Emmanuelle Ménard interroge le ministre Véran à propos de l’implant de stérilisation définitif
Le député Emmanuelle Ménard a interrogé le ministre des solidarités et de la santé sur l’implant de stérilisation définitif ESSURE :
Sur 240 000 femmes implantées en France depuis 2002, 1 087 ont déclaré avoir contracté des effets secondaires dus à la pose et au retrait de ce dispositif. Les symptômes les plus fréquents liés aux dispositifs ESSURE sont les douleurs musculo-squelettiques (75 %), l’asthénie (63 %) et les douleurs pelviennes (55 %) (étude réalisée sur 98 patientes). La suspension, en août 2017, du certificat de marquage CE de l’implant ainsi que l’arrêt de sa commercialisation en septembre 2017 témoignent du véritable danger que représente cette contraception. Malgré cette reconnaissance, les victimes regrettent qu’il n’existe pas de suivi médical efficace adapté à leur situation, déclarant se sentir délaissées, notamment parce que certaines n’ont toujours pas eu de rémission complète. En outre, il est surprenant que les dernières porteuses de cet implant n’aient pas été informées des risques encourus et de la possibilité d’être explantées.
Le 19 avril 2017, un comité scientifique mis en place par l’Agence nationale de sécurité du médicament rendait un rapport où il n’excluait pas un lien causal entre les métaux contenus dans l’implant ESSURE et les effets secondaires des victimes. Par conséquent, il avait recommandé la réalisation d’une analyse des explants et des tissus associés pour obtenir des réponses à leurs recherches. Cette étude n’a jamais été menée alors même que la cause des effets indésirables de l’implant ESSURE est attendue par toutes les femmes qui en ont été victimes. Ces femmes se sentent rejetées et isolées, l’absence de réponses à leurs interrogations a causé une déconsidération aussi bien auprès de leur entourage que du corps médical. Malgré la mise en place d’un comité de suivi par le ministre des solidarités et de la santé en 2020 qui a abouti à une revue des méthodes d’explantation, le nombre de victimes de cet implant ne cesse d’augmenter. Or seules 22 000 femmes auraient procédé à une explantation, ce qui signifie qu’il reste encore de trop nombreuses femmes porteuses de l’implant. Les protocoles actuels ne sont plus suffisants. Il devient alors nécessaire et important de créer une campagne de sensibilisation, d’information et de suivi des femmes bénéficiant ou ayant bénéficié de ce dispositif. Elle lui demande donc si des dispositions de prévention et d’action ont été envisagées afin d’avertir les 198 000 femmes implantées en France sur les dangers encourus, si un parcours de soin ainsi qu’une prise en charge adaptée et spécifique va être proposé à ces femmes et si des études sur l’implant ESSURE et les effets secondaires qu’il produit vont être à nouveau menées.
Et si les femmes abandonnaient cette contraception pour écouter leur corps ?
“Les Républicains n’arriveront pas au second tour, beaucoup voteront Zemmour”
Élu LR de l’opposition à La Teste-de-Buch, dans le bassin d’Arcachon, Marc Muret, 46ans, est fut, durant deux ans, le secrétaire départemental du parti LR. Un poste dont il démissionna après l’élection de Patrick Davet, l’actuel maire, également LR, de La Teste. Aujourd’hui il rejoint Eric Zemmour. Il explique dans Sud-Ouest :
J’ai, comme beaucoup de militants et électeurs des Républicains, attendu l’union. Comme eux, j’ai du mal à me reconnaître dans le discours de Valérie Pécresse. On sent qu’elle se force. J’ai soutenu Michel Barnier lors de la primaire. Je pensais qu’elle s’achèverait par un face-à-face avec Xavier Bertrand. Ce que l’on n’a pas vu depuis la Gironde c’est à quel point cette primaire fut géographique.
Dans le même temps, j’ai observé la progression d’Éric Zemmour. Du moment où il présentait son livre à celui où il présentait sa candidature. Faisant salle comble et suscitant une ferveur et un enthousiasme que je n’avais plus vu chez LR depuis longtemps.
Les Républicains n’arriveront pas au second tour, beaucoup voteront Zemmour. Je ne vois pas comment le parti pourra se relever.
Oui, j’ai toujours eu la foi et n’ai jamais eu envie de partir ailleurs. J’ai adhéré au RPR à l’âge de 18 ans, suivi l’UMP, LR. Et petit à petit, oui, je me suis ancré à droite. Je ne me reconnaissais pas dans la ligne de Juppé en 2017. Aujourd’hui notre pays est à droite et a besoin d’une ligne sécuritaire, régalienne et protectrice. Pour moi, la recomposition de la droite passe par Zemmour. Son parti ressemble d’ailleurs beaucoup au RPR des premières années. Sociologiquement, il se passe quelque chose. Pour moi, s’il y a un espoir à droite, c’est Zemmour.
Je me sens libre, j’assume mes convictions. J’ai prévenu Benoit Rautureau et Nicolas Florian. J’ai mis mon adhésion politique en accord avec mes convictions. Et ce, indépendamment de toutes considérations et ambitions locales. Je n’ai jamais eu de divergence d’opinions communales avec mon groupe. Nous défendons d’une même voix les acquis de douze ans de mandature Eroles. Pour moi, Éric Zemmour ne fait pas partie des extrêmes. Par ailleurs, trois de mes colistiers sont membres du comité de soutien de Sophie Panonacle, la députée LREM. Cela ne me pose pas de problème pour travailler avec eux. Ils sont peut-être plus sectaires que je peux l’être…
Soyez simple : appelez-moi dieu
500 personnes étaient présents samedi 12 mars à Marseille pour ce qui devait être le premier grand rendez-vous de la campagne d’Emmanuel Macron. Sauf que le candidat n’a pas pu faire le déplacement. Ce sont Gabriel Attal et Gérald Darmanin qui ont assuré l’intérim.
