Le moindre mal : un choix chrétien ?
Par M. le Chanoine Merly, texte paru dans le journal Notre Église, n°134, mars 2022, p. 28-29
Cette notion suggère que, face à deux maux, il convient de choisir le moindre. Ce qui occupe ici notre réflexion est ce que certains moralistes modernes ont voulu appeler un « conflit de devoirs », l’idée selon laquelle entre deux choix mauvais, il faut choisir le « moins mauvais », et qu’un tel choix est exempt de faute morale, puisque l’agent, c’est-à-dire nous-même, subissait une contrainte qui oblitérait toute liberté et rendait son acte, sous ce rapport, involontaire.
Une question ancienne
Cette question a trouvé, dès le commencement de l’humanité, une réponse. Et les philosophes grecs, sans même la Révélation de la Loi Nouvelle savaient quelle elle était. On attribue ainsi à Socrate cette maxime : « Il vaut mieux subir le mal que de le faire. » De son côté, S. Thomas d’Aquin, à la suite de tous ses devanciers, enseigne qu’il n’est jamais permis de pécher : « le péché ne peut être objet de choix ». La question du « moindre mal » qu’il faudrait choisir, c’est-à-dire, en résumé, vouloir, parce que l’autre alternative du choix serait pire, est en fait spécieuse, et tous ceux qui l’ont mise en avant en ont fait la justification des pires turpitudes. On la retrouve dans bien des aspects de la vie actuelle : l’avortement qui est justifié parce que la vie de la mère est en danger, la contraception parce que l’équilibre d’un couple est en péril, le suicide ou l’euthanasie parce que les souffrances liées à une maladie sont insupportables, ou qu’une vie dans un état végétatif « ne vaut pas la peine d’être vécue ». Derrière chacun de ces exemples, des situations humaines difficiles, sans le moindre doute. Mais un raisonnement faux.
En effet, la moralité d’un acte se prend de divers aspects, et pas seulement des conséquences envisagées par rapport à d’autres, qui seraient meilleures ou pires. Cela s’explique d’abord par la présence d’un législateur, Dieu Lui-même. Il crée toutes choses à partir de rien, et détermine, pour chacune, une fin, proportionnée à sa nature. Ainsi de l’Homme, « tiré de la poussière du sol de la terre » (Gn. 2, 7), que Dieu, dès le commencement, ordonne à Son intimité, le dotant pour cela de dons – la grâce – qui lui permettront d’atteindre ce but, mais qui seront perdus par la faute originelle. Pour autant, la loi ne disparaît pas avec la grâce : la nature des êtres ne change pas, pas plus que leur fin. C’est donc par rapport à la loi – naturelle, divine – que l’on peut dire qu’un acte est bon ou mauvais. Il est bon s’il se conforme à la loi, il est mauvais s’il ne s’y conforme pas.
Mais rentre aussi en compte, pour qu’un acte soit dit moral ou immoral, l’intention poursuivie par celui qui le pose. Entendons-nous bien : il ne s’agît pas ici d’affirmer que « la fin justifie les moyens ». Cela est faux. Mais, si la fin ultime de l’Homme est déjà déterminée – l’union à Dieu – sans que l’Homme lui-même soit capable de changer ce qui lui est donc connaturel – pas plus qu’il ne peut changer, par exemple, le fait d’être un homme ou une femme –, il lui reste cependant la faculté d’exercer un vrai choix quant aux moyens à mettre en œuvre. C’est ici que réside sa liberté, et aussi sa dignité. C’est donc dans cette perspective éminemment surnaturelle que l’on doit considérer la moralité de l’acte : est-il un obstacle à l’obtention de la fin ultime, à l’union à Dieu ?
Ne pas choisir le mal
Face à ce qui semble être un choix entre deux maux, il faut de toute nécessité comprendre que le choix véritable n’existe pas entre les deux termes, mais entre le choix et…le non-choix qui est lui-même… un choix. Il n’est en effet jamais permis de choisir une chose qui est mauvaise au prétexte que l’autre alternative serait pire. En revanche, il est possible de choisir – de vouloir – ne pas choisir. Un monde existe entre le choix d’un mal car il est un mal « moins mal » qu’un autre, et l’abstention d’un tel choix. La bonté d’un acte ne se mesure pas, nous l’avons vu, par rapport à un autre acte mauvais, mais à l’aune de la loi divine. En outre, le moindre bien n’est pas un moindre mal. Comme le pape Paul VI le rappelait à l’occasion de son encyclique sur la sainteté du mariage Humanae vitae, et après lui, dans son encyclique Veritatis Splendor, Jean-Paul II,
« S’il est parfois licite de tolérer un moindre mal moral afin d’éviter un mal plus grand ou de promouvoir un bien plus grand, il n’est pas permis, même pour de très graves raisons, de faire le mal afin qu’il en résulte un bien (Rm. 3,8), c’est-à-dire de prendre comme objet d’un acte positif de la volonté ce qui est intrinsèquement un désordre et par conséquent une chose indigne de la personne humaine, même avec l’intention de sauvegarder ou de promouvoir des biens individuels, familiaux ou sociaux ».
Cela induit qu’il ne peut y avoir de choix préférentiel entre deux péchés, car une telle idée est inconciliable avec le fait que notre fin est en Dieu, et que le péché nous empêche de l’atteindre. Partant, le choix se résume à : « Dieu ou l’absence de Dieu », autre nom de l’Enfer, et jamais un « conflit de devoirs » ne peut exister, même si, parfois, notre conscience se trouve perplexe quant à l’attitude à adopter. Aucune communauté entre choisir délibérément un mal, et accepter qu’il existe indépendamment de notre vouloir. En fait, on l’aura compris, la question fondamentale n’est pas d’ordre moral qui n’est d’ailleurs pas le sujet primordial de l’Église. Elle concerne la foi : l’homme a-t-il été créé pour louer, honorer et servir Dieu, Notre Seigneur, et, par ce moyen, sauver son âme, comme l’indique S. Ignace de Loyola ? Et, à la suite, Dieu veut-Il le salut de tous les hommes et leur donne-t-Il pour cela l’aide nécessaire pour y parvenir ? Évidemment, la réponse à ces deux questions est affirmative, et puisque Dieu ne nous demande rien d’impossible et que le péché nous détache de Lui, alors il faut en conclure que le « moindre mal » n’existe pas : seul existe, pour un homme, et spécialement un chrétien, le Bien, seul digne d’être choisi, parfois au prix du martyre.
Actualité de l’eugénisme
Questions à Guilhem Golfin, philosophe et directeur du Collège St Germain:
- Vous organisez ce samedi 18 juin, dans le cadre des activités du Collège Saint Germain, une journée d’étude consacrée à l’eugénisme. Pourquoi un tel sujet aujourd’hui ?
Cette journée d’étude est très exactement organisée en commun avec l’ECLJ. En ayant eu l’idée, j’ai aussitôt demandé à Gregor Puppinck s’il souhaitait y participer. Il a non seulement accepté mais aussitôt proposé d’aider à l’organiser, ce dont je le remercie vivement. C’est une aide précieuse pour le Collège Saint Germain, encore embryonnaire, mais dont j’espère développer régulièrement désormais l’activité de recherche, qui est sa raison d’être.
Pourquoi l’eugénisme, qui pourrait paraître aujourd’hui une pratique du passé ? En fait, si nous sommes loin de nos jours de l’eugénisme triomphant et ouvertement revendiqué d’il y a un siècle, l’eugénisme n’a pas disparu. Il est passé comme à l’arrière-plan, caché derrière les politiques malthusiennes, qui elles sont très largement promues, mais avec lesquelles l’eugénisme a des affinités évidentes. Sa manifestation la plus directe de nos jours est à chercher dans la sélection de factoopérée par les techniques artificielles de reproduction, et la pratique très largement diffusée de l’avortement, lequel n’est pas réductible à une pratique de sélection des individus mais y contribue objectivement.
- Quels problèmes pose l’eugénisme ?
