Mathieu Bock-Côté analyse le phénomène Top Gun Maverick
Analyse du 11 juin sur CNews. Top Gun ou la défense de valeurs aujourd’hui méprisées :
Les députés RN n’excluent pas de recruter des attachés parlementaires parmi les jeunes de génération Z
La raison est simple : le RN ne dispose pas de suffisamment de ressource interne en région parisienne. Un député peut embaucher entre 3 et 4 attachés parlementaires dont au moins deux travailleront à Paris.
Autre sujet chaud sur la table: le recrutement des collaborateurs auprès des députés tout comme au groupe.
“Il faut qu’on en trouve entre 300 et 350… C’est vraiment beaucoup“, lâche un député nouvellement élu, inquiet de l’ampleur de la tâche qui s’annonce. “On reçoit tous beaucoup de CV en ce moment”, rit de son côté Gilles Penelle. “Nos boîtes mail explosent.” Les difficultés qu’a eu le parti à trouver de bons collaborateurs au Parlement européen en 2014 quand il avait fait élire 24 députés restent cependant dans les mémoires.
“Il faut qu’on trouve des gens bosseurs, à la tête bien faite, aux bons réflexes, capables de guider leur député dans les arcanes de l’Assemblée. Ce n’est vraiment pas évident. Localement, ça va aller parce qu’on a toujours des militants avec qui on a fait campagne qui sont partants. À Paris, je ne sais pas trop“, reconnaît une députée.
Parmi les profils dans lesquels le RN pourrait faire son marché, on trouve notamment des jeunes de… Génération Z, le mouvement des jeunes avec Éric Zemmour. De quoi étonner, après que Marine Le Pen et l’ancien éditorialiste se sont affrontés pendant toute la campagne présidentielle et qu’elle a refusé toute alliance avec Reconquête aux législatives.
“Ça fait mal au cœur de le dire mais auprès de Zemmour, les jeunes sont plus diplômés, souvent avec des diplômes en droit ou des études à Sciences Po. Et souvent, ils sont plus aguerris aux réseaux sociaux“, reconnaît un ancien du RN qui a depuis pris ses distances.
Preuve que le vivier des zemmouristes séduit: la démarche est assumée publiquement. “On regarde tous les CV et peu importe les horizons politiques du passé. Si on a des personnes qui veulent faire un bout de chemin avec nous, on saura s’accorder”, reconnaît ainsi David Rachline.
Pour le RN, la professionnalisation à l’Assemblée nationale passe aussi par le pardon.
Une raison supplémentaire d’espérer que la raison gagne enfin Marine Le Pen et qu’elle comprenne la nécessité d’une alliance à droite…
Pour vraiment gagner, l’alliance entre RN et Reconquête sera indispensable pour les prochaines législatives
Analyse intéressante sur la victoire relative du Rn et le rôle que pourrait ou devrait jouer Reconquête à l’avenir :
Depuis ce dimanche 19 juin et la divine surprise qui a propulsé 89 députés RN à l’Assemblée et infligé un camouflet à Emmanuel Macron, la famille RN est sur un petit nuage. Pour un peu, on croirait que le RN et Marine Le Pen ont gagné ces élections (…) Mais si l’on redescend du nuage et que l’on regarde les chiffres, la « victoire » RN est bien relative.
En sièges, rappelons que c’est bien Ensemble qui a obtenu le plus de députés et une majorité relative de 245 députés, que la coalition de gauche a réussi son pari en en faisant élire 133 et que le RN arrive 3e, avec 89 députés. Certes, c’est un progrès mais, pour un parti qui a deux fois été finaliste à la présidentielle et obtenu 41,5 % et 13 millions de voix au second tour, on peut aussi considérer que c’est décevant.
Mais la victoire des 89 est aussi relative en soi. Plusieurs d’entre elles se sont jouées à quelques voix. Un plus grand nombre (33 !) ont été acquises pour faire barrage à NUPES. Mélenchon a été un excellent carburant pour le RN (…)
Cela pour rappeler cette évidence que le scrutin majoritaire à deux tours nécessite, pour bénéficier de son coefficient démultiplicateur et l’emporter, de réaliser le score le plus haut au premier et donc d’avoir noué des alliances pour pouvoir se maintenir dans le maximum de circonscriptions. Macron et Mélenchon l’ont bien compris. Une alliance comparable avec Reconquête aurait apporté au RN un réservoir de voix et un surplus d’élus. C’était l’argument d’Éric Zemmour et de Marion Maréchal. Georges Michel s’étonnait, il y a quelques semaines, des projections qui donnaient 148 députés RN-Reconquête avec une alliance dès le premier tour : la victoire des 89 députés RN confirme que c’était possible, car un rassemblement des deux forces augmentait mécaniquement le nombre de circonscriptions où elle aurait pu se maintenir (qui n’était que de 208 dimanche dernier), et donc l’emporter.
Ce réservoir a d’ailleurs bien souvent permis certaines victoires du RN dimanche. Le cas du Var est emblématique : le RN y aurait-il réalisé son quasi-grand chelem si la campagne de Zemmour, très active dans le département, et ses scores du premier tour n’y avaient pas constitué cette réserve indispensable pour briser le plafond de verre ?
Cette occasion manquée de 2022 devrait faire réfléchir les deux camps patriotes, et rapidement, puisque, comme l’ont prédit Jean-Marie le Pen sur BFM et quelques autres, une dissolution dans les mois qui viennent est possible, vu l’absence de majorité et la gravité des problèmes que le pays va devoir affronter après les avoir occultés pendant six mois de campagne. Le RN aurait donc tort de s’endormir sur ses lauriers et de tenir le zemmourisme pour un adversaire, et un adversaire anéanti. Lequel aurait tout aussi tort de s’abîmer dans des règlements de comptes.
Chacun doit rapidement faire fructifier ses atouts nouveaux : élus et implantation durable pour le RN, parti dynamique et jeune pour Reconquête. Leur alliance sera indispensable, quel que soit le mode de scrutin des prochaines législatives. Car il se pourrait bien qu’Emmanuel Macron, pour tenter d’amadouer la nouvelle Assemblée, propose d’instaurer la proportionnelle. Invariablement réclamée par le RN, qui vient de découvrir qu’il pouvait très bien gagner sans, elle est en fait la revendication de ceux qui ne jouent pas – ou plus – dans la cour des grands. Ce n’est plus le cas du RN et il n’est pas certain qu’il ait intérêt à soutenir ce projet.
Il ne s’agit pas de nier le succès du RN mais de préparer les victoires à venir.
Aline Lizotte priée de démissionner de l’Association pour la formation chrétienne de la personne
Le 27 mai, Aline Lizotte publiait un article sur Smart Reading press intitulé :
Le pape François aurait-il l’intention de “déclaricaliser” l’Eglise catholique ?
Elle commençait ainsi :
Des supérieurs majeurs non prêtres, des responsables de paroisses laïcs, des évêques privés du pouvoir de juridiction… Bref, une «décléricalisation» générale ! Est-ce bien là ce que le pape François souhaite pour l’Église catholique à travers son rescrit du 18 mai 2022 ? Pour comprendre ce qui est en jeu, il faut avant tout rappeler certaines vérités qui fondent la nature de l’Église et le rôle des «pouvoirs» dans l’Église.
Et plus loin :
Vouloir séparer le pouvoir du gouvernement, le pouvoir de juridiction, du pouvoir d’ordre, droit de participation au Sacerdoce du Christ, tient de l’ignorance totale de la vérité de l’Église. Si une autorité humaine tentait de le faire, ses décisions seraient sans aucune efficacité. Aucune autorité dans l’Église ne peut s’exercer validement et efficacement si elle n’est pas celle dont l’autorité du Christ lui-même l’a revêtue et qui en jouit selon les degrés de sa mission : paître les agneaux et les brebis du Seigneur (cf. Jn 21, 15. 18).
Le 10 juin, elle publiait un article sur le gouvernement de l’Eglise et la justice, dans lequel elle écrivait :
Combien de fois, les autorités dans l’Église, agissant vis-à-vis des personnes particulières, ne se sont-elles pas laissées prendre par des jugements selon des faux critères ? Combien de fois ne se sont-elles pas laissées influencer par des accusations reçues et mêmes encouragées sans vérifier l’information, sans pouvoir juger en toute impartialité, se souciant d’être objectifs tout en ne l’étant pas. Combien de fois une pastorale peut être rejetée parce qu’elle n’entre pas dans les cadres socio-psychologiques de l’autorité en place ou du conseiller des sciences humaines ? Il n’y a pas que dans les entreprises que l’on met des employés au placard ! L’Église a aussi ses placards ! Elle doit quelquefois les visiter !
