Une librairie catholique taguée par des anarchistes à Lyon
Des tags insultants ont été découverts sur les murs de la Boutique de l’Emmanuel rue Sainte-Hélène située dans le 2e arrondissement de Lyon.
L’adjoint au maire du 2e arrondissement a dénoncé sur Twitter :
Encore des tags insultants sur les murs de notre ville. Tout mon soutien à la communauté catholique et à la boutique de l’Emmanuelle . Assez de ces groupuscules d’activistes d’extrême-gauche qui pourrissent Lyon .@villedelyon @lyonmag @prefetrhone pic.twitter.com/TZAgJJb632
— Jean-Stéphane Chaillet (@JsChaillet) July 23, 2022
Ce qui définit l’homme de droite
Extrait d’un entretien donné par Julien Rochedy à Valeurs Actuelles :
Continuité, appartenance, autorité, hiérarchie, gratitude, humilité aussi ; quels sont, selon vous, les mots qui définissent ou devraient définir l’homme de droite ?
L’homme de droite est un classique ; c’est par nature un Ancien. Il craint que le chaos, originel et tapi derrière toute chose, ne revienne détruire l’harmonie qu’il souhaite dans la nature et la société. C’est pourquoi il aime l’ordre, qui est la condition du maintien des choses belles, rares et fragiles, ainsi que de la véritable justice. Il sait que cette dernière n’est réelle que dans la hiérarchie car elle consiste à donner à chacun ce qu’il mérite de par ses dons et son rang. Hiérarchiser, c’est avoir des critères, et donc croire au Beau, au Vrai et au Bien comme universaux, garde-fous des tendances nihilistes à la relativisation générale.
Il est davantage spiritualiste que matérialiste, car il croit à l’importance de la religion, des forces de l’esprit, des liens que l’homme doit toujours conserver avec un sacré. Il pense que la société est la conséquence d’un groupement de familles qui, avec le temps, se sont de plus en plus ressemblé jusqu’à créer une culture particulière, une identité singulière, une civilisation aux traits distincts que le devoir impose avant tout de perpétuer. Il n’est pas hostile par principe aux changements, mais ceux-ci doivent s’appréhender prudemment et être toujours regardés en fonction du bien commun, c’est-à-dire avant tout en fonction de ce qu’ils apportent à la survie et au développement de la communauté.
Enfin, c’est un homme qui aspire fondamentalement à la liberté, mais qui en connaît tellement la saveur qu’il sait, précisément, que celle-ci s’exprime et se maintient d’autant mieux dans les contours de la coutume, des traditions et, comme le disait Burke, grâce à une certaine virilité. Pardonnez-moi cette vision quelque peu romantique mais, au fond, c’est un chevalier : maître en son domaine et attaché à ses libertés ; croyant en Dieu et donc au Bien et au Mal ; protecteur des faibles et donc soucieux de son peuple ; garant de l’ordre et de la justice ; guerrier pour maintenir les traditions de son royaume ; et humble, enfin, vis-à-vis du passé qu’il honore et, par là, du futur qu’il prépare, certes sans espérances inconsidérées, mais toujours avec force et fidélité.
Le maire LR de Valence fait voter la vente d’un terrain à une école musulmane proche des Frères musulmans
Le 27 juin le maire de Valence a fait voter la vente d’un terrain municipal pour 500 000 euros à l’association « Valeurs et réussites », qui gère une école hors contrat musulmane appelée IQRA. Celle-ci, ouverte en 2012, compte pour l’instant deux classes hébergées dans les murs de la mosquée de Valence.
Ce maire LR est par ailleurs vice-président du conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes depuis 2016 et proche de Laurent Wauquiez. Le projet a été voté par l’ensemble des élus municipaux LR ainsi que par les élus d’opposition LFI. Quelques élus de gauche et de la LREM, au nom de la défense de l’école publique, sont montés au créneau. Un élu ex-LREM, Bruno Casari, a voté contre et a demandé, en vain, des explications au maire.
Selon Charlie Hebdo, cette école serait proche des Frères musulmans.
« L’imam de la mosquée de Valence, qui héberge l’école, Abdlalah Dliouah, est un cadre de la SNCF identifié comme un pilier des Frères musulmans dans la région. Jabri Mourad est d’ailleurs de la même « obédience ».
Le préfet s’est opposé à la décision de la mairie, mais ne peut pas intervenir légalement pour empêcher la vente du terrain.
Un été très SAJE à la télévision
Pas moins de 11 films vont être diffusés à l’antenne cet été sur différentes chaînes grand-public, parmi lesquels des films sortis récemment en salle :
- FATIMA (diffusé sur Canal + du 28 juillet au 4 août)
- BROTHER (diffusé sur Cine+ le 3 août).
- Cine+ diffusera également pour la première fois à la télévision le film JESUS, L’ENQUÊTE (lundi 25 juillet).
- BIENVENUE EN SICILE (le 14 août en prime time sur C8),
- CRISTEROS (le 21 août en prime time sur C8)
- SAMSON (ce même 21 août en 2e partie de soirée sur C8).
Sinon, quelques vies de saints illumineront de leur témoignage le ciel cathodique via la chaîne C8 :
- SAINTE RITA (le 7 août en prime time),
- BAKHITA (le 7 août en 2e partie de soirée),
- SAINT PIERRE (en 2e partie de soirée le 14 août),
- DON BOSCO (le 15 août après la messe de l’Assomption)
- SAINT ANTOINE DE PADOUE (juste après, ce même 15 août).
Piteux rapport sur la situation des droits des enfants en France
Communiqué des Juristes pour l’enfance :
Avec plus d’une année de retard sur le calendrier fixé par le Comité des droits de l’enfant de l’ONU (CRC-ONU), l’Etat français vient de rendre son 6ème rapport périodique sur la situation des droits des enfants en France.
A première vue, ce rapport paraît excellent et la France un pays modèle. Mais une fois finie la lecture, il est permis d’être quelque peu déstabilisé voir démoralisé : tant de plans d’actions mis en place, tant de déclarations ronflantes, tant de budget englouti (8 milliards d’euros par an pour la protection de l’enfance selon le rapport) pour un si piètre résultat !
Car enfin, les auteurs du rapport qui louent les politiques dédiées à l’enfance ignorent-ils
- le désastre de l’aide sociale à l’enfance,
- l’encombrement des rôles des juges aux affaires familiales et des tribunaux pour enfants,
- l’absence de mise en œuvre des mesures prescrites faute des moyens indispensables,
- les délais d’attente de prise en charge en pédopsychiatrie,
- l’augmentation inquiétante du harcèlement scolaire, des violences sur mineurs, etc. ?
Ce rapport est finalement emblématique de la politique en faveur de l’enfance en France : de beaux principes sur le papier et « en même temps » le déploiement de politiques contraires à l’intérêt de l’enfant.
