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« Jeanne 2031 » : neuf années de prière pour la France

Alors que la France semble au bord du gouffre, sainte Jeanne d’Arc, qui vécut elle aussi des temps bien troublés, n’est-elle pas l’intercesseur idéal pour son salut ? Une initiative lancée par Thibaud Collin nous invite à entrer dans une neuvaine d’années… Une prière quotidienne à poursuivre jusqu’en 2031 !

Faut-il des preuves de l’existence de Dieu pour croire ?

Dieu La science Les preuves L’aube d’une révolution, paru aux édition Trédaniel, est un best–seller déjà vendu à plus de 200 000 exemplaires. Un ouvrage de vulgarisation scientifique qui dresse avant tout un panorama de l’histoire de la recherche scientifique sur l’origine de l’univers. En résumé, selon les auteurs Olivier Bonnassies et Michel-Yves Bolloré, depuis le 16ème siècle « les découvertes scientifiques se sont accumulées donnant l’impression qu’il était possible d’expliquer l’univers sans avoir recours à un dieu créateur ». C’est la grande époque du matérialisme triomphant. « Et puis, au début du 20ème siècle, on remarque que le mouvement repart dans l’autre sens ». C’est le grand retournement. Les grandes découvertes (la relativité, la mécanique quantique, l’expansion de l’univers, sa mort thermique et son début à travers la preuve du Big bang) amènent à penser rationnellement qu’il a bien fallu un grand ordonnateur. « Loin de militer pour l’une ou l’autre des religions, la vocation de ce livre est seulement de rassembler en un même volume l’état le plus à jour des connaissances rationnelles relatives à la possible existence d’un dieu créateur » nous explique les auteurs.

Mais pour autant, est-il besoin d’avoir des preuves de l’existence de Dieu pour croire ?  En marge d’une conférence dans la paroisse de Saumur, l’auteur Olivier Bonnassies a accordé à RCF Anjou cet entretien.

Neuvaine à l’Immaculée conception

A l’occasion de la fête de l’immaculée conception, vivez, avec Marie, une neuvaine de guérison, de consolation, de conversion, de lumière, de feu, de joie pour transformer votre vie !

Dire « Merci Marie » le 8 décembre, jour de la fête de l’Immaculée Conception, c’est rendre grâce pour la présence protectrice de la Sainte Vierge qui veille sur chacun de nous ; et en particulier la remercier pour tout ce que nous avons reçu dans l’année écoulée. Cette année, confions particulièrement toutes nos intentions, nos souffrances, nos peines et nos joies à celle qui est depuis tout juste 100 ans la patronne principale de la France !

Au programme

  • Jour 1 : Marie dans ma vie de tous les jours
  • Jour 2 : Plus jamais peur.
  • Jour 3 : Aimer comme Marie
  • Jour 4 : La grande joie mariale
  • Jour 5 : Guérir par Marie
  • Jour 6 : Vivre ses croix avec Marie
  • Jour 7 : Converti par Marie
  • Jour 8 : Merci Marie
  • Jour 9 : Marie, Lumière dans nos nuits

Le dernier jour, une démarche particulière, simple et lumineuse sera proposée à chacun.

Des veillées pour dire un grand « Merci Marie » s’organisent un peu partout le 8 décembre. Peut-être y en a-t-il une autour de chez vous ? Si ce n’est pas le cas, pourquoi ne pas en proposer une ?

Tout au long de la neuvaine, déposez votre intention aux pieds de Marie Immaculée sur cette page dédiée !

L’Immaculée Conception est la fête de la conception de la Vierge Marie « sans tache », c’est-à-dire exempte du péché originel. Ce point de foi a été défini par un dogme de l’Église catholique, qui a été proclamé le 8 décembre 1854 par le pape Pie IX par la Constitution apostolique : Ineffabilis Deus.

Prière de la neuvaine

Marie, Je te donne ma vie, Mes douleurs et mes peines, Mes souffrances et mes difficultés, Fais ce que tu veux de moi. J’aimerais chaque jour faire plaisir à Jésus, Te faire sourire Marie. C’est ma seule volonté ! Pour le reste je m’abandonne à toi, Certain que tu me conduis Mieux que je le ferais moi-même. Vers Jésus, vers la Vie, Vers la joie éternelle ! Amen

Premier dimanche de l’Avent

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Ce dimanche, le premier de l’année ecclésiastique, est appelé, dans les chroniques et les chartes du Moyen Âge, le dimanche Ad te levavi, à cause des premiers mots de l’Introït, ou encore le dimanche Aspiciens a longe, à cause des premières paroles d’un des répons à l’office de matines.

La station est à Sainte-Marie-Majeure ; c’est sous les auspices de Marie, dans l’auguste basilique qui garde la Crèche de Bethléhem, et qui pour cela est appelée dans les anciens monuments Sainte-Marie ad Prœsepe, que l’Église Romaine recommence chaque année le Cycle sacré. Il était impossible de choisir un lieu plus convenable pour saluer l’approche du divin Enfantement qui doit enfin réjouir le ciel et la terre, et montrer le sublime prodige de la fécondité d’une Vierge. Transportons-nous par la pensée dans ce temple auguste, et unissons-nous aux prières qui s’y font entendre ; ce sont les mêmes que celles qui vont être exposées ici.

Le temps de l’Avent représente dans l’année liturgique la longue période de l’histoire de l’humanité qui a précédé la venue du Sauveur sur cette terre, période d’attente mais aussi de confiance et d’espoir. De même chaque année nous attendons la venue du Sauveur à Noël avec les grâces qui sont propres à cette fête. Enfin, un troisième avènement se trouve dans la perspective de ce temps de l’Avent, c’est le retour du Seigneur à la fin des temps, non plus comme sauveur mais comme juge, pour la récompense définitive de ceux qui auront été fidèles.

Les chants que l’Église nous propose en ce premier dimanche de l’Avent expriment tout à fait ces sentiments de confiance et d’espoir. Ceux du propre de la messe présentent une particularité sans doute unique dans le répertoire, c’est qu’on y trouve à trois reprises, Introït, Graduel et Offertoire, le même texte : Universi qui te exspectant non confundentur, qui est d’ailleurs difficile à traduire, en particulier le verbe exspectant qui est un des mots clef de l’Avent veut dire à la fois ” attendent ” et ” espèrent “. Disons, faute de mieux : ” Aucun de ceux qui mettent en Vous leur espoir ne sera déçu “. Ce texte est tiré du psaume 24, qui est un des principaux psaumes de l’Avent mais aussi du Carême. C’est la prière du pécheur qui se repent et se tourne vers Dieu avec confiance en sa miséricorde.

Dans le bas Moyen Âge, au commencement de la nouvelle année liturgique, c’était un usage assez répandu, de chanter avant l’introït quelques versets en l’honneur de saint Grégoire le Grand, le rédacteur inspiré de l’Antiphonaire qui porte son nom :

Sanctissimus namque Gregorius, cum preces effunderet ad Dominum ut musicum tonum ei desuper in carminibus dedisset : Or, tandis que le Très-Saint Grégoire répandait ses prières au Seigneur afin qu’il lui accorde le don de la musique à appliquer aux chants,
Tunc descendit Spiritus Sanctus super eum in specie columbae, et illustravit cor eius. Et sic demum exorsus est canere ita dicendo : Voici que le Saint-Esprit descendit sur lui sous la forme d’une colombe et illumina son cœur, et il commença alors à chanter, en disant cela :
Ad te levavi etc. Vers vous j’ai élevé mon âme…

 

Introït : Ad te levavi

Le chant de l’Introït de ce dimanche est formé des premiers versets du psaume jusqu’à la phrase que nous avons citée :

Ad te levávi ánimam meam : Deus meus, in te confíde, non erubéscam : neque irrídeant me inimíci mei : étenim univérsi, qui te exspéctant, non confundéntur.

Vers Vous j’élève mon âme, mon Dieu ; en Vous je mets ma confiance, je n’aurai pas à en rougir et mes ennemis ne se moqueront pas de moi, car aucun de ceux qui espèrent en Vous ne sera déçu.

L’élévation de l’âme, vers Dieu, c’est la définition même de la prière, par laquelle s’ouvre ainsi l’année liturgique.

La mélodie de cet Introït est paisible et pleine d’assurance. On remarquera la belle montée très expressive qui souligne le mot important exspectant dans la dernière phrase.
Le verset qui accompagne cet Introït n’est pas le premier verset du psaume, puisque celui-ci figure déjà dans l’antienne, mais c’est le verset qui vient à la suite, que nous retrouverons au Graduel :

Seigneur, faites-moi connaître vos voies, et enseignez-moi vos sentiers.

Graduel : Universi

Nous retrouvons dans la première partie du Graduel la fameuse phrase qui revient trois fois dans les chants de cette messe, et que nous avons déjà entendu dans l’Introït, tandis que la deuxième partie reprend le verset suivant du psaume 24, que nous avons également comme verset de l’Introït, et qui est un appel au Seigneur pour qu’il nous éclaire et nous instruise.