Mais alors pourquoi venir si c’est pour ne pas pour voir le candidat ? “On vient seulement apporter des bonnes ondes pour qu’il puisse s’en sortir”, dit une spectatrice. “Ce côté d’avoir besoin de voir les gens de visu, de les toucher, c’est quand même un petit peu dépassé”, confie une autre, avant qu’une troisième militante n’ajoute :
“Les gens qui vont à l’église, ils ne voient pas Jésus, hein ! Mais ils y vont !”
Voilà qui a plu au journaliste :

Biden veut financer l’avortement dans les pays étrangers
L’administration Biden a demandé que 2,6 milliards de dollars soient alloués à la défense de “l’égalité des sexes” dans le monde.
“Je suis fier que mon budget pour l’exercice 2023 demande 2,6 milliards de dollars pour les programmes d’aide étrangère qui favorisent l’égalité des sexes dans le monde entier”.
La demande “fait plus que doubler le montant demandé pour les programmes de genre l’année dernière”.
De nombreux éléments indiquent qu’une partie de cet argent sera utilisée pour protéger le meurtre d’enfants à naître dans le monde entier. Comme il l’a fait remarquer dans ses remarques de mardi, l’administration Biden a “lancé un effort de l’ensemble du gouvernement pour protéger les droits reproductifs”. Cet argent sera également utilisé pour faire progresser “la santé et les droits en matière de sexualité et de procréation au niveau national et international dans le cadre du Forum sur l’Égalité des Générations des Nations Unies”.
De tous les candidats, c’est Eric Zemmour qui bat tous les records d’audience à la télévision
Le Parisien a mené l’enquête des chiffres de l’audience. Le résultat est sans appel :
« Élysée 2022 » sur France 2, « La France dans les yeux » sur BFMTV ou « Mission convaincre » sur LCI… Depuis l’officialisation de sa candidature à l’élection présidentielle, Éric Zemmour enchaîne les prestations dans les différentes émissions politiques. Avec à chaque coup, ou presque, un record d’audience à la clé pour le candidat du mouvement Reconquête.
Pour son « Face à BFM » mi-janvier, l’ancien polémiste de CNews a ainsi rassemblé 820 000 téléspectateurs (4,3 % de part d’audiences). C’est quatre fois plus que pour la même émission avec Yannick Jadot, un mois plus tard. Zemmour s’était déjà distingué en décembre sur le plateau d’« Élysée 2022 » en captivant plus de 2,8 millions de citoyens (15 %), alors que Marine Le Pen en a séduit près d’un million de moins début mars malgré la nouvelle formule du rendez-vous de la Deux.
Même effet pour la première de « Face à Baba » animé par Cyril Hanouna sur C8, fin décembre : le politique d’extrême droite a explosé les pronostics en fédérant 2,2 millions de curieux (10,5 %). Soit 400 000 de plus que pour Jean-Luc Mélenchon, le seul autre candidat à s’y être collé jusqu’ici. Bémol : son « 20h22 » sur France 2 a été moins suivi que celui d’Anne Hidalgo, qui détient la palme d’or du service public avec 4,2 millions de personnes (17,4 %). Alors que Yannick Jadot détient le plus faible score, toutes émissions confondues : 114 000 téléspectateurs (0,5 %) pour sa soirée « Mission convaincre » sur LCI.
Jean-Luc Mélenchon a, par ailleurs, égalé Éric Zemmour sur sa spéciale « C dans l’air » avec 1 million de téléspectateurs (4,6 %), quasiment deux fois plus que Le Pen (…)
Marion Maréchal aux journalistes : “Est-ce que vous avez lu le livre de Renaud Camus sur le Grand Remplacement ?”
Enorme malaise des journalistes du Grand Jury qui ont voulu déstabiliser Marion Maréchal en lui posant une question sur le Grand Remplacement (“créolisation” selon Jean-Luc Mélenchon ou “transition démographique” selon Emmanuel Macron).
Marion Maréchal leur a simplement demandé s’ils avaient seulement lu le livre et, devant leur silence gêné, leur a expliqué qu’elle l’avait lu et qu’à aucun moment il n’est question de “complot des élites” ou de “conspirationnisme” mais seulement d’un constat de substitution de population. Il serait temps que nos pseudo-journalistes arrêtent de répéter des éléments de langage et qu’ils vérifient leurs sources et fassent le minimum de ce qui demandé à un journaliste : ne pas dire n’importe quoi.
La séquence peut se regarder à partir de 14’25” :
Marion Maréchal a par ailleurs tout à fait assumé la présence de Renaud Camus, en tant que simple participant parmi le public, au meeting d’Eric Zemmour à Agen :
L’OCDE évalue à 20,7 milliards d’euros les prestations non contributives versées aux étrangers en France
Sur le chiffrage, l’OCDE donne donc entièrement à Marion Maréchal qui défendait le programme d’Eric Zemmour lors du Grand Jury par des journalistes visiblement pas au courant de cette étude :
Les aides sociales touchées par les immigrés représentaient 20,7 milliards d’euros en 2018 en France, selon des estimations de l’OCDE transmises à « Marianne » (…)
Notre système social est-il trop généreux envers les immigrés ? Serpent de mer des débats sur les migrations, la question est portée dans la campagne présidentielle par Éric Zemmour et Marine Le Pen. Tous deux veulent réserver l’essentiel des allocations aux seuls Français, dans l’objectif de soulager les finances publiques et de décourager les étrangers de s’installer dans l’Hexagone. Faute de données publiques permettant d’éclaircir le débat, Marianne a obtenu une estimation inédite de ces dépenses auprès de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), ainsi que des précisions de l’administration. Verdict : si les montants des aides versées ne sont pas négligeables, le discours des candidats repose sur des calculs très optimistes, et occulte les répercussions brutales qu’aurait leur projet sur des centaines de milliers de familles.
Selon l’analyse des économistes de l’OCDE, les prestations « non contributives » (minima sociaux, aides au logement, allocations familiales) versées aux immigrés s’élevaient à 20,7 milliards d’euros en France en 2018. Dont 9,5 milliards au titre des allocations familiales, 5,1 milliards d’euros à travers les aides au logement, et 6,1 milliards via le RSA et d’autres aides contre l’exclusion. Ces 20,7 milliards d’euros pèsent environ 28 % du montant total de ces prestations, alors que les immigrés ne représentent que 12,4 % de la population. En effet, ces derniers ont en moyenne plus d’enfants à charge, et un niveau de vie nettement plus faible que celui des non-immigrés. Au demeurant, le montant calculé par l’OCDE ne représente que 2,8 % de l’ensemble des dépenses sociales de la France (y compris celles liées à la retraite, au chômage…), autant dire une part minime.
