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L’infiltration de LREM par le parti communiste chinois

Buon Tan, né au Cambodge, est un député LREM. Il s’est distingué tout au long de son mandat parlementaire par sa promotion de la République populaire de Chine, se faisant le soutien du gouvernement chinois sur de nombreux sujets, y compris face aux accusations de violation des libertés publiques. Ainsi, il est qualifié par Le Monde de « relais d’influence de la Chine à l’Assemblée nationale ». Depuis 2013, il est membre du conseil exécutif de l’Association pour l’amitié des Chinois de l’étranger, institution créée par le Parti communiste chinois. Au sein de l’Assemblée nationale, il est président du Groupe d’amitié France-Chine.

En 2018, il reçoit le Overseas Chinese Newsmaker, prix attribué par le Bureau des Chinois de l’Étranger pour récompenser les Chinois les plus influents au service du régime hors de Chine. D’après Le Monde, Buon Tan aurait « fait l’objet, en 2017, d’une note de renseignement envoyée au président français, Emmanuel Macron, évoquant des risques d’ingérence ». Mais cela n’a pas empêché LREM de l’investir pour les prochaines législatives.

En août 2019, il fit partie des députés LREM ayant choisi de ne pas signer la lettre du député LREM, Jean-François Cesarini, appelant le gouvernement français à se prononcer en soutien des Hongkongais.

Le 20 janvier 2022, alors que l’Assemblée nationale votait la proposition de résolution portant sur la reconnaissance et la condamnation des violences politiques perpétrées par la République populaire de Chine à l’égard des Ouïghours, il est le seul député sur les 175 députés votants à voter contre la résolution.

Un rapport en anglais détaille l’influence de Buon Tan au sein de LREM. Buon Tan est membre de l’organisation du département du Front uni depuis au moins 2008 quand il a été nommé au conseil de l’Association pour l’amitié de la Chine outre-mer (COFA), dont il est membre du conseil exécutif depuis mai 2019. En 2019, il fut, comme invité, placé au premier rang d’une réunion du Front uni à Pékin. On peut le voir serrer la main du président Xi Jinpinp. Il a aussi appartenu de 2013 à 2019 à l’Association des échanges outre-mer (COEA) dont la vocation est “d’établir de très nombreux contacts avec des Chinois à l’étranger dans le but de faire venir des capitaux, des technologies et des talents en Chine”.

Ses relations avec le département de liaison internationale du comité central l’ont conduit en 2017 dans une réunion consacrée au dialogue avec les responsables politiques étrangers à laquelle participait aussi l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, lequel vient d’apporter son soutien à Emmanuel Macron.

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Débat sur le conflit qui ensanglante l’Ukraine

Boulevard Voltaire a organisé un débat entre Patrick Edery, le patron de tysol.fr, l’organe de presse francophone du syndicat polonais Solidarność, et l’humanitaire et essayiste Nikola Mirkovic, auteur du livre Le Martyre du Kosovo (France Empire, 2020).

Ils confrontent leurs regards sur le terrible conflit qui ensanglante l’Ukraine. Quelles sont les responsabilités de la Russie de Poutine, de l’OTAN, de l’Union européenne ? Pour quels enjeux ? Un débat riche, dense, frontal, qui bouscule toutes les convictions, n’épargne personne et ouvre sur la complexité des origines de la tragédie ukrainienne. A voir pour comprendre et se faire une opinion.

Marine le Pen veut “dénazifier” le parti d’Eric Zemmour

A l’heure où Vladimir Poutine veut dénazifier l’Ukraine, la nouvelle attaque de Marine Le Pen contre Eric Zemmour est à nouveau violente et d’autant plus sans fondement qu’elle se refuse à nouveau de citer le moindre nom :

Christine Boutin : “Le quinquennat de monsieur Macron est une catastrophe par rapport au respect de la dignité de la personne humaine”

Toujours dans Chrétiens magazine, Christine Boutin est longuement interrogée sur l’actualité et son soutien à Eric Zemmour. Extraits : :

“(…) L’entrée en guerre en Ukraine ne peut pas être sans conséquence sur l’élection présidentielle française. A cela s’ajoute la crainte de son extension au monde. Ici encore, seule la prière peut nous permettre d’agir pour obtenir sa fin. Ce conflit aura bien sûr des conséquences sur nos vies. Il s’agit pour chaque citoyen de choisir par son vote, la priorité qu’il veut conforter. Le quinquennat de Monsieur Macron est une catastrophe, je dis bien une catastrophe par rapport au respect de la dignité de la personne humaine.

Monsieur Macron n’a fait qu’accélérer le non-respect de la personne humaine : non seulement par ses paroles mais aussi ses actes quand il traitait les gens de « rien », quand il insultait les gilets jaunes ou un chômeur en lui expliquant qu’il n’avait qu’à traverser la rue pour trouver un emploi, quand il a fait passer les lois bioéthiques, la PMA, quand il a dit vouloir « emmerder » certains français en limitant nombre de nos libertés. Tout cela est une preuve factuelle incontestable.

Pourquoi voulez-vous que M. Macron change ? Sur le plan de la vie, de l’humanité, il nous proposera toujours plus de transgression, c’est assuré, c’est son choix de toute puissance. Ce quinquennat en est la preuve !

Donc à chacun de choisir en s’exprimant par son vote. Certains catholiques ne veulent pas prendre de risque pour protéger leurs avoirs, leur patrimoine et devant la complexité du moment s’engagent à voter E. Macron … Pourtant les biens, l’argent sont bien fragiles surtout quand on a la guerre à quelques heures de chez nous. Comment ne pas se rappeler la parabole du jeune homme riche de l’Évangile à qui Jésus dit : Vend tous tes bien et suis-moi. Ce qui intéresse M. Macron c’est la toute-puissance, c’est l’argent, la mondialisation devant qui les hommes doivent s’incliner, l’effacement des identités nationales, l’effacement de l’esprit des nations, que tout soit mis au plan mondial au service de quelques puissants.

Personnellement, je soutiens Éric Zemmour. Il est Juif, et je suis catholique, et je ne partage pas tous les points qu’il soutient. Mais de tous les candidats de droite ou de gauche, il est le seul qui, instinctivement, intuitivement, intellectuellement a compris que cette élection de 2022 est d’un enjeu gravissime. C’est lui qui a mis au bon niveau les sujets de la campagne, celui d’un changement civilisationnel.

De plus, la campagne révèle chaque jour sa capacité à être un chef d’État. Dans le domaine   où j’ai quelques compétences, celui de la dignité de la personne, Éric Zemmour est le seul à choisir la priorité biologique ! C’est un enjeu de civilisation. Sa proposition de choisir le droit du sang contre le droit du sol, en est une des illustrations.

Certains craignent d’être jugés comme extrémiste de Droite. N’ayez pas peur ! Ce sont des pressions habituelles infondées. Zemmour est un conservateur, pas un extrémiste. Et que vaut ce jugement que l’on nous attribue, face à la survie de notre civilisation judéo-Chrétienne ?

Si nous lui faisons confiance, lui qui aime la France comme beaucoup de français et qui la voient se renier, nous pouvons espérer que notre Nation redevienne fidèle à sa mission comme fille aînée de l’Église, ce n’est pas rien.

Hier a été voté à l’Assemblée Nationale Française, avec peu de députés, l’allongement de la durée d’avortement, à quatorze semaines. Qu’en pensez-vous ?

Cette loi inique qui autorise l’avortement à 14 semaines a été votée dans l’indifférence générale par 191voix sur 577 députés et seulement 47 contre. De quoi s’agit-il ? L’embryon que nous avons tous été, est formé à quatorze semaines On voit ses jambes, sa tête, ses bras son corps. Pour réaliser cet avortement, pardonnez-moi de la brutalité de la réalité,  il faut écrabouiller, je dis bien écrabouillé la tête du fœtus. On est obligé aussi de le démembrer. C’est une image épouvantable, oui ! est-ce un acte humain ou barbare ? Pour moi il est barbare. Avoir voté ce texte fait rentrer la barbarie dans notre législation française.

Comment être aveugle au point de ne pas voir combien notre pays se déshumanise ? Comment ne pas s’inquiéter , au moment où l’on efface toutes les limites pour le plus petit d’entre nous  ( et que nous avons tous été),  des futures initiatives législatives du président de la république actuel s’il était réélu. Il faut que nous prenions conscience de la réalité et arrêter de jouer à ne pas regarder   le réel . Nous devons nous battre pour ne plus accepter l’inacceptable : démembrer un embryon et écraser sa tête, est un acte barbare .

Comment comprenez-vous la priorité donnée par le président Macron, à légiférer sur les lois bioéthiques, la PMA et maintenant l’allongement du délai d’avortement, avant la GPA qui sera son prochain objectif s’il était réélu :

A partir de mon expérience de plus de 30 ans dans la vie politique française au plus haut niveau, j’affirme que le MENSONGE, le déni du réel, est le fondement de beaucoup de nos choix politiques notamment pour ce qui touche à l’Humain. Malheureusement , nous y trouvons souvent notre compte et restons silencieux (…)

Sur la question de savoir ce qui guide l’empressement à légiférer depuis des années sur la manipulation de l’humain (lois bioéthique, PMA etc…) la réponse est assez simple, on la retrouve dans la Genèse : L’homme a toujours voulu jouer à Dieu pour se passer de Lui ! Mais depuis quelques années il y a effectivement un dérapage très important sur les questions qui touchent à la Vie, les décisions s’accélèrent et la question du sens de la vie et de l’existence de la dignité humaine deviennent prégnantes ou oubliées.

Le dérapage vient de  la rapidité et du développement de nos connaissances en sciences et en biologie, cela nous a fait croire que tout était possible. C’est ainsi que la transgression, toujours très séduisante, toujours très attractive est devenue la norme pour les choix relatifs la vie, au détriment des questions de fond du sens de la vie, de la dignité de la personne, du respect de la vie…

A quoi attribuez-vous l’évolution de ces priorités parlementaires alors que nous sommes en crise sanitaire, que nous avons une élection présidentielle dans un mois, et que nous avons vécue trois années de problèmes sociaux non résolues avec les gilets jaunes ?

(…) Lorsque je me suis opposée au PACS comme parlementaire, un lobby, très instrumentalisé par des militants homosexuels, et eux-mêmes instrumentalisés a voulu enfermer ceux qui étaient opposés au PACS comme des homophobes, des archaïques. Or notre volonté était de prendre en compte le besoin de certains qui vivaient en couple, dans différentes situations de la vie, comme succession, retraite, sécurité sociale… en réformant les codes qui pouvaient l’être, sans créer un plagiat au mariage (…)

Le Mariage pour tous a été voté sous le quinquennat de François Hollande ( sous la houlette de Christianne Taubira, alors ministre de la Justice). Une fois voté, le « fruit » était mûr pour la PMA, sous le quinquennat d’Emmanuel Macron, non hostile à tous ces choix, lors   des dernières lois de bioéthique. La logique introduite par cette volonté de mariage de couples homosexuels qui, par nature, ne peuvent pas avoir d’enfants, a conduit au vote de la PMA pour les femmes. Et au nom du principe d’Égalité de notre devise, je vous le prédis, la GPA sera à l’ordre du jour bientôt, pour les couples d’hommes, si nous nous ne disons pas NON.”

Quand Joe Biden faisait virer le procureur ukrainien qui enquêtait sur son fils

A l’époque, Joe Biden était vice-président de Barack Obama. Ce long article explique comment, dans la famille Biden, il y a le père qui prônait, aux yeux du monde, sa volonté de lutter ardemment contre la corruption en Ukraine, et de l’autre, son fils qui s’enrichissait dans une société gazière vérolée par la corruption :

C’est une longue histoire qui unie la famille Biden à l’Ukraine. Hunter Biden, le plus jeune des fils de Joe, a notamment beaucoup fait parler de lui lorsqu’il a intégré le conseil d’administration d’une société gazière ukrainienne (plus que douteuse), quand son père était vice-président d’Obama. Ironie du sort, au même moment, Joe Biden incitait les dirigeants ukrainiens, de l’époque, à accentuer leurs actions contre la corruption. Biden avait une telle influence en Ukraine qu’il pouvait faire virer le procureur Ukrainien qui enquêtait sur son fils (…)

Joe Biden a, donc, probablement utilisé sa position de vice-président, pendant la présidence de Barrack Obama, pour permettre à son fils Hunter de gagner des millions sur un système de commerce de gaz en Ukraine (…)

Durant son mandat en tant que vice-président d’Obama, Biden s’est rendu plus de dix fois en Ukraine.  L’intérêt considérable que Joe Biden a porté à l’Ukraine, durant ce mandat, signifiait que l’attention des États-Unis à l’égard de ce pays serait instantanément accrue dès l’arrivée au pouvoir de la nouvelle administration présidée par Biden.

On ne saurait nier son influence sur la politique ukrainienne à l’époque … qu’en est-il aujourd’hui ?

Emmanuel Macron déclare sa candidature au dernier moment, Eric Zemmour lui répond immédiatement !

