Remise du Grand prix catholique de littérature
La grande bataille de l’avortement ne fait que commencer
Grégor Puppinck, docteur en droit, directeur de l’European Center for Law and Justice (ECLJ), revient sur l’affaire qui secoue les partisans de la culture de mort : le renversement attendu par la Cour Suprême des États Unis de l’arrêt Roe vs Wade. L’ECLJ est intervenu en tant qu’“amicus curiae” dans l’affaire en cours auprès de la Cour suprême.
Est-ce que l’on peut dire que ce projet de jugement de la Cour suprême supprime le droit à l’avortement ?
Non. Ce projet d’arrêt ne déclare pas l’avortement contraire à la Constitution, comme le fit par exemple la Cour constitutionnelle polonaise en 2020 à propos de l’avortement eugénique : il rend au peuple et à ses représentants le pouvoir de trancher cette question, comme c’était le cas avant l’arrêt Roe v. Wade de 1973. Avec une telle décision, les États fédérés américains n’ont plus l’obligation de légaliser l’avortement, mais ils n’ont pas davantage l’obligation de l’abroger. En pratique, d’assez nombreux États devraient soumettre l’avortement à des conditions plus strictes, notamment de délai, car l’avortement est aujourd’hui un droit jusqu’au seuil de viabilité du fœtus, c’est-à-dire environ 24 semaines. 26 des 50 États fédérés sont intervenus dans l’affaire pour demander à la Cour de renverser les anciens arrêts Roe de 1973 et Planned parenthood v.Casey de 1992, qui avaient créé un droit constitutionnel à l’avortement, et de renvoyer cette question à leur niveau de compétence.
Comment les juges sont-ils arrivés à ce projet de décision ?
Le projet d’arrêt — d’une grande rigueur intellectuelle — analyse au scalpel les anciens arrêts Roe et Casey. C’est une analyse sans concession, de 99 pages, qui expose les erreurs factuelles et juridiques de ces jugements et qui, plus encore, dénonce « l’abus de l’autorité judiciaire » par lequel les juges ont « court-circuité le processus démocratique » en imposant à tous leurs propres idées.
Le texte rappelle que la Cour doit faire preuve de retenue judiciaire : son rôle est d’appliquer la Constitution et non de créer de nouveaux droits et obligations qu’elle ne contient pas. C’est une exigence élémentaire de la séparation des pouvoirs : le juge ne doit pas prendre la place du législateur.
Quant aux erreurs factuelles et juridiques des précédents Roe et Casey, le projet d’arrêt en expose toute une série, mais la plus importante vise la notion de vie privée (privacy) et d’autonomie personnelle qui, selon le texte, ne peuvent pas justifier l’avortement, car cette pratique met en cause la vie d’un être humain, d’un tiers.
Ce faisant, le projet d’arrêt porte un coup à un symbole de la révolution individualiste occidentale : l’affirmation dans l’affaire Casey selon laquelle « au cœur de la liberté se trouve le droit de définir sa propre conception de l’existence, du sens de la vie, de l’univers et du mystère de la vie humaine ». C’est cette affirmation — vague et générale — qui servit de justification pseudo-juridique à l’affirmation d’un droit à l’avortement, et d’autres « nouveaux droits ».
À cette affirmation, le projet d’arrêt répond par un rappel lucide de la réalité : « Si les individus sont certainement libres de penser et de dire ce qu’ils veulent sur “l’existence”, “le sens”, “l’univers” et “le mystère de la vie humaine”, ils ne sont pas toujours libres d’agir en fonction de ces pensées. La permission d’agir sur la base de telles croyances peut correspondre à l’une des nombreuses acceptions de la “liberté”, mais ce n’est certainement pas une “liberté ordonnée”. » En d’autres termes : les croyances et désirs individuels ne créent pas de droits. La référence fréquente à la notion constitutionnelle de « liberté ordonnée » exprime une position philosophique fondamentale selon laquelle ce n’est pas la liberté, ou la « licence » de faire n’importe quoi qui est protégée par la Constitution, mais seulement celle qui est ordonnée au bien.
Autre élément significatif : les juges ont estimé que l’Etat du Mississipi, à propos duquel il était saisi, peut se prévaloir de nombreux « intérêts légitimes » pour ramener le délai légal de l’avortement sur demande à 15 semaines. Parmi ces « intérêts légitimes », le texte cite « le respect et la préservation de la vie prénatale à tous les stades de développement ; la protection de la santé et de la sécurité de la mère ; l’élimination des procédures médicales particulièrement horribles ou barbares ; la préservation de l’intégrité de la profession médicale ; l’atténuation de la douleur fœtale ; et la prévention de la discrimination fondée sur la race, le sexe ou le handicap ». Les juges ont particulièrement insisté sur le caractère « barbare » de l’avortement tardif.
Au terme de cette analyse, les anciens arrêts Roe et Casey sont littéralement détruits.
Quelles seront les suites de ce projet d’arrêt, s’il est confirmé ?
Tout d’abord, la loi du Mississipi, à l’origine de cette affaire, serait déclarée conforme à la Constitution. Cela ne devrait choquer personne en France puisque le Parlement vient d’y étendre de 12 à 14 semaines le délai légal de l’avortement sur demande.
Cet arrêt devrait aussi provoquer la validation d’une série de lois réduisant l’accès à l’avortement et actuellement contestées en justice. Il s’agit par exemple de lois interdisant l’avortement sélectif selon le sexe, la race ou le handicap de l’enfant.
Ensuite, l’administration Biden va s’emparer de ce sujet pour remobiliser ses troupes, et essayer de contourner la Cour suprême en imposant l’avortement aux États fédérés, cette fois par un vote du Congrès. La publication frauduleuse de ce projet d’arrêt est probablement une initiative désespérée pour influencer les juges en causant un scandale mondial. Mais les juges ont déjà répondu par avance à ces pressions en déclarant qu’ils ne se prononcent pas en fonction des réactions de l’opinion publique, mais seulement du texte de la Constitution, de l’histoire constitutionnelle et des précédents juridiques.
Enfin, si la teneur de ce projet d’arrêt était effectivement confirmée, le débat politique sur l’avortement serait réouvert dans chacun des États américains ; le verrou des arrêts Roe et Casey ayant sauté, rendant le pouvoir aux législateurs, la grande bataille de l’avortement ne ferait alors que commencer.
Par ce projet de jugement, les États-Unis prennent-ils une direction complètement isolée en Occident ?
Non, au contraire, et cela démontre le caractère excessif des critiques qui lui sont portées. En effet, tout comme ce projet d’arrêt, la Cour européenne des droits de l’homme a constamment affirmé que le droit au respect de la vie privée et de l’autonomie personnelle ne confère pas un droit à l’avortement, et que les États peuvent réglementer l’avortement, dans un sens ou dans l’autre, en fonction notamment de leurs différences culturelles. La Cour Suprême et la CEDH se retrouveraient ainsi sur une position commune.
Soeur Maria Laura assassinée par des satanistes
Beniamina Mariani, membre de la congrégation des Filles de la Croix, publie une biographie de soeur Maria Laura, qui a été sauvagement assassinée par trois jeunes femmes dans la nuit du 6 au 7 juin 2000. Selon leurs propres aveux, elles ont voulu « immoler une victime innocente à Satan ». L’humble religieuse, dont la vie toute de douceur est racontée dans cet ouvrage, a opposé la force du pardon. Son martyre est l’aboutissement d’une vie donnée aux autres – les jeunes en particulier – et à Dieu.
Le soir du 6 juin 2000, vers 22 heures, sœur Maria Laura sortit du couvent pour venir en aide à une jeune fille qui l’avait appelée au téléphone, disant qu’elle avait été violée et qu’elle était enceinte, prête à avorter. Mais c’était un prétexte. Trois jeunes filles, âgées de seize à dix-sept ans, s’adonnaient à des pratiques sataniques. Après avoir attiré sœur Maria Laura dans un parc, les adolescentes la frappèrent de dix-neuf coups de couteau, voulant faire un sacrifice à Satan. Mortellement blessée, la religieuse demanda à Dieu de pardonner aux meurtrières.