Universi qui te exspectant non confundentur, Domine.
Vias tuas, Domine, notas fac mihi : et semitas tuas edoce me.

Seigneur aucun de ceux qui espèrent en Vous ne sera confondu.
Seigneur faites-moi connaître vos voies et enseignez-moi vos sentiers.

Il y a un contraste frappant entre les deux parties de ce Graduel. La première phrase, qui est une affirmation pleine de confiance et d’espoir, est assez courte, et elle se tient entièrement dans le grave d’une manière très humble. A peine s’élève-t-elle sur le mot exspectant dont les larges ondulations expriment la longueur de l’attente, puis, à la fin, après avoir prononcé très doucement le mot Domine, elle s’élève à nouveau en une belle montée très expressive. La deuxième partie qui est une prière suppliante est au contraire très développée, avec de grandes vocalises qui s’élèvent jusqu’aux extrémités les plus aiguës du mode.

Alléluia : Ostende nobis

Bien que le temps de l’Avent soit en quelque sorte un temps de pénitence qui nous prépare à Noël (ornements violets, suppression du Gloria et du jeu de l’orgue), on continue d’y chanter l’Alléluia. Le verset de celui du premier dimanche de l’Avent est tiré du psaume 84, qui est aussi un des principaux psaumes du temps de l’Avent. Le peuple d’Israël y chantait sa reconnaissance pour la délivrance de la captivité de Babylone et s’autorisait de ce bienfait passé pour implorer la venue du Messie tant attendu. C’est cette demande que l’on trouve ici.

Ostende nobis Domine misericordiam tuam : et salutare tuum da nobis.

Montrez-nous Seigneur Votre miséricorde et donnez-nous Votre salut.

La mélodie est ce qu’on appelle une ” mélodie type “, c’est à dire qu’on la retrouve dans un certain nombre d’Alléluias du répertoire, en particulier celui de la messe de minuit de Noël, sans qu’on puisse savoir exactement pour lequel elle a été composée, mais elle s’adapte toujours très bien aux différents textes qu’elle doit illustrer. Elle est très joyeuse et légère.

Offertoire : Ad te Domine

Le texte de l’Offertoire de ce dimanche est exactement le même que celui de l’Introït, le début du psaume 24, avec la fameuse phrase qui revient pour la troisième fois.

Ad te Domine levavi animam meam : Deus meus in te confido, non erubescam : neque irrideant me inimici mei : etenim universi qui te exspectant, non confundentur.

Vers Vous, Seigneur, j’élève mon âme, mon Dieu, en Vous je mets ma confiance, je n’aurai pas à en rougir, et mes ennemis ne se moqueront pas de moi, car aucun de ceux qui espèrent en Vous ne sera déçu.

Mais on remarque ici comment la mélodie grégorienne peut donner à un même texte des expressions très différentes. Le chant de l’Offertoire est généralement recueilli, intérieur et contemplatif. C’est le cas ici, et, tout en exprimant d’une manière profonde les sentiments de confiance et d’espérance qui sont ceux du texte, il présente en plus un caractère de prière très instante. On remarquera que le mot clef exspectant, qui est mis en évidence dans l’Introït par une montée à l’aigu, se trouve ici au contraire tout à fait au grave.

Communion : Dominus dabit

Le texte de l’antienne de Communion du premier dimanche de l’Avent est encore, comme le verset de l’Alléluia, un extrait du psaume 84, et on remarquera la grande unité assez exceptionnelle des chants de cette messe : non seulement la même phrase y revient trois fois, mais l’ensemble des textes est tiré en tout de deux psaumes.

Dominus dabit benignitatem et terra nostra dabit fructum suum.
Le Seigneur donnera sa bénédiction et notre terre donnera son fruit.

Ce verset est une réponse à celui que nous avons entendu à l’Alléluia. On y demandait au Seigneur de nous donner le salut, on affirme ici qu’Il nous le donnera. On pense évidemment en l’entendant à la magnifique prophétie d’Isaïe qui sera chantée à l’Introït du quatrième dimanche de l’Avent et dont le début est le refrain d’un chant populaire du temps de l’Avent.

O Rorate cæli desuper, et nubes pluant justum.
O cieux, versez votre rosée ; nuages, faites pleuvoir le juste !

Aperiatur terra et germinet salvatorem.
Que la terre s’ouvre et fasse germer le Sauveur.

Oui, c’est le Sauveur, ce fruit que la terre doit nous donner. Et à cette pensée c’est la joie qui domine et envahit tout, joie que la mélodie exprime avec une ravissante délicatesse.

Les belles figures de l’Histoire : Saint Brigitte

Avec le père Jean-François Thomas :

Le droit de tuer un être humain garanti par la Constitution ?…

Communiqué de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, le 25 novembre :

Jeudi 24 novembre, les députés ont approuvé à une écrasante majorité (337 voix pour et 32 voix contre) une proposition de loi qui prévoit d’inscrire le prétendu « droit à l’avortement » dans la Constitution française.

Si cette proposition de loi devait à présent être votée au Sénat dans les mêmes termes qu’à l’Assemblée nationale, elle serait alors soumise à l’approbation du peuple français par la voie d’un référendum, dont l’issue ne ferait malheureusement aucun doute.

Aussi me paraît-il utile et nécessaire de rappeler, avec force, un certain nombre de réalités et de principes qui doivent ou qui devraient inspirer la réflexion et l’action, non seulement des chrétiens, mais de l’ensemble des citoyens, y compris des élus :

-Loin de n’être qu’un amas informe de cellules, l’embryon, puis le fœtus, est un être humain à part entière, puisque dès la conception, l’ADN et les chromosomes qui le constituent font de lui un être humain parfaitement unique et irremplaçable et objectivement distinct du corps de la femme qui le porte.

– Qu’on le veuille ou non, l’avortement consiste à supprimer un enfant à naître. C’est pourquoi la Constitution pastorale Gaudium et Spes du Concile Vatican II qualifie l’avortement de « crime abominable », tandis que saint Jean Paul II proclame dans l’encyclique Evangelium vitae que « l’avortement direct, c’est-à-dire voulu comme fin ou comme moyen, constitue toujours un désordre moral grave, en tant que meurtre délibéré d’un être humain innocent. Cette doctrine est fondée sur la loi naturelle et sur la Parole de Dieu écrite; elle est transmise par la Tradition de l’Eglise et enseignée par le Magistère ordinaire et universel. Aucune circonstance, aucune finalité, aucune loi au monde ne pourra jamais rendre licite un acte qui est intrinsèquement illicite, parce que contraire à la Loi de Dieu, écrite dans le cœur de tout homme, discernable par la raison elle-même et proclamée par l’Eglise. » (n° 62).

-Qu’il me soit également permis de souligner, à l’occasion de la « Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes » du 25 novembre, que celles-ci sont bien souvent contraintes de recourir à l’IVG du fait des pressions qu’elles subissent de la part de leur entourage familial, professionnel ou autre, et que de nombreuses femmes ne se remettent que très difficilement des séquelles psychologiques d’un avortement.

-Dès lors, rien ne justifie le fait d’inscrire l’avortement dans la Constitution pour en faire un droit fondamental ou absolu et quasiment sacré, si ce n’est la volonté, à peine dissimulée, d’autoriser, dès que les circonstances le permettront, l’avortement sans la moindre limitation de durée (c’est-à-dire jusqu’au terme de la grossesse…) et de supprimer la clause de conscience dont bénéficient depuis 1975 et le vote de la Loi Veil, les professions de santé (médecins et infirmières).

-N’est-ce pas plutôt une véritable politique de prévention de l’avortement et d’accompagnement des femmes enceintes en difficulté qu’il conviendrait de considérer comme une priorité, afin de limiter, en France, le nombre dramatiquement élevé d’avortements (au moins 223.000 IVG déclarées en 2021, soit près d’un avortement pour trois naissances), pour contribuer à « mettre en œuvre une grande stratégie pour le service de la vie » (Evangelium vitae n° 95) ?…

Il est réellement consternant de prétendre inscrire dans la Constitution, qui devrait protéger absolument le droit à la vie, le droit de tuer un être humain. Cela est d’autant plus indigne que les députés s’apprêtaient à débattre sur l’interdiction des corridas, au nom de la
« souffrance » animale.

C’est bien à juste titre que Benoît XVI écrivait : « Quand une société s’oriente vers le refus et la suppression de la vie, elle finit par ne plus trouver les motivations et les énergies nécessaires pour œuvrer au service du vrai bien de l’homme. Si la sensibilité personnelle et sociale à l’accueil de la vie se perd, alors d’autres formes d’accueil utiles à la vie sociale se dessèchent. L’accueil de la vie trempe les énergies morales et nous rend capables de nous aider mutuellement » (Caritas in veritate n° 28). On pourrait même avancer que la violence infligée à l’embryon humain a un lien avec les autres formes de violence qui se multiplient dans notre société.

