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Strasbourg : la statue de la Vierge de l’église Saint-Pierre-le-Vieux retrouvée détruite

La statue n’a pas de valeur historique, mais elle comptait beaucoup pour de nombreux paroissiens. Le curé indique :

« On l’avait descendue de notre grenier il y a quatre ans, et on avait vite constaté qu’elle répondait à une véritable attente des gens. Elle avait beaucoup de visites. »

« Il y a quelques mois, elle avait déjà été vandalisée, quelqu’un avait dessiné dessus une croix gammée et l’avait affublée d’une moustache de Hitler. »

« Il nous arrive des choses tout le temps, sourit. On est victimes de vols de cierges, et on a même un pilleur de tronc qui utilise du scotch double face pour attraper quelques pièces. On a retrouvé l’endroit où il cachait le scotch, derrière un des confessionnaux, il y a quinze jours de cela. » « Plutôt que de voler, il suffit de demander. Si les gens ont vraiment besoin d’un cierge pour s’éclairer, on trouvera toujours une solution pour leur en donner… »

Vers une chute de la démographie

Jean-Marc Foult signe une tribune dans Les Echos, dans laquelle il alerte sur le déclin de la population :

[…] La raison de ce dépeuplement annoncé est très simple : les femmes ont de moins en moins d’enfants. Pour maintenir la population, le taux de fécondité doit être de 2,1 – et non pas 2 car il naît 105 garçons pour 100 filles. Or, ce chiffre est désormais nettement sous la barre des 2 dans l’ensemble des pays développés et s’en rapproche à grande vitesse dans la plupart des autres.

A titre d’exemple, la fécondité est maintenant tombée à 1 dans des villes comme Shanghai ou Pékin. En Italie, en Grèce ou en Roumanie, pays méditerranéens dont l’image est associée aux familles nombreuses, la fécondité est désormais à 1,4. La France et les USA font figure d’exception avec des taux à 1,8, ce qui ne permet pourtant pas le renouvellement générationnel. Dans ces deux pays comme dans d’autres, la population continue néanmoins de progresser en raison de l’allongement de la durée de vie, et parce que ces pays bénéficient d’un « solde migratoire net » positif. Mais pour d’autres nations, les choses sont différentes. Avec une fécondité à 1,5, la population bulgare est passée de 9 à 7 millions d’habitants entre 1989 et 2018, et pourrait encore baisser de 30 % d’ici à 2050, tout comme le Portugal, qui pourrait perdre jusqu’à 60 % de sa population à l’horizon 2060.

La décrue démographique n’est pas une hypothèse : elle a bel et bien commencé. En Russie, la conjugaison d’une fécondité à 1,6, d’une espérance de vie basse et d’un solde migratoire négatif, fait que la population est passée de 148 à 144 millions d’habitants entre 1993 et 2020. En Chine, malgré l’arrêt de la politique de l’enfant unique en 2016, la fertilité s’établit autour de 1,5 : la population chinoise pourrait ainsi tomber à environ 750 millions d’habitants à la fin du siècle, soit une perte de 50 % par rapport à la population actuelle. En Inde, la fécondité vient de passer sous le seuil de remplacement. Certes, la fécondité reste haute en Afrique et en Amérique du Sud mais là encore, la tendance est à la baisse. Au Brésil, on comptait 6 enfants par femme en 1960, pour 1,8 actuellement : ça n’est pas une diminution, c’est un effondrement. […]

La baisse de la fécondité est à l’oeuvre; elle aura des conséquences majeures, démographiques mais aussi économiques, sociales et peut-être surtout géopolitiques, dans la mesure où la puissance des nations s’est toujours mesurée à l’aune de leurs démographies : c’est la masse qui fait la force. […]

L’activité pro-vie de la Conférence épiscopale des Etats-Unis

Alors que la Cour suprême américaine pourrait revenir sur l’arrêt « Roe vs Wade », qui a légalisé l’avortement aux États-Unis, la Croix s’intéresse à l’activité pro-vie de la Conférence épiscopale (USCCB) :

  • l’USCCB et d’autres organisations religieuses ont adressé une requête à la Cour suprême pour l’encourager à revenir sur l’arrêt Roe vs Wade
  • en 2020, elle a lancé une campagne nationale appelant les paroissiens à identifier des ressources locales pour accompagner les femmes enceintes en situation difficile et ainsi les dissuader d’avorter.
  • parmi ses 400 employés, l’USCCB dispose d’un lobbyiste à plein temps à Washington et les membres de ses comités (migration, pro-vie, liberté religieuse…) sont en contact avec le gouvernement et les élus au Congrès.
  • en 2019, elle a consacré près de 10 % de son budget lobbying, communication et politiques (de 25,8 millions de dollars) à ses activités pro-vie, soit 2,4 millions de dollars
  • si les évêques sont d’accord sur les objectifs, leur marge de manoeuvre varie car les États américains ont eux-mêmes des limitations plus ou moins strictes quant à l’accès à l’avortement.

Le devoir du pontife romain de restaurer la paix liturgique

Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan, publie sur One Peter Five une réflexion pastorale, suite à Traditionis custodes :

Alors que nous avançons sur le chemin synodal menant au Synode sur la synodalité de 2023, une plaie s’est ouverte dans le Corps mystique du Christ, l’Église. Nous nous référons, bien sûr, à la douleur spirituelle et à l’injustice qui ont été infligées à un nombre considérable de bons catholiques de tous âges, laïcs et membres du clergé, à travers la publication de Traditionis Custodes du Pape François, le 16 juillet 2021, et la Responsa aux Dubia de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, le 4 décembre 2021. L’écrasante majorité des fidèles laïcs et du clergé attachés au rite romain traditionnel se tiennent à l’écart des polémiques ecclésiales et liturgiques, et ils respectent et prient pour le Pape et pour leurs évêques. Ils demandent seulement le droit de pouvoir continuer à vivre pleinement, tant en ce qui concerne la célébration de la Sainte Messe que la célébration de tous les autres sacrements et rituels, le patrimoine liturgique dans lequel eux-mêmes et des générations de jeunes catholiques ont grandi.En effet, le Siège Apostolique, par un geste pastoral généreux, leur avait garanti ce droit lors des pontificats du Pape Jean-Paul II et du Pape Benoît XVI.

Cette blessure spirituelle et ses conséquences douloureuses (à la fois pastorales et personnelles) pour plusieurs milliers de catholiques sont publiquement connues. Et le précieux et tout l’ancien patrimoine liturgique de l’Église romaine (qui est un bien spirituel commun de toute l’Église qui ne doit pas être perdu) est menacé. Les évêques ont donc le devoir d’exprimer publiquement et franchement leurs profondes préoccupations, conformément à la manière encouragée sur le chemin synodal actuel. Dans son discours d’ouverture du chemin synodal, le 9 octobre 2021, le pape François a déclaré : « Si nous ne devenons pas cette Église de proximité avec des attitudes de compassion et d’amour tendre, nous ne serons pas l’Église du Seigneur.»

Que le pape François se rende compte qu’il a été mal avisé et qu’il fasse preuve de courage pastoral, d’humilité et d’amour véritable pour ces fils et filles marginalisés de l’Église, en abrogeant les dispositions canoniques stipulées dans les deux documents susmentionnés. Ce faisant, il va très certainement « panser les plaies et guérir les cœurs brisés avec le baume de Dieu » (Discours d’ouverture du Synode, 9 octobre 2021).

Dans ce contexte, nous faisons bien de rappeler un grand saint qui est entré dans l’histoire de l’Église comme un véritable pacificateur : saint Irénée de Lyon (+202). À un moment critique de l’histoire de l’Église, alors qu’à la fin du IIe siècle le Siège Apostolique a voulu imposer une expression unique de la lex orandi (concernant la date de célébration de Pâques) à un groupe de clercs et de fidèles, rejetant ainsi d’autres traditions liturgiques, saint Irénée est intervenu et a respectueusement fait des remontrances au Pape Victor Ier (+197), lui rappelant la magnanimité et la modération pastorales de ses prédécesseurs, en particulier celle du Pape Anicet (+168), qui malgré une perspective liturgique différente de St. Polycarpe (disciple de l’Apôtre Jean) permit néanmoins à une autre tradition liturgique de se poursuivre sans être perturbée (cf. Eusèbe de Césarée, Historia ecclesiastica V : 23). Le pape Victor Ier semble avoir écouté l’appel fraternel de saint Irénée.

Le pape François a récemment annoncé la joyeuse nouvelle qu’il prévoyait de proclamer saint Irénée docteur de l’Église, avec le titre significatif de docteur unitatis (Discours au groupe de travail conjoint orthodoxe-catholique de Saint Irénée, 7 octobre 2021). Rappelant l’exemple de saint Irénée, pacificateur et futur docteur unitatis, ainsi que celui de ses prédécesseurs Jean-Paul II et Benoît XVI, le Pape François doit écouter la voix des nombreux enfants, jeunes, pères et mères, séminaristes, et les prêtres attachés aux rites antiques de l’Église de Rome et garantir leur droit établi au culte selon tous les livres liturgiques du rite romain qui étaient en usage jusqu’à la récente réforme liturgique. Ainsi, ces fils et filles marginalisés de l’Église auront le sentiment de faire « partie de la vie de la communauté sans être entravés, rejetés ou jugés » (Homélie du Pape François à la Sainte Messe pour l’Ouverture du chemin synodal, 10 octobre 2021).

Le pape François a appelé chacun dans l’Église « à être sensible aux questions de nos sœurs et frères, à nous laisser enrichir par la variété des charismes » (Homélie de la Sainte Messe pour l’ouverture du chemin synodal). Que Dieu accorde au Pape François la grâce d’être vraiment un Pape de paix liturgique, promouvant « tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est beau » (Phil. 4 : 8). Si le pape François agissait avec une telle charité et une telle humilité pastorale, rien ne serait perdu et tout serait gagné. Et le « Dieu de la paix » serait avec lui et avec tous les fidèles (cf. Ph 4, 8).

+ Athanasius Schneider

La Revue Défense Nationale publie (trop vite?) une critique favorable du livre d’Eric Zemmour

Cet article publié en décembre 2021 par la Revue de la Défense Nationale est restée en ligne “pour ne pas créer un buzz et une victimisation” d’Eric Zemmour selon le général (2S) Jérôme Pellistrandi, rédacteur en chef de la prestigieuse revue, qui évoque le fait qu’Eric Zemmour n’était pas encore candidat. Voici quelques extraits qui montrent que l’auteur de la critique n’était pas dupe des intentions du futur candidat :

La couverture de l’ouvrage annonce les couleurs – le drapeau français flottant en arrière-plan du personnage – d’une affiche de campagne présidentielle.

La France n’a pas dit son dernier mot. Avec ce titre, Éric Zemmour est devenu le chantre d’une France aux abois et se présente comme l’« “homme providentiel” qui porte le fer et rassemble les énergies au nom de la survie de la nation », qui peut encore se relever et se révéler avec la préférence nationale et l’assimilation régulière des étrangers.

L’auteur est avant tout un journaliste, et la lecture de son ouvrage, qui mêle entre 2006 et 2020 ses rencontres avec le milieu intellectuel et politique, principalement dans les beaux quartiers parisiens, est agréable. Les références d’auteurs et de personnalités médiatiques abondent et nous entraînent dans une histoire de France – parfois cinématographique et sportive – que l’on redécouvre dans une version polémique, évidemment. C’est ce qui fait l’intérêt de l’ouvrage, en ouvrant le débat d’idées sur tous les sujets d’actualité, bien sûr toujours liés à l’islam et le « grand remplacement » de la population française par l’immigration. L’éditorialiste nous surprend, nous interpelle et c’est tant mieux (…)

La conclusion de l’ouvrage est une profession de foi d’un futur candidat au sauvetage de la France ! (…)”

Voici l’analyse de Jean-Dominique Merchet, fin connaisseur des affaires militaires parisiennes :

Dans son numéro de décembre, la Revue Défense Nationale (RDN) publie une critique du livre d’Eric Zemmour, «La France n’a pas dit son dernier mot». Sous la plume de Pascal Lecardonnel, secrétaire général de la rédaction, l’article recommande cet ouvrage (…)

Ce mardi, la parution de cet article a fait réagir les réseaux sociaux. Le général (2S) Jérôme Pellistrandi, rédacteur en chef de la RDN, reconnait auprès de l’Opinion que la publication de cet article est «une erreur malencontreuse de (sa) part». Il précise que l’article a été mis en page avant l’annonce officielle de la candidature d’Eric Zemmour à la présidentielle. Dans un communiqué, Jérôme Pellistandi présente également ses «excuses pour ne pas avoir tenu sa promesse d’exigence éditoriale et de neutralité».