« L’immigration sera réduite partout où elle peut et doit l’être. Il y a une étude faite par l’OCDE et relayée par @MarianneleMag qui montre que les aides sociales non contributives versées aux étrangers représentent 20 milliards d’euros par an. »#LeGrandJury pic.twitter.com/0lKjmV3npu
— Marion Maréchal (@MarionMarechal) March 13, 2022
Ukraine : la place de la religion dans le conflit
Dans En quête d’esprit, Aymeric Pourbaix reçoit Frédéric Pons, journaliste et auteur, et Didier Rance, historien et diacre de l’Église gréco-catholique. Dans les informations au début de l’émission, est évoquée la marche de la Voie romaine.
La journaliste française Anne-Laure Bonnel fait un reportage depuis Marioupol : You Tube la censure
Anne-Laure Bonnel, journaliste française connue pour avoir tenu tête à BHL sur CNews, n’en fini pas d’être censurée et interdite d’antenne par les médias dominants.
Dans une vidéo censurée immédiatement sur You Tube, elle explique notamment des éléments incroyables jamais repris par les médias dominants :
Selon la reporter de guerre, un blocus formé par le bataillon Azoff empêche les civils de quitter les zones de combats, y compris Marioupol ; la maternité bombardée a été vide, car elle avait été évacuée et changée en poste armé depuis quelques jours.
Suite pic.twitter.com/QQHObBjc1A
— Elaine Parks (@Samsara_Utile) March 12, 2022
Par ailleurs, le Figaro a “nettoyé” certains de ses articles qu’ils avaient pourtant publiés :
Le 4 mars 2022, Le Figaro publiait un article de la journaliste Anne-Laure Bonnel qui racontait les conditions de vie de ceux qui habitent dans les régions de Donetsk et de Lougansk. Ceux que le gouvernement de Kiev considère comme des « terroristes » sont bombardés depuis huit ans. Depuis toutes ces années ces laissés-pour-compte vivent reclus dans les caves. Une promesse de l’ancien président Petro Porochenko : « Nous aurons du travail, eux non ! Nous auront des retraites, eux non ! Nous aurons des avantages pour les retraités et les enfants, eux non ! Nos enfants iront à l’école et à la garderie, leurs enfants resteront dans les caves du sous-sol ! Parce qu’ils ne savent rien faire ! Et c’est comme ça, précisément comme ça que nous gagnerons la guerre ! »
Les lecteurs du Figaro, par la voix d’Anne Laure, pouvaient avoir un autre son de cloche que les médias dominants concernant l’Ukraine, d’autant plus que la reporter de guerre connaît le terrain. Donbass, film d’Anne-Laure Bonnel, son documentaire de 2016, en témoigne. Après avoir remercié la rédaction d’avoir publié son article sur le Donbass, la journaliste s’étonne de ne plus voir son travail sur le quotidien français.
La Charte de déontologie de Munich — ou Déclaration des devoirs et des droits des journalistes — semble avoir déserté toutes les rédactions françaises, faisant place à la charte de Matignon, des forces extérieures, des lobbys, du manque de courage et de la malhonnêteté. En lieu et place de l’article en question, vous y retrouverez un Page introuvable – Oups, ce contenu n’existe pas ou n’existe plus. La police de la pensée et de l’information juge certainement que ces informations sont peu adaptées à la propagande gouvernementale, un autre son de cloche n’est pas acceptable. En attendant, vous pouvez demander des comptes au journal Le Figaro , surtout concernant les abonnés qui pensaient pouvoir s’informer.
Romain Lopez, maire RN de Moissac, décide de soutenir Eric Zemmour
Romain Lopez est maire d’une des seules communes de plus de 10 000 habitants dirigée par le RN. Romain Lopez avait fait beaucoup de déclarations pour essayer de concilier les deux camps [sources]. Mais son ralliement était inéluctable depuis que Marine le Pen l’avait publiquement humilié en annulant sa visite à Moissac et son meeting [source] :
Dans un tweet publié mercredi 16 février, l’édile [Romain Lopez, maire Moissac] confie son désarroi, après avoir été privé de la visite de la candidate du RN. En cause, selon lui, ses propos quant à la nécessité “d’apaiser le débat et de nouer des alliances locales” (…)
« Alors qu’elle devait venir à Moissac présenter son programme sur le Patrimoine et tenir un meeting, le staff de Marine Le Pen annule sa venue. En cause, mes propos sur la nécessité d’apaiser le débat et de nouer des alliances locales.
Romain Lopez, ancien attaché parlementaire de Marion Maréchal, a donc officialisé son rapprochement aux côtés de cette dernière :
« J’ai confiance dans sa démarche. Je le rallie tout à fait naturellement (…) Je n’allais pas rester dans un parti qui a oublié ce que Marion a apporté », a déclaré Romain Lopez, premier édile à la tête d’une grande commune RN à rejoindre le candidat Reconquête !, à l’occasion d’une conférence de presse dans sa mairie aux côtés d’Eric Zemmour et Marion Maréchal.
« Je suis toujours adhérent du RN. Je n’adhèrerais pas à Reconquête ! (…) Je me considère aujourd’hui comme un maire DVD et plus RN », a ajouté Romain Lopez qui a durement critiqué la stratégie du RN et l’absence « de démocratie interne » du parti. Agé de 33 ans, Romain Lopez est l’ancien attaché parlementaire de Marion Maréchal, la nièce de Marine Le Pen.
