Impuissance et « culture de mort » sont les produits du rejet des valeurs chrétiennes
Communiqué de SOS Tout-Petits :
C’est par incapacité à distinguer le bien du mal que nos gouvernants et nos élus sont devenus collectivement inefficaces et néfastes, qu’il s’agisse de l’immigration, de la délinquance, de la prétendue écologie ou encore du respect de la Vie, et avec un Etat « obèse »!
Une simple règle de trois sur le nombre des agents publics par rapport à la population, en remontant à quelques dizaines d’années, montre un sureffectif actuel qui dépasse le million.
Réduire le citoyen à un simple consommateur, cherchant les plus bas prix dans les produits importés, cela amène à la désindustrialisation, à la détresse de l’agriculture et à l’effondrement de la compétitivité.
Ces désordres se traduisent dans les déficits abyssaux des comptes publics et de la balance commerciale, avec une dégradation des conditions de vie pour de nombreuses familles, appauvries, divisées et minées par des propagandes désespérantes et mortifères.
Aujourd’hui, gouvernants et élus recherchent surtout leur survie politique en préparant un budget d’apparences…et une loi de mort par suicide assisté !
La Vie humaine est attaquée de toutes parts.
Nous rejetons le suicide assisté, substitut barbare aux soins palliatifs et à l’espérance chrétienne, et nous continuons à prier et à protester publiquement pour que cesse le massacre légalisé des petits êtres humains avant la naissance, avec la complicité de leurs malheureuses mères. On ose présenter cela comme un progrès !
Nous avons dépassé pour la première fois 250 000 tués par avortement en France en 2024 !
Pour les petits êtres humains qui ont réussi à s’implanter dans le sein de leur mère malgré pilules anti-nidatoires et stérilets, les perspectives sont rudes : plus d’un sur quatre périra par IVG.
Etonnons-nous de la dénatalité et du déséquilibre des régimes de retraite ! Quel avenir pour un pays qui tue massivement sa progéniture ?
Nous demandons que, pour sauver des milliers d’êtres humains et secourir les familles, une forte prime de naissance soit instituée au profit des femmes françaises (chaque pays payant pour ses nationaux). Elle pourrait être de 8000 euros, à réduire selon la tranche marginale de l’impôt sur le revenu pour ne pas trop enrichir les riches. Très bien ciblée et pour un coût inférieur à 6 milliards d’euros par an, même en tenant compte de l’heureux accroissement de la natalité qui en résulterait, elle porterait un message d’espérance avec quel réconfort et quelle aide pour les familles !
Pour la financer, une petite réduction du gâchis des finances publiques suffirait largement !
Prions pour que les femmes enceintes qui envisagent de se faire avorter prennent conscience de leur éminente mission et ne le fassent pas, et aussi pour celles qui, malheureusement, ont pu y consentir, afin qu’elles se tournent avec pleine espérance vers le pardon de Dieu.
Prochains Rosaires et Chapelets publics SOS Tout-Petits
A Paris :
- Participation à la Grande Marche pour la Vie le dimanche 18 janvier : Rosaire en queue de cortège (lieu et heure à préciser)
- Rosaires le samedi à 14 h. 30, au croisement du boulevard du Montparnasse et de l’avenue de l’Observatoire, angle N-O (RER B Port-Royal)
- le 6 décembre
- le 7 février
- le 28 mars
- Chapelets en Banlieue le vendredi à 18 h.00
- le 12 décembre à Poissy, place Georges Pompidou (sortie de la gare)
- le 9 janvier à Bougival, place du Général de Gaulle
- le 13 février à Poissy, place Georges Pompidou (sortie de la gare)
- le 20 mars à Maisons-Laffitte, en face de la mairie avenue de Longueil (près du RER)
IFOP : les musulmans coraniques progressent. Et donc ?
Le récent sondage IFOP sur ce que pensent et veulent les Musulmans de France est largement commenté. Tout y montre que les Musulmans en France sont de plus en plus « coraniques » ( = radicaux), surtout les jeunes.
UNE COMMUNAUTE CORANIQUE PROTEGEE ET STRUCTURELLEMENT FECONDE
La Gauche accuse la Droite d’attiser les tensions, sources d’une possible guerre civile. Cela signifie en fait : « ne réagissez pas à l’Islamisation coranique, sinon nous allons vers la guerre civile ». En clair : « laissez-vous faire ». La Gauche et ses lois protègent ainsi la Communauté coranique, souvent avec l’appui de cette fausse Droite qui a fait tant de mal.
En parallèle, les jeunes musulmans vont vers l’Islam coranique, notamment une grande proportion des jeunes femmes. Cela signifie que beaucoup vont appliquer leur schéma coranique familial : se marier assez jeunes, avoir beaucoup d’enfants, leur donner une éducation coranique, avec interdiction de quitter l’Islam, etc.
LES « DE SOUCHE » ENTRAVES ET STRUCTURELLEMENT STERILES
Ceux qui veulent s’opposer à cet avenir de « paix coranique » sont donc d’ores et déjà durement « entravés » (gardes à vue comme Jean-Eudes Gannat, procès à répétition, etc.), accusés d’appeler à la « haine ».
En parallèle, nos familles sont très fragiles : divorces, peu de naissances et la plupart « hors-mariage ».
Nous allons être « un peu » caricaturaux, dans les lignes qui suivent, mais cela permet d’illustrer une tendance de fond, structurelle.
Beaucoup de jeunes femmes ne veulent pas d’enfants, pour des raisons professionnelles, physiologiques, écologiques, etc. Ou parce qu’elles n’ont pas trouvé de « vrai homme » pour être le père, stable et rassurant.
Beaucoup de jeunes hommes ne veulent pas être pères, ou plutôt des « pseudo-pères ». Etre père, c’est risquer d’être abandonné par la mère, risquer d’être accusé de mille maux par la mère qui veut gagner devant les juges aux affaires familiales, risquer de payer une pension alimentaire tout en voyant très peu l’enfant voire pas du tout. Avec une probabilité croissante. Toute la société tend à privilégier fortement la mère. On déplore souvent que certains hommes forcent leur compagne enceinte à avorter : une des raisons jamais exprimée est qu’ils ne veulent pas risquer d’être ce « pseudo-père ».
Tout cela traduit-il en fait un manque de courage de la part des hommes ?
Aujourd’hui, sauf quand ils ont la Foi, hommes et femmes “De Souche” ne voient aucun intérêt de se marier, d’être parents, et encore moins d’avoir une famille nombreuse.
Nous allons donc vers la situation suivante : de moins en moins de vraies familles, et de plus en plus de personnes « en couple » avec un robot doté d’une IA… (avec bientôt des « robots enfants IA » pour compléter le « foyer »…).
Il y aura de moins en moins d’enfants, généralement avec un seul parent, enfants souvent conçus par « calcul » (père riche qui paiera une forte pension alimentaire) ou GPA ou PMA. Défi supplémentaire, ces enfants seront pris en charge par l’Education Nationale, conditionnés à accepter tous les révisionnismes officiels : l’histoire de France est une litanie d’horreurs honteuses, hommes et femmes n’existent pas ou sont interchangeables, l’Islam coranique est la Paix, et le seul but de la vie est de s’amuser le plus possible avant de « choisir sa mort ».
EN SYNTHESE : LEUR MONTEE EN PUISSANCE, NOTRE AUTODESTRUCTION
Les Musulmans « coraniques » sont de plus en plus nombreux en France : immigration, ou radicalisation des 2e et 3e générations. Leur modèle social se renforce : communauté forte, sens de la famille traditionnelle, avec de nombreux enfants.
Les « De Souche » ont mis en place des « autoroutes d’autodestruction »…
AGIR AU PLUS VITE
Nous avons déjà vu qu’il y a urgence. Bientôt, même si tous les « De Souche » voulaient réagir, ils n’auront plus la majorité.
L’Union des Patriotes doit donc élire un gouvernement conscient de cette menace « existentielle », au plus vite (cf https://lesalonbeige.fr/existentiel/). Il faut donc se forcer à voter, même pour ces Partis si déficients sur la défense de la Vie. « Harcelons » tous nos politiques pour qu’ils en tirent enfin les conclusions d’union sacrée qui s’imposent.
Dans nos familles « catho » un peu plus solides que les autres, envisageons « un enfant de plus ».
Effort sur nos écoles. Il est scandaleux de diriger notre impôt sur le revenu vers l’Etat, alors qu’il peut être dirigé vers nos œuvres, en particulier nos écoles. De même pour l’impôt sur les sociétés quand nous en avons la maîtrise. Aidons aussi bénévolement les écoles en nous proposant pour des cours ou des aides ponctuelles.
Accompagnement des familles en difficulté (trop de divorces également dans les familles catho).
Accompagnement de nos jeunes qui hésitent à fonder une famille : en réalité, c’est l’expérience humaine la plus belle et la plus forte (en dehors de la vocation religieuse, sans doute).