Le général Pellistrandi ajoute que «nous ne retirerons pas ce texte du site Internet pour ne pas créer un buzz et une victimisation qui bénéficierait à l’auteur du livre».

La RDN est un lieu où le débat sur les questions de défense doit être le plus ouvert possible. En mars, la RDN publiera ainsi les projets « défense » des candidats sous leur nom. Eric Zemmour, comme les autres, devrait alors pouvoir alors s’y exprimer (…)

La publication d’une critique favorable à Eric Zemmour est autre chose : elle confirme l’influence de l’extrême-droite dans les milieux de la défense, même si ce n’est pas le cas du général Pellistrandi. On se souvient, au printemps, de l’appel des généraux dans Valeurs actuelles. Ou de la désignation de l’ancien numéro 2 de l’armée de terre, le général Bertrand de La Chesnais comme directeur de campagne… d’Eric Zemmour.

 

Valérie Pécresse n’est pas crédible sur les questions militaires

C’est l’avis de Jean-Dominique Merchet (blog Secret Défense) qui commente les propositions de Valérie Pécresse de “faire intervenir en partie l’armée” pour des opérations de “sécurisation de zones” dans les “zones de non-droit, de non-France”, propositions qui feraient grincer les dents des autorités militaires :

“(…)   Ce n’est pas la première fois que Valérie Pécresse évoque cette idée d’engager l’armée dans des missions de sécurité publique. «Je veux une opération coup de poing avec des brigades coup de poing, avec des policiers, le fisc, peut-être même le soutien de l’armée» avait-elle déclaré début décembre lors d’un déplacement à Toulouse.

Si ces rodomontades peuvent séduire une partie de l’électorat, elles ne déclenchent pas l’enthousiasme dans l’institution militaire, qui redoute par dessus tout de devoir faire un travail de police sur le sol national. Certes, des militaires peuvent être séduits à titre personnel, comme électeurs, par cette idée. Mais les armées savent le prix énorme qu’elles auraient à payer si elles devenaient des auxiliaires de police. C’est une chose de fantasmer sur la bataille d’Alger, c’est une autre chose de la refaire… Sans compter le cadre légal dans lequel elles pourraient être ainsi engagées. On se souvient des très fortes réticences exprimées lorsque le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner avait parler d’utiliser les militaires de l’opération Sentinelle en renfort des forces de l’ordre, lors des manifestations des Gilets Jaunes, une idée finalement abandonnée.

Cette idée de Valérie Pécresse traduit sans doute son peu de familiarité avec les armées. Elle n’est pas la seule : durant la primaire LR, son rival Michel Barnier, avait déjà suscité l’étonnement – pour être poli – dans les états-majors lorsqu’il avait plaidé pour le rétablissement du service militaire obligatoire (…)

Il y a manifestement urgence, au sein de l’équipe de la candidate LR, de parler sérieusement des questions militaires. Qui sera en charge du dossier ? On devrait en savoir plus en début de semaine prochaine et l’Opinion vous en tiendra informé. L’état-major de la candidate a, semble-t-il, cherché une figure militaire, à la manière d’Eric Zemmour dont le directeur de campagne est le général de la Chesnais. L’idée semble avoir été abandonnée.

Le Passe vaccinal en 1ère lecture à l’Assemblée nationale. Un tour de vis supplémentaire juste pour emmerder les Français

Le projet de loi portant diverses dispositions de vigilance sanitaire, après engagement de la procédure accélérée (et donc une navette raccourcie entre Assemblée nationale et Sénat), a été examiné en première lecture par les députés du 3 au 5 janvier 2022. Ce projet de loi a pour objectif majeur de remplacer le passe sanitaire (autorisant encore les non-vaccinés munis d’un test négatif de moins de 24h à pratiquer toutes activités) à un passe vaccinal, qui serait réservé aux seuls porteurs d’un schéma vaccinal complet selon la terminologie moderne.

Le but de cette série d’articles est d’examiner un peu en détail, et à partir des comptes-rendus figurant sur le site de l’Assemblée nationale, quelques aspects ressortant de la discussion parlementaire : la chasse au bouc qui est ouverte, la collaboration passive de ce qui devrait être une opposition, quelques sujets pratiques de la vie quotidienne, la comparaison fructueuse entre covid et bronchiolite en cet hiver 2021-2021, le dévoilement de la bassesse de M.Véran (s’il était encore nécessaire) à propos du passe vaccinal pour les 12-16 ans, enfin le groupe LR qui s’exprime et vote comme un canard sans tête.

Le gouvernement veut aller vite et voir la loi promulguée pour le 15 janvier. Il a donc prévu une première lecture à l’Assemblée nationale en deux séances le lundi 3 janvier, la séance de nuit pouvant, après vote favorable des députés présents à minuit, être prolongée jusqu’à potron-minet.

Il était donc minuit ce 3 janvier 2022 :

Olivier Véran, ministre. « En application de l’article 50, alinéa 5, du règlement, le Gouvernement demande la prolongation de la séance en cours au-delà de minuit, afin d’achever la discussion du projet de loi renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire et modifiant le code de la santé publique. Nous considérons que l’enjeu en vaut très largement la chandelle. Les Français attendent des mesures de protection et nous souhaitons aller au bout de ce texte sans délai »(Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaREM.)

Mme la présidente. : « En application de l’article 50, alinéa 5, du règlement, je consulte l’Assemblée sur la demande du Gouvernement ». (La demande du Gouvernement n’est pas adoptée.)

Mme la présidente. : « Nous levons la séance. Je vous informe qu’il appartiendra à la conférence des présidents de déterminer les conditions dans lesquelles la suite de l’examen du projet de loi pourra être réinscrite à l’ordre du jour ».

Après accord des groupes, la suite de l’examen du texte a donc repris le mardi 4 janvier après-midi. Mais, à partir de la fin de l’après-midi, la discussion parlementaire a perdu de son efficacité quand les propos de M.Macron concernant les non-vaccinés, qu’il veut emmerder, les irresponsables et les non-citoyens, se sont diffusés. Les députés de l’opposition se sont alors emparés du sujet avec force rappels au règlement, suspensions de séance, demandes d’intervention immédiate du Premier ministre (qui a promis de venir et n’est pas venu le soir même). Ce n’est que le 5 janvier que la discussion, reprise dans l’après-midi avec une intervention de M.Castex, a pu se terminer par le vote du projet de loi en première lecture (en réalité à 5h25 du matin le 6 janvier). Le gouvernement pouvait donc être satisfait après une petite éruption parlementaire en réalité sans conséquences.

Le projet de mise en place d’un passe vaccinal oppose deux visions politiques totalement différentes. La première a été celle du gouvernement depuis le début, à savoir une priorité bestialement donnée au sanitaire hospitalo-centré et covido-dépendant (en faisant fi de toute autre réflexion sur la santé publique) y compris au détriment des libertés publiques. Mais cette première a été progressivement absorbée par un avatar clairement exprimé par les macroniens dans lequel deux objectifs concomitants ont pris le dessus, à savoir un taux maximal de vaccination d’une population sans cesse en voie d’élargissement (on a appris hier 9 janvier que dorénavant il serait possible que les taux de vaccination de la population s’expriment maintenant en intégrant la classe des 5-11 ans) et des contraintes maximales sur les personnes non vaccinéespour les pousser à se faire vacciner, tout en refusant de prendre la décision –qui eût été logique- d’une vaccination obligatoire.

Cette vision est celle présentée par M.Véran lors de la présentation générale du projet de loi lors de la première séance du 3 janvier :

« En premier lieu, il tend à approfondir les mesures de protection et transforme le passe sanitaire en passe vaccinal. À compter du 15 janvier 2022 il sera donc nécessaire, si vous votez ce texte, de présenter, à partir de 12 ans, un justificatif vaccinal pour accéder aux activités de loisirs : aux restaurants, aux débits de boisson, aux foires, aux séminaires, aux salons professionnels ainsi qu’aux transports interrégionaux…. L’objectif de ce texte de loi, c’est de sauver des vies, de protéger nos hôpitaux et de soulager la charge de travail de nos soignants… Je voudrais simplement insister sur un point. Ne perdez pas, ne perdons pas de vue que l’objectif n’est pas de contraindre les libertés individuelles et collectives des Français ».

 Il le rappelle encore quand est discuté l’article 1 : «  Notre choix, c’est de sauver des vies. C’est le choix de l’humanisme et le choix de l’éthique ».

Ce n’est bien sûr pas de l’humour, c’est du véran. Sauver des vies : magnifique programme en effet pour un ministre qui se déclare à titre individuel favorable à l’allongement de 12 à 14 semaines du délai pour avortement et qui fait tout pour que la proposition de loi puisse passer avant la fin de la législature.

Il est soutenu dans sa vision euphorisée par Mme Laurence Vichnievsky (Modem) :

« Il nous est ainsi proposé, pour l’essentiel, de transformer le passe sanitaire en passe vaccinal à partir du 15 janvier 2022. Une telle transformation a pour objectif assumé d’inciter à la vaccination l’ensemble de la population….  Le Gouvernement a choisi l’incitation plutôt que l’obligation, parce que ce choix, tout en préservant la liberté de chacun, s’est révélé aussi être le plus efficace ».

La même Madame Vichnievsky livre d’ailleurs, au fil de la discussion, une remarque un peu étonnante lors de l’examen de l’application du texte aux enfants de 12 à 16 ans pour lesquels la vaccination requiert l’autorisation des parents : « Certains ont avancé l’argument selon lequel l’application du passe vaccinal aux 12-16 ans serait une manière de mettre un peu la pression, dans la mesure où 80 % des 12-16 ans sont déjà vaccinés, et où les 20 % restants ont vraisemblablement des parents antivax ou qui ne souhaitent pas les faire vacciner. Cette forme d’instrumentalisation nous est apparue difficilement acceptable d’un point de vue éthique ».

Remarque que nous qualifions d’étonnante parce qu’il semblerait que Mme Vichnievsky ne se soit pas rendu compte que « l’instrumentalisation » est le moyen utilisé par le gouvernement tant via le passe sanitaire (a fortiori le passe vaccinal) que via sa propagande télévisuelle expliquant aux enfants qu’ils risquent de contaminer papy et mamie et que ce n’est pas bien.

La ritournelle « il faut plus de vaccinés et c’est urgent » est à la base de multiples interventions :

  • C’est M.Véran, bien sûr : « Nous voulons maintenant aller plus loin et transformer le passe sanitaire en passe vaccinal pour en augmenter l’effet incitatif»
  • c’est la ministre déléguée auprès de M.Véran, Mme Brigitte Bourguignon : « Le passe vaccinal répond aujourd’hui à une autre urgence. Vous voyez que la cohérence ne se situe pas toujours où vous la placez : être cohérent, c’est précisément s’adapter à la situation sanitaire. Actuellement, 10 % de la population n’est pas encore vaccinée. Vous parlez d’immunité collective ; quant à nous, nous voulons que toutes ces personnes soient vaccinées… non parce que ça nous fait plaisir mais parce que nous voulons les protéger et protéger les autres».
  • C’est un député de LaRem, Guillaume Gouffier-Cha : « Plus de 90 % de nos concitoyens ont reçu une première dose, mais il faut aller encore plus loin».
  • C’est le rapporteur du projet de loi, M. Jean-Pierre Pont (LaRem) : « Le passe sanitaire a fait ses preuves cet été. Il a permis la reprise, puis le maintien des activités dans le contexte de la quatrième vague. Il a également entraîné un élan décisif en faveur de la vaccination. Désormais, sa transformation en passe vaccinal est nécessaire ».
  • C’estle député apparenté Modem, M.Philippe Vigier : « Le passe vaccinal, c’est le passe de la vie. …Le seul moyen de nous en sortir, c’est la vaccination. On peut parler de liberté individuelle, mais la liberté, c’est la liberté de vivre, et elle passe par la vaccination ».