Il pose des questions philosophiques et morales évidentes et aiguës, quant au pouvoir que l’homme s’octroie sur lui-même, c’est-à-dire certains hommes sur une partie de leurs semblables, au nom de “la science“, du “bien-être“ ou de la “liberté“ de certains, mais aussi et surtout d’intérêts financiers colossaux. Au-delà, il y va d’une conception de l’homme dont la signification ultime est une négation de l’imago Dei, et du caractère à ce titre sacré de l’homme. L’eugénisme est ainsi solidaire d’une conception athée de la vie, qui le déborde, car cette conception trouve à s’exprimer de plusieurs façons, mais dont il a été et demeure l’un des aspects et soutiens. Historiquement, l’eugénisme est l’une des facettes de ce que l’on peut nommer l’idéologie moderne. Son effacement à la suite des crimes nazis a été très relatif : ainsi que le fait très justement remarquer l’historien de la biologie André Pichot, dans La société pure, l’eugénisme n’a fait l’objet d’aucune condamnation au tribunal de Nuremberg, ni de déclaration de la part de l’Unesco, à l’instar du racisme. Et ce alors même que les premières mesures d’éradication en Allemagne ont visé des handicapés allemands, et obéissaient à une logique eugéniste et non raciste. Mais condamner officiellement l’eugénisme aurait impliqué trop de monde dans une large part des pays occidentaux, avant tout parmi les biologistes. De sorte que l’eugénisme pose aussi la question complexe de la place et de l’autorité dans nos sociétés de ce qui se revendique comme science. Question qui, sous des aspects en partie autres, n’a de cesse de se poser à nous aujourd’hui encore.
Le dossier est donc immense. Le but de notre journée est d’en présenter certains des principaux problèmes, d’un point de vue historique et philosophique, et ainsi d’attirer l’attention sur ce sujet et ses diverses implications.
Recrudescence des attaques ethniques et religieuses au Nigéria
De Louis-Marie Bonneau dans la revue Conflits :
[…] l’ONG Open Doors avait dénombré 4 650 chrétiens tués au Nigéria durant l’année 2021. Cela représentait près de 80 % des meurtres de chrétiens dans le monde. De la même façon, en 2021, La société internationale pour les libertés civiles et l’État de droit (Intersociety) avait dénombré 3 000 élèvements de chrétiens tandis que 300 églises et dix prêtres avaient été attaqués. Il apparait que la situation des chrétiens au Nigéria se dégrade ces dernières années et que les violences initialement localisées au Nord tendent à s’étendre également au Sud. Des raisons ethnoreligieuses et l’apparent manque de réaction des autorités locales peuvent expliquer ces événements alarmants.
Des raisons ethnoreligieuses
À l’ouest du continent africain, le Nigéria est bordé par le Tchad, le Niger, le Cameroun et le Bénin. C’est un pays d’environ 212 millions d’habitants où 46 % de la population est chrétienne. Ce pays est marqué par de violents conflits qui, d’après l’ONU, ont déjà coûté la vie à quelque 27 000 civils au cours des dix dernières années. Les raisons ethnoreligieuses, en partie à l’origine de cette situation, sont liées à l’occupation du territoire. Deux zones aux climats très différents divisent le territoire nigérian. Le Nord connaît un climat tropical sec, avec une seule saison de pluies et de fortes chaleurs. Ce type de climat est propice à l’élevage de bétail. Le Sud connaît un climat équatorial, caractérisé par de fortes précipitations et une forte chaleur toute l’année. Cela favorise la création de forêts et de mangroves dans le delta du Niger et sur les zones littorales, mais défavorise l’élevage de bétail. La prolifération des mouches Tsé-Tsé meurtrières pour les troupeaux dans la partie sud du Nigéria est également un frein à l’élevage de bétail.
Ces différences climatiques induisent des logiques démographiques différentes entre le sud et le nord. Les pasteurs constituent des groupes d’individus restreints et nomades quand, au contraire, l’agriculture demande plus de bras et induit une démographie plus importante et sédentaire. Cela a contribué à créer deux ensembles tribaux principaux avec souvent des relations conflictuelles. L’explosion de la croissance démographique du Nigéria, qui devrait atteindre selon les Nations Unies, 400 millions d’habitants d’ici 2050, vient perturber les vieux équilibres et exacerber les tensions existantes dans un pays marqué par une grande pauvreté où la majorité des Nigérians vit avec environ 2 dollars par jour.
Ainsi, les tensions religieuses sont une « surinfection » d’une situation de tension préexistante. En effet, la carte tribale se superpose avec la carte religieuse avec un nord majoritairement musulman et un sud chrétien. Ainsi, on peut penser que les Nigérians du nord voient dans les chrétiens une menace démographique et économique. La présence de l’organisation terroriste Boko Haram du fait de sa proximité avec la zone sahélienne, et des éleveurs Peuls intensifie alors la violence. La majorité des attaques contre les chrétiens est localisée dans la partie nord du territoire avec l’objectif de les éradiquer. La présence au sud du Nigéria de gisements pétroliers, représentant 80 % de l’économie nigériane, ne semble ainsi pas être une clé d’analyse pertinente de ces attaques anti-chrétiennes, même si elle peut exacerber un ressentiment du Nord vis-à-vis du Sud.
Un manque de réactions des autorités locales
Au Sud, les chrétiens jouissent de la liberté de culte, tandis qu’au nord où la Charia est appliquée, ils subissent des persécutions et sont considérés comme des citoyens de seconde zone. L’islamisation du territoire nigérian par l’adoption de la charia dans 12 États du Nord n’arrange pas la situation et encourage cette montée de la violence. Face à cette violence croissante, le gouvernement, et plus particulièrement son président, Muhammadu Buhari, minimise les actes de persécution. Pour lui, il n’est pas question de persécution des chrétiens au Nigéria, mais bien de « conflits entre éleveurs et fermiers plutôt qu’un conflit religieusement motivé par des actes de terreur ».le gouvernement semble partial dans son analyse des évènements d’autant plus que les assaillants sont rarement arrêtés, encore moins traduits en justice.
Le terme « islam » ou « islamique » est présent vingt-huit fois dans la Constitution du pays, faisant mention de divers droits que confère la Charia. Au contraire, le mot « chrétien » n’est jamais mentionné. Il semblerait que cet état de fait trouve son origine dans la négation des droits des chrétiens par le gouvernement nigérian. Par exemple, « l’instruction religieuse chrétienne n’est plus autorisée dans certaines provinces du nord. En revanche, les professeurs de religion islamique sont employés par l’État et rémunérés par des fonds publics », ce qui est pourtant contraire à la Constitution nigériane. Ces fonds publics sont également utilisés dans la construction de mosquées, tandis que les chrétiens essuient, de leurs côtés, refus sur refus lors de demandes d’achats de « terrains sur lesquels ils pourraient construire des églises ».
En février, l’ECLJ avait alerté le Conseil des droits de l’homme de l’ONU de la gravité de la situation des chrétiens au Nigéria. Le 18 mai, au Parlement européen, le député Jean-Paul Garraud du groupe ID était aussi intervenu pour demander un débat sur la christianophobie et notamment sur le cas de la jeune étudiante nigériane lapidée et brûlée par des islamistes. 244 députés européens avaient alors voté contre, empêchant ce débat d’avoir lieu. Après le massacre de la Pentecôte, il semblerait que Parlement européen a commencé à prendre conscience de la gravité des évènements en acceptant finalement la tenue de ce débat, après que le groupe ECR en a fait à son tour la demande. En mai, l’ECLJ a de nouveau envoyé une déclaration écrite au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies pour exhorter la communauté internationale à faire tout ce qui était en son pouvoir pour travailler avec le Nigéria afin de mettre un terme à la violence et de fournir une aide aux milliers de Nigérians déplacés. En 2020, le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) avait annoncé la clôture de l’examen préliminaire de la situation au Nigéria, « après avoir conclu qu’il y avait une base raisonnable permettant de croire que des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité avaient été commis ». La prochaine étape de la procédure judiciaire est l’ouverture d’une enquête. Espérons que la gravité des évènements récents et leur récurrence accrue permettent d’accélérer ce processus.
