Romain Lopez, maire RN de Moissac, décide de soutenir Eric Zemmour
Romain Lopez est maire d’une des seules communes de plus de 10 000 habitants dirigée par le RN. Romain Lopez avait fait beaucoup de déclarations pour essayer de concilier les deux camps [sources]. Mais son ralliement était inéluctable depuis que Marine le Pen l’avait publiquement humilié en annulant sa visite à Moissac et son meeting [source] :
Dans un tweet publié mercredi 16 février, l’édile [Romain Lopez, maire Moissac] confie son désarroi, après avoir été privé de la visite de la candidate du RN. En cause, selon lui, ses propos quant à la nécessité “d’apaiser le débat et de nouer des alliances locales” (…)
« Alors qu’elle devait venir à Moissac présenter son programme sur le Patrimoine et tenir un meeting, le staff de Marine Le Pen annule sa venue. En cause, mes propos sur la nécessité d’apaiser le débat et de nouer des alliances locales.
Romain Lopez, ancien attaché parlementaire de Marion Maréchal, a donc officialisé son rapprochement aux côtés de cette dernière :
« J’ai confiance dans sa démarche. Je le rallie tout à fait naturellement (…) Je n’allais pas rester dans un parti qui a oublié ce que Marion a apporté », a déclaré Romain Lopez, premier édile à la tête d’une grande commune RN à rejoindre le candidat Reconquête !, à l’occasion d’une conférence de presse dans sa mairie aux côtés d’Eric Zemmour et Marion Maréchal.
« Je suis toujours adhérent du RN. Je n’adhèrerais pas à Reconquête ! (…) Je me considère aujourd’hui comme un maire DVD et plus RN », a ajouté Romain Lopez qui a durement critiqué la stratégie du RN et l’absence « de démocratie interne » du parti. Agé de 33 ans, Romain Lopez est l’ancien attaché parlementaire de Marion Maréchal, la nièce de Marine Le Pen.
« Romain est l’incarnation de la réussite locale du camp national », a salué Eric Zemmour. « Un ralliement tel que le tien est un signal important. Des élus locaux qui sont avec Eric (Zemmour) se retrouvent dans cette démarche à la fois de rassemblement à droite et d’écarter ce fameux cordon sanitaire ou en tout cas de l’affaiblir », a exposé Marion Maréchal. Moissac est « un laboratoire de ce que nous allons faire au niveau national », avait félicité Eric Zemmour
Côté LR, c’est Marc Muret, l’ancien secrétaire départemental LR de la Gironde qui rejoint le parti Reconquête d’Éric Zemmour :
C’est le premier élu du bassin d’Arcachon à ouvertement afficher son ralliement à Éric Zemmour. Élu de l’opposition à La Teste-de-Buch, Marc Muret, 46 ans, est aussi et surtout un ancien cadre LR (Les Républicains). Il fut, durant deux ans, le secrétaire départemental du parti. Un poste dont il démissionna après l’élection de Patrick Davet, l’actuel maire, également LR, de La Teste.
“Un dîner aux chandelles” devient un long-métrage
Les Studios Saint-Louis, dont nous avons souvent parlé ici, deviennent une société – avec toujours l’objectif de promouvoir au mieux le patrimoine culturel, historique et religieux de la France par l’image. Ils annoncent le lancement de leur premier long-métrage (après deux saisons de la web série du même nom): Un dîner aux chandelles.
Voici le synopsis du film:
Printemps 1914. La comtesse Nicole de Villmessant a organisé en sa somptueuse propriété du château de la Barre, dans la campagne tourangelle, une réception pour la famille Montblason. Les réjouissances seraient de mise, mais le cadavre d’un sans-abri est retrouvé dans le jardin du château. Cachotteries et mystères s’enchaînent…
Voici la bande annonce:
Les coûts estimés sont de 15 000 € pour le tournage et de 30 000 € pour la post-production. Vous pouvez soutenir le projet ici.
L’islam indonésien en crise
Pendant que les pouvoirs publics français cherchent toutes sortes d’accommodements avec l’islamisme, certains pays musulmans tentent de limiter l’influence des oulémas dans la sphère publique (ce qui, naturellement, contrevient à la lettre comme à l’esprit du coran. En ce moment même, c’est au sein du plus grand pays musulman du monde, l’Indonésie, que la crise monte entre les dirigeants politiques et les oulémas. Le ministre des Affaires religieuses, Yaqut Cholil Qoumas, a récemment publié un décret interdisant que l’appel à la prière dépasse 100 décibels. Il est désormais attaqué par les islamistes pour “insulte à l’islam”. Mais ce décret n’était qu’une première étape. Le ministre vient de changer les règles de la certification halal. L’un des enjeux de ce changement est de priver le conseil des oulémas d’une manne financière considérable (on estime que la certification halal rapporte 1,6 milliard de dollars par an en Indonésie) et de transférer cette manne à l’Etat.
Cette crise (comme le plus ancien affrontement entre le maréchal Al-Sisi et l’université Al-Azhar en Egypte) devrait ouvrir les yeux aux dirigeants français, mais leur aveuglement volontaire les conduit à refuser de comprendre que l’islam n’est pas une religion au sens où le catholicisme en est une – et que le halal est une arme de guerre.
Les belles figures de l’Histoire : saint Bernard
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas, jésuite, pour évoquer saint Bernard :
Navis Fidelis : un site au service du mariage chrétien
Beaucoup de jeunes catholiques, sortis des études et entrés dans la vie active, sont célibataires sans l’avoir choisi et désireux de fonder un foyer chrétien, mais ils ont trop peu l’occasion de rencontrer de jeunes catholiques comme eux. C’est ce constat qui est à l’origine du site Navis Fidelis – que l’un de ses fondateurs, Rémi Pellerin, vient présenter : il s’agit d’une plateforme réservée aux jeunes catholiques pratiquants et leur permet d’organiser des événements “dans la vie réelle” pour rencontrer d’autres jeunes partageant leur foi. Et manifestement, le site répond à une attente puisque, lancé voici à peine un mois, il compte déjà 700 inscrits !
Macron gouverne par la peur
Interrogé sur la situation en Ukraine, lors du sommet des chefs d’Etat européens à Versailles, Emmanuel Macron déclare aux journalistes français :
” Je suis pessimiste et inquiet”
Quelques secondes plus tard, interrogé sur le même sujet par des journalistes étrangers, il déclare :
“je suis profondément optimiste”
L’objectif : faire peur aux Français et, en même temps, rassurer à l’étranger.
Vous comprenez quoi, vous ?
Macron, optimiste ou pessimiste ? 🤔#MacronMenteurpic.twitter.com/fQnhLBfjY3— Samuel Lafont (@Samuel_Lafont) March 11, 2022
Et cela fonctionne : depuis au moins le début de la crise du Covid, le gouvernement gouverne par le peur. Et Emmanuel Macron compte bien se faire réélire, sans débat, en faisant peur aux électeurs. Combien d’entre eux, alors que le masque n’est plus obligatoire à partir de ce lundi, vont continuer à le porter ?
Il est reproché, depuis de nombreuses années, aux candidats de la droite nationale de “faire peur” aux électeurs. Mais la réalité c’est que le gouvernement actuel se maintient pas la peur qu’il diffuse, avec la complicité médiatique.
Entre la mise en scène et la réalité :
Il récupère vite… pic.twitter.com/sog0Y2nVBG
— Thierry de Valckhof (@valckhof) March 11, 2022
“L’islam est compatible avec la République”
Comme le titre VSD : « Famille, discours, idées, elle change tout ».

Photo prise à Dunkerque :
Marine le Pen est compatible avec l'Islam.
Et vous ? pic.twitter.com/W6q3aL0ecc
— Grégory Roose (@gregoryroose) March 12, 2022
Nouvelles preuves sur les laboratoires biologiques en Ukraine
Par exemple cet article du site américain BioPrepWatch du 18 juin 2010, qui a été… supprimé du site, mais que l’on peut retrouver par WayBack et que l’on trouve au milieu de la revue de presse du même jour d’un site de l’armée de l’air américaine, informant que le sénateur Dick Lugar se félicite de l’ouverture de l’Interim Central Reference Laboratory à Odessa :
« Le laboratoire de biosécurité de niveau 3, qui est le premier construit sous l’autorité élargie du programme de coopération Nunn-Lugar de réduction des menaces, sera utilisé pour étudier l’anthrax, la tularémie et la fièvre Q ainsi que d’autres pathogènes dangereux. »
L’ambassadeur de Russie à l’ONU a expliqué que des laboratoires auraient été
«financé et supervisé directement par la Defense Threat Reduction Agency du département américain de la Défense, y compris dans l’intérêt du National Center for Medical Intelligence du département américain de la Défense». «Nos militaires ont appris des détails du projet UP-4, réalisé dans les laboratoires de Kiev, Kharkov et Odessa. Son objectif est d’étudier la possibilité de propagation d’infections particulièrement dangereuses par les oiseaux migrateurs, y compris [la forme] hautement pathogène de la grippe H5N1, dont la létalité chez les êtres humains atteint 50%, et également la maladie de Newcastle. Un autre projet réalise des recherches sur les chauves-souris en tant que vecteurs d’agents potentiels d’armes biologiques».
