Les quatre récits de la Passion
Lu sur Claves :
La réforme liturgique de 1969 a choisi de ne conserver la lecture de la Passion du Seigneur que pour le dimanche des Rameaux (en alternant entre les trois évangiles synoptiques – Matthieu, Marc et Luc – chaque année) et pour le Vendredi saint (Passion selon saint Jean).
La liturgie traditionnelle nous fait au contraire entendre chaque année les récits des quatre évangélistes : saint Matthieu le dimanche des Rameaux, saint Marc le mardi, saint Luc le mercredi et saint Jean le vendredi saint. Cette disposition qui remonte aux premiers siècles de l’Église, ainsi que la grande densité de ces passages, doit attirer notre attention sur la complémentarité des quatre Passions.
Les exégètes modernes considèrent ordinairement que le récit primitif est celui de saint Marc, qui servit de matériau au moins partiel à saint Matthieu et saint Luc. Nous aborderons cependant ici les quatre Passions dans leur ordre traditionnel, celui qu’a retenu la liturgie.
Saint Matthieu : éclairage biblique pour entrer dans la foi
La Passion selon le premier évangile est sombre, marquée par la solitude du Christ face à sa dernière heure. Il reprend en cela la tonalité principale du récit marcien. Mais saint Matthieu ajoute sa touche propre, qui éclaire la noirceur du moment. Notre apôtre est en effet un théologien, attentif à recueillir dans les Écritures les échos susceptibles d’enrichir notre compréhension du message de Jésus. Au long de la Passion il multiplie les références explicites ou implicites à l’Ancien Testament, donnant à la figure de Jésus souffrant une grande profondeur messianique. Il insiste sur l’accomplissement des Écritures, et donne ainsi les clés du mystère d’iniquité dont le Sauveur est victime. En soulignant l’évolution des rapports du Christ avec Israël, il prépare l’extension de l’annonce évangélique aux païens. Le but de saint Matthieu est ainsi de former chez son lecteur une intelligence chrétienne du mystère, qui le fasse entrer plus avant dans la foi de l’Église.
Saint Marc : Jésus abandonné pour nous redonner espoir
La noirceur est accentuée dans le récit marcien, dont le ton très oral, abrupt, laisse place à la violence des faits. L’auteur n’hésite pas à accentuer les paradoxes de la Passion : à la souveraine dignité du Christ il oppose les injures et outrages dont il est victime, l’abandon honteux des disciples. Le Père même semble cause de cette déréliction de Jésus, dont la dernière parole est le terrible « mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné » ?
La Passion est-elle pour saint Marc une défaite, une chute sans échappatoire ? Non, car le renversement qui intervient au dernier moment donne, comme par un éclairage rétrospectif, tout le sens du drame : le rideau du Temple se déchire, le centurion confesse la divinité de Jésus ; l’épreuve, à son paroxysme révèle le Fils de Dieu acceptant jusqu’au bout la volonté du Père.
Par son récit brutal mais pas dénué d’espérance, saint Marc nous exhorte, avec les disciples du Christ de tous les temps, à la confiance, à la persévérance dans l’épreuve, au courage et à l’humilité face à nos propres lâchetés et abandons.
Saint Luc : marcher à la suite de l’innocent
Le récit de saint Luc, bien que peut-être établi à partir d’un matériau commun, se distingue des deux précédents par plusieurs détails narratifs, et surtout par sa tonalité plus apaisée. Les aspérités du récit sont nuancées et adoucies : le sommeil des apôtres au Jardin est presque excusé, Jésus y est réconforté par un ange. L’innocence de Jésusest reconnue par Hérode et Pilate, les Juifs eux-mêmes ne semblent pas unanimes dans l’hostilité à son égard. Le prophétisme de la figure du Christ est présent à travers des références implicites aux Écritures et aux figures de l’Ancien Testament (notamment le prophète Elie, un type christique auquel l’auteur aime faire référence).
La Passion de saint Luc est éclairée rétrospectivement par un autre épisode de son œuvre : le martyre d’Etienne, en lequel on retrouve des marqueurs forts du récit. Outre l’innocence de la victime, c’est sa capacité à pardonner qui est mise en valeur. Parmi les trois paroles du Christ en croix rapportées dans le troisième évangile, deux sont des mots de pardon : « Père, pardonne-leur » (répété par Etienne en Ac 7, 60), « aujourd’hui tu seras avec moi en paradis », tandis que la troisième exprime la confiance absolue dans le Père : « en tes mains je remets mon esprit » (que l’on retrouve encore dans la bouche d’Etienne en Ac 7, 59). Saint Luc fait donc contempler la figure du Christ aimant et souffrant mais qui demeure maître de son sort, et entend susciter l’engagement du disciple à sa suite dans la voie du don de soi et de la charité inconditionnelle.
Saint Jean : le triomphe du messie
Largement indépendant des précédents, le récit de saint Jean a une tonalité bien différente. Sa Passion clôt une longue séquence de discours antagonistes opposant Jésus aux Juifs : après les paroles, ce sont les actes qui tranchent le débat. Les souffrances et la mort du Christ sont présentées en un processus qu’il maîtrise parfaitement. Jésus demande à Judas de faire vite. Au Jardin il reste debout face à son sort, quand Matthieu et Marc le présentaient prostré sur le sol, Luc à genoux. Le procès intenté devant Pilate est renversé : ce n’est plus Jésus qui est jugé mais Pilate, et le chef d’inculpation n’est pas du registre pénal – il s’agit de savoir ce qu’est la vérité, et si le préfet aura le courage de s’y conformer. La conclusion enfin est sans appel : Jésus est élevé de terre, comme il l’avait prédit, sa croix n’est pas un instrument de torture mais un trône, au-dessus duquel sa royauté est proclamée dans toutes les langues de l’Empire, depuis lequel il attire à lui ses disciples (Nicodème et Joseph d’Arimathie se font enfin reconnaître comme tels, malgré la crainte des Juifs).
Si nous mettons ici en valeur les différences entre ces quatre récits que la liturgie nous fait entendre en cette sainte semaine, ce n’est pas pour les opposer mais pour inviter à saisir leur complémentarité, sur laquelle les évangélistes eux-mêmes, inspirés par le Saint-Esprit, ont certainement voulu jouer. La figure de Jésus est d’une richesse que nous n’aurons jamais fini de scruter ; les éclairages apportés par les quatre Passions, chacune sous son angle propre, nous le font connaître et aimer comme messie abandonné, souffrant mais innocent, en paix malgré l’ampleur du drame, et paradoxalement triomphant du mal, dont il est établi sur la croix juge et vainqueur, préfigurant son retour à la fin des temps.
David Engels, effondrement et christianisme
David Engels est un historien belge. Il est actuellement professeur de recherche à l’Instytut Zachodni à Poznan en Pologne après avoir été professeur à l’Université libre de Bruxelles. Dans cet entretien, il livre son analyse sur différents sujets comme l’effondrement, le christianisme mais également le conflit russo-ukrainien.
En 2017, analysant l’évolution récente de l’Europe, il avance que « nous n’avons aucune chance d’éviter une guerre civile ». Selon lui, cette guerre civile prendrait la forme de « banlieues qui échappent au contrôle de l’État. Avec des territoires où règnent des groupes paramilitaires, ethniques ou religieux. Avec une criminalité galopante. Avec une faillite économique et un total immobilisme politique. » Il avance que « les principaux partis allemands ne veulent pas admettre la pauvreté croissante, la perturbation culturelle et politique croissante et la perte de confiance dans la démocratie. » Cette situation serait comparable à celle de la fin de la République romaine. Et, en 2018, il situe la crise des gilets jaunes en France comme participant de la même évolution.
LR : la consigne de vote de Valérie Pécresse ne passe pas
Lu dans Valeurs Actuelles :
[…] Depuis 2017, le parti est écartelé entre un ligne conservatrice, très à droite, incarnée notamment par Laurent Wauquiez ou Éric Ciotti, et une ligne plus modérée, celle portée pendant la campagne par Valérie Pécresse. La contre-performance de la candidate fait inévitablement resurgir ces lignes de fracture. Le parti doit-il jouer, une fois encore, la carte du “Front républicain” contre le Rassemblement national ? S’opposer à Emmanuel Macron ? Ou tenir une ligne “ni, ni” ? Lorsqu’elle monte sur scène, 20 minutes après l’annonce des résultats, la présidente de la région Île-de-France a fait son choix :
« Malgré les profondes divergences que j’ai martelées tout au long de la campagne, je voterai en conscience Emmanuel Macron pour empêcher l’arrivée au pouvoir de Mme Le Pen et le chaos qui en résulterait. »
Elle embraye en « demand[ant] aux électrices et aux électeurs qui [l]’ont honorée de leur confiance, de peser les conséquences potentiellement désastreuses, pour notre pays et pour les générations futures, de tout choix différent du [s]ien qu’ils envisageraient pour le second tour ». En clair, elle leur demande de voter eux aussi pour le Président sortant.
