L’eugénisme et la théorie évolutionniste des races – Jacques Henry
L’ECLJ avec le Collège Saint Germain organisait une conférence le 18 juin 2022 à Paris : “Métamorphoses et permanence de l’eugénisme : De la «société pure» à la société hybride”, dont voici la première intervention.
Alors même que le renforcement de l’eugénisme depuis quelques décennies déjà est palpable, il demeure encore dans le non-dit, masqué par les périphrases, les euphémismes et autres effets de langage, comme, par exemple, la notion de « santé reproductive ». Avec ceci, et depuis ses origines, l’eugénisme est rapporté non pas seulement à un objectif de pureté raciale, mais aussi, de manière concurrente, à l’idéal progressiste d’une société hybride, tant sur le plan du métissage biologique ou transhumaniste, que sur celui, sociologique, du relativisme multiculturel. Sous ces variantes se tapit pourtant la permanence d’une obsession : maîtriser l’humanité en en maîtrisant la reproduction, sur fond d’utilitarisme malthusien et d’anti-spiritualisme. Sous ses divers avatars, l’eugénisme apparaît ainsi comme l’un des visages de l’idéologie moderne. Ce sont ces évolutions et ces permanences qui demandent à être questionnées et éclaircies et qui firent l’objet de cette journée d’étude.
Les maires démocrates de New York et Washington découvrent l’immigration de masse
Le maire démocrate de New York, Eric Adams, partisan d’un accueil sans limite des clandestins, s’est vu contraint de demander le 19 juillet une aide urgente au gouvernement fédéral américain afin de gérer des arrivées massives de clandestins dans sa ville…
Il a déclaré dans un communiqué que
« la ville de New York connaît une augmentation marquée du nombre de demandeurs d’asile qui arrivent d’Amérique latine et d’autres régions. Dans certains cas, des familles arrivent dans des bus envoyés par les États du Texas et de l’Arizona, tandis que dans d’autres cas, il semble que des personnes soient envoyées par le gouvernement fédéral ».
Plus de 2 800 nouveaux demandeurs asile qui auraient été recensés à New York ces dernières semaines.
La ville dispose d’une loi de « droit au logement » qui impose que tous les demandeurs d’asile sans-abri y arrivant puissent disposer d’un hébergement d’urgence. Cette obligation conjuguée à l’afflux de clandestins a eu pour conséquence de submerger le système d’hébergement. Ce dernier a donc réclamé de l’aide au gouvernement fédéral.
Le 17 juillet, le maire de Washington, Muriel Bowser, s’est aussi plaint que les refuges pour sans-abri de sa ville se remplissaient de clandestins demandeurs d’asile. Et, comme le maire de New York, elle a demandé l’aide du gouvernement fédéral.
Selon le New York Post, au cours des 18 premiers mois de l’administration Biden, plus de 3 millions de migrants sont entrés illégalement aux États-Unis.
Lettre d’une étudiante en médecine au Conseil de l’Ordre
Lue ici :
Demande d’un RDV pour échanger sur les raisons qui me font arrêter mes études de médecine.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les conseillers ordinaux,
Chers Professeurs, Chers Docteurs, Chers Maîtres,
Étudiante en 4e année de médecine à la rentrée 2021/2022, j’ai reçu récemment un courrier de la scolarité de la Faculté de Médecine de Grenoble relatif à la fin de ma période de césure (sollicitée suite à la promulgation de la Loi du 5 août 2021).
J’ai répondu au Doyen de la Faculté en le remerciant très sincèrement de m’avoir accordé ce temps de réflexion et pour la bienveillance dont il avait fait preuve à mon égard ; puis en lui annonçant, avec un profond regret, ma décision de ne pas poursuivre mes études de médecine, après ces 3 années et quelques mois, passés au sein de sa Faculté. Voici l’essentiel de mes propos.
C’est vraiment à contrecœur que je prends cette décision, mais en pleine conscience, et je l’espère avec bon sens, sagesse et rationalité :
Je m’étais en effet engagée en médecine avec pour ambition de soigner mon prochain, d’agir toujours en conscience, avec probité et honnêteté vis-à-vis de lui, sans jamais déroger au code d’honneur du serment d’Hippocrate, un serment sur lequel tout le monde jure sans toutefois, j’en ai le sentiment, en mesurer l’importance, les conséquences, et sans être prêt à en respecter tous les engagements, en toutes circonstances, et quoi qu’il en coûte.
J’aime profondément étudier, j’aime apprendre comment fonctionnent le corps et l’esprit humain, comprendre les pathologies, et aller chercher quelles sont les récentes avancées médicales, scientifiques et technologiques pour trouver celles qui vont pouvoir profiter à mon patient. J’aime me réjouir avec les patients qui guérissent, et écouter, accompagner tous ceux qui en ont besoin. J’étais prête à faire face aux difficultés qui jalonnent le parcours d’un médecin.
Malheureusement, aujourd’hui je ressens que soigner comme on me demandera de le faire ne sera pas en accord avec mes convictions, et que je ne serai pas en mesure de respecter le serment d’Hippocrate qu’on me demandera de prêter à l’issue de mes études.
Je croyais que la médecine avait avant tout pour ambition suprême de soigner toutes les personnes, coûte que coûte, et qu’en tant que médecin je serais libre d’agir dans le seul intérêt de mon patient, dans le respect du recueil de son consentement libre et éclairé, et guidée par mes connaissances, la sagesse acquise lors de mes formations et de mes expériences, et ma capacité de discernement.
Les deux ans qui viennent de s’écouler m’ont montré que la médecine telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui (et le sera de plus en plus) n’est pas en phase avec l’idée que je m’en faisais.
J’ai toujours pensé pouvoir exercer ma vocation, sans pression d’aucune sorte et surtout en toute indépendance des lobbies financiers, croyant naïvement que la mission de soigner résistait à l’appât de l’argent, à l’appel du pouvoir et à la satisfaction de l’ego tel que le souligne notre serment : « Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire. »
Nous devons également jurer : « Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera. »Comment comprendre alors le refus de soin imposé pendant ces deuxannées ? En effet, comment a-t-on pu déconseiller voire interdire à des gens qui avaient besoin de soins de se rendre chez leur médecin ? Comment a-t-on pu leur dire, sans prendre le temps de les ausculter, de rester ou de retourner chez eux juste avec du Doliprane ? Comment accepter tout cela lorsque l’on sait que le simple fait d’accueillir, écouter et accompagner avec compassion le patient participe significativement à sa guérison et à son mieux-être ?
Nous devons aussi prononcer « Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. » Mais comment concilier cette promesse avec l’obligation faite aux patients de disposer d’un Pass sanitaire ou de s’être administré au préalable une molécule sur laquelle il y a peu de recul pour avoir le droit de se faire soigner ?
Dans l’état actuel des données scientifiques, est-il raisonnable d’exiger ce geste des patients, des professionnels de santé, a fortiori des étudiants des filières santé, dont le jeune âge aurait mérité que s’applique un élémentaire principe de précaution ?
J’ai aussi très mal vécu de voir en septembre 2021 des collègues soignants suspendus, sans aucune considération ni égard pour leurs états de service antérieurs, leur dévouement aux patients et leur loyauté à leur institution. Pouvons-nous supporter de les voir toujours sans aucun revenu pour avoir refusé d’aller à l’encontre de leurs convictions ou de leurs arguments médicaux ? Ces soignants étaient pourtant prêts à d’autres mesures de protection au contact des malades. De voir tous ces professionnels, qui se sont dévouées pendant tant d’années pour le bien de leurs prochains, perdre leur travail, leur statut social, parfois ne plus pouvoir subvenir aux besoins de leur famille voire manger à leur faim a été pour moi d’une grande violence. (J’ai personnellement vu des soignants se servir de la nourriture issue des poubelles.)
Comment proclamer encore « J’informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n’exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences. » et, dans le mêmetemps, précipiter de force, sous l’influence de la peur, vers une thérapie expérimentale des millions de personnes, en abusant de la confiance aveugle qu’ils ont dans la médecine et la science représentée par certains experts. Quelle folie s’est emparée de la communauté médicale pour accepter tout ça sans sourciller, au mépris de tous les principes qui faisaient consensus avant 2020 ?
Comment prononcer les mots suivants « Je préserverai l’indépendance nécessaire à l’accomplissement de ma mission. » ou encore « Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire. », alors que nous avons tous pu constater durant ces deux années à quel point le milieu politique et médical est parfois corrompu, et ce au plus haut niveau, par les laboratoires pharmaceutiques et les cabinets de conseil privés ?
Qu’il n’y ait pas de méprise : je ne doute pas de la probité et de l’honnêteté de la majorité des médecins et des soignants en France. En revanche, je doute désormais de la capacité du plus grand nombre à prendre du recul et à assumer avec courage le serment qu’ils ont prononcé dès lors que la situation devient un peu compliquée et que leurs intérêts personnels soient en jeu. Je crains, malheureusement, qu’une petite poignée de gens bien placés suffise à corrompre l’ensemble d’un système.
Comment a-t-il été rendu possible d’en venir à expliquer à nos patients que nous pouvions leur imposer des soins inutiles pour eux-mêmes (comme l’est le vaccin contre la covid pour les personnes non à risque de formes graves, notamment les enfants, les adolescents et les jeunes adultes) et inutiles pour protéger les autres (puisqu’avec ou sans vaccins il n’y a pas de différence dans la transmission), tout en laissant l’industrie qui les produit engranger 36,8 milliards d’euros sur ce seul et unique produit ?
Enfin comment pourrai-je oser jurer « Je ne provoquerai jamais la mort délibérément » et accepter de laisser des gens sans soins, des personnes âgées mourir loin de leurs proches et dans la solitude la plus abjecte ?
Non, décidément, cette médecine qu’on nous propose d’exercer n’est vraiment pas celle que j’avais envisagée.
Des lits ferment, des services d’urgence ferment, des collègues souffrent, des patients meurent, de maladie ou d’abandon…
Ce n’est pas ma définition de la médecine.
Je n’ai pas signé pour cela.
Pas pour abandonner, tromper ou laisser mourir.
Pas pour être le bouc émissaire de décisions qui ne sont plus motivées par notre mission de soins et le respect de notre serment, mais on dirait bien par la seule ambition dévorante ou la folie de certains individus.
Alors ma décision je la prends avec regret, car j’aime profondément la médecine, c’est ma vocation, mais je la prends avec la sagesse que m’inspire l’Ecclésiaste :
« Mieux vaut pour toi ne point faire de vœu, que d’en faire un et de ne pas l’accomplir ».
Je reste reconnaissante pour tous les enseignements reçus pendant ces trois belles années. Ils ont été intellectuellement riches et demeureront un bagage de connaissances et de principes utiles qui continueront de m’accompagner.
En vous remerciant de votre attention, et en espérant que ma lettre saura susciter en vous des interrogations ou des éclairages à m’apporter, je suis pour ma part à votre entière disposition pour un échange constructif et vous prie d’agréer, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les conseillers ordinaux, mes sincères et respectueuses salutations.
Zoé Bruder
Étudiante en 4e année à la Faculté de Médecine de Grenoble
Le 6 juin 2022
375 306 immigrés non-européens se sont installés légalement en France au cours de l’année 2021
Ce nombre est l’addition des primo-titres de séjour et des primo-demandeurs d’asile ; il ne prend pas en compte les étrangers ayant obtenu le statut de mineur isolé. L’Observatoire de l’immigration constate une forte reprise à la hausse de l’immigration, après un léger creux dû au Covid en 2020.
