Le monde des Schtroumpfs
Diplômé de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), docteur ès-lettres, titulaire d’un DEA de Sciences de l’éducation, Yves Morel, longtemps fonctionnaire de l’Éducation nationale, vient publier un petit ouvrage original sur Les Schtroumpfs ou le refus de venir au monde.
Certains ont compris dans Les Schtroumpfs de Peyo une utopie, une société collectiviste et totalitaire, de type stalinien ou maoïste. D’autres y ont discerné une analogie avec le fascisme. Et beaucoup n’ont pas manqué de relever du racisme, de l’antisémitisme et de la misogynie chez les petits lutins. Selon l’auteur, ces interprétations politiciennes portent à faux. Non, les Schtroumpfs ne sont ni communistes, ni fascistes, ni racistes ni gays ou transsexuels, ni misogynes. Et leur communauté n’est ni une utopie, ni un kolkhoze ou une commune populaire, et n’a rien de totalitaire. En réalité, le monde des Schtroumpfs est la négation du nôtre. Ils sont des êtres restés à l’état de fœtus qui refusent de venir au monde et préfèrent se lover dans la sécurité de cet utérus qu’est leur village. Le Grand Schtroumpf, à la fois grand-père gâteau, père et mère, les maintient dans cet état, car chacune de leurs tentatives d’imiter les humains se solde par un échec. Les Schtroumpfs représentent le refus de naître et de s’intégrer à un monde dangereux frappé par le péché des origines.
Selon l’auteur, le monde des Schtroumpfs est sorti de l’imagination d’un artiste extrêmement sensible, qui n’aimait guère le monde en lequel il vivat, brutal, et en rêvait d’un autre, paisible, accueillant, insouciant et douillet. Cette aspiration à un monde enchanté caractérisa Pierre Culliford, vrai nom de Peyo. Elle constitue la source d’inspiration de son oeuvre.
Refusant de réduire cette bande dessinée à notre quotidien politique et social, l’auteur rappelle ainsi que la puissance de l’imagination demeure au service d’une réalisation destinée avant tout à nous distraire de ce quotidien.
Il n’y a pas d’urgence climatique
Un message a été préparé par un réseau mondial de 1200 scientifiques et professionnels. La déclaration en anglais est ici. Il faut cesser de gouverner par la peur :
Les sciences du climat doivent être moins politisées, tandis que les politiques climatiques doivent s’inspirer davantage de la science. Les scientifiques doivent tenir clairement compte des incertitudes et des exagérations dans leurs prédictions de réchauffement climatique, tandis que les dirigeants politiques devraient évaluer de façon dépassionnée les coûts réels ainsi que les bénéfices projetés de leurs mesures.
Des facteurs naturels aussi bien qu’anthropiques causent le réchauffement
Les archives géologiques révèlent que le climat terrestre change depuis que la planète existe, avec des phases naturelles chaudes et froides. Le Petit Âge glaciaire n’ayant pris fin que vers 1850, il n’est pas surprenant que nous connaissions à présent une période de réchauffement.
Le réchauffement est beaucoup plus lent que prévu
Le monde s’est réchauffé à une vitesse moitié moindre que celle que le GIEC avait prévu en se fondant sur la modélisation du forçage anthropique et de l’équilibre radiatif. Cela nous indique que nous sommes encore loin de comprendre le changement climatique.
Les politiques climatiques s’appuient sur des modèles inadéquats
Les modèles présentent de nombreuses lacunes et ne constituent pas, même de loin, des outils valables pour une politique mondiale. Ils exagèrent l’influence des gaz à effet de serre tels que le CO2. De plus, ils ignorent le caractère positif d’une atmosphère enrichie en CO2.
Le CO2 est la nourriture des plantes, le fondement de toute vie sur Terre
Le CO2 n’est pas un polluant, il est en réalité essentiel à la vie sur Terre. La photosynthèse est un immense bienfait. Davantage de CO2 est un bénéfice net pour la nature, car celui-ci verdit la Terre. Le CO2 additionnel dans l’air a favorisé la croissance de la biomasse végétale à l’échelle globale. Il a également un effet positif sur l’agriculture, dont les rendements augmentent dans le monde entier.
Le réchauffement climatique n’a pas accru les catastrophes naturelles
Il n’y a aucune preuve statistique que le réchauffement climatique intensifierait les ouragans, les inondations, les sécheresses et autres catastrophes naturelles, ni qu’il les rendrait plus fréquentes. Il existe en revanche des preuves abondantes que les mesures de limitation des émissions de CO2 sont à la fois néfastes et coûteuses.
Les politiques climatiques doivent tenir compte des réalités scientifiques et économiques
Il n’y a pas d’urgence climatique. Il n’y a donc aucun fondement à la panique ou l’alarmisme. Nous nous opposons fermement aux projets à la fois néfastes et irréalistes qui viseraient à réduire à zéro les émissions de CO2 en 2050. À l’avenir, si la science crée de nouvelles connaissances et la technologie crée de nouvelles capacités, et elles le feront certainement, nous aurons amplement le temps d’actualiser nos politiques. L’objectif d’une politique globale doit être celui de la prospérité pour tous, grâce à une énergie fiable et bon marché. Ce n’est que dans une société prospère qu’hommes et femmes ont accès à une bonne instruction, que les taux de naissances sont modérés et que les gens prennent soin de leur environnement.
Fin de l’abondance ou ruine délibérée ?
De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :
Le Landerneau politico-médiatique ne bruisse que de cela : le président a-t-il eu raison d’avertir solennellement que nous vivions la « fin de l’abondance » ?
Mais, avant de se poser la question de l’opportunité, il serait judicieux de s’interroger sur le contenu même du message.
Or, celui-ci est particulièrement confus – une sorte de quintessence de « en même temps » macronien que les gens bêtement attachés au principe de non-contradiction, comme moi, ont bien du mal à déchiffrer !
En soi, pourtant, rien de plus facile à comprendre que ce message « churchillien » : nul besoin d’être surinformé pour savoir que les mois à venir vont être durs pour beaucoup de Français, du fait de l’inflation et de la remontée des taux d’intérêt.
Après avoir vécu à crédit pendant des décennies, nous allons être brutalement sommés de passer à la caisse.
Et dans les pires conditions qui soient puisque la dette publique a très peu servi à investir et beaucoup à acheter la paix sociale (et aussi, il faut bien l’avouer, à importer la guerre ethnique sur notre sol, ce qui est une étrange façon d’acheter la paix sociale !).
Notre État régalien est en ruines, notre État-providence irréformable. Mais le service de la dette publique, déjà l’un des principaux postes de dépense, va devenir, avec la hausse des taux d’intérêt, la principale dépense de l’État, c’est-à-dire de nous tous, contribuables français – dépense parfaitement improductive (d’autant plus qu’il va falloir emprunter pour payer les intérêts de la dette !).
Oui, le message de M. Macron semble à la fois clair et évident.
Pourtant, le contexte de sa diffusion le brouille considérablement.
D’abord, il est assez étrange de donner ce genre d’avertissement solennel dans le cadre d’un conseil des ministres filmé (sans, semble-t-il, que les ministres eux-mêmes en aient été avertis, ce qui les a contraints à assurer le « service après-vente » d’une déclaration qui les avait cueillis à froid).
Pourquoi diable le chef de l’État a-t-il choisi cette curieuse façon de communiquer, sinon pour que les commentateurs se perdent en conjectures et donc perdent de vue le contenu du message au profit du décor ?
Par ailleurs, si l’on veut jouer à Churchill en 1940, on choisit la gravité et on ne multiplie pas les « cartes postales » montrant un été présidentiel digne de la « jet set ». Comment prendre au sérieux un appel « au sang et aux larmes » venant d’un adolescent attardé qui, la veille, paradait sur son jet-ski ?
Je crois, hélas, que ce brouillage est parfaitement intentionnel et illustre, une nouvelle fois, le « en même temps ».
Or, le « en même temps », ce n’est pas d’abord la voix de la raison qui écoute les bons arguments de la gauche comme de la droite. C’est le refus du choix politique et le refus du principe de non-contradiction.
Depuis longtemps, nos dirigeants se complaisent dans les nuées de l’utopie. Mais, ici, c’est pire encore : M. Macron parle et agit (c’est d’ailleurs la même chose pour lui) comme si toute la réalité n’était que décor de théâtre et que rien de stable ni de fiable n’existait.
Pourtant, qu’on l’oublie ou qu’on la méprise n’y change rien, la réalité continue à exister et, plus on l’ignore, plus elle se rappellera violemment à nous.
Oui, M. le Président, nous vivons effectivement la fin de l’abondance. Mais c’est à vous et à vos prédécesseurs que nous le devons : vous avez délibérément choisi de ruiner les Français en les faisant payer pour « toute la misère du monde » et en leur faisant financer les groupuscules les plus anti-français. Cette ruine touche à son terme. Merci aux oligarques qui ont si bien ravagé la France !
Au coeur de la guérilla karenni
Le photographe Siegfried Modola a pu entrer clandestinement au Myanmar (ex-Birmanie), pays fermé où se déroule une guerre entre la toute-puissante armée birmane, au pouvoir depuis son putsch de 2021, et une rébellion multiforme. Avec l’armée karenni, l’une des plus anciennes guérillas ethniques de la région, il s’est rendu sur la ligne de front.
Ce reportage a été réalisé grâce à l’appui logistique de l’association Village Karenni.

Extrait :
[…] Regroupés au sein de l’État Kayah (la plus petite des sept subdivisions administratives du Myanmar), les Karennis en savent quelque chose. Créée en 1957, leur armée est l’une des plus anciennes guérillas indépendantistes du pays. Raison pour laquelle des milliers d’opposants et de militants prodémocratie ont rejoint ses maquis après les événements de 2021. Ce mouvement de résistance, dirigé par le NUG (National Unity Government, gouvernement d’unité nationale) et issu de la désobéissance civile, a souhaité passer à la vitesse supérieure : la lutte armée.