On pourrait rappeler d’ailleurs que l’en-tête du compte Twitter de M.Macron, depuis longtemps, affiche toujours cette mention dont on sait qu’elle est mensongère : Tous vaccinés, tous protégés.

La deuxième vision est celle qui, tout en conservant la possibilité d’une vaccination, essaie d’avoir un regard plus large sur les objectifs et les moyens de santé publique en général et de conserver un niveau de libertés publiques pour tous sans discrimination conforme à ce qui était généralement considéré comme de base en France, jusqu’à ces années covido-macroniennes.

Il faut reconnaître que, dans le débat auquel nous allons nous intéresser, peu nombreux –quoique résolus- ont été ceux qui ont défendu la deuxième vision. Soulignons donc le travail de tous les députés de La France Insoumise, mené souvent avec talent, et de quelques individualités comme Mme Wonner (ex-LaRem maintenant non-inscrite, M.Dupont-Aignan (non-inscrit) ou encore M.Paul Molac (Libertés et territoires (Groupe parlementaire rassemblant plusieurs députés de partis centristes, se situant dans l’opposition au gouvernement Castex).

Cette deuxième vision est donc abondamment défendue par LFI. Par exemple, M.Eric Coquerel (LFI) : « Il n’est en réalité pas question, dans ce débat, d’efficacité sanitaire ; ce qui est en jeu, c’est la société que nous voulons. La vôtre, celle vers laquelle vous nous amenez, nous glace d’effroi ».  Et M.Paul Molac présente ses réflexions :

« Au sujet de la vaccination, notre position est très claire : si nous reconnaissons son utilité pour atténuer les effets du virus sur les personnes contaminées, nous considérons que la stratégie du tout-vaccinal ne peut être l’unique solution. Cet entêtement à défendre le tout-vaccinal heurte nombre de nos concitoyens et a pour conséquence de dresser les Français les uns contre les autres…. Ce projet de loi instaure une vaccination obligatoire déguisée alors que le Président de la République s’était engagé à ce que la vaccination reste facultative. Le passe vaccinal vient ainsi porter atteinte au consentement libre et éclairé du patient en imposant une contrainte étatique.  Je crains donc que ce texte ne soit nocif pour nos libertés, inefficace pour lutter contre la pandémie et destructeur pour la cohésion sociale ».

Au-delà de l’affrontement entre ces deux visions politiques pour la gestion de la situation sanitaire, on peut en réalité et tout d’abord se poser une question peut-être un peu simplette : mais en fait, pourquoi un projet de loi sur le passe vaccinal alors que, rappelons-nous, cela fait deux mois à peine qu’un projet de loi portant diverses dispositions de vigilance sanitaire a été adopté. Rappelons-nous ce que disait M.Véran en le présentant le 19 octobre 2021 :

« Très schématiquement, le Gouvernement demande donc aux parlementaires de lui permettre de prendre des mesures si la situation l’exige, jusqu’au 31 juillet 2022.. ; Nous demandons d’abord la possibilité d’actionner des leviers si la situation sanitaire devait l’exiger, des mesures dont nous savons d’ores et déjà avoir besoin jusqu’à l’été prochain. Il est inutile de se poser la même question dans trois mois : à la mi-janvier, le virus n’aura pas disparu de la France ni de la planète…et nous devons donc, si nécessaire, être en mesure d’activer ces mesures… Vous l’aurez compris, le projet de loi vise à renforcer la vigilance nécessaire dans la durée face au virus et à conforter les différents outils dont nous disposons pour y répondre…. Dans un contexte toujours incertain, et face au risque de voir émerger de nouveaux variants plus transmissibles ou plus pathogènes, une grande vigilance s’impose. Anticipation et réactivité sont les fils conducteurs de notre réponse à l’épidémie de covid-19, et ce sont bien ces principes essentiels qui irriguent le texte que le Gouvernement vous présente ».

Anticipation, capacité à adapter les mesures à un environnement sanitaire incertain, réactivité maximale, tels étaient bien les arguments utilisés alors. Ces moyens que demandait M.Véran, il les a obtenus.

Mme Fiat (LFI) a d’ailleurs fait observer cette contradiction : « Vous affirmez que le passe vaccinal protégera le pays. Aurais-je loupé un épisode ? Le passe sanitaire a-t-il été supprimé ? Car c’est bien lui qui devait nous protéger ». De même que M.Molac :

« Au mois de novembre dernier, le Parlement a confié au Gouvernement les pleins pouvoirs en matière sanitaire jusqu’au mois de juillet 2022, période qui nous a semblé alors tout à fait disproportionnée. Le Gouvernement fondait son argumentation sur sa volonté de ne pas nous déranger après la fin de nos travaux en février, alors que nous restons députés jusqu’en juin 2022. Or ce même Gouvernement n’a pas hésité à nous faire revenir entre le 29 et le 30 décembre pour voter en commission une nouvelle loi ».

La réponse, nous l’avons eue clairement le 5 janvier dans Aujourd’hui en France : c’est le « J’ai très envie d’emmerder les non-vaccinés ». Ce nouveau projet de loi n’est donc qu’un tour de vis supplémentaire. Sommes-nous sûrs que c’est, vis-à-vis du Conseil d’Etat comme vis-à-vis du Conseil constitutionnel, une justification suffisante ? Nous verrons, en demeurant inquiet vu la qualité de la production récente de ces institutions.

Ajoutons, de façon plus légère et concernant l’ambiance des débats, que le covid continue de rendre fou les gens. C’est d’abord le fait que les députés arborent leur statut vaccinal comme une sorte de garantie de pensée conforme : M. Marc Le Fur (LR) «   Inutile de préciser, une fois de plus, que je suis vacciné, ainsi que tous les membres de ma famille » ; Mme Mathilde Panot (LFI) : « Monsieur le Premier ministre, nous attendons de recevoir vos excuses et de connaître les objectifs de cette loi, qui ne sont pas ceux que vous avez dits. Pour terminer, j’ajoute que je suis vaccinée ». Et d’ailleurs, quand M .Mélenchon ne le fait pas lors de son intervention, c’est M.Véran qui le fait pour lui :

« J’ai bien écouté votre intervention, monsieur le président Mélenchon. Toutefois, j’ai le regret de vous dire que, par le passé, vous vous êtes tellement trompé qu’il est désormais difficile de vous prêter la même attention. Vous avez parlé de ce « machin » Pfizer que jamais, ô grand jamais, vous ne recevriez – or je crois savoir que vous avez reçu votre troisième dose de vaccin Pfizer ».

Le covid rend fou enfin dans les attitudes. Nous vous laissons juges avec le dialogue (vrai) suivant :

Olivier Véran : Je ne sais pas si le député Bazin est présent mais, comme vous, monsieur Le Fur, il a fait hier plusieurs interventions sur les femmes enceintes et la vaccination.

Mme Perrine Goulet (Modem) : Madame la présidente, M. Cordier [NDLR : LR] n’a pas mis son masque !

Mme la présidente : Voilà qui est fait. M. Cordier l’a remis.

Mme Perrine Goulet : Il omet systématiquement de le mettre !

Mme Émilie Bonnivard (LR) : Mais quelle folle !

Mme la présidente : S’il vous plaît ! M. le ministre a la parole. Et M. Cordier, veuillez ne pas faire de provocation : gardez votre masque sur le nez.

Mme Perrine Goulet : Elle n’a pas à me traiter de folle ! Rappel au règlement, madame la présidente !

Mme la présidente : Pouvez-vous laisser M. le ministre terminer ?  Puis, quand le ministre a eu terminé : La parole est à Mme Perrine Goulet, pour un fait personnel.

Mme Perrine Goulet : Quand on demande que les textes de notre assemblée soient respectés, c’est-à-dire que notre collègue Cordier porte son masque, et qu’une députée me traite de folle en retour, j’estime, madame la présidente, qu’il est nécessaire que vous interveniez pour calmer les membres de votre groupe.

Mme la présidente : Mme la députée, vous avez pu vous exprimer. M. Cordier garde son masque. Je vous en prie, reprenons nos débats.

M.Coquerel tire des débats une conclusion intéressante :

« Je voulais dire également, à l’occasion de ce dernier amendement, que, le jour où des historiens se pencheront sur la drôle de période que nous sommes en train de vivre,… ils chercheront vainement la raison pour laquelle une majorité des représentants du peuple ont décidé de saborder ainsi l’État de droit et les libertés fondamentales. Ils découvriront avec stupeur qu’il s’agissait de l’envie qu’avait un suzerain d’emmerder ses concitoyens ».

Il nous semble enfin opportun de terminer ce premier article par ce tweet de M.Chiche, professeur de philosopie :

Voeux d’Eric Zemmour à la presse : “de tous les candidats, je suis celui qui vous connais le mieux”

Lors de ses voeux à la presse, Eric Zemmour a déclaré aux journalistes :

Dans un an, jour pour jour, je vous inviterai à l’Élysée, et nos relations ne seront plus les mêmes. Vous vous adresserez à moi avec respect, admiration, sollicitude et hypocrisie, comme vous le faites toujours avec les Présidents de la République. Et, je vous répondrai avec une sympathie qui rompra de manière éclatante avec le style de mon prédécesseur, cet illustre « emmerdeur », selon l’autoportrait qu’il dresse de lui-même et qui, reconnaissons-le, est d’une saisissante ressemblance.

C’était hier, j’étais l’un d’entre vous. Ah, bien sûr, j’étais différent, aussi. Pour trois raisons. D’abord, j’étais de droite, alors que, souvenez-vous, 99 % d’entre vous ont défendu bec et ongles François Hollande, avant d’être 99 % à défendre Emmanuel Macron.

Mais qui vous méprise ? Le peuple. C’est que, voyez-vous, chers amis, le peuple a de la mémoire, de la jugeote et du goût. Le peuple vous en veut. Il a raison de vous en vouloir. Le peuple est en colère. Il dit énormément de mal de vous dans votre dos.

Je n’ignore pas ce que certains d’entre vous subissent au sein des rédactions lorsqu’ils osent couvrir ma candidature impartialement ou pire, dire du bien de moi. Je devine, pour l’avoir vécu, les regards mauvais et les poignées de main froides pour celui, par exemple qui oserait ne pas me qualifier par la rituelle formule de « polémiste d’extrême-extrême-droite radicale et extrémiste ».

Je sais la pression qui est exercée sur vous, de l’école de journalisme jusqu’aux plateaux de télévision, la pression d’une idéologie qui est prête à tout pour imposer ses dogmes. Je sais comment cela se passe, j’ai mis des années à m’en libérer, moi aussi. Je connais la facilité d’utiliser les angles des confrères, par peur de l’originalité, par peur de penser par soi-même, par peur d’être marginalisé.

Et c’est de cette situation qu’élu Président, je vous libérerai. Vous découvrirez la joie de ne plus vous soumettre. Vous serez enfin réellement écoutés, enfin profondément respectés, enfin peut-être aimés, qui sait. Seuls ceux d’entre vous qui ne peuvent vivre que sous perfusion d’argent du contribuable souffriront. Mais il est grand temps que ceux-là se reconvertissent, pour que la vérité soit dite et pour que le peuple se réconcilie avec vous. Le service public ne crachera plus sur le contribuable tous les jours au petit-déjeuner. Il ne giflera plus le réel tous les soirs à 20 heures.

