois de novembre un programme pour nous préparer à la mort et au jugement, avec une vidéo de formation, un texte de méditation tiré des meilleurs auteurs de la tradition chrétienne et un exercice pratique. S’inscrire en ligne.
Annonce LA VIE APRÈS LA MORT from Fraternité Saint-Vincent-Ferrier on Vimeo.
« Il faut qu’il y ait même des hérésies »
De Philippe Maxence dans L’Homme Nouveau, suite à l’annonce par lesévêques de Belgique néerlandophone de la mise en place d’une sorte de bénédiction pour les couples homosexuels, engagés dans une relation « stable et fidèle » :
[…] On pourra évidemment penser que nous assistons là à un épisode supplémentaire de la propagande qui se déploie fortement aujourd’hui pour respecter au sein de l’Église, non pas seulement les personnes, mais les unions homosexuelles elles-mêmes. En réalité, cette décision des évêques de Belgique néerlandophone forme l’arbre qui cache une forêt. Des bénédictions de couples homosexuels sont déjà pratiquées depuis plusieurs années par de nombreux prêtres à travers le monde, et notamment en France. Une fois de plus, un texte épiscopal ne fait que légitimer une pratique déjà existante. Toutefois, le militant interrogé par La Croix pointe d’une certaine manière la véritable conséquence d’une telle décision. Quand le journaliste lui demande s’il ne craint pas un rappel à l’ordre de Rome, « par peur du schisme », il répond tranquillement : « De toute manière, tous les ingrédients du schisme sont là… » Sur ce point, on sera bien d’accord avec lui. Mais encore faut-il que les autorités compétentes le disent également. Clairement et publiquement.
Sortir de la confusion
Nous pouvons certes tous aujourd’hui analyser les positions des uns et des autres et donner notre avis. Mais nous autres laïcs, nous ne sommes pas l’Église enseignante mais l’Église enseignée, même si aujourd’hui, en raison de la tentation démocratique et antihiérarchique qui traverse l’Église, la confusion s’installe entre les deux. Dans sa première épître aux Corinthiens, saint Paul déclare, de manière étonnante : « il faut qu’il y ait même des hérésies ». Allons dans ce sens. Nous demandons donc aujourd’hui la première charité que les autorités légitimes, en l’occurrence le Pape et les évêques, sont seules à pouvoir et à devoir nous donner : la charité de la vérité. Et celle-ci passe par une sortie de la confusion. Et si cette sortie doit prendre la forme de la reconnaissance officielle d’un schisme propageant des erreurs contraires à la foi catholique, il faut l’affirmer ouvertement. Non pas pour s’en réjouir ou se croire à l’abri dans une sorte de bonne conscience. Non, il faut que le schisme, aujourd’hui en quelque sorte latent, soit déclaré pour que nous, fidèles de l’Église catholique, nous sachions clairement où se situe la ligne de partage de l’erreur et de la vérité.
Nous autres de « la classe moyenne du Salut »
En septembre 2019, de retour d’un voyage en Afrique, le pape François a abordé ce thème du schisme. Dans un pontificat qui se veut ouvert au dialogue avec tous, il déclarait pourtant : « moi, je n’ai pas peur des schismes ». Soyons honnêtes : il visait un improbable schisme que l’on pourrait qualifier de « conservateur » ou de « traditionaliste ». François ajoutait également dans la même déclaration : « Je prie pour qu’il n’y en ait pas parce qu’il y va de la santé spirituelle de beaucoup de gens. »
Avec tout le respect que l’on doit à la fonction pontificale et au Pape, il semble pourtant que la « santé spirituelle » du peuple chrétien, de ceux qui appartiennent à cette « classe moyenne du salut », selon l’expression de Joseph Malègue, goûtée justement par François, nécessite au contraire de sortir de la confusion, des zones d’ombre, du flou, entretenu ou non volontairement, du manque de clarté. Le Christ nous y invite clairement, en affirmant en saint Matthieu (5, 37) : « que votre parole soit : oui, oui ; non, non. Ce qui est en plus vient du Malin. » Ailleurs, le Christ déclare : « Il n’est pas bon de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens. » Nous avons plus que jamais besoin de ce pain de la vérité, même si comme la Samaritaine nous sommes prêts à nous contenter des miettes qui tombent.
Un guide officiel pour se soumettre à l’idéologie du genre
Le Haut Conseil à la propagande l’égalité entre les hommes et les femmes (pardon : entre les femmes et les hommes) vient de publier un guide visant à
donner des consignes pour adopter ce que l’on appelle une communication institutionnelle non sexiste, qui concerne plusieurs domaines d’expression (langage, images, composition de groupes…), suivant en cela sa démarche d’intégration de l’égalité dans l’ensemble des outils et politiques publiques.
Il y a des personnes, payées avec nos impôts, qui ont rédigé ce manuel de plus de 70 pages…
Netflix décrypté
Journaliste, Édouard Chanot a travaillé pour Sputnik News à partir de 2016, avant de diriger la rédaction parisienne de 2020 à 2022 et sa censure par l’Union européenne. L’Empire Netflix, l’emprise du divertissement est son premier ouvrage publié dans la collection Désintox, qui est consacrée aux médias.
En deux décennies, Netflix s’est imposé dans l’intimité de 220 millions de personnes à travers le globe, happées par son service de vidéos à la demande (VOD). La firme californienne a créé et imposé un modèle de divertissement, portant un coup redoutable au cinéma. Mais le colosse audiovisuel a-t-il les pieds d’argile ? Management impitoyable, productions idéologiquement biaisées (à fortes doses de propagande LGBT, woke, etc.), monopole remis en cause par Disney et Amazon, dépendance et lassitude du public, Édouard Chanot nous livre son constat critique sur les faiblesses, mais aussi les forces de cet empire du divertissement : jusqu’où étendra-t-il son emprise ?