Un message loin d’être reçu 5/5. Les Républicains devaient débattre lundi matin, lors d’un bureau politique, de la ligne à adopter ; en fait de quoi les avis contraires se multiplient, dès 20 heures passées ce dimanche. Eric Ciotti, premier à prendre la parole, annonce sur le plateau de TF1 que
« les Français sont libres, mais personnellement je ne voterai pas pour Emmanuel Macron. […] Je récuse ces termes [de barrage] qui sont classiques et que les Français ne supportent plus. »
Un peu plus tard, Julien Aubert, le député du Vaucluse, affirme sur BFM TV qu’il « ne votera pas pour Emmanuel Macron ». En fin de soirée, c’est encore Guilhem Carayon, le président des Jeunes Républicains, qui lance sur Twitter
« pendant 5 années, nous avons combattu la politique d’Emmanuel Macron. Par cohérence, je ne voterai donc pas pour lui. »
Alors le parti peut-il résister au choc ? « Il est trop tôt pour parler d’implosion. On surévalue le moment, par rapport à une histoire qui s’annonce déjà longue », tempère Julien Aubert. Amine Elbahi, de l’équipe de Valérie Pécresse, se montre plus pessimiste :
« Il faut se demander comment la droite va survivre demain, et comment attirer nos électeurs qui sont partis ailleurs. Il faut renouveler nos idées et trouver de nouveaux visages. »
Le “renouvellement”, c’est un peu le mantra des Républicains, une solution magique qui leur permettrait de survivre à la tempête mais dont les contours restent bien flous. Charles Consigny, élu parisien, martèle : « Il y avait un problème de ligne politique, nous n’avons pas proposé un vrai modèle de société, peste-t-il. Ça serait une bonne chose maintenant de mettre en avant de nouvelles têtes. » « Quand vous avez une décomposition, c’est prévu qu’il y ait une recomposition. », ajoute Julien Aubert. « On ne peut pas faire indéfiniment le grand écart au sein du parti, il faut assumer une ligne claire, sinon on perd nos électeurs », explique encore Stéphane Le Rudulier, sénateur et président de la fédération des Bouches-du-Rhône.
Encore faut-il tenir jusque-là. Car un renouvellement de la maison LR prendra forcément du temps, et il n’est pas certain que le parti en ait suffisamment. D’abord parce que les élections législatives arrivent à grands pas : prévues pour le mois de juin, elles pourraient bien être avancées si le président élu dans deux semaines décide de dissoudre l’Assemblée. Othman Nasrou, porte-parole de Valérie Pécresse, l’a bien compris, et appelle déjà, en cette soirée de premier tour, à la mobilisation pour les législatives. Il faut dire qu’en l’absence d’une ligne claire, alors que nombre d’ex-élus LR ont rejoint les rangs de la majorité et qu’Éric Zemmour compte bien jouer les trouble-fête, le parti pourrait voir son groupe parlementaire réduit à la portion congrue.
Ensuite parce que la campagne de Valérie Pécresse a coûté, selon les estimations de BFM TV, près de 15 millions d’euros. Or avec un score potentiellement inférieur à 5 %, Les Républicains ne toucheraient que 800 000 euros de financement de l’État, contre 8 millions s’ils passent cette barre fatidique. De quoi creuser un trou profond dans les finances du parti… Dimanche soir, il n’aura fallu que quelques minutes, après la fin du discours de la candidate, pour que la salle se vide. Pas de Christian Jacob à l’horizon, ni un quelconque ténor en guise de soutien. Elle achève sa campagne comme elle l’avait commencée… seule.
Aucune reconquête authentique n’est à espérer sans un redressement moral préalable
Si l’insipidité de la campagne présidentielle a de quoi inquiéter sur l’état de nos institutions, au moins n’aura-t-elle pas troublé le Carême des quelques catholiques encore conscients des priorités authentiques. Dieu sait que ce ne fut guère le cas ces dernières années. A l’instar de l’incendie de Notre-Dame en 2019, cette invitation providentielle au recueillement doit être perçue, selon nous, comme un nouvel avertissement du Ciel devant l’imminence de catastrophes.
Assumons jusqu’au bout notre réputation de Cassandre : à vision humaine, nous ne voyons aucune raison d’espérer une amélioration politique et sociale en France puisque la mise en garde de la Semaine Sainte 2019 est restée lettre morte. Bien sûr, la reconduction de « Jupiter » pour cinq ans serait la pire des choses, mais la dissolution du pays est désormais telle que tout autre vainqueur des Présidentielles aura les pires difficultés à l’enrayer, en supposant qu’il en saisisse les causes fondamentales.
Ainsi nous parait-il significatif que la question de la dette notamment ait été savamment édulcorée au point de taire ses liens avec la démographie et donc la défense de la vie. Un pays qui chaque jour refuse à six-cents de ses enfants de naître se condamne au vieillissement de sa population, à la stagnation de sa consommation, au creusement de sa dette etc. De même faut-il voir là une des causes de l’indéniable grand remplacement alimenté par les instances mondialistes au nom du manque de fécondité de l’Occident. Sur le plan spirituel et civilisationnel, un Islam conquérant ne fait qu’exploiter cette brèche que nous avons créée et cela d’autant plus facilement que les chrétiens désertent les églises, du fait du matérialisme ambiant et de la servilité de la hiérarchie catholique envers le pouvoir politico-médiatique.
Les « points non-négociables » supposés conditionner le vote catholique sont objectivement des éléments essentiels, quoique non-exclusifs, au relèvement de notre pays. Nous en avons toujours défendu une conception extensive à rebours de la mouvance catholico-conservatrice coagulée un temps par La Manif pour Tous avant de se propager entre François Fillon, Marine Le Pen et aujourd’hui Eric Zemmour. Nous nous attendions donc à être aussi insatisfaits sur ce point en 2022 que nous l’étions en 2017 mais les responsables sont moins les candidats que les catholiques toujours prêts à transiger sur l’essentiel.
Récemment, les médias se demandaient pourquoi les catholiques ne revoteraient pas Macron en 2022. Mais il faudrait se demander comment ils ont pu le faire en 2017, comme certains ont soutenu François Fillon et aujourd’hui Valérie Pécresse promoteurs de l’avortement. On peut noter de réels efforts d’Eric Zemmour et de Marine Le Pen en faveur de la famille mais nous sommes encore loin d’atteindre les exigences non-négociables catholiques même entendues de façon étroite. Celles-ci devraient également s’appliquer au « Tout sauf Macron » qui ne saurait profiter, pour des catholiques, à un candidat en contradiction avec leurs convictions essentielles.
Au-delà du non-négociable, nous nous sommes depuis longtemps interrogés sur les associations chères aux conservateurs, de la France catholique et de la République laïque, du Royaume et de l’Empire, de la Sainte Vierge et de Napoléon, l’appartenance d’Eric Zemmour et de son entourage proche au judaïsme ajoutant aujourd’hui l’association de l’Evangile, fondement de notre civilisation, et du Talmud aussi antichrétien que le Coran. De même, on pourra regretter que Marine Le Pen comme Eric Zemmour ne se soient pas montrés plus soucieux de l’atteinte aux libertés publiques sous prétexte sanitaire, ou alors très tardivement.
Quoi qu’il en soit, aucun relèvement du pays, aucune reconquête authentique, n’est à espérer sans un redressement moral préalable, individuel et collectif, les gouvernants ayant à cet égard devoir d’exemplarité. Quoi qu’en disent les libéraux bon teint, la distinction évangélique du spirituel et du temporel ne change rien à l’affaire : le Christ a reçu tout pouvoir au Ciel et sur la Terre (Matthieu XXVIII, 18). Quelle que soit l’organisation du pouvoir, « l’Éternel est notre Juge ; l’Éternel est notre Législateur ; l’Éternel est notre Roi ; c’est Lui qui nous sauvera ! » (Isaïe, XXXIII, 22).
Le Chemin de croix, du dolorisme ?
Dans En quête d’esprit, Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :
- L’abbé Cariot, recteur de la basilique d’Argenteuil
- XavierAccart, journaliste
- Jean-Paul Poletti, directeur du choeur de Sartène
Il n’y avait pas de « vote caché »
De Bruno Larebière dans L’Incorrect :
[…] Éric Zemmour n’a pas seulement pâti de l’invasion russe de l’Ukraine et de ses prises de position passées et présentes – le refus honteux en même temps que politiquement suicidaire d’accueillir les réfugiés ukrainiens –, mais aussi de sa constante dé-présidentialisation au fur et à mesure que la campagne avançait. Autant, dès le meeting de Villepinte, début décembre, il avait réussi, et avec quelle maestria, à endosser le costume de l’homme d’État que les Français de droite attendaient, autant, le mois de février étant venu, il apparut évident qu’il ne parvenait pas à tenir le rôle sur la durée. Le commentateur avait repris le dessus sur l’acteur de l’histoire, avec ses tics, ses mimiques, ses démonstrations certes pertinentes mais beaucoup trop longues, finalement perçues comme confuses parce que bien trop développées pour une époque qui ne s’y prête pas.
Ironie du sort, Éric Zemmour aura été puni par où il avait péché : le pouvoir des études d’opinion. C’est par les sondages, qui le montraient en ascension constante avant même qu’il n’ait déclaré sa candidature à l’Élysée, que le journaliste a assis dans les médias, donc dans l’opinion, la crédibilité de sa candidature. C’est par eux aussi qu’il s’est convaincu – ou a été convaincu par son entourage – qu’il lui fallait, et même qu’il devait, pour la droite, pour la France, se porter candidat à la fonction suprême. Des sondages le donnant possiblement qualifié pour le second tour – dont celui, commandé par l’Incorrect à l’Ifop, mesurant en septembre dernier son potentiel électoral à 18 % –, comment aurait-il pu ne pas y aller ? Comme aurait-il ne pas être convaincu qu’il avait un destin ?
Or ensuite, de regain en ressac, est arrivé le moment où les sondages ont indiqué qu’à force de vouloir tuer le Rassemblement national, qu’à force d’attirer à lui un nombre d’électeurs du RN suffisant pour affaiblir fortement Marine Le Pen mais sans jamais parvenir à la tuer, il risquait bien de n’y avoir à ce jeu fratricide qu’un seul vainqueur : Jean-Luc Mélenchon. Alors les sondages, qui avaient fait le candidat Zemmour, l’ont défait. Puisqu’ils montraient qu’il ne pourrait pas se qualifier pour le second tour, nombre de ses électeurs potentiels ont pensé qu’il valait mieux assurer celle de Marine Le Pen, plutôt que de se rendre responsable de l’anomalie historique qui aurait consisté à voir la principale force politique française – Marine Le Pen + Zemmour = un tiers du corps électoral – laisser place à un candidat d’extrême gauche. Quand il s’est avéré que Marine Le Pen était en mesure de battre Emmanuel Macron, c’en était fini, si tant est que ce ne fut pas fini il y a déjà bien longtemps.