Le Père Humbert Clérissac, o. p., écrivait dans un beau et bon petit livre publié en français, Le Mystère de l’Église : «On a dit qu’il faut souffrir non seulement pour l’Église, mais par l’Église. S’il y a quelque vérité en cela, c’est que nous avons parfois besoin d’être traités avec fermeté, d’être tenus dans l’ombre, dans le silence et dans une apparente disgrâce, peut-être parce que nous n’avons pas suffisamment profité, saintement, des faveurs et des avances de l’Église en d’autres temps…» Peut-être ? Mais peut-être que non !
Le 21 juin, on apprenait que, suite à une visite canonique missionnée par Mgr Yves Le Saux, évêque du Mans, menée par Mgr Jean-Pierre Batut, évêque de Blois et le frère dominicain Thierry Dominique Humbrecht, elle a été priée de démissionner.
L’islam ne sera pas inscrit comme «religion d’Etat» dans la nouvelle Constitution tunisienne
C’est ce qu‘a confirmé le président tunisien Kais Saied. La nouvelle Constitution sera soumise à référendum le 25 juillet. Une première dans les pays arabes.
«Dans la prochaine Constitution de la Tunisie, nous ne parlerons pas d’un Etat dont la religion est l’islam mais (de l’appartenance de la Tunisie) à une Oumma (nation) dont la religion est l’islam. La Oumma et l’Etat sont deux choses différentes».
“Apprendre à gouverner”
Après cinq années de mépris de l’opposition, durant lesquelles Emmanuel Macron a sciemment humilié les élus de l’opposition en faisant voter ses députés godillots, sans jamais prendre en compte les amendements déposés par les députés des autres partis, le chef de l’Etat découvre que
aucune force politique ne peut aujourd’hui faire les lois seule
Emmanuel Macron a estimé que
“nous devons collectivement apprendre à gouverner et légiférer différemment” […] en construisant une majorité texte par texte”.
Après avoir sondé des membres de tous les partis représentés, le président a déclaré que “la plupart ont exclu l’hypothèse d’un gouvernement d’union nationale”. Le chef de l’Etat a donc appelé les autres formations politiques à “clarifier la part deresponsabilité [qu’elles] sont prêtes à prendre“ pour “bâtir des compromis” avec la majorité présidentielle.
Emmanuel Macron sera-t-il prêt à faire des compromis pour faire adopter des textes ? Là est le réel sujet. Jupiter redescendra-t-il sur terre ? Il ne semble pas :
“Il revient aux groupes politiques de dire en toute transparence jusqu’où ils sont prêts à aller”.
Il revient d’abord au gouvernement de mener une politique conforme à la représentation nationale…
« Monsieur te donnera 150€ pour la semaine » : esclavagisme chez LFI ?
Les députés Raquel Garrido et Alexis Corbière démentent avoir fait travailler une employée de maison sans titre de séjour. Ils laissent leur avocat riposter judiciairement.
Un articles du Point les accuse d’employer une femme de ménage sans titre de séjour. «C’est faux, tout est faux», répètent-ils à plusieurs reprises. Celle qui est évoquée par le journal comme «bonne à tout faire» aurait été contrôlée par la police il y a quelques semaines, alors qu’elle se promenait dans les rues de Paris avec la plus jeune enfant du couple. Décrite comme «une Algérienne de 36 ans, arrivée en France en 2008 grâce à un visa étudiant», la femme de ménage aurait été contrainte de présenter son passeport algérien, faute de titre de séjour français.
Le journaliste à l’origine de l’article a publié sur son compte Twitter des captures d’écran de SMS, présentés comme ceux envoyés par Raquel Garrido à son employée.

«On te met un toit sur la tête, on te fait travailler donc soit tu es reconnaissante, soit je prends quelqu’un d’autre. Maintenant stop».
Le couple lui aurait promis des «papiers en cas d’élection de Jean-Luc Mélenchon à la présidence de la République ou s’il devient Premier ministre».
Raquel Garrido aurait envoyé à son employée :
«Je te dis de rester, tu restes, si ça ne te va pas, il y en a plein dans ton cas qui veulent travailler, mais tu peux oublier tes papiers.»
Le Point relate aussi un épisode, où l’employée aurait demandé d’être payée. Réponse :
«Monsieur te donnera 150 euros pour la semaine, on verra le reste après.»
Raquel Garrido nie tout ce qui lui est reproché et concède avoir «recruté de l’aide pendant les campagnes électorales». Mais promet que cela s’est fait «à chaque fois avec des personnes disposant de papiers, et bien sûr avec les déclarations Urssaf afférentes».
Alors pourquoi ces accusations, quelques jours après le résultat des législatives ? Pour plomber LFI et empêcher la constitution d’un groupe Nupes qui prendrait la présidence de la Commission des finances ? Dans cette affaires, La France Insoumise devient le diable à abattre, faisant du RN un parti modéré et responsable…
Donnez du sens à votre épargne en investissant au profit de l’école Saint Martin La Placelière
« Être prêt à donner sa vie pour le Christ et son manteau au pauvre » comme le fit l’Apôtre des Gaules. Modèle de foi et de charité, de force et d’amour de l’Église, Saint Martin de Tours est le « patron » de l’école Saint Martin La Placelière qui guide chaque élève dans sa construction et son apprentissage. Permettre l’éclosion des vocations, sacerdotales ou religieuses, et des chefs de foyers chrétiens dont l’Église et la France ont besoin est le but de cet établissement qui accueille des élèves de la maternelle à la 3ème. Sa pédagogie construite autour de quatre points cardinaux (liturgie, esprit de famille, sens de l’honneur, confiance et responsabilité) et trois vertus (piété, franchise, charité) donne des résultats tels, que l’école connaît un fort essor (100 demandes d’inscription pour l’an prochain) et doit s’agrandir. Située sur une terre de héros chargée d’histoire, à proximité de Nantes, l’école Saint Martin profite d’un cadre bucolique en plein vignoble où l’œuvre du Créateur rayonne dans les yeux de chaque enfant.
« Une âme grandie, un cœur meilleur, une intelligence formée et un corps qui s’est développé comme le cœur. » : l’abbé Graff, directeur de l’établissement, détaille les fécondités de la pédagogie pratiquée qui profite à des générations de garçons.
Fondée en 2013 à la demande de nombreuses familles de la région nantaise, l’école accueille désormais 180 élèves venus de tout l’ouest de la France puis 230 en septembre prochain et bientôt 300 !
Souhaitez-vous contribuer au développement de cette pédagogie à succès et ainsi en faire profiter un maximum de jeunes garçons ?
Ce Prêt participatif financera les travaux d’agrandissement nécessaires à l’accueil de nouveaux élèves en mettant l’accent sur la valorisation du patrimoine et sur le beau.
Pour toute information et pour donner du sens à votre épargne en contribuant à cette œuvre éducative, cliquez ici : https://www.credofunding.fr/fr/ecole-saint-martin-la-placeliere
Vous pouvez contacter Edouard Vieilfault ([email protected]) pour toute demande de précision.
Réseaux sociaux et marxisme
D’un lecteur :
Introduction au marxisme
Le marxisme est une idéologie très particulière qui peut prendre de nombreuses formes. Il est donc difficile de la cerner et d’en donner une définition précise et juste.
Le marxisme peut être introduit par cette phrase de Monseigneur Gaume : c’est la « haine de tout ordre que l’homme n’a pas établi ». Bien que cette phrase soit incomplète, elle n’en contient pas moins l’essentiel. Richard Dupuy, franc-maçon, disait : « La méthode maçonnique, c’est la remise en cause perpétuelle de ce qui est acquis ». Or, nous savons que la franc-maçonnerie a une dévotion particulière à l’idéologie humaniste, que le marxisme chérit tant. Quant à Jaurès, il disait : « Ce qu’il faut sauvegarder avant tout, […] c’est cette idée qu’il n’y a pas de vérité sacrée ».