A peine restauré, l’orgue de la collégiale de Neuchâtel a été saccagé
Dans son article, 20 Minutes « oublie » de préciser que l’individu en question est un immigré en situation irrégulière en Suisse :
Un individu perturbé psychiquement a été arrêté par les forces de l’ordre ce mardi. Il s’en était pris à l’orgue de la collégiale de Neuchâtel, causant pour des dizaines de milliers de francs de dégâts.
Chronique des cinglés
Début juin, une école catholique de Tours a interdit à deux petits garçons de 4 et 6 ans de venir en classe parce qu’ils portaient une jupe. Les parents ne comprennent pas la décision du centre diocésain…
La direction diocésaine a tranché la question, à l’issue d’une réunion avec les parents de deux petits garçons.
Bernard Le Floch, directeur diocésain, reconnaît que le réglement intérieur de l’école Sainte-Jeanne-d’Arc ne stipule pas noir sur blanc qu’il est interdit aux garçons de porter des jupes.
« Un réglement n’est jamais exhaustif. En 40 ans de carrière, c’est la première fois que je suis confronté à une situation comme celle-là ».
Il ajoute qu’il n’aurait « jamais eu à l’idée d’écrire cette règle ».
« Qu’on le veuille ou non, qu’on le regrette ou pas, nous avons encore aujourd’hui en France des codes sociaux, des codes vestimentaires ». « Au jardin d’enfant, au parc, ils s’habillent comme ils le souhaitent. Nous ici, nous demandons à ce que certaines règles soient respectées, c’est tout. Je n’ai pas à dire quoi que ce soit de la position des parents, c’est leur enfant. Mais moi je tiens à ce qu’il y ait des codes malgré tout. »
Quelques jours plus tard, dans la nuit du dimanche 12 au lundi 13 juin, la façade de l’école Sainte-Jeanne-d’Arc a été recouverte d’affiches aux slogans féministes et de tags revendiquant que les petits garçons aient eux aussi le droit de porter des jupes ou des robes s’ils le souhaitent. « Arrétez de sexualiser nos enfants », « Je m’habille comme je veux, pas de sexisme dans nos écoles! », « Son corps, sa tenue, son choix ».
Voilà des enfants de 4 et 6 ans instrumentalisés par les idéologues du genre.
Le phénomène Orbán
Neuf auteurs, dont Olivier Bault, collaborateur dans Présent, ont écrit un petit livre qui explique et situe l’action politique du Premier ministre hongrois dans un environnement européen tantôt amical, tantôt hostile (Viktor Orbán – Douze ans au pouvoir, 96 pages, 10 euros). Olivier Bault est interrogé dans Présent :
Pourquoi avoir préparé un tel ouvrage juste avant les élections hongroises de cette année ?
D’abord parce que c’est assez exceptionnel d’être réélu tant de fois de suite et, au Visegrád Post, nous étions convaincus qu’il allait à nouveau remporter ces élections. Nous avons donc voulu apporter des clarifications sur le phénomène Orbán sous la forme d’un petit livre de poche, ce qui permet d’aller un peu plus loin qu’avec de simples articles de presse. Ferenc Almássy, le rédacteur en chef franco-hongrois du Visegrád Post, a donc fait appel aux journalistes du site, dont moi-même, et aussi à des auteurs extérieurs, dont deux journalistes hongrois de renom, et l’historien belge David Engels qui vit en Pologne et s’intéresse beaucoup au conservatisme européen. Nous avons aussi fait appel à Thibaud Gibelin, chercheur invité du Mathias Corvinus Collegium de Budapest et auteur du livre Pourquoi Orbán joue et gagne, ainsi qu’à Max-Erwann Gastineau, auteur du Nouveau procès de l’Est.
Nous estimions cet ouvrage d’autant plus nécessaire que le point de vue conservateur n’est pas ou peu représenté en France, ce qui ne facilite pas une bonne compréhension de la situation hongroise actuelle. Notre mission est donc de combler cette lacune en nous appuyant sur des gens qui connaissent bien ce pays. Notre objectif était de faire quelque chose de court et facile à lire, en abordant dans chaque chapitre, rédigé par un auteur différent, un thème important pour comprendre le succès de Viktor Orbán. Si critique il y a, elle est faite d’un point de vue conservateur, de droite, et, nous l’espérons, toujours de manière lucide et honnête. Je peux évoquer ici à titre d’exemple le chapitre rédigé par le journaliste hongrois Arpad Szakács sous le titre « Comment un pouvoir de droite a préservé en Hongrie la position hégémonique de la gauche libérale dans le domaine de la culture ».
On ignore bien souvent, en France, qu’Orbán avait été une première fois au pouvoir de 1998 à 2002. Comment est-il revenu plus fort en 2010 ?
C’est ce qu’explique notre ami Nicolas de Lamberterie, le correspondant en Hongrie de plusieurs médias, dont TV Libertés. Il y expose les difficultés rencontrées par ce premier gouvernement du Fidesz dans un pays où le vrai pouvoir était encore entre les mains des postcommunistes, et comment Viktor Orbán et son parti ont su tirer les leçons de leur défaite de 2002. Je dirais que les deux principaux axes de la reconquête du pouvoir, qui prendra quand même huit ans, ont été le développement d’un très fort ancrage territorial du Fidesz mais aussi de médias de droite, conservateurs, pour contrebalancer un peu la domination absolue, à l’époque, des médias gaucho-libéraux aux mains des postcommunistes et de leurs amis occidentaux.
Quelles sont les idées politiques d’Orbán, telles qu’il les professe ou selon ce qu’on peut déduire de son action gouvernementale ?
Vaste question ! Pour résumer les idées politiques du Premier ministre hongrois, j’ai moi-même cité dans le chapitre consacré aux alliés du Fidesz au Parlement européen un discours qu’il a prononcé devant les eurodéputés, en 2012, alors qu’il répondait aux attaques de la gauche européenne déjà soutenue par une partie du centre droit à Strasbourg : « Nos idéaux sont chrétiens, ils s’appuient sur la responsabilité de l’individu, les sentiments nationaux positifs sont pour nous importants et nous considérons la famille comme le fondement de l’avenir. » Cette profession de foi se reflète dans l’action des gouvernements successifs d’Orbán en faveur de la famille et de la natalité, contre l’immigration illégale massive soutenue par Bruxelles et la nébuleuse Soros, contre l’idéologie perverse que le lobby LGBT voudrait insuffler à nos enfants, et contre l’extension hors traités des compétences de l’UE aux dépens des Etats-nations, sous couvert de défense d’un Etat de droit qui n’est en réalité rien d’autre qu’un gouvernement des juges chapeauté depuis Bruxelles, ou plus précisément Luxembourg, le siège de la CJUE. Ce sont autant de questions que nous abordons dans notre ouvrage.
La politique de Viktor Orbán a-t-elle des faiblesses ? Des défauts ?
Oui, bien sûr, comme mentionné plus haut justement dans le domaine de la culture, mais aussi comme on a pu le voir quand le gouvernement hongrois s’est soumis au « covidisme » ambiant, ce que nous évoquons également en fin d’ouvrage, dans le chapitre « Le covidisme du goulache » rédigé par Yann Caspar, un juriste franco-hongrois résidant à Budapest, qui écrit aussi régulièrement des articles pour le Visegrád Post.
Orbán est-il un modèle de gouvernant transposable dans d’autres pays européens ou bien est-il spécifiquement hongrois ?
Il y a des spécificités hongroises et aussi centre-européennes. L’attachement à la souveraineté et à l’identité nationale dont la religion chrétienne est un élément constitutif est le fruit de siècles de lutte pour exister face aux empires germanique, russe et ottoman. Et n’oublions pas que la Hongrie a été, à côté de la Pologne, un des deux pays qui ont opposé la plus forte résistance à la présence soviétique et au communisme imposé depuis Moscou. Tout n’est donc peut-être pas transposable, mais les politiques démographiques le sont certainement, de même que les politiques économiques le sont sans doute au moins pour une part : réindustrialisation, mise à contribution plus poussée de certains secteurs comme la banque et la grande distribution, mais peut-être pas la politique de l’énergie à bon marché, ou en tout cas pas en ce moment…
Orbán a des ennemis, en Europe (à commencer par un Français : Clément Beaune, actuel secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes). Mais il a aussi des amis. Qui sont les alliés du Fidesz au Parlement européen ?