Éric Zemmour, pourtant observateur avisé des campagnes présidentielles depuis celle de 1981, a oublié, peut-être grisé par la force militante phénoménale qui s’est mobilisée pour lui, que les thématiques de pré-campagne ne sont jamais celles de la campagne, et encore moins celles de la fin de campagne ; que penser le tragique de l’histoire implique de penser sa totale imprévisibilité ; que la mobilisation militante n’induit pas forcément des résultats électoraux de même ampleur ; et, plus prosaïquement, qu’il n’y avait pas de raison que la « règle des trois L. » théorisée par Jean-François Kahn l’épargne, lui, plus qu’un autre. Léché à l’automne, lâché en plein hiver, lynché au printemps : la règle ne pouvait que s’appliquer à un candidat tel que lui.
Et maintenant ? Pour Éric Zemmour, comme pour tous ceux qui, l’ayant rejoint, ont fait naître l’espoir de voir une droite française renaître, le plus dur commence. Avec cette priorité immédiate : ne pas obérer les chances de Marine Le Pen, aussi minces soient-elles, d’accéder à la présidence de la République.
Près de 12 millions d’abstentionnistes
Le parti de l’abstention demeure le premier parti de France avec près de 12 millions de votants, auxquels il faut ajouter plus de 500 000 votes blancs. Voici les résultats officiels :


C’est reparti comme en 2017
Le second tour opposera donc Marine Le Pen à Emmanuel Macron.

Valérie Pecresse a attendu 20h20 pour appeler à voter Macron. Éric Ciotti a précisé qu’il ne votera pas Macron. Avec un résultat sous les 5% et le non-remboursement des frais de campagne, LR joue sa survie.
Pas de vote caché pour Éric Zemmour, qui a pâtit du vote utile. Mais qui dépasse Valérie Pecresse.
« Il y a une déception évidemment mais nous avons un parti avec 120.000 adhérents qui s’est installé et qui va compter dans les années à venir. » #presidentielles2022 pic.twitter.com/OvVcK8rL4J
— Marion Maréchal (@MarionMarechal) April 10, 2022
Marine Le Pen appelle les Français à s’opposer à Emmanuel Macron.
Merci aux millions d'électeurs qui m'accordent leur confiance. Dimanche 24 avril, rassemblons-nous pour aller chercher la victoire https://t.co/4uyuQYFhuf
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) April 10, 2022
L’abstention est plus haute qu’en 2002, après cette non-campagne :
#Présidentielle2022 🗳️ | L’abstention au premier tour devrait se situer entre 25 % et 26,5 %, selon les premières estimations des instituts de sondage.
👉 Elle était de 22,23% en 2017, et de 28,4% en 2002. https://t.co/zATuehsv4Y pic.twitter.com/Q0tbJLAZGj
— Le Monde (@lemondefr) April 10, 2022
Quant à Mélenchon, il appelle ses électeurs à ne pas voter pour Marine Le Pen. Mais il n’est pas évident que ses électeurs le suivent.
Dimanche 24 avril, je voterai bien sûr contre Emmanuel Macron qui a fait rentrer deux millions d'immigrés en cinq ans, et donc pour Marine Le Pen.
Éric Zemmour a rassemblé quatre millions d'électeurs, Marine Le Pen doit leur tendre la main.— Stéphane Ravier (@Stephane_Ravier) April 10, 2022
Éric Zemmour estime que le vote en sa faveur est un vote d’espoir.
Politiquement tout a changé : nous avons construit en 3 mois le plus grand parti de France.
Eric Zemmour annonce qu’il ne s’arrêtera pas là. Malgré ses désaccords avec Marine Le Pen, il appelle à faire battre Emmanuel Macron et à voter Marine Le Pen.
Terres de Mission : Les candidats à la présidentielle et le Christ
“Terres de mission” reçoit Stanislas de Larminat, agronome et auteur de plusieurs ouvrages sur l’écologie. Il vient de publier un livre de débats sur le sujet avec le théologien Fabien Revol : “L’écologie, nouveau jardin de l’Eglise”.
Puis, Bernard Bourdin, dominicain et responsable de la recherche à la faculté de sciences sociales de l’Institut catholique, évoque le débat entre le théologien Erik Peterson et le juriste Carl Schmitt sur les relations entre Eglise et politique.
Enfin, Samuel Pruvost, rédacteur en chef de la revue “Missions”, présente le dernier numéro de la revue dans lequel 9 candidats à la présidentielle ont expliqué ce que la figure de Jésus de Nazareth représentait pour eux.
Chartres 2022: les inscriptions sont ouvertes
Notre-Dame de Chrétienté lance les inscriptions du 40e pèlerinage de Paris à Chartres :
Chers amis pèlerins, après deux années de pèlerinages régionaux, qu’il est bon de vous retrouver enfin sur la route de Chartres qui plus est pour notre quarantième pèlerinage. En ce temps d’élections nous implorerons avec ferveur le Sacré Cœur, Espoir et Salut des nations et nous nous plongerons dans Son Amour infini avec confiance.
Prendre son bâton de pèlerin sur les routes de Paris à Chartres, c’est donner 3 jours à Jésus et Marie, se couper de tout pour revenir à l’essentiel. Pendant 72h, c’est oublier ses soucis, ses fardeaux, ses mails, ses whatsapp, instagram et sms. C’est se décharger de tout pour le confier dans la prière, prendre du recul et se donner la chance de repartir avec un regard neuf, un cœur allégé, une âme revivifiée !
Chartres, c’est la beauté de mille visages d’enfants de 6 à 12 ans, qui marchent à leur rythme dans les chapitres enfants, encadrés par des chefs et des cheftaines énergiques, enthousiastes et dévoués pour leur donner la joie de l’effort, le sens de l’entraide, la soif de la sainteté.
Chartres, c’est la vigueur naissante des Pastoureaux de 13 à 16 ans, adolescents conquérants, assoiffés de plénitude, accompagnés par une équipe de choc et des aumôniers de feu : quel meilleur bain pour les aider à grandir dans le beau et le vrai que ces 3 jours tournés vers l’exigence d’un idéal qu’ils n’entendent plus ailleurs ?
Chartres, c’est l’immensité d’une Chrétienté adulte renouvelée, dont la jeunesse dément toute désespérance du vieillissement de la fille aînée de l’Eglise, puisant aux racines de la Tradition, cette « jeunesse de Dieu » comme le disait si bien Dom Gérard. !
Chartres, c’est la Pentecôte, l’Eglise catholique donc universelle, avec ses 1300 pèlerins étrangers venus de tous les continents !
Chartres, c’est 50 chapitres famille (1300 adultes et 1350 enfants) qui réunissent sous le regard de Dieu, petits et grands sous une même bannière.
Chartres, c’est un ciel emplumé de plusieurs milliers d’anges gardiens, sur tous les continents : nos pèlerins qui ne peuvent pas marcher entre Paris et Chartres pour des raisons d’âges, physiques, de maternité, d’expatriation et auxquels s’associent les prisons, les monastères, les maisons de retraite et les paroisses spirituellement unis à la colonne en communion de prière.
Chartres c’est le chapitre Emmaüs qui marche dans la colonne mais aussi et surtout autour pour annoncer Jésus aux passants rencontrés.
Chartres, c’est aussi des milliers de bénévoles ; de la DIRPEL (direction des pèlerins), qui recrute, structure et anime les 250 chapitres… jusqu’à la DIRSOUT (direction des soutiens), en charge de l’intendance, de la logistique, des cuisines, des toilettes, de la sécurité, du service d’ordre, de la santé… Tous œuvrent dans la joie et dans l’ombre au service de chacun d’entre vous pour que Chrétienté demeure ! Portez les dans votre prière, chers pèlerins, et n’hésitez pas à venir renforcer leurs rangs en vous portant volontaires.
Chartres, c’est cette immense famille de centaines de milliers de pèlerins qui depuis 40 ans pèlerine vers Notre Dame pour adorer Jésus.
Chartres c’est la Mission par la Tradition pour la Chrétienté.
Chers amis, chers pèlerins, au week-end ordinaire, préférez l’extraordinaire et rejoignez le pèlerinage les 4, 5 et 6 juin 2022. Faites venir des amis.
Inscrivez-vous sans attendre à partir d’aujourd’hui même!
24 heures pour faire des miracles pour les couples
Nous avons interrogé Guillaume d’Alançon, initiateur de ces propositions qui portent de beaux fruits de réconciliation.
De quoi s’agit-il ?
Les sessions “Les 24 heures du couple ” sont une heureuse occasion pour les époux de consolider, de réparer ou même de ressusciter leur amour. Celles-ci durent seulement 24 heures et sont animées par des prédicateurs attentifs et expérimentés. En un mot, malgré les blessures, les limites humaines et le péché de chacun, nous savons que le dernier mot revient toujours à la miséricorde divine. Je précise que les sessions sont placées sous le patronage de “Marie qui guérit couples”, vénérée dans un petit sanctuaire au puissant rayonnement. Elles sont une initiative de l’Institut pour la Famille en Europe duquel dépendent les Accueils Louis et Zélie (www.accueillouisetzelie.fr), lieux d’écoute et d’accompagnement des difficultés familiales et conjugales présents en de nombreux endroits du territoire français.

Pourquoi “Marie qui guérit”, Jésus ne suffirait-il pas ?
Jésus a choisi d’avoir une mère, qu’Il nous a donnée à la Croix. Il serait bien dommage de se priver d’un tel cadeau ! Marie est la plus merveilleuse des mères, n’a-t-elle pas choisi de s’inquiéter lorsque Jésus a disparu à l’âge de 12 ans ? Pour nous aussi sa prévenance est totale. Elle est notre meilleure ambassadrice auprès de son Fils. N’est-elle pas encore la créature la plus proche de Lui ? Elle écrase la tête du Serpent… et les couples savent bien que le Malin rôde… Alors abritons-nous sous son manteau, confions nos foyers à sa protection! C’est le sens de la neuvaine à Marie qui refait et guérit les couples diffusée à des milliers d’exemplaires que l’on peut se procurer ici.