Dans une telle philosophie, il devient alors essentiel de dissoudre tout ce qui peut être substance de vérité et d’ordre objectif. Ainsi le marxisme ne retient plus que l’aspect évolutif des choses.
La philosophie traditionnelle catholique donne la vérité comme étant immuable, et les choses ont un sens qui n’est pas modifiable. Oui est oui, non est non. Il existe donc le bien et le mal, les choses bonnes et les choses mauvaises, et l’un n’est pas l’autre.
Dans le marxisme, ces évidences disparaissent pour une philosophie qui n’a aucun ancrage. Par exemple, pour trancher sans porter le moindre jugement de valeur (valeur qui n’existe donc pas), une phrase telle que « vous n’êtes pas de votre temps » permet au marxiste de désapprouver quelque chose.
Dès lors, la vérité n’est plus : elle se fait. Combien croient encore à une vérité immuable, qui ne change pas ?
Ainsi, faisant abstraction de tout ce qui est érigé et de tout ce qui est, le marxisme devient une philosophie où toute chose prend sens dans l’action : le mouvement. Sans “être” antécédent, et sans “être” pour terme, qui pourrait au moins permettre de juger ce mouvement. Bergson lui-même disait : « Il n’y a pas de choses, il n’y a que des actions ». Or saint Thomas d’Aquin a repris d’Aristote cette définition du mouvement : « être en mouvement, c’est tout ensemble être et n’être pas ». Le marxisme est donc à l’exact opposé de : « que ton oui soit oui, que ton non soit non ».
Le vrai marxiste est donc un homme qui ne croit à la vérité de rien, mais qu’intéressent uniquement la force, la transformation, la mise en œuvre de tout.
À ce titre, cette philosophie accueille la contradiction, et y prend même goût. Minkowski écrivait : « Notre existence, en ce qu’elle a de mouvant et de vivant en elle, est traversée d’antonymies non-antonymiques, de contradictions non-contradictoires, d’oppositions non-oppositionnelles… ». Nous comprenons ici pourquoi certains groupes arrivent à défendre les droits de la femme en même temps que l’islam.
Dans le marxisme, les idées ne sont donc plus jugées par rapport à l’être qu’elles désignent, mais plutôt à l’expression plus ou moins spontanée de celui qui l’exprime, ou au flux passionnel qu’elles peuvent déclencher et entretenir.
On ne parle plus aux intelligences, on parle aux tripes. On ne cherche pas à éclairer les esprits, on cherche à les « remuer ».
Et les mots eux-mêmes ne sont plus utilisés pour le sens qu’ils portent, mais pour la force qu’ils dégagent : une sorte de sens dynamique, non littéral.
Réseaux sociaux et marxisme
Le lien entre les réseaux sociaux et le marxisme devient évident à ce stade.
Les réseaux sociaux ont mis en place de nombreux moyens qui nous font nous exprimer par les émotions, plutôt que par des idées construites comme sur les lettres manuscrites par exemple. Les émoticônes, les limites à 500 caractères, les flux sans fins, les flammes, les réactions, les « j’aime », et tous les autres éléments qui aident à compléter chaque jour les modèles numériques qu’ils ont de nous, sont également un reflet d’une idéologie marxiste.
Le problème est qu’implicitement au moins nous tombons dans la façon de penser et de faire du marxisme. Sans maîtrise et conscience de ce que nous faisons avec ces outils numériques, le risque est, à long terme, de se laisser influencer par cette philosophie pourtant contraire à notre pensée. Il est donc capital d’utiliser les technologies avec précaution et juste mesure afin de ne pas tomber dans leurs travers idéologiques.
« L’effarant est qu’implicitement au moins, le tour d’esprit, la façon de penser d’un très grand nombre réalise ce que le marxisme se contente d’expliciter et de systématiser »
Jean Ousset
Conclusion
Nous devons changer notre façon d’utiliser les messageries numériques. Il est nécessaire que nous prenions conscience des mécanismes qui se trouvent derrière ce qui s’affiche à nos écrans.
Nous pouvons utiliser la technologie sous le coup des impulsions, ou l’utiliser de manière vertueuse. C’est donc à nous de choisir ce que nous en faisons.
Même si je ne dis pas que les messageries ont été conçues consciemment pour être marxiste, c’est au moins les conséquences que nous observons. Nous avons donc notre part de responsabilité dans ce que nous en faisons.
Il est également important d’utiliser les moyens appropriés au but que nous recherchons. Les réseaux sociaux ne sont PAS faits pour suivre l’actualité ! Car ils ne sont pas faits pour y mettre des articles constructifs (nous pouvons préférer le flux RSS³).
De même les messageries doivent être configurées en fonction du besoin réel. Les indicateurs de lecture et saisie ne sont pas indispensables. Les notifications peuvent être réduites au minimum nécessaire.
Ce qui est dénoncé pour les messageries instantanées est également vrai pour la plupart des réseaux sociaux. Lorsque nous écrivons une réponse, sachons la faire en un seul message complet plutôt qu’une série qui tente de se compléter. Prenons le temps d’écrire avec des mots justes. Nous pouvons également vérifier que nous n’en disons pas trop, pas plus que nécessaire (est-il vraiment nécessaire que mon ami sache que je prends un apéritif dans le jardin en ce moment ? Cela peut-il attendre la prochaine fois que je le verrais ?).
Et enfin, sachons retrouver le goût de faire travailler nos intelligences. Il n’a jamais été aussi facile d’accéder à autant de connaissance. Prenons le temps de lire les articles en entier pour en comprendre le sens, ce qui y est expliqué. Dépassons ce stade des 500 caractères sous une image ou d’une vidéo de quelques secondes. À ce stade, ce n’est plus de l’information, c’est de la manipulation volontaire.
Gardons à l’esprit que les technologies sont un outil avant d’être un divertissement, bien que la limite tend à disparaître. Les logiciels sont conçus pour être jolis et agréables d’utilisation, ne les choisissez pas pour cette unique raison mais plutôt pour leur capacité à être un outil qui vous respecte (votre vie privée et votre liberté).
Bref, sachons utiliser la technologie avec maturité.
Changement à Présent
De Francis Bergeron, Françoise Pichard, cogérants du quotidien :
[…] Le paysage politique change, Présent doit s’adapter à ce nouveau contexte. Présent – vous nous le dites souvent – est un journal de mieux en mieux fait, qui continue à intéresser son public, mais qui arrive souvent dans les boîtes aux lettres avec beaucoup de retard, un quotidien qui, en quelque sorte, raconte une actualité déjà connue de nos lecteurs depuis 24 ou 48 heures, voire plus. Quant à l’équipe du journal, elle constate que, faute de moyens, faute de publicité payante (la première ressource des quotidiens « normaux »), notre visibilité, en kiosque comme sur les réseaux sociaux, est réduite, insuffisante en tout état de cause. Présent s’adresse à des convaincus, des lecteurs qui partagent déjà – et souvent depuis toujours – nos idées. De ce fait, Présent ne participe pas – pas assez – à une conquête des esprits, dans les marges du noyau dur de nos lecteurs. Nous n’avons pas les moyens de nous offrir des campagnes d’affichage en kiosque, de prospection massive. Le quotidien reste en vente quelques heures seulement, avant d’être remplacé par le numéro suivant, et de ce fait nous enregistrons un important volume d’invendus, volume qui s’est accru depuis la crise sanitaire de 2020, les changements d’habitude de lecture, la réduction du nombre de points de vente.
Aussi, depuis plusieurs mois, nous réfléchissions à une évolution de votre journal. Car la situation peut se résumer ainsi : il n’est pas possible de dépenser autant d’énergie pour réaliser un journal quotidien lu par si peu de lecteurs (quelques milliers). Qui plus est, ceux-ci le lisent plusieurs jours après avoir eu connaissance de l’information par la radio, la télévision, les réseaux sociaux. Le papier n’a guère d’avenir en tant que support de l’information « chaude », immédiate. Il doit devenir toujours plus celui de l’analyse, de la réflexion, avec une distance par rapport à l’événement, celui de la photo et du dessin de presse, et aussi celui du terrain, du reportage et des entretiens. C’est le rythme de parution hebdomadaire qui répond le mieux à cette approche. L’équipe de Présent réfléchissait depuis un moment à cette évolution nécessaire. Les bouleversements politiques du 19 juin nous poussent à accélérer ce processus. […]
Comment minorer un groupe parlementaire
Petite astuce médiatique :
🔴 Un graphique diffusé dans @Qofficiel hier soir fait polémique: il n’est pas du tout à l’échelle.