Principaux pays d'origine des bénéficiaires de premiers titres de séjour en 2021 :
1. Maroc 🇲🇦
2. Algérie 🇩🇿
3. Tunisie 🇹🇳
4. Côte d'Ivoire 🇨🇮
5. Chine 🇨🇳 pic.twitter.com/cFJdX2uPUj— Observatoire de l'immigration et de la démographie (@ObservatoireID) July 25, 2022
📈 ASILE – Premières demandes enregistrées en 2021 : + 28% (104 381)
🔎Rappel : la France était devenue en 2019 le pays le plus attractif d'Europe en matière d'asile, et le 2ème au monde après les Etats-Unis. pic.twitter.com/3xZbId18tp
— Observatoire de l'immigration et de la démographie (@ObservatoireID) July 25, 2022
Principaux pays d'origine des nouveaux demandeurs d'asile en 2021 :
1. Afghanistan 🇦🇫 + 61%
2. Côte d'Ivoire 🇨🇮 +35%
3. Bangladesh 🇧🇩 + 35%
4. Guinée 🇬🇳 + 13%
5. Turquie 🇹🇷 +62% pic.twitter.com/tDynOKXJY4— Observatoire de l'immigration et de la démographie (@ObservatoireID) July 25, 2022
📈Décisions favorables d'attribution de l'asile en 2021 : + 63,8% (54 379) pic.twitter.com/Y4vo392eXH
— Observatoire de l'immigration et de la démographie (@ObservatoireID) July 25, 2022
Pour plus de données, le document-source du Ministère de l'Intérieur : https://t.co/qFKQDmsEuH
— Observatoire de l'immigration et de la démographie (@ObservatoireID) July 25, 2022
Le Planning familial face aux critiques des “trans”
Un extrémiste de gauche trouve toujours un plus extrémiste que lui. Le Planning familial en fait actuellement l’expérience, après avoir sorti une série d’affiches et de visuels sur les « nouvelles familles » et « nouveaux genres ». En effet, les militants transgenres n’aiment pas le visage des personnages représentés. Et surtout, l’affiche aurait été dessinée par un « cis-genre », c’est à dire une personne normale, ne souffrant pas de « dysphorie de genre ». Or pour les wokistes, seul un transgenre peut dessiner un personnage transgenre, car il comprend sa « souffrance » et son « vécu ».
En France, plus de 12 000 hommes ont marché pour approfondir leur foi, leur masculinité et leur paternité
Un article d’Antoine Bordier :
En 2020, la Covid-19 les avait empêchés de se réunir en masse pour marcher ensemble, le temps du 1er we de juillet. C’est leur rendez-vous annuel, « entre mecs ». Du nord au sud, de l’est à l’ouest, ils marchent pour redorer leur masculinité et leur paternité, mises à mal par les idéologies du genre et du wokisme. Ces idéologies ont le vent en poupe aux Etats-Unis, et, s’infiltrent chez nous, jusqu’au sommet de l’Etat. Enquête au cœur de ces nouveaux aventuriers du 3è type.
Certains papas sont partis dès le jeudi 30 juin, pour rejoindre soit le Mont Saint-Michel, en Normandie, soit le Mont Bessillon et le Mont Verdaille à Cotignac, dans le Var, soit Lourdes, dans les Pyrénées, soit Vézelay, en Bourgogne, soit la vingtaine d’autres endroits en France. Sur une carte, les pèlerinages des pères de famille se dessinent en une soixantaine de lieux (des sanctuaires la plupart du temps). Pour quoi et dans quel but marchent-ils, donc ? Dans une France où les pères ont de moins en moins leur place et sont en quête de masculinité, face à une féminité elle-même blessée, et, parfois « castratrice et débridée », les papas se (re)mettent en marche. Au-delà de l’exploit sportif, où les kms défilent aux pas des hommes. Il y a l’exploit sociétal : celui de réunir tous les milieux sociaux et tous les horizons culturels. Le patron d’entreprise parisienne marche avec l’ouvrier agricole de Provence, le croyant avec le jeune converti. Ils sont jeunes et vieux, mariés, divorcés, séparés, pères de famille, grands-pères, et, jeunes fiancés. La plupart vivent une aventure pédestre personnelle « pour remettre les compteurs à zéro », comme le dit Nicolas, notaire lillois, qui a choisi de marcher vers Cotignac. Mais, les 25, 30 et 35 km que certains avalent par jour, comme une petite promenade de santé, sont un véritable parcours du combattant pour d’autres. Quoiqu’il en soit, pour la plupart, c’est une école de vie à ciel ouvert.
Leurs murs d’école ? Des paysages à couper le souffle. Imaginez le Mont Saint-Michel au petit matin, à marée-basse. Attention aux sables mouvants qui pourraient en surprendre plus d’un. Mais le guide-expert est là. Tout va bien se passer. Imaginez les crêtes boisées de pins qui entourent Cotignac, sous le champ des cigales. Parfois, un chemin de souffrance s’ouvre à vous, parce que poussiéreux. Il est fait de dénivelés sous le soleil torride du Var. Sur les chemins pierreux de Provence, sur les chemins herbeux de Normandie, de Bourgogne et d’ailleurs, ces milliers de papas redeviennent les « grands aventuriers du monde moderne », comme aimait à les appeler Charles Péguy.
Pas à pas, casquette ou chapeau sur la tête, sac-à-dos au dos, chapelet (ou pas) au poignet, et, les pieds bien calés dans leurs chaussures de randonnées, ils marchent en silence, en parlant, en chantant, en priant, ou, en rigolant. Au bout du chemin, que vont-ils recevoir en posant leur sac-à-dos ? L’espérance, la foi, la fraternité, la force masculine retrouvées ? La joie conjugale et paternelle de revoir les siens ?

La fraternité en ligne de mire
Ce jeudi 30 juin, il est 21h00 passé, lorsque les premiers papas arrivent de Lille, de Paris, de Nantes et de Bourg-en-Bresse. En tout, ils seront une cinquantaine de papa-marcheurs à parcourir les 60 kms en deux jours pour rallier Cotignac, depuis le Cannet-des-Maures. Loïc Calamel et Bertrand de Kerangat sont les principaux organisateurs de cette marche. Une parmi la cinquantaine qui converge vers ce lieu où serait apparue la Sainte Famille (Jésus, Marie et Joseph). Loïc et Bertrand, s’occupent, également, de l’accueil des 1 700 autres pèlerins qui vont les rejoindre en partant de routes (on parle de chapitres) différentes. Le plus souvent, les chapitres représentent des paroisses (celles d’Aix-en-Provence, de Bordeaux, de Boulogne, d’Houilles, en région parisienne, de Paris, de Nanterre, de Marseille, de Toulon, etc.).
Bertrand a l’habitude de se frotter aux sujets qui tournent autour de la masculinité. Ce père de famille nombreuse de 45 ans (il a 5 enfants) est un militaire expérimenté. Pour lui, ce pèlerinage est le rendez-vous incontournable. De retour de mission, début mai, il a peaufiné l’organisation avec Loïc, Matthieu et Tanguy.
« Pour moi, en tant que pèlerin, j’attends ce rendez-vous annuel du 1er we de juillet avec hâte. En tant qu’organisateur, c’est beaucoup de travail. J’arrive à faire la part des choses avec ma vie de couple et ma vie de famille. C’est une vraie joie pour tous. Mes enfants y participent en me confiant leurs intentions de prière. Ainsi que mon épouse, Marie-Do. »
Bertrand évoque ensuite la fraternité vécue entre les pèlerins :
« Chacun vient pour des raisons différentes, personnelles, qu’il veut partager ou pas. Tout au long de ces 3, 4 jours, la confiance, la convivialité et la simplicité emboitent le pas de chacun. Les pieds souffrent, les cœurs s’ouvrent et les langues se délient. Les échanges fraternels vécus aux pas des pèlerins font partie des moments les plus forts de ce pèlerinage. »
La grande muette (comme on appelle l’armée) n’est plus si muette que cela…
Loïc Calamel, 47 ans, est, lui-aussi, une force de la nature. Marié, depuis 22 ans, avec Sara, ils ont quatre enfants. En habitant, près de Cotignac, la figure de saint Joseph l’a fortement marqué. Pour lui, à l’enfance blessée,
« saint Joseph, c’est un peu mon second papa. Je me confie souvent à lui. Il est très efficace. Il faut juste s’abandonner, lâcher prise, marcher et lui faire confiance. »
Avec son sac-à-dos de 12 kilos, ce plongeur en eaux profondes, avalera les 60 kilomètres de marche tout en souriant, presqu’en bondissant. Pour lui, l’exploit n’est pas sportif.
« Il est, certes, viril. Car, c’est important de se retrouver entre hommes. Surtout en ce moment où nous sommes discrédités, jusque dans notre masculinité la plus profonde. Entre hommes, nous échangeons sur nos difficultés, nos peines et nos joies. Ce qui fait que nous sommes des hommes…debout. Nous parlons de notre vie de foi, de notre couple, de nos enfants, de nos galères professionnelles. »
Avec le recul, son manque de confiance et sa timidité se sont transformées au fil des marches et des responsabilités.
« Je n’aurais imaginé, l’année dernière, pouvoir m’exprimer, devant plus de 1 000 papas, à la fin du pèlerinage à Cotignac. »
Après 13 ans de responsabilités, au sein du chapitre, et, 5 ans au service du sanctuaire de Cotignac, il a décidé de passer le relais.

Le Vatican, les papes, et, saint Joseph
Du côté du Vatican, il y a 2 ans, le pape François surprenait le monde entier, en annonçant le 8 décembre 2020 qu’il ouvrait une année dédiée à saint Joseph. Dans sa Lettre apostolique « Patris Corde », publiée le jour-même, à l’occasion du 150è anniversaire de la déclaration de saint Joseph comme Patron de l’Eglise Universelle, il invitait tous les pères à avoir un « cœur de père ». Dans sa lettre, il présentait Joseph comme modèle. Il rappelait qu’il est le « père aimé », le « père dans la tendresse », le « père dans l’obéissance », le « père dans l’accueil », le « père au courage créatif », le « père travailleur », et, enfin le « père dans l’ombre ».
Le 19 mars 1966, le jour de la fête du saint, le pape Paul VI avait écrit : Saint Joseph a fait « de sa vie une oblation de soi, de son cœur, et, de toute sa capacité d’amour pour servir le Messie ». Plus tard, le pape Jean-Paul II, il y a 21 ans, le 19 mars 2001, alors qu’il ordonnait 9 nouveaux évêques, disait :
« “Voilà donc l’intendant fidèle, avisé, que le maître a établi sur ses gens” (cf. Lc 12, 42). C’est ainsi que la liturgie nous présente aujourd’hui Saint Joseph, Epoux de la Bienheureuse Vierge Marie et Gardien du Rédempteur. Lui, le serviteur fidèle et sage, a accueilli avec une docilité obéissante la volonté du Seigneur, qui lui a confié “sa” famille sur terre, afin qu’il en prenne soin avec un dévouement quotidien. Saint Joseph persévéra dans cette mission avec fidélité et amour. »
Son successeur, le pape Benoît XVI, il y a 10 ans, le 19 mars 2012, proposait son portrait :
« Saint Joseph était juste, il était plongé dans la Parole de Dieu, écrite, transmise à travers la sagesse de son peuple, et c’est précisément de cette manière qu’il était préparé et appelé à connaître le Verbe incarné – le Verbe venu parmi nous comme un homme – et prédestiné à garder, à protéger ce Verbe incarné ; cela demeure sa mission pour toujours : protéger la sainte Eglise et Notre Seigneur. »
Enfin, lors de la Messe de son intronisation, le 19 mars 2013, le pape François, dont le papa s’appelait Mario Jose (Marie Joseph) déclarait :
« Nous avons entendu dans l’Évangile que « Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse » (Mt 1, 24). Dans ces paroles est déjà contenue la mission que Dieu confie à Joseph, celle d’être custos, gardien. Gardien de qui ? De Marie et de Jésus ; mais c’est une garde qui s’étend ensuite à l’Église, comme l’a souligné Jean-Paul II :‶ Saint Joseph a pris un soin affectueux de Marie et s’est consacré avec joie à l’éducation de Jésus Christ, de même il est le gardien et le protecteur de son Corps mystique, l’Église, dont la Vierge sainte est la figure et le modèle ″ (Exhort. apost. Redemptoris Custos, n. 1). Comment Joseph exerce-t-il cette garde ? Avec discrétion, avec humilité, dans le silence, mais par une présence constante et une fidélité totale, même quand il ne comprend pas. Depuis son mariage avec Marie jusqu’à l’épisode de Jésus, enfant de douze ans, dans le Temple de Jérusalem, il accompagne chaque moment avec prévenance et avec amour. »

Des apparitions uniques au monde ?