Alors que nous entrons dans le temps de l’Avent, j’invite par conséquent l’ensemble des fidèles à se joindre aux veillées de prière pour la Vie qui sont organisées dans notre diocèse… et à méditer ce message particulièrement édifiant d’un ancien évêque auxiliaire de New- York (Mgr Austin Vaughan) qui écrivait en 1991: « Lorsque Dieu a envoyé son Fils dans le monde, Il n’est pas apparu brusquement au sommet d’une montagne. Sa vie a débuté dans le sein de la Vierge Marie. Pendant neuf mois, le centre de l’univers entier, la personne la plus importante et le bien le plus important ont été un bébé à naître dans le sein de Marie. Dieu a fait cela pour nous enseigner le prix qu’Il attache à chaque vie humaine dès son commencement ».

Nazisme vert

Dans Valeurs Actuelles, François d’Orcival recense le dernier livre de Philippe Simonnot, qui est décédé très récemment, Le brun et le vert. Quand les nazis étaient écologistes, une page d’histoire oubliée ou méconnue, celle des liens que le nazisme a entretenus avec l’écologie. L’écologisme dont se revendiquait le nazisme reposait sur l’idéalisation d’une nature sauvage mâtinée de darwinisme social, porteuse d’une exaltation de la force et d’une aspiration païenne à la volonté de puissance. Cela souligne le caractère profondément gauchiste du national-socialisme :

 

Activité sexuelle précoce et dépression

Médecin pédiatre spécialiste de l’adolescence, Meg Meeker a publié Pères, soyez forts pour vos filles. Dix secrets que tout père doit connaître. Elle montre l’importance de la relation parentale dans la formation du caractère des enfants. Plus de 30 ans d’expérience l’ont amenée à travers ses nombreux livres à souligner la spécificité du modèle paternel ou maternel dans la croissance et l’épanouissement de l’enfant. Pour elle la personne la plus importante dans la vie d’une fille est son père. Le père, plus que toute autre personne trace la voie de la réalisation future de sa fille. Il est celui qui lui donnera la force et la capacité d’affronter les épreuves de la vie, de réussir et de s’épanouir. Égratignant les théories féministes visant à étouffer la masculinité, Meg Meeker démontre que ce qui permettra à une fille d’être équilibrée, c’est un père solide et ferme sur les valeurs essentielles, convaincu de ce qu’il peut apporter de décisif et de beau à sa fille. À rebours du laisser faire le plus répandu, de l’absence d’exigences et de limites, Meg Meeker dévoile les fondamentaux que tout père devrait connaître et mettre en oeuvre pour le bonheur de sa fille.

Elle souligne notamment le lien entre activité sexuelle précoce et dépression et raconte qu’elle dit à ses patients souffrant de dépression qu’elle ne pourra les traiter qu’à condition qu’ils cessent d’avoir une activité sexuelle, expliquant que le sexe perturbe le cerveau.

C’est du bon sens. Les enfants deviennent dépressifs quand ils ressentent une perte sans pouvoir exprimer une émotion saine. C’est ce qui se passe avec l’activité sexuelle. Quand une fille s’engage sexuellement, elle perd sa virginité et bien souvent le respect d’elle-même. Son copain peut se vanter auprès de toute l’école, ou lui imposer quelque chose qu’elle ne veut pas, ou la traumatiser, ou la laisser tomber pour une autre fille, ou l’accuser de n’être pas « bonne » pour le sexe. Vous seriez surpris du nombre d’adolescentes qui m’ont avoué ne plus croire que le sexe pouvait être un plaisir. On leur vend le sexe comme absolument merveilleux. Elles sont presque toujours déçues en face de la réalité, et plutôt que de croire que tout ce que proclament les médias est faux, elles pensent que quelque chose ne va pas chez elles. Aussi essayent-elles des partenaires différents, toujours plus. Mais l’intimité et la romance qu’elles recherchent dans le sexe en sont toujours absentes. Elles deviennent blasées et déprimées. Elles perdent l’estime d’elles-mêmes, leur confiance en elles. Beaucoup croient avoir perdu une part d’elle-même irrécupérable. Ce sont des filles qui ont grandi en voyant le sexe bradé dans les médias.

La crise d’une Eglise anthropocentrique

De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :

Il en est de la présomption comme d’un boomerang, le réel finit toujours par vous revenir à la figure. Le concile Vatican II annonçait le « printemps de l’Eglise ». Soixante années plus tard nous voilà au cœur de l’hiver. Comme un mantra, le pape et les évêques continuent cependant de répéter : le concile, la fidélité au concile, etc. C’est « conformément aux décrets du Concile Vatican II » que le pape François, par le motu proprio Traditionis custodes, a décrété que « les livres liturgiques promulgués par les Saints Pontifes Paul VI et Jean-Paul II sont la seule expression de la lex orandi du Rite romain » (art 1), rayant d’un trait de plume 2 000 ans de Tradition liturgique.

Une Eglise anthropocentrique

Il a déjà été beaucoup écrit sur les textes du Concile. Il est une piste qui n’a peut-être, cependant, pas été suffisamment explorée, au sein de cette option propre au libéralisme catholique consistant à faire des concessions à la modernité pour mieux faire passer le message de l’Eglise. Paul VI et le concile opèrent un changement de paradigme radical. L’Eglise qui était le corps mystique du Christ (Mystici corporis Christi, Pie XII, 29 juin 1943) devient « experte en humanité » (Populorum progressio, Paul VI, 26 mars 1967). Dans le même temps où, selon la formule célèbre du discours de clôture du concile Vatican II par Paul VI, elle affirmait avoir « plus que quiconque le culte de l’homme ». De théocentrique, mieux christocentrique, l’Eglise devenait anthropocentrique. La liturgie devenait « autocélébration de la communauté » (L’esprit de la liturgie, cardinal Ratzinger) et le rappel des vérités de la foi laissait la place à un enseignement de plus en plus axé sur les sujets moraux et sociaux.

Une partie de l’Eglise poussait ces aspirations sociales à leurs conséquences extrêmes ralliant la théologie de la Libération et en appelant, par la modification des structures sociales à l’avènement, dès ici-bas, du Royaume des cieux. Dangereuse utopie à laquelle on doit, en particulier, le développement fulgurant de toutes les sectes protestantes en Amérique latine. De plus, cette humanité qu’il convenait de servir et dont il fallait célébrer le culte était, en réalité, une humanité profondément mutilée. L’optimisme conciliaire oubliait, de façon coupable, l’existence du péché originel, réalité de foi qui frappe tous les hommes. Enfin présentées sous un jour avenant, les vérités de l’Evangile ne pourraient, pensaient les novateurs, que susciter l’adhésion des foules émerveillées par leurs splendeurs et trop souvent, en réalité, rebutées par le contre témoignage des pratiquants qui n’étaient, selon l’expression de Patrick Buisson (La fin d’un monde), que « faussement proches ».

On fit tout pour dégoûter les fidèles qui quittèrent l’Eglise sur la pointe des pieds, les autres -athées, agnostiques ou indifférents- continuant de vaquer à leurs occupations hors de l’Eglise. Les communautés religieuses missionnaires se muèrent en « acteurs du développement », les aumôniers d’Action catholique se marièrent et les papes multiplièrent les encycliques sociales, ce qui n’est pas un mal en soi lorsqu’on n’incline pas vers la démagogie. Les questions liturgiques et proprement théologiques ou doctrinales furent un peu délaissées à l’exception notable de certaines encycliques du pape Jean-Paul II (Fides et ratio, 14 septembre 1998, Ecclesia de eucharistia, 17 avril 2003, etc) et de l’action en faveur de la liturgie traditionnelle du pape Benoît XVI (Summorum pontificum, 7 juillet 2007) qui, sans doute dépassé par l’ampleur de la tâche à accomplir, renonça au souverain pontificat.

Ce n’est pas un hasard si le dernier livre de Mgr Schneider La messe catholique est sous-titré : Remettre Dieu au centre de la liturgie. Qu’en pense Mgr Aupetit, ancien archevêque de Paris qui déclarait benoîtement à l’antenne de Radio Notre-Dame le 6 septembre 2021 « Les catholiques se divisent souvent pour des questions subalternes comme, par exemple, la façon de célébrer la messe » ? Subalterne la manière de célébrer la messe où se renouvelle le sacrifice du calvaire ? Où s’accomplit le sacrifice de notre Rédemption ? Mais quelle est donc la religion de Mgr Aupetit ?

Une débâcle morale

La liturgie cessa d’être la prière de l’Eglise et devint la « rencontre qui permet à l’homme de devenir pleinement homme » (§33, Desiderio desideravi, François, 29 juin 2022). L’ecclésiologie s’étant « ouverte » de manière libérale (oecuménisme, rapport aux autres religions, liberté religieuse) et ce « grand déménagement » (Guillaume Cuchet) faisant, de fait, que les vérités de la foi n’étaient plus enseignées, les souverains pontifes firent le choix d’investir le champ moral et social d’Humanae Vitae (Paul VI, 25 juillet 1968) à Laudato si (François, 24 mai 2015) en passant par Evangelium vitae ( Jean-Paul II, 25 mars 1995) et Centesimus annus (Jean-Paul II, 1 mai 1991). Les faits sont là. Brutaux ! Têtus ! Irrécusables ! Jamais l’emprise sur les sociétés, en particulier occidentales et anciennement chrétiennes, de ce que Jean-Paul II a appelé la « culture de mort » (Evangelium vitae) n’a été aussi forte, ce dont ont clairement témoigné, tout récemment, les élections de mi-mandat aux USA.