- Ainsi le rapport se targue de considérer « l’intérêt supérieur de l’enfant comme un critère primordial et déterminant » alors que dans le cadre des débats sur la réforme de l’adoption, la majorité gouvernementale a tout fait pour supprimer cette notion de la loi et mettre en concurrence l’intérêt des enfants avec ceux des adultes.
- Il vante dès la première page l’allongement de la durée du congé paternité alors que la France a, par l’ouverture de la PMA à toutes les femmes par la loi de bioéthique de 2021, délibérément privé des enfants de père et financé la création de familles monoparentales sans père.
- Le rapport commet l’exploit de célébrer sa politique des 1000 premiers jours, lesquels commencent pendant la grossesse pour tenir compte de l’importance des liens qui se développent entre l’enfant in utero et ses parents, et « en même temps » le rapport se flatte de donner, par la transcription de l’état-civil étranger et le détournement de la procédure d’adoption, un blanc-seing à l’abandon cruel et contre paiement de l’enfant né de GPA.
- Le rapport prétend avoir étendu la protection des enfants face à l’exposition à des contenus à caractère pornographique mais on attend toujours le blocage des multiples sites pornographiques accessibles aux enfants.
Juristes pour l’enfance déplore l’aspect « catalogue de bonnes pratiques de ce rapport », qui omet de répondre aux interrogations légitimes adressées par de nombreuses organisations de la société civile, et qui renvoie l’impression d’un Etat sourd à l’intérêt supérieur de l’enfant.
Le souverainisme protège l’économie et protège l’écologie
Dans un rapport dévoilé la semaine dernière, l’Insee constate qu’un tiers de l’empreinte carbone de l’Union européenne est dû à ses importations.
L’institut a comptabilisé les émissions directes des ménages, principalement liées à la combustion de carburant et d’énergie fossile, et les émissions indirectes, dues aux productions de biens et services.
Mais surtout, chauffez moins…
« On a tôt fait d’enfermer les fidèles, les prêtres et les communautés dans des schémas rigides et préconçus »
Extrait de l’homélie de Mgr Aillet à l’occasion des ordinations des prêtres de la Fraternité Saint Pierre :
[…] Nous avons passé au mois de mai une journée ensemble à l’évêché de Bayonne, j’ai célébré la messe, j’ai pu consacrer leurs calices et leurs patènes, nous avons échangé tous ensemble, partagé un repas fraternel, et j’ai pu les rencontrer un par un. C’était important pour moi de connaître leur itinéraire, de connaître l’histoire de leur vocation. Je pensais d’ailleurs à cette réflexion si profonde du pape émérite Benoît XVI dans sa première grande encyclique Deus Caritas est, où il dit qu’à l’origine du fait d’être chrétien il n’y a pas une décision éthique, une grande idée, mais il y a une rencontre avec un événement, avec une personne qui donne à la vie un nouvel horizon, et par là son orientation décisive. Comme cela peut s’appliquer, ô combien, à la vocation sacerdotale. À l’origine de votre appel, de votre appel particulier au sein de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, je crois, après avoir entendu l’histoire de chacun, qu’il n’y a pas d’abord une décision éthique, je veux dire un acte militant, qu’il n’y a pas d’abord une idée préconçue, voire une idéologie, mais il y a une rencontre, avec un événement, une personne, qui donne à votre vie un nouvel horizon, et par là son orientation décisive. Des événements qui vous ont conduit à rencontrer la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre et à choisir de répondre à l’appel du Seigneur au sein de cette fraternité. Cela me semble très important de souligner ainsi la dimension charnelle de toute vocation et tout appel, on a tôt fait d’enfermer les fidèles, les prêtres et les communautés dans des schémas rigides et préconçus, au nom de constructions intellectuelles et idéelles qui rendent si peu compte de la réalité concrète et existentielle de votre vocation et ici en particulier d’une vocation sacerdotale. […]
Washington : interdiction des messes latines et orientées
Mgr Gregory, de l’archidiocèse de Washington, supprime toutes les messes latines paroissiales et interdit les baptêmes et les mariages dans l’ancien rite de l’Église.
Par ailleurs, il dit que la nouvelle messe doit être célébrée face au peuple, sauf autorisation.
Encore une décision en rupture avec le Concile Vatican II…
Changements pour l’Opus Dei
Par le Motu Proprio Ad charisma tuendum, l’Opus Dei fait l’objet de plusieurs changements de la part de Rome. La Constitution apostolique Ut sit de 1982 promulguée par Jean-Paul II est ainsi révisée.
Cette prélature personnelle relèvera de la Congrégation pour le clergé, et non plus de la Congrégation pour les évêques.
Son supérieur ne pourra plus être évêque – actuellement, Mgr Fernando Ocáriz ne l’est pas. Ainsi, le titre du prélat de l’Opus Dei sera celui de protonotaire apostolique surnuméraire avec le titre de révérend monseigneur.
Concrètement, l’Opus Dei ne pourra plus aussi facilement s’implanter dans les diocèses, comme le notent certains observateurs qui estiment qu’il y a bien remise au pas d’un institut qui avait bénéficié de la mansuétude de la part des prédécesseurs du Pape actuel. D’aucuns dénoncent une rétrogradation…
Les gauchistes justifient la violence
Les députés américains démocrates ont tous voté contre une résolution qui condamnait les violences exercées par les militants de la culture de mort sans discontinuer depuis l’arrêt de la Cour suprême sur l’avortement. Le texte a donc été rejeté.
La résolution demandait simplement au gouvernement
« d’utiliser tous les moyens appropriés d’application de la loi pour assurer la sécurité publique et protéger les droits des installations, groupes et églises pro-vie ».
Le texte listait un certain nombre d’actes de terrorisme perpétrés dans des églises et des centres de grossesse dans l’Oregon, le Maryland, le Texas, le Colorado, la Virginie, le Wisconsin, l’Alabama, Washington, l’Iowa, Washington D.C. et la Louisiane.
Installation des religieuses adoratrices en France en septembre
Belle nouvelle de l’Institut du Christ Roi :
Holodomor: responsabilité russe ou bolchevique?
De Christian Baeckeroot, ancien député, pour le Salon beige:
La guerre entre la Russie et l’Ukraine est aussi une guerre de propagande, tant du côté ukrainien comme nous pouvons le constater quotidiennement dans nos médias que, selon toute vraisemblance, du côté russe.
Dans cette guerre de communication, la partie ukrainienne accuse régulièrement la Russie de Poutine d’être responsable de l’”Holodomor”, famine des années 1932-1933 en Ukraine ayant entraîné la mort d’au moins 4 millions de personnes. Cette immense tragédie a été marquée par une horreur absolue , mais peut-on en conclure que la Russie est responsable d’un génocide perpétré contre le peuple ukrainien ?
Deux questions doivent être examinées :
1/ Quelles sont les causes – politiques d’abord – des famines de 1932-1933 et les régions les plus touchées par celles-ci ?
2/ Quels sont les responsables de ces politiques ?
