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Le Baptême. Devenir chrétien

Les sacrements, d’un rite à l’autre. Quelle Tradition pour nos célébrations dans l’Église catholique?

Les sacrements, et en particulier la messe, sont au cœur de notre vie chrétienne. cependant, trop souvent, par ignorance nous passons à côté de ces trésors ou nous n’en bénéficions pas autant que nous le pourrions. Nous vous proposons une série de réflexions sur la nature et les effets des sacrements, mettant en particulier les pratiques contemporaines en perspective avec la Tradition de l’Église.

L’intervenant :  le Père Jean-François Thomas est membre de la Compagnie de Jésus

Ukraine : le scandale des laboratoires bactériologiques financés par les Etats-Unis

Quand nous avions évoqué ce sujet, certains lecteurs avaient pris cela pour de la basse propagande russe. Pour mémoire, voici ce qu’écrivait Nicolas Hellemme, correspondant sur place :

Par ailleurs ce 7 mars les russes ont aussi commencé à publier des éléments sur les 30 laboratoires bactériologiques mis en place à travers tout l’ouest et le centre de l’Ukraine avec l’aide des Etats-Unis – les autorités russes semblent disposer de listes d’expériences et de pathogènes qui y étaient stockés, notamment de virus de la variole, de la peste noire ou encore de l’anthrax, à côté desquels le coronavirus paraît bien bénin.

Mais les propos de Victoria Nuland, sous-secrétaire d’État à l’Europe et à l’Eurasie, lors d’une audition le 8 mars, ont mis la puce à l’oreille de quelques journalistes qui ont cherché à en savoir plus. Yves Daoudal a déjà livré un premier décryptage de ce dossier explosif. DeDefensa poursuit aujourd’hui :

Au départ, c’est non seulement une ‘non-story’, mais encore bien plus dans l’atmosphère furieuse des manipulations russes en plus de l’ignominie quasiment hitlérienne de l’invasion illégale, inhumaine, etc. Le commentateurs le plus avisé, le plus dévastateur sur les coups fourrés de la bande ukréno-américaniste, et le plus populaire des USA, en convenait comme à peu près toutes les sources sérieuses, y compris antiSystème. Tucker Carlson commença donc son monologue du 9 mars (audience moyenne autour de 4 millions de téléspectateurs en général) par ce constat de son sentiment d’avant la “bombe-Nuland” :

« Si vous nous aviez dit il y a quatre jours que l’administration Biden finançait des laboratoires biologiques secrets en Ukraine, nous ne vous aurions pas cru. Ouais, j’aurais décidé qu’on ne pouvait pas passer ça à la télé. Non merci.

» Ensuite, si vous nous aviez dit que non seulement l’administration avait financé ces laboratoires biologiques secrets en Ukraine, mais qu’elle n’avait pas réussi à sécuriser le contenu mortel de ces laboratoires avant l’invasion russe, – une invasion qu’elle savait imminente, qu’elle encourageait sans vergogne, – si vous nous aviez dit cela il y a quatre jours, nous vous aurions traité de fou. C’était tout simplement absurde. Nous ne voulions rien avoir à faire avec une telle histoire. Il n’y avait aucune chance que ce soit vrai. C’était trop tiré par les cheveux. Nous savions déjà avec certitude que cette histoire était fausse. Comment le savions-nous ? Parce que nous lisons USA Today, le journal de l’Amérique.

» Dans les heures qui ont suivi l’invasion russe, USA Today avait publié une réfutation de tous ces fous qui jacassaient sur les laboratoires biologiques ukrainiens secrets. Voici le titre : “Vérification des faits : Les fausses allégations de laboratoires biologiques américains en Ukraine sont liées à la campagne de désinformation russe”… »

Et puis il y eut cette séquence au Sénat des Etats-Unis, cette audition de Victoria (Carlson l’appelle “Toria”) Nuland, devant la commission des relations internationales du Sénat en sa qualité de sous-secrétaire d’État pour les affaires ukrainiennes (européennes). Noland travaille sur l’Ukraine depuis 2007, avec le point d’orgue du “coup” de février 2014 où elle se mit bellement en valeur.  Le sénateur Rubio, un républicain de Floride et super-faucon malgré sa petite taille, prend la parole. Échange sympa, puis coup de tonnerre :

Sénateur Marco Rubio: « L’Ukraine possède-t-elle des armes chimiques ou biologiques ? »

Victoria Nuland: « L’Ukraine possède des installations de recherche biologique sur le sort desquelles, en fait, nous sommes maintenant assez inquiets que les troupes russes, les forces russes puissent chercher à prendre le contrôle, donc nous travaillons avec les Ukrainiens sur la façon dont nous pouvons empêcher que ces matériaux de recherche ne tombent entre les mains des forces russes si elles s’approchent. »

Sénateur Marco Rubio: « Je suis sûr que vous êtes consciente que les groupes de propagande russes diffusent déjà toutes sortes d’informations sur la façon dont ils ont découvert un complot des Ukrainiens pour libérer des armes biologiques dans le pays, et avec la coordination de l’OTAN.

» S’il y a un incident ou une attaque à l’arme biologique ou chimique à l’intérieur de l’Ukraine, y a-t-il le moindre doute dans votre esprit que ce sont les Russes qui sont derrière tout cela ? »

Victoria Nuland: « Il n’y a aucun doute dans mon esprit, sénateur. Et en fait, c’est une technique russe classique de blâmer l’autre pour ce qu’ils prévoient de faire eux-mêmes. »

… Là-dessus, écoutez la suite de l’explosion de Tucker Carlson, pour ses quatre millions de téléspectateurs, le texte sur FoxNews reprend l’essentiel de son intervention. Carlson tente alors d’obtenir des informations auprès d’autres sources que l’audition menée par le sénateur Rubio, et qu’il n’a pas poursuivi en posant d’autres questions, plus inclusives, à Nuland. Ce qu’il veut savoir, c’est si le Pentagone a financé et finance effectivement ces laboratoires, comme l’affirment les Russes (le porte-parole du ministère de la défense russe) :

« Au cours de l’opération militaire spéciale, des faits ont été découverts sur le régime clé, éliminant les traces du programme biologique militaire en cours de développement en Ukraine, financé par le ministère de la Défense des États-Unis. »

Allant sur le site adéquat du Pentagone, Carlson lit et constater… Quoi ?  Simplement, que le Pentagone finance effectivement des laboratoires en Ukraine :

« Donc ça ressemble à une preuve. Ce n’est pas de la désinformation russe. C’est totalement réel. Désolé USA Today, le journal américain, c’est réel. Vous pouvez le vérifier sur internet si vous voulez. Face à cette preuve, le Pentagone continue de mentir et en fait, il répète les mêmes mensonges incroyablement stupides et maintenant complètement discrédités que les vérificateurs de faits ont dit depuis des semaines maintenant…»

Alors, que dit le Pentagone à ce moment où nous savons par les documents mis en ligne sur le web qu’il finance effectivement ces laboratoires en Ukraine ? Réponses (?!), hier du porte-parole John Kirby :

John Kirby : « Les accusations russes sont absurdes. Elles sont risibles et, vous savez, pour reprendre les mots de mon grand-père catholique irlandais, un ramassis d’âneries. Il n’y a rien à en tirer. C’est de la propagande russe classique et, si j’étais vous, je n’y consacrerais pas une goutte d’encre dans ce qui ne vaut pas une seconde la peine d’y prêter attention. »

Reporter: « Oui, mais pouvez-vous nous expliquer ce que… y a-t-il eu une quelconque relation entre les… ? »

John Kirby : « Nous ne sommes pas, pas, en train de développer des armes biologiques ou chimiques à l’intérieur de l’Ukraine. Ce n’est pas le cas. »

Donc, pas une goutte d’encre pour les vilenies russes (et chinoises, probablement). Commentaire de Carlson :

« …Vous remarquerez qu’à la fin, Kirby refuse de répondre à la question. Y a-t-il eu une relation entre le Pentagone américain et une installation d’armes biologiques en Ukraine et si oui, quelle est cette relation ? C’est de la désinformation russe ! Quelle est la réponse ? Nous ne développons pas d’ADM en Ukraine en ce moment ! OK, j’ai compris, mais pourquoi finançons-nous cela et que finançons-nous exactement ? »

Pas de réponse. Pas de réponse non plus du département d’État, sinon un gribouillis de banalités générales qui évite soigneusement toute précision concernant la question centrale du financement, et pourquoi, et dans quel but, etc. « Donc ça ne veut rien dire. »

« Alors, quand vous arrêterez de mentir et de nous dire ce qui se passe ici, pourquoi ne pas nous dire plus précisément pourquoi vous n’avez pas sécurisé ces matériaux ? Donc, oui, nous finançons des laboratoires biologiques secrets en Ukraine, mais “ce sont des laboratoires de diagnostic et de biodéfense qui luttent contre les menaces biologiques”.