Un tournant majeur pour l’armée karenni, qui retrouve un deuxième souffle avec le ralliement d’une jeunesse, certes sans expérience militaire mais qui rêve d’en découdre avec un pouvoir honni. Revers de la médaille, l’État Kayah se trouve désormais dans le collimateur de l’état-major et Tatmadaw y multiplie les offensives, ne faisant aucune différence entre les civils et les autres…
C’est autour de Loikaw, capitale de l’État Kayah, que se concentre la violence depuis un an. Et c’est là-bas que Siegfried Modola s’est rendu avec l’armée karenni : « Le 7 janvier 2022, à la nuit tombée, un groupe de soldats karennis m’a récupéré du côté thaï. En évitant les routes et les gardes-frontières, via des itinéraires clandestins connus d’eux seuls, nous avons marché à grande vitesse pendant trois heures. Nous sommes arrivés dans une cabane en bambou, à côté d’une base de la guérilla et d’un campement pour IDP (Internally Displaced Person, déplacés internes). Contrairement aux réfugiés, les IDP n’ont pas encore franchi la frontière et sont toujours en territoire birman, fuyards dans leur propre pays en quelque sorte. Il y avait environ 250 familles dans ce cas-là. Plusieurs d’entre elles se cachaient dans la forêt par peur des raids aériens. De fait, on entendait des aéronefs survoler la zone plusieurs heures par jour. »
L’explication de cette peur lui en sera donnée par un officier de l’armée karenni, le commandant Ooreh : « Tatmadaw sait très bien que les IDP sont sous notre protection : c’est nous qui leur prodiguons sécurité, nourriture, soins, etc. En ciblant leurs campements (il en existe des dizaines comme celui-ci en Birmanie), l’aviation sait qu’elle nous touchera forcément. C’est l’un de nos handicaps : il faut à la fois qu’on s’occupe des civils et qu’on fasse la guerre. »
Ce travail social a un avantage : la guérilla karenni est « dans le peuple comme un poisson dans l’eau » conformément au précepte maoïste. Quand on fait la révolution, c’est une condition sine qua non. Mais il comporte aussi un inconvénient : il s’effectue au détriment des opérations militaires. Un dilemme que le commandant Ooreh résume à sa façon : « Au lieu d’acheter des munitions et de l’armement, on investit dans l’alimentation ou la médication pour les IDP. » Les armes ! Un souci constant pour l’armée karenni, qui s’équipe au compte-goutte sur le marché noir (pour les fusils d’assaut type M16 et AK-47) ou directement… Sur le champ de bataille.
« Les Karennis connaissent le terrain et sont des combattants aguerris , aussi agiles que mobiles, experts dans l’art de l’embuscade et de l’escarmouche, explique Siegfried Modola. Leur tactique est celle du hit-and-run : frapper fort et s’évanouir dans la nature après avoir infligé le maximum de pertes. Leurs objectifs : les avant-postes birmans et les convois militaires. Ces actions coup de poing sont l’occasion de récupérer les armes de l’ennemi abattu ou capturé. Malgré tout, le rapport de force est inégal. Dans leur arsenal, la puissance de feu ne dépasse pas le mortier de 81 mm. En face, Tatmadaw dispose d’une véritable artillerie, d’hélicoptères russes de transport (Mi-17) et de combat (Mi-24 et Mi-35), ainsi que de chasseurs Mig-29. C’est David contre Goliath. » […]
120 nouvelles écoles indépendantes en 2022
Communiqué de la Fondation pour l’Ecole :
Cette année a encore été très créative : de nouvelles écoles, toutes différentes et toujours plus nombreuses, ont vu le jour cette année, portant à plus de 2500 le nombre d’écoles indépendantes en France. L’ampleur de ce mouvement trouve sans doute une de ses causes dans la loi du 24 août 2021 confortant les principes de la République (dite loi contre les séparatismes).
Cette loi a en effet porté un grand coup à l’Instruction en famille (IEF) puisqu’elle a supprimé le régime de déclaration pour le remplacer par un régime d’autorisation. Dorénavant, l’instruction en famille n’est plus une liberté mais une possibilité accordée avec parcimonie aux parents.
À compter de cette année scolaire, l’IEF peut être autorisée pour 4 motifs bien spécifiés : raisons de santé/handicap ; activités sportives ou artistiques intensives ; itinérance ou éloignement ; situation propre. Ce dernier cas est apprécié de manière très stricte par l’Administration. On constate en effet que la grande majorité des demandes s’appuyant sur ce motif est rejetée.
Ne pouvant instruire leurs enfants avec leurs propres méthodes et programmes, les parents éconduits se tournent alors naturellement vers les écoles indépendantes : soit en y scolarisant leurs enfants, soit en créant une nouvelle école pour compléter le paysage déjà bien riche des écoles indépendantes.
Plus de 120 nouvelles écoles ont vu le jour en 2022, venant encore enrichir le paysage éducatif français, apportant une réponse adaptée à la variété des besoins éducatifs des enfants et proposant aux parents des alternatives et des options complémentaires de celles de l’Education Nationale.
La part des établissements secondaires créés augmente encore (+3% par rapport à 2021). Ainsi, 51% des nouvelles écoles recensées sont des établissements secondaires et 49% des établissements primaires.
Depuis quelques années, la part des écoles Montessori diminue au profit d’écoles appliquant plusieurs pédagogies actives (Montessori mais également Freinet, Steiner, Decroly, etc…). Ainsi, 22,5% des écoles créées en 2022 appliquent la pédagogie Montessori contre 26% en 2021. Les nouvelles écoles indépendantes semblent de plus en plus soucieuses d’adapter les modes d’apprentissages au profil de chaque élève, en piochant dans les multiples pédagogies actives existantes, ainsi que dans les avancées des neurosciences. Les “autres pédagogies actives” représentent cette année encore la première tendance avec 41,5% des écoles créées (+12,5% par rapport à 2021). Cette augmentation impressionnante peut s’expliquer par la baisse du nombre d’écoles démocratiques (-6% par rapport à 2021). Les écoles à pédagogie classique ne cessent d’augmenter, passant de 11% en 2021 à 15% en 2022, reflétant probablement l’inquiétude des parents quant au niveau scolaire général et la volonté de certains créateurs de revenir aux méthodes ayant fait leurs preuves.
Comme en 2021, 85% des écoles sont aconfessionnelles et 11% sont des écoles catholiques.
61% des écoles recensées sont implantées sur des communes de moins de dix mille habitants et 33% sur des communes de moins de deux mille habitants, en milieu rural.
La Troménie de Marie arrivera à Sainte Anne d’Auray le 10 septembre
La Troménie de Marie est une marche de 12 semaines avec une statue de Notre-Dame de France sur une calèche tiré par un cheval. Elle s’inscrit dans les 100 étoiles de Marie. Une récolte d’intentions aux Cœurs unis de Jésus et Marie est organisée pour l’arrivée à sainte Anne d’Auray.
La Troménie de Marie est partie de Nantes le 18 juin pour arriver à Sainte Anne d’Auray le 10 septembre. La statue de Notre Dame de France est tirée par une calèche tractée par un cheval de trait. Un meneur et un groom contrôlent cet attelage, suivi par des pèlerins de tous âges, de tous milieux, venus de la France entière. Ces personnes marchant au pas de la jument, chantent et prient Notre Dame présentant Jésus pour la France et sa conversion. La Troménie vient de quitter le Finistère pour le Morbihan.
Pour un expulsé, combien de clandestins encore chez nous ?
Gérald Darmanin se félicite de la validation par le Conseil d’Etat de l’expulsion de l’imam Hassan Iquioussen, avec lequel il s’était bien entendu lors d’une séquence électorale…. Nous attendons désormais l’expulsion effective (l’individu est en fuite…) :
Pour Gérald Darmanin, la validation de l'expulsion de l'imam Hassan Iquioussen est une "grande victoire pour la République" pic.twitter.com/LhwuvX4dOM
— BFMTV (@BFMTV) August 30, 2022
Selon l’agence européenne de garde-frontières Frontex, l’année 2021 a été marquée par une augmentation de 57% du nombre des franchissements illégaux des frontières extérieures de l’espace Schengen détectés par rapport à 2020, qui ont atteint le chiffre vertigineux de 200 000.
Le dernier communiqué de Frontex confirme cette année la tendance à l’accélération des flux d’immigration clandestine. A fin juillet 2022, l’agence recensait plus de 155 000 entrées clandestines détectées depuis le début de l’année, un chiffre en hausse de 86% par rapport à la même période en 2021. Ce recensement ne prend pas en compte les personnes arrivées dans l’Union européenne pour fuir le conflit en Ukraine.
Les informations sur l’ampleur de l’immigration clandestine qui arrive en France en 2022 sont à ce stade parcellaires. A la frontière entre l’Italie et la France, sur la seule semaine du 18 au 24 juillet, 887 migrants auraient été interpellés par des membres des forces mobiles françaises et, pour 90% d’entre eux, remis aux autorités italiennes. Durant le premier trimestre 2022, 32 900 décisions de quitter le territoire français (OQTF) ont été notifiées à des étrangers en situation irrégulière présents en France, un chiffre supérieur à ceux des mois précédents. Mais, dans la même période, seuls 3 175 retours effectifs de clandestins ont été comptabilisés par les autorités françaises.
A l’heure du wokisme, le respect d’autrui et des civilisations. Que dit l’Eglise ?
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Les chrétiens ont souvent été embarqués malgré eux dans des guerres et des thèses qui ont légitimé les pires massacres et génocides des populations autochtones des Amériques, comme les enlèvements des enfants amérindiens, pour lesquels le Pape François s’est exprimé au Canada. Rien de tout cela n’était bien évangélique. Sous l’influence des philosophes des Lumières qui introduisirent eu Europe la « théorie » des climats et son corollaire de la « théorie » des races, très en vogue dans le monde arabo-musulman, les européens, même des chrétiens, ont largement confondu la Mission et la Colonisation violente qui nous est reprochée avec véhémence.
