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Les missionnaires de la Charité expulsées du Nicaragua

Les missionnaires de la Charité ont été contraintes mercredi 6 juillet par le gouvernement du Nicaragua de quitter le pays. Le Parlement reproche à la congrégation, comme à des centaines d’ONG, de ne pas communiquer leurs revenus financiers et la source de leurs dons. D’autre part, le ministère de l’Intérieur n’avait pas accrédité leurs activités sociales.

En mars, le nonce apostolique, Mgr Sommertag, avait été expulsé du pays, suscitant l’incompréhension du Saint-Siège.

L’Occident a dégénéré en totalitarisme, voulant imposer un libéralisme totalitaire, comprenant la fameuse cancel culture

Vladimir Poutine a prononcé hier une allocution devant les responsables de la Douma et les chefs des partis politiques représentés à la Douma. Extrait :

[…] Ce qu’on appelle l’Occident collectif dirigé par les États-Unis est extrêmement agressif envers la Russie depuis des décennies. Nos propositions visant à créer un système de sécurité égalitaire en Europe ont été rejetées. Les initiatives de coopération sur la question de la défense antimissile ont été rejetées. Les avertissements concernant le caractère inacceptable de l’expansion de l’OTAN, notamment aux dépens des anciennes républiques de l’Union soviétique, ont été ignorés. Même l’idée d’une éventuelle intégration de la Russie dans cette alliance de l’Atlantique Nord au stade de nos relations sans nuage avec l’OTAN, comme cela semblait être le cas à l’époque, a semblé absurde à ses membres.

Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils n’ont pas besoin d’un pays comme la Russie, voilà pourquoi. C’est pourquoi ils ont soutenu le terrorisme et le séparatisme en Russie, ainsi que les forces destructrices internes et une “cinquième colonne” dans notre pays. Toutes ces forces reçoivent encore le soutien inconditionnel de l’Occident collectif.

On nous dit, on entend certaines personnes dire que nous avons commencé la guerre dans le Donbass, en Ukraine. Non, la guerre a été déclenchée par l’Occident collectif, qui a organisé et soutenu le coup d’État armé anticonstitutionnel en Ukraine en 2014, puis a encouragé et justifié le génocide contre le peuple du Donbass. L’Occident collectif est l’instigateur direct et le coupable de ce qui se passe aujourd’hui.

Si l’Occident voulait provoquer un conflit afin de passer à une nouvelle étape dans la lutte contre la Russie et à une nouvelle étape dans le confinement de notre pays, nous pouvons dire qu’il a réussi dans une certaine mesure. Une guerre a été déclenchée, et les sanctions ont été imposées. Dans des circonstances normales, il serait probablement difficile de surmonter cela.

Mais voici ce que je voudrais vous faire comprendre. Ils auraient dû se rendre compte qu’ils allaient perdre dès le début de notre opération militaire spéciale, car cette opération signifie aussi le début d’une rupture radicale de l’ordre mondial de type américain. C’est le début de la transition de l’égocentrisme américain libéral-mondialiste vers un monde véritablement multipolaire fondé non pas sur des règles intéressées, inventées par quelqu’un pour ses propres besoins, derrière lesquelles il n’y a rien d’autre que la recherche de l’hégémonie, non pas sur des deux poids deux mesures hypocrites, mais sur le droit international et la véritable souveraineté des nations et des civilisations, sur leur volonté de vivre leur destin historique, avec leurs propres valeurs et traditions, et d’aligner la coopération sur la base de la démocratie, de la justice et de l’égalité.

Chacun doit comprendre que ce processus ne peut être arrêté. Le cours de l’histoire est inexorable, et les tentatives collectives de l’Occident d’imposer son nouvel ordre mondial au reste du monde sont vouées à l’échec.

En même temps, je veux dire et souligner que nous avons de nombreux partisans, y compris aux États-Unis et en Europe, et encore plus sur d’autres continents et dans d’autres pays. Et il y en aura d’autres, cela ne fait aucun doute.

Je le répète, même dans les pays qui sont encore des satellites des États-Unis, on comprend de plus en plus que l’obéissance aveugle de leurs élites dirigeantes à leur suzerain, en règle générale, ne coïncide pas nécessairement avec leurs intérêts nationaux, et le plus souvent les contredit simplement, voire radicalement. Un jour ou l’autre, chacun devra faire face à ce sentiment croissant dans la société.

Aujourd’hui, ces élites dirigeantes augmentent le degré de manipulation de la conscience publique sous nos yeux. Les classes dirigeantes des pays occidentaux, qui sont supranationales et mondialistes par nature, ont réalisé que leurs politiques sont de plus en plus détachées de la réalité, du bon sens et de la vérité, et elles ont commencé à recourir à des méthodes ouvertement despotiques.

L’Occident, qui affichait autrefois des principes de démocratie tels que la liberté d’expression, le pluralisme et le respect des opinions dissidentes, a désormais dégénéré en son contraire : le totalitarisme. Cela inclut la censure, l’interdiction de médias et le traitement arbitraire de journalistes et de personnalités publiques.

Ces types d’interdictions ont été étendus non seulement à l’espace d’information, mais aussi à la politique, à la culture, à l’éducation et à l’art – à toutes les sphères de la vie publique dans les pays occidentaux. Et ils imposent cela au monde entier ; ils essaient d’imposer ce modèle, un modèle de libéralisme totalitaire, y compris la fameuse cancel culture d’interdictions généralisées.

Cependant, la vérité et la réalité est que les populations de la plupart de ces pays ne veulent pas de cette vie ou de cet avenir, et ne veulent vraiment pas d’un semblant de souveraineté formelle, elles veulent une souveraineté substantielle, réelle, et sont simplement fatiguées de s’agenouiller, de s’humilier devant ceux qui se considèrent comme exceptionnels, et de servir leurs intérêts à leur propre détriment.

Aujourd’hui, nous entendons dire qu’ils veulent nous vaincre sur le champ de bataille. Eh bien, que puis-je dire ? Qu’ils essaient. Nous avons déjà beaucoup entendu dire que l’Occident voulait nous combattre “jusqu’au dernier Ukrainien”. C’est une tragédie pour le peuple ukrainien, mais cela semble aller dans ce sens. Mais chacun doit savoir que, dans l’ensemble, nous n’avons encore rien commencé sérieusement.

Dans le même temps, nous ne rejetons pas les pourparlers de paix, mais ceux qui les rejettent doivent savoir que plus cela dure, plus il sera difficile pour eux de négocier avec nous. […]

Un juge ordonne la “suspension immédiate” de la vaccination des enfants, dans l’attente de la publication des contrats entre le gouvernement et Pfizer

C’est en Uruguay :

Un juge a ordonné cette nuit la “suspension immédiate” en Uruguay de la vaccination des enfants contre le Covid-19, dans l’attente de la publication des contrats passés entre le gouvernement et le laboratoire Pfizer, ainsi que de la “composition des substances” contenue dans le produit.

La suspension, qui concerne les enfants de moins de 13 ans, sera en vigueur jusqu’à ce que “tous les contrats d’achat de ces vaccins” et les documents “détaillant la composition des substances à administrer” soient publiés dans leur intégralité, indique dans sa décision le juge Alejandro Recarey.

Ce dernier, qui officie en tant que juge suppléant d’un tribunal administratif, a fait suite à un “recours en protection” déposé par un avocat, visant à suspendre l’administration du vaccin aux enfants.

Cette vaccination est autorisée dans le pays sur une base volontaire à partir de l’âge de cinq ans. Le gouvernement du président conservateur Luis Lacalle Pou a annoncé qu’il allait faire appel de la décision.

Selon le juge, il faut “fournir aux responsables des mineurs qui se vaccinent” un document “qui les informe pleinement et clairement” sur le contenu des injections, leurs bénéfices, les risques qu’elles comportent “en précisant leur nature, leur probabilité, leur ampleur”, et les “effets indésirables déjà détectés, dans leur intégralité”.

Auriez-vous 15 millions d’euros ?

Certains internautes se plaignent parfois des appels redondants du Salon beige pour financer nos développements. Mais ce n’est rien par rapport à ce que demande Libération, qui cherche 15 millions d’euros pour couvrir ses pertes sur les trois prochaines années avant d’espérer atteindre la rentabilité en 2026.

Patrick Drahi a déjà mis 100 millions d’euros dans Libération depuis qu’il y est rentré en 2014.

L’islamisme est entré depuis 2015 dans une phase hyperactive

Normalien, agrégé et docteur en histoire, Pierre Vermeren, spécialiste des sociétés berbères et arabes contemporaines, estime que l’islam politique continue de progresser. Il écrit dans Le Figaro :

[…] Au plan international, le salafo-djihadisme a remporté deux grandes victoires stratégiques en six mois avec les retraits successifs des Américains d’Afghanistan puis des Français du Mali (retraits pour autant nécessaires). Dans les pays du front du djihad – comme il y a des fronts pionniers en Amazonie -, les nouvelles sont désastreuses. Au Nigeria, pas une semaine sans enlèvements de jeunes chrétiennes, assassinat de prêtres, de fidèles ou destruction d’églises : on y déplore 900 chrétiens tués ces trois derniers mois. À l’autre bout du monde musulman, au Pakistan, les islamistes s’emploient à harceler les communautés chrétiennes subsistantes, par enlèvement de jeunes chrétiennes, violées, converties et mariées de force, comme cela se fait depuis des siècles. En Inde, les islamistes répondent frontalement aux hindous pour ne tolérer aucune atteinte à la sacralité coranique (le meurtre d’un tailleur hindou ce 28 juin a déclenché une tempête). En Europe, pas un mois ne passe sans un attentat ou un assassinat attribué à une personne plus ou moins liée à la mouvance de l’islam radical.

Qu’en est-il sur le territoire de la France ? Dans ces colonnes, j’avais écrit après les grands attentats de 2015 qu’au regard de leurs objectifs communautaristes, les attentats étaient un succès pour les salafistes : si le pays a tenu, ils ont néanmoins renforcé le communautarisme islamique des jeunes musulmans – ainsi qu’en attestent de nombreuses études -, rendu visible par le voilement des jeunes musulmanes. Chez elles, le voile, qui se limitait, il y a dix ans, à quelques villes du nord et de l’est du pays, est devenu la norme dans de nombreux quartiers (cités d’Île-de-France) ou villes (comme à Lille), et s’est même implanté à Bordeaux et en Bretagne.

Cet islamisme en action est piloté de concert et en rivalité par les salafistes et par les Frères musulmans, auprès desquels rivalisent leurs soutiens et bailleurs étrangers (États du Maghreb et du Golfe). Par ailleurs, la Commission européenne et les autorités américaines, aussi surprenant que cela paraisse, le considèrent avec bienveillance : la promotion du hidjab est à Bruxelles et à Strasbourg l’objet d’une intense communication. Or, dans une Europe ouverte où circulent les valises de billets des milliards d’euros du cannabis – le continuum entre réseaux mafieux et djihadisme armé ayant été démontré lors des attentats de Paris et Bruxelles -, l’islamisme est entré depuis 2015 dans une phase hyperactive. Encore faut-il accorder une intelligence collective et une détermination à ses concepteurs, à ses agents et à ses militants.

L’objectif le plus visible est que l’on parle chaque jour, dans chaque média français, de l’islam, de l’islamisme et des musulmans, que ce soit en bien ou en mal ; cela n’a aucune importance au regard des principes de base du marketing. L’espace public est saturé par la querelle à rebond sur le burkini, le voile à l’école (avec épreuves de force et invectives de fonctionnaires à la clef), la conversion de Diams, le feuilletonnage de l’affaire Abdeslam, la diffusion mystérieuse, générale et simultanée, ce printemps, du jelbab – alias la djellaba – dans les lycées de France, la fréquentation de piscines publiques par des groupes d’une dizaine de femmes en burkini, le déploiement de groupes d’une quinzaine de jeunes filles en jelbab immaculé – sous bonne garde – dans Paris pour distribuer de la nourriture aux SDF, la circulation quotidienne de femmes voilées autour des grandes universités parisiennes – au demeurant tout à fait légale, mais d’autant plus surprenante que nombre d’entre elles semblent étrangères à ces institutions. Autant de signaux dits faibles.

