“La France a flirté avec des prêcheurs de haine comme Hassan Iquioussen !”
Jean Frédéric Poisson, président du parti VIA: la Voix du Peuple, décrypte la polémique autour de l’expulsion de l’imam Hassan Iquioussen.
Islam et féminisme : une démarche féministe compatible avec l’islam ?
D’Annie Laurent dans La Petite Feuille Verte :
Tout en déniant à la doctrine islamique la moindre responsabilité dans le statut inégalitaire de la femme (cf. PFV n° 91), Zeina El-Tibi, Nayla Tabbara et Asma Lamrabet admettent l’existence de traitements injustes envers elle et la nécessité d’y remédier. Leur combat s’inscrit dans une démarche féministe qu’elles affirment compatible avec l’islam.
LES CAUSES DU DÉCLIN
Les trois auteurs attribuent à des causes humaines (coutumes ancestrales, déviations, interprétations erronées, calculs politiques) l’origine de cette situation.
Z. El-Tibi consacre un chapitre de son ouvrage aux deux principales « causes de la stagnation ».
1 – Le tâqlid (imitation aveugle) consiste à adopter des coutumes extérieures ou archaïques (p. ex. celles des Mongols, des Perses puis des Turcs ottomans dont le pouvoir s’est imposé à l’espace arabe à partir du XVIème). « Le tâqlid est le choix de la facilité, de la paresse et du refus d’exercer son intelligence […]. Il privilégie la routine, il favorise donc l’obscurantisme ». Or, aujourd’hui, déplore l’auteur, on constate « un retour de ce tâqlid dans de nombreuses communautés musulmanes ».
2 – La bid’a (innovation blâmable), émanation du tâqlid, consiste à s’éloigner du Coran et de la Sunna (Tradition mahométane). Elle est le fait « de rajouter à la religion des éléments qui n’existent pas dans les textes fondamentaux », d’innover et de déformer ces derniers. « Et la condition de la femme, plus que toute autre question, a donné lieu à d’innombrables innovations blâmables (…), toutes plus fantaisistes les unes que les autres ». L’auteur y ajoute « la progression des superstitions », « les pesanteurs sociologiques » et « l’engourdissement », accumulés « durant le déclin ottoman et la période coloniale » (La condition de la femme musulmane, Cerf, 2021, p. 124-133).
Après avoir rappelé les promesses du mouvement réformiste du début du XXème siècle et les progrès accomplis par certains régimes musulmans installés lors des indépendances (ibid., p. 134-162), Z. El-Tibi relate l’apparition récente d’« idéologies extrémistes » (régime des ayatollahs en Iran, Talibans afghans, pakistanais et africains, salafistes arabes, etc.) qui ruinent ces évolutions en prenant la religion en otage, raison pour laquelle elle conteste l’usage du mot « islamisme », à ses yeux réduction de l’islam à un système politique (ibid., p. 163-175).
Quant à A. Lamrabet, elle regrette, en ce qui concerne le mariage, l’importance accordée par le fiqh (droit jurisprudentiel) à des concepts empruntés aux coutumes patriarcales (obéissance absolue de la femme, tutelle despotique du mari, chosification des femmes) et le verrouillage des « latitudes offertes par le message spirituel de l’islam lors de la codification des sciences du Hadith » (les paroles et les actions de Mahomet) (Islam etfemmes. Les questions qui fâchent, Gallimard, 2017, p. 70). Or, souligne-t-elle, « les hadiths ne peuvent en aucun cas abroger le Coran, fait admis par les fondateurs des principales écoles juridiques » (ibid., 108-109).
LE FÉMINISME ISLAMIQUE
Afin de remédier à la situation actuelle, l’urgence est « de retrouver l’islam, la force de son message, et de reprendre l’effort d’adaptation auquel il convie », assure Z. El-Tibi (op. cit., p. 200). Pour elle, la solution consiste à renouer avec la pratique de l’ijtihad, méthode consistant en un « effort d’interprétation » fondé sur le libre-arbitre. Selon la tradition de l’islam, elle fut pratiquée par Mahomet lui-même, puis par les quatre premiers califes, appelés « les bien guidés », et par les juristes des quatre écoles qui ont posé les règles générales du droit musulman ; elle est donc « dans les gènes de l’islam » et « synonyme de son dynamisme » (ibid., p. 202).
L’auteur estime que ce rôle incombe au « pouvoir politique en symbiose avec les oulémas (savants) des grands centres de la pensée islamique », en particulier El-Azhar en Égypte (ibid., p. 208). Mais elle ne souligne pas les limites de cette institution, considérée à tort comme dotée de prérogatives magistérielles et ouverte à la modernité (cf. PFV n° 80 : El-Azhar, « phare de l’islam sunnite » ; PFV n° 81 : El-Azhar, entre politique et religion). Et surtout, elle omet de préciser que la « porte de l’ijtihad » a été fermée au XIème siècle par le calife El-Qadir (992-1031) car contraire au dogme du Coran « incréé » proclamé par l’un de ses prédécesseurs, Moutawakkil (847-861). Cf. A. Laurent, L’islam pour tous ceux qui veulent en parler (mais ne le connaissent pas encore), Artège, 2007, p. 24 ; Dominique et Janine Sourdel, Dictionnaire historique de l’islam, PUF, 1996, p. 682.
Z. El-Tibi s’oppose en outre aux « nouveaux penseurs » musulmans contemporains, tels que Rachid Benzine et Abdelwahhab Meddeb, coupables à ses yeux de vouloir « déconstruire » l’islam pour en créer un nouveau. « Il est remarquable qu’on ne trouve pratiquement aucune analyse solide et convaincante de la part de ces écrivains qui prétendent soigner l’islam de ses “maladies” sans avoir su porter le bon diagnostic ni recourir aux bons remèdes ». Pour elle, cette démarche est contraire à celle des « réformistes » (ibid., p. 201).
Le mouvement réformiste, apparu au Proche-Orient au tournant des XIXème et XXème siècles, est à ses yeux une référence puisque son projet consistait à « repenser l’islam », non en le réformant ou le déconstruisant mais en le débarrassant « des gangues accumulées pendant des siècles de décadence ». Elle relève les écrits de certains de ses membres favorables à l’amélioration de la condition de la femme, surtout en matière d’éducation (ibid., p. 134-147).
Il convient cependant de souligner l’ambiguïté du réformisme : certains de ses militants, surtout des hommes, se sont largement inspirés de « l’imitation des pieux ancêtres », contribuant ainsi à l’émergence des idées salafistes qui combattent toute modernisation du statut de la femme (cf. PFV n° 65 Un réformisme ambigu).
N. Tabbara, elle aussi favorable à l’ijtihad, approuve l’exégèse « holistique » adoptée par des féministes musulmanes pour justifier la réinterprétation des versets problématiques relatifs aux rapports hommes-femmes. Il s’agit de placer telle ou telle prescription dans une perspective générale, la croyance en un Dieu juste, pour éviter la sacralisation des textes dits « seconds », c’est-à-dire « des interprétations faites par des hommes au Moyen Âge mais ayant été sacralisées avec le temps ». Elle s’appuie sur la remarque de l’une de ces féministes selon laquelle « Dieu a créé l’époux – et non pas l’épouse – à partir d’une seule âme ». « Grammaticalement, le féminin précède ainsi le masculin », en conclut N. Tabbara (L’islam pensé par une femme, Bayard, 2018, p. 102-125).
Quant à A. Lamrabet, présidente du Groupe international d’étude et de réflexion sur la femme en islam, dont le siège est au Maroc, son pays natal, qualifiée de « référence du féminisme islamique », elle soutient les revendications des femmes qui veulent être reconnues comme juristes pour interpréter le Coran, la tradition et la charia, mais aussi pour exercer des fonctions religieuses : imams, voire muftis (La Croix, 2 août 2013).
C’est cependant en 1990, dans la foulée de la révolution iranienne, que le féminisme islamique contemporain s’est structuré. Présent sur tous les continents, le mouvement organise des congrès internationaux. Réunies à Barcelone (Espagne) en 2006, 400 militantes ont émis cette revendication : « s’approprier le Coran et imposer une lecture non sexiste des textes » (Le Monde, 8 novembre 2006). Dans un autre congrès, Abdelnour Prado, président du Conseil islamique catalan, a justifié cette démarche : « Nous voulons valider le “féminisme islamique” comme un discours émergent et le renforcer dans les pays musulmans et dans les minorités musulmanes des pays occidentaux » (La Croix, 26 octobre 2010).
UNE IMPOSTURE INTELLECTUELLE
Sous ce titre, Razika Adnani, philosophe franco-algérienne, tout en militant pour la réforme de l’islam (cf. son livre Pour ne pas céder, éd. Publisher, 2021), montre l’erreur qui consiste à vouloir inscrire le combat pour l’émancipation féminine « à l’intérieur du cadre religieux musulman », les incohérences et l’inefficacité qu’implique cette conception et l’inefficacité qui en résultent inexorablement.
« Le féminisme islamique prend l’islam comme source de légitimité de son combat et pour cadre délimitant son champ et une femme musulmane ne peut, dans ce cas, revendiquer un droit que s’il est validé par l’islam ».
Il en résulte que
« pour les féministes islamiques, les discriminations dont sont victimes les femmes dans les sociétés musulmanes ne sont pas dues à l’islam, mais au contraire à une sortie de ses enseignements et du chemin tracé par le prophète. Quant à la cause, elles l’attribuent à l’interprétation masculine erronée des textes coraniques […]. Les féministes islamiques font certes de la rhétorique mais n’arrivent pas à prouver que les inégalités existant dans les textes coraniques ne sont pas des inégalités ». Et « pourquoi une interprétation féminine serait-elle plus valable et plus juste qu’une interprétation masculine ? ».
Tout en soulignant le problème « d’honnêteté morale et intellectuelle » que soulève une telle conception, la philosophe en déduit cette évidence : « Il est pourtant plus efficace de reconnaître les inégalités qui existent dans les textes et de les déclarer caduques tout comme cela a été fait pour d’autres recommandations du Coran ». Elle fait ainsi allusion à la possibilité, reconnue par le Coran (2, 106 ; 13, 39), d’abroger certaines de ses dispositions relatives à diverses modalités de la vie, dont les relations hommes-femmes (A. Laurent, L’islam…, op. cit., p. 35).
En outre, poursuit R. Adnani, en inscrivant leur combat dans le cadre islamique, ces militantes veulent « démontrer que leur féminisme n’est pas importé de l’Occident ». C’est pourquoi « elles ont besoin de prouver qu’elles sont musulmanes et surtout qu’elles ne revendiquent pas les mêmes droits que ceux que les femmes revendiquent en Occident », ce qui est exprimé par le port du voile de certaines d’entre elles. Mais, ce faisant, « elles se contredisent avec elles-mêmes car le voile est une pratique discriminatoire à l’égard de la femme » (Marianne, 8 juin 2021).