Emmanuel Macron a finalement décidé de déclarer sa candidature à sa propre réélection en publiant une lettre dans la presse quotidienne régionale :

Depuis cinq ans, nous avons traversé ensemble nombre d’épreuves. Terrorisme, pandémie, retour de la violence, guerre en Europe : rarement, la France avait été confrontée à une telle accumulation de crises. Nous avons fait face avec dignité et fraternité (…) je sollicite votre confiance pour un nouveau mandat de Président de la République. Je suis candidat pour inventer avec vous, face aux défis du siècle, une réponse française et européenne singulière. Je suis candidat pour défendre nos valeurs que les dérèglements du monde menacent. Je suis candidat pour continuer de préparer l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants. Pour nous permettre aujourd’hui comme demain de décider pour nous-mêmes (…)

C’est pourquoi le moment électoral qui s’ouvre est si important. Cette élection présidentielle déterminera les directions que le pays se donne à lui-même pour les cinq années à venir et bien au-delà. Bien sûr, je ne pourrai pas mener campagne comme je l’aurais souhaité en raison du contexte (…) [voir l’intégralité ici]

Eric Zemmour a choisi le même jour pour diffuser une lettre qui sera distribuée aux Français par les militants de Reconquête! et s’est adressé directement à Emmanuel Macron sur son bilan dans une vidéo sur YouTube déjà vue plus de 150 000 fois :

 

Le président ukrainien Zelinsky a menti : les Russes n’ont pas détruit le mémorial juif de Babi Yar

Manipulations, mensonges, censure, nous disions ici que la guerre médiatique était lancée. Les Français croulent actuellement sous une propagande terrible venant d’Ukraine et relayée de manière naïve ou complaisante. Un des plus gros bobards était tellement gros, la soi-disant destruction du mémorial juif de Babi Yar à Kiev, que même Libération a été obligé de le démentir :

Mardi, des bombardements russes visant la tour de la télévision à Kyiv ont fait cinq morts et cinq blessés (…) Cette attaque a été dénoncée par le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui a appelé la communauté internationale à s’indigner. Dans un tweet s’adressant «au monde entier», il alerte : «A quoi ça sert de dire “plus jamais ça” pendant 80 ans, si le monde se tait quand une bombe tombe sur le même site de Babi Yar ? Au moins cinq personnes sont mortes. L’histoire se répète…» Sur Twitter, le chef de l’administration présidentielle ukrainienne, Andriï Iermak a qualifié les Russes de «barbares [qui] sont en train de massacrer les victimes de la Shoah pour la deuxième fois» (…)

Présente ce mercredi matin sur place, la journaliste de l’AFP, Daphné Rousseau a publié deux photos des sculptures mémorielles encore intactes dédiées aux enfants morts et de la Menorah (le chandelier à sept branches) en hommage aux juifs exécutés. La reporter constate : «Le mémorial lui-même, un parc situé à 1 kilomètre de la tour, est intact comme vous pouvez le voir». Dans sa dépêche, l’AFP ajoute que le mémorial «n’a pas été directement touché par les frappes.»

 

L’avènement de la Russie et du nouveau monde selon Vladimir Poutine

La Fondation pour l’innovation politique a traduit un document de l’agence russe RIA Novosti, titré « L’avènement de la Russie et du nouveau monde ». Cet article a été accidentellement mis en ligne le 26 février 2022 puis immédiatement retiré car ayant vocation à être publié après l’occupation de l’Ukraine par la Russie. Sous réserve de son authenticité, il montre la vision stratégique de Vladimir Poutine qui parait essentielle à connaître plutôt que de le traiter de fou :

Un nouveau monde naît sous nos yeux. L’opération militaire russe en Ukraine a inauguré une nouvelle ère, et ce en trois dimensions (1) à la fois. Sans oublier la quatrième, la dimension interne à la Russie. Une nouvelle période commence aujourd’hui, à la fois d’un point de vue idéologique et socioéconomique ; mais ce sujet mérite d’être abordé plus tard.

La Russie restaure son unité. En effet, la tragédie de 1991, cette terrible catastrophe de notre histoire, cette dislocation contre nature, est enfin surmontée. Cette restauration exige de grands sacrifices, par les événements tragiques d’une quasi-guerre civile, où des frères, séparés par leur appartenance aux armées russe et ukrainienne, se tirent encore dessus, mais il n’y aura plus d’Ukraine antirusse. La Russie est rétablie dans son intégralité historique, rassemblant le monde russe, le peuple russe : les Grands-Russes (2), les Biélorusses et les Petits-Russes (3).

Abandonner l’idée de cette réunification, laisser cette division temporaire s’installer pendant des siècles, c’est trahir la mémoire de nos ancêtres et se faire maudire par nos descendants pour avoir laissé la terre russe se désintégrer.

Vladimir Poutine a assumé, sans exagération aucune, une responsabilité historique en prenant la décision de ne pas laisser la question ukrainienne aux générations futures. En effet, la nécessité de régler le problème de l’Ukraine ne pouvait que demeurer la priorité de la Russie et ce pour deux raisons essentielles. Et la question de la sécurité nationale de la Russie, c’est-à-dire laisser l’Ukraine devenir une anti-Russie, n’est pas la raison la plus importante.

La raison principale est un éternel complexe des peuples divisés, un complexe d’humiliation nationale dû au fait que le foyer russe a d’abord perdu une partie de ses fondations (Kiev), et doit supporter l’idée de l’existence de deux États, de deux peuples. Continuer à vivre ainsi serait renoncer à notre histoire, soit en acceptant l’idée insensée que « seule l’Ukraine est la vraie Russie » ou en se rappelant, impuissants et en grinçant des dents, l’époque où « nous avons perdu l’Ukraine ». Au fil des décennies, la réunification de la Russie avec l’Ukraine, deviendrait de plus en plus difficile : le changement des codes, la dérussification des Russes vivant en Ukraine et la propagande antirusse parmi les Petits-Russes ukrainiens auraient pris de l’ampleur. Aussi, si l’Occident avait consolidé le contrôle géopolitique et militaire en Ukraine, le retour à la Russie serait devenu totalement impossible, puisque les Russes auraient dû affronter tout le bloc atlantique. 

À présent, ce problème n’existe plus : l’Ukraine est revenue à la Russie. Ce retour ne signifie pas que l’Ukraine perdra son statut d’État. Simplement, elle sera transformée, réorganisée et rendue à son état originel en tant que partie intégrante du monde russe. Sous quelles frontières ? Sous quelle forme ? Une alliance avec la Russie sera-t-elle établie, par l’intermédiaire de l’OTSC et de l’Union économique eurasienne ou en tant qu’un État faisant partie de l’Union de Russie et de Biélorussie ? Cela sera décidé une fois que l’Ukraine antirusse n’existera plus. Quoi qu’il en soit, la période de division du peuple russe touche à sa fin. 

C’est ici que commence la deuxième dimension de la nouvelle ère qui s’annonce : elle concerne les relations de la Russie avec l’Occident, et non seulement de la Russie, mais du monde russe, c’est-à-dire, des trois États : la Russie, la Biélorussie et l’Ukraine, agissant comme une seule entité géopolitique. Ces relations sont entrées dans une nouvelle phase, et l’Occident voit la Russie revenir à ses frontières historiques en Europe. Il s’en indigne bruyamment, bien qu’au plus profond de son âme, il doit admettre qu’il ne pouvait en être autrement.

Qui, dans les vieilles capitales européennes, à Paris ou à Berlin, pouvait réellement croire que Moscou renoncerait à Kiev ? Que les Russes seraient à jamais un peuple divisé ? Et ce, au moment même où l’Europe s’unit, où les élites allemandes et françaises tentent de reprendre le contrôle de l’intégration européenne aux Anglo-Saxons et de bâtir une Europe unie ! En oubliant que l’unification de l’Europe n’a été rendue possible que par l’unification de l’Allemagne, qui s’est faite grâce à la bonne – bien que pas très intelligente – volonté russe. Toute prétention aux terres russes est plus que le comble de l’ingratitude, c’est de la bêtise géopolitique. L’Occident dans son ensemble, et l’Europe en particulier, n’avait pas le pouvoir de maintenir l’Ukraine dans sa sphère d’influence, et encore moins celui de s’emparer de l’Ukraine. Pour ne pas le comprendre, il fallait être un imbécile en géopolitique.

Pour être plus précis, il n’y avait qu’une seule option : parier sur la poursuite de l’effondrement de la Russie, c’est-à-dire de la Fédération de Russie. Mais le fait que cette option n’a pas fonctionné aurait dû être clair il y a déjà vingt ans. Il y a quinze ans, après le discours de Poutine à Munich, même les sourds auraient pu entendre que la Russie était de retour.

Aujourd’hui, l’Occident essaie de punir la Russie d’être revenue, d’avoir empêché les Occidentaux de s’enrichir à ses dépens, d’avoir arrêté l’expansion occidentale vers l’est. Cherchant à nous punir, l’Occident croit que nos relations avec lui sont d’une importance vitale. Mais ce n’est plus le cas depuis déjà bien longtemps. Le monde a changé, et les Européens, aussi bien que les Anglo-Saxons qui gouvernent l’Occident le comprennent. Toute pression occidentale sur la Russie sera vaine. Les dégâts dus à l’escalade de la confrontation seront bilatéraux, mais la Russie y est moralement et géopolitiquement préparée, quand une aggravation de l’opposition entraînera pour l’Occident des coûts importants, dont les principaux ne seront pas forcément économiques. 

L’Europe, en tant qu’Occident, voulait l’autonomie. En effet, le projet allemand d’une grande Europe intégrée est un non-sens stratégique si les Anglo-Saxons maintiennent un contrôle idéologique, militaire et géopolitique sur l’Ancien Monde. De plus, ce projet ne peut pas aboutir puisque les Anglo-Saxons ont besoin d’une Europe qu’ils contrôlent. Cependant l’Europe doit chercher l’autonomie pour une autre raison : au cas où les États-Unis s’isoleraient (en raison de leurs conflits internes grandissants et de leurs controverses), ou se concentreraient sur la région Pacifique, où le centre de gravité géopolitique se déplace aujourd’hui.

Les Anglo-Saxons entraînent l’Europe dans une confrontation avec la Russie et privent ainsi les Européens de toute chance d’indépendance. De la même manière, l’Europe tente d’imposer une rupture avec la Chine. Si les atlantistes se réjouissent aujourd’hui que la « menace russe » unifie le bloc occidental, Berlin et Paris doivent comprendre qu’ayant perdu tout espoir d’autonomie, le projet européen s’effondrera à moyen terme. C’est pourquoi les Européens indépendants d’esprit ne sont pas du tout intéressés par la construction d’un nouveau rideau de fer à leurs frontières orientales, réalisant qu’il se transformera en enclos pour l’Europe. L’époque du leadership mondial de l’Ancien Monde (plus précisément, un demi-millénaire) est de toute façon révolue. Cependant, diverses options sont encore possibles pour son avenir.

La troisième dimension des événements actuels est l’accélération de la construction d’un nouvel ordre mondial, dont les contours sont de plus en plus clairement dus au fait que la mondialisation anglo-saxonne est aussi répandue. Un monde multipolaire est enfin devenu une réalité. Dans cette opération en Ukraine, seul l’Occident s’oppose à la Russie, parce que le reste du monde le comprend parfaitement : c’est un conflit entre la Russie et l’Occident, c’est une réponse à l’expansion géopolitique des atlantistes, c’est le retour de la Russie à son espace historique et à sa place dans le monde.

La Chine, l’Inde, l’Amérique latine, l’Afrique, le monde islamique et l’Asie du Sud-Est, plus personne ne croit que l’Occident dirige l’ordre mondial, et encore moins qu’il en fixe les règles du jeu. La Russie n’a pas seulement défié l’Occident, elle a montré que l’ère de la domination occidentale mondiale peut être considérée comme complètement et définitivement révolue. Le nouveau monde sera construit par toutes les civilisations et tous les centres de pouvoir, et ce, évidemment, en collaboration avec l’Occident (uni ou non), mais celui-ci ne pourra plus imposer ni ses termes ni ses règles.

Notes

  1. L’auteur fait ici référence à trois dimensions : la volonté que l’Ukraine redevienne un territoire russe, la redéfinition des relations entre la Russie et l’Occident, l’accélération de la construction d’un nouvel ordre mondial.
  1. Référence à la Grande Russie, le nom historique des territoires de la Russie centrale européenne, et plus tard, de toute la Russie.
  1. Référence à la Petite Russie, nom historique en usage sous l’Empire russe de la majorité de l’actuelle Ukraine.

Eric Zemmour : “Je suis le seul candidat qui affirme que le catholicisme a fait la France”

Chrétiens magazine a interrogé Eric Zemmour sur la dignité humaine, les libertés fondamentales et sur le mondialisme :

Des lecteurs de Chrétiens magazine nous disent que vous ne changerez rien à la loi sur l’avortement. Ne vaut-il pas mieux légiférer en faveur de la famille, encourager la natalité et accompagner les femmes en détresse plutôt que de sacraliser la mort, est-ce que la vie est sacrée pour vous ?

Je pense que l’on juge une société à l’attention qu’elle porte aux plus faibles. Je suis contre l’allongement du délai légal d’avortement et je suis opposé à toutes les mesures visant à sa banalisation et à l’abrogation de l’objection de conscience des professionnels de santé.

Je m’engage au retour d’une politique nataliste forte et je prévois de revenir à l’universalité des allocations familiales, de doubler le plafond du quotient familial, de créer une bourse naissance pour chaque enfant né dans un territoire rural, et de supprimer les aides sociales aux étrangers extra-européens.

Monsieur Macron a décidé de limiter le nombre de personnes dans les Églises lors de la Sainte messe dominicale, et M. Jean-Frédéric Poisson, président de Via (ex PCD) a gagné une procédure de référé-liberté au Conseil d’État pour supprimer cette limitation. Prendrez-vous des mesures pour qu’un tel diktat ne puisse plus jamais se répéter ?

Les mesures sanitaires prises par le gouvernement actuel depuis deux ans ont été disproportionnées et non fondées sur une approche scientifique étayée. Elles ont été et sont encore injustes et discriminatoires. Je m’engage pour l’avenir à ce que les libertés fondamentales individuelles comme collectives soient garanties dans le respect de l’état de droit. Je supprimerai tout « passe sanitaire » ou « vaccinal » au lendemain de l’élection.

Monsieur Sarkozy, n’a jamais dit dans ses meetings de campagne, ni dans ses programmes pré électorales, être un adepte du Nouvel Ordre Mondial. Or il a fait plusieurs déclarations (qui intriguent nos lecteurs) nous conduisant à un parallèle avec le discours du président John F Kennedy devant l’Association des éditeurs de journaux, en 1961. « Nous sommes confrontés dans le monde à une conspiration monolithique et implacable qui repose essentiellement sur des moyens secrets pour étendre sa sphère d’influence ». Que vous inspire les positions du président Sarkozy (déclaration à l’Élysée le 16/01/2009, discours à NY le 23/09/2009), partagées par Messieurs Schwab, Atali, et M. Macron qui a dit la même chose à au congrès Américain en 2108 dans son discours sur le multi libéralisme). Êtes-vous préparé à la confrontation de ces puissants milieux mondialistes influents ?