À cela, il faut ajouter des choses indicibles dans notre société médiatique pleine de scrupules et bien élevée. Ainsi a-t-on « pudiquement » tu, cette année, trois assassinats terribles qui ont endeuillé deux familles juives et une famille de médecin militaire (à Sarcelles, Lyon et Marseille), commis au nom de l’islam dans au moins deux cas, mais que l’on a préféré psychiatriser et occulter. Rappelons que sous François Mitterrand, la « seule » profanation du cimetière juif de Carpentras avait ému et mobilisé la France entière. Désormais, rares sont ceux qui s’étonnent de la quasi-disparition des croix et plaques chrétiennes dans tant de cimetières de banlieues – brisées puis jetées -, sans parler des départs de feu et profanations d’églises hebdomadaires qui, dans certains cas, peuvent avoir un mobile islamiste (mais dans d’autres cas relèvent d’individus ou de groupes n’ayant rien à voir avec l’islam).

Nombre de faits identifiés doivent être relevés et interrogés. Ainsi en est-il de la disparition des charcuteries et boucheries non-halal dans nombre de villes de banlieues ou de petites villes possédant une « cité » : à force de crachats ou de gestes malveillants, l’artisan quitte en silence le terrain et va s’installer dans un quartier bourgeois ou une petite ville où son activité recherchée fait à nouveau florès. L’exemple est reproductible à bien des professions, y compris de médecin. Et qui envoie et filme des militantes voilées dans des restaurants pour y provoquer un scandale en cas de problème ? L’application du droit d’aller et venir est une chose. L’instrumentalisation de femmes pieuses et pudiques mises en scène en est une autre.

Dans cette offensive soutenue, la symbolique de l’État est au centre de micro-agressions comme de méga-agressions. Ainsi, quand le président se déplace à la rencontre des Français, il est désormais fréquent d’observer une femme voilée à la mode islamiste dans sa proximité immédiate, question de visibilisation. Méga-agression à l’inverse, quand des centaines de jeunes de la banlieue nord (nationaux ou étrangers, notamment « mineurs non accompagnés » issus du Maghreb et non déférés) détroussent les touristes-spectateurs, humilient les forces de l’ordre et l’État au Stade de France devant des centaines de millions de téléspectateurs. La puissance publique en est restée sans voix. Cet affrontement multiforme, que d’aucuns jugent fantasmatique ou inexistant, répond objectivement aux considérations guerrières théorisées dans la mouvance salafo-djihadiste : faire la guerre par tous les moyens à ces « sales Français » , dans la logorrhée de Daech.

Évoquons enfin l’attitude repérée dans tant d’établissements scolaires, qui consiste, dès le plus jeune âge des élèves, à refuser les cours de musique, de natation, l’enseignement de faits historiques capitaux (Shoah, génocide arménien, histoire religieuse), la théorie de l’évolution, l’éducation sexuelle, etc. Pour les salafistes, le refus de l’école laïque n’est pas une coquetterie : Boko Haram ( « livre interdit » ) dit tout haut ce qu’ils pensent. Pour eux, le Coran est le seul livre légitime, surtout s’il est enseigné en arabe sans nécessité de le comprendre – Allah n’a pas à être compris à leurs yeux – ; au Sahel et en Afghanistan, des centaines d’écoles sont détruites ou boycottées ; en Tunisie, le pouvoir islamiste (tombé le 25 juillet 2021) a déscolarisé 1 million d’enfants en dix ans, rendus à l’analphabétisme et à l’exploitation économique.

Quand l’objectif n’est pas d’émanciper mais d’enfermer dans l’ignorance pour gouverner les âmes à coups d’oukases et de normes simplistes imposées, l’école à la française est (encore) une entrave. Faire taire les professeurs est une chose, mais plus efficace est de les faire fuir. Dans les académies de Créteil et de Versailles, constatons que des milliers de professeurs manquent à l’appel dans les REP (ex-ZEP) : les remplaçants abandonnent, de jeunes professeurs démissionnent, laissant place à des non-diplômés issus des quartiers faisant fonction d’enseignants, vulnérables aux pressions d’idéologues locaux, voire soumis à ceux-ci. Le cas Lemaire a dévoilé la stratégie qui consiste à faire fuir les républicains. Fin juin, l’État a cru calmer les tensions en signant une convention d’enseignement de l’arabe avec Alger, pays dans lequel les cours d’arabe sont en réalité très souvent des cours d’islamisation. Enseigner l’arabe à des élèves berbérophones ou darijaphones (langue du Maghreb) en famille est une prise de pouvoir. L’apprentissage du français et de l’anglais dans nos classes est déjà souvent en échec, ce qui ne laisse aucune chance à l’arabe, langue difficile que les étudiants du Maghreb eux-mêmes maîtrisent mal après quinze ans d’études. Le recrutement de professeurs mal payés, peu soutenus, non titulaires et de bas niveau, alliés à l’absentéisme d’élèves et à la colère des parents aboutissent chez certains élèves à une sous-culture de 1 000 mots, ce qui correspond à l’objectif tacite d’ignorance chez les idéologues salafistes.

Au regard de ces maux, le soulagement éprouvé par les Français et leurs dirigeants devant la disparition des grands attentats n’est pas dépourvu de lâcheté. On ne tue pas sans objectifs précis des centaines de personnes avec la quasi-certitude de mourir dans ces attentats. En près de huit ans, la France a beaucoup changé, et le seuil de tolérance à l’inacceptable monte un peu plus chaque année. Les études d’opinion indiquent que nombre de jeunes Français acceptent étrangement cette situation, tandis que nos gouvernants regardent ailleurs. Mais il est des combats jamais assouvis.

Le sujet le plus tabou des 50 dernières années

Abordé sans fard par Jacques Bompard, médecin, ancien maire d’Orange et ancien député :

Partenariat entre Nespresso et Café Joyeux

Nespresso France, géant des capsules de café, a annoncé une collaboration avec l’entreprise sociale Café Joyeux, qui emploie des personnes atteintes de trisomie ou d’autisme dans ses restaurants. Yann Bucaille-Lanrezac, créateur de l’enseigne Café Joyeux (une dizaine en France), qui vient de remporter le prix de l’entrepreneur social de l’année 2021 du BCG (Boston Consulting Group), indique au Figaro :

« Depuis le départ, notre raison d’être, c’est l’inclusion. Par le travail, mais aussi par la rencontre, pour changer le regard de notre société sur la fragilité. Nous n’avons pas la prétention de changer le monde, mais nous essayons de montrer que c’est possible d’agir. »

750 000 personnes sont en situation de handicap mental en France, et seulement 0,5 % d’entre elles ont un travail dans une entreprise dite ordinaire. Il est temps que les entreprises prennent cette réalité en compte.

Nespresso, qui vend pour 6,27 milliards d’euros de capsules tous les ans, reste très discret sur les volumes produits et espérés concernant cet accord. Les capsules jaunes seront présentes dans ses 50 boutiques en France ainsi que sur son site internet. Hélène Gemähling, la DRH de Nespresso en France, précise :

« Nous lançons régulièrement des éditions limitées sur des crus de café, mais c’est la première fois que nous assemblons et torréfions pour quelqu’un d’autre avec un café créé spécifiquement pour Café Joyeux ».

Après une année de travail, le nectar – mélange d’arabica et de café d’Ouganda -, rond et à l’intensité moyenne, est prêt. Il sera disponible pendant un an sur le marché français au prix de 4,80 euros l’étui de 10 capsules. C’est dans la fourchette basse des éditions limitées du roi de la capsule, mais 12 à 18 % plus cher que ses gammes historiques. Nespresso emploie depuis vingt-cinq ans, à Alfortville, dans le Val-de-Marne, 50 personnes en situation de handicap pour préparer ses commandes. À Étampes, en Essonne, il soutient l’emploi de 70 travailleurs handicapés, qui réparent et reconditionnent ses machines.

Pour Café Joyeux la visibilité sera massive. L’entreprise percevra un pourcentage sur les ventes de chaque étui.

Pour mémoire, le clip de Cilou en partenariat avec les Cafés Joyeux :

On ne choisit pas son sexe et il n’y en a que deux

Après l’appel de 99 personnalités allemandes du monde scientifique contre l’idéologie du genre, 140 scientifiques et intellectuels publient dans la presse européenne un manifeste « pour une approche objective du “changement de genre” des mineurs dans les médias ».

Parmi les signataires français, on trouve notamment des personnalités de gauche comme Elisabeth Badinter, René Frydman, Israël Nisand (en plus de personnalités comme Rémi Brague, Chantal Delsol…), qui refusent d’aller jusqu’à la négation de la création de l’être humain homme et femme.

Nous, scientifiques, médecins et universitaires des sciences humaines et sociales, appelons les médias du service public et les médias privés de France, de Belgique, d’Allemagne, du Royaume Uni, de Suisse et d’autres pays d’Europe à présenter fidèlement les études sérieuses et les faits scientifiquement établis concernant le “changement de sexe/genre” des enfants dans les émissions destinées à un large public. Concernant l’éducation à la sexualité, nous appelons au respect du rythme des enfants et des adolescents dans les préconisations des écoles et des plateformes éducatives.

A l’heure actuelle, trop d’émissions et de reportages véhiculent de manière univoque les revendications infondées des militants transaffirmatifs, souvent sans objectivité. Des enfants et des adolescents sont exhibés sur des plateaux télé avec leurs parents afin de montrer à quel point le changement de genre (euphémisation pour parler de sexe) est bénéfique, sans que jamais personne n’émette la moindre réserve, ni ne donne les données scientifiques relativisant les bienfaits de ces transformations à moyen et long terme, ou les risques des traitements. Les scientifiques qui seraient critiques n’ont aucune place, ou pire encore se font insulter avant tout débat. Ces émissions répétitives peuvent avoir un effet d’endoctrinement sur les jeunes, amplifié par les réseaux sociaux.

Ces pressions médiatiques sans nuance relayés par une certaine presse écrite, normalisent et banalisent l’idéologie qui prétend que l’on pourrait choisir son genre à tout âge, au nom de l’« autodétermination », si l’on ne se sent pas en accord avec le prétendu « sexe assigné à la naissance ». Le changement de genre est souvent présenté comme une solution miracle pour régler les troubles de l’adolescence. Avec pour effet l’augmentation du nombre de jeunes qui s’auto-diagnostiquent « trans » alors qu’on peut douter qu’ils le soient lorsque les demandes ont été multipliées par vingt-cinq en moins de dix ans. En parallèle, se développe, dès le primaire dans les écoles, une « éducation à la sexualité » qui ne tient aucunement compte de l’immaturité psychique des enfants en les exposant à des contenus intrusifs et contraignants.

Cette vision lénifiante oublie que ces jeunes vont entrer dans un processus de médicalisation dont on parle peu.

La rationalité et l’objectivité scientifiques sont absentes de ces présentations. La médicalisation s’étend alors que le nombre de jeunes détransitionneurs ne cesse de croître et ces jeunes très meurtris et portant des séquelles physiques de leur transition témoignent de la légèreté avec laquelle ils ont été traités par des médecins, des psychiatres et d’autres professions de santé.

En tant que scientifiques, professionnels de l’enfance et universitaires, nous nous opposons fermement à l’assertion selon laquelle les femmes et les hommes ne seraient que des constructions sociales ou des identités ressenties.

On ne choisit pas son sexe et il n’y en a que deux. On naît fille ou garçon. Le sexe est constaté à la naissance et inscrit à l’état-civil et chacun construit une identité jamais figée et qui évolue dans le temps, ce qui est trop souvent oublié. On peut changer l’apparence de son corps mais jamais son inscription chromosomiale. Il est urgent de rompre avec des discours usant d’un vocabulaire créé de toutes pièces pour s’imposer à tous, alors qu’il repose sur des croyances et met sur le même plan des vérités scientifiques et des opinions. Il y a un risque de confusion chez les jeunes.