Charles Rosiers, ancien chroniqueur au quotidien Présent, [email protected]
(article écrit en pensant à l’ainé de mes petits-enfants, qui va bientôt avoir 2 ans ; dans 20 ans, je ne souhaite pas lui dire : « nous savions ce qui allait se passer, nous étions majoritaires en France à vouloir réagir à la menace existentielle, mais nous sommes restés divisés à cause de sujets non existentiels ; maintenant c’est trop tard… »
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Franc-maçonnerie et mafia : des dizaines de membres de loges impliqués
Devant la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme, le représentant du Gouvernement italien révèle que des dizaines de membres de loges sont impliqués dans des poursuites judiciaires.
Mercredi 19 novembre, Lorenzo D’Ascia, Avocat d’État, a cité le Rapport final sur le phénomène mafieux en Italie :
“«l’examen a révélé la présence d’un nombre non négligeable de membres des loges – environ 190 – impliqués dans les affaires judiciaires ou dans les procédures de prévention judiciaires ou administratives», ce qui contredit les déclarations des grands-maîtres entendus par la Commission qui, selon le rapport, ont nié voire refusé d’admettre la possible perméabilité des loges à l’infiltration criminelle.”
Ces résultats justifient selon l’Italie la saisine des listes des membres du Grand Orient italien par la Commission d’enquête, malgré l’opposition du Grand maître. L’avocat du Grand Orient a dénoncé les pouvoirs exceptionnels de cette Commission parlementaire et a dénoncé le climat de suspicion qui règne contre la Franc-maçonnerie en Italie, qui rappelle les heures sombres…
La Grande Chambre devra décider dans les prochaines semaines de confirmer ou non le jugement rendu par la Première section de la CEDH, qui avait donné raison à la Franc-maçonnerie italienne.
Comment sauver le catholicisme en Europe ? D’abord en refaisant des catholiques
De Jean-Pierre Maugendre à propos du dernier livre d’Eric Zemmour :
Eric Zemmour aime passionnément la France et tout aussi passionnément sa famille, juive séfarade originaire d’Algérie. Il aime moins l’Eglise, surtout post conciliaire et pas du tout l’Islam. Il croit que « La France sans le christianisme n’est plus la France » et que pour continuer à exister la France doit, logiquement, être rechristianisée.
Une famille amoureuse de la France
Au-delà des constructions intellectuelles, souvent brillantes et érudites, le président de Reconquête apparaît fondamentalement comme un homme marqué par une histoire bien particulière. Sa famille a accueilli l’entrée des troupes françaises dans Alger en 1830 comme une libération du pesant statut de dhimmi imposé par la Sublime Porte aux Juifs de l’Empire ottoman. Reconnaissance portée à son paroxysme par le décret Crémieux (24 octobre 1870) qui attribuait aux Israélites d’Algérie la citoyenneté française, déniée aux populations indigènes musulmanes. Désormais, entre les Juifs séfarades d’Algérie et la France c’est une union à la vie à la mort comme en témoigne le fait qu’en 1962 les 140 000 Juifs d’Algérie quitteront quasiment tous le pays pour rejoindre la France ou Israël. Ce » patriotisme incandescent » s’était scellé dans le sang du grand-père maternel d’Eric Zemmour, officier français, blessé d’un coup de couteau lors des émeutes de Sétif en mai 1945. Parallèlement à cet amour inconditionnel de la France la famille de notre auteur ne nourrit pas, et cela depuis des siècles, un amour immodéré pour un Islam qui l’avait réduite à un statut social inférieur.
Une connaissance approximative du catholicisme
Ce bref essai est la réponse à la demande du directeur d’une revue américaine : First things demandant de répondre à la question suivante : Comment sauver le catholicisme en Europe ? Logiquement l’auteur ne peut manquer de s’interroger sur ce qui constitue, selon lui, l’âme et l’essence du catholicisme. D’heureuses observations : « Le message évangélique se focalisa sur le salut de l’âme individuelle » ou « Saint Paul (mais pas que lui NDA) favorisa l’émergence d’un individu développant un contact personnel avec la divinité » cohabitent avec de plus étranges considérations sur l’opposition artificielle et systémique créée entre l’Eglise comme institution, héritage de saint Pierre et de la synagogue et la religion intérieure, héritage de saint Paul. Parler de « Jacques, frère de Jésus » n’est-il pas inutilement provocateur ? Quant à l’affirmation selon laquelle : « La Loi n’importe guère, les œuvres n’importent guère, le salut ne vient que de Jésus, fils de Dieu » notre auteur doit confondre le catholicisme avec le luthéranisme.
Une nouvelle Sainte-Alliance ?
Nonobstant ces approximations Eric Zemmour dénonce les complaisances de l’Eglise post conciliaire, rongée par la repentance et la culpabilité, avec la submersion migratoire, en bonne partie de religion musulmane que subit l’Europe et ne craint pas de faire l’éloge d’un « catholicisme viril » que ne renierait pas l’abbé Raffray. Prenant acte des racines juives du christianisme notre auteur en appelle à une union des Juifs et des catholiques car « seule leur alliance peut sauver la France et l’Europe d’une inéluctable et funeste islamisation ». Cette proposition soulève de nombreuses questions. Tout d’abord n’est-il pas un peu rapide de présenter les Juifs comme une entité homogène ? Zemmour note, en effet, que de nombreux Juifs ont joué un rôle déterminant dans toutes les sanglantes révolutions bolcheviques en Europe de l’Est et en Russie et que de nombreux Juifs, en particulier ashkénazes, ont mené en France depuis les années 1970 une lutte acharnée contre toutes les tentatives de préserver l’identité française et de limiter les flux migratoires. Ensuite, l’auteur du suicide français tient sur la laïcité des propos, certes cohérents avec son histoire personnelle : « Français dans la rue et Juif à la maison » lui répétait sa mère, mais tout à fait étrangers à notre tradition nationale : « La seule solution est d’appliquer la laïcité dans toute sa rigueur, toute la laïcité à la française, celle qui prévoit un « devoir de discrétion dans l’espace public » et qui doit donc interdire tout signe religieux comme le voile, non seulement à l’école, mais aussi à l’université, au travail dans la rue même ». Emile Combes ou Jules Ferry ne pensaient pas autre chose : expulser la religion de la vie publique et la cantonner à la sphère privée. Il s’agit ni plus ni moins que de la négation de deux millénaires d’histoire de France. Interdire tout signe religieux dans la rue c’est interdire les processions de la Fête-Dieu et raser les calvaires. Ce n’est, bien sûr, pas ce que souhaite Eric Zemmour mais c’est néanmoins la conséquence logique de ce qu’il écrit. Parce qu’il n’a pas la foi notre auteur ne peut comprendre qu’une expérience religieuse authentique demande aussi à s’exprimer dans la sphère publique. La vie chrétienne ne peut se cantonner à la sphère privée.
Le piège de la laïcité.
Contre la doxa largement dominante, à droite comme à gauche, il nous apparaît que la laïcité est à la fois un piège et une trahison. Un piège car elle est un athéisme pratique qui conduit au nihilisme de la modernité, terreau sur lequel prospère un Islam au pouvoir de séduction inentamé. Une trahison de la vocation catholique de la fille aînée de l’Eglise qui ne peut accepter de voir la religion qui l’a portée sur les fonts baptismaux de Reims cantonnée aux foyers domestiques et aux lieux de culte. Eric Zemmour n’étant pas catholique il ne peut être accusé de trahison, un catholique est cependant dispensé de le suivre sur ce point. Enfin, comme vient d’opportunément le rappeler Pierre Manent : « Pendant deux bons siècles (…) on a cru que l’on pouvait garder les vertus et les principes chrétiens sans la foi au Christ. Les esprits les plus lucides-je pense en particulier à Nietzsche- se sont aperçus que cela ne tenait pas : avec l’eau du bain il fallait jeter aussi le bébé ». (Ecrits de Rome No 25- Novembre 2025) Un christianisme sans le Christ est à la fois un non-sens et une impasse. Rappelons au passage que la foi est un don gratuit de Dieu. C’est ce don que sollicitent pour Eric Zemmour les pieuses personnes qui lui offrent « des médailles sacrées de la Vierge Marie » non pas pour lui « porter bonheur » mais pour contribuer à sa conversion, gage du salut.
Comment sauver le catholicisme en Europe ?
Comment sauver le catholicisme en Europe ? était la question originellement posée. D’abord en refaisant des catholiques. Fidèles aux promesses de leur baptême, au décalogue- commun avec les Juifs- et aux Béatitudes. Si Eric Zemmour semble avoir bien compris que les enjeux actuels sont, effectivement, des enjeux de civilisation et se réjouit du dynamisme du catholicisme traditionnel, il est à craindre qu’il ne tire pas toutes les conséquences logiques de ses analyses préliminaires. S’il observe, justement, que « La jeunesse occidentale est la première depuis deux mille ans à n’avoir reçu aucun héritage religieux et quasiment aucun héritage culturel » son mépris pour l’islam est, en partie, mal placé. En effet, un musulman, dans sa version modérée et occidentalisée, a au moins le sens de la loi naturelle et du culte rendu à Dieu en justice. C’est d’ailleurs de la faute des laïcards de combat, largement déconstruits et dégénérés, si une partie de la jeunesse se jette dans les bras de l’Islam car on l’a dépossédée des grandes questions métaphysiques et religieuses.