En France les évêques qui ne s’étaient pas opposés, selon le témoignage de Simone Veil, à la dépénalisation de l’avortement, en sont à assister, les bras ballants, à la légalisation de l’euthanasie et à la constitutionalisation de l’IVG. Mais il y a plus grave. Le vendredi saint 2005 lors de la méditation du chemin de croix le cardinal Ratzinger remplaçant le pape Jean-Paul II, déjà très affaibli et au seuil du grand passage, déclarait :

« Que de souillures parmi l’Eglise et particulièrement parmi ceux qui dans le sacerdoce devraient lui appartenir totalement ! Combien d’orgueil et d’autosuffisance ! (…) Souvent, Seigneur, ton Eglise nous semble une barque prête à couler, une barque qui prend l’eau de toute part. Et dans ton champ nous voyons plus d’ivraie que de bongrain ».

Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le cardinal Ratzinger disposait certainement, alors, d’informations qui seraient rendus publiques dans les années à venir, à propos de scandales sexuels mettant en cause des évêques et des prêtres, voire des cardinaux. Quelle est la crédibilité du discours moral de l’Eglise de France, face aux autorités politiques et aux puissances médiatiques, alors qu’une part notable de sa hiérarchie est empêtrée dans des affaires dont la simple fornication est la moins grave des manifestations ? « Quand le singe veut monter au cocotier, il faut qu’il ait les fesses propres » affirme un dicton exotique. Nous en sommes loin.

Tout restaurer dans le Christ

Dans sa première encyclique (E supremi apostolatus, 4 octobre 1903), le saint pape Pie X présentait ainsi son programme :

« Nous déclarons que Notre but unique dans l’exercice du suprême Pontificat est de « tout restaurer dans le Christ » afin que « le Christ soit tout et en tout ».

Quoiqu’en dise le cardinal André Vingt-Trois, les temps que nous vivons sont bien plus dramatiques qu’à l’époque des Borgia car la crise actuelle de l’Eglise est non seulement morale mais aussi liturgique, doctrinale et disciplinaire. De ce fait, aucune restauration morale ne sera possible si elle n’est pas précédée d’une véritable réforme intellectuelle et spirituelle remettant non plus l’homme mais le Christ au cœur de la vie de l’Eglise. Pas le Christ de « Oui-oui au pays au pays des bisounours » dont les célébrations conciliaires ne nous rebattent que trop les oreilles. Mais le Christ crucifié, mort et ressuscité, pour nous délivrer de l’esclavage du péché. Un Christ traditionnel pourrait-on dire. Le Christ de toujours, tout simplement.

La correction fraternelle

Aude Dugast, postulatrice de la cause de canonisation de Jérôme Lejeune, vient de publier un ouvrage sur La Ronde des vertus.

Loin d’être ringardes, l’auteur estime que les vertus devraient être classées au « patrimoine de l’humanité », car elles sont les clés du bonheur. Guidée par saint Thomas d’Aquin, Aude Dugast évoque les théologales, foi, espérance et charité, puis les cardinales, prudence, justice, force et tempérance. Il s’agit de comprendre les mouvements de nos facultés, condition pour avoir sur elles quelque emprise, acquérir une vraie liberté d’action et avancer dans la vie spirituelle. A propos de la vertu de charité, l’auteur évoque la correction fraternelle :

Enfin, le troisième acte de charité est la correction fraternelle. Malgré son aspect sévère, elle relève de la miséricorde car elle vise le bien du pécheur, en agissant pour l’arracher au péché. On parle de correction fraternelle quand le péché est nuisible à celui qui le commet. On parle d’acte de justice quand la correction vise un péché qui porte préjudice aux autres. Il s’agit alors de régler avec équité les rapports humains. Thomas juge que la correction fraternelle, par son objet, est un acte de charité supérieure au soin des malades ou au soulagement des pauvres. Elle est importante et a force de précepte

 

Eco-sabotage: Les producteurs de fruits et légumes se tournent vers le Garde des Sceaux

Communiqué de plusieurs associations et fédérations agricoles :

Le Procureur de la République de Poitiers vient de classer sans suite la plainte déposée par l’Association Nationale Pommes Poires (ANPP), la Fédération Française de la Coopération Fruitière, Légumière et Horticole (FELCOOP), la Fédération Nationale des Producteurs de Fruits (FNPF) et l’Association d’Organisation de Producteurs « Tomates et Concombres de France » à l’encontre de Monsieur Julien Bayou, pour provocation suivie ou non d’effet à commettre un délit, infraction réprimée par la loi sur la presse du 29 juillet 1881.

Les producteurs de fruits et légumes sont stupéfaits et dépités d’une telle décision. Détruire ou dégrader une propriété privée constitue un délit. Or Monsieur Julien Bayou a bien appelé à détruire le 23 août 2022 sur BFM TV. Comment de tels propos peuvent-ils être classés sans suite ? Et ce d’autant plus que Monsieur Julien Bayou a réitéré cet appel à travers un tweet en date du 23 novembre 2022 (« Je fais l’objet d’une plainte pour avoir soutenu des militant-es luttant contre l’accaparement de l’eau par des intérêts privés. L’eau est un bien commun et la désobéissance civile non-violente un dernier recours. Les procédures « bâillon » ne feront pas taire un écologiste. »).

Les actes de sabotage perpétrés par les militants environnementalistes sont injustifiables. Ces réserves d’eau sabotées sont nécessaires à l’agriculture française et bénéficient à des centaines de paysans qui travaillent dans des exploitations familiales de petites surfaces (entre 2,5 et 18 hectares). Les destructions ont un impact financier direct : les coûts de réparation et de mise en sécurité d’une retenue d’eau peuvent s’élever à plus de 30 000 euros ; des sommes difficiles à assumer pour les agriculteurs dans le contexte économique actuel. Ces agissements mettent à mal l’équilibre des exploitations. Ils provoquent de véritables traumatismes pour les victimes et leur entourage.

La tenue de tels propos par une personnalité politique, nationale, élue, est inquiétante, tout comme l’impunité dont elle bénéficie. Nous sommes déterminés à ne pas laisser ces incitations se diffuser et se réitérer. Par conséquent, l’ANPP, FELCOOP, la FNPF et l’AOP « Tomates et Concombres de France » annoncent se tourner vers le Garde des Sceaux, Éric Dupont-Moretti, pour faire cesser ces atteintes au Droit.

Soutenez une nouvelle école libre catholique à Marseille : l’Ecole Bienheureux Abbé Fouque

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Devant l’urgence éducative, une équipe de parents s’est mobilisée depuis quelques années pour permettre l’ouverture d’une nouvelle école entièrement libre et catholique à Marseille.

L’école Bienheureux Abbé Fouque a ouvert ses portes en septembre 2021 en accueillant pour sa première année d’existence 22 élèves.

Cette année, 44 enfants bénéficient d’un enseignement de grande qualité qui s’appuie sur des méthodes d’apprentissage traditionnelles éprouvées. Le souhait du bureau de l’association AFEM qui gère l’école et de l’équipe pédagogique, est d’offrir une formation intégrale de l’élève, pour lui permettre de devenir un adulte libre et un chrétien engagé au service de la cité.

Nous n’en disons pas davantage sinon que cette école a besoin de votre aide pour continuer et se développer.

Vous trouverez le lien pour découvrir le site de notre école et toutes les informations pour nous apporter votre soutien, si modeste soit-il, en quelques clics :

https://www.ecole-abbefouque.fr/aidez-nous

Propositions spirituelles pour l’Avent 2022 sur Hozana

Les propositions de l’Avent sur Hozana viennent aider à faire de ce temps qui précède Noël, un temps privilégié de repos et de préparation à accueillir l’Enfant Jésus dans nos crèches, nos vies et nos cœurs !

4 grands programmes de l’Avent sont proposés :

✔️ Un programme Laudato si à partir d’extraits d’un très film sur l’encyclique du Pape François

✔️ Un autre pour recevoir quotidiennement l’évangile du jour avec un commentaire en vidéo d’une minute d’un influenceur catho (7 influenceurs cathos ont joué le jeu : frère Benjamin, père Gaspard Craplet, Diane Cbt, le Catho de sevice, Chloé Chlodo, Inès d’Oyssonville et la Pause Catho)

✔️ Un programme d’Avent pour les mamans avec une instagrameuse engagée !

✔️ Ou un programme d’avent pour apprendre à prier !

Que vont devenir les tradis ?