Collectivisation des terres et « dékoulakisation »
A la fin de 1929, le pouvoir soviétique met fin à la NEP et s’engage dans la collectivisation des terres . Pour briser la résistance de la paysannerie, 1 million de familles de prétendus « koulaks » sont déportées dans les camps du Goulag.
Les réquisitions se multiplien,t affamant les populations des régions agricoles, les semences pourtant indispensables pour la prochaine récolte sont elles aussi saisies. Aux morts du Goulag s’ajoutent les millions de morts de faim ou de malnutrition. Le chiffre des morts est difficile à évaluer – au moins 7 millions pour la seule famine.
Régions les plus touchées
Il s’agit de l’ensemble des régions agricoles et tout particulièrement les régions fertiles – celles du Tchernoziom – productrices de céréales. L’Ukraine, grenier à blé, est la région la plus touchée mais la famine sévit également dans le sud de la Russie – plaines de la Volga et du Kouban –, dans le Kazakhstan , etc.
Une estimation des morts des famines de 1932-1933 retient pour un total de 7 millions de victimes :
- 4 millions de morts en Ukraine ;
- 2 millions dans le sud de la Russie ;
- 1 million au Kazakhstan, en précisant pour ce dernier pays que le tiers de la population kazakhe est morte au cours de la famine 1932-1933 .
Les responsables de ces millions de morts
Il apparaît donc que ces famines sévissent non seulement en Ukraine mais dans l’ensemble de l’URSS, y compris la Russie, le Kazakhstan , etc., étant rappelé que l’Ukraine, grenier à blé, a compté le plus grand nombre de victimes.
Quant aux responsables de ces millions de morts, il serait contraire à la vérité d’en rendre la Russie coupable, alors que les responsables en sont les bolcheviques originaires de toutes les parties de l’URSS.
Pour la période 1930-1934, le Politburo est composé de 9 membres :
1 Géorgien : Staline ;
2 Ukrainiens : Kaganovitch et Vorochilov ;
1 Letton : Roudzoutak ;
1 Polonais : Kossior ;
4 Russes : Molotov , Kalinine , Kouÿbichev et Kirov.
Soit 5 non-Russes, dont Staline, et 4 Russes. Il s’agit donc d’une direction bolchevique – ou soviétique – issue des différentes parties de l’URSS.
Précisions :
a/ Au cours des années 1930, Kaganovitch et Vorochilov, tous deux Ukrainiens, font partie avec Molotov et Iejov – ce dernier à partir de 1934 – du premier cercle autour de Staline.
b/ Pendant la période de la Grande Famine de 1932-1933, Kaganovitch , qui a été 1er secrétaire du Parti communiste d’Ukraine de 1925 à 1928, joue un rôle de premier plan dans la répression qui conduit à l’Holodomor.
c/ Pendant cette même période, Vorocholov, Ukrainien lui aussi, est le maître de l’Armée Rouge et le Polonais Menjiski est responsable du NKVD et donc du Goulag.
En conclusion, c’est l’ensemble des peuples de l’URSS qui ont subi les millions de morts du totalitarisme bolchevique.
L’OJIM, le site internet qui fait trembler les journalistes
Jules Blaiseau a le plaisir de recevoir Claude Chollet, fondateur et directeur de l’Observatoire du Journalisme, dans un épisode exceptionnel d’I-Média. Il n’est pas question cette semaine de décrypter la propagande médiatique mais plutôt d’apprendre à s’en affranchir. Découvrez dans cet épisode unique des réflexions passionnantes sur le monde opaque des médias ainsi qu’une présentation de l’OJIM : le site internet qui fait trembler les journalistes !
Vaccination Covid : l’ANSM invite les médecins et les femmes à signaler les anomalies du cycle menstruel
La radio d’Etat France info affirmait pourtant l’inverse en janvier :
“Covid 19 : le vaccin ne provoque pas de “changement cliniquement significatif” du cycle menstruel
Depuis le début de la campagne vaccinale, de nombreuses femmes ont signalé une modification de leur cycle menstruel. Une nouvelle étude parue jeudi permet d’apporter une réponse rassurante à leurs inquiétudes.
Les professionnels de santé et les femmes sont invités à déclarer les troubles menstruels apparus après une vaccination anti-Covid, via le portail des signalements de pharmacovigilance (signalement.social-sante.gouv.fr), a fait savoir l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). La procédure s’inscrit dans un contexte de réévaluation européenne du lien entre les troubles menstruels et les vaccins à ARNm Spikevax et Comirnaty.
Une réunion au sein de l’ANSM, avec plusieurs associations (France Assos Santé, Endomind, EndoFrance, le collectif Où est mon cycle), les centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV), la Fédération nationale des collèges de gynécologie médicale (FNCGM), le collège national des enseignants de gynécologie médicale (CNEGM), le Conseil national de l’Ordre des sages-femmes (CNOSF) et le Collège de la médecine générale (CMG), a permis de faire remonter des témoignages de femmes décrivant des anomalies du cycle menstruel : saignements anormalement longs pendant les règles ou en dehors des règles (ménorragies ou ménométrorragies), ou au contraire une absence de règles pendant plusieurs mois (aménorrhée), douleurs pelviennes ou abdominales, réactivation des symptômes douloureux chez des femmes atteintes d’endométriose, pourtant contrôlée, saignements anormaux chez les femmes ménopausées.
Et “en même temps” des médecins sont inquiétés pour avoir prescrit des médicaments connus depuis des décennies :
Hydroxychloroquine, ivermectine, azithromycine… des scientifiques tentent depuis le début de la crise du Covid-19 de faire connaitre l’efficacité de ces traitements précoces contre le virus. Dernièrement, des médecins libéraux ayant prescrit ces médicaments ont reçu une convocation par leur conseil départemental de l’Ordre des médecins. Mettant en cause leur décision de prescription, l’organisme prévoit rien de moins que des conseils de discipline. Le début d’une nouvelle « chasse aux sorcières à grande échelle », estime le médecin généraliste, Grégory Pamart, toujours suspendu depuis le 15 septembre suite à son refus de recevoir la vaccination contre le Covid-19.
“Tout cela a été travaillé en loge”
Le grand maître du Grand Orient de France Georges Serignac déclare dans un entretien :
[…] La liberté de conscience a été beaucoup travaillée à la fin du 19e siècle et au début du 20e dans les loges. Il y a eu également tout le progrès sur les droits de la femme de disposer de son corps, la contraception, l’abolition de la peine de mort. Tout cela a été travaillé en loge.
Aujourd’hui, nous travaillons sur tout ce qui est la bioéthique, le transhumanisme, le développement durable. Nous travaillons sur le temps long. Nous avons des commissions et des loges qui travaillent sur toutes ces questions. Dans le cadre de l’égalité hommes-femmes, nous travaillons sur la lutte contre la violence faite aux femmes, la prise en compte de la problématique des migrants. Il y a aussi les problèmes écologiques. Il faut que les sociétés prennent en compte d’une manière à la fois humaniste et généreuse ces questions. On ne peut pas faire comme si c’était un non-sujet. Les francs-maçons doivent s’en saisir et faire des propositions à travers le travail dans les loges. […]
Quels sont vos rapports avec l’Eglise catholique ?