Eric Zemmour mérite notre reconnaissance pour le courageux combat qu’il mène au service de la France éternelle. Il mérite aussi nos prières pour qu’il ait le courage, et la grâce, de mettre ses pas dans les traces de Jean-Marie Lustiger, Véronique Lévy – la sœur de Bernard-Henri -, Marcel Dassault ou Edith Stein. Ce sera certainement sa contribution la plus déterminante au sauvetage du catholicisme en Europe.
Jean-Pierre Maugendre
Montée de l’intégrisme catholique dans les prisons : la journaliste de BFMTV s’excuse
Les propos d’Amélie Rosique, éditorialiste sur BFM, ont fait réagir, au point de l’obliger à revenir sur ses déclarations :
— Amélie Rosique (@amelierosique) November 20, 2025
Mardi une de nos journalistes a fait référence au rapport de l’historien N.
Lebourg sur le risque de radicalisation en prison et a fait un raccourci hâtif de ses conclusions.BFMTV s’excuse et condamne la campagne de dénigrement et de cyberharcèlement visant cette collaboratrice
— BFMTV INSIDE (@BFMTV_Inside) November 20, 2025
Marché de Noël de l’école Sainte-Philomène (49)
L’école sainte Philomène tiendra son Marché de Noël le dimanche 30 novembre de 8 h 30 à 16 h !
Vous y trouverez :
– Livres d occasion et neufs (Editions du Triomphe);
– CD Diffusia (ou France Production);
– Articles de couture (vêtements de poupée, nappes, foulards);
– Bijoux (boucles d’oreilles, colliers avec médaille miraculeuse);
– Cartes de Noël et de vœux;
– Santons peints à la main;
– Restauration (pizza, frites, saucisses, gaufres, crêpes);
– Epicerie (miel, pain d épices, truffes, bonbons pour les enfants);
– Fromages de chèvre, boissons chaudes.
Adresse : École sainte Philomène, 6 allée saint Dominique, 49240 Avrillé
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
« On nous a coupé les bras ». Oui mais on vous a laissé le droit de vivre
Inversion accusatoire de Monique Lemoine, du Planning familial du Loiret, qui se plaint de la baisse de subventions. Expression bien mal venue s’agissant d’une officine favorisant l’avortement, y compris par curetage (charcutage ?) et aspiration …
En mars 2025, le Planning apprenait la baisse de 10 % de sa subvention par le Département, soit 47.000 € en moins. Une coupe justifiée par le conseil départemental (qui représentait 61 % du budget du Planning en 2024) par les économies qui lui sont, lui-même, imposées
Pécresse déboutée, L’Incorrect dépossédé
Poursuivi par Valérie Pécresse, L’Incorrect vient de gagner son procès, mùais à quel prix :
La Cour de cassation vient de trancher : Valérie Pécresse est définitivement déboutée.
Notre dossier de novembre 2020, « Les collabos de l’islamisme » est irrévocable. Son iftar de 2015 aux côtés de l’UAM 93 – cette structure liée à la mosquée de Pantin qui, cinq ans plus tard, diffusait la vidéo contre Samuel Paty – méritait d’être dénoncé.
Facture finale : 20 000 € partis en fumée.
Le schéma est immuable : nous attaquer, nous épuiser, nous ruiner.
Nos innombrables victoires judiciaires ressemblent à des sanctions financières. Ce harcèlement légal nous écrase.
Jean-Luc Mélenchon avait suivi le même chemin pour le même dossier : trois ans de procédure, relaxe totale. Facture finale : 10 000 €
Quant au « Lobby LGBT », nous fûmes les premiers à le nommer en 2018. Pas moins de seize chefs d’inculpation, trois associations furieuses, relaxe intégrale en 2022 : 40 000 € évaporés.
« Collabo », « Lobby LGBT » : Soit deux expressions qui circulent partout aujourd’hui, reprises sans crainte et sans frais.
Elles sont devenues des évidences.
Nous en avons été les accoucheurs solitaires, et les seuls à payer le prix d’avoir eu raison trop tôt.
Qui nous remboursera cette avance de courage ? Pas la Justice, manifestement.
Nous dénonçons cette censure insupportable, faite pour nous empêcher de garder la santé économique que la qualité de nos pages devrait garantir.
I-Média – Censure climatique, les médias mainstream contre la liberté d’expression
L’interview de la semaine :
20 000 euros d’amende pour avoir dénoncé l’alarmisme climatique et le mensonge du réchauffement climatique anthropique. C’est la somme par laquelle l’ARCOM a sanctionné CNEWS pour avoir donné la parole à Philippe Herlin, économiste, dont le propos sort du dogme “autorisé” et répandu. Sur notre plateau, Philippe Herlin revient sur cette condamnation et dénonce une censure institutionnalisée qui étouffe le débat scientifique. Il analyse également pour nous le rôle trouble d’associations militantes comme “Quotas Climat” dans la dénonciation de ceux qui pensent autrement. Une analyse percutante qui révèle les mécanismes de la désinformation organisée dans des médias publics de moins en moins libres.
Les pastilles de l’info :
– La blague de Thomas Sotto : mais pour qui vote Léa Salamé ?
– Présidentielle 2027 : Glucksmann – Zemmour, le débat qui chauffe !
– Médias numériques vs mainstream : la guerre de l’information s’intensifie
– Crépol : les associations réclament la vérité sur le racisme anti-blancs
– Puy du fou : un récit national “controversé” ?
– Claire Geronimi : violée par un migrant sous OQTF et maintenant dénigrée par StreetPress
– La justice se ligue contre les natifs
Portrait piquant : Léa Salamé – Glucksmann
N’ayez pas peur, entrez dans l’Espérance
Le Courrier de l’Ouest relaie l’inquiétude de catholiques qui voient partir les cisterciens remplacés par les bénédictins de Sainte-Madeleine du Barroux.
Ils devraient se réjouir : c’est une grande grâce d’avoir une abbaye bénédictine non loin de chez soi.

Écouter l’évangile, c’est écouter le Christ
Le chant de l’évangile est une cérémonie particulièrement développée à la messe solennelle. Les rites qui l’accompagnent soulignent l’importance que l’Église accorde à la parole du divin Maître et disposent à la révérence envers celle-ci.
1. Le livre est déposé sur l’autel
En premier lieu, le diacre dépose sur l’autel le livre des évangiles. C’est le premier geste de révérence à l’égard des saints évangiles, dont le livre sera ensuite porté en procession, salué, encensé et marqué d’une croix par le diacre, baisé par le prêtre. Ces gestes participent d’un culte d’adoration relatif à l’égard du livre des évangiles, semblable à celui que nous pouvons avoir à l’égard des images de Notre-Seigneur ou des représentations de la Croix[1]. À travers le livre des évangiles, c’est le Christ que nous adorons :
[…] l’évangile n’est pas seulement un enseignement, qu’il n’est pas seulement le point culminant de la partie de l’avant-messe affectée à l’enseignement ; il est plus encore : c’est un acte d’hommage envers le Christ, la liturgie voyant dans l’Évangile le Christ en personne[2].
En l’occurrence, seul le livre des évangiles peut reposer au centre de l’autel qui, en dehors de là, ne porte que les oblats ou le Saint-Sacrements lui-même.
Droits de l’enfant: attention au danger de l’infantisme !
Communiqué des Juristes pour l’enfance :
En ce 20 novembre, Journée internationale des droits de l’enfant, nous rappelons la raison d’être des droits de l’enfant, telle qu’elle figure dans le Préambule de la Convention internationale des droits de l’enfant de 1989:
« l’enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d’une protection spéciale et de soins spéciaux ».
Trente-six ans plus tard, cette vérité est menacée, non par les bombes ou la misère, mais par une idéologie : l’infantisme.
L’ ”infantisme”, ou l’ “enfantisme” (voir Matthieu le Tourneur ICI) postule qu’il existerait, à l’instar du racisme ou du sexisme, un « système de domination » des adultes sur les enfants. Les enfants sont décrits dans cette pespective comme une catégorie opprimée, intrinsèquement fragile, maintenue dans la dépendance par des préjugés systémiques. La prétendue solution ? Renverser la domination : émanciper l’enfant de toute autorité, y compris et surtout parentale, pour en faire un « citoyen à part entière » dès le plus jeune âge.
Le projet est clair : disqualifier les parents comme premiers et principaux éducateurs de leurs enfants.
Ce renversement est gravissime et remet en cause la lente et patiente construction juridique de la protection de l’enfance. Il transforme la famille en un champ de bataille où l’enfant est invité à se poser en victime de ceux qui l’aiment le plus. Il remplace la logique du don et de l’amour par celle du rapport de force et de la domination.
L’infantisme n’est pas seulement une théorie:
- Le Conseil Economique sociale et environnemental (CESE) s’est déjà fait le chantre de cette notion dans sa décision “Le droit des enfants de participer aux délibérations publiques” (ICI) de novembre 2025 ou encore dans son avis et son rapport intitulé “Éduquer à la vie affective, relationnelle et sexuelle” (ICI).
- Une manifestation à Paris a eu lieu le 15 novembre pour dénoncer l’infantisme derrière la lutte contre les violences faites aux enfants(ICI).