Dans le Var, en ce vendredi 1er juillet 2022, alors que les paroles des papes résonnent, encore, dans le cœur des pèlerins, leur flot a grossi pendant la nuit. Les derniers pères sont arrivés en provenant de Paris et de Bourg-en-Bresse. L’heure du réveil va bientôt sonner. Il est 4h30, départ du Cannet-des-Maures. Nuit blanche pour certains, d’autres ont très bien dormi. Comme Antoine, qui vient de Bourg-en-Bresse : « J’ai dû dormir 4 ou 5 heures. Mais ce n’est pas grave. Je suis en forme. » La troupe de pèlerins se réveille en marchant. Dans moins de 33 heures, ils rejoindront le pas lourd, l’âme, peut-être, allégée, le Mont Verdaille, qui culmine à 700 m. 360° de paysages varois s’offrent à eux pendant une dizaine d’heures.
60 km les sépare de ce mont où Notre-Dame de Grâces est apparue (selon l’Eglise) en 1519, avec l’Enfant Jésus, à un simple bûcheron, Jean de la Baume. Elle s’adresse à lui :
« Je suis la Vierge Marie. Allez dire au clergé et aux Consuls de Cotignac de me bâtir ici même une église, sous le vocable de Notre-Dame de Grâces et qu’on y vienne en procession pour recevoir les dons que je veux y répandre. »
Plus d’un siècle plus tard, le 7 juin 1660, vers 13h00, c’est au tour de saint Joseph d’apparaître en terre de Provence, au Mont Bessillon, qui se situe à 3 km du Mont Verdaille. Il apparaît à un berger, Gaspard Ricard, assoiffé. Il lui dit : « Je suis Joseph, soulève ce rocher et tu boiras. » Gaspard obéit, soulève le rocher, que 9 hommes ne pourraient pas. Une source d’eau se met à jaillir. Les habitants de Cotignac construisent une chapelle sur le lieu de l’apparition et protège la source. Ces apparitions seraient uniques au monde. Elles ne s’arrêtent pas là.

La France et Louis XIV
La France serait le seul pays au monde à bénéficier d’une telle attention ! Une troisième apparition, d’ailleurs, est à prendre en compte : celle du 3 novembre 1637. A Paris, à Notre-Dame des Victoires, dans un monastère qui n’existe plus, la Vierge Marie apparaît à un religieux augustin, le frère Fiacre. Elle lui dit :
« N’ayez pas peur, je suis la Mère de Dieu, et l’enfant que vous voyez est le Dauphin que Dieu veut donner à la France. Pour marquer que je veux qu’on avertisse la Reine de faire trois neuvaines en mon honneur, voilà la même image qui est à Notre-Dame de Grâces, en Provence et la façon de l’église. »
Frère Fiacre accompagné d’un autre moine, se rend à Cotignac. Il lui faut trois mois, à l’époque, pour traverser le Royaume de France, qui est couvert de bois, de forêts et de monastères. En arrivant sur place, il trouve sous la forme d’un tableau roulé dans une cave, l’image présentée trois mois plus tôt par la Vierge lors de son apparition. Il a prié, au long du chemin, les 3 neuvaines demandées par la Vierge : celle de Notre-Dame de Grâces, de Notre-Dame de Paris, et, de Notre-Dame des Victoires.
Le 5 septembre 1638, alors que Louis XIII et Anne d’Autriche n’arrivaient pas à avoir de descendant, nait Louis-Dieudonné, le futur Louis XIV. A 21 ans, le jeune roi, accompagné de sa mère, se rend, à son tour, à Cotignac. Nous sommes le 21 février 1660, mère et fils prient ensemble aux pieds de Notre-Dame de Grâces. Le chemin qu’a emprunté Louis XIV existe toujours. Il porte son nom. Tous les pèlerins du Cannet-des-Maures, et, ceux provenant d’autres diocèses qui marchent en direction de Cotignac, connaissent les grandes lignes de cette incroyable histoire « sainte ». Une franche camaraderie les anime. Certains, comme Antoine, Bertrand, Éric, Laurent, Manuel, Mickaël, Nicolas, et, Philippe, sont des sportifs avertis. Ils se connaissent depuis longtemps, et, sont des habitués de ce pèlerinage du Cannet-des-Maures, qui fête ses 12 ans. Ils aiment Cotignac.

Correns et Saint-Joseph du Bessillon
Le samedi matin, le réveil est plus tardif : 6h30. Les pèlerins discutent entre-eux, 2 par 2, 3 par 3. D’autres prient le chapelet, d’autres chantent. Certains, comme Antoine, se souviennent de la venue, l’année dernière, de Mgr Sylvain Bataille, évêque de Saint Etienne. « Ensemble, nous avons parlé de théologie et évoqué la question de la liturgie. C’était important, surtout avec ce qui se passe dans l’Eglise. » Ils ne sont pas hors-sol, ils voient bien, et, ils le vivent, que l’Eglise de France est en crise. Ils sont, parfois, victimes du relativisme ambiant. Ils ont besoin de repères. Ils ont soif de réponses simples face à leur questionnement naturel.
Après un peu plus de deux heures de marche, la première halte se fait à Correns. Ce petit village varois où coule l’Argens est niché dans un écrin de vignes. D’autres pèlerins les rejoignent. « Bonjour vous venez d’où ? » interroge l’un des pèlerins. « De Port-Marly », répond un autre. L’arrêt au bord de la rivière se transforme vite en baignade. « Il reste 3 heures de marche avant l’arrivée au Bessillon », prévient Loïc. « Nous repartons dans 10 mn. » Cette année, la sécheresse est nettement perceptible : « le niveau d’eau a baissé de 20 cm », constate Manuel, qui travaille dans un vignoble.

« Se renouveler dans le Christ »
Il est 12h45 quand tous arrivent au Bessillon. Le lieu d’apparition de 1660 a été transformé en sanctuaire, avec sa fontaine et un joli petit monastère, tenu par des sœurs en provenance d’Argentine. Les 1 700 autres pèlerins vont les rejoindre. A l’arrivée, certains se mettent à genoux devant la statue de saint Joseph à l’Enfant, qui marque l’endroit où il est apparu. Ils déposent des intentions de prière. Le nombre de pèlerins grossit rapidement. Tous vont converger vers Notre-Dame de Grâces, au Mont Verdaille, où une Messe est célébrée, à 19h00 par Mgr Pierre-Antoine Bozo, évêque de Limoges.
Ce Normand depuis plusieurs générations est évêque depuis 5 ans. Il vient pour la première fois à Cotignac, à l’invitation d’un jeune pèlerin qu’il a marié, il y a une vingtaine d’années : Bertrand de Kerangat ! Sur l’esplanade du sanctuaire de Notre-Dame de Grâces, là où les 1 750 hommes-pèlerins (derniers chiffres officiels) vont prendre place pour la Messe, Mgr évoque la raison d’être de sa présence, alors que le bruit des trompettes, qui s’ajustent, retentissent de l’autre côté.
« Je viens en pèlerin d’abord. J’ai besoin, moi-aussi, de demander à Notre-Dame de Grâces, ses grâces pour mon ministère et mon diocèse. Pour mon ministère de paternité aussi. Nous avons en commun un ministère de paternité, car nous, les prêtres, sommes pères selon l’Esprit. Même si je n’ai pas marché, je viens d’abord en pèlerin. Puis, je viens en pasteur. »
Mgr Bozo se souvient du journaliste Philippe Oswald, qui avait écrit à la fin des années 90 Debout les pères !
« Je viens, également, encourager les pères de famille qui sont malmenés, parce que la paternité est malmenée, et, parce que l’identité sexuelle est malmenée. Depuis Philippe Oswald, il y a eu d’autres livres sur la paternité, celui de Fabrice Hadjadj (NDLR : auteur du livre Etre père avec saint Joseph). Et, le pape François a écrit aussi sur saint Joseph. »
L’évêque invitera lors de son homélie les pères de famille à « se renouveler dans le Christ ». Il appelle tout homme à renouveler sa vie intérieure, tant malmenée au profit du bien-être décorrélée de toute dimension christique. Enfin, il cite saint Paul, homme viril par excellence :
« Toute paternité au ciel et sur la terre tire son nom de la paternité de Dieu, devant qui on fléchit le genou. »

Mgr Dominique Rey parle de « courage »
Le lendemain, le dimanche 3 juillet, c’est Mgr Dominique Rey, évêque du diocèse de Fréjus-Toulon, où se situe Cotignac, qui préside la Messe.
« Depuis 22 ans, depuis que je suis évêque, je viens au moins une fois par an visiter, prier, célébrer dans les sanctuaires de Cotignac. Cette année, je vais dire aux pères : montrez-vous courageux. Faites preuve de courage dans votre vie personnelle, votre relation conjugale, votre responsabilité familiale et dans vos engagements professionnels. »
A 10h00, l’esplanade est remplie à craquer. Les 1 750 sont devenus près de 2 500 avec l’arrivée des épouses et des enfants (des environs). Le soleil baigne en partie l’allée centrale, le chant d’entrée est lancé. Tous se lèvent comme un seul homme. Au loin, on aperçoit la petite croix de procession portée par un membre des Chevaliers de Colomb, un mouvement qui regroupe exclusivement des hommes, et, qui vient des Etats-Unis. Son responsable sur Toulon, Raymond Manna, explique qu’il a été
« fondé à la fin du 19è siècle (NDLR : en 1882, il y a 140 ans) dans le Connecticut. C’est une communauté catholique, qui vit au cœur d’une région protestante. Le père Michael J. McGivney le fonde avec l’objectif de vivre la fraternité et l’entraide auprès des veuves et des orphelins. Il choisit avec humour ce nom de Chevalier de Colomb, qui rappelle que c’est un catholique (NDLR : Christophe Colomb) qui a découvert l’Amérique. »
En France, ce mouvement est arrivé il y a 7 ans. Et, il regroupe, aujourd’hui, plus de 1 000 membres. Sa vocation ? Venir en aide à l’Eglise, aux prêtres, aux paroisses et aux diocèses. Sur Toulon, ils sont une soixantaine. Dans son homélie, Mgr Rey rappelle le contexte :
« Toutes les entreprises actuelles qui visent à gommer la différence des sexes, au nom du gender, qui cherchent à fabriquer la vie ou à l’interrompre au gré des humeurs et selon des choix égocentriques, privent l’homme et la femme de cette image de Dieu trinitaire qu’ils portent en eux et ensemble. L’écrasement de la famille, cellule de base de la société, participe ainsi de la mort de Dieu. »

« Ne soyons pas lâches, poltrons ou froussards »
Puis, il parle du
« courage pour chaque époux d’assumer son identité à l’intérieur d’un amour fidèle soutenu par la grâce de Dieu.[…] A l’heure de la mise en cause de la figure paternelle et du principe d’autorité, à cause des contre-exemples d’abus de pouvoir destructeurs, ou a contrario d’absence du père en raison des ruptures familiales, le courage du père est d’assumer sa mission éducative jusqu’au bout : en premier lieu par son témoignage de vie, par la transmission de repères, et du mode d’emploi de l’existence, par la fidélité de son accompagnement. Hélas dans bien des cas, le père s’est désengagé, devenu le grand frère, le confident, plus que le référent. Le courage paternel doit inspirer confiance à l’enfant. La force d’âme du père, qu’il ne faut jamais confondre avec l’agressivité, constitue une sécurité et une protection dont l’enfant a besoin, une muraille, surtout quand cette force d’âme se conjugue avec la tendresse. Se blottir dans les bras d’un père courageux conditionne bien souvent la résilience de l’enfant. »
Il évoque Charles de Montalembert : « ce qu’il manque aux catholiques, c’est le courage ».