Le 19 juin 2020, le pape François a reconnu le martyre de sœur Maria Laura Mainetti, et signe le décret de sa béatification.
Ce livre rassemble essentiellement des témoignages, des lettres et des notes de la religieuse, autant d’éléments qui dessinent le visage d’une femme simple et forte à la fois, extraordinaire dans l’ordinaire d’un quotidien transfiguré par l’Évangile.
Le phénomène “catho-centriste” relève de la psychologie libérale
De l’abbé Barthe dans Res Novae :
Les forces « de progrès » catholiques ont toujours eu une étonnante capacité à susciter au sein des forces « de réaction » qui s’opposent à elles, le développement de milieux intermédiaires, centristes, qui font tout leur possible pour amollir et stériliser la dangerosité de cette réaction en la contrant au nom de la modération, de la responsabilité, de la transaction dans un but d’efficacité.
A vrai dire, ce phénomène du centre mou relève de la psychologie catho-libérale, caractérisée par une mauvaise conscience vis-à-vis du progressisme : les catho-centristes veulent toujours se démarquer des « intégristes », dont les « excès » excusent et même expliquent selon eux ceux des progressistes ; et, par ailleurs, ils reprennent pour une part la pensée de ces derniers, en estimant qu’en se mettant de leur côté ils pourront les influencer.
Le conclave de 2013, ou le suicide des ratzinguériens
Le cardinal Marc Ouellet, Québécois, 77 ans, de la Compagnie de Saint-Sulpice, ancien archevêque de Québec et primat du Canada, fut appelé à Rome en 2010 aux postes de confiance de Préfet de la Congrégation pour les Évêques et de Président de la Commission pour l’Amérique latine (Marc Ouellet avait enseigné, comme sulpicien, dans un séminaire colombien), Benoît XVI ayant toujours fait de la lutte contre la théologie de la libération une priorité. Cela resserra ses liens avec le cardinal Bergoglio, archevêque de Buenos Aires, dont il ne faut jamais oublier que la carrière fut portée par sa réputation de persécuté par le P. Arrupe, supérieur général très progressiste de la Compagnie de Jésus.
Marc Ouellet, défenseur courageux de la vie dans un Canada qui se sécularisait à l’extrême, tenant de nombreux discours sur la reconstruction de la catéchèse et le respect des traditions, était considéré comme un ratzinguérien pur jus. Il avait il est vrai – mais est-ce contradictoire ? – demandé pardon en quittant le Canada à ceux qu’il avait pu offenser par ses prises de positions.
Marc Ouellet supportait fort mal Angelo Scola, dauphin de Benoît XVI, qui avait successivement occupé les deux sièges les plus prestigieux d’Italie, Venise puis Milan, et qui était surtout la tête morale du mouvement démocrate-chrétien de tendance identitaire, Comunione e Liberazione, fondé par don Luigi Giussani. Le cardinal Ouellet crut, lors du conclave de 2013, incarner contre l’archevêque de Milan une continuité ratzinguérienne douce, pour ne pas dire molle. Rien ne prouve d’ailleurs que Scola eût incarné une continuité plus « dure », même si, le Pape Scola – Benoît XVII, prévoyait-on – eût mené, en revanche, une vraie réforme de rationalisation et de modernisation de la machine curiale pour lui donner une plus grande efficacité.
En fait, les manœuvres orchestrées pendant les Congrégations générales en faveur de Jorge Bergoglio s’avérèrent très payantes pour ceux qui voulaient tourner la page Ratzinger. À la sortie du conclave qui avait élu le cardinal Bergoglio, des rumeurs couraient sur le scénario qui s’y était déroulé. Les ratzinguériens se seraient auto-démolis au moyen du duel Scola/Ouellet : Scola, n’aurait eu que 33 voix au 1er tour, talonné par Ouellet, dont les voix furent invitées à se reporter sur Jorge Bergoglio et non sur Angelo Scola. En effet, le cardinal Ouellet – rumeur confirmée par quelques sibyllines déclarations de sa part – s’était vu annoncer la charge de Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi. Promesse non tenue : sans être jamais en disgrâce, le cardinal Ouellet est toujours resté un personnage secondaire dans le pontificat bergoglien, y compris pour les nominations épiscopales importantes sur lesquelles le Secrétaire de la Congrégation, Mgr Ilson de Jesus Montanari, a assurément un poids plus considérable. Il est vrai que celles du Cardinal, et cela depuis son accession à la tête de la Congrégation, ont toujours été du genre : « surtout pas de bruit, surtout pas de vagues. »
Le balthasarien
Si Marc Ouellet, se qualifiait jadis de théologien favorable à une herméneutique « de réforme dans la continuité » et non « de rupture », il a toujours été tout le contraire d’un thomiste : c’est un disciple enthousiaste de Hans Urs Von Balthasar, dont l’évêque de Fribourg-Genève disait plaisamment : « Il était peut-être chrétien, mais sûrement pas catholique ». Il est ainsi très lié avec les prélats balthasariens français, au premier rang desquels est le cardinal Philippe Barbarin qui, lorsqu’il était curé de Boissy-Saint-Léger, animait un actif et discret laboratoire d’idées théologico-réformatrices. Du même profil, conservateur ma non troppo, Pascal Roland, qui succéda à son ami Philippe Barbarin sur le siège de Moulins, puis fut transféré au siège de Bellay-Ars, pour succéder à Mgr Guy Bagnard, fondateur d’un séminaire et d’une société de prêtres clergyman strict. Ou encore, le P. Georges Colomb, ancien supérieur général des Missions étrangères de Paris, qui avait redonné vie au séminaire des MEP avant de devenir évêque de La Rochelle. Et puis aussi, plus jeune d’une génération, Dom Jean-Charles Nault, abbé bénédictin de Saint-Wandrille, la plus « classique » des abbayes de la Congrégation de Solesmes, où le cardinal Ouellet est comme chez lui, qui abrite désormais le cercle théologique Barbarin vénérant Hans Urs von Balthasar.
En 2012, avant Amoris lætitia, sous Benoît XVI,le cardinal Ouellet avait, dans un livre d’entretiens globalement dans la ligne des réflexions du groupe Barbarin, ouvert la voie, de manière significative, à une recherche d’un compromis en matière d’accueil sacramentel des divorcés « remariés » : « Les personnes peuvent retrouver l’état de grâce devant Dieu, y expliquait-il, même dans le cas d’une limite objective d’un mariage qui fut un échec, lorsque se noue une nouvelle union qui est peut-être la bonne mais pour laquelle il n’est pas possible d’établir que le premier mariage est nul[1] ».
L’influence, en quelque sorte seconde, du Préfet de la Congrégation pour les Évêques, s’est notamment manifestée dans trois affaires récentes.
L’une, dont on ne saurait que se réjouir, est celle de la nomination, le 9 mars dernier, de Mgr Jean-Philippe Nault, frère de l’abbé de Saint-Wandrille, à l’évêché de Nice, fort bonne personne d’esprit classique, qui a su conduire une certaine reprise des vocations à Digne, dont il était précédemment l’évêque.
En revanche, ses interventions lors des réunions inter-dicastères au cours desquelles a été discuté ce qui est devenu le motu proprio Traditionis custodes ont été étonnamment hostiles à la liturgie traditionnelle.
Et puis, il faut évoquer son intervention dans la crise d’une congrégation enseignante traditionnelle, celles de dominicaines du Saint-Esprit, dont la maison mère se trouve à Pontcallec, dans le diocèse de Vannes, en Bretagne. Sans entrer dans le détail d’une affaire complexe[2], le cardinal Ouellet, lié à l’une des religieuses de la communauté, la Mère Marie de l’Assomption d’Arvieu, s’est fait désigner par le pape François comme visiteur canonique, assisté de Dom Jean-Charles Nault, et de la Mère Emmanuelle Desjobert, abbesse cistercienne de Sainte-Marie de Boulaur, couvent de même température que Saint-Wandrille (liturgie Paul VI en latin, et non liturgie traditionnelle comme à Pontcallec). La visite canonique a balayé les résultats d’une visite canonique précédente diligentée sous le pape Benoît XVI, et jugée par Marc Ouellet trop favorable à la part la plus traditionnelle de la communauté : concrètement, le cardinal a, de manière passablement violente banni définitivement de l’état religieux la Mère Marie-Ferréol, poussé d’autres au départ, réduit au silence leur compagnes de même tendance, et fait nommer comme assistant de la communauté, le P. Henry Donneaud dominicain de la province de Toulouse qui est, avec la Mère d’Arvieu, membre du comité de rédaction de La Revue thomiste.