Respect du temps de l’enfance
Juristes pour l’enfance le rappelle: un enfant ne peut pas et ne doit pas être confronté à la vie adulte sans passer par ces étapes de construction que sont l’enfance et puis l’adolescence.
La vraie lutte pour les droits de l’enfant n’est pas de le dresser contre ceux qui lui ont donné la vie. Elle est de redonner aux familles la confiance, les moyens et la liberté d’éduquer leur enfant.
Il existe sans doute des cas de familles dysfonctionnelles, et la société doit venir en aide pour gérer ces cas problématiques. Cependant, ils ne peuvent servir de motif, ou plutôt de prétexte, pour disqualifier les parents en général qui demeurent les mieux placés pour prendre soin de leurs enfants.
Juristes pour l’enfance est engagé pour soutenir et faire respecter les parents comme ce qu’ils sont et comme le droit international les reconnait, 1ers et principaux éducateurs de leurs enfants.
“En cette Journée internationale des droits de l’enfant, nous alertons sur cette nouvelle mode de vouloir émanciper les enfants qui, sous couvert de l’idée en apparence généreuse de leur donner de l’autonomie, revient en réalité à faire peser sur leurs épaules des responsabilités qui ne sont pas de leur âge. Laissons aux enfants leur enfance“, commente Aude Mirkovic, Présidente de l’association.
“L’islam nous ramène à la question religieuse. C’est un grand paradoxe de notre histoire”
Hier au soir au palais des Congrès de Versailles, Eric Zemmour et Eric Naulleau, réunis par l’association Les Eveilleurs, ont évoqué, devant environ un millier des personnes, les racines chrétiennes de la France, l’islamo-gauchisme, le wokisme…
Interrogé sur la notion de “judéo-christianisme”, Eric Zemmour a rappelé qu’il était bien conscient de l’opposition entre judaïsme et christianisme, mais a insisté sur le fait que le christianisme a réussi à faire la synthèse entre les civilisations juives, grecques et romaines. Cette synthèse c’est le catholicisme qui a fait la France. Et la République dite française s’échine à déchristianiser la France, au point de la faire disparaître :
“Le pays a été tellement déchristianisé que les catholiques sont devenus minoritaires. Sans eux, la France n’est plus la France”
Concernant l’alliance paradoxale entre islamistes et wokistes, “il n’aura échappé à personne que les LGBT c’est pas vraiment le genre de beauté des islamistes”, les deux intervenants ont souligné la caractère d’idiots utiles du milieu LGBT+ comme de Jean-Luc Mélanchon, dont 2027 constitue le dernier tour de piste, tandis que les islamistes ont l’éternité devant eux, avec notamment le pouvoir démographique.
Eric Zemmour a décortiqué la stratégie des Frères musulmans, qui utilisent notre droit, et notamment notre notion de liberté individuelle, pour le retourner contre notre civilisation. Quand une femme voilée explique qu’elle porte le voile par choix libre et personnel, c’est totalement faux car cette notion d’individu libre est absente dans l’islam, où tout n’est que soumission, comme le signifie le terme d’islam, tandis que le concept de personne libre a été inventée par la civilisation chrétienne. Quant aux wokistes, ils illustrent cette célèbre citation de Chesterton, “le monde est plein de vertus chrétiennes devenues folles”. La liberté étant décorrellée de la vérité, n’importe quel olibrius peut se déclarer homme, femme, chaise ou fer à repasser…
Interrogés sur des raisons d’espérer, Eric Naulleau, pourtant assez pessimsiste (il se définit comme président du parti ‘foutuiste’) souligne
“Je suis pessimiste mais je crois que si on reprenait le contrôle de l’école, tout ne serait pas fichu”
Quant à Eric Zemmour, il s’est réjouit de la forte affluence au pèlerinage de Chartres et de la croissance du nombre de baptême d’adultes, même si cela ne compense pas la chute des baptêmes à la naissance.
La prochaine soirée des Eveilleurs aura lieu le 15 décembre autour de Philippe de Villiers.
Conférence – “Rebâtir la civilisation chrétienne” (Fraternité Saint-Ephrem)
En cette année anniversaire de Quas Primas (1925), Augustin Marie Bréchard de la Fraternité Saint-Ephrem a donné une conférence à la Cocarde étudiante lilloise, le 13 novembre 2025. Guidé par la pensée française de Jacques Maritain, Rémi Brague et Gustave Thibon, il rappelle que “le renouvellement de l’ordre social selon les principes chrétiens sera une œuvre de sainteté, sans quoi il ne se produira pas du tout.” Il rappelle aussi les enseignements de l’Église catholique, de sa Doctrine Sociale, de son catéchisme, de ses encycliques, elle qui est la première protectrice de la “civilisation chrétienne.”
Il cite aussi le professeur Plinio Correa de Oliveira, fondateur de la TFP et auteur de “Révolution et Contre-Révolution”, ainsi que Rod Dreher.
L’audio de la conférence est disponible via ce lien :
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Mariage civil : en 1793, le bref apostolique méconnu du Saint-Siège à l’évêque de Vendée
Article paru sur le site internet de La Nef :
“Le 28 mai 1793, alors que la Terreur bat son plein et que la première Guerre de Vendée est entamée, le Saint-Siège publie le bref apostolique Perlatae Sunt, adressé à l’évêque de Luçon. En effet, sollicité par écrit par son clergé, Mgr de Mercy, évêque réfractaire réfugié à l’étranger, avait demandé au Saint-Siège de se positionner sur les consignes à donner à son diocèse concernant le mariage civil. Celui-ci avait été instauré en 1792, et était à l’époque une simple déclaration des mariés à effectuer devant la municipalité indépendamment du mariage catholique. Par ailleurs, notamment à cause des troubles liés à la Constitution civile du clergé, les curés légitimes étaient absents pour la majeure partie des fidèles. Il est intéressant d’étudier la ligne de Rome sur le mariage civil durant cette époque si troublée de l’Histoire de France.
Le bref Perlatae Sunt est rédigé par une congrégation de cardinaux choisis par Pie VI pour assister « au plus vite » les fidèles « zélés » du diocèse de Luçon « en ces temps si douloureux ». Approuvé par Pie VI et signé du Cardinal de Zelada (Secrétaire d’État et Grand pénitencier), il décrit les consignes à donner à ces fidèles.
Tout d’abord, il est affirmé dans le bref que, même si le décret tridentin Tametsi sur le mariage n’a pas été formellement publié en France, il est « absolument certain » que ces règles de forme de contraction du mariage (imposées par Tametsi) étaient admises.[1] L’inverse sera ensuite affirmé en 1802 par Portalis et les nouveaux gallicans. Pourtant, les défenseurs du XVIIe siècle des « libertés de l’Église gallicane » reconnaissaient « sans difficulté » à l’Église sa juridiction sur le « lien de mariage ».
Le bref affirme ensuite qu’en l’absence de curés légitimes, les fidèles peuvent contacter validement mariage devant des témoins et si possible des témoins catholiques. Cependant, ils « doivent s’abstenir absolument de contracter mariage devant la municipalité », étant donné que les membres de la municipalité sont le plus probablement jureurs donc « schismatiques ». Néanmoins, après avoir ainsi contracté validement mariage, ils peuvent, « pour jouir des effets civils », faire la déclaration devant la municipalité « tout en gardant à l’esprit qu’ils ne contractent pas de mariage à ce moment-là et ne participent seulement qu’à un acte purement civil ».
Cette interprétation de Perlatae Sunt comme demandant que l’acte civil ait lieu après le mariage catholique est unanimement reprise par les commentateurs successifs.[2]
En 1830, le Mémorial catholique publiait un rescrit du 24 décembre 1829 de la Sacrée Pénitencerie. Elle avait été sollicitée par un curé français anonyme, demandant ce qu’il fallait appliquer entre la demande de postériorité de l’acte civil par Perlatae Sunt, et l’obligation d’antériorité du mariage civil. Cette dernière avait été imposée à l’Église en 1802 par les articles organiques du Concordat, et était sanctionnée depuis 1810 d’amende voire de prison ou même de déportation en cas de récidives. « La question ayant été examinée, la Sacrée Pénitencerie répond au curé demandeur : qu’il admette la célébration du mariage même après un contrat civil ; cependant, il doit enseigner aux époux la doctrine catholique concernant le sacrement de mariage. » [3]
Le Saint-Siège s’était pourtant opposé dès le début à l’obligation d’antériorité du mariage civil de 1802. Il argumentait qu’elle pouvait faire croire (i) aux futurs mariés que le mariage civil seul suffisait pour être unis devant Dieu et l’Église, ou (ii) légitime aux mariés civils de forcer les prêtres à les marier ensuite religieusement. Et il affirmait que ces velléités potentielles s’opposent à l’autorité confiée à l’Église par le Christ.[4] Après l’échec du Concordat de 1817, et au vu des sanctions risquées par les prêtres mariant religieusement avant l’acte civil, le Saint-Siège considérait ainsi en 1830 que le respect de l’obligation d’antériorité était un moindre mal. Il continuera par la suite à s’opposer à l’extension de cette obligation à d’autres pays. Il affirmait par exemple en 1893 qu’elle « punirait le mariage religieux en le déclarant implicitement illicite, lorsqu’il n’est pas précédé du rite civil ». [5]
En 1880, l’encyclique Arcanum Divinae de Léon XIII, consacrée au sujet du mariage, cite expressément Perlatae Sunt comme l’une des protestations de l’Église contre les « lois civiles si défectueuses ».