J’ai souvent dénoncé les dérives de nombre d’organismes internationaux, et aussi de sommets et de rencontres entre les dirigeants qui tentent d’imposer une forme « d’ordre mondial ». Les idéologies qui y sont véhiculées visent clairement à déconstruire les nations souveraines, notamment européennes, au détriment de leurs intérêts propres.

Sans prêter le flanc à l’accusation de « complotisme », une de mes priorités est de protéger l’indépendance de la France. Et pour nous soustraire des influences extérieures, je m’engage à : adopter une stratégie diplomatique et militaire axée sur la défense des intérêts français, à sortir du commandement intégré de l’OTAN, à assurer notre sécurité géostratégique, à renforcer notre dissuasion nucléaire.

Je tiens à dire aux lecteurs de Chrétiens Magazine, que je suis le seul candidat qui affirme que le catholicisme a fait la France.

Île de Ré : la statue de la Vierge devra être déplacée, selon la justice

La statue de la Vierge, évoquée ici, doit être retirée, a conclu le tribunal administratif de Poitiers ce mercredi 3 mars.

La municipalité de la ville a six mois pour retirer ce monument.

Datant de 1955, c’est une réplique qui est installée dans la ville après qu’un automobiliste ai percuté l’original en 2020.

La statue a été érigée en 1945 à l’initiative d’une famille résidant sur le territoire de la commune pour célébrer le retour sains et saufs d’un père et de son fils de la Seconde Guerre mondiale. Installée à l’origine dans un jardin privé, elle a été donnée à la commune et placée à son emplacement actuel en 1983. L’actuelle est une réplique qui est installée après qu’un automobiliste ai percuté l’original en 2020.

Le retrait de la statue de l’espace public avait été réclamé par l’association Libre pensée 17.

La mairie de La Flotte envisage de faire appel.

Ukraine : jonction des troupes russes et du Donbass à l’est, nouvelles négociations de paix

De Nicolas Hellemme :

Une semaine après le début de l’opération militaire russe en Ukraine le 24 février dernier, les troupes russes continuent leur progression alors que des pourparlers de paix ont repris ce soir en Biélorussie – Poutine, qui s’apprêtait à s’adresser à la nation russe sur le sujet, a décalé son intervention d’une heure et demie.

Plus tôt dans la journée, Emmanuel Macron – qui doit annoncer être candidat pour un second mandat ce soir par une lettre à la presse quotidienne régionale, la plus lue, a téléphoné à Vladimir Poutine mais cette discussion ne lui a guère permis de faire valoir son point de vue, selon des sources russes.

Dans le centre-nord de l’Ukraine, entre la frontière biélorusse et la capitale Kiev, les forces russes ont concentré près de 2500 véhicules blindés en tous genres. Dans la nuit, des missiles guidés Kalibr ont frappé des états-majors ukrainiens à Kiev et dans le sud de l’Ukraine, tandis que d’autres cibles militaires situées à Kharkov, Kramatorsk, Tchernigov et Zhitomir étaient bombardées.  L’armée ukrainienne a tenté une contre-attaque cet après-midi à Butcha mais a été renvoyée à ses positions de départ, non sans avoir déployé un drapeau sur le bâtiment de la mairie.

A l’est, les troupes russes et de la république de Lougansk (LNR) ont fait leur jonction à Novoaïdar et continuent vers le sud, pour se réunir avec celles de la DNR et la force qui remonte de Crimée vers le nord-est, de façon à encercler le groupe d’armées situé face au Donbass, dans les agglomérations de Slaviansk et Kramatorsk. Ce groupe connaît déjà une crise de carburant aigue – des troupes en retraite abandonnent leurs moyens lourds, chars et VAB, dont une vingtaine ont été récupérés ce 3 mars par les troupes du Donbass et remis en service.

Le gouvernement ukrainien a annoncé l’arrivée de 16.000 volontaires de l’étranger – le chiffre réél serait, selon diverses sources, à diviser au moins par quatre. Le ministère de la Défense ukrainien a aussi annoncé l’arrivée d’un premier lot de roquettes antichar en provenance d’Allemagne, et d’autres armes cette nuit, livrée par la frontière slovaque et polonaise. Néanmoins, un peu partout en Ukraine les russes saisissent des centaines de roquettes anti-char européennes et américaines, neuves et dont les troupes ukrainiennes ne se sont visiblement pas servies.

Dans le sud du pays, les troupes russes prennent le contrôle des villes de Energodar et de Nikolaiev, elles avancent aussi en direction de Zaporojie et d’Odessa.

Sur le plan international, la hausse des cours du blé, de l’alumininium, du nickel, du pétrole et du gaz se poursuit. La Russie a aussi annoncé cesser la livraison de moteurs de fusées aux Etats-Unis, ainsi que l’entretien de moteurs déjà livrés – ce qui compromet le programme spatial américain. De leur côté, les constructeurs automobiles allemands et japonais ont annoncé cesser l’export de leur production vers la Russie et la fabrication dans ce même pays. La Corée du Sud de son côté souhaite se maintenir sur le marché russe pour les biens civils, et les sortir des sanctions du bloc occidental.

I-Média : Manipulations, censure… la guerre médiatique est déclarée

L’image de la semaine

Changement d’ère médiatique avec la fin du Covid-19, totalement éclipsé par la guerre en Ukraine.

Bobards de guerre : armes de désinformation massive

Petite recension de quelques manipulations commises par des journalistes durant les premiers jours de la guerre entre la Russie et l’Ukraine.

Hystérie générale contre la Russie

Entre les concerts d’orchestres russes annulés et les propos délirants de Bruno Le Maire, on semble assister à une hystérie générale.

Censure et chasse aux sorcières

La censure incroyable de Russia Today en Europe a de quoi laisser pantois ! Plus largement, on voit se mettre en place une censure de toutes les opinions contraires à la doxa.

Impact sur la présidentielle

Cette guerre entre l’Ukraine et la Russie n’est pas qu’une affaire internationale. Ses conséquences sur la vie politique française sont déjà bien visibles.

Les évêques ukrainiens de rite latin demandent au pape de consacrer l’Ukraine et la Russie au Cœur Immaculé de Marie

Les évêques ukrainiens catholiques de rite latin ont demandé au pape François de consacrer l’Ukraine et la Russie au Cœur Immaculé de Marie dans une lettre mise en ligne en ce Mercredi des Cendres sur leur site internet :

Saint Père !

En ces heures de douleur incommensurable et d’épreuve terrible pour notre peuple, nous, les évêques de la Conférence épiscopale d’Ukraine, nous faisons les porte-parole de la prière incessante et sincère, soutenue par nos prêtres et nos personnes consacrées, qui nous vient de tout le peuple chrétien pour confier notre Patrie et la Russie à Votre Sainteté.

En réponse à cette prière, nous demandons humblement à Votre Sainteté d’accomplir publiquement l’acte de consécration au Sacré-Cœur Immaculé de Marie de l’Ukraine et de la Russie, comme demandé par la Sainte Vierge à Fatima.

Que la Mère de Dieu, Reine de la Paix, accepte notre prière : Regina pacis, ora pro nobis !

Emmanuel Macron prépare l’annonce de sa candidature : Manuel Valls, le passeport vaccinal…

Pour ceux qui en doutaient, Emmanuel Macron a confirmé son intention de briguer un second mandat, en officialisant sa candidature à l’élection présidentielle de 2022 avec une «Lettre aux Français», qui sera publiée jeudi soir et diffusée vendredi dans l’ensemble des titres de la presse quotidienne régionale (PQR). Une vidéo sera publiée sur les réseaux sociaux.

Pour préparer cette candidature, après son intervention hier soir sur l’Ukraine, durant laquelle il a tenu à préciser que la France n’est pas en guerre contre la Russie (message à Bruno Le Maire), il signe un armistice dans la guerre contre le Covid. Emmanuel Macron a décidé mercredi de lever le passe vaccinal à partir du jeudi 14 mars, à quelques semaines du 1er tour. Soit moins de deux mois seulement après son adoption dans la douleur, le 24 janvier.

Pour préparer sa campagne, LREM finalise sa levée de fonds pour 2022. Le parti présidentiel va atteindre les 5 millions d’euros de dons pour sa campagne, dont Laurent Saint-Martin gère le budget. Les relations avec les grands mécènes sont désormais entre les mains d’Anthony de Lassée. Une somme qui sert notamment à renflouer le microparti de Manuel Valls, qui soigne désormais ses rapports avec la majorité. Le jeu en vaut bien la gamelle. Valls futur ministre de Macron ?

Prophète

En 2009, le film Un prophète, réalisé par Jacques Audiard, raconte l’histoire de Malik El Djebena, un délinquant de 19 ans condamné à six ans de prison, contraint en prison par un clan mafieux corse d’assassiner Reyeb, qui s’apprête à témoigner contre eux. Il devient dès lors le protégé du chef corse qui contrôle l’ensemble de la prison. Malik organise en parallèle son propre réseau en prison avec l’aide des détenus islamistes. Le corse voit son influence s’amenuiser au sein de l’établissement pénitentiaire sous le double effet du transfert des autres prisonniers corses près de leur famille et de la montée en puissance des Maghrébins liés aux réseaux musulmans.

Le même type de scénario s’est déroulé hier à la maison centrale d’Arles. Vers 10 h 15, Franck Elong Abé, 36 ans, connu pour avoir participé à la guerre en Afghanistan, condamné en 2015 pour djihadisme, est accompagné par des surveillants pour effectuer le ménage dans la salle de musculation de l’établissement pénitentiaire. Sitôt la porte refermée, il se précipite sur le Corse Yvan Colonna, 61 ans, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’assassinat du préfet Claude Erignac, saute à pieds joints sur son dos, le roue de coups de poing avant de lui écraser la trachée pendant plus d’une minute avec son pied. Après quoi, il couvre la tête de sa victime d’un sac en plastique.

En arrêt cardiaque et respiratoire, Yvan Colonna a été médicalisé sur place jusqu’à ce que les services de réanimation parviennent à relancer l’activité cardiaque. En état de « coma post-anoxique », il a été transporté en centre hospitalier.

Les candidats et le carême

 

La cour d’appel de Toulouse autorise un homme à être reconnu comme la mère de son enfant

Le 9 février, la cour d’appel de Toulouse a reconnu le droit pour un homme qui se prend pour une femme, ayant conçu naturellement un enfant avec sa femme, d’être désignée comme mère dans l’acte de naissance de l’enfant.

Ce couple avait donné naissance à plusieurs enfants. Le dernier a été conçu alors que son géniteur avait (dans son tête et à l’état-civil) changé de sexe, tout en conservant son appareil reproductif masculin. La petite fille est née après le changement d’état civil du mari devenu femme. L’officier de l’état civil avait alors refusé de transcrire sur l’acte de naissance de l’enfant, la reconnaissance de maternité demandée par le père. Seule la mère figurait sur l’état civil de l’enfant. Le couple, soutenu par le lobby LGBT, a saisi la justice, la cour d’appel de Montpellier avait en 2018 ordonné la mention de la mère transgenre sur l’acte de naissance de l’enfant comme “parent biologique”. Mais en 2020, la Cour de cassation a renvoyé l’affaire devant la cour d’appel de Toulouse.

La cour d’appel a considéré que deux filiations maternelles pouvaient être établies.

La Cour qui a pris cette décision ubuesque :

Ludovine de La Rochère a critiqué dans une tribune cet acte de déconstruction anthropologique, contraire à l’intérêt de l’enfant.

En vérité, l’identité sexuelle, la différence des sexes et des générations, les liens familiaux impactent puissamment le psychisme et la construction de la personne et ce, dès le plus jeune âge. C’est même le lot de l’humanité. Pourtant, à cause de ces politiques prétendument favorables au «progrès», l’état civil lui-même fait désormais fi de la réalité humaine. Une régression sans précédent.

Quelle crédibilité peut-on encore accorder aux actes juridiques produits par l’État ? Demain, si cette «mère» souhaite à nouveau «changer» de sexe parce que c’est son «ressenti», sera-t-elle inscrite de nouveau comme homme à l’état civil et comme père sur l’acte de naissance de l’enfant ?

De telles lois, dont résultent des jugements, mais aussi des décrets et circulaires par centaines, rendent confuses l’identité et la filiation des personnes, pour elles-mêmes et pour les autres. Elles vont à l’encontre de la stabilité des repères qui permet de se connaître, d’identifier ses possibilités et ses limites, de faire au mieux avec ce que l’on est. Elles rendent aussi plus difficiles la connaissance et la compréhension de l’autre, ce qui est contraire à la fluidité des relations interpersonnelles, au bon fonctionnement de la société. En prenant un peu de hauteur, il apparaît que la loi et la justice ne sont pas là pour régler des cas particuliers avec des conséquences qui dépassent le cadre individuel et engagent sur la voie d’une déconstruction anthropologique particulièrement violente pour les enfants.

Mais au fond, se préoccupe-t-on vraiment des enfants et des générations à venir ? À chacun d’y réfléchir en conscience…

Le dernier débat de la législature sur le Covid avec une Mathilde Panot (LFI) en grande forme

Après deux ans de covid, l’Assemblée nationale, le 24 février, a connu ce qui aura sans doute été le dernier débat relatif à l’évolution de la situation sanitaire. L’occasion d’un long discours satisfait d’un M. Véran égal à lui-même c’est-à-dire menteur et méprisant. L’occasion pour nous de retenir quelques dernières bribes échangées à propos de ces deux années de folie (au sens strict) que le gouvernement aura organisée au détour d’une pandémie qui n’aura affecté que faiblement la mortalité générale des années 2020 et 2021 (on ne rappellera jamais assez qu’il y a environ 650 000 décès par an en France, de quoi alimenter toutes les litanies salomonesques matin, midi et soir).