Il faut ajouter que la Mère d’Arvieu, professeur de philosophie, a publié sa thèse de doctorat sur Nature et grâce chez Saint Thomas d’Aquin. L’homme capable de Dieu, avec une préface du Cardinal Ouellet[3], laquelle se propose de réhabiliter les thèses d’Henri de Lubac, contre la tendance à reprendre, sur les rapports nature/grâce, la position du commentateur majeur de saint Thomas, Cajetan, estimée par la Mère Marie de l’Assomption structurante de la pensée traditionaliste[4].
Un conservatisme thermostatique
En novembre 2020, le cardinal Ouellet a fondé le Centre de Recherche d’Anthropologie et des Vocations, avec entre autres dans le comité scientifique, la Mère d’Arvieu et l’abbé Vincent Siret, prêtre de la Société Jean-Marie Vianney, recteur du Séminaire Pontifical Français à Rome. Ce Centre de Recherche a organisé un symposium, dans la salle d’audience du Vatican, le 17 février dernier, sur le thème des vocations sacerdotales (« Pour une théologie fondamentale du sacerdoce »), et dont les railleurs prétendaient qu’il était surtout destiné à favoriser les vocations épiscopales des membres de la Société Jean-Marie Vianney. Le symposium a été ouvert par un discours fleuve du Pape François, dans lequel il disait, sans plus : « Le célibat est un don que l’Église latine conserve ».
Partisan d’une herméneutique « de réforme dans la continuité », disions-nous en commençant du cardinal Ouellet, ce qui peut s’étendre à tous ses réseaux. De réforme certes, mais sans exagération dans la continuité … C’est-à-dire en jouant systématiquement le rôle d’éteignoir vis-à-vis de tout et de tous ceux qui pourraient pousser à de sérieuses remises en question du cocon conciliaire. Ils sont réglés pour la critique du progressisme (nous empruntons sans vergogne la parabole à un théologien espagnol ultra-progressiste, aujourd’hui décédé, José María González Ruiz) comme des appareils de chauffage qui programmés à l’avance pour que leur température ne dépasse pas un certain échauffement. Ils peuvent ainsi donner l’illusion d’une volonté décidée d’involution. Mais on entend bien vite le « clic » du thermostat, qui montre qu’ils sont au bout du programme conservateur et n’iront pas au-delà.
Histoire du Mouvement de la Jeunesse Catholique de France
Les éditions Contretemps viennent de publier à l’occasion de leurs cinquante ans une histoire du MJCF, ce mouvement créé dans les années 70 par Christian Marquant, alors que le scoutisme catholique entrait en crise et que la jeunesse lançait des pavés dans les rues du quartier latin à Paris. Ce livre évoque les méthodes et principes adoptés, les difficultés rencontrées, les appuis providentiels obtenus qui ont permis à ce mouvement de se développer et de perdurer.
De nombreux témoignages, parmi lesquels celui de Mgr Lebrun, membre de 1972 à 1977, et photographies illustrent l’histoire de ce mouvement de jeunesse, créé malgré la hiérarchie de l’Eglise de France. Zèle doctrinal, vie de prière, soin apporté à la liturgie, etc., furent renouvelés et fécondés par des éléments profondément novateurs : mixité, camps à l’étranger, équipes très autonomes, etc. Le Mouvement de la Jeunesse Catholique de France se développe autour d’un même but : restaurer le règne du Christ Roi sur les sociétés par le biais de l’apostolat des jeunes par les jeunes. Composée de jeunes de 16 à 25 ans, l’association est divisée en provinces, elles-mêmes divisées en équipes. C’est au sein des équipes, cellules de base du mouvement que les membres agissent et que se déroule la plupart des activités.
Vers l’annulation de l’arrêt libéralisant l’avortement aux États-Unis
Les juges font remarquer que la constitution ne mentionne aucunement l'avortement et que celui-ci ne saurait être considéré comme un droit profondément enraciné dans la tradition juridique américaine puisqu'au contraire unanimement condamné jusqu'aux années 1970.
— 𝕷𝖊 𝕮𝖊𝖓𝖙𝖚𝖗𝖎𝖔𝖓 ن (@Mad___Centurion) May 3, 2022
La Fable du politichien
De Jean de Saint-Jouin sur l’Homme nouveau :
Recomposition géopolitique au Proche-Orient sur fond de guerre en Europe
D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
Décidément, 2022 sera une année charnière sur le plan géopolitique. Tandis qu’en Europe l’OTAN, c’est-à-dire l’Amérique, a décidé de produire pour l’Ukraine un immense effort de guerre contre la Russie, le Proche-Orient se lance au contraire dans une vaste entreprise de réconciliation.
Déjà l’Arabie saoudite et le Qatar avaient mis fin à leur brouille née d’un conflit idéologique très ancien entre wahhabites et Frères musulmans. Parallèlement, les Émirats arabes unis se sont rapprochés d’Israël, qui a fourni d’importants renseignements militaires dans la guerre au Yémen contre les houthis soutenus par l’Iran.
C’est maintenant la Turquie qui vient de faire une spectaculaire volte-face dans ses relations avec l’Arabie saoudite. Depuis l’assassinat du journaliste d’opposition saoudien Khashoggi dans les locaux du consulat saoudien d’Istanbul, les deux pays étaient plus qu’en froid. Erdoğan, pour des raisons obscures, a fait de cette affaire une crise majeure, vitupérant contre les dirigeants saoudiens, en particulier le prince héritier Mohammed ben Salmane, traité d’assassin par le néo-sultan turc.
Certes, l’affaire était importante, mais la violence de la réaction d’Erdoğan avait surpris, même si cela se passait à l’époque du blocus imprudemment ordonné par Mohammed ben Salmane contre le Qatar, fidèle allié d’Ankara. Mais la très sévère crise économique que connaît la Turquie a poussé Erdoğan à changer de stratégie. L’inflation atteint 60 %, le mécontentement est grand et les élections législatives de 2023 ne s’annoncent pas sous les meilleurs auspices. Pour ne rien arranger, l’Arabie saoudite, client important de la Turquie, avait cessé pratiquement tous ses achats et la devise turque s’est effondrée, perdant la moitié de sa valeur face au dollar.
Acculé, l’orgueilleux néo-sultan a dû aller à Canossa, si l’on ose dire. L’affaire Khashoggi est enterrée, les poursuites annulées (les juges turcs sont très compréhensifs) et Erdoğan a pu se rendre à Riyad afin de sceller une réconciliation financièrement indispensable.
Ce basculement intervient au moment où l’ensemble du Proche-Orient se détourne ostensiblement de l’Amérique. Se sentant peu concernés par la guerre en Ukraine, les pays de la région ont condamné du bout des lèvres l’intervention russe en regardant ailleurs. Même Israël n’a pas suivi Washington et refuse d’aider militairement l’Ukraine. L’État hébreux a en effet besoin de la neutralité russe en Syrie pour continuer à bombarder les milices iraniennes.
Dans ce concert de réconciliation, l’Iran demeure isolé. C’est donc vers la Chine que l’État chiite se tourne maintenant, avec une décision lourde de sens : la Chine pourra payer le pétrole et le gaz iraniens en yuan. C’est une première et, après la Russie, l’Iran est le deuxième producteur majeur à vouloir mettre fin au monopole du dollar dans les transactions internationales d’hydrocarbures. L’Arabie saoudite n’en n’est pas encore là, mais elle n’a pas accédé à la demande de Washington d’augmenter sa production de pétrole afin de faire baisser les cours et d’embarrasser la Russie. Riyad n’a pas oublié les leçons de morale américaines et son absence de soutien quand l’Iran a détruit une bonne partie de ses installations pétrolières en septembre 2019.