Nous appelons les directeurs de chaînes de télévision et de radio mais aussi la presse écrite à représenter non seulement la diversité des points de vue, mais également les connaissances avérées concernant la « dysphorie de genre » chez les mineurs. Actuellement, quand les professionnels soutiennent une prise en charge psychologique qui tient compte de la temporalité psychique des enfants et des adolescents en souffrance, ils sont notoirement disqualifiés ou absents des débats.

Dans l’intérêt de tous et principalement des plus jeunes, nous demandons également aux institutions publiques de veiller à l’exigence d’impartialité dans la présentation et la transmission des connaissances sur un sujet aussi important.

L’affirmation selon laquelle l’avortement est un droit repose sur le mensonge

De Grégor Puppinck dans Valeurs Actuelles :

L’affirmation selon laquelle l’avortement est un droit repose sur le mensonge. Il y a d’abord le mensonge suivant lequel l’avortement serait un « soin de santé », qu’il serait « sans risque », que sa légalisation réduirait la mortalité maternelle, ou encore que les femmes seraient victimes de « grossesses forcées », comme si la grossesse était une fatalité. Il y a aussi le mensonge suivant lequel il serait impossible de prévenir ni de réduire le recours à l’avortement, ou que l’avortement serait une condition de l’égalité entre les hommes et les femmes. Tous ces mensonges peuvent être aisément dénoncés.

Mais le plus gros mensonge sur l’avortement consiste à dénier jusqu’à l’existence de l’enfant victime de l’avortement. C’est sur ce mensonge que repose le prétendu droit à l’avortement. C’est l’ignorance de l’enfant qui permet de présenter l’avortement comme un droit de la femme sur son propre corps ; c’est ce que fit la Cour suprême dans l’arrêt Roe v Wade de 1973, et c’était faux, hier comme aujourd’hui. C’est un mensonge grossier car l’avortement est évidemment pratiqué sur un enfant ! C’est lui qui est avorté et non sa mère.

Ce mensonge va même plus loin puisque les promoteurs de l’avortement prennent toujours soin d’éviter d’en parler ouvertement : ils utilisent des périphrases telles que « procédure », « régulation menstruelle », « droit reproductif » ou « droit des femmes » pour ne pas dire « avortement ». Ils n’assument pas la réalité sanglante de ce qu’ils promeuvent. Ce mensonge se diffuse depuis les lobbys internationaux de l’avortement et les Nations unies ; il est une condition du droit à l’avortement.

La grossesse et l’avortement dépassent le cadre de la vie privée de la mère

C’est sur ce mensonge que reposait l’arrêt Roe v Wade ; et c’est ce mensonge que la Cour suprême a enfin rejeté dans son récent jugement Dobbs. Il faut le reconnaître, elle a suivi en cela la Cour européenne des droits de l’homme qui avait déjà déclaré que la grossesse et l’avortement ne concernent pas seulement la vie privée de la mère, mais aussi « l’enfant à naître » qu’elle porte, ainsi que le « père potentiel » de l’enfant, et la société (affaires Brüggemann et Boso). C’est parce que l’enfant existe, même s’il n’est qualifié que d’être humain potentiel, que la grossesse et l’avortement dépassent le cadre de la vie privée de la mère.

Plus encore, dans plusieurs affaires importantes, la Cour européenne a fait application de la Convention européenne à l’enfant dès avant sa naissance, en matière de droit à la vie, de respect de la vie privée, et même d’interdiction de la torture concernant la souffrance subie par le fœtus durant l’avortement. Dans plusieurs affaires la CEDH a jugé que la protection accordée par l’État au fœtus est justifiée par égard pour les « droits et libertés d’autrui » (affaires Costa et Pavan et Parrillo c Italie). Il en résulte, comme le souligne justement le Juge Pinto de Albuquerque, que « l’embryon est un “autrui”, un sujet doté d’un statut juridique ».

C’est cela la raison fondamentale pour laquelle l’avortement ne pourra jamais être un “droit” subjectif : car nul ne peut avoir de droit arbitraire sur l’existence d’autrui. C’est aussi ce que déclare la Cour suprême lorsqu’elle affirme que, « l’avortement est différent [d’autres pratiques] parce qu’il détruit ce que Roe appelle une “vie potentielle” et ce que la loi [du Mississippi] appelle un “être humain à naître” ».

Déguiser l’avortement en droit ne change rien à la nature de l’acte

Il en résulte, comme la Cour européenne l’a dit clairement à plusieurs reprises, que le droit au respect de la vie privée « ne saurait […] s’interpréter comme consacrant un droit à l’avortement » (affaires A, B et C c. Irlande et P. et S. c. Pologne). D’ailleurs, au fil de sa jurisprudence, la Cour européenne a précisé que la Convention ne garantit aucun droit à subir un avortement, ni de le pratiquer, ni même de concourir impunément à sa réalisation à l’étranger. Elle a aussi jugé que l’interdiction de l’avortement ne viole pas, en soi, la Convention européenne. (affaires Silva Monteiro Martins Ribeiro c. Portugal, Jean-Jacques Amy c. Belgique, Jerzy Tokarczyk c. Pologne, A, B et C c. Irlande)

Ainsi, il n’existe pas de droit à l’avortement au titre de la Convention européenne des droits de l’homme, pas plus qu’au titre de la Constitution américaine. Cela est certain. D’ailleurs, les nombreux engagements internationaux pris par les États de réduire et de prévenir le recours à l’avortement prouvent que l’avortement n’est pas un droit, car s’il était réellement un droit fondamental, il serait absurde et injuste d’en prévenir l’usage. Déguiser l’avortement en droit ne change rien à la nature de l’acte.

Il faut comprendre que les droits de l’homme ne sont pas créés par les juges et les parlements : ils préexistent. Les peuples les proclament, les déclarent et les reconnaissent, mais ne les créent pas. Qu’est-ce qu’un droit de l’homme ? C’est la garantie offerte par l’État à chaque personne de respecter sa faculté d’accomplir les potentialités de la nature humaine : penser, s’instruire, s’exprimer, prier, s’associer, fonder une famille. Les droits de l’homme ne garantissent pas n’importe quoi, mais protègent l’exercice des facultés humaines par lesquelles nous nous accomplissons en tant qu’êtres humains. Les droits de l’homme sont déduits de la nature humaine et la protègent.

L’avortement ne pourra jamais être un “droit fondamental”

Mais peut-on dire qu’une femme s’accomplit et s’humanise en avortant l’enfant qu’elle porte ? Certainement pas, les souffrances causées par l’avortement sont là pour le démontrer. Si l’avortement était un droit, il ne ferait pas souffrir. Entre un droit fondamental et l’avortement, la différence de nature est patente. L’avortement ne pourra jamais être un “droit fondamental”, car son objet premier, directe, est un mal : la destruction d’une vie humaine innocente, quelle que soit l’intention ou les raisons de cette destruction. Il ne sert à rien de hurler que l’avortement est un droit pour en faire un droit, ni même de l’inscrire dans la Constitution ou dans la Charte des droits fondamentaux. Cela ne change rien à la réalité de l’acte.

Alors oui, il n’existe pas de droit à l’avortement au titre de la Convention européenne, ni de la Constitution américaine. Mais, en revanche, il existe bien le droit à la vie qui est parfois défini comme garanti dès la conception. Ainsi, la Convention américaine des droits de l’homme dispose que « toute personne a droit au respect de sa vie. Ce droit doit être protégé par la loi, et en général à partir de la conception. Nul ne peut être privé arbitrairement de la vie ».

À cet égard, la Cour européenne reconnaît que les États peuvent « légitimement choisir de considérer l’enfant à naître comme une personne et protéger sa vie ». Comme la Cour suprême, la Cour de Strasbourg laisse les États libres de déterminer « le point de départ du droit à la vie » et par conséquent, d’autoriser, ou non, l’avortement (Affaire Vo c France).

Il s’agit là d’une concession faite par le juge pour tolérer juridiquement l’avortement, et elle repose sur un autre mensonge : savoir la distinction fallacieuse entre la réalité de « l’enfant à naître » et la notion juridique de« personne ». Pour permettre l’avortement, la CEDH se déclare incapable « de savoir si l’enfant à naître est une “personne” » alors même qu’elle reconnaît son appartenance « à l’espèce humaine » (affaire Vo c. France). C’est ce mensonge qui permet aux juges de fermer les yeux sur l’avortement, et de laisser chaque État décider en la matière.

La situation est sensiblement la même, à présent, aux États-Unis où chaque État fédéré peut réguler ou interdire l’avortement. C’est un progrès par rapport à la situation antérieure, mais ce n’est pas suffisant car la Cour suprême n’accorde pas encore de protection juridique à l’être humain avant la naissance. Il le faudra pourtant, notamment pour interdire les avortements tardifs, que la Cour suprême qualifie de « pratique barbare ».

La réalité sanglante de l’avortement

La route est encore longue pour que la société occidentale reprenne conscience de la valeur de chaque vie humaine, même des plus faibles. Mais déjà, de plus en plus de médecins et de sages-femmes refusent de pratiquer l’avortement. Il est de plus en plus évident qu’aspirer et broyer un fœtus, écraser son crâne et le démembrer pour l’extraire, ou lui faire une piqure de poison dans le cœur est un crime. C’est cela la réalité sanglante de l’avortement.

C’est parce que l’avortement est, en soi, un crime que ses promoteurs sont en panique morale depuis l’arrêt de la Cour suprême ; parce que ce crime apparaît au grand jour ; il n’est plus caché derrière le prétendu droit constitutionnel à l’avortement qui leur offrait une caution morale factice.

Ils sont en panique, même en France et en Europe, où la pratique de l’avortement est pourtant très loin d’être menacée. Leur panique révèle leur propre faiblesse, leur insécurité morale. Ils n’ont pas d’arguments autres que l’invective et l’apologie de l’avortement. Ils peuvent voter des résolutions à répétition, consacrer l’avortement comme un droit suprême, censurer les défenseurs de la vie humaine : tout cela ne changera rien. L’avortement restera un acte sanglant, un dogme tabou qui repose sur le sable du mensonge, et qui finira par s’effondrer, car à chaque génération nouvelle, les consciences pures de jeunes gens se révoltent contre ce crime qui demande justice.

Qui pour incarner la France ?

Nota : cet article est une contribution d’un lecteur. Depuis quelques jours, une nouvelle fonctionnalité est apparue dans la barre supérieure de votre blogue : vous pouvez désormais proposer un article rédigé. Michel Janva

« God save the Queen… »

Dans une tribune du 4 juin sur le site Boulevard Voltaire, Stéphane Buffetaut, à l’occasion du jubilé des 70 ans de règne, soulignait avec beaucoup de justesse l’immense avantage du peuple britannique qui possède « sa » reine, « sa » famille royale. C’est-à-dire sa représentation d’une continuité historique, qui personnifie en quelque sorte l’unité et la destinée de tout un peuple, quelles que soient ses origines. Élisabeth II « incarne le devoir dans un monde où l’on veut nous faire croire que seuls importent le choix individuel immédiat, le caprice du consommateur, le confort de l’égoïsme… Et, malgré tout, ce sens du devoir étonne et force l’admiration des blasés et des cyniques ».

Bien sûr en Grande-Bretagne la reine règne mais ne gouverne pas, ce qui peut choquer notre esprit monarchique français. De plus les Iles Britanniques ne sont pas à l’abri des tourments idéologiques délétères qui éloignent le peuple de la loi naturelle, destructeurs des corps sociaux, notamment la famille. La maison royale n’est pas des plus exemplaires.