Quelques points généraux sont frappants dans les échanges lors de ce débat :  

  • Absence quasi-totale de remise en question du principe même de la situation de discrimination des citoyens français,fondée sur un état sanitaire (le passe vaccinal comme ausweiss) et alors même que les citoyens discriminés n’ont enfreint aucune obligation légale (il n’y a pas d’obligation vaccinale Covid légale). C’est simplement incroyable.
  • L’absence, comme depuis le début, de référence aux médecins généralistes (le terme « généraliste» n’est jamais cité ; l’expression « médecin(e) de ville » n’est citée que quatre fois, dont l’impayable mensonge de M.Véran : « L’hôpital et la médecine de ville ont travaillé main dans la main, le public et le privé se sont parlé ».
  • L’absence concomitante de référence à des traitements : quand ce mot «traitement » est évoqué (6 fois ; le mot « vaccin » lui, est évoqué 140 fois !), c’est juste pour souligner qu’il n’y en avait pas et qu’il faudra en développer.
  • De même, quand le mot «soin » est utilisé, ce n’est jamais pour évoquer des « soins précoces » mais toujours pour être utilisé dans l’expression « soins critiques » ; illustrant l’hospitalo-centrisme choisi et appliqué depuis le début, où l’art de concentrer la pression la plus forte sur le maillon le plus faible (et encore affaibli pendant ces deux années) !
  • Beaucoup d’intervenants, et Monsieur le ministre le premier, se flattent d’avoir beaucoup appris et d’avoir acquis une expérience précieuse (M.Véran : « Une autre priorité consistera à préserver la plus-value que représente l’expérience acquise par celles et ceux qui auront lutté contre ce virus depuis deux ans. Il s’agira de ne pas perdre le savoir-faire acquis. C’est ce qu’on appelle le retour d’expérience, le « retex » : si jamais une nouvelle crise devait survenir, il nous faudra pouvoir faire preuve de réactivité »). Mais pourquoi les croire alors même qu’ils ont superbement ignoré des travaux déjà existants, comme par exemple le rapport de la commission d’enquête sénatoriale du 10 février 2010 « sur le rôle des firmes pharmaceutiques dans la gestion par le Gouvernement de la grippe A (H1N1)» et dans laquelle, par exemple, figure à la page 84 la proposition n’°11 :

Ce qui donne ainsi quelque saveur à la naïveté de M. Olivier Becht (Groupe Agir ensemble, majorité macronienne) quand il affirme : « Une chose est certaine, rien ne nous préparait à affronter une telle épidémie au niveau mondial ».

  • Pour terminer, l’incroyable soumission générale aux injonctions sanitaires comme illustré par ces deux extraits suivants. Julien Borowczyk (LaRem) :

« Finalement, après s’être totalement approprié le concept du passe, les Français ont répondu à l’appel du Président de la République en anticipant leurs doses de rappel avant même l’instauration du passe vaccinal».

Et M. Philippe Vigier (MODEM et apparentés, ajorité macronienne) :

« J’ai vu, en tant que professionnel de santé, combien nos concitoyens étaient demandeurs du passe sanitaire et du passe vaccinal.J’ai vu des jeunes de seize ou dix-sept ans m’expliquer qu’ils se faisaient vacciner pour aller au cinéma avec leurs copains ou pour pratiquer différentes activités. Nous avons permis une liberté vaccinale dès l’âge de seize ans – une nouvelle liberté accordée aux jeunes » !

L’illustration parfaite des amateurs au pouvoir : même les amateurs sont dangereux.

Dans ce débat, ce qui aura peut-être été le plus relevé sur le plan médiatique a été un échange vif entre Mme Martine Wonner et M.Véran.

Dans la discussion, Mme Wonner :

« Vous êtes ici devant la représentation nationale pour affirmer une fois de plus que votre gouvernement a su gérer depuis deux ans pour le bien des Français. Mais qui peut encore croire vos démonstrations itératives ridicules ? Les résultats sont là : souffrance psychique et mal-être des citoyens, précipités pour une grande partie d’entre eux dans une précarité inédite ; destruction massive du système de santé, inégalité d’accès aux soins, disparition programmée de la sécurité sociale ; désastre économique et dette abyssale, au nom d’un « quoi qu’il en coûte » instauré pour maîtriser la révolte sociale. Prétextant le bien, vous avez confiné sans soigner ; prétextant le bien, vous avez déconfiné sans soigner ; prétextant le bien, vous continuez à humilier toute une partie des citoyens en les privant de leur métier, de leur revenu, en les désignant comme coupables d’une fracture sociétale que vous avez vous-même provoquée et qui vous échappe désormais totalement. Le peuple a des doutes quant à la transparence des contrats signés par la Commission européenne avec l’industrie pharmaceutique. Vous avez laissé faire ; le secret défense couvre tout. Mais aujourd’hui, vous ne pouvez plus cacher les conséquences délétères de la politique vaccinale, tant les données portant sur les effets secondaires graves explosent : fausses couches, myocardites, péricardites, maladies auto-immunes, syndrome de Guillain-Barré, cancers multiples, maladie de Creutzfeldt-Jakob, sida,… sans parler des décès, tous les âges étant concernés, même les enfants. Du jamais vu depuis Pasteur ! »

M.Véran, reprend la parole à la fin des interventions de chaque groupe parlementaire :

« Les procès outranciers sur la rupture de l’État de droit et sur l’inconstitutionnalité et les délires complotistes sur le vaccin qui donnerait le sida ou la maladie de Creutzfeldt-Jakob n’ont pas leur place dans l’hémicycle… Le vaccin n’a jamais donné et ne donnera jamais le sida ou la maladie de Creutzfeldt-Jakob ! Chacun ici est couvert, et c’est tout à fait normal, par ce que l’on appelle l’immunité parlementaire et peut s’exprimer librement en sachant que ses propos ne pourront être mis en cause devant la justice. Toutefois, les mandats s’arrêtent un jour et celles et ceux qui continueront de tenir certains propos seront susceptibles de devoir en rendre compte devant la justice. Je le dis pour Mme Wonner ».

Et Mme Wonner reprend la parole dans le cadre de la procédure pour « fait personnel » :

« J’ai été mise en cause personnellement par le ministre. Il m’a insultée et menacée, en prétendant que mon mandat s’arrêterait et que je pourrais me retrouver devant la justice. Dois-je lui rappeler que la première mission des parlementaires est d’évaluer et de contrôler l’action du Gouvernement ? Malheureusement, je suis ici la seule à dénoncer depuis deux ans la manière dont le Gouvernement fait fausse route. Les pathologies provoquées par la vaccination, ce n’est pas moi qui les invente. Les données sont disponibles sur le site français de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) ou sur le site américain que vous sembliez ne pas connaître la dernière fois que je l’ai cité ici, monsieur le ministre – je veux parler du VAERS – Vaccine Adverse Event Reporting System ».

Mais la grande et amusante surprise aura été le récapitulatif de gestion de crise asséné par la Présidente du groupe LFI, Mathilde Panot, en grande forme. LFI aura, dans tous ces débats consacrés à la gestion de la situation sanitaire, souvent été pertinent. Voilà les rappels (un peu longs mais néanmoins utiles) de Mme Panot :

« Une précision pour ceux qui nous écoutent et ne seraient pas habitués : le mot « débattre » prend un sens tout particulier en Macronie. À vrai dire, la République en marche a du mal avec les nuances. Pour elle, un débat en présence de ministres est un concert de louanges, l’hémicycle, une salle de spectacle devant un public conquis. Un discours devient une apologie, une prise de parole un concours de flagornerie et cette tribune un lieu obligé de génuflexion. Si vous voyez des députés applaudir lorsqu’un ministre a une quinte de toux, dresse ses sourcils ou s’approche du micro sans avoir prononcé un mot, n’ayez pas peur, c’est normal.

Olivier Véran, ministre. : Quel mépris pour la représentation nationale, quel mépris pour vos collègues !

Mme Mathilde Panot. : Quand il s’agit d’un débat, a fortiori en matière sanitaire, la même mécanique se met en place. D’abord, un député du groupe La République en marche s’exclame : « Je salue M. le ministre pour son courage. » Un autre enchaîne : « Je pense que nous avons fait ce qu’il fallait pour préserver l’emploi et la santé de nos concitoyens. »

Olivier Véran, ministre. : Mais quel mépris pour les députés !

Mme Mathilde Panot. : Un troisième renchérit : « Grâce à votre action, le taux d’incidence du coronavirus a baissé. ». Et quand vient notre tour et que nous pointons les failles sérieuses de votre politique sanitaire, il nous est rétorqué que nous n’avons pas de propositions, que nous sommes hostiles à la science, que nous détruisons la démocratie et surtout – l’argument ultime, votre préféré, monsieur le ministre – que nous serions favorables à la mort par covid. Et ceci avec une constance qui force l’admiration, collègues, tant il n’est pas un centimètre des chaussures des ministres que vous n’ayez minutieusement ciré. (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LaREM.)

Reprenons depuis le début et commençons par l’année 2020.

  • 24 janvier : Agnès Buzyn nous assure que les risques de propagation du coronavirus depuis Wuhan sont très faibles.
  • 1er février : dans le doute, vous lancez un numéro vert.
  • 29 février : vous détournez un Conseil de défense sanitaire pour avaliser l’application de l’article 49, alinéa 3 de la Constitution à la réforme des retraites.
  • 6 mars : Emmanuel Macron se rend au théâtre et déclare : « La vie continue, il n’y a aucune raison de modifier nos habitudes de sortie. »
  • 16 mars : Jupiter a tonné : six fois, au cours d’une allocution, il déclare que « nous sommes en guerre » et décide d’un confinement généralisé dès le lendemain.
  • Au mois de mars, toujours, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dit qu’il faut « tester, tester, tester ». Vous, vous faites passer un projet de loi en urgence pour saccager le code du travail, revenir sur la limite maximale des 48 heures hebdomadaires de travail et modifier le droit aux congés payés.
  • En mars encore, pénurie de masques. Mais ce n’est pas grave, car Sibeth Ndiaye nous dit qu’ils sont inutiles si on n’est pas malade, et vous déclarez, monsieur le ministre, que la plupart des soignants contractent le virus en dehors de l’hôpital. Les « premiers de corvée » travaillent non protégés et les « essentiels » de la nation sont les plus mal payés.
  • Avril : pénurie de surblouses, pénurie de médicaments dans les hôpitaux. M. Le Drian nous dit que 2 milliards de masques ont été commandés à la Chine et qu’ils arriveront en juin. À ce stade, 0,5 % de la population est testée. Pas grave, car Emmanuel Macron nous dit que tester l’ensemble de la population n’aurait aucun sens.
  • 11 mai : déconfinement. La France n’est toujours pas capable de communiquer le nombre exact de tests réalisés sur son territoire. En ce qui concerne la pénurie de masques, Emmanuel Macron répond : « Nous n’avons jamais été en rupture. »
  • 18 mai : soixante-dix écoles sont fermées et il n’y a toujours pas de purificateurs d’air dans les classes.
  • 3 juillet : le déconfinement est un tel succès que « M. Déconfinement » est promu au rang de Premier ministre.
  • 25 septembre : les enseignants ne sont pas considérés comme des cas contacts.
  • En octobre, Emmanuel Macron, en visite dans un hôpital, nous dit que la saturation des hôpitaux « n’est pas une question de moyens, mais une question d’organisation ».
  • 16 octobre : Jupiter a tonné : couvre-feu ! Toujours pas de recrutement de soignants ni de nouveaux lits. La règle est la suivante : pas plus de six personnes chez soi. Sur votre lieu de travail ou dans le métro, en revanche, même à quarante, ça va.
  • Novembre : le projet de loi de finances prévoit 800 millions d’euros d’économies pour l’hôpital public.
  • Novembre 2020, toujours : Jean-Michel Blanquer juge inutile et même dangereuse l’installation de purificateurs d’air dans les salles de classe.
  • Décembre : 5 700 lits sont supprimés dans les hôpitaux depuis le début de la pandémie.

Plus de 93 000 cancers ne sont pas diagnostiqués pour l’année.

J’en viens à l’année 2021.

  • Janvier : grande pagaille. Seules 500 000 doses de vaccin sont reçues sur le million promis par le Premier ministre. De plus, deux tiers des congélateurs de stockage ne fonctionnent pas et les seringues ne sont pas conformes.
  • 15 janvier : Jean-Michel Blanquer ment encore. Il parle de 0,03 % de contaminations d’élèves pour justifier l’absence de protocole sanitaire à l’école. Toujours pas de purificateurs d’air dans les classes.
  • 22 janvier : vous annoncez au vingt heures, monsieur le ministre, viser 30 millions de vaccinés pour la fin mai. Dans l’après-midi, au Sénat, vous parliez plutôt de 15 millions de vaccinés d’ici à juin. La vaccination est ouverte à 7 millions de personnes, mais le pays n’a que 700 000 doses.
  • Fin février, le taux de contamination au covid-19 en France est parmi les plus élevés d’Europe. Pas grave, puisque le Président finira épidémiologiste et qu’il briguera l’agrégation d’immunologie.
  • Mars : vous avez fait appel à sept cabinets de conseil privés, en tout, pour la modique somme de 25 millions d’euros. En Île-de-France, 40 % des interventions hospitalières autres que pour cause de covid-19 ont dû être déprogrammées. Les enseignants devront payer le reste à charge de leurs tests salivaires. Toujours pas d’obligation de télétravail du côté des entreprises.
  • 26 mars : on approche des 100 000 morts. Emmanuel Macron déclare : « Je n’ai aucun mea culpa à faire, aucun remords, aucun constat d’échec. » Comme d’habitude, Jean-Michel Blanquer ment sur le nombre de tests réalisés dans les écoles primaires.
  • Avril : les autotests ne seront disponibles que dans un mois. Vous déclarez, monsieur le ministre, que « l’école n’est pas un foyer infectieux ». Les écoles seront finalement fermées le lendemain. La vaccination promise aux enseignants à partir de la mi ou de la fin avril est repoussée à la mi-juin.
  • Fin avril, Jupiter a tonné : levée des restrictions, sans l’avis du Conseil scientifique. Vous maintenez le couvre-feu à dix-neuf heures jusqu’à nouvel ordre, sans aucune preuve de son efficacité.
  • 29 avril : le Président de la République l’assure : « Le passe sanitaire ne sera jamais un droit d’accès qui différencie les Français. »
  • 30 avril : vos collègues députés au Parlement européen rejettent un amendement visant à lever les brevets sur les vaccins contre le covid.
  • Juin : 17 millions de masques FFP2 défectueux distribués aux soignants ont été rappelés par votre ministère.
  • Juste auparavant, le 31 mai, vous instaurez le passe sanitaire pour les grands rassemblements.
  • Juillet : vous étendez le passe sanitaire « qui ne sera jamais un droit d’accès qui différencie les Français » aux activités du quotidien. Plus de restaurant, de café, de sport, de culture, de cinéma, citoyens non vaccinés : pour vous, ce sera métro-boulot-dodo.
  • 15 octobre : les soignants sans schéma vaccinal complet sont suspendus, ainsi que les pompiers.