Plus généralement, l’enseignement constant de l’Église sur le mariage défend ainsi une saine distinction des pouvoirs civils et religieux. Saint Thomas d’Aquin affirmait que la génération des enfants doit être soumise à la réglementation du droit civil et au gouvernement ecclésiastique.[6] Urbain VIII, malgré les fortes pressions françaises, refuse de reconnaître nul le mariage clandestin de 1632 de Gaston d’Orléans, mais laisse le droit français libre d’en « empêcher les effets civils ». Pie VI demande en 1788 que le clergé ne soit pas chargé du mariage civil des protestants instauré en 1787. Pie VII demande aux évêques français en 1809 d’enseigner la véritable doctrine sur le mariage, pour rendre à Dieu ce qui est à Dieu, sans négliger César. Pie IX demande en 1852 au roi d’Italie « que le pouvoir civil dispose des effets civils qui dérivent du mariage, mais qu’il laisse l’Église régler la validité du mariage même entre chrétiens. » Arcanum Divinae de Léon XIII en 1880 approfondit la doctrine des effets purement civils du mariage chrétien : « le droit civil ne peut régler et administrer que les choses qui, dans l’ordre civil, sont des conséquences du mariage ». Les effets purement civils sont essentiellement les rapports matériels entre les époux et les régimes matrimoniaux : dot, succession, administration des biens, nationalité des époux, … etc.
Ces éléments, bien que rappelés avec moins de vigueur de nos jours, sont toujours d’actualité. Jean-Paul II affirmait en 1981 dans l’encyclique Familiaris consortio, que si un unique mariage civil pour des catholiques était un « certain engagement dans un état de vie précis », « l’Église ne peut pas non plus accepter cette situation ». Le canon 1059 du code de droit canonique affirme toujours la compétence du « pouvoir civil » uniquement pour les « effets purement civils » du mariage chrétien. En 2005, Benoît XVI saluait pour l’Italie (dont le concordat permet une reconnaissance civile du mariage catholique) une « saine laïcité » d’un État en « harmonie intime avec les exigences supérieures » dérivant du « destin éternel » de l’homme.
Edouard Castellan
[1] Entre autres documents et déclarations des monarques au fil des siècles allant en ce sens, l’article 44 de l’Ordonnance de Blois (1579) interdit formellement aux notaires de marier « par paroles de présent », appliquant ce point précis du concile de Trente.
[2] Dont Gérard Mathon, Le mariage des chrétiens : Du concile de Trente à nos jours, t. II, Desclée, 1994, pp. 338-339, proposant une traduction en langue française de l’essentiel de Perlatae Sunt.
[3] Le Mémorial catholique, 1830, t. I, pp. 109-113.
[4] Le Concordat de 1801 et les articles organiques […] avec les protestations du pape Pie VII contre les articles organiques, par un agent de contentieux administratif, Marseille, 1894, p. 86-88.
[5] Léon XIII, lettre apostolique Il divisamiento adressée aux évêques de Vénétie, 1893.
[6] Somme contre les Gentils, t.IV, c.78, n.2.
”
Si, depuis 2001 aux Pays-Bas, les unions de personnes de même sexe appelées “mariages” sont entrées dans le droit civil de certains pays, il ne semble pas à ce stade que l’Eglise et les Papes aient considéré que cela constitue une raison de ne plus souhaiter que les effets purement civils du mariage chrétien soient reconnus par ces pays aux « lois civiles si défectueuses »…
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Un sacristain agressé devant l’église de La Madeleine à Paris
Un sacristain de la Madeleine a été violemment agressé devant l’église du 8e arrondissement de Paris, mardi 18 novembre, vers 17h30.
Un couple a commencé à prendre des photos quand le sacristain est intervenu pour rappeler qu’il était autorisé de photographier l’édifice, sans franchir une zone interdite.
C’est alors que l’homme a saisi la victime, l’a étranglée, puis l’a projetée au sol.
Le suspect de « type africain » a pris la fuite, comme la femme qui l’accompagnait. Il est activement recherché. Une enquête a été ouverte.
Léon XIV et le retour de la messe traditionnelle ?
source : https://leconservateur-media.fr/2025/11/17/leon-xiv-et-le-retour-de-la-messe-traditionnelle/
LÉON XIV ENTROUVRE LARGEMENT LA PORTE : VERS UN RETOUR DE LA MESSE TRADITIONNELLE ?
Alors que beaucoup redoutaient une continuité stricte avec les politiques liturgiques du pontificat précédent, les signaux envoyés ces derniers jours depuis Rome montrent un tout autre paysage. Selon plusieurs sources épiscopales britanniques relayées par The Pillar, le pape Léon XIV serait sur le point d’accorder des exemptions “généreuses” au motu proprio Traditionis Custodes — NDLR :sans toutefois l’abroger formellement…—
Une évolution prudente, mais décisive. Et surtout : un message clair envoyé à l’Église universelle.
UNE RÉUNION À LONDRES QUI CHANGE LE TON
Lors de l’assemblée plénière des évêques d’Angleterre et du Pays de Galles, le nonce apostolique, Mgr Miguel Maury Buendía, a surpris son auditoire. Selon des sources présentes, il a affirmé que le pape Léon XIV voulait que l’on fasse preuve de « générosité » dans les demandes de dérogation au motu proprio de 2021.
« Léon XIV demandera au cardinal Arthur Roche d’être généreux »
Tout indique que Rome souhaite cesser la politique de rétrécissement progressif imposée par le précédent pontificat. Le nonce l’a même justifié théologiquement : l’Église possède une variété de rites, pourquoi exclure le plus ancien, celui qui a sanctifié des générations ?
PAS D’ABROGATION… MAIS UN CLIMAT TOTALEMENT NOUVEAU
Selon les évêques présents, Léon XIV n’entend pas supprimer Traditionis Custodes pour ne pas créer un séisme institutionnel. En revanche, il veut en neutraliser les effets les plus restrictifs. Les évêques pourraient à nouveau demander facilement des célébrations dans les églises paroissiales, les dérogations, jusque-là très temporaires, seraient prolongées quasi automatiquement, les fidèles et prêtres attachés au rite tridentin seraient explicitement inclus dans le « Todos, todos, todos » du pape — NDLR : et plus » Todos, todos, todos sauf les catholiques romains ! » —
L’objectif ?
Non pas opposer, mais apaiser. Laisser respirer. Rouvrir les fenêtres. Afin !
CE QUE L’ON PENSE CHEZ LE CONSERVATEUR MÉDIA
Ce que révèle ce mouvement romain va au-delà d’une question liturgique. Il marque la fin d’une ère de suspicion généralisée contre les communautés traditionnelles, la reconnaissance du rôle croissant de la jeunesse attachée à la liturgie ancienne, un repositionnement stratégique de Rome dans un contexte mondial de crise doctrinale et identitaire, et peut-être, l’ouverture d’un chapitre nouveau : celui d’une pacification durable. Sans abroger le motu proprio, Léon XIV en vide les aspects les plus agressifs.
Tout le contraire d’un geste technique : c’est un geste pastoral certes et politique d’une grande finesse intellectuelle dans le meilleur sens du terme. — NDLR : Léon c’est bon ! — . Nous ne sommes pas surpris chez Le Conservateur Média pensant que le pape Léon est suffisamment intelligent pour manœuvrer en douceur et faire sortir de manière ajuster l’Eglise de l’ère Bergoglienne.
Il faudra surveiller les décisions officielles dans les semaines à venir.
Mais une chose est déjà certaine :
Rome vient d’envoyer un message d’espérance. ! Alléluia !
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Pour contrebalancer le sondage sur les musulmans, BFM évoque les intégristes catholiques dans les prisons…
Amélie Rosique, éditorialiste sur BFM, réagit à l’intervention d’Yves Thréard, venu commenter le sondage sur la radicalisation des musulmans.
Elle déclare, à partir de 6mn34 dans l’extrait ci-dessous sur X, que, ce qui l’inquiète, c’est la radicalisation des catholiques aux Etats-Unis (où pourtant, rappelons que c’est le chrétien Charlie Kirk qui a récemment été assassiné en plein débat !) ainsi que des intégristes catholiques dans… les prisons françaises !
LE CHOIX D’YVES THRÉARD – L’islamisme gagne du terrain chez les jeunes musulmans pic.twitter.com/ciSBho6MZs
— BFMTV (@BFMTV) November 18, 2025
Entre « Soumission » et « 1984 »
De Guillaume de Thieulloy dans les 4 Vérités :
L’actualité politique des derniers jours a été assez largement dominée par la libération de Boualem Sansal et les commémorations des attentats du 13 novembre.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que nos dirigeants persistent à ne pas comprendre que l’islam n’est pas une religion, comme le disait le grand islamologue Rémi Brague en manière de provocation – en tout cas, pas une religion compréhensible à l’aide de nos concepts largement issus du christianisme.