Nous vivons actuellement un doux optimum, comparable à ceux de l’Empire romain ou du beau Moyen Âge
Olivier Postel-Vinay, qui vient de publier Sapiens et le climat, une histoire bien chahutée, écrit dans Valeurs Actuelles :
Limoges, 30 juin 1282 : les raisins sont mûrs ! Mi-mars 1283, à Colmar : le blé est en fleur ! C’était la fin de l’optimum médiéval, la période de réchauffement qui a vu s’élever les cathédrales. Le vin anglais s’exporte en France, car « il n’est pas inférieur au vin français en douceur », note, en 1120, le moine historien Guillaume de Malmesbury. On fait du vin dans le Sud de la Norvège et on cultive des céréales jusqu’à Trondheim, à 500 kilomètres au nord d’Oslo. Les Vikings exploitent des fermes au Groenland et, en Chine, où s’épanouit la civilisation Song (la plus sophistiquée de la planète), les citronniers remontent jusqu’au nord du fleuve Jaune. Mais voilà : tout optimum a une fin. […]
L’un des problèmes de notre temps est ce que l’historien François Hartog appelle le présentisme. C’est vrai dans tous les domaines, mais particulièrement manifeste à propos du climat. Nous avons le nez sur le guidon du présent, sans chercher à le rapporter aux événements passés, qui devraient pourtant l’éclairer. La terrible sécheresse de l’été dernier ? Elle était moins sévère que celle de 1947. Les récentes vagues de chaleur ? Aux États-Unis, les records des années 1930, lors du Dust Bowl évoqué par Steinbeck dans les Raisins de la colère, n’ont toujours pas été effacés. En France, certains records de la période chaude que notre planète a connue à cette époque tiennent toujours : 41 °C à Chaumont et Vesoul en 1921, près de 45 °C à Bourg-en-Bresse ! Reprenant les annonces de climatologues militants au moindre événement marquant, les médias nous abreuvent de “sans précédent”, un cliché asséné sans examen.
[…] Le “grand optimum” de notre holocène triomphant, qui a présidé à l’invention de l’agriculture au Proche-Orient et en Chine, a connu des périodes pendant lesquelles il faisait manifestement plus chaud que de nos jours, entrecoupés d’épisodes comparables au petit âge glaciaire. De longues sécheresses dévastatrices ont précipité la chute de civilisations entières, depuis Sumer jusqu’aux Mayas, en passant par l’ancien royaume égyptien, les cités de l’Indus, Mycènes, Cnossos et les Hittites. L’avènement d’une période froide et pluvieuse a clairement contribué à la chute de l’Empire romain. Le petit âge glaciaire a favorisé la peste noire, qui a tué en Europe une personne sur trois. Après avoir emporté les temples d’Angkor, il a dévasté l’empire des Ming, permettant aux Mandchous d’imposer leur joug sur la Chine. Ce moment, le milieu du XVIIe siècle, « a vu plus de cas d’effondrement d’États autour du monde qu’aucun âge précédent ou subséquent », écrit l’historien Geoffrey Parker. C’est toute notre histoire qui en réalité peut et doit être revisitée et repensée à la lumière de ce que nous apprenons sur les changements climatiques du passé et leur impact sur l’aventure humaine. Un constat s’impose, une leçon s’en dégage. Le constat : nonobstant les cris d’orfraie qui nous assaillent au quotidien, nous vivons actuellement un doux optimum, comparable à ceux de l’Empire romain ou du beau Moyen Âge. La leçon : notre espèce a fait montre d’une belle faculté d’adaptation, dont on ne voit pas pourquoi, nouvelles technologies aidant, elle ne serait pas à même de faire à nouveau preuve si le réchauffement actuel venait à s’accentuer. […]
Retour en images sur la manifestation pour le maintien de la statue de Saint Michel aux Sables d’Olonne
La manifestation organisée par la mairie des Sables d’Olonne, avec le soutien de Conseil Départemental de Vendée, a rassemblé environs 800 personnes au pieds de la statue de Saint Michel pour la défendre contre son déboulonnage demandée par une sombre association de laïcards. Les manifestants venaient de Vendée et d’ailleurs, catholiques ou non, mais tous avec le désir de défendre les valeurs et l’histoire de France. Les manifestants ne lâcheront pas la statue de sitôt.
La précieuse ridicule
Le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, souhaite faire adopter un nouvel uniforme pour les femmes militaires enceintes. L’un de nos lecteurs réagit :
Les personnels féminins militaires enceintes vont-elles bientôt posséder un uniforme dédié à leur grossesse ?
Comment cette idée saugrenue a-t-elle pu surgir dans l’esprit du ministre des Armées. Tout simplement en voyant une aide de camp, de son cabinet, adapter sa tenue de cérémonie à son état de femme enceinte sûrement de plusieurs mois au vu des photos. Cette jeune officière au lieu de porter chemise manche longue, cravate et vareuse boutonnée, elle s’est présentée en chemisette non rentrée dans le pantalon, sans cravate et vareuse ouverte lui donnant l’air plus débraillée que militaire.
Le ministre des Armées voyant le résultat aurait dû surseoir à la mise en œuvre de cette trouvaille inepte, le temps de se concerter avec les chefs d’état-major des différentes armées parce que la tenue militaire c’est l’image des armées et des militaires. Au lieu de cela, le ministre des Armées, garant de la discipline militaire, a autorisé l’accoutrement et en plus a demandé à la commission de la tenue de se pencher sur la question afin d’industrialiser un tel modèle.
Certains pourraient penser que la situation des femmes enceintes ne serait pas prise en compte dans les armées sur le plan vestimentaire et qu’à partir d’un certain nombre de mois, ces dames déambuleraient nues dans les bureaux. Évidemment ce n’est pas le cas, et pour prendre en compte les différentes situations individuelles, il est prévu, par textes réglementaires, que le personnel féminin en état de grossesse peut, sur sa demande, être dispensé du port de l’uniforme à partir du troisième mois de grossesse, par décision du commandement de la formation administrative. Ainsi la femme enceinte dans les armées peut revêtir une tenue dont elle peut adapter le confort en fonction de son état.
L’accord du ministre des Armées pour cette première excentricité dans la tenue militaire interpelle à plus d’un titre :
- en cet période où le pétrole se fait rare (crise ou grève), le ministre des Armées pourrait appliquer le dicton «on n’a pas de pétrole mais on a des idées» des années 1970 afin de répondre à la sobriété exigé par le gouvernement. Or en l’espèce créer une ou des tenues (tenue de cérémonie, tenue de service courant, treillis) pour 34000 femmes militaires ne serait pas une économie mais au contraire un coût supplémentaire certainement chiffré en millions d’euros ;
- cette première transgression n’est-elle pas un quitus donné à toutes les revendications proposées par des personnels militaires qui chercheraient à se distinguer avec le risque de porter atteinte l’image impeccable de l’uniforme militaire qui participe à la fascination générée auprès du public. C’est cette rigueur de la tenue militaire qui impose le respect et véhicule l’image de forces armées solides, rigoureuses et fiables. C’est pour cela que les armées françaises ont codifié les règles relatives au port de l’uniforme avec une mise en application soigneusement contrôlée par les chefs de corps («L’uniforme ne doit comporter que des effets réglementaires. Il doit être porté, au complet, avec la plus stricte correction»). Finalement l’uniforme ne peut être porté n’importe comment et dans le cas contraire cela pourrait créer un désamour entre la nation et ses militaires attifés de tenues baroques tout en démotivant les jeunes générations à s’engager dans une institution qui n’est plus rigoureuse ;
- en créant des tenues militaires adaptées aux femmes enceintes c’est leur retirer le moment de choisir de se mettre dans une tenue confortable et adaptée à leur état de grossesse (actuellement elle peuvent revêtir la tenue civile à leur demande écrite). C’est aussi les rendre corvéables à souhait puisque porteuses d’une tenue de service avec le risque de créer une compétition à celle qui sera le plus longtemps au travail. D’une certaine manière c’est gommer leur état de grossesse ;
- enfin, le fait que le ministre des Armées ait créé une telle jurisprudence dans le port de la tenue militaire sans avoir eu la prudence de se concerter préalablement avec les chefs militaires, laissent entendre une reprise en main ferme de l’administration civile sur l’institution militaire.