Nous arrivons à l’année 2022.

  • 1er janvier : Agnès Buzyn est décorée de la Légion d’honneur.
  • 2 janvier : les enseignants prennent connaissance du nouveau protocole – qui a changé trois fois – la veille de la rentrée, dans un article payant, tandis que Jean-Michel Blanquer est à Ibiza (Exclamations sur les bancs des groupes LaREM et Dem) .
  • 3 janvier : les soignants vaccinés et positifs au covid-19 doivent continuer à travailler, mais les soignants non vaccinés et négatifs en sont toujours empêchés.

Vous connaissez la suite.

  • Janvier 2022 : « les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder ».
  • 24 janvier : mise en place du passe vaccinal.
  • 31 janvier : le CAC40 affiche des mégaprofits de 137 milliards d’euros et 70 milliards de dividendes, mais il y a 10 millions de pauvres, et les profiteurs de crise ne sont toujours pas taxés. Février : les accompagnants d’élèves en situation de handicap, payés 730 euros par mois, reçoivent leurs premiers masques de l’éducation nationale.

Voilà l’histoire de votre gestion de la crise sanitaire. Alors, collègues, gardez vos éloges pour vos foires. Ce que vous appelez abusivement « politique sanitaire » n’aura été qu’une interminable suite de couacs, de mensonges et de décisions hasardeuses. Que nous sortions collectivement la tête de l’eau n’efface pas la noyade. Pagaille avec les masques, bazar avec les tests, désordre dans la campagne de vaccination… vous n’avez rien anticipé et tout piloté à l’aveugle, vous qui avez clochardisé l’État depuis cinq ans, les mêmes qui s’en remettent à des Powerpoint de cabinets de conseil pour gérer notre malheur national.

Nous n’avions pas d’autre choix que d’assister à votre impréparation, puisque le Parlement a été piétiné : ce fut conseil de défense, JT de TF1, photocopie au Parlement et ordonnance ; puis, encore et toujours, conseil de défense, JT de TF1, photocopie au Parlement et ordonnance… Toutes nos propositions passaient à la trappe, la démocratie était devenue du temps perdu.

Pendant deux ans, monsieur le ministre, vous avez navigué à vue et entraîné la population dans votre naufrage. Il est urgent de vous mettre hors d’état de nuire, car en matière sanitaire – et pas seulement – la vérité est celle-ci : vous êtes un danger public. (Applaudissements sur les bancs du groupe FI. – Protestations sur quelques bancs du groupe LaREM.)

Pour terminer, un extrait de l’intervention de M. Pierre Dharréville (encore un député de gauche, PCF) qui résume assez bien l’atmosphère entretenue pendant ces deux années par le gouvernement :

« Le virus a agi comme un amplificateur de toutes les difficultés ; il a affecté toutes les dimensions de nos vies….  Cette épreuve nous a confrontés à la crise de sens que traverse notre société, où tout est trop marchandise, trop performance, trop loi du plus fort, trop loi de l’argent, trop fuite en avant.

… Plutôt que de convaincre, vous avez stigmatisé une partie de la population, contribuant à alimenter des fractures sociales et territoriales déjà bien présentes. Vous avez mobilisé un discours binaire et simpliste, piètre façon de combattre les thèses complotistes. Pour tenir vos objectifs sanitaires, vous avez créé des clivages, là où il fallait plutôt du rassemblement. L’argument du virus a même été utilisé au profit de la réforme des retraites ou de l’assurance chômage, à des fins politiques. Cet usage du contrôle, de la contrainte et de ce qui peut être vécu comme une forme de chantage et d’infantilisation fait appel à des dynamiques qui nous inquiètent pour les perspectives qu’elles tracent pour la société ».

Les amateurs se concentrent maintenant sur la situation en Ukraine. Vivement le 24 avril !

La Famille : parent pauvre de la présidentielle ?

Durant le quinquennat d’Emmanuel Macron, la famille a été la grande absente de la politique présidentielle. Un président sans enfants qui n’a pas l’intention d’innover davantage, si ce n’est en ravageant un peu plus les bases qu’il a déjà bien abattues durant son mandat. Quid des autres candidats ? Qui pour sauver et réinventer la Famille en France ?

A l’approche des élections, il était temps de faire un point dans “Les Femmes et les Enfants d’abord !” sur les propositions des candidats à la présidentielle. Avec Christine Boutin, ancien ministre et député pro-famille, et François Billot de Lochner, président de “Libertés Politiques”, respectivement sur la politique familiale et l’éducation !

Marion Maréchal devrait officialiser son soutien à Eric Zemmour dimanche

Plus de 7.000 personnes sont attendues à Toulon pour ce meeting d’Eric Zemmour, ce port où le journaliste avait commencé la tournée de promotion de son livre.

“C’est l’équivalent du ralliement de Nicolas Sarkozy à Emmanuel Macron. Cela a beau être attendu, ça va avoir un effet de déflagration considérable”, selon les équipes d’Éric Zemmour.

Malgré quatre ans de relative réserve médiatique, la fondatrice de l’ISSEP a conservé un capital politique quasiment intact. Populaire chez les électeurs LR et RN, elle vante le rassemblement des classes populaires et d’une partie de la bourgeoisie. Une union à droite pour l’emporter.

Le premier cercle de Marion Maréchal a très tôt rejoint Éric Zemmour : l’entrepreneur Gérault Verny, le co-fondateur de l’ISSEP et ancien conseiller régional RN Thibaud Monnier, désormais chargé du maillage territorial du mouvement Reconquête!. Les ex-RN Antoine Mellies et Agnès Marion, l’eurodéputé Nicolas Bay, devenu vice-président exécutif et porte-parole de sa campagne.

Plusieurs sources rapportent le souhait de Marion Maréchal de se voir attribuer quelque 80 investitures pour les législatives.

La guerre au Donbass

Dans l’émission L’Heure des Pros du 1er mars sur Cnews, Anne-Laure Bonnel explique ce qui se passe dans le Donbass :

Le Donbass, cette région à l’est de l’Ukraine, peuplée majoritairement de russophones, où les combats font rage depuis des années sans que l’Occident ne s’indigne :

Dans Le Figaro, Stéphane Courtois écrit :

Dans son discours de guerre du 21 février, Vladimir Poutine a fait une déclaration qui stupéfie l’historien:

«(…) l ’Ukraine contemporaine a été entièrement et complètement créée par la Russie, plus exactement par la Russie communiste, bolchevique. Ce processus a commencé presque immédiatement après la révolution de 1917, et Lénine et ses camarades ont agi de façon vraiment peu délicate avec la Russie: ils ont pris à celle-ci, lui ont arraché, une partie de ses territoires historiques. »

En situant ainsi la naissance de l’Ukraine, il «oublie» que celle-ci avait déjà une existence historique de plus de 1200 ans, quand fut créée la Rus – le premier État slave – dans ce vaste espace qui allait de la mer Baltique à la mer Noire, et compris entre le Dniepr et le Dniestr, avec pour capitale Kiev – alors que Saint-Pétersbourg et Moscou étaient encore dans les limbes. Elle ne fut rattachée de force à l’empire tsariste qu’à la fin du XVIIIe siècle et vit émerger au milieu du XIXe siècle, comme dans toute l’Europe de 1848 et son «printemps des peuples», un puissant mouvement nationaliste autour de sa langue, de sa littérature et de la mémoire des grandes révoltes cosaques contre toute oppression.

Or, évoquant 1917, le «professeur» Poutine «oublie» qu’il y eut deux révolutions en 1917: celle démocratique de Février et celle d’Octobre qui permit à Lénine, le 7 novembre, de créer le premier régime totalitaire de l’histoire. Or l’abdication de Nicolas II, le 15 mars, avait provoqué l’effondrement de l’empire tsariste, connu alors comme «la prison des peuples». Alors que les Russes ethniques ne constituaient que 44 % de sa population, toutes les nationalités s’émancipèrent: Polonais, Finlandais, Estoniens, Lettons, Lituaniens, Bessarabiens, Géorgiens, Arméniens, Azerbaïdjanais. Les Ukrainiens, eux, créèrent dès le 17 mars une Rada – une assemblée, présidée par Mykhaïlo Hrouchevski – qui le 23 juin proclama son autonomie par rapport au gouvernement central. Peu après fut créé un gouvernement autonome dirigé par Volodymyr Vynnytchenko.

Et Lénine ayant instauré, le 8 novembre, le Conseil des commissaires du peuple, la Rada proclama, le 3 décembre, la République populaire d’Ukraine. Lénine réagit avec rage et violence. Il savait que si l’Ukraine échappait à son pouvoir, il perdrait le grenier à blé de l’Europe et une puissante industrie charbonnière et métallurgique. Mais surtout, en marxiste radical, il savait que la puissance du sentiment national ukrainien ferait exploser le principe de la guerre des classes qui commandait toute son action. Il annonça la couleur dès le 5 décembre: «Nous sommes aujourd’hui témoins d’un mouvement national en Ukraine et nous disons: nous sommes partisans sans réserve de la liberté totale, illimitée du peuple ukrainien. (…) Mais nous tendons une main fraternelle aux ouvriers ukrainiens et nous leur dirons: avec vous, nous lutterons contre votre bourgeoisie et contre la nôtre.» Déjà Orwell!

Le 16 décembre, la Rada riposta par un manifeste donnant la terre aux paysans, la journée de huit heures aux ouvriers et l’amnistie politique pour tous. Lénine réagit dans la Pravda du 18 décembre par un «Manifeste au peuple ukrainien» accompagné d’un ultimatum. Après avoir rappelé, pour la galerie, le droit de toutes les nations «de se séparer de la Russie» , il attaquait frontalement dans une superbe «langue de bois»:

« Nous accusons la Rada d’Ukraine de mener, sous le couvert de phrases patriotiques, une politique bourgeoise de double jeu qui s’exprime depuis longtemps par le refus de reconnaître les Soviets et le pouvoir des Soviets en Ukraine (…). Ce double jeu, qui nous empêche de reconnaître la Rada en qualité de représentant plénipotentiaire des masses laborieuses et exploitées de la République d’Ukraine, l’a conduite ces derniers temps à prendre des mesures qui, en fait, suppriment toute possibilité d’entente .»

La conclusion était sans appel:

« Au cas où une réponse satisfaisante à (nos) questions ne serait pas reçue dans les 48 heures, le Conseil des commissaires du peuple considérera la Rada d’Ukraine en état de guerre déclarée contre le pouvoir des Soviets en Russie et en Ukraine. »

Le Sovnarkom s’ingérait grossièrement dans les affaires intérieures de l’Ukraine et accusait la Rada d’être responsable de la guerre qu’il lui déclarait! Un modèle de mensonges, de désinformation et de menaces qui connaîtrait une belle postérité totalitaire. En l’absence de réponse, Lénine fit proclamer à Kharkov, le 25 décembre, une République soviétique d’Ukraine qu’il reconnut à l’instant. Puis des groupes de gardes rouges s’emparèrent de Kiev le 8 février 1918. Ainsi, moins de six semaines après sa prise de pouvoir, le chef bolchevique avait déclaré sa première guerre à une nation dont, publiquement, il reconnaissait le droit à l’indépendance. Toujours Orwell!

Néanmoins, l’Ukraine participa en novembre aux premières élections organisées en Russie au suffrage universel des hommes et des femmes, qui aboutit à la formation de l’Assemblée constituante, réclamée depuis un demi-siècle tant par les démocrates que les révolutionnaires. Celle-ci, réunie à Saint-Pétersbourg le 18 janvier 1918, fut dispersée par la force dès le lendemain, sur ordre personnel de Lénine. En réaction, la Rada proclama le 22 janvier l’indépendance définitive de l’Ukraine, et, le 29 avril, Hrouchevski fut élu président de la République populaire ukrainienne.

À partir de ce moment et jusqu’en 1991, le pouvoir soviétique ne cessa de combattre par une terreur de masse les aspirations nationales des Ukrainiens, essayant, par le fer et par le feu, de l’obliger de se soumettre à l’URSS […]

Opération rare sur le cœur d’un fœtus pour sauver un enfant

Des médecins de la Cleveland Clinic ont pratiqué une intervention chirurgicale complexe pour retirer une tumeur potentiellement mortelle du cœur d’un bébé de 26 semaines dans l’utérus. Dans le communiqué de presse relatif à cette opération rare, le Dr Darrell Case, directeur de la clinique de chirurgie et de soins fœtaux de la Cleveland Clinic, a déclaré :

“Une seule incidence antérieure de poursuite de la grossesse et d’accouchement après une résection de tératome intrapéricardique fœtal est documentée dans la littérature médicale mondiale. Pour autant que nous le sachions, la Cleveland Clinic est le deuxième centre médical universitaire au monde à avoir réalisé avec succès cette chirurgie fœtale avec poursuite de la grossesse et de l’accouchement.”

Pendant l’opération de 3h½, les médecins ont ouvert chirurgicalement l’utérus de la mère et ont sorti les bras de l’enfant en développement pour exposer sa poitrine. Après avoir inséré une perfusion dans le bras de l’enfant, les médecins ont ouvert la poitrine et le péridcarde (membrane recouvrant le cœur) de l’enfant et ont extrait la tumeur du cœur battant de l’enfant. “Dès que la tumeur a été enlevée, la compression de l’oreillette gauche a disparu, et il y a eu un bon flux sanguin qui est presque revenu à la normale”, a déclaré le Dr Hani Najm, qui a dirigé l’équipe chirurgicale. Il a ensuite fermé la poitrine de l’enfant et recousu l’abdomen de la mère. Deux mois et demi plus tard, le bébé Ryan Dillon est entré dans le monde sans complications.