A partir de la 17e minute :

L’avortement est un acte violent et on ne peut pas cacher la vérité

Aliette Espieux, porte-parole de la Marche pour la vie (dimanche à 13h30 place de Catalogne dans le 14e arrondissement), a été interrogée dans Famille chrétienne. Extrait :

L’utilisation de phrases choc voire violentes est–elle nécessaire ?

Je ne suis pas adepte de la violence mais l’avortement est un acte violent et on ne peut pas cacher la vérité. Je ne publierais pas de photos de bébés avortés car cela peut provoquer un véritable traumatisme chez une femme qui a déjà avorté, en revanche dire que l’avortement se fait par démembrement est la réalité. Un médecin qui en pratique me l’a expliqué avec ces mots : on démembre le bébé et on broie son crâne ! Il ne s’agit pas de juger les personnes qui avortent mais d’expliquer en quoi consiste exactement cet acte.

Qu’attendez-vous de la campagne présidentielle ?

Aujourd’hui malheureusement aucun candidat ne propose une vraie culture de vie et une vraie défense de la famille. Seul Eric Zemmour s’est entouré de personnes régulièrement présentes à la marche pour la vie comme Philippe de Villiers, Agnès Marion, Jean-Frédéric Poisson, qui nous soutiennent depuis des années. Mais il considère que l’avortement reste un droit fondamental pour les femmes.

Comment garder espoir face à cette avalanche de lois mortifères ?

Il y a des raisons d’espérer quand on voit que les jeunes se mobilisent de plus en plus pour cette cause. De nombreuses antennes de la marche pour la vie voient le jour dans des villes de province. Nous avons créé à Lyon le cercle Xavier Dor qui forme les défenseurs de la vie à répondre aux journalistes, à argumenter pour aller sur le terrain à la rencontre des gens. Nous avons également monté au niveau national, la Lejeune Académie, un camp d’été de formation qui débutera dès 2022, qui permettra à tous les jeunes de la Génération Pro-Vie ne se former sur ce sujet si délicat, et d’avoir le bagage nécessaire pour se mobiliser dans la rue ou sur les médias.  Je pense que cette culture de mort va finir par s’autodétruire car le gouvernement va trop loin. Il s’est mis à dos de nombreux médecins qui vont finir par arrêter de pratiquer des avortements car ils seront dégoutés. C’est par exemple ce qui s’est passé avec le docteur de Rochambeau…

Marcher suffit-il ? Que faire d’autre ?

Marcher pour la vie est très important mais ce n’est pas suffisant. Il est important de se mobiliser toute l’année et de montrer que les pro vie ne sont pas là seulement entre 13h et 17h le troisième dimanche de janvier. Il faut agir quotidiennement, en parler autour de soi, expliquer pourquoi on défend la vie, ne pas se cacher. De nombreuses actions de tractage, de collage sont organisées. Et on peut également soutenir les structures d’accueil pour les femmes enceintes en détresse comme Magnificat, Mère de miséricorde, SOS femmes enceintes, Choisir la Vie, IVG.net…

«Les pays maghrébins, ce sont eux qui mettent toujours le bordel»

Roger Milla, ancien footballeur camerounais surnommé « le vieux lion », qui a effectué sa carrière principalement en France, a déclaré à la veille du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations au Cameroun :

«Les pays maghrébins, ce sont eux qui mettent toujours le bordel. C’est eux qui mettent toujours le désordre, je suis désolé. Je vais leur dire ici en tant que leur frère, que ce soit le Maroc, l’Egypte ou autre, que ce n’est pas normal.»

«S’ils ne sont pas Africains, qu’ils aillent jouer pour l’Europe, pour l’Asie ou bien pour d’autres, mais qu’ils ne viennent pas mettre le bordel dans le continent africain. Ils ont toujours évolué sur le continent africain. Et nous les avons d’ailleurs acceptés, donc je ne vois pas pour quelle raison aujourd’hui ils continuent à mal parler des autres pays et de l’Afrique, ce n’est pas normal.»

Il semble que ces propos ont provoqué une polémique, au point que Roger Milla s’en est excusé.

Les contradictions d’une synodalité idéologique

De l’abbé Claude Barthe dans Res Novae :

« L’Église est à bout de souffle » : c’est le message, pour une part correspondant à la réalité, pour une part fabriqué, que veut donner, en France, en Allemagne, ailleurs, le battage médiatique intense autour des scandales des abus sexuels. Et le message se poursuit : elle doit donc se réformer structurellement en se purifiant de tout cléricalisme dans un mode de fonctionnement plus démocratique, plus synodal.

Il ne s’agit pas de nier que le cléricalisme soit néfaste, si on l’entend de l’arrogance de certains clercs oubliant que leur « part d’héritage », kleros en grec, est d’abord le ministère et le service. Mais le terme, utilisé comme un slogan et de manière dépréciative, fait en réalité écho aux principes idéologiques de la société moderne, toujours plus sécularisée. Et comme à l’époque de Gambetta et de son cri : « Le cléricalisme, voilà l’ennemi », c’est le sacerdoce catholique qui est visé.

Une théologie de l’effacement du sacerdoce

Comme on a connu des théologies de la mort de Dieu, qui avalisent « religieusement » l’athéisme ou l’agnosticisme contemporain[1], on pourrait parler d’une théologie de la mort du sacerdoce donnant une caution « catholique » à l’effacement du sacerdoce dans la société. Les théologiens qui s’y emploient explorent deux types de réflexion, qui ne s’excluent pas mais se complètent.

  • La perspective synodale consiste à faire que presbytérat et épiscopat soient pour le peuple de l’Église locale concrète et émanant de lui. Le P. Hervé Legrand, op, est un bon représentant de cette visée[2]. Il convient de sortir de la figure administrative qu’a revêtue, selon lui, un clergé fonctionnarisé et de retrouver sa conception traditionnelle, ce qu’on lui accordera volontiers, sauf à discuter sur la manière de revenir à la tradition. Il voudrait pour sa part retrouver le modèle de l’organisation ecclésiastique du début du IIIe siècle, qu’on peut deviner à travers la Tradition apostolique d’Hippolyte de Rome. L’Église locale, explique-t-il, était une communauté présidée par un évêque, seul véritable prêtre, entouré de quelques presbytres, qui n’étaient pas encore des sacerdotes. Cette communauté choisissait son pasteur, duquel il n’était pas exigé d’état de vie spécial (célibat). Selon Hervé Legrand, on pourrait revenir à cette organisation en s’inspirant de la manière dont on choisit les diacres permanents : l’Église locale se demanderait de quel type de pasteurs elle a besoin, les appellerait et leur ferait donner une formation locale en phase avec la culture et les nécessités concrètes, sans les obliger nécessairement au célibat. Les pasteurs, dans cette perspective synodale, naîtraient en quelque sorte du Peuple de Dieu pour l’accompagner dans sa mission, et le sacerdoce ministériel apparaîtrait comme une émanation et un service du sacerdoce des fidèles.
  • La perspective de « pluriministérialité » (Henri-Jérôme Gagey, Céline Baraud) cherche à intégrer, pour ne pas dire à noyer, le sacerdoce dans un foisonnement de ministères laïcs issus des charismes du Peuple de Dieu[3]. A l’origine a été un article du P. Joseph Moingt, sj : « L’avenir des ministères dans l’Église catholique »[4], qui parlait de la possibilité de « distribuer à d’autres ministres, et notamment à des laïcs, tout ou partie des fonctions jusqu’ici exercées par des prêtres ».

Le P. Christoph Theobald, sj, qui joue actuellement un rôle très actif dans les commissions préparant l’assemblée du Synode sur la synodalité, avec des théologiens comme Arnaud Join-Lambert (Suisse), Alphonse Borras (Belgique), Gilles Routhier (Québec), imagine l’avenir comme ceci[5] : en Europe de l’Ouest, les prêtres fort rares de demain devront être des « prêtres-passeurs », la plupart du temps itinérants, qui éduqueront les chrétiens à la foi, feront mûrir leur sens des responsabilités, puis s’effaceront ; des ministres laïcs stables prendront le relais sur le terrain, et assureront une « présence d’Église », dans la gouvernance des communautés, dans le service de la Parole (prédication, catéchèse, animation de la liturgie, écoute qui pourrait entre autres doubler ou suppléer le sacrement de pénitence), dans l’hospitalité (accueil, rencontres). Les « prêtres-passeurs » pourront d’ailleurs être repérés et choisis par les communautés parmi ceux qui assureront ces ministères pluriels. Et plutôt qu’une formation spécialisée dans des séminaires, l’ensemble de ces acteurs et même l’ensemble de la communauté pourra bénéficiera d’une formation permanente.

Une laïcisation du personnel ecclésiastique

Vatican II, concile par essence très innovant puisqu’il voulait dépasser la doctrine tridentine, a cependant été un concile de transaction entre progrès et tradition dans ses textes, « bricolés », comme le dit l’historien Yvon Tranvouez, pour remporter une adhésion quasi unanime. L’enseignement et la gouvernance politique qui ont suivi le Concile, quelle que soit l’orientation du pouvoir romain, montinienne, wojtylo-ratzinguérienne, bergoglienne, ont été transactionnels : il s’est toujours agi de donner des gages à l’« ouverture » ou au contraire de pratiquer un « recentrement », mais sans excès d’un côté ou de l’autre pour éviter, dans les deux cas, de faire en quelque sorte exploser la machine conciliaire. Il n’empêche que la sécularisation du personnel ecclésiastique, et donc l’effacement du sacerdoce, pour être moins radicales que ne le souhaitent les courants théologiques évoqués plus haut, n’en sont pas moins très réels.

En premier lieu, il y a ce fait massif que l’« ouverture » opérée par le Concile a été comprise par le clergé comme impliquant, sans qu’il y ait même lieu de le discuter, de s’adapter à la sécularisation de la société. Cette sécularisation cléricale ayant d’ailleurs, surtout au début, considérablement accéléré la sécularisation sociale. D’où l’abandon de l’habit ecclésiastique, plus gravement les nombreux abandons de l’état ecclésiastique, la transformation de la vie religieuse, avec pour conséquence l’assèchement des vocations du fait de la perte de sens de cet état aux yeux des jeunes catholiques.

Quant aux décisions romaines de gouvernement (relevant de l’auctoritas gubernandi), qui ont par la force des choses un aspect doctrinal (facultas docendi), elles ont été liturgiques et institutionnelles.

Ainsi, Paul VI guidant puis appliquant Vatican II, tout en maintenant fermement le principe du célibat sacerdotal (encyclique Sacerdotalis Caelibatus du 24 juin 1967), a pris trois lourdes options :

  • Instituant, avec Lumen gentium n. 29, contrairement à l’antique discipline du célibat, un diaconat comme degré hiérarchique propre et permanent, pour des hommes éventuellement mariés et ne se destinant pas au sacerdoce. Tout proche du sacerdoce s’est formé ainsi un personnel sociologiquement plus laïque que clérical qui ne cesse de croître (en France, de 2000 à 2019, le nombre des diacres permanents a presque doublé, passant de 1499 à 2794, cependant que le nombre des prêtres en activité baissait de 5000 à 3000).
  • Abrogeant par le motu proprio Ministeria quædam, du 15 août 1972, le sous-diaconat et les ordres mineurs et les remplaçant par de simples ministères institués de lecteurs et acolytes, dont les récipiendaires demeurent de simples laïcs[6]. A quoi s’est ajoutée la distribution de la communion par des laïcs, hommes et femmes (instruction Immensæ caritatis du 29 janvier 1973).
  • Rendant quasi automatique, dans l’intention en soi bonne qu’ils ne restent pas dans le péché mais produisant un effet éminemment laxiste d’hémorragie vers le siècle, la dispense du célibat des prêtres renvoyés de l’état clérical parce qu’ils ont fait défection. (normes de 1971). La tentative de Jean-Paul II pour rendre cette dispense plus rare (normes de 1980) a d’ailleurs échoué.