Les 153 sièges de #LR+#RN prennent presque deux fois moins de place que les 142 de la #Nupes.Erreur ou malhonnêteté?#legislatives2022 #AssembleeNationale #legislative2022 pic.twitter.com/app7tl2VJb
— L’Étudiant Libre (@LEtudiant_Libre) June 21, 2022
Dans les bonne proportions, le graphique ressemble plutôt à ça, une assemblée assez symétrique, penchant légèrement à droite.
(Source: Pierre-Henri Bono/CEVIPOF) pic.twitter.com/fFDwugmPKO
— L’Étudiant Libre (@LEtudiant_Libre) June 21, 2022
Débauchages à gauche : ça commence
Pour se constituer une majorité, Emmanuel Macron cherche à rallier certains groupes de députés. Après avoir reçu hier le président de chaque parti représenté à l’Assemblée nationale, nous apprenons qu’il a proposé une alliance avec les communistes :
🔴⚡️ Emmanuel Macron a demandé à Fabien Roussel s’il accepterait de participer à un gouvernement d’union nationale.
Le député @PCF s’y est dit prêt, « mais tout dépend du projet ».pic.twitter.com/EN7HV83Rh2
— Élections 2022 (@2022Elections) June 21, 2022
Encore une belle décision de la cour suprême des Etats-Unis
La Cour suprême des États-Unis a rendu sa décision dans l’affaire Carson v. Makin, à propos d’une décision autorisant l’État du Maine à exclure les écoles religieuses d’une aide à la scolarité au motif que ces écoles incluent la religion dans leur enseignement. Par un vote de 6 contre 3, la Cour a statué en faveur des requérants.
Le cardinal Timothy M. Dolan de New York, président du Comité pour la liberté religieuse de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB), et Mgr Thomas A. Daly de Spokane, président du Comité pour l’éducation catholique de l’USCCB, ont publié une déclaration en réponse à la décision de la Cour :
“La Cour suprême a décidé à juste titre que la Constitution protège non seulement le droit d’être religieux, mais aussi celui d’agir religieusement. Ce résultat de bon sens reflète l’essence de l’éducation catholique. En outre, la Cour a de nouveau affirmé que les États ne peuvent exclure les écoles religieuses des avantages publics généralement disponibles en raison de leur affiliation ou de leur exercice religieux. Dans notre société pluraliste, il est vital que toutes les personnes de foi puissent participer aux programmes publics et contribuer ainsi au bien commun.
Il est approprié que cette décision concerne un programme dans le Maine, l’État où James G. Blaine était sénateur en 1875 lorsqu’il a œuvré pour l’adoption de l’amendement Blaine – une mesure cyniquement anticatholique visant à modifier la Constitution américaine pour garantir qu’aucune aide publique ne soit accordée aux écoles “sectaires”. Bien que son effort ait été rejeté de justesse, les amendements Blaine ont finalement été adoptés sous une forme ou une autre par 37 États. Ces lois n’ont rien à voir avec la neutralité du gouvernement vis-à-vis de la religion. Elles sont plutôt l’expression d’une hostilité envers les catholiques. Nous sommes reconnaissants à la Cour suprême de continuer à réfuter cet héritage néfaste.”
Pays-Bas : il n’est pas nécessaire de réfléchir avant d’avorter
Le parlement néerlandais a adopté mardi 21 juin une loi qui supprime le délai de réflexion de cinq jours à respecter avant la réalisation d’un avortement.
Des partis chrétiens conservateurs et de droite nationale ont voté contre, estimant notamment que la suppression du délai de réflexion porte préjudice à la protection des droits à la vie de l’enfant à naître.
Selon le ministère de la Santé, la loi devrait entrer en vigueur le 1er janvier.
L’avortement est légal aux Pays-Bas depuis 1984. Il est autorisé jusqu’à la vingt-quatrième semaine de grossesse.
Macron paie le mépris qu’il a montré envers l’opposition
LR a tenu un Conseil national extraordinaire pour déterminer leur activité parlementaire. Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, souligne :
« Notre repère doit être notre colonne vertébrale, notre vision, nos idées. Les autres voteront contre Macron. On doit voter dans l’intérêt de la France, il ne faut pas seulement attendre les textes de Macron, il faut pousser nos idées dans des textes de loi ».
L’eurodéputé François-Xavier Bellamy ajoute :
« Nous ne sortirons de cette crise que par la clarté : il est hors de question d’imaginer une coalition avec Macron. Nous connaissons son bilan, nous avions des raisons solides de nous opposer à lui, nous devons tenir le cap aujourd’hui. »
Le maire de Meaux et ancien ministre de Jacques Chirac, Jean-François Copé, est dans le collimateur : il défend sa proposition d’un pacte de gouvernement. Sa proposition est récusée :
« Il veut signer un pacte avec le diable avec son propre sang. »
Le président des Républicains, Christian Jacob, finit par trancher :
« Nous sommes dans l’opposition à Emmanuel Macron et au gouvernement que nous avons combattu durant ces élections législatives. Nous resterons sur cette ligne. Il n’est pas question de pacte, de coalition ou d’un accord de quelque nature que ce soit. En revanche, nous nous conduirons comme nous l’avons toujours fait, en force d’opposition responsable ».
Les Républicains
« présenteront soit avant la fin de l’été, soit à l’automne, une série de propositions sur les grands sujets qui sont les thèmes de préoccupation des Français au quotidien, que ce soit sur le pouvoir d’achat, sur l’immigration, sur la santé et sur la sécurité ».
Emmanuel Macron a tellement humilié l’opposition durant 5 ans, notamment avec un groupe majoritaires de députés godillots, qui ont méprisé les débats, rejeté systématiquement le moindre amendement de l’opposition, qu’il se retrouve aujourd’hui face à un bloc qui cherche à se faire entendre. Il reste à savoir si, à son tour, LR saura dépasser sa peur maladive du RN et osera voter et travailler avec le principal groupe d’opposition.
Législatives : résistance à la déconstruction ?
De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le paysage nous apparaît très différent au lendemain du second tour des législatives de ce qu’il était au lendemain du premier tour. Alors que, la semaine dernière, tout laissait supposer une victoire des déconstructeurs de tout poil, macronistes comme mélenchonistes, le résultat final est extrêmement différent.
Le premier enseignement de ce deuxième tour est la nette contre-performance de la majorité présidentielle: avec 245 sièges, elle est loin de la majorité absolue (289) et surtout loin des 350 sièges qu’elle avait obtenus en 2017 – LREM seul passant même de 308 à 160. Face à cela, Jean-Luc Mélenchon, qui se rêvait à Matignon, finit à 131 sièges (dont 72 pour LFI). La grande surprise du scrutin vient du score du RN qui, avec 89 sièges, devient le principal groupe d’opposition. J’avoue bien volontiers que je ne m’attendais absolument à ce succès (qui clôt de façon réjouissante une séquence électorale globalement assez pénible!). J’y vois au moins trois raisons:
1) Tout d’abord, la « banalisation»du vote RN : quand 13 millions d’électeurs votent pour lui, il devient assez acrobatique de prétendre qu’ il s’agit d’un parti nazi; ajoutons que la diabolisation de Reconquête a beaucoup aidé à cette banalisation.
2) Bon nombre de candidats ont mené une campagne de terrain efficace. Marine Le Pen elle-même a rencontré inlassablement cette France périphérique qu’ ignorent les plateaux de télévision, mais qui vote désormais RN avec régularité.
3) Enfin, le rejet de Macron et de Mélenchon a joué à plein en faveur du RN et l’on ne peut que s’en féliciter. Notons aussi que le mode de scrutin, initialement pensé pour rendre la vie du FN plus difficile, a–justice immanente! – profité cette année au RN en lui offrant de nombreux duels soit contre des macronistes, soit contre des mélenchonistes. Autre bonne surprise du 2e tour: le groupe LR est à la fois plus nombreux qu’espéré et nettement droitisé.