Apportons ici l’éclairage de la doctrine de l’Eglise pour y voir clair, car sa position est comme toujours d’une grande sagesse humaine, profondément évangélique. Elle devrait être bien plus exposée pour séparer l’œuvre d’enseignement des nations, d’une œuvre bien plus contestable de colonisation agressive et dominatrice, assortie de destruction des cultures et d’asservissement des populations jusqu’à la légitimation du génocide ; ce qui ne saurait être très chrétien.
A la demande de Charles Quint, qui s’inquiétait des violences commises par les Grands d’Espagne, les réponses furent données, et jamais remises en cause depuis, par le pape Paul III en 1537. Les deux textes sont publiés en juin 1537. Il commence par décrire et dénoncer le jugement de ses contemporains qui consiste à déclasser une partie de l’humanité. Nous sommes tous frères en Jésus-Christ, d’où l’importance de l’encyclique récente sur la fraternité chrétienne :
« Ce que voyant, le jaloux adversaire du genre humain, toujours hostile aux œuvres humaines afin de les détruire, a découvert une nouvelle manière d’empêcher que la parole de Dieu soit annoncée, pour leur salut, aux nations. Il a poussé certains de ses suppôts, avides de satisfaire leur cupidité, à déclarer publiquement que les habitants des Indes occidentales et méridionales, et d’autres peuples encore qui sont parvenus à notre connaissance ces temps-ci, devaient être utilisés pour notre service, comme des bêtes brutes, sous prétexte qu’ils ne connaissent pas la foi catholique. Ils les réduisent en esclavage en leur imposant des corvées telles qu’ils oseraient à peine en infliger à leurs propres animaux domestiques. »
La lettre développe contre cette situation deux arguments. Le premier consiste à rappeler la mission d’enseignement des nations d’où une œuvre pacifique d’évangélisation :
« Nous déclarons et décidons que les Indiens et les autres peuples qui viendraient à être découverts dans le monde doivent être invités à ladite foi du Christ par la prédication de la parole de Dieu et par l’exemple d’une vie vertueuse. »
Mais, fort de cet argument, Paul III en induit un second qui condamne l’appropriation abusive des terres et l’atteinte à la liberté des autochtones :
« Nous décidons et déclarons, par les présentes lettres, en vertu de Notre Autorité apostolique, que lesdits Indiens et tous les autres peuples qui parviendraient dans l’avenir à la connaissance des chrétiens, même s’ils vivent hors de la foi ou sont originaires d’autres contrées, peuvent librement et licitement user, posséder et jouir de la liberté et de la propriété de leurs biens, et ne doivent pas être réduits en esclavage. Toute mesure prise en contradiction avec ces principes est abrogée et invalidée. »
Dans sa bulle Sublimis Deus, il précise le texte précédent :
« Les dits Indiens et tous les autres peuples qui peuvent être plus tard découverts par les Chrétiens, ne peuvent en aucun cas être privés de leur liberté ou de la possession de leurs biens, même s’ils demeurent en dehors de la foi de Jésus-Christ ; et qu’ils peuvent et devraient, librement et légitimement, jouir de la liberté et de la possession de leurs biens, et qu’ils ne devraient en aucun cas être réduits en esclavage. »
Dans le premier texte, il dit licite les droits des indigènes, malgré leur impiété. Dans le second, il l’exprime dans l’autre sens en signalant le caractère illicite d’un acte qui les priverait de leur liberté et propriété, condamnant l’œuvre conquérante des colons.
C’est en ce sens que Las Casas dénoncera avec virulence ce que la chrétienté ne pouvait cautionner mais qui fut fait, parfois en son nom, par des puissants cupides qui préfigurent ceux d’aujourd’hui. Dans une constance évangélique argumentée par Paul III, Las Casas de tradition dominicaine et fidèle aux enseignements du dominicain Francisco de Vitoria vante bien le droit des gens contre les exactions coloniales : confiscation des terres, violence, destruction des institutions locales, appropriation des richesses, soumission des autochtones que toutes les nations européennes réaliseront par la suite dans leur impérialisme colonial.
Or, le caractère génocidaire des actions des colons ne fait aucun doute, tant du fait de l’effondrement démographique avéré par les historiens que des témoignages de Las Casas dans son œuvre Très bref relation de la destruction des Indes. Quelques extraits de cette œuvre rappellent le trouble occasionné par la révélation des pratiques des princes chrétiens, éloignés de leur royaume, libres et émancipés des règles religieuses. Avec sagesse, il rappelle en fidélité à Paul III qu’ :
« II n’y a point de nation au monde, pour rudes et incultes, sauvages et barbares […] qu’elles soient, et même parfois proches des bêtes brutes, qui ne puissent être persuadées, amenées et réduites à un ordre policé, et devenir paisibles et pacifiques envers les autres hommes, à condition d’user à leur égard de moyens appropriés et de suivre la voie digne de l’espèce humaine, à savoir amour, mansuétude et douceur, sans jamais s’écarter de cette fin. La raison de cette vérité est celle qu’exposa Cicéron dans les Lois, à savoir que toutes les nations du monde sont faites d’hommes qui tous et chacun ne répondent qu’à une seule définition : ce sont des êtres rationnels. Tous ont leur entendement, leur volonté et leur libre arbitre puisqu’ils sont formés à l’image et à la ressemblance de Dieu. » (Las Casas, 1552)
Et il accuse directement ces chrétiens d’avoir renoncé ou trahi leur foi dans leurs actes en Amérique :
« Alors que les Indiens étaient si bien disposés à leur égard, les chrétiens ont envahi ces pays tels des loups enragés qui se jettent sur de doux et paisibles agneaux. Et comme tous ces hommes qui vinrent de Castille étaient gens insoucieux de leur âme, assoiffés de richesses et possédés des plus viles passions, ils mirent tant de diligence à détruire ces pays qu’aucune plume, certes, ni même aucune langue ne suffirait à en faire relation. Tant et si bien que la population, estimée au début à onze cent mille âmes, est entièrement dissipée et détruite, s’il est vrai qu’il n’en reste pas aujourd’hui douze mille entre petits et grands, jeunes et vieux, malades et valides. »
Il appartient aux chrétiens d’Occident de prendre la mesure de ce que le Pape François perçoit mieux que quiconque du fait de ses origines et pour lequel nous jetons un voile pudique, alors qu’il est question ici de distinguer l’œuvre de Mission évangélique d’une bien plus cynique, agressive et païenne d’un universalisme des Lumières, conquérant, destructeur dont nous devons, me semble-t-il nous distinguer. Les responsables en sont les philosophes des Lumières : Montesquieu, Diderot, Voltaire, Buffon, Locke chez les Anglais ou Kant chez les Allemands. C’est cette confusion qui jette un trouble partout dans le monde contre l’Occident, jusqu’à emporter à tort la chrétienté dont les œuvres et les intentions ne furent pas celles des Lumières qui visaient déjà autre chose, comme aujourd’hui le mondialisme.
Vous avez aimé la dictature sanitaire, vous allez adorer la dictature énergétique
- Mars 2022 – Pour Bruno Le Maire, l’Europe a «des solutions pour devenir indépendante du gaz russe»
- Août 2022 – encore Bruno Le Maire : «Chacun va devoir réduire sa consommation d’énergie chez soi»
Attendez-vous à des mesures de privation de liberté et de contrôle des citoyens selon le modèle qui a fait ses preuves à la faveur de la « pandémie ». Engie annonce que Gazprom l’a informé de réductions supplémentaires et immédiates de ses livraisons de gaz « en raison d’un désaccord entre les parties sur l’application de contrats ». Histoire de faire monter la pression, pour que les Français acceptent les mesures qu’il va falloir prendre par la faute de Poutine…
Tous les soirs on aura un Salomon de l’énergie à la télé pour nous expliquer le niveau de pénurie du jour.
Et il y aura les mêmes crétins que durant le covid pour montrer fièrement leur pass énergétique à la pompe à essence, au supermarché ou à l’aéroport !
➡️ Battons-nous !— Florian Philippot (@f_philippot) August 30, 2022
Document fou qu’ENEDIS envoie actuellement à des entreprises françaises : on y parle de possibles « délestages programmés » cet hiver avec coupures d’électricité par tranches de 2 heures matin et après-midi !
Une pénurie qui est le fruit de décisions du gouvernement et de l’UE ! pic.twitter.com/N4Pmt0GDcp— Florian Philippot (@f_philippot) August 30, 2022
Et pourtant :
Le PDG d’EDF explique devant la ministre déconfite les principales raisons de la catastrophe énergétique qui est devant nous :
Les erreurs des dirigeants français sur le nucléaire à commencer par Emmanuel Macron
pic.twitter.com/rv4xPD9fNS— Eric Anceau (@Eric_Anceau) August 30, 2022
Islamo-gauchisme
Une note de 12 pages du Service central du renseignement territorial (SCRT) observe qu’un vote musulman en faveur de Mélenchon a très largement été dicté par… des officines islamistes.
« Les prises de position de Jean-Luc Mélenchon sur la loi “séparatisme” lui ont attiré les faveurs de nombreux influenceurs communautaristes ».
Selon les forces de l’ordre, ce rapprochement s’est effectué dans un contexte de débats quasi permanents sur la remise en question de l’islam en France.
Dans ce rapport, il est aussi avancé que l’enjeu principal du scrutin a été l’islamophobie supposée de l’État. Une situation qui a permis d’orienter un peu plus les musulmans vers Jean-Luc Mélenchon en surfant sur la victimisation de ces derniers. Monter les musulmans contre l’État et faire de Mélenchon l’homme providentiel du scrutin, tel a été l’objectif de la mouvance frériste au long de la campagne présidentielle.
Pour orienter les électeurs vers Jean-Luc Mélenchon, le Collectif contre l’islamophobie en France, pourtant dissous mais recréé en Belgique, a mis en place une grille d’évaluation de l’islamophobie selon le programme de chaque candidat. À la surprise générale, Mélenchon avait tous les indicateurs au vert.
Michel Valadier nouveau Directeur général de la Fondation pour l’Ecole
Le Conseil d’administration de la Fondation pour l’école a nommé Michel Valadier, fondateur et ancien directeur du Groupe scolaire Saint-Dominique du Pecq, comme nouveau directeur général de la Fondation pour l’école.