Quand sont les prochaines sessions ?
Les prochaines ont lieu les 14 et 15 mai et 28 et 29 mai. Toutes les informations sont sur le site.
Les témoignages reçus par des couples suite à ces sessions sont pour certains de l’ordre du miracle. Que de grâces la Vierge Marie obtient de son Fils ! Il suffit de les lui demander …
J’ajoute que du 22 au 24 juillet prochain à Lourdes, Mgr Livio Melina, ancien président de l’Institut pontifical Jean-Paul II, animera une session sur le thème : “la famille, demeure de l’amour et de la miséricorde” (informations : [email protected]).
Venez nombreux et faites passer le message à ceux qui en ont besoin. C’est un bel acte missionnaire !
Les citoyens face à la fraude électorale potentielle
Nous avions signalé ici une initiative de contrôle de l’élection par les citoyens. Un lecteur me signale un autre système de contrôle, mais surtout détaille comment pourrait fonctionner la fraude:
Comment une fraude pourrait-elle avoir lieu lors de la compilation des résultats par le ministère ?
Au 1er tour en 2017, 36.000.000 votes ont été exprimés. Supposons le même chiffre en 2022. Pour dépasser d’un point un concurrent à 21% contre 20%, il faut 360.000 voix d’avance. C’est-à-dire environ 5 voix d’écart par bureau de vote (il y en a 69.000). Il suffit dans chaque bureau de vote que 5 voix « Z » soient transformées en 5 voix « M » pour inverser l’ordre des deux candidats : « Z » passerait de 21% à 20% et « M » de 20% à 21%.
De même au 2ème tour en 2017, 31.400.000 votes ont été exprimés. Supposons le même chiffre en 2022. Pour obtenir une victoire à 51% contre 49%, il faut 628.000 voix d’écart. C’est-à-dire moins de 10 voix d’écart par bureau de vote (il y en a 69.000). Il suffit dans chaque bureau de vote que 5 voix « Z » soient transformées en 5 voix « M » (10 voix d’écart) pour transformer une victoire de « Z » à 51% en une victoire de « M » à 51%.
Comment les voix « Z » pourraient-elles être transformées en voix « M » ?
Les résultats sont proclamés dans chacun des 69.000 bureaux le soir du vote et remontés aux préfectures puis au ministère de l’intérieur qui additionne les résultats et les publie. Il suffit que l’ordinateur ministériel modifie légèrement les résultats remontés (à peine 10 voix par bureau) pour modifier totalement le résultat final.
Comment cette transformation pourrait-elle passer (presque) inaperçue ?
Les résultats par bureau sont publiés le soir ou lendemain du vote par le ministère et repris par la presse. Qui vérifie que les résultats publiés par la presse et le ministère sont légèrement différents de ceux proclamés par les présidents de bureaux de vote et affichés dans les bureaux par ces présidents le soir du vote ? Si quelques électeurs constatent un écart dans leur bureau de vote sur 9 ou 10 voix (entre le procès-verbal affiché en bureau de vote et le résultat publié dans la presse), ils penseront à un ajustement sans importance pour le résultat national, sans se douter que ces « petits écarts » sont systématiques et modifient effectivement le résultat total.
Comment contrer cette possible fraude ?
En collectant dès le soir du vote les résultats de tous les bureaux de vote à partir des procès-verbaux qui seuls sont certifiés exacts par les présidents et en prenant en photo ces 69.0000 procès-verbaux dès le soir du vote à titre de preuve. En les transmettant à un collectif indépendant et transparent qui publiera dès le soir du vote son addition. C’est ce que propose le site https://controle-citoyen.com/
S’il y a un écart avec ses résultats, il faudra que le ministère justifie sa propre addition…
Procédure en 12 étapes simples :
Avant l’élection
1/ Allez sur le site : https://controle-citoyen.com/
2/ Choisissez le bouton : je suis « Un citoyen » puis « Citoyen Validant »
3/ Renseignez vos prénom / nom / mail puis le bouton « créer un compte »
4/ Allez sur votre boîte mail et cliquez sur le lien reçu et choisissez le bouton « aller dans l’application »
5/ Choisissez le(s) bureau(x) dont vous contrôlerez le résultat le soir du vote (vous pouvez en contrôler plusieurs) : cliquez sur « ajouter un bureau », sélectionnez vos bureaux et sauvegardez.
LE SOIR DU 10 AVRIL (…et du 24 AVRIL) à partir de 19h
6/ Rendez-vous dans votre bureaude vote dès la fin du vote (19h ou, dans certaines grandes villes, 20h) et attendez l’issue du dépouillement et la proclamation publique (ouverte à tous citoyens) du résultat par le président, qui affichera le procès-verbal dans le bureau.
7/ Allez sur votre boîte mail et :
- cliquez sur lien que vous avez reçu lors de l’inscription
- cliquez le bouton « aller dans l’application »
8/ Saisissez les résultats de votre bureau de vote en commençant par saisir le nombre d’inscritssur la liste électorale (à partir du procès-verbal des résultats affiché dans le bureau par le président).
9/ Puis saisissez les résultats de chaque candidat ainsi que le nombre de bulletins blancs et nuls.
10/ Sauvegardez votre saisie en cliquant sur SAUVER
11/ Prenez en photo le procès-verbal des résultats du vote (affiché dans le bureau par le président du bureau) et chargez cette photo sur le site (via l’icône dans le bandeau supérieur du site). Ce sera un moyen de vérification que les résultats saisis sont conformes au procès- verbal. (Vous avez le droit de prendre le procès-verbal en photo puisqu’il est public).
Vous pouvez le faire même avant 20h car le résultat du bureau est public. La synthèse nationale des bureaux ne sera pas publiée avant 20h.
12/ Si votre commune comporte plusieurs bureaux de vote : après avoir saisi les résultats de votre bureau, vous pouvez vous rendre au bureau centralisateur (souvent en mairie) où sont affichés les résultats de tous les bureaux de vote de la commune et saisir également les résultats des autres bureaux de votre commune.
Vous pouvez faire de même dans des communes voisines car les résultats restent affichés en mairie. Plus vous contrôlerez dans un temps bref après la publication des résultats, moins la fraude sera possible.
Ursula von der Leyen veut faire entrer l’Ukraine dans l’Europe
D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
Non élue et non mandatée par l’Europe pour l’élargir, la sémillante présidente de la Commission européen ne doute de rien et ose tout. En visite à Kiev, elle a solennellement remis au président Zelenski un questionnaire, prélude à une prochaine adhésion. Symboliquement établi aux couleurs de l’Europe et de l’Ukraine, ce sésame a ravi le chef de guerre ukrainien, héros démocrate acclamé debout par tous les députés occidentaux. Gare à celui qui ne se lève pas, cela lui coûtera cher. On se croirait à une séance du Soviet suprême de la grande époque.
Cette unanimité, que l’on dit mondiale mais qui n’est qu’occidentale, entraîne un cortège de folies. Celle de la présidente de la commission en est la manifestation la plus aboutie.
Se rend-elle compte de l’état économique de l’Ukraine, avant même la guerre ? De son niveau de corruption endémique depuis son indépendance ? Zelenski lui-même serait gravement compromis dans l’affaire des Pandora papers. Ces documents le mettant en cause furent abondamment commentés en Ukraine l’automne dernier. Depuis, le silence est d’or.
« Ce ne sera pas, comme d’ordinaire, une question d’années pour se faire une opinion, mais je pense une question de semaines. » a déclaré la présidente, symbole accablant de la dictature de l’émotion, annihilant toute réflexion.
Cette initiative très personnelle n’est cependant pas goûtée partout. Ainsi le Frankfurter Allgemeine Zeitung a rappelé qu’une majorité de chefs d’État et de gouvernements s’est récemment prononcée contre une adhésion accélérée de l’Ukraine. Ce serait en effet une folie économique. Rappelons-nous du cas grec, qui concernait pourtant un pays beaucoup plus petit et moins pauvre que l’Ukraine dont le niveau de vie est très inférieur à tous les autres pays européens.
Qui va payer ? On le sait : les contribuables français et allemands.
L’hystérie actuelle n’épargne que peu de monde. Le premier ministre slovaque vient d’offrir à l’Ukraine son système de défense anti-missile tandis que Joseph Borrell annonce une aide supplémentaire de 500 millions d’euros pour l’achat d’armes. Cela fera 1,5 milliards d’euros depuis le début de la guerre, rappelle Courrier international. Que cherche-t-on ? A prolonger la guerre ? Accessoirement, qui va payer ? Nous, bien sûr.
Côté sanctions, les initiatives les plus saugrenues se multiplient. Il est impossible de se passer du gaz russe, tout le monde le sait et pourtant on fait comme si. Seule l’Allemagne est plus prudente : il pourrait faire froid l’hiver prochain…
Il est fascinant de voir comment les Européens se ruent sur des sanctions qui les pénaliseront eux-mêmes. Les Américains n’ont même plus besoin d’ordonner, leurs désirs sont devancés. Et quand Zelenski cite nommément des entreprises françaises, exigeant leur départ de Russie, nos députés applaudissent debout. Belle défense de l’intérêt national.
Cela n’empêche pas les Américains d’assouplir les sanctions quand cela les arrange, comme pour les engrais russes dont ils ont besoin.
La cerise sur le gâteau étant la livraison de gaz russe passant toujours par l’Ukraine qui continue à percevoir de la Russie de substantiels émoluments pour ce droit de passage, comme l’a récemment rappelé le courageux journaliste Vincent Hervouet.
Zelenski exige de l’Europe qu’elle coupe le robinet du gaz russe. Qu’il commence donc par donner l’exemple.