Il est peut-être émouvant mais tout à fait inefficace politiquement de répondre à des terroristes : « Mon amour est plus fort que ta haine ne le sera jamais. » Et, pour le cas particulier du terrorisme islamique, la distinction islam-islamisme n’a aucun sens.
Ce que l’on appelle aujourd’hui islamisme n’est rien d’autre que l’islam des origines.
On peut inviter les musulmans à se désolidariser des terroristes, mais je persiste à ne pas comprendre au nom de quelle autorité ou de quelle compétence les dirigeants français (par ailleurs méprisés par le monde musulman, comme l’a abondamment montré l’incapacité de la France à faire libérer Boualem Sansal pendant un an) pourraient promouvoir telle lecture du Coran plutôt que telle autre.
Mais, plutôt que de redire une énième fois ces choses (qui ne sont d’ailleurs ignorées que des aveugles volontaires), je voudrais ici insister sur le fait que la bataille est d’abord culturelle.
Notre amie Évelyne Joslain a écrit un excellent livre sur le sujet. Mais la guerre culturelle n’est pas réservée au monde anglo-saxon, ni aux intellectuels : la semaine dernière a montré à l’envi que ceux qui prétendent nous diriger ont déjà fait allégeance en esprit à nos ennemis. Or, c’est dans la tête que commence la soumission. Et que commence la résistance.
Deux romans au moins invitent à la dissidence mieux que bien des analyses scientifiques : « Soumission » de Houellebecq et « 1984 » d’Orwell.
Le premier décrit un Occident sans espérance, engoncé dans son consumérisme. C’est sur ce nihilisme que l’islam prospère. Une civilisation pour laquelle plus personne ne trouve de raison de mourir ne mérite pas de vivre – et qui accepterait de mourir pour des zones commerciales d’une laideur à faire peur ou les pseudo-libertés du wokisme ?
Cette étouffante grisaille s’accompagne d’un flicage dont Orwell n’aurait pas pu rêver et qui prend modèle sur l’une des pires tyrannies de l’histoire de l’humanité : le communisme chinois et son contrôle social.
Que des dirigeants « libéraux » envisagent sans sourciller, pêle-mêle, la suppression de l’argent liquide (pour tracer tous les transferts financiers des citoyens), des ausweis sanitaires ou écologiques pour sortir de chez soi, ou encore l’interdiction des médias alternatifs pour imposer sans opposition leur post-vérité est littéralement glaçant. Et il est plus glaçant encore de voir les peuples obéir comme des moutons à l’abattoir.
Houellebecq et Orwell (parmi beaucoup d’autres, dont Sansal n’est pas le moindre, notamment pour son roman « 2084 », qui fait explicitement référence à « 1984 » et à la domination islamique) décrivent (hélas) admirablement notre monde.
Je ne vois qu’une façon de sortir de cette domination culturelle de l’islamo-gauchisme : réaffirmer clairement et courageusement les fondements de notre civilisation chrétienne et rappeler que l’homme est une créature libre et responsable – et que le vieux fantasme saint-simonien de remplacer le « gouvernement des hommes » par « l’administration des choses » nous conduira inéluctablement l’humanité en enfer.
Découvrir la méditation ignatienne pendant l’Avent 2025
A l’approche de Noël, Meditatio lance un tout nouveau parcours de 25 méditations audios guidées pour se préparer à célébrer la naissance de Jésus. Cette année, l’application propose d’approfondir sa vie de prière en se laissant guider par un aîné dans la foi, Ignace de Loyola. A sa suite, chacun est invité à découvrir la méditation ignatienne en intériorisant la Parole de Dieu, en la méditant et en s’ouvrant progressivement à Celui qui vient se faire tout petit parmi nous.
Pendant 25 jours, Meditatio propose d’avancer avec confiance sur le chemin de la prière pour répondre à cette invitation : s’émerveiller de l’inouï de Dieu qui se fait l’un de nous. Cette route vers Noël sera éclairée par la vie d’Ignace de Loyola et permettra de s’initier à la méditation ignatienne. Tout au long de ce parcours, Ignace restera toutefois discret, fidèle à son souhait de “laisser la créature avec son Créateur” (ES n°15). Chacun avancera donc à son rythme, à partir de là où il en est, afin de pouvoir, le jour de Noël, accueillir Dieu qui veut demeurer en lui.
Concrètement, une méditation audio exclusive de 10 minutes sera proposée, chaque jour, du 30 novembre au 24 décembre, et permettra de contempler un passage de la Bible selon la méthode ignatienne en faisant appel à son imagination et à ses sens afin de s’imprégner du texte et le méditer. Chaque séance sera ponctuée de temps de silence et permettra de progressivement s’ouvrir à la présence de Dieu.
Ce parcours ignatien s’articulera autour des quatre grandes thématiques suivantes et permettra d’entrer petit à petit dans la joie de Noël :
- Première semaine : Se mettre en route avec espérance,
- Deuxième semaine : Entrer dans le silence de Dieu,
- Troisième semaine : Accueillir la paix d’en haut,
- Quatrième semaine : S’émerveiller de l’inouï de Dieu.
Avec plus de 500,000 téléchargements, Meditatio est la première application francophone de méditation chrétienne et a pour ambition de permettre à chacunde redécouvrir les pratiques chrétiennes de méditation et de contemplation. S’endormir paisiblement, découvrir la lectio divina, écouter les signes de Dieu, gérer ses émotions, trouver la paix, découvrir la prière de présence… Grâce à ces parcours riches et variés, chaque utilisateur peut prendre le temps de se recueillir et de méditer quotidiennement sur la thématique choisie. Avec ce nouveau programme d’Avent, Meditatio encourage chacun à s’arrêter le temps de quelques minutes pour nourrir sa vie de prière et s’ouvrir à la présence du Christ.
L’application est téléchargeable sur iPhone et sur Android.
“Je suis l’Immaculée conception” : séances à organiser autour du 8 décembre
SACRE CŒUR (436 755 entrées) et LE ROI DES ROIS (127 000 entrées) continuent de toucher des cœurs de 7 à 77 ans dans les salles de cinéma. Ces deux films seront encore proposés cette semaine dans respectivement 224 et 350 cinémas.
A l’occasion du 8 décembre prochain, Saje propose d’organiser des séances spéciales au cinéma autour du docu-fiction de Michal Kondrat : JE SUIS L’IMMACULÉE CONCEPTION.
« Je suis l’Immaculée Conception » : c’est ainsi que la Vierge Marie se présenta à sainte Bernadette en 1858 à Lourdes. A travers ce docu-fiction, de nombreux experts analysent l’Écriture Sainte pour nous aider à comprendre ce dogme de l’Immaculée Conception. Il nous plonge dans la vie de la Sainte Famille, depuis les noces de Cana jusqu’au Golgotha, mettant en lumière le rôle extraordinaire de Marie dans le plan du Salut.
Pour organiser une séance spéciale dans votre cinéma de quartier autour du 8 décembre, prenez contact avec Coralie ([email protected] – Est de la France) ou Joséphine ([email protected] – Ouest de la France).
Des chaînes publiques portent plainte avec nos impôts contre des chaînes privées
Radio France et France Télévisions ont assigné devant le Tribunal de commerce de Paris CNews, Europe 1 et le JDD. Les deux groupes publics ont déposé plainte pour « dénigrement», grief constitutif de la concurrence déloyale.
Si Radio France et France Télévisions se sont concertés avant de lancer cette action en justice, les deux groupes publics ont toutefois agi séparément.
Ces accusations de dénigrement ne datent pas d’aujourd’hui. Dans une lettre commune adressée mi-septembre à l’Arcom, les deux dirigeantes avaient déjà dénoncé une « campagne de dénigrement systématique et quotidienne », provenant « en particulier des antennes de la chaîne de télévision CNews et de la station de radio Europe 1 ». Le courrier pointait que des « propos dénigrants »y avaient « occupé ces derniers jours un temps d’antenne très significatif ». Pour appuyer leur propos, France Télévisions et Radio France avaient joint à la missive un «best of» d’extraits d’émissions particulièrement virulents.
Il serait temps de supprimer le financement public de ces chaînes.
L’Avènement
La fin des temps, l’Antechrist, la persécution des chrétiens… des thèmes rarement explorés au cinéma. Pourtant, quelques passionnés de Corrèze — et d’ailleurs — ont relevé le défi en réalisant L’Avènement, un court-métrage de 11 min 30 mêlant réflexion et suspense.
« Nous voulions que le spectateur se demande : et si l’Antechrist arrivait demain au pouvoir ? Comment réagirais-je, personnellement, en tant que chrétien ? » explique Gilles Texier, réalisateur du film.
S’inspirant du Maître de la Terre de Robert Hugh Benson et du personnage du Père Elijah créé par Michael O’Brien, le film propose une vision de l’Apocalypse radicalement différente de celle habituellement présentée : un temps de joie, de libération et de renouvellement plutôt que de destruction.
Deux acteurs professionnels ont accepté de jouer bénévolement, et pour le reste, c’est le cœur qui a parlé. « On sait que ça reste amateur et qu’on ne peut rivaliser avec des productions professionnelles, mais on est quand même fiers de cette belle aventure ».