D’après lui, seraient étudiés dans ces laboratoires des pathogènes bactériens et viraux pouvant être transmis des chauves-souris à l’homme, tels que la peste, la leptospirose, ainsi que les filovirus et les coronavirus.
«Comme c’est attesté par les documents de projet, les Etats-Unis ont activement financé des projets biologiques en Ukraine. Des expériences ont été menées pour étudier le transfert de maladies dangereuses par les ectoparasites – les poux et les puces. Même les non-spécialistes comprennent que de telles expériences sont parmi les plus imprudentes, car elles ne permettent pas de contrôler l’évolution ultérieure de la situation».
BIOTEXCOM, agence de GPA ukrainienne réalise une campagne publicitaire scandaleuse
Alors que l’Ukraine est sous les bombes, une agence de GPA ose profiter des circonstances pour diffuser une vidéo « publicitaire » : elle consiste à vanter son efficacité à déplacer des dizaines de nouveaux-nés et, littéralement, à les stocker dans un sous-sol.
Cette vidéo atteste hélas de l’ampleur de ce trafic humain international. Elle témoigne de la chosification des enfants, emmenés loin de leur mère dès les instants de leur naissance pour être livrés à des inconnus. Dans l’urgence de toucher le prix de ces enfants, ces trafiquants ne réalisent même plus la monstruosité de ce qu’il diffuse ! Sur les plateaux TVs, les commanditaires sont reçus avec empathie quand des femmes, exploitées comme mères porteuses parce que très pauvres, dont aucun ne questionne les conditions de (sur)vie, sont retenus à Kiev, sous les bombardements, pour assurer la livraison du bébé commandé et attendu.
BIOTEXCOM, agence de GPA ukrainienne réalise une campagne publicitaire scandaleuse attestant de l’ampleur de ce trafic international de bébés. L’aliénation de la femme, le trafic humain de la GPA est inacceptable. La promotion de cette pratique indigne doit être empêchée et interdite. Il est temps de dire STOP. Il est temps de sauver ces femmes exploitées et d’exiger l’abolition universelle de la GPA !
Les communautés religieuses du Kosovo sont unies et unanimes contre la dénaturation du mariage
Le Kosovo est un Etat qui a été créé en 2008. Bien que ce pays des Balkans soit encore jeune, il vit déjà le débat sur l’autorisation du “mariage homosexuel”.
La communauté islamique, le diocèse de Prizren-Pristina (Église catholique), l’Église évangélique protestante du Kosovo et la communauté juive du Kosovo ont demandé au gouvernement et à l’Assemblée de ne pas toucher aux parties du code civil relatives au mariage et se sont ouvertement prononcés contre le “mariage homosexuel”.
La déclaration commune affirme qu’il n’y a pas de place pour une redéfinition du mariage au Kosovo et dans sa société, et appelle à préserver les valeurs familiales traditionnelles.
“Les communautés religieuses du Kosovo se tiennent unies et unanimes face aux législateurs du Kosovo, au gouvernement et aux autres institutions, pour abandonner toute redéfinition, toute réinterprétation de la famille, du mariage et de l’état civil dans notre pays”, peut-on lire dans la déclaration commune.
Il est intéressant de noter qu’il n’y a pas d’Eglise orthodoxe serbe dans cette action. Elle est également fermement opposé aux mariages entre personnes de même sexe, mais aussi à la reconnaissance du Kosovo en tant qu’État par les communautés religieuses. Le député Duda Balje, de la communauté bosniaque, a déclaré qu’elle voterait contre la modification du code civil.
Imagine-t-on le Curé d’Ars célébrant ces nouvelles eucharisties dont la doctrine sacrificielle s’est largement évaporée ?
Communiqué de Paix Liturgique :
Ce samedi 12 mars, qui est le samedi des 4 Temps de Carême, nous avons manifesté et nous avons prié, nombreux, de 12h à 12h 30, devant la nonciature apostolique.
Nous nous sommes unis à la prière, dans la Basilique d’Ars, des Mères de Prêtres qui disent la messe traditionnelle. Elles accomplissent un long pèlerinage, dit de la Voie Romaine (La Voie romaine), dont 1000 kms à pied. Elles sont parties de Paris le 6 mars et arriveront à Rome le 30 avril. Elles vont présenter au pape une grande masse de lettres de fidèles attachés à la messe traditionnelle. Comme les Mères de la Plaza de Mayo, à Buenos Aires, elles se retrouveront sur la Place Saint-Pierre à Rome, devant le pape venu de Buenos Aires. Leurs fils n’ont pas disparu, comme ceux d’Argentine, mais on veut faire disparaître et leur arracher le fondement de leur engagement sacerdotal, la liturgie romaine traditionnelle.
Comme elles à Ars en ce jour, nous avons prié saint Jean-Marie Vianney, et avec lui tous les saints prêtres, jusqu’au saint Padre Pio, qui se sont sanctifiés et qui ont sanctifié les âmes en célébrant la messe tridentine. Imagine-t-on le Curé d’Ars célébrant ces nouvelles eucharisties dont la doctrine sacrificielle s’est largement évaporée, et donnant la communion dans la main en même temps qu’une dame de sa paroisse ?
Et nous avons aussi redit que nous souffrons avec le catholicisme parisien. Pourquoi avoir supprimé ces messes qui étaient célébrées pour la plupart par des curés et des vicaires parisiens ? Nous sommes en union avec les fidèles de Notre-Dame du Travail, qui disent le chapelet devant l’église, le dimanche à 18h ([email protected]), avec ceux de Saint Georges de La Villette, le mercredi à 17h, ceux de Saint François Xavier/ND du Lys (Appel à se manifester par un chapelet à Saint François-Xavier – Juventus Traditionis (juventus-traditionis.com), ceux qui prient devant les bureaux de l’archevêché, rue du Cloître-Notre-Dame ([email protected], 06 11 85 74 28).
Nous demandons le rétablissement des célébrations traditionnelles qu’on nous a enlevées ! Plus encore, nous demandons que les pasteurs de l’Eglise nous procurent la paix dans la liberté de participer partout à la liturgie traditionnelle. Nous demandons que la lex orandi qui exprime parfaitement la foi catholique et qui nous aide à garder fidèlement la foi catholique soit pleinement reconnue comme catholique !

Ukraine : l’armée du Donbass avance à Volnovakha et Marioupol, la centrale d’Energodar sous pavillon russe
Nicolas Hellemme nous propose sa synthèse quotidienne sur la situation en Ukraine vue par les officiels russes :
Après plusieurs jours de calme relatif sur les fronts lié à l’organisation de couloirs humanitaires côté russe ou ukrainien – les belligérants n’ont finalement réussi à s’accorder sur aucun couloir commun, le gouvernement de Kiev étant contredit sur le terrain par l’armée ou les gouverneurs, voire les ultranationalistes, les activités offensives ont repris en Ukraine et dans le Donbass.
A l’est du pays, dans le Donbass, l’un des foyers subsistants de résistance ukrainienne, dans la ville de Volnovakha, a été réduit par l’armée de la République de Donetsk (DNR) qui a commencé à déminer la ville et à ravitailler les civils dont les troupes ukrainiennes refusaient toute évacuation. Les derniers défenseurs ont fui, en laissant un nombre impressionnant de chars et de canons, récupérés par la DNR.
A partir de Volnovakha, l’offensive a été relancée vers le nord et l’ouest, en direction d’Ougledar et Krasnoarmeïsk, pour dégager la banlieue ouest de Donetsk toujours sous les tirs de l’artillerie lourde ukrainienne, chaque jour depuis le printemps 2014.