Ce sont notamment les représentants des quatorze autres partis qui ont signé une déclaration sur l’avenir de l’Europe l’été dernier, membres des groupes Identité et Démocratie ainsi que Conservateurs et réformistes européens. L’allié le plus proche, malgré des divergences de vues sur l’attitude à avoir vis-à-vis de la Russie, c’est bien sûr le PiS polonais. Mais Orbán n’a pas hésité à soutenir ouvertement Marine Le Pen lors de nos élections présidentielles, et il aurait eu tort de se gêner puisque nos dirigeants soutenaient ouvertement l’opposition hongroise pour les élections d’avril dans ce pays. Parmi les alliés les plus importants au Parlement européen, citons encore la Ligue et Fratelli d’Italia, qui pourraient bien gouverner un jour ensemble en Italie, ainsi que Vox qui se voit déjà membre d’une coalition gouvernementale avec le PP en Espagne. Le fait que le Fidesz ait fini par quitter le Parti populaire européen a plutôt clarifié la situation, ce dernier groupe étant clairement allié au reste de la gauche, même s’il se dit de droite, comme Les Républicains en France qui en sont membres, du reste. Par ailleurs, en tant que pays, la Hongrie entretient des relations toujours étroites avec ses alliés du Groupe de Visegrád et ses voisins d’Europe centrale, et elle n’est pas aussi isolée que voudrait le croire M. Beaune.
Synodalisme et cléricalisme
Etonnant acte de la vie synodale dans l’Église et de l’autonomie des Églises particulières… Désormais, toute association publique de fidèles qui envisage de devenir un institut de vie consacrée ou une société de vie apostolique devra demander l’accord de Rome. Le Pape François a en effet approuvé le dispositif suivant :
L’évêque diocésain, avant d’ériger – par décret – une association publique de fidèles en vue de devenir un Institut de vie consacrée ou une Société de vie apostolique de droit diocésain, doit obtenir l’autorisation écrite du Dicastère pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique
Le rescrit a été promulgué dans L’Osservatore Romano, dès sa publication. Il sera ensuite publié dans le commentaire officiel des Acta Apostolicae Sedis.
29 collaborateurs parlementaires pour le député LREM Laurence Maillart-Méhaignerie
Le député LREM Laurence Maillart-Méhaignerie est championne de France en la matière, rapporte le Canard enchaîné.
«L’un d’eux s’est vu signifier sa fin de contrat alors qu’il venait tout juste d’entamer sa période d’essai. Il s’est fait jeter comme un malpropre. Son successeur a dû durer six mois…».
5894 collaborateurs ont travaillé pour l’un des 660 députés de la XVe législature, d’après un calcul effectué par Projet Arcadie, site de veille sur la vie parlementaire. Mais on ignorait que la plus grande consommatrice venait de la majorité et était la présidente de la commission du… Développement durable.
En Angleterre, très peu d’évêques et de prêtres désirent faire obstacle à la célébration de la messe traditionnelle
Joseph Shaw, de la Latin Mass Society, est interrogé par Summorum Pontificum News. Extraits :
L’Église d’Angleterre et du Pays de Galles avait connu un siècle de forte croissance après la restauration de la hiérarchie catholique (évêques et diocèses) en 1850, avec un programme de construction d’églises et d’écoles pour une population catholique en expansion et de nombreux convertis distingués. Cette période de succès s’est construite sur le témoignage des martyrs catholiques et des confesseurs d’une longue période de persécution, qui a commencé au XVIe siècle et s’est prolongée au XIXe siècle.
Pour les catholiques persécutés, et pendant la période de prospérité la plus récente avant le Concile Vatican II, l’ancienne liturgie était essentielle à leur sentiment d’identité : elle marquait leur séparation des chrétiens non catholiques et leur continuité avec l’Église anglaise du Moyen Âge.
Lorsque la réforme liturgique est advenue, il y a donc eu une forte réaction, en particulier de la part des convertis, et cette réaction a valu la concession précoce de l ‘« indult anglais » du pape Paul VI. Ainsi, la messe traditionnelle fut officiellement autorisée, bien que de manière très limitée, et la LMS fut reconnue comme l’organe principal de négociation des célébrations, dès 1971.
Aujourd’hui, de nouvelles générations découvrent l’ancienne messe : il s’agit notamment de personnes qui pourraient être attirées par le New Age ou par les liturgies « charismatiques » , de convertis non chrétiens et de nombreux jeunes catholiques non pratiquants. Nous-mêmes et ces nouvelles générations de partisans montrent la capacité de l’ancienne liturgie à convertir les cœurs au Christ et à contribuer à l’évangélisation de notre pays.
[…]
La Lettre apostolique Traditionis custodes du pape François annule le statut juridique favorable de la messe traditionnelle établi par le pape Benoît XVI. Néanmoins, si cela peut se faire d’un trait de plume, la croissance du mouvement de ceux qui aiment la liturgie traditionnelle ne peut pas être inversée si facilement.
En Angleterre, nous avons constaté que très peu d’évêques et de prêtres désirent faire obstacle à la célébration de l’ancienne messe. Bien qu’il y ait plus de bureaucratie sous le régime de Traditionis custodes, presque tous nos événements ont pu se dérouler normalement.
Le fait que cette messe soit devenue si profondément enracinée et acceptée comme une partie normale de la vie liturgique de l’Église en Angleterre et au Pays de Galles, nous donne l’espoir que l’ancienne messe survivra et restera une source de grâces pour nous et nos successeurs.
En attendant, nous continuerons à faire ce que nous avons fait : organiser des messes et transmettre les connaissances et les compétences nécessaires à sa célébration respectueuse et à son admiration.
Il y a décidément quelque chose de pourri dans le Macronistan
La lecture, circonscription par circonscription, des résultats du premier tour des législatives de juin 2022 amène –avant que la mémoire ne s’en efface- à revoir les destins électoraux de quelques uns de ceux qui ont combattu les projets macroniens portant sur l’éthique : PMA sans père, passe sanitaire (aspect culminant d’une gestion de la situation sanitaire liée au covid assez calamiteuse dans son ensemble), délai d’avortement porté de 12 à 14 semaines.
Deux personnalités qui ont tenu des rôles importants sont électoralement balayées : Mme Thill, dans la deuxième circonscription de l’Oise, n’arrive qu’en quatrième position avec 8,6% des suffrages exprimées. Mme Thill (ex-LaRem) s’était, depuis le début, opposée à toutes les transgressions éthiques, mais aussi au geste architectural prévu par M.Macron pour la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris, en rappelant la dimension sacrée du lieu :
« Les murs de la cathédrale Notre-Dame appartiennent certes à l’État, mais ils sont affectés au diocèse de Paris. C’est le lieu de culte des catholiques, qui y vivent leur foi. Des hommes sont ordonnés tous les ans dans ses murs et y font don de leur vie. Des offices y sont célébrés à longueur de semaine et de journée. Des hommes et des femmes y sont en prière tous les jours. Ainsi, à l’intérieur de ses murs, tout a un sens et tout est symbole : la moindre pierre ou pierre d’angle, la moindre statue, sur la flèche ou ailleurs. On ne dénature pas, on ne touche pas, on ne profane pas un lieu de culte ».