Tout au long du processus, du diagnostic à la chirurgie réussie et à la naissance, et que Ryan soit dans l’utérus ou en dehors, tout le monde l’a considéré comme une vie humaine. C’est ce que les médecins essayaient de sauver. Personne n’a pensé autrement.

Pourtant, dans des États radicaux comme New York et l’Illinois, les médecins auraient pu mettre fin à la vie de Ryan, même à 26 semaines de vie. En effet, ils auraient pu mettre fin à sa vie jusqu’au moment de la naissance.

Ukraine : la mer d’Azov est russe, les négociations de paix reprennent

De Nicolas Hellemme :

Au 1er mars, les forces russes ont repris leur offensive au sud et à l’est de l’Ukraine. Ce soir du 2 mars, les négociations de paix entre les délégations de Russie et d’Ukraine reprennent en Biélorussie, dans la forêt de Belovezje, là même où l’URSS a été dissoute en 1991.

La position russe a été indiquée par le ministre des affaires étrangères Sergueï Lavrov en fin d’après-midi : les lignes rouges sur lesquelles la Russie ne cédera pas sont la démilitarisation et la dénazification de l’Ukraine, la reconnaissance de celle-ci du caractère russe de la Crimée – avec l’abandon des prétentions territoriales – et de l’indépendance des républiques de Lougansk et de Donetsk dans les limites des anciennes régions administratives.

Du point de vue militaire, la mer d’Azov est redevenue une mer intérieure russe, et à Marioupol encerclé les troupes de la république de Donetsk (DNR) avancent sur la rive gauche près de l’aciérie Azovstal où se sont retranchés des combattants étrangers et des groupes ultra-nationalistes ukrainiens. Des sources locales précisent que des civils auraient été enlevés et groupés de force dans les bâtiments de l’aciérie pour en faire un bouclier humain et stopper l’offensive.

De l’autre côté de la Crimée, en direction d’Odessa, les troupes russes ont pris hier soir le contrôle de la ville de Kherson, de la gare et du port fluvial. Les queslques 200 civils armés de roquettes et de fusils d’assaut, et la centaine de pillards ont été rapidement mis hors d’état de nuire. Les russes avancent aussi entre Nikolaiev et la centrale nucléaire d’Ukraine du sud (4 réacteurs) et vers Odessa.

Cette nuit et ce matin, des frappes russes ont eu lieu sur des concentrations armées à Kharkov et près de Marioupol, ainsi que sur des sites DCA et des positions d’artillerie qui tiraient sur Kharkov. Des sites militaires des régions de Zaporojie, Krivoj Rog et Kiev ont été visés ainsi que la base de la 95e brigade à Zhitomir – les soldats de cette dernière se sont illustrés dans de nombreux pillages, exécutions sommaires et pogroms dans le Donbass.

Les tours TV de Kiev, Kharkov et Lisitchansk ont aussi été mises hors service par des frappes précises – à Kiev, les autorités ukrainiennes ont tenté de faire croire à des victimes civiles, en apportant sur les lieux des corps de la morgue la plus proche, mais le « fake » a été rapidement éventé par les Ukrainiens eux-mêmes.

A l’est, les troupes de la DNR ont pris le bourg fortifié de Volnovakha où étaient retranchés des ultra-nationalistes du bataillon Aïdar, et les troupes LNR libèrent le nord de l’ancienne région de Lougansk où elles ont pris Svatovo, Novoaïdar et Starobeshevo abandonnés par les troupes ukrainiennes, ainsi qu’un grand nombre de villages.

A l’est de Kiev, les russes ont avancé jusqu’à un axe Kiev – Kharkov qui reste accessible depuis le sud ; les civils commencent à évacuer la ville par plusieurs couloirs humanitaires, même si des maraudeurs et des soldats ukrainiens plus ou moins déserteurs attaquent les civils en fuite – deux familles au moins ont été tuées. Selon les renseignements américains, les pointes des unités russes sont à moins de 10 km au nord et au nord-est de Brovary et de Borispol – dans cette dernière ville se trouve l’aéroport civil de Kiev.

A dix heures au 2 mars, les Russes affirment avoir détruit depuis le 24 février 1502 objectifs militaires ukrainiens et causé 7275 morts à l’armée ukrainienne – qui elle affirme, sans pouvoir le prouver, avoir tué 8500 soldats russes. L’armée russe a aussi détruit depuis le 24 février 62 lances-roquettes multiples, 206 canons, 350 VAB, 58 avions au sol ou en l’air, 46 drones et 336 autres véhicules blindés ou spécialisés.

2 mars 2022, Marie est toujours Reine de France

D’Eric Letty pour Le Salon beige :

« Il est certain, selon un ancien adage, que ” le royaume de France ” a été appelé le ” royaume de Marie “, et cela à juste titre. » C’est en ces termes que, le 2 mars 1922, voilà cent ans aujourd’hui, le pape Pie XI, dans sa lettre apostolique Galliam, Ecclesiae filiam primogenitam, a rappelé l’attachement particulier qui unit la France à Marie et la Sainte Vierge à la France, depuis des temps très anciens. Dans ce même texte, publié le 2 mars 2022, le Saint-Père proclamait Notre-Dame de l’Assomption patronne principale de la France, et sainte Jeanne d’Arc sa patronne secondaire (Pie XII adjoignit plus tard sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus à la Pucelle d’Orléans). Avant Louis XIII, qui remit son sceptre, son royaume et ses peuples à la royauté de Notre-Dame et ordonna que l’Assomption de la Vierge soit fêtée par tout le royaume, Louis XI avait fait de la Reine du Ciel la suzeraine des rois de France.

Galliam, Ecclesiae filiam primogenitam… C’est sous ce titre qu’un autre pape, saint Jean-Paul II, interpella notre pays, au Bourget, en 1980 : « France, fille aînée de l’Eglise, éducatrice des peuples, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? » La question reste plus que jamais d’actualité et ce n’est pas sans anxiété que l’on mesure le chemin supplémentaire accompli par la France sur la voie de l’apostasie depuis que cette question lui a été posée, voilà plus de quarante ans. On parle souvent de la perte de nos racines chrétiennes ; elle n’est que la conséquence de la perte de notre âme. À considérer l’état de notre pays aujourd’hui – dans presque tous les domaines –, on serait tenté de céder au désespoir, ou au fatalisme. L’anniversaire que nous fêtons aujourd’hui est un puissant motif d’espérance. La France peut bien être infidèle et traverser une nuit spirituelle, notre mère du Ciel n’abandonnera pas sa fille aînée et reste fidèle à son royaume.

Eric Letty

Islam et christianisme. Exigence de vérité

Nous sommes malheureusement habitués à ces contacts entre hiérarchie catholique et personnalités musulmanes au cours desquels les deux religions sont mises sur un pied d’égalité. Comme récemment lors de la rencontre le 28 février entre le Pape François et le recteur de la Grande mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz. Le site Saphirnews, spécialisé dans l’actualité sur le fait musulman, expliquait que « Chems-Eddine Hafiz a remis une lettre de sept pages formulant « la nécessité du rapprochement interreligieux, notamment en matières d’éducation et de solidarité, contre la montée des divisions, de l’intolérance et des extrémismes en France et en Europe ».

Au cours de cette longue et fraternelle rencontre, le Pape François a tenu à dire combien les catholiques et les musulmans du monde forment une seule et même communauté humaine, a fait savoir la GMP. Le pape, qui s’est montré particulièrement attristé » par la récente dégradation de la sculpture érigée à Amboise en hommage à l’Emir Abdelkader, a formé le souhait que catholiques et musulmans puissent dorénavant porter la même [sic] voix d’espérance face aux crises du monde contemporain ».

C’est l’éditorial (Islam et christianisme. Exigence de vérité) d’Aymeric Pourbaix, dans le numéro de France Catholique du 18 février 2022, qui place le débat à son bon niveau à propos de la parution d’un livre de Gustave Thibon, Au secours des évidences, qui reprend des textes inédits du philosophe :

« Les attentes sont grandes d’une clarification sur le corpus idéologique islamique qui conduit tant de jeunes au fanatisme… S’il est certain que cette poussée de l’islamisme est une réaction contre le matérialisme ambiant et la religion de l’homme, sans autre horizon que lui-même, il faudra bien que nos dirigeants osent opérer un discernement courageux entre les religions, ne serait-ce que du point de vue de la sécurité publique. Car la religion, disait Thibon, peut être la meilleure ou la pire des choses, qui fait les saints et les martyrs mais aussi les fanatiques et les bourreaux, « selon qu’elle élève l’homme vers Dieu ou qu’elle prostitue Dieu à l’homme ». Ainsi proposait-il un critère de discernement, toujours valable car issu de l’Evangile : « Vous reconnaîtrez l’arbre à ses fruits ». Que vaut en effet un culte qui se dégrade en haine aveugle de l’infidèle ? »

Le Pape François et El-Azhar

Une analyse d’Annie Laurent dans La Petite Feuille Verte :

Rompu à l’initiative d’El-Azhar en janvier 2011 (cf. PFV n° 86), le dialogue entre le Saint-Siège et l’institution sunnite a repris sous le pontificat de François (élu en 2013). Après en avoir rappelé les étapes marquantes, nous en tirerons quelques conclusions.

LE GRAND IMAM À ROME

La Basilique Saint-Pierre, Vatican, Rome

Le 23 mai 2016, le cheikh Ahmed El-Tayyeb, grand imam d’El-Azhar, s’est rendu à Rome pour sa première rencontre avec le pape François. Au programme de leur échange figuraient

« l’engagement commun des autorités et des fidèles des grandes religions pour la paix dans le monde, le refus de la violence et du terrorisme, la situation des chrétiens dans le contexte des conflits et des tensions au Moyen-Orient, ainsi que leur protection » (L’Osservatore Romano, 23 mai 2016).

A l’issue de l’entretien, El-Tayyeb a déclaré à la presse :

« Aujourd’hui, nous effectuons cette visite pour poursuivre notre mission sacrée qui est la mission des religions : rendre l’être humain heureux où qu’il soit […]. Je crois que le moment est venu pour les représentants des religions monothéistes de participer de manière forte et concrète à donner à l’humanité une nouvelle orientation vers la miséricorde et la paix, afin d’éviter la grande crise dont nous souffrons à présent » (Proche-Orient chrétien, n° 66-2016, p. 388-389).

Le Souverain Pontife semble avoir été impressionné par son visiteur. Quelques jours après, il confiait à un jésuite oriental au cours d’un entretien privé :

« J’ai longuement discuté avec El-Tayyeb. Les musulmans veulent la paix ».

Cette rencontre avait été longuement préparée par le Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux (CPDI), alors dirigé par le cardinal Jean-Louis Tauran (+ 2018) dont la position peut se résumer ainsi :

« Toutes les religions ne se valent pas, mais tous les chercheurs de Dieu ont la même dignité » (cité par Jean-Baptiste Noé, François le diplomate, Salvator, 2019, p. 99).

LE PAPE EN ÉGYPTE

Les 28 et 29 avril 2017, François a effectué un voyage officiel au Caire. Sa visite s’est déroulée dans un contexte tendu en raison de la multiplication d’attentats contre les coptes et de l’influence croissante des idéologies islamistes dans la société. Il a prononcé un discours à El-Azhar où se tenaitune Conférence internationale pour la paix organisée par cette institution, avec la participation de dignitaires musulmans et chrétiens. Les mots islam, islamisme et djihadisme ne figuraient pas dans son texte dont l’essentiel portait sur le rappel du passé biblique du pays du Nil et sur l’éducation des jeunes générations (J.-B. Noé, op. cit., p. 118-123). Le pape a aussi déclaré :

« Nous sommes tenus de dénoncer les violations de la dignité humaine et des droits humains, de porter à la lumière les tentatives de justifier toute forme de haine au nom de la religion, et de les condamner comme falsification idolâtre de Dieu : son nom est Saint, il est Dieu de paix, Dieu salam » (Proche-Orient chrétien, n° 67-2017, p. 359-401).

Le Pape et El Tayyeb

Dans une tribune publiée quelques jours avant, Mgr Michel Chafik, recteur de la Mission copte catholique de Paris, avait présenté l’enjeu de cette visite pontificale. Évoquant la position « ambiguë » d’El-Tayyeb, il y écrivait :

« S’il témoigne, dans ses propos, d’un islam éclairé, ses décisions contredisent trop souvent ses prises de position. Il parle de paix et de liberté religieuse mais sanctionne durement l’apostasie et diffère toujours la réforme religieuse en faveur de laquelle il s’est pourtant engagé. L’ambivalence de son discours explique qu’il soit contesté, tant à l’intérieur par les islamistes radicaux qu’à l’extérieur par les tenants d’un islam modéré » (Le Figaro, 24 avril 2017).

L’ÉVÉNEMENT D’ABOU-DHABI

Le voyage que le pape François a effectué à Abou-Dhabi, capitale des Émirats Arabes Unis (EAU), du 3 au 5 février 2019, restera comme un événement marquant de son pontificat. La Constitution de cette fédération concède aux nombreux émigrés non-musulmans la liberté de culte (les chrétiens y disposent d’une quarantaine d’églises) en leur imposant cependant une totale discrétion. Les EAU sont aussi engagés activement contre l’islamisme. Abou-Dhabi abrite en outre le siège du Conseil des Sages musulmans, un cénacle de religieux et d’experts fondé en mars 2014 et présidé par Ahmed El-Tayyeb.

Le Souverain Pontife y était invité par ce dernier dans le cadre d’une Conférence mondiale sur la fraternité humaine. Quelque 600 personnalités religieuses de différentes confessions, venues de divers horizons, y étaient également présentes.

