Nouvelle loi pro-vie dans l’Idaho
Lu sur le blog d’Yves Daoudal :
L’Idaho a adopté une loi « battement de cœur » similaire à celle du Texas. C’était une proposition de loi sénatoriale, qui a été votée par le Sénat le 3 mars (28 voix contre 6 et 1 abstention) et hier par les députés (51 voix contre 14 et 5 abstentions). Il ne manque plus que la signature du gouverneur Brad Little pour que l’avortement soit en fait interdit après la sixième semaine de grossesse.
Toutefois, à la différence de la loi texane qui permet à tout citoyen de porter une affaire d’avortement en justice, celle de l’Idaho ne le permet qu’aux membres de la famille de l’enfant à naître.
L’Idaho attendait de voir ce que la loi texane allait donner pour s’engager à son tour. Cela montre que la loi texane est désormais un fait acquis.
L’Idaho a déjà adopté une loi qui interdira complètement l’avortement dès que l’arrêt Roe contre Wade sera annulé.
Il y a cinq avortoirs dans l’Etat, qui pratiquent 0,1% des avortements des Etats-Unis.
SOS Chrétiens d’Orient déploie ses équipes d’urgence en Ukraine
Communiqué de SOS Chrétiens d’Orient :
Face à l’urgence humanitaire causée par la guerre en Ukraine, SOS Chrétiens d’Orient a envoyé des équipes en Ukraine et dans les pays limitrophes afin de porter secours aux déplacés victimes du conflit. Donations de biens de première nécessité, de matériel pour les centres de réfugiés : l’association, présente sur place, propose à tous de soutenir les Ukrainiens dans cette épisode, en participant à leur action.
Quelques jours après le déclenchement du conflit en Ukraine, SOS Chrétiens d’Orient a envoyé deux équipes d’urgence aux frontières de l’Ukraine, en Moldavie et en Hongrie, qui se rendent également à l’intérieur du pays pour des opérations ponctuelles.
Aux frontières de l’Ukraine, les équipes de SOS Chrétiens d’Orient viennent en aide aux réfugiés qui affluent dans le froid, souvent sous la neige. Les familles sont essentiellement constituées des femmes, enfants, et personnes âgées. Les hommes étant restés pour défendre leur pays et leurs biens.
Les équipes de SOS Chrétiens d’Orient viennent en aide à ces familles en effectuant des donations de biens de première nécessité : lait infantile, couches, pates, conserves, mais aussi de matériel pour doter les centres de réfugiés (lave-linge, sèche-linge, aspirateur…). Ils acheminent des denrées alimentaires vers des associations qui préparent et servent des repas chauds aux déplacés, en Moldavie, en Hongrie, mais également à l’intérieur de l’Ukraine.
Les membres de l’ONG basés en Hongrie rayonnent vers le nord de l’Ukraine en effectuant des opérations ponctuelles de donations à Léopol (Lviv) et Kiev. Tandis que ceux qui sont basés en Moldavie se rendent vers le sud de l’Ukraine, à Odesse (Odessa) et ses environs.
L’association appelle chacun à confier toutes les victimes du conflit dans ses prières, et propose de les soutenir en participant à son action. Une page de dons dédiée à l’action d’urgence pour les Ukrainiens est accessible ici :https://jedonne.soschretiensdorient.fr/urgence/ukraine/~mon-don
Les degrés d’autorité du magistère : Distinguer pour mieux recevoir
Est-ce que le pape est toujours infaillible quand il s’exprime ? Un texte du magistère peut-il contenir des ambiguïtés, voire des erreurs ? Un concile « pastoral » est-il non « dogmatique » ? Un catholique peut-il refuser un concile ? Dans cet article de Claves, l’abbé Bernard Lucien rappelle l’équilibre délicat de la doctrine catholique sur ce sujet crucial et termine par le cas du Concile Vatican II :
[…]
Nous pouvons maintenant aborder de façon objective la question de la qualification du concile Vatican II.
Tout d’abord ce concile, dans son enseignement, est l’œuvre du Magistère suprême possédé et exercé par le Magistère universel (ensemble des évêques avec le pape). Quand on dit que l’acceptation du concile Vatican II est absolument requise pour la pleine communion avec l’Église, c’est cette reconnaissance de principe que l’on demande, et non pas une acceptation indifférenciée et absolue de chacune des propositions contenues dans les documents promulgués.