« Romain est l’incarnation de la réussite locale du camp national », a salué Eric Zemmour. « Un ralliement tel que le tien est un signal important. Des élus locaux qui sont avec Eric (Zemmour) se retrouvent dans cette démarche à la fois de rassemblement à droite et d’écarter ce fameux cordon sanitaire ou en tout cas de l’affaiblir », a exposé Marion Maréchal. Moissac est « un laboratoire de ce que nous allons faire au niveau national », avait félicité Eric Zemmour
Côté LR, c’est Marc Muret, l’ancien secrétaire départemental LR de la Gironde qui rejoint le parti Reconquête d’Éric Zemmour :
C’est le premier élu du bassin d’Arcachon à ouvertement afficher son ralliement à Éric Zemmour. Élu de l’opposition à La Teste-de-Buch, Marc Muret, 46 ans, est aussi et surtout un ancien cadre LR (Les Républicains). Il fut, durant deux ans, le secrétaire départemental du parti. Un poste dont il démissionna après l’élection de Patrick Davet, l’actuel maire, également LR, de La Teste.
“Un dîner aux chandelles” devient un long-métrage
Les Studios Saint-Louis, dont nous avons souvent parlé ici, deviennent une société – avec toujours l’objectif de promouvoir au mieux le patrimoine culturel, historique et religieux de la France par l’image. Ils annoncent le lancement de leur premier long-métrage (après deux saisons de la web série du même nom): Un dîner aux chandelles.
Voici le synopsis du film:
Printemps 1914. La comtesse Nicole de Villmessant a organisé en sa somptueuse propriété du château de la Barre, dans la campagne tourangelle, une réception pour la famille Montblason. Les réjouissances seraient de mise, mais le cadavre d’un sans-abri est retrouvé dans le jardin du château. Cachotteries et mystères s’enchaînent…
Voici la bande annonce:
Les coûts estimés sont de 15 000 € pour le tournage et de 30 000 € pour la post-production. Vous pouvez soutenir le projet ici.
L’islam indonésien en crise
Pendant que les pouvoirs publics français cherchent toutes sortes d’accommodements avec l’islamisme, certains pays musulmans tentent de limiter l’influence des oulémas dans la sphère publique (ce qui, naturellement, contrevient à la lettre comme à l’esprit du coran. En ce moment même, c’est au sein du plus grand pays musulman du monde, l’Indonésie, que la crise monte entre les dirigeants politiques et les oulémas. Le ministre des Affaires religieuses, Yaqut Cholil Qoumas, a récemment publié un décret interdisant que l’appel à la prière dépasse 100 décibels. Il est désormais attaqué par les islamistes pour “insulte à l’islam”. Mais ce décret n’était qu’une première étape. Le ministre vient de changer les règles de la certification halal. L’un des enjeux de ce changement est de priver le conseil des oulémas d’une manne financière considérable (on estime que la certification halal rapporte 1,6 milliard de dollars par an en Indonésie) et de transférer cette manne à l’Etat.
Cette crise (comme le plus ancien affrontement entre le maréchal Al-Sisi et l’université Al-Azhar en Egypte) devrait ouvrir les yeux aux dirigeants français, mais leur aveuglement volontaire les conduit à refuser de comprendre que l’islam n’est pas une religion au sens où le catholicisme en est une – et que le halal est une arme de guerre.
Les belles figures de l’Histoire : saint Bernard
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas, jésuite, pour évoquer saint Bernard :
Navis Fidelis : un site au service du mariage chrétien
Beaucoup de jeunes catholiques, sortis des études et entrés dans la vie active, sont célibataires sans l’avoir choisi et désireux de fonder un foyer chrétien, mais ils ont trop peu l’occasion de rencontrer de jeunes catholiques comme eux. C’est ce constat qui est à l’origine du site Navis Fidelis – que l’un de ses fondateurs, Rémi Pellerin, vient présenter : il s’agit d’une plateforme réservée aux jeunes catholiques pratiquants et leur permet d’organiser des événements “dans la vie réelle” pour rencontrer d’autres jeunes partageant leur foi. Et manifestement, le site répond à une attente puisque, lancé voici à peine un mois, il compte déjà 700 inscrits !
Macron gouverne par la peur
Interrogé sur la situation en Ukraine, lors du sommet des chefs d’Etat européens à Versailles, Emmanuel Macron déclare aux journalistes français :
” Je suis pessimiste et inquiet”
Quelques secondes plus tard, interrogé sur le même sujet par des journalistes étrangers, il déclare :
“je suis profondément optimiste”
L’objectif : faire peur aux Français et, en même temps, rassurer à l’étranger.
Vous comprenez quoi, vous ?
Macron, optimiste ou pessimiste ? 🤔#MacronMenteurpic.twitter.com/fQnhLBfjY3— Samuel Lafont (@Samuel_Lafont) March 11, 2022
Et cela fonctionne : depuis au moins le début de la crise du Covid, le gouvernement gouverne par le peur. Et Emmanuel Macron compte bien se faire réélire, sans débat, en faisant peur aux électeurs. Combien d’entre eux, alors que le masque n’est plus obligatoire à partir de ce lundi, vont continuer à le porter ?
Il est reproché, depuis de nombreuses années, aux candidats de la droite nationale de “faire peur” aux électeurs. Mais la réalité c’est que le gouvernement actuel se maintient pas la peur qu’il diffuse, avec la complicité médiatique.
Entre la mise en scène et la réalité :
Il récupère vite… pic.twitter.com/sog0Y2nVBG
— Thierry de Valckhof (@valckhof) March 11, 2022
“L’islam est compatible avec la République”
Comme le titre VSD : « Famille, discours, idées, elle change tout ».

Photo prise à Dunkerque :
Marine le Pen est compatible avec l'Islam.