Aujourd’hui, l’épiscopat français a parfaitement admis la laïcité républicaine. À travers ce qu’on a pu ressentir, elle n’en est plus un adversaire. Plus du tout. Il n’y a plus de conflit. Il y a quand même certains éléments de l’Église plus à droite, même très extrême, qui la remettent en question. La position officielle de l’archevêque de Paris, le primat des Gaules, les grands leaders qui ont toujours eu un discours sans ambiguïté tiennent aujourd’hui des discours tout aussi sans ambiguïté qui ne sont plus en conflit avec la laïcité, et même avec la franc-maçonnerie. […]
On ne prend pas position politiquement. Jamais sauf contre l’extrême-droite, le totalitarisme, la xénophobie, ce qui se trouve dans nos règlements généraux. Il est inconcevable que nous prenions des positions partisanes puisque nous avons parmi nos membres des gens de toutes les tendances politiques, au nom de leur liberté de conscience, donc également politique. La franc-maçonnerie n’est pas un parti politique. C’est, en revanche, un rempart républicain par rapport aux grands principes, l’idée maçonnique étant indissociable de l’idée républicaine.
Au-delà de cela, les grands principes républicains peuvent s’appliquer partout parce qu’ils sont universels. Liberté, égalité, fraternité sont la devise républicaine, et celle du Grand Orient. Ce sont des principes universels. Nous faisons un effort considérable pour garder notre indépendance par rapport aux partis politiques. Nous considérons que nous sommes plus forts lorsque nous sommes libres. […]
Rappelons que le jugement négatif de l’Eglise sur les associations maçonniques demeure inchangé, parce que leurs principes ont toujours été considérés comme inconciliables avec la doctrine de l’Eglise, et l’inscription à ces associations reste interdite par l’Eglise.
Le Monde du jour est collector
La Une – “Gaz : le plan de Bruxelles pour passer l’hiver”
L’éditorial : “La fin de l’ère de Mario Draghi en Italie, un choc pour toute l’Europe”. L’édito finit avec cette phrase :
On mesure le bouleversement géopolitique que constituerait le retour au pouvoir, à l’occasion de prochaines élections, en pleine inquiétude énergétique à l’approche de l’hiver, de ces formations au lourd passé de complaisance avec Vladimir Poutine. Aux Italiens proeuropéens de se mobiliser et à l’UE d’agir avec doigté pour éviter ce scénario de cauchemar.
Leur cauchemar.
Un Algérien interdit de territoire en France, tout en étant assigné à résidence
Conséquence de cette injustice, des policiers ont été agressés à coup de gaz lacrymogène et de barres de fer :
Les trois policiers qui ont tenté de l'interpeller appartiennent à un service spécialisé dans la sécurisation des transports en commun. Au vu du lourd passif d'Abdelmoumen K., les policiers (1 femme et 2 hommes), par ailleurs aguerris, avaient décidé de le prendre en filature 2/4
— Amaury Bucco (@AmauryBucco) July 21, 2022
… à coup de gaz lacrymogène et de barres de fer. Bilan: 7 j d'ITT pour la policière et 2 j d'ITT pour un de ses collègues. Pour assurer leur sécurité, les 3 policiers ont dû renoncer à l'interpellation et se sont réfugiés dans un supermarché en attendant du renfort 4/4
— Amaury Bucco (@AmauryBucco) July 21, 2022
Un pays ne peut pas à la fois avoir une culture de mort et une culture de vie
La crise dans les hôpitaux, cela commence vraiment à se voir, avec ou sans Covid.
Sur les réseaux sociaux, samedi 16 juillet, la publication d’Iman Couasnon a suscité des dizaines de réactions. Lundi 11 juillet, son fils, pris de fièvre pendant la journée, commence à avoir « des difficultés pour respirer », assure la mère. Avec son conjoint, ils foncent à l’hôpital le plus proche, le centre hospitalier Côte de Lumière aux Sables-d’Olonne. Mais l’accueil des urgences reste clos.
« Nous expliquons la situation à la personne qui a décroché l’interphone, elle nous a seulement dit : il est impossible de vous faire rentrer, nous n’avons pas assez de médecins, désolé. » « Je leur ai dit : mon bébé ne peut plus respirer, aidez-moi. »
Les parents indiquent avoir appelé le Samu sur place, sans réussir à les joindre.
« Je ne pouvais pas me permettre d’attendre. On a réussi à avoir les pompiers, qui nous ont renvoyés vers le Samu. »
Les parents se dirigent alors vers le Centre hospitalier départemental (CHD) de Vendée, à La Roche-sur-Yon. L’hôpital prend en charge l’enfant très rapidement à leur arrivée, vers minuit et demi.
« Tout le service est arrivé dans la chambre, ça défilait, on n’a rien compris. Quand la pédiatre m’a dit qu’elle allait prévenir le service réanimation à Nantes, je me suis effondrée. »
Le témoignage de cette mère illustre une situation critique : en Vendée, les urgences sont sous tension, et la régulation par téléphone reste compliquée.
Autre affaire : dans un courrier envoyé au directeur de l’Agence régionale de santé (ARS), les syndicats du Centre hospitalier intercommunal d’Alençon-Mamers, basé dans l’Orne et la Sarthe, dénoncent des actes de maltraitance sur les patients, dus au manque de lits et de personnel.
Il faut appeler un chat un chat, aujourd’hui on attache des vieux dans les couloirs, tempête Marie Labelle, secrétaire adjointe du syndicat Force ouvrière au Centre hospitalier intercommunal d’Alençon-Mamers (Chicam).
En quelques semaines, l’établissement est passé d’environ 692 à 610 lits d’hospitalisation. Il y en avait 737 avant la crise du Covid. Entre le 20 et le 22 juillet, l’hôpital d’Alençon ne dispose plus que d’une seule ambulance. Les agents se retrouvent à devoir sédater des patients pour qu’ils puissent rester sur un brancard et ne pas tomber
.
Mais le plus urgent, pour le gouvernement, c’est l’avortement.
Chronique des cinglés
Un homme qui se prend pour une femme dans une prison pour femmes du New Jersey a mis enceintes deux codétenues, incitant les autorités à le transférer dans un autre établissement.
En 2021, le New Jersey a adopté une loi permettant aux prisonniers d’être logés conformément à leur identité de genre choisie.
Fin de l’état d’urgence sanitaire au 31 juillet ?
Le projet de loi de veille et de sécurité sanitaire est arrivé dans l’hémicycle du Sénat, après avoir été amputé par l’Assemblée nationale de son article 2.