En conclusion, un laisser-aller à première vue minime mais aux conséquences négatives importantes tout cela à la suite de la proposition d’une officière qui se ridiculise toute seule sans l’intervention des personnages de la pièce de Molière (La Grange et Du Croisy) et devenant par là même non «congruente à l’habit».
Chronique des barbares
Le corps d’une adolescente de 12 ans a été découvert recroquevillée dans une boite en plastique vendredi soir dans le 19e arrondissement de Paris. Au moins huit personnes auraient été placées en garde à vue.
Ses parents se sont inquiétés en ne la voyant pas rentrer du collège vendredi après-midi. Ils ont alors signalé sa disparition à la police et ont partagé des photos de leur fille sur Facebook. Les caméras de surveillance de l’immeuble montrent l’adolescente entrer dans le bâtiment, mais elle disparaît ensuite. Une jeune femme inconnue que l’on voit également sur les images de vidéosurveillance a par la suite demandé de l’aide pour déplacer une grosse malle dans une voiture.
La découverte du corps de Lola a eu lieu plus tard dans la soirée. Un sans-abri a contacté la police vers 23 heures, après l’avoir trouvée dans une malle en plastique opaque, dans la cour intérieure de la résidence où vivait la victime. L’adolescente a été retrouvée ligotée et recroquevillée, égorgée.
La jeune femme visible sur les images de vidéosurveillance a été interpellée samedi matin à Bois-Colombes (Hauts-de-Seine) et placée en garde à vue. Trois personnes ont été arrêtées vendredi soir, à proximité du lieu où a été découvert le corps de Lola. Deux autres personnes ont également été placées en garde à vue. Dimanche matin, quatre de ces six gardes à vue étaient toujours en cours. Parmi les suspects : Dahbia B., Amine K., Friha B. et Rachid N., tous nés en Algérie, au moins l’un d’entre eux est en situation irrégulière en France.
L’enquête permet désormais d’établir que l’adolescente est morte asphyxiée. Des “inscriptions” ont été découvertes sur son corps. L’hypothèse d’un crime motivé par un hypothétique trafic d’organe est avancée.
A propos de la condamnation de la France par la CEDH suite à la condamnation d’un outrage public à la pudeur commis dans une église
Analyse de Jean-Luc Thiver-Joly, Docteur en droit privé :
Par un arrêt rendu le 13 octobre 2022 par la CEDH, dans l’affaire Bouton c. France (requête n°22636/19), la France a été sanctionnée pour avoir condamné une FEMEN à une peine d’emprisonnement avec sursis, en répression d’un délit d’outrage public à la pudeur commis dans l’église de la Madeleine à Paris.
Grégor PUPPINCK a écrit dernièrement, dans un article très intéressant, que les arrêts de la CEDH du 25 octobre 2018 et du 13 octobre 2022 de la CEDH, procèdent de deux raisonnements juridiques contradictoires.
Une réflexion s’impose car il semble au contraire, que ces décisions procèdent du même esprit.
Revenons sur l’arrêt rendu le 13 octobre 2022 de la CEDH. Rappelons d’abord que la Cour a considéré que le comportement immoral de la FEMEN était une « performance » parfaitement légitime dans une église, pour les motifs suivants :
- « Une peine de prison infligée dans le cadre d’un débat politique ou d’intérêt général n’étant compatible avec la liberté d’expression garantie par l’article 10 de la Convention que dans des circonstances exceptionnelles (diffusion d’un discours de haine ou d’incitation à la violence, etc …), il n’a pas été rapporté que le comportement de la FEMEN requérante ait été injurieux ou haineux, mais que l’action visait à dénoncer la position de l’Église catholique sur l’avortement » ; et que celle-ci « avait pour seul objectif de contribuer au débat public sur les droits des femmes ».
- « La sanction pénale infligée à la requérante en répression du délit d’exhibition sexuelle n’avait pas pour objet de punir une atteinte à la liberté de conscience et de religion mais la nudité de sa poitrine dans un lieu public. La Cour en déduit que les juridictions internes n’avaient pas, eu égard à l’objet de l’incrimination en cause, à procéder à la mise en balance entre la liberté d’expression revendiquée par la requérante et le droit à la liberté de conscience et de religion protégé par l’article 9 de la Convention ».
- La Cour a décidé enfin que la sanction était disproportionnée à la gravité des faits en ce que les juridictions françaises se sont « bornées à examiner la question de la nudité de sa poitrine dans un lieu de culte, sans prendre en considération le sens donné à sa performance, ni les explications fournies sur le sens donné à leur nudité par les militantes des Femen ».
Aujourd’hui dans le contexte social de «libéralisation des mœurs», ou plutôt de dégénérescence morale de la société, la notion juridique d’« atteinte à la moralité publique » semble définitivement révolue. De grandes réformes législatives ont contribué à la destruction de cette notion, en particulier l’abrogation de l’article 283 du Code pénal en France. Depuis lors, le juge répressif n’est plus tenu d’examiner si l’infraction est constitutive d’un outrage aux bonnes mœurs. De ce fait notamment, la Cour européenne n’entre en voie de condamnation à l’encontre des auteurs de contenus obscènes, qu’en fonction du seuil de gravité des dommages subis par les victimes (voir article sur la loi Avia). Enfin, le juge de la CEDH définit la mesure de la « gravité » en fonction du seuil de tolérance social, mais également et surtout des valeurs sociales. Ce principe est ostensible à travers le dispositif de l’arrêt du 13 octobre, la CEDH estimant que la sanction des juridictions françaises est disproportionnée à la gravité des faits, en ce que la France n’a pas jugé l’acte de la Femen au regard du but politique et social que celle-ci revendiquait.
Dans l’affaire jugée par la CEDH le 25 octobre 2018 E.S. c. Autriche (requête n°38450/12), rappelons que la CEDH avait condamné une requérante pour dénigrement de doctrines religieuses, lui reprochant d’avoir fait des déclarations insinuant que Mahomet avait des tendances pédophiles.