Et vous ? pic.twitter.com/W6q3aL0ecc
— Grégory Roose (@gregoryroose) March 12, 2022
Nouvelles preuves sur les laboratoires biologiques en Ukraine
Par exemple cet article du site américain BioPrepWatch du 18 juin 2010, qui a été… supprimé du site, mais que l’on peut retrouver par WayBack et que l’on trouve au milieu de la revue de presse du même jour d’un site de l’armée de l’air américaine, informant que le sénateur Dick Lugar se félicite de l’ouverture de l’Interim Central Reference Laboratory à Odessa :
« Le laboratoire de biosécurité de niveau 3, qui est le premier construit sous l’autorité élargie du programme de coopération Nunn-Lugar de réduction des menaces, sera utilisé pour étudier l’anthrax, la tularémie et la fièvre Q ainsi que d’autres pathogènes dangereux. »
L’ambassadeur de Russie à l’ONU a expliqué que des laboratoires auraient été
«financé et supervisé directement par la Defense Threat Reduction Agency du département américain de la Défense, y compris dans l’intérêt du National Center for Medical Intelligence du département américain de la Défense». «Nos militaires ont appris des détails du projet UP-4, réalisé dans les laboratoires de Kiev, Kharkov et Odessa. Son objectif est d’étudier la possibilité de propagation d’infections particulièrement dangereuses par les oiseaux migrateurs, y compris [la forme] hautement pathogène de la grippe H5N1, dont la létalité chez les êtres humains atteint 50%, et également la maladie de Newcastle. Un autre projet réalise des recherches sur les chauves-souris en tant que vecteurs d’agents potentiels d’armes biologiques».
D’après lui, seraient étudiés dans ces laboratoires des pathogènes bactériens et viraux pouvant être transmis des chauves-souris à l’homme, tels que la peste, la leptospirose, ainsi que les filovirus et les coronavirus.
«Comme c’est attesté par les documents de projet, les Etats-Unis ont activement financé des projets biologiques en Ukraine. Des expériences ont été menées pour étudier le transfert de maladies dangereuses par les ectoparasites – les poux et les puces. Même les non-spécialistes comprennent que de telles expériences sont parmi les plus imprudentes, car elles ne permettent pas de contrôler l’évolution ultérieure de la situation».
BIOTEXCOM, agence de GPA ukrainienne réalise une campagne publicitaire scandaleuse
Alors que l’Ukraine est sous les bombes, une agence de GPA ose profiter des circonstances pour diffuser une vidéo « publicitaire » : elle consiste à vanter son efficacité à déplacer des dizaines de nouveaux-nés et, littéralement, à les stocker dans un sous-sol.
Cette vidéo atteste hélas de l’ampleur de ce trafic humain international. Elle témoigne de la chosification des enfants, emmenés loin de leur mère dès les instants de leur naissance pour être livrés à des inconnus. Dans l’urgence de toucher le prix de ces enfants, ces trafiquants ne réalisent même plus la monstruosité de ce qu’il diffuse ! Sur les plateaux TVs, les commanditaires sont reçus avec empathie quand des femmes, exploitées comme mères porteuses parce que très pauvres, dont aucun ne questionne les conditions de (sur)vie, sont retenus à Kiev, sous les bombardements, pour assurer la livraison du bébé commandé et attendu.
BIOTEXCOM, agence de GPA ukrainienne réalise une campagne publicitaire scandaleuse attestant de l’ampleur de ce trafic international de bébés. L’aliénation de la femme, le trafic humain de la GPA est inacceptable. La promotion de cette pratique indigne doit être empêchée et interdite. Il est temps de dire STOP. Il est temps de sauver ces femmes exploitées et d’exiger l’abolition universelle de la GPA !
Les communautés religieuses du Kosovo sont unies et unanimes contre la dénaturation du mariage
Le Kosovo est un Etat qui a été créé en 2008. Bien que ce pays des Balkans soit encore jeune, il vit déjà le débat sur l’autorisation du “mariage homosexuel”.
La communauté islamique, le diocèse de Prizren-Pristina (Église catholique), l’Église évangélique protestante du Kosovo et la communauté juive du Kosovo ont demandé au gouvernement et à l’Assemblée de ne pas toucher aux parties du code civil relatives au mariage et se sont ouvertement prononcés contre le “mariage homosexuel”.
La déclaration commune affirme qu’il n’y a pas de place pour une redéfinition du mariage au Kosovo et dans sa société, et appelle à préserver les valeurs familiales traditionnelles.
“Les communautés religieuses du Kosovo se tiennent unies et unanimes face aux législateurs du Kosovo, au gouvernement et aux autres institutions, pour abandonner toute redéfinition, toute réinterprétation de la famille, du mariage et de l’état civil dans notre pays”, peut-on lire dans la déclaration commune.
Il est intéressant de noter qu’il n’y a pas d’Eglise orthodoxe serbe dans cette action. Elle est également fermement opposé aux mariages entre personnes de même sexe, mais aussi à la reconnaissance du Kosovo en tant qu’État par les communautés religieuses. Le député Duda Balje, de la communauté bosniaque, a déclaré qu’elle voterait contre la modification du code civil.
Imagine-t-on le Curé d’Ars célébrant ces nouvelles eucharisties dont la doctrine sacrificielle s’est largement évaporée ?
Communiqué de Paix Liturgique :
Ce samedi 12 mars, qui est le samedi des 4 Temps de Carême, nous avons manifesté et nous avons prié, nombreux, de 12h à 12h 30, devant la nonciature apostolique.
Nous nous sommes unis à la prière, dans la Basilique d’Ars, des Mères de Prêtres qui disent la messe traditionnelle. Elles accomplissent un long pèlerinage, dit de la Voie Romaine (La Voie romaine), dont 1000 kms à pied. Elles sont parties de Paris le 6 mars et arriveront à Rome le 30 avril. Elles vont présenter au pape une grande masse de lettres de fidèles attachés à la messe traditionnelle. Comme les Mères de la Plaza de Mayo, à Buenos Aires, elles se retrouveront sur la Place Saint-Pierre à Rome, devant le pape venu de Buenos Aires. Leurs fils n’ont pas disparu, comme ceux d’Argentine, mais on veut faire disparaître et leur arracher le fondement de leur engagement sacerdotal, la liturgie romaine traditionnelle.
Comme elles à Ars en ce jour, nous avons prié saint Jean-Marie Vianney, et avec lui tous les saints prêtres, jusqu’au saint Padre Pio, qui se sont sanctifiés et qui ont sanctifié les âmes en célébrant la messe tridentine. Imagine-t-on le Curé d’Ars célébrant ces nouvelles eucharisties dont la doctrine sacrificielle s’est largement évaporée, et donnant la communion dans la main en même temps qu’une dame de sa paroisse ?