DANGER D’OCCIDENTALISATION
Il faut rappeler qu’à ses débuts, il y a un siècle, le combat des musulmanes avides de liberté et de dignité n’était pas teinté d’idéologie revancharde : elles ne reniaient pas leur féminité et n’aspiraient pas à être « comme » des hommes. Ce qui comptait pour elles c’était d’abord d’en finir avec le mépris enseigné par les textes sacrés de l’islam. Peu à peu cependant, le féminisme à l’occidentale, avec ses outrances, s’est frayé un chemin dans les sociétés musulmanes, comme l’ont montré les Femen défilant les seins nus dans les rues de Tunis en 2013, avec le soutien de féministes européennes.
Cette évolution a suscité la réaction des militants islamistes, tel l’Égyptien Youssef El-Qaradawi, fondateur à Dublin du Conseil européen de la Fatoua et de la Recherche : « Quand l’homme se féminise et que la femme se virilise, c’est le signe du chaos et de la dégradation des mœurs » (Le licite et l’illicite en islam, éd. Alqalam, Paris, 1992).
La méfiance envers le féminisme s’exprime aussi chez certaines musulmanes, comme le montre l’enquête effectuée dans la péninsule Arabique par Arnaud Lacheret, docteur en sciences politiques. Bien qu’engagées dans la vie professionnelle et ouvertes à des réformes, les femmes interrogées disent ignorer le concept de féminisme ou ne pas en comprendre le sens, une partie d’entre elles allant jusqu’à l’identifier à une tentative d’occidentaliser leur culture ou de donner des leçons à l’islam. Cf. La femme est l’avenir du Golfe, éd. Le bord de l’eau, 2020, p. 150-152.
Riffat Hassan, Pakistanaise, professeur à l’Université de Louisville (États-Unis), auteur de plusieurs livres sur la défense des droits des femmes, constate également, dans une conférence donnée en 2007, cette méfiance chez ses coreligionnaires.
« Les musulmans tendent généralement à penser la “modernité” de deux manières : a) comme une modernisation associée à la science, à la technologie et au progrès matériel, et b) comme une occidentalisation associée à la proximité et à toutes sortes de problèmes sociaux s’étendant des enfants laissés à eux-mêmes à l’abus de drogue et d’alcool. Tandis que la “modernisation” est considérée comme fortement souhaitable, “l’occidentalisation”, par contre, est considérée comme indésirable ».
« Ce qu’il est important de noter ici c’est qu’une femme musulmane émancipée est vue par beaucoup de musulmans comme un symbole, non pas de “modernisation” mais “d’occidentalisation”. Il en est ainsi parce qu’elle semble être dans la violation de ce que les sociétés traditionnelles considèrent comme une barrière nécessaire entre “l’espace privé” auquel appartiennent les femmes et “l’espace public” qui appartient aux hommes. La présence des femmes dans l’espace des hommes est considérée comme fortement dangereuse car – comme le déclare un hadith populaire – toutes les fois qu’un homme et une femme sont seuls, Satan est forcément là ».
« Dans le monde musulman d’aujourd’hui, sous la pression des réalités politiques et socio-économiques, un nombre significatif de femmes peut être vu dans “l’espace public”. Les gardiens du traditionalisme musulman se sentent gravement menacés par ce phénomène qu’ils considèrent comme un impact de “l’occidentalisation” sous l’apparence de la “modernisation”. Ils croient qu’il est nécessaire de remettre les femmes dans leur “espace” si l’intégrité du mode de vie islamique doit être préservée » (« Théologie féministe », Se Comprendre, n° 07/03 – Mars 2007).
POUR CONCLURE
Suggestion du Libanais Ghassan Ascha, docteur en Études islamiques de l’Université de la Sorbonne Nouvelle.
« Il importe de nous concilier avec notre raison : si nous voulons défendre l’égalité entre l’homme et la femme, sortons la question de la femme, définitivement, du domaine religieux. Cependant, si nous voulons défendre l’islam, cessons donc de parler de cette égalité […]. Quant à l’argument, avancé par certains penseurs et féministes musulmans, selon lequel les juristes musulmans n’ont pas compris le Coran correctement au cours de 14 siècles, il est irrecevable ! Il n’est pas dans l’intérêt de la pensée arabo-islamique ni de la personnalité arabo-musulmane de soupçonner les anciennes générations de penseurs musulmans d’absurdité et de les accuser de n’avoir pas pu découvrir le véritable sens de l’islam. En fait, les juristes d’autrefois ont beaucoup mieux compris le Coran que les penseurs musulmans contemporains ne l’ont fait. Et la raison en est simple : le Coran confirmait les données culturelles, sociales et économiques prévalant à l’époque où ils vivaient : chose qui n’est pas vraie dans la période actuelle » (Du statut inférieur de la femme en islam, L’Harmattan, 1987, p. 224-225).
Annie LAURENT, Déléguée générale de CLARIFIER
Manque de démocratie interne à Reconquête
Lors d’un Congrès en ligne cette semaine, Reconquête doit choisir sa nouvelle équipe dirigeante. Laquelle sera exclusivement sélectionnée par Éric Zemmour et soumise à validation des adhérents. Pour l’heure, les instances sont composées du président du parti, Éric Zemmour, d’un bureau exécutif (Sarah Knafo, Guillaume Peltier, Marion Maréchal, Nicolas Bay et Stanislas Rigault), ainsi que d’un comité politique.
Dans la nouvelle organisation, le comité politique disparaîtrait. Certains soutiens sont déjà partis : Jérôme Rivière, Jacline Mouraud, Benjamin Cauchy. Le poste de président d’honneur, attribué à Gilbert Collard, sera lui aussi supprimé.
Les nouveaux statuts prévoient la mise en place d’un Bureau exécutif, d’un Bureau politique (nommé par le BE sur proposition du président) et d’un Conseil national (composé des membres du BE, des responsables de Génération Z, des délégués départementaux et de 100 membres élus parmi les adhérents). La direction de Reconquête sera donc composée du Bureau exécutif, présidé par Eric Zemmour (élu pour trois ans) et composé de cinq membres : trois vice-présidents élus par le Congrès, et un à trois membres supplémentaires désignés par le président du parti.
« C’est une élection factice , déplore un cadre. Cela empêche toute ligne politique d’émerger et tue toute concurrence possible… ».
Gilbert Collard ne cautionne pas le processus :
Mes amis, le processus démocratique des élections internes n'étant pas respecté à mes yeux, je ne peux le cautionner et je tiens à le dire. Je reste attaché à la #Reconquête et vous donne rendez-vous à l'université d'été samedi 10 septembre à 14h !https://t.co/2laHK0Fieo
— Gilbert Collard (@GilbertCollard) September 1, 2022
L’abandon de la jeunesse est la conséquence du désintérêt d’Emmanuel Macron pour la famille
Geneviève Pozzo di Borgo, conseillère municipale de Nice, dénonce :
Alors que trouver une place en crèche relève du parcours du combattant, les parents viennent d’apprendre que leurs enfants seront potentiellement pris en charge par du personnel non qualifié. L’arrêté du 29 juillet 2022 relatif « aux professionnels autorisés à exercer dans les modes d’accueil du jeune enfant » introduit en effet des dérogations aux conditions de recrutement des professionnels chargés de l’encadrement des enfants. La « pénurie de professionnels » par laquelle le ministère justifie ce dispositif est la conséquence directe à la fois de la démolition consciencieuse des services publics entreprise par Emmanuel Macron et de son désintérêt pour la famille.
Le pire, c’est qu’il n’y a pas que la petite enfance qui est en crise puisque nos enfants en âge scolaire risquent fort, eux aussi, de se retrouver livrés à du personnel non préparé. Le recours massif aux contractuels, « formés en 4 jours », s’intensifie dans l’enseignement primaire et secondaire. Le rectorat de Nice vient ainsi de confirmer que près de 5% des enseignants de l’Académie de Nice (1200 pour un total de 25000) sont des contractuels. Jadis fleuron et creuset de la République, minée en outre par le communautarisme, la violence et l’idéologie, l’Éducation nationale n’en finit plus de sombrer dans un grand abandon qui se traduit par l’effondrement accéléré du niveau d’instruction de notre jeunesse.
Le gouvernement interdit l’école à la maison, restreint la liberté scolaire, et se montre incapable de proposer une école digne de ce nom.
Il faut le dire clairement : le monde est en train de se transformer en une Sodome et Gomorrhe universelle
Extrait de la Lettre du Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X :
Il est arrivé assez souvent dans l’histoire que le monde a eu l’impression soudaine de se réveiller autre. Dans l’antiquité chrétienne par exemple, à un moment donné, le monde fut « stupéfait de se réveiller arien », pour utiliser la célèbre expression de saint Jérôme. De même, au XVIème siècle, un tiers de l’Europe s’est réveillé protestant. En réalité, ces phénomènes ne se sont pas produits en l’espace d’une nuit, mais ils ont été préparés par des faits progressifs. Néanmoins, ils ont véritablement laissé l’impression d’une surprise car les contemporains ne saisissaient pas la gravité des différents faits qui ont préparé ces catastrophes. Ils ne se rendaient pas compte des conséquences que ces faits impliquaient. Dans ce sens, des peuples entiers se sont réveillés ariens ou protestants et, lorsqu’ils se sont réveillés, il était trop tard.
Nous vivons malheureusement une situation analogue. Nous constatons autour de nous des choses, des propos, des initiatives qui nous scandalisent, mais nous risquons de ne pas en saisir toute la portée. Souvent, ces éléments sont perçus comme des faits divers qui concernent les autres, mais qui ne nous toucheront jamais. On en prend connaissance, on les déteste, mais de quelque manière, on les ignore dans la vie de tous les jours. Cela fait que nos yeux ne sont pas toujours complètement ouverts pour saisir l’influence et le danger de ces réalités sur nous-mêmes, et surtout sur nos enfants. Il faut le dire clairement : le monde est en train de se transformer en une Sodome et Gomorrhe universelle. Nous ne pourrons pas y échapper en déménageant ailleurs, car cette transformation est universelle. Il faut garder notre calme, mais s’y préparer dès maintenant, avec tous les moyens à notre disposition, pour ne pas être surpris au réveil.
La Sodome et Gomorrhe universelle
Il est toujours difficile de faire le prophète de malheur, mais parfois il n’est pas possible de s’y soustraire. Une culture diabolique s’installe chaque jour davantage dans le monde. Après avoir refusé Dieu par l’apostasie et l’athéisme, l’humanité contemporaine veut inévitablement se substituer à lui. Et les résultats sont sataniques. C’est l’homme qui prétend déterminer le bien et le mal. C’est lui qui prétend choisir de vivre ou de mourir, d’être tel ou telle, d’accorder la vie ou de la supprimer… Bref, de décider tout ce que Dieu était censé décider, et cela à une échelle universelle.