Heureusement pour l’Amérique, l’Europe est là, fidèle au poste, pour lui faire un peu oublier ses déboires du continent asiatique. Le jour où celle-ci aura une politique étrangère autonome, les États-Unis se sentiront bien seuls, mais ce n’est pas pour demain.
Guide pour les chrétiens désorientés
L’abbé Ralph Weimann, docteur en théologie et en bioéthique, enseigne notamment à l’Université Saint Thomas d’Aquin (Angelicum) à Rome. Membre du “Nouveau Cercle des Elèves de Joseph Ratzinger”, il participe à des séminaires de formation et des rencontres internationales en tant que professeur et conférencier, avec l’objectif de situer la théologie au centre de l’Eglise, ce qui permet à cette discipline d’acquérir cette ampleur qui caractérise l’Eglise catholique.
Ce prêtre allemand vient de publier un Guide pour les chrétiens désorientés, préfacé par le cardinal Sarah. Alors que le relativisme fait rage au sein de l’Eglise et que les mauvais guides pullulent, l’abbé Weimann propose une boussole destinée à nous indiquer dans quelle direction nous devons nous orienter, afin d’empêcher de nous perdre et de nous égarer. Cet ouvrage a pour objet d’apporter des réponses à certaines des interrogations les plus fréquentes dans le domaine de la foi. Il vise ainsi à indiquer la direction permettant au croyant d’atteindre le but de sa vie : la bienheureuse communion avec Dieu. Dans 18 chapitres de quelques pages chacun, il rappelle quelques vérités simples à croire, comme les sacrements, la vérité, la foi, le sacerdoce, les anges, les saints… Extrait du chapitre sur l’infaillibilité pontificale :
[…] ce serait une énorme erreur de qualifier d'”infaillible” toute déclaration du Pape, par exemple sur les questions des migrations, de l’écologie ou de la protection sanitaire procurée par un vaccin dans le cadre d’une pandémie, ou encore de considérer comme “infaillible” une remarque fortuite ou une déclaration spontanée du Pape dans le cadre d’un entretien personnel ou dans les médias. Un tel point de vue serait totalement contraire à ce qu’est par nature l’infaillibilité pontificale. D’autre part, si le détenteur de cette charge refusait de l’assumer pleinement, c’est-à-dire s’il négligeait volontairement de mettre en oeuvre l’autorité accordée par Dieu à l’autorité suprême de l’Eglise, ce serait de sa part une fausse humilité. […]
Eric Zemmour : “Marine Le Pen préfère essayer de tuer Reconquête qu’avoir une force avec 150 élus”
Dans un contexte où 70% des électeurs du RN et 93% de ceux d’Eric Zemmour souhaitent une alliance à droite, Eric Zemmour fait son retour médiatique avec une grande interview d’une heure sur BFM :
Le RN ne veut pas d’alliance mais propose (en vain) à Stanislas Rigault de devenir député RN
Sans doute par manque de militants ancrés localement ou par manque de bons profils, le RN tente de faire le match retour avec Reconquête! en débauchant ses talents. Ce que le RN ne semble pas comprendre, c’est que les cadres du RN qui ont rejoint Reconquête! avaient tout à perdre sauf leurs convictions. L’inverse n’est pas vrai.
A l’époque le RN accusait Reconquête! de proposer de l’argent… Stanislas Rigault a refusé ce débauchage :
Stanislas Rigault a la cote. Très apprécié au sein de Reconquête !, tant par les cadres que par les militants, le jeune responsable de Génération Z semble également populaire du côté du Rassemblement national (RN). En témoigne la main tendue de Jordan Bardella. Selon les informations de CNews, ce lundi 2 mai, le président par intérim du Rassemblement national (RN) aurait proposé à Stanislas Rigault de les rejoindre, en vue des élections législatives de juin prochain. Une offre qui vise à ce que le président de Génération Z se présente comme candidat sous l’étiquette RN. Mais comme le rapporte CNews, Stanislas Rigault aurait refusé la proposition de Jordan Bardella par « loyauté » envers Éric Zemmour et son parti Reconquête!.
La direction du RN confirme son sectarisme et présente un candidat RN contre Philippe Vardon (RN)
Aucune ligne différente de celle prônée par Marine Le Pen et ses proches de Hénin-Beaumont n’est tolérée. Le RN va donc présenter un candidat RN contre Philippe Vardon qui plaidait pour une alliance avec Reconquête! pour sauver le RN du Sud et avait même demandé à ce que la «question des alliances aux élections législatives» soit tranchée par le conseil national du RN (voir nos articles ici et ici):
C’est une décision qui ne devrait pas rester sans conséquence. Selon nos informations, la direction du Rassemblement national a arrêté son intention d’investir un candidat dans la 3ème circonscription des Alpes-Maritimes pour les législatives de juin. Contre celle, déclarée vendredi dernier dans Nice Matin, de Philippe Vardon, jusque-là président du groupe RN à la métropole de Nice et conseiller régional de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA).
Une prise de parole doublée, ce lundi, par un mail aux membres du bureau national du parti. Dans lequel Philippe Vardon réclamait que la «question des alliances aux élections législatives» soit tranchée par le conseil national du RN, sorte de parlement interne du mouvement. La fermeté à l’égard de l’élu, le refus de lui accorder l’investiture RN et la décision de présenter, en sus, un candidat contre lui aura fait office de réponse (…)
Si le refus de la direction du RN de nouer une alliance avec Reconquête ! pour les législatives n’est pas un véritable sujet dans le reste de la France, il en est autrement en PACA où Éric Zemmour a obtenu plus de 12% des voix, notamment dans les Alpes-Maritimes où il en a obtenu 14%. Soit le double de son score national. Les putatifs candidats RN locaux craignent ainsi de se voir ravir tout espoir de second tour en cas de candidature Reconquête ! dissidente face à eux.
Déterminé à maintenir sa candidature, Philippe Vardon risque selon les statuts du mouvement l’exclusion du Rassemblement national. Ce qui ne manquerait pas de provoquer une scission tant au sein du groupe municipal RN à la métropole de Nice. Qu’au sein du groupe RN de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le Sud devrait, une fois de plus, être fidèle à sa réputation de terre d’élections musclée.
Le mail envoyé par Philippe Vardon à la direction du RN (ouvrir l’image dans un nouvel onglet) :

Sainte Blandine
Aymeric Pourbaix reçoit le Père Jean-François Thomas, jésuite, et Véronique Jacquier, journaliste :
Apprendre à aimer, c’est apprendre à promettre et à être fidèle à la promesse : Mgr Livio Mélina anime une session pour les couples
En perspective de la session pour couples qui se tiendra du 22 au 24 juillet à Lourdes (pour s’inscrire c’est ici: Pour les couples “La famille, demeure de l’amour et de la miséricorde” à Lourdes (weezevent.com)), animée par Mgr Livio Melina, ancien président de l’Institut Jean-Paul II, sur le thème « La famille, demeure de l’amour et de la miséricorde », nous l’avons interrogé :
Mgr Melina, comment construire la vie de famille sur le roc ?
La pierre sur laquelle la famille peut être construite est la mise en pratique de la Parole que Dieu nous a adressée. Par extension, je dirais que ce roc c’est aussi la reconnaissance que l’amour n’est pas seulement un sentiment passager, issu du hasard et de la nécessité, mais qu’il s’agit d’une vocation, d’un appel qui peut façonner la totalité de la vie d’une personne dans le temps qui passe. Cela signifie que notre réponse à une telle vocation ne peut être qu’un don de soi renouvelé, engageant la liberté dans le temps, avec une dimension publique et avec une référence transcendante à Dieu, l’origine de l’appel. Olivier Clément s’est demandé: comment puis-je, moi qui change constamment dans le temps, promettre d’être fidèle pour toujours à une autre personne, aussi fragile que moi, qui change aussi dans le temps ? Et il répondit : je peux le faire si j’aime en elle non pas ce qui passe, mais ce qui demeure, ce qui est éternel, le “nom” intime et secret que Dieu lui donne, écrit comme sur un caillou blanc (cf. Ap 2,17).
Que diriez-vous aux couples qui désespèrent devant les difficultés qu’ils rencontrent ?