Chers jeunes de Génération Z
Jean-Eudes Gannat, président de l’Alvarium et auteur d’un récent ouvrage sur le sujet, nous propose cette tribune :
Chers jeunes de Génération Z,
Je vous écris ce samedi, sans savoir exactement ce que donnera l’élection de demain. Mais au fond, qu’importent les scores pour ce que j’ai à vous dire.
Vous avez été le fer de lance de la campagne de Zemmour, et quelles que puissent être nos différences sur le fond ou sur la forme, bravo ! Bravo à Stanislas Rigault d’abord, qui le premier s’est engagé pour Éric Zemmour, alors que peu de gens croyaient cette candidature possible, et que son environnement professionnel ne s’y prêtait pas vraiment. Et qui a eu le courage -et ceci m’a particulièrement touché- de dénoncer la dissolution de l’Alvarium alors que personne n’osait aborder le sujet sur la scène électorale.
Durant cette campagne cependant, certains d’entre vous -qui posaient il y a encore 2 ans avec Wauquiez ou Copé- nous ont donné le sentiment qu’ils pensaient avoir tout compris, qu’ils étaient “la seule vraie droite” et “l’unique solution”. S’enfermant dans un entre-soi bourgeois, refusant de parler au Pays Réel qu’ils pensaient défendre, balayant parfois avec dédain ce qu’ils appelaient l’extrême-droite, c’est-à-dire ceux qui disent ce pourquoi on vous insulte, mais avec 50 ans d’avance, et qui subissent ce que vous avez subi, mais plus violemment, depuis au moins 50 ans aussi… Mais le but n’est pas ici de nous quereller ni de vous faire la leçon ; pour la plupart vous avez fait face aux calomnies et aux agressions avec courage, et votre détermination a fait mentir ceux qui vous présentaient uniquement comme des petits bourgeois cathos futiles, déduisant de votre classe sociale -réelle ou supposée- que vous seriez forcément des lâches et des faibles.
Et demain ? C’est dans la défaite qu’on mesure le vrai courage des uns et des autres. Demain, beaucoup se rangeront, cesseront de militer ou chercheront ailleurs des places au chaud. C’est le lot commun des désillusions politiques.
Nous avons connu cela avec les Manifs Pour Tous, où toute une jeunesse s’était levée elle aussi. Comme vous, elle était majoritairement d’extraction catholique et de bonne famille. Comme vous, elle a subi de plein fouet la persécution médiatique et les coups. Comme vous, elle a été amenée à fréquenter les jeunes identitaires et nationalistes, et à réaliser que ceux-ci étaient victimes de la propagande du Système.
Comme vous, elle a eu le sentiment que la vérité, le bien, le beau, la patrie, étaient bafoués. Une partie de cette jeunesse s’est rangée, a persisté dans un entre-soi mondain menant aux reniements. Pour une autre, les Manifs Pour Tous furent un électrochoc salutaire.
Pour notre génération l’avenir s’annonce sombre ; quand les vieux macronistes qui jouissent et détruisent sans entrave notre pays seront morts, une nouvelle masse électorale prendra le relais pour nous interdire tout salut par les urnes ; celle des populations immigrées. En 2012, 93% des musulmans auraient voté Hollande, et 92% pour Macron en 2017, selon le démographe Jean-Paul Gourévitch.
Pour demain, vous avez à faire un choix crucial ; ou vous persistez dans l’illusion électorale, vous condamnant, élections après élections à toujours plus de reniements dans l’espoir d’être acceptés par les français de papier et le système médiatique ; c’est la stratégie de dédiabolisation. Ou vous rejetez en bloc le républicanisme délétère, le mythe gaulliste, si ringard, le timide libéralisme conservateur, qui finissent toujours par déplorer les effets dont il chérissent les causes, selon le mot de Bossuet. Ou vous travaillez à bâtir une contre-société qui rejette en bloc les dogmes imposés successivement depuis 1789, 1945 et 1968 ; c’est l’optique nationaliste, identitaire, sécessionniste ; appelez-la comme vous voudrez.
Il ne s’agit pas d’aller se réfugier dans les bois avec une plume dans le derrière, ni de rejeter à tout prix les élections. Il s’agit de comprendre que ces dernières sont certes un moyen de parler à nos concitoyens, mais pas une fin. Il s’agit de comprendre que s’il doit y avoir une “union des droites” susceptible de changer radicalement les choses, c’est celle qui refuse les mirages de la société marchande et les compromissions avec des politiciens ayant passé 20 ans dans le camp des ennemis de la France. C’est celle qui bâtit des communautés quand tout s’effondre. C’est celle qui sait au fond -et assume- que la droite républicaine, ça n’existe pas, ou ça n’est plus la droite…
Chers jeunes de la Génération Z ; notre génération sait que son pays est menacé de mort. Continuera-t-elle à parler des héros qui ont tout donné pour lui, ou essayera-t-elle de leur ressembler, quelles qu’en soient les conséquences ? Dès demain, vous pouvez contribuer à répondre à cette question.
Ensemble, par-delà toutes les guerres de chapelles, formons une jeunesse utile qui bâtit quand tout s’écroule, loin des mirages médiatiques et des illusions court-termistes. L’Alvarium, Academia Christiana et de nombreuses autres structures n’attendent qu’à être imitées ou rejointes par la jeunesse patriote.
Disney interdit à ses employés d’utiliser des expressions telles que “dames et messieurs” et “garçons et filles”
Ces phrases reconnaissent en effet qu’il n’y a que deux sexes et que chaque personne appartient soit à l’un, soit à l’autre. Mais pour les idéologues LGBT radicaux de Disney, “Mesdames et Messieurs” et “Garçons et Filles” sont un manque de respect pour les personnes (probablement moins de 1% de la population) qui ne “s’identifient” à aucun des deux sexes, qui “s’identifient” aux deux sexes ou qui changent le sexe auquel elles “s’identifient” en fonction du moment où elles se trouvent.
Vivian Ware, directrice de la diversité et de l’intégration chez Disney, a récemment déclaré lors d’un entretien avec des employés :
“L’été dernier, nous avons supprimé toutes les salutations sexuées liées à nos émissions en direct. Nous ne disons donc plus ‘Mesdames et Messieurs, garçons et filles’. Nous avons formé tous nos acteurs à cet égard. Maintenant, ils savent que c’est ‘Bonjour tout le monde’ ou ‘Bonjour les amis’. Nous sommes en train de changer les annonces, et beaucoup d’entre vous le savent certainement : lorsque nous avons ramené les feux d’artifice à Magic Kingdom, nous ne disions plus “Ladies and Gentlemen, Boys and Girls”. Nous disons ‘rêveurs de tous âges’. Je trouve que c’est formidable que cela permette à nos collaborateurs d’être créatifs et de s’y intéresser. Nos acteurs travaillent avec des marchandises, avec de la nourriture et des boissons, avec tous les domaines qui ont un rapport avec les invités, où nous voulons peut-être créer ce moment magique avec nos acteurs et nos invités. Et nous ne voulons pas simplement partir du principe que quelqu’un qui se présente comme une femme selon notre interprétation ne souhaite pas être appelé “princesse”. Nous devons donc réfléchir différemment à la manière dont nous pouvons nous adresser à nos hôtes d’une manière significative et inclusive, qui soit magique et inoubliable pour tous”.
Les belles figures de l’Histoire : saint Sébastien, soldat d’élite et chrétien
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le père Jean-François THOMAS, jésuite :
Il refusait de vacciner : la justice annule les sanctions
L’interdiction d’exercer notifiée par l’ARS (agence régionale de santé) et la décision de la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de Côte-d’Or que les consultations, soins et prescriptions soumis au remboursement feront l’objet d’une récupération du tiers payant, ont été annulées par le tribunal administratif.
Le pharmacien de Semur-en-Auxois avait contesté les sanctions de l’ARS et de la CPAM, dont il avait été notifié début novembre.
Lundi Saint : Marche de St-Etienne du Mont vers Notre-Dame de Paris et veillée de prière
En partenariat avec le diocèse de Paris, une marche vers Notre-Dame de Paris est organisée le lundi 11 avril à 19 heures, au départ de l’église Saint Étienne-du-Mont (Paris 5e). La procession sera suivie d’une grande veillée de prière sur le parvis de la cathédrale à partir de 20 heures.
À partir de 20 heures et jusqu’à 22 h, l’équipe des Pierres Vivantes animera une veillée de prière sur parvis de la cathédrale : chapelet médité, temps de louange, lecture de textes de la littérature française (de Charles Péguy et de Paul Claudel notamment), avec la participation de la famille Lefèvre, de la chorale Olé chœur, du comédien Guillaume d’Harcourt et de la comédienne Clémence de Vimal.
Monseigneur Bruguès, évêque émérite d’Angers, interviendra pour un temps d’enseignement.
La veillée se terminera par l’adoration du Saint Sacrement, de 22 heures à 22 h30, toujours sur le parvis.
Emmanuel Macron, candidat à sa réélection, a à son passif la violation de plusieurs principes fondamentaux
De l’ECLJ :
L’ECLJ, en tant qu’ONG agissant auprès des instances internationales, ne vous dira pas pour quel candidat à la présidence de la République française il faut voter. Cela n’est pas notre rôle.
Cependant, en cette fin de campagne électorale, il nous a paru utile de vous envoyer quelques documents visant à accompagner votre réflexion. Ces cinq dernières années, l’ECLJ s’est en effet engagé dans plusieurs débats français, avec comme référentiels nos convictions ainsi que le droit international des droits de l’homme. Nous souhaitons aussi vous apporter un éclairage sur des questions qui se posent dans cette campagne électorale.
Rappelons d’abord qu’Emmanuel Macron, candidat à sa réélection, a à son passif la violation de plusieurs principes fondamentaux :
À deux reprises, pendant plusieurs mois, la célébration publique du culte a été interdite. L’expérience du déconfinement de 2020 a montré que le Gouvernement français avait été plus sévère que la plupart des pays européens. Heureusement, c’est la mobilisation des chrétiens, soutenue par l’ECLJ, qui a inversé cette tendance.