Son prédécesseur Jean-Baptiste Dupuis a quitté ses fonctions. Hervé Rolland, Président de la Fondation pour l’école le remercie
« pour son action au service des écoles indépendantes. Sous son autorité, l’équipe de la Fondation a été renforcée, les liens avec les fondations abritées consolidés et les divers processus remis à jour. »
Pour lui succéder à la Direction générale, la Fondation pour l’école est heureuse d’accueillir Michel Valadier, co-fondateur en 1992 et directeur jusqu’à cet été du Groupe scolaire Saint-Dominique du Pecq. Il connaît très bien le monde des écoles indépendantes pour avoir contribué à bâtir la première école privée hors contrat par le nombre d’élèves (850), et avoir conseillé beaucoup d’autres établissements scolaires en France.
En parallèle de cette activité, Michel Valadier était associé dans un cabinet de conseil en management. Cette double expertise lui permettra d’accompagner les écoles indépendantes dans leur gouvernance, quelle que soit leur taille.
Hervé Rolland, président de la FPE commente :
« C’est avec un très grand plaisir que j’accueille Michel Valadier, dont l’expertise du monde des établissements scolaires indépendants est connue de tous. Sa grande compétence et sa riche expérience seront désormais au service et au bénéfice de ces établissements. »
Michel Valadier a co-fondé en 1992 et dirigé jusqu’à l’été 2022, le Groupe scolaire Saint-Dominique du Pecq, situé dans les Yvelines (850 élèves, 110 salariés, 40 bénévoles). En parallèle et, depuis 1995, il est consultant en management, associé au Centre d’Études des Entreprises, devenu CEE-Management. Diplômé en Biologie appliquée, Michel Valadier a 62 ans ; il est marié et père de 8 enfants.
« Après 13 ans de présidence, puis 17 ans de direction opérationnelle d’une école, une nouvelle étape passionnante commence pour moi. Le nombre d’écoles hors contrat ne cesse de croître et les besoins sont immenses, sur les plans financiers, du conseil juridique, du fonctionnement, etc. Quant à la formation, c’est un des piliers de la Fondation pour l’école qui est appelé à se développer pour accompagner la forte croissance des écoles et aider les créateurs, directeurs, enseignants et éducateurs… Un beau défi en perspective pour l’équipe de la Fondation que j’aurai désormais la joie de diriger. » Michel Valadier
Michel Valadier prendra ses fonctions le 1er septembre 2022.
A propos de la réforme de l’Ordre de Malte
Le 26 août dernier, nous publiions un article se faisant l’écho d’une forte contestation au sein de l’Ordre de Malte sur la réforme spirituelle demandée par le Saint-Père. Cette contestation ressortait en particulier des deux courriers adressés au Pape François par 13 Présidents d’associations nationales dont le Président de l’association française. Nous nous interrogions sur le fait de savoir si ces treize signatures relevaient d’une décision collective de chaque association ou d’une décision solitaire de chacun des seuls Présidents.
«Les femmes ayant un partenaire violent sont largement surreprésentées parmi les patientes ayant subi un avortement».
Slate.fr a pu s’entretenir avec Terrisa Bukovinac et Lauren Handy, de gauche, vegans et anti-avortement, respectivement fondatrice et directrice de l’activisme du Progressive Anti-Abortion Uprising (PAAU). Terrisa Bukovinac est athée, Lauren Handy se dit «catholique anarcho-mutualiste». Pour les deux militantes, l’avortement est un outil au service du patriarcat. Elles décrivent l’avortement comme un «complexe industriel» qui permet aux hommes de se dérober: l’avortement serait ainsi un outil au service du viol et un moyen pour eux d’échapper aux conséquences de leurs actes. Des propos qu’elles appuient au moyen d’une étude réalisée par l’institut pro-choix Guttmacher, qui affirme que
«les femmes ayant un partenaire violent sont largement surreprésentées parmi les patientes ayant subi un avortement».
L’avortement serait également un outil au service du capitalisme. Daniel K. Williams, dans son ouvrage Defenders of the Unborn, publié en 2015, rappelait que le Parti républicain était autrefois favorable à l’avortement au nom d’un calcul particulièrement cynique: il est moins onéreux de financer un avortement qu’un État-providence.
Toujours en s’appuyant sur les statistiques du Guttmacher Institute, les deux membres du PAAU évoquent le fait que l’avortement est pratiqué en majorité sur des femmes afro-américaines, tout en rappelant qu’il s’agit de la communauté la plus touchée par la pauvreté aux États-Unis.
Si Terrisa Bukovinac et Lauren Handy ont salué le renversement de la jurisprudence Roe v. Wade, il s’agit, pour elles, d’une étape vers la reconnaissance du fœtus comme d’une personne protégée par le 14eamendement, ce qui se traduirait par l’interdiction pure et simple de l’avortement sur le territoire des États-Unis d’Amérique.
La puissance évangélisatrice de la tradition liturgique
Article intéressant d’une revue qui n’est pas traditionaliste :
[…] On voit bien que, dans certains pays, la forme extraordinaire du rite romain a été récemment l’un des plus puissants vecteurs d’évangélisation dont l’Église dispose, en rendant disponible, par la voie de la beauté, le trésor de l’Église dans toute sa splendeur.
[…] En effet, alors que l’Église, plus que jamais dans l’histoire récente, cherche à renouveler son potentiel évangélisateur, il convient de porter attention à ce phénomène, à bien des égards surprenant, dont le succès nous invite à une certaine remise en question.
La démarche entreprise actuellement dans l’Église par le synode promet une ouverture à l’initiative du laïcat, dont le propos est notamment de casser le moule du cléricalisme que le pape François condamne, à juste titre, de sa voix prophétique. Il est largement question de se mettre dans une disposition d’écoute vis-à-vis du monde, mais aussi de se rendre disponible pour répondre promptement aux motions de l’Esprit, lesquelles, on le sait, peuvent surprendre.
Le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui, après avoir été marqué des siècles durant par la déconstruction, est habité par un vide symbolique qui demande à être comblé. Toutes sortes d’initiatives y concourent, pour le meilleur et pour le pire. C’est là une question qui concerne directement l’Église dans son aptitude à évangéliser en parlant le langage de l’époque et du lieu. Si elle ne saisit pas l’occasion de répondre à cet appétit, d’autres le font.
La puissance de la forme extraordinaire du rite romain, son aptitude à répondre à cet appétit en l’orientant vers son véritable objet, ne doit pas être négligée, même si elle représente une surprise, et même des risques.
Par le concile et la réforme liturgique, on a voulu montrer le visage d’une Église qui accueille la participation des fidèles et qui se montre réceptive au sensus fidei. On voit bien que l’initiative de Benoît XVI a ouvert la porte à une telle participation. Une disposition d’accueil à l’égard des fidèles qui manifestent le désir de participer aux sacrements selon la forme extraordinaire était d’ailleurs l’une de ses exigences centrales.
On peut se surprendre de ce qui s’est produit, vouloir être attentif aux écueils possibles de ce mouvement, mais on ne peut vraisemblablement pas chercher à l’éteindre complètement sans rompre avec les principes que l’Église cherche à vivre plus authentiquement maintenant, à travers le synode.
L’unité, nous dit le pape François dans une de ces petites phrases dont il a le secret, n’a pas le visage d’une sphère lisse et sans aspérités, mais celui d’un polyèdre qui comprend une diversité de facettes. Pour vivre pleinement de cette diversité, il faut une franche audace, celle notamment de ne pas se sentir remis en cause ou menacés par le succès inattendu d’une démarche dont la portée missionnaire n’a pas fini de nous surprendre.
Si nous sommes inquiets et que nous rejetons ce phénomène parce qu’il nous force à nous remettre en question, nous risquons d’éteindre une flamme qui attise spécialement l’un des groupes les plus difficiles à rejoindre.
Ce sont en effet des jeunes, et notamment de jeunes hommes, en quête de sens et de vision qui sont les plus interpelés maintenant par la forme extraordinaire. Du même souffle, on risque le contresens de vouloir œuvrer à une Église synodale, ouverte à la participation des laïcs et à la diversité des expériences, tout en rejetant ce qui en ressort.
Gilles Artigues, ancien premier adjoint de Saint-Etienne, piégé par des LGBT
Mediapart a révélé comment un élu de la majorité municipale de Saint-Etienne a fait chanter un maire adjoint. L’avocat de ce dernier annonce déposer plainte pour
«guet-apens en bande organisée financé par des fonds publics».
Pendant des années, Gilles Artigues, adjoint au maire, a subi un chantage de la part d’un autre élu de sa propre majorité, Samy Kéfi-Jérôme, et de son compagnon de l’époque, Gilles Rossary-Lenglet. Tous deux auraient, fin 2014, loué les services d’un escort boy, et placé une caméra dans une chambre d’hôtel parisienne pour filmer son rendez-vous avec Gilles Artigues.
«Le conseiller municipal centriste, père de famille très impliqué dans la communauté catholique, a ensuite subi un chantage pour que cette vidéo compromettante ne soit pas divulguée».
En parallèle, Samy Kéfi-Jérôme s’est fait une carrière politique :
«adjoint chargé de l’éducation et de la jeunesse à la mairie de Saint-Étienne, mais aussi conseiller régional délégué dans l’exécutif de Laurent Wauquiez, après en avoir été le vice-président, à la tête de la région Auvergne-Rhône-Alpes.»
Gilles Artigues aurait été invité dans la chambre de Samy Kéfi-Jérôme pour un motif futile. On lui a fait boire du champagne. Il ne se souvient ensuite de pas grand-chose. Sur la vidéo, on peut voir Samy Kéfi-Jérôme présenter l’escort boy à Gilles Artigues avant de s’éclipser. Ce dernier n’a pas eu conscience de ce qui s’était réellement passé dans cette chambre d’hôtel, ayant notamment le sentiment d’avoir été drogué. Puis il a cédé au chantage « par souci de préserver sa famille et ses proches ».
Gilles Rossary-Lenglet aurait agi en raison des positions de Gilles Artigues sur les questions de société.