Cependant notre auteur continue, en partant de la devise royale : « Never explain, never complain… Dans une époque qui dégouline d’émotion poisseuse et sélective, ce sens de la retenue, de la dignité surprend. Et, là encore, conduit au respect ». La reine représente la fonction première du supérieur, explicitée par le maître dominicain, Saint Thomas d’Aquin : le chef de tout corps constitué est d’abord le responsable, le garant du maintien de l’esprit de ce corps tel que voulu par sa constitution, par ses origines. C’est le premier devoir de la reine, elle est redevable devant son peuple de cette mission essentielle. Cette retenue et cette dignité viennent de ce que la reine ne représente pas sa personne, Élisabeth Windsor, mais tout ce qui la dépasse, et dépasse d’ailleurs chaque britannique en particulier : plus de 1000 ans d’histoire d’un peuple chrétien, avec son génie propre qui s’est exprimé dans de nombreux domaines, la science, les arts, les explorations sur tous les continents, l’industrie…

L’auteur poursuit : « Il existe de nombreuses monarchies, en Europe. Parmi elles, la Couronne britannique impressionne plus que toute autre. Peut-être le faste y est-il pour quelque chose ? Mais il y a plus profond. Élisabeth II est la seule souveraine à être réellement sacrée, ointe du saint chrême. C’est devant Dieu et de par Dieu qu’elle tient son autorité et que pèse sur ses épaules le poids de ses devoirs. Cette verticalité est d’une bien autre nature que les combines politiciennes ou les faveurs électorales ».

En quelque sorte pour la reine une nature particulière, due à sa préparation depuis l’enfance au sein de la famille royale, aux exemples de ses aïeux, véritable poids de l’histoire entraînant des devoirs. Et des grâces particulières, on peut l’espérer. Le premier ministre gouverne en rendant compte chaque semaine à la reine de sa mission. Un épisode de « The Crown » saison 1, publié par l’éditeur Netflix, présente admirablement la reine Elisabeth à ses débuts recevant le premier ministre Winston Churchill, qui, malgré son prestige de vainqueur de la guerre, marque toute la déférence et le respect pour l’autorité morale qui le dépasse. Subtil mécanisme très anglais, qui certes ne transforme pas les hommes en anges, mais représente un certain garde-fou.

Une chose me frappe avec le Brexit de 2020, voulu par le peuple, et mené à bien à l’encontre de toutes les élites nationales et internationales si puissantes. Je vois là en particulier le simple fait que ce peuple, dans son sentiment le plus profond, sait ce que veut dire le mot « souverain » grâce justement à sa souveraine qui l’incarne, symbole autant que réalité. Des fonctionnaires bruxeliens quelconques, « vulgum pecus », de plus sans patrie et sans religion, au-dessus de la reine ? My God ! Shocking ! Seul Dieu est au-dessus de la reine !

On est bien sûr là très loin des logorrhées de notre président réélu, pour qui le mot « souverain » tant répété n’est qu’un pernicieux argument électoral, propos de bateleur de foire, mêlant à dessein souveraineté nationale et souveraineté européenne en créant une confusion permettant de mieux enterrer cette souveraineté ancestrale tangible, auprès d’un peuple globalement anesthésié, qui est passé du roi souverain au peuple souverain, pour ensuite mieux se faire déposséder de toute souveraineté.

Qui pour incarner la France ?

Alors qui pour incarner la France, qui pour représenter son âme profonde. Marianne ? En 1792, il fallait bien adopter un symbole de la République naissante, et de la « Liberté » mère de ce régime : une femme coiffée d’un bonnet phrygien. On y voit là plutôt une quelconque harpie dépoitraillée, issue des barricades telle que l’a représentée le peintre Eugène Delacroix. Dans tous les cas la pauvre ne vaut guère plus que 15kg de plâtre accrochés au mur des mairies, on fait mieux comme incarnation.

La République doit alors se trouver des succédanés, représentant au moins ce qui pourrait unir un peuple dans sa diversité, qui puisse faire sa fierté. Ce sera suivant les humeurs du temps une équipe nationale de football, qui gagne parfois, rarement, mais dans laquelle, même avec la meilleure volonté, on a du mal à trouver un soupçon de représentation de l’âme française. Il y a aussi les fameuses « Valeurs de la République », mais là comme incarnation on peut difficilement faire pire, personne n’ayant jamais trouvé le commencement du début de leur définition. Peut-être « l’Universalisme », concept défendu par quelques philosophes ou politiques éthérés, qui en exprimant l’idée qu’ils vont remplir le monde entier de bons sentiments, ne font que montrer le néant d’une pensée concrète et utile pour le quotidien de notre patrie.

Dans les périodes à venir, certainement délicates tant les difficultés non résolues s’amoncellent, bien des pays de notre vieille Europe ont au moins cet avantage d’avoir conservé une monarchie donnant un chef qui, même avec des pouvoirs très limités, constitue un facteur d’unité tangible. Héritage de l’histoire qui dépasse les représentants même de cet héritage, ils n’y sont pour rien. Principe qui permet dans un pays à chacun, à chaque partie, à chaque corps social ou politique, d’y voir n’ont pas un compétiteur qui gagne contre les autres, mais un fédérateur qui accompagne tout un peuple.

Et qui pour désigner ce fédérateur?

La question pose d’abord un préalable, peut-on en France encore croire à l’instauration d’une monarchie ?

La visite du palais impérial de la Hofburg, à Vienne, nous laisse une impression très nostalgique. Tout est resté présent dans les enfilades imposantes de salles, le bureau de l’empereur portant son encrier et ses photos personnelles, les salons et les chambres avec leur mobilier, sans oublier les monumentales poêles en faïence. Un peu comme dans le château de la Belle au Bois Dormant, tout semble assoupi, et prêt à se réveiller. Il est vrai que la continuité dynastique en Autriche est simple et bien assurée. De plus à peine un siècle les sépare de cette période, des anciens peuvent raconter qu’ils ont connu dans leur jeunesse d’autres anciens ayant vécu sous l’empereur, le bienheureux Charles. Son épouse, Zita, décédée il y a tout juste 40 ans, reste dans les mémoires de nombreux Autrichiens.

Nous, Français, sommes évidemment bien loin de cela. Toutefois un espoir doit rester en nous si nous sommes convaincus que, comme chaque homme a une destinée particulière sur terre, voulue par la Providence, chaque nation a aussi sa vocation particulière. Cette mission, affirmée par l’évêque fondateur de la première dynastie mérovingienne, Saint Rémi, et confirmée par de nombreux évêques et papes au cours de l’histoire, notamment par Saint Pie X (cf. bulletin ARLV N°33), et par le pape Jean Paul II en 1980 au Bourget et en 1996 à Reims, est la défense de la foi authentique ainsi que la propagation de cette foi dans le monde entier. De ce point de vue l’exemple récent de nos terres, magistralement démontré par le père Argouarc’h dans son livre « Passion de la Vendée », est édifiant. Après la saignée de la tempête révolutionnaire, censée effacer toute trace de religion sur ces terres, l’auteur présente la floraison des séminaires, et recense 161 prêtres vendéens nés au XIXème siècle, partis évangéliser le monde entier.

On peut noter que si la Grande-Bretagne a conservé sa monarchie, bienfait certain, elle a par contre, depuis Henri VIII en 1531, sombré officiellement dans le schisme et l’hérésie anglicane. La France malgré tout, malgré ses « philosophes », esprits forts du siècle des Lumières, ses révolutionnaires sans-culottes autant que sans-Dieu, ses républicains laïcards et francs-maçons, a conservée dans son âme, si ce n’est dans ses institutions et dans son peuple, l’attachement à l’authentique foi catholique et au trône de Pierre. Bien sûr tout cela semble aujourd’hui bien dévoyé, et même un peu utopique tant l’Eglise elle-même semble tanguer, soumise aux mauvais vents du siècle, acquise pour une grande part à la religion horizontale des Droits de l’Homme, de l’homme fait Dieu et non plus du Dieu fait homme.

Toutefois, si les générations du concile Vatican II et de la nouvelle liturgie de 1969 ont pu vivre ces événements comme une rupture avec un passé révolu, pleine d’espérance, il faut bien reconnaître qu’on en attend toujours les merveilleux fruits promis. Et que cet esprit là, s’il reste encore présent chez bien des plus âgés, ne s’est pas transmis aux jeunes générations qui s’engagent, non pour rejeter la tradition bimillénaire, mais bien souvent à la recherche de cette tradition. Le grand succès du pèlerinage de Pentecôte à Chartres proposant la liturgie traditionnelle, réunissant 300 prêtres et plus de 15 000 jeunes, en est la manifestation éclatante. La loi des générations se renouvelant fait son effet, les réalités finissent par s’imposer. Avec plusieurs évêques présents, les lignes bougent même dans la hiérarchie de l’Eglise. Alors pourquoi la France ne pourrait-elle pas un jour revivre aussi plus en accord avec les lois naturelles, et retrouver des institutions mieux garantes de ces lois ? Aujourd’hui et près de chez nous, la Hongrie, avec son premier ministre Viktor Orban largement réélu à chaque fois, progresse dans cette direction.
« La contre-révolution ne sera pas une révolution contraire mais le contraire de la révolution » (Joseph de Maistre). Il ne s’agit pas pour nous de détruire l’autorité existante, si faible et malfaisante soit-elle, mais de penser à un avenir, au jour où cette autorité s’effondrera. Depuis 1500 ans l’Eglise n’a pas réagi autrement. Face à la disparition du cadre politique de l’Empire romain au Ve siècle, et aux hérésies, le grand saint Rémi, évêque de Reims, suscite en 496 une nouvelle dynastie avec le baptême de Clovis. En 751 le pape Zacharie adoube Pépin le Bref, premier roi de la dynastie des carolingiens. En 987, le duc des Francs Hugues Capet est élu roi grâce au soutien actif d’Adalbéron, l’archevêque de Reims.

Pour chacune de ces périodes des graves troubles, en particulier des invasions, et un pouvoir central défaillant entraînant un grand danger pour la Chrétienté. Et si les chefs fondateurs de dynasties ont d’abord fait personnellement leurs preuves, affirmé leur autorité, leur compétence naturelle, leur sens du devoir au service du bien commun, c’est bien l’Eglise qui a adoubé ce pouvoir. Mieux encore, en 1429 c’est le Ciel lui-même, malgré une partie de l’Eglise acquise à la cause anglaise, qui par les voix des saints suscite le départ de la jeune Jeanne d’Arc afin de restaurer l’autorité légitime défaillante. Nous avons là d’un point de vue naturel une belle raison d’espérer. Sans parler de l’Espérance surnaturelle.

Pascal Théry – président Association Royaliste Légitimiste de Vendée

André Figueras, un grand pamphlétaire doublé d’un homme d’action

Anne Brassié reçoit Olivier Figueras qui évoque le destin et l’oeuvre de son père: le talentueux André Figuéras. Deux principaux livres sont évoqués : “Onze amiraux dans la tourmente” et ses “Mémoires intempestifs ».

Engagé dans la résistance en 1941, à l’âge de 17 ans, il n’en demeure pas moins un défenseur de Philippe Pétain. Il termine la guerre dans les commando-parachutistes de l’Armée d’Afrique ; à ce double titre, il a reçu la croix de Guerre et la Médaille de la Résistance.

Après guerre, il commence une carrière dans la presse dans le journal L’Essor. La guerre d’Algérie et l’abandon de l’Algérie française par Charles de Gaulle vont contribuer à faire de lui un adversaire très résolu du gaullisme. Il publie un grand nombre d’ouvrages pamphlétaires, dont plusieurs seront interdits par la censure, notamment Le Général mourra ou Charles le Dérisoire. Il est également l’auteur d’un roman sur la France de la Seconde Guerre mondiale, assez cynique et subversif, Pas de champagne pour les vaincus.

Le délire complotiste de Soros, qui voit “un plan soigneusement élaboré pour transformer les États-Unis en un régime répressif”

Dans une tribune délirante publiée sur Project Syndicate, une organisation médiatique internationale dont le siège est à Prague, George Soros se livre à une diatribe contre la Cour Suprême des Etats-Unis :

Les États-Unis sont une démocratie en constante évolution depuis leur fondation en 1776, mais leur survie en tant que démocratie est aujourd’hui gravement menacée. Un ensemble de développements vaguement interconnectés, à l’intérieur du pays et à l’étranger, est responsable de cette crise. À l’étranger, les États-Unis sont menacés par des régimes répressifs dirigés par Xi Jinping en Chine et la Russie de Vladimir Poutine, qui veulent imposer une forme de gouvernement autocratique dans le monde.