Le Gouvernement actuel a très largement restreint l’école à la maison, par la loi confortant le respect des principes de la République (2021). Cette réforme viole les libertés éducatives des familles, telles que protégées par le droit international. Nous l’avions expliqué dans la presse.
Le Gouvernement nommé par Emmanuel Macron a porté atteinte à la vie humaine innocente, par la loi de bioéthique et plus récemment en soutenant une libéralisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Comme nous l’avions rappelé, cette aggravation de la culture de mort n’est pas une fatalité, mais un choix politique.
En ce qui concerne son éventuel mandat à venir, le président de la République souhaite mettre en place une convention citoyenne sur l’euthanasie. Moins d’une semaine avant le premier tour, il explique : « Je suis favorable à ce qu’on évolue vers le modèle belge ».
Entre l’euthanasie des mineurs et les abus de faiblesse, la loi belge autorisant l’euthanasie est très loin d’être un modèle valable, sûr ou éthique :
En ce qui concerne les autres candidats, en particulier les conservateurs, nous n’avons pas encore pu les voir à l’œuvre. Nous leur conseillons cependant de ne pas laisser à Emmanuel Macron et aux progressistes le monopole des droits de l’homme, de l’ « Europe » et des instances internationales. Ceux-ci ont plusieurs fois été instrumentalisées au service de fins politiciennes internes.
Ainsi, en janvier dernier, Emmanuel Macron a proposé d’insérer un droit à l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Or, nous l’avions démontré : il savait avant même de l’annoncer qu’il n’avait pas ni l’intention ni la capacité de modifier cette Charte.
Autre exemple d’il y a quelques mois : le Gouvernement français actuel a justifié devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) la censure d’Éric Zemmour. Il a demandé à la Cour d’appliquer à Zemmour un traitement exceptionnel, réservé aux cas rares où la CEDH considère que la démocratie est mise en danger. Nous l’avions révélé et analysé ici.
Ces institutions et conventions européennes protégeant les droits de l’homme ne doivent pas appartenir à ceux qui les instrumentalisent. Il est important que les candidats conservateurs s’en saisissent.
Quelle que soit l’issue de l’élection, l’ECLJ restera mobilisé pour la protection de la vie humaine, de la famille et des libertés.
Les propositions des candidats sur ce qui touche à l’humain, à la famille
Le site réalisé par La Manif Pour Tous est à consulter pour comparer les positions des candidats sur ces thèmes :
- Allocations familiales
- Congé parental
- Droits de succession
- Filiation
- Fin de vie
- GPA
- Grand âge
- Handicap
- Identité de genre/transsexualité
- Instruction
- Loi Taubira
- Natalité
- PMA sans père
- Quotient familial
Les décisions prises dans les domaines anthropologiques et sociétaux façonnent le monde dans lequel vivront demain nos enfants et petits-enfants.
Voter ou ne pas voter ? Le salut par le vote ?
De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :
L’angoisse de la fin de la France étreint aujourd’hui le cœur de tous ceux pour qui notre pays n’est pas qu’un lieu de consommation et de production mais d’abord un héritage partagé. Leur anxiété rejoint celle de ceux qui s’alarment du désordre du monde. Revenons d’abord à l’essentiel :
« Non seulement ce déchaînement de malheurs a envahi l’univers parce que la plupart des hommes ont banni Jésus-Christ et sa loi très sainte de leurs coutumes et de leur vie particulière comme de la société familiale et de l’Etat, mais encore l’espoir d’une paix durable entre les peuples ne brillera jamais tant que les individus et les Etats s’obstineront à rejeter l’autorité de notre Sauveur » enseignait Pie XI dans l’encyclique Quas Primas du 11 décembre 1925.
Ces écrits, bientôt centenaires, nous apparaissent, chaque jour, d’une plus tragique actualité. Pensons à la guerre en Ukraine que personne n’avait anticipée. Au bilan désastreux du quinquennat d’Emmanuel Macron avec, à son « actif », le prolongement à quatorze semaines du délai légal d’IVG, une fracturation sociale d’un niveau jamais atteint, une dictature sanitaire dont personne ne voit la fin, – « La racine des régimes totalitaires ce sont les décisions contradictoires »(Hannah Arendt) – une insécurité croissante, la suspension de tout culte public pendant plusieurs semaines, l’incendie de deux cathédrales, etc. Et en prime, la perspective, terrifiante, d’en reprendre pour cinq ans.
Quelques faits d’histoire
Dans ce contexte anxiogène, toutes les attentions et énergies se concentrent sur les élections à venir. Chacun passe au crible les déclarations des candidats et somme son voisin de se rallier à sa position. C’est sans doute, faire l’impasse sur plusieurs réalités incontournables.
- L’enseignement ci-dessus rappelé de Pie XI et conforté par le programme qu’il s’était fixé : Pax Christi quod est regnum Christi (La paix du Christ qui est le règne du Christ) n’est globalement audible que par 100 000 personnes soit, peu ou prou, les personnes usagères, en France, de la messe traditionnelle et un peu circonspectes sur certains textes conciliaires en particulier la constitution Gaudium et spes. En effet, la fête liturgique du Christ-Roi fixée, par Pie XI, le dernier dimanche d’octobre et devant rappeler que « les magistrats et les gouvernants sont tenus, tout comme les citoyens de rendre un culte au Christ et de lui obéir » est devenue, à l’occasion de la réforme liturgique, une fête du « Christ-roi de l’univers » fixée au dernier dimanche de l’année liturgique, semblant ainsi renvoyer cette royauté à la fin des temps. De plus, la déclaration conciliaire sur la liberté religieuse Dignitatis Humanae a sonné le glas de ce qu’il était convenu d’appeler la Royauté sociale du Christ et donc signé le certificat de décès de l’état chrétien. Ce que confirme le très officiel Compendium de la Doctrine Sociale de l’Eglise, ne faisant aucune référence à cet enseignement et ne citant pas une fois, en 500 pages, l’encyclique de Pie XI sur la Royauté Sociale du Christ : Quas Primas.
- Aucun changement de régime en France n’a été le fruit de l’élection. Citons 1789, 1815, 1848, 1870, 1940, 1944, 1958. Le processus électoral avalise et légitime l’insurrection, l’émeute, le coup d’état ou …gère la défaite. Il serait cependant incongru de mettre sur les mêmes plans, au regard des intérêts de la France, la chambre royaliste de 1871 et celle, républicaine, de 1876, la chambre bleu horizon de 1919 et celle du Front Populaire de 1936. Si l’insuffisance du processus électoral, pour redresser notre pays est certaine, le refus, par principe, de l’utilisation de « tous les moyens même légaux » serait tout aussi irresponsable tant « la vérité n’est pas le contraire de l’erreur ».
- Confrontés au totalitarisme communiste les dissidents d’Europe de l’Est édifièrent une société parallèle (cf La polis parallèle de Vaclav Benda) permettant de suppléer aux carences de l’État, de transmettre une tradition nationale et religieuse que l’État moderne s’efforçait, sous d’autres modalités qu’aujourd’hui de détruire. C’est le défi qui nous est lancé. Là est l’essentiel du combat à mener, sans négliger tous les moyens à notre disposition pour manifester nos inquiétudes, les faire connaître et préparer la conversion des élites politiques sensibilisées à la survie de la France comme nation, au moins de culture chrétienne, aux conséquences ultimes de leurs soucis de cohérence.
- Primum vivere deinde philosophari. Le premier des biens c’est d’exister. Quand le malade est mort les débats entre médecins sur les meilleures thérapies à mettre en œuvre pour le sauver deviennent caducs voire incongrus. Il est un fait que les périodes électorales sont l’occasion de soulever des enthousiasmes, de gagner des esprits à la cause nationale, de réveiller les consciences endormies devant la disparition possible de notre civilisation. N’est-il pas miraculeux, à cet égard, qu’il existe encore des centaines de milliers de Français, jeunes et moins jeunes, pour vibrer à l’évocation des batailles de Bouvines ou de Marengo, au souvenir de Clovis ou de Jeanne d’Arc ?
La prophétie de saint Pie X
Notons enfin que la liturgie nous invitait il y a quelques jours à méditer la parabole de l’enfant prodigue. C’est du fond de sa détresse qu’il se tourne vers son père. Tant qu’il eut les moyens de faire la fête, le fils prodigue demeura insensible à tout remords, à toute conversion. Purifié par l’épreuve il eut l’humilité de demander pardon à son Père qui, bien sûr, lui pardonna. Analogiquement il est, ainsi, à craindre que notre pays, « bonnes élections » ou non, ne soit condamné à subir des épreuves purificatrices avant de renouer avec son destin et sa vocation actualisant la célèbre prophétie de saint Pie X le 29 novembre 1911 :
Un jour viendra, et nous espérons qu’il n’est pas très éloigné, où la France comme Saül, sur le chemin de Damas sera enveloppée d’une lumière céleste et entendra une voix qui lui répétera : « Ma fille, pourquoi me persécutes-tu ?»Et sur sa réponse : « Qui es-tu Seigneur? » La voix répliquera : « Je suis celui que tu persécutes. Il t’est dur de regimber contre l’aiguillon, parce que dans ton obstination, tu te ruines toi-même ». Et, elle tremblante et étonnée, dira : « Seigneur, que voulez-vous que je fasse ? Et lui : « Lève-toi, lave les souillures qui t’ont défigurée, réveille dans ton sein tes sentiments assoupis et le pacte de notre alliance, et va Fille aînée de l’Eglise, nation prédestinée, vase d’élection, va porter, comme par le passé, mon nom devant tous les peuples et les rois de la terre. »
Depuis 1911, ces lignes n’ont rien perdu de leur actualité. L’urgence est plus que jamais à la réforme intellectuelle et morale, tout particulièrement en ces temps d’élection.