Et nous avons aussi redit que nous souffrons avec le catholicisme parisien. Pourquoi avoir supprimé ces messes qui étaient célébrées pour la plupart par des curés et des vicaires parisiens ? Nous sommes en union avec les fidèles de Notre-Dame du Travail, qui disent le chapelet devant l’église, le dimanche à 18h ([email protected]), avec ceux de Saint Georges de La Villette, le mercredi à 17h, ceux de Saint François Xavier/ND du Lys (Appel à se manifester par un chapelet à Saint François-Xavier – Juventus Traditionis (juventus-traditionis.com), ceux qui prient devant les bureaux de l’archevêché, rue du Cloître-Notre-Dame ([email protected], 06 11 85 74 28).
Nous demandons le rétablissement des célébrations traditionnelles qu’on nous a enlevées ! Plus encore, nous demandons que les pasteurs de l’Eglise nous procurent la paix dans la liberté de participer partout à la liturgie traditionnelle. Nous demandons que la lex orandi qui exprime parfaitement la foi catholique et qui nous aide à garder fidèlement la foi catholique soit pleinement reconnue comme catholique !

Ukraine : l’armée du Donbass avance à Volnovakha et Marioupol, la centrale d’Energodar sous pavillon russe
Nicolas Hellemme nous propose sa synthèse quotidienne sur la situation en Ukraine vue par les officiels russes :
Après plusieurs jours de calme relatif sur les fronts lié à l’organisation de couloirs humanitaires côté russe ou ukrainien – les belligérants n’ont finalement réussi à s’accorder sur aucun couloir commun, le gouvernement de Kiev étant contredit sur le terrain par l’armée ou les gouverneurs, voire les ultranationalistes, les activités offensives ont repris en Ukraine et dans le Donbass.
A l’est du pays, dans le Donbass, l’un des foyers subsistants de résistance ukrainienne, dans la ville de Volnovakha, a été réduit par l’armée de la République de Donetsk (DNR) qui a commencé à déminer la ville et à ravitailler les civils dont les troupes ukrainiennes refusaient toute évacuation. Les derniers défenseurs ont fui, en laissant un nombre impressionnant de chars et de canons, récupérés par la DNR.
A partir de Volnovakha, l’offensive a été relancée vers le nord et l’ouest, en direction d’Ougledar et Krasnoarmeïsk, pour dégager la banlieue ouest de Donetsk toujours sous les tirs de l’artillerie lourde ukrainienne, chaque jour depuis le printemps 2014.
Plus au sud, l’armée ukrainienne s’accroche encore dans les ruines de Marioupol mais les forces russes et du Donbass avancent et ont pris quasiment tous les quartiers d’habitat individuel. Les immeubles ont été fortifiés par les nationalistes ukrainiens d’Azov, ainsi que l’aciérie Azovstal située en ville.
Au 12 mars, les russes ont annoncé avoir détruit 3346 cibles militaires détruites depuis le 24/2 par les russes dont 153 avions et 121 drones, 235 installations de DCA, 345 chars, 722 VAB, 1170 véhicules militaires divers, 114 lance-roquettes multiples et 412 mortiers.
Dans la nuit du 10 au 11 mars des frappes russes ont eu lieu sur un hôtel qui abritait des étrangers membres de sociétés de sécurité privées à Tchernighov, la base aérienne de Lutsk, celle de Vasilkov au sud de Kiev et une autre près de Krivoj Rog. Des combats ont eu lieu au sud-ouest de Kharkov vers Izuym et Tchuguev, à l’est de Nikolaiev vers Nikopol et à l’est de Kiev dans le secteur de Brovary et de Borispol.
Enfin la centrale nucléaire d’Energodar, la plus grande d’Europe avec six réacteurs dont un en arrêt technique, serait passée sous le contrôle de RosAtom, l’opérateur russe des centrales nucléaires. Des techniciens en provenance de la centrale de Rostov seraient arrivés ce 12 mars, indiquent des sources ukrainiennes sur place, et ont pris la direction de la centrale, aux côtés de l’équipe technique ukrainienne toujours en place.
Tout le monde est Ukrainien…
Après avoir été successivement Irakiens, Libyens puis Syriens, les immigrés sont désormais Ukrainiens :
🇺🇦 Rencontre à Cergy de réfugiés arrivés d’#Ukraine, après un long périple. La France doit pouvoir leur fournir des conditions d’accueil dignes et humaines. Je me suis engagé à les accompagner dans leur parcours administratif. #RefugeesWelcome pic.twitter.com/JQPqWKZsGV
— Aurélien Taché (@Aurelientache) March 12, 2022
La Voie romaine arrive à Lyon

Retour sur le départ à Paris dimanche dernier. Le lancement de la marche dimanche dernier, sous un soleil radieux, a été un plein succès !
À l’issue d’une messe magnifique à Saint Roch, les marcheuses ont été bénies sur un parvis bondé par l’abbé Laurent qui leur a adressé un mot très chaleureux.
De nombreuses familles ont participé à la marche entre Sèvres et Versailles, où un beau comité d’accueil attendait La Voie romaine devant l’église Saint Symphorien. Nos pèlerines y ont été de nouveau bénies, en présence des abbés du Bouëtiez, Denis et Sévillia venus encourager leurs mères !
Une nouvelle bande dessinée sur sainte Jeanne d’Arc
En ces temps troublés, Sainte Jeanne d’Arc doit nous redonner l’Espérance.
A l’occasion des cent ans de la proclamation par le pape Pie XI – le 2 mars 1922 – de Jeanne d’Arc comme « sainte patronne secondaire de la France », Coline Dupuy publie une magnifique bande dessinée – Jehanne d’Arc – aux éditions Plein Vent, en partenariat avec le Puy du Fou, adaptation du roman de Jeanne d’Arc de Philippe de Villiers.
Coline Dupuy a déjà publié de très beaux albums de référence sur Cathelineau, Madame Elisabeth de France, La Pérouse, Sainte Thérèse de Lisieux ou encore Clovis. Des figures édifiantes pour la jeunesse à faire découvrir absolument, en ces temps d’amnésie de la mémoire nationale.