Mais le pire de tout cela, c’est la volonté manifeste d’initier les innocents à ces principes abominables. Il y a une attention toute particulière portée sur l’enfance et la jeunesse, dans le but de les introduire dès leur plus jeune âge dans cette nouvelle vision de la réalité, de les corrompre, et de leur apprendre ce que seuls les adultes sont censés connaître, et aussi ce que même les adultes ne devraient pas connaître dans une société encore humaine et saine. Moralement parlant, on constate une véritable volonté de détruire l’innocence là où elle est censée se trouver naturellement. Nous en sommes là. Le problème n’est pas seulement le péché qui envahit le monde et qui contamine tout sur son passage, mais le fait que tout cela soit approuvé et imposé. C’est le signe que Dieu, abandonné par l’homme, a à son tour abandonné l’homme à son sort.
Les conséquences du rejet de Dieu
Dans la nouvelle Sodome, la foi et l’amour ont définitivement laissé la place au mensonge et à l’égoïsme.
Saint Paul décrivait déjà dans le détail le résultat ultime de l’apostasie, en des termes non équivoques :
« Puisque, ayant connu Dieu, [les hommes] ne l’ont pas glorifié comme Dieu et ne lui ont pas rendu grâces ; mais ils sont devenus vains dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence s’est enveloppé de ténèbres… Aussi Dieu les a-t-il livrés, au milieu des convoitises de leurs cœurs, à l’impureté, en sorte qu’ils déshonorent entre eux leurs propres corps, eux qui ont échangé le Dieu véritable pour le mensonge, et qui ont adoré et servi la créature de préférence au Créateur… C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions d’ignominie… Et comme ils ne se sont pas souciés de bien connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens pervers pour faire ce qui ne convient pas, étant remplis de toute espèce d’iniquité, de malice, de fornication, de cupidité, de méchanceté, pleins d’envie, de pensées homicides, de querelle, de fraude, de malignité, semeurs de faux bruits, calomniateurs, haïs de Dieu, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, sans intelligence, sans loyauté, implacables, sans affection, sans pitié. Et bien qu’ils connaissent le jugement de Dieu déclarant dignes de mort ceux qui commettent de telles choses, non seulement ils les font, mais encore ils approuvent ceux qui les font. » (Rom. 1,21 ss)
La faiblesse des hommes d’Église
Devant cet état de fait, l’Église issue du Concile se trouve dans une impasse. Cela était inévitable depuis le jour où le dialogue a remplacé la prédication de la vérité. La volonté de se conformer au monde, de l’accepter tel qu’il est, sans plus le condamner dans ses égarements, sans plus l’affronter, cette volonté est en train de porter ses derniers fruits. Il y a déjà des portions considérables de l’Église qui prônent ouvertement l’acceptation des abominations évoquées plus haut. D’autres portions de l’Église semblent ne plus savoir au nom de quoi on pourrait s’y opposer. Bref, tout est prêt pour une nouvelle Sodome et Gomorrhe.
La nécessité de remèdes appropriés
La condition première de toute solution possible est d’abord d’ouvrir les yeux et de comprendre que ce nouveau paradigme nous touche tous autant que nous sommes. Se trouvant dans la culture dominante, il est par conséquent partout : dans le langage, dans la mode, dans l’art, dans les spectacles, dans la rue. Il est dans les messages que nous recevons sans cesse, car c’est le prisme propre à notre époque et à travers lequel tout est filtré et présenté. Nous devons en être plus conscients : l’air que nous respirons est empoisonné, l’internet, avec lequel nous sommes de plus en plus forcés de vivre et que nous consommons, est empoisonné et il véhicule la peste, même dans les coins les plus reculés. Tout cela nous touche nécessairement. Et encore une fois, les plus démunis devant ce terrible poison, ce sont les enfants et les jeunes, à commencer par ceux de nos propres familles.
L’héroïsme chrétien : ses deux caractéristiques essentielles
Mais alors que faire, une fois que nous avons ouvert les yeux ? Si Dieu permet comme jamais cette universalité du mal, ce nouvel empire païen, c’est certainement dans le but de susciter l’héroïsme chrétien dans le monde entier. On ne peut pas vivre en dehors de cet empire, mais on peut y vivre sans être pour autant broyé par lui. Nous pouvons y survivre dans la mesure où nous-mêmes, nous nous « discriminons », c’est-à-dire nous nous tenons à l’écart.
Cet héroïsme, que les chrétiens ont déjà démontré dans des empires païens, a deux traits caractéristiques. Tout d’abord, il commence, s’alimente et se développe dans l’obscurité. Il a besoin du recul pour croître. Il a besoin de la prière pour grandir dans l’amour de Dieu et dans la haine la plus radicale du péché. On n’y parvient pas en un jour. Les grands actes externes, expression de cet héroïsme, ont toujours été, au fil des années, le résultat d’une constance cachée et d’une persévérance à toute épreuve. L’héroïsme de la Croix présuppose l’obscurité de la crèche et de la maison de Nazareth. La persévérance finale sera donnée seulement à ceux qui, dans la vie de tous les jours, dans leurs actions les plus communes, auront été capables de se protéger du mal et de s’abstenir du péché avec un héroïsme que seul Dieu – qui sonde les reins et les cœurs – connaîtra et récompensera. Les déclarations et actions extérieures, sans un cœur pur, sans une véritable conversion intérieure, risqueraient de nous laisser dans l’illusion, voire dans l’hypocrisie. C’est ce cœur pur, fixé en Dieu, que possédait Abraham, et qui lui permit de se tenir à l’écart de tout ce que Sodome représentait. Lot, bien qu’étant lui-même un homme juste (2 Pierre 2,7-8), a pourtant choisi de s’établir à Sodome et d’y rester : ce milieu, malgré tout, lui plaisait, et ses enfants n’ont malheureusement pas échappé à ses mauvaises influences.
Le deuxième trait de cet héroïsme, qui lui aussi doit se manifester au fil des années, est le don radical de soi. C’est le signe sans équivoque de l’amour. La profession de foi est efficace seulement si elle est accompagnée d’une générosité véritable dans le don de soi à Dieu, qui fait aimer tout ce qu’Il aime comme Il l’aime, et haïr tout ce qu’Il hait, comme Il le hait. Sans cet amour, on ne peut pas avoir cette haine. Et sans cette haine, on ne peut pas résister à une séduction qui va devenir de plus en plus fine, profonde et universelle, séduction à laquelle la famille de Lot n’a pas complètement échappé.
Credidimus caritati : trois armes privilégiées
Ouvrons les yeux maintenant, ouvrons les yeux de nos enfants, avant de nous réveiller engloutis dans la nouvelle Sodome. Donnons à nos enfants tout d’abord la leçon de notre exemple, de notre amour et de notre haine. N’attendons pas pour les prémunir. Éloignons de notre maison tout ce qui pourrait contribuer à propager l’esprit du monde, sans compromission, avec une douce et saine intransigeance. Ne soyons ni naïfs, ni faibles : aucune famille, aucune personne ne peut se croire à l’abri. La corruption est déjà beaucoup plus profonde qu’on ne pense, et sa progression est inarrêtable.
En même temps, n’oublions pas que cette bataille est foncièrement surnaturelle. On n’affronte pas des ruses diaboliques avec des moyens purement naturels. Ces moyens surnaturels se réduisent à trois principaux, et nous devons les redécouvrir continuellement. […]
L’objectif réel de Vladimir Poutine n’est pas l’Ukraine mais le mondialisme états-unien
Selon Nicola Mirkovic, dans La Nef :
[…] Pendant que l’UE et les États-Unis vident leurs caisses pour armer et soutenir V. Zelensky à Kiev, la Russie, elle, tisse sa toile précisément avec ce « reste du monde » qui ne lui oppose pas d’hostilité. Elle renforce entre autres ses relations avec les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud – 41 % de la population mondiale) qui augmentent substantiellement leur consommation de produits russes (pétrole, engrais, céréales…) et signe de nouveaux contrats en monnaies nationales affaiblissant le tout-puissant dollar US, pilier de l’empire américain. Moscou a aussi montré qu’elle était résiliente face aux sanctions qui font plus de mal à l’Europe qu’à la Russie, comme le constate le Premier ministre hongrois Viktor Orban :
« Je pensais que nous nous tirions une balle dans le pied, mais maintenant, il semble que l’économie européenne se soit tiré une balle dans les poumons et suffoque. »
Les États-Unis ne sont plus la puissance de jadis. Ils sont déchirés par une crise politique et sociétale majeure que les dernières élections présidentielles ont mise à jour et que les élections de mi-mandat de novembre prochain vont amplifier. Leur empire, construit dans la violence, s’essouffle. Tandis que l’Europe entrevoit la récession, la Russie annonce des excédents commerciaux. Pendant que l’euro passe sous le dollar pour la première fois en 20 ans et que l’Allemagne enregistre son premier déficit commercial en 30 ans, le rouble russe se renforce. L’UE pensait qu’elle pourrait se passer des hydrocarbures russes en les remplaçant par des importations d’autres pays et du gaz naturel liquéfié (GNL) américain. Le problème est que les États-Unis et l’Europe n’ont pas les infrastructures suffisantes pour importer ce GNL et que le « reste du monde » ne se bat pas pour nous délivrer ses hydrocarbures. La Tribune titrait début juillet : « Électricité : les prix risquent de tripler cet hiver. » Nous, Français, allons payer très cher notre abandon de souveraineté politique au profit de Washington et de Bruxelles.
L’objectif réel de Vladimir Poutine n’est donc pas l’Ukraine mais le mondialisme états-unien. Il dit :
« Ceci est le commencement de la transition de l’égocentrisme libéral mondialiste américain vers un monde multipolaire. Un monde qui ne repose pas sur des règles égoïstes inventées dans le seul but de poursuivre une politique hégémonique, ni sur des doubles standards hypocrites, mais sur la base du droit international et de la souveraineté des peuples et des civilisations ; sur leur désir de vivre leurs destinées historiques avec leurs valeurs et traditions et coopérer sur les bases de la démocratie, de la justice et de l’égalité. »
Les États-Unis et l’UE n’ont pas vu ce coup venir. Ils ne veulent pas voir que le « reste du monde » n’en peut plus de l’hégémonie, de l’hypocrisie et de l’ingérence des Atlantistes qui pratiquent une politique systématique du deux poids, deux mesures à leur seul avantage. En Afghanistan, en Irak, en Libye… l’Occident s’est servi en hydrocarbures et autres ressources naturelles au détriment du droit international et du respect de la souveraineté des nations. L’Occident a largement terni son image dans ces guerres et ingérences étrangères. Aussi le « reste du monde » n’adhère pas du tout au programme impérialiste américain et à son anthropologie woke issue de la cancel culture que Washington et les capitales européennes et anglo-saxonnes tentent de leur imposer.