Les commentateurs parlent beaucoup de « chambre introuvable » (ignorant manifestement le sens de l’expression qui désignait une chambre plus royaliste que ce que Louis XVIII aurait pu imaginer dans ses rêves les plus fous), mais on comprend l’idée: le gouvernement va devoir bâtir à chaque loi une majorité de circonstance. Cela n’est pas inédit sous la Ve République et c’est loin d’être aussi difficile que semblent le croire les journalistes.
Reste à savoir ce qui va se passer désormais. D’abord, il ne demeure plus guère d’arguments contre le scrutin proportionnel. Alors que la plupart des commentateurs de droite (dont moi !) critiquaient la proportionnelle favorisant les combines d’appareil au sein de la chambre et privant l’exécutif de majorité stable, nous constatons que le scrutin majoritaire vient d’offrir le même résultat. Dans ce cas, autant profiter du surcroît de légitimité représentative qu’apporterait la proportionnelle! Certains ministres macronistes annonçaient entre les deux tours leur intention de gouverner avec la NUPES. Ce serait catastrophique. Mais nous pourrions enfin disposer d’une opposition digne de ce nom. Cependant, le président (qui, à force d’avoir théorisé l’impuissance française, ne doit pas nécessairement déplorer le résultat de ces législatives qui rendent plus problématiques les nécessaires réformes) pourrait aussi être tenté de s’allier avec LR pour partager avec ce dernier parti le poids de son impopularité. En tout cas, le wokisme a rarement eu autant de moyens de nuire à la France. Mais, rarement aussi, les possibilités de réponse ont été aussi importantes. La situation devient intéressante !
Changement à L’Incorrect
Selon Le Monde, le directeur de la rédaction et cofondateur de la revue L’Incorrect, Jacques de Guillebon, est en passe d’être rétrogradé par son actionnaire, Laurent Meeschaert, en raison de la position prise par le journal jugée trop sévère à l’égard d’Eric Zemmour. Il cédera sa place à son actuel numéro deux, Arthur de Watrigant, en septembre.
Soutien d’Eric Zemmour depuis fin 2021, et candidat malheureux aux législatives sous les couleurs de Reconquête !, Laurent Meeschaert, propriétaire de 87 % du journal, nie, lui, tout lien de cause à effet. « Je fais la différence entre mon engagement et les journalistes », promet-il, reconnaissant toutefois des « divergences de vue avec Jacques de Guillebon sur le plan politique », mais démentant avoir souhaité le licencier, comme on le murmure. « Je respecte Jacques pour ses qualités humaines et intellectuelles », explique ce mécène de la droite, qui admet aussi avoir demandé à sa rédaction de travailler sur « l’union des droites, de telle sorte qu’il puisse y avoir des collaborations entre les différents courants ».
Jacques de Guillebon deviendrait conseiller chargé du développement du titre « sur le numérique et dans le domaine intellectuel », explique Arthur de Watrigant.
De son côté, Jacques de Guillebon livre son analyse des législatives :
Éric Zemmour qui aura tant souhaité de ressembler à Emmanuel Macron durant toute la campagne, selon le vieux principe de la rivalité mimétique, doit être rassuré depuis hier soir : ils peuvent désormais communier dans la même défaite, celle des prétentieux. À supposer, pour l’un, que quelques idées simples déclinées pendant quinze ans à la télévision ; pour l’autre qu’un en même temps superbe aient suffi à les propulser vers l’empyrée démocratique, ils en ont oublié les fondamentaux de la politique civilisée, savoir que, quel que soit le régime, le but reste tout de même de répondre aux aspirations de ses peuples – quitte à le guider malgré lui vers des horizons plus profonds que ceux qu’il imagine.
La merveilleuse nouvelle de cette législative, c’est que la politique spectaculaire a pris un sérieux coup dans l’aile. Jean-Luc Mélenchon avait beau tonner qu’il serait Premier ministre, Emmanuel Macron appeler à un vote républicain sur un tarmac, Reconquête frayer sur tous les plateaux télé, ce sont les rugueux candidats du bas de la France qui ont, seuls, ouvert une voie pour leurs idées. Les inconnus de la Nupes, les anonymes du RN, les enracinés survivants de LR annoncent probablement une assemblée neuve, aux idées hétéroclites et certainement pas toujours rationnelles, mais qui au moins auront le mérite d’annoncer un véritable renouvellement et d’assurer le peuple que sa parole sera portée.
La raison y gagnera-t-elle ? Sans doute non. Mais après tout, qui a jamais cru que cette République fondée sur ses propres « valeurs » jamais définies philosophiquement, et reposant sur la voix d’un peuple-troupeau était du parti de la raison ? Au moins, les mois qui viennent seront-ils passionnés, et les déclamateurs de petits cercles retourneront-ils réviser leurs classiques. Ce ne sera certes pas encore Périclès ; peut-être Démosthène.
Un poste sur mesure
Lu sur Mediapart :
Le président de l’université Panthéon-Assas a été saisi d’une demande « exceptionnelle » : ouvrir un poste sur mesure pour accueillir l’ancien ministre Jean-Michel Blanquer, défait aux législatives. […]
La possibilité de créer ce poste ad hoc, à l’heure où les universités affrontent depuis des années une lourde pénurie de personnels, s’est concrétisée vendredi 17 juin, cinq jours après le premier tour des élections. Elle doit être finalisée prochainement, à l’occasion d’une réunion du département de droit public.
Que va donc devenir ce brave homme, fossoyeur de l’enseignement libre ?
Victoire historique de la droite en Andalousie
Le résultat des élections de la Junta de Andalucía dimanche sont très intéressants : majorité absolue pour le Parti Populaire, avec 58 sièges sur 109, avec un résultat historique en Andalousie, baston historique de la gauche socialiste. Vox améliore légèrement son score (mais pas autant que pour ses ambitions…). Ciudadanos (centre) s’effondre et disparaît du Parlement d’Andalousie. Les socialistes du Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, ont essuyé un nouveau revers électoral dans leur ancien fief. Ce résultat n’est pas anodin, puisque ce scrutin régional clé place la droite en position de force à un an et demi des prochaines élections nationales.
L’histoire des élections andalouses est bien visible dans un graphique ici (sans le scrutin de dimanche !).
Le PSOE passe de 52,50 % des suffrages en 1982 à 27,90 % aujourd’hui. La gauche du PSOE est divisée en deux factions qui ne dépassent pas les scores de l’ancienne IU (Parti communiste).
C’est un scrutin annonçant les élections législatives de l’année prochaine. Ce troisième revers consécutif infligé par la droite à la gauche espagnole, après celui de Madrid en mai 2021 et celui de Castille-et-Léon en février, est un vrai coup dur pour Pedro Sanchez. Cela fait un bon moment que les journaux espagnols, de toutes tendances, s’attendent à la sortie de Pedro Sánchez.
L’inconvénient, c’est que le PP a fait campagne vers le centre (quoique avec dans son programme un « Plan de familias de Andalucía 2022-2025 y apoyos a la natalidad ») et sur l’absence d’alliance avec Vox, tandis que Vox espérait avoir un poids suffisant pour obliger le PP à l’alliance et imposer certaines conditions pour un gouvernement de droite en Andalousie.
Grâce à la loi pro-vie du Texas, des femmes ont des bébés, qu’elles ne regrettent pas
Près de 10 mois après l’interdiction de l’avortement au Texas, les femmes ont commencé à avoir des bébés qu’elles n’avaient jamais prévu de porter à terme.
Brooke a découvert qu’elle était enceinte, deux jours avant que la loi texane n’interdise les avortements dès qu’une échographie peut détecter une activité cardiaque, vers six semaines de grossesse. Il s’agit de la loi sur l’avortement la plus restrictive à entrer en vigueur aux États-Unis depuis près de 50 ans. Pour de nombreux Texans voulant avorter, la loi a été un inconvénient majeur, les obligeant à parcourir des centaines de kilomètres et à payer des centaines de dollars. Mais tout le monde n’a pas pu quitter l’État. Certaines personnes ne pouvaient pas s’absenter de leur travail ou payer l’essence, tandis que d’autres, confrontées à un long voyage, ont décidé de rester enceintes. Près de 10 mois après l’entrée en vigueur de la loi texane, elles ont commencé à avoir les bébés qu’elles n’avaient jamais prévu de porter à terme.