Mme Wonner (ex-LaRem), favorable à la PMA sans père, a cependant démontré une opiniâtreté sans limite pour contrer la politique sanitariste du gouvernement, s’attirant de façon privilégiée tout le mépris que M.Véran sait dégurgiter continûment comme un ver de Bombyx mori sécrète la soie. Rappelons en particulier cette intervention de Mme Wonner :
« Vous êtes ici devant la représentation nationale pour affirmer une fois de plus que votre gouvernement a su gérer depuis deux ans pour le bien des Français. Mais qui peut encore croire vos démonstrations itératives ridicules ? Les résultats sont là : souffrance psychique et mal-être des citoyens, précipités pour une grande partie d’entre eux dans une précarité inédite ; destruction massive du système de santé, inégalité d’accès aux soins, disparition programmée de la sécurité sociale ; désastre économique et dette abyssale, au nom d’un « quoi qu’il en coûte » instauré pour maîtriser la révolte sociale. Prétextant le bien, vous avez confiné sans soigner ; prétextant le bien, vous avez déconfiné sans soigner ; prétextant le bien, vous continuez à humilier toute une partie des citoyens en les privant de leur métier, de leur revenu, en les désignant comme coupables d’une fracture sociétale que vous avez vous-même provoquée et qui vous échappe désormais totalement. Le peuple a des doutes quant à la transparence des contrats signés par la Commission européenne avec l’industrie pharmaceutique. Vous avez laissé faire ; le secret défense couvre tout. Mais aujourd’hui, vous ne pouvez plus cacher les conséquences délétères de la politique vaccinale, tant les données portant sur les effets secondaires graves explosent : fausses couches, myocardites, péricardites, maladies auto-immunes, syndrome de Guillain-Barré, cancers multiples, maladie de Creutzfeldt-Jakob, sida,… sans parler des décès, tous les âges étant concernés, même les enfants. Du jamais vu depuis Pasteur ! »
Mme Wonner se représentait ans la 4ème circonscription du Bas-Rhin. Elle est arrivée cinquième, avec 5% des voix.
Gratitude aussi pour une femme et plusieurs hommes qui se sont aussi illustrés dans cette défense, avec –avant le second tour- plus de réussite électorale :
- Mme Emmanuelle Ménard, brillamment arrivée en tête avec 46% des voix dans la 6èmecirconscription de l’Hérault ;
- M.Gosselin (LR), arrivé en tête avec 39,5% des voix dans la 1ère circonscription de la Manche ;
- M.Hetzel en tête avec 35% des voix dans la 7ème du Bas-Rhin ;
- M.Breton (LR), arrivé en tête dans une configuration plus difficile avec 25% des voix dans la 1ère circonscription de l’Ain ;
- M.Dupont-Aignan (DLA), également en tête avec 33% des voix dans la 8ème circonscription de l’Essonne et qui devrait l’emporter.
Comme quoi l’expression de ses convictions n’est pas forcément préjudiciable.
Ceci étant, et même si l’élimination au premier tour de M.Chiche, député sortant de la 1ère circonscription des Deux-Sèvres et soutien fervent du projet de PMA sans père (« J’aurais aimé que l’Académie nationale de médecine nous parle des femmes qui souffrent tellement de ne pas pouvoir recourir à la procréation médicalement assistée qu’elles se rendent en Espagne en prenant des risques pour leur santé et pour celle de leurs futurs enfants » ; les Espagnols ont dû apprécier…) et de l’allongement de la durée du délai d’avortement, procure comme un petit plaisir, il faut rappeler –pour juger de la qualité de l’esprit public- que M.Véran a fait (derrière M.Attal certes -48% dans la 10ème circonscription des Hauts de Seine-, et juste devant M.Darmanin, 39% dans la 10ème des Hauts-de-France) le meilleur score des anciens ministres en obtenant 40,5% des suffrages dans la 1ère circonscription de l’Isère.
A bien y réfléchir : MM. Attal, Véran et Darmanin, trio gouvernemental de tête ; et quatre des cinq députés élus dès le 1er tour (il y fallait la conjonction de plus de 50% des suffrages exprimés et de plus de 25% du nombre des inscrits) appartenant à LFI-NUPES (Mmes Chikirou, Legrain et Obono à Paris, M.Corbière en Seine-Saint-Denis), il y a décidément quelque chose de pourri dans le Macronistan.
Allahïcité dans les établissements scolaires
Les entorses à la loi sur la laïcité se multiplient dans les établissements scolaires, selon une note du renseignement territorial, datée du 8 juin, avec 144 faits relevés au deuxième trimestre, contre 97 au premier. Cela peut prendre différentes formes, comme la contestations d’enseignement (histoire), le refus d’activités (piscine, musique…), du prosélytisme, des provocations verbales… Mais aussi le port de signes religieux ostentatoires et de tenues religieuses.
Une “écrasante majorité” des faits concerne l’Islam, note le renseignement territorial, qui cite en exemple un épisode dans un lycée de Bordeaux où plusieurs jeunes filles sont arrivées avec des abayas au retour des vacances de printemps, ou encore un élève dans la Creuse qui s’est présenté en djellaba et a répondu que “vendredi était jour de prière” quand on lui a demandé de l’enlever.
Crise ukrainienne : Le petit-fils du général De Gaulle dénonce la responsabilité des Etats-Unis et le rôle funeste de l’OTAN
Cette vidéo où s’exprime le petit-fils du général De Gaulle devrait être un véritable coup de tonnerre diplomatique si la stupide censure d’Etat imposée aux Français ne les empêchaient pas d’y avoir un accès libre :
A l’ambassade de Russie en France, le petit-fils du général de Gaulle s’est exprimé sur le conflit ukrainien. Il s’est livré à une vive critique des politiques occidentales sur le dossier, imputant notamment à Paris une «soumission à l’OTAN».
Le 14 juin, l’ambassade de Russie en France a organisé une réception officielle à l’occasion de la Journée de la Russie. L’événement a réuni de nombreux invités parmi lesquels figuraient des diplomates étrangers, des personnalités culturelles ou encore des représentants d’associations de compatriotes.
Au nombre des intervenants, le petit-fils du général de Gaulle a exprimé son attachement à l’amitié franco-russe, déplorant les multiples facteurs qui, selon lui, pourraient la détériorer.
Voici des extraits de son intervention :
«Je viens ici pour affirmer haut et fort qu’il est dans l’intérêt de la France de garder de bonnes relations avec la Russie et de dire qu’il faut travailler ensemble en vue d’aider à l’union et à la sécurité de notre continent, ainsi qu’a l’équilibre, au progrès et à la paix du monde entier (…)
Chacun reconnait aujourd’hui la responsabilité des Etats-Unis dans le conflit actuel, le rôle funeste de l’OTAN qui s’élargit sans cesse et la politique inconsidérée du gouvernement ukrainien. Ce dernier, fort de belles promesses et nourri d’illusions américaines et européennes, a conduit une politique très condamnable à l’égard des populations russophones du Donbass, multipliant discriminations, spoliations, embargos et bombardements.
Je regrette que le gouvernement français se commette dans [une] soumission à l’OTAN et donc à la politique américaine […], l’OTAN absorbe l’Europe (…)
Que veulent les Américains si ce n’est de provoquer une nouvelle confrontation est-ouest dont le seul but est d’affaiblir et de diviser l’Europe pour imposer leurs directives, leur économie et leur système ? Je regrette que le gouvernement français se commette dans [une] soumission à l’OTAN et donc à la politique américaine […], l’OTAN absorbe l’Europe (…) les Occidentaux ont malheureusement laissé faire Zelensky, ses oligarques et les groupes militaires néonazis s’enfermer dans une spirale de guerre (…)
Depuis les Américains ne parlent plus à la France et ne nous considèrent plus comme une nation forte et indépendante »
Ludiques : On en est là….
Encore un article sur l’école. C’est dire la gravité de la situation scolaire en France.
Ce mardi 14 juin, 186 000 lycéens professionnels composaient sur le français. À la sortie de l’épreuve, certains déplorent l’utilisation d’un terme trop compliqué dans l’énoncé.
Ils devaient notamment écrire un développement argumenté pour répondre à la question «selon vous, le jeu est-il toujours ludique?».
Nombre d’entre eux ont affirmé ne pas connaître la signification de «ludique». Le Larousse le définit comme «ce qui relève du jeu, de l’amusement». Mais certains l’ont interprété comme un synonyme de dangereux. D’autres ont compris que cela signifiait rentable.