» OK, si ce sont des laboratoires purement défensifs, pourquoi Toria Nuland était-elle si inquiète que les Russes mettent la main sur les matériaux de ces installations ? D’autres puissances mondiales sont arrivées à la conclusion évidente. Encore une fois, nous détestons faire ça, mais dans ces circonstances, nous avons demandé à nos propres porte-parole, ils ont menti. Nous nous adressons au ministère des Affaires étrangères de la Chine, un pays que nous méprisons. Voici ce qu’ils ont dit aujourd’hui. Ils demandent aux inspecteurs en désarmement de jeter un coup d’œil à ces installations en Ukraine immédiatement.

» Zhao Lijian: “Au cours des deux dernières décennies, les États-Unis ont bloqué l’établissement d’un régime de vérification de la Convention sur les armes biologiques et ont refusé d’accepter l’inspection des installations biologiques à l’intérieur et à l’extérieur de leurs frontières. Cette attitude a encore aggravé l’inquiétude de la communauté internationale. Nous exhortons une nouvelle fois les États-Unis à fournir des éclaircissements complets sur leurs activités de militarisation biologique à l’intérieur et à l’extérieur de leurs frontières et à accepter une vérification multilatérale”. »

Dernier commentaire de Carlson, qui ne cache nullement son hostilité vis-à-vis de la Chine (et sa méfiance des Russes) pour écarter les accusations qui sont souvent lancées contre lui ; Carlson qui affirme avec ardeur qu’il n’est pas un globaliste, qui croit en son pays mais qui arrive à la conclusion que les autorités de son pays lui mentent, et pas les autres.

« Mais venons-en à la substance de ce que le gouvernement chinois vient de dire. Nous ne sommes jamais d’accord avec le gouvernement chinois sur quoi que ce soit, mais dans ce cas, ils ont raison. Nous savons maintenant que les agents biologiques [développés en Ukraine]sont dangereux, que vous les appeliez armes ou non n’a aucune importance, car ils peuvent être utilisés comme des armes.

» Des agents biologiques dangereux restent, grâce à l’administration Biden, non sécurisés dans une zone de guerre chaotique. À un moment donné, nous devons savoir comment cela s’est produit, qui a pris ces décisions. Nous avons le droit de savoir et espérons que quelqu’un au Congrès, probablement pas Marco Rubio, mais quelqu’un d’autre, ira au fond des choses, mais en attendant, nous prions pour que quelque part, au sein du gouvernement des États-Unis, il y ait un adulte qui se soucie suffisamment de cette situation pour la maîtriser immédiatement. »

[…]

Extraits de l’article de ‘WSWS.org’ de ce jour :

« Alors que de nombreux médias internationaux ont commencé à rapporter les commentaires de Mme Nuland comme une confirmation de l’existence en Ukraine de laboratoires d’armes biologiques soutenus par les États-Unis, comme l’affirment les Russes, le département d’État a été contraint de publier un démenti mercredi dans une déclaration officielle de son porte-parole, Ned Price. […]

» Jeudi soir, aucun quotidien national américain, – y compris le New York Times, le Washington Post, le Wall Street Journal et USA Today, – n’avait fait état des déclarations de Nuland devant la commission des affaires étrangères du Sénat mardi. CNN a enterré les commentaires de Nuland dans un article publié jeudi qui accusait la Chine de promouvoir la “désinformation russe”.

» Dans son résumé des événements du treizième jour de l’invasion russe de l’Ukraine, le Times a mentionné le témoignage de Victoria Nuland au Sénat, mais uniquement concernant la proposition de la Pologne de déployer des avions MiG-29 de l’ère soviétique sur la base aérienne américaine en Allemagne.

» Mercredi soir, Fox News a diffusé un segment de 16 minutes réalisé par Tucker Carlson, qui comprenait un extrait du témoignage de Nuland et accusait l’administration Biden et le Pentagone de mentir sur les laboratoires biologiques ukrainiens pour des raisons liées à la promotion par la chaîne de la théorie du complot du laboratoire de Wuhan sur les origines de la pandémie de coronavirus.

» Le département d’État a répondu à une enquête de Fox News en déclarant : “Le département de la défense des États-Unis ne possède ni n’exploite de laboratoires d’armes biologiques en Ukraine. Lors de son témoignage, la sous-secrétaire d’État Nuland faisait référence aux laboratoires ukrainiens de diagnostic et de biodéfense qui ne sont pas des installations d’armes biologiques. Ces institutions luttent contre les menaces biologiques dans tout le pays”.

» Mercredi dernier, Newsweek a publié un rapport indiquant qu’un fonctionnaire anonyme du département d’État avait “clarifié” la nature des “installations de recherche biologique” mentionnées par Nuland qui étaient “au centre des accusations en duel entre les responsables américains et russes”.

» Il est très clair que l’exposition des opérations de guerre biologique parrainées par les États-Unis en Ukraine fait exploser l’ensemble du récit concocté par l’administration Biden et fidèlement propagé par les médias [de la presseSystème], selon lequel la Russie est seule responsable de la crise de guerre actuelle.

» La source anonyme du département d’État a admis ce fait pour Newsweek, déclarant que les États-Unis ont toujours soutenu que “la Russie continue d’inventer de faux prétextes pour justifier ses actions horribles en Ukraine. Ni les États-Unis ni l’OTAN n’ont le désir ou l’intention d’entrer en conflit avec la Russie”.

» Reconnaissant des expressions de culpabilité dans les démentis hystériques émanant des responsables américains, britanniques et ukrainiens, le chef de la délégation russe aux négociations de Vienne sur la sécurité militaire et la maîtrise des armements, Konstantin Gavrilov, a qualifié d’“étonnantes” les réactions aux allégations concernant les laboratoires biologiques. Dans une interview accordée au média russe Rossiya-24, Gavrilov a ajouté qu’il n’avait rien vu de tel en 30 ans de carrière diplomatique. »

Sur la défensive

Cette affaire des laboratoires subventionnés par le Pentagone est un événement important, qui nous extrait in fine du seul cadre ukrainien. Les 30 laboratoires ukrainiens financés par les USA se placent dans le cadre d’un programme, comme d’habitude avec le Pentagone puisqu’il semble être question de lui, caractérisé par les principaux caractères du gigantisme et de l’exterritorialité le plus souvent en violation des souverainetés (336 laboratoires financés par les USA dans 30 pays, voilà qui fleure bon le Pentagone). Certaines caractéristiques révélées par les Russes selon des références diverses suggèrent des tendances d’élimination ethniques se rapprochant de pratiques cohabitant fâcheusement avec la présence néo-nazie en Ukraine. Selon ‘DonbassObserver’ :

« …De plus, sous prétexte de tester des moyens de traitement et de prévention du COVID-19, plusieurs milliers d’échantillons de sérum de patients, principalement d’origine ethnique slave, ont été prélevés en Ukraine pour être envoyés à l’Institut de recherche Walter Reed de l’armée américaine.

» Or, en 2017, un scandale avait éclaté en Russie lorsqu’il avait été découvert qu’une société travaillant pour l’armée américaine, collectait des échantillons biologiques et de l’ARN de Russes, faisant craindre leur utilisation pour développer des armes biologiques ciblant une ethnie particulière. Les Ukrainiens étant très proches des Russes sur le plan génétique, il y a de sérieuses questions à se poser sur le but réel de tous ces prélèvements.

» Pour Kirillov [le chef des troupes de protection NRBC (Nucléaire, Radiologique, Biologique et Chimique) russes], la hâte avec laquelle l’Ukraine a lancé la destruction de toutes les souches de pathogènes dans ces laboratoires biologiques américains, pourrait indiquer qu’ils y travaillaient sur le renforcement des propriétés pathogènes des microbes, ce qui est une violation de la convention sur l’interdiction des armes biologiques et à toxines. C’est d’ailleurs aussi ce qui expliquerait pourquoi les États-Unis ont installé ces laboratoires en Ukraine, au lieu de mener de telles recherches sur leur propre territoire : pour éviter de devoir répondre de ce qui s’y passe ! »

• Cette sorte d’information, qui s’inscrit dans un dossier extrêmement fourni des forces russes, est évidemment propre à internationaliser le problème, ou plutôt la crise ‘Ukrisis’, avec ce chiffre de 336 laboratoires dans 30 pays. On retrouve certains aspects polémiques de la pandémie Covid.

• Particulièrement, l’affaire nourrit une résurgence de ce que les partisans du ‘Camp du Bien’ nomment avec dégoût le “complotisme”, avec d’autant plus de dégoût qu’eux-mêmes en font un vaste usage, ne serait-ce qu’en voyant partout du complotisme contre eux. Mais ici, point de quartier ! L’affaire ressuscite toutes les préoccupations sérieuses autant que les lubies autour d’une manipulation de virus, et cette fois du fait des USA. Nous n’en saurons rien puisque nous sommes sous traitement du sérum de vérité d’une presseSystème impeccablement alignée, mais ce n’est pas le cas du reste du monde, beaucoup plus vaste que notre petit-Paradis.

• … Et l’on voit bien que les Chinois sont les premiers concernés, on comprend pourquoi en souvenir des accusations de manipulation du Covid lancées contre  eux il y a deux ans. La Chine se trouve doncde facto un peu impliquée dans le conflit et elle va donc s’engager beaucoup plus fermement et nettement au côté de la Russie, ou plutôt contre les USA, dans l’‘Ukrisis’.