L’objectif principal de ce déplacement était la signature conjointe par le pape et le grand imam d’une déclaration intitulée La fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune. D’après les confidences de François aux journalistes, sa rédaction aurait été finalisée lors d’un entretien privé avec El-Tayyeb au Vatican le 16 octobre 2018. Le Père Yoannis Lahzi Gaïd, prêtre copte-catholique et secrétaire du pape (cf. PFV n° 86), associé à ce travail, avait alors assuré qu’il existe « une amitié profonde » entre les deux hommes (Agence I.Media, 16 octobre 2018).

Présenté comme une étape majeure sur la voie de l’entente entre chrétiens et musulmans, ce texte soulève plusieurs remarques, à commencer par la forme. El-Azhar et l’Église catholique s’y présentent comme engageant respectivement « les musulmans d’Orient et d’Occident » et « les catholiques d’Orient et d’Occident ». Or, si le successeur de Pierre dispose de l’autorité et de la légitimité nécessaires pour parler au nom de toute l’Église, ce n’est pas le cas du grand imam d’El-Azhar, car l’islam sunnite ne confère à personne une telle prérogative magistérielle (cf. PFV n° 80). L’influence de cette institution au-delà des frontières de l’Égypte n’y change rien, même si à Abou-Dhabi le cérémonial autour de la rencontre avec le pape voulait promouvoir El-Tayyeb comme « le » représentant de l’islam. Cette limite a été soulignée par le Père Jean Druel, directeur de l’Institut dominicain d’études orientales, situé au Caire.

« Cette déclaration commune ne manifeste donc que les opinions d’Ahmed El-Tayyeb. […] Si demain son successeur a un avis différent, il n’est pas tenu de reprendre à son compte les déclarations de ses prédécesseurs. Et à l’extérieur, les fidèles musulmans ne sont évidemment pas soumis à son autorité » (La Croix, 6 février 2019).

Sur le fond, les deux cosignataires énumèrent les nombreux maux dont souffre l’humanité actuelle, en particulier la « conscience humaine anesthésiée et l’éloignement des valeurs religieuses, ainsi que la prépondérance de l’individualisme et des philosophies matérialistes qui divinisent l’homme et mettent les valeurs mondaines et matérielles à la place des principes suprêmes transcendants ». Pour y remédier, ils préconisent d’importantes dispositions, telles que la promotion de la pleine citoyenneté et de la famille, la reconnaissance du droit et de la dignité des femmes, la préservation de la vie, l’éducation saine, l’adhésion aux valeurs morales ainsi que la justice pour tous, la protection des lieux de culte, et même la liberté de croyance, de pensée, d’expression et d’action (mais la liberté de conscience en est absente), etc.

Ils condamnent aussi la justification de toutes les formes de violence au nom de Dieu.

« Nous déclarons – fermement – que les religions n’incitent jamais à la guerre et ne sollicitent pas des sentiments de haine, d’hostilité, d’extrémisme, ni n’invitent à la violence ou à l’effusion de sang. Ces malheurs sont le fruit de la déviation des enseignements religieux, de l’usage politique des religions et aussi des interprétations de groupes d’hommes de religion qui ont abusé – à certaines phases de l’histoire – de l’influence du sentiment religieux sur les cœurs des hommes pour les conduire à accomplir ce qui n’a rien à voir avec la vérité de la religion ».

Et ils promettent d’œuvrer en vue de « répandre la culture de la tolérance, de la coexistence et de la paix ».

Ces paroles ne sont cependant pas dénuées d’ambiguïté. En effet, si les chrétiens et les musulmans utilisent le même vocabulaire, le contenu des mots tels que paix, justice, famille, morale, tolérance, n’est pas identique dans les deux religions. Sur tous ces aspects, on voit mal comment le fait de considérer « les religions » comme indistinctement porteuses de toutes les vertus ou comment l’attestation de « notre foi commune en Dieu »peuvent apporter de la clarté dans le dialogue (cf. A. Laurent, « François prêche la fraternité », La Nef, n° 312, mars 2019). En outre, le document comporte des engagements contraires aux exigences du Coran, ce qui peut les rendre inapplicables par de nombreux musulmans, comme l’ont fait valoir plusieurs experts catholiques (cf. Père François Jourdan, L’Église dans le monde, n° 193, avril-mai 2019, p. 8 et 9 ; Sami Aldeeb, Site Savoir ou se faire avoir, 11 février 2019).

Parmi eux, certains ont été troublés par l’affirmation selon laquelle « le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine, par laquelle Dieu a créé les êtres humains ». Appliqué aux religions, cela « est contraire à la foi catholique », a indiqué le Père dominicain Wojciech Giertych, théologien de la Maison pontificale, niant que le texte lui aurait été soumis pour relecture (National Catholic Register, 6 février 2019).

Lors d’une rencontre avec François à Rome, Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana (Khazastan), l’a questionné sur ce sujet, puis il a livré l’explication du pape sur le site LifeSiteNews : « La diversité des religions est la volonté permissive de Dieu », à distinguer d’une « volonté positive » (7 mars 2019). Pendant l’audience générale du 3 avril 2019, accédant à la demande de Mgr Schneider, François a clarifié le sens de cette phrase.

« Pourquoi Dieu permet-il qu’il y ait tant de religions ? Dieu a voulu permettre cela : les théologiens de la Scholastique faisaient référence à la voluntas permissiva de Dieu. Il a voulu permettre cette réalité : il y a beaucoup de religions ; certaines naissent de la culture, mais elles regardent toujours le ciel, elles regardent Dieu ».

Par l’affirmation « certaines naissent de la culture », le pape « affirmait discrètement que la religion musulmane n’est pas une religion révélée », souligne Yves Chiron (Françoisphobie, éd. du Cerf, 2020, p. 317-318).

QUEL AVENIR POUR LA DÉCLARATION D’ABOU-DHABI ?

S’exprimant au nom de l’Église catholique et d’El-Azhar, les deux signataires de la Déclaration sur la fraternité humaine se sont engagés à promouvoir les principes énoncés « à tous les niveaux régionaux et internationaux, en préconisant de les traduire en politiques, en décisions, en textes législatifs, en programmes d’étude et matériaux de communication ». Ils ont aussi demandé que le document « devienne objet de recherche et de réflexion dans toutes les écoles, les universités et les instituts de formation ». C’est dans ce but qu’en septembre 2019 a été créé un Haut Comité, co-présidé par le cardinal Miguel Ayuso Guixot, successeur du cardinal Tauran à la tête du CPDI, et par Mohamed Mahmoud Abdel Salam, juge du Conseil d’État égyptien et conseiller d’El-Tayyeb.

Deux mois après, le grand imam s’est rendu au Vatican pour présenter au Souverain Pontife le projet d’un gigantesque complexe interreligieux. Construit sur l’île de Saadiyat, à Abou Dhabi, ce complexe, unique dans la péninsule Arabique, baptisé « Maison de la Famille d’Abraham », réunira une église, une mosquée et une synagogue. Il devrait être inauguré en 2022 et sera géré par un conseil permanent « de la fraternité humaine » (Aleteia, 16 novembre 2019 ; La Croix, 4 février 2021). Pour commémorer l’événement d’Abou Dhabi, le 4 février de chaque année, le pape et le grand imam échangent leurs vœux par vidéo ou téléphone. Par ailleurs, dans son encyclique Fratelli tutti (3 octobre 2020), François fait plusieurs fois mention de son entente avec El-Tayyeb.

La déclaration D’Abou-Dhabi

Les chrétiens d’Orient ont en général approuvé la Déclaration. Les évêques grecs-catholiques, réunis en assemblée synodale sous la présidence de leur patriarche, Youssef Absi, ont annoncé que le document « deviendra objet d’étude dans les écoles et les instituts théologiques du Patriarcat » et sera diffusé dans les paroisses. Au Liban, le patriarche de l’Église maronite, le cardinal Béchara Boutros Raï, a considéré qu’elle doit devenir une « boussole » pour les écoles catholiques (Agence Fides, 16 septembre 2021).

Deux ans après la signature du document, le P. Jean Druel s’est exprimé sur sa mise en œuvre. « Je ne suis pas certain qu’un travail de fond s’opère. A mon sens, ce type d’événement reste essentiellement symbolique – ce qui ne veut pas dire qu’il n’a pas de valeur. Je constate qu’il y a une vraie difficulté à dépasser les déclarations de principe ». Considérant la nouveauté introduite par François, à savoir l’instauration d’une relation directe entre lui et El-Tayyeb, il constate l’absence « d’effet boule de neige », le grand imam ne s’engageant qu’« en son nom propre », compte tenu de la grande diversité du monde sunnite. Ainsi, bénéficiant « d’une formidable aura dans les milieux azharis », il est « détesté par les Frères musulmans » et il est « presque inconnu » par les Arabes non égyptiens. « Au Maroc, par exemple, El-Azhar ne représente rien » (I. Media, 4 février 2021). Il est vrai que le roi du Maroc portant le titre de « Commandeur des croyants » n’a pas besoin d’autre référence religieuse que la sienne.

POUR CONCLURE

En s’engageant aux côtés du chef de l’Église catholique, El-Tayyeb s’est présenté aux yeux du monde comme détenteur de l’autorité suprême de l’islam sunnite, ce qu’il n’est pas juridiquement et religieusement. Sans doute a-t-il aussi voulu montrer au président Abdel Fattah El-Sissi qu’il se tenait à ses côtés dans sa lutte contre l’islamisme et qu’il répondait positivement à la mission que le raïs lui avait publiquement confiée par son discours du 28 décembre 2014 (cf. PFV n° 82). Ce discours avait été suivi de l’organisation de plusieurs conférences internationales sur des thèmes tels que la citoyenneté, les libertés fondamentales et la paix (cf. PFV n° 85). Toutefois, la ligne d’El-Azhar demeure « antilibérale », note la journaliste Mélinée Le Priol sur la foi d’une enquête auprès de plusieurs spécialistes qui font aussi ressortir la méfiance d’El-Tayyeb envers l’Occident et sa culture (La Croix, 4 février 2022).

Quant au pape François, en entraînant El-Tayyeb à signer avec lui des engagements aussi éloignés des principes de la religion que ce dernier professe, il a peut-être obéi à une subtile stratégie : pressentant que la paix dans le monde dépend aujourd’hui d’une révision structurelle du rapport des musulmans à leurs textes sacrés, pousser l’ambitieux grand imam à agir dans ce sens. L’efficacité serait ainsi visée. A cet égard, le P. Druel rapporte aussi que, pour certains observateurs, « compte tenu de la situation effervescente à l’intérieur du monde sunnite, le pape est peut-être imprudent de privilégier surtout les relations avec El-Azhar au détriment d’autres acteurs » (I. Media, 4 février 2021).
L’avenir dira si cette Déclaration a une valeur autre que symbolique.

La consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie, le schisme entre les orthodoxes russes et ukrainiens

Et le pape François avait répondu que ce n’était pas à l’ordre du jour. Le récit de l’affaire est relatée dans un article de juin 2021. Le pape François s’est rendu récemment à l’ambassade russe d’Italie, sans en parler au cardinal Parolin, Secrétaire d’Etat du Saint-Siège.

De son côté le clergé orthodoxe russe appelle à la réconciliation :

Nous, prêtres et diacres de l’Église orthodoxe russe, chacun en son nom propre, lançons un appel à tous ceux dont dépend la fin de la guerre fratricide en Ukraine, avec un appel à la réconciliation et à un cessez-le-feu immédiat. Nous adressons ce message après le dimanche du Jugement dernier et dans l’anticipation du Dimanche du pardon.

Le Jugement Dernier attend chacun d’entre nous. Aucune autorité terrestre, aucun médecin, personne ne nous l’évitera. Soucieux du salut de tous ceux qui se considèrent comme un enfant de l’Église orthodoxe russe, nous ne voulons pas qu’il comparaisse à ce Jugement, portant le lourd fardeau des malédictions proférées par les mères ayant perdu leurs enfants.

Nous pleurons l’épreuve à laquelle nos frères et sœurs ont été injustement soumis en Ukraine. Nous rappelons que la vie de chaque personne est un don inestimable et unique de Dieu, et c’est pourquoi nous souhaitons le retour de tous les soldats – russes et ukrainiens – chez eux et dans leurs familles, sains et saufs. Nous pensons avec amertume à l’abîme que nos enfants et petits-enfants en Russie et en Ukraine devront surmonter pour recouvrer l’amitié des uns avec les autres, pour se respecter et s’aimer mutuellement. Nous respectons la liberté de l’homme donnée par Dieu et croyons que le peuple ukrainien devrait faire son choix de manière indépendante et non sous la menace d’une arme, sans pressions de l’Occident ou de l’Orient.

Dans l’anticipation du Dimanche du pardon, nous rappelons que les portes du Paradis sont ouvertes à quiconque, même à une personne qui a péché lourdement, si elle demande pardon à ceux qu’elle a humiliés, insultés, méprisés, ou à ceux qui ont été tués par ses mains ou sur ses ordres. Il n’y a pas d’autre voie que le pardon et la réconciliation mutuelle. « La voix du sang de ton frère me crie de la terre ; et maintenant sois maudit et chassé de la terre qui a ouvert la bouche pour recevoir de ta main le sang de ton frère», dit Dieu à Caïn, qui était jaloux de son jeune frère. Malheur à toute personne qui se rend compte que ces paroles lui sont adressées personnellement. Aucun appel non violent à la paix et à la fin de la guerre ne devrait être réprimé de force et considéré comme une violation de la loi, car tel est le commandement divin : « Heureux les artisans de paix. »

Nous appelons toutes les parties en conflit au dialogue, car il n’y a pas d’autre alternative. Seule la capacité d’entendre l’autre peut offrir l’espoir d’une sortie de l’abîme dans lequel nos pays ont été jetés en quelques jours seulement. Permettez-vous et permettez-nous à tous d’entrer dans le Carême dans un esprit de foi, d’espérance et d’amour.

Arrêtez la guerre!