«En 2005, alors qu’il était député UDF (2002-2007), l’élu centriste avait par exemple publiquement contesté une campagne publicitaire pour un salon gay, faisant valoir la nécessaire «protection des mineurs» dans l’espace public ».
Gilles Rossary-Lenglet et Samy Kéfi-Jérôme auraient donc décidé de l’attaquer sur son intimité. L’élu centriste, qui a démissionné en mai dernier de sa fonction de premier adjoint, a déclaré que ce chantage lui avait « pourri la vie ».
Gilles Rossary-Lenglet, sans emploi, diminué par des problèmes de santé et éloigné de la vie publique, assure auprès de Mediapart n’avoir «plus rien à perdre». Désormais séparé de M. Kéfi-Jérôme, Rossary-Lenglet aurait ainsi agi « par dépit amoureux et tout balancé à Mediapart pour se venger »
«Je sais que j’ai fait des choses répréhensibles, je ne prétends pas être quelqu’un de bien, mais je souhaite que les choses se sachent, que l’omerta cesse, pour montrer que ces pratiques existent en France».
20 nouveaux cardinaux
Le samedi 27 août, le pape François a présidé son huitième consistoire public, dans la basilique Saint-Pierre. 20 cardinaux ont été créés, dont 16 électeurs, venus de quatre continents, parmi lesquels l’archevêque de Marseille Mgr Aveline. Le pape François aura ainsi créé 83 cardinaux depuis le début de son pontificat.
Après la célébration, le Pape François et les nouveaux cardinaux présents à Rome ont rendu visite au pape Benoît XVI. De nombreux cardinaux créés par François depuis le début de son pontificat avaient été nommés évêques par Benoît XVI.
Les lundi 29 et mardi 30 août a lieu la réunion des cardinaux sur la nouvelle constitution apostolique Praedicate Evangelium, qui provoque certains débats. Des réunions par groupes linguistiques sur différents aspects du document sont prévues, ainsi que des débats en session plénière. L’après-midi du mardi 30 août, après une dernière session de travaux une messe de clôture sera célébrée dans la basilique Saint-Pierre.
Après le conseil de défense sur la santé, le conseil de défense sur l’énergie
Le chef de guerre Macron veut encore frapper : c’est une méthode de gouvernement par la peur.
Le président de la République va tenir un Conseil de défense vendredi matin, consacré à l’approvisionnement en gaz et en électricité, au vu de l’augmentation des prix de l’énergie et en prévision de cet hiver.
Initialement réservé, comme son nom l’indique, aux sujets de défense, le chef de l’État avait beaucoup tenu ce genre de formats à l’époque de la crise Covid. Il en avait également présidé sur la question écologique. Invitée de la réunion de rentrée du Medef, Élisabeth Borne a déclaré que les entreprises pourraient être touchées par des “rationnements”.
Finalement, nos ancêtres les Gaulois n’étaient pas si idiots
Coline Ruiz Darasse, épigraphiste chargée de recherche CNRS à l’Institut Ausonius (Université Bordeaux-Montaigne), met en cause le mythe selon lequel les Gaulois auraient boudé l’écriture.
« Ce cliché est hérité d’un passage de La Guerre des Gaules, de César, souvent lu trop rapidement. César rapporte que les druides voulaient conserver le secret de leur pratique, et donc qu’ils évitaient l’usage de l’écriture. Mais il est aussi explicitement mentionné dans ce même passage que les Gaulois écrivaient pour les affaires courantes, et qu’alors, ils utilisaient l’alphabet grec ».
Elle est à la tête d’un grand projet de recensement et de numérisation des inscriptions gauloises retrouvées en France. Il y en a aujourd’hui près de 800 (sans compter les inscriptions sur les pièces de monnaie), que les spécialistes ont commencé à étudier dès le 19e siècle.
« Je trouve ça à la fois incroyable et très émouvant de pouvoir lire ces noms écrits sur des objets du quotidien. Cela permet aussi d’avoir un accès direct à la langue gauloise. C’est un moyen privilégié d’en savoir plus sur ces populations celtiques, en contre-point de La Guerre des Gaules, qui est un récit de propagande écrit par César pour financer ses campagnes militaires ».
Les Gaulois pourraient avoir eu recours à l’écriture dès l’âge du Bronze. Quand les Grecs fondent Marseille vers 600 av. J.-C., ils apportent leur alphabet – mais les Gaulois mettront près de 300 ans à se décider à l’utiliser, sans que l’on ne sache vraiment pourquoi ils attendirent si longtemps.
« C’est une langue que l’on essaye toujours de décrypter. Par exemple, on ne connaît pas encore tous les cas des différentes déclinaisons. Certains mots ne sont pas totalement compris – même si on tente de trouver des parallèles avec l’irlandais, le gallois ou le breton. On a un grand puzzle avec des trous, et chaque nouvelle inscription nous permet d’avancer dans cette énigme ».
La Géorgie pro-vie
Suite à l’annulation de l’arrêt Roe v. Wade, une loi géorgienne de 2019, intitulée Living infants Fairness and Equality Act, est entrée en vigueur accordant la personnalité juridique à l’enfant à naître dès six semaines de grossesse, c’est-à-dire une fois qu’ « un battement de cœur humain [est] détectable ». Cette loi définit un « enfant à naître » comme « un membre de l’espèce Homo sapiens à n’importe quel stade de développement qui est porté dans l’utérus » de telle sorte que le 14ème amendement qui accorde le droit à la vie doit leur être applicable. La Cour d’appel du 11ème circuit a également reconnu que la notion de « personne » pouvait inclure les embryons et les fœtus.
Dans un communiqué de presse du lundi 1er août, le ministère des finances géorgien a publié des directives autorisant la déclaration des embryons comme personnes à charge. Les parents du fœtus peuvent donc bénéficier d’un crédit d’impôt à hauteur de 3.000 dollars, mais aussi d’une pension alimentaire. Les enfants à naître doivent être inclus dans les recensements de population. Cette décision pourrait influencer le poids relatif des Etats, en matière électorale ou budgétaire.
Ecole inclusive : finalement, Eric Zemmour avait bien raison
Le 14 janvier 2022, à l’occasion d’une conversation avec des enseignants dans l’Aisne, Eric Zemmour dit préférer « accueillir » les enfants handicapés dans des « établissements spécialisés », plutôt qu’en école ordinaire, dénonçant « l’obsession de l’inclusion ». Cette déclaration a provoqué une polémique, alimentée par les médias.
Le Salon beige avait défendu la position du candidat (voir notamment ici, ici et là) car l’inclusion à marche forcée peut être d’une violence inouïe à la fois pour l’élève en situation de handicap, pour l’enseignant, pour les autres élèves, pour les parents d’élèves. La véritable bienveillance n’est pas d’accueillir en « milieu ordinaire » tout le monde à tout prix mais bien d’accueillir dans de bonnes conditions. Quand elles ne sont pas réunies, l’inclusion relève de la maltraitance. L’insertion d’un seul élève revient parfois à sacrifier la scolarité de toute une classe. L’idéologie égalitariste refuse de comprendre que chaque enfant est unique et qu’il faut lui apporter la solution qui lui correspond.
Dans un rapport, publié le 25 août, le Défenseur des droits Claire Hédon tire la sonnette d’alarme sur l’accueil des enfants en situation de handicap dans les salles de classe françaises. Elle estime que
“L’école inclusive ne fonctionne pas comme elle le devrait”.
“Les familles préfèrent ne pas scolariser l’enfant, ou alors celui-ci est très mal pris en charge”.
En 2021, 20% des saisines du Défenseur des droits relatives aux droits de l’enfant concernent des difficultés d’accès à l’éducation d’enfants en situation de handicap – la plupart d’entre elles relevant de l’accompagnement de ces élèves en milieu scolaire.
Fin de vie : le pouvoir du médecin de passer outre les directives anticipées d’un patient
Le 19 août, le Conseil constitutionnel a été saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) renvoyée par le Conseil d’Etat pour clarifier la prise en compte des directives anticipées dans les décisions médicales.
En l’espèce, un patient hospitalisé dans le service de réanimation du CH de Valenciennes a fait l’objet d’une procédure collégiale qui a décidé d’arrêter son traitement. Cette décision a été suspendue par la justice suite au recours des proches du patient. Les directives anticipées du patient ont été portées à la connaissance de l’équipe médicale et de la justice au cours de l’examen du tribunal administratif de Lille. Il exposait
« son souhait, dans l’hypothèse où il ne serait plus en mesure de s’exprimer, d’être maintenu en vie, même artificiellement, en cas de coma prolongé jugé irréversible ».
Malgré cette demande, le chef du service de réanimation a opté, suite à la reprise de la procédure collégiale, pour l’arrêt des traitements. Cette décision est fondée sur une disposition du code de la santé publique issue de la loi du 2 février 2016, qui permet d’écarter des directives « manifestement inappropriées ou non conformes à sa situation médicale ».
Mais les requérants soutiennent que l’expression « manifestement inappropriées » est imprécise. Ils ajoutent qu’ « aucun délai de réflexion n’est ménagé et que la décision n’est pas prise de manière collégiale ».
Découvrez le Pays Basque
Thaïs d’Escufon a réalisé une vidéo pour faire découvrir le patrimoine du Pays Basque et Saint Jean de Luz en particulier. Suivez le guide :
Les Serbes orthodoxes soutiennent l’annulation de l’Europride
Pour soutenir l’annulation de “l’Europride” à Belgrade, une nouvelle manifestation de milliers de fidèles orthodoxes a eu lieu dimanche soir à Belgrade. Portant des icônes, des croix et des drapeaux religieux, les manifestants ont traversé le centre-ville en priant et en chantant et se sont rassemblés devant la cathédrale Saint Sava.
En s’exprimant dimanche devant la foule, l’évêque Nikanor de l’Église orthodoxe serbe a salué la décision d’annuler ce qu’il a qualifié de
“profanation de notre pays, de notre Église et de notre famille”.
L’évêque a affirmé que les fidèles étaient prêts à redescendre dans la rue pour “se mettre devant ceux qui auront l’intention de détruire les valeurs de la Serbie”.