Tout cela nous amène au point central de notre réflexion, qui est de voir, pour la première fois de façon aussi nette et documentée, les USA mis en mode défensif dans l’événement ‘Ukrisis’, dans une communication qu’ils manipulaient jusqu’alors massivement et d’une façon dominatrice. L’une des grandes et belles difficultés pour construire une narrative acceptable autour des 30/336 labos en Ukraine/dans le monde, c’est l’extrême complexité d’en faire des établissements consacrés au développement de la médecine, tandis que l’hypothèse de développement d’armes biologiques (Armes de Destruction Massive) a de beaux jours devant elle.

La chose est simple : les labos sont subventionnés par le Pentagone si l’on en croit des précisions qu’il apporte sur certaines de ses mises en lignes, et non par les services du docteur Fauci ou de tout autre organisme de santé US, selon les précisions apportées par Nuland elle-même. Même si les USA prétendent tenir en Ukraine le rôle de secouristes humanitaires, il est finalement difficile de déguiser le Pentagone en infirmière préoccupée du sort de tous les malades du monde.

Patrice de Plunkett : “L’objectif de la Maison Blanche était et reste d’empêcher la Russie de revenir parmi les puissances et d’empêcher l’Europe de s’entendre avec Moscou’

Patrice de Plunkett publie sur son blog son analyse de la situation :

Le cataclysme en Ukraine est l’effet de l’hostilité américaine envers la Russie depuis la fin des années 1990. Tout aurait pu se passer autrement depuis trente ans si l’Europe n’était pas vassale :

Avez-vous remarqué la pétulance avec laquelle nos journalistes télé, hommes et femmes, parlent de la guerre d’Ukraine ? (…) Mais on sent qu’il n’y a là nul affect de leur part : seulement l’excitation devant une “actu” qui rompt opportunément avec le Covid et qui colle – en prime – avec la norme idéologique de la corporation (dire : “nos valeurs”).  N’espérons pas voir ces journalistes s’intéresser à la chaîne de cause à effet qui relie l’hostilité de Washington envers la Russie post-soviétique depuis la fin des années 1990, à l’évolution de cette Russie vers la guerre qu’elle déchaîne aujourd’hui. Ceci explique pourtant cela.

Tout eût pu se passer autrement. Le type de régime instauré à Moscou par Poutine n’était pas inéluctable : les choses auraient pu tourner autrement sans l’attitude obstinément antirusse de Washington… C’est en réaction à celle-ci que le Kremlin est tombé aux mains des tenants d’une ligne dure, alors que la Russie des premières années postsoviétiques aurait sincèrement pu s’ajuster au monde ouest-européen… Washington le lui laissa d’ailleurs espérer, pour commencer : notamment en signant un traité Russie-OTAN (1997). Avant de démasquer sa véritable intention : enserrer la Russie dans un dispositif stratégique hostile touchant ses frontières, plan qui violait (personne ne le rappelle aujourd’hui) le traité de 1997* ! L’objectif de la Maison Blanche était – et reste – d’empêcher la Russie de revenir parmi les puissances. Et d’empêcher l’Europe occidentale de s’entendre avec Moscou. Or cette obstination US ne pouvait avoir qu’un résultat : barrer aux Russes la voie de l’entente européenne, et susciter à Moscou un phénomène du type Poutine avec les conséquences désastreuses que l’on mesure en 2022.

L’Europe d’avant 2004 aurait aimé voir la Russie se rapprocher d’elle. Mais il y eut 2004 : l’entrée dans l’UE de la Pologne et des pays baltes, pays qui – traumatisés par l’histoire – ne conçoivent les relations avec la Russie que sur le mode de l’affrontement. Et en 2008, Washington, suivant son plan d’encerclement militaire de la Russie, a enjoint à Bruxelles d’intégrer l’Ukraine et la Géorgie dans l’OTAN… On n’alla pas jusque là. Mais l’effet était produit ; c’était pousser le Kremlin sur l’autre voie, celle de la psychose obsidionale – mère de toutes les guerres depuis l’aube des temps. La responsabilité américaine est donc lourde. Aujourd’hui nos journalistes répètent en chœur que Biden avait raison et que l’UE doit faire définitivement bloc avec les USA ; ils montrent ainsi, une fois de plus, leur incapacité à comprendre le monde réel.

Le Saint-Sacrifice

L’abbé Raffray (IBP) propose ici une belle catéchèse sur la messe:

Présidentielle: les jeux sont-ils faits ?

De Stéphane Buffetaut, vice-président du CNIP, élu vendéen et ancien député européen, pour le Salon beige:

A en croire bien des commentateurs, les jeux sont faits et la France et les Français vont subir cinq ans de plus Emmanuel Macron et la « macronie ». Rien de pire que le défaitisme à la veille du combat final. Et le pire n’est pas toujours certain. Certes, l’actuel occupant de l’Elysée bénéficie de la prime au sortant, et, hélas, de la guerre en Ukraine. Mais également de l’éclatement de l’opposition nationale. Des propos malheureux ont été échangés, comme si, en politique, il était difficile d’imaginer une compétition loyale.

La logique de la qualification pour le second tour explique bien des choses mais il se trouve qu’il y a justement un second tour et que, pour l’emporter, il convient de rassembler. Il est urgent d’arrêter les enfantillages, les postures, les faux procès et les indignations de commande. Pour se concentrer sur l’illusionniste qui occupe l’Elysée. Or celui-ci a échoué.

Echoué à régler réellement la crise des gilets jaunes. Les causes qui ont provoqué ce mouvement spontané existent toujours et les conséquences de la guerre en Ukraine vont les aggraver. Il se trouve que, contrairement à ce que semble penser la nomenklatura déracinée qui nous gouverne, nombre de nos concitoyens vivent difficilement même s’ils travaillent, que bien des retraités ne bénéficient que de petites retraites, notamment les agriculteurs, les anciens commerçants indépendants, les ouvriers et employés et que les dépenses contraintes (notamment d’énergie), l’inflation, le poids des taxes et de la bureaucratie peuvent aisément les faire basculer d’un équilibre précaire à la précarité.

Echoué à gérer la crise sanitaire de façon rationnelle. Président, Premier ministre, ministre de la Santé se sont ligués pour nous infliger des injonctions contradictoires, des propos aussitôt démentis par les mesures adoptées, des contraintes grotesques, des limitations de liberté excessives. Il serait trop long de les énumérer mais chacun se souvient de Véran expliquant l’inutilité des masques ou le fait que la validité du laisser passer sanitaire ne serait jamais liée à la troisième dose… Sans oublier les protocoles inapplicables, le café que l’on pouvait consommer assis mais pas debout… Tandis que l’administration hospitalière continuait de fermer des lits. Et tout ceci pour constater que l’épidémie suivait l’évolution prédite par des épidémiologistes voués aux gémonies!

Echoué à venir à bout d’une réforme des retraites mal engagée parce que mal conçue à la mode technocratique et destinée, notamment, à faire main basse sur certains régimes bien gérés et qui ne coûtent rien à l’Etat.

Echoué dans la mise au pas de « l’Etat profond » et dans la lutte contre le délire administratif qui « pourrit » la vie des Français. Echec prévisible puisqu’il est lui-même le produit le plus caricatural du système administratif français marié à la haute finance.

Echoué dans sa politique africaine où nous avons épuisé nos troupes, perdu des hommes, pour finir par nous retirer en ayant gâché des vieux liens d’amitié. Tout cela sous le regard d’une Union européenne qui ne nous a guère soutenus alors que notre combat contre le terrorisme islamiste la protégeait aussi.

Echoué enfin dans ses tentatives diplomatiques avec la Russie, mais échec inévitable car il n’avait rien à proposer puisque, depuis des décennies, l’Union européenne s’était alignée sur la folle politique américaine qui, plutôt que se faire un partenaire de la Russie post-soviétique, s’obstinait à en faire un adversaire, et n’hésitait nullement à jeter de l’huile sur le feu. Tous ces ignorants qui nous gouvernent semblent avoir oublié que la Russie de Nicolas II était une puissance clairement européenne, alliée de la France et du Royaume-Uni.

Que faire pour éviter que le grand illusionniste qu’est Macron se maintienne au pouvoir ?  Se rappeler les mots de Lincoln : « On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps. » Nous devons dénoncer sans cesse les mensonges présidentiels, les incohérences, le cynisme et porter notre effort sur ceux qui se sont détournés du vote afin qu’ils retrouvent le chemin des urnes. Seul un candidat de rupture peut y parvenir. Alors « aux urnes citoyens » et rappelons-nous le proverbe romain : « qui entre pape au conclave en ressort cardinal » !

 

Réforme des retraites : faut-il croire le candidat Macron ou le président ?

Emmanuel Macron va proposer pour les salariés du privé, un départ à la retraite à 65 ans contre 62 ans aujourd’hui. Une information confirmée par le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal.

En 2019, Emmanuel Macron ne voyait pas comment forcer à travailler jusqu’à 64 ans, alors que les chômages de plus de 55 ans ont du mal à retrouver un travail.