Mais la menace que représentent pour les États-Unis les ennemis intérieurs de la démocratie est encore plus grande. Il s’agit notamment de l’actuelle Cour suprême, qui est dominée par des extrémistes d’extrême droite, et du parti républicain de Donald Trump, qui a placé ces extrémistes à la Cour.

Qu’est-ce qui qualifie la majorité de la Cour d’extrémistes ? Ce n’est pas seulement leur décision d’annuler Roe v. Wade, l’affaire historique de 1973 qui a reconnu le droit d’une femme à choisir d’accoucher ou non. Ce qui les qualifie d’extrémistes, ce sont les arguments qu’ils ont utilisés pour justifier leur décision et les indications qu’ils ont données quant à la portée qu’ils pourraient être prêts à donner à ces arguments.

Le juge Samuel Alito, auteur de l’opinion majoritaire, a fondé sa décision sur l’affirmation que le quatorzième amendement ne protège que les droits qui étaient généralement reconnus en 1868, lorsque l’amendement a été ratifié. Mais cet argument met en danger de nombreux autres droits qui ont été reconnus depuis lors, parmi lesquels le droit à la contraception, le mariage homosexuel et les droits LGBTQ.

Poussé à sa conclusion logique, ce raisonnement pourrait même permettre aux États d’interdire le mariage interracial, comme certains l’ont fait jusqu’en 1967. Il est également clair que la Cour a l’intention de lancer une attaque frontale contre le pouvoir exécutif. L’un des arrêts les plus importants de la dernière session de la Cour a privé l’Agence de protection de l’environnement de l’autorité d’édicter les réglementations nécessaires à la lutte contre le changement climatique.

Il ne faut pas longtemps pour trouver le dénominateur commun des récentes décisions de la Cour : soutenir les causes défendues par le parti républicain de Trump et affaiblir ou interdire les causes favorisées par le parti démocrate. […]

Heureusement, je ne suis pas le seul à affirmer que la survie de la démocratie aux États-Unis est gravement menacée. L’opinion publique américaine a été réveillée par la décision annulant l’arrêt Roe. Mais les gens doivent reconnaître cette décision pour ce qu’elle est : une partie d’un plan soigneusement élaboré pour transformer les États-Unis en un régime répressif, ciblant particulièrement les femmes, quelles que soient les conséquences dévastatrices.

Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour empêcher cela. Ce combat devrait inclure de nombreuses personnes qui ont voté pour Trump par le passé. Je suis un partisan du parti démocrate, mais ce n’est pas une question partisane. Il s’agit de rétablir un système politique bipartite fonctionnel qui est au cœur de la démocratie américaine.

La République des copains

Il faut bien que ces messieurs vivent (sur nos impôts) :

Le Président de la République envisage, sur proposition de la Première ministre, de nommer M. Jean CASTEX en qualité de président du conseil d’administration de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France.

La Présidente de l’Assemblée nationale et le Président du Sénat sont saisis de ce projet de nomination, afin que la commission intéressée de chacune des assemblées se prononce dans les conditions prévues par le cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution.

Je découvre l’existence de cette agence…

Enfant non conforme à la commande : deux homosexuels intentent un procès

En Californie, deux hommes viennent d’intenter un procès envers une clinique de fertilité. Ils voulaient acheter un garçon au moyen d’une GPA (300 000 dollars), mais la mère porteuse s’est retrouvée enceinte d’une fille. Elle a accouché en 2021.

Ils accusent la clinique de « rupture de contrat, faute médicale, négligence, dissimulation frauduleuse », mais aussi de « violation de la loi sur la concurrence déloyale et du droit des consommateurs ». Ils demandent des dommages et intérêts, leurs projets devant désormais inclure un troisième enfant, qui représente un « impact financier vertigineux ».

Qu’en pense Caroline Mecary ?

L’oral pour évaluer les motivations des futurs professeurs et leur maîtrise des «valeurs de la République»

Pas simple, voire éliminatoire :

Cette épreuve orale, nouveauté 2022 de l’éducation nationale, Axel l’avait consciencieusement bûchée. Le candidat au Capes d’Histoire-Géo avait épluché le « vademecum » sur la laïcité, celui contre l’homophobie et la transphobie, un troisième contre le racisme, sans oublier le condensé sur les « valeurs de la République ». Fort de dix ans d’expérience dans l’enseignement, d’une thèse à Sciences Po Bordeaux et d’un post-doctorat, Axel, 38 ans, se sentait prêt à exposer ses motivations au jury, et répondre aux deux mises en situation autour de la vie scolaire. Quel ne fut son étonnement, le 1er juillet, en découvrant son résultat : 7/20. Sans la performance du 15 à l’épreuve disciplinaire, il était éliminé.

Le jour J, le candidat était tombé sur le sujet suivant :

« Lors d’un cours sur la liberté d’expression, un élève, apparemment sincère, vous demande pourquoi les caricatures de Charlie Hebdo sont autorisées alors que Dieudonné est condamné ».

Le jury lui a alors demandé de citer l’article de loi qui sanctionne l’incitation à la haine raciale.

« J’ai répondu que je n’étais pas juriste, et que cela relevait du Code pénal. Est-ce cela qui m’a valu une note quasi éliminatoire ? Cette question m’a paru déplacée, voire malveillante, car elle ne présume ni de ma réaction à une situation, ni de ma connaissance du devoir du fonctionnaire. C’était clairement pour me coincer ».

Depuis début juillet et la parution des résultats des Capes (concours pour l’enseignement public secondaire), Cafep (privé) et CRPE (professeur des écoles), les témoignages abondent sur les réseaux sociaux de candidats déçus, frustrés ou écœurés par cette épreuve sur la « connaissance du système éducatif ». Dans l’esprit de la «loi sur l’école de la confiance» de juillet 2019 dite «loi Blanquer», cet oral à fort coefficient (3 sur 8) est devenu commun à toutes les disciplines. L’objectif, évaluer les candidats sur leur motivation et leur parcours, et juger de leur aptitude à « s’approprier les valeurs de la République ». Les sujets varient autour du racisme, de l’homophobie, de la laïcité.

« En classe de moyenne section, vous remarquez que les garçons jouent à la voiture et les filles s’orientent vers le coin dînette. Comment résolvez-vous ce problème ? ».

Ou encore :

« Un élève déplacé car trop bavard, proteste parce qu’il ne veut pas s’asseoir à côté d’une fille, que faites-vous ? ».

Des sujets souvent tortueux, estime Céline, 48 ans, qui, avec 15 ans d’enseignement derrière elle, s’est sentie prise au piège sur la question du blasphème.

« J’ai commencé par mettre en avant la liberté d’expression, ses limites, en m’appuyant sur des textes très précis. Mais le jury s’est focalisé sur les caricatures de Charlie Hebdo, me demandant si je serais prête à les montrer aux élèves. J’ai expliqué que j’agirais certainement comme Samuel Paty, en proposant aux élèves musulmans de quitter la classe. J’ai senti que cela ne leur plaisait pas. Ils allaient toujours plus loin, me demandant si j’en ferais autant pour des caricatures sur l’homophobie, par exemple »

, raconte l’enseignante grenobloise, qui a été saquée d’un 4/20. La liberté d’expression, elle pensait pourtant connaître, cette Grenobloise enseignant dans le lycée qui a accueilli la jeune Mila.

[…]

Les valeurs de la République ont encore fait des victimes…

L’Europe de la culture de mort

Le Parlement européen a adopté par 324 voix contre 155 et 38 abstentions une résolution qui demande que soit inscrit dans la charte des droits fondamentaux de l’UE que

« toute personne a le droit de bénéficier d’un avortement sûr et légal ».

La liste des votants est à consulter ici page 109.

Dans le détail, les élus RN, pourtant bien présents, se sont abstenus. Chez Reconquête, Jérôme Rivière et Gilbert Collard étaient absent (en déplacement à l’étranger) et Nicolas Bay et Maxette Pirbakas ont voté contre. Côté LR, François-Xavier Bellamy a voté contre tandis que Brice Hortefeux s’est abstenu, mais les autres LR ont voté pour :

Le gouvernement irlandais a décidé qu’à partir du mois d’août les femmes de 17 à 25 ans pourront se procurer gratuitement divers moyens de contraception y compris des moyens « réversibles à longue durée d’action » comme les injections contraceptives ou les implants. Le financement de ce programme est prévu dans le budget de « santé des femmes » voté en octobre.

A contrario, outre-Atlantique, le seul avortoir du Mississippi, la sinistre « maison rose », a fermé ses portes hier. C’est le 50e avortoir qui ferme depuis l’annulation de l’arrêt Roe contre Wade. Mais celui-ci était emblématique : c’est lui qui est à l’origine de la décision de la Cour suprême : il avait porté plainte contre une loi du Mississippi limitant l’avortement, et de procédure en procédure c’est cette plainte qui a fini par provoquer la révolution que l’on sait. Le record de fermetures d’avortoirs est détenu par le Texas : 14, suivi par l’Ohio : 10. Dix Etats n’ont plus d’avortoir (dont trois n’en avaient déjà plus lors de l’arrêt de la Cour suprême) : Alabama, Arkansas, Kentucky, Missouri, Mississippi, Wisconsin, Wyoming – (Oklahoma, Dakota du Sud, Virginie Occidentale).

Un sénateur australien demande l’interdiction des avortements “tardifs”

Suite à la décision de la Cour suprême des États-Unis renversant le jugement Roe v. Wade, Matt Canavan, père de cinq enfants et sénateur du Parti national libéral (LNP) de l’État du Queensland en Australie, demande au minimum, l’interdiction des avortements volontaires dits “tardifs”, c’est-à-dire pratiqués après la 20e semaine, qui sont autorisés dans toutes les juridictions qui composent l’Australie, à l’exception de la Tasmanie, du Territoire de la capitale australienne (ACT) et de l’État d’Australie occidentale. Au contraire, tous les autres États et territoires extérieurs la reconnaissent comme un “droit”, jusqu’à 22 ou 24 semaines.

Dans une vidéo diffusée par la chaîne de télévision Sky News en direct de Brisbane, M. Canavan qualifie de barbarie les avortements volontaires “tardifs” et affirme que

“la science a évolué massivement, nous disposons désormais d’échographies en 3D et de davantage de preuves de ce qui arrive à un bébé”. “Ces dernières semaines, il existe un consensus scientifique sur le fait que les bébés peuvent ressentir la douleur. […] Nous pouvons voir et observer dans les avortements tardifs que les enfants essaient d’éviter les instruments de la procédure. […] Je pense que cela a changé l’opinion de beaucoup de gens”.

En France, l’Interruption Médicale de Grossesse permet de tuer un bébé dans le ventre de sa mère jusqu’à 9 mois.

Le sénateur Canavan a également cité les cas encore plus affligeants de bébés ayant survécu à des avortements tardifs et laissés à l’abandon après leur expulsion, faisant référence aux données fournies au parlement du Queensland en 2016 par le ministre de la Santé de l’époque, Cameron Dick, qui ont révélé que 200 bébés étaient nés vivants après des avortements pratiqués dans cet État depuis 2005.

“L’ Australie est isolée dans le contexte mondial”

Le rapport de 2014 de l’Institut Charlotte Lozier indique que seul un nombre limité d’États autorise les avortements après 20 semaines : le Canada, la Chine, les Pays-Bas, la Corée du Nord, Singapour, le Vietnam et, jusqu’au 24 juin, les États-Unis d’Amérique.