Plus au sud, l’armée ukrainienne s’accroche encore dans les ruines de Marioupol mais les forces russes et du Donbass avancent et ont pris quasiment tous les quartiers d’habitat individuel. Les immeubles ont été fortifiés par les nationalistes ukrainiens d’Azov, ainsi que l’aciérie Azovstal située en ville.
Au 12 mars, les russes ont annoncé avoir détruit 3346 cibles militaires détruites depuis le 24/2 par les russes dont 153 avions et 121 drones, 235 installations de DCA, 345 chars, 722 VAB, 1170 véhicules militaires divers, 114 lance-roquettes multiples et 412 mortiers.
Dans la nuit du 10 au 11 mars des frappes russes ont eu lieu sur un hôtel qui abritait des étrangers membres de sociétés de sécurité privées à Tchernighov, la base aérienne de Lutsk, celle de Vasilkov au sud de Kiev et une autre près de Krivoj Rog. Des combats ont eu lieu au sud-ouest de Kharkov vers Izuym et Tchuguev, à l’est de Nikolaiev vers Nikopol et à l’est de Kiev dans le secteur de Brovary et de Borispol.
Enfin la centrale nucléaire d’Energodar, la plus grande d’Europe avec six réacteurs dont un en arrêt technique, serait passée sous le contrôle de RosAtom, l’opérateur russe des centrales nucléaires. Des techniciens en provenance de la centrale de Rostov seraient arrivés ce 12 mars, indiquent des sources ukrainiennes sur place, et ont pris la direction de la centrale, aux côtés de l’équipe technique ukrainienne toujours en place.
Tout le monde est Ukrainien…
Après avoir été successivement Irakiens, Libyens puis Syriens, les immigrés sont désormais Ukrainiens :
🇺🇦 Rencontre à Cergy de réfugiés arrivés d’#Ukraine, après un long périple. La France doit pouvoir leur fournir des conditions d’accueil dignes et humaines. Je me suis engagé à les accompagner dans leur parcours administratif. #RefugeesWelcome pic.twitter.com/JQPqWKZsGV
— Aurélien Taché (@Aurelientache) March 12, 2022
La Voie romaine arrive à Lyon

Retour sur le départ à Paris dimanche dernier. Le lancement de la marche dimanche dernier, sous un soleil radieux, a été un plein succès !
À l’issue d’une messe magnifique à Saint Roch, les marcheuses ont été bénies sur un parvis bondé par l’abbé Laurent qui leur a adressé un mot très chaleureux.
De nombreuses familles ont participé à la marche entre Sèvres et Versailles, où un beau comité d’accueil attendait La Voie romaine devant l’église Saint Symphorien. Nos pèlerines y ont été de nouveau bénies, en présence des abbés du Bouëtiez, Denis et Sévillia venus encourager leurs mères !
Une nouvelle bande dessinée sur sainte Jeanne d’Arc
En ces temps troublés, Sainte Jeanne d’Arc doit nous redonner l’Espérance.
A l’occasion des cent ans de la proclamation par le pape Pie XI – le 2 mars 1922 – de Jeanne d’Arc comme « sainte patronne secondaire de la France », Coline Dupuy publie une magnifique bande dessinée – Jehanne d’Arc – aux éditions Plein Vent, en partenariat avec le Puy du Fou, adaptation du roman de Jeanne d’Arc de Philippe de Villiers.
Coline Dupuy a déjà publié de très beaux albums de référence sur Cathelineau, Madame Elisabeth de France, La Pérouse, Sainte Thérèse de Lisieux ou encore Clovis. Des figures édifiantes pour la jeunesse à faire découvrir absolument, en ces temps d’amnésie de la mémoire nationale.
Pour commander la BD : RDV chez votre libraire, en particulier dans les librairies religieuses ou sur le site de l’éditeur.
NB : pour les Vendéens, l’auteur fera une séance de dédicaces le 19 mars prochain, de 14h30 à 18h, à la médiathèque de Saint-Laurent-sur-Sèvre.

“Une preuve n’est pas une démonstration mathématique”
Michel-Yves Bolloré co-auteur du best-seller “Dieu, la science et les preuves : l’aube d’une révolution”, co-écrit avec Olivier Bonnassies, aux éditions Guy Trédaniel est l’invité d’André Bercoff.
Le célibat sacerdotal à l’image du Christ Epoux
Le Père Frédéric Dumas est l’auteur de “Prêtre et époux, lettre ouverte à mon frère prêtre” (éditions Mame). Cet ouvrage a été cité par Benoît XVI et le Cardinal Sarah dans leur livre-événement “Des profondeurs de nos coeurs” paru en janvier 2020.
A l’invitation de l’Oeuvre de Marie qui garde les prêtres, il sera l’intervenant d’un webinaire sur le thème :
“Le célibat sacerdotal à l’image du Christ Epoux“
qui aura lieu aura lieu jeudi 17 mars prochain à 20h15 (heure française). Ce sujet, s’il intéresse les prêtres, concerne aussi les fidèles du Christ qui sont un visage éminent de l’Épouse, l’Eglise.
Afin d’y participer, veuillez vous inscrire avec ce lien. Après votre inscription, vous recevrez un e-mail de confirmation contenant les instructions pour rejoindre le webinaire.
Le Père Dumas répond à nos questions en avant première.
Mon Père, pourquoi y a-t-il urgence à parler à nouveau du célibat sacerdotal ?
Il y a une situation un peu nouvelle pour cette question qui est présente dans l’Eglise depuis le commencement. Cette situation tient à la dégradation du lien conjugal dans la société. L’alternative n’est plus entre « marié » et « célibataire », mais dans des choix plus nombreux proposés dans la société qui obscurcissent objectivement les choses et fragilisent l’affectivité.
Dans l’Eglise, la crise des abus, même si la CIASE a reconnu que le célibat n’y est pour rien, mais aussi la diminution du nombre de prêtres qui rend plus compliqué l’accès aux sacrements, la transformation des paroisses en grands secteurs parfois très peu vivants, la sécularisation complète de la société, tout cela peut nous fragiliser comme prêtre dans notre condition de célibataire.
De même, des débats au sommet de l’Eglise, lors de Synodes récents, font rebondir une nouvelle fois la question.
La Théologie du Corps et tout le magistère de St Jean-Paul II donnent des éclairages très heureux sur cette question.
Ne pensez-vous pas qu’aujourd’hui cet état de vie paraît en décalage avec les mœurs d’aujourd’hui ?
On pourrait le penser ; pourtant, beaucoup de personnes, dans notre société très individualiste, vivent des périodes de célibat importantes. D’autres trouvent difficilement l’âme-sœur souvent tellement désirée.
Mais il y a surtout une ambiance très érotisée de la société qui impose ses codes. Un jeune qui entre dans le sacerdoce vient de ce monde-là et peut se trouver plus fragile sur ce point.
C’est plus l’absence de relations sexuelles, c’est-à-dire la pratique de la continence parfaite, que le célibat lui-même, qui pose question.
Que diriez-vous aux jeunes qui pensent, ou ont pensé, au sacerdoce mais craignent le célibat consacré ?
Je dirai : oui, le célibat est un combat (mais le mariage aussi !) comme tout engagement définitif ; non, nous ne sommes pas seul à le mener : le Seigneur donne toujours de quoi vivre ce que son Eglise nous demande par amour ; dans la grâce du sacrement de l’ordre, il nous configure, il nous donne sa ressemblance et nous fait goûter la joie de vivre au plus près comme lui.
Oui, ce combat demande une ascèse ; oui, nous pouvons compter sur l’Eglise pour nous y aider. Non, ce n’est pas un combat héroïque, mais un vrai chemin de sainteté et de joie.
Un dernier mot ?
Pour les prêtres, redécouvrons plus profondément cette belle figure du Christ-Epoux qui aime l’Eglise et veut la rendre sainte, immaculée, sous son regard, dans l’amour. Epoux dans l’Epoux, nous ne pouvons jamais recevoir l’Eglise sans la contempler tournée vers le Christ qui l’aime d’une alliance indissoluble. Ce couple « Christ-Eglise », est vital pour la compréhension spirituelle de notre vie de prêtre.
Notre droit est-il devenu injuste ?
C’est une des questions auxquelles Aude Mirkovic répond dans cette émission. Maître de conférence en droit privé et directrice juridique de l’association des Juristes pour l’enfance, elle publie sous sa direction un livre sur cette réflexion passionnante et fondamentale : Le droit et le juste
Guerre Russie/Ukraine : quel discours pour l’Église ?