La tentation de désespérer face aux difficultés de la vie devient insurmontable quand on perd la mémoire du don reçu et quand on se sent seul face aux épreuves. Il est possible de trouver l’espérance dans les difficultés si nous n’oublions pas les débuts, ces débuts que non pas nous mais Dieu a placés dans la rencontre et qui sont devenus définitifs dans le sacrement célébré. Aux familles en difficulté, saint Jean-Paul II écrivait dans une lettre en 1994 : “N’ayez pas peur : l’Époux est avec vous !”. En d’autres termes, l’Époux met toujours à la disposition des époux chrétiens les réserves de son amour inépuisable pour l’Église, un amour scellé sur la croix.
Il est également décisif d’être accompagné et soutenu dans une communion fraternelle de personnes, issues d’autres familles, qui, sans violer la confidentialité et l’intimité nécessaires, savent rappeler prudemment l’objectif dans les moments de crise et offrir leur aide si nécessaire.
Que diriez-vous aux jeunes adultes qui cherchent à construire sur du solide ?
Apprendre à aimer à l’école de Jésus signifie apprendre à se donner, sans chercher en premier lieu à sauver sa propre vie, car “celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera” (Mc 8,35).
Comme je l’ai déjà dit, le mariage et la vie familiale ont la nature d’une vocation, dans laquelle la primauté doit être donnée à la mission, à la tâche objective. Paradoxalement, si vous faites cela, vous atteignez également le bonheur subjectif. Je porte dans mon cœur le témoignage de mes parents, qui pendant de nombreuses années ont peiné tous les jours avec une famille nombreuse à s’occuper et peu de moments pour eux ; et je me souviens de leur vieillesse quand ils ont enfin eu le temps de se regarder dans les yeux, mais avec la sérénité d’avoir accompli leur mission et la joie des fruits qu’ils ont récoltés.
Apprendre à aimer, c’est apprendre à promettre et à être fidèle à la promesse. Mais nous pouvons promettre parce que nous sommes avant tout l’objet d’une promesse, qui façonne notre avenir. Saint Paul nous dit que Jésus est le oui définitif de Dieu à toutes les promesses, à celles de la création, que nous portons dans notre cœur, et à celles de l’ancienne alliance (cf. II Co 1,20). Sur cette promesse accomplie, nous pouvons nous aussi faire confiance et promettre à notre tour.
PS : Autres informations sur www.mariequigueritlescouples.com
Faire sécession avec le système
A l’occasion de la sortie de son ouvrage Pourquoi l’Alvarium ? D’une politique antinaturelle à la Sécession, nous avons interrogé Jean-Eudes Gannat :
D’où vient ce nom, Alvarium ?
L’Alvarium signifie “Ruche” en latin. Notre démarche se voulait discrète comme le sont les abeilles qui butinent sans faire de bruit. Pour la discrétion, disons que ça a été loupé. Pour le reste, je crois que nous pouvons nous targuer d’avoir travaillé sérieusement.
Votre association a été dissoute par le gouvernement. Qu’est-ce qui justifie cette mesure ? L’Alvarium, combien de divisions pour faire peur ainsi au régime ?
Officiellement, nous serions des propagateurs de haine raciale, adeptes de la violence et poussant à la guerre civile, prônant un séparatisme d’avec les lois de la République. Évidemment, la ficelle est un peu grosse, et les arguments de haine raciale invoqués contre nous sur la base de notre opposition à l’immigration pourraient être utilisés pour dissoudre tout parti de droite, jusqu’aux Républicains. En revanche, il est vrai que nous avons mis en place une forme de séparatisme. L’Alvarium regroupe 20 à 30 militants actifs, participant à nos activités sociales et politiques chaque semaine, ainsi qu’environ 150 adhérents fréquentant les lieux, faisant des dons, participant à diverses activités. Avant l’émergence du phénomène Zemmour, c’était en Anjou la première organisation militante de jeunesse, loin devant les partis mainstreams. Mais l’Alvarium, ce sont aussi des initiatives humanitaires (Solidarité Arménie), spirituelles (Anjou Pèlerinage) culinaires (Cercle Ragueneau) etc. Et l’ouverture de lieux ; centre d’action culturelle et sociale, salle de sport. C’est cette dynamique communautaire -communautariste- qui a effrayé le gouvernement. Celui-ci tolère tout-à-fait des zones de non-droit extra-européennes ; mais que des communautés françaises tentent d’échapper à son totalitarisme, le revendiquent et en fassent un cap politique lui déplaît fortement. Certains journalistes locaux ont oeuvré ouvertement à notre persécution politique. Et puis disons-le ; nous avons été victimes d’un agenda électoral bien précis. Pour justifier aux yeux de l’extrême-gauche la dissolution que quelques associations islamistes, Darmanin a tapé sur nous. C’est le fameux en même temps ; “nous luttons contre le terrorisme et EN MÊME TEMPS nous continuons à persécuter ceux qui proposent les vraies solutions pour en sortir”. Il préparait l’entre-deux tours pour rallier les mélenchonistes.
Dans votre ouvrage, vous appelez à la sécession, allant jusqu’à reprendre quelques symboles de l’Armée sudiste. Mais cette sécession est-elle seulement possible ?
Je pense qu’elle est non seulement possible, mais surtout qu’elle est indispensable si nous voulons continuer à demeurer ce que nous sommes ; catholiques, français, européens. Si nous ne faisons pas Sécession d’avec l’Etat et le système en général (médias, grandes enseignes), nos enfants seront pris en étau entre l’immigration massive, son ultraviolence, sa religion dominante, et le progressisme woke. Je ne veux personnellement ni d’une fille voilée, ni d’un enfant transgenre. Faire Sécession ne signifie pas vivre en ermite dans une grotte, mais de comprendre que le système est contre nous sous toutes ses formes (éducation, élections etc.) et de se donner les moyens de résister collectivement par des réseaux communautaires solides ; écoles, entreprises, paroisses, locaux associatifs et politiques, commerces. C’est l’unique moyen de faire ensuite suffisamment peur aux dirigeants politiques de ce pays, et d’attirer à nous nos compatriotes qui veulent ou peuvent être sauvés. C’est ce qu’ont fait avant nous ceux qui nous dominent actuellement ; islamistes, mouvements LGBT, réseaux financiaro-communautaires. Ceci nécessite forcément des sacrifices financiers, professionnels, sociologiques ; mais c’est l’unique solution. On ne sauve pas un pays de la décadence en se contentant d’aller voter. D’ailleurs si l’on considère la démographie française, on voit bien que le Grand-Remplacement interdira bientôt tout espoir de salut par les urnes. En revanche, les dernières élections montrent que ce que j’appelle la “sociologie du villiérisme”, c’est-à-dire la bourgeoisie conservatrice, a évolué en nombre et en “qualité” si j’ose dire. En nombre : elle est passée d’environ 4% des votants à au moins 7%-8% (scores Zemmour/Bellamy) en 15 ans. J’y vois une dynamique démographique claire des milieux catholiques. Et encore, cette idée ne prend pas en compte ceux qui votent directement RN par conviction ou vote utile, et qui sont très nombreux. En qualité : cette fraction conservatrice était jusqu’ici l’éternelle supplétive de la fausse droite, soit par aveuglement et religion de la “modération”, soit par réflexe de classe. Il semble que les Manifs Pour Tous aient contribué à une prise de conscience et à une droitisation bénéfiques, surtout dans les plus jeunes générations. Si l’on met ce constat en parallèle avec l’évolution de l’Eglise de France au sein de laquelle le clergé progressiste meurt tandis que les nouveaux prêtres ordonnés sont majoritairement conservateurs voire traditionalistes, on peut espérer que dans 10 ans, le vote conservateur et ou tradi pèsera quelque chose aux alentours de 10-12%. Si cette importante minorité, majoritairement aisée financièrement et culturellement, décide de faire sécession radicalement tout en acceptant de s’engager publiquement (et pas uniquement sur les sujets bioéthiques qui sont hélas inaudibles pour beaucoup de nos compatriotes), je pense que bien des choses sont possibles. Il faut paradoxalement se communautariser ET sortir de l’entre-soi sociologique.
Vous avez été candidat indépendant en 2020 pour une législative partielle puis en 2021 pour les départementales. En politique aussi faut-il faire sécession des partis ?