La CEDH avait estimé que :
- « Dans le cadre d’une discussion animée, il n’est pas compatible avec l’article 10 de la Convention de faire des déclarations accusatrices sous le couvert de l’expression d’une opinion par ailleurs acceptable et de prétendre que cela rend tolérable ces déclarations qui outrepassent les limites admissibles de la liberté d’expression. »
- «Que les déclarations de la requérante étaient susceptibles de provoquer une indignation justifiée ; que ces propos n’avaient pas été tenus d’une manière objective contribuant à un débat d’intérêt général (par exemple sur le mariage d’un enfant), mais pouvaient uniquement être compris comme ayant visé à démontrer que Mahomet n’était pas digne d’être vénéré. La Cour souscrit à l’avis des tribunaux nationaux selon lequel Mme S. était certainement consciente que ses déclarations reposaient en partie sur des faits inexacts et de nature à susciter l’indignation d’autrui.
Dans cet arrêt, l’incertitude pesant sur la notion d’« objectivité des propos censés contribuer à un débat général » rend aléatoire l’appréciation exacte de la notion « d’indignation suscitée par le débat ». Le juge est évidemment contraint de définir cette mesure. Mais il le fait au regard du seuil de tolérance social.
Conclusion
On peut par conséquent déduire de ces arrêts de la CEDH du 25 octobre 2018 et du 13 octobre, qu’ils répondent à la même logique, car dans les deux cas le juge européen définit souverainement des limites « admissibles ou tolérables » de la liberté d’expression, en s’attachant à promouvoir les revendications ayant un but politique « légitime », c’est-à-dire en d’autres termes, toutes les actions « politiquement correctes. »
En conséquence, la préservation de notre liberté de culte catholique est menacée puisqu’elle est de moins en moins socialement reconnue.
À nos Rosaires !
Jean-Luc Thiver-Joly Docteur en droit privé
La musique sacrée
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :
- Elizabeth Sombart
- l’Abbé Guillaume Antoine, Aumônier de la fédération française des petits chanteurs
- Olivier Bardot, Chef de chœur et fondateur du chœur Stella Maris
Neuvaine à saint Raphaël
Un ami prêtre nous demande de communiquer ceci:
La traditionnelle fête de saint Raphaël aura lieu le lundi 24 octobre. Cet archange nous est connu dans la Bible par le Livre de Tobie, mais aussi par ses apparitions qui nous ont été rapportées par les saints. Depuis Tobie et Sara, nombreux sont ceux qui ont bénéficié de son aide dans beaucoup de domaines : mariage, santé, voyages, finances, logement, trouver un bon conseiller, le combat spirituel, etc… Nous vous proposons de faire une neuvaine en son honneur du 16 au 24 pour préparer sa fête. Pour recevoir les méditations et les témoignages de cette neuvaine vous pouvez écrire à [email protected]. Tous les jours la neuvaine sera récitée de 20h à 20h30. N’hésitez pas à transmettre le message.
Et la Castille redevint la Maison du Bon Dieu
Dernière actualité des Archives diocésaines de Fréjus-Toulon relative au Séminaire de la Castille :
Nous célébrons en ce 16 octobre 2022, le centenaire de la première rentrée à la Castille du Grand Séminaire de Fréjus qui avait été expulsé de ses locaux historiques en 1906, suite à la loi de séparation.
Pour l’occasion, les Archives diocésaines de Fréjus-Toulon publient les documents principaux (lettres, notes et convention) témoignant du cheminement de Monsieur et Madame Frédéric Aubert dans leur volonté de faire de la Castille une maison de prière, conformément à la volonté implicite de leur fils Charles récemment défunt. Cheminement de foi et d’espérance qui mènera les parents brisés de l’idée d’une Trappe à celle d’un Séminaire diocésain, de Dom Chautard à Monseigneur Guillibert.
Si Frédéric Aubert ne vécut pas assez longtemps pour voir l’aboutissement de cette fondation, nul doute que son épouse resta en pleine communion de coeur et d’esprit avec lui, lorsqu’elle signa avec Mgr Guillibert une convention « morale et spirituelle » supposée perdurer au-delà de la succession des évêques et de l’évolution du cadre juridique de l’oeuvre.
Trop humble pour prétendre égaler en vertu son mari et ses deux enfants disparus, Madame Aubert espérait avec confiance qu’avec l’installation du Grand Séminaire, La Castille redeviendrait la « Maison du Bon Dieu » d’où sortiraient des saints (lettre du 10 septembre 1922).
Les belles figures de l’Histoire : sainte Hélène
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas, pour évoquer sainte Hélène :
Le “symbole d’une relation au monde renouvelée”
Paix Liturgique a célébré à sa manière, ce samedi 15 octobre, devant la nonciature apostolique, 14bis avenue du Président-Wilson, de 12h à 12h 30, l’anniversaire de l’ouverture du concile Vatican II, le 11 octobre 1962 :
« Imputer la crise de l’Église à Vatican II, ce serait comme imputer la crise climatique au GIEC », écrit froidement – c’est le cas de le dire en matière de réchauffement ! – l’historien Denis Pelletier dans Le Monde du 11 octobre. Ah, si la crise de l’Église pouvait n’être que de l’ordre de la crise climatique, un réchauffement d’1,1° depuis la fin du XIXe siècle…
Et le théologien de Lyon, Jean-François Chiron, dans Vatican News (Vatican II: retour aux sources et conversion, l’Église en dialogue avec le monde – Vatican News) résume bien le fond du problème : « Le refus de la réforme liturgique apparaît comme le refus du symbole d’une relation au monde renouvelée. » C’est en effet tout le problème de la réforme liturgique qui « inculture », fort maladroitement d’ailleurs, le culte chrétien dans une culture moderne qui s’est édifiée contre le catholicisme. Et tout naturellement, cette liturgie renouvelée gomme, en ce qui concerne le rite de la messe, ce que ce monde moderne ne comprend pas, sa puissance signifiante du sacrifice eucharistique, de l’adoration de la présence réelle du Christ sous les saintes espèces, de la sacralité du sacerdoce hiérarchique, de la transcendance de l’événement que vivent ceux qui y participent. Non moins logiquement, notre refus de la réforme est critique de cette « vision renouvelée » du monde, arbre dont les fruits sont devant nos yeux.
Le trésor de la messe traditionnelle, qu’on a voulu évacuer en suite du Concile, et que des fidèles, des prêtres et quelques évêques ont continué de faire vivre, on tente à nouveau de nous l’arracher. Cela ne se fera pas.
C’est pour le dire que nous prions et veillons devant la porte du représentant du pape, que manifestent les fidèles de Washington et d’autres lieux dans le monde, que prient les fidèles parisiens de Saint-Georges de La Villette, de Saint François Xavier, de N.D. du Travail, avec les fidèles opprimés de Saint-Germain-en-Laye.