Xavier Moreau : « Pour moi, la Russie a déjà gagné la guerre ! »

Xavier Moreau, analyste politico-stratégique porte un regard peu commun sur le conflit entre l’Ukraine et les Russie. Installé à Moscou depuis plus de vingt ans, Xavier Moreau revient sur les raisons de la guerre et les nombreux événements qui ont ponctué ces derniers mois. Il souhaite apporter des réponses sans langue de bois et sans le prisme du politiquement correct aux questions de TVLibertés. Opération spéciale ou guerre, souffrance des civils ukrainiens, crise énergétique, moral du peuple russe, situation au Donbass et perspectives de paix sont passés en revue. Un discours et des arguments qui peuvent surprendre mais doivent être entendus pour comprendre les véritables enjeux pour ces deux pays mais aussi pour l’Europe et la France.

Mgr Luc Meyer nommé évêque de Rodez

Le pape a nommé Mgr Luc Meyer évêque de Rodez, suite au déplacement de Mgr Fonlupt à Avignon en juillet 2021.

Né en 1968, ordonné prêtre en 2000, ancien supérieur du séminaire de Nantes, le père Luc Meyer était vicaire général du diocèse de Laval.

En macronie, il vaut mieux être djihadiste que soignant non-vacciné

La France réintègre des djihadistes de Syrie, mais refuse de réintégrer les 15 000 soignants non vaccinés.

La France a en effet rapatrié des femmes de Syrie, parmi lesquelles Emilie König, djihadiste placée en détention provisoire après avoir été mise en examen par un juge antiterroriste. Cette femme de 37 ans, accusée d’avoir recruté pour le groupe État islamique et appelé à commettre des attaques en Occident, était visée par un mandat d’arrêt et a été mise en examen à son arrivée à Paris pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. Originaire de Lorient, elle était partie en Syrie en 2012. Régulièrement apparue dans des vidéos de propagande, elle avait été placée par l’ONU sur sa liste noire des combattants les plus dangereux. Elle est mère de cinq enfants, dont trois nés en Syrie, qui ont été rapatriés en France début 2021.

Trente-cinq mineurs et 16 mères présents dans des camps de prisonniers jihadistes en Syrie depuis la chute de l’EI ont été rapatriés mardi. Huit mères ont été placées en garde à vue «en exécution d’un mandat de recherche» et «huit font l’objet d’un mandat d’arrêt.

De son côté, le nouveau ministre de la Santé, François Braun, a affirmé mardi que la réintégration des 15 000 membres du personnel non-vaccinés, suspendus depuis 2021, n’était « pas d’actualité », malgré les demandes de médecins et d’élus.

Augmentation du nombre d’avortements en Corée du Sud

La Conférence épiscopale sud-coréenne a fait part de ses inquiétudes face à une augmentation du nombre d’avortements en Corée du Sud. Une enquête de l’institut KIHASA (Korea Institute for Health and Social Affairs) indique que 32 000 meurtres d’enfants à naître ont été pratiqués dans le pays en 2020, contre 4 800 en 2017.

Des observateurs ont fait le lien entre cette hausse et la décriminalisation de l’avortement en 2020.

Le père Park Jung-woo, secrétaire de la Commission pour la Vie de l’archidiocèse de Séoul, remarque :

« Les gens doivent prendre conscience de leur fertilité et être plus responsables. Nous devons les sensibiliser davantage dans ce sens, pour qu’ils ne séparent plus la vie, le sexe et l’amour les uns des autres ».

« Les relations sexuelles, sans un objectif de procréation et de maintien de la vie, perdent de leur essence, et la sexualité hors mariage, en particulier, ne prétend pas assumer ses responsabilités vis-à-vis de la vie »

Une loi visant à légaliser l’avortement jusqu’à 14 semaines serait en préparation et pourrait être votée au cours des prochaines semaines. La nouvelle loi autoriserait également les avortements entre la 15e et la 24e semaine pour des cas de viol ou d’inceste.

En 2018, les évêques sud-coréens avaient lancé une pétition anti-avortement qui a rassemblé près d’un million de signatures. L’Église a également organisé des Marches pour la Vie, une campagne pro-vie qui a lieu tous les ans dans plusieurs régions du pays.

L’appel aux scouts de 20 Minutes

20 Minutes recherche des témoignages de camps scouts :

Joyeux louveteaux et louvettes, en route vers le camp. Avec leurs foulards, leurs chants et leurs gros sacs à dos, ils sont facilement reconnaissables. Et cet été, les troupes de scouts et d’éclaireurs vont à nouveau se réunir dans les quatre coins de la France. A la mer, la campagne, en montagne ou en forêt, les enfants prennent la route des vacances vers la liberté, la collectivité et les responsabilités autour des feux de camp, des randonnées et autres activités.

Sous l’égide de leurs chefs et cheftaines, ils vont se créer des souvenirs immuables, entre amitié et solidarité. Anciens ou actuels scouts et éclaireurs, quels souvenirs gardez-vous de vos étés ? Qu’y avez-vous appris ? Avez-vous vécu des moments marquants ou rencontré des amis pour la vie ? Parents, anciens scouts ou éclaireurs, avez-vous transmis le flambeau à vos enfants ? Racontez-nous !

C’est ici

Emmanuel Macron, qui avait tous les pouvoirs, se voit aujourd’hui contraint d’entendre les Français

Réponse de Marine Le Pen au discours de politique générale d’Elisabeth Borne :

 

Le maire souhaite installer une médiathèque dans l‘église en échange de sa restauration

Nous avions évoqué le sujet en mai 2021. Le conseil municipal de Beaupréau-en-Mauges (49) a voté jeudi 30 juin 2022 pour installer la médiathèque dans l’église tout en y ajoutant une petite extension sur le côté, afin de marquer visuellement son changement d’affectation. Franck Aubin, maire de Beaupréau-en Mauges, souligne :

« Une des demandes des habitants, parmi ceux qui ont répondu à la consultation, était la désaffectation de l’édifice et donc sa désacralisation ». « Le bâtiment devenant un bâtiment « public », il semble plus opportun que le bâtiment soit désaffecté et désacralisé en raison du fait que les gens ont des relations différentes avec les religions ou avec la religion catholique en particulier. Ce serait une façon de faire que ce bâtiment soit le plus accessible à la grande majorité de la population ».

La communauté paroissiale n’est pas favorable à une désacralisation tout en ne refusant pas l’implantation de la médiathèque. Le curé de la paroisse dont dépend l’église propose :

« Puisque la commune n’a besoin que d’une partie de l’église, nous serions favorable à une convention qui libérerait la nef des représentations religieuses afin que la commune puisse réaliser la médiathèque. Celle-ci serait séparée du reste de l’église où nous pourrions encore répondre à certaines sollicitations cultuelles ».

Une position qui est en accord avec celle du diocèse, plutôt favorable à une utilisation partagée.

Le maire de Beaupréau-en Mauges a envoyé sa demande de désacralisation au préfet qui la transmettra ensuite à Mgr Emmanuel Delmas, évêque du diocèse d’Angers, seul à pouvoir l’autoriser.

Le choc de la photo du cardinal Sarah

Paris Match fait sa Une sur le cardinal Sarah, ce qui choque les journalistes du journal (parce qu’il est noir ou parce qu’il est catholique ?):

Celle-là elle choque sans doute moins les journalistes ?

Reconquête va (enfin) consulter ses adhérents

Éric Zemmour va adresser un questionnaire de 15 pages par courriel, jeudi 7 juillet, aux quelques 130 000 militants de Reconquête, pour faire le bilan de la présidentielle et des législatives, déceler les attentes des militants pour les mois et les années à venir et connaître leur point de vue.

Les adhérents vont pouvoir revenir sur cinq points qui ont marqué la campagne présidentielle et déterminer s’il s’agit de polémiques « injustes » ou «méritées »: pointage d’un fusil sur un journaliste au salon Milipol le 20 octobre 2021, doigt d’honneur à Marseille, accueil des élèves handicapés dans des établissements spécialisés.

Onze des mesures d’Éric Zemmour sont passées au crible, comme prénoms français, ministère de la « Remigration », suspension des aides non contributives aux étrangers.

Sur la stratégie, les militants seront interrogés sur « L’identité et l’immigration doivent-elles rester les thèmes principaux du programme ? »

Les militants devront retourner leurs réponses d’ici le 15 août. Ce sondage devrait être abordé lors de l’université d’été les 10 et 11 septembre à Vinon-sur-Verdon, dans le Var.

Les sanctions contre la Russie sont terriblement efficaces : comme un boomerang

Tandis que les Russes envisagent de prendre des mesures contre la hausse du rouble (devenu la plus forte monnaie mondiale), qui handicape désormais leurs exportations, l’euro continue de dégringoler et a atteint hier son plus bas niveau depuis 20 ans, sous 1,02 dollar. Près de la moitié des produits importés dans la zone euro sont facturés en dollars contre moins de 40 % en euros, selon l’office européen des statistiques Eurostat. C’est par exemple le cas de beaucoup de matières premières, à commencer par le pétrole et le gaz, dont les cours ont déjà grimpé ces derniers mois dans le contexte de la guerre en Ukraine.

Cela contribue à accélérer l’inflation et menace le pouvoir d’achat des ménages. L’effet de la baisse de l’euro varie selon la dépendance des entreprises au commerce extérieur et à l’énergie. Pour les entreprises dépendantes des matières premières et de l’énergie et qui exportent peu, comme les artisans locaux, les coûts explosent.

Pourtant, on nous vante que la monnaie unique améliore les résultats de l’économie.

La croissance dans la zone euro est au plus bas depuis 16 mois. « La récession semble inévitable », et « l’euro est dans une situation désespérée », dit un analyste.

« Les fortes hausses des prix du gaz et de l’électricité font courir un risque important que l’économie de l’UE entre en récession plus tôt que prévu », dit un autre.

Depuis le début de l’année, le prix du TTF néerlandais, référence du gaz naturel en Europe, a grimpé de près de 150%.

Nos prêtres sont des types solides qui subissent des assauts sans pitié, du monde mais aussi de cette Eglise intramondaine, bavarde, inculte, murmurante

De Marion Duvauchel, professeur de Lettres et de philosophie :

Le 4 juillet dernier, le journal la Vie faisait paraître un article intitulé : Crise de l’autorité dans l’Église : cette lame de fond qui vient.

Ce n’est pas une lame de fond qui vient mais un effondrement programmé et généralisé dont la ruine financière prévisible n’est que la forme visible d’une défaite spirituelle, morale et intellectuelle. Une défaite de la pensée et de la foi qui s’est initiée dans la moitié du XIXe siècle avec Renan, Loisy et toute la recherche historiciste allemande, essentiellement protestante, que l’on s’est empressé de copier en France. On a appelé ce moment « la crise moderniste ». Tout cela a fait l’objet d’une condamnation solennelle par Pie IX et Vatican I : quelques pages solides et documentées à lire ou relire.

Ce que va faire Vatican II, c’est porter dans la pastorale, la catéchèse, dans l’esprit même, la fracture qu’annonçait le modernisme mais qui concernait surtout la sphère intellectuelle. Seuls deux laïcs ont assisté aux débats de Vatican II : Jean Guitton et Jacques Maritain, tous deux philosophes. L’obédience (et aujourd’hui les obédiences) dite Tradie est née de ce pan d’histoire.

Un prêtre vient de se suicider. C’est un drame qui ne frappe pas seulement ses paroissiens mais aussi ses proches. Car un prêtre a une famille, des frères, des sœurs, des parents peut-être encore vivants, des neveux et des nièces, des cousins avec lesquels il a pu grandir. Mais il existe un attachement profond et un lien singulier entre un prêtre et ceux qu’il guide, enseigne et soutient spirituellement. Et à qui il pardonne beaucoup, beaucoup, beaucoup…

C’est peut-être l’occasion de rappeler que le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les jeunes. Il y a une vingtaine d’années, dans l’un de ses emportements inspirés, Pierre Chaunu rappelait qu’on comptait 11 000 suicides de jeunes par an. J’ai cherché les chiffres d’aujourd’hui, je n’ai rien trouvé. Aujourd’hui grâce aux efforts de notre médecine et de nos politiques avisés, ce sont les enfants que ce fléau touche. Les enfants !