Fallait-il inviter Jean-Marc Sauvé ? Retour en début d’émission avec l’abbé Guelfucci, l’abbé Celier, l’abbé Benoit et Guillaume de Thieulloy sur l’entretien de L’Homme Nouveau avec le Président de la CIASE.
Guerre entre la Russie et l’Ukraine, l’Église a-t-elle une voix particulière à faire entendre ? Sous la direction de Philippe Maxence, le club de cette semaine s’est penché sur cette actualité.
Le moindre mal : un choix chrétien ?
Article du Chanoine Benoît Merly (ICRSP) paru dans la revue diocésaine “Notre Eglise” de mars 2022 :
Le moindre mal : un choix chrétien ?
La crise sanitaire que nous vivons, l’approche des élections politiques, capitales pour l’avenir de notre nation, et, plus largement, la crise morale que traversent le monde et l’Église, font refleurir sur les lèvres l’expression : « moindre mal ». Cette notion suggère que, face à deux maux, il convient de choisir le moindre. Ce qui occupe ici notre réflexion est ce que certains moralistes modernes ont voulu appeler un « conflit de devoirs », l’idée selon laquelle entre deux choix mauvais, il faut choisir le « moins mauvais », et qu’un tel choix est exempt de faute morale, puisque l’agent, c’est-à-dire nous-même, subissait une contrainte qui oblitérait toute liberté et rendait son acte, sous ce rapport, involontaire.
Cette question a trouvé, dès le commencement de l’humanité, une réponse. Et les philosophes grecs, sans même la Révélation de la Loi Nouvelle savaient quelle elle était. On attribue ainsi à Socrate cette maxime : « Il vaut mieux subir le mal que de le faire. » De son côté, S. Thomas d’Aquin, à la suite de tous ses devanciers, enseigne qu’il n’est jamais permis de pécher : « le péché ne peut être objet de choix ».
La question du « moindre mal » qu’il faudrait choisir, c’est-à-dire, en fait, vouloir, parce que l’autre alternative du choix serait pire, est en fait spécieuse, et tous ceux qui l’ont mise en avant en ont fait la justification des pires turpitudes. On la retrouve dans bien des aspects de la vie actuelle : l’avortement qui est justifié parce que la vie de la mère est en danger, la contraception parce que l’équilibre d’un couple est en péril, le suicide ou l’euthanasie parce que les souffrances liées à une maladie sont insupportables, ou qu’une vie dans un état végétatif « ne vaut pas la peine d’être vécue ». Derrière chacun de ces exemples, des situations humaines difficiles, sans le moindre doute. Mais un raisonnement faux.
En effet, la moralité d’un acte se prend de divers aspects, et pas seulement des conséquences envisagées par rapport à d’autres, qui seraient meilleures ou pires. Cela s’explique d’abord par la présence d’un législateur, Dieu Lui-même. Il crée toute chose à partir de rien, et détermine, pour chacune, une fin, proportionnée à sa nature. Ainsi de l’Homme, « tiré de la poussière du sol de la terre » (Gn. 2, 7), que Dieu, dès le commencement, ordonne à Son intimité, le dotant pour cela de dons – la grâce – qui lui permettront d’atteindre ce but, mais qui seront perdus par la faute originelle. Pour autant, la loi ne disparaît pas avec la grâce : la nature des êtres ne change pas, pas plus que leur fin. C’est donc par rapport à la loi – naturelle, divine – que l’on peut dire qu’un acte est bon ou mauvais. Il est bon s’il se conforme à la loi, il est mauvais s’il ne s’y conforme pas. Mais rentre aussi, pour qu’un acte soit dit moral ou immoral, l’intention poursuivie par celui qui le pose. Entendons-nous bien : il ne s’agît pas ici d’affirmer que « la fin justifie les moyens ». Cela est faux. Mais, si la fin ultime de l’Homme est déjà déterminée – l’union à Dieu – sans que l’Homme lui-même soit capable de changer ce qui lui est donc connaturel – pas plus qu’il ne peut changer, par exemple, le fait d’être un homme ou une femme –, il lui reste cependant la faculté d’exercer un vrai choix quant aux moyens à mettre en œuvre. C’est ici que réside sa liberté, et aussi sa dignité. C’est donc dans cette perspective éminemment surnaturelle que l’on doit considérer la moralité de l’acte : est-il un obstacle à l’obtention de la fin ultime, à l’union à Dieu ?
Face à ce qui semble être un choix entre deux maux, il faut de toute nécessité comprendre que le choix véritable n’existe pas entre les deux termes, mais entre le choix et…le non-choix qui est lui-même… un choix. Il n’est en effet jamais permis de choisir une chose qui est mauvaise au prétexte que l’autre alternative serait pire. En revanche, il est possible de choisir – de vouloir – ne pas choisir. Un monde existe entre le choix d’un mal car il est un mal « moins mal » qu’un autre, et l’abstention d’un tel choix. La bonté d’un acte ne se mesure pas, nous l’avons vu, par rapport à un autre acte mauvais, mais à l’aune de la loi divine.
En outre, le moindre bien n’est pas un moindre mal. Comme le pape Paul VI le rappelait à l’occasion de son encyclique sur la sainteté du mariage Humanae vitae, et après lui, dans son encyclique Veritatis Splendor, Jean-Paul II,
« s’il est parfois licite de tolérer un moindre mal moral afin d’éviter un mal plus grand ou de promouvoir un bien plus grand, il n’est pas permis, même pour de très graves raisons, de faire le mal afin qu’il en résulte un bien (Rm 3,8), c’est-à-dire de prendre comme objet d’un acte positif de la volonté ce qui est intrinsèquement un désordre et par conséquent une chose indigne de la personne humaine, même avec l’intention de sauvegarder ou de promouvoir des biens individuels, familiaux ou sociaux ».
Cela induit qu’il ne peut y avoir de choix préférentiel entre deux péchés, car une telle idée est inconciliable avec le fait que notre fin est en Dieu, et que le péché nous empêche de l’atteindre. Partant, le choix se résume à : « Dieu ou l’absence de Dieu », autre nom de l’Enfer, et jamais un « conflit de devoirs » ne peut exister, même si, parfois, notre conscience se trouve perplexe quant à l’attitude à adopter. Aucune communauté entre choisir délibérément un mal, et accepter qu’il existe indépendamment de notre vouloir. En fait, on l’aura compris, la question fondamentale n’est pas d’ordre moral qui n’est d’ailleurs pas le sujet primordial de l’Église. Elle concerne la foi : l’homme a-t-il été créé pour louer, honorer et servir Dieu, Notre Seigneur, et, par ce moyen, sauver son âme, comme l’indique S. Ignace de Loyola ? Et, à la suite, Dieu veut-Il le salut de tous les hommes et leur donne-t-il pour cela l’aide nécessaire pour y parvenir ? Évidemment, la réponse à ces deux questions est affirmative, et puisque Dieu ne nous demande rien d’impossible et que le péché nous détache de Lui, alors il faut en conclure que le « moindre mal » n’existe pas : seul existe, pour un homme, et spécialement un chrétien, le Bien, seul digne d’être choisi, parfois au prix du martyre.
Scandale Bigorgne : la plaignante porte plainte contre la police et le procureur
Laurent Bigorgne était conseiller d’Emmanuel Macron durant sa précédente campagne présidentielle, ce qui pousse l’avocat de la plaignante à s’interroger sur de possibles pressions. Pour l’avocat de Sophie Conrad, l’enquête contre l’ancien directeur de l’Institut Montaigne «a été volontairement oblitérée».
Sophie Conrad, collaboratrice de l’Institut Montaigne, accuse son ancien directeur, Laurent Bigorgne, de l’avoir droguée à son insu. Elle a porté plainte mercredi pour «obstruction à la manifestation de la vérité» et «faux en écriture publique» contre le directeur de la police judiciaire et le procureur de la République de Paris, pour dénoncer une enquête bâclée. Me Alimi dénonce notamment l’absence d’évaluation du nombre de jour d’interruption totale de travail ainsi que l’absence des fadettes du mis en cause dans le dossier.
«Tout a été fait pour éviter de caractériser l’intention sexuelle».