Jean-Paul II et Benoît XVI ont publié de fort beaux texte pour exalter le sacerdoce et le célibat (Exhortation Pastores dabo vobisdu 25 mars 1992), mais le pape Wojtyla et son successeur n’ont même pas envisagé de revenir sur le fait que l’autel était désormais entouré d’acteurs liturgiques laïcs, hommes et femmes, lecteurs et lectrices, servants et servantes, ou distribuant la communion.

François enfin, quant à lui, a élargi les mesures précédentes :

  • Approuvant le document final de l’assemblée spéciale du Synode des Évêques pour l’Amazonie, qui proposait qu’en l’absence de prêtres dans les communautés, l’évêque puisse confier, pour une période déterminée, l’exercice de la charge pastorale à une personne laïque à tour de rôle (n. 96). Sur quoi, l’exhortation Querida Amazonia, du 2 février 2020, a décidé que des responsables laïcs dotés d’autorité puissent présider à la vie des communautés, spécialement pour concrétiser les divers charismes laïcs, afin de permettre le développement d’une culture ecclésiale propre, nettement laïque » (n. 94 – souligné dans le texte).
  • Publiant le motu proprio Spiritus Domini du 11 janvier 2021, qui a modifié le canon 230 § 1, et permis que les ministères du lectorat et de l’acolytat puissent être conférés à des femmes, plus évidemment laïcs si l’on peut dire (décision qui était d’ailleurs de pur principe, puisqu’elles en exerçaient déjà les fonctions).

Les contradictions d’une synodalité idéologique

N’est-il pas cependant contradictoire que l’on tienne tant à faire reconnaître la synodalité par des textes officiels du pouvoir romain central ? Pourquoi les Églises locales ou les communautés de terrain ne décident-elles pas d’elles-mêmes de mettre en œuvre (de mettre davantage en œuvre) cette « culture ecclésiale propre, nettement laïque »? Pourquoi du milieu des chrétiens laïcs, en fonction des besoins des communautés et des charismes de leurs membres, n’émane pas cette « pluriministérialité »?

En fait, personne n’imagine que la synodalité, vie de l’Église à la base et par la base, ne soit instituée (ou accrue) autrement que par décrets venant d’en-haut ! De fait, la centralisation tridentine, mise au service, depuis Vatican II, d’un contenu doctrinal anti-tridentin, n’a jamais été aussi absolue, avec un système ecclésiastique verrouillé à l’extrême, avec des évêques-préfets, un pape absolu, une Curie militante, des assemblées synodales et épiscopales dont les membres s’autocensurent avec une remarquable efficacité, le tout au service d’un vase clos idéologique.

À moins que le salut ne vienne justement de la synodalité, d’une vraie synodalité, entendue comme celle d’une Église, où pape, évêques, prêtres, fidèles, exercent de manière responsable, au sein d’un ordre véritable, le service de la transmission du Bon Dépôt et de sa diffusion par la mission. Bref, pour le dire nettement, on souhaite l’avènement d’une synodalité traditionnelle qui ferait craquer le carcan de la synodalité idéologique. Nous avions parlé dans notre éditorial du n. 20 de Res Novæ n. 20, de juin 2020 (https://www.resnovae.fr/un-schisme-par-demission-de-lautorite/), de la nécessité du déclenchement de crises salutaires, de crises catholiques, d’actes libérateurs, où des évêques, des prêtres, des fidèles se rendraient capables de faire le bien de l’Église.

Abbé Claude Barthe


[1] Voir une version catholique de théologie de la mort de Dieu avec Christian Duquoc, Dieu différent, Cerf, 1977 : le Dieu qui se révèle en Jésus-Christ est un Dieu fragile et mourant un « Dieu différent » de celui de la, raison et même du Dieu de l’Ancien Testament.
[2] « La théologie de la vocation aux ministères ordonnés. Vocation ou appel de l’Église », La Vie spirituelle, décembre 1998, pp. 621-640 ; « Ordonner des pasteurs. Plaidoyer pour le retour à l’équilibre traditionnel des énoncés doctrinaux relatifs à l’ordination »Recherches de Science religieuse, avril 2021, pp. 219-238.
[3] Joseph Doré et Maurice Vidal (sous la direction de), Des ministres pour l’Église, Cerf, 2001 ; Céline Béraud, Prêtres, diacres, laïcs. Révolution silencieuse dans le catholicisme français, PUF, 2007.
[4] Études, juillet 1973, pp. 129-141.
[5] Urgences pastorales. Comprendre, partager, réformer, Bayard, 2017.
[6] Peter Kwasniewski, Ministers of Christ: Recovering the Roles of Clergy and Laity in an Age of Confusion, Sophia Institute Press, 2021

Savoir regarder dans le miroir du passé pour redonner du sens à une destinée commune

Voeux de Louis de Bourbon, parus dans Valeurs Actuelles :

Merveilleuse alchimie de la société française toute en équilibre et harmonie. Entre le ciel et la terre, entre le bien commun et l’égoïsme individuel. À l’image de Noël et du jour de l’An. Noël, la fête chrétienne de la naissance du Christ venu sauver le monde qui en a tant besoin ; les étrennes du Nouvel An, pour revenir sur terre et penser à soi. Les deux faces d’une même humanité. Rendre à Dieu et rendre à César ! Janvier, le temps des vœux, des bonnes résolutions, des compteurs remis à zéro pour repartir et pour s’ouvrir à l’avenir et le préparer. Avenir individuel si préoccupant pour chacun et pour les familles, mais encore plus pour notre cher et vieux pays.

N’est-il pas frappé par les crises sanitaire et économique ? N’est-il pas, plus gravement encore, atteint d’une sorte de doute sur son avenir même, qui entraîne une remise en cause existentielle ? La France dont certains de ses enfants semblent renier un passé plus que glorieux longtemps exalté et qu’ils feignent parfois de récuser ou d’oublier, alors que nombre de nations nous jalousent en l’admirant. Sans ce fondement fort, fruit des siècles de l’œuvre collective menée du roi au plus humble des sujets, l’avenir paraît parfois bien incertain tant il est fait de doutes et d’interrogations. Pourtant il ne s’agit pas d’être dans la nostalgie du temps d’avant.

Ce culte du passé pour lui-même n’est pas dans notre tradition. Pour sortir de la crise, il y a nécessité de retrouver l’énergie conquérante de ceux qui nous ont précédés et de redéfinir un projet de société. De retrouver le sens d’une communauté de destin. Allons ! Français, ayons du cœur et de l’énergie. Montjoie Saint-Denis ! Faire le contraire ne serait ni très capétien ni français !

Notre pays doit aborder la période actuelle comme l’occasion de s’ouvrir à une nouvelle Renaissance – comme l’est par nature la naissance du Christ, qui marque le début de l’histoire moderne du monde. Ce n’est pas rien, d’autant que la France a choisi aussi il y a quinze siècles de faire coïncider sa naissance officielle avec le baptême de Clovis à la Noël 496. Que de symboles pour retrouver espérance et volonté de se renouveler.

En ces premiers jours de l’année, faisons un vœu, un vœu collectif, d’une France qui, fidèle à ses traditions, son histoire et ses racines, profite des épreuves actuelles pour rebondir. Une France qui, de nouveau, se met à s’aimer elle-même à la fois pour ce qu’elle est mais aussi pour ce qu’elle peut apporter aux autres nations. N’est-ce pas, en effet, le monde entier qui est en attente et l’Europe tout particulièrement ? Mais pour espérer, ne faut-il pas un modèle ?

La France, inspirée par sa vision universaliste née de son baptême, a sur ce point un rôle à jouer. Faisons qu’elle retrouve le sens de sa mission, appuyée sur un régime sachant concilier le bien commun, sans lequel il n’y a pas de vie sociale ni la garantie des libertés individuelles, avec le développement pour tous afin de ne laisser personne en dehors. Que la France redevienne fière de son double héritage, gréco-romain d’une part et chrétien d’autre part – César et Dieu, encore une fois -, pour garantir l’harmonie sociale. Qu’elle sache exalter les grandeurs léguées par son histoire riche de quinze siècles, pour inspirer l’avenir.

Il est des moments où savoir regarder dans le miroir du passé, où se mêlent grands hommes et événements exaltants, permet de retrouver les énergies nécessaires pour construire demain, pour redonner du sens à une destinée commune.

Puisqu’il y a des échéances électorales avec des propositions qui, par nature, feront appel à une certaine démagogie, pourquoi ne pas chercher à élever le débat ? À échapper aux approches partisanes et donc réductrices, aux petits calculs, aux programmes qui se résument à des formules chocs, aux promesses qui seront bien vite oubliées. N’est-ce pas le moment de placer la barre plus haut ? Qu’est-ce qui sera le bon et le bien pour la France et les Français de demain ? Sur le long terme. Voir juste et voir loin.

Revenir aux fondamentaux si malmenés ces dernières décennies : faire du bien commun l’objectif de l’action ; défendre la famille naturelle en respectant l’éthique et le droit naturel ; affirmer la primauté de la vie humaine, de la conception à la mort ; exalter le beau ; revenir à la vérité et au réalisme en politique en oubliant le relativisme et les idéalismes dictés par les passions éphémères.

En politique, cela correspond à des réalités bien concrètes : souveraineté retrouvée, ce qui est possible grâce à la valeur de nos armes, à notre immense domaine maritime réparti sur les cinq continents, à notre langue, une des rares à être encore mondiales, à notre technologie de pointe en de nombreux domaines ; sécurité assurée et retrouvée pour tous, une des premières missions régaliennes largement bafouée par les territoires de non-droit et les communautarismes réducteurs ; justice garantissant les droits des faibles et des victimes… En un mot, avoir des ambitions ! Maîtriser son destin ! Être la France.

C’est ainsi que les Français l’aiment. Ils le rappelleront, n’en doutons pas, lors des prochaines échéances, pour écrire une nouvelle page de son avenir.

Eric Zemmour : des mesures en faveur des familles

Eric Zemmour a commencé à mettre en ligne les premiers points de son programme, de l’immigration à l’économie, en passant par la réforme de la justice, l’agriculture et l’environnement.

On y trouve ces mesures en faveur de la famille, parmi les mesures économiques :

Nous attendons ses propositions concernant le respect de la vie et la liberté scolaire (il parle déjà de la suppression du collège unique).

“Il est temps d’assurer l’entière sécurité de nos joyaux historiques et des Français catholiques.”

Communiqué de Marine Le Pen :

Ce mercredi 5 janvier, un homme présenté comme « un marginal » a pénétré dans la Basilique de Saint-Denis, nécropole royale de l’Ancien Régime, pour saccager plusieurs statues et vitrines à la barre de fer.

Je suis profondément indignée par ces actes barbares, commis dans un des monuments les plus sacrés de l’Histoire de France et lieu de culte catholique. Fort heureusement, l’individu n’aurait pas attaqué de fidèles, de visiteurs ou de membres du clergé. Il a pu être interpellé par les forces de l’ordre dont je salue le travail.

Néanmoins, il a fallu plusieurs jours pour que ce saccage soit connu et établi par la presse suite à des photos circulant sur les réseaux sociaux. Il n’a donné lieu à aucune réaction publique du gouvernement. Pourquoi un tel silence ?

Depuis maintenant plusieurs années, les lieux de culte catholiques sont les cibles de vols, de dégradations et, hélas, d’incendies criminels et d’actes terroristes. Alors que la basilique de Saint-Denis est l’un des lieux les plus symboliques et donc, les plus exposés, cette attaque démontre qu’elle n’est pas protégée comme il se doit.

En réalité, le gouvernement sécurise quelques jours les lieux de culte chrétiens quand notre pays subit une tragédie mais n’assure pas la sécurité sur le long terme alors que les risques sont malheureusement toujours aussi élevés.