Voilà ce que c’est que d’inculquer les valeurs de la République : les élèves en perdent leur français !
Est-ce vraiment le rôle de l’école ?
En 2014, sur France inter, Michel Onfray dénonçait déjà l’enseignement de la théorie du genre à l’école :
Michel Onfray – A l’école, on apprend la théorie du genre
Patrick Cohen : la théorie du genre, avez-vous dit ?
Michel Onfray : oui, je le dis à dessein. J’ai lu les textes du comité interministériel.
Le fils d’une chroniqueuse du Point, 8 ans, a rapporté à la maison la question de son professeur :
« Maman, la maîtresse nous a demandé : que ferais-tu si tu changeais de sexe ? »
Est-ce vraiment le rôle de l’école de mettre les enfants dans cette situation ? La mère s’indigne :
En plus d’exercer le plus beau métier du monde, j’ai la chance d’être la mère de deux garçons. L’aîné est scolarisé en CE2 à l’école publique. Habituellement, il ne raconte pas grand-chose de ce qui se passe en classe. Pourtant, il y a quelques jours, il vient spontanément me parler de son dernier sujet d’« expression écrite », comme on dit depuis que la bonne vieille rédaction jugée trop contraignante a été reléguée au rayon antiquités. Mon fils, donc, se tortillant un peu : « Maman, la maîtresse nous a demandé : que ferais-tu si tu changeais de sexe ? » Stupéfaite, couteau en l’air, bouche bée, j’attends la suite. Visiblement très mal à l’aise, il ajoute qu’il n’a pas été capable de rédiger les cinq lignes demandées.
Bac des écoles indépendantes : un chaos scandaleux
Anne Coffinier, présidente de l’association « Créer son école » et fondatrice de la « Fondation Kairos », présente le chaos dans lequel les lycéens du hors contrat ont passé leurs épreuves du Bac. Centres d’examen finalement fermés, examinateurs absents pour les oraux, modalités non respectées, élèves subissant critiques et moqueries des examinateurs… Le tout alors même que les écoles libres ont au moins deux fois plus d’épreuves à passer depuis le Bac Blanquer qui refuse le contrôle continue des écoles libres… Une discrimination énorme pour un diplôme qui, pour Anne Coffinier, n’a certes plus beaucoup de sens, mais qui est le point d’entrée à l’université pour les élèves. L’association « Créer son école » a demandé la mise en place d’une commission d’enquête pour faire toute la lumière sur les dysfonctionnements subis.
Pour « Les jeunes avec Macron », il faut voter Macron pour pouvoir continuer à aller en WE à Marrakech
La France déconnectée des réalités :
LREM, le parti qui nous a confiné : ce n’est pas à Marrakech que nous voulions aller, c’est aller voir nos parents !
Peut-on voter pour Prénom Nom ?
Après le candidat Debout La France « firstname lastname », voici le candidat Nupes anonyme. Symbole de notre démocratie agonisante dans laquelle la poignée d’électeurs qui s’obstine à voter choisit l’écurie sans regarder le cheval.

Saint Peter’s International France, nouvel établissement catholique intégralement anglophone pour garçons
Un nouvel établissement catholique intégralement anglophone pour garçons a ouvert ses portes il y a 2 ans à 10 kilomètres de l’abbaye de Fontgombault. Nous avons interrogé Matthew Jackson son Executive Head Master.
Qu’est-ce que « Saint Peter’s International College » ?
Saint Peter’s International France est un internat catholique et international pour les garçons âgés de 11 à 18 ans.
Nous offrons une éducation britannique indépendante qui combine l’attachement à la foi catholique, l’excellence dans l’enseignement, une approche hautement personnelle, un environnement d’apprentissage enrichi par notre vie quotidienne et de nombreuses opportunités pour des activités culturelles et sportives dans la région historique du Poitou.
Au milieu de la campagne française, nous avons choisi Saint Pierre de Maillé pour sa tranquillité inspirante dans un monde de bruit. Les nombreux sentiers de randonnée, les sites du patrimoine mondial, les zones d’une beauté exceptionnelle, ainsi que la magnifique rivière de la Gartempe, complètent l’importance historique et religieuse de notre petite cité. Notre communauté d’élèves heureux et confiants entourés par un personnel qualifié bénéficie d’une expérience forte et épanouissante pour devenir les leaders catholiques de demain.

Comment se manifeste votre spécificité catholique ?
L’approche que nous adoptons à Saint Peter’s est vraiment catholique. En termes simples, nous suivons les enseignements de l’Église et de notre tradition en promouvant une compréhension et un amour pour la foi. L’éducation ne consiste pas seulement à offrir un programme académique en classe, nous allons au-delà pour fournir à nos élèves les outils dont ils ont besoin pour bien répondre aux défis auxquels ils seront inévitablement confrontés lorsqu’ils commenceront l’université.

Avec les sacrements, la messe quotidienne, la prière du soir et la confession, nous faisons l’expérience des réalités de la vie et de la façon dont notre foi guide l’action. Les garçons commencent à comprendre comment notre identité catholique conduit à la croissance spirituelle. Ces interactions avec Dieu, dans les aspects très ordinaires de notre vie à Saint Peter’s est féconde, tant pour les élèves que pour les enseignants.
Qu’en est-il au plan académique ?
Nous sommes reconnus comme un établissement privé internationnal hors contrat reconnu à la fois par l’État français et par le gouvernement britannique, comme une école indépendante d’outre-mer et avons le droit de mener les examens du GCSE et A-Level (l’équivalent de Brevet et Bac) ici à Saint Peter’s. Avec confiance nous travaillons pour une éducation complète.
En tant que communauté anglophone, les élèves sont complètement immergés dans la langue anglaise et progressent rapidement dans l’apprentissage de cette langue. Les diplômes britanniques sont reconnus et les élèves peuvent retourner dans les collèges, les lycées et les universités françaises sans aucune difficulté.
Les principaux niveaux auxquels les élèves nous rejoignent sont :
- 6ème ou 5ème pour faire une première expérience de vie dans un collège international – développer ses capacités en anglais et suivre un programme académique complet, avant de décider de rester au collège ou de réintégrer le système français.
- 2nde où les garçons nous rejoignent pour suivre un programme intensif d’études dans les matières académiques de base ainsi et se concentrent sur l’anglais afin de préparer le Bac.
- 1ère pour les garçons qui ont un haut niveau d’anglais et qui veulent entreprendre des études de niveau A qui leur donneront accès aux universités au niveau mondial.
Pour les élèves et les enseignants de Saint Peter’s, nous créons un programme académique et parascolaire qui répond aux besoins des jeunes hommes confrontés à tant de défis dans le monde d’aujourd’hui.
Chaque élève a un tuteur académique et peut s’appuyer sur les conseils de l’aumônier et les soins d’un house master.
Quelle est votre ambition ?
Parallèlement au développement spirituel et académique, nous voulons aider chaque garçon à atteindre son potentiel. En bref, cela signifie que nous offrons un défi contre-culturel aux élèves ici à Saint Peter’s, leur permettant de grandir pour devenir des jeunes hommes remplis de foi.
Nous y parvenons en donnant la responsabilité, adaptée à l’âge, en soutenant le talent culturel et artistique ainsi qu’un programme actif de sport quotidien et d’activités de week-end passionnantes. Au-delà de la salle de classe, l’apprentissage continue et nous le formulons dans un contexte catholique – renforçant l’idée que nos élèves deviendront les leaders de demain.
En tant qu’oeuvre catholique, nous poursuivons la mission de la sainte Curé de Saint Pierre de Maillé, saint André-Hubert FOURNET. Enfin, pour faire en sorte que le plus grand nombre puisse nous rejoindre, nous avons créé une bourse pour contribuer aux frais de scolarité.
Pour plus d’informations : Saint Peter’s International College, France (stpetersfr.com)
Prolongation du passeport sanitaire
Le deuxième tour des élections législatives n’est pas encore passé, mais les autorités européennes ont déjà pris l’engagement que le certificat numérique mis en place pour la pandémie de Covid pourra rester actif en Europe jusqu’à l’été 2023.