Le film est diffusé sur Youtube le mercredi 19 novembre, en lien avec la liturgie qui nous invite alors à tourner nos regards vers la fin des temps.
Il ne restera rien du double quinquennat de Macron, sinon un champ de ruines
Même la réformette des retraites est oubliée, comme le soulignent Les 4 vérités :
Que restera-t-il des deux quinquennats d’Emmanuel Macron? Pas grand chose de bon, en tout cas. Pour sauver la tête du Premier ministre (ou plutôt pour gagner quelques semaines car, les mêmes causes produisant les mêmes effets, on voit mal comment Sébastien Lecornu échapperait au sort de ses prédécesseurs), la Macronie a en effet accepté d’enterrer l’une des seules réformes dont elle pouvait se prévaloir, celle des retraites.
Cette réforme était déjà une réformette: elle ne remettait nullement en cause le système soviétoïde qu’est devenue la retraite par répartition; elle avait renoncé à toute introduction de liberté (il ne serait pourtant pas difficile de demander à l’INSEE quelle est l’espérance de vie des mineurs de fond et d’en déduire à quel âge ces derniers peuvent partir à la retraite, ajoutant un bonus s’ils partent plus tard et un malus s’ils partent plus tôt); elle avait même renoncé à reporter l’âge légal de départ à 65 ans. Eh bien, même cette réformette vient d’être enterrée.
Pardon « suspendue », mais personne n’est dupe: aucun gouvernement ne reviendra sur cette suspension avant 2027. Et non seulement, elle a été enterrée mais c’est assez largement au bloc central qu’elle le doit. Cette suspension a en effet été adoptée par 255 voix contre 146 – alors même que la gauche radicale, communiste et LFI, votait contre! Dans le détail, les seuls à s’être opposés à cet enterrement pour des raisons de rigueur budgétaire sont les groupes Horizons et LR. Il existait certes de bonnes raisons de s’opposer à cette loi (puisque la plupart des personnes concernées sont au chômage ou en pré-retraite et que l’on voit mal ce que peut apporter à l’économie du pays le fait d’avoir des chômeurs partant en retraite un an plus tard!), mais soutenir son abrogation est tout à fait autre chose: ce nouveau vote du RN avec la gauche ne risque pas d’élargir la base électorale du parti à la flamme.
Plus extravagant encore, Mme Borne, qui était à Matignon lors de l’adoption de cette réforme des retraites, s’est dite favorable à sa suspension. Non seulement nos politiciens n’ont ni imagination ni courage, mais, en outre, ils sont incapables de cohérence. Ou, plus exactement, le seul principe qui guide avec une certaine constance leur action politique concerne leur propre maintien dans les confortables prébendes qu’ils se sont attribuées. Comment voulez-vous que le peuple ait le moindre respect pour ces gens qui disent tout et le contraire de tout ? Même leur parole est dévaluée. Cela ne peut pas bien finir…
Vers le sacre d’un évêque traditionaliste au Brésil, avec l’autorisation du pape ?
Mgr Fernando Rifan, administrateur de l’administration apostolique personnelle Saint Jean Marie Vianney de Campos (Brésil), a été reçu par le Pape Léon XIV le 15 novembre en audience privée.
Pour mémoire, dans les années 1970, Mgr de Castro Mayer, évêque de Campos, maintient la forme traditionnelle du rite romain dans son diocèse et, lors de son remplacement, l’Union sacerdotale Saint-Jean-Marie-Vianney (SSJV) est fondée, avec l’abbé Fernando Rifan comme supérieur, sous la houlette de Castro Mayer. Ce dernier se rapproche de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX) dont il co-consacre les 4 évêques en juin 1988. Après la mort de Mgr Castro Mayer, l’Union Saint-Jean-Marie-Vianney fait appel aux évêques de la Fraternité Saint-Pie X pour le sacre d’un successeur : Licinio Rangel est consacré évêque en 1991, sans l’aval du pape. En 2000, lorsque la FSSPX entame un rapprochement avec Rome, l’Union SSJV fait de même. Alors que la FSSPX refuse l’administration apostolique proposée, Mgr Rangel décide de continuer les pourparlers. Le 15 août 2001, une lettre d’union au Saint-Siège est adressée au pape Jean-Paul II, qui y répond le 25 décembre par une lettre réglant le statut juridique de l’administration. Le 18 août 2002, le père Fernando Rifan, vicaire général de l’Union sacerdotale Saint-Jean-Marie-Vianney et collaborateur le plus proche de Mgr Rangel, est sacré évêque à Campos au Brésil par le cardinal Castrillon Hoyos, préfet de la Congrégation pour le Clergé, et par Mgr Rangel lui-même. Celui-ci est en effet malade et meurt le 16 décembre 2002.
Mgr Rifan a présenté au Pape Léon XIV les spécificités de l’Administration Saint Jean Marie Vianney (messe traditionnelle) et a évoqué sa succession puisqu’il a eu 75 ans cette année.
Mgr Rifan raconte :
Le 15 novembre 2025, j’ai été reçu en audience privée par le pape Léon XIV à la bibliothèque du Palais apostolique. L’audience a duré 30 minutes. Après m’être présenté comme évêque de l’Administration apostolique personnelle de saint Jean-Marie Vianney, titre qu’il ne connaissait certainement que de nom, je lui ai expliqué son origine et les raisons de sa création par le pape saint Jean-Paul II en 2002. Je lui ai relaté notre histoire et lui ai remis nos documents ainsi que ceux du Saint-Siège s’y rapportant. Je lui ai également offert certains de mes livres, articles et éclaircissements. J’ai évoqué notre cheminement théologique et spirituel, notre sortie de la séparation d’avec l’Église et notre prise de conscience de la nécessité de la communion, communion dans laquelle, grâce à Dieu et à l’Église, nous nous trouvons aujourd’hui.
Je lui ai exprimé notre communion et notre ferme adhésion au Siège de Pierre, en sa personne.
Il m’a posé plusieurs questions sur notre position, auxquelles j’ai répondu correctement, le satisfaisant pleinement.
Il s’est rendu compte que nous sommes très différents des autres groupes radicaux et schismatiques.
Je lui ai rappelé les paroles de saint Augustin : « Hors de l’Église, on peut avoir beaucoup de bonnes choses ; on peut chanter Alléluia, Amen, faire le signe de la croix, etc. Mais hors de l’Église, il n’y a pas de salut. »
Je lui ai montré comment nous sommes en communion avec notre évêque diocésain et avec les autres évêques catholiques.
Je lui ai expliqué le fonctionnement de notre séminaire et notre processus de sélection professionnelle.
Je lui ai expliqué que nous desservons également 11 autres diocèses avec la permission ou à la demande des évêques locaux.
Je lui ai donc parlé de la nécessité de maintenir notre administration apostolique pour le bien de l’Église. Je lui ai indiqué avoir déjà remis ma lettre de démission, compte tenu de mon âge (75 ans), et de la nécessité de conserver un évêque.
Bien entendu, sa réponse parviendra par les voies appropriées, après les consultations habituelles.
J’ai été très heureux de cette visite cordiale et propice, qui témoigne de notre adhésion et de notre communion avec le Siège de Pierre en sa personne.
A la fin, j’ai cité et nous avons récité la prière ensemble : Dominus conservet eum… et non tradat eum in manibus inimicorum eius.
Concernant ma démission, je ne me considère ni indispensable ni irremplaçable, ce qui est le cas de tous, comme je l’ai toujours enseigné.
Bien sûr, je n’ai rien demandé d’autre que sa bénédiction. Je fais mienne la prière de saint Martin : « Seigneur, si ton peuple a encore besoin de moi, je ne refuse pas de travailler. »
Mais ces procédures prennent du temps. Le pape ne donne pas de réponse immédiate. Il consulte d’abord longuement.
Je lui ai répété sa phrase, prononcée lorsqu’il était cardinal, lors du conclave : « Nous sommes entre les mains du Saint-Esprit et de l’Église. »
Prions pour que le Pape fasse ce qui est le mieux pour l’avenir de notre Administration apostolique, pour le bien de l’Église et pour la gloire de Dieu.
Notre-Dame, Mère de l’Église, nous protégera toujours.
Dieu pourvoit, Dieu pourvoira ! Sa miséricorde est sans fin.
« Pays de racistes dégénérés » : grâce à l’AGRIF, Nassira Al Moadem sera jugée
Communiqué de Yann BALY, Président de l’AGRIF et de Bernard ANTONY, Président-fondateur :
Le 30 avril 2024, en réponse à un article de RMC Sport faisant état du rappel de la Fédération française de football des règles sur le port de certains équipements, comme les collants ou les casques, pour éviter tout détournement du principe de neutralité religieuse, Madame Nassira Al Moadem, se présentant comme journaliste, a posté le propos suivant sur son compte X : « Pays de racistes dégénérés. Il n’y a pas d’autres mots. La Honte ! »
Malgré le tollé déclenché, le lendemain 1er mai 2024, Madame Moadem récidivait : « Pays de racistes dégénérés. Je maintiens 100% ces termes ».
Face à de tels propos, le 15 mai 2024, l’AGRIF déposait plainte avec constitution de Partie-Civile auprès du Doyen des juges d’instruction de Paris.