Pour commander la BD : RDV chez votre libraire, en particulier dans les librairies religieuses ou sur le site de l’éditeur.
NB : pour les Vendéens, l’auteur fera une séance de dédicaces le 19 mars prochain, de 14h30 à 18h, à la médiathèque de Saint-Laurent-sur-Sèvre.

“Une preuve n’est pas une démonstration mathématique”
Michel-Yves Bolloré co-auteur du best-seller “Dieu, la science et les preuves : l’aube d’une révolution”, co-écrit avec Olivier Bonnassies, aux éditions Guy Trédaniel est l’invité d’André Bercoff.
Le célibat sacerdotal à l’image du Christ Epoux
Le Père Frédéric Dumas est l’auteur de “Prêtre et époux, lettre ouverte à mon frère prêtre” (éditions Mame). Cet ouvrage a été cité par Benoît XVI et le Cardinal Sarah dans leur livre-événement “Des profondeurs de nos coeurs” paru en janvier 2020.
A l’invitation de l’Oeuvre de Marie qui garde les prêtres, il sera l’intervenant d’un webinaire sur le thème :
“Le célibat sacerdotal à l’image du Christ Epoux“
qui aura lieu aura lieu jeudi 17 mars prochain à 20h15 (heure française). Ce sujet, s’il intéresse les prêtres, concerne aussi les fidèles du Christ qui sont un visage éminent de l’Épouse, l’Eglise.
Afin d’y participer, veuillez vous inscrire avec ce lien. Après votre inscription, vous recevrez un e-mail de confirmation contenant les instructions pour rejoindre le webinaire.
Le Père Dumas répond à nos questions en avant première.
Mon Père, pourquoi y a-t-il urgence à parler à nouveau du célibat sacerdotal ?
Il y a une situation un peu nouvelle pour cette question qui est présente dans l’Eglise depuis le commencement. Cette situation tient à la dégradation du lien conjugal dans la société. L’alternative n’est plus entre « marié » et « célibataire », mais dans des choix plus nombreux proposés dans la société qui obscurcissent objectivement les choses et fragilisent l’affectivité.
Dans l’Eglise, la crise des abus, même si la CIASE a reconnu que le célibat n’y est pour rien, mais aussi la diminution du nombre de prêtres qui rend plus compliqué l’accès aux sacrements, la transformation des paroisses en grands secteurs parfois très peu vivants, la sécularisation complète de la société, tout cela peut nous fragiliser comme prêtre dans notre condition de célibataire.
De même, des débats au sommet de l’Eglise, lors de Synodes récents, font rebondir une nouvelle fois la question.
La Théologie du Corps et tout le magistère de St Jean-Paul II donnent des éclairages très heureux sur cette question.
Ne pensez-vous pas qu’aujourd’hui cet état de vie paraît en décalage avec les mœurs d’aujourd’hui ?
On pourrait le penser ; pourtant, beaucoup de personnes, dans notre société très individualiste, vivent des périodes de célibat importantes. D’autres trouvent difficilement l’âme-sœur souvent tellement désirée.
Mais il y a surtout une ambiance très érotisée de la société qui impose ses codes. Un jeune qui entre dans le sacerdoce vient de ce monde-là et peut se trouver plus fragile sur ce point.
C’est plus l’absence de relations sexuelles, c’est-à-dire la pratique de la continence parfaite, que le célibat lui-même, qui pose question.
Que diriez-vous aux jeunes qui pensent, ou ont pensé, au sacerdoce mais craignent le célibat consacré ?
Je dirai : oui, le célibat est un combat (mais le mariage aussi !) comme tout engagement définitif ; non, nous ne sommes pas seul à le mener : le Seigneur donne toujours de quoi vivre ce que son Eglise nous demande par amour ; dans la grâce du sacrement de l’ordre, il nous configure, il nous donne sa ressemblance et nous fait goûter la joie de vivre au plus près comme lui.
Oui, ce combat demande une ascèse ; oui, nous pouvons compter sur l’Eglise pour nous y aider. Non, ce n’est pas un combat héroïque, mais un vrai chemin de sainteté et de joie.
Un dernier mot ?
Pour les prêtres, redécouvrons plus profondément cette belle figure du Christ-Epoux qui aime l’Eglise et veut la rendre sainte, immaculée, sous son regard, dans l’amour. Epoux dans l’Epoux, nous ne pouvons jamais recevoir l’Eglise sans la contempler tournée vers le Christ qui l’aime d’une alliance indissoluble. Ce couple « Christ-Eglise », est vital pour la compréhension spirituelle de notre vie de prêtre.
Notre droit est-il devenu injuste ?
C’est une des questions auxquelles Aude Mirkovic répond dans cette émission. Maître de conférence en droit privé et directrice juridique de l’association des Juristes pour l’enfance, elle publie sous sa direction un livre sur cette réflexion passionnante et fondamentale : Le droit et le juste
Guerre Russie/Ukraine : quel discours pour l’Église ?
Fallait-il inviter Jean-Marc Sauvé ? Retour en début d’émission avec l’abbé Guelfucci, l’abbé Celier, l’abbé Benoit et Guillaume de Thieulloy sur l’entretien de L’Homme Nouveau avec le Président de la CIASE.
Guerre entre la Russie et l’Ukraine, l’Église a-t-elle une voix particulière à faire entendre ? Sous la direction de Philippe Maxence, le club de cette semaine s’est penché sur cette actualité.
Le moindre mal : un choix chrétien ?
Article du Chanoine Benoît Merly (ICRSP) paru dans la revue diocésaine “Notre Eglise” de mars 2022 :
Le moindre mal : un choix chrétien ?
La crise sanitaire que nous vivons, l’approche des élections politiques, capitales pour l’avenir de notre nation, et, plus largement, la crise morale que traversent le monde et l’Église, font refleurir sur les lèvres l’expression : « moindre mal ». Cette notion suggère que, face à deux maux, il convient de choisir le moindre. Ce qui occupe ici notre réflexion est ce que certains moralistes modernes ont voulu appeler un « conflit de devoirs », l’idée selon laquelle entre deux choix mauvais, il faut choisir le « moins mauvais », et qu’un tel choix est exempt de faute morale, puisque l’agent, c’est-à-dire nous-même, subissait une contrainte qui oblitérait toute liberté et rendait son acte, sous ce rapport, involontaire.