Les partis sont de formidables moyens de faire passer des idées aux masses, donc je ne veux pas blâmer ceux qui s’y engagent. Mais il faut être conscient que toute l’énergie dépensée à plaire au sein du parti pour que le parti plaise aux médias afin de pouvoir plaire enfin aux électeurs pourrait parfois être dépensée autrement. Eric Zemmour a beaucoup blâmé la dédiabolisation de Marine Le Pen, son abandon des fondamentaux. Sur ce point, il avait raison. Mais fera-t-il différemment ? Le journaliste Zemmour réclamait l’abrogation de la loi Taubira ; le candidat Zemmour n’osait déjà plus, alors que ceci n’aurait absolument pas dérangé son électorat conservateur, ni les masses populaires qu’il n’a par ailleurs pas réussi à convaincre. C’était pour plaire aux médias. Je pense que les ambitions nationales les plus sincères finissent toujours étouffées par le cadre républicain et médiatique jacobin. C’est pourquoi nous ferions mieux de privilégier l’enracinement local et les scrutins de proximité, durant lesquels il est possible d’avoir des professions de foi 100% en accord avec nos idées qui sont distribuées par l’Etat à tous les électeurs. Électeurs qu’il est possible de rencontrer et de convaincre en direct. Avant d’être dissouts dans le FN puis le RN, c’est ce que faisaient les Identitaires, atteignant parfois 8% des voix exprimées avec des idées très radicales ! Les Bompard et d’autres montrent d’ailleurs qu’on peut réussir en restant relativement libres. Mes deux candidatures indépendantes n’ont pas connu le même succès ; mais je n’avais ni moyens, ni enracinement suffisant pour le moment. Cependant elles ont été l’occasion de rencontrer et de convaincre des gens venus d’horizons totalement différents, à ma grande surprise. Et de réunir des centaines de voix malgré un pilonnage antifa, médiatique et judiciaire assez intense, obtenant des scores supérieurs à ceux, localement, de partis nationaux comme Debout La France.
Philippe Vardon pourrait ne pas être investi par le RN
Avoir un mot différent de la ligne officielle vous exclut du RN. Philipe Vardon déclare dans Nice-Presse :
Mettons les choses dans l’ordre : je suis le président du groupe d’opposition RN à la ville et la métropole de Nice, je suis conseiller régional, je suis membre du conseil national où j’ai été élu par les adhérents de notre mouvement. J’ai par ailleurs dirigé la campagne de Thierry Mariani il y a moins d’un an et celle de Jordan Bardella — pour les élections européennes, que nous avons remportées — il y a deux ans. Bref, il me semble plus que naturel que le Rassemblement National m’apporte son soutien. Qui pourrait comprendre que ce ne soit pas le cas?
Que dites-vous au parti ? Il pourrait y avoir 3 candidats du même camp (RN, Reconquête et dissident) dans cette circonscription…
J’ai appris cette histoire de sollicitation de l’investiture RN par Benoît Kandel, pour être candidat dans la même circonscription que moi donc, par la presse. Benoît Kandel n’est pas et n’a jamais été membre du RN, n’a même jamais appelé à nous soutenir, ne serait-ce qu’au second tour des élections municipales ou de la présidentielle. Si je ne prenais pas autant la politique au sérieux, je serais tenté d’en sourire. Cette candidature n’a évidemment rien de spontané. J’imagine que cela l’amuse, mais c’est irresponsable, et je me désole de ce triste spectacle. Pour moi, la politique est une chose sérieuse. Je suis en tout cas dans la démarche inverse : certains cherchent à diviser, je veux rassembler. J’ai clairement dit que ma candidature était une candidature d’union, et que je comptais bien m’adresser aux électeurs de Marine Le Pen évidemment, mais aussi à ceux d’Eric Zemmour et aux LR qui refusent la soumission au macronisme triomphant.
Payez-vous vos critiques sur l’organisation locale du RN, ou votre retrait, pendant une partie de la campagne de Marine Le Pen?
Oui, quand j’estime que les actes de certains ne visent qu’à servir leurs petits intérêts et qu’ils nuisent à notre cause, je le dis.
Oui, quand j’estime que le parti est dans l’erreur — comme par exemple aujourd’hui en refusant de discuter d’une coalition aux élections législatives, je le dis.
Je ne suis pas un courtisan mais un militant.
Cette liberté de parole serait donc trop insupportable? Je n’en sais rien au fond, mais je ne compte pas changer cela.
Des lois pour la liberté religieuse face à la dictature du Covid
Le gouverneur de l’Arizona, Doug Ducey, a signé une loi qui déclare les services religieux « essentiels » et garantit que l’Etat leur permet de fonctionner même sous le régime de l’état d’urgence « dans la même mesure ou dans une plus grande mesure que les autres organisations ou entreprises qui fournissent des services essentiels et qui sont nécessaires et vitaux pour la santé et le bien-être du public ». La loi pérennise la décision qu’avait prise le gouverneur d’exempter les rassemblements religieux des jauges liées au covid.
Le gouverneur de Caroline du Sud, Henry McMaster, a signé une loi quasi identique.
Doug Ducey a signé une autre loi qui oblige les établissements de santé à laisser les membres du clergé rendre visite aux résidents qui en font la demande (ou pour qui on en fait la demande), y compris sous le régime de l’état d’urgence.
Doug Ducey a également signé une loi qui interdit aux agences gouvernementales de rendre obligatoires les « vaccins » covid et aux écoles d’exiger le masque pour les élèves mineurs sans le consentement des parents.
Mary Miller, député de l’Illinois au Congrès, a déclaré :
On ne peut pas changer de sexe. C’est un mensonge. Les gens qui ont des problèmes d’identité de genre, j’ai de la sympathie pour eux, mais nous n’allons pas accepter “les habits neufs de l’empereur” et nous prêter à cette mascarade. Je ne le ferai pas. Vous savez, ils empêchent délibérément le développement physique de l’enfant, et j’appelle cela de la maltraitance. Le mouvement transgenre a pris racine aux Etats-Unis parce que nous avons rejeté Dieu et que nous nageons dans un abîme de confusion. Je n’ai pas honte de notre héritage judéo-chrétien et des valeurs auxquelles la plupart des Américains tiennent. Dieu nous a créés homme et femme. Ce n’est rien d’autre qu’une rébellion contre Dieu. »
Le gouverneur du Mississippi Tate Reeves a signé une loi qui interdit aux institutions de l’Etat, y compris aux écoles et aux universités, mais aussi aux écoles privées, d’imposer une obligation « vaccinale ».
L’école libre en croissance, malgré les attaques du gouvernement Macron
Lu dans Le Figaro :
Le hors-contrat connaît ces dernières années un important développement, surtout à l’école primaire, où les effectifs ont plus que doublé depuis 2015. On compte aujourd’hui quelque 1 800 établissements scolarisant 90 000 élèves (56 000 dans des écoles primaires et 34 000 dans des collèges et lycées).
Pourtant, le quinquennat Macron/Blanquer n’a pas été de tout repos. Anne Coffinier, fondatrice de l’association Créer son école, dénonce « une hostilité ouverte à la liberté scolaire » et « une instrumentalisation du péril islamique pour mettre tout le monde dans le même sac »
- la loi Gatel de 2018 a durci le régime d’ouverture de ces établissements, les conditions pour en être directeur, et posé le principe de contrôle annuel,
- la loi Blanquer de 2019 a inscrit l’instruction obligatoire à 3 ans.
- la loi séparatisme de 2021 qui permet de fermer une école sans passer par le juge, a alourdi les sanctions pénales et interdit l’école à la maison.
En 2022, quelque 4 000 élèves de terminale des lycées hors contrat seront les seuls à passer les épreuves du bac « à l’ancienne ». Anne Coffinier déplore une situation « absurde et injuste » :
« Les notes obtenues par nos élèves en contrôle continu sont prises en compte sur Parcoursup, mais pas pour le bac ».