Quelles sont les décisions des évêques de France vis-à-vis des fidèles traditionalistes ? Ces derniers pourront-ils avoir accès aux sacrements dans l’ancienne forme ? L’analyse du Club des Hommes en noir avec cette semaine autour de Philippe Maxence, les abbés Barthe, Célier et Guelfucci et le docteur Philippe de Labriolle, qui reviennent sur la division des évêques sur les décisions à prendre et sur le cas particulier du diocèse de Paris.

L’Australie interdit le secret de la confession

La loi concerne l’Australie occidentale, le plus grand des Etats australiens. Entrée en vigueur le 1er novembre 2022, cette loi oblige les ministres du culte à signaler tous les cas d’abus sur des enfants, y compris ceux pour lesquels les informations obtenues l’auraient été dans le cadre du sacrement de pénitence. Ces changements font partie des nouvelles lois introduites par le gouvernement de Mark McGowan, actuellement premier ministre de l’Etat d’Australie-Occidentale. Cependant, cette loi avait été votée en 2021. La loi précise que les prêtres seront considérés comme coupables s’ils ont omis de faire un signalement du fait que les informations leur ont été révélées au cours de l’administration du sacrement de pénitence.

Mgr Timothy Costelloe, archevêque de Perth, a défendu le secret de la confession comme essentiel à la foi catholique devant une commission d’enquête parlementaire d’Australie Occidentale. Reconnaissant l’« effroyable histoire » des abus sexuels dans l’Eglise catholique, l’archevêque a déclaré qu’il comprenait pourquoi les gens étaient consternés par son insistance à maintenir le principe de confidentialité absolue du sacrement tel qu’il est pratiqué dans l’Eglise.

« Mais les péchés ne sont pas confessés au prêtre, mais à Dieu. (…) Le prêtre n’a donc ni le droit ni l’autorité de révéler quoi que ce soit qui se passe dans cette rencontre intime avec Dieu. (…) Rendre illégale la libre pratique d’un aspect essentiel de la foi catholique me semble être quelque chose que les sociétés laïques modernes ont toujours compris comme étant au-delà des limites de leur autorité. »

C’est le 5e Etat australien – sur six que comporte le pays – ayant lancé l’offensive contre le secret de la confession sacramentelle après le Victoria, la Tasmanie, l’Australie-Méridionale, le Territoire de la capitale australienne, et en septembre 2020 enfin l’Etat du Queensland.

En France, certains prêtres militent pour abroger le secret de la confession… En 2019, la Pénitencerie apostolique avait rappelé l’inviolabilité du sceau sacramentel :

[…] Le secret inviolable de la Confession provient directement du droit divin révélé et plonge ses racines dans la nature même du sacrement, au point de ne permettre aucune exception dans le domaine ecclésial, et encore moins dans le domaine civil. Dans la célébration du sacrement de la Réconciliation est comme contenue, en effet, l’essence même du christianisme et de l’Eglise: le Fils de Dieu s’est fait homme pour nous sauver et a décidé de faire participer, comme «instrument nécessaire» dans cette œuvre de salut, l’Eglise et, en elle, ceux qu’Il a choisis, appelés, et constitués comme ses ministres.

Pour exprimer cette vérité, l’Eglise a toujours enseigné que les prêtres, dans la célébration des sacrements, agissent «in persona Christi capitis», c’est-à-dire en la personne même du Christ chef: «Le Christ nous permet d’utiliser son “moi”, nous parlons avec le “moi” du Christ, le Christ nous “attire en lui” et nous permet de nous unir, il nous unit avec son “moi”. […] C’est cette union avec son “moi” qui se réalise dans les paroles de la consécration. De même dans le “je t’absous” — parce que personne d’entre nous ne pourrait absoudre des péchés — c’est le “moi” du Christ, de Dieu, qui seul peut absoudre».

Tout pénitent qui se rend humblement auprès du prêtre pour confesser ses péchés, témoigne ainsi du grand mystère de l’Incarnation et de l’essence surnaturelle de l’Eglise et du sacerdoce ministériel, au moyen duquel le Christ ressuscité vient à la rencontre des hommes, touche sacramentellement — c’est-à-dire réellement — leur vie et les sauve. C’est la raison pour laquelle la défense du sceau sacramentel par le confesseur, et si nécessaire usque ad sanguinis effusionem, est non seulement un devoir de «loyauté» envers le pénitent, mais bien plus: un témoignage nécessaire — un «martyre» — rendu directement à l’unicité et l’universalité salvifique du Christ et de l’Eglise.

La matière du sceau est actuellement exposée et réglementée par les cann. 983-984 et 1388, § 1 du CIC et par le can. 1456 du CCEO, ainsi que par le n. 1467 du Catéchisme de l’Eglise catholique, où on lit de façon significative non pas que l’Eglise «établit», en vertu de sa propre autorité, mais plutôt qu’elle «déclare» — c’est-à-dire qu’elle reconnaît comme une donnée irréductible, qui dérive justement de la sainteté du sacrement institué par le Christ — «que tout prêtre qui écoute le confessions est obligé, sous peine de sanctions très sévères, à garder le secret absolu au sujet des péchés que ses pénitents lui ont confessés».

Le confesseur ne peut, pour aucune raison, «trahir en quoi que ce soit un pénitent, par des paroles ou d’une autre manière» (can. 983, § 1 CIC), de même que «l’utilisation des connaissances acquises en confession qui porte préjudice au pénitent est absolument défendue au confesseur, même si tout risque d’indiscrétion est exclu» (can. 984, § 1 CIC). La doctrine a ensuite contribué à préciser ultérieurement le contenu du sceau sacramentel, qui comprend «tous les péchés aussi bien du pénitent que d’autres personnes, connus par la confession du pénitent, aussi bien mortels que véniels, secrets ou publics, en tant qu’ils sont manifestés en vue de l’absolution, et donc connus du confesseur en vertu du savoir sacramentel». Le sceau sacramentel concerne donc tout ceux que le pénitent a accusés, même dans le cas où le confesseur ne concèderait pas l’absolution: si la confession était invalide, ou que pour quelque raison l’absolution n’était pas donnée, quoi qu’il en soit le secret doit être gardé.

Le prêtre, en effet, prend connaissance des péchés du pénitent «non ut homo, sed ut Deus — non en tant qu’homme, mais en tant que Dieu», au point qu’il «ignore» simplement ce qui lui a été dit en confession, parce qu’il ne l’a pas écouté en tant qu’homme, mais précisément au nom de Dieu. Le confesseur pourrait même «jurer», sans aucun préjudice pour sa conscience, «ne pas savoir» ce qu’il sait seulement en tant que ministre de Dieu. Par sa nature particulière, le sceau sacramentel va jusqu’à lier le confesseur également «intérieurement», au point qu’il lui est interdit de se souvenir volontairement de la confession et qu’il est tenu d’en écarter tout souvenir involontaire. Au secret dérivant du sceau sacramentel, est tenu également quiconque, ayant eu connaissance, de quelque manière que ce soit, des péchés de la confession: «A l’obligation de garder le secret sont également tenus l’interprète, s’il y en a un, et aussi tous ceux qui, d’une façon ou d’une autre, ont eu, par la confession, connaissance des péchés» (can. 983, § 2 du CIC).

L’interdiction absolue imposée par le sceau sacramentel est telle qu’elle empêche le prêtre de parler du contenu de la confession avec le pénitent lui-même, en dehors du sacrement, «sauf explicite consentement du pénitent, et mieux encore si ce consentement n’est pas demandé». Le sceau ne relève donc pas non plus de la volonté du pénitent, qui une fois célébré le sacrement, n’a pas le pouvoir de relever le confesseur de l’obligation du secret, parce que ce devoir vient directement de Dieu.

La défense du sceau sacramentel et la sainteté de la confession ne pourront jamais constituer une quelconque forme de connivence avec le mal, mais représentent, au contraire, le seul véritable antidote au mal qui menace l’homme et le monde entier; ils sont la réelle possibilité de s’abandonner à l’amour de Dieu, de se laisser convertir et transformer par cet amour, en apprenant à y correspondre concrètement dans sa propre vie. En présence de péchés comprenant des cas de délits, il n’est jamais permis de mettre comme condition à l’absolution, l’obligation de se rendre à la justice civile, en vertu du principe naturel, accepté dans toutes les législations, selon lequel «nemo tenetur se detegere». Dans le même temps, toutefois, la sincère contrition, ainsi que la ferme intention de s’amender et de ne pas réitérer le mal commis, appartiennent à la «structure» même du sacrement de Réconciliation, comme condition de validité. Dans le cas où se présente un pénitent victime du mal d’autrui, le confesseur aura soin de l’informer sur ses droits, et les moyens judiciaires auxquels il peut recourir pour dénoncer le fait au tribunal civil et/ou ecclésiastique et lui demander justice.