Brooke a eu une paire de jumelles. En regardant ses filles, Brooke a du mal à exprimer ses sentiments sur l’avortement. D’un côté, dit-elle, elle croit absolument que les femmes devraient avoir le droit de choisir ce qui est le mieux pour leur propre vie. D’autre part, elle savait que, sans la loi texane, ses bébés ne seraient peut-être pas là.
“Qui peut dire ce que j’aurais fait si la loi n’avait pas été en vigueur ? “Je ne veux pas y penser.” “C’est vraiment effrayant de penser que je ne les aurais pas”.
La directrice exécutive du Pregnancy Center of the Coastal Bend, un centre pro-vie où Brooke s’est présentée lorsqu’elle était enceinte, raconte que Brooke, accompagnée de sa mère, étaient en colère. Mais dès qu’elles ont vu l’échographie, tout a changé.
“Le moment où nous avons posé la baguette sur son joli ventre et où deux bébés sont apparus… ça les a fait fondre.”
L’année dernière, 583 femmes désireuses d’avorter ou vulnérables à l’avortement ont choisi de poursuivre leur grossesse après avoir visité leur établissement.
Brooke ne regrette pas : elle a deux bébés qu’elle aime plus que tout au monde.
Les ressorts idéologiques des réseaux sociaux
D’un lecteur :
Les réseaux sociaux sont entrés pour beaucoup d’entre nous dans nos vies quotidiennes. Cependant, avons-nous tous bien conscience des ressorts idéologiques et des tournures d’esprit que ces mêmes réseaux nous font prendre ? Avons-nous tous bien conscience que leurs formes peuvent modifier notre manière de communiquer et de réfléchir ?
C’est ce qui va être développé ici afin de mettre en lumière certains aspects des réseaux sociaux et plus particulièrement des messageries instantanées. Le but n’est pas de vous dire d’arrêter d’utiliser toute forme de communication correspondant à ce qui est dénoncé, mais d’éclairer sur l’usage qui en est fait et ainsi vous donner des moyens de les utiliser de manière plus juste et mesurée.
En lisant cet article, vous devriez comprendre comment la plupart des personnes préfèrent regarder des vidéos Youtube ou Tiktok, des images sur Instagram, et discuter via Facebook, plutôt que de lire des articles construits qui déroulent un raisonnement complet. Pourquoi n’est-il plus dans nos habitudes de prendre le temps de lire les réflexions pour comprendre les enjeux du monde, alors même que l’urgence est de défendre nos idées ? Combien iront jusqu’au bout de cet article…
Les flux de conscience
Nous savons que les réseaux sociaux cherchent à capter au maximum notre attention¹. Dans cette optique, analysons le fonctionnement des messageries instantanées qui nous poussent tous les jours à réagir aux notifications qu’elles provoquent. Comment en est-on arrivé à mesurer sur la base de la vitesse de réaction le lien qui nous unit à nos amis ? Parfois même aux dépens de l’affection qu’il montre en réel…
La forme que prennent les conversations instantanées donne naissance à ce qu’on appelle le flux de conscience.
Qu’est-ce qu’un flux de conscience ?
C’est une conversation qui a la forme d’un rouleau sans fin que l’on déroule au fur et à mesure que l’on pense sans trop savoir où l’on va. Il n’y a plus de barrière au partage, plus d’anticipation. Le message est envoyé avant même que son expéditeur ait pu réfléchir à ce qu’il écrit. « Je passe justement dans ta rue, ça te dit de boire un verre ? » « Oups, oublie, j’avais oublié que j’avais un rendez-vous » « Ce sera pour une autre fois, ce serait chouette de se voir » « Au fait, j’espère que tu vas bien ».
Ce qui se cache derrière chacun de ces messages, c’est la triste attente d’une validation externe. Validations qui peuvent prendre la forme d’un message de réponse (c’est la forme la plus légitime, mais parfois non nécessaire), d’une réaction (un simple émoticône), ou de moyens spécialement mis en place. Nous pouvons penser aux flammes de snapchat qui vous impose d’envoyer au moins un message par jour à vos contacts. Ou encore, la pastille qui indique que le message a été lu, qui de fait vous impose de répondre rapidement, car ne pas répondre est souvent perçu comme grossier. Certains vont jusqu’à consulter les messages depuis la zone de notification, pour éviter de les marquer « comme lu ». Une manière de gagner un peu de temps avant d’être forcé de répondre.
La différence entre ces conversations numériques par rapport aux conversations réelles est qu’il n’est pas possible de les clôturer. Dans toutes les cultures, la fin d’une conversation, orale ou écrite, est marquée par un protocole social de clôture : « Salutations distinguées ! », « Je dois vraiment y aller, a+ », « Ce fut un plaisir ». L’utilité de ces formules est fondamentale pour permettre à chaque participant de passer à autre chose, de changer de contexte. C’est également le dernier moment pour échanger de l’information critique.
Malheureusement, ces clôtures sont généralement inexistantes dans les groupes de discussion. Les discussions instantanées sont omniprésentes. Les notifications vous sautent aux yeux alors que vous saisissez votre téléphone pour regarder autre chose. Même en silencieux, la plupart des téléphones s’allument et illuminent la pièce lors de la réception d’un message. Une fois que le cerveau a vu qu’il y avait un message, impossible d’y échapper, de ne pas être distrait au moins quelques secondes.
Nous perdons la conscience et la mémoire. Nous les avons délocalisées toutes les deux vers les serveurs de grandes sociétés informatiques qui ont pour but de capter notre attention !
Autour de nous, nous observons des gens courbés sur leur téléphone dans la rue, dans les maisons, dans les familles. Leurs doigts tapotent des messages alors qu’ils marchent sur le trottoir, qu’ils mangent, qu’ils tiennent leurs enfants par la main. Parfois, ils tiennent le téléphone horizontal face à leur bouche pour enregistrer un message audio qui ne sera pas toujours écouté. Au lieu de regarder le coucher de soleil, ils le prennent en photo et l’envoient aussitôt pour le commenter avec d’autres, ou partagent le selfie d’un moment en famille. Comme si un moment non partagé en ligne n’existait plus. Comme si le souvenir biologique seul ne suffisait plus.
Toute notre vie est d’un côté partagée involontairement vers les GAFAM qui analysent toutes nos interactions pour nous mesurer avec perfection². De l’autre, lancés dans le flux de la conversation, nous partageons volontairement des informations, parfois aux dépens même de notre intimité. Nous partageons tout en oubliant de nous respecter nous-même.
Toutes ces conversations et partages incessant ne forgent pas l’intelligence et la volonté. Or l’homme sans intelligence ni volonté retourne à l’état d’animal. Dans l’histoire humaine, les intellectuels baignaient dans ce silence mental permanent. Les sollicitations étaient l’exception. Une fois chez eux, ils n’avaient d’autres ressources que de réfléchir et consulter leur bibliothèque.
Si le choix était individuel, cela ne prêterait pas tellement à conséquence. Mais le choix est global, sociétal.
La solution pour ne pas être piégé dans ces messageries, hormis de ne pas avoir de messagerie, est de mettre son téléphone en mode avion pour s’offrir quelques heures de répit. C’est également d’utiliser ces messageries avec juste mesure : discerner ce dont le correspondant a réellement besoin de savoir. C’est aussi de paramétrer les applications pour enlever les pièges qui vous poussent au partage sans fin (désactiver les pastilles qui marquent « comme lus » les messages, les indicateurs de saisies).
Car, si nous perdons notre conscience, notre mémoire et que nous brisons les espaces de réflexion, d’où viendront les prochaines grandes idées, celles qui nous porteront tous ? Comment resterons-nous libres face aux défis de demain ?
L’abrutissement des comportements
Les messageries instantanées nous poussent à nous livrer de manière continue au travers des flux de conscience. Le problème qui en résulte est que ces conversations écrites ne sont plus structurées. Les conversations sont sans queue ni tête, et nous y déversons ce flux de conscience que nous avons. Quel est le problème à cela ?
L’un des points de départ est qu’il n’y a plus de début ni de fin dans ces conversations. De ce fait, nous perdons cette capacité à distinguer ce qui est important de ce qui ne l’est pas. Dans une conversation normale, le dernier moment pour échanger de l’information critique est au seuil de la porte, après c’est trop tard, nous passons à autre chose. Dans le cadre des messageries instantanées, tout devient important, tout devient urgent, et tout finit par être fait sous le coup de l’impulsion.