Une version modifiée du texte a été adoptée en commission des Lois sur la base des propositions du rapporteur LR et sénateur de la Manche Philippe Bas. Le Sénat propose de donner une deuxième chance à l’article 2. Cet article prévoyait la possibilité, si nécessaire, de rétablir le pass sanitaire pour les voyages hors de l’Hexagone, depuis ou vers l’étranger. Une disposition permettant d’exiger le sésame pour les voyageurs mineurs avait également été rejetée. Dans sa nouvelle mouture, la commission des Lois rétablit la possibilité d’exiger un “certificat sanitaire” à partir de 12 ans pour les déplacements “extra-hexagonaux”, mais dans une version édulcorée. D’une part, pour les voyageurs qui arrivent de l’étranger, le rapporteur propose qu’un tel certificat puisse être demandé en cas d’apparition et de circulation d’un nouveau variant “susceptible de constituer une menace sanitaire”. D’autre part, s’agissant de déplacements dans les territoires ultramarins, le gouvernement ne pourrait exiger le justificatif qu’à la condition que les systèmes de santé locaux soient saturés et après consultation des exécutifs locaux.
Concernant la gestion de la fin de l’état d’urgence sanitaire au 31 juillet prochain, un amendement de Philippe Bas propose en guise de garantie une “abrogation expresse” de toutes les dispositions exceptionnelles permises jusqu’alors, dès le 1er août 2022, afin de “consacrer véritablement le retour au droit commun”. Le Sénat a d’ailleurs modifié l’intitulé de la loi : la loi de “veille et la sécurité sanitaire” est devenue “projet de loi mettant fin aux régimes d’exception de lutte créés pour lutter contre l’épidémie liée à la Covid-19”.
Les sénateurs demandent aussi la réintégration des soignants non-vaccinés “dès que la situation sanitaire ou les connaissances médicales et scientifiques ne se justifieront” plus l’obligation vaccinale. L’Académie de médecine a exprimé sa “ferme opposition” au retour des personnels qui n’auraient pas reçu leurs doses de vaccin.
Effet d’annonce ?
D’après l’ordre du jour de la session extraordinaire d’été de l’Assemblée nationale, ordre du jour contrôlé par le gouvernement et dévoilé le 19 juillet, l’inscription du “droit à l’avortement” dans la Constitution française ne sera pas étudiée cet été.
L’initiative parlementaire et le manque de temps en seraient l’explication. Pour Elisabeth Borne, cette initiative « reste à l’Assemblée ». Sa position a été confirmée par Éric Dupond-Moretti pour qui « le parlement est dans son rôle, le gouvernement sera dans le sien ».
« Il faudra [probablement] attendre la première niche parlementaire du groupe Renaissance, à l’automne, pour voir ce texte inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale ».
Néanmoins, cette proposition ne fait pas l’unanimité. D’après un sondage réalisé par JIM du 30 juin au 17 juillet, sur 916 réponses, « 57% des médecins et 51% des pharmaciens sont hostiles » à la constitutionnalisation du “droit à l’avortement”.
« L’urgence, c’était surtout de l’annoncer », reconnaît un député Renaissance.
Vers le passeport énergétique
Le Sri Lanka instaure un pass-carburant avec QR code. Le gouvernement attribue chaque dimanche un quota de carburant hebdomadaire par véhicule.
Vous avez aimé la dictature sanitaire ? Vous adorerez la dictature énergétique. La présidente de la Commission européenne a déclaré :
« La Russie utilise le gaz comme arme… Nous avons appris de la pandémie que si nous agissons dans l’unité, nous pouvons faire face à n’importe quelle crise. »
Après nous avoir tiré une balle de le pied, la Commission européenne propose de nous rationner. Les peuples d’Europe peuvent accepter toutes les contraintes et privations de liberté à condition qu’ils aient assez peur. Et la peur de manquer d’énergie (notamment de chauffage) sera plus motivante que la peur du virus.
La Commission européenne propose d’introduire un nouvel objectif de réduction “temporaire” de 15% de la consommation de gaz des États membres, avec la possibilité de rendre cet objectif contraignant en cas d’urgence.
Dans une communication intitulée « Économiser l’énergie pour un hiver sûr » et présentée mercredi 20 juillet aux États membres, l’Union européenne prévoit des mesures d’urgence pour réduire la demande en énergie. Le plan propose un objectif volontaire de réduction de la demande de gaz de 15%, du 1er août 2022 au 31 mars 2023. L’objectif deviendrait contraignant si la situation se détériorait. D’ici à la fin du mois de septembre, les pays de l’UE devraient avoir actualisé leurs plans d’urgence nationaux avec des mesures permettant d’atteindre l’objectif.
Au début de la saison de chauffage, en octobre, les gouvernements nationaux devront économiser du gaz en demandant aux ménages de baisser leur thermostat de 1°C et en imposant une réduction du chauffage des bâtiments publics, des bureaux et des immeubles à usage commercial.
Par ailleurs, la Commission européenne préconise également que les pays passent plus rapidement aux énergies renouvelables et utilisent d’autres sources d’énergie pour la production d’électricité, y compris le charbon à court terme.
Matthieu Lavagna : Soyez rationnel, devenez catholique
Irrationnelle, la foi catholique ? Réfutée par les connaissances modernes ? Peu crédible devant les exigences de la raison ? Voilà à peu près les faux préjugés ancrés dans les esprits contemporains.
Depuis la période des Lumières, la société occidentale travaille ardemment à détruire l’idée de vérité religieuse. La religion serait alors “l’opium du peuple”, ou encore, la projection de nos désirs inconscients. Beaucoup de gens ont en tête que la foi chrétienne est irrationnelle et faite pour les esprits faibles qui ont besoin de “se rassurer” ou de “donner un sens à leur vie”.
Dans son ouvrage “Soyez rationnel devenez catholique !“, Matthieu Lavagna se lance dans une défense méthodique de la foi : la raison humaine aboutit, en réalité, à la vérité du catholicisme.
Après Caroline Cayeux, Christophe Béchu
Il ne sert à rien de s’aplatir devant le lobby LGBT. Après Caroline Cayeux, qui, malgré ses regrets, ne trouve pas grâce auprès des invertis, c’est au tour de Christophe Béchu de subir leurs foudres :
La légende raconte que cette année, au sujet de bac philo «qu’est-ce que le culot ?», un élève a simplement répondu «Christophe Béchu» et il a eu 19/20. On comprend pourquoi en écoutant le ministre de la Transition écologique sur RTL ce matin. Pour sa première apparition médiatique alors que des incendies monstres ravagent la France depuis une semaine, l’ex-maire d’Angers est interrogé sur les propos homophobes de sa collègue Caroline Cayeux. S’il y décèle un «mépris» qui pourtant ne «correspond pas» à Cayeux, il estime la polémique «close» et explique : «Il y a aussi des gens qui étaient contre le mariage pour tous – j’en faisais partie – mais qui ont évolué et je peux vous dire que j’ai éprouvé des moments de grâce et d’émotion dans les mariages entre personnes de même sexe que j’ai eu l’occasion, à titre personnel, de célébrer.»Le temps d’une pensée émue pour Nathalie Kosciusko-Morizet dans le métro parisien et Béchu enchaîne : «C’est d’autant plus important de faire en sorte sur ce sujet, qui a généré beaucoup de souffrances en termes de discrimination, de violence verbale, qu’il ne puisse pas y avoir la moindre ambiguïté sur le fait que la lutte contre les discriminations, c’est une priorité de ce gouvernement, […] que des personnes qui se retrouvent à nouveau stigmatisées [autour de la variole du singe, ndlr] puissent ne pas douter du soutien des pouvoirs publics.» Un propos qui ne poserait aucun souci s’il n’était tenu par celui qui, en tant que maire en 2016, avait fait retirer, à proximité des écoles de sa ville, une campagne d’affichage de prévention contre le VIH mettant en scène des couples homosexuels enlacés, et ce au prétexte de «protéger les enfants les plus jeunes des visuels et des messages». Selon lui à l’époque, ces images «volontairement choquantes» auraient plutôt eu leur place «dans des magazines pour adultes». La stigmatisation, c’est les autres ?