Le 22 février, Sophie Conrad, responsable du pôle Politiques publiques à l’Institut Montaigne, raconte avoir été invitée à dîner au domicile de Laurent Bigorgne, alors directeur de centre de réflexion. Après avoir bu une demi-coupe de champagne, «le monde a changé, les murs tournaient». «J’ai cru que je ne me souviendrais de rien de cette soirée.» Elle finit par partir et va directement dans un hôpital où on lui dit qu’elle présente des symptômes de prise de drogue. Des analyses complémentaires «ont tout de suite révélé une présence d’amphétamines et de MDMA.» Les enquêteurs
«étaient tous persuadés que l’enquête allait se poursuivre, tous convaincus du motif sexuel de cette administration de drogue, et j’ai découvert dans la presse que les faits avaient été sous-qualifiés, en tout cas que le motif sexuel n’a pas été reconnu». «Je ne sais pas quelle est l’autre motivation pour mettre de la drogue dans le verre d’une femme en fait que de vouloir abuser d’elle ou de la violer.»
Après 90 heures d’enquête et deux jours de garde à vue, Laurent Bigorgne n’a pas été renvoyé devant la justice pour un motif sexuel. Pour Me Arié Alimi, de tels faits auraient dû nécessiter l’ouverture d’une information judiciaire, afin de
«faire une enquête véritable pour voir s’il y avait une intention sexuelle, s’il n’y avait pas éventuellement d’autres victimes, s’il n’y avait pas un risque de harcèlement sexuel au sein même de l’institut Montaigne. Tout a été fait pour que ça n’arrive pas.»
Il s’agirait d’un prêtre, tout le monde hurlerait. Mais ici, même Marlène Schiappa est bien silencieuse.
Le Baptême. Devenir chrétien
Les sacrements, d’un rite à l’autre. Quelle Tradition pour nos célébrations dans l’Église catholique?
Les sacrements, et en particulier la messe, sont au cœur de notre vie chrétienne. cependant, trop souvent, par ignorance nous passons à côté de ces trésors ou nous n’en bénéficions pas autant que nous le pourrions. Nous vous proposons une série de réflexions sur la nature et les effets des sacrements, mettant en particulier les pratiques contemporaines en perspective avec la Tradition de l’Église.
L’intervenant : le Père Jean-François Thomas est membre de la Compagnie de Jésus
Ukraine : le scandale des laboratoires bactériologiques financés par les Etats-Unis
Quand nous avions évoqué ce sujet, certains lecteurs avaient pris cela pour de la basse propagande russe. Pour mémoire, voici ce qu’écrivait Nicolas Hellemme, correspondant sur place :
Par ailleurs ce 7 mars les russes ont aussi commencé à publier des éléments sur les 30 laboratoires bactériologiques mis en place à travers tout l’ouest et le centre de l’Ukraine avec l’aide des Etats-Unis – les autorités russes semblent disposer de listes d’expériences et de pathogènes qui y étaient stockés, notamment de virus de la variole, de la peste noire ou encore de l’anthrax, à côté desquels le coronavirus paraît bien bénin.
Mais les propos de Victoria Nuland, sous-secrétaire d’État à l’Europe et à l’Eurasie, lors d’une audition le 8 mars, ont mis la puce à l’oreille de quelques journalistes qui ont cherché à en savoir plus. Yves Daoudal a déjà livré un premier décryptage de ce dossier explosif. DeDefensa poursuit aujourd’hui :
Au départ, c’est non seulement une ‘non-story’, mais encore bien plus dans l’atmosphère furieuse des manipulations russes en plus de l’ignominie quasiment hitlérienne de l’invasion illégale, inhumaine, etc. Le commentateurs le plus avisé, le plus dévastateur sur les coups fourrés de la bande ukréno-américaniste, et le plus populaire des USA, en convenait comme à peu près toutes les sources sérieuses, y compris antiSystème. Tucker Carlson commença donc son monologue du 9 mars (audience moyenne autour de 4 millions de téléspectateurs en général) par ce constat de son sentiment d’avant la “bombe-Nuland” :
« Si vous nous aviez dit il y a quatre jours que l’administration Biden finançait des laboratoires biologiques secrets en Ukraine, nous ne vous aurions pas cru. Ouais, j’aurais décidé qu’on ne pouvait pas passer ça à la télé. Non merci.
» Ensuite, si vous nous aviez dit que non seulement l’administration avait financé ces laboratoires biologiques secrets en Ukraine, mais qu’elle n’avait pas réussi à sécuriser le contenu mortel de ces laboratoires avant l’invasion russe, – une invasion qu’elle savait imminente, qu’elle encourageait sans vergogne, – si vous nous aviez dit cela il y a quatre jours, nous vous aurions traité de fou. C’était tout simplement absurde. Nous ne voulions rien avoir à faire avec une telle histoire. Il n’y avait aucune chance que ce soit vrai. C’était trop tiré par les cheveux. Nous savions déjà avec certitude que cette histoire était fausse. Comment le savions-nous ? Parce que nous lisons USA Today, le journal de l’Amérique.
» Dans les heures qui ont suivi l’invasion russe, USA Today avait publié une réfutation de tous ces fous qui jacassaient sur les laboratoires biologiques ukrainiens secrets. Voici le titre : “Vérification des faits : Les fausses allégations de laboratoires biologiques américains en Ukraine sont liées à la campagne de désinformation russe”… »
Et puis il y eut cette séquence au Sénat des Etats-Unis, cette audition de Victoria (Carlson l’appelle “Toria”) Nuland, devant la commission des relations internationales du Sénat en sa qualité de sous-secrétaire d’État pour les affaires ukrainiennes (européennes). Noland travaille sur l’Ukraine depuis 2007, avec le point d’orgue du “coup” de février 2014 où elle se mit bellement en valeur. Le sénateur Rubio, un républicain de Floride et super-faucon malgré sa petite taille, prend la parole. Échange sympa, puis coup de tonnerre :
Sénateur Marco Rubio: « L’Ukraine possède-t-elle des armes chimiques ou biologiques ? »
Victoria Nuland: « L’Ukraine possède des installations de recherche biologique sur le sort desquelles, en fait, nous sommes maintenant assez inquiets que les troupes russes, les forces russes puissent chercher à prendre le contrôle, donc nous travaillons avec les Ukrainiens sur la façon dont nous pouvons empêcher que ces matériaux de recherche ne tombent entre les mains des forces russes si elles s’approchent. »
Sénateur Marco Rubio: « Je suis sûr que vous êtes consciente que les groupes de propagande russes diffusent déjà toutes sortes d’informations sur la façon dont ils ont découvert un complot des Ukrainiens pour libérer des armes biologiques dans le pays, et avec la coordination de l’OTAN.
» S’il y a un incident ou une attaque à l’arme biologique ou chimique à l’intérieur de l’Ukraine, y a-t-il le moindre doute dans votre esprit que ce sont les Russes qui sont derrière tout cela ? »
Victoria Nuland: « Il n’y a aucun doute dans mon esprit, sénateur. Et en fait, c’est une technique russe classique de blâmer l’autre pour ce qu’ils prévoient de faire eux-mêmes. »
… Là-dessus, écoutez la suite de l’explosion de Tucker Carlson, pour ses quatre millions de téléspectateurs, le texte sur FoxNews reprend l’essentiel de son intervention. Carlson tente alors d’obtenir des informations auprès d’autres sources que l’audition menée par le sénateur Rubio, et qu’il n’a pas poursuivi en posant d’autres questions, plus inclusives, à Nuland. Ce qu’il veut savoir, c’est si le Pentagone a financé et finance effectivement ces laboratoires, comme l’affirment les Russes (le porte-parole du ministère de la défense russe) :
« Au cours de l’opération militaire spéciale, des faits ont été découverts sur le régime clé, éliminant les traces du programme biologique militaire en cours de développement en Ukraine, financé par le ministère de la Défense des États-Unis. »
Allant sur le site adéquat du Pentagone, Carlson lit et constater… Quoi ? Simplement, que le Pentagone finance effectivement des laboratoires en Ukraine :
« Donc ça ressemble à une preuve. Ce n’est pas de la désinformation russe. C’est totalement réel. Désolé USA Today, le journal américain, c’est réel. Vous pouvez le vérifier sur internet si vous voulez. Face à cette preuve, le Pentagone continue de mentir et en fait, il répète les mêmes mensonges incroyablement stupides et maintenant complètement discrédités que les vérificateurs de faits ont dit depuis des semaines maintenant…»
Alors, que dit le Pentagone à ce moment où nous savons par les documents mis en ligne sur le web qu’il finance effectivement ces laboratoires en Ukraine ? Réponses (?!), hier du porte-parole John Kirby :
John Kirby : « Les accusations russes sont absurdes. Elles sont risibles et, vous savez, pour reprendre les mots de mon grand-père catholique irlandais, un ramassis d’âneries. Il n’y a rien à en tirer. C’est de la propagande russe classique et, si j’étais vous, je n’y consacrerais pas une goutte d’encre dans ce qui ne vaut pas une seconde la peine d’y prêter attention. »
Reporter: « Oui, mais pouvez-vous nous expliquer ce que… y a-t-il eu une quelconque relation entre les… ? »
John Kirby : « Nous ne sommes pas, pas, en train de développer des armes biologiques ou chimiques à l’intérieur de l’Ukraine. Ce n’est pas le cas. »
Donc, pas une goutte d’encre pour les vilenies russes (et chinoises, probablement). Commentaire de Carlson :
« …Vous remarquerez qu’à la fin, Kirby refuse de répondre à la question. Y a-t-il eu une relation entre le Pentagone américain et une installation d’armes biologiques en Ukraine et si oui, quelle est cette relation ? C’est de la désinformation russe ! Quelle est la réponse ? Nous ne développons pas d’ADM en Ukraine en ce moment ! OK, j’ai compris, mais pourquoi finançons-nous cela et que finançons-nous exactement ? »
Pas de réponse. Pas de réponse non plus du département d’État, sinon un gribouillis de banalités générales qui évite soigneusement toute précision concernant la question centrale du financement, et pourquoi, et dans quel but, etc. « Donc ça ne veut rien dire. »
« Alors, quand vous arrêterez de mentir et de nous dire ce qui se passe ici, pourquoi ne pas nous dire plus précisément pourquoi vous n’avez pas sécurisé ces matériaux ? Donc, oui, nous finançons des laboratoires biologiques secrets en Ukraine, mais “ce sont des laboratoires de diagnostic et de biodéfense qui luttent contre les menaces biologiques”.