C’est dans cette logique que nos conversations se font par séries de messages. En effet, ce qui est urgent n’est plus seulement l’information à transmettre que ce besoin d’évacuer une émotion sur le moment. On se met donc à écrire frénétiquement sur le clavier qui s’affiche, puis avant même d’avoir vérifié qu’on répondait à la question, le message est envoyé, puis reçu, puis lu…
Finalement c’est notre manière d’écrire qui est affectée. Rapidement nous n’utilisons plus les mots pour ce qu’ils sont, pour le sens qui leur sont propres et justes, mais dans la précipitation de l’émotion au moment de la rédaction. Nous avons perdu le goût du mot juste au profit d’un mélange gluant entre l’émotion et les lettres. Tout ça pour appuyer sur le bouton envoyer avant même de nous être relus, laissant au passage une faute tous les trois mots dans le meilleur des cas.
Ce ne sont plus uniquement des idées que nous déversons dans ces messageries, ce sont des flux d’émotions.
Et comme cela devenait compliqué de mettre des mots sur les émotions, nous avons inventé les « émoticônes » (émotion-icône). De cette manière, il n’y a même plus à chercher les mots pour exprimer l’émotion, juste l’icône qui correspond le plus au ressenti. Et plutôt que de l’envoyer sous forme d’un message, nous l’envoyons sous forme d’une « réaction » en oubliant même parfois de répondre à la question qui était posée.
Plus que de simples conversations numériques, ces flux de consciences se transforment en un tas d’émotion sous couvert de « pensées » qui n’ont, à bien y regarder, plus grand-chose de consistant.
À force, nous perdons notre capacité à respecter notre intimité. Nous nous dévoilons trop facilement dans ce déversement sans fin. Il est tellement plus facile de dévoiler ces sentiments à travers des réactions aux messages plutôt que d’une belle lettre bien construite, mûrie, réfléchie !
Nous préférons la réaction bête et facile, il est trop compliqué de coucher un raisonnement constructif sur papier. Nous préférons cliquer sur les boutons qui s’affichent plutôt que de réfléchir au but que nous voulons atteindre. Microsoft a déployé beaucoup d’effort pour rendre Windows inutilisable sans la souris, plutôt que de laisser les raccourcis clavier qui existaient. Il est en effet plus excitant pour le cerveau de bouger la souris jusqu’à la cible visée. Et que dire des réseaux sociaux qui nous servent sur un plateau le contenu qu’ils veulent que nous voyions, plutôt que de nous laisser chercher ce dont on a réellement besoin. Ce n’est plus « cherchez et vous trouverez », mais « trouvez et vous ne chercherez pas ».
Nous allons complètement à l’encontre de la vertu de tempérance, censé nous amener à une régulation volontaire de nos pulsions de vie. Nous suivons impulsivement ce que les outils numériques nous disent de faire.
Nous allons également à l’encontre de la vertu de prudence qui devrait nous pousser à choisir les mots justes et à discerner les idées qu’il est réellement nécessaire ou pas de transmettre. Mais nous utilisons nos téléphones comme s’ils faisaient partie de nous-même.
D’un côté nous perdons notre intimité et notre volonté, de l’autre notre intelligence. Nous perdons le goût de la réflexion, de la recherche du beau, du bien et du juste.
« nous avons créé des outils qui détruisent le tissu social […] Nous menons nos vies autour de cette prétendue perfection, qui nous récompense avec des signaux à court terme : des cœurs, des likes, des pouces levés […] Des boucles fonctionnant sur la dopamine […] Sans vous en rendre compte, vous êtes programmés ».
Chamath Palihapitiya, ancien cadre chez Facebook
Sources
1. https://lesalonbeige.fr/addiction-aux-ecrans/
2. https://lesalonbeige.fr/vous-navez-rien-a-cacher/
3. https://vienumeriqueprivee.fr/suivre-lactualite-sans-compromettre-sa-vie-privee-grace-aux-flux-rss/
Autres ressources utilisées :
https://ploum.net/chapitre-4-les-messageries-instantanees/
https://ploum.net/email-mon-amour/
« Marxisme et révolution », 1981, Jean Ousset
Obtenir cet article au format pdf : https://link.ethibox.fr/9
Texas : les Républicains contestent l’élection de Joe Biden
Le Parti républicain du Texas a déclaré que l’élection de 2020 violait la Constitution :
« Nous rejetons les résultats certifiés de l’élection présidentielle de 2020 et nous soutenons que le président par intérim Joseph Robinette Biden Jr. n’a pas été légitimement élu par le peuple des Etats-Unis ».
« Des fraudes électorales substantielles [observées] dans des zones métropolitaines clés » auraient affecté les résultats au niveau de cinq Etats. Ce qui, selon le parti, aurait fait basculer les élections en faveur de Joe Biden.
Patatras pour le président des Etats-Unis ?
Here’s another angle.
Brutal
— Benny Johnson (@bennyjohnson) June 18, 2022
BREAKING: Another angle showing Joe Biden collapsing while riding his bike
— Benny Johnson (@bennyjohnson) June 18, 2022
Un tsunami LGBT au sein de l’Eglise
Selon Riccardo Cascioli dans La Bussola :
L’Église est actuellement frappée par un véritable tsunami LGBT. Nous écrivions il y a quelques jours que ” pas une semaine ne passe, et parfois un jour, sans qu’il n’y ait une initiative homosexualiste dans l’Église ” : nous étions trop optimistes, en effet, ces derniers jours, les événements de promotion des LGBT se sont multipliés. Essayons de mentionner les cas les plus sensationnels, après la bénédiction du couple gay de Bologne que nous avons rapportée le mercredi 15 juin, et pour laquelle nous attendons toujours une prise de position du diocèse.
En Allemagne, 300 franciscains de la province Sainte-Elisabeth ont élu le père Markus Fuhrmann comme nouveau supérieur, quelques semaines seulement après que ce dernier se soit publiquement déclaré homosexuel. Il ne s’agit donc pas d’un cas isolé, mais de toute une province franciscaine qui voit dans l’homosexualité un point de mérite, un désir d'”innovation dans l’Église”, comme l’a dit le père Fuhrmann, qui est évidemment favorable à l’abolition du célibat des prêtres et à l’ordination des femmes. Cette déclaration du nouveau provincial des Franciscains sur son coming out est intéressante : “Si je suis moi-même gay, je veux montrer que je peux faire partie de l’Eglise dans ce ministère. C’est important car pour l’Église, il ne devrait pas en être ainsi. Malheureusement, il y a trop d’hypocrisie institutionnelle dans l’Église”. Ce qui ressort de ces propos, c’est que nous sommes face à un véritable travail d’infiltration : on entre dans les séminaires et les ordres religieux en dissimulant son homosexualité (en supposant que l’on n’entre pas dans des lieux de formation déjà corrompus) dans le but de changer la doctrine de l’Église, en la réduisant à une institution purement humaine.
Descendons un peu plus bas, en Suisse, dans le diocèse de Coire pour être exact : le site rossoporpora.org rapporte que l’évêque Joseph Maria Bonnemain y a lancé un code anti-abus que tous les prêtres et ceux qui travaillent pour le diocèse sont obligés de signer. Dans ce long document, il y a une section dont le titre est déjà un programme : “Comment respecter l’autodétermination sexuelle ?”. Et voici les réponses : “Je renonce aux évaluations globalement négatives de comportements prétendument non bibliques en matière d’orientation sexuelle” ; “Je reconnais les droits sexuels comme des droits de l’homme, en particulier le droit à l’autodétermination sexuelle”. “Dans les entretiens pastoraux, je ne parle pas spontanément des questions de sexualité”. “Je laisse de côté toute forme de discrimination fondée sur l’orientation ou l’identité sexuelle”.
Un beau “libre à tous” que certains dans le diocèse n’ont pas bien pris, et 44 prêtres (sur environ 500 dans le diocèse) ont signé une pétition demandant à l’évêque de retirer le code et de convoquer une commission pour revoir ces parties du texte. “Nous sommes vraiment désolés”, écrivent-ils dans la pétition, “que l’évêque diocésain ait offert la possibilité à l’idéologie Lgbt de s’implanter dans l’Église sous le prétexte de la prévention des abus, afin d’expulser l’enseignement de la foi”.