Le motu proprio Traditionis custodes à l’épreuve de la rationalité juridique
C’est le titre d’un article du père Réginald-Marie Rivoire, de la Fraternité Saint-Vincent Ferrier, paru dans un recueil intitulé Spiritu ferventes, bouquet d’articles de fond sur des sujets brûlants en hommage à l’abbé Bernard Lucien. Cet article est une étude canonique du motu proprio Traditionis Custodes, de sa lettre d’accompagnement et des réponses de la Congrégation pour le culte divin. Sous l’angle de la rationalité, cette lecture examine le statut juridique de ces documents et souligne comment nombre de principes fondamentaux du droit canonique sont mis à mal par ces nouvelles normes. En voici quelques extraits :


Terres de Mission : L’eschatologie, réponse au djihad ?
Terres de Mission reçoit Michel Bastit, professeur de philosophie, pour parler du récent Congrès thomiste qui s’est tenu à Rome.
Puis, l’essayiste Jean-François Chemain présente son dernier ouvrage sur la Guerre juste (reprise de sa thèse d’histoire du droit).
Enfin, la théologienne Françoise Breynaert propose une piste novatrice d’évangélisation (et, au minimum, de discussion avec les musulmans) : la proposition de l’eschatologie chrétienne, dont le dévoiement est à la source du djihadisme.
Saint-Michel aux Sables d’Olonne
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
En ce 15 octobre 2022, a eu lieu aux Sables d’Olonne (Vendée), une fête en l’honneur du Saint patron des « paras », l’Archange St Michel.
Et ce fut également l’occasion de défendre la statue St Michel, située place St Michel, devant l’église St Michel, que la tristement célèbre association d’athées extrémistes, des « Libres penseurs », proche de la franc-maçonnerie, souhaite faire retirer. Ladite statue se trouvant sur le domaine public, la justice, toujours aussi peu clairvoyante, a donné raison aux Khmers athées.
Mais c’était sans compter sur la population, les anciens paras, et les élus. M. Retailleau s’était fait excuser mais avait appelé à venir manifester, et M. de Villiers était représenté. La fronde qui s’oppose au déboulonnage de St Michel, est menée par le maire actuel de la ville des Sables, M. Yannick MOREAU (ex-UMP / LR).
Sous un ciel gris, plusieurs centaines de personnes, emmenées par l’amical des anciens paras, ont marché du jardin de la Liberté, vers la place St Michel. Là, un hommage a été rendu au Saint patron des paras. Monsieur le Maire a prononcé un très beau et profond discours visant à défendre la statue, et les principes qu’elle représente. Principes laïcs, mais aussi religieux. M. Moreau a ainsi rappelé dans son discours que : « si la République est laïque, la France, elle, est chrétienne ». Ce qui lui a valu un tonnerre d’applaudissements. Tout en évoquant que St Michel avait également une dimension qui allait au-delà de la foi pour les paras, qui, indépendamment de leur croyance, se réunissaient autour de leur Saint Patron, exemple de courage et d’abnégation militaire.
Il s’est également interrogé sur la suite des demandes des « libres penseurs » : devrons-nous déchristianiser le nom des communes ? Retirer de tout le domaine public le moindre signe à connotation religieuse, ce qui reviendrait à effacer un pan de notre histoire ? Les églises elles-mêmes sont-elles condamnées à disparaître au nom de la neutralité laïque ? Les vacances calées sur des fêtes religieuses également ? Et que dire de Noël, qui comme on le voit dans certaines de nos villes dirigées par les écologistes, se transforme en une pseudo-fête sans âme et sans sens !? Et la ville des Sables, comme de nombreuses autres, doit-elle disparaitre au prétexte qu’à l’origine se sont des moines qui ont asséché les marais et permis l’émergence de la citée ?
A n’en pas douter, M. Moreau a placé le débat sur le fond. Il a évoqué, à travers l’exemple des Sables d’Olonne, un mal bien plus profond qui traverse notre société et qui la mène à une forme de suicide, oubliant son histoire, ses racines, ses croyances. Si la statue de St Michel des Sables se trouve sur cette place « que » depuis 2017, elle est présente depuis 87 ans dans la commune, ayant trôné durant des dizaines d’années au milieu de la cour de l’école St Michel. Cette statue fait partie de la citée. Tout comme le blason de la ville se voit orné de la très Sainte Vierge vers laquelle se sont tournées des générations de marins pêcheurs, la statue a inspiré des générations de Sablais.
M. Moreau a fait l’annonce que tous attendaient ; à savoir que la statue de St Michel terrassant le Dragon ne quitterait pas cette place !
Enfin, M. le Maire a conclu son discours par un « Vive St Michel, Vive les Sables d’Olonne, et surtout, Vive la France ! ».
Si comme le démontrent certains sondages, la France se déchristianise, tout n’est pas perdu, loin de là. Dans l’adversité ou lorsque l’on touche de façon trop flagrante à son histoire, une partie des Français, les plus courageux, les gardiens, les plus au fait de la valeur de la tradition à transmettre, se lèvent. Et un jour, ces veilleurs, ces lumières dans le noir, guideront les âmes errantes, perdues d’avoir suivi sans discernement ceux que le porteur de lumière a attirés à lui. L’Archange St Michel, jadis son frère d’armes, lui inspire la plus grade crainte, à lui comme à ses serviteurs de la « libre pensée ».


Abbé Raffray : que les chrétiens n’aient pas peur d’être des signes de contradiction
L’abbé Matthieu Raffray (IBP) est interrogé sur Livre noir : euthanasie, saccage des églises, place du catholicisme aujourd’hui en France, le phénomène des prêtres sur Tiktok…
Dix-neuvième dimanche après la Pentecôte
Introït : Salus populi
Les chants du propre de la messe du dix-neuvième dimanche après la Pentecôte sont tous tirés des psaumes, à l’exception cette fois de l’Introït, qui est d’ailleurs assez exceptionnel.
C’est le seul Introït de tous les dimanches de l’année dont le texte ne soit pas strictement scripturaire, bien qu’on trouve des textes voisins en de nombreux passages de la Sainte Écriture. Ensuite, c’est un des rares Introïts (il n’y en a que deux ou trois) où c’est Dieu qui parle ; la plupart des autres étant des prières que nous adressons au Seigneur ou des affirmations de notre adoration ou de notre confiance.
Salus populi ego sum, dicit Dominus : de quacumque tribulatione clamaverint ad me, exaudiam eos : et ero illorum Dominus in perpetuum.
Je suis le salut du peuple, dit le Seigneur. De quelque détresse qu’ils crient vers Moi, je les exaucerai, et Je serai pour eux le Seigneur à jamais.