Plaidoirie de Stéphane Ravier pour l’abrogation du passeport sanitaire
A la tribune du Sénat :
🎥 Mon intervention n’a qu’une motivation : l’ABROGATION du Pass Sanitaire.
Alors que la France est un coupe-gorge, que la France brûle, que l’hôpital s’effondre, le texte que nous votons ne répond toujours pas à l’impératif de la réintégration des 15 000 soignants et pompiers. pic.twitter.com/b1gOHpyeGj
— Stéphane Ravier (@Stephane_Ravier) July 20, 2022
Plus il y a d’immigrés, plus il y a de policiers
Le ministre de l’Intérieur demande à ce qu’il y ait plus de policiers à Paris pour assurer la sécurité. Le gouvernement craint que l’épisode dramatique du Stade de France soit quotidien lors des Jeux Olympiques…
Avec cet effort sans précédent, je souhaite que nos résultats soient améliorés, notamment les violences contre les personnes, et le trafic de drogue. Sur ce point, j’ai demandé à Laurent Nunez des propositions pour éradiquer le crack à Paris et j’ai mobilisé l’OfAST sur ce sujet.
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) July 20, 2022
Dans 10 ans il faudra 6 000 postes de policiers de plus et 5 000 nouvelles caméras. Etc. En attendant que la France devienne tranquillement comme l’Afrique du Sud :
man has to defend himself and his family from attackers in Klerksdorp, South Africa, today pic.twitter.com/Fg7WxEb1IF
— WilliamA33 (@WilliamA_33) July 20, 2022
Il est quasi-impossible de trouver en France une liturgie qui réponde aux exigences du Concile, sinon dans les lieux où est célébrée la liturgie traditionnelle
Le père Laurent-Marie Pocquet du Haut Jussé, canoniste et théologien, ancien responsable de l’application du motu proprio Summorum pontificum à Compiègne, a été interrogé dans Famille Chrétienne. Extraits :
Un an après le motu proprio Traditionis custodes, le pape vient de réaffirmer sa volonté de limiter drastiquement l’usage du rite tridentin dans sa lettre apostolique Desiderio desideravi au nom de l’unité de l’Eglise. En quoi le rite tridentin menace-t-il plus l’unité de l’Eglise que les autres rites admis en son sein ?
La crise sans précédent que l’Occident chrétien traverse aujourd’hui est d’abord et avant tout doctrinale et pastorale. L’Église tire son unité non de la liturgie mais d’une même profession de foi et d’une même fidélité à la grâce qui nous sauve, principalement communiquée par les sacrements. Nous vivons une situation paradoxale : il y a un effondrement de l’unité dans la foi qui va de pair avec l’affirmation de la nécessité absolue de l’unité liturgique, voire pastorale… […]
Cela pose-t-il un problème en soi qu’il y ait deux formes du même rite romain ?
Lorsque saint Pie V au sortir du Concile de Trente a accordé la liberté à tous les prêtres de l’Église romaine de célébrer le missel en usage à la curie romaine, il entendait offrir à tous une liturgie fruit d’un développement homogène qui remontait en ses éléments essentiels à la grande patristique. Mais il a aussi maintenu la liberté de célébrer les formes liturgiques de plus de deux cents ans. De plus, il y a un véritable éclatement de la célébration du missel promulgué en 1969, éclatement qui va bien au-delà des adaptations possibles prévues par le texte. Le Concile a reconnu le chant grégorien comme le chant propre de l’Église romaine, il a voulu qu’il ait la première place dans les célébrations liturgiques, les rubriques de l’ordinaire de la messe semblent indiquer que la messe est célébrée ad orientem, permettant ainsi à l’ensemble du peuple de Dieu, ministres et fidèles, de se tourner ensemble vers le Seigneur (en évitant un face à face très clérical…), et pourtant il est quasi-impossible de trouver en France une liturgie qui réponde aux exigences du Concile, sinon dans les lieux où est célébrée la liturgie traditionnelle…
Il n’est pas rare d’entendre que les fidèles attachés à la forme extraordinaire du rite romain ne sont pas en communion parfaite avec l’Eglise catholique. Quels sont les critères d’une telle communion ?
Tout fidèle qui professe la foi catholique telle qu’elle est contenue dans l’enseignement infaillible de l’Église et qui cherche à vivre l’Évangile dans toutes ces exigences est en parfaite communion avec l’Église tout entière. Par ailleurs, le droit de l’Église, comme le Concile Vatican II, lui reconnait la liberté de s’associer, de promouvoir telle ou telle spiritualité, de faire rayonner l’Évangile dans sa famille, son lieu de travail, ses responsabilités sociales et politiques etc. Les pasteurs exercent une mission de vigilance si l’exercice ou l’expression de ce droit va à l’encontre de la doctrine et de la morale catholiques. Aller au-delà de cette mission risque fort de verser dans une nouvelle forme de cléricalisme. Je note enfin que la plupart des jeunes sont insensibles à l’argument d’autorité lorsqu’il est employé à mauvais escient ou de façon illégitime !
Dom Geoffroy Kemlin souligne dans son entretien le fait que le Motu proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI « ne pouvait qu’être provisoire ». Qu’en pensez-vous ?
Je suis incapable de répondre à cette question. Par le baptême, le chrétien est installé dans une situation provisoire, celle d’attendre la Résurrection. Il y a des décisions provisoires qui ont traversé les siècles. Toute décision pastorale se juge à ses fruits : le maintien ou le rétablissement de la paix, la communion dans une même foi, la reconnaissance d’une légitime diversité, la protection des droits des fidèles. Il est indiscutable que le Motu proprio Summorum pontificum a largement contribué à pacifier les esprits et a permis à beaucoup de jeunes de faire l’expérience de la Tradition. […]
Le pape François rappelle dans sa lettre que tout catholique se doit d’« accepter la réforme liturgique née de Sacrosanctum Concilium » et donc la messe Paul VI. Que cela signifie-t-il profondément ? L’attachement au rite tridentin ou le refus de concélébrer doivent-il être considérés comme une forme de rejet de la messe Paul VI ?