« La France 2022 a-t-elle besoin de Jeanne d’Arc ? »
Aymeric Pourbaix reçoit l’abbé Jacques Olivier (FSSP), Valérie Toureille, Bénédicte Baranger et Véronique Jacquier :
Terres de Mission : Histoire des traditionalistes
Eglise universelle : Histoire des traditionalistes
L’historien Yves Chiron vient de publier un ouvrage monumental au titre parfaitement explicite : “Histoire des traditionalistes“. Il nous présente ici les origines du traditionalisme et ce qui en constitue les fondements intellectuels et doctrinaux. Il explique les raisons du développement de ce courant et de sa permanence, en particulier en France et aux Etats-Unis.
Eglise en France : Pèlerinage aux Lucs-sur-Boulogne le 7 mai
Le 28 février 1794, plusieurs centaines de femmes et d’enfants étaient massacrés aux Lucs-sur-Boulogne par les colonnes infernales du général Cordellier. En mémoire de ces martyrs de la foi, le père Argouarc’h, de la Sainte croix de Riaumont, organise un pèlerinage de la Chabotterie, manoir de Charrette, aux Lucs-sur-Boulogne le samedi 7 mai.
Eglise en Marche : Histoire du MJCF. Une jeunesse missionnaire au service du Christ
Le MJCF (Mouvement de la Jeunesse Catholique de France) a fêté il y a peu l’anniversaire des 50 ans de sa fondation. A cette occasion, un album abondamment illustré, a été publié, contenant de nombreux documents et témoignages. Dominique Vannini, un des auteurs de ce travail collectif, et ancien de l’équipe de fondation du MJCF présente les intuitions originelles et le fonctionnement de ce mouvement d’apostolat de jeunes par d’autres jeunes.
Les syndicalistes saccagent l’entrée de l’église Notre-Dame des Victoires à Angers




En vidéo. pic.twitter.com/mK3gqpBu7K
— Stanislas Rigault (@stanislasrig) May 1, 2022
La banderole « Nous sommes là pour défier ceux qui veulent se déifier » montre bien qu’ils avaient prévu de venir s’attaquer aux catholiques
Fête de saint Joseph artisan
Lu sur Una Voce :
Le IIe dimanche après Pâques, dans la liturgie traditionnelle des Livres liturgiques de 1962, sera éclipsé cette année par la fête de saint Joseph artisan.
L’Église dans son rituel ajoute sans cesse des bénédictions pour les nouvelles découvertes de l’homme ; aussi n’a-t-elle jamais refusé de christianiser, en leur donnant une expression liturgique, les fêtes d’abord profanes qui rythment l’activité humaine. On peut penser par exemple aux Rogations que nous célébrons le 25 avril : dans l’antiquité, la Rome païenne faisait, ce même jour, une procession pour supplier les dieux de veiller sur les pousses printanières. L’Église a repris ce vieux rite à son compte, et invoque Dieu et les saints sur les champs en pleine montée de sève.
C’est dans cette perspective que le pape Pie XII a voulu faire une célébration liturgique de la Fête du travail. Une Fête du travail instaurée le 1ermai officiellement en France, le 12 avril 1941 par une loi qui faisait de ce jour une Fête du Travail de la Concorde sociale. Pie XII lui donna une dimension chrétienne en 1955. Il donnait ainsi un patron aux travailleurs et fit de ce 1er mai la fête de saint Joseph artisan (ce qui n’est pas, soit dit en passant, une dénomination liturgique).
Saint Joseph était vénéré jusque là comme Confesseur, un confesseur assez particulier, puisque c’est un saint de l’Ancien Testament (dont le culte ne date d’ailleurs que du XVIIesiècle), mais on peut considérer qu’il a par toute sa vie « confessé » la divinité de l’enfant qui lui était confié. En 1870 le pape Pie IX le proclama patron de l’Église universelle, mais comme le 19 mars, jour de sa Fête, tombait toujours en Carême, il institua une « solennité de saint Joseph » fixée d’abord au IIIe dimanche après Pâques, que la réforme de saint Pie X, dans un souci de revaloriser les dimanches des temps liturgiques, ramena au mercredi précédent, où les plus anciens d’entre nous l’ont encore connue jusqu’en 1955. […]
La Sainte Vierge a besoin de nous …
La Sainte Vierge en ce mois de mai, année de la Famille voulue par le Pape François, a besoin de nous et compte sur chacun de nous pour un nouvel élan marial à travers tout le pays. Notre-Dame a besoin de nous pour faire aimer Jésus. Un mois pour se laisser toucher par le Coeur immaculé de Marie. Un mois, pour se plonger dans le récit des apparitions de Notre-Dame à Fatima (fête le 13 mai). Un mois pour être des serviteurs de Notre-Dame auprès des personnes que nous rencontrons dans notre famille, amis, travail, études, sur le marché, à la sortie des messes, lors d’un mariage, d’un Baptême, d’un enterrement…
La prière du rosaire comme un cri montant vers le Ciel, donnera à Dieu de nous écouter et de “venir sauver son Peuple”” (Cf les Psaumes). Seule une intervention divine nous fera sortir, notre pays et le monde eentier, de l’impasse dans laquelle le Démon veut nous enfermer.
Un mois pour répandre le doux parfum du Coeur de Marie sur les âmes, à travers l’image-prières (3 volets) que propose l’Evangile de la Vie. Sur simple demande, (merci d’en préciser le nombre), vous recevrez cette image à donner autour de vous.
J”apporte mon soutien à l’Evangile de la Vie, en faisant un don (reçu fiscal). ICI
Il y a urgence d’une grande prière se répande sur la France, pour un retour vers Jésus. A Jésus, par Marie, en ce mois de mai. La France, sur son chemin de Damas, crie vers Notre-Dame de venir la sauver, sauver les âmes. Ouvrir chaque coeur à son Fils Jésus.
Depuis 2005, cette image a été diffusée à travers le monde, à plus de 300 000 exemplaires.
St Joseph à l’herminette
En ce jour de St Joseph artisan, voici la vidéo d’un St Joseph à l’herminette, conçu pour veiller sur un jardin.
Cette sculpture d’1,3m en pierre de Lavoux de l’artiste Jean-Joseph Chevalier vient donc veiller de sa présence au travail de la terre. St Joseph tiens de sa main gauche une herminette, outil utilisé par les charpentiers, quiaà une similitude avec la bêche de nos jardins.
Que nous soyons à l’exemple de St Joseph artisan prêt à nous sanctifier dans notre travail et plus largement dans notre devoir d’état.
Site de l’artiste : http://www.jeanjosephchevalier.fr/
Dimanche du Bon Pasteur
Les sept semaines du temps pascal, jusqu’à la Pentecôte inclusivement, sont consacrées à la joie et à l’action de grâces pour le grand bienfait de la Rédemption, joie qui se traduit principalement dans la liturgie par le mot Alléluia revenant sans cesse dans tous les chants. Cependant en ce deuxième dimanche après Pâques l’expression de cette joie se fait moins extérieure et plus contemplative. Ce dimanche est appelé ” Dimanche du Bon Pasteur ” en raison de l’Évangile qui est lu en ce jour, et nous allons trouver deux fois dans les chants de cette messe la phrase centrale de cet Évangile ” je suis le bon pasteur, je connais mes brebis et mes brebis me connaissent “.
La dévotion à Jésus Rédempteur sous les traits du Bon Pasteur pénétra de bonne heure dans le cœur des premiers fidèles. Abercius, dans son inscription funéraire, parle du Bon Pasteur qui, de ses yeux toujours vigilants, regarde son troupeau.
Misericórdia Dómini plena est terra, allelúia : verbo Dómini cæli firmáti sunt, allelúia, allelúia. Exsultáte, iusti, in Dómino : rectos decet collaudátio.
La terre est remplie de la miséricorde du Seigneur, alléluia ; les cieux ont été affermis par la parole du Seigneur, alléluia, alléluia. Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ; c’est aux hommes droits que sied la louange.
Le texte de l’Introït réunit deux versets du psaume 32 Exsultate justi. Ce psaume est un chant de louange et d’action de grâces à Dieu pour sa toute puissance et sa bonté, dont il énumère toutes les manifestations dans l’univers. Le premier verset se rapporte à la terre, c’est-à-dire toute la création visible, qui chante la magnificence et l’amour infini du Créateur ; le deuxième se rapporte au ciel, c’est-à-dire tout l’univers invisible qui nous entoure, œuvre également de la parole créatrice.