» OK, si ce sont des laboratoires purement défensifs, pourquoi Toria Nuland était-elle si inquiète que les Russes mettent la main sur les matériaux de ces installations ? D’autres puissances mondiales sont arrivées à la conclusion évidente. Encore une fois, nous détestons faire ça, mais dans ces circonstances, nous avons demandé à nos propres porte-parole, ils ont menti. Nous nous adressons au ministère des Affaires étrangères de la Chine, un pays que nous méprisons. Voici ce qu’ils ont dit aujourd’hui. Ils demandent aux inspecteurs en désarmement de jeter un coup d’œil à ces installations en Ukraine immédiatement.
» Zhao Lijian: “Au cours des deux dernières décennies, les États-Unis ont bloqué l’établissement d’un régime de vérification de la Convention sur les armes biologiques et ont refusé d’accepter l’inspection des installations biologiques à l’intérieur et à l’extérieur de leurs frontières. Cette attitude a encore aggravé l’inquiétude de la communauté internationale. Nous exhortons une nouvelle fois les États-Unis à fournir des éclaircissements complets sur leurs activités de militarisation biologique à l’intérieur et à l’extérieur de leurs frontières et à accepter une vérification multilatérale”. »
Dernier commentaire de Carlson, qui ne cache nullement son hostilité vis-à-vis de la Chine (et sa méfiance des Russes) pour écarter les accusations qui sont souvent lancées contre lui ; Carlson qui affirme avec ardeur qu’il n’est pas un globaliste, qui croit en son pays mais qui arrive à la conclusion que les autorités de son pays lui mentent, et pas les autres.
« Mais venons-en à la substance de ce que le gouvernement chinois vient de dire. Nous ne sommes jamais d’accord avec le gouvernement chinois sur quoi que ce soit, mais dans ce cas, ils ont raison. Nous savons maintenant que les agents biologiques [développés en Ukraine]sont dangereux, que vous les appeliez armes ou non n’a aucune importance, car ils peuvent être utilisés comme des armes.
» Des agents biologiques dangereux restent, grâce à l’administration Biden, non sécurisés dans une zone de guerre chaotique. À un moment donné, nous devons savoir comment cela s’est produit, qui a pris ces décisions. Nous avons le droit de savoir et espérons que quelqu’un au Congrès, probablement pas Marco Rubio, mais quelqu’un d’autre, ira au fond des choses, mais en attendant, nous prions pour que quelque part, au sein du gouvernement des États-Unis, il y ait un adulte qui se soucie suffisamment de cette situation pour la maîtriser immédiatement. »
[…]
Extraits de l’article de ‘WSWS.org’ de ce jour :
« Alors que de nombreux médias internationaux ont commencé à rapporter les commentaires de Mme Nuland comme une confirmation de l’existence en Ukraine de laboratoires d’armes biologiques soutenus par les États-Unis, comme l’affirment les Russes, le département d’État a été contraint de publier un démenti mercredi dans une déclaration officielle de son porte-parole, Ned Price. […]
» Jeudi soir, aucun quotidien national américain, – y compris le New York Times, le Washington Post, le Wall Street Journal et USA Today, – n’avait fait état des déclarations de Nuland devant la commission des affaires étrangères du Sénat mardi. CNN a enterré les commentaires de Nuland dans un article publié jeudi qui accusait la Chine de promouvoir la “désinformation russe”.
» Dans son résumé des événements du treizième jour de l’invasion russe de l’Ukraine, le Times a mentionné le témoignage de Victoria Nuland au Sénat, mais uniquement concernant la proposition de la Pologne de déployer des avions MiG-29 de l’ère soviétique sur la base aérienne américaine en Allemagne.
» Mercredi soir, Fox News a diffusé un segment de 16 minutes réalisé par Tucker Carlson, qui comprenait un extrait du témoignage de Nuland et accusait l’administration Biden et le Pentagone de mentir sur les laboratoires biologiques ukrainiens pour des raisons liées à la promotion par la chaîne de la théorie du complot du laboratoire de Wuhan sur les origines de la pandémie de coronavirus.
» Le département d’État a répondu à une enquête de Fox News en déclarant : “Le département de la défense des États-Unis ne possède ni n’exploite de laboratoires d’armes biologiques en Ukraine. Lors de son témoignage, la sous-secrétaire d’État Nuland faisait référence aux laboratoires ukrainiens de diagnostic et de biodéfense qui ne sont pas des installations d’armes biologiques. Ces institutions luttent contre les menaces biologiques dans tout le pays”.
» Mercredi dernier, Newsweek a publié un rapport indiquant qu’un fonctionnaire anonyme du département d’État avait “clarifié” la nature des “installations de recherche biologique” mentionnées par Nuland qui étaient “au centre des accusations en duel entre les responsables américains et russes”.
» Il est très clair que l’exposition des opérations de guerre biologique parrainées par les États-Unis en Ukraine fait exploser l’ensemble du récit concocté par l’administration Biden et fidèlement propagé par les médias [de la presseSystème], selon lequel la Russie est seule responsable de la crise de guerre actuelle.
» La source anonyme du département d’État a admis ce fait pour Newsweek, déclarant que les États-Unis ont toujours soutenu que “la Russie continue d’inventer de faux prétextes pour justifier ses actions horribles en Ukraine. Ni les États-Unis ni l’OTAN n’ont le désir ou l’intention d’entrer en conflit avec la Russie”.
» Reconnaissant des expressions de culpabilité dans les démentis hystériques émanant des responsables américains, britanniques et ukrainiens, le chef de la délégation russe aux négociations de Vienne sur la sécurité militaire et la maîtrise des armements, Konstantin Gavrilov, a qualifié d’“étonnantes” les réactions aux allégations concernant les laboratoires biologiques. Dans une interview accordée au média russe Rossiya-24, Gavrilov a ajouté qu’il n’avait rien vu de tel en 30 ans de carrière diplomatique. »
Sur la défensive
Cette affaire des laboratoires subventionnés par le Pentagone est un événement important, qui nous extrait in fine du seul cadre ukrainien. Les 30 laboratoires ukrainiens financés par les USA se placent dans le cadre d’un programme, comme d’habitude avec le Pentagone puisqu’il semble être question de lui, caractérisé par les principaux caractères du gigantisme et de l’exterritorialité le plus souvent en violation des souverainetés (336 laboratoires financés par les USA dans 30 pays, voilà qui fleure bon le Pentagone). Certaines caractéristiques révélées par les Russes selon des références diverses suggèrent des tendances d’élimination ethniques se rapprochant de pratiques cohabitant fâcheusement avec la présence néo-nazie en Ukraine. Selon ‘DonbassObserver’ :
« …De plus, sous prétexte de tester des moyens de traitement et de prévention du COVID-19, plusieurs milliers d’échantillons de sérum de patients, principalement d’origine ethnique slave, ont été prélevés en Ukraine pour être envoyés à l’Institut de recherche Walter Reed de l’armée américaine.