Toute action politique ou initiative législative visant à «forcer» l’inviolabilité du sceau sacramentel serait une atteinte inacceptable à la libertas Ecclesiæ, qui ne reçoit pas sa légitimité des Etats, mais de Dieu; ce serait également une violation de la liberté religieuse, qui fonde juridiquement toute autre liberté, y compris la liberté de conscience des citoyens, qu’ils soient pénitents ou confesseurs. Violer le sceau sacramentel reviendrait à porter atteinte au pauvre qu’est le pécheur. […]

La Manif Pour Tous dénonce le projet européen d’imposer la GPA

Retour dans la rue pour la jeunesse et les familles à la veille de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes (25 novembre). A l’appel de La Manif Pour Tous, un rassemblement s’est tenu à Paris à quelques mètres du Secrétariat d’État aux Affaires Européennes en présence de dirigeants associatifs et d’élus. Objectif : dénoncer la tentative de l’Union Européenne d’imposer la reconnaissance de la GPA par son projet de « reconnaissance mutuelle de la parentalité ». Synonyme d’asservissement et d’exploitation, la GPA est une violence subie par les femmes, en particulier les plus pauvres. Déterminés et pacifiques, les manifestants ont interpellé Laurence Boone, Catherine Colonna, Elisabeth Borne et Emmanuel Macron pour qu’ils s’opposent fermement à cette initiative de la Commission européenne et qu’ils réaffirment leur attachement aux droits des femmes et des enfants.

Dès sa prise de fonction à la présidence de la Commission européenne, Ursula von der Leyen a lancé le projet de « Reconnaissance mutuelle de la parentalité ». Concrètement, aux motifs de la liberté de circulation et de séjour dans l’espace Schengen, ce projet signifierait que tout État devrait accepter de transcrire les actes de naissance des enfants nés de GPA dans un autre pays. Or, le plus souvent, ces actes ont effacé la femme qui a porté et mis au monde l’enfant et l’ont remplacée par le ou la conjointe du père biologique de l’enfant.

La transcription automatique de ces actes de naissance entérinerait l’invisibilisation de la mère porteuse et consacrerait l’existence juridique d’une filiation fictive, constituant ainsi une reconnaissance de fait de la GPA. Or, parce qu’elle est contraire à la dignité de la femme et de l’enfant, la plupart des pays d’Europe sont aujourd’hui opposés à la gestation pour autrui. Cette pratique intolérable, qui génère un trafic international d’êtres humains aux bénéfices juteux pour les intermédiaires, n’a pas sa place au pays des Droits de l’Homme, ni au cœur de l’Union européenne.

En réalité, il est inutile de transcrire un acte de naissance pour vivre normalement dans un pays, les Etats reconnaissant généralement les actes de naissance établis à l’étranger dès lors qu’ils ont été légalement établis dans le pays concerné. Plus encore, cette question de la transcription n’existe que parce que l’Union Européenne a la faiblesse de fermer les yeux sur la GPA et les violences faites aux femmes qu’elle entraîne. Il est évident que plus on accepte de reconnaître la GPA, plus on la banalise, plus les recours à cette pratique se multiplient ainsi, avec toute la violence qu’elle implique pour les femmes.

« Au lieu de chercher en catimini à imposer de telles retranscriptions pour forcer les Etats membres à reconnaitre la GPA et favoriser l’essor de cette pratique violente, l’Europe doit au contraire s’affirmer comme protectrice des femmes et des enfants. Pour cela, la voie à suivre est connue : l’abolition universelle de la GPA » résume Albéric Dumont, Vice-Président de La Manif Pour Tous et organisateur de l’événement. C’est ce qu’ont demandé les manifestants rassemblés ce soir à Paris, parmi lesquels de très nombreux jeunes, déterminés à écrire l’Histoire et à construire une Europe respectueuse des femmes et des enfants.

Ce 25 novembre est donc l’occasion saisie par la Manif Pour Tous pour alerter l’opinion publique sur ce projet européen et l’inviter à faire entendre la voix des femmes et des enfants auprès du Gouvernement du Président de la République.

La NUPES n’est pas parvenue à faire adopter un texte visant à rendre l’accès à l’avortement inconditionnel

Nicolas Bauer, chercheur associé au European Centre for Law and Justice (ECLJ), réagit dans Valeurs Actuelles à l’adoption en première lecture par l’Assemblée nationale de la proposition de loi constitutionnelle sur l’avortement :

L’insertion de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans la Constitution a été votée hier à l’Assemblée nationale. La proposition de loi constitutionnelle de la NUPES a été adoptée, mais après avoir été réécrite et en partie vidée de sa substance. Initialement, la proposition de loi visait à consacrer un droit absolu à l’IVG, auquel « nul ne peut porter atteinte ». Les députés ont remplacé cette formulation initiale par « La loi garantit l’effectivité et l’égal accès au droit à l’interruption volontaire de grossesse ».

Un texte réécrit, mais gardant des conséquences concrètes

Cette nouvelle formulation d’un “droit à l’IVG” se rapproche davantage de ce que des députés LR et le RN demandaient : une constitutionnalisation du principe de l’IVG, mais le rejet d’un “droit à l’IVG” sans condition. C’est pour cette raison que la majorité des groupes LR et RN ont voté en faveur du texte tel que modifié. Pour que le changement constitutionnel soit définitivement adopté, le texte devra encore être voté dans les mêmes termes par le Sénat, puis approuvé par référendum.

Officiellement, la NUPES se réjouit d’avoir franchi cette première étape de l’Assemblée nationale. En réalité, la modification de la proposition de loi est une victoire en demi-teinte pour la NUPES, qui n’est pas parvenue à faire adopter un texte visant à rendre l’accès à l’IVG inconditionnel. Le texte finalement adopté ne paraît pas en lui-même incompatible avec la clause de conscience des médecins ou encore le délai maximal de 14 semaines.

Cela dit, en cas d’adoption d’un tel changement constitutionnel, les associations féministes pourront attaquer toutes ces limites portées à l’avortement devant le Conseil constitutionnel. Ce dernier vérifierait alors qu’elles ne portent pas atteinte à « l’effectivité et l’égal accès du droit à l’IVG ». Ces associations accusent par exemple déjà l’objection de conscience de rendre l’accès à l’avortement inégal selon les territoires et d’augmenter fortement les délais d’attente.

L’épouvantail de la « remise en cause de l’avortement »

À l’Assemblée, les députés NUPES ont préféré éviter le débat juridique, en agitant l’épouvantail d’un risque de « remise en cause de l’avortement » en France. Pascale Martin (LFI) et Sandra Régol (EELV) n’ont pu citer que deux exemples supposés attester d’une telle « remise en cause » : un courrier envoyé par l’ECLJ à quelques députés et une conférence organisée par l’ECLJ au Parlement européen. Il leur en faut peu pour être « très choquées ».

Seulement une trentaine de députés, principalement LR et RN, ont voté contre la proposition de loi. Ils ont eu le courage d’affirmer ainsi que, malgré la réécriture du texte de la NUPES, l’IVG n’a pas sa place dans la Constitution. Un tel changement constitutionnel banaliserait cet acte, tuant un enfant avant sa naissance. La France serait le deuxième pays à inscrire l’avortement dans sa Constitution, après la Yougoslavie socialiste de Tito.

Il faut espérer que le Sénat rejette cette proposition de loi constitutionnelle, après un débat sur ses conséquences concrètes. Sinon, le débat sera national, à l’occasion d’un référendum. La NUPES réalisera alors que le mouvement pro-vie, loin de se réduire à deux actions institutionnelles, est avant tout populaire. Il rassemble chaque année des dizaines de milliers de personnes — surtout jeunes — à la Marche pour la vie, pour défendre la vie humaine dès sa conception.

La Chine poursuit son opération de soumission de l’épiscopat [Addendum]

Le 11 mai, le cardinal Zen, 90 ans, était arrêté à Hong Kong, mis en prison puis relâché. Il a été accusé de « collusion avec des forces étrangères ». Ce qui mérite la prison à vie. Mais cela a été abandonné et il a finalement été jugé pour défaut d’enregistrement d’un fonds d’aide humanitaire aux manifestants arrêtés en 2019. Le cardinal Zen vient d’être condamné à… 490 euros d’amende, comme quatre autres prévenus, un sixième étant condamné à une amende inférieure.