Face à cet aveu de faiblesse, Washington est confronté à un dilemme historique : avouer ses limites et s’adapter pacifiquement à l’émergence d’un nouveau modèle mondial ou bien tenter le tout pour le tout dans un affrontement militaire qui ne pourra qu’être mondial et possiblement nucléaire. […]
La Cour européenne des droits de l’homme refuse de s’interroger sur la place des personnes trisomiques dans le paysage publicitaire français
Communiqué de la Fondation Jérôme Lejeune :
La Cour Européenne des droits de l’homme (CEDH) vient de rendre sa décision dans l’affaire qui opposait la Fondation Jérôme Lejeune ainsi qu’Inès (porteuse d’une trisomie 21), à l’État français.
Rappel des faits : en mars 2014 à l’occasion de la Journée mondiale de la trisomie 21, la Fondation Jérôme Lejeune, en partenariat avec l’association italienne Coordown, coproduisait la vidéo « Chère future maman ». 15 personnes porteuses d’une trisomie 21, originaires de différents pays européens, s’adressaient à une femme enceinte d’un enfant porteur de ce handicap, afin de la rassurer sur son avenir. Elles exprimaient chacune dans leur langue, en des termes émouvants, le fait qu’elles puissent être heureuses malgré ce handicap.
Quelques semaines après son passage sur des chaînes de la télévision française (M6, Canal+ et D8), le CSA (aujourd’hui ARCOM) censurait le clip en interdisant sa diffusion dans un cadre publicitaire, au motif qu’il
« ne peut pas […] être regardé comme un message d’intérêt général […] puisqu’en s’adressant à une future mère, sa finalité peut paraitre ambigüe et ne pas susciter une adhésion spontanée et consensuelle.»
La Fondation Jérôme Lejeune choisissait alors de contester la décision du CSA devant le Conseil d’État. Son recours ayant été rejeté, elle déposait une requête devant la CEDH, afin que la discrimination et l’atteinte à la liberté d’expression des personnes trisomiques soient condamnées. En septembre 2021, la CEDH acceptait d’examiner cette affaire.
Aujourd’hui, jeudi 1er septembre 2022, la CEDH a déclaré irrecevables les requêtes de la Fondation Jérôme Lejeune et d’Inès, estimant que les requérants ne pouvaient pas être considérés comme « victimes », au sens de la Convention européenne des droits de l’homme. Ainsi, la Cour refuse de statuer sur la discrimination et la violation de la liberté d’expression des personnes trisomiques. La voix d’Inès n’a donc pas été écoutée.
Il en résulte que cette vidéo demeure interdite de diffusion dans un cadre publicitaire et qu’elle ne pourrait être diffusée qu’au sein d’une émission « encadrée et contextualisée », que le téléspectateur choisit de regarder. Selon le CSA, le téléspectateur ne doit pas être confronté au bonheur des personnes trisomiques, sous prétexte qu’il puisse « troubler la conscience » de certains.
Cette vidéo a été diffusée dans 9 pays, sur de grandes chaînes nationales et très appréciée par la presse internationale. Elle a également été présentée à l’ONU le 21 mars 2014, et a reçu plusieurs Lions d’Or au festival international de la Créativité. Aucune autorité administrative étrangère ne l’a censurée. Pourtant, la Fondation Jérôme Lejeune rappelle que seules deux plaintes ont entrainé la censure de cette vidéo, visualisée plus de 8 millions de fois sur Youtube.
En permettant une différence de traitement des personnes trisomiques, la France fait figure d’exception, ce que la CEDH semble cautionner en refusant de statuer au fond. La Fondation Jérôme Lejeune invite le CSA à revenir sur sa décision afin de mettre fin à cette discrimination, et ce d’autant plus que le contexte actuel favorise largement l’inclusion des personnes trisomiques.
Plaidoirie pour la paternité
Les éditions Artege ont publié un ouvrage sur la paternité, Nous, pères, qui sommes sur terre, qui regroupe 12 témoignages de pères de famille. Ceux-ci font part de leur expérience et de leurs épreuves : stérilité, deuil, handicap, addiction, violence, absence… Tous révèlent le vrai sens de leur paternité : ce don que l’on reçoit d’en haut, et qui se vit, jour après jour, sur terre. Les auteurs de ce livre ont décidé de reverser leurs droits d’auteurs à l’association La Tilma, maison qui héberge des femmes enceintes en difficulté, le plus souvent… parce que le père est parti. Extrait :

La Russie ne lâchera pas la Crimée
Katya Kopylova, diplomate et juriste russe francophone, a accordé à Livre Noir 2h d’entretien à Yalta en Crimée. L’occasion de tout aborder y compris les questions délicates. Cette diplomate connaît bien la France puisqu’elle a travaillé au sein de l’ambassade russe à Paris pendant plusieurs années. Elle est aujourd’hui rentrée à Moscou. Risque nucléaire, annexion ou rattachement de la Crimée à la Russie, Poutine malade ou pas, crimes de guerre, etc. Un peu long mais intéressant :
Comment la police fausse les chiffres des contrôles
Linda Kebbab, policière et déléguée nationale du syndicat Unité SGP Police-FO, révèle :
« Sans gêne, on nous demande de fausser les chiffres des contrôles de police. Choquant, indigne, nous méritons mieux que de faire le sale boulot de vos statistiques mensongères. »
#RodeosUrbains : Sans gêne, on nous demande de fausser les chiffres des contrôles de police.
Choquant, indigne, nous méritons mieux que de faire le sale boulot de vos statistiques mensongers. ⬇️ https://t.co/03UiTlm3pp— Linda Kebbab (@LindaKebbab) August 31, 2022
L’instruction demande d’assimiler tout contrôle routier à la lutte contre les rodéos :

Caricature humiliante : Sandrine Rousseau devrait-elle cesser de parler ?
Sandrine Rousseau, député Europe Écologie-Les Verts, a déclaré mercredi 31 août sur le plateau de Quotidien, qu’il y avait des limites à la caricature à ne pas franchir car « c’est très humiliant pour les personnes discriminées dans la société » d’être caricaturées. D’après celle qui se décrit comme écoféministe, « on peut très bien rire sans être humiliant » et « sans susciter derrière des raids [numériques] d’autres personnes ».
Sur Twitter, elle est ridiculisée par un compte parodique nommé Sardine Ruisseau. Le problème c’est que l’originale est parfois plus hilarante que la parodie. A tel point que parfois, on en vient à confondre les deux comptes :

Alors : pour cesser de s’humilier, Sandrine Rousseau doit-elle se taire ?
Seul un évêque de France sur cinq s’est risqué à signer un décret d’application de Traditionis Custodes
De Côme de Prévigny dans Renaissance catholique, à propos de l’application de Traditionis Custodes en France :
[…] Compte tenu du poids du traditionalisme en France, les évêques n’ont pour l’heure rien organisé dans la précipitation et seules une vingtaine de messes ont été supprimées, généralement en raison de déplacements de desservants. Alors que 20 % des prêtres sont ordonnés dans notre pays pour célébrer l’ancien missel, que les mouvements de jeunesse qui y sont attachés sont les plus féconds en termes de vocations et d’engagement, il aurait été périlleux de procéder à une liquidation de cette mouvance, sans parler du poids financier qu’elle représente pour des diocèses à l’équilibre économique incertain. D’ailleurs, malgré les signaux hostiles venus de Rome et les intempéries exceptionnelles, l’édition 2022 du pèlerinage de Pentecôte de Notre-Dame de Paris à Notre-Dame de Chartres, organisé par l’association Notre-Dame-de-Chrétienté, fut l’une des plus marquantes puisque 15 000 marcheurs ont sillonné les routes de Beauce, preuve du décalage qui se creuse entre les directives romaines qui voudraient supprimer le rite ancien et toute une jeunesse qui semble au contraire y aspirer.
Aussi, seul un évêque de France sur cinq s’est risqué à signer un décret d’application de Traditionis Custodes tandis que la moitié d’entre eux l’ont fait dans la foulée de la publication du Motu Proprio, dans le but essentiel d’apaiser tous ceux qui, au-delà des attachements liturgiques, avaient été contristés par le texte pontifical et désarçonnés par la résurgence de cette guerre fratricide. Les évêques de diocèses importants, comme Lille, Bordeaux, Lyon, Versailles, Bayonne, Nanterre ont immédiatement signé des textes manifestant leur sollicitude à l’égard de tous les fidèles attachés à la messe traditionnelle. « Sachant les inquiétudes que suscite le motu proprio chez certains d’entre vous, je veux exprimer mon désir de poursuivre un dialogue que mes prédécesseurs ont initié avec tous ceux d’entre vous qui cherchaient à œuvrer pour l’unité de l’Église et la paix entre catholiques », écrivait par exemple Mgr Jean-Paul James.
Sans doute l’épiscopat a-t-il été rassuré par l’audience que François a accordé à ses représentants, le 10 septembre 2021. À ceux qui requéraient de pouvoir agir en fonction du contexte particulier de leur pays, le pape a répondu favorablement. À l’archevêque de Paris qui lui demandait s’il pouvait maintenir des paroisses birituelles, le pontife romain a également donné son accord. Toutefois, cet équilibre ne doit pas masquer les crispations locales. Dans bien des villes, le succès de la messe traditionnelle a contribué à clairsemer la fréquentation des autres églises, au grand dam de leurs responsables. Et lors de la réunion des évêques de la province de Lyon, les membres réunis se sont retrouvés pour imposer, dans les lieux de culte où est célébré l’ancien rite, une messe nouvelle un dimanche par mois, comme principal moyen d’application du Motu Proprio. Si la mesure n’a pas encore été trop pratiquée, elle témoigne de l’état d’esprit des autorités ecclésiastiques qui se retrouvent finalement à l’unisson du pape pour ramener à terme toutes les brebis vers le bercail du Concile.
Avant de devenir archevêque de Toulouse, Mgr Guy de Kérimel était encore il y a peu à la tête du diocèse de Grenoble et, de ce fait, membre de la province de Lyon. Il est le premier, depuis Traditionis custodes, à avoir mis en pratique l’alternance (une fois par mois) des messes selon le nouveau missel et selon l’ancien pour forcer les fidèles à s’acclimater aux réformes. Il est également l’un des très rares évêques de France à avoir édicté une ordonnance par laquelle il restreignait la célébration du missel tridentin, comme l’ont également fait l’archevêque de Strasbourg, l’évêque du Mans, ou encore l’évêque de Saint-Denis de la Réunion qui l’a purement et simplement supprimée.