» Or, en 2017, un scandale avait éclaté en Russie lorsqu’il avait été découvert qu’une société travaillant pour l’armée américaine, collectait des échantillons biologiques et de l’ARN de Russes, faisant craindre leur utilisation pour développer des armes biologiques ciblant une ethnie particulière. Les Ukrainiens étant très proches des Russes sur le plan génétique, il y a de sérieuses questions à se poser sur le but réel de tous ces prélèvements.
» Pour Kirillov [le chef des troupes de protection NRBC (Nucléaire, Radiologique, Biologique et Chimique) russes], la hâte avec laquelle l’Ukraine a lancé la destruction de toutes les souches de pathogènes dans ces laboratoires biologiques américains, pourrait indiquer qu’ils y travaillaient sur le renforcement des propriétés pathogènes des microbes, ce qui est une violation de la convention sur l’interdiction des armes biologiques et à toxines. C’est d’ailleurs aussi ce qui expliquerait pourquoi les États-Unis ont installé ces laboratoires en Ukraine, au lieu de mener de telles recherches sur leur propre territoire : pour éviter de devoir répondre de ce qui s’y passe ! »
• Cette sorte d’information, qui s’inscrit dans un dossier extrêmement fourni des forces russes, est évidemment propre à internationaliser le problème, ou plutôt la crise ‘Ukrisis’, avec ce chiffre de 336 laboratoires dans 30 pays. On retrouve certains aspects polémiques de la pandémie Covid.
• Particulièrement, l’affaire nourrit une résurgence de ce que les partisans du ‘Camp du Bien’ nomment avec dégoût le “complotisme”, avec d’autant plus de dégoût qu’eux-mêmes en font un vaste usage, ne serait-ce qu’en voyant partout du complotisme contre eux. Mais ici, point de quartier ! L’affaire ressuscite toutes les préoccupations sérieuses autant que les lubies autour d’une manipulation de virus, et cette fois du fait des USA. Nous n’en saurons rien puisque nous sommes sous traitement du sérum de vérité d’une presseSystème impeccablement alignée, mais ce n’est pas le cas du reste du monde, beaucoup plus vaste que notre petit-Paradis.
• … Et l’on voit bien que les Chinois sont les premiers concernés, on comprend pourquoi en souvenir des accusations de manipulation du Covid lancées contre eux il y a deux ans. La Chine se trouve doncde facto un peu impliquée dans le conflit et elle va donc s’engager beaucoup plus fermement et nettement au côté de la Russie, ou plutôt contre les USA, dans l’‘Ukrisis’.
Tout cela nous amène au point central de notre réflexion, qui est de voir, pour la première fois de façon aussi nette et documentée, les USA mis en mode défensif dans l’événement ‘Ukrisis’, dans une communication qu’ils manipulaient jusqu’alors massivement et d’une façon dominatrice. L’une des grandes et belles difficultés pour construire une narrative acceptable autour des 30/336 labos en Ukraine/dans le monde, c’est l’extrême complexité d’en faire des établissements consacrés au développement de la médecine, tandis que l’hypothèse de développement d’armes biologiques (Armes de Destruction Massive) a de beaux jours devant elle.
La chose est simple : les labos sont subventionnés par le Pentagone si l’on en croit des précisions qu’il apporte sur certaines de ses mises en lignes, et non par les services du docteur Fauci ou de tout autre organisme de santé US, selon les précisions apportées par Nuland elle-même. Même si les USA prétendent tenir en Ukraine le rôle de secouristes humanitaires, il est finalement difficile de déguiser le Pentagone en infirmière préoccupée du sort de tous les malades du monde.
Patrice de Plunkett : “L’objectif de la Maison Blanche était et reste d’empêcher la Russie de revenir parmi les puissances et d’empêcher l’Europe de s’entendre avec Moscou’
Patrice de Plunkett publie sur son blog son analyse de la situation :
Le cataclysme en Ukraine est l’effet de l’hostilité américaine envers la Russie depuis la fin des années 1990. Tout aurait pu se passer autrement depuis trente ans si l’Europe n’était pas vassale :
Avez-vous remarqué la pétulance avec laquelle nos journalistes télé, hommes et femmes, parlent de la guerre d’Ukraine ? (…) Mais on sent qu’il n’y a là nul affect de leur part : seulement l’excitation devant une “actu” qui rompt opportunément avec le Covid et qui colle – en prime – avec la norme idéologique de la corporation (dire : “nos valeurs”). N’espérons pas voir ces journalistes s’intéresser à la chaîne de cause à effet qui relie l’hostilité de Washington envers la Russie post-soviétique depuis la fin des années 1990, à l’évolution de cette Russie vers la guerre qu’elle déchaîne aujourd’hui. Ceci explique pourtant cela.
Tout eût pu se passer autrement. Le type de régime instauré à Moscou par Poutine n’était pas inéluctable : les choses auraient pu tourner autrement sans l’attitude obstinément antirusse de Washington… C’est en réaction à celle-ci que le Kremlin est tombé aux mains des tenants d’une ligne dure, alors que la Russie des premières années postsoviétiques aurait sincèrement pu s’ajuster au monde ouest-européen… Washington le lui laissa d’ailleurs espérer, pour commencer : notamment en signant un traité Russie-OTAN (1997). Avant de démasquer sa véritable intention : enserrer la Russie dans un dispositif stratégique hostile touchant ses frontières, plan qui violait (personne ne le rappelle aujourd’hui) le traité de 1997* ! L’objectif de la Maison Blanche était – et reste – d’empêcher la Russie de revenir parmi les puissances. Et d’empêcher l’Europe occidentale de s’entendre avec Moscou. Or cette obstination US ne pouvait avoir qu’un résultat : barrer aux Russes la voie de l’entente européenne, et susciter à Moscou un phénomène du type Poutine avec les conséquences désastreuses que l’on mesure en 2022.
L’Europe d’avant 2004 aurait aimé voir la Russie se rapprocher d’elle. Mais il y eut 2004 : l’entrée dans l’UE de la Pologne et des pays baltes, pays qui – traumatisés par l’histoire – ne conçoivent les relations avec la Russie que sur le mode de l’affrontement. Et en 2008, Washington, suivant son plan d’encerclement militaire de la Russie, a enjoint à Bruxelles d’intégrer l’Ukraine et la Géorgie dans l’OTAN… On n’alla pas jusque là. Mais l’effet était produit ; c’était pousser le Kremlin sur l’autre voie, celle de la psychose obsidionale – mère de toutes les guerres depuis l’aube des temps. La responsabilité américaine est donc lourde. Aujourd’hui nos journalistes répètent en chœur que Biden avait raison et que l’UE doit faire définitivement bloc avec les USA ; ils montrent ainsi, une fois de plus, leur incapacité à comprendre le monde réel.
Le Saint-Sacrifice
L’abbé Raffray (IBP) propose ici une belle catéchèse sur la messe:
Présidentielle: les jeux sont-ils faits ?
De Stéphane Buffetaut, vice-président du CNIP, élu vendéen et ancien député européen, pour le Salon beige:
A en croire bien des commentateurs, les jeux sont faits et la France et les Français vont subir cinq ans de plus Emmanuel Macron et la « macronie ». Rien de pire que le défaitisme à la veille du combat final. Et le pire n’est pas toujours certain. Certes, l’actuel occupant de l’Elysée bénéficie de la prime au sortant, et, hélas, de la guerre en Ukraine. Mais également de l’éclatement de l’opposition nationale. Des propos malheureux ont été échangés, comme si, en politique, il était difficile d’imaginer une compétition loyale.
La logique de la qualification pour le second tour explique bien des choses mais il se trouve qu’il y a justement un second tour et que, pour l’emporter, il convient de rassembler. Il est urgent d’arrêter les enfantillages, les postures, les faux procès et les indignations de commande. Pour se concentrer sur l’illusionniste qui occupe l’Elysée. Or celui-ci a échoué.
Echoué à régler réellement la crise des gilets jaunes. Les causes qui ont provoqué ce mouvement spontané existent toujours et les conséquences de la guerre en Ukraine vont les aggraver. Il se trouve que, contrairement à ce que semble penser la nomenklatura déracinée qui nous gouverne, nombre de nos concitoyens vivent difficilement même s’ils travaillent, que bien des retraités ne bénéficient que de petites retraites, notamment les agriculteurs, les anciens commerçants indépendants, les ouvriers et employés et que les dépenses contraintes (notamment d’énergie), l’inflation, le poids des taxes et de la bureaucratie peuvent aisément les faire basculer d’un équilibre précaire à la précarité.