C’est ce qu’ont décidé les députés du Parlement européen et les États-membres du Conseil européen, lundi 13 juin. Sa prorogation va être votée par les eurodéputés, les 23 et 24 juin prochains.
Très bien équipés en voiles ?
Cette phrase ne veut RIEN dire.
Signes religieux à l’école: « Nous sommes très bien équipés pour répondre à ce phénomène, encore faut-il bien le mesurer », affirme Pap Ndiaye, ministre de l’Éducation
Des enfants privés de leurs parents après un accouchement à domicile
L’histoire enflamme les réseaux sociaux. Après avoir donné naissance sans assistance médicale à leur deuxième enfant dans leur maison de Vitré, des parents se sont vus retirer leurs deux filles, âgées pour l’aînée de 23 mois et pour la deuxième de 10 jours. Le service de Protection maternelle et infantile (PMI) considère qu’un risque de danger sur leur santé a été identifié. En attendant qu’un juge statue, les enfants ont été placés provisoirement en service d’accueil d’urgence.
Sous le choc, la maman a publié une vidéo devenue virale sur Instagram. Parmi les raisons invoquées, elle raconte que la « précarité » de l’accouchement a été pointée du doigt. Elle a donné naissance à sa fille, sans médecin ni sage-femme, à son domicile. Un choix qu’elle assume :
« Je ne suis absolument pas contre les naissances médicalisées. Et je trouve ça très bien que les femmes qui ont besoin d’être rassurées par rapport à la position de leur bébé, son évolution, etc. puissent le faire. Mais ça reste un choix qu’on peut faire ou pas. Moi, je n’ai pas eu besoin d’être rassurée, parce que je savais pertinemment que ça allait. Et si j’avais senti que ça n’allait pas, je serais allée sans problème à la maternité ». « D’ailleurs, pour ma première fille, le jour du terme, comme elle n’était pas arrivée, je suis allée à l’hôpital. Je me suis faite suivre tous les deux jours, jusqu’à ce que j’accouche parce que j’avais besoin d’être rassurée, je n’avais pas envie de prendre de risques. J’ai la liberté de choisir comment je me fais accompagner ou pas. Et c’est mon droit, j’écoute ce que je ressens. »
C’est quand le père est allé faire les démarches légales auprès du service de l’état civil de la mairie de Vitré, quatre jours après la naissance, qu’un certificat médical d’accouchement lui a été demandé. Ce qu’il n’avait pas. Faute de certificat médical, le père a rédigé une déclaration sur l’honneur. Après contact pris avec la PMI, un rendez-vous est fixé avec un pédiatre de l’hôpital de Vitré qui ausculte le nouveau-né :
« Le premier truc qu’il m’a dit c’est que j’étais courageuse et que lui aussi était né à la maison, que personne ici ne me jugeait. Il nous a dit que tout allait bien : le cœur, les poumons, tout ! Tout allait bien ».
L’arrivée de la gendarmerie en fin de journée est aux yeux de la maman d’autant plus surprenante que parmi les raisons invoquées, on lui dit que « le médecin trouve que les filles ne sont pas très en forme ». Une phrase que le couple ne s’explique toujours pas :
« A aucun moment, notre aînée n’a été auscultée et cela ne correspond pas du tout à ce que le pédiatre de Vitré nous a dit. »
Un rapport de signalement a été adressé au procureur de la République de Rennes qui a ordonné le placement de ces deux enfants auprès des services de l’Aide sociale à l’enfance (ASE).
Placées en pouponnière, la fillette et sa petite sœur n’ont pour l’instant pas le droit de voir leurs parents. Un juge pour enfants devrait statuer d’ici trois semaines. Le Procureur se défend :
« Je constate que cette décision de placement provisoire suscite beaucoup d’émotions, mais je m’inscris en faux, contre l’insertion consistant à dire que l’on a placé ces enfants parce qu’ils étaient nés à domicile ». « Je le répète : les motifs de ce placement sont sans lien avec le fait que l’accouchement ait eu lieu à domicile ».
Dans un communiqué, le Conseil général d’Ille-et-Vilaine a confirmé le « placement provisoire » de Nausicaa et Lou « auprès des services de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) », sur ordre du Procureur de la République de Rennes à qui les services départementaux ont effectué un signalement. Ces derniers auraient « identifié des éléments de risque de danger sur la santé et le suivi médical ».
L’article 56 du Code civil prévoit que
« la naissance de l’enfant sera déclarée par le père, ou, à défaut du père, par les docteurs en médecine ou en chirurgie, sages-femmes, officiers de santé ou autres personnes qui auront assisté à l’accouchement ; et lorsque la mère sera accouchée hors de son domicile, par la personne chez qui elle sera accouchée. L’acte de naissance sera rédigé immédiatement. »
Le maire de Vitré précise :
« L’article 271 de l’instruction générale relative à l’état civil indique que ‘les officiers de l’état civil ont le choix entre divers procédés pour constater que le nouveau-né est vivant au moment où est dressé l’acte de naissance : attestation de la sage-femme ou du médecin ayant assisté à l’accouchement, visite de l’officier de l’état civil ou du médecin délégué par lui au chevet de l’accouchée.’ La fourniture d’une attestation du médecin ou de la sage-femme est bien rappelée sur les différents sites internet du gouvernement ».
Selon Le Figaro, le père se serait plusieurs fois mis en colère lors de ses échanges avec le service de PMI, et s’est vu ainsi reprocher son «comportement irresponsable». Et les autorités semblent avoir décelé une mauvaise volonté générale de la part des parents à l’idée de soumettre l’enfant à un examen médical : ainsi peu avant l’arrivée des gendarmes, la PMI avait encore appelé Noémie et Raphaël pour leur proposer de venir peser Lou quelques jours plus tard, ce que la mère a décliné au motif qu’elle entendait quitter le département pour quelques jours et que son compagnon serait au travail.
Et pendant ce temps là, les autorités ne trouvent rien à redire aux personnes qui font faire fabriquer des enfants en louant le ventre d’une femme ou en privant délibérément un enfant de père…
Un Kyrie sur l’air de Braveheart
Les élèves des Dominicaines du Saint-Esprit (Institution Saint-Pie X à Saint-Cloud) présentent leur prière pour la paix. Ce Kyrie a été conçu comme un chant d’espérance pour l’Église et pour le monde. Kyrie eleison : Seigneur prends pitié !
Pratiquer des avortements n’attire pas les médecins italiens
67% des gynécologues d’Italie sont objecteurs de conscience sur l’avortement, selon les chiffres du ministère de la Santé datant de 2019. Ce chiffre monte à 80% dans cinq des vingt régions italiennes. Les objecteurs de conscience invoquent leur foi catholique.
L’Association italienne des gynécologues et obstétriciens affirme que sa mission consiste à « lutter contre la culture de la mort » et à « promouvoir le respect de la vie humaine dans son intégralité, de la conception jusqu’à la mort naturelle« .
En outre, certains pharmaciens refusent de délivrer la pilule abortive.
134 attaques contre des églises aux Etats-Unis
Les évêques catholiques américains lancent un appel au calme après une vague de vandalisme et d’attaques contre des églises et des centres pro-vie depuis la fuite (organisée) du projet de jugement de la cour suprême des États-Unis sur l’avortement.
16 épreuves du baccalauréat pour le hors-contrat et 6 seulement pour les autres
« Seulement » 16 épreuves du baccalauréat à passer pour le hors-contrat en moins de deux mois et pas de contrôle continu. Explication par l’Abbé Gauthey, directeur de l’Institut Croix-des-Vents à Sées, sur l‘Homme Nouveau :
Cette année pour le baccalauréat, les élèves du hors-contrat passent 16 épreuves tandis que les autres candidats n’en préparent que 6. À quoi est dû ce traitement étonnant ?