L’archevêque de Dijon, Mgr Roland Minnerath, fut pionnier en la matière puisqu’il avait dénoncé le contrat le liant à la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre avant même la publication du Motu Proprio. S’en est suivi un mouvement de contestation très marqué qui, comme à Grenoble, témoignait de l’exaspération des fidèles tributaires de cette décision. Il leur était demandé de retrouver une unité à travers le nouveau rite qui, précisément, propose des formes d’une variété inouïe tant son application est large et peu contrôlée. Néanmoins, la décision la plus symbolique prise par un évêque, car elle touche le principal diocèse de France, est celle qu’a prise Mgr Michel Aupetit le 8 septembre 2021, en supprimant la moitié des lieux de culte où était célébrée la messe traditionnelle dans la capitale. Seules Sainte-Odile, Saint-Eugène, Saint-Roch, Sainte-Jeanne-de-Chantal et Notre-Dame-du-Lys peuvent encore entendre s’élever les saints mystères au sein de l’archidiocèse de Paris. Et l’on se demande bien quel signal sera attendu pour poursuivre cet élagage afin de pouvoir concrétiser le souhait ultime du pape consistant à faire revenir tous les fidèles vers la réforme.
Car c’est bien de Rome qu’est venu le coup le plus incisif qui semble constituer une menace à l’endroit de tous les évêques si peu réactifs. En interdisant à l’évêque de Fréjus-Toulon de procéder aux ordinations annuelles quelques jours avant qu’elles ne se tiennent, les autorités romaines ont souhaité, par la voix du cardinal Ouellet, sanctionner la trop grande part accordée par Mgr Dominique Rey aux tenants de l’ancien rite. Tout en faisant mine d’accorder des exceptions au Motu Proprio, le pape et les dicastères semblent décidés à exercer une réelle pression sur le monde traditionnel qui risque d’avoir à subir les visites canoniques les plus impromptues dans les années qui viennent.
Ces points de crispation constituent quelques tests. Car nombreux sont les évêques qui épient d’un côté le bâton romain et de l’autre les remous qui s’emparent des prêtres et des fidèles décidés à ne rien abandonner. Devant ce dilemme, la plupart tentent de passer le plus inaperçu possible et de ne pas rallumer des mèches liturgiques qui risquent de s’enflammer aux quatre coins du pays. Sans doute est-ce la raison du peu d’empressement sur le sujet qui s’observe dans les diocèses.
Toutefois, la principale conséquence de ce statu quo est la fin de l’essor de la messe traditionnelle au sein des diocèses. Sans doute Mgr Bernard Ginoux avait-il mesuré cet aspect puisqu’il avait érigé in extremis une paroisse personnelle dans son diocèse, dans le quartier de Gasseras à Montauban, juste avant la publication du Motu Proprio. Quelques jours plus tard, cette possibilité ne lui aurait plus été permise. De même, le risque est fort de vivre dans les prochaines années une forme de réduction progressive des effectifs par un non-renouvellement des desservants, par les départs en retraite, tous les arguments étant bons pour ne pas prolonger, ici ou là, l’expérience de la tradition.
Cette décision aura cependant le mérite de clarifier les principes et de ragaillardir les volontés. Le combat pour la défense de la messe traditionnelle commençait à s’éloigner dans le temps, son accès tendait à se banaliser et le choix en sa faveur pouvait, en bien des occasions, s’apparenter à une préférence esthétique, une option parmi d’autres. Le pape a bien insisté pour affirmer que « les livres liturgiques promulgués par les saints pontifes Paul VI et Jean-Paul II, conformément aux décrets du concile Vatican II, [étaient] l’unique expression de la lex orandi du rite romain ». Or une telle sentence ne peut que laisser grandir l’idée que l’ancien rite, dans la mesure où il est si drastiquement limité, ne saurait véhiculer la même foi. Dans le même temps, les œuvres traditionnelles ne cessent de se fortifier. La plus ancienne et la plus importante, la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X a d’ailleurs vu ses lieux de culte progresser en effectifs de façon significative au cours des dernières années, à la faveur des confinements et des décisions romaines. […]”
La crise d’approvisionnement électrique en France n’est en aucun cas due à la guerre en Ukraine
Fabien Bouglé, auditionné par la commission d’enquête parlementaire sur les énergies renouvelables de l’Assemblée nationale, est interrogé dans Le Figaro à propos duConseil de défense consacré à l’approvisionnement en gaz et en électricité de la France. Extraits :
[…] Notre pays avant cette crise énergétique était un des leaders mondiaux en production et en exportation d’électricité. Le fait que le président de la République réunisse simplement maintenant un Conseil de défense sur le sujet montre que nos gouvernants subissent la crise et ne l’ont pas du tout anticipée alors que de nombreux acteurs avaient alerté depuis bien longtemps les pouvoirs publics sur la mauvaise stratégie consistant à sortir du nucléaire. Il y a encore seulement quatre ans le président Macron fermait Fessenheim une centrale nucléaire dans la fleur de l’âge qui avait été entièrement modernisée et actait la fermeture de 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035.
Cette réunion de vendredi est plutôt l’expression d’un constat d’échec de 20 ans de politique énergétique française qui n’a eu de cesse de se calquer sur l’Energiwende allemand en multipliant les énergies renouvelables éoliennes et panneaux solaires et en délaissant notre patrimoine nucléaire. Et nous en payons aujourd’hui le prix. Si Emmanuel Macron entame avec ce conseil de Défense une véritable «disruption énergétique» à la française au lieu de s’enferrer dans le modèle de nos voisins allemand qui est un échec retentissant alors là oui cette rencontre au sommet aura du sens. Mais il est à craindre qu’il n’aboutisse in fine qu’à des mesurettes sparadrap dans une logique de communication politique.
Le gouvernement explique la crise énergétique par la seule guerre en Ukraine. Jean-Bernard Levy, patron d’EDF, estime-lui que c’est avant tout la loi de fermeture des 14 réacteurs nucléaires, toujours en vigueur, qui a affaibli notre pays. Qui dit vrai ?
Il faut être clair: la crise d’approvisionnement électrique en France n’est en aucun cas due à la guerre en Ukraine. Malheureusement l’idéologie antinucléaire et pro-renouvelable est prédominante dans les sphères du pouvoir et a contaminé un grand nombre de représentants de l’État profond impliqués dans la politique énergétique. Cela signifie que même si le Président Macron a eu conscience de l’erreur stratégique de la sortie du nucléaire en envisageant une volte-face remarquée sur le sujet d’abord dans son plan d’investissement 2030 en octobre 2021 puis lors des annonces de Belfort en février 2022, la loi prévoyant la fermeture de 14 centrales nucléaires a fait un mal considérable à la filière électrique française et à EDF. Les Français et les entreprises françaises vont payer, dans les prochains mois et les prochaines années, 20 ans de politique et de propagande antinucléaire fomentées et exacerbées par des jeux d’accord politiciens entre certains partis de gauche et des partis politiques qui se prétendent écologistes.
Cet état d’esprit de délaissement de notre joyau industriel nucléaire cumulé à des lois envisageant à terme une sortie du nucléaire en France a contribué à une forme de désinvestissement technologique et industriel dans la filière. Comment voulez-vous que le patron d’EDF Jean-Bernard Levy investisse dans une filière d’avenir quand la loi lui demande de fermer 14 réacteurs nucléaires. Oui, la loi de fermeture des réacteurs nucléaires mais aussi l’arrêt de la centrale de Fessenheim ou du programme Astrid de production d’électricité par les déchets des premières centrales, toutes ces décisions politiques ont contribué à un affaiblissement majeur de la qualité d’approvisionnement électrique dont nous payons le prix aujourd’hui.
La guerre en Ukraine en tout cas pour ce qui concerne l’électricité n’a absolument aucun rapport avec l’arrêt de 32 réacteurs sur les 56 en production soit pour des raisons de maintenance soit pour des suspicions de corrosions sur des tuyaux de système de sécurité. Ces problèmes sont la conséquence immédiate du délaissement technologique du nucléaire en France évoqué préalablement et non de la guerre en Ukraine. Ni Zelensky ni Vladimir Poutine ne sont responsables du fait que les gouvernements successifs français ont souhaité se désengager de la filière nucléaire. […]
La filière nucléaire est donc bien menacée par les opérations de guerre économiques fomentées par des opérateurs comme Greenpeace ou WWF qui militent pour nous contraindre à adopter le mix électrique voisin. […]
Saint-Marin légalise l’avortement
Fin septembre 2021, la population de la République de Saint-Marin avait décidé, par référendum, que l’avortement n’était plus un crime. En effet, son code pénal stipule, dans une règle datant de 1865, que toute personne qui se procure un avortement ou en est complice risque de six mois à trois ans de prison, avec une circonstance atténuante en cas de grossesse extraconjugale.
Hier soir, le Grand Conseil a approuvé la loi réglementant l’avortement par 32 voix pour, 7 contre et 10 abstentions. Parmi les aspects les plus controversés figurent la contraception d’urgence et l’éducation sexuelle dans les écoles, ainsi que le rôle des “structures associatives” qui peuvent “soutenir les mères”. Concrètement, il sera possible de profiter de la loi dès son entrée en vigueur, prévue le cinquième jour après sa publication légale.
I-Média – Algérie, Macron en mode paillasson
Découvrez les images des manifestations de dimanche dernier à Belgrade. Des événements boudés par la presse française.
06:48 Algérie : Macron fait le paillasson Le déplacement officiel de Macron en Algérie est un véritable succès ! Du moins à en croire nos chers médias nationaux. Les médias algériens et les images sur place racontent une autre version de l’histoire. Revenons ensemble sur l’humiliation de Macron à Alger.
18:23 Revue de presse
37:12 Hassan Iquioussen : l’imam en cavale Voilà un feuilleton dont les médias ont raffolé cet été : l’âpre bataille judiciaire entre Gérald Darmanin et Hassan Iquioussen. L’imam, proche des Frères Musulmans, est aujourd’hui en cavale. Retour sur la plus grosse opération de communication de l’été.
L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe censure ses élus
Nicolas Bauer, chercheur associé au European Centre for Law and Justice (ECLJ), regrette l’évolution de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe :
[…] Entre mars 2020 et mai 2022, des diplomates au Conseil de l’Europe s’amusaient — ou s’inquiétaient — du « Covid long de l’Assemblée ». C’était alors bien souvent la “Commission permanente” qui assurait la continuité de l’action de l’Assemblée parlementaire. Cette Commission, composée tout au plus de 10 % des parlementaires, a voté une centaine de textes « au nom de l’Assemblée »… et souvent à distance. Cette procédure “parlementaire” a non seulement été marquée par l’absence des députés, mais aussi de tout débat public.
Les restrictions sanitaires ont bon dos. […] À présent, c’est enfin le « retour à la normale » et il est à nouveau possible de passer les portes de l’institution, comme autrefois. Les députés s’en réjouissaient, mais ils ont vite déchanté. Ils subissent l’impact concret des restrictions budgétaires sur leurs conditions de travail. Surtout, ils constatent que les obstacles à leur travail parlementaire se multiplient et se normalisent. Le Président, le Bureau et l’administration de l’Assemblée parlementaire accroissent leur pouvoir et marginalisent les initiatives qui ne vont pas dans leur sens.