Avorter, oui. Donner la vie, non.
Menacés de fermeture depuis plusieurs années, le pôle chirurgie et la maternité du centre hospitalier de Guingamp demeurent en sursis. Remis à l’agence régionale de santé Bretagne, le rapport Rossetti (du nom du vice-président du Conseil scientifique auprès du Conseil national d’investissement en santé) suggère de fermer la maternité et la chirurgie conventionnelle du site de Guingamp. Le rapporteur propose de concentrer sur deux sites (Lannion et Saint-Brieuc) les accouchements (500/an) et la chirurgie conventionnelle (2 500/an). Autant « de jolis mots pour tenter de faire passer un projet de fermeture de services et une régression inacceptable pour les habitants du territoire », s’alarme le comité de défense de l’hôpital public et de l’offre de soins du Pays de Guingamp. Yann-Fanch Durand, co-président du comité de défense considère que les conclusions du rapport sont « cousues de fil blanc ».
Le service de pédiatrie du CH de Montluçon est en grande difficulté depuis des années. Un certain nombre de pédiatres ont posé leurs démissions car ils ne « cautionnent plus la façon dont on les traite, et donc la façon dont sont traités les enfants ». Le collectif considère que, si des solutions dignes de ce nom ne sont pas prises en urgence, les mises en danger sont « imminentes ». Les conséquences pourraient être désastreuses dans les semaines et mois qui viennent, « jusqu’au décès des enfants, si on n’arrive à combler les trous dans le planning », redoute un pédiatre. À titre d’exemple, « si une dame accouche, si son enfant est en état de mort apparente, il aura besoin d’une réanimation, mais cela ne sera pas possible ». Même chose si l’enfant fait un état de mal épileptique. Il y a deux mois, un enfant de 10 jours a franchi les portes de l’hôpital. « Elle avait du mal à boire ses biberons, elle était en insuffisance cardiaque sévère, avec un trouble du rythme très sévère », se souvient la praticienne qui a dû faire une réanimation intensive pour la sauver, avant de la transférer au CHU de Clermont-Ferrand. « Si elle avait dû faire une heure de route en plus sans les soins préalables qu’on lui a prodigués, je pense que cela ne se serait pas bien passé du tout ».
Mais l’urgence de la majorité c’est de favoriser l’avortement, pas le bien-être des bébés.
Le grand retour du charbon
D’Antoine de Lacoste pour Le Salon beige :
Il devait disparaître de l’horizon des pays vertueux (entendez occidentaux), unis pour « sauver la planète ». La Chine et l’Inde, gros consommateurs de cette énergie polluante, étaient montrées du doigt. Pour le remplacer, les solutions « propres » ne manquent pas : les éoliennes tout d’abord. Certes elles polluent nos paysages marins et terrestres mais c’est pour la bonne cause. Quant aux oiseaux qu’elles tuent joyeusement, ce ne sont que « des dégâts collatéraux » expression devenue célèbre depuis Jamie Shea, le porte-parole de l’OTAN lors des bombardements contre la Serbie en 1999. Il parlait des civils…
Les panneaux solaires sont censés compléter les bienfaits des éoliennes. Mais la déforestation qui accompagne leur installation commence à faire parler. Le Monde du 21 août décrit la contestation qui monte dans les Hautes-Alpes et les Alpes de Haute-Provence : 63 hectares de forêts rasées. « Ici, les sommets ont été comme tondus », rapporte le journal. Les manifestations se multiplient à Forcalquier, ou plus loin aux Pennes-Mirabeau contre un nouveau projet de 11 hectares. Les Vosges et les Ardennes ont également commencé leur déforestation.
L’hydro-électricité est censée accompagner le grand mouvement des énergies « propres » mais avec la baisse du niveau des fleuves, on ne sait plus très bien.
Cette transition énergétique devait toutefois s’étaler dans le temps. D’abord le charbon puis, progressivement, le pétrole et le gaz allaient le suivre dans les oubliettes de l’histoire. Certains scientifiques alertaient sur le fait que les éoliennes ne pourraient jamais compenser les énergies fossiles mais les grands médias sont là pour veiller au fait que ces grincheux complotistes ne puissent s’exprimer.
Et puis, le beau calendrier est devenu obsolète : Poutine a envahi l’Ukraine et il faut sévir. Les Allemands, qui n’ont presque pas de nucléaire grâce à l’esprit visionnaire d’Angela Merkel, sont bien embarrassés : par quoi remplacer le gaz russe ? Mais la pression est trop forte et le gouvernement cède : Nord Stream II, qui vient d’être terminé à la demande expresse de l’Allemagne, n’ouvrira pas.
Il est toutefois difficile d’aller plus loin. En effet, les fournisseurs de substitution ne pourront compenser le gaz russe en tout cas pas dans l’immédiat. Malgré les multiples rencontres des dirigeants européens ou américains avec l’Algérie, le Qatar, le Canada, les Emirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite et d’autres encore, personne n’a les capacités de remplacer au pied-levé la Russie.
Celle-ci n’est guère dérangée par tout ce remue-ménage. Elle augmente ses ventes à la Chine ou l’Inde, rassure l’Afrique en autorisant les exportations de blé depuis Odessa et tente d’accélérer son grand projet (commun avec la Chine) : la dédollarisation des échanges. La pénurie de gaz à venir maintient les cours très hauts et la Russie est maître du jeu.
Les Américains sont à la fête également. Si Biden est reparti les mains vides d’Arabie Saoudite, pays qui n’a pas l’intention de se fâcher avec Poutine et n’augmentera pas significativement sa production, il compte bien augmenter ses ventes de gaz de schiste à l’Europe. Ce sera fait sous forme de GNL (Gaz Naturel Liquéfié). Mais son coût est très élevé et les capacités d’accueil et de traitement fort limités. Il y a peu de terminaux en Europe, ils coûtent des milliards et il faut en construire de nouveaux : tout cela prendra des années.
Quant aux terminaux flottants, ce n’est guère mieux : quatre ans d’attente selon le GIIGNL, cité par le Figaro du 29 juin (Cette pénurie de gaz russe qui vient).
On contourne même les sanctions pour limiter les dégâts : l’Allemagne, qui faisait réparer une turbine de Nord Stream I au Canada (c’est beau la mondialisation), a sommé ce pays de lui renvoyer la turbine réparée pour continuer à recevoir le gaz russe. Zelensky, peu habitué à ne pas être obéi au doigt et à l’œil, a protesté en vain.
Alors, dans cette débâcle auto-organisée, il faut se tourner vers le charbon.
Tout le monde s’y met : Américains et Chinois rouvrent des mines, l’Inde importe plus que jamais et l’on fait la queue chez les producteurs majeurs (Indonésie, Australie, Afrique du Sud), ravis de l’aubaine.
Même la France relance sa production, malgré ses discours rassurants sur ses stocks de gaz. La dernière centrale à charbon devait fermer en 2022 et ce ne sera finalement pas le cas. L’exécutif a demandé à GazelEnergie de relancer sa centrale de Saint Avold en Moselle. Il a fallu rappeler les salariés partis dans le cadre d’un PSE et, pour les convaincre, leur promettre une prime mensuelle de 5000€ en plus du salaire !
Il est vrai que l’entreprise y gagnera beaucoup : le megawattheure livrable en décembre atteint 1000€, soit vingt fois qu’avant la crise.
Il vaut donc mieux polluer avec du charbon cher qu’acheter du gaz à la Russie « pour ne pas financer sa guerre » qu’elle finance tout de même en vendant à d’autres.
Bienvenu en Absurdie et bon hiver aux Européens.
Pas de communion pour les idéologues du gender
L’évêque de Sioux Falls, dans le Dakota du Sud, a pris le 4 août, des directives visant à lutter contre la progression de l’idéologie de genre dans les établissements scolaires catholiques et paroisses relevant de son diocèse.
« Les personnes vivant publiquement un mode de vie transgenre, ou en transition, doivent s’abstenir de recevoir la communion ».
Mgr Donald DeGrood, évêque de Sioux Falls, dans l’État du Dakota du Sud, a édicté cet été des directives diocésaines pour rappeler « les enseignements de l’Église sur la sexualité humaine ».
Dieu a créé les êtres humains avec des caractéristiques uniques et complémentaires en tant que mâles et femelles. L’amour de Dieu, qui se reflète dans l’ordre même de sa création, est générateur. En nous conduisant à une communion d’amitié avec lui-même et avec les autres, l’amour divin comble ce que nous désirons le plus.
Dans le baptême, nous sommes bénis par le don même de la vie spirituelle de Dieu. Créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, et avec l’aide de la grâce que nous recevons par les sacrements, nous pouvons vraiment vivre comme nous sommes faits pour vivre, en partageant la communion d’amitié amoureuse avec Dieu et les autres. Lorsque nous recevons l’amour de Dieu, la nature même de cet amour nous incite à rechercher le bien objectif de l’autre tel que Dieu l’a créé.
Ces dernières années, la question des transgenres a envahi de nombreux aspects de la société américaine, d’Hollywood au journalisme, en passant par les entreprises et les universités, la politique et le gouvernement, l’internet et les médias sociaux, les écoles et les bibliothèques. Certaines personnes en sont venues à accepter l’idéologie transgenre par souci d’affirmation ou de tolérance envers les autres. Dans la mesure où cela est motivé par le désir inné d’aimer les autres, cela contient une graine de bonté. Mais en même temps, il y a de sérieuses inquiétudes quant à ce que l’idéologie transgenre prétend ou enseigne. Étant donné la période relativement brève pendant laquelle elle a fait partie de notre expérience humaine, il y a également un manque apparent de considération pour les conséquences du transgendérisme sur les individus et la famille humaine. Ainsi, cette lettre cherche à examiner l’idéologie transgenre en termes rationnels et à la mettre à la lumière de la foi, motivée par l’amour de Dieu.
Qu’est-ce que l’idéologie transgenre ?