Qui faut-il croire, le candidat ou le président ? En l’absence de débat…

Première édition de la remise du prix KAIROS de la nouvelle école innovante

La Fondation Kairos pour l’innovation éducative a été créée en 2020 et est abritée par l’Institut de France. Elle a pour but de contribuer à l’amélioration du paysage éducatif en France et dans le monde. Actuellement, elle se concentre, en France, sur les trois axes suivants :

  1. Soutien financier aux écoles libres et aux projets éducatifs innovants, notamment par l’attribution chaque année du prix Kairos de la nouvelle école innovante.
  2. Organisation de séminaires, colloques et publications, pour défendre la liberté d’enseignement et les innovations permettant d’améliorer l’instruction, qui doivent être au cœur de la pensée sur l’éducation.
  3. Démocratisation de l’accès aux écoles libres, par le soutien financier aux écoles

La Fondation Kairos est présidée par Xavier Darcos, chancelier de l’Institut de France, et est administrée par Anne Coffinier, sa fondatrice, Chantal Delsol, membre de l’Institut, et Cédric de Lestrange.Elle s’appuie sur un conseil scientifique composé de :

  • Véronique Blanc, DRAFPIC/DRAIO, ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, fondatrice de l’association R2E ;
  • Mathieu Bock-Côté, sociologue, essayiste ;
  • Monique Canto-Sperber, philosophe, ancienne directrice de l’École normale supérieure ;
  • Anne Coffinier, fondatrice ;
  • Jacques Delpla, économiste ;
  • Chantal Delsol, philosophe, écrivain, membre de l’Institut, administratrice ;
  • Jean-Noël Dumont, philosophe, fondateur du Collège supérieur de Lyon ;
  • Henri Hude, philosophe, écrivain, ancien directeur de Stanislas, professeur à Saint-Cyr ;
  • Thomas Jallaud, éditeur, PDG de Jallaud Édition ;
    • Denis Kessler, économiste, chef d’entreprise, membre de l’Académie des sciences morales et politiques ;
  • Cédric de Lestrange, administrateur ;
  • Paul Lignières, vice-recteur de la Catho de Paris, avocat honoraire, docteur en droit ;
  • Pierre Manent, philosophe, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales ;
  • Philippe Manière, président du cabinet Vae Solis Communications, journaliste, essayiste, ex-DG de l’Institut Montaigne ;
  • François d’Orcival, journaliste, écrivain ;
  • Jean-Robert Pitte, géographe, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques ;
  • Patrick Roux, président de la FNEP ;
  • Maryvonne de Saint-Pulgent, conseiller d’État honoraire, ancien directeur du Patrimoine.

En 2021, la Fondation a aidé 22 écoles.

Par l’apport financier de 30 000 euros pour le premier lauréat (et de 8 000 euros pour le second) et par la médiatisation du projet, un nouveau prix souhaite :

  • encourager les innovations éducatives en les mettant en lumière et en les récompensant financièrement ;
  • inciter des professeurs ou des personnes ayant un projet éducatif et une vision éducative à se lancer dans la création d’une école.

Le jury a souhaité honorer particulièrement les créateurs scolaires les plus remarquables, solides et originaux, avec leurs équipes, afin de continuer à soutenir les écoles alternatives de qualité, pour que tous les enfants qui souhaitent y étudier le puissent. En 2022, seules les écoles créées depuis moins de deux ans et constituées sous forme associative (à but non lucratif) ont été autorisées à concourir. Environ 10 % des écoles éligibles se sont présentées au concours.

Le jury du prix Kairos de la nouvelle école innovante s’est réuni le 19 janvier à Paris. Le jury a auditionné six porteurs de projets, qui avaient été préalablement présélectionnés parmi les quatorze candidatures reçues et recevables. Il s’agit de :

  • l’école Saint-Nicolas, à Briennon (Loire)
  • l’école La fourmilière, à Boffres (Ardèche)
  • l’école de l’Étoile-Pyrénées, à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques)
  • l’école collège Tzama, à Kembs (Haut-Rhin)
  • l’école Walt, à Paris (11e arrondissement)
  • le collège Montessori-Les Arches, à Pontarmé (Oise)

Les lauréats sont les suivants :

  • 1er prix : l’école Saint-Nicolas, à Briennon (Loire), avec une dotation de 30 000 euros ;
  • 2e prix : l’école collège Tzama, à Kembs (Haut-Rhin), avec une dotation de 8 000 euros ;
  • Mention spéciale du jury pour l’école Walt (Paris), pour les enfants neuro-atypiques (sans dotation).

Tuée par son frère et son oncle pour s’être convertie

La Journée internationale de la femme a été marquée, dans le Kurdistan irakien, par l’annonce de la mort violente d’une jeune femme de 20 ans, tuée par son frère et son oncle pour cause de conversion au christianisme.

Eman Sami Maghdid, baptisée Maria, a été tuée à l’aide d’un couteau le 6 mars. Elle a été « punie » par sa famille pour avoir abandonné l’islam, s’être émancipée et avoir embrassé la religion chrétienne, devenant ainsi « coupable » d’apostasie.Les membres de sa famille « affirment que le christianisme n’était pas la raison » du meurtre, qui était plutôt lié

« au fait qu’elle voulait vivre seule, ayant quitté après quatre ans un mari qu’elle avait été forcée d’épouser à l’âge de 12 ans ».

Le crime a eu lieu près de l’aéroport international d’Erbil, non loin d’Ankawa, un quartier majoritairement chrétien d’Erbil.

Andreï Makine : “On peut dénoncer Vladimir Poutine, mais cela n’aidera pas les Ukrainiens. Il faut comprendre les antécédents”

L’écrivain Andreï Makine, né en Sibérie, académicien franco-russe, prix Goncourt 1995, a été interrogé dans Le Figaro. Extrait :

Mon opposition à cette guerre, à toutes les guerres, ne doit pas devenir une sorte de mantra, un certificat de civisme pour les intellectuels en mal de publicité, qui tous cherchent l’onction de la doxa moralisatrice. À force de répéter des évidences, on ne propose absolument rien et on en reste à une vision manichéenne qui empêche tout débat et toute compréhension de cette tragédie.

On peut dénoncer la décision de Vladimir Poutine, cracher sur la Russie, mais cela ne résoudra rien, n’aidera pas les Ukrainiens. Pour pouvoir arrêter cette guerre, il faut comprendre les antécédents qui l’ont rendue possible. La guerre dans le Donbass dure depuis huit ans et a fait 13 000 morts, et autant de blessés, y compris des enfants. Je regrette le silence politique et médiatique qui l’entoure, l’indifférence à l’égard des morts dès lors qu’ils sont russophones.

Dire cela ne signifie pas justifier la politique de Vladimir Poutine. De même que s’interroger sur le rôle belliciste des États-Unis, présents à tous les étages de la gouvernance ukrainienne avant et pendant la révolution du Maïdan, n’équivaut pas à dédouaner le maître du Kremlin. Enfin, il faut garder à l’esprit le précédent constitué par le bombardement de Belgrade et la destruction de la Serbie par l’Otan en 1999 sans avoir obtenu l’approbation du Conseil de sécurité des Nations unies. Pour la Russie, cela a été vécu comme une humiliation et un exemple à retenir. La guerre du Kosovo a marqué la mémoire nationale russe et ses dirigeants.

Lorsque Vladimir Poutine affirme que la Russie est menacée, ce n’est pas un « prétexte » : à tort ou à raison, les Russes se sentent réellement assiégés, et cela découle de cette histoire, ainsi que des interventions militaires en Afghanistan, en Irak et en Libye. Une conversation rapportée entre Poutine et le président du Kazakhstan résume tout. Ce dernier tente de convaincre Poutine que l’installation de bases américaines sur son territoire ne représenterait pas une menace pour la Russie, qui pourrait s’entendre avec les États-Unis. Avec un petit sourire triste, Poutine répond : « C’est exactement ce que disait Saddam Hussein ! ». Encore une fois, je ne légitime en aucune manière la guerre, mais l’important n’est pas ce que je pense, ni ce que nous pensons. En Europe, nous sommes tous contre cette guerre. Mais il faut comprendre ce que pense Poutine, et surtout ce que pensent les Russes, ou du moins une grande partie d’entre eux.

Vous présentez la guerre de Poutine comme une conséquence de la politique occidentale. Mais le président russe ne nourrit-il pas une revanche contre l’Occident depuis toujours ?

J’ai vu Vladimir Poutine en 2001, peu après sa première élection. C’était un autre homme avec une voix presque timide. Il cherchait la compréhension des pays démocratiques. Je ne crois pas du tout qu’il ait eu déjà en tête un projet impérialiste, comme on le prétend aujourd’hui. Je le vois davantage comme un réactif que comme un idéologue. À cette époque-là, le but du gouvernement russe était de s’arrimer au monde occidental. Il est idiot de croire que les Russes ont une nostalgie démesurée du goulag et du politburo. Ils ont peut-être la nostalgie de la sécurité économique, de l’absence de chômage. De l’entente entre les peuples aussi : à l’université de Moscou, personne ne faisait la différence entre les étudiants russes, ukrainiens et ceux des autres républiques soviétiques… Il y a eu une lune de miel entre la Russie et l’Europe, entre Poutine et l’Europe avant que le président russe ne prenne la posture de l’amant trahi. En 2001, Poutine est le premier chef d’État à proposer son aide à George W. Bush après les attentats du 11 septembre. Via ses bases en Asie centrale, la Russie facilite alors les opérations américaines dans cette région. Mais, en 2002, les États-Unis sortent du traité ABM, qui limitait l’installation de boucliers antimissiles. La Russie proteste contre cette décision qui ne peut, d’après elle, que relancer la course aux armements. En 2003, les Américains annoncent une réorganisation de leurs forces, en direction de l’Est européen.