L’illustration la plus éloquente est la modification de la procédure pour poser des questions écrites au Comité des Ministres du Conseil de l’Europe. C’est l’une des prérogatives les plus ordinaires des parlementaires : interroger l’exécutif. Grâce à cette procédure, le Conseil de l’Europe s’était penché en avril 2021 sur le problème des “juges Soros” de la CEDH, en situation de conflit d’intérêts. Il va aussi devoir apporter des réponses à deux questions de mars 2022 sur la vaccination anti-Covid. Ces sujets gênent, si bien que les questions écrites seront désormais « filtrées ».
Depuis juin 2022, le Règlement confie au Président de l’Assemblée le pouvoir de décider de la recevabilité des questions écrites. L’actuel Président est Tiny Kox, député néerlandais d’extrême-gauche. […]
L’organisation de conférences par les parlementaires du Conseil de l’Europe est désormais également soumise à un contrôle très strict. Ces conférences étaient habituellement l’occasion pour un député de rencontrer des ONG, ainsi que de promouvoir des sujets ou des idées. Pour réserver l’une des spacieuses salles du Conseil de l’Europe, il lui suffisait d’envoyer un simple courriel. Désormais, il lui faudra remplir un formulaire et se soumettre à des règles strictes.
C’est l’administration de l’Assemblée parlementaire qui a pour rôle de sélectionner les conférences qui pourront se tenir. Il y en aura maximum deux par jour, uniquement à 13h, et avec un maximum de 30 participants. Dans le formulaire imposé en juin 2022, il est notamment indiqué qu’une « préférence sera donnée à des organisations ayant un statut consultatif auprès du Conseil de l’Europe ». Autrement dit, un député qui invite un représentant islamiste de FEMYSO sera privilégié par rapport à un député qui inviterait une organisation non accréditée au Conseil de l’Europe. […]
Reste la mission principale de tout membre d’un parlement : rédiger des propositions de texte, pour les soumettre au vote. C’est le Bureau de l’Assemblée parlementaire, composé principalement de son Président et de ses 19 Vice-Présidents, qui décide de la suite à apporter à un texte. Il peut écarter une proposition de résolution, sans apporter de justification. Ce pouvoir est important, car déposer une proposition de résolution est le seul moyen pour des députés ou une commission parlementaire d’amener l’Assemblée à débattre d’un texte ou d’un sujet. Les membres du Bureau peuvent donc empêcher un débat parlementaire.
C’est ce qui s’est passé à la suite d’une récente proposition de résolution, signée par 22 députés de tous les bords politiques et de 11 nationalités différentes. Le texte était intitulé « La justice fiscale en faveur des familles avec enfants ». Il proposait d’encourager les États à adopter des mesures concrètes de prise en compte des responsabilités familiales dans le calcul de l’impôt. Le député islandais Birgir Thórarinsson, à l’origine de la proposition, se dit « surpris » qu’elle soit jetée à la poubelle, d’autant plus que le sujet n’a jamais encore été traité par l’Assemblée. M. Thórarinsson dit « ne pas savoir pourquoi », car la décision qu’il a reçue du Bureau ne contient que trois mots : « Classement sans suite ». […]
Julien Dray et l’intolérance LGBT
Même la gauche commence à s’apercevoir de la tyrannie LGBT. Comme en témoigne ce tweet de Julien Dray, ancien militant trotskiste devenu député PS et fondateur de SOS Racisme, à propos de l’affiche du Planning familial sur les hommes “enceints”:
Que des personnes se sentent différentes et veuillent aller jusqu’au bout de ce ressenti je le respecte et peut le comprendre et le defendre. Que l’on veuille forcer une société à accepter cela comme un aboutissement naturel devient aussi une forme d’intolérance .
— Julien Dray (@juliendray) August 19, 2022
En voilà une bonne question!
Alors que tous les médias de propagande nous bassinent avec la merveilleuse ristourne étatique sur le carburant qui soutient notre fameux pouvoir d’achat, voici une excellente question de Charles Gave: un entrepreneur paie 80 000 euros par an pour que son collaborateur récupère après impôts 24 000, tout le reste partant à l’Etat. Au fait, on peut répondre à Charles Gave: l’Etat s’en sert pour financer les associations de l’anti-France et de la culture de mort, la propagande et les officines des copains…
Voilà pourquoi j’apprécie #CharlesGave https://t.co/HTZV1Pc1fg
— G-William Goldnadel (@GWGoldnadel) August 30, 2022
Tentative de dégradations dans l’église du Gesù, à Nice
Lu ici :
La soirée aura été particulièrement agitée mardi dans l’église du Gesù, au cœur du Vieux-Nice. Peu avant 21h, une mineure s’est introduite dans l’édifice religieux, qu’elle a tenté de dégrader avant de monter sur l’autel, a-t-on appris de source policière. L’adolescente a bousculé un sacristain qui se trouvait sur place et mordu jusqu’au sang les policiers venus l’appréhender. Déjà connue pour des faits similaires, elle a été placée en garde à vue.
Les fonctionnaires présentent des blessures aux bras causées par les morsures mais également des griffures. La mineure leur a également craché dessus.
Le prêtre, responsable des lieux, présent au moment des faits et entendu par la police, a décidé de ne pas porter plainte, l’intrusion de la jeune femme, qui pourrait souffrir de troubles psychiatriques, ne présentant aucun caractère antireligieux, selon ses déclarations.
La nature et le rôle du cardinalat selon le cardinal Brandmüller
Le consistoire a vu les cardinaux se réunir autour du Pape François. Il s’est déroulé à huis clos, mais il a surtout été scindé, sur ordre du Pape, en groupes linguistiques, ce qui a empêché un dialogue direct entre tous. À l’âge de 93 ans, le cardinal allemand Brandmüller a derrière lui une longue carrière d’historien de l’Église. Il a notamment été président, de 1998 à 2009, du Comité pontifical de sciences historiques, et est coutumier de propositions concernant le rôle des cardinaux dans l’Église catholique. L’intervention qu’il avait préparée… n’a pas été prononcée. La voici :
La convocation d’un consistoire après si longtemps appelle une réflexion sur la nature et le rôle du cardinalat, surtout dans les circonstances actuelles. Il convient également de souligner que les cardinaux ne sont pas seulement des membres du conclave qui élit le Pape.
Les véritables devoirs des cardinaux, indépendamment de leur âge, sont formulés dans les canons 349 et suivants du code de droit canon. On peut y lire ceci :
« Les Cardinaux assistent le Pontife Romain en agissant collégialement quand ils sont convoqués en corps pour traiter de questions de grande importance, ou individuellement, à savoir par les divers offices qu’ils remplissent en apportant leur concours au Pontife Romain surtout dans le soin quotidien de l’Église tout entière ». Et « apportent leur aide au Pasteur Suprême de l’Église surtout dans les Consistoires » (canon 353).
Cette fonction des cardinaux trouve à l’origine son expression cérémonielle dans le rite de l’« aperto oris », d’ouverture de la bouche. Ce rite manifestait le devoir d’exprimer avec franchise sa propre conviction, son propre conseil, surtout en consistoire. Cette même franchise – le Pape François parle de « parrhésie » – qui fut si chère à l’apôtre Paul.
Mais pour le moment, malheureusement, cette franchise est remplacée par un étrange silence. Cette autre cérémonie, celle de la fermeture de la bouche, qui faisait suite à l’« aperitio oris », ne faisait pas référence aux vérités de foi ou de morale, mais aux secrets de fonction.
Il faudrait pourtant aujourd’hui souligner le droit, et même le devoir, des cardinaux de s’exprimer clairement et avec franchise quand il s’agit de vérités de foi et de morale, du « bonum commune » de l’Église.
L’expérience de ces dernières années est bien différente. Lors des consistoires – convoqués presque exclusivement pour les causes des saints – on distribuait des cartons pour demander la parole, suivaient alors des interventions naturellement spontanées sur l’un ou l’autre sujet, et c’était tout. Jamais de débat, jamais d’échange d’idées sur un thème précis. Une démarche sans doute totalement inutile.
La suggestion présentée au cardinal doyen de communiquer à l’avance un thème à discuter afin que l’on puisse préparer d’éventuelles interventions est restée lettre morte. Bref, depuis au moins huit ans, les consistoires s’achevaient sans la moindre forme de dialogue.
Et pourtant, le primat du successeur de Pierre n’exclut en rien un dialogue fraternel avec les cardinaux, qui « sont tenus par l’obligation de coopérer étroitement avec le Pontife Romain » (canon 356). Plus les problèmes de gouvernement pastoral sont graves et urgents, plus l’implication du collège des cardinaux est nécessaire.
Quand, en 1294, se rendant compte des circonstances particulières de son élection, Célestin V voulut renoncer à la papauté, il ne le fit qu’après d’intenses échanges et avec le consensus de ses électeurs.
Une conception des rapports entre pape et cardinaux très différente de celle de Benoît XVI qui – et c’est un cas unique dans l’histoire – a, pour des raisons personnelles, renoncé à la papauté à l’insu de ce collège de cardinaux qui l’avait élu.
Jusqu’à Paul VI, qui augmenta le nombre des électeurs à 120, il n’y eut que 70 électeurs. Cette augmentation du collège des cardinaux de presque le double de membres était motivé par l’intention d’aller à la rencontre de la hiérarchie des pays lointains de Rome et d’honorer ces Église par la pourpre romaine.
Avec pour conséquence inévitable que l’on a créé des cardinaux qui n’avaient aucune expérience de la Curie romaine et donc des problèmes de gouvernement pastoral de l’Église universelle.
Tout cela a des graves conséquences quand ces cardinaux des périphéries sont de nouveau appelés à élire un pape.
Une grande partie des électeurs, sinon la majorité, ne se connaissent pas l’un l’autre. Et malgré cela, ils sont là pour élire l’un d’entre eux pape. Il est clair que cette situation facilite les manœuvres de groupe ou de factions de cardinaux pour favoriser leur propre candidat. Dans cette situation, le risque de simonie sous toutes ses formes n’est pas à exclure.
Pour conclure, il me semble qu’il faudrait sérieusement réfléchir à l’idée de limiter le droit de vote au conclave, par exemple aux cardinaux résidents à Rome, tandis que les autres, tout en restant cardinaux, pourraient partager le « statut » des cardinaux de plus de quatre-vingts ans.
Bref, il me semble souhaitable de revoir les charges et les compétences du collège des cardinaux.
Victoire de l’AGRIF contre l’imam Mohammed Tataiat
Bernard Antony, Président de l’AGRIF, communique :
Notamment sur plainte de l’AGRIF, l’imam Mohammed Tataiat, de nationalité algérienne, a été condamné ce 31 août 2022 par un arrêt de la IIIe chambre des appels correctionnels de la Cour d’appel de Toulouse, pour ses propos antisémites tenus le 15 décembre 2017 lors de son prêche aux fidèles de la Grande Mosquée En Nourr de Toulouse dont il est le recteur.