Il termine par ces mots qui sonnent forts et qui seront suivis d’un silence où seul le chant des cigales a sa place :
« Ne soyons pas lâches, poltrons ou froussards, aussi bien dans la société que dans l’Eglise. Il nous faut assumer nos choix jusqu’au bout, toujours dans la vérité, toujours dans la charité, toujours dans la constance et l’humilité, en acceptant également de se remettre en cause. Le courage brave la bien-pensance, les jeux de pouvoir et les modes. Ce courage est la colonne vertébrale de cette espérance dont notre monde a tellement besoin. Ce courage a pour sommet la Croix. »
« Soyez forts, prenez courage, vous qui espérez le Seigneur » (Ps 30, 25).
Dans l’assistance de ce dimanche 3 juillet, il y a de nombreux enfants. Certains jouent, d’autres dessinent quelques croix à même le sol poussiéreux. D’autres, enfin, écoutent attentivement ses paroles de courage. Peut-être, finalement, qu’il faudrait revenir à l’esprit d’enfance, et, faire confiance en se revêtant de leur innocence ? Jésus leur dit : « Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemblent. » (Matthieu, chap.19, vers.14).

Reportage réalisé par Antoine BORDIER
Copyright des photos A. Bordier
Un agresseur sexuel LGBT “au cœur du réacteur depuis les débuts d’En Marche!”
La Lettre A publié un article sur “Les liens très solidaires du Groupe SOS avec le pouvoir macroniste” :
Au cœur du réacteur depuis les débuts d’En Marche !, l’emblématique président du Groupe SOS, Jean-Marc Borello, a progressivement tissé sa toile dans les ministères et au parti présidentiel. Il est très proche de Marlène Schiappa, la nouvelle secrétaire d’Etat à l’économie sociale et solidaire, et a fait du géant de l’entrepreneuriat social un refuge pour les conseillers macronistes et socialistes. […]
“Le débat entre fédération et confédération européenne est largement dépassé”
Selon Bruno Gollnisch interrogé dans Le Conservateur :
Je me tue à dire depuis longtemps que le débat entre fédération et confédération européenne est largement dépassé. Je vois encore mes amis politiques qui protestent contre la mise en place d’une Europe fédérale. Mais cette Europe n’est pas du tout fédérale ! Ce n’est pas une Europe fédérale qui se met en place, c’est un super-État euro-mondialiste totalement centralisé. Dans un État fédéral comme les États-Unis d’Amérique, vous avez de grandes différences d’un État à l’autre : la plupart ont un système juridique anglo-saxon de common law ; mais la Louisiane a conservé son système de code civil d’inspiration napoléonienne. Il y a des États où la peine de mort existe ; d’autres où elle a été abolie. Des États où l’avortement est pratiqué ; d’autres non. Des États comme le Nevada qui font leur miel des jeux de hasard ; et d’autres où ils sont interdits, etc. De telles différences n’ont déjà plus cours dans l’Union Européenne. Il suffit d’observer une seule session d’une semaine du Parlement européen à Strasbourg pour voir que l’Union se mêle de tous les aspects politiques, économiques, sociaux, culturels, moraux, … sexuels, concernant la vie de près de cinq cent millions d’Européens. Sans compter la séance du jeudi, où, sous prétexte de défense des droits de l’homme, on joue à l’O.N.U. et l’on envoie au monde entier des recommandations, qui vont aussi bien des droits de l’opposition au Burkina Faso jusqu’à la condition féminine en Mongolie extérieure…
2 morts et 12 blessés dans une attaque terroriste contre une église syrienne
Communiqué de SOS Chrétiens d’Orient :
Une attaque de drone survenue en pleine célébration religieuse de consécration de la nouvelle église Sainte-Sophie, dans la ville de Squelbiyeh, au nord-ouest de la Syrie, aurait fait au moins deux morts et 12 blessés. SOS Chrétiens d’Orient condamne fermement cette attaque dirigée sur une église grecque orthodoxe en pleine cérémonie religieuse, en présence de nombreuses femmes et enfants, et s’interroge sur l’absence totale de réaction internationale.
Dimanche 24 juillet, alors que les familles de Squelbiyeh sont rassemblées autour de la nouvelle église Sainte-Sophie, réplique miniature de la basilique Sainte-Sophie de Constantinople, pour débuter la cérémonie de consécration par les archevêques de Hama, Nicolas Baalbaki, et de Homs, Georges Abou Zahem, un drone armé s’est abattu juste à côté de l’église, faisant selon les sources locales au moins deux morts et 12 blessés.
Cette attaque terroriste, qui ciblait notamment des femmes, des enfants et le clergé de Squelbiyeh est particulièrement choquante et SOS Chrétiens d’Orient souhaite alerter la communauté internationale sur ce crime commis à l’occasion d’un office religieux. Cet acte terroriste sur le village chrétien de Squelbiyeh est une nouvelle illustration dramatique de la situation que vivent les habitants de cette région.
Depuis 2016, SOS Chrétiens d’Orient apporte une aide humanitaire et un soutien moral à ces populations, ce qui lui a valu des attaques inadmissibles de la part du journal Médiapart et une enquête pour « complicité de crimes de guerre ». Malgré ces tentatives de déstabilisation de la part de journalistes à l’idéologie douteuse, SOS Chrétiens d’Orient poursuit et poursuivra ses actions humanitaires auprès des habitants de cette région assaillis par des groupes armés terroristes.
L’église Sainte-Sophie est un projet qui a vu le jour à Squelbiyeh, en réponse à la transformation de la basilique Sainte-Sophie de Constantinople en mosquée. Ainsi, la consécration qui avait lieu hier survenait exactement deux ans après l’inauguration de Sainte-Sophie en tant que mosquée. Peu de temps après le début de la cérémonie, un drone armé s’est abattu juste à côté de l’église, ratant visiblement sa cible de quelques mètres. Il a explosé à 15 mètres des familles rassemblées devant l’édifice. Deux personnes auraient trouvé la mort, et plus de 12 ont été blessées.
Le patriarche grec orthodoxe d’Antioche, Jean X, a condamné « l’acte terroriste perpétré à Squelbiyeh, attribué à des groupes terroristes armés ». Les réactions et condamnations des autorités officielles se font encore attendre.
Le panache de Guillaume Peltier
Amusant prix décerné par Le Nouveau Conservateur :
Cette fois, ce n’est pas un prix récompensant l’indépendance d’esprit que notre jury décerne, mais un prix très spécial, qui salue le panache. En matière politique, où les calculs personnels l’emportent à peu près toujours, jusqu’à la nausée (et jusqu’à la division ad infinitum de la droite…), il est rare qu’un élu se sacrifie, c’est-à-dire, quand il est parlementaire et enraciné dans sa circonscription, qu’il mette son siège en jeu pour tenter une aventure qu’il juge plus conforme à ses convictions. C’est exactement ce qu’a fait cette année Guillaume Peltier : après avoir été le très actif secrétaire général du MPF de Philippe de Villiers, parti que ce dernier dut un jour « mettre en veilleuse » pour des raisons personnelles, ce professeur d’Histoire et de Géographie, « mordu de politique » dès son plus jeune âge, fonda un cabinet de conseil et n’eut d’autre choix, pour revenir à la politique active, que de rejoindre l’UMP au sein de laquelle il créa logiquement, avec Thierry Mariani, « La Droite Populaire », avant d’en devenir vice-Président, puis député du Loir-et-Cher, dans cette Sologne familiale à laquelle il s’identifie corps et âme. Cet enracinement, qui lui eut valu une facile victoire aux Législatives de juin s’il était resté vice-Président de LR, il l’a sacrifié cet hiver pour rejoindre Éric Zemmour, dont le conservatisme le satisfait bien davantage que le syndicat d’intérêts personnels où ce gaulliste et souverainiste de bonne souche ne fut jamais à l’aise – animant la campagne du Z avec une étonnante ferveur, devenant premier vice-président de Reconquête !, et s’employant à réunir les fameux « parrainages » qui, sans lui, n’auraient sans doute pas été en nombre suffisant. Ce faisant, il s’exposa à perdre sa circonscription de Sologne, fait rarissime dans la vie parlementaire. Qu’importe : il croit en son destin – et dans les chances d’une droite authentiquement nationale et conservatrice. Chapeau bas ! (On lira le « grand entretien » que Guillaume Peltier a accordé au Nouveau Conservateur n°6 – mars 2022 – à propos de son livre Milieu de Cordée – éd. Plon, 2019 -, et l’on pourra suivre sur U-Tube ses Conversations avec Paul[1]Marie Coûteaux pour TVL)
Tout a été fait pour saborder notre industrie nucléaire : la politique gouvernementale conduit notre pays à une pénurie
Fabien Bouglé, auditionné par la commission d’enquête parlementaire sur les énergies renouvelables de l’Assemblée nationale, déclare au Figaro :
Il faut s’attendre à un hiver très difficile. Oui, nous allons manquer de gaz et d’électricité et, en plus, notre facture énergétique va exploser. Depuis 10 ans, nous n’avons eu eu de cesse de participer au sabotage du nucléaire français. En témoigne la vente d’Alstom et des turbines Arabelle, l’augmentation notable des sources d’électricité renouvelable intermittentes comme les éoliennes, fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, la dégradation politique de l’image du nucléaire, la perte de vision à long terme de notre politique énergétique et la destruction de notre expertise industrielle. De plus, le revirement du président de la République sur le sujet du nucléaire est beaucoup trop récente pour produire des effets immédiats.
Tout a été fait pour saborder notre industrie nucléaire qui est la base de notre production électrique. Selon les bases de données récemment publiées du ministère de l’écologie, le nucléaire a représenté en 2021, 75% de l’énergie primaire produite en France à mettre en comparaison avec les seulement 2,4% de l’énergie produite par les éoliennes. Dans le même temps, la politique gouvernementale conduit notre pays à une pénurie énergétique alors que nous disposions du meilleur modèle énergétique décarboné. Nous avons engagé des sommes folles dans les énergies renouvelables et, dans le même temps, négligé l’entretien et le développement de nos centrales nucléaires. Les arrêts de réacteurs nucléaires pour des problèmes de corrosion s’inscrivent dans ce contexte. En 2021, notre pays était exportateur d’électricité, cette année nous allons devoir énormément importer. C’est une honte. Par une absence de vision à long terme de nos gouvernants qui n’ont pas vu venir cette crise énergétique qui a débuté bien avant la guerre en Ukraine, nous sommes effectivement dans la situation des pays du tiers-monde où nous allons pour la première fois depuis 40 ans devoir envisager des rationnements d’électricité.
RTE, responsable du réseau public de transport d’électricité haute tension en France, estimait bien avant la guerre en Ukraine et la découverte de problèmes de corrosion sur plusieurs réacteurs nucléaires que le risque de pénurie est important tous les hivers au moins jusqu’en 2024. L’invasion de l’Ukraine par la Russie n’a-t-elle pas fait qu’aggraver une situation déjà critique ?
Tout à fait ! La question des risques de coupures d’électricité en France ne date pas de la guerre en Ukraine et à plusieurs reprises ces dernières années en particulier en hiver lors des mois de février et mars, RTE qui est la filiale d’EDF chargée de transporter l’électricité a averti de potentiels risques de coupures d’électricité. Globalement, notre pays peut parfaitement faire face à la demande d’électricité lors des mois de faible consommation comme l’été mais l’hiver, lors des période de grand froid la demande explose et nous sommes confrontés à une pénurie d’électricité lors de ces pics de consommation. C’est justement lors de périodes de grand froid que les éoliennes produisent peu et que nous sommes dans la nécessité soit d’importer de l’électricité de nos voisins soit de relancer des centrales au charbon ou au gaz. Le problème, c’est que le froid est sur toute l’Europe en même temps. Cette année le 2 avril, RTE a diffusé des messages pour inciter à la diminution de la consommation lors d’une vague de froid.