Poutine s’est durci à partir de 2004, lorsque les pays anciennement socialistes ont intégré l’Otan avant même d’intégrer l’Union européenne, comme s’il fallait devenir anti-russe pour être européen. Il a compris que l’Europe était vassalisée par les États-Unis. Puis il y a eu un véritable tournant en 2007 lorsqu’il a prononcé un discours à Munich en accusant les Américains de conserver les structures de l’Otan qui n’avaient plus lieu d’être et de vouloir un monde unipolaire. Or, en 2021, lorsqu’il arrive au pouvoir, Biden ne dit pas autre chose lorsqu’il déclare que « l’Amérique va de nouveau régir le monde » .

On a le sentiment que vous renvoyez dos à dos les Occidentaux et les Russes. Dans cette guerre, c’est bien la Russie l’agresseur…

Je ne les renvoie pas dos à dos. Mais je regrette que l’on oppose une propagande européenne à une propagande russe. C’est, au contraire, le moment pour l’Europe de montrer sa différence, d’imposer un journalisme pluraliste qui ouvre le débat. Lorsque j’étais enfant dans la Russie soviétique et qu’il n’y avait que la Pravda , je rêvais de la France pour la liberté d’expression, la liberté de la presse, la possibilité de lire différentes opinions dans différents journaux. La guerre porte un coup terrible à la liberté d’expression : en Russie, ce qui n’est guère surprenant, mais aussi en Occident. On dit que « la première victime de la guerre est toujours la vérité » . C’est juste, mais j’aurais aimé que ce ne soit pas le cas en Europe, en France.

De mon point de vue, la fermeture de la chaîne RT France par Ursula von der Leyen, présidente non élue de la Commission européenne, est une erreur qui sera fatalement perçue par l’opinion comme une censure. Comment ne pas être révolté par la déprogrammation du Bolchoï de l’Opéra royal de Londres, l’annulation d’un cours consacré à Dostoïevski à Milan ? Comment peut-on prétendre défendre la démocratie en censurant des chaînes de télévision, des artistes, des livres ? C’est le meilleur moyen, pour les Européens, de nourrir le nationalisme russe, d’obtenir le résultat inverse de celui escompté. Il faudrait au contraire s’ouvrir à la Russie, notamment par le biais des Russes qui vivent en Europe et qui sont de manière évidente proeuropéens. Comme le disait justement Dostoïevski : « chaque pierre dans cette Europe nous est chère » .

La propagande russe paraît tout de même délirante lorsque Poutine parle de « dénazification » …

Le bataillon Azov, qui a repris la ville de Marioupol aux séparatistes en 2014, et qui depuis a été incorporé à l’armée régulière, revendique son idéologie néonazie et porte des casques et des insignes ayant pour emblème le symbole SS et la croix gammée. Il est évident que cette présence reste marginale et que l’État ukrainien n’est pas nazi, et ne voue pas un culte inconditionnel à Stepan Bandera. Mais des journalistes occidentaux auraient dû enquêter sérieusement sur cette influence et l’Europe condamner la présence d’emblèmes nazis sur son territoire. Il faut comprendre que cela ravive chez les Russes le souvenir de la Seconde Guerre mondiale et des commandos ukrainiens ralliés à Hitler, et que cela donne du crédit, à leurs yeux, à la propagande du Kremlin. […]

Neuro-fascisme, intelligence artificielle et résistance

Idriss Aberkane, essayiste et auteur de “Le triomphe de votre intelligence – Pourquoi vous ne serez jamais remplacé par des machines” aux éditions Robert Laffont est l’invité d’André Bercoff sur Sud Radio. L’entretien est passionnant et instructif mais pour ceux qui n’ont pas le temps…allez directement à 21’20” :

Le guide de l’électeur – Tome 3

Pierre Labrousse, agrégé de philosophie, dresse le bilan – calamiteux – du candidat Macron.

A lire ici.

Actualité de l’avortement dans le monde

Un combat international pour la vie est à l’oeuvre entre deux camps, perdant ou gagnant successivement des batailles. Pour se convaincre de cette réalité et de la nécessité de s’engager dans ce combat, un état des lieux du champ de bataille actuel est nécessaire. L’ECLJ a et continuera de passer en revue les actualités concernant l’avortement dans le monde. Cet état des lieux démontre, pays par pays, que ce combat se mène depuis les rues, jusque devant les Cours constitutionnelles, les juridictions et les organisations internationales. Il s’agit d’un tableau de bord mondial concernant l’avortement dans le monde. L’ECLJ interviendra autant que possible devant ces juridictions et organisations pour défendre la vie des enfants à naître.

A suivre ici

Emmanuel Macron verrouille le débat pour se préserver du devoir d’inventaire auquel doit se plier tout président sortant

Dans un entretien à Valeurs Actuelles, Marion Maréchal estime qu’Eric Zemmour a les meilleures cartes en main pour s’imposer :

L’élection n’est pas jouée, souvenons-nous d’Édouard Balladur, en 1995, dont toute la presse présentait l’élection comme une formalité… et finalement c’est Jacques Chirac qui l’a emporté.
Je suis convaincue qu’Éric Zemmour dispose d’une dynamique plus importante qu’on l’imagine. Pendant longtemps, il a fait partie du paysage médiatique. Aujourd’hui, les Français découvrent un homme et un homme politique et sa mutation, en quelques mois seulement, est impressionnante. Chaque jour qui passe est une occasion pour Éric Zemmour de prouver qu’il est un dirigeant crédible, à plus forte raison pour les Français qui sont les plus éloignés de la politique, qui se sont réfugiés dans l’abstention ou qui ne se reconnaissent plus dans le système et sont en rupture avec lui. Au-delà du succès de ses meetings et des 100 000 adhérents son parti, il suffit d’observer les audiences télévisuelles qu’il réalise pour mesurer l’intérêt et l’espoir que sa candidature suscite.

Pour autant, cette campagne semble comme vitrifiée par la guerre en Ukraine, après avoir été déjà largement confisquée par les débats autour de la crise sanitaire. Comment, dans ces circonstances, mener campagne ?

Nous sommes dans une situation inédite, le risque majeur est que les Français soient privés du nécessaire débat politique et démocratique sur l’avenir de la France avec pour conséquence une potentielle explosion de l’abstention. Ce qui ne manquera pas d’aggraver encore la crise de légitimité de ceux qui nous gouvernent. L’actualité diplomatique, géopolitique, écrase tout après que la question du Covid a empêché toute autre forme de débat pendant des mois. Dans ce climat, c’est aussi notre responsabilité de ramener le débat sur les sujets nationaux essentiels. C’est compter aussi sans les difficultés que des candidats comme Marine Le Pen ou Éric Zemmour ont rencontrées pour réunir leurs parrainages, les obligeant à mettre en pause leur campagne pour s’assurer de pouvoir concourir. C’est une raison supplémentaire de s’emparer demain de la question institutionnelle et avec elle de la juste représentation de tous les courants d’opinion dans nos assemblées représentatives.

Comment expliquez-vous que, après un quinquennat marqué par une succession de crises — les “gilets jaunes”, la crise sanitaire — et la fracturation toujours plus grande du pays, Emmanuel Macron dispose encore, à en croire les sondages, d’un socle électoral si persistant ?

Je ne pense pas qu’il obtiendra le score que les sondages lui prédisent. Ce qui est certain, c’est qu’Emmanuel Macron n’a quasi pas de concurrence sur son segment. Il y a bien Valérie Pécresse, mais elle fait double emploi et n’a aucune incarnation. La guerre en Ukraine lui donne l’illusion de pouvoir survoler l’élection. Il se montre accaparé par les affaires du monde, indifférent aux remous de la campagne. C’est la théorie de l’éloignement et du prestige. Emmanuel Macron est en surplomb et cherche à se préserver du devoir d’inventaire auquel doit se plier tout président sortant. Il faut admettre que c’est un communicant talentueux. Il était déjà parvenu à verrouiller le débat public à l’occasion de l’épidémie de Covid. […]

Si vous deviez poursuivre le droit d’inventaire de ce quinquennat, que diriez-vous ?

Prenons l’actualité immédiate : sur le plan diplomatique et des relations internationales, le bilan de Macron est catastrophique. Le Mali ? Cinquante-trois soldats français y sont morts, notre ambassadeur a été sommé de quitter le pays tandis qu’une haine antifrançaise ne cesse de se répandre à travers la population. Cet enlisement nous a coûté une fortune sans que nous soyons à l’abri que la situation explose de nouveau. Le péril islamiste est toujours présent au Mali et menace les pays voisins. Le fiasco diplomatique est total. Comment ne pas se souvenir de l’attitude d’Emmanuel Macron à l’égard du président du Burkina Faso qu’il a humilié devant des étudiants en lui indiquant d’aller « réparer la climatisation » ?