Laissons Dieu sonder les cœurs et les reins ! Malheureusement les mesures très dures à l’encontre de la liturgie traditionnelle frappent indistinctement tous les prêtres latins, y compris ceux qui célèbrent le missel de St Paul VI, qui concélèbrent avec leur évêque et leurs confrères, et qui n’ont fait que répondre de façon large et généreuse aux demandes légitimes d’une portion du peuple de Dieu, sans chercher à imposer aux autres fidèles le latin, le grégorien et la communion dans la bouche !
Pour Dom Kemlin la diversité des rites ne nuit pas à l’unité de l’Eglise dès lors qu’elle se fonde sur un critère objectif (l’appartenance à une région ou un pays, ou à un ordre religieux). Mais elle devient problématique lorsqu’elle provient d’un critère subjectif, d’un choix personnel car, dit-il, « la liturgie est quelque chose qui ne vient pas de nous mais que nous recevons de l’Eglise ». Le rite tridentin ne répond-il pas précisément à cette définition ?
Ce point de vue me semble un peu étrange. Il ignore l’importance de l’expérience spirituelle des fidèles, leurs droits et leur liberté. Si un jeune entre à l’abbaye de Solesmes, il choisit une manière de vivre la liturgie et ce droit fondamental est non seulement reconnu mais protégé par l’Église. De même s’il entre à Fontgombault, au Barroux ou à la Pierre-qui-vire. Il y a bien un choix personnel qui est légitime et qui doit être respecté. Ayant accompagné de nombreux jeunes adultes vers le baptême, j’ai souvent remarqué que la liturgie traditionnelle constitue dans leur conversion et dans leur physionomie spirituelle un élément structurant, ce qui ne les empêche pas, par la suite, de s’ouvrir à d’autres réalités de l’Église. La liturgie n’existe pas dans l’absolu. Il est paradoxal d’affirmer à la fois que la liturgie constitue un élément central de l’identité de foi d’un fidèle et ne pas comprendre que celui-ci réagit lorsqu’on modifie, voire qu’on bouleverse la forme concrète qui lui a donné de vivre du mystère chrétien. Cela constitue une vision assez désincarnée, voire gnostique, de la liturgie. Tout ce qui contribue à un enracinement doit être encouragé. Enfin je note que la subjectivité du prêtre apparait beaucoup plus dans la liturgie issue du Concile que dans la liturgie traditionnelle, où le célébrant s’efface totalement pour laisser transparaître le rite et la splendeur du mystère célébré.
N’est-il pas paradoxal, à l’heure où la synodalité est sans cesse mise en avant, qu’une branche de l’Eglise n’ait pas voix au chapitre ?
La notion, sinon la réalité de la synodalité doit faire l’objet d’un autre type de considérations, à la fois historiques, doctrinales, critiques et pastorales. Dans la phase actuelle, ne sont remontées, à quelques exceptions près, que des exigences et les revendications d’une certaine frange de l’Église. Pour certains, il s’agit de construire une Église synodale. C’est ici que je rejoins l’inquiétude de Dom Kemlin : le mystère de l’Église se reçoit-il ou se construit-il ? Il y a un gros travail à fournir pour étudier les fondements scripturaires, patristiques, historiques, théologiques, pastoraux de la synodalité. Mais j’ai déjà fait l’expérience que certains des tenants de cette nouvelle manière de « faire église » sont assez peu ouverts au dialogue, à la contradiction, à l’argumentation raisonnable…
Le maintien du rite tridentin ne pourrait-il pas être considéré comme un des remèdes à l’effondrement de la pratique religieuse ?
Cela me semble évident. […]
Ce refus de tout débat doctrinal est, en soi, terrifiant
De Jean-Pierre Maugendre dans Renaissance catholique, suite à l’entretien donné dans Famille chrétienne par Don Thomas Diradourian, professeur de liturgie et prêtre de la Communauté Saint-Martin :
A l’occasion de l’anniversaire de la promulgation du Motu Proprio Traditionis custodes, le 16 juillet2021, l’hebdomadaire Famille Chrétienne revient sur le fond de la question liturgique en rediffusant un entretien déjà paru le 15 octobre dernier avec un prêtre de la Communauté Saint Martin, Don Thomas Diradourian, professeur de liturgie au séminaire d’Evron. Celui-ci se joint, a priori sans états d’âme, à la curée pontificale et épiscopale contre les fidèles et les prêtres attachés à la célébration de la messe traditionnelle. Outre qu’il n’est guère élégant de tirer sur une ambulance, il est, de plus, parfaitement stupide de croire que l’entreprise, en cours, de rupture avec la Tradition de l’Eglise, accélérée par le pontificat du pape François, se cantonnera aux questions liturgiques. Après le tour des communautés fidèles à la liturgie traditionnelle viendra celui des institutions simplement fidèles à l’enseignement de Saint Thomas d’Aquin. Hodie mihi. Cras tibi. Aujourd’hui c’est moi. Demain ce sera vous. Comme si donner des gages à la Révolution n’avait jamais entravé sa progression !
Le devoir d’adhérer à la messe de Paul VI
Le titre de l’entretien a le mérite de la clarté : « Tout catholique a le devoir d’adhérer à la messe de Paul VI ». On se demande d’abord dans ce contexte ce que signifie le verbe adhérer : « Tenir fortement à une chose » nous dit le Larousse : le papier peint doit bien adhérer au mur… Sont ainsi exclus de la communion catholique, par arrêt martiniste, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les fidèles a minima circonspects sur certains aspects de la réforme liturgique et pour cela attachés, à des degrés divers, à la liturgie traditionnelle de l’Eglise. Une telle prétention laisse pantois quand on se remémore la force des propos de Saint Pie V promulguant par la bulle Quo Primum, en 1570, la messe restaurée par le concile de Trente :
« Qu’absolument personne, donc, ne puisse déroger à cette page qui exprime Notre permission, Notre décision, Notre commandement, Notre précepte, Notre concession, Notre indult, Notre décret et Notre intervention, ou n’ose aller à l’encontre de ces dispositions. Si, cependant, quelqu’un se permettait une telle altération qu’il sache qu’il encourrait l’indignation de Dieu Tout-Puissant. »
Benoît XVI avait pris acte de la puissance de ce texte en affirmant dans le Motu Proprio Summorum Pontificum du 7 juillet 2007 :
« Le missel romain promulgué par le bienheureux Jean XXIII en 1962 n’a jamais été abrogé ».
Le Motu proprio du pape François Traditionis Custodes du 16 juillet 2021 n’a rien changé à cet état, canonique, de fait.