Comment être catholique face à un système politique opposé à Dieu ?
Les abbés Barthe, Celier et Viot ainsi que Jean-Pierre Maugendre sont les invités de Philippe Maxence pour le Club des hommes en noir de la semaine. Avant l’élection présidentielle (et après bien sûr) il est important de s’interroger sur le rapport des catholiques aux institutions politiques. Face à un système politique opposé à Dieu que faire ? Collaborer ? Se rallier ? Résister ?
La propagande
De François-Marie Porte, Directeur des études à l’Institut Albert-le-Grand-Ircom, dans L’Homme Nouveau :
[…] On retrouve dans ce terme la racine commune avec le mot « propager » et cela nous invite à saisir que la propagande a pour but de répandre une idée, une mode, une conduite, un peu à la manière d’un virus qui contamine, se multiplie et contamine à nouveau. Le propre de la propagande est qu’elle agit à la manière d’une semence qui germe une fois dans une terre bien préparée et tendra à occuper l’ensemble des lieux où elle pourra s’exprimer : médias, cinéma, théâtre, divertissement, roman, etc. Il en existe de deux sortes.
Premièrement la propagande qui consiste en un matraquage conceptuel constant et au contenu simple. Par exemple : « Pour votre santé, pratiquez les gestes barrières ! » Sa puissance réside dans la force de la répétition. Son effet est bien connu des psychologues et des neurologues : répéter une chose c’est renforcer son existence dans l’esprit humain. Même s’il n’y a pas d’adhésion consciente au message, il y a une accoutumance à sa proximité et les personnes se découvrent un jour en train d’employer des termes et des concepts issus du texte assimilé par l’esprit. Un exemple parlant est le concept de « Gender » qui était inconnu du monde francophone. Il fut odieusement traduit par « genre » qui désignait à l’origine le masculin et le féminin grammaticaux. À force d’usage, le mot « genre » est devenu la désignation sociale du sexe.
La deuxième sorte de propagande sollicite l’adhésion de la raison par une manipulation affective. Il s’agit d’associer un concept plaisant à une réalité rebutante ou répugnante. A contrario, c’est associer un concept peu accepté à une réalité délectable ou attirante. Dans le cinéma c’est explicite. Combien de films présentent l’Église catholique comme un repaire de vautours, de tyrans brûlant les hérétiques et torturant les innocents ? La brillante série humoristique de la fin des années quatre-vingt-dix, Friends, qui met en scène des personnages attachants, réussit le tour de force de faire accepter l’adultère, le divorce et la GPA quasiment incestueuse sous prétexte que ces réalités concernent des personnages faussement proches des spectateurs.
En bref, la propagande c’est de la manipulation qui se défie de l’intelligence de celui sur qui elle agit. […]
4 femmes et 28 enfants
Un Ivoirien de 42 ans a été mis en examen et placé en détention jeudi 8 avril à Agen. Il exerçait une emprise violente sur ses quatre compagnes, dont son épouse légitime, et ses 28 enfants.
Cet homme est poursuivi pour faits de viol sur son épouse, actes de torture et barbarie sur deux de ses enfants, ainsi que de faits de violence sur l’ensemble des enfants et sur ses trois concubines.
Selon une source proche de l’enquête, cet ivoirien serait radicalisé et fiché S. Il serait converti à un courant radical de l’Islam.
“Allahou akbar” : fusillade à Grenoble
En 1 journée, une tentative d’attentat à Toulouse et une fusillade à Grenoble.
Selon la police, il aurait tiré en l’air, crié “Allahou akbar” dans le quartier et poursuivi deux individus situés près d’un point de deal. Le suspect a été interpellé.
Pas de doute, nous sommes bien un vendredi de Ramadan.
La Manif Pour Tous dénonce le « en même temps » d’Emmanuel Macron sur la GPA et les dangers de ce double-discours
Communiqué de La Manif Pour Tous :
Au 20h de TF1, Emmanuel Macron a affirmé avant-hier soir son opposition à la GPA, en expliquant : cette pratique « n’est pas conforme à l’idée que je me fais du principe de dignité et en particulier pour les femmes ». Mais ce matin, dans Le Parisien, il fait un pas en faveur de la GPA en affirmant : « on reconnaît les enfants nés sous GPA l’étranger, on a facilité les procédures… ». En d’autres termes, le président de la République sortant ne veut pas de GPA pour les femmes françaises, mais facilite cette exploitation quand elle concerne des femmes d’autres pays !
Ce double-discours d’Emmanuel Macron est aussi insupportable qu’inquiétant. Il alimente la défiance à l’égard des politiques, ce qui explique d’ailleurs la hausse de l’abstention. S’opposer un jour fermement à la GPA sur TF1, mais ouvrir la porte à la cette même pratique 36 heures plus tard dans Le Parisien est dangereux pour le respect de la dignité humaine et pour la démocratie.
Tout ce qui peut faciliter la GPA, en France comme ailleurs, doit être combattue. Cela implique notamment de ne pas acter de fait les GPA réalisées à l’étranger en reconnaissant les filiations d’intention !
« La GPA doit être fermement combattue parce qu’elle est contraire à la dignité des femmes et des enfants. N’en déplaise à Emmanuel Macron, nous devons lutter contre ce fléau partout dans le monde car la dignité des femmes n’a pas de frontière ni de couleur de peau. C’est par une mobilisation sans faille, et sans le moindre compromis pour les droits des femmes et la protection des enfants que nous mettrons un terme à cette pratique inhumaine » résume Ludovine de La Rochère.
A l’occasion de l’élection présidentielle, La Manif Pour Tous a mis en ligne un site internet dédié qui présente sa vision pour la famille, ses 80 propositions présentées depuis des mois aux candidats et à leur entourage, et les positions et propositions famille/société des prétendants à l’Élysée : presidentielle.lamanifpourtous.fr
Marion Maréchal reviendra dans le Vaucluse et plus largement en Provence-Alpes-Côte d’Azur au sein du grand mouvement national lancé par Éric Zemmour
Marion Maréchal multiplie les interviews dans la dernière ligne droite pour défendre l’union des droites prônée par Eric Zemmour mais, au-delà, voit de réelles perspectives politiques au sein de reconquête! Extraits de son interview dans Valeurs actuelles :
En concluant votre discours à Avignon par un discret « À très vite ! », peut-on considérer qu’il s’agit d’une déclaration de candidature pour les législatives dans le Vaucluse ?
Je n’ai pas encore pris de décision. Ce serait cohérent, à partir du moment où je me suis engagée auprès d’Éric Zemmour, dans ce mouvement de construction d’une majorité présidentielle. Cependant, pour des raisons personnelles, je n’ai pas tranché. Dans tous les cas, je reviendrai dans le Vaucluse, et plus largement en Provence-Alpes-Côte d’Azur, ne serait-ce que pour contribuer à construire et installer durablement ce grand mouvement national lancé par Éric Zemmour. Il a de beaux jours devant lui (…) En m’investissant dans la construction de ce grand pôle national, j’espère pouvoir y jouer un rôle particulier, spécifique et singulier en PACA, et dans le Vaucluse notamment.
Pourquoi, selon vous, ne faut-il pas croire dans les sondages annonçant une défaite d’Éric Zemmour dès le premier tour ?
L’expérience passée nous appelle à la prudence. En 1995, Jacques Chirac était donné dix points au-dessus d’Édouard Balladur. Finalement, il n’y a eu qu’un point d’écart. Les électeurs balladuriens s’en sont mordu les doigts de leur démobilisation. En 2002, Lionel Jospin était très largement devant Le Pen. En 2017, François Fillon était donné très loin derrière, mais n’a fini qu’à quelques points de Marine Le Pen. Aux dernières régionales, Thierry Mariani était donné vainqueur dans tous les cas de figure, il perd finalement de dix points. En Hongrie, Viktor Orbán vient de gagner avec dix points de plus qu’annoncé… Il y a des indicateurs qui montrent une dynamique et une ferveur chez Éric Zemmour. Sa capacité de mobilisation partout en France, des audiences largement au-dessus des autres candidats, sa sûreté de vote… Cela doit nous appeler à la mobilisation et à la prudence, parce qu’on n’est pas à l’abri d’une grande surprise dimanche prochain.
En cas d’élimination, dimanche prochain, cela empêchera-t-il le processus de recomposition politique ?
En politique, les histoires se déroulent sur le temps long. Éric Zemmour a réussi en quelques mois ce qui prend normalement des années. En devenant le premier parti de France, en réunissant des électorats qui ne se parlaient plus depuis des années, en agrégeant une équipe qui sera la nouvelle génération politique à droite et en affaiblissant le fameux cordon sanitaire : c’est déjà une victoire politique majeure que n’a jamais réussie Marine Le Pen. Des personnalités ont d’ores et déjà dit qu’ils appelleraient à voter Zemmour au deuxième tour, le cas échéant. Une victoire en soi, qui appelle probablement demain à une accélération de la recomposition, avec une majorité présidentielle faite d’alliances cohérentes. La grande clarification qui va s’opérer, notamment du côté des Républicains, dans l’entre-deux-tours, va aller dans ce sens. Personne n’est dupe, Pécresse appellera à voter Macron au second tour. On sait que des lieutenants de premier plan de Valérie Pécresse, comme Philippe Juvin ou Guillaume Larrivé, appellent déjà à des alliances avec Macron pour les législatives. Il va y avoir une nécessité de vérité et de cohérence de la part des élus et des cadres LR qui ne se retrouvent pas dans cette lecture technocentriste macroniste. Il faudra créer une maison commune où tout le monde se retrouvera.
On parle d’une dynamique dans les sondages pour Marine Le Pen dans ces derniers jours. Est-elle mieux placée qu’en 2017 ?