Comment ne pas se souvenir d’Emmanuel Macron au Liban. Il est arrivé en matamore, assurant au peuple libanais qu’il imposerait une réforme du système politique sinon la France sévirait. Pour quels résultats ? Le pays est toujours aussi instable et corrompu, au bord de la banqueroute.

Comment ne pas se souvenir de l’affaire des sous-marins australiens et du contrat rompu alors que manifestement, de ce qu’il se dit dans les arcanes du pouvoir, cela faisait déjà un an que les services de renseignements et de défense alertaient sur ce qui était en train de se tramer. Cela s’est fini par une petite tape condescendante de Biden sur la cuisse d’Emmanuel Macron puis circulez, il n’y a rien à voir. Le gouvernement n’a rien compris dans ce qui se joue dans cette partie du monde. Emmanuel Macron considère que la politique de manière générale et la diplomatie en particulier, ce sont des photos et des coups de communication. Sauf que tout cela demande une cohérence, un suivi, un travail de fond et une certaine humilité.

L’activisme diplomatique d’Emmanuel Macron dans la crise russo-ukrainienne ne vous conduit-il pas à tempérer vos critiques ?

Au contraire, son rôle actuel est archétypal de son action. L’homme fait de grands effets de manche, de grandes déclarations — avec un certain talent, j’en conviens —, mais il n’obtient que peu ou pas de résultats quand ce n’est pas l’inverse de ce qui est attendu. Ce n’est pas le tout d’aller discuter avec Vladimir Poutine. Encore faut-il avoir des choses à dire et à proposer. S’il était allé voir le président russe avant la guerre en lui disant : “Je prends l’engagement que la France mettra son veto à l’adhésion de l’Ukraine à l’Otan”, il y aurait eu une démarche concrète pour faire avancer les choses. Si c’était simplement pour prendre des photos autour d’une table, sans que la France puisse apporter aucune garantie sur le fait qu’elle serait un acteur d’équilibre, on ne voit pas l’intérêt qu’il y avait à se rendre à Moscou.

Qu’est-ce qui caractérise le macronisme ?

Emmanuel Macron manque de vision et de cohérence. Ce qui est vrai en matière internationale l’est tout autant en matière énergétique. Sur le nucléaire, il a opéré un virage à 180 degrés. Il a fermé la centrale de Fessenheim, communié dans l’utopie du 100 % renouvelable pour finalement annoncer, il y a quelques semaines, un plan de construction de réacteurs nucléaires. On pourrait parler de l’affaire Alstom. C’est extraordinaire qu’elle ne fasse pas davantage de bruit. […]

Nous évoquions à l’instant la situation diplomatique. C’est encore Emmanuel Macron qui a signé le traité d’Aix-la-Chapelle qui laissait entrevoir que la France pourrait quasi partager son siège permanent au Conseil de sécurité de l’Onu avec l’Allemagne. On mesure à présent à quel point cela serait irresponsable ! […]

Notre déficit commercial extérieur est phénoménal et avoisine les 84 milliards d’euros. Notre dette a explosé de plus de 600 milliards d’euros et contrairement à ce qui est dit, ce n’est pas seulement dû à la dette Covid, même si elle l’a très largement aggravée. […]

La PMA sans père, qui prive volontaire l’enfant à naître d’un père, l’allongement à 14 semaines du délai d’avortement, qui permet de stopper la vie non pas d’un embryon mais d’un fœtus qui a déjà forme humaine en utilisant des techniques d’avortement brutales, au point que même la présidente du Collège national des gynécologues et obstétriciens de France s’en est émue… non, je ne crois pas que ces “progrès” nous rendent plus humains. […]

Cette question bioéthique pose la question de notre conception de l’homme, de sa dignité, de son rapport au monde, elle touche à l’anthropologie et à la philosophie. Elle fait partie de l’âme d’un peuple. Chaque civilisation a un regard singulier sur ces sujets, notre vision n’a rien à voir avec celle de la Chine, par exemple. C’est pourquoi je considère que lorsque l’on cède sur ces questions bioéthiques au nom d’une espèce de libéralisme mondialisé ou d’un individualisme propre à la culture progressiste occidentale, on renonce à une partie de nous-mêmes et à une forme de notre rapport au monde. Or, comment ne pas constater sur ces sujets une fuite en avant de la Macronie ? […]

En France, la liberté d’enseignement, à savoir la liberté pour les familles de choisir l’éducation de leurs enfants, est une liberté fondamentale souvent mise à mal. […] On pourrait aussi imaginer faciliter le développement de ces écoles hors contrat en faisant en sorte qu’elles puissent être éligibles à la taxe d’apprentissage, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Il y a aussi une inégalité entre les enfants du public et du privé. Ils n’ont pas le droit aux réductions des cartes de transport, ni aux bourses d’État, ni à l’accès aux équipements de loisir communaux qui sont pourtant financés par les impôts de tous. Ils ne peuvent pas non plus se présenter à certains concours généraux. Il faut mettre fin à toute discrimination entre les enfants du public et du privé. […] Encore une fois, les parents doivent être libres. C’est pourquoi je suis pour que l’on revienne sur les dispositions prises sur la quasi-interdiction de l’école à la maison. De nouveau, à quel titre ? Si des parents considèrent que leurs enfants ont besoin de suivre un enseignement à la maison parce qu’ils sont inadaptés au système scolaire, je ne vois pas à quel titre on leur refuserait ce droit. […]

La guerre de l’information

Sur le conflit entre la Russie et l’Ukraine, la désinformation fait rage. Notamment sur la maternité de Marioupol bombardée par les Russes.

Yves Daoudal a décrypté l’affaire des laboratoires biologiques. Extrait :

Dès le 24 février, jour de l’attaque russe, se répandait sur les réseaux sociaux l’information selon laquelle il y avait en Ukraine, près de la frontière russe, des laboratoires biologiques clandestins américains. Dans un premier temps cela fut accueilli par des haussements d’épaule, puis par des articles de « fact checkers » expliquant doctement que c’était faux et que ça ne pouvait pas être vrai et que c’était tout simplement de la propagande russe.

Le problème est que les Russes ont produit des documents qui prouvent l’existence de ces laboratoires, dont un ordre du ministère ukrainien de la sécurité sanitaire, daté du 24 février, demandant « d’assurer la destruction d’urgence des agents pathogènes biologiques utilisés » par les laboratoires qui n’existent pas. « Nous avons reçu des documents des employés des laboratoires biologiques ukrainiens sur la destruction d’urgence d’agents pathogènes particulièrement dangereux le 24 février 2022, les agents responsables de la peste, de l’anthrax, de la tularémie, du choléra et d’autres maladies mortelles », précisait un porte-parole de l’armée russe.

Il disait aussi : « De toute évidence, après le lancement des opérations militaires spéciales, le Pentagone a eu peur que les expériences biologiques secrètes menées en Ukraine soient exposées. »

Naturellement, jusque-là, les Etats-Unis niaient l’existence des laboratoires. Mais, mardi, Victoria Nuland, sous-secrétaire d’Etat pour les affaires politiques des Etats-Unis, a fini par l’admettre à demi-mot devant le Sénat américain :

«L’Ukraine a des installations de recherche biologique, et nous sommes très inquiets que les troupes russes, que les forces russes puissent chercher à en prendre le contrôle. Donc nous travaillons avec les Ukrainiens sur la façon dont ils pourraient empêcher que ces matériels de recherche ne tombent entre les mains des forces russes.»

On se souvient alors d’un communiqué de l’ambassade des Etats-Unis d’avril 2020 qui disait :

« Ici, en Ukraine, le programme de réduction des menaces biologiques du ministère américain de la Défense collabore avec le gouvernement ukrainien pour regrouper et sécuriser les agents pathogènes et les toxines présentant un risque pour la sécurité dans les installations gouvernementales ukrainiennes, tout en permettant la recherche pacifique et le développement de vaccins. »

Et il était précisé que ces «efforts conjoints contribuent à garantir que des agents pathogènes dangereux ne tombent pas entre de mauvaises mains».

Mykola Azarov fut Premier ministre d’Ukraine de 2010 à 2014 (lors de la « révolution orange »). En avril 2020, il parlait des laboratoires bactériologiques américains à une agence de presse russe, RUAN. Selon lui, la décision d’ouvrir ces laboratoires a été prise par Ioulia Timochenko. L’accord a été signé en 2005 sous la présidence de Viktor Iouchtchenko.