Echoué à gérer la crise sanitaire de façon rationnelle. Président, Premier ministre, ministre de la Santé se sont ligués pour nous infliger des injonctions contradictoires, des propos aussitôt démentis par les mesures adoptées, des contraintes grotesques, des limitations de liberté excessives. Il serait trop long de les énumérer mais chacun se souvient de Véran expliquant l’inutilité des masques ou le fait que la validité du laisser passer sanitaire ne serait jamais liée à la troisième dose… Sans oublier les protocoles inapplicables, le café que l’on pouvait consommer assis mais pas debout… Tandis que l’administration hospitalière continuait de fermer des lits. Et tout ceci pour constater que l’épidémie suivait l’évolution prédite par des épidémiologistes voués aux gémonies!
Echoué à venir à bout d’une réforme des retraites mal engagée parce que mal conçue à la mode technocratique et destinée, notamment, à faire main basse sur certains régimes bien gérés et qui ne coûtent rien à l’Etat.
Echoué dans la mise au pas de « l’Etat profond » et dans la lutte contre le délire administratif qui « pourrit » la vie des Français. Echec prévisible puisqu’il est lui-même le produit le plus caricatural du système administratif français marié à la haute finance.
Echoué dans sa politique africaine où nous avons épuisé nos troupes, perdu des hommes, pour finir par nous retirer en ayant gâché des vieux liens d’amitié. Tout cela sous le regard d’une Union européenne qui ne nous a guère soutenus alors que notre combat contre le terrorisme islamiste la protégeait aussi.
Echoué enfin dans ses tentatives diplomatiques avec la Russie, mais échec inévitable car il n’avait rien à proposer puisque, depuis des décennies, l’Union européenne s’était alignée sur la folle politique américaine qui, plutôt que se faire un partenaire de la Russie post-soviétique, s’obstinait à en faire un adversaire, et n’hésitait nullement à jeter de l’huile sur le feu. Tous ces ignorants qui nous gouvernent semblent avoir oublié que la Russie de Nicolas II était une puissance clairement européenne, alliée de la France et du Royaume-Uni.
Que faire pour éviter que le grand illusionniste qu’est Macron se maintienne au pouvoir ? Se rappeler les mots de Lincoln : « On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps. » Nous devons dénoncer sans cesse les mensonges présidentiels, les incohérences, le cynisme et porter notre effort sur ceux qui se sont détournés du vote afin qu’ils retrouvent le chemin des urnes. Seul un candidat de rupture peut y parvenir. Alors « aux urnes citoyens » et rappelons-nous le proverbe romain : « qui entre pape au conclave en ressort cardinal » !
Réforme des retraites : faut-il croire le candidat Macron ou le président ?
Emmanuel Macron va proposer pour les salariés du privé, un départ à la retraite à 65 ans contre 62 ans aujourd’hui. Une information confirmée par le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal.
En 2019, Emmanuel Macron ne voyait pas comment forcer à travailler jusqu’à 64 ans, alors que les chômages de plus de 55 ans ont du mal à retrouver un travail.
Qui faut-il croire, le candidat ou le président ? En l’absence de débat…
Surtout ne pas diffuser cette vidéo qui est terrible pour nos dirigeants, en pleine période électorale…pic.twitter.com/QBoUhm4w2T
— Richard Krieger (@Krieger66362259) March 11, 2022
Première édition de la remise du prix KAIROS de la nouvelle école innovante
La Fondation Kairos pour l’innovation éducative a été créée en 2020 et est abritée par l’Institut de France. Elle a pour but de contribuer à l’amélioration du paysage éducatif en France et dans le monde. Actuellement, elle se concentre, en France, sur les trois axes suivants :
- Soutien financier aux écoles libres et aux projets éducatifs innovants, notamment par l’attribution chaque année du prix Kairos de la nouvelle école innovante.
- Organisation de séminaires, colloques et publications, pour défendre la liberté d’enseignement et les innovations permettant d’améliorer l’instruction, qui doivent être au cœur de la pensée sur l’éducation.
- Démocratisation de l’accès aux écoles libres, par le soutien financier aux écoles
La Fondation Kairos est présidée par Xavier Darcos, chancelier de l’Institut de France, et est administrée par Anne Coffinier, sa fondatrice, Chantal Delsol, membre de l’Institut, et Cédric de Lestrange.Elle s’appuie sur un conseil scientifique composé de :
- Véronique Blanc, DRAFPIC/DRAIO, ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, fondatrice de l’association R2E ;
- Mathieu Bock-Côté, sociologue, essayiste ;
- Monique Canto-Sperber, philosophe, ancienne directrice de l’École normale supérieure ;
- Anne Coffinier, fondatrice ;
- Jacques Delpla, économiste ;
- Chantal Delsol, philosophe, écrivain, membre de l’Institut, administratrice ;
- Jean-Noël Dumont, philosophe, fondateur du Collège supérieur de Lyon ;
- Henri Hude, philosophe, écrivain, ancien directeur de Stanislas, professeur à Saint-Cyr ;
- Thomas Jallaud, éditeur, PDG de Jallaud Édition ;
• Denis Kessler, économiste, chef d’entreprise, membre de l’Académie des sciences morales et politiques ; - Cédric de Lestrange, administrateur ;
- Paul Lignières, vice-recteur de la Catho de Paris, avocat honoraire, docteur en droit ;
- Pierre Manent, philosophe, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales ;
- Philippe Manière, président du cabinet Vae Solis Communications, journaliste, essayiste, ex-DG de l’Institut Montaigne ;
- François d’Orcival, journaliste, écrivain ;
- Jean-Robert Pitte, géographe, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques ;
- Patrick Roux, président de la FNEP ;
- Maryvonne de Saint-Pulgent, conseiller d’État honoraire, ancien directeur du Patrimoine.
En 2021, la Fondation a aidé 22 écoles.
Par l’apport financier de 30 000 euros pour le premier lauréat (et de 8 000 euros pour le second) et par la médiatisation du projet, un nouveau prix souhaite :
- encourager les innovations éducatives en les mettant en lumière et en les récompensant financièrement ;
- inciter des professeurs ou des personnes ayant un projet éducatif et une vision éducative à se lancer dans la création d’une école.
Le jury a souhaité honorer particulièrement les créateurs scolaires les plus remarquables, solides et originaux, avec leurs équipes, afin de continuer à soutenir les écoles alternatives de qualité, pour que tous les enfants qui souhaitent y étudier le puissent. En 2022, seules les écoles créées depuis moins de deux ans et constituées sous forme associative (à but non lucratif) ont été autorisées à concourir. Environ 10 % des écoles éligibles se sont présentées au concours.
Le jury du prix Kairos de la nouvelle école innovante s’est réuni le 19 janvier à Paris. Le jury a auditionné six porteurs de projets, qui avaient été préalablement présélectionnés parmi les quatorze candidatures reçues et recevables. Il s’agit de :
- l’école Saint-Nicolas, à Briennon (Loire)
- l’école La fourmilière, à Boffres (Ardèche)
- l’école de l’Étoile-Pyrénées, à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques)
- l’école collège Tzama, à Kembs (Haut-Rhin)
- l’école Walt, à Paris (11e arrondissement)
- le collège Montessori-Les Arches, à Pontarmé (Oise)
Les lauréats sont les suivants :
- 1er prix : l’école Saint-Nicolas, à Briennon (Loire), avec une dotation de 30 000 euros ;
- 2e prix : l’école collège Tzama, à Kembs (Haut-Rhin), avec une dotation de 8 000 euros ;
- Mention spéciale du jury pour l’école Walt (Paris), pour les enfants neuro-atypiques (sans dotation).
Tuée par son frère et son oncle pour s’être convertie
La Journée internationale de la femme a été marquée, dans le Kurdistan irakien, par l’annonce de la mort violente d’une jeune femme de 20 ans, tuée par son frère et son oncle pour cause de conversion au christianisme.
« au fait qu’elle voulait vivre seule, ayant quitté après quatre ans un mari qu’elle avait été forcée d’épouser à l’âge de 12 ans ».
Le crime a eu lieu près de l’aéroport international d’Erbil, non loin d’Ankawa, un quartier majoritairement chrétien d’Erbil.