Le terme de « gouvernance » est récent. C’est un concept qu’on est allé chercher pour éviter de poser les problèmes de la seule manière qui permette un début de solution : clairement voire crument.

Le pape ne gouverne pas les évêques. Le Vatican, fruit de la contingence de l’histoire est un territoire et il est bon que le pape ait un territoire. Le saint Siège est un organe temporel, médiateur entre le spirituel et le temporel. Il représente l’Église du Christ devant les Institutions, donc le message du Christ dans un monde pour lequel il est devenu inaudible, même présenté dans une langue intelligible. L’intervention récente du pape qui a suspendu des ordinations dans le diocèse de Toulon traduit une ingérence regrettable. Mais il y a sans doute sous cette affaire l’hostilité d’évêques qui n’ont pas de vocations dans leur diocèse et qui ne pardonnent pas la liberté dont Mgr Rey a pu faire preuve dans les questions d’éthique.

Le problème des Évêques de France n’est pas un problème de gouvernance. Ils ont perdu toute capacité d’expression, donc de liberté depuis qu’ils parlent tous d’une seule voix à travers leur fameuse Conférence (la CEF). Les positions prises sur des questions centrales ces dernières années témoignent simplement de leur lâcheté. J’ai raconté il y a quelque temps l’histoire de cette CEF. Au moment où j’écrivais, leur site se présentait comme le site officiel de l’Église catholique et j’y avais relevé des propos littéralement hérétiques. Le site a été fermé trois jours après la parution de cet article sur le Salon beige, que je remercie.

L’article de la Vie évoque la fragilité de nos prêtres, études à l’appui. C’est une plaisanterie ?!!

On se doute de ce qui est sous-entendu : le mariage résoudrait tous ces problèmes de fragilité. Soyons sérieux, si le mariage avait une quelconque puissance thérapeutique, on n’aurait pas tous ces divorces, tous ces adultères, toutes ces familles recomposées, tous ces drames violents rapportés dans les rubriques de faits divers.

Il y a autant de profils de prêtres qu’il y a de prêtres. Ils viennent d’univers familiaux, de milieux, de terroirs différents – il y a les Creusois peu démonstratifs et les Méridionaux expansifs ; ils ont eu des parcours de conversions et des expériences spirituelles différenciées : certains en parlent volontiers, d’autre pas ; ils ont un mode de prédication, une façon d’être au monde qui leur est propre, comme chacun de nous, du moins quand ils sont eux-mêmes et non pas une sorte de modèle de perfection imaginaire et imaginé.

Nos prêtres sont forts, ils ont de la force parce que cette force s’appelle le « souffle de force », l’un des dons du Saint Esprit qui vient dans une psyché humaine pour l’éclairer et la pacifier. Ils ont des moments de doute, de lassitude, de solitude, comme chacun d’entre nous, marié ou pas quand il a un peu de profondeur et d’épaisseur dans la vie intérieure, pour ne pas dire spirituelle ; ils sont ligotés par leur hiérarchie et ont fait vœu d’obéissance, ils ne peuvent donc pas se soustraire à une demande, qu’on espère raisonnable, rationnelle et avisée. Ils sont tenus par la charité ou l’idée qu’ils en ont d’écouter tout un tas de geignards, de vaniteux, de gloseurs qui viennent même parfois leur expliquer leur travail.

Nos prêtres ne sont pas fragiles, ils sont fragilisés par des paroissiens qui n’ont pas la foi, qui ne s’aiment pas, par des instructions contradictoires, par une charge de travail lourde et par l’état de l’Église et des paroisses. Et aussi par une presse hostile, inculte et mensongère qui ne comprend absolument rien non seulement à la grandeur du sacerdoce mais à sa spécificité et à sa nature ; qui continue de relayer l’idée que le rapport Sauvé donne une idée juste des errances et infamies de certains prêtres et que toute l’Église n’est qu’un repère de névrosés dangereux.

Nos prêtres ne sont pas fragiles, ils sont fatigués. Certains sont des gestionnaires de paroisses moribondes. On les envoie là comme du temps de la Sollac, ce grand site sidérurgique de Lorraine, quand le responsable formation me disait qu’il en gérait la fermeture. D’autres ont des paroisses verrouillées par les punaises de sacristie qui officient depuis 40 ans, inamovibles donc (les Vestales comme les appelle joliment un prêtre plus charitable que je ne le suis). D’autres ont des paroisses dites « vivantes » : ils délèguent et sont débordés, ils n’accueillent plus, les autres non plus, laïcs en responsabilité ou laïcs tout court, on joue à guichet fermé.

Surtout, nos prêtres sont des hommes qui ont suivi sept ans de formation. Pas seulement intellectuelle ou spirituelle, mais aussi ascétique. Ils mènent pendant sept ans une vie qui les prépare à leur futur ministère : ils prient, ils psalmodient, ils ont des « habitus » que seuls ont encore les moines contemplatifs. Ils ont réfléchi à leur ministère, à leur foi, à leur choix, à l’appel qu’ils ont entendu et auquel ils ont répondu. D’où l’importance des communautés de prière, qui constituent un contrepoids, pas toujours suffisant, imparfait mais réel.

S’ils sont fragilisés, c’est à cause de tous les coups qui ont été portés depuis des décennies contre l’Église, donc contre eux au premier chef, puisqu’ils lui ont donné leur vie, en tant qu’elle est le corps du Seigneur, dont le Christ est la Tête. S’ils sont fragilisés, c’est aussi parce que le cœur de leur sacerdoce n’est non seulement pas compris mais il est oublié, comme en témoigne l’auteur de l’article en question.

La vocation du prêtre n’est pas en effet de porter l’espérance chrétienne au monde, cela c’est d’abord le rôle du laïc, qui de ce côté là ne brille ni pas son action, ni par son efficacité. La première vocation du prêtre c’est de célébrer l’eucharistie, parce que chaque fois que ce sacrifice est opéré, il est efficient et donc il enlève vraiment le péché du monde, péché toujours actuel et si l’on en croit saint Augustin, et dont le poids augmente avec l’histoire. Le péché du monde : cette somme d’infamies, de turpitudes, d’horreurs, de crimes, d’actes d’une effroyable laideur qui dénaturent la nature humaine et qui décrée le monde créé, confié à l’homme par le Créateur. L’Eucharistie on l’oublie trop souvent a une efficacité vraie, elle enlève le péché du monde, incessamment, jusqu’au dernier jour, pourvu que l’Église continue de célébrer ce sacrifice, donc pourvu qu’elle ait des prêtres. L’Église est une matrice à générer de la sainteté, et au sein de ce corps, de faire surgir ces vocations singulières à la prêtrise ou à la vie consacrée.

Contrairement à ce que dit l’article de La Vie, il y a des quantités de gens dans l’Église qui se portent on ne peut mieux : ils écrivent des billets d’humeur dans les diaconies, président aux associations diaconales, ils se pavanent dans les structures diocésaines, ils sont aux premiers rang des réunions synodales, tous lieux qui sont des enjeux de pouvoir pour tout ce personnel de l’Église, prêtres y compris.

Nos prêtres sont des types solides qui subissent des assauts sans pitié, assauts qui viennent du monde mais aussi de cette église intramondaine, bavarde, inculte, murmurante, vaniteuse et qui parfois vient même leur dire ce qu’ils doivent dire et la durée de leur homélie (pas plus de 7 mn ai-je entendu un jour une paroissienne dire le plus sérieusement du monde) ; assauts qui viennent aussi de celui qui hait l’Église : le démon. Car n’en déplaise aux sceptiques de toute obédience, dont ceux qui ont oublié les paroles du baptême, il n’y a pas que les pompes et les œuvres de Satan, il y aussi sa fausse lumière et ses assauts.

Amen, (formule d’insistance araméenne) nos prêtres sont des types d’une grande solidité pour endurer tout cela et pardonner inlassablement.

Et puis, il y a ceux qui un jour n’ont plus la force.

Que Dieu pardonne à tous ceux qui ont contribué, de quelque manière que ce soit, à conduire un homme de Dieu sur le versant du désespoir.

Sans la Miséricorde du Christ, qu’adviendrait-il de nous ?

Du Covid à la guerre en Ukraine : les mêmes techniques de manipulation

De Pierre-Antoine Pontoizeau, consultant, pour le Salon beige:

Plusieurs pratiques de manipulation de masse utilisées lors de la crise sanitaire se reproduisent à l’identique en ce moment même en Occident concernant la guerre en Ukraine. Cet inventaire suffit à montrer que cela ne peut pas être le fruit du hasard.

  1. Le monopole de l’information

La crise sanitaire a vu l’ensemble des médias répéter à l’unisson les mêmes mantras, invitant les mêmes savants, depuis reconnus incompétents dans les domaines où ils s’exprimaient par Fabien Namias, directeur général délégué de LCI dans un élan d’honnêteté intellectuelle : « on a beaucoup donné la parole à des experts, des journalistes ou des éditorialistes qui n’avaient pas plus de compétences médicales que vous et moi. » sur France Inter, le 9 mai, dans l’émission Instant M.

Tout le monde l’a observé : aucun pluralisme, mais une élimination systématique des opposants, un discrédit et l’opprobre sur les savants réfractaires. L’alignement des grands médias et leur promotion des thèses des gouvernements en sont une preuve éclatante, partout en Occident. Pas d’objection, pas de critique, pas de question. C’est la pratique de l’abus d’autorité inhérente au monopole de l’information. Cette pratique s’inspire de la célèbre expérience de Milgram où le psychologue fait jouer à la science le rôle de cette autorité qui conduit chacun à torturer gratuitement autrui par des impulsions électriques de plus en plus dangereuses. Même si certains résistent, malheureusement, trop nombreux sont ceux qui cèdent à l’abus d’autorité. Ce monopole est essentiel à l’influence.

Pour la guerre en Ukraine, la stratégie a été encore plus radicale. L’U.E. et les U.S.A. ont décidé d’éliminer des organes de presse, au motif que leurs actionnaires étaient russes. En France, Sputnik news et RT (Russia Television) ont été censurés à la demande de l’U.E. Les libertés de pensée et de la presse ont été bafouées sans aucun scrupule. A cet égard, le sociologue américain, spécialiste des médias, Chomsky, précise que les médias réputés pro-russes ont aussi disparu aux USA.

Selon la doctrine de la lutte contre la subversion exercée par l’ennemi sur son opinion en période de conflit, les Occidentaux ont donc imposé une presse aux ordres. Ces sanctions ont bien sûr dissuadé les médias de faire un écart à la doxa. La preuve en est l’unanimisme des intervenants et des récits propagés dans nos grands médias. On observe ce même schéma que pour la crise sanitaire : monopole du discours, exclusion des avis divergents, stigmatisation des opposants potentiels, manipulations et propagandes sur un registre émotionnel et tragique, construction d’un récit monolithique sans esprit critique, victimisation émotionnelle pour certains, culpabilisation des réfractaires et opposants.

Premier enseignement, le pluralisme est essentiel à la compréhension des phénomènes dans leur complexité. Il est très inquiétant de constater cette radicalité, cette censure affichée et cette doctrine imposée à tous.

  1. La manipulation de l’information, le déni des faits, la construction de la doxa

Dans les deux cas, plus aucun raisonnement n’est possible. Les liens logiques entre les décisions, leurs effets, les faits et leur évaluation deviennent impossibles. Il y a des slogans. Dans les deux cas, on compte les morts, on entretient la peur de l’apocalypse : pandémie d’abord ou peur de la guerre nucléaire. Il faut aussi choquer par des images spectaculaires : personnes intubées, blessés de guerre, victimes décédées dans leur « sac » dans les deux cas. On impose aussi une vérité sur les origines : origine animale du virus (aujourd’hui très contestée), origine russe de la guerre (très débattue hors d’Occident au profit de la thèse de l’agression provocatrice de l’OTAN), précipiter les décisions sans débat démocratique : achat des vaccins sans contrôle de leur innocuité ou livraison arbitraires des armes sans aucune sécurité sur leur destination. La décision politique est autoritaire, arbitraire, pas débattue devant les parlements, sans débats publiques ou partisan, sans aucun contre-pouvoir libre.