Les défenseurs de l’idéologie transgenre expliquent leur conviction que le fait d’être un homme ou une femme est un fait qui procède de l’expérience intérieure d’une personne plutôt que de son corps. Selon cette affirmation, l’anatomie reproductive humaine n’est pas pertinente pour l’identité sexuelle d’une personne en tant qu’homme ou femme. Par conséquent, l’idéologie affirme, par exemple, que les hommes peuvent tomber enceintes et les femmes peuvent devenir pères. Elle enseigne également qu’une personne peut ne pas être du tout un homme ou une femme, mais un mélange des deux, ou aucun des deux. Elle affirme également que le genre d’une personne peut être “assigné” à tort à la naissance et qu’il peut être “fluide” et changer au cours de la vie.
L’idéologie transgenre soutient que les personnes qui s’identifient comme transgenres devraient l’exprimer dans leur apparence, leurs manières et leur discours, et que les autres devraient confirmer ces comportements et s’adresser à ces personnes avec de nouveaux noms ou pronoms. Nombreux sont ceux qui préconisent également le recours à la chirurgie ou aux drogues pour “affirmer” l’identité transgenre d’une personne. Il peut s’agir de l’utilisation de drogues puissantes pour stopper le développement pubertaire normal chez les adolescents, d’hormones pour stimuler le développement de caractéristiques sexuelles secondaires de sexe opposé chez les jeunes ou les adultes post-pubères, et/ou de chirurgies du visage, du torse ou des organes reproducteurs pour donner l’apparence d’être du sexe opposé.
Si l’idéologie transgenre est devenue plus connue ces dernières années, la dysphorie de genre est reconnue et diagnostiquée par les psychologues depuis de nombreuses décennies. Cet état se caractérise par une détresse psychologique et un sentiment d’incongruité par rapport à son genre. Avant l’émergence culturelle de l’idéologie transgenre, l’incongruité ressentie dans la dysphorie de genre était surtout considérée en termes médicaux ou psychologiques, et non idéologiques ou politiques. Elle était également assez rare auparavant.
Répondre avec compassion : la proximité de l’amour de Dieu
La dysphorie de genre s’accompagne souvent d’une profonde souffrance. À tous ceux qui vivent la dysphorie de genre, ou qui ont un ami ou un proche qui la vit, sachez que vous avez un foyer dans l’Église. Jésus, le Fils de Dieu, connaît la souffrance de l’humanité. Il connaît vos luttes personnelles, quelles qu’elles soient. Il est avec vous, et il vous aime d’un amour infini. Quoi que vous ou d’autres personnes puissiez vivre, sachez ceci : Dieu est avec vous et vous aime.
Sachez aussi que d’autres personnes sont prêtes et désireuses de vous écouter, de marcher avec vous et de vous aimer. Bien que ce ne soit pas mon rôle d’entrer dans les détails des soins thérapeutiques, sachez que de tels soins sont disponibles. En tant qu’êtres humains, nous sommes à la fois corps et âme. Il y a un aspect spirituel profondément important dans notre nature humaine. Il est important de reconnaître que la grâce (les dons spirituels de Dieu) perfectionne notre nature. Les professionnels de la psychologie et de la médecine peuvent contribuer à lever les obstacles émotionnels ou psychologiques de notre nature afin que nous puissions faire une expérience plus complète de l’amour tendre et infini de Dieu et de toutes les grâces spirituelles qu’il veut nous donner. Des conseillers compétents sont disponibles, y compris au Centre Lourdes. Vous pouvez les contacter à l’adresse suivante : [email protected].
Les êtres humains sont masculins ou féminins. Dans l’Écriture Sainte, nous lisons : “Ainsi Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa ; il les créa mâle et femelle.” La complémentarité homme-femme reflète l’image de Dieu car elle est une communion de personnes qui porte du fruit dans une nouvelle vie humaine. Ainsi, le mariage d’un homme et d’une femme, où “les deux deviennent une seule chair”, est une icône de la Sainte Trinité, elle-même une communion féconde de personnes divines. L’idéologie transgenre contredit et sape ce principe nuptial inhérent aux différences homme-femme, qui sont destinées à “la communion et à la génération, toujours à “l’image et à la ressemblance” de Dieu.”
La sexualité humaine masculine et féminine comporte également un “caractère donné” qui n’est ni fluide ni modifiable. L’identité humaine en tant qu’homme ou femme est un don à recevoir, et non un choix individuel qui peut être sélectionné ou modifié. Dans son encyclique sur la création de Dieu, Laudato Si’, le pape François écrit que “l’homme … a une nature qu’il doit respecter et qu’il ne peut pas manipuler à sa guise.” Cela met en évidence l’une des tâches des parents et des enseignants, à savoir aider les enfants à grandir dans la compréhension de leur corps comme un don. Des dons créés par Dieu. En particulier, en ce qui concerne l’idéologie transgenre, lorsqu’elle est introduite à l’âge approprié, “l’éducation sexuelle doit aider les jeunes à accepter leur propre corps et à éviter la prétention d’annuler la différence sexuelle parce qu’on ne sait plus comment la gérer.” Nous sommes appelés à reconnaître et à accepter notre identité sexuelle en tant qu’homme ou femme.
Que nous soyons homme ou femme, marié ou célibataire, comprendre notre corps comme un don de Dieu est important pour vivre une vie saine, heureuse et sainte. Ce don est orienté vers la paternité et la maternité. L’idéologie transgenre sape les fondements mêmes du mariage et de la famille, qui sont à la base de la société humaine elle-même. Ce problème est très préoccupant, car tous les enfants ont besoin et ont le droit d’avoir une maman et un papa.
Comme l’a reflété le pape François, dans un monde où le nombre de mariages témoignant de la joie de l’amour conjugal fidèle est malheureusement en diminution, les tentatives de nier ou de manipuler notre identité sexuelle pourraient être comprises comme des expressions de frustration ou de résignation, comme des tentatives d'”annuler” les différences sexuelles en raison d’une incapacité à les gérer de manière saine. Pourtant, de telles tentatives créent un autre problème, et non une solution. Dans cette optique, l’importance du témoignage de mariages sains, heureux et saints devient d’autant plus claire. Pour ceux d’entre vous qui ont la vocation du mariage, sachez que bien vivre votre vocation est un baume pour un monde blessé.
Une tâche pour les disciples missionnaires : “Faites de l’amour votre objectif”.
Comme c’est toujours le cas dans la vie chrétienne, un don devient une mission d’amour. La vérité de l’amour de Dieu telle qu’elle se manifeste dans la création n’est pas quelque chose dont nous devons avoir honte, ni un sujet spécialisé réservé aux seuls experts en psychologie, en éducation ou en théologie. La vérité de l’amour de Dieu est l’héritage de chaque personne baptisée. C’est une lumière que nous, chrétiens, avons le devoir particulier de mettre sur le lampadaire pour que tous la voient, précisément parce que la complémentarité créée de l’homme et de la femme, correctement comprise, n’est pas seulement un chemin vers l’harmonie individuelle et sociale, mais, ce qui est peut-être le plus poignant, elle est “l’image de Dieu” ; c’est-à-dire qu’elle est elle-même une proclamation du Créateur qui est amour, et qui a inscrit l’amour dans l’ordre même de notre humanité. C’est le devoir de tous les baptisés de l’annoncer joyeusement !
Cette annonce est particulièrement importante dans l’éducation et l’accompagnement des jeunes, mission que Dieu a confiée aux parents, au clergé, aux enseignants et aux catéchistes. Nous devrions tous avoir confiance dans l’enseignement de la bonté de la complémentarité sexuelle, qui à son tour renvoie à la bonté de son Créateur divin générateur. Sachez que Dieu vous donnera la grâce dont vous avez besoin pour remplir cette mission très importante ! En outre, ceux qui travaillent dans le domaine de la santé ou qui occupent des postes de direction publique ou des professions de confiance, savent que vous avez la responsabilité particulière de défendre les vérités des dons de Dieu en matière de sexualité humaine. Votre travail quotidien exige une attention particulière à ces vérités, qui sont si importantes pour la dignité humaine authentique.
Enfin, avec ces réflexions à l’esprit, j’encourage tout le monde à se tourner vers Jésus, qui souhaite ardemment que nous lui fassions part de nos difficultés. Donnez-les-lui dans la prière. Jésus nous attend toujours, surtout dans l’Eucharistie. Ayez confiance qu’il donnera la grâce nécessaire à chaque moment de la vie. Forts de Dieu, et conscients que l’idéologie transgenre peut s’affirmer comme absolue et indiscutable – une tendance qui peut nous tenter vers la peur ou l’indifférence – tous les baptisés doivent avoir le courage d’aimer comme Dieu aime, en accord avec la vérité de la personne humaine. En cela, comme en toutes choses, nous nous confions à la Vierge Marie, notre mère.
Évoquant l’eucharistie, « source et sommet de notre foi catholique », l’évêque estime que
« les personnes vivant publiquement un mode de vie transgenre, ou en transition, doivent s’abstenir de la recevoir jusqu’à ce qu’ils acceptent pleinement les enseignements de l’Église ».
Quant aux autres sacrements, Mgr DeGrood demande de surseoir au baptême des adultes, comme à la confirmation, pour les personnes « au style de vie transgenre », et ce « jusqu’à ce que les enseignements de l’Église soient acceptés ».
Du quoi qu’il en coûte à la fin de l’insouciance
Communiqué de l’AGRIF :
Macron nous a annoncé « la fin de l’insouciance » (sic !). Mais c’est un aveu énorme de sa légèreté jusqu’ici !
Est-ce le fait de ses vacances à Brégançon et d’une fébrile excitation de pensée sur son jet-ski, voilà que Macron semblait avoir peut-être accompli en ce mois d’août un véritable saut qualitatif brusque dans sa réflexion politique !
En effet, le mercredi 24, en ouverture du conseil des ministres, prenant des accents churchilliens, ne proclamait-il pas que devait venir « la fin de l’insouciance » ?
N’ajoutant pas cette fois son rituel « quoi qu’il en coûte », il soulignait au contraire que cela aurait un coût.
Certes, il parlait de la défense de la liberté et des sacrifices qu’elle peut exiger mais on demeure stupéfait devant la qualification de temps de l’insouciance qu’il osait implicitement attribuer à celui de ses premières années de gouvernement.