Les relations sont difficiles entre les orthodoxes russes et les orthodoxes ukrainiens. Après l’indépendance de l’Ukraine et la chute de l’Union soviétique en 1991, plusieurs courants « orthodoxes » ukrainiens indépendants ont formé des Eglises non reconnues par Moscou, un mouvement largement encouragé par les Etats-Unis… Fin 2018, à la suite de la décision du patriarcat œcuménique de Constantinople d’accorder aux orthodoxes d’Ukraine l’autocéphalie, les différents courants orthodoxes du pays se réunissent dans la cathédrale Sainte-Sophie de Kiev pour réaliser leur réunification. La création d’un nouveau mouvement autocéphale est actée le 15 décembre 2018. Une décision à travers laquelle le patriarcat de Moscou dénonce un risque majeur de « persécutions massives » contre ses fidèles en Ukraine. Le président ukrainien d’alors, Petro Porochenko, allié des Etats-Unis, y voit quant à lui la « véritable indépendance de l’Ukraine vis-à-vis de Moscou » et l’apparition d’une église « sans Poutine (…) et sans prière pour l’armée russe », ce dont il se félicite. Les marges de manœuvre de la nouvelle Eglise sont toutefois limitées par le patriarcat de Constantinople, car elle n’est qu’une métropole circonscrite au territoire ukrainien et dirigée par le métropolite de Kiev, dont la nomination dépend du patriarche de Constantinople.

Cependant, plus d’un cinquième des fidèles ukrainiens continue de demeurer fidèle au patriarcat de Moscou, qui craint une « persécution massive » de ses fidèles en Ukraine, crainte devenue réalité, selon les Russes. Et donc un motif d’intervenir militairement. Dans son discours du 21 février, visant à justifier l’invasion de l’Ukraine, Vladimir Poutine affirme que Kiev se prépare à la « destruction de l’Eglise orthodoxe ukrainienne rattachée au Patriarcat de Moscou ».

Pour la minorité uniate, principalement située à l’Est du pays, qui a fait le choix courageux de l’unité romaine en 1596, la guerre soulève également de nombreuses inquiétudes : « chaque fois que la Russie a pris, dans l’Histoire, le contrôle de l’Ukraine, l’Eglise catholique ukrainienne a été détruite », rappelle Mariana Karapinka, porte-parole de l’archiéparchie uniate de Philadelphie (Etats-Unis).

Le 27 février, au quatrième jour de l’invasion de l’Ukraine, le patriarche orthodoxe Cyrille de Moscou a évoqué les événements en cours dans une homélie prononcée à la cathédrale du Christ-Sauveur. Il y a notamment dénoncé des « forces du mal qui combattent l’unité de la Rus’ ». Le fond de cette homélie est un appel à prier pour la paix et pour l’unité de l’Eglise, et spécialement pour le métropolite Onuphre, primat de l’Eglise orthodoxe ukrainienne (EOU), dépendant du patriarcat de Moscou. Les mots du patriarche Cyrille ne peuvent se comprendre sans leur cadre. Celui-ci est d’ailleurs donné un peu plus loin :

« Que le Seigneur préserve la terre russe. Lorsque je dis “russe”, j’emploie l’antique expression de la “Chronique des temps passés” : “L’origine de la terre russe”. Une terre dont font partie aujourd’hui la Russie, l’Ukraine, la Biélorussie, d’autres tribus et d’autres peuples. »

Cette « terre russe », s’enracine dans le fait que la Russie et l’Ukraine sont issues des « mêmes fonts baptismaux » et unies par une même culture religieuse qui ne doit pas être brisée.Yves Daoudal a traduit un article de Giles Fraser, publié sur UnHerd, un pasteur anglican, président de “Inclusive Church” (qui milite pour l’inclusion des LGBT. Il écrit en effet :

[…] Beaucoup de gens ne mesurent pas à quel point l’invasion de l’Ukraine est une quête spirituelle pour lui. Le baptême de la Rus est l’événement fondateur de la formation de la psyché religieuse russe, l’église orthodoxe russe fait remonter ses origines jusque-là. C’est pourquoi Poutine n’est pas tellement intéressé par quelques districts à tendance russe à l’est de l’Ukraine. Son objectif, terrifiant, est Kiev lui-même.

Il est né à Leningrad – une ville qui a repris le nom de son saint d’origine – d’une mère chrétienne fervente et d’un père athée. Sa mère l’a baptisé en secret, et il porte toujours la croix de son baptême. Depuis qu’il est devenu président, Poutine s’est présenté comme le véritable défenseur des chrétiens du monde entier, le leader de la Troisième Rome. Son bombardement incessant de Daech, par exemple, a été présenté comme la défense de la patrie historique du christianisme. Et il utilisera typiquement la foi comme un moyen de frapper l’Occident, comme il l’a fait dans ce discours en 2013 :

« Nous voyons que de nombreux pays euro-atlantiques rejettent réellement leurs racines, y compris les valeurs chrétiennes qui constituent la base de la civilisation occidentale. Ils renient les principes moraux et toutes les identités traditionnelles : nationales, culturelles, religieuses et même sexuelles. Ils mettent en œuvre des politiques qui assimilent les familles nombreuses aux partenariats entre personnes de même sexe, la croyance en Dieu à la croyance en Satan.”

Poutine considère que son destin spirituel est la reconstruction de la chrétienté, basée à Moscou. […] Parlant du baptême de masse de Vladimir [au Xe siècle], Poutine a expliqué :

« Son exploit spirituel consistant à adopter l’orthodoxie a prédéterminé la base globale de la culture, de la civilisation et des valeurs humaines qui unissent les peuples de Russie, d’Ukraine et de Biélorussie. »

Il veut refaire la même chose. Et pour ce faire, il a besoin du retour de Kiev.

« Le choix spirituel fait par saint Vladimir détermine encore largement nos affinités aujourd’hui », écrivait encore Poutine l’année dernière. « Pour reprendre les mots d’Oleg le Prophète à propos de Kiev, “qu’elle soit la mère de toutes les villes russes”. »

À cette intensité religieuse, nous pouvons ajouter une hargneuse politique ecclésiastique. En 2019, la branche ukrainienne de la famille des Églises orthodoxes a déclaré son indépendance de l’Église orthodoxe russe – et le chef nominal de la famille orthodoxe, Bartholomée Ier de Constantinople, l’a soutenue. Le président ukrainien, Petro Porochenko, a décrit cette déclaration comme « une grande victoire de la pieuse nation ukrainienne sur les démons de Moscou, une victoire du bien sur le mal, de la lumière sur les ténèbres ».

L’Église orthodoxe russe a furieusement rejeté cette revendication d’indépendance, déclarant que l’Ukraine appartenait irrévocablement à son « territoire canonique ». Cela a entraîné une scission historique au sein de la famille orthodoxe, l’Église russe rejetant la primauté de Bartholomée et déclarant qu’elle n’était plus en communion avec le reste de la famille orthodoxe. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, a dénoncé Bartholomée comme étant un suppôt des Américains. Kirill a même affirmé que la transformation de Sainte-Sophie – à l’origine le siège mondial de l’orthodoxie – en mosquée en 2020 était « une punition de Dieu ». L’Église russe a ensuite procédé à la création de ses propres diocèses dans le monde, notamment en Afrique. « Ils descendent dans la rue avec des affiches disant Merci, Poutine ! Merci, patriarche Kirill ! », c’est ainsi que la machine de propagande de l’Église russe décrit la situation.

Le caractère central de l’Ukraine en général, et de Kiev en particulier, est tel dans l’imagination de l’Église russe qu’elle est prête à rompre l’alliance séculaire de l’orthodoxie. Encore et toujours, il s’agit de l’Ukraine, le site imaginé de l’Église mère de la Rus. […]

Propriété privée et destination universelle des biens

L’Association des économistes catholiques, qui regroupe des acteurs de l’économie française voulant approfondir la réflexion sur l’ensemble des sujets économiques, en lien avec la doctrine sociale de l’Église, vient de publier aux éditions Téqui les actes d’un colloque concernant l’articulation entre propriété et destination universelle des biens.

Fondement de toute économie décentralisée, la propriété est questionnée à chaque époque en termes à la fois permanents et renouvelés, notamment par la doctrine sociale de l’Église. Le colloque tenu en mars 2021 par l’Association des économistes catholiques s’est penché sur cette question cruciale à travers des approches multiples : fondements éthiques et théologiques, relation avec le droit naturel, rôle dans la liberté des personnes ou la subsidiarité, jusqu’à la considération de ses limites et de son rapport avec la destination universelle des biens.

Quelles valeurs motivent les propriétaires – matérialistes ou moralement responsables – pour apprécier des réalités comme le profit ou les échanges ? Dans le cadre du capitalisme actuel, une attention particulière a été donnée à la question de la propriété de l’entreprise (droits et devoirs des actionnaires et des salariés – cf. la loi Pacte), sans oublier la question des biens communs et celles des relations avec l’État.

Evoquant les entreprises familiales, Bernard Largillier écrit que ces entreprises de taille moyenne sont, d’après des études, des structures plus favorables à l’humain, que des entreprises équivalentes à caractère non familial. Et il précise :

Lorsqu’on regarde d’un peu plus près qui sont ces familles (ce que ne font pas les études auxquelles cela n’était pas demandé), on constate qu’elles sont toutes sauf exceptions de culture chrétienne et bien souvent catholiques, le respect n’étant en définitive que la première étape de l’amour du prochain. On retrouve les racines chrétiennes de l’Europe dans nos entreprises familiales, et celles qui s’en écartent périclitent ou se vendent et perdent leur caractère sauf reprise par une autre famille.

A ce sujet, comme il faut choisir entre Dieu et l’argent, il faut choisir entre la priorité à l’humain qui reste au centre de la culture économique européenne et plus particulièrement française et reconnue comme telle, et la priorité à l’argent qui est tout de même la marque de la culture économique anglo-saxonne, plus court-termite avec son “make more money” maintes fois dénoncé et son “business is business”.

La quatrième guerre de Poutine, la plus incertaine, la plus risquée

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

En envahissant l’Ukraine, Vladimir Poutine en a surpris plus d’un, à commencer par votre serviteur. Car l’enjeu est immense et les risques considérables pour le président russe comme pour la Russie elle-même.

Certains rappellent qu’il en est tout de même à sa quatrième guerre. C’est un peu exagéré et le contexte était, à chaque fois, bien spécifique, mais toujours en lien avec les frontières russes menacées.

Il y eut d’abord la guerre en Tchétchénie, à l’extrême sud de la Russie. Ce n’est pas lui qui la déclencha mais Boris Eltsine, son prédécesseur, en 1999. L’année suivante, Poutine fut élu président et dut continuer cette guerre difficile. L’armée russe – enfin, ce qu’il en restait – n’avait pu gagner la première guerre de Tchétchénie (1994-1996) sans toutefois la perdre tout à fait. Le traité qui suivit n’empêcha pas les islamistes tchétchènes de multiplier les attaques et attentats sanglants jusqu’à Moscou.

Eltsine, sur les conseils de l’armée, résolut de remettre la main sur cette province dont les islamistes rêvaient de proclamer l’indépendance. La capitale, Grozny, fut prise au bout de quelques semaines mais une longue guérilla s’ensuivit, alimentée notamment par des djihadistes venus de plusieurs pays. Poutine tira les leçons de cette guerre, ce fut le début de la modernisation de l’armée russe.

Puis il y eut la Géorgie, en 2008. Deux régions, l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud, rattachées à la Géorgie par les Soviétiques, proclamèrent leur autonomie avec le soutien de Moscou. Le président pro-occidental Saakachvili décida, en août 2008, de ramener ces deux petites régions dans l’orbite géorgienne et attaqua l’Ossétie, tuant les premiers combattants ossètes mais aussi plusieurs soldats russes. L’armée géorgienne, entraînée par les Américains, était bien plus nombreuse mais la réaction russe fut foudroyante.

Des milliers d’hommes et de nombreux chars furent envoyés par le tunnel de Roki et la contre-attaque russe mit l’armée géorgienne en déroute. L’Abkhazie et l’Ossétie ont ensuite proclamé leur indépendance, reconnue par Moscou. C’est à cette occasion que les États-Unis, par la voix de Condoleezza Rice, la secrétaire d’État de George Bush, avait évoqué les adhésions à l’OTAN de la Géorgie et de l’Ukraine.

Pendant ce conflit, les chefs d’État ukrainien, polonais et baltes se rendirent à Tbilissi, capitale de la Géorgie, pour soutenir le président Saakachvili, rien ne changea… Des rumeurs annoncèrent un assaut russe vers Tbilissi, mais ce ne fut pas l’option choisie par Poutine. L’armée russe, depuis 2008, protège l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud dont les habitants sont dotés d’un passeport russe.

La troisième guerre n’en n’est pas vraiment une, puisqu’elle ne fit aucun mort. C’était en 2014, en Crimée. Après la révolution de la place Maïdan, à Kiev, qui entraîna la fuite en Russie du président élu et le début de la guerre du Donbass, la Crimée, presque totalement russophone, saisit l’occasion pour proclamer son indépendance puis demander son rattachement à la Russie. Ce ne fut donc pas factuellement une annexion, soit dit en passant.

Une guerre de l’eau cuisante pour la Crimée s’ensuivit. Dépourvue de fleuve, elle dépend du Dniepr, qui coule en Ukraine à qui elle est reliée par un canal. Les autorités ukrainiennes l’ont alors fermé, mettant la Crimée en grande difficulté. Nul doute que la remise en marche de ce canal fera partie des objectifs russes, comme le démontre le spécialiste de la guerre de l’eau, Franck Galland, dans une tribune du Monde.

La quatrième guerre, celle d’Ukraine, est, comme on peut le constater, une suite chronologique assez cohérente de l’affrontement géopolitique entre les États-Unis et la Russie.

Mais la donne est toutefois nouvelle par son ampleur. L’Ukraine n’est ni la Géorgie ni la Crimée. Elle est le deuxième pays d’Europe par sa taille (600.000 km2) et compte 45 millions d’habitants. Certes, l’unanimité n’y règne pas et le pays est clairement coupé en deux, entre l’est et l’ouest. Mais l’incertitude est grande sur les objectifs militaires et politiques de cette invasion.

Poutine, d’une grande prudence depuis 22 ans, a clairement changé de stratégie.

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