Mgr Johannes Peng Weizhao est devenu mercredi évêque auxiliaire de Jiangxi pour l’Eglise officielle. Il avait été sacré évêque clandestin de Yujiang en 2014 et avait été arrêté puis relâché et ensuite constamment surveillé et soumis aux pressions habituelles. Le voilà évêque auxiliaire d’un diocèse qui n’existe pas pour Rome, membre de l’Eglise dénommée « association patriotique » non reconnue, auxiliaire d’un évêque qui est vice-président de la Conférence des évêques catholiques chinois non reconnue. Ainsi un évêque qui était pleinement évêque d’un diocèse devient auxiliaire d’un dignitaire du régime. Le 22 septembre, il avait annoncé à son clergé qu’il renonçait à son diocèse et acceptait la décision du gouvernement d’intégrer tous les diocèses suffragants de Nanchang en un seul, celui de Jiangxi. Le site gouvernemental Chine catholique fait savoir que l’évêque a juré de

« prêcher fidèlement l’évangile, de diriger les prêtres et les catholiques du diocèse de Jiangxi, de respecter la Constitution nationale, de sauvegarder l’unité de la patrie et l’harmonie sociale, d’aimer le pays et la religion, d’adhérer au principe d’indépendance et d’autogestion de l’Église, d’adhérer à la direction de la sinisation du catholicisme dans notre pays, de guider activement le catholicisme pour qu’il s’adapte à la société socialiste, et de contribuer à la réalisation du rêve chinois du grand rajeunissement de la nation chinoise. »

Addendum 26/11 – Rome dénonce dans un communiqué :

Le Saint-Siège a pris connaissance avec surprise et regret de la nouvelle de la « cérémonie d’installation », qui a eu lieu le 24 novembre à Nanchang, de S.E. Mgr John Peng Weizhao, évêque de Yujiang (province du Jiangxi), comme « évêque auxiliaire du Jiangxi », un diocèse non reconnu par le Saint-Siège.

Cet événement, en effet, n’a pas eu lieu conformément à l’esprit de dialogue existant entre le Vatican et la partie chinoise et à ce qui a été stipulé dans l’accord provisoire sur la nomination des évêques, le 22 septembre 2018.

De plus, la reconnaissance civile de l’évêque Peng aurait été précédée d’une longue et forte pression de la part des autorités locales.

Le Saint-Siège espère que de tels épisodes ne se répéteront pas, attend les communications appropriées des Autorités et réaffirme son entière disponibilité à poursuivre un dialogue respectueux sur toutes les questions d’intérêt commun.

Agir contre l’avortement aux États-Unis et en Europe : La voie à suivre

La gauche a essayé d’empêcher une conférence au Parlement européen. Normalement ce genre de manifestation au sein du Parlement est interdit et sanctionné (article 10 du règlement intérieur).  Ils devraient donc être sanctionnés. Ils étaient plus d’une centaine. Parmi eux, il y avait notamment de nombreux députés français, socialistes, écologistes et de Renaissance.

Finalement, la conférence a pu avoir lieu et le public a pu y participer en entrant par une porte dérobée, protégée par la sécurité du Parlement. La conférence était centrée sur les femmes et les enfants, pour les protéger de la violence de l’avortement et des militants pro-avortement.

Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, a exposé la situation en Europe, le lobbying de l’industrie de l’avortement et la nécessité de mener une politique de prévention de l’avortement. Il est basé à Strasbourg et intervient depuis plus de vingt ans notamment auprès de la Cour européenne des droits de l’homme.

Une intervention inédite d’Andrew Ekonomou a ensuite eu lieu. Il est avocat à l’American Center for Law and Justice, ACLJ, à Washington. Le Dr. Ekonomou a exposé la situation de l’avortement aux États-Unis depuis les années 1970. Il a en particulier commenté les conséquences de l’arrêt Dobbs de la Cour suprême en juin 2022.

Voici les chapitres des interventions :

  • 00:00 Introduction du contexte
  • 02:03 Présentation de l’événement et du premier orateur par Mme de la Pisa
  • 06:17 Discours du Dr Puppinck
  • 22:52 Présentation du deuxième orateur par Mme de la Pisa
  • 24:58 Discours du Dr Ekonomou

Ocean Viking : une débauche de moyens pour rien

A l’exception des deux immigrés qui ont été renvoyés en avion, les autres 232 immigrés débarqués de l’Ocean Viking sont quasiment tous dans la nature. Il ne reste plus de migrants dans la zone d’attente de Giens. Les deux derniers Bengalis sont dans la zone d’attente à Marseille, en vue d’une potentielle expulsion. Une quinzaine de fonctionnaires de police assure la sécurité du site (pour deux immigrés). Quinze fonctionnaires aujourd’hui contre 150 mobilisés quotidiennement la semaine dernière, sans compter les quatre unités de CRS (240 hommes).

Le 11 novembre, lorsque l’Ocean Viking accoste dans le port militaire de Toulon, le préfet du Var indique que « 600 personnes sont mobilisées dans la base navale pour accueillir les migrants » : 125 agents de la police aux frontières, l’OFPRA, quatre unités de forces mobiles (240 CRS), 38 douaniers, la gendarmerie, la direction départementale de la sécurité publique, les pompiers, le SAMU, la Protection civile et la Croix-Rouge. Les quatre unités de forces mobiles vont être mobilisés jusqu’à ces derniers jours, alors même qu’il ne reste plus que quelques migrants dans le centre de Giens.

Le monde judiciaire est lui aussi en ordre de marche : 26 avocats toulonnais ont travaillé tout le dimanche pour s’imprégner du droit des étrangers et préparer 177 dossiers en 24 heures, 15000 photocopies afin de présenter un dossier conforme aux exigences de la procédure. Au palais de justice de Toulon, on instaure 10 audiences (cinq le matin et cinq l’après-midi), on mobilise cinq magistrats, on réquisitionne des chaises dans tous les bureaux pour faire asseoir les immigrés dans un des couloirs.

Une gabegie qui nous coûte un pognon de dingue.

La propagande grotesque de Corinne Lepage

Fabien Bouglé a été interrogé dans Valeurs Actuelles à propos d’une tribune publiée Par Corinne Lepage dans Le Monde, intitulée « L’énergie nucléaire est l’une des énergies les plus coûteuses », Corinne Lepage, ministre de l’Environnement entre 1995 et 1997. Extraits :

Cette tribune est très éclairante car elle montre à quel point la propagande pro-éolienne est indissociablement liée à la propagande anti-nucléaire. En dénigrant le nucléaire, Corinne Lepage est en réalité anti-française. Elle promeut de manière générale une filière industrielle qui n’est pas la nôtre.

Il faut savoir qu’elle est l’une des grandes responsables de la crise énergétique actuelle. Avant sa fonction ministérielle, Corinne Lepage a été l’avocate de la ville de Genève pour obtenir la fermeture de Superphénix. Or, ce type de réacteur à neutrons rapides permettait de mettre fin aux déchets nucléaires en produisant presque cent fois plus d’électricité que les autres centrales. Par la suite, quand elle est devenue ministre de l’Environnement, elle a milité pour la fin du programme Superphénix, actée ensuite par l’accord entre Dominique Voynet et Lionel Jospin au moment de la gauche plurielle. L’arrêt de ce programme a déstabilisé la filière nucléaire dans son ensemble, qui se retrouvait alors sans solution pour se débarrasser des déchets nucléaires. […]

Par ailleurs, quand elle déclare que « le vent, le soleil, l’eau dont bénéficie notre territoire assurent notre indépendance », c’est grotesque. Les éoliennes, pour le vent, et les panneaux solaires, pour le soleil, ne sont pas construits en France. 65% des éoliennes sont fabriquées en Allemagne et 30% au Danemark. Quant aux panneaux solaires, ils sont majoritairement importés de Chine. […]

En installant des renouvelables, on ne pourra pas mettre fin à la crise énergétique. Selon les chiffres de facteur de charge de la filière WindEurope, le parc éolien en mer de Saint-Nazaire, composé de 80 éoliennes sur une superficie de 80 km2, ne produira que 7 à 8% de la capacité de la seule centrale nucléaire du Bugey, située près de Lyon. Par ailleurs, l’Institut Copernicus de la Commission européenne vient de préciser qu’on a assisté en 2021 à une baisse historique des vents de l’ordre d’environ 10%, dans une zone allant du Royaume-Uni à la République Tchèque, en passant par les Pays-Bas et l’Allemagne, ce qui a conduit à une baisse de productivité de 27% de l’éolien dans ces pays.

Si on prend les données du ministère de l’Ecologie, on constate que l’éolien ne représente que 1,6% de l’énergie primaire consommée en France. L’éolien est insignifiant par rapport à la consommation de l’énergie fossile en France. Ce qui, comparé aux sommes gigantesques des subventions accordées par la France, apparait particulièrement scandaleux. […]

I-Média – Qu’est-il advenu des migrants de l’Ocean Viking ? 

L’image de la semaine 

La chanteuse Yseult en marraine du Sommet de la Francophonie. Cette image est une honte et nous vous expliquons pourquoi.

Qu’est-il advenu des migrants de l’Ocean Viking ? 

Entre explications confuses et parti pris, les médias peinent à raconter cette saga qui a tourné au fiasco. On regardera ensemble les réactions de plusieurs personnalités publiques.

La revue de presse

Des cas de censure, de nouveaux formats déjà ringards, des sanctions de l’ARCOM et de l’actualité dans cette revue de presse hebdomadaire.

Il a volé des milliards, le Système le protège

La faillite de FTX, la deuxième plus importante plateforme d’échange de cryptomonnaies au monde, cache une énorme histoire de détournements de fonds par son fondateur : Samuel Bankman-Fried. Les médias jasent sur les détails mais ignorent l’essentiel : les liens politiques de S. Bankman-Fried avec l’establishment américain, le gouvernement ukrainien et le WEF de Klaus Schwab.