Trois techniques de manipulation sont très présentes dans les deux cas :

La projection d’une fiction

La crise Covid a été orchestrée autour de l’hypothèse fantaisiste de millions de décès, soit le récit d’une prévision fallacieuse présentée comme une prédiction scientifique sûre et certaine ; ce qu’elle n’est pas. La crise ukrainienne l’a été autour du risque d’une guerre totale et de la disparition de l’Ukraine annoncées par des experts, prévision elle aussi indémontrable. Dans les deux cas, une telle projection d’une fiction légitime des actions d’endiguement pour lutter contre la réalisation de cette prévision.

De quoi s’agit-il ?  Le manipulateur s’appuie sur l’invention de sa fausse prédiction. Il s’y réfère ensuite indéfiniment comme à une vérité établie : supercherie et usurpation scientifique. En effet, il confond allègrement les prédictions certaines résultant de lois scientifiques s’appuyant sur des modèles éprouvés dans une équation de physique par exemple, et ces simples prévisions aléatoires invérifiables à l’instar des prévisions météorologiques toujours très imprécises au-delà de quelques heures, un jour ou deux au mieux. La prévision est aléatoire et incertaine. Elle n’est jamais une prédiction scientifique qui est certaine et exacte dans de très nombreux domaines.

Dans un deuxième temps, le manipulateur justifiera la qualité de toutes ces décisions, parce que sa prévision sera toujours fausse. Le tour de magie consiste à ne pas interroger la qualité de la prévision, mais à justifier les actions qui ont rendu fausse la prévision. Exemple. Le vacciné est moins malade que s’il n’était pas vacciné, ce qui est par construction invérifiable. L’Ukrainien a gagné puisque le Russe n’a pas envahi toute l’Ukraine comme prévu initialement par l’expert, là encore invérifiable. Nous sommes dans la pensée magique car aucune corrélation confirmée par des expériences ne permet de prouver le lien entre les actions, la prévision initiale et son inflexion.

La dénonciation haineuse

C’est la deuxième technique qui élimine et condamne les parias. Les adversaires de la politique sanitaire ont été montré du doigt, les non-vaccinés traités d’idiots jusqu’à se donner le droit de les emmerder. De même, les Russes ont été stigmatisés, spoliés mêmes sans vergogne, parce qu’ils sont russes. Les sportifs russes sont interdits de compétition, comme les non-vaccinés interdits d’activité. Les procédés d’exclusion et de ghettoïsation des « ennemis » sont totalement semblables.

Cette dénonciation procède d’abord par un acte d’accusation. Le non-vacciné est une menace comme le russe est un soutien économique de la guerre odieuse de Poutine. Le plus terrible, est que cette première phase est celle pratiquée dans l’histoire à propos des minorités promises à la destruction dont les Juifs, les Arméniens par exemple. Le deuxième acte est que de dangereux, ils deviennent une menace à éliminer et persécuter pour notre bien.

C’est là le basculement pervers dans le jouissif appel au bouc émissaire. Il faut lui interdire de participer à une compétition, le chef d’orchestre doit trahir sa patrie, dénoncer son Président, sinon, il ne doit plus diriger d’orchestre et disparaître. Le riche russe, on lui confisquera son bateau, sa maison, comme on confisquait les œuvres d’art des familles juives. Mais ces vols n’en sont pas, ils sont légitimés. De même des non-vaccinés, ils sont à éloigner, à isoler, mais aussi à vacciner de force. Ils constituent une menace. Cette manipulation est très inquiétante car elle cautionne l’enfermement, la confiscation des biens, l’atteinte à l’intégrité physique de la personne. Rappelons que les journalistes et la rédaction de RT ont été menacés de mort, nécessitant leur protection !

René Girard étudie bien ce phénomène du bouc émissaire. Cette fabrique de la violence contre l’innocent est tragique et fruit d’une manipulation perverse des esprits. Elle procède toujours selon les mêmes temps. Le rituel est inavoué et affublé d’une légitimité : le méchant russe ou le méchant vacciné sont dénoncés. La violence est sélective et concentrée sur ces seules coupables et pourtant victimes. D’ailleurs, la population a été convaincue de la culpabilité de ces victimes : le russe et le non-vacciné sont coupables et ils doivent renoncer à être ce qu’ils sont. C’est l’appel au reniement, à la trahison par humiliation, jusqu’où ?

Le déni des faits

C’est la troisième technique. Malheureusement pour les manipulateurs, il existe toujours quelques résistants, des rebelles et des dissidents. Leurs propos font l’objet d’un rejet violent et massif, mais ils témoignent de faits qui contredisent le récit de la doxa. C’est le rappel des faits contre leur déni. Pour la vaccination, la protection de quelques semaines constatées et exposées par le laboratoire Pfizer est passée sous silence. L’existence d’effets indésirables est niée jusqu’à la courageuse commission sénatoriale où l’on constate les dégâts sous la pression de multiples initiatives d’irrésistibles opposants à la doxa du Covid bien décrite dans l’ouvrage de Laurent Mucchielli. Le nombre de décès est revu à la baisse sous la pression de chercheurs rigoureux, dont les derniers brillants travaux de Mucchielli sur les décès enregistrés par l’INSEE.

Pour la guerre en Ukraine, c’est le dénigrement des armées russes, leurs faiblesses techniques et stratégiques affirmés par des militaires de salon, comme avant les professeurs de plateaux. Ils nient les faits d’une entrée en guerre fracassante. Chaque victoire russe est minorée, chaque abandon tactique de territoire est un succès héroïque des Ukrainiens. Ils reculent mais c’est une victoire. Le déni porte sur la réalité de la dynamique du champ de bataille. Qui perd du terrain ? Qui recule jours après jour ? Quelles troupes se rendent ? Qui perd des villes ? Le déni des faits est permanent, noyé par de multiples procès d’intention qui détournent l’attention dans une submersion émotionnelles incessante, avec des propos toujours excessifs : génocides, terrorisme, etc. qui dispensent surtout d’examiner les faits militaires.

Nous sommes donc en présence d’une construction de la doxa par : « l’orchestration des catégories de perception du monde social qui, étant ajustées aux divisions de l’ordre établi (et par là, aux intérêts de ceux qui le dominent) et communes à tous les esprits structurés conformément à ces structures, s’imposent avec toutes les apparences de la nécessité objective. » (Bourdieu). Il s’agit de construire une mythologie à la place de l’examen des faits.

Deuxième enseignement : fiction, dénonciation et déni sont les traits manifestes d’une manipulation des populations. A l’inverse, la mise à disposition des données et des faits, la présentation des alternatives et des avis existants, le respect de la liberté d’information et celle de se construire son point de vue sont piétinées par des médias serviles, voire complices, tant ils ne respectent plus les bases de la déontologie de leur profession.

  1. L’entêtement forcené

La politique sanitaire dure depuis maintenant presque trois ans avec des résultats dérisoires pour une dépense de 600 milliards en France incluant le confinement, les vaccins et les tests. Malgré de très nombreux enseignements factuels : protection très temporaire, pic de contaminations en période de vaccination, faible protection des vaccinés, effets indésirables nombreux, voire graves, effets délétères des mesures d’isolement ou du port du masque, inutilité des passes ; les politique s’entêtent dans leur politique. Voir notre article : La COVID repart, échec absolu d’une folie à 600 milliards.

La politique en Ukraine s’avère catastrophique sur plusieurs plans. Le sacrifice inutile de dizaine de milliers de jeunes ukrainiens et de russes, la perte de près de 25 % du territoire à date, l’impact faible des sanctions économiques sur la Russie, apte à redéployer ses exportations vers ses alliés asiatiques, l’effet indésirable des mesures en retour des Russes sur les économies occidentales : prix des énergies, effets inflationnistes, coût du don des matériels militaires et du soutien inconditionnel à l’Etat ukrainien estimé à 6 à 8 milliards d’€uros par mois, mais aussi prétexte à des stratégies d’accapareurs opportunistes qui haussent les prix sans raison comme le soupçonne à juste titre Miche-Edouard Leclerc. Malgré ces effets et ces échecs, aucun répit ni d’ouverture vers la diplomatie. L’entêtement aveugle, là encore. Il suffit d’écouter encore les autorités britanniques affichant leur désir de faire durer la guerre jusqu’à l’hypothétique victoire totale des Ukrainiens.

  1. Des techniques de manipulation identiques qui interpellent

Ces manipulations déploient beaucoup de violence verbale et visuelle, de l’intolérance, une peur créée et entretenue, un refus de laisser librement penser. Il est très étonnant que ces mêmes techniques se renouvellent sur des sujets aussi différents : faire peur jusqu’à la panique paralysante, émouvoir jusqu’à perdre la raison et le bon sens, matraquer des données partielles jusqu’à l’épuisement. Bref, ces pratiques ne sont pas responsables, elles ne sont pas éthiques.

Or, comment expliquer dans des sociétés démocratiques que les médias ne pratiquent plus le pluralisme ? Comment expliquer cette manipulation ? Il y a trois pistes.

Le mimétisme paresseux des médias qui se copient et répètent tous la même chose parce qu’ils n’enquêtent plus, ne vont plus sur le terrain, oublient leur devoir constitutionnel d’informer au lieu d’influencer, et de faire de l’audience facile.

La deuxième piste, la corruption et le détournement massif de l’argent publique des pays occidentaux au profit de véritables mafias capitalistes des géants de la santé et de l’armement qui ont ce point commun de s’enrichir du malheur des autres, voire des politiques eux-mêmes.

Enfin, troisième piste, celle d’institutions internationales et de leurs réseaux qui veulent mettre le monde sous leur influence, signe d’une crispation autoritaire des sociétés démocratiques dont l’OMS reconnaissant son usage des techniques de propagandes.

Que faire ? La résistance à la manipulation passe par la promotion de la pluralité des points de vue, l’instauration d’un dialogue raisonnable, l’invitation à partager et discuter sur des faits, le refus des pratiques violentes et haineuses que sèment à loisir ces manipulations comme s’il s’agissait de nous faire la guerre entre nous. Soyons calmes, lucides, factuels, critiques et plus encore libres. Evitons l’emprise de ces émotions construites dont la seule mission est de nous priver de notre libre arbitre. Ce manichéisme constitue une folle régression mentale et le préambule à des œuvres de destructions. Il nous faut être pleinement humain.

Un Gouvernement sans-famille

De Pascale Morinière, Présidente nationale des AFC :

Comme dans le Gouvernement « Borne 1 », la famille ne figure pas dans l’intitulé des fonctions du nouveau gouvernement.

La famille ne fait résolument pas partie des priorités du gouvernement.

Au sortir d’une pandémie mondiale qui a révélé ou rappelé à tous que la famille était le pilier de la société. Il est injustifiable que la famille ne soit pas considérée à sa juste place de cellule vitale de la société, lieu de la solidarité immédiate, de la protection, de l’espérance.

79% des Français vivent en famille. Qu’il s’agisse de travail, de pouvoir d’achat, de logement, d’éducation, de solidarité intergénérationnelle, de sécurité, des retraites, de santé… ce sont chacune de nos 18 millions de familles qui sont concernées et préoccupées par les politiques menées. Elles ne vont pouvoir compter que sur elles-mêmes et sur les associations familiales pour les défendre.

Si vous adhérez déjà, faites-un don aux AFC pour que :

  • Que la représentation des familles auprès du gouvernement soit plus que jamais renforcée,
  • Que la promotion de la famille dans l‘espace public soit manifeste
  • Et que le soutien des familles (qui vont en avoir grandement besoin dans les prochains mois) soit réel.

J’ai besoin de votre aide pour que les familles soient entendues, quoi qu’il en coûte, par ce Gouvernement-sans-famille.

Pascale Morinière,
Présidente nationale des AFC

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