Sur les néo-nazis en Ukraine :

Mardi, pour la Journée internationale des femmes, l’OTAN avait émis un tweet d’éloge des remarquables femmes… ukrainiennes, naturellement. La première photo était celle d’une jeune Ukrainienne en tenue de combat, entourée d’hommes portant le même uniforme. Mais certains internautes attentifs ont remarqué que la jeune femme portait un « soleil noir », qui est un emblème néo-nazi, et qui est notamment un des emblèmes du régiment Azov. L’OTAN a retiré son tweet deux heures plus tard…

Sur Zelensky :

On a complètement oublié aujourd’hui qu’en septembre-octobre dernier Volodymyr Zelensky avait été quelque peu bousculé par les révélations des Pandora Papers. Car si l’on sait qu’il a 1,5 million de dollars en banque, cinq maisons luxueuses et cinq voitures de luxe, il est difficile de savoir ce qu’il cache. Toutefois les Pandora Papers ont levé un coin du voile sur le réseau de sociétés offshore qu’il a utilisé, ainsi que ses partenaires dans sa société de production télévisée, Kvartal 95, dont Serhiy Shefir qui est aujourd’hui son principal assistant présidentiel, ou Ivan Bakanov qui dirige le service de sécurité de l’Ukraine. Laquelle société de production télévisée était liée à l’oligarque Kolomoisky, qui a soutenu la campagne de Zelensky (dont les premiers mots de président élu a été « Merci Kvartal 95 »). Le procureur général que Zelensky avait nommé pour lutter contre la corruption, Ruslan Ryaboshapka, a été remercié par le même Zelensky quelques mois plus tard. Pour Ruslan Ryaboshapka, cette éviction résulte d’une pression de Kolomoisky… […]

I-Média : La vérité, première victime de la guerre

L’image de la semaine

Yvan Colonna, le tueur du préfet Erignac en 1998, est tombé dans un coma profond suite à une agression acharnée par un de ses codétenus de la prison d’Arles. Retour sur les dessous d’une affaire dont vous n’avez pas entendu tous les détails dans la presse française.

Ukraine : la vérité première victime de la guerre

Les médias occidentaux relaient la propagande de guerre ukrainienne sans y apporter contradiction ou vérification. Jean-Yves Le Gallou vous réinforme sur le conflit sur 4 sujets majeurs de cette semaine : le témoignage d’Anne-Laure Bonnel, la visite du premier ministre israélien à Poutine, les laboratoires biochimiques américains en Ukraine et l’arrivée de réfugiés “ukrainiens” en France.

Macron : théâtre et magouilles

Emmanuel Macron est candidat à l’élection présidentielle. Il refuse de débattre avec ses pairs et dit préférer le dialogue direct avec les Français. Jean-Yves Le Gallou revient sur le dialogue télévisé bidonné de Poissy et sur les casseroles que traîne le président sortant, pourtant toujours choyé par la caste médiatique.

Egypte : à toute mosquée doit correspondre une église… dans un pays à majorité musulmane

L’Egypte est l’un des pays où les chrétiens sont persécutés. Il figure à la 20e place dans la liste 2022, établie par l’association Open Doors, des 50 États dans lesquels le niveau de persécution contre les fidèles est extrême ou très élevé. Près de 90% de la population du pays est musulmane sunnite. Les chrétiens, majoritairement coptes, sont un peu plus de 16 millions sur un total de 104 millions.

Cependant, contrairement à d’autres pays islamiques, les chrétiens égyptiens peuvent de plus en plus compter sur le soutien concret du président de la république Abdel Fattah al Sisi et de son gouvernement.

En février, dans le cadre du programme de développement urbain lancé dans le pays, chaque nouveau quartier urbain devra avoir une église, conformément au plan directeur, quel que soit le nombre de chrétiens qui pourront l’utiliser. Lors d’une récente rencontre avec les membres du gouvernement chargés des projets urbains, le président a exprimé son engagement à garantir la liberté de culte à tous les citoyens égyptiens, y compris les minorités :

« là où il y a une mosquée, il doit y avoir une église. Et si l’église à construire ne sera fréquentée que par une centaine de personnes, elle doit être construite de toute façon. Ainsi, personne ne devra se réunir dans un appartement et présenter cette maison privée comme une église ».

Le patriarche copte orthodoxe Tawadros II a souligné lors de la messe d’inauguration de l’église dédiée à la Sainte Vierge Marie d’Égypte à El Salam City, un quartier résidentiel proche du Caire :

“C’est bien que les dirigeants politiques s’engagent à assurer la présence d’au moins une mosquée et une église dans chaque nouvelle réalité résidentielle urbaine.”

Andrea Zaki, président de la communauté évangélique égyptienne, précise :

“La construction de lieux de culte à l’époque du président al Sisi a pris une importance nationale et ne sera pas oubliée dans l’histoire de l’Egypte moderne”.

En janvier 2021, suite à une décision du grand mufti d’Égypte Shawki Allam, le gouvernement a autorisé les musulmans à travailler ou à participer à la construction et à la restauration d’églises, ce qui était jusque-là interdit.

Al Sisi a nommé le 9 février un chrétien au poste de président de la Cour constitutionnelle suprême, le juge copte Boulos Fahmy.

Enfin, une nouvelle loi sur statut personnel des citoyens chrétiens accorde des concessions aux fidèles également en matière de droit de la famille. En attendant son approbation, une décision rendue en février par un tribunal a approuvé la demande d’une femme chrétienne pour que les biens de son père décédé soient répartis également entre elle et ses frères et sœurs, bien que la loi islamique en dispose autrement. Le juge a motivé la sentence en disant que les chrétiens ont le droit de suivre leurs règles d’héritage.

L’incitation à la violence et à la haine est désormais autorisée sur Facebook

… mais uniquement contre les autorités russes. Ce sont les deux minutes de la haine que George Orwell avait évoqué dans son roman 1984.

Meta, la maison mère de Facebook et d’Instagram, a annoncé jeudi faire des exceptions à son règlement sur l’incitation à la violence et à la haine en ne supprimant pas des messages hostiles à l’armée et aux dirigeants russes.

«En raison de l’invasion russe de l’Ukraine, nous faisons preuve d’indulgence pour des formes d’expression politique qui enfreindraient normalement nos règles sur les discours violents telles que ‘mort aux envahisseurs russes». «Nous continuons de ne pas autoriser des appels crédibles à la violence contre des civils russes».

Que personne ne s’en prenne à Macronescu !

La Justice ordonne la réintégration d’une infirmière ayant refusé la “vaccination”

Le conseil des prud’hommes estime que le vaccin contre la Covid doit être considéré comme un médicament expérimental.

Une infirmière, travaillant à l’EHPAD Les Laurentides à Tourouvre-au-Perche dans l’Orne, a obtenu sa réintégration devant le conseil des prud’hommes d’Alençon. Ainsi que le versement des salaires non payés pendant les cinq mois qu’a duré sa suspension (…)

On lui diagnostique un cancer pour lequel “elle doit endurer des traitements très lourds, explique le conseil des prud’hommes dans sa décision, et dont elle déclare qu’il a fallu quatre ans pour éliminer de son corps la chimiothérapie.” Cette femme élève seule sa fille de 16 ans et n’a pas voulu prendre le risque de se faire injecter un vaccin “dont l’autorisation de mise sur le marché n’est que conditionnelle et dont on ne connait pas toutes les incidences  en terme d’effets secondaires.” (…)

Le conseil des prud’hommes d’Alençon a entendu ces arguments et estimé dans sa décision rendue le 1er mars 2022 que “la législation européenne l’autorisait à refuser ce traitement dans la mesure où à ce stade il doit être considéré comme un médicament expérimental.” Il ordonne donc sa réintégration et le paiement de 13.412 euros pour les salaires non versés.

Eric Zemmour est le candidat le moins favorable aux réformes LGBT (selon un sondage)

Et c’est Emmanuel Macron qui est jugé le plus favorable au lobby LGBT :

Les droits des personnes appartenant à la communauté LGBT auront plus de chances d’être pris en compte si Emmanuel Macron est élu pour un second mandat. C’est en tout cas l’avis des Français interrogés dans le cadre d’une enquête Ifop pour le magazine Têtu et l’Association des familles homoparentales (ADFH), dont le contenu a été dévoilé jeudi 10 mars par BFMTV. Selon ce sondage, le président sortant est perçu comme le candidat le plus favorable aux réformes en faveur des couples homosexuels et familles homoparentales.

Dans le détail, 36% des sondés voient en Emmanuel Macron le candidat le plus favorable à ces réformes. Un chiffre qui monte à 62 % lorsque l’échantillon est réduit aux personnes homosexuelles. Il arrive ainsi devant les personnalités de gauche comme Jean-Luc Mélenchon (33 %) Anne Hidalgo (30 %) et Yannick Jadot (23 %). Viennent ensuite Fabien Roussel et Valérie Pécresse (19 %), puis Marine Le Pen (16 %), et Eric Zemmour (9 %).[source]

Marion Maréchal explique pourquoi elle a rejoint Eric Zemmour

Marion Maréchal est interrogée par Gabrielle Cluzel pour Boulevard Voltaire :

 

Livre Noir décrypte les mensonges de la propagande ukrainienne reprise sans vérification en France

Livre Noir cite notamment Davis Betz :

Je pense que [l’Ukraine] est en train de gagner l’opinion internationale, mais c’est en grande partie parce que tous les médias et gouvernements occidentaux amplifient et répètent leur récit, malgré le fait que [la propagande de l’Ukraine] est fausse et vérifiable pour quiconque a le courage de faire des recherches de base [source]

 

Maternité de Marioupol : Qui se souvient de l’affaire des couveuses au Koweit en 1990

Les “journalistes” devraient être bien plus prudents avant de foncer tête baissée dans l’émotionnel surtout quand les seules sources d’information proviennent d’un camp en guerre. Yves Daoudal s’est visiblement mieux renseigné que la multitude des journalistes en question :

Le monde entier est horrifié par la frappe russe sur une maternité de Marioupol, hier 9 mars. C’est un crime de guerre, entend-on de partout. Voici deux éléments.