Cette question a trouvé, dès le commencement de l’humanité, une réponse. Et les philosophes grecs, sans même la Révélation de la Loi Nouvelle savaient quelle elle était. On attribue ainsi à Socrate cette maxime : « Il vaut mieux subir le mal que de le faire. » De son côté, S. Thomas d’Aquin, à la suite de tous ses devanciers, enseigne qu’il n’est jamais permis de pécher : « le péché ne peut être objet de choix ».
La question du « moindre mal » qu’il faudrait choisir, c’est-à-dire, en fait, vouloir, parce que l’autre alternative du choix serait pire, est en fait spécieuse, et tous ceux qui l’ont mise en avant en ont fait la justification des pires turpitudes. On la retrouve dans bien des aspects de la vie actuelle : l’avortement qui est justifié parce que la vie de la mère est en danger, la contraception parce que l’équilibre d’un couple est en péril, le suicide ou l’euthanasie parce que les souffrances liées à une maladie sont insupportables, ou qu’une vie dans un état végétatif « ne vaut pas la peine d’être vécue ». Derrière chacun de ces exemples, des situations humaines difficiles, sans le moindre doute. Mais un raisonnement faux.
En effet, la moralité d’un acte se prend de divers aspects, et pas seulement des conséquences envisagées par rapport à d’autres, qui seraient meilleures ou pires. Cela s’explique d’abord par la présence d’un législateur, Dieu Lui-même. Il crée toute chose à partir de rien, et détermine, pour chacune, une fin, proportionnée à sa nature. Ainsi de l’Homme, « tiré de la poussière du sol de la terre » (Gn. 2, 7), que Dieu, dès le commencement, ordonne à Son intimité, le dotant pour cela de dons – la grâce – qui lui permettront d’atteindre ce but, mais qui seront perdus par la faute originelle. Pour autant, la loi ne disparaît pas avec la grâce : la nature des êtres ne change pas, pas plus que leur fin. C’est donc par rapport à la loi – naturelle, divine – que l’on peut dire qu’un acte est bon ou mauvais. Il est bon s’il se conforme à la loi, il est mauvais s’il ne s’y conforme pas. Mais rentre aussi, pour qu’un acte soit dit moral ou immoral, l’intention poursuivie par celui qui le pose. Entendons-nous bien : il ne s’agît pas ici d’affirmer que « la fin justifie les moyens ». Cela est faux. Mais, si la fin ultime de l’Homme est déjà déterminée – l’union à Dieu – sans que l’Homme lui-même soit capable de changer ce qui lui est donc connaturel – pas plus qu’il ne peut changer, par exemple, le fait d’être un homme ou une femme –, il lui reste cependant la faculté d’exercer un vrai choix quant aux moyens à mettre en œuvre. C’est ici que réside sa liberté, et aussi sa dignité. C’est donc dans cette perspective éminemment surnaturelle que l’on doit considérer la moralité de l’acte : est-il un obstacle à l’obtention de la fin ultime, à l’union à Dieu ?
Face à ce qui semble être un choix entre deux maux, il faut de toute nécessité comprendre que le choix véritable n’existe pas entre les deux termes, mais entre le choix et…le non-choix qui est lui-même… un choix. Il n’est en effet jamais permis de choisir une chose qui est mauvaise au prétexte que l’autre alternative serait pire. En revanche, il est possible de choisir – de vouloir – ne pas choisir. Un monde existe entre le choix d’un mal car il est un mal « moins mal » qu’un autre, et l’abstention d’un tel choix. La bonté d’un acte ne se mesure pas, nous l’avons vu, par rapport à un autre acte mauvais, mais à l’aune de la loi divine.
En outre, le moindre bien n’est pas un moindre mal. Comme le pape Paul VI le rappelait à l’occasion de son encyclique sur la sainteté du mariage Humanae vitae, et après lui, dans son encyclique Veritatis Splendor, Jean-Paul II,
« s’il est parfois licite de tolérer un moindre mal moral afin d’éviter un mal plus grand ou de promouvoir un bien plus grand, il n’est pas permis, même pour de très graves raisons, de faire le mal afin qu’il en résulte un bien (Rm 3,8), c’est-à-dire de prendre comme objet d’un acte positif de la volonté ce qui est intrinsèquement un désordre et par conséquent une chose indigne de la personne humaine, même avec l’intention de sauvegarder ou de promouvoir des biens individuels, familiaux ou sociaux ».
Cela induit qu’il ne peut y avoir de choix préférentiel entre deux péchés, car une telle idée est inconciliable avec le fait que notre fin est en Dieu, et que le péché nous empêche de l’atteindre. Partant, le choix se résume à : « Dieu ou l’absence de Dieu », autre nom de l’Enfer, et jamais un « conflit de devoirs » ne peut exister, même si, parfois, notre conscience se trouve perplexe quant à l’attitude à adopter. Aucune communauté entre choisir délibérément un mal, et accepter qu’il existe indépendamment de notre vouloir. En fait, on l’aura compris, la question fondamentale n’est pas d’ordre moral qui n’est d’ailleurs pas le sujet primordial de l’Église. Elle concerne la foi : l’homme a-t-il été créé pour louer, honorer et servir Dieu, Notre Seigneur, et, par ce moyen, sauver son âme, comme l’indique S. Ignace de Loyola ? Et, à la suite, Dieu veut-Il le salut de tous les hommes et leur donne-t-il pour cela l’aide nécessaire pour y parvenir ? Évidemment, la réponse à ces deux questions est affirmative, et puisque Dieu ne nous demande rien d’impossible et que le péché nous détache de Lui, alors il faut en conclure que le « moindre mal » n’existe pas : seul existe, pour un homme, et spécialement un chrétien, le Bien, seul digne d’être choisi, parfois au prix du martyre.