La Cour lui a infligé une peine de 4 mois de prison avec sursis ainsi que la condamnation à payer à l’AGRIF, d’une part, une somme de 1 500 € en réparation de son préjudice moral et de l’autre, une somme de 2 000 € au titre des frais irrépétibles exposés par les parties civiles.
Il a été en outre condamné à faire insérer dans Le Figaro, Le Monde et La Dépêchele communiqué suivant :
« Par arrêt de la chambre des appels correctionnels de Toulouse en date du 31 août 2022, Mohamed Tataiat a été déclaré coupable du délit de provocation publique à la haine ou à la violence à l’égard d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une religion, par parole, écrit ou image ou moyen de communication par voie électronique, et a été condamné à quatre mois d’emprisonnement assorti en totalité d’un sursis simple ».
L’imam avait notamment cité au début de son prêche le hadith du prophète (paroles) :
« Le jour du jugement ne parviendra que quand les musulmans combattront les juifs, le juif se cachera derrière l’arbre et la pierre et l’arbre et la pierre diront oh musulman, oh serviteur de Dieu, il y a un juif derrière moi, viens et tue-le… »
Il est à noter que durant les deux procès, devant le Tribunal correctionnel et devant la Cour d’appel, Mohamed Tataiat, qui selon ses propos exerce en France depuis 37 ans à la demande de l’État algérien sa fonction d’imam, a exigé d’être assisté par un traducteur afin de pallier sa prétendue insuffisance de maîtrise de la langue française qu’en réalité, comme nous avons pu le vérifier, il comprend et parle parfaitement.
Cela renforce la demande de son expulsion du territoire français que l’AGRIF adresse à monsieur Darmanin, ministre de l’Intérieur et des Cultes du gouvernement.
Messe traditionnelle : les rassemblements devant la nonciature se poursuivent
La nonciature apostolique à Paris se situe au 10 de l’avenue du President-Wilson, à deux pas du pont de l’Alma et à moins de 200 mètres de la station de métro du même nom. Mais, à cause d’une réglementation administrative qui interdit de manifester à moins de 100 mètres d’une ambassade, notre manifestation se déroule devant le 14 de l’avenue du Président-Wilson. Des fenêtres de la salle à manger, le nonce et ses attachés de nonciature peuvent nous apercevoir.
Vous avez toujours déclaré vos manifestations ?
En effet, d’abord parce que cela est obligatoire et aussi parce que notre « liberté d’expression » est par le fait protégée par la police de la République… En plusieurs occasions la police, bienveillante et très discrète, nous a gardés de mauvais coucheurs. […]
Mais que faites-vous au cours de cette manifestation hebdomadaire ?
Précisons tout d’abord que la manifestation est courte : elle débute à 12 h précise et dure 45 minutes pendant lesquelles nous récitons un chapelet entrecoupé de chants et d’annonces à propos de la situation et des brimades faites en suite de Traditionis custodes aux catholiques attachés à la foi, au catéchisme et à la liturgie traditionnelle. Nous avons même composé une sorte d’invocation litanique adressée au pape Benoit pour qu’il intervienne pour nous aider à rétablir la paix liturgique. […]
Mais avez-vous eu des relations avec la nonciature ?
Nous avons forcément insisté pour être reçus. Ce qui a eu lieu le mardi 29 mars, où deux de nos représentants ont été reçus longuement par Mgr Migliore, nonce apostolique, et ont pu tenir des propos très francs et directs, les réponses du représentant du pape ne l’ayant pas été moins. Le nonce leur a confirmé que l’offensive lancée contre la liturgie traditionnelle par le motu proprio Traditionis custodes réinterprétait le motu proprio Summorum Pontificum : selon Rome, d’une part Summorum Pontificum n’accordait qu’une tolérance provisoire aux fidèles attachés à cette liturgie dans le but de le mener progressivement vers la liturgie réformée, ce qui avait échoué, et d’autre part, la seule lex orandi n’était autre que celle de la liturgie nouvelle.
Nos représentants ont fortement expliqué que les catholiques attachés à cette liturgie étaient déterminés à défendre la célébration de la liturgie traditionnelle, messe et sacrements, au sein même des paroisses et des diocèses, sans se laisser réduire à un ghetto marginal auquel on accorderait quelques droits sacramentels. Ils ont fait clairement entendre que ces catholiques étaient prêts à appliquer la consigne du pape François : il faut savoir, quand il y a lieu, « mettre le bazar ».
Croyez-vous au total que cette initiative est utile ?
Même si nous ne sommes qu’une poignée de veilleurs, nous représentons le nombre immense de ceux qui restent et resteront fidèles à la liturgie traditionnelle. Je crois que cette action a valeur d’étincelle significative pour faire comprendre aux ennemis de la paix les risques qu’ils prennent …
Justement, comment voyez-vous l’avenir ?
D’abord, nous prions pour que cesse la politique entreprise par les ennemis de la paix. Mais « aide-toi… » : ils doivent savoir que nous sommes déterminés et que nous ne lâcherons rien. Qu’ils viennent voir nos églises et chapelles : elles sont toujours aussi pleines et même de plus en plus. C’est ce que nous allons signifier en reprenant notre manifestation le samedi 3 septembre à 12 h, jusqu’à établissement de négociations sérieuses pour préparer les voies à une liberté de la messe traditionnelle. […]
L’éclatement et la recomposition du judaïsme après la chute du Temple de Jérusalem
Savant spécialiste des Écritures et du judaïsme ancien, André Paul a été longuement interrogé dans L’Homme Nouveau. Il poursuit depuis des décennies l’étude de la formation de la Bible et des racines juives du christianisme. Il revient notamment sur les conséquences de la destruction du Temple de Jérusalem :
La destruction du Temple a changé totalement l’organisation de la société judaïque. Elle fut la cause majeure de l’émergence du « judaïsme », fondé, lui, exclusivement sur la Torah. Jusqu’à la fin du VIe siècle et le début du VIIe, c’est-à-dire la domination arabe, il y aura deux pans géopolitiques d’implantation juive. L’un occidental, dépendant de Rome puis de Byzance avec une juridiction chrétienne à partir du milieu du IVe siècle, comprenant la Palestine (c’était son nom). Jérusalem n’existait plus, son nom étant même oublié de certaines populations jusqu’à sa réhabilitation chrétienne par Constantin. Le deuxième pan correspondait à la Babylonie, avec surtout l’Irak actuel, des secteurs de l’Iran et des parties orientales de la Syrie. Ici régnèrent d’abord les Perses sassanides, qui, à la différence des monarques chrétiens de Constantinople, ne brimaient pas les populations juives. C’est là que l’on composa le Talmud de Babylone. Des sessions de formation étaient organisées sous l’égide du « Chef de l’Exil », ou Exilarque, sorte d’homologue du pape de Rome qu’une généalogie fictive faisait remonter à David. Les responsables juifs du Bassin méditerranéen venaient étudier dans les grandes universités de Babylonie, installées à Bagdad après sa fondation par les Abbassides en 762.
Comment la partie babylonienne s’est-elle imposée ?
Quand, à la fin du VIe et au VIIe siècle, les Arabes ont tout occupé, de l’Égypte à l’Irak en passant par la Palestine et la Syrie, le magistère de Babylonie imposa sa juridiction à l’ensemble des Juifs, jusqu’en en Afrique et en Espagne. L’Exilarque et les Excellences ou Geonim qui dirigeaient les universités talmudiques s’installèrent à Bagdad, généralement en bonne intelligence avec les maîtres du Califat. Cette situation perdura jusqu’au XIIe siècle. Dans l’intelligentsia juive, des questions ont été ouvertes et débattues pendant cette période pour savoir qui, de Babylone ou de Jérusalem, avait le leadership dans l’histoire ancienne des Juifs. On s’employa même à démontrer que la Babylonie, et non le pays de Jérusalem, était la terre originelle et donc la plus ancienne des Juifs. Il y aura débats et controverses. Il est vrai que, jusqu’à 1948, Jérusalem n’aura été la capitale politique d’une nation vraiment indépendante que sous les Hasmonéens et sous Hérode le Grand, ce qui équivaut à un siècle et demi. Après le XIIe siècle, la grande communauté régulée depuis Bagdad explosa, et ce fut la division. Il n’y aura plus jamais la société juive, mais des sociétés culturellement, linguistiquement et culturellement de plus en plus différenciées. […]
S’il y a eu un changement important entre la société judaïque et le judaïsme rabbinique, quelles conséquences dans les rapports avec les chrétiens ?
Dans la mesure, je l’ai dit, où le judaïsme a radicalement écarté tout ce qui relevait de la culture gréco-judaïque et opéré une relecture dépréciative de ce qu’il lui restait de la production extatique ou visionnaire, il m’apparaît erroné de parler de « frères aînés dans la foi ». Seul le mot « ancêtres » pourrait à la rigueur convenir. Je crois que les chrétiens gagneraient à apprendre à lire le Talmud (et non pas l’Ancien Testament) avec les juifs, et que, réciproquement, ceux-ci gagneraient à lire saint Paul avec les chrétiens.
L’engouement pour les écoles indépendantes, les formules d’éducation alternative, est durablement installé en France
Extrait d’un entretien donné par Anne Coffinier sur Boulevard Voltaire :
La nomination de Pap Ndiaye à l’Education nationale n’a pas manqué de susciter de vives inquiétudes, en avez-vous été témoin chez des parents d’élèves ?
Oui, cette nomination a suscité des craintes et ses premières annonces ne vont pas dans le bon sens. Il en va ainsi de l’annonce de la multiplication des contractuels et de la titularisation en masse de ces derniers pour le printemps 2023. Cela démontre que l’Etat ne croit plus en sa capacité à attirer par les concours des personnes de qualités et à les former efficacement au métier de professeur, et qu’il se résigne à dispenser un enseignement fortement dégradé à nos enfants.
Sur la question du wokisme de Pap Ndiaye, il faut raison garder. Un ministre obéit à son président. Il ne fera pas exception à la règle. Il y a une vie avant le gouvernement et la vie de gouvernement. Nous attendons de voir quelle sera sa politique à l’égard de l’innovation et de la liberté scolaire. C’est trop tôt pour le dire. Il y a peu de chances néanmoins que ce ministre se voit reconnaître le droit de tourner le dos à la politique d’endiguement de la liberté scolaire (écoles indépendantes comme instruction en famille) qu’a menée son prédécesseur sous la houlette du président Macron.
Avez-vous constaté une augmentation des effectifs depuis sa nomination et, si oui, peut-on parler d’un « effet Pap Ndiaye » qui expliquerait l’engouement pour les établissements privés indépendants ?