La mélodie donne à ce chant d’action de grâces un caractère de joie douce et intime. Le point culminant de cette œuvre d’amour divin est la Rédemption dans laquelle le Bon Pasteur a donné sa vie pour nous, nous accordant la grâce de le connaître et de l’aimer à notre tour, et c’est principalement pour cette grâce que nous exprimons ici notre reconnaissance. Bien entendu cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 32 suivi du Gloria Patri
Pauline Jaricot, une femme de foi et d’action
Suite à la reconnaissance de son premier miracle, Pauline Jaricot sera béatifiée le 22 mai 2022 à Lyon.
Cette laïque, entrepreneuse lyonnaise du XIX ème siècle, s’est mise activement au service du Christ après avoir été profondément touchée par un sermon sur la vanité alors qu’elle avait 17 ans et vivait une vie mondaine.
Pauline imagine, entreprend, crée … Elle nous montre un chemin de sainteté au cœur du monde, ancré dans un catholicisme social et missionnaire.
“Je suis faite pour aimer et agir. Mon cloître, c’est le monde.” (Pauline Jaricot)
- Évangélisation : Pour aider les missionnaires, elle crée l’œuvre de la Propagation de la Foi en 1822 qui deviendra les Œuvres Pontificales Missionnaires. Elle est aujourd’hui patronne des missions.
“Une personne qui va puiser de l’eau dans un panier d’osier n’est pas moins insensée que ceux qui se donnent beaucoup de peine en ce monde sans unir leurs travaux à ceux de Jésus-Christ” (Pauline Jaricot) - Prière : Ayant une grande dévotion à la Vierge Marie, elle aime la prière du Rosaire et crée le Rosaire Vivant, en 1826 ; fondation toujours en activité
“La prière est un moteur puissant qui fait sentir sa force d’un bout du monde à l’autre ; elle va chercher dans le cœur de Dieu des grâces de vie et de salut pour tous. La prière est le royaume de Dieu au-dedans de nous ; elle s’étend à tous, au Ciel, sur la terre, dans le purgatoire ; elle enchaîne les démons !” (Pauline Jaricot) - Action sociale : Sensible aux réalités et à la misère du monde ouvrier, elle s’engage corps et âme auprès des travailleurs et des plus démunis.
« Il faut s’attacher à améliorer la condition de la classe ouvrière. Il faut rendre à l’ouvrier sa dignité d’homme, en l’arrachant à l’esclavage d’un travail sans relâche, sa dignité de père en lui faisant retrouver les charmes de la famille, sa dignité de chrétien en lui procurant les espérances de la religion » (Pauline Jaricot)
A l’occasion de sa béatification, rejoignez – du 14 au 22 mai sur Hozana – cette neuvaine en ligne à Pauline Jaricot proposée par les Oeuvres Pontificales Missionnaires. Inscrivez-vous dès à présent !
Alice Ollivier pour Hozana.org
Les mères de prêtres sont arrivées à Rome
Parties de Paris il y a 2 mois et ayant marché plus de 1000 kms, elles remettront mercredi au Pape des milliers de lettres témoignant de l’attachement de fidèles à la messe traditionnelle.
🔴 Les mères de prêtres sont arrivées aujourd'hui à Rome ! 😀
Parties de Paris il y a 2 mois et ayant marché plus de 1000 kms, elles remettront mercredi au Pape vos lettres témoignant de votre attachement à la messe tridentine.🙏#TraditionisCustodes #LVR2022 pic.twitter.com/nsRiP53ujA
— La Voie Romaine (@la_voie_romaine) April 30, 2022
« Rome sonne, Rome t’appelle !
Gloire, honneur au rite ancien ! »On ne remerciera jamais assez les laïcs formidables à l’initiative de l’aventure de @la_voie_romaine.
Ils ont pris sur leur temps et leur argent pour que des mères puissent défendre leur fils prêtre.
RESPECT 👏 pic.twitter.com/i3rTHSILzp
— Père Danziec (@PereDanziec) April 30, 2022
« La Tradition, c’est la jeunesse de Dieu ! »
Dom Gérard
💪🙏💪@la_voie_romaine pic.twitter.com/BP7ELPDiRY— Père Danziec (@PereDanziec) April 30, 2022
Entretien avec Catherine, mère de prêtre
Mère de sept enfants, habitant en région lyonnaise, Catherine a un fils prêtre membre de la Communauté Saint-Martin, en mission dans le diocèse de d’Alençon.
Avec d’autres mères, elle a marché des centaines de kilomètres de Paris à Rome pour porter au Saint-Père (qui leur a accordé un baciamano à l’occasion de son audience du 4 mai prochain) la supplique des milliers de catholiques attachés à la messe traditionnelle, qui ont été profondément blessés par le Motu Proprio, et aussi l’immense inquiétude de nombreux prêtres, certains ne pouvant déjà plus la célébrer.
« J’ai pris acte du fait qu’au regard du score de Valérie Pécresse, je n’ai rien à gagner et tout à perdre »
Chez LR, c’est la crise des candidatures pour les législatives :
Ces dernières semaines, nombre de candidats investis ou en phase de l’être ont finalement décidé de se désister. « On estime aux alentours de 10 % le nombre de prétendants qui pourraient finalement ne pas se présenter » , chuchote un élu LR. Le score catastrophique de la candidate LR à l’élection présidentielle et son appel au don au lendemain du premier tour y sont pour beaucoup. « Il y a une grande inquiétude. Les candidats craignent de faire moins de 5 % et de ne pas être remboursés de leurs frais de campagne » , confie un président de fédération.
Si la direction du parti à d’ores et déjà promis un prêt de 5 000 euros à chaque personnalité qui se présentera sous les couleurs des Républicains, les prétendants ne sont pas pour autant rassurés. « Une campagne, même locale, coûte bien plus de 5 000 euros. En plus, le parti n’effectue pas un don mais un prêt. Beaucoup de candidats n’ont pas envie de prendre le risque de s’endetter personnellement. Il y a une véritable angoisse » , corrobore un autre élu.
Mais les raisons financières n’expliquent pas à elles seules ces nombreux désistements. « S’engager dans cette élection n’a plus de sens. Après l’échec de Valérie Pécresse, je ne pense plus qu’il soit possible de défendre son projet » , plaide par exemple Soizic Perrault, qui renonce quant à elle à l’investiture dans la 3e circonscription de Pontivy, dans le Morbihan. « Il faut de la lucidité, mon ego en prend un coup, mais je dois me retirer » , ajoute celle qui sera remplacée par une autre personnalité locale « plus identifiée » . « Je suis bien gentil, mais je ne vais pas me présenter pour me faire dégommer par un macroniste inconnu. Il n’y a que des plumes à perdre dans cette élection » , confie un autre élu, qui annoncera prochainement son désistement.
Le président des Républicains Christian Jacob lui-même ne sera pas candidat à sa succession dans sa circonscription de Seine-et-Marne.
Ces élections s’annoncent cruciales pour LR après la débâcle (4,8%) de Valérie Pécresse, les législatives étant la principale source de financement des partis.
Le croiseur Moskva abritait une relique de la Croix du Christ
Le navire amiral de la flotte russe en mer Noire a coulé le 14 avril, touché selon les Ukrainiens par deux missiles, victime d’une explosion de munitions à bord selon les Russes.
Avec ses 186 mètres de long et ses plus de 11.000 tonnes, le Moskva était l’un des plus imposants navires russes.
Et selon l’agence de presse russe TASS, le navire abritait une relique de la Croix du Christ. Dans une dépêche publiée en février 2020, le prêtre orthodoxe de Sébastopol Sergiy Khalyuta indiquait à l’agence que la relique, «acquise par des mécènes anonymes», est destinée à être conservée dans la chapelle du navire.
«La relique est un copeau de bois de quelques millimètres de long seulement», «incrusté dans une croix en métal du XXe siècle conservée elle-même dans un reliquaire».
Cette précieuse relique était-elle encore à bord au moment du naufrage ? Les marins ont-ils pu la sauver ?