Le premier est un extrait de la déclaration de Vassily Nebenzia, le représentant de la Russie au conseil de sécurité de l’ONU, le 7 mars :

Les radicaux ukrainiens montrent leur vrai visage plus distinctement de jour en jour. Les habitants rapportent que les forces armées ukrainiennes ont expulsé le personnel de la maternité n°1 de la ville de Marioupol et ont installé un site de tir à l’intérieur de l’établissement.

Le second est un passage d’un long reportage du journal russe en ligne Lenta.ru. Reportage publié le 8 mars :

Igor dit que dans les derniers jours de février, des personnes en uniforme sont venues à la maternité où travaille sa mère. Il ne sait pas s’il s’agissait de combattants des forces armées ukrainiennes ou du bataillon nationaliste “Azov” (interdit en Fédération de Russie). Les militaires ont fait sauter toutes les serrures, dispersé le personnel de la maternité et installé des postes de tir dans le bâtiment afin, comme ils l’ont expliqué aux médecins, de préparer la “forteresse de Marioupol” à la défense. La réaction des militaires aux objections est standard : coups de crosse, tirs en l’air.

Quant à la jeune femme enceinte qu’on voit sur les photos, elle a été identifiée comme étant Marianna Podgurskaya, actrice et vedette d’Instagram en Ukraine.

Il n’est peut-être pas inutile de connaître la version russe officielle, telle qu’elle est donnée par le ministère de la Défense. Au lieu de crier à la propagande, j’attends les réfutations, car je ne connais rien à ces choses-là.

La nature des dommages subis par l’hôpital peut induire en erreur le public de masse en Europe et aux États-Unis, pour lequel ce spectacle a été réalisé. Mais pas les experts. Une munition d’aviation hautement explosive, même de puissance inférieure, n’aurait tout simplement rien laissé des murs extérieurs du bâtiment. Les photographies du terrain de l’hôpital contiennent des preuves de deux explosions distinctes mises en scène près de l’hôpital. Une souterraine et une autre de faible puissance dirigée vers le bâtiment de l’hôpital.

L’analyse des déclarations des représentants du régime nationaliste de Kiev, des matériaux photographiques de l’hôpital, ne laisse aucun doute. La prétendue “frappe aérienne” qui a eu lieu est une provocation complètement orchestrée pour maintenir l’excitation antirusse dans les publics occidentaux.

Nous avons déclaré à plusieurs reprises précédemment que les institutions médicales de Marioupol, y compris l’hôpital № 3, ont cessé leur travail à temps plein à la fin du mois de février. Tout le personnel et les patients ont été dispersés par les nationalistes.

Le bâtiment de l’hôpital, en raison de sa situation tactique favorable à proximité du centre-ville, a été transformé en un bastion du régiment Azov. C’est ce que rapportent massivement les habitants de la ville, qui se sont déplacés à la fois vers les zones contrôlées par Kiev et vers les zones contrôlées par la RPD.

Concernant l’affaire des couveuses du Koweit en 1990, petit rappel historique :

L’affaire des couveuses au Koweït désigne le scandale du faux témoignage fait le , lors de l’invasion du Koweït par les forces armées irakiennes de Saddam Hussein, qui alléguait des atrocités commises contre des nouveau-nés koweïtiens. Le témoignage se révéla être mensonger, après avoir servi à favoriser l’entrée en guerre des Occidentaux.

L’Etat français envisage de céder 20% de GEAST, fabricant de la turbine Arabelle, au géant russe du nucléaire

Hypocrisie ou bêtise ? [source]

Le groupe russe Rosatom devrait acquérir une participation de 20% dans GEAST, le fabricant de la turbine Arabelle pour centrales nucléaires, a rapporté mardi Le Figaro sur son site internet, citant notamment une source gouvernementale française et précisant qu’EDF détiendrait le reste du capital.

Si l’Union européenne a pris un éventail de sanctions contre la Russie depuis le lancement par celle-ci d’une offensive en Ukraine, le 24 février, le secteur russe de l’énergie n’a pour le moment pas été visé par le bloc communautaire. Les Vingt-Sept envisagent toutefois de réduire leur dépendance aux énergies fossiles russes.

Tant que les sanctions contre la Russie ne concernent pas le nucléaire, l’arrivée de Rosatom au capital de GEAST reste d’actualité”, a déclaré au journal une source gouvernementale.

Hongrie : le Parlement élit Katalin Novak, première femme présidente

Le Parlement hongrois a élu jeudi 10 mars à la présidence hongroise Katalin Novak.

L’ancienne ministre de Viktor Orban, âgée de de 44 ans et mère de trois enfants, a longtemps chargée de la politique familiale. Elle s’est fait remarquer par des mesures en faveur de la famille (voir ici, et ).

Elle a recueilli 137 voix, contre 51 pour son rival de l’opposition, l’économiste Peter Rona. Dans un discours, elle a déclaré :

«Nous, femmes, élevons les enfants, prenons soin des malades, cuisinons, pouvons être à deux endroits en même temps, gagner notre vie, enseigner, gagner des prix Nobel». «Nous connaissons le pouvoir des mots mais pouvons nous taire et écouter quand il le faut, et défendre nos familles si le danger guette».

En septembre dernier, elle avait reçu Eric Zemmour et Marion Maréchal.

C’est confirmé : Emmanuel Macron va continuer à humilier la France

Emmanuel Macron a fait remplacer pour la seconde fois le drapeau français sous l’Arc de Triomphe où repose le soldat inconnu par le drapeau de l’Union européenne. Honte à ce président qui piétine la souveraineté française et son Histoire.

Appel de l’Oeuvre d’Orient

Communiqué de l’Oeuvre d’Orient sur la guerre en Ukraine:

L’OEuvre d’Orient ouvre un fonds d’urgence pour soutenir les familles ukrainiennes et appelle les mairies de France à jumeler les communes françaises avec les communes ukrainiennes.

La population ukrainienne a certainement besoin de ressentir la proximité de tous. 

L’OEuvre d’Orient appelle les maires de France à jumeler les communes françaises, quelle que soit leur dimension, y compris de village à village, avec des communes ukrainiennes, si ce n’est déjà fait. 

L’OEuvre d’Orient peut aider les maires pour les premières prises de contact ; il appartiendra ensuite à chaque commune de déterminer le visage concret de ces jumelages. Il suffit de laisser les coordonnées des mairies à : [email protected] 

L’OEuvre d’Orient appelle aussi aux dons pour soutenir les familles ukrainiennes en difficulté, en Ukraine ou ayant fui leur propre pays. Des collaborateurs de l’OEuvre d’Orient analysent actuellement les besoins à la frontière ukrainienne : 

https://secure.oeuvre-orient.fr/urgence-ukraine 

L’OEuvre d’Orient est en proximité avec nos frères ukrainiens et particulièrement les gréco-catholiques. 

Nous pensons que les Ukrainiens ont le droit de vivre en paix dans les frontières internationalement reconnues. 

Contre la tyrannie du moindre mal

Si vous en avez marre du niveau de la campagne présidentielle dans les médias-que-le-monde-entier-nous-envie, vous pouvez vous changer les idées en écoutant sur RCF Anjou Giulio de Ligio, philosophe politique italien, ancien élève de Pierre Manent, et qui enseigne maintenant à la Catho d’Angers. Il y parle de l’importance de la nation et de la tyrannie du moindre mal – parmi bien d’autres sujets. Des analyses et des critères de discernement un peu plus haut de gamme que le point Godwin qui fleurit sur les plateaux télé!

 

Neuvaine à saint Joseph pour demander un saint archevêque pour Paris

Un prêtre ami nous demande de diffuser cette neuvaine, que nous pourrions réciter du 10 au 19 mars, afin de  demander un saint archevêque de Paris à Saint Joseph (Ste Thérèse d’Avila disait que le jour de sa fête, st Joseph obtenait de Dieu les grâces que nous lui demandons ou les changeait en mieux):

Trinité Sainte, reconnaissant nos péchés, implorant votre miséricorde, nous vous demandons en l’honneur de la fête de saint  Joseph, la grâce d’un saint Archevêque pour la ville de Paris.  Rempli de sagesse et avec un coeur qui écoute comme le roi Salomon dans sa jeunesse pour discerner Votre volonté. Fort comme David face à Goliath pour tenir bon face au mal. Zélé comme  Elie. Grand dévot de la vierge Marie,  amoureux de l’eucharistie. Nous vous demandons cela pour le salut des âmes et que Paris soit préservé. Saint Joseph, nous vous demandons cette grâce pour cette année en l’honneur de votre fête du 19 mars. Saint Denis, sainte,  Geneviève, saint Louis et la cour celeste soyez nos avocats.

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