Devant la violence de l’injonction « devoir d’adhérer » le lecteur s’attend à une argumentation serrée, taillant en pièce toutes les objections et mettant en valeur les nombreux bienfaits de la réforme liturgique. Las, le seul argument retenu est celui d’autorité :
« Refuser son obéissance filiale et docile à la discipline liturgique de l’Eglise n’est-ce pas contester à celle-ci sa qualité de mère et d’éducatrice ? »
Nous n’en saurons pas plus. Les objections doctrinales présentées à Paul VI le 3 septembre 1969 et formulées dans le Bref Examen critique du Nouvel Ordo Missae :
« Le NOM s’éloigne de manière impressionnante dans l’ensemble comme dans le détail de la théologie catholique de la sainte messe telle qu’elle a été formulée à la XXIIème session du concile de Trente. »
ne sont ni réfutées ni même mentionnées. Le lecteur ignorera aussi ce que peut signifier dans « l’obéissance filiale et docile » le fait que l’on en soit, en cinquante années, à la troisième traduction du Notre Père ainsi que les allers et retours sur la traduction de « consubstantialem » par de même nature ou consubstantiel. Circulez. Il n’y a rien à voir. Chez ces gens-là, on ne pense pas… Ce refus de tout débat doctrinal est, en soi, terrifiant.
Don Thomas note, par ailleurs, justement :
« Une autre nouveauté qui fit couler beaucoup d’encre consista dans la réécriture de l’offertoire, substituant aux prières héritées du Moyen-Age des bénédictions inspirées de la liturgie juive ».
Il s’agissait, nous dit-on, de « simplifier les prières sacerdotales ». Le résultat ne fut pas une simplification mais la disparition complète, dans les prières de l’Offertoire, de toute référence au sacrifice du Christ et à la Sainte Trinité ce qui n’est somme toute pas surprenant dans une bénédiction de repas juif. Notons à ce propos, et notre professeur de liturgie le sait certainement, que l’offertoire dominicain, sensiblement plus bref que l’offertoire romain, fait lui référence au sacrifice du Christ et à la Sainte-Trinité dans l’admirable prière : Suscipe sancta trinitas : Recevez, Sainte Trinité, cette oblation que je vous offre en mémoire de la passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ… Le débat qui devrait être doctrinal est renvoyé à des considérations historiques : Préférez-vous le Moyen-Age ou la période pré chrétienne ?
Rupture ou continuité ?
Quant à présenter, à la suite du cardinal Frings, archevêque de Cologne, le schéma préparatoire à la constitution sur la liturgie « comme le testament du pape Pie XII », mis en œuvre, « un héritage à consolider » il faut oser. En effet Pie XII écrit, par exemple, dans Mediator Dei, encyclique du 20 novembre 1947, sur la divine liturgie :
« Ce serait sortir de la voie droite de vouloir rendre à l’autel sa forme primitive de table, de vouloir supprimer radicalement des couleurs liturgiques le noir, d’exclure des temples les images saintes et les statues… ».
Sont ainsi dénoncées une partie des mesures que mettra en œuvre la réforme liturgique dans ses injonctions officielles et pas uniquement en raison « du contexte ecclésial troublé, voire anarchique » auquel Don Thomas attribue l’impossibilité d’une « réception apaisée » de la réforme.
Prudemment notre auteur n’aborde pas les conséquences de la réforme liturgique. Il n’est fait nulle mention de l’effondrement de la pratique religieuse : de 25% de la population en 1965, à moins de 2% aujourd’hui. S’agit-il d’une simple concomitance ? Ou Don Thomas est-il adepte de la célèbre formule : « Je préfère faire signe que faire nombre » ? Notre auteur conclut sa condamnation par une conviction :
« Je suis convaincu que le Missel de 2022, qui est imparfait comme toute œuvre humaine, contient en lui non seulement les formules les plus sûres de la foi de l’Eglise, mais aussi tous les trésors de la tradition de la liturgie romaine ».
Nouvelle attaque cardiaque pour ceux qui sont allés jusqu’au bout de ce texte. Le Missel de 2022, version actualisée de celui de 1969, ne contiendrait pas seulement des « formules sûres de la foi de l’Eglise » mais « les plus sûres ». Comment alors expliquer le constat de Guillaume Cuchet dans son ouvrage : « Le catholicisme a-t-il encore un avenir en France ? » :
« Les milieux qui ont joué le plus franchement et avec le plus d’enthousiasme le jeu de l’ouverture sont aussi ceux qui ont connu, paradoxalement, les plus faibles taux de conservation et de transmission de la foi ».
Qui croira, là encore, à une simple concomitance alors que la sentence évangélique nous rappelle :
« Tout bon arbre donne de bons fruits, tandis que le mauvais arbre donne de mauvais fruits (…) Tout arbre qui ne donne pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaitrez » (Mat VII, 18-20).
Conclusion
A bien des égards, ce texte de circonstance, au-delà de son caractère injurieux à l’égard des catholiques attachés à la liturgie traditionnelle de l’Eglise, est d’abord profondément affligeant.
- Affligeant par son refus de tout débat doctrinal de fond.
- Affligeant par la seule référence, dans le raisonnement, à l’argument d’autorité.
- Affligeant par le refus de regarder la réalité en face : les fruits désastreux de la réforme liturgique.
- Affligeant par les tensions qu’il va créer dans les diocèses entre les prêtres de la communauté Saint Martin et ceux des communautés ex-Ecclesia Dei, immergés dans des presbyteriums acquis, en bonne part, aux propositions, parfaitement hétérodoxes, issues des synodes diocésains.
- Affligeant enfin par la naïveté dont il est l’expression, son auteur espérant, peut-être, se concilier la bienveillance des autorités de l’Eglise par une surenchère légitimiste et la dénonciation à la vindicte ecclésiastique des familles qui sont, aussi, celles de nombreux prêtres et séminaristes de la Communauté Saint Martin. L’institution fondée par Mgr Guérin ne sort guère grandie de ce triste épisode et de ce débat manqué.
Jean-Pierre Maugendre
Une réfugiée ukrainienne appelle ses compatriotes à être prudentes
Cette réfugiée ukrainienne, qui a donc fuit la guerre, a été agressée en France par un Algérien de 37 ans, sans domicile stable ni titre de séjour.
Mais la France n’est pas un coupe-gorge.
Crèche à la mairie : les laïcards condamnés à payer
La Fédération des libres penseurs de Seine-et-Marne avait déposé un recours contre la mairie de Melun à propos de la crèche de Noël installée en décembre 2021. Elle a été condamnée par décision du tribunal administratif le 5 juillet 2022 à payer 1500 euros à la commune.
Dans le paragraphe 6 du jugement, il est écrit que la crèche est une scène qui participe à l’iconographie chrétienne et qui, par là, présente un caractère religieux. Mais il s’agit aussi d’un élément qui fait partie des décorations et illustrations qui accompagnent traditionnellement sans signification religieuse particulière les fêtes de fin d’année.
La fédération ne sait pas encore si elle fera appel. Elle a jusqu’au 4 septembre pour le faire.