Mais le choc gazier et électrique que nous connaissons n’est pas seulement dû à la guerre en Ukraine, il prend ses racines dans le déploiement sans limite en Europe des énergies renouvelables intermittentes. Un article de Newsweek du 27 octobre 2021 titré «The wind failures behind Europe Energy crisis are a warning for America» (Les pannes d’éoliennes à l’origine de la crise énergétique en Europe sont un avertissement pour l’Amérique) expliquait comment la politique d’installation d’éoliennes en Europe avait créé le choc gazier que nous connaissons.
En effet, la reprise industrielle «postCovid» en 2021 est intervenu au moment de la chute de production des éoliennes allemandes (baisse de 14% en 2021). Cette situation a contrait l’Allemagne a augmenter fortement sa production électrique avec ses centrales au gaz ou au charbon conduisant à une explosion de la demande de ces matières fossiles. Le souci c’est que le marché de l’électricité est aligné en Europe sur le mode de production électrique le plus cher en l’occurrence les centrales au gaz. Comme le prix spot électrique des centrales au gaz a explosé, cette situation s’est répercuté sur l’ensemble des modes d’électricité y compris l’électricité d’origine nucléaire conduisant à une inflation inédite du prix de l’électricité en Europe. La guerre en Ukraine s’est ajoutée dans l’équation mais n’a pas été déterminante dans cette pénurie initiale de gaz et l’augmentation de la facture électrique. Elle a été plutôt un élément de complexification. […]
Après la grêle, le feu
C’est un peu les sept plaies d’Egypte pour les énergies renouvelables…
Après le parc solaire détruit par un orage, c’est maintenant les panneaux eux-mêmes qui s’auto-détruisent.
Un incendie d’habitation s’est déclaré dans une commune des Hautes-Alpes. En cause, les panneaux photovoltaïques, posés sur le toit de la maison, qui se sont embrasés et ont détruit la totalité du toit de cette maison de 100 m².
Vol d’hosties et d’objets religieux dans une église des Pyrénées-Atlantiques
Une église de Baigts-de-Béarn (Pyrénées-Atlantiques) a été victime d’un vol d’hosties et d’objets religieux. Un butin qui aurait pu servir à célébrer des “messes noires”, d’après le prêtre de la paroisse.
Lundi 11 juillet, le curé de la paroisse a découvert la porte de la sacristie fracturée. En entrant, le père Bernard Fort s’aperçoit alors que plusieurs objets ont été volés : deux boîtes contenant une centaine d’hosties, deux chandeliers, une croix, et la clé du tabernacle. Seul un quart de l’hostie s’y trouvait.
“Cela suffit pour représenter le Christ et n’a pas d’utilité pour ceux qui recherchent ce type de biens pour pratiquer des rites sataniques.” “Celles que nous stockons dans des boîtes ne sont pas encore consacrées. Elles ne le sont que pour les messes. Avant cela, ce n’est que de la farine et ça ne sert à rien”.
L’ostensoir offert au XIXème siècle par l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, a été dérobé. Une plainte a été déposée par le curé auprès de la gendarmerie et une enquête a été ouverte.
Chapitre 3 : Y a-t-il un complot pour faire taire les opposants au Giec ?
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* LA SCIENCE A L’ENDROIT ! Conférence en ligne sur le climat. *
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Chapitre 1 : Le Giec pour les nuls
Chapitre 2 : Le réchauffement climatique anthropique fait consensus à 97%. Vraiment ?
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Chapitre 3 : Y a-t-il un complot pour faire taire les opposants au Giec ?
Comme abordé lors des chapitres 1 et 2, le monde de l’écologie climatique diffuse de très nombreuses fausses informations (parfois sans intention de nuire), et cependant nous faisons tous le constat que les discours rectificatifs sont interdits de diffusion. Essayez de vous souvenir la dernière fois que vous avez entendu une intervention médiatique remettant en cause les théories du Giec ? D’autre part, la science est un domaine où le débat contradictoire est un des piliers; or, là encore nous faisons le constat que ce débat est bloqué principalement en Europe (c’est moins vrai aux USA et en Russie).
Disons-le de suite, il n’y a pas de complot au sens étymologique du terme c’est-à-dire impliquant un secret tenu par quelques personnes. Mais, car il y a un mais, nous faisons bien face à une pression politique et médiatique sur un sujet qui est devenu très clivant, une dérive des connaissances en la matière, et un espace idéologique conquis par certains groupes de pensées minoritaires mais bien implantés. Le tout favorisé par une lâcheté politique et une ignorance adroitement entretenue des sujets à caractère scientifique. Et ce type de pression entraine chez la très grande majorité des spécialistes une peur de s’exprimer au risque de perdre son emploi (et d’impacter sa famille), et par effet direct une autocensure.
Le Giec (cf. chapitre 1) représente la face officielle et respectable (organisme international sous l’égide de l’ONU), de ce qui était encore hier qu’un amas de doux rêveurs à tendance « peace and love », assaisonné de chamanisme, bolchévisme et de malthusianisme. Pour Nietzsche « Dieu est mort », aussi la nature ayant horreur du vide, il a fallu à nombre de nos contemporains trouver une nouvelle religion. Religion qui a pour être suprême Gaïa (la Terre mère), pour dogme la sauvegarde du climat, et pour diables l’humanité. Cette religion dispose aussi de ses propres théologiens, experts en droit canonique climatique, parfois scientifiques, parfois politiques, souvent journalistes, dont le Giec est la nouvelle Jérusalem ! Bref, pas de complot, mais un changement de paradigme sociétal que l’on est prié d’accepter sans opposition, et où les tribunaux médiatiques éliminent, socialement parlant, tout dissident…
Et si jamais l’idée venait de vous interroger, sachez que vous serez cloué au pilori, montré comme climato-sceptique, ennemi de la Terre, fasciste, négationniste, etc. On vous lancera à la figure le célèbre « 97% de consensus » autour des thèses du réchauffement d’origine anthropique, alors même que, comme démontré dans le chapitre 2, il n’y a aucun consensus en la matière, et même pire, les publications avalisant les théories portées par le Giec pèsent pour moins de 10%.
Cependant, les choses ne sont pas aussi simples qu’il n’y parait. Le monde n’est ni noir ni blanc, et c’est dans le gris qu’il faut chercher pour comprendre.
Regardons un fait avéré : les émissions de CO2 n’ont pas diminué depuis le premier rapport du Giec et les engagements des COP (Conference Of Parties, réunions d’Etats pour discuter du climat). Elles ont même augmenté (1). Pourquoi ? Car en réalité les gouvernements et l’Etat profond, constitués de hauts fonctionnaires, ne considèrent pas le problème climatique comme urgent et encore moins comme réel. Ils se font suffisamment critiquer pour cela par les partis écologistes, ou encore par Mlle Thunberg qui, du haut de ses 16 ans et sa méconnaissance totale des sujets à caractères scientifiques, se voit ouvrir la tribune de l’ONU où elle réprimande les dirigeants pour leur inaction.
Pourtant, nous avons vu en 2020 et 2021 (Covid) que les gouvernements de très nombreux pays étaient capables de stopper l’activité économique, de fermer les frontières et d’interdire aux populations de se mouvoir en toute liberté, avec pour conséquence directe la chute de production des GES (Gaz à Effet de Serre). Sur la période, la production de CO2 a diminué d’environ 7% (2) au niveau mondial. Mais cette diminution n’étant pas de 100%, nous avons continué à en produire tout de même, ce qui fait que la quantité globale elle, a augmenté. On notera au passage qu’un arrêt drastique et brutal d’une partie des activités humaines, réduit les rejets de CO2 que de façon marginale (même pas 10%).
Cependant, cet arrêt ponctuel de l’économie mondiale prouve que les gouvernements savent le faire. Que c’est tout à fait possible… Dès lors, posez-vous la question de savoir pourquoi de telles mesures n’ont pas été mises en œuvre dans le cadre de l’accord de Kyoto ou de Paris sur la diminution des GES, si véritablement un danger de mort nous guettait !
N’y a-t-il pas là comme quelque chose d’illogique, du moins en apparence ? Nous avons d’un côté un discours alarmiste, qui nous promet la fin du monde à court terme, puisque l’on nous parle de montée des eaux, de migration massive, de guerre, de température mortelle, de la fin d’une partie de l’humanité. Et de l’autre, des mesures dont les résultats sont nuls en 50 ans, puisque le fameux taux de CO2 continue d’augmenter, et que le Giec continu de nous prédire la fin du monde, ou du moins la fin d’un monde. Il y a là clairement une incohérence.
En fait, il y a là, non pas une incohérence comme cela peut nous apparaitre, mais simplement une retenue des gouvernements qui si de façade manifestent leur intérêt pour la transition écologique (à des fins électoralistes et financières), en réalité disposent d’informations justifiants la phrase du Pr Gervais, à savoir que « l’urgence climatique est un leurre ». Non seulement une précipitation en la matière créerait une explosion sociétale (chômage, pénurie, guerres), voire une Révolution, mais de plus les politiques intimement convaincus d’une urgence quelconque sont minoritaires en « off ».
Les tractations en coulisse ne sont pas en résonance avec les discours officiels…
Ce qui se passe c’est que le mouvement écologiste dans sa globalité, renforcé et dirigé après la chute du mur de Berlin en 1989 par l’ex-parti communiste, a pris une importance extrême à la toute fin du XXe siècle. Ce n’est pas pour rien que les écologistes ont été surnommés les « Pastèques » : verts à l’extérieur et rouge à l’intérieur ! Le système communiste a toujours été maître dans l’art de la propagande et la manipulation des foules, dès lors en quelques décennies, pour lutter contre le capitalisme en convergence avec les écologistes qui eux lutte contre l’humanité (qui est responsable de la destruction de la « Terre mère »), s’est imposé auprès de l’opinion publique cette notion d’urgence climatique. A partir des années 2000, il y a donc eu une très forte pression publique et médiatique auprès des politiques pour adhérer aux thèses du danger climatique, quelle qu’en soit la réalité.
Enfin, le tout s’est vu finalement soutenu par le capitalisme pour des raisons économiques, les « nouvelles énergies » et le « bilan-carbone » étant de formidables relais de croissance. En effet, nos sociétés modernes arrivent à un niveau de faible renouvellement des biens (voitures, électroménagers, TV, équipements divers, etc.). Or la culpabilisation pour amener les consommateurs que nous sommes à changer une voiture pas encore obsolète, par un modèle soi-disant moins polluant, plus vertueux, est un levier très puissant pour vendre. Sachant que les entreprises obtiennent même des lois pour forcer la vente de leur bien (contrôle technique, malus écologique, prime équipement, etc.). Le système capitalisme se traduit à travers l’Histoire par son incroyable capacité à s’adapter : La lutte contre le réchauffement climatique est devenue à la mode, et menace de détruire notre économie ! Très bien, nous allons épouser sa cause et utiliser la peur à des fins mercantiles. Et cela fonctionne très bien, trop bien…
A ce moment, dans le courant des années 2010, les politiques se sont trouvés piégés, et ne pouvaient plus aller à l’encontre du sentiment populaire vis-à-vis du réchauffement climatique, qui a été instrumentalisé, sans mettre leur carrière en danger. Si la nation doit souffrir de la situation (et nous le voyons aujourd’hui avec les difficultés énergétiques résultantes non pas de la guerre en Ukraine, mais bien des folles décisions politiques écologiques menées depuis 30 ans), peu importe…
La grande majorité des médias du monde, dont les forces vives sont dans un logiciel idéologique dit de gauche, a adhéré aux thèses réchauffistes et alarmistes, relayant plus que de raison toutes les informations allant dans ce sens, et surtout, en mettant à mort, médiatiquement parlant, toutes voix dissonantes en la matière. Comme évoqué en introduction, cela passe par le fait de classer comme « climato-sceptique » les opposants, laissant alors penser qu’ils sont des négationnistes, de les isoler, de refuser de leur donner la parole (vous verrez que très rarement à la télévision des opposants aux thèses du Giec), de les marginaliser (le fameux « complotiste »), de laisser penser qu’ils sont corrompus (certains articles d’indiquer qu’ils sont payés par les lobbys pétroliers), de bloquer leurs réseaux sociaux (compte Twitter et Facebook fermé sans autre forme de procès), et aussi de les livrer à la vindicte populaire pour obliger les politiques à émettre des sanctions. C’est un système bien rodé.