Présidente de la République, je conduirai un plan d’urgence avec les moyens humains, matériels et technologiques nécessaires pour assurer la sûreté et la sécurité des joyaux de notre patrimoine, nos monuments et nos lieux de culte, en particulier les lieux les plus exposés par leur puissance symbolique comme la basilique Saint-Denis.

Il est temps d’assurer l’entière sécurité de nos joyaux historiques et des Français catholiques.

Plainte contre un médecin qui n’a pas détecté la trisomie 21 d’un bébé

10 après la naissance de son enfant, sa mère a décidé de porter plainte contre son gynécologue, qui n’a pas détecté la trisomie de son enfant. Selon elle, cette erreur l’a empêchée d’éliminer son enfant. Il aura fallu attendre vingt-quatre heures après son accouchement pour qu’elle soit informée du syndrome de son nouveau-né.

Je n’imagine pas la réaction de l’enfant, quand il apprendra que sa mère aurait préféré le tuer.

Fécondité : l’Europe perdra 26 % de sa population (soit environ 200 millions de personnes) au cours des 80 prochaines années

Selon une étude l’Europe centrale devrait perdre 54 % de sa population, tandis que l’Europe orientale devrait perdre 34 % de sa population. La Bulgarie devrait perdre 63 % de sa population, l’Ukraine 61 %, la Pologne 60 %, l’Espagne 51 % et l’Italie 50 %. Pas un seul pays européen n’a un taux de fécondité de remplacement qui permettrait de stabiliser sa population. Ce taux est de 2,1 enfants par femme alors qu’en Europe, le taux moyen est de 1,61.

La situation n’est pas meilleure aux États-Unis et au Canada. Les États-Unis ont actuellement un taux de fécondité de 1,64, le plus bas jamais enregistré ; en effet, depuis 1971, les États-Unis ont généralement un taux de fécondité inférieur au seuil de remplacement. La situation est encore pire au Canada, où le taux de fécondité n’est que de 1,4, ce qui constitue également un record de faiblesse.

Dans son audience générale du 5 janvier, le pape a déclaré :

Aujourd’hui… il y a un certain égoïsme. L’autre jour, j’ai parlé de l’hiver démographique qu’il y a aujourd’hui, dans lequel on constate que les gens ne veulent pas avoir d’enfants, ou un seul et pas plus. Et beaucoup, beaucoup de couples n’ont pas d’enfants parce qu’ils ne le veulent pas, ou ils en ont un seul – mais ils ont deux chiens, deux chats… Oui, les chiens et les chats prennent la place des enfants. Oui, c’est drôle, je comprends, mais c’est la réalité.

Et lorsque nous préférons les animaux domestiques aux enfants, a poursuivi le pape, les hommes, les femmes et l’ensemble de la société s’en trouvent diminués :

Et ce déni de la paternité ou de la maternité nous diminue, il nous enlève notre humanité. Et c’est ainsi que la civilisation devient vieillie et sans humanité, parce qu’elle perd la richesse de la paternité et de la maternité. Et notre patrie en souffre, car elle n’a pas d’enfants… C’est un risque, oui : avoir un enfant est toujours un risque, que ce soit naturellement ou par adoption. Mais il est plus risqué de ne pas en avoir. Il est plus risqué de nier la paternité, ou de nier la maternité, qu’elle soit réelle ou spirituelle. Un homme ou une femme qui ne développe pas le sens de la paternité ou de la maternité, il lui manque quelque chose, quelque chose de fondamental, d’important.

Voilà qui nous change de sa déclaration malheureuse sur les lapins.

La femme dont le péché était la maternité

Excellent et émouvant commentaire de Thomas Debesse sur “The Kid”, film de Charlie Chaplin (commentaire diffusé un peu avant Noël) sur la haine de la maternité de la part de la modernité:

 

Geoffroy Didier (LR) veut exclure les élus LR qui parraineraient Eric Zemmour

Est-ce l’annonce du ralliement de Guillaume Peltier à Eric Zemmour qui entraîne ce changement radical de positionnement ? Jusqu’à la semaine dernière, il se disait que les élus LR qui parraineraient Eric Zemmour ne seraient pas sanctionnés. Vent de panique chez LR ?

C’est Geoffroy Didier, le principal porte-parole de Valérie Pécresse, qui monte au créneau. Avant d’être le cofondateur, avec Guillaume Peltier de la droite Forte, n’oublions pas qu’il avait été, avec Sébastien Chenu désormais RN, le fondateur de GayLib, le mouvement LGBT de l’UMP :

Geoffroy Didier, directeur de la communication de la candidate à l’Élysée Valérie Pécresse, a estimé ce dimanche 9 janvier que les maires LR qui donneraient leur parrainage à Éric Zemmour « s’excluraient d’eux-mêmes » du parti. « Les maires sont libres de leurs choix » et « aucune consigne n’est donnée » par LR, a-t-il assuré à Radio J. Mais « un élu LR a vocation à soutenir la candidate des Républicains » et si des élus LR parrainaient le candidat d’extrême droite, « ils n’appartiendraient plus de fait aux Républicains, ils s’excluraient eux-mêmes des Républicains, de fait », a lancé l’eurodéputé.

Thibaud Collin : « Le gouvernement alimente une spirale de la peur dans une véritable fuite en avant »

Le philosophe Thibaud Collin livre une analyse puissante de la crise et dénonce la stratégie du bouc émissaire. Pour lui, cette crise sanitaire est « un accélérateur de processus beaucoup plus profonds de manipulation des peuples » : une logique de maternage. C’est, selon lui, une incitation à reprendre notre responsabilité et notre liberté.

La Turquie s’enfonce dans une grave crise économique

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Devenu Premier ministre en 2003, puis président de la République en 2014, Erdoğan n’a d’abord connu que des succès économiques. Une croissance remarquable et durable avait permis l’émergence de nouvelles classes moyennes et valu une popularité immense à l’ancien maire d’Istanbul.

Depuis quelques années, le modèle se fissure. L’inflation augmente, les salaires ne suivent pas et le pouvoir d’achat des Turcs baisse inexorablement. L’effondrement de la livre turque depuis l’automne a accéléré le processus et, aujourd’hui, le mécontentement monte, alors que le tourisme, totalement en berne, n’est plus là pour apporter des devises.

À Istanbul, comme dans les autres villes du pays, les files d’attente s’allongent devant les magasins. Des millions de Turcs, auparavant relativement aisés, n’ont plus les moyens de s’acheter de la viande, devenue un produit de luxe. Même les huiles végétales ont vu leur prix plus que doubler en moins d’un an.

De ce fait, la popularité d’Erdoğan est en berne et l’inquiétude commence à monter dans l’entourage du néo-sultan. Erdoğan n’écoute plus personne, a encore limogé récemment le ministre des Finances, alors que c’est lui qui décide de tout. La banque centrale n’a pas d’autonomie et plus personne n’ose contredire celui qui va fêter ses vingt de pouvoir dans un an.

L’année prochaine, justement, sera décisive car des élections législatives sont prévues. Les sondages sont mauvais pour le parti de l’autocrate (AKP) et une défaite est aujourd’hui un scénario plus que possible. Les élections municipales qui se sont déroulées en 2019 ont été fort mauvaises pour l’AKP qui, certes, a conservé la majorité dans le pays mais a perdu les plus grandes villes : Istanbul, Ankara, Antalya ou Adana. À Istanbul, Erdoğan a tout fait pour empêcher l’inéluctable et a notamment fait annuler l’élection pour d’imaginaires irrégularités. Le deuxième vote a confirmé plus largement encore le succès de celui qui rêve de devenir Premier ministre : Ekrem İmamoğlu. Accusé de tous les maux par l’AKP (« Grec ennemi de la nation »), İmamoğlu, a pourtant donné beaucoup de gages à l’islamo-nationalisme turc : intervention d’un imam dans ses réunions, refus de reconnaître le génocide arménien, opposition à la vente d’alcool dans les cafés municipaux – la panoplie est à peu près complète.

Mais le danger est tout de même réel pour Erdoğan, qui a, de plus, souffert de rumeurs très persistantes d’enrichissement illégal pour lui et sa famille.

Alors, pour détourner l’attention, il multiplie les initiatives diplomatiques tous azimuts. Ces derniers mois, il a ainsi tendu la main à ses ennemis d’hier : l’Égypte, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Iran et même – surprise -, l’Arménie. C’est un peu désordonné, mais personne ne lui a fermé la porte, même l’Égypte, avec qui les tensions en Méditerranée et en Libye étaient pourtant très fortes.

L’effacement (relatif) de la politique américaine au Proche-Orient a rebattu les cartes et chacun est désormais très prudent dans ses discussions diplomatiques. Erdoğan lui-même en a beaucoup rabattu sur ses déclarations martiales.

La Turquie se déploie également en Afrique, non sans succès, il faut le reconnaître. Elle croise d’ailleurs souvent son meilleur ennemi, la Russie.

Mais rien n’est encore joué. Le peuple turc est, certes, las de la crise et de cette dictature islamo-nationaliste rampante. Mais il ne faut jamais oublier que ce pays s’est construit sur la conquête d’une terre d’où il a expulsé et massacré ses occupants chrétiens, grecs et arméniens. Cela est inscrit dans la mémoire du peuple turc pour qui l’ et le nationalisme constituent des piliers inébranlables.

« Le salut des âmes est la suprême loi »

De l’abbé Claude Barthe sur Res Novae :

Salus animarum, suprema lex. Après Traditionis custodes le 16 juillet 2021, ont été publiées le 18 décembre les réponses de la Congrégation pour le Culte divinà des dubia, des questions qui sont censées lui avoir été posées. Ce texte, largement commenté explicite l’intention du motu proprio: abroger à terme la liturgie traditionnelle, en maintenant une tolérance provisoire et très encadrée du missel traditionnel pour ceux qui y sont encore attachés, mais en interdisant les autres livres liturgiques, spécialement le rituel et le pontifical.

Ces dispositions tyranniques et tatillonnes, qui réactivent la guerre liturgique avec un monde traditionnel vivant et important, et cela au plus mauvais moment, c’est-à-dire dans un contexte d’effondrement du catholicisme, provoquent des critiques jusque chez des prélats « progressistes ». Il n’est donc pas évident qu’elles soient parfaitement appliquées. Cependant, si l’on obéit à ces interdictions, il n’y aura plus de baptêmes ni de mariages traditionnels (sauf dans les paroisses personnelles, sous réserve de l’accord de l’évêque) et, sans aucune exception possible, il n’y aura plus de confirmations ni d’ordinations traditionnelles.

Cette loi est clairement injuste du point de vue pastoral, et aussi à cause de sa motivation doctrinale (la liturgie traditionnelle aurait cessé d’être une expression de la lex orandi : point fondamental dont nous parlerons dans la prochaine livraison de Res Novæ).

Ne pas la recevoir est donc un droit, et même, compte tenu de l’objet, est un devoir. Sur qui repose-t-il ? Sur tout le peuple de Dieu, au nom du sensus fidelium. Il est évident, en effet, que la détermination des fidèles est de la plus grande importance. Il reste que, s’agissant de baptiser, d’absoudre, de recevoir les consentements à mariage, d’extrémiser, de confirmer ou d’ordonner, ce sont les ministres des sacrements qui sont, par la force des choses, à nouveau, en première ligne.

À nouveau, parce que dans les années qui ont suivi la réforme de Paul VI, si la liturgie tridentine a survécu, c’est grâce à un ensemble de prêtres, de curés de paroisse, qui ont continué à la célébrer. Ensuite sont venus, appui décisif, Mgr Lefebvre (Mgr de Castro Mayer au Brésil) et les prêtres qu’il a (qu’ils ont) consacrés. Ce grand refus sacerdotal puis épiscopal très concret a, comme on le sait, « fait bouger les lignes ». Il a enclenché un processus de tolérance progressive puis de reconnaissance, soutenu par le cardinal Ratzinger/Benoît XVI, à l’ombre duquel se sont développées les communautés Ecclesia Dei pour le plus grand bien des âmes et le service de l’Église.