La véritable question est de savoir ce que nous retiendrions de la campagne sans les sondages ? Il n’y a eu ni ralliements ni dynamique autour du Rassemblement national. Je n’ai pas vu un mouvement capable d’imposer des thèmes. On a beaucoup reproché, de manière illégitime, à Éric Zemmour de vouloir amener l’identité, la civilisation et l’immigration et la sécurité dans la campagne. Il a eu raison de ne pas opposer pouvoir d’achat et identité, parce que les deux se répondent et sont liés. Heureusement qu’il y avait Éric Zemmour pour parler des émeutes à Sevran, de cette terrible affaire de Jérémy Cohen, qui incarne l’ensauvagement de la société. Sans Zemmour, la campagne aurait, dans un premier temps, ronronné autour du Covid, puis écrasée par la guerre russo-ukrainienne, nous serions passés à côté de ces sujets essentiels. Éric Zemmour permet de rappeler le bilan désastreux d’Emmanuel Macron sur le plan migratoire. Il est le président de l’immigration la plus massive sur l’histoire récente, avec plus de 2 millions de titres de séjour accordés à des extra-Européens sous le quinquennat, 30 000 naturalisations par an, un record de demandes d’asile sur le territoire… C’est un enjeu vital et sans Zemmour, nous serions passés à côté, ce qui aurait arrangé tout le monde. Je lui donne crédit de cela et je pense que les Français lui seront reconnaissants dimanche.
N’avez-vous finalement pas misé sur le mauvais candidat ?
Je n’ai aucun regret d’être là où je suis. C’est un choix de conviction, de cohérence. Je retrouve la ligne politique et la stratégie que je défendais moi-même au sein du RN à l’époque, qui était combattue à l’époque. La politique ce sont d’abord les idées. Éric Zemmour a cette capacité de créer la surprise et une dynamique que n’a pas le RN. S’il s’attire à ce point les foudres, c’est précisément parce qu’il y avait beaucoup d’inconnues sur ce qu’il peut créer et engendrer. D’une certaine manière, le duel Macron-Le Pen est plus rassurant pour le gouvernement qui a l’impression d’en maîtriser les contours, de l’avoir déjà vécu et d’en connaître l’issue. C’est évidemment un danger moindre pour eux. Éric Zemmour est le véritable opposant qui pourrait menacer le président sortant et accélérer la recomposition politique, notamment à droite.
Marine Le Pen vous a tendu la main, la semaine dernière, affirmant que vous étiez toujours la bienvenue à ses côtés. Que répondez-vous ?
Je trouve cet appel un peu surprenant. Cette volonté de rassemblement, je ne l’ai pas vue, ni par le passé, le parti ayant toujours été contre l’idée de tendre la main à des élus LR, ni durant cette campagne. J’ai vu Zemmour annoncer être ouvert à un dialogue, à une coalition, une alliance, avec le RN. De leur côté, j’ai vu des portes fermées et des mots très durs, expliquant qu’il était « le candidat de la guerre civile, de la brutalité… ». Marine Le Pen a repris des arguments que la gauche utilisait contre elle, il y a encore quelques mois. Je suis un peu dubitative.
Il y a chez Reconquête! une volonté de rassemblement, de faire cohabiter des parcours complémentaires. Je m’y sens très à l’aise. Je n’ai pas à sacrifier ni ma liberté de ton ni ma liberté de parole. En politique, c’est important (…)
Le projet d’Éric Zemmour met l’accent sur la natalité, à travers plusieurs mesures. A-t-elle été la grande oubliée de ces dernières années ?
C’est une politique politiquement incorrecte. Depuis des années, la plupart de nos responsables ont renoncé à redynamiser la natalité française et ont considéré que l’immigration était finalement une option de substitution suffisante. Éric Zemmour ne s’y résigne pas. Les peuples ne sont pas interchangeables. Si demain, le peuple historique français est minoritaire sur son propre sol, la France portera le même nom mais ne sera plus la même personne. Ce ne sera plus la même culture, les mêmes mœurs, les mêmes rapports au monde. Une question qui se pose à la fois sur le plan civilisationnel et économique.
Quelles seront les mesures permettant de soutenir les familles ?
Éric Zemmour réinstaurera l’universalité des allocations familiales. Il souhaite redynamiser les campagnes avec des bourses de naissance de 10 000 euros pour les résidents dans les zones rurales depuis un certain temps. Une mesure qui facilitera la vie de ces familles qui aujourd’hui désertent ces territoires que l’on voit mourir à petit feu. En toute logique, cette redynamisation des territoires va de paire avec une politique cohérente de maintien des services publics, des investissements dans des établissements médico-sociaux, dans des infrastructures de route et de transport et dans le numérique. C’est le seul à assumer et à en parler.
Marion Maréchal: “Ne vous faites pas voler l’élection”
Extrait de l’interview accordée par Marion Maréchal à Causeur :
Causeur. Le premier tour est dans quatre jours. Qu’avez-vous à dire aux électeurs pour les convaincre de voter Zemmour ? Peut-il encore, selon vous, être président ?
Ne vous faites pas voler l’élection ! Cette campagne aura été si particulière. Le refus permanent du débat, la crise sanitaire comme une chape de plomb puis la guerre en Ukraine… Alors, oui, je crois sincèrement que tout est encore possible.
Éric Zemmour bénéficie d’une dynamique populaire inédite – les 120 000 adhésions recueillies par Reconquête ! en à peine quatre mois, la mobilisation exceptionnelle dans les réunions publiques, les audiences télé ou le succès sur internet et les réseaux sociaux. En cumulé, ce sont 7 millions de personnes qui ont regardé le rassemblement du Trocadéro qui fut le plus gros meeting de la campagne ! Je suis convaincue que cette énergie aura une traduction dans les urnes.
Ensuite, il est le seul à bénéficier d’une vraie capacité de rassemblement et d’union. Ce rassemblement s’est exprimé à travers son équipe avec la venue d’élus et de cadres du RN comme de LR, de DLF, du PCD ou sans étiquette, mais aussi dans son électorat, puisque l’on sait que les Français s’apprêtant à voter Zemmour viennent aussi bien du RN que de LR. Il remobilise même des abstentionnistes de longue date. Il a fait tomber les digues artificielles qui séparent des Français patriotes depuis trop longtemps.
Il a par ailleurs une vraie capacité à créer la surprise au second tour en ayant brisé le fameux « cordon sanitaire » puisque des personnalités LR telles que François-Xavier Bellamy ou Éric Ciotti ont déjà annoncé voter pour Éric Zemmour dans le cas d’un duel face à Emmanuel Macron.
Enfin, l’actualité est venue nous rappeler – par exemple avec les très violentes émeutes de Sevran – que l’insécurité ne s’est pas arrêtée dans notre pays parce qu’il y a une guerre à l’extérieur… Éric Zemmour a été le seul à ne pas mettre de côté le sujet civilisationnel et sécuritaire et à le faire revenir en permanence dans la campagne à côté de celui de l’économie et du pouvoir d’achat.
Mais compte tenu des sondages, beaucoup de gens se reconnaissant dans la droite nationale pensent que Marine Le Pen est le vote utile…
« Compte tenu des sondages », Jean-Marie Le Pen n’aurait pas été au second tour en 2002 et Thierry Mariani, candidat RN, aurait été élu président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur en juin. Les sondages sont une photographie de l’opinion, plus ou moins juste, mais ils ne doivent pas façonner l’opinion et encore moins l’élection. Ils sont à regarder parmi d’autres éléments, et notamment cette dynamique et cette capacité de rassemblement dont je vous parlais.
S’agissant de Marine Le Pen, je suis désolée de dire qu’on connaît la fin du film, pour l’avoir déjà vu en 2017. Et quoi qu’en disent ses soutiens, et puisque c’est manifestement leur seul argument, je dois rappeler qu’il n’y a pas un seul sondage qui la donne victorieuse… Vous savez, j’ai déjà eu l’occasion de réaliser 45 % des voix, aux élections régionales de 2015. C’est un « beau score », comme on dit dans ces moments-là, mais cela reste une défaite. La situation est trop grave pour se contenter d’être une force de premier tour.
Vous avez été députée pour le RN, aujourd’hui vous êtes l’une des têtes d’affiche de Reconquête ! En dehors des idées, du positionnement, les deux partis sont-ils très différents dans leur fonctionnement ?
Il y a une vraie différence dans la manière de travailler et l’état d’esprit. Avant de le rejoindre, j’ai fait savoir à Éric que je tenais à conserver ma liberté de pensée et de parole, et je l’ai tout de suite trouvé disposé à accepter cela. J’ai vu quelqu’un qui voyait dans cette diversité d’opinions une richesse et une force. En cela, je le crois beaucoup plus apte à construire un parti de gouvernement (…)
20h02 : Valérie Pécresse n’appellera pas à voter Macron mais votera Macron…
Les journalistes malhonnêtes diront qu’Eric Zemmour s’est “encore” trompé” puisque ce dernier a répété depuis trois mois que Valérie Pécresse, madame 20h02, appellerait à voter Macron dès dimanche soir lorsque sa propre élimination sera officielle… D’autres diront qu’Eric Zemmour, au contraire, a ainsi forcé Valérie Pécresse a trouvé un subterfuge pour donner tort à Eric Zemmour. Enfin, d’autres encore diront que, de toutes façons, une consigne de vote venant de Valérie Pécresse…tout le monde s’en fout.
Mais à la fin, c’est bien un ralliement de Valérie Pécresse à Macron qui va s’opérer comme annoncé :
«Je pense que les Français ne veulent pas de consigne. (…) Je ne donnerai jamais de consigne parce qu’ils sont libres et ce sont eux qui votent», a ainsi affirmé la candidate, interrogée par un auditeur sur France Inter ce vendredi matin (…)
Sur les réseaux sociaux, la candidate a précisé son propos, se montrant moins catégorique. En cas d’élimination, «je dirai clairement quel sera mon vote et je dirai le chemin que je pense le bon pour la France», a-t-elle affirmé.