Laissez-moi vous donner un exemple concret : vous ne pouvez ignorer le nom de Greta Thunberg. Cette jeune fille a fait la Une de tous les médias du monde durant des mois en 2018 et 2019. Toujours présentée comme un « prophète du climat » et surtout, quelqu’un qui ne fait que relayer des vérités scientifiques, alors même qu’elle a un niveau de connaissance équivalent à celui du collège et que dès lors, elle ne peut savoir et comprendre de quoi elle parle. Mlle Thunberg se positionne exclusivement sur le plan des émotions.
Mais, connaissez-vous Naomi Seibt ?
Non ! C’est voulu… Les médias mainstream mettant en avant de la scène qui ils veulent en fonction des intérêts visés.
Naomi Seibt est une jeune fille de 20 ans, Allemande, qui s’est fait connaître à travers les réseaux sociaux pour ses positions contre les thèses du Giec. Son credo est : I don’t want you to panic. I want you to think (je ne veux pas que vous paniquiez, je veux que vous réfléchissiez). Elle est appelée par une partie de la presse l’« anti-Greta (3)». Et, il s’avère que Mlle Seibt, contrairement à Mlle Thunberg, est ce que l’on pourrait appeler un « petit génie ». Elle a obtenu (4) la première place au concours national de physique d’Allemagne, Jugend forscht, équivalent de notre concours général ouvert aux plus brillants élèves de terminal, et a terminé seconde au concours général de mathématique de son pays. Dit autrement, cette jeune Allemande s’avère donc être la première personne de toute l’Allemagne la plus brillante dans le domaine de la physique et la seconde dans le domaine des mathématiques de sa génération… Excusez du peu !
En un mot comme en cent, elle fait partie des 10% de la population européenne en mesure de lire et comprendre les rapports du Giec, contrairement à Mlle Thunberg qui selon certaines sources n’a jamais lu un seul rapport.
Forte de ses connaissances, Mlle Seibt a souhaité parler… Elle est devenue en quelques mois une influenceuse suivie par des centaines de milliers de personnes. Mais, la réaction médiatico-politique ne sait pas fait attendre. Rapidement des articles l’ont associé avec l’extrême droite (qu’elle n’a jamais fréquenté, ni ses parents), son compte Twitter a été fermé, elle a été marquée comme « complotiste » par divers médias de son pays qui ne l’avaient jamais rencontré. Surtout elle a été menacée en 2020 d’amende et de prison (5), pour déni ! Oui, vous avez bien lu, pour avoir exprimé son opinion, cette jeune fille a été menacée d’une peine de prison par la justice allemande. Un moyen de l’intimider et de la faire taire. Curieusement (ou pas !) les ONG des droits de l’Homme et féministe, n’ont pas pris sa défense ! Et comme il se doit, Mlle Naomi Seibt n’a pas été invitée à la tribune de l’ONU ou du Sénat français …
D’un côté Mlle Thnuberg totalement incompétente sur le sujet devient la groupie de tous les médias officiels et se voit élevée au rang de diplomate de la Terre par nombre de gouvernements. De l’autre, une jeune femme brillante, un esprit éminemment scientifique, sommé de se taire et menacé de prison. La différence entre les deux ? Vous le savez…
Ce système consistant à dénigrer (qualifier de fasciste) et d’intimider (menacer de sanction pénale, voire de mort sur les réseaux sociaux), est également appliquée à d’éminents scientifiques qui tentent de faire entendre un autre discours. Et malheur à la chaîne de télévision, ou au titre de presse, qui aurait l’idée de leur donner la parole. Ainsi, environ 95% de ce que vous pouvez lire, entendre ou voir, reprend un seul et même discours, laissant à penser qu’il est juste. S’il était si juste que ça, si les hypothèses avancées par les climato-alarmistes étaient si solides que ça, alors nous sommes en droit de nous demander pourquoi le débat contradictoire est systématiquement refusé et pourquoi il faut menacer de peine de prison ou de contrôle fiscal les opposants à ces fameuses thèses ?
En conclusion, point de complot organisé, mais un système similaire à ce que notre Histoire à déjà connu par le passé, avec les Révolutionnaires, les Bolchevicks, les adeptes du National-socialisme, ou encore les Islamistes. Un système qui engendre une autocensure par peur, est un totalitarisme, ici « soft » comme le disent les Américains pour caractériser une doctrine qui s’impose par la mort sociale et pas par la mort physique, efficace. Il est habituel de décrire les écologistes comme des « Khmers-verts », évoquant ces hommes qui étaient passés maîtres dans l’art de faire taire leurs opposants.
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(1) Le site Futura Science de titrer en décembre 2018 : « Pourquoi les émissions de CO2 continuent d’augmenter malgré le boom des renouvelables ? », ou encore le Figaro qui titre le 19 avril 2019 : « Climat : les émissions mondiales de CO2 ont augmenté de 55% en vingt ans ».
(2) Le quotidien Le Monde de titrer : « Avec la crise du Covid-19, baisse record de 7 % des émissions de dioxyde de carbone en 2020 », article publié le 11 décembre 2020.
(3) https://www.lci.fr/planete/l-anti-greta-thunberg-qui-est-derriere-l-ascension-eclair-de-naomi-seibt-la-nouvelle-egerie-des-climatosceptiques-2147113.html ou https://www.france24.com/fr/20200226-rechauffement-climatique-l-allemande-naomi-seibt-l-anti-greta-thunberg ou https://www.cnews.fr/monde/2020-02-24/qui-est-naomi-seibt-la-greta-thunberg-des-climatosceptiques-930056
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Naomi_Seibt
(5) https://clintel.org/german-officials-threaten-naomi-seibt-with-prison-for-denialism/
La “voie synodale” en Allemagne n’est pas habilitée à obliger les évêques et les fidèles à adopter de nouvelles orientations doctrinales et morales
Etrange communiqué du Saint-Siège, non signé, qui a le mérite d’exister mais dont on ignore tout des conséquences pratiques :
Afin de préserver la liberté du peuple de Dieu et l’exercice du ministère épiscopal, il semble nécessaire de préciser : La “voie synodale” en Allemagne n’est pas habilitée à obliger les évêques et les fidèles à adopter de nouvelles formes de gouvernance et de nouvelles orientations doctrinales et morales.
Il ne serait pas permis d’introduire dans les diocèses, avant un accord concerté au niveau de l’Église universelle, de nouvelles structures officielles ou doctrinales qui constitueraient une violation de la communion ecclésiale et une menace pour l’unité de l’Église. Dans ce sens, le Saint-Père a rappelé dans sa lettre au peuple de Dieu en pèlerinage en Allemagne : “L’Église universelle vit dans et à partir des Églises particulières, tout comme les Églises particulières vivent et s’épanouissent dans et à partir de l’Église universelle ; si elles étaient séparées de l’Église universelle, elles s’affaibliraient, se corrompraient et mourraient. D’où la nécessité de maintenir toujours vivante et efficace la communion avec le corps entier de l’Église”. Il est donc souhaitable que les propositions du Chemin des Églises particulières en Allemagne soient intégrées au processus synodal dans lequel l’Église universelle est engagée, afin de contribuer à l’enrichissement mutuel et de donner un témoignage d’unité par lequel le Corps de l’Église manifeste sa fidélité au Christ Seigneur.
Réponse critique des présidents de la Voie synodale, Dr Irme Stetter-Karp, présidente du Comité central des catholiques allemands (ZdK), et l’évêque Dr Georg Bätzing, président de la Conférence épiscopale allemande :
«Nous nous réjouissons que le Saint-Siège souligne une fois de plus ce à quoi nous nous sommes engagés dans les statuts et le règlement intérieur avant même le début de la voie synodale en 2019:
“Les décisions de l’Assemblée synodale n’ont pas d’effet juridique par elles-mêmes. Elles n’affectent pas le pouvoir de la Conférence épiscopale et des différents évêques diocésains d’édicter des normes juridiques et d’exercer leur magistère dans le cadre de leurs compétences respectives”.
“Les décisions dont les thèmes sont réservés à une réglementation de l’ensemble de l’Eglise sont transmises au Siège apostolique en tant que vote de la voie synodale”. (Articles 11 et 12)
Nous ne nous lasserons pas de souligner que l’Église en Allemagne ne suivra pas une ‘voie allemande particulière’. Néanmoins, nous considérons qu’il est de notre devoir d’indiquer clairement où, selon nous, des changements sont nécessaires. Ce faisant, nous sentons déjà que les problèmes et les questions que nous avons identifiés sont similaires dans le monde entier.Nous souhaitons également rappeler que la voie synodale est la conséquence de l’étude ‘Abus sexuels sur mineurs commis par des prêtres, diacres et religieux masculins catholiques dans le domaine de la Conférence épiscopale allemande’ (étude MHG) et nous sommes reconnaissants que les évêques et le ZdK s’engagent ensemble sur cette voie et puissent être assurés du soutien et de la collaboration active du peuple de Dieu en pèlerinage.
En 2021, le pape François a ouvert un processus synodal mondial. Bien entendu, comme prévu – et la déclaration d’aujourd’hui nous y encourage également – nous nous impliquerons dans le processus synodal de l’Église universelle avec les expériences et les résultats du Chemin synodal. Nous avons toujours souligné que nous voulions participer activement à ce processus par nos travaux. Car nous sommes convaincus que cela conduit à un ‘enrichissement mutuel’ (déclaration du Saint-Siège).
Dans le règlement intérieur et les statuts de la Voie synodale, nous indiquons le type de communication avec le Siège apostolique que nous estimons nécessaire et que nous souhaitons. Le nonce apostolique en Allemagne est invité à participer durablement à la voie synodale en tant qu’observateur. Depuis le début du Chemin synodal, nous nous efforçons, du côté de la présidence, de trouver des voies de communication directes avec les instances romaines. Ce serait, à notre avis, le lieu pour de telles clarifications. Malheureusement, la présidence du Synode n’a pas été invitée à un entretien jusqu’à présent. Nous regrettons avec irritation que cette communication directe n’ait pas eu lieu jusqu’à présent. Une Église synodale, selon la conception que nous nous en faisons, marche d’un pas différent ! Il en va de même pour la manière de communiquer d’aujourd’hui, qui suscite notre étonnement. Le fait de publier des déclarations non signées ne témoigne pas d’un bon style de communication au sein de l’Église.
La prochaine assemblée synodale sera l’occasion de reprendre la demande du Saint-Siège et d’en discuter. Une fois de plus, en tant que présidents de la Voie synodale, nous insistons sur le fait que nous souhaitons un dialogue rapide avec le plus grand nombre possible d’instances au sein de la Curie romaine».
Le député LR Éric Ciotti, président des Républicains ?
Éric Ciotti confirme au JDD son envie de concourir à la présidence de LR lors du congrès des 4 et 11 décembre.
Laurent Wauquiez a renoncé à briguer la présidence des Républicains . Que pensez-vous de sa décision ?