Aujourd’hui, voilà que les prêtres engendrés de la sorte et les évêques qui les soutiennent ont à assumer, sans provocation inutile, avec prudence et fermeté, soutenus par la prière et la force de la grâce, un identique grand refus. Il y va de la continuation de la lex orandi et du salut de bien des âmes.

Message de Marion Maréchal contre le passeport vaccinal et la politique de Macron

Message de Marion Maréchal diffusé hier 8 janvier lors de la manifestation à Paris contre le passeport vaccinal et la politique du gouvernement Macron.

Un message de Steve Bannon a également été diffusé :

Mathieu Bock-Côté rejoint la matinale d’Europe 1

Déjà sur CNews, Mathieu Bock-Côté écrit également dans Le Figaro. Voici sa dernière tribune :

En Quête d’esprit : La vierge Marie, un modèle d’espérance ?

Aymeric Pourbaix avec Véronique Jacquier reçoivent Isabelle Schmitz, frère Renaud Silly, domicain, et Steven Gunnell, producteur et réalisateur :

L’Eglise et l’esclavage – Terres de Mission

Eglise universelle : L’Eglise et l’esclavage

L’esclavage est une pratique commune à toutes les civilisations antiques. Dès son origine, le christianisme porte un regard critique sur l’esclavage mais il n’appelle pas au bouleversement de l’ordre social et rappelle que nous sommes tous, plus ou moins, d’abord, esclaves du péché. Rédacteur en chef du Figaro-Histoire, Geoffroy Cailllet présente ce passionnant dossier, “Esclavage – La tragédie des siècles”, et analyse les raisons du renouveau de l’esclavage, en Occident, à la Renaissance.

Eglise en France : Les 15 ans de l’Institut du Bon Pasteur

A l’occasion des 15 ans de l’Institut du Bon Pasteur, l’abbé Philippe Laguérie revient sur le charisme propre de cette société religieuse. Il présente la situation actuelle de la communauté et analyse les conséquences, possibles, du motu proprio Traditionis custodes sur l’Institut.

Eglise en Marche : Chaque chose belle en son temps

Dans le prolongement de la fibre littéraire de la Compagnie de Jésus, le père Thomas s.j. nous livre ici, un beau roman, qui est comme souvent la recherche, non pas du temps perdu, mais la quête du bonheur par les différents protagonistes. Un roman contemporain, subtil et dense, où brille “le diamant noir de la souffrance”.

Guillaume Peltier, député LR et ancien n°2 de LR, décide de rejoindre Eric Zemmour

Guillaume Peltier a fait cette annonce sur Europe 1-CNews face à Sonia Mabrouk. Il précise notamment n’avoir aucune confiance en Valérie Pécresse qui a refusé de lui promettre de ne pas appeler à voter Macron le 10 avril :

“J’ai pris ma décision avec beaucoup de gravité et d’enthousiasme. J’ai pris le temps de la réflexion et j’ai mesuré l’enjeu. J’aime la France depuis mon enfance et j’ai décidé depuis près de 20 ans par mon engagement civique et politique de la servir. J’ai été numéro deux des Républicains, porte-parole de Nicolas Sarkozy. Je suis député du peuple. Je crois qu’au nom de la France Forte que j’ai fondé au sein des républicains et qui avait remporté le congrès en 2013 et je crois qu’au nom des 40% des adhérents LR qui ont voté comme moi pour Eric Ciotti, j’ai pris la décision de soutenir le seul candidat de la droite, le seul candidat fidèle aux valeurs du RPR, le seul candidat capable de battre Emmanuel Macron parce que capable de rassembler tous les électeurs de droite, le seul candidat fondamentalement courageux et lucide sur l’état de la société française,  j’ai  décidé de soutenir Eric Zemmour pour qu’il soit notre prochain président de la République

Guillaume Peltier a annoncé se mettre en retrait de LR dont il va très rapidement être exclu selon les dires de Christian Jacob. Du côté de reconquête, il semblerait qu’il soit rapidement nommé porte-parole de ce jeune parti de droite.

Nous avons souvent critiqué, sur le Salon beige, Guillaume Peltier et sa fâcheuse habitude à souvent changer de “patron” au fil des années en fonction du vent et des opportunités électorales (Jean-Marie le Pen, Bruno Mégret, Philippe de Villiers, Nicolas Sarkozy, Laurent Wauquiez et même Xavier Bertrand). Il faut néanmoins reconnaître, qu’aujourd’hui, il ne fait pas le choix le plus facile au titre de sa carrière personnelle…

Réaction d’Eric Zemmour :

Guillaume Peltier s’en explique plus longuement dans un communiqué :

A vous, électeurs de toute la France, de ma terre de Loir-et-Cher, à vous électeurs de droite, républicains, patriotes et indépendants, à vous tous qui me suivez depuis si longtemps, voici ce que je dois vous dire en vérité et que vous ne lirez nulle part ailleurs.

J’ai pris le temps de la réflexion, j’ai mesuré l’enjeu, j’ai rencontré de nombreuses personnalités, j’ai écouté les attentes de mes électeurs, j’ai lu vos messages et j’ai regardé avec attention la situation de la France.

J’ai toujours été un esprit libre : vous me connaissez depuis longtemps, je préfère le destin à la carrière, je préfère la patrie aux partis, je préfère les convictions aux tactiques, je préfère le panache à la lâcheté. Passionné par l’Histoire dont j’ai fait mon premier métier, je fais mienne la citation du prix Nobel de littérature, Camilo José Cela : « il y a deux sortes d’hommes : ceux qui font l’Histoire et ceux qui la subissent ».

Je viens vous dire, en responsabilité et en conscience, que j’ai décidé de soutenir Éric Zemmour à l’élection présidentielle du printemps prochain pour les cinq raisons suivantes :

1- Parce que je veux que la France reste la France : cette élection présidentielle ne sera pas un rendez-vous électoral comme un autre, elle revêt un enjeu de civilisation inédit. Il ne s’agit plus de savoir qui pourra réformer ou gérer notre pays, mais de reconnaître celui qui veut le sauver.

Cessons d’être aveugles sur le terrible bilan : l’immigration massive (deux millions de nouveaux étrangers entrés sur notre sol depuis 2017), le danger de l’islam politique (55 attentats qui ont fait 300 morts en France depuis 2012 faisant de la France le pays le plus attaqué d’Europe avec 49% des victimes), le lien évident entre l’insécurité et l’immigration (près de 25% d’étrangers dans nos prisons, 67% des mis en cause pour vols en France sont des étrangers, 62% des mis en cause pour violence sexuelle en Ile-de-France sont des étrangers), l’explosion de la délinquance (un record historique sous Emmanuel Macron avec 1950 agressions par jour et plus de 600 quartiers hors-la-loi), l’assistanat généralisé (50 milliards de fraude sociale, 3 millions de faux titulaires de l’assurance maladie, 700 milliards de dépenses sociales par an, soit 15% des dépenses sociales dans le monde alors que la France ne représente qu’1% de la population), l’économie en souffrance (6 millions de chômeurs toutes catégories confondues, 10 millions de pauvres, 1000 milliards € d’impôts, bientôt 3000 milliards € de dette, la hausse de 30% des prix de l’énergie), l’école (selon le dernier rapport PISA, la France est la dernière d’Europe pour les mathématiques et plus d’un enfant sur cinq arrive au collège en ne sachant pas lire, écrire ou compter)…

Certains vous diront que cette situation n’est pas grave, qu’il ne faut pas exagérer, que personne ne peut rien n’y faire. Je pense exactement le contraire : je ne veux pas que nos enfants vivent dans une nation appauvrie, violente, déclassée et je sais que nous pouvons sauver la France ;

2- Parce qu’il est urgent que la majorité silencieuse se lève et prenne le pouvoir face à la tyrannie des minorités. Je refuse de me soumettre à la pensée unique et au politiquement correct imposés par les élites mondialisées et des médias trop souvent soumis.

Pas un jour ne passe sans que nous n’assistions à la litanie des minorités : un professeur conteste la dérive communautariste à Sciences Po Grenoble ? Il est suspendu ; de courageux élus défendent la filière nucléaire française et notre indépendance énergétique ? Il sont accusés d’écocide par la bien-pensance. Nous soutenons nos traditions rurales, la pêche, la chasse, le chant du coq, les cloches de nos églises, nos vaillants paysans qui garantissent notre souveraineté alimentaire, le Tour de France, nos sapins de Noël, la lavande et nos santons de Provence, le foie-gras de nos terroirs, l’immense Napoléon, les éternels Molière, Corneille et Racine ? Nous sommes immédiatement suspectés d’être des conservateurs réactionnaires. Nous disons notre attachement à l’altérité entre les hommes et les femmes, notre refus de l’écriture inclusive d’exclusion et notre respect du droit pour chaque enfant à disposer d’un père et d’une mère ? Nous serions de dangereux homophobes. Nous proclamons notre amour de la France, de notre histoire chrétienne, de notre culture millénaire, du drapeau tricolore et notre hymne national ? Nous voici désignés comme racistes.

Non, les minorités islamo-gauchistes, racialistes, transhumanistes, indigénistes, anti-spécistes, décolonialistes ne font pas la loi. Non, la minorité ne doit plus gouverner la majorité. Non, les minorités bruyantes ne doivent plus imposer leur tyrannie à la majorité silencieuse.

3- Parce que seule l’union de tous les électeurs de droite peut nous permettre de gagner et d’éviter un second quinquennat d’Emmanuel Macron : je ne me jetterai pas dans les bras de celui qui a aggravé comme jamais l’état de notre patrie. J’ai du respect pour l’homme et pour la fonction qu’il occupe, je n’ai aucune considération pour le bilan d’Emmanuel Macron comme pour ses choix politiques.

« Malheur au royaume dont le prince est un enfant » disait l’Ecclésiaste. Emmanuel Macron, c’est l’alliance immature et inédite entre les élites mondialisées et les minorités gauchistes, c’est l’union de la mondialisation financière et du gauchisme culturel.

Or, pour battre Emmanuel Macron, pour gagner face à l’alliance entre la gauche et les élites, la seule stratégie possible, c’est l’union des droites, le rassemblement populaire de toutes les droites. Depuis quarante ans, François Mitterrand a imposé son piège de division des droites pour permettre à la gauche minoritaire de gouverner. Depuis quarante ans, les socialistes, les pseudos-écologistes, les communistes, les amis de Mélenchon s’unissent et la droite se soumet en acceptant d’être divisée. Il est temps de ne plus rien céder à la gauche : comment accepter encore une fois que la gauche minoritaire gouverne et que la droite majoritaire continue de perdre ?

Pour gouverner la France, Il nous faut donc, dès maintenant, poser les fondations politiques d’un rassemblement populaire des droites. J’y travaille depuis des années, j’ai la chance d’avoir été pendant dix ans au cœur de la droite hors les murs puis pendant dix autres années au cœur de la droite républicaine. Nous devons unir, rassembler, fédérer les électeurs des deux rives.

Nous tous, électeurs de droite, sommes d’accord sur l’essentiel : notre patriotisme qui nous rassemble est plus fort que les sujets secondaires qui nous séparent. Nous avons besoin de toutes les droites, nous devons mettre fin au front républicain, nous devons poser les fondations d’un programme commun et d’une maison commune pour rassembler toutes les droites. La gauche le fait depuis quarante ans et nous avons perdu quarante ans. Je ne céderai rien à cette ambition vitale pour la survie de notre pays.Cessons donc de rejeter les électeurs de Marine Le Pen, cessons de mépriser les amis d’Eric Zemmour, cessons de critiquer les électeurs des Républicains. Nous avons besoin de tout le monde pour réparer la France : unissons nos forces !