L’engouement pour les écoles indépendantes, disons les formules d’éducation alternative, est durablement installé en France comme à l’étranger. La nature de ces écoles est à l’image des évolutions de fond de la société : désir d’une meilleure qualité de vie, d’un plus grand respect de l’environnement, d’un développement précoce de l’autonomie des êtres, de l’ouverture à autre chose qu’à l’univers scolaire, désir d’implication des parents dans l’éducation scolaire …
L’essor des écoles indépendantes est une tendance lourde, légèrement entamée cette année par les effets décourageants de la loi dite « renforçant le respect des principes de la République », mais aussi par le Covid, qui a entravé la capacité de financement des établissements. Cette tendance de fond résulte d’un changement de perspective de la société sur l’école. Je ne crois pas une seule seconde au tarissement des écoles indépendantes, ni, à l’inverse, à un “boom” qui viendrait de la peur suscitée par le nouveau ministre de l’Education nationale. L’envie d’alternatives en éducation a des racines bien plus profondes et c’est très rassurant ! […]
A la veille de la rentrée, bon nombre de professeurs manquent encore à l’appel. Comment redorer le blason d’un métier qui ne fait plus rêver ?
En payant significativement mieux les enseignants et en les recentrant sur leur mission première au lieu de leur ajouter des fonctions annexes qui les épuisent. C’est la première urgence. Il convient aussi de restaurer la discipline au niveau de l’établissement pour qu’ils puissent faire leur métier dans la sérénité et le respect. A cela, doit s’associer un changement de regard collectif sur le savoir et la transmission, ce qui nécessite une révolution culturelle de grande ampleur dans laquelle l’Etat doit prendre toute sa place. Si le savoir, la recherche, la vie de l’esprit ne retrouvent pas leur place en haut de la pyramide des valeurs de notre société, alors l’enseignant restera prolétarisé comme il l’est actuellement dans les représentations collectives. Si nous ne tournons pas le dos de manière volontariste à la fascination morbide qui nous travaille actuellement pour la déconstruction, la méfiance à l’égard de la transmission et la haine de soi civilisationnelle, nous ne pourrons pas sauver les enseignants.
Il faut engager une grande réflexion sur la place du savoir dans la société, le rôle de l’enseignant au XXIe siècle, à l’heure où l’information brute tient trop souvent lieu de connaissance. Que reste-t-il de l’acte d’enseignement à l’heure d’internet ? Que voulons-nous qu’il reste ? Comment recréer une relation maître/élève qui soit créatrice et stimulante ? Et il faut, évidemment, que les enseignants soient les acteurs de cette réflexion. Pas qu’ils continuent d’être marginalisés, réifiés, instrumentalisés par le discours voire par l’action politique. Ce n’est pas dans un débat chaperonné par l’Education nationale ou des assises nationales qu’une telle réflexion pourra se déployer, mais à l’échelle des écoles, en lien avec les familles et les élites locales. Il ne sera pas facile de trouver les moyens de faire évoluer intelligemment le métier d’enseignant. Il va falloir tâtonner et essayer des voies nouvelles. Les écoles indépendantes pourront constituer à cet égard des laboratoires de service public pour inventer les modes d’apprentissage de notre temps. […]
Alexandre Douguine n’a pas eu de réelle influence politique
De Jacques Sapir, dans Valeurs Actuelles, à propos d’Alexandre Douguine :
[…] On prétend, voire affirme, que [le père de Daria Douguine] est l’éminence grise de Poutine, un père Joseph, un Raspoutine. Rien de tout cela n’est vrai. Alexandre Douguine est un représentant de ce courant d’idées russe, le slavophilisme, mâtiné de restes staliniens. Ses tentatives pour créer un parti “national-bolchevique”, puis “eurasien” n’ont mobilisé que des cénacles très réduits. Il n’a pas eu de réelle influence politique, se satisfaisant d’une position marginale et n’intéressa que des politiciens de second ordre. Il devait occuper le poste de directeur du département de sociologie des relations internationales à l’université de Moscou, mais ses positions le firent rapidement exclure de ce poste en 2015.
Douguine a influencé les cercles nationalistes russes, mais son aura ne s’étend guère au-delà. L’image de l’homme qui murmurait à l’oreille de Poutine relève de la mythologie complotiste, hélas reprise par nombre de journalistes qui sont pourtant les premiers à la condamner. Cette image flatte aussi les imaginaires, à droite comme à gauche. Cela ne la rend pas plus réaliste pour autant. Non seulement Douguine est en contradiction avec le projet modernisateur que poursuit Poutine depuis 2000, mais ses visions apocalyptiques sont à l’opposé de la pratique froide, rationnelle et méthodique de la politique et de la diplomatie russes. La politique russe est faite par des gens comme Sergueï Lavrov ou Sergueï Choïgou, pas par Alexandre Douguine.
Etes-vous un chien, un chat, un poisson rouge, un fer à repasser … ?
C’est ce que vous pouvez répondre dans une enquête envoyée par American Express à ses clients sur leurs habitudes de consommation :

Les collectivités doivent s’engager à protéger nos enfants de la propagande woke
Appel aux élus locaux du Forum Ecole & Nation (forum transpartisan coordonné par Gilles Ardinat, élu municipal de Frontignan) :
L’idéologie woke (portée par des militants d’extrême-gauche prétendument « éclairés ») redouble de vigueur depuis quelques mois en France. A la faveur du succès notable de la NUPES, l’activisme des « déconstructeurs » s’intensifie dans les médias et plus encore à l’université*. Avec la nomination en mai dernier de M. Pap N’Diaye à la tête de l’Education Nationale, les pires dérives sont à craindre. En effet, M. N’Diaye a démontré tout au long de sa carrière d’historien une proximité inquiétante avec les thèses « progressistes » et « antiracistes » portées par la gauche la plus radicale. L’entrisme de l’extrême-gauche dans nos écoles est déjà très puissant : de nombreux syndicats de professeurs, associations de parents d’élèves ou éditeurs politisés véhiculent d’ores et déjà tout ou partie du discours woke. Avec un ministre au passé politique aussi marqué, il ne fait aucun doute que cette offensive idéologique va s’accélérer dans nos écoles, collèges et lycées.
Face à un tel péril, les élus locaux ont un rôle majeur à jouer en protégeant nos enfants de cette propagande de plus en plus délirante. Forts de leur légitimité issue des urnes, nos conseillers municipaux (pour la maternelle et le primaire), départementaux (pour les collèges) et régionaux (pour les lycées) peuvent agir pour l’intérêt supérieur des élèves dont ils ont la responsabilité. Même si le ministère garde l’essentiel des compétences, les collectivités ont la possibilité de limiter l’endoctrinement de la jeunesse française en faisant valoir le principe de neutralité politique du service public d’éducation.
Les leviers pour mener cette contre-offensive salutaire sont nombreux : via les compétences obligatoires relevant du scolaire et du périscolaire, via les subventions, la communication institutionnelle ou les vœux adressés au gouvernement. Même les élus d’opposition peuvent, avec les questions orales ou les amendements faire entendre la voix de la sagesse dans nos assemblées locales, comme l’a fait notre coordinateur national pour la commune de Frontignan**. Outre les mesures concrètes, les interventions massives des élus de proximité auraient une forte portée symbolique : le délire woke ne progressant que par l’inaction des gens de bon sens, la mobilisation d’élus de tous bords montrerait que les dingueries LGBTQI+, la théorie du genre ou les discours « décoloniaux » immigrationnistes n’ont pas leur place dans des établissements d’enseignement.
Nous invitons donc tous les élus locaux attachés à l’intégrité du service public à utiliser les moyens que procure la démocratie locale pour mettre un coup d’arrêt à la propagande gauchiste insidieuse dont l’objectif est de corrompre nos enfants par des méthodes et des discours scandaleux.
Intervention de Gilles Ardinat, élu du groupe d’opposition divers droite rassemblant des adhérents du Rassemblement national, de Debout la France et même des sympathisants de Jean Lassalle, au Conseil municipal de Frontignan, en faveur d’une politique éducative sans endoctrinement des enfants. Il propose 4 éléments pour améliorer les activités scolaires et périscolaires:
- dénoncer l’hypocrisie gauchiste du “vivre ensemble”,
- refuser la propagande LGBTQI+, immigrationniste et européiste à l’Ecole,
- défendre la neutralité du service public,
- respecter les opinions des parents d’élèves.
La France se reconstruira par ses familles et ses foyers
Mgr Marc Aillet animera le prochain week-end “les 24 heures du couple” les 22 et 23 octobre (Les 24h du Couple à Fontgombault (36) (weezevent.com) prochain à l’abbaye de Fontgombault. Depuis qu’il est prêtre, il nourrit un zèle de prédilection pour les époux et les fiancés, spécialement ceux qui peinent. Il répond à quelques questions.
Vous serez les 22/23 octobre prochain à l’abbaye de Fontgombault pour animer une session pour les couples, spécialement ceux qui cherchent un nouveau souffle. Que souhaitez-vous leur dire ?
Nul ne s’approche du Christ sans repartir consolé et fortifié. La grâce de Dieu est toujours communiquée à ceux qui aspirent à entrer humblement dans ce chemin de croissance, au jour le jour, un pas après l’autre. A ceux qui peinent et craignent de venir, car ils ont peur d’ouvrir certains dossiers, je dis : n’ayez pas peur, le Seigneur répare tout en douceur !
C’est-à-dire ?
La douceur du Christ c’est sa Mère. Elle comprend et soigne comme aucun autre les blessures intérieures. Elle est la mère des couples, elle veut les fortifier et les accompagner ! Je recommande à ce sujet la neuvaine à Marie qui guérit et refait les couples, à laquelle j’ai donné l’imprimatur, et qui porte de beaux fruits. (Pour se la procurer : https://www.life-editions.com/product-page/marie-qui-refait-les-couples)
Pourquoi un retrait de 24 heures ?
Comment souhaiter du bien à son couple sans prendre le temps de le restaurer, de le réorienter vers la lumière ? 24h c’est peu de choses, c’est aussi le rythme de la journée et l’amour se vit au quotidien, jour après jour. Vivre une coupure pour une nouvelle soudure !
Y a-t-il des situations sans issue ?
Malgré les péchés et les blessures, nous savons que le dernier mot revient toujours à la miséricorde divine. Quand tout semble impossible, que le désespoir nous brise l’âme, quand la monotonie des jours est lourde comme un ciel d’orage… Tout est encore possible avec Marie qui guérit les couples.
Un dernier mot Monseigneur ?
La France se reconstruira par ses familles et ses foyers. Si nous aspirons au redressement de notre patrie, il nous faut aussi considérer avec attention et délicatesse les plus fragiles d’entre nous. Et un jour où l’autre, nous sommes tous fragiles. Oui, les époux, les familles sont au centre de mes préoccupations de pasteur. Déjà, je porte dans ma prière ceux qui viendront à Fontgombault prochainement.
Pour s’inscrire c’est ici :