La réforme du Bac prévoyait que les élèves du hors-contrat passent l’équivalent du socle commun évalué au contrôle continu dans le privé sous-contrat et le public. Ces épreuves ponctuelles qui s’ajoutent aux enseignements de spécialité ne sont donc pas une surprise. Pourtant cette année, les examens de spécialité qui devaient se tenir en mars ont finalement été repoussés en fin d’année, en même temps que les autres épreuves, ce qui donne aux élèves un volume d’épreuves assez conséquent en très peu de temps. À noter également, un oral d’éducation civique, curieusement plus long que l’oral de français…
L’Éducation nationale a donc décidé qu’il n’y aurait pas de contrôle continu pour les candidats de ces écoles, alors que paradoxalement elle reconnait officiellement leurs bulletins sur Parcoursup. Comment expliquez-vous ce choix ?
Le Bac et Parcoursup sont deux fonctionnements totalement distincts. Pour le Bac, le hors-contrat n’a jamais bénéficié du contrôle continu, hormis les dérogations accordées ces deux dernières années à cause du covid. La session de 2022 est donc un examen à part entière pour le hors-contrat qui compte même plus d’épreuves que l’ancien Bac. En revanche, Parcoursup est une orientation post-bac où les écoles supérieures recrutent leurs candidats en fonction de leur niveau. En ce sens, elles sont plutôt favorables aux bulletins du hors-contrat qui affichent une présentation assez classique avec des moyennes et des classements. […]
Ces réformes successives sont l’aveu qu’elles ne fonctionnent pas. Travaillez-vous sur des projets alternatifs à proposer à des députés ?
Il est vrai que cette réforme du Bac comporte des aspects compliqués. Par exemple nos élèves doivent passer les épreuves spécifiques au hors-contrat à Caen situé à 100 km de notre établissement ! Il ne faut pourtant pas la rejeter en bloc puisqu’elle nous donne aussi l’occasion de mettre en avant des candidats avec un niveau certifié. De plus, les élèves passent ces épreuves en première et en terminale, et donc peuvent mettre ces notes-là sur Parcoursup en plus de leurs bulletins classiques, ce qui leur donne une reconnaissance officielle. Le passage de toutes ces épreuves en fin d’année reste quand même un peu fastidieux, notamment par rapport aux élèves du sous-contrat et du publique qui ne passent plus grand-chose.
La baisse du niveau scolaire semble liée à un effondrement généralisé de la transmission. Comment faites-vous dans les établissements que vous accompagnez pour continuer de proposer un enseignement exigeant ?
Sur ce point, il faut donner une habitude de travail aux élèves. Celle-ci passe par des contrôles réguliers, ainsi que la validation de connaissances tout au long de l’année. Dans cet esprit, nous n’hésitons pas à aller plus loin dans les programmes, tout en prenant le temps d’aborder les notions. Nous donnons également aux élèves du travail personnel de manière conséquente : c’est une habitude d’apprentissage et de restitution à mettre en place.
En juin, TétrasLire fête son 75e numéro et 25 millions de pages imprimées
25 millions de pages de lecture, de jeux et d’aventure, envoyées tout autour du monde, qui éveillent depuis près de 7 ans des milliers d’enfants au plaisir de lire.
TétrasLire c’est :
- une maison d’édition indépendante,
- une ligne éditoriale exigeante,
- chaque mois, 100 pages de littérature et de culture sans publicité
- imprimé en France
Depuis un an, le prix du papier a augmenté de 60 %, les tarifs postaux de 30%, les coûts de fabrication de 16%. Face à cette flambée des coûts, TétrasLire pourrait diminuer le nombre de pages, partir imprimer hors de France, rogner sur le nombre et la qualité des illustrations…
Mais ce serait renier la qualité qui fait le succès de TétrasLire.
Alors, TétrasLire a pris trois décisions :
1. Se concentrer sur 10 numéros
TétrasLire se concentre désormais sur 10 numéros par an, publiés de septembre à juin. 10 mois d’aventures, 10 numéros hauts en couleurs, 1000 pages de belles lectures pour accompagner vos graines de lecteurs le temps d’une année scolaire ! Cette année, en juillet et août, rendez-vous sur le blog pour découvrir 9 semainiers de bonnes idées qui occuperont vos graines de lecteurs tout l’été.
2. Ajuster les prix
Inchangé depuis 6 ans, le prix de l’abonnement annuel est actualisé à 69€ (au lieu de 64€). Cet effort permet de garantir la juste rémunération des illustrateurs, de payer le travail de notre équipe, de couvrir les augmentations de coût, de continuer à imprimer en France sur des papiers de qualité, et de poursuivre le développement de TétrasLire sans lui couper les ailes.
3. Remercier les abonnés
En parrainant de nouvelles familles, vous faites grandir TétrasLire et vous remplissez votre cagnotte pour profiter de belles lectures à prix d’ami. À chaque nouveau filleul qui s’abonne, TétrasLire crédite 5€ sur votre compte, à dépenser comme vous le souhaitez sur la boutique TétrasLire. Les petits ruisseaux font les grandes rivières, même si, parfois, ça fait parler…

Plus l’abstention croît, plus la technocratie (« française » ou bruxelloise) renforce son influence
De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :
[…] Mais il faut noter aussi que plus les Français délaissent la politique, plus la technocratie (« française » ou bruxelloise) renforce son influence: c’est un cercle vicieux.
Cette abstention a également un autre effet pervers surprenant: alors que la droite est quasiment absente du débat, il est facile de constater que la gauche ne réunit pas beaucoup plus de voix qu’en 2017. Le bloc socialo-écolo-communiste réunissait 6,9 millions d’électeurs au premier tour des législatives de 2017 (contre 7,7 millions cette année). Tandis que les macronistes réunissaient 7,3 millions d’électeurs (contre 6,1 millions cette année). Les deux phénomènes importants de ce premier tour de 2022, loin de manifester un enthousiasme pour l’extrême gauche, sont donc d’une part la plus grande abstention relative des électeurs de droite et d’autre part le transfert, au sein du bloc de gauche, de la social-démocratie vers l’extrême-gauche. L’évolution du PS est symptomatique de ce dernier point: alors que la plupart des électeurs socialistes avaient voté LREM en 2017, le PS vient de faire allégeance à Mélenchon.
En attendant, les règles électorales et la claque prise par les électeurs de droite aux dernières présidentielles ont fait leur œuvre. Globalement, Ensemble arrive au second tour dans 421 circons- criptions, la Nupes dans 384, le RN dans 207 et les LR dans 89. L’essentiel du « débat » se déroule pour ce second tour entre la gauche et l’extrême gauche, je veux dire entre Ensemble et la Nupes.
Les règles électorales (maintien au second tour pour les candidats ayant réuni plus de 12,5 % des inscrits), qui avaient été votées par l’UMP pour renforcer sa mainmise sur le pays en évitant les triangulaires (alors favorables à la gauche), auront été paradoxalement fatales à la droite: on ne compte pas moins de 272 duels entre Ensemble et la Nupes. Mais l’objectif affiché a été atteint: seules 8 circonscriptions connaîtront des triangulaires. Ailleurs, nous aurons des duels. Il faudra notamment regarder de près les 58 duels RN-Nupes. Où l’anti-communisme et l’anti-wokisme seront les seules chances de l’emporter pour le candidat RN, en ralliant tous les électeurs de droite.
Plus généralement, il faudra scruter les transferts de voix. Selon les résultats, les stratégies des uns et des autres pourraient changer assez radicalement dans les prochaines années. En particulier, si mon intuition est juste et que les électeurs mélenchonistes boudent les candidats RN au second tour, le RN pourrait chercher plutôt à réaliser une coalition analogue à la Nupes, mais à droite. D’ici là, il y a fort à craindre que nous devions boire le calice jusqu’à la lie et que les délires de la gauche ne nous pourrissent encore plus la vie après 2022 qu’avant – en souhaitant
que les poignées de députés RN et LR puissent éviter le pire!
Razzia
Extrait du rapport du délégué interministériel aux grands évènements sportifs, daté du 10 juin et adressé aux Premier ministre, ministre de l’intérieur et ministre des sports, suite aux incidents en marge du match de la Ligue des champions le 28 mai au Stade de France :