L’évêque a déjà répondu en envoyant une lettre le 14 juin dans laquelle il exige que tout le monde signe le document parce que les passages contestés du code sont conformes à l’enseignement de l’Église. Monseigneur Bonnemain a manifestement les idées un peu confuses sur l’enseignement de l’Église puisque nulle part dans le Magistère il n’est question d’orientation sexuelle, et encore moins d’autodétermination sexuelle. Ou bien il ne les a pas confondus, il utilise simplement la deuxième stratégie pour changer la doctrine de l’Église : le faire en prétendant la respecter. En contrepartie, il commet également un abus de pouvoir sans précédent en liant son service au diocèse à une idéologie.
Il existe également une troisième façon d’affirmer l’évangile LGBT : relire l’Écriture et la Tradition à la lumière de la nouvelle idéologie religieuse. Si bien que, miraculeusement, toute l’histoire de l’Église dit qu’il n’y a rien de mal à l’homosexualité, et qu’en fait, tant de figures bibliques incarnent la réalité Lgbt. Un maître dans cette manipulation est le célèbre père jésuite américain James Martin, qui a également eu l’honneur d’être invité comme orateur à la Rencontre mondiale des familles à Dublin en 2018. En fait, ces jours-ci, il a écrit un article pour un magazine catholique Lgbtq, Outreach, dans lequel il explique l’heureuse coïncidence du mois de juin, le mois du Sacré-Cœur de Jésus et de la Gay Pride, deux anniversaires qui seraient ” profondément complémentaires “. Qui l’aurait imaginé ? La déclaration semble un peu blasphématoire, mais après avoir lu l’article, on en est certain : c’est un blasphème.
Jésus aime, et aime surtout ceux qui sont en marge, explique le père Martin, et qui aujourd’hui est plus en marge que les gays ? Oui, ils détiennent pratiquement le pouvoir politique, le pouvoir économique et même le circuit médiatique du monde, mais le récit est qu’ils sont les marginaux. Bref, après avoir fait une relecture créative des évangiles, le père Martin arrive à la conclusion suivante : le mois du Sacré-Cœur “nous montre comment Jésus a aimé”, le mois de la Fierté au contraire “nous montre qui Jésus nous appelle à aimer”. Tous à la Gay Pride donc, avec le Sacré-Cœur : dommage que jusqu’à présent à la Gay Pride on ait vu des images saintes, mais seulement pour blasphémer.
Il est évident que les franciscains allemands ne seront pas commissionnés ; dans le diocèse de Coire, il n’y aura pas de visites apostoliques ni d’appels à la démission ; et le père Martin sera de plus en plus un théologien entendu à Rome. Le tsunami ne peut que devenir plus violent.
Aux Etats-Unis, un évêque aux idées claires pour les structures catholiques d’enseignement
L’école jésuite de la Nativité à Worcester, dans le Massachusetts (États-Unis), n’est plus « catholique ». Ainsi en a décidé l’évêque du lieu, Mgr Robert J. McManus, dans un décret publié jeudi 16 juin sur le site de son diocèse :
« les drapeauxBlack Lives Matter et de la Gay Pride flottant devant l’école, (et) qui sont incompatibles avec l’enseignement catholique ».
« Ces symboles (drapeaux) incarnent des programmes ou des idéologies spécifiques (qui) contredisent l’enseignement social et moral catholique ».
Le drapeau arc-en-ciel est vu comme un « soutien au mariage gay et à vivre activement un style de vie LGBT » tandis que celui de Black Lives Matter est accusé de
« promouvoir un programme qui contredit directement l’enseignement social catholique sur l’importance et le rôle de la famille nucléaire et cherche à perturber la structure familiale en opposition claire avec les enseignements de l’Église catholique ».
« Le déploiement de ces drapeaux devant une école catholique envoie un message contradictoire, confus et scandaleux au public quant à la position de l’Église sur ces importantes questions morales et sociales ».
« Cela ne me laisse pas d’autre choix que de prendre une action canonique ».
Mgr Robert McManus s’était déjà fait connaître en 2012, à l’occasion d’une cérémonie organisée par l’Anna Maria College de Paxton, un établissement d’enseignement supérieur, qui avait invité Victoria Reggie Kennedy, dont les prises de position et déclarations répétées (avortement, remboursement de la contraception, mariage homosexuel…) n’étaient pas conformes à l’enseignement de l’Église :
« Accorder ce type d’honneur à Madame Kennedy porterait un coup sérieux à l’identité et à la mission catholiques de cet établissement. Et si cela se produisait, la communion, le lien d’unité qui existe entre l’Église locale et cet [établissement] catholique serait blessé » en donnant l’impression « que quelqu’un peut avoir des positions contraire à l’enseignement de l’Église [et être honoré par un établissement catholique]. Cela ne peut pas être toléré ».
L’administration de l’Anna Maria College s’était finalement rendue à la position de l’évêque et a “désinvité” la veuve de Ted Kennedy.
La révolution LGBT mange ses enfants
Rififi au sein de la Dilcrah (Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT) : à la suite d’une enquête publiée en mai par Mediapart, Karine Espineira, sociologue et auteur de nombreux ouvrages sur les transidentités, a pris la décision de quitter le conseil scientifique de la Dilcrah, an raison de la présence au conseil scientifique de l’Observatoire de la petite sirène du sociologue Smaïn Laacher, actuel président du conseil scientifique de la Dilcrah. Or, cet observatoire est jugé « transphobe » par de nombreuses organisations LGBTQI+, qui dénoncent son lobbying auprès des médecins et des politiques pour empêcher des transitions de mineurs.
Rappelons que la Dilcrah est organe sous tutelle du premier ministre, chargé depuis 2016 de la lutte contre la haine et les discriminations anti-LGBT.
Le gauchisme est une maladie mentale : vous trouverez toujours un extrémiste plus extrémiste que le voisin.
3 morts dans une nouvelle attaque contre une église catholique au Nigéria
Au moins trois personnes ont été tuées et trente-six enlevées, selon le bilan d’une nouvelle attaque au Nigeria, survenue dimanche 19 juin contre les fidèles de l’église catholique de Saint-Moïse, dans l’État de Kaduna (centre-ouest du pays). Le commando terroriste a attaqué les fidèles au cours de la messe dominicale, abattant trois personnes et blessant plus ou moins gravement d’autres.
Les ravisseurs ont ensuite «libéré deux otages, dont un chef de communauté. Trente-quatre personnes sont toujours entre les mains des bandits», ont informé de leur côté les autorités nigérianes. Les victimes ont toutes été emmenées d’urgence à l’hôpital de la région.
Fête-Dieu à Vannes
En France, ce dimanche nous avons célébré la Fête Dieu, à Vannes, la paroisse Saint Patern est sortie en procession dans les rues du quartier à la suite de Notre Seigneur présent dans le Très Saint Sacrement !
Vive Jésus ! pic.twitter.com/aBiHdpPWHu— Frantz TOUSSAINT (@frantztoussaint) June 19, 2022
Pas de groupe parlementaire unique pour la Nupes
La coalition hétéroclite de Jean-Luc Mélenchon commence à se disloquer. Le Parti socialiste, EELV et le PCF ont déclaré aujourd’hui, via l’AFP, refuser la proposition de Jean-Luc Mélenchon de former un groupe Nupes unique à l’Assemblée nationale, estimant que l’accord de coalition signé début mai prévoyait des groupes distincts. L’arnaque n’aura pas tenu longtemps.
Info @BFMTV co-prod @MarieGentric: Les 3 autres formations de la NUPES rejettent unanimement la proposition de Jean-Luc Mélenchon de ne former qu'un seul groupe à l'Assemblée Nationale:
"Nous avons des groupes, et un intergroupe pour nos positions communes. La réponse est non."— Anne Saurat-Dubois (@annesaurat) June 20, 2022
La NUPES se décompose ainsi : 71 députés LFI, 28 PS, 23 EELV et 12 PCF.
Le RN se retrouve ainsi être la première force d’opposition et la présidence de la commission des finances devrait lui revenir.
Le groupe La France Insoumise déposera une motion de censure à l’encontre d’Elisabeth Borne le 5 juillet. Si la motion de censure est validée, l’ensemble du gouvernement est dans l’obligation de démissionner.