Eric Zemmour est le seul à accepter l’union des droites. Valérie Pécresse rejette les électeurs de Marine Le Pen ; Marine Le Pen refuse les électeurs des Républicains. Nous allons donc poser les fondations du premier parti de France qui rassemblera enfin tous les électeurs de droite, républicains, patriotes et indépendants ;

4- Parce que depuis toujours ma boussole, c’est la droite forte et la France forte : je veux que la droite reste la droite.

« Girouette » disent, de moi, les jaloux et les gens de peu de foi ? Une girouette qui indique sans cesse la même direction s’appelle une boussole. Ma boussole, c’est que la droite reste la droite et que la France reste la France. J’ai été fier d’être le bras droit de Philippe de Villiers il y a près de vingt ans pour défendre, avec Philippe Séguin et Charles Pasqua, l’indépendance de la France face au traité constitutionnel de 2005 ; j’ai été fier d’être le porte-parole de Nicolas Sarkozy pour retrouver le chemin d’une France forte et d’une droite qui préfère enfin s’assumer plutôt que s’excuser ; j’ai été fier de créer la droite forte et de devenir le premier courant de la droite française ; j’ai été fier d’être le vice-président de Laurent Wauquiez et numéro 2 des Républicains, le grand parti de la droite française. J’ai été fier de refuser l’hégémonie d’Emmanuel Macron à l’Assemblée nationale en 2017, de promouvoir la France rurale des provinces contre la bureaucratie parisienne lors ma première mission de député avec le groupe des Républicains, de porter haut, dans mon livre Milieu de cordée (Plon, 2019) la question de la hausse des salaires pour lutter contre l’assistanat généralisé et l’avenir des classes moyennes. Avoir servi tour à tour Philippe de Villiers, Nicolas Sarkozy et Laurent Wauquiez, franchement, même un enfant comprendrait que la droite forte est depuis toujours ma colonne vertébrale et ma boussole. Mon choix de soutenir Eric Zemmour est donc l’aboutissement logique de tout mon engagement politique.

Je suis adhérent les Républicains depuis treize années. Depuis presque dix ans maintenant, j’ai été élu sans cesse par mes concitoyens, à cinq reprises : maire, puis président de communauté de communes, chez moi, en Sologne, puis conseiller régional, puis député, puis enfin conseiller départemental de Chambord en juin dernier.

Pendant vingt ans, j’ai bien sûr pu commettre des erreurs mais je n’ai jamais changé de cap : je n’ai rien cédé de mes convictions et de mes valeurs, c’est-à-dire le patriotisme, le refus de l’immigration, la supériorité de la valeur du travail et du mérite sur l’égalitarisme, le nivellement par le bas et l’assistanat, le danger immense de l’islam politique, la nécessité vitale d’une refondation de l’école, mon attachement à la France rurale et provinciale, ma passion pour les travailleurs et les entrepreneurs, en résumé la force du bon sens et mon amour de la France. Aujourd’hui, jamais la France n’a été aussi à droite. Soyons en fiers donc mais soyons humbles car désormais commence l’ultime étape, la plus difficile, celle de concrétiser ces victoires idéologiques en victoire électorale. Nous n’avons pas le droit de perdre durablement, nous devons gagner, gouverner, réparer et sauver la France. Et pour gagner, nous devons unir les droites.

Le 8 décembre, j’ai donc rencontré Valérie Pécresse. Je lui ai fait part de mes doutes : comment être certain que cette « droite », une fois aux responsabilités, ne trahirait pas une fois de plus nos électeurs ? Comment croire sincère une candidate qui laisse poser comme premier acte de sa campagne, après la primaire, ma suspension comme vice-président car je salue le courage d’Éric Zemmour ? Quelles garanties m’apporte-t-elle pour m’assurer que cette droite ne se ralliera pas à Emmanuel Macron quand tant de ses soutiens annoncent déjà qu’en cas de duel avec le président de la République face à un autre candidat de droite, ils feront le choix d’Emmanuel Macron ? Quelle part de liberté d’expression et d’opinion me laissera-t-elle pour défendre les valeurs issues du RPR ? Comment prétendre que les valeurs d’Éric Zemmour sont à mille lieux des nôtres ? Quand tendra-t-elle la main à tous les électeurs de droite qui nous ont quittés, sont partis chez Marine Le Pen ou dans l’abstention, tout particulièrement la jeunesse ? S’engage-t-elle à ne pas soutenir Emmanuel Macron en 2022, pour qui elle avait pourtant voté en 2017 ?

Nous sommes le 9 janvier. J’ai attendu ses réponses, elles ne sont jamais venues. Là où Nicolas Sarkozy et Laurent Wauquiez me laissaient libre, aujourd’hui je n’ai plus confiance et je refuse d’être obligé bientôt de soutenir Emmanuel Macron. Heureusement, sans aigreur aucune et avec beaucoup d’espérance, je garde chez les Républicains des amis chers et précieux parmi les parlementaires, les élus locaux, les cadres des fédérations et nos vaillants militants : nous allons si bientôt nous retrouver…

L’heure est donc venue. Au bal des hypocrites, je préfère l’arène du courage. J’aime les mots de Churchill : « il y a ceux qui, par amour pour leur parti, oublient leurs convictions ; il y a ceux qui, par amour pour leurs convictions, oublient leur parti ». Oui, chers amis, je fais le choix des convictions, je les préfère tellement à un plan de carrière confortable.

5- Parce que j’estime le courage si singulier d’Éric Zemmour et qu’il a besoin de nous : sa candidature est une chance pour la France

Éric Zemmour, le Français de Romain Garry : « je n’ai pas de sang français mais la France coule dans mes veines ». Éric est né il y a soixante-trois années à Montreuil en Seine-Saint-Denis avant de vivre à Drancy. Éric est un Français juif berbère dont la modeste famille juive d’Algérie fut déchue de la nationalité française par l’immonde régime de Vichy. Honte à ceux qui le qualifient d’extrême-droite, lui dont la propre famille fut victime des errances abjectes de l’anti-France. Nous ne laisserons personne nous disqualifier : à écouter certains idiots et incultes, tout ce qui se trouve à la droite de Jean-Luc Mélenchon ou de François Bayrou est appelé désormais « extrême-droite » et « fascisme ». Nous refusons ces caricatures, ce vieux piège inventé par la gauche : nous ne sommes en rien d’extrême-droite, nous sommes la droite, nous sommes la France. Juif berbère, Éric est un patriote, un républicain, un amoureux de la France. Il est courageux et c’est le courage qui prime aujourd’hui.

J’appelle les électeurs des Républicains à nous rejoindre. J’appelle tous ceux qui ont cru au RPR, ceux qui ont aimé Philippe Séguin et Charles Pasqua, ceux qui ont eu le cœur battant lors des campagnes de Nicolas Sarkozy, ceux qui veulent que la droite reste la droite, à nous rejoindre.

Je ne quitte pas mes amis des Républicains, j’en rejoins certains et j’en précède d’innombrables. Je ne pars pas, je retrouve le RPR et je rejoins Éric Zemmour qui est le candidat de la droite. Je ne me résous pas à accepter que la droite se dilue dans le centre.

Depuis trop longtemps, la droite vote et le centre-gauche gouverne. « Le RPR fournit les électeurs, l’UDF les élus » disait Charles Pasqua. Il est temps de fonder un vrai gouvernement de droite. Nous sommes plus de 50% des sympathisants les Républicains à souhaiter cette union des droites. Nous sommes une large majorité à refuser que la droite continue à s’agenouiller face à la gauche. Je n’oublie pas d’ailleurs qu’Éric Zemmour fut le grand invité du « débat des idées » des Républicains, au siège national de mon parti, le 30 janvier 2019 dernier quand nous étions encore autorisés à assumer d’être de droite.

Éric Zemmour saura rassembler, j’en suis la démonstration. Nous le ferons ensemble et nous gouvernerons avec tous les talents de la droite. Un vrai gouvernement de droite, enfin ! J’appelle toute la droite à ouvrir les yeux sur le grand défi qui vient. Nous sommes bien les seuls à pouvoir l’emporter au second tour car il n’y aura aucune victoire possible sans l’addition des voix de toutes les droites ; 

Je lance, avec la gravité joyeuse des combattants de la liberté, ce cri d’alarme et ce chant d’amour : soyons libres, unissons-nous et sauvons la France.

Je veux que la droite reste la droite, je veux que la France reste la France.

C’est la vérité qui rend libre.

Guillaume Peltier

Député de Loir-et-Cher

Conseiller départemental de Chambord

Ancien numéro 2 des Républicains

Les belles figures de l’Histoire : sainte Agnès

Véronique Jacquier et Aymeric Pourbaix reçoivent le Père Jean-François Thomas :

 

Nouvelle manifestation devant la nonciature

Communiqué de Paix Liturgique :

Pour cette reprise de nos manifestations devant la nonciature apostolique, de midi à 12h 45, après une trêve de Noël de deux semaines, nous étions nombreux à protester et prier ce samedi 8 janvier.

Il a surtout été question sur le pavé de l’avenu du Président-Wilson de l’attitude carrément hostile de l’archevêché de Paris, en la personne de Mgr Philippe Marsset, évêque auxiliaire. En effet, à l’issue de la messe des parlementaires à Ste Clotilde, le 19 octobre 2021, un des membres du groupe des paroissiens qui protestent contre la suppression de la messe du lundi, avait fait part de l’incompréhension des paroissiens. L’archevêque avait répondu qu’il n’avait aucun prêtre diocésain formé au rite tridentin pour maintenir la messe de Ste Clotilde. Son interlocuteur lui a répondu qu’il lui en présenterait un. Il en a trouvé quatre. Récemment, le curé de Ste-Clotilde ayant accepté de porter la proposition de prêtre à l’archevêché s’est vu opposer une fin de non-recevoir catégorique de Mgr Philippe Marsset, qui a répondu que l’archevêché n’était pas tenu par les paroles de Mgr Aupetit, car s’il acceptait cette demande, une dizaine d’autres seraient présentées, et qu’il en était hors de question de les recevoir.

Les chapelets et la protestation contre cette fermeture hostile continuent donc :

– Le nôtre, du samedi midi, devant la nonciature,

– A Notre-Dame du Travail, le dimanche à 18h,

– A Saint Georges de La Villette, le mercredi à 17h,

– A Saint François Xavier, le mercredi à 19h15, avec procession vers N.D. du Lys, où est dite la messe,

– Les lundis, mardis et jeudis de 13h à 14h, devant les bureaux de l’archevêché, rue du Cloître-Notre-Dame

Avec une barre de fer, un individu a cassé 3 statues, brisé une vitrine et endommagé la crèche de la Basilique Saint-Denis

Le recteur de la basilique-cathédrale a porté plainte le jour-même, le 4 janvier. Le vandale a été rapidement interpellé.

L’information ne sort qu’aujourd’hui et on ne l’apprend qu’aujourd’hui par le biais d’un site non mainstream (Boulevard Voltaire) : mardi 4 janvier, dans la matinée, un homme en survêtement s’est rendu à la basilique-cathédrale de Saint-Denis, muni d’une barre de fer, avec laquelle il a causé plusieurs dégâts matériels. L’homme, âgé d’une trentaine d’années, guyanais et inconnu des services de police, se serait rendu une première fois dans la nécropole royale, où il se serait vu refuser l’accès à un espace derrière l’autel, interdit au public. Il serait revenu un peu plus tard, muni d’une barre de fer, avec laquelle il s’en est pris aux vitrines de présentation dans lesquelles sont exposés des objets religieux vendus sur place (crucifix, statuettes et autres bibelots).

Après cette première dégradation, l’homme s’en est pris à trois statues de plâtre présentes dans des chapelles, représentant Saint Denis, Sainte Geneviève et Saint Antoine. L’évêque Saint Denis a désormais la tête tranchée en biais (ce saint est mort décapité). Sainte Marie a perdu son bras droit comme Saint François. Une vitrine est brisée, et deux santons de la crèche sont cassés.

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