Hélas en effet, notre Macronéron a fait preuve, lui, d’une coupable insouciance devant l’incessante montée de l’immigration, avec pour corollaire non seulement la progression du multiculturalisme et de tous les déséquilibres sociaux qu’il engendre, mais surtout l’accroissement constant de la délinquance et de la criminalité que nul ne saurait nier.
Insouciance coupable encore devant la dégradation de notre système de santé publique avec les insuffisances pourtant très prévisibles en moyens et en personnels de nos hôpitaux.
Insouciance tragique encore face à l’affaiblissement en moyens et en hommes de notre armée confrontée en Afrique à la triple hostilité des islamistes et des respectives entreprises colonialistes de la Russie et de la Chine. Néanmoins, depuis des années, M. Macron semblait toujours plus se muer en gouvernant à la petite semaine, distribuant sans cesse, au dernier moment, des promesses de subventions à tout va, histoire d’étouffer des revendications dont une élémentaire prospective aurait pu pourtant prévoir l’inéluctable émergence.
Et que dire de la suppression de la centrale nucléaire de Fessenheim et autres centrales à charbon afin de complaire aux exigences des idéologues écologistes ?
Ce, alors que la France ne pèse quasiment rien dans les émissions de CO2 : cent fois moins que la Chine ou l’Inde respectivement…
Enfin, Macron est revenu en Algérie. Avec, à l’évidence, la ferme résolution d’être une fois encore très complaisant pour le gouvernement algérien sur la question de l‘histoire de la guerre d’Algérie.
Certains nous objecteront que ce n’est pas au moment où nous avons besoin d’hydrocarbures algériens pour pallier les coupures de gaz russe que l’on peut se permettre de chipoter sur les versions fellaghas de cette histoire.
Comment pourtant omettre le fait que l’Algérie ne vit, pour l’essentiel, que par le fait d’être une station-service de l’Europe ? On pèse certes aujourd’hui combien, en sus de la manière déshonorante par laquelle on a abandonné ce pays, le largage du Sahara fut une fantastique erreur.
Mais, quoi qu’il en fût, l’Algérie ne peut se passer aujourd’hui de nous vendre son gaz.
Quel est donc ce prurit qui pousse Macron à vouloir sans cesse rechercher avec l’Algérie un accord d’interprétation de l’histoire moderne des deux pays ? Comme si les Algériens ne voulaient pas toujours plus, mais jamais assez, d’une humiliation mémorielle de la France !
Et Macron se garde toujours bien de leur causer et de leur guerre civile des années 1990 entre FLN et islamistes, avec ses centaines de milliers de victimes, et de la façon dont ils traitent toujours la Kabylie pourtant plus que jamais légitimement avide d’indépendance.
Il faut qu’il y ait une vie démocratique au sein du Rassemblement National
Louis Aliot, candidat à la présidence du parti, répond à Valeurs Actuelles :
[…]
Comment répondez-vous à ceux qui, que ce soit parmi les observateurs ou au sein même du parti, s’interrogent sur l’intérêt de votre candidature ?
Je veux bien qu’on critique ma démarche mais, dans ce cas-là, il faut assumer qu’on souhaite mettre en place un pouvoir autocratique au Rassemblement national. Et alors on sera un certain nombre à claquer la porte. Il faut qu’il y ait une vie démocratique au sein d’un mouvement politique. On ne se désigne pas “chef” comme ça, dans un claquement de doigts. C’est aux adhérents de décider. Vous imaginez l’image qu’on aurait renvoyée du mouvement si on avait décidé de ne pas organiser d’élection ?
A quoi ressemble le Rassemblement national version Louis Aliot ?
Plus collégial, plus proche de la ruralité et des territoires. On est présent partout en nombre désormais, et je compte donc bien effectuer au moins un déplacement de campagne dans chaque région. Sans oublier les DOM-TOM, évidemment.
J’ai un double objectif pour le futur de ce mouvement. Le premier, c’est de laisser le plus de visibilité possible à Marine et son groupe parlementaire. Qu’on le veuille ou non, c’est à l’Assemblée que ça se passe désormais. Le deuxième, qui est pour moi le cœur de l’action d’un parti politique aujourd’hui, c’est de rassembler et de former des cadres pour préparer les élections municipales et européennes à venir. En tant que parti, les municipales restent les échéances les plus décisives. L’arrivée au pouvoir de Marine en 2027 passera par une réelle expansion du RN en 2026. Il y a un vrai effort à faire au niveau des grandes agglomérations. Il faut qu’on trouve un équilibre entre l’urbain et le rural. On ne peut pas continuer à faire des scores aussi faibles à Paris, à Bordeaux, à Toulouse, à Lyon… C’est toute une transformation à imaginer.
Comment constituer une équipe solide pour les échéances électorales à venir quand une partie non-négligeable des cadres du RN sont désormais en place à l’Assemblée ?
Il ne faut pas se voiler la face, c’est vrai que c’est un problème. Sur ces 89 députés, il y en aura sûrement certains qui seront tentés par l’idée de mener une liste municipale. Et je les incite dès maintenant à se poser sérieusement la question, quitte à ce que ce soit un sacrifice personnel. J’aurais une vie bien plus confortable aujourd’hui si j’avais choisi la facilité en prenant la tête de liste aux européennes. Mais j’ai fait le choix militant de me concentrer sur Perpignan. Maire d’une grande ville, ce n’est pas facile tous les jours. On n’a pas les mêmes moyens ni la même reconnaissance qu’un parlementaire.
Mais il faudra de toute façon faire rentrer de nouveaux cadres, et réussir à les faire cohabiter. Ça me fait rire quand j’entends certains me parler de guerre entre l’ancienne et la nouvelle génération du parti. Je me félicite tous les jours qu’un profil comme Jean-Philippe Tanguy, qui est à la fois brillant et attachant, nous ait rejoints. Il faut aussi savoir s’ouvrir aux autres, avec des alliances locales par exemple. On a souvent eu tendance par le passé à intégrer des nouveaux venus, puis de les rabaisser à cause de querelles d’égos ou de jalousies mal placées. Et à l’inverse, on a aussi connu des arrivants se prendre pour des lumières qui se voyaient déjà à la tête du parti… Être président du RN, c’est aussi être le garant de cet équilibre-là.
Vous ouvrez donc la porte à des accords avec des candidats issus des Républicains, de Debout La France ou de Reconquête ? Ce n’était pas forcément l’état d’esprit de la direction du parti pour les législatives…
Et heureusement ! Il n’est pas question de faire des accords de partis. Il faut sortir de cette logique là. Au niveau local en revanche, je pense que le débat mérite d’être ouvert. Ces potentiels accords doivent se faire sur des contrats de gestion bâtis sur des idées claires et concrètes, et non sur des accumulations d’étiquettes. C’est ce que j’ai tenté de faire à Perpignan. Si on veut écarter la gauche, et notamment les Verts, des grandes villes, il faut sortir de cette vision purement politicienne et retrouver l’esprit du compromis. Face à l’état d’une ville comme Grenoble, on peut même parler de compromis de survie. […]
La France prie et la consécration au Coeur immaculé de Marie
L’association “La France prie, qui a organisé des chapelets publics en France à partir de janvier 2022 (avec déjà plus de 2800 groupe de chapelets récités par environ 50 000 personnes) nous prie de faire connaître son prochain projet – qui devrait naître en octobre prochain.
L’association va acquérir grâce aux dons plusieurs statues de Notre-Dame de Fatima. A partir d’octobre 2022, ces vierges pèlerines seront transmises à tous les groupes de chapelet enregistrés sur le site de la « France prie » et qui souhaitent participer pour une durée d’une semaine.
Quels sont les buts ?
– Se consacrer au Cœur Immaculé de Marie dans l’esprit de St Louis-Marie Grignon de Montfort.
– Réparer publiquement les péchés scandaleux de notre société et les outrages faits aux Cœurs de Jésus et de Marie
– Hâter le triomphe du Cœur Immaculé de Marie et de la paix dans le monde.
Comment participer ?
Si vous êtes organisateur de chapelet, inscrivez votre groupe de chapelet via le formulaire en ligne sur le site internet https://www.lafranceprie.org/
La « petite fille au napalm », convertie en découvrant les souffrances du Christ
Le Monde a consacré un article à la Vietnamienne Kim Phuc, qui a souffert d’être réduite au statut de la « petite fille au napalm », une photo emblématique de la guerre.
Comme elle l’a détestée, cette photo ! Et comme elle en a voulu au photographe de l’avoir saisie, le 8 juin 1972, dans ce moment de souffrance et de vulnérabilité absolues, cet instant où, petite fille de 9 ans prise dans la guerre du Vietnam, elle fuit un bombardement de napalm, nue puisque ses vêtements ont été réduits en cendres, le dos, les jambes, les bras ravagés par un feu à près de 3 000 0C ! Comment était-ce possible, se disait-elle, que des journaux du monde entier aient osé publier l’image d’une enfant hurlant de douleur et d’effroi, risquant de mourir brûlée vive ? Et pourquoi, parmi des milliers de clichés illustrant la guerre, les livres d’histoire avaient-ils retenu cette photo-là, qui la figeait pour toujours en victime ? Longtemps, très longtemps, Kim Phuc a éprouvé de la colère, de l’amertume, et même, « oui, tu peux l’écrire, du désespoir ».
[…]
Et puis voilà qu’un jour, cachée dans une bibliothèque, elle s’est plongée dans le Nouveau Testament. Le caodaïsme, un syncrétisme des plus vieilles religions qui conduit à vénérer de nombreux guides spirituels, était le culte suivi par sa famille. Mais ce jour-là, elle découvrit le parcours de Jésus, « ce messager de Dieu qui avait tant souffert » , avait été frappé, injurié, torturé, et portait lui aussi des cicatrices. Elle se dit que lui seul pouvait l’aider à trouver un sens à ses propres souffrances, et elle se convertit au christianisme. Au moins se sentait-elle aimée par ce Dieu de compassion.