On voit que Dieu parle ici en des termes très consolants et très encourageants pour le peuple élu et à travers lui pour nous tous qui en sommes les héritiers, nous incitant à une prière confiante, quelles que soient les épreuves que nous avons à traverser. En ces derniers dimanches de l’année liturgique, marqués par l’approche de la fin du monde qui sera un temps d’épreuves (nous nous en apercevons déjà), Il nous invite à la patience et à la persévérance finale. La mélodie de cet Introït est très douce. Le Seigneur nous parle ici avec la tendresse d’un père pour ses enfants. Cependant la deuxième phrase, très affirmative, a davantage de mouvement avec trois cadences qui se répètent pleines d’assurance. On retrouve la douceur dans la dernière phrase avec la calme descente de Dominus et la belle montée contemplative de in perpetuum. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 77, dans lequel le psalmiste raconte au peuple d’Israël toutes les merveilles que le Seigneur a accomplies en sa faveur, malgré ses infidélités :
Attendite popule meus legem meam : inclinate aurem vestram in verba oris mei.
Mon peuple, soyez attentif à mon enseignement, Tendez l’oreille aux paroles de ma bouche.
Graduel : Dirigatur
Le texte du Graduel du dix-neuvième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 140, prière suppliante de David entouré d’ennemis et levant les mains vers le ciel pour supplier le Seigneur.
Dirigatur oratio mea sicut incensum in conspectu tuo, Domine.
Elevatio manuum mearum sacrificium vespertinum.
Que ma prière monte comme l’encens en votre présence, Seigneur, et que mes mains de lèvent comme un sacrifice du soir.
Le sacrifice du soir chez les hébreux était précisément le sacrifice de l’encens, dont la fumée s’élevant vers le ciel est une belle image de notre prière montant vers Dieu. Comme David et comme le prêtre à l’autel, nous pouvons répéter ces paroles exprimant l’intensité des demandes que nous adressons à Dieu. La mélodie très expressive évoque bien cette prière qui monte vers Dieu comme la fumée de l’encens, par une grande montée progressive culminant sur l’accent du mot incensum planant dans les hauteurs, puis elle redescend calmement s’abaissant en une profonde adoration sur le mot Domine. La deuxième partie comprend encore deux grandes montées à l’aigu souples et élégantes, puis la dernière phrase évoque le sacrifice du soir de façon plus grave et paisible quoique suppliante.
Alléluia : Confitemini
Nous retrouvons dans l’Alléluia du dix-neuvième dimanche après la Pentecôte le premier verset d’un psaume, comme pour presque tous les Alléluias de ce temps liturgique avec quelques exceptions comme celui de dimanche dernier. Et nous retrouvons également comme pour la plupart de ces Alléluias un chant de louange et d’acclamation au Seigneur pour sa bonté et sa toute puissance. C’est ici le début du psaume 104, grand cantique d’action de grâces, reprenant tous les bienfaits dont le Seigneur a comblé son peuple tout au long de son histoire.
Confitemini Domino, et invocate nomen ejus : annuntiate inter gentes opera ejus.
Célébrez le Seigneur et louez son nom, Annoncez ses œuvres parmi les nations.
La mélodie de l’Alléluia courte et ramassée se termine par une grande montée à l’aigu très enthousiaste. Le verset léger, joyeux et plein d’allant se conclut également par cette finale.
Offertoire : Si ambulavero
Le texte de l’Offertoire du dix-neuvième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 137, chant d’action de grâces de David, exprimant sa reconnaissance au Seigneur qui l’a toujours protégé.
Si ambulavero in medio tribulationis, vivificabis me, Domine : et super iram inimicorum meorum extendes manum tuam, et salvum me fecit dextera tua.
Même si je m’avance au milieu des dangers, vous me gardez en vie, Seigneur. Vous étendez la main au-dessus de mes ennemis en fureur et votre droite me sauve.
C’est une prière magnifique, pleine de reconnaissance et de confiance, avec la belle image de la main du Seigneur étendue au-dessus de nous pour nous protéger. Nous l’invoquons en cette fin d’année liturgique, tournée vers la fin des temps, pour nous préparer à affronter le jugement dernier. La mélodie très développée est d’un bout à l’autre très affirmative et pleine d’assurance. On retrouve à la troisième phrase sur les mots extendes manum tuam une mélodie de l’Offertoire Angelus Domini du dimanche de Quasimodo. Elle décrivait alors l’ange du Seigneur descendant du ciel pour annoncer la Résurrection ; ses belles courbes très élégantes évoquent maintenant la protection qui nous vient aussi du ciel. Enfin on remarquera pour finir les longues tenues répétées représentant la droite du Seigneur étendue au-dessus de nous.
Communion : Tu mandasti
L’antienne de Communion du dix-neuvième dimanche après la Pentecôte, comme celle des deux dimanches suivants, est tirée du psaume 118, souvent utilisé dans la liturgie et particulièrement à cette période de l’année. C’était déjà celui de l’Introït du dix-septième dimanche, il y a deux semaines. On sait qu’il est le plus long du psautier, entièrement consacré à une méditation prolongée sur la loi de Dieu, sa volonté et le bonheur que l’on éprouve à s’y soumettre. Cette loi divine y est désignée par une dizaine de substantifs, à peu près synonymes, qui reviennent presque sans exception dans chacun des 176 versets du psaume, et que l’on peut traduire par loi, enseignement, commandement, ordonnance, précepte, etc. L’antienne d’aujourd’hui est prise dans les premiers versets du psaume :
Tu mandasti mandata tua custodiri nimis : utinam dirigantur viæ meæ, ad custodiendas justificationes tuas.
Vous avez commandé d’observer totalement vos commandements. Faites que mes voies soient dirigées vers l’observation de vos préceptes.
En ces jours où nous méditons sur la fin des temps, ou tout au moins sur la fin de notre vie, qui approche, quel que soit notre âge, nous prions pour que notre conduite demeure jusqu’au bout fidèle à la volonté divine. La mélodie de cette antienne est simple et légère, pleine de délicatesse avec des accents bien soulignés. Elle se fait plus suppliante dans la deuxième phrase, se terminant par un balancement répété autour des mêmes notes qui reviennent avec une insistance de plus en plus marquée.
Manifestation aux Sables d’Olonnes pour conserver la statue de Saint-Michel
Emmenée par le maire des Sables d’Olonnes, Yannick Moreau, la manifestation a réuni plusieurs centaines de personnes, parmi lesquelles de nombreux élus et des anciens parachutistes.