Laurent Wauquiez est celui qui dispose des meilleurs atouts pour espérer la victoire en 2027. Il a des convictions fortes, il a remarquablement réussi dans sa Région et il incarne à la fois une droite des valeurs et une droite moderne. Je respecte son choix, porteur d’une véritable stratégie de retour au pouvoir de la droite républicaine. Pour autant, nous aurons aussi besoin, pour assurer l’alternance, d’une formation politique claire sur ses convictions et sur sa ligne, qui soit redevenue un laboratoire d’idées, qui prenne le tournant de la modernité et se saisisse des nouvelles attentes de l’opinion, en matière environnementale par exemple.
Êtes-vous candidat à la présidence de LR ?
Ma décision définitive n’est pas totalement prise, mais je suis prêt à relever le défi et très déterminé.
Le numéro 2 du parti Aurélien Pradié, l’eurodéputé François-Xavier Bellamy ou encore l’ancien commissaire européen Michel Barnier ont manifesté leur intérêt pour la présidence de LR. Annie Genevard, actuelle présidente par intérim après le départ de Christian Jacob, a également indiqué qu’elle n’excluait pas de se porter candidate.
Quant à Nicolas Sarkozy, la droite doit “assumer de rompre ce lien de dépendance” avec l’ancien président, a estimé Eric Ciotti, qui ajoute que LR doit impérativement effectuer sa “révolution idéologique”.
Viktor Orban : “Nous ne sommes pas métissés, et nous ne voulons pas devenir métissés”
C’est ce qu’a notamment déclaré le Premier ministre hongrois Viktor Orbán lors de son discours à Tusnádfürdő, en Roumanie
Chronique de la France Orange mécanique
Les agressions contre les policiers se multiplient :
- Vénissieux (69) : deux policiers blessés par des jets de projectiles dans le quartier des Minguettes
- Lyon (69) : deux policiers hors service blessés par un homme avec un tesson de bouteille
- Lyon (69) : des foules tentent encore de perturber des interpellations dans le quartier de La Guillotière
- Saint-Brieuc (22) : un policier blessé à l’œil par un tir «d’arme de type paintball»
Par ailleurs, la personne interpellée suite à l’attaque de deux policiers mercredi soir à Lyon a été « totalement mise hors de cause » et libérée. En situation irrégulière, il devrait quand même être expulsé pour d’autres faits.
Des racailles menacent et insultent un policier. Sentiment d'impunité totale… pic.twitter.com/nFSfka1ais
— Amaury Brelet (@AmauryBrelet) July 24, 2022
14,7 % des détenus sont de nationalités de pays d’Afrique, alors qu’ils représentent 3,3 % de la population française
Ce sont les statistiques du ministère de la justice au 30 juin 2022.

Le Conseil constitutionnel juge conformes, sous réserves, plusieurs dispositions législatives relatives au régime des associations exerçant des activités cultuelles
Communiqué de la Conférence des évêques de France à propos de la loi séparatisme, dont quelques mesures avaient fait l’objet d’un recours :
Les Églises chrétiennes – catholique, protestantes et orthodoxes – prennent acte de la décision du Conseil constitutionnel datée du 22 juillet 2022. Elles se félicitent de ce que le Conseil constitutionnel ait reconnu, à travers deux réserves d’interprétation de dispositions importantes de la loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République, l’existence de risques d’atteinte à la constitutionnalité. Elles regrettent que le Conseil constitutionnel ne soit pas allé jusqu’à la censure de ces dispositions et qu’il ait retenu, sous ces réserves d’interprétation, la conformité des articles visés aux droits et libertés que la Constitution garantit. Elles maintiennent leur inquiétude sur les effets de cette loi, demandent à nouveau une vraie concertation sur son application et expriment leur vigilance sur les suites qui seront données à cette décision.
1. Le Conseil constitutionnel vient de rendre publique sa décision n° 2022-1004 QPC du 22 juillet 2022 relative à la question prioritaire de constitutionnalité que le Conseil d’État lui avait transmise à la demande conjointe de la Conférence des évêques de France, de la Fédération protestante de France, de l’Église protestante unie de France et de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France.
Par cette démarche, les requérantes interrogeaient le juge constitutionnel sur l’inconstitutionnalité de plusieurs dispositions de la loi du 24 août 2021, qui introduisent un dispositif de contrôle et de contraintes des cultes. Elles regardaient ces dispositions comme contraires aux principes de liberté et de séparation qui sont les fondements du régime des cultes en France mis en place par les lois du 9 décembre 1905 et du 2 janvier 1907.
Le Conseil constitutionnel n’a pas pleinement accueilli les motifs d’inconstitutionnalité soulevés par les requérantes.
Il a néanmoins reconnu que ces dispositions étaient de nature à porter atteinte aux libertés en cause, tout en jugeant ces atteintes proportionnées, au regard de l’objectif de sauvegarde de l’ordre public, et il a assorti sa décision de deux réserves d’interprétation.
La première réserve concerne la clarification de la non-rétroactivité du retrait de la qualité de cultuelle. Elle vise à exclure toute restitution d’avantages dont l’association aurait bénéficié avant la perte de sa qualité cultuelle.
La seconde réserve invite le pouvoir réglementaire à veiller au respect des principes constitutionnels de la liberté d’association et du libre exercice des cultes dans la fixation des modalités de mise en œuvre des nombreuses obligations mises à la charge des associations par lesquelles l’exercice public d’un culte est assuré.
La reconnaissance des atteintes à la liberté d’association et à la liberté de culte et les réserves formulées par le Conseil constitutionnel légitiment, à elles seules, la démarche engagée par les Églises chrétiennes de France.
2. Les Églises chrétiennes de France persistent à regretter que le juge constitutionnel n’ait pas tiré les conséquences des atteintes aux libertés qu’il a reconnues en ne censurant pas les principales dispositions discutées :
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- D’une part, celles relatives à l’obligation de déclaration de qualité cultuelle : les requérantes maintiennent qu’au-delà de l’appellation de régime de déclaration, ces dispositions instaurent de fait un dispositif d’autorisation préalable des associations cultuelles. En l’absence de motivation explicite, les requérantes ne partagent pas l’affirmation du Conseil constitutionnel selon laquelle les dispositions ont pour seul objet d’instituer une obligation déclarative, sans autre effet.
- D’autre part, celles relatives à l’imposition de contraintes nouvelles telles, pour les associations 1901 dites mixtes, que les activités cultuelles ne pourront plus s’y dérouler librement puisqu’elles s’exerceront sous la surveillance du Préfet et dans un cadre encore plus contraignant que celui des associations cultuelles.
Les requérantes sont pleinement conscientes des exigences légitimes de protection de l’ordre public. Elles peuvent d’autant moins les sous-estimer que parmi les victimes d’actes terroristes figurent aussi des chrétiens visés en tant que tels et des fidèles d’autres confessions. Les requérantes estiment néanmoins que ces exigences pouvaient être déjà satisfaites sans le recours à ces dispositions. […]
La procédure de contestation des décrets d’application de la loi du 24 août 2021 va désormais se poursuivre, via le Conseil d’État. Les instances chrétiennes invitent les autorités de la République à un débat constructif.
Mgr Philippe Ballot nommé évêque de Metz
Samedi 23 juillet 2022, le pape François a nommé Monseigneur Philippe Ballot évêque de Metz. Il était jusqu’à présent archevêque de Chambéry, évêque de Maurienne et de Tarentaise.
Conformément aux accords concordataires, le Journal officiel du 23 juillet 2022 rend publique cette nomination du Président de la République.
Amaclio Productions lance la Cité de l’Histoire
Aux portes de Paris, remontez le temps et découvrez les plus belles pages de l’Histoire de l’humanité au sein de la Cité de l’Histoire. Grâce à des spectacles et animations technologiques et ultra-immersives, petits et grands revivent les grands évènements du passé, rencontrent les figures emblématiques de l’histoire de France et vivent de nouvelles émotions !
Trois attractions principales, un espace entièrement dédié à l’Histoire, un univers inspiré de différentes époques… le tout imaginé par Franck Ferrand, mis en scène par Thierry Rétif et produit par Amaclio Productions, société reconnue pour ses grands spectacles historiques immersifs.
Venez vous immerger au cœur des plus grandes sagas de l’aventure humaine grâce à la Cité de l’Histoire. De salle en salle, guidés par des acteurs et mannequins, découvrez les riches heures de notre histoire. Un parcours 4 dimensions accessible en continu, pour une immersion complète dans l’épopée française.
Ouverture à l’automne 2022 à Paris La Défense.
Syrie : attaque pendant la consécration de la nouvelle église grecque orthodoxe Sainte-Sophie
🇸🇾 #Syrie – Une attaque de drone aurait fait ce jour au moins un mort et sept blessés dans la ville chrétienne de Sqalbieh au nord-ouest de #Hama, pendant la consécration de la nouvelle église grecque orthodoxe Sainte-Sophie https://t.co/tSlHLoxllC
— SOS Chrétiens d'Orient (@SOSCdOrient) July 24, 2022
Il y a quelque mois, Mediapart et les pigistes de Soros attaquaient SOS Chrétiens d’Orient pour leur soutien à la population de ce village. Leur travail de communication crée une atmosphère favorable à ce genre d’attaques.
Des volontaires de SOS Chrétiens d’Orient racontent
En Irak, les chrétiens étaient 1,5 million avant 2003, ils sont 150 000 aujourd’hui. Si la situation s’aggrave, ils ne seront peut-être plus que 23 000 dans les prochaines années. Les chrétiens de Syrie ou d’Egypte sont aussi lourdement menacés ou en encore au Liban où une grave crise économique et politique frappe le pays. L’ONG SOS Chrétiens d’Orient agit dans ces pays pour soutenir moralement et matériellement ces chrétiens, les aider à subsister et leur permettre d’échapper à l’exil.
Louis et Jeanne sont deux volontaires de SOS Chrétiens d’Orient qui ont été envoyés dans ces pays, ils racontent leur travail au plus près des populations chrétiennes du Moyen-Orient et une expérience humaine marquante.
SOS Calvaires érige une croix à Persac dans la Vienne
Samedi 23 juillet, l’association SOS Calvaires a érigé une croix de 12 m de haut, après l’avoir porté en procession sur plus de 2 km, avec 56 porteurs.




Kamloops, le pensionnat de l’horreur : c’était une intox
L’histoire des tombes non marquées au Canada a été révélée le 27 mai 2021. L’histoire a immédiatement fait sensation dans les médias canadiens et l’est restée pendant des mois, même après que l’experte en géophysique ait noté que les résultats de l’étude radar n’indiquaient pas nécessairement la présence de tombes, et encore moins de tombes non marquées, de tombes d’autochtones ou de tombes d’enfants. Contrairement à ce que de nombreux Canadiens ont fini par croire pendant cette période, les données des relevés ne produisent pas d’images montrant des corps ou des cercueils. Elles montrent plutôt des perturbations dans le sol et les sédiments. Les enquêteurs doivent alors creuser le sol pour déterminer ce qui se trouve réellement en dessous.
Les médias affirmaient avec assurance que le nombre de décès d’élèves des pensionnats canadiens, estimé à 3 201, allait bientôt doubler, voire tripler. Un éditorialiste est allé jusqu’à déclarer que “la découverte des tombes des enfants à Kamloops pourrait être le moment de l’Holocauste au Canada”. Partout, on a assisté à des actes d’expiation publique, et de nombreuses célébrations de la fête du Canada du 1er juillet ont été annulées, voire transformées en moment de repentance.
Cela fait maintenant 14 mois que l’annonce a été faite au sujet des tombes présumées et aucune preuve physique n’a été déterrée. Pas de tombes. Pas de cadavres. Aucun reste humain. Le texte de l’article indiquait notamment que “les restes de 200 personnes, principalement des enfants, ont été découverts dans des tombes non marquées sur les terrains d’un ancien pensionnat en Colombie-Britannique”, ce qui était totalement faux.