Le 12 novembre 2025, la consignation de notre plainte a enfin été ordonnée.
Madame Nassira Al Moadem sera donc jugée pour ses propos injurieux.
Conférence avec Éric Zemmour et Éric Naulleau à Versailles le 19 novembre
La grande conférence des Eveilleurs avec Éric Zemmour et Éric Naulleau aura lieu ce mercredi 19 novembre à 20h15, au Palais des Congrès de Versailles.
Il reste encore des places.
Vente et dédicaces de La messe n’est pas dite.
👉 Réservez votre soirée et invitez vos proches pour cette rencontre unique autour du débat d’idées !
Nous comptons sur vous : il existe pire que les regrets, il y a les remords!
À mercredi,
Les Eveilleurs
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38% des Français musulmans approuvent des positions islamistes
Voici quelques extraits de l’enquête IFOP parue ce matin sur les musulmans de France :

Formation liturgique : le chemin à parcourir reste long
Recevant les participants au Cours de mise à jour des Responsables diocésains de Pastorale liturgique, le pape Léon XIV a rappelé l’importance de la formation liturgique :
[…] Le projet de formation auquel vous participez s’inscrit dans la double mission de l’Institut pontifical de liturgie. Conformément au souhait du Saint-Père Benoît XVI , il poursuit son service de l’Église avec enthousiasme, en pleine fidélité à la tradition liturgique et à la réforme voulue par le Concile Vatican II , selon les orientations de Sacrosanctum Concilium et les déclarations du Magistère (cf. Discours aux participants de la conférence organisée par l’Université pontificale Saint-Anselme , 6 mai 2011). Par ailleurs, des initiatives comme celle-ci contribuent à la réalisation des missions de formation définies dans la Constitution apostolique Veritatis gaudium , telles que la formation des ministres et des fidèles en vue de leur service pastoral et liturgique.
Il me semble que l’invitation chaleureuse du pape François s’adresse également à votre Institut. Dans sa Lettre apostolique Desiderio desideravi , il recommande :
« Il est nécessaire de trouver les voies d’une formation qui soit l’étude de la liturgie. Depuis les débuts du mouvement liturgique, beaucoup a été fait à cet égard, avec de précieuses contributions de chercheurs et d’institutions académiques. Il est néanmoins important aujourd’hui de diffuser ce savoir au-delà du milieu universitaire, de manière accessible, afin que chaque fidèle puisse approfondir sa connaissance du sens théologique de la liturgie et de la célébration elle-même » ( n° 35 ).
En effet, dans les diocèses et les paroisses, une telle formation est nécessaire et il est important, lorsqu’elle fait défaut, d’instaurer des cours bibliques et liturgiques. L’Institut pontifical de liturgie pourrait les former afin d’aider les Églises particulières et les communautés paroissiales à être formées par la Parole de Dieu, en expliquant les textes du lectionnaire des jours de semaine et des fêtes, et aussi à poursuivre une initiation chrétienne et liturgique qui aide les fidèles à comprendre, par les rites, les prières et les signes visibles, le mystère de la foi célébrée (cf. Sacrosanctum Concilium , 48).
En matière de formation biblique et liturgique, je recommande aux responsables des services pastoraux liturgiques d’accorder une attention particulière à ceux qui proclament la Parole de Dieu. Il convient de veiller à ce que les lecteurs institués et ceux qui lisent régulièrement les Écritures lors des célébrations soient parfaitement préparés. Une connaissance biblique de base, une diction claire, la capacité de chanter le psaume responsorial et de composer des prières pour la communauté sont des aspects importants qui contribuent à la réforme liturgique et aident le Peuple de Dieu à progresser sur son chemin.
Nous sommes pleinement conscients que la formation liturgique est un thème central du cheminement conciliaire et post-conciliaire. Des progrès considérables ont été accomplis, mais le chemin à parcourir reste long. Ne nous lassons pas : reprenons avec enthousiasme les initiatives positives inspirées par la réforme et, parallèlement, cherchons de nouvelles voies et de nouvelles méthodes.
Le service de pastorale liturgique est responsable, dans chaque diocèse, de la formation liturgique continue du clergé et des fidèles, de la préparation aux ministères et de l’accompagnement des groupes liturgiques paroissiaux, des servants d’autel, des lecteurs et des chantres. Son objectif est de favoriser la participation active du Peuple de Dieu et une liturgie digne, attentive aux différentes sensibilités et empreinte de sobriété dans sa solennité.
Parmi les aspects liés à votre fonction de directeurs, je voudrais mentionner la promotion de la Liturgie des Heures, le soin apporté à la piété populaire et l’attention portée à la dimension festive dans la construction de nouvelles églises et l’adaptation des églises existantes. Ce sont des sujets que vous aborderez au cours de cette formation et auxquels vous êtes confrontés quotidiennement.
Dans de nombreuses paroisses, il existe donc des groupes liturgiques qui doivent œuvrer en synergie avec la commission diocésaine. L’expérience d’un groupe, même petit mais motivé, qui se préoccupe de la préparation de la liturgie, est l’expression d’une communauté attentive à ses célébrations, les prépare et les vit pleinement, en accord avec le curé. Ainsi, nous évitons de tout lui déléguer et de laisser à quelques personnes seulement la responsabilité du chant, de la proclamation de la Parole et de la décoration de l’église. Malheureusement, avec le temps, certains de ces groupes se sont réduits à néant, comme s’ils avaient perdu leur identité. Il est donc nécessaire de s’efforcer de rendre à nouveau cet aspect de la vie de l’Église attractif, capable d’impliquer des personnes compétentes ou, du moins, enclines à ce type de service.
En tant que directeurs nommés par les évêques, vous pourriez proposer à vos confrères curés des formations pour créer ou consolider des groupes liturgiques dans leur paroisse, en formant leurs membres et en leur suggérant des idées d’activités. Les ateliers de cette formation vous aideront à trouver et à expérimenter des formes adaptées à vos paroisses respectives. Votre créativité pastorale vous permettra alors de trouver les formes les plus appropriées.
Chers amis, alors que vous entamez ce cheminement formateur, j’espère que le séjour à Rome, durant l’Année jubilaire, en plus de vous offrir des outils pour une compréhension plus profonde, revigorera vos énergies spirituelles, afin que, de retour dans vos paroisses, vous puissiez poursuivre votre ministère pastoral au service de la liturgie avec un élan renouvelé. Tel est mon vœu, et je vous bénis de tout cœur. Merci.
Hozana invite ses partenaires et bénévoles à un pèlerinage exceptionnel à Fatima
Le 10 décembre 1925, la Vierge Marie est apparue à sœur Lucie, l’une des voyantes de Fatima. Elle lui a demandé d’établir dans l’Église la dévotion des « premiers samedis du mois », en réparation des offenses faites à son Cœur Immaculé. Cette demande faisait suite aux apparitions de 1917 à Fatima, où Marie avait déjà évoqué cette pratique comme moyen d’obtenir la paix dans le monde. La dévotion consiste à accomplir, chaque premier samedi, quatre actes concrets : se confesser, recevoir la communion, réciter un chapelet et méditer pendant 15 minutes un mystère du Rosaire.C’est dans ce contexte spirituel, à l’occasion du centenaire de cette apparition de 1925, que Hozana, le premier réseau de prière gratuit sur internet, organise un pèlerinage exceptionnel à Fatima, du vendredi 5 au dimanche 7 décembre 2025. Partenaires et bénévoles fidèles de l’association sont conviés à partager ce temps de prière, de marche et de fraternité, en présence de tous les membres de l’équipe d’Hozana. Un programme spirituel et fraternel
Durant trois jours, les participants seront invités à vivre un parcours alliant recueillement, découverte des lieux saints et temps communautaires.
Un hommage floral marial d’ampleur internationale
Le pèlerinage sera marqué par une messe solennelle, célébrée par Monseigneur Macaire et un hommage floral aux pieds de la Vierge de Fatima. Cet acte, qui réunira plus de 2000 pèlerins, vient clore l’opération internationale menée par Hozana en mai dernier : « 3 millions de roses pour Marie ». Grâce à la ferveur de centaines de milliers de fidèles dans le monde, trois millions de dizaines de chapelets ont été priées et offertes à la Vierge sur l’application Rosario, durant tout le mois de mai, mois qui lui est consacré.Dans la continuité de l’hommage floral rendu à Notre-Dame deGuadalupe au Mexique en mai 2024, des milliers de vraies fleurs seront déposées à Fatima, signe visible de cette immense vague de prière.L’équipe d’Hozana profitera également de ce pèlerinage pour déposer, aux pieds de Notre-Dame de Fatima, les intentions de prière confiées par des milliers de priants sur la plateforme.
Ce pèlerinage sera aussi l’occasion de rendre grâce pour l’histoire et la mission d’Hozana :
- 11 ans d’existence,
- Le premier réseau de prière gratuit sur Internet,
- Près de 2,5 millions de priants à travers le monde,
- 40 collaborateurs répartis aux quatre coins du globe,
- Près de 13 000 communautés de prière en ligne… en 4 langues.
Une aventure missionnaire unique, qui ne cesse de grandir grâce au soutien de centaines de partenaires et de bénévoles engagés et fidèles.