— Iris BRIDIER (@IrisBridier) October 15, 2022

⭕️Réaction du maire des Sables d’Olonne @YannickMOREAU #SaintMichel ⬇️⬇️ pic.twitter.com/YZGDA0yDXd
— Boulevard Voltaire (@BVoltaire) October 15, 2022
Pour les #parachutistes et les habitants du quartier #SaintMichel, cette statue est bien plus que la statue d’1 Saint… mais elle est aussi la statue d’1 Saint. Et alors ???
Pourquoi faudrait-il faire disparaître tous les signes religieux présents dans l’espace public 🇫🇷 ?
3/13 pic.twitter.com/HJsZDPXrNK
— Yannick MOREAU ن (@YannickMOREAU) October 15, 2022
Cette statue est pour les Sablais 1 amer, 1 repère solide dans 1 société liquide que des forces destructrices cherchent à livrer aux submersions, aux tempêtes dont rien ne reste.
Notre #statue restera devant l’église St Michel, place&quartier St Michel #LesSables d’Olonne.
4/13 pic.twitter.com/ARI5oGpLSz
— Yannick MOREAU ن (@YannickMOREAU) October 15, 2022
La Valse de l’adieu pour redécouvrir la France du début du XIXe siècle
Dans son nouveau roman La Valse de l’adieu, Philippe de Villiers nous offre une plongée dans la France post-révolutionnaire, de l’Empire à la Monarchie de Juillet. L’histoire, que l’auteur affirme être réelle, commence le 8 août 1808. Sur la route qui le mène à la nouvelle ville de La Roche-sur-Yon, l’Empereur s’arrête aux Quatre-Chemins de L’Oie. Il passe en revue les Vendéens, ce peuple qu’il a qualifié de géants, lesquels n’ont pas été loin de faire échouer la grande Révolution (dite française). À chacun, il pose la question :
-
Que faisiez-vous pendant la Grand’Guerre ?
-
Sire, j’étais neutre, lui répond le maire Jean Rogronille, qui est aussi un luthier réputé.
L’Empereur le foudroie :
-
Vous n’étiez qu’un jean-foutre !
Jean Rogronille, qui a caché son passé pour faire oublier son engagement dans la chouannerie, se trouve emporté par l’Histoire. Contraint de s’engager dans la Grande Armée, il participe à la retraite de Russie, pendant laquelle il est fait prisonnier. Il rencontre Frédéric Chopin. Il participe aussi à la tentative de soulèvement orchestrée par la duchesse de Berry en 1832. Avec ce roman, Philippe de Villiers nous fait redécouvrir l’histoire, en nous immergeant dans le quotidien de l’époque, allant jusqu’à utiliser le patois vendéen. Néanmoins, cela ne l’empêche pas de distiller aussi quelques réflexions politiques bienvenues, comme celle-ci :
La liberté sans frein du Code civil – le droit d’user et d’abuser de sa propriété – doit être dénoncée au nom du principe supérieur, cher à saint Thomas : la propriété ne se justifie que si elle a une fonction sociale. La parole de l’Eglise peut sauver la société. Elle est signe de contradiction pour les libéraux et les forces de l’argent. Le libéralisme est une maladie de l’âme. Le catholicisme sera social ou ne sera plus…
Philippe de Villiers vous dit tout de son amour pour la musique. « La Valse de l’adieu » son nouveau roman est toujours en tête des meilleures ventes. @PhdeVilliers @Lisez_officiel @LiseBoell @clairelebel @leparisienwe @FigaroMagazine_ @Le_Figaro pic.twitter.com/UmSxSaDWgk
— Editions Plon (@EditionsPlon) October 12, 2022
Le patois sonnait comme un cristal inimitable. Derrière lui, il y avait des mœurs, un art de dire, rire, pleurer et apprivoiser l'ultime avec des gens simples, purs, qui mettaient dans chacun de leurs pas et dans chacune de leurs interjections un peu de poésie. pic.twitter.com/ZHnSS8dgfr
— Philippe de Villiers (@PhdeVilliers) October 15, 2022
Le ministère des Armées s’inquiète de l’arrivée de Ludovic Shaker
Selon la Lettre de l’Expansion :

En 2018, Ludovic Chaker, ami d’Alexandre Benalla, était présenté par le Monde comme « l’autre conseiller secret de l’Elysée ». Chargé de mission auprès du chef d’état-major particulier du président de la République, un poste créé pour lui, c’est lui qui aurait supervisé le recrutement d’Alexandre Benalla comme directeur de la sécurité du candidat Macron. Candidat divers gauche en 2012 aux législatives pour les Français de l’étranger, éliminé avec 1,99 %, il appela à voter pour le candidat socialiste Marc Villard. Diplômé de chinois, passionné d’arts martiaux et marqué par les philosophies orientales, Ludovic Chaker n’est ni militaire, ni fonctionnaire. Il a été nommé sous-lieutenant dans la réserve opérationnelle du corps des officiers des armes, armée de terre, en 2005. Il a depuis lors été promu régulièrement, obtenant le grade de commandant en 2018, après avoir été inscrit au tableau d’avancement pour ce grade en 2017. Durant la campagne, dans le groupe de travail sur la défense auquel il participait, il se présentait comme « ancien militaire, 44 ème régiment d’infanterie ». Le 44e RI est la structure administrative de rattachement des personnels militaires affectés à la DGSE, hors service action. Ludovic Chaker fait partie du noyau originel de la République en Marche.
Lorsqu’éclate l’affaire Benalla, c’est Ludovic Chaker « qui va mettre à l’abri des journalistes (mais aussi des enquêteurs dans les jours qui suivent) la compagne de Benalla et leur bébé dans un appartement de l’avenue Foch appartenant à Pascale Jeannin-Perez, une proche d’Alexandre Djouhri. ». Ludovic Chaker aurait également joué un rôle dans la disparition du coffre-fort de Benalla.
Mgr Schneider suggère aux laïcs d’élever la voix, dans la charité et la vérité
[…] je suggère aux laïcs : oui, vous pouvez élever votre voix, et je vous en prie, faites-le alors que sévit cette terrible crise de l’Eglise. Vous devez écrire, mais faites-le, avec insistance bien sûr, clairement, sans peur, mais toujours, s’il vous plaît, en trouvant des formes de respect ; comme l’a dit saint Paul : pratiquez la vérité dans la charité. Il est plus facile pour l’être humain de choisir l’un des extrêmes. Le premier extrême, c’est la charité seulement : ou bien je ne parlerai pas parce que je ne suis qu’un subordonné le pape et les évêques se chargeront de tout dans l’Eglise ; ou bien je dois simplement obéir, aveuglément. Telle n’est pas la véritable attitude d’un catholique. Et l’autre extrême, c’est seulement la vérité, sans charité : cela va nuire, cela ne convaincra personne, et donc ce n’est pas la voie de Dieu : la voie de Dieu est la synthèse, et elle est plus difficile. Il est plus facile de vociférer et de les maudire, et ainsi de suite : ce n’est pas la voie de Dieu, jamais. Nous devons unir les deux choses. Donc, essayez d’élever la voix, je vous en prie ! […]
Mgr Gobilliard nommé évêque de Digne
Samedi 15 octobre, le pape Francois a nommé Mgr Emmanuel Gobilliard évêque de Digne. Il était jusqu’à présent évêque auxiliaire du diocèse de Lyon. La messe d’installation aura lieu le 11 décembre à 14h30.