Selon le Centre canadien de vérité et réconciliation, 51 élèves sont décédés durant les 80 ans d’existence du pensionnat. Grâce aux recherches de l’historien Jacques Rouillard, on connaît maintenant les lieux de sépulture de plus de la moitié de ces enfants. Quatre d’entre eux sont inhumés à Kamloops dans le cimetière de leur réserve situé non loin du pensionnat, ce qui fait douter de l’existence d’un autre lieu de sépulture secret. Vingt-quatre autres enfants sont enterrés dans le cimetière de leur propre réserve. L’historien a pu consulter les certificats de décès conservés dans les registres d’état civil de la province. Ces enfants n’ont donc pas disparu. Comment croire alors que les dépouilles de 200 enfants aient pu être enfouies près de l’école, à l’insu des familles ?
Après le national-socialisme allemand, le capital-socialisme à la chinoise
Eglise universelle : Desiderio desideravi, un texte paradoxal voire schizophrénique
Le 29 juin, le pape François a promulgué la lettre apostolique Desiderio Desideravi sur la formation liturgique du peuple de Dieu. Cyril Farret d’Astiés analyse ce texte, paradoxal voire schizophrénique, dans lequel le pape dénonce un certain nombre d’erreurs liturgiques, et en même temps, confirme sa volonté de voir disparaître la célébration de la messe traditionnelle, pourtant, par nature, remède privilégié contre les erreurs dénoncées.
Eglise en France : Du national-socialisme allemand au capital-socialisme à la chinoise
Les Editions de L’Homme Nouveau publient un rapport de l’Observatoire international cardinal Van Thuan : “Le Modèle chinois : capital-socialisme du contrôle social”. Philippe Maxence présente ces travaux qui dénoncent le caractère totalitaire du système chinois d’organisation de la société, pourtant objet de fascination d’une partie des classes dirigeantes occidentales.
Eglise en Marche : Une chapelle pour le 2ème REI
Aumônier du 2ème REI (Régiment Etranger d’Infanterie) basé à Nîmes, le padre Chapeau présente son projet de construction de chapelle pour les 1 300 légionnaires du régiment. C’est l’occasion d’exposer la mission d’un aumônier de Légion et de découvrir un peu mieux ces “hommes étranges et rudes” dont parlait le commandant Hélie de Saint Marc.
N’y a-t-il donc rien de plus urgent à faire que de demander à ces familles d’abandonner la liturgie traditionnelle ?
Tribune de Jean de Tauriers, président de Notre-Dame de Chrétienté, parue dans Famille chrétienne :
Un an après le Motu Proprio Traditionis Custodes, la lettre du pape François Desiderio Desideravi confirme clairement sa volonté de faire disparaître la liturgie tridentine. Des propos incendiaires par temps caniculaire ! Quelques réactions élogieuses s’entendent ici et là, les seules qui osent s’exprimer publiquement dans notre temps étrange « de dialogue synodal et de partage de cheminements ». Après le Motu Proprio Traditionis Custodes, on parlait de « stupeur », « d’incompréhension », de « colère » des fidèles, traditionalistes ou non.
Que dire, au bout d’un an ? Car en réalité, le « dialogue synodal » tant attendu, pour chercher à se comprendre mutuellement, n’a pas eu lieu. Aucune réflexion sur les raisons profondes des choix des fidèles dits « traditionalistes » ; aucune attention à la situation des clercs des communautés, pourtant attachés de manière définitive par leurs constitutions – et donc pour leur sainteté ! – à la liturgie traditionnelle ; tout cela alors que la situation générale de l’Église s’est terriblement aggravée en un an, et pas seulement en Allemagne. Il aurait semblé à la fois juste et intéressant qu’un effort particulier soit fait pour comprendre les fidèles ayant fait le choix de la liturgie traditionnelle. De même, s’intéresser aux raisons des clercs ayant donné leur vie à Dieu au sein de communautés ayant opté pour cette préférence liturgique ne semble pas inutile.
La vitalité du monde traditionnel
Car la réalité, celle des « tradis », est bien là, et n’est pas près de disparaître. Les « tradis » viennent de tous les milieux ; leur nombre est en augmentation et représente près de 10% des pratiquants en France. Ce chiffre est suffisamment significatif pour mériter d’être analysé sérieusement. Le nombre de vocations est relativement plus important dans ces milieux traditionnels que dans le reste de l’Eglise. Plutôt que de vouloir supprimer la messe traditionnelle ne serait-il pas intéressant de comprendre l’origine de ces vocations et les motivations de ces choix liturgiques ?
Le dernier concile, comme tous les conciles, voulait un renouveau dans l’Église. Eh bien : la fécondité des communautés traditionnelles, leur jeunesse, leur ardeur au service du Christ ne sont-elles pas des signes de la Providence divine qui montrent que ce mouvement est une voie possible pour le renouveau de l’Église ?
Vous me permettrez d’ajouter que le nombre de pèlerins à Chartres (15 000 cette année) montre la vitalité du monde traditionnel. Comment expliquer une croissance régulière depuis près de 10 ans, principalement chez les jeunes ? Dieu n’abandonne pas son Eglise, cette bonne santé est un signe d’espoir ! Dire cela ne signifie pas que le petit monde des « tradis » soit l’unique voie du salut. Ce petit monde, très divers au demeurant, veut agir avec tous ses charismes pour le bien de l’Eglise. Nous savons qu’il n’est pas le seul à œuvrer dans ce sens. Pourquoi lui dénier ce rôle de « bon et fidèle serviteur » ?
« Les tradis sont-ils un danger pour l’Eglise ? »
Enfin, entre le Motu Proprio Traditionis Custodes et la lettre Desiderio Desideravi, l’Église est entrée encore plus profondément dans une crise dramatique et sans précédent : révélations d’abus d’autorité, crise du synode allemand, remise en cause du dogme catholique dans la collecte du synode des diocèses de France. La conscience de cette crise, qui est d’abord doctrinale et donc de foi, explique le choix des traditionalistes, leur fidélité et leur résistance. Les familles voulant rester catholiques et voulant transmettre la foi à leurs enfants font le choix de certaines églises, de catéchismes, de troupes scouts, d’écoles, d’associations. Souvent, mais pas toujours heureusement, ces églises, troupes, écoles sont attachées à la liturgie traditionnelle. Une réaction normale de nos autorités ecclésiales serait de s’en réjouir et d’encourager ces courageux résistants. Ces familles se donnent le mal de faire le pèlerinage de Chartres pour offrir une retraite spirituelle à leurs enfants. Elles dépensent sans compter pour leur éducation car les écoles, catholiques sous contrat ou publiques, sont souvent défaillantes.
Devant une telle crise de l’Église, l’incompréhension du 16 juillet 2021 se transforme aujourd’hui en stupéfaction : n’y a-t-il donc rien de plus urgent à faire que de demander à ces familles d’abandonner la liturgie traditionnelle, source de leur spiritualité ? Les « tradis », avec le missel de 1962, leur latin et leurs soutanes, sont-ils vraiment un danger pour l’Église, alors que les propagateurs d’hérésies s’expriment aujourd’hui en toute impunité ?
Lors de notre dernier pèlerinage de Pentecôte, j’ai rencontré des centaines de pèlerins, souvent de moins de vingt ans et de tous les milieux. Je reste étonné de la bonne connaissance qu’ils avaient de l’interdiction des ordinations dans le diocèse de Fréjus-Toulon, de l’interdiction du port de la soutane dans le diocèse de Toulouse et bien sûr des persécutions supportées par certains prêtres (interdiction de messes, confirmations, mariages, baptêmes, catéchismes). Les pratiquants aujourd’hui sont informés, suivent l’actualité de l’Eglise, notamment par les réseaux sociaux. Et quand ils ne comprennent pas certaines décisions idéologiques et autoritaires, ils le disent, s’en étonnent, s’en attristent. L’autoritarisme actuel laissera des séquelles chez tous ces jeunes.
Affronter la réalité avec objectivité
La première attitude pour guérir une maladie est de poser un diagnostic, d’en connaître les causes, d’affronter la réalité avec objectivité. L’apostasie générale de notre monde est à l’origine de la résistance des milieux traditionalistes. La question liturgique est une question fondamentale car elle est l’expression de la foi.
Un certain nombre de questions se posent et l’argument d’autorité, aujourd’hui systématiquement apporté, ne suffira pas. Ces questions devront obtenir des réponses au risque de voir se multiplier les pétitions, manifestations, appels à Rome, appels aux évêques et troubles de toutes sortes :
- Comment Traditionis Custodes peut-il dire l’inverse de Summorum Pontificum ?
- Comment l’Eglise peut-elle revenir sur les promesses faites en 1988 aux clercs acceptant les propositions de Rome après les sacres de Monseigneur Lefebvre ? Le cardinal Ratzinger avait alors promis que « le monde traditionnel avait toute sa place dans l’Eglise, comme il était ».
- Comment peut-on avoir une Eglise ouverte aux périphéries et fermée au monde traditionnel ?
- Comment comprendre cet acharnement contre un mouvement minoritaire, missionnaire et dynamique ?
- Serait-il possible de faire un bilan des réformes entreprises il y a près de soixante années ?
- Les catholiques ont droit aux sacrements dont leur salut dépend. Comment est-il possible d’interdire la célébration de la messe, les confirmations, les mariages, les baptêmes et même empêcher les catéchismes ?
Septième dimanche après la Pentecôte
« Méfiez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous en vêtements de brebis, mais qui au-dedans sont des loups rapaces » (Matthieu 7:15)
La messe du septième dimanche après la Pentecôte présente quelques caractères assez particuliers. Elle ne figure pas dans les anciens livres romains, et serait donc d’origine gallicane. Précisons qu’il ne s’agit pas ici du gallicanisme du XVIIe siècle, mais de la liturgie de l’Église des Gaules antérieure à l’époque carolingienne, alors que l’unité liturgique n’était pas réalisée, et qu’il y avait encore un chant romain (ancêtre du chant grégorien), un chant ambrosien (à Milan), un chant bénéventin, un chant hispanique, un chant gallican etc.. C’est seulement au VIIIe siècle, sous Pépin le Bref et Charlemagne, que la liturgie romaine a été adoptée par tout l’occident chrétien, incorporant cependant certains éléments gallicans, dont cette messe est un témoin. C’est très net en ce qui concerne l’Alléluia, dont la mélodie s’étire en longueur de façon exubérante. De même l’Offertoire est une prière longue et développée, mais à l’opposé l’Introït, le Graduel et la Communion sont très simples et parmi les plus courts du répertoire.
Le texte de l’Alléluia du septième dimanche après la Pentecôte est le même que celui de l’Introït, le premier verset du psaume 46, acclamation à la majesté et la toute puissance divine :
Omnes gentes plaudite manibus, jubilate Deo in voce exsultationis.
Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu avec des cris de joie.
Mais alors que l’Introït était très court, faisant retentir cette acclamation avec une mélodie simple, légère et joyeuse, à l’opposé l’Alléluia est très long, avec une mélodie ample et solennelle, de grandes vocalises, de nombreuses modulations, s’attardant ainsi pour célébrer toutes les splendeurs de Dieu et de son œuvre dans leur immensité et leur variété. On voit là à quel point la mélodie grégorienne peut donner à un même texte des expressions différentes.
Une librairie catholique taguée par des anarchistes à Lyon
Des tags insultants ont été découverts sur les murs de la Boutique de l’Emmanuel rue Sainte-Hélène située dans le 2e arrondissement de Lyon.
L’adjoint au maire du 2e arrondissement a dénoncé sur Twitter :
Encore des tags insultants sur les murs de notre ville. Tout mon soutien à la communauté catholique et à la boutique de l’Emmanuelle . Assez de ces groupuscules d’activistes d’extrême-gauche qui pourrissent Lyon .@villedelyon @lyonmag @prefetrhone pic.twitter.com/TZAgJJb632
— Jean-Stéphane Chaillet (@JsChaillet) July 23, 2022