Ensuite le concile Vatican II contient des textes formellement doctrinaux. Deux arguments ont été avancés en sens contraire.
1) Vatican II se serait proclamé pastoral par opposition à doctrinal. Mais bien que diverses personnalités aient parlé en ce sens[13], les déclarations les plus autorisées affirment le contraire.
- Jean XXIII, discours d’ouverture du Concile Gaudet mater Ecclesia[14] :
Ces choses étant dites, vénérables frères, il est possible de voir avec suffisamment de clarté la tâche qui attend le Concile sur le plan doctrinal. Le XXIe Concile œcuménique […] veut transmettre dans son intégrité sans l’affaiblir ni l’altérer, la Doctrine Catholique.
Ce qui est nécessaire aujourd’hui, c’est l’adhésion de tous, dans un amour renouvelé, dans la paix et la sérénité, à toute la doctrine chrétienne dans sa plénitude, transmise avec cette précision de termes et de concepts qui a fait la gloire particulièrement du Concile de Trente et du Ier Concile du Vatican. Il faut que […] cette doctrine soit plus largement et hautement connue […]. Il faut que cette doctrine certaine et immuable, qui doit être respectée fidèlement, soit approfondie et présentée de la façon qui répond aux exigences de notre époque.
- Paul VI, reprenant et précisant des indications données pendant le concile :
Étant donné le caractère pastoral du concile, il a évité de prononcer d’une manière extraordinaire des dogmes comportant la note d’infaillibilité, mais il a muni ses enseignements de l’autorité du Magistère ordinaire suprême : ce magistère ordinaire et manifestement authentique doit être accueilli docilement et sincèrement par tous les fidèles, selon l’esprit du concile concernant la nature et les buts de chaque document. [15]
Il est donc certain qu’en poursuivant un but pastoral, le concile Vatican II n’a absolument pas renoncé à être formellement doctrinal.
2) L’autre argument concède que le concile Vatican II a été en quelque manière doctrinal ou dogmatique. Mais, nous dit-on : matériellement dogmatique et non formellement. On concède que certains documents parlent de dogmes. Mais on ajoute qu’ils le font sans autorité magistérielle propre, et surtout sans autorité magistérielle infaillible. Cette argumentation cloche doublement. D’abord, elle minimise le magistère simplement authentique. Même s’il n’y avait aucun exercice de l’infaillibilité à Vatican II, il faudrait en de nombreux cas reconnaître l’exercice du magistère simplement authentique au sens strict. Et ainsi on voit déjà que le concile Vatican II a été formellement doctrinal en de nombreux textes.
Mais l’erreur s’accroît par la confusion entre exercice infaillible du magistère et jugement solennel (définition dogmatique). Alors l’argument nie l’infaillibilité parce que son exercice extraordinaire n’a pas eu lieu. C’est banalement la négation de l’existence de l’infaillibilité selon le mode ordinaire. Nous avons vu que cette thèse était contraire à la foi catholique.
Laissant de côté ces erreurs, on peut aborder sereinement la discussion autour du concile Vatican II, en appliquant les normes classiques sur les degrés d’autorité du magistère.
On s’aperçoit alors que certaines affirmations sont effectivement garanties par l’infaillibilité, mais ne contredisent pas la doctrine irréformable de l’Église bien qu’elles puissent receler quelques ambiguïtés que le Magistère devra lever[16]. D’autres passages, affirmés directement mais de façon simplement authentique, peuvent contenir quelque erreur à rectifier : l’examen est légitime, mais il est très probable qu’on trouvera peu de cas, si tant est qu’on en trouve. Les passages litigieux, là encore, relèvent plus de l’équivoque que de l’erreur formelle[17]. Enfin on pourra observer que la plus grande partie des textes conciliaires relève du domaine du magistère seulement pédagogique (explications, illustrations, argumentations) : il suffira alors de rappeler fermement que ces parties ne sont pas imposées avec autorité[18] et que toute liberté est laissée à ceux qui le peuvent de « faire mieux ». C’est précisément dans ces parties que l’on trouve les affirmations conciliaires les plus discutables[19].
Ainsi, par la simple mise en œuvre de la doctrine catholique sur les degrés d’autorité du magistère, on pourrait résoudre dans la paix, la charité et la vérité les problèmes suscités par le concile Vatican II et artificiellement entretenus de nos jours par le Diable (le Diviseur) pour le plus grand malheur de l’