Sa devise d’évêque : « Sa Miséricorde s’étend d’âge en âge ».
L’AGRIF défend l’abbé Pagès contre la dictature LGBT
Bernard Antony, président de l’AGRIF, communique :
Le stupéfiant procès intenté à M. l’abbé Guy Pagès par des associations LGBT, pour une prétendue incitation à ce qui est appelé « homophobie », a déterminé l’AGRIF que je préside à le défendre ; ce que fera mardi prochain son avocat coordinateur Me Jérôme Triomphe.
L’abbé Pagès a certes été non seulement totalement dans sa mission de prêtre catholique en dénonçant le militantisme pour l’inhumaine GPA mais tout simplement dans l’expression du dégoût que ne peuvent que susciter les scènes d’une immonde abjection exhibitionniste en présence de petits enfants et même en les utilisant ignoblement.
On peut bien sûr d’abord éprouver de la commisération pour les pauvres types exhibant leurs organes empaquetés de tissu rose bonbon mais on ne peut que ressentir la plus vive indignation lorsque ces tarés les promènent au plus près des visages de petits enfants.
Les photographies versées au dossier du procès sont celles de scènes à vomir de dégoût. Que ce soit celles de misérables pervers s’étalant en continuité sodomite à la queue leu-leu ou celles dans le plus pur style « sado-nazi » de « mecs » affublés de vêture façon « SA » et tenant à bout de chaînes de pitoyables masochistes à quatre pattes frétillant de jouissance dans leur double dénaturation de l’homme et du chien dans une sorte de mascarade toutoutotalitaire.
Que dire encore de la présentation faite aux enfants de l’obscénité travaillée d’adultes nus, ventripotents, exhibant leurs ventres en gros gras-double et leurs pauvres fesses flétries en décapilotade ?
Atroce promotion de la plus abjecte laideur concevable par des enfoirés de Sodome et Gomorrhe !
On le voit, le combat de l’AGRIF pour les valeurs du Beau, du Vrai, du Bon, est aussi une lutte contre le racisme de la laideur.
J’appelle ce jour les militants et adhérents de l’AGRIF à la renforcer en obtenant des adhésions nouvelles pour faire face à ses combats judiciaires et de réplique aux idéologies mortifères. Je leur exprime toute ma gratitude.
XXe congrès du Parti communiste chinois
Dimanche 16 octobre s’ouvre le XXe Congrès du Parti communiste chinois (PCC), qui a lieu tous les cinq ans et qui devrait permettre au régime chinois de renforcer l’influence et le pouvoir du président Xi Jinping avec un troisième mandat historique. Un Congrès écrit d’avance qui ne semble laisser place à aucun débat politique.
Le régime cherche à intensifier la répression et le contrôle social. Afin de s’assurer un troisième mandat, le président Xi Jinping a renforcé sa police d’État avec la politique de « zéro-Covid », au détriment même des performances économiques du pays. Ainsi, l’objectif du « zéro » Covid est utilisé à des fins politiques, en particulier au Tibet et au Xinjiang, où le gouvernement chinois affirme lutter contre le séparatisme et le terrorisme. De nombreux militants pour les droits de l’homme sont détenus ou attendent d’être jugés. Parmi eux, on compte notamment Xu Zhiyong (un des fondateurs de l’ONG Open Constitution Initiative) et Ding Jiaxi (coorganisateur du Mouvement des nouveaux citoyens). Chang Weiping (un avocat spécialisé dans les droits de l’homme), dont le procès a eu lieu le 26 juillet dernier, a subi le même sort.
Alors que tout semble écrit d’avance pour l’avenir du Parti et du régime chinois, le nouveau Congrès du PCC devrait servir à affirmer encore davantage le pouvoir et l’influence de Xi Jinping.
Lettre ouverte des AFC du Val de Marne aux parlementaires
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Nos Associations Familiales Catholiques sont engagées pour promouvoir une fin de vie naturelle, digne et vraie. la personne en fin de vie, le grand malade, l’handicapé… sont des personnes qui ont besoin d’être entourées d’amour et d’attention et accompagnées au jour le jour.
Malheureusement, l’euthanasie (et le suicide assisté) sont aujourd’hui présentés comme le “summum de la dignité de la personne” et le nouveau combat sociétal à mener. Les médias, à coup de sondages “truqués” et de déluges de fausse compassion, essaient de nous en convaincre.
Notre confédération a élaboré un “livret-argumentaire” que vous pouvez déjà vous procurer. Pascale Morinière,l a présidente, accompagnée du nouveau délégué général et du secrétaire général, a été reçue à l’Elysée pour manifester la grande inquiétude des familles face au projet de loi sur la fin de vie et leur crainte de voir la solidarité générationnelle à nouveau gravement atteinte.
Le renvoi de principe vers les conclusions de la convention citoyenne qui doit commencer en décembre, n’a pas convaincu les AFC alors que les déclarations du Président de la République laissent à penser que ces conclusions sont d’ores et déjà écrites.
Pour notre part nous avons envoyé à chacun de nos parlementaires une lettre ouverte pour leur présenter notre position et leur demander un rendez-vous.
Lisez cette lettre et faites-la connaître autour de vous, parlez-en à vos élus.


Nikola Mirkovic – Ukraine : les Etats-Unis nous entraînent dans le piège de Thucydide
Président de l’association Ouest-Est, Nikola Mirkovic est l’auteur de “L’Amérique Empire“. Ce spécialiste des pays de l’Est, qui a mené de très nombreuses missions humanitaires, évoque le déroulement des midterms et les enjeux des prochaines élections de mi-mandat aux Etats-Unis. Nikola Mirkovic indique que le contexte d’embrasement général va peser lourdement sur ce scrutin qui renouvelle la Chambre des représentants et plus d’un tiers du Sénat. L’invité de TVL insiste sur le fait que, dans la guerre russo-ukrainienne ou vis à vis de la Chine, les Etats-Unis entraînent toute l’Europe dans le piège de Thucydide, c’est à dire un moment où une puissance dominante entre en guerre avec une puissance émergente en raison de la peur suscitée par sa montée en puissance. Comment en est-on arrivé là ? Nikola Mirkovic apporte d’importants éléments de réponse.