Avortement : Marine Le Pen rallie la macronie

Communiqué de Bernard ANTONY, directeur de la revue Reconquête, et Yann BALY, président de Chrétienté Solidarité :

Le vote des députés du groupe RN sur le projet de constitutionnalisation de l’avortement fait apparaître, sur un sujet aussi fondamental, une véritable ligne de fracture entre deux visions de la vie et de la valeur humaine. Merci aux députés qui ont eu le courage de voter contre cette folie libérale-macronnienne ouvrant la porte à toutes les dérives anti-humaines. Demain ce sera l’euthanasie.

Marine Le Pen, ralliant la macronie, a choisi de donner un gage au système. Un de plus.

Elle n’a décidément ni l’intelligence, ni le courage, ni l’audace de Giorgia Meloni.

Le moins que l’on puisse dire est qu’elle ne s’oppose plus guère au génocide français.

L’initiative européenne sur la reconnaissance transfrontière de la « parentalité » obligera les Etats-membres à légaliser la GPA

Juristes pour l’enfance dénonce l’initiative européenne sur la reconnaissance transfrontière de la « parentalité ». Cette initiative entend obliger les Etats à reconnaitre toutes les « parentalités » établies à l’étranger, même si des enfants ont été privés de filiation pour réaliser le désir d’autrui, que des gamètes ont été vendus et achetés et des femmes exploitées pour fabriquer l’enfant commandé. C’était l’objet de La Manif Pour Tous hier.

Ainsi, une filiation établie à l’égard de 3 ou 4 adultes, ou bien convenue par contrat dans le cadre d’une GPA, ou encore résultant d’un achat de sperme et d’ovocytes, devrait être reconnue par la France dès lors qu’elle a été établie dans un Etat, ce qui obligerait la France à valider ces pratiques commerciales de toute sorte liées à la procréation. Il suffira en outre aux Français de se rendre dans un Etat européen complaisant pour faire reconnaitre leurs arrangements relatifs à la filiation et mettre ensuite la France devant le fait accompli, comme si la loi française n’existait pas.

Le tout sous prétexte de libre circulation des personnes, comme si la libre circulation était un principe supérieur obligeant à fermer les yeux sur les trafics et pratiques illicites qui permettent d’obtenir des enfants dans tel ou tel Etat : la libre circulation des biens et des services devrait-elle aussi obliger les Etats à laisser circuler sur leur territoire les armes, la drogue ou autre produit illicite, du moment qu’ils ont été acquis légalement dans un Etat de l’UE ?

Le caractère idéologique du projet européen apparait dès son intitulé : la Commission européenne veut en effet légiférer sur la reconnaissance de la « parentalité » transfrontière, pour que soit reconnues dans tous les Etats de l’Union les « parentalités » établies dans un Etat. Le problème est que la « parentalité » n’est établie ni reconnue dans aucun État, tout simplement car elle n’est pas un concept juridique. La parentalité est une situation de fait, qui désigne l’exercice d’un rôle parental de l’ordre de l’éducation, et n’entraine pas d’effets juridiques.

Juristes pour l’enfance entend rappeler qu’en droit français, et en français tout court, le lien qui unit un enfant à ses parents s’appelle la filiation.

  • Ce n’est pas la parentalité qui confère le « droit parental d’inscrire l’enfant à l’école », mais la filiation.
  • Ce n’est pas la parentalité qui confère le « droit parental de voyager seul avec un enfant », qui transmet un nom de famille et la nationalité, ouvre des droits successoraux, c’est encore la filiation.

Par conséquent, le projet européen, en réalité, ne veut rien dire.

Le 30 juillet 2021, l’association Juristes pour l’enfance a demandé à la Commission européenne de rectifier et de remplacer le terme de parentalité par celui de filiation. Le 3 août 2021, Andreas STEIN, chef d’unité de la Direction générale Justice, a aimablement répondu et suggéré, « lorsque le terme « parentalité » est utilisé dans le questionnaire », de lire « plutôt le terme « filiation » » !

Le but est de pouvoir assimiler à des parents n’importe quels adultes investis dans la « parentalité ». Or, si les relations entre un enfant et un adulte (non parent) peuvent être enrichissantes voire déterminantes dans la vie de l’un et de l’autre, elles n’ont pas à être confondues avec la filiation sous peine que celle-ci ne finisse privée de sens, comme cette initiative européenne dont l’intitulé ne veut strictement rien dire.

Juristes pour l’enfance refuse que notre droit cautionne les atteintes aux droits des femmes et des enfants sous prétexte que d’autres pays les tolèrent, et se rende ainsi complice de ces pratiques.

En tout état de cause, l’Union n’a pas à légiférer sur la reconnaissance transfrontière de la filiation.

Juristes pour l’enfance demande donc le retrait de cette initiative européenne.

La Marche pour la Vie dénonce l’avortement sans limite

Communiqué de La Marche pour la vie :

L’Assemblée Nationale a voté aujourd’hui une loi avec un article unique pour constitutionnaliser l’avortement, indiquant  que « La loi garantit l’effectivité et l’égalité d’accès au droit à l’interruption volontaire de grossesse », ceci dans le cadre d’un délai d’au moins 14 semaines, et sans intégrer de délai de réflexion.

La Marche pour la Vie dénnonce avec force ce vote qui n’a pas enregistré de réelle opposition. Si le Modem, Renaissance et la NUPES et les autres partis de gauche ont voté ce texte à la quasi unanimité des présents, le RN s’est distingué par son soutien (38 pour, 23 contre, 13 abstentions), et la mobilisation de LR a été très modeste (13 pour, 7 contre, 2 abstentions).

Il est regrettable que toute critique de la loi Veil n’ait été portée par aucun des députés présents, qui ont pour les plus résistants souligné « l’équilibre de la loi Veil », alors que celle-ci ouvrait déjà la porte à toutes les dérives et transgressions, et était en elle-même foncièrement mauvaise.

En votant en faveur de l’avortement dans la Constitution, les députés souhaitent intégrer dans nos textes fondamentaux le droit de faire mourir un membre de l’espèce humaine. Cela menacerait directement l’objection de conscience du corps médical et ouvrirait la porte à l’avortement à la demande jusqu’au terme de la grossesse, tout en ayant de terribles conséquences sur les mesures de protection de l’enfant à naître.

Nous en appelons à la sagesse du Sénat pour rejeter ce texte, ce qui en permettrait un renvoi définitif.

Nous demandons que la protection de la vie humaine, de la conception à la mort naturelle, devienne une grande cause nationale.

Dans notre « République une et indivisible », un taureau a-t-il plus de droit qu’un embryon ?

Le député Aymeric Caron a presque déclaré hier à l’Assemblée nationale :

Les sévices sur les embryons ne sont acceptables nulle part dans notre République une et indivisible. (Mme Sophia Chikirou applaudit.) Ils ne sont acceptables nulle part dans un pays qui se veut un phare en matière de droits humains et de respect du vivant. Certains prétendent que l’embryon ne souffre pas dans le ventre de sa mère.

Vous aurez compris que j’ai remplacé « animaux » et « taureau » par embryon… Le texte original, issu du débat autour de la proposition de loi pour abolir la corrida, est le suivant :

Les sévices sur les animaux ne sont acceptables nulle part dans notre République une et indivisible. (Mme Sophia Chikirou applaudit.) Ils ne sont acceptables nulle part dans un pays qui se veut un phare en matière de droits humains et de respect du vivant. Certains prétendent que le taureau ne souffre pas dans l’arène. 

Il faut garantir le droit de tuer les bébés et interdire de tuer des taureaux. Telle est leur civilisation. La proposition de loi sur la corrida a finalement été retirée, faut de temps pour examiner les centaines d’amendements… Il y a quand même une priorité absolue.

Les députés russes votent l’interdiction de la promotion des « relations sexuelles non traditionnelles »

Tandis que le lobby LGBT tente de faire de la coupe du monde de foot un tremplin pour sa propagande, les députés russes ont voté jeudi plusieurs amendements élargissant le champ d’application d’une loi interdisant la propagande LGBT+.

Cette loi interdit désormais de «faire la promotion de relations sexuelles non-traditionnelles» auprès de tous les publics, dans les médias, sur Internet, dans les livres et dans les films.

«Promouvoir les relations sexuelles non-traditionnelles est interdit (…) Une interdiction de la promotion de la pédophilie et du changement de genre a également été introduite», a déclaré dans un communiqué le chef de la chambre basse du Parlement (Douma), Viatcheslav Volodine. Afin de «protéger nos enfants et l’avenir de ce pays contre les ténèbres répandues par les Etats-Unis et les pays européens», ce «délit» est également passible de lourdes amendes qui «s’élèvent à 10 millions de roubles» (environ 160.000 euros).

Le président russe Vladimir Poutine doit encore signer le texte de loi, après la validation de la chambre haute du Parlement, le Conseil de la Fédération pour les formalités administratives.