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Culture

Si je nie mon féminin cyclique, comment pourrais-je présenter à Dieu ce qui, en ce cycle, me déstabilise, voire me fait souffrir ?

Si je nie mon féminin cyclique, comment pourrais-je présenter à Dieu ce qui, en ce cycle, me déstabilise, voire me fait souffrir ?

Gabrielle Vialla, mère de famille nombreuse, et responsable associative auprès des couples, passionnée et experte du cycle féminin depuis plus de 20 ans, publie un ouvrage original pour Prier avec le cycle féminin.

Le cycle féminin n’est pas une question abordée dans les livres de spiritualité. Pourtant l’Évangile n’élude pas le sujet. Comment prier en vérité si l’on ignore la réalité de la condition féminine ? si l’on ne s’autorise pas à être pleinement femme devant Dieu ?

À l’intime, le cycle féminin est vécu à la fois comme une vulnérabilité subie et la marque d’un rythme propre. L’auteur nous aide à comprendre un langage du corps, certes mystérieux, mais qui attend d’être éclairé par la grâce.

Gabrielle Vialla témoigne dans cet ouvrage que, tout comme le cycle liturgique ordonne et sanctifie le temps de l’Église, le cycle féminin, à sa mesure, peut devenir une école de vie intérieure en l’unissant à la dynamique même de son corps.

[N]ous pouvons d’ailleurs nous demander si un certain désintérêt pour les psaumes ne vient pas à notre époque d’un certain confort matériel, voire spirituel. Si je me satisfait d’un certain confort matériel, psychoaffectif, alors comment pourrais-je crier vers mon Dieu ? Dans un autre ordre, un certain féminisme a voulu débarrasser la femme de son cycle et de sa maternité ; les contraceptions hormonales ont biologiquement rendu cela possible pour un grand nombre de femmes, durant toute une partie de leur vie. La mentalité et la culture contemporaine ont, de fait, gommé largement la beauté du féminin cyclique, sous l’effet d’une double pression idéologique qui oblige à pense que le cycle diminue l’efficacité du travail des femmes et que la femme doit être sexuellement disponible. Le résultat est bien souvent l’épuisement des ressources des femmes.

Si je nie mon féminin cyclique, si je prétends pouvoir m’en débarrasser, comment pourrais-je présenter à Dieu ce qui, en ce cycle, me déstabilise, voire me fait souffrir ?

Voil à un premier bienfait du psaume. Il m’autorise à descendre en moi-même, à exprimer ma détresse, à être franche face à Dieu. Il m’autorise même à interroger la présence de Dieu et son silence. “Mon Dieu, j’appelle tout le jour, et tu ne réponds pas ; même la nuit, je n’ai pas de repos.” (Ps 21,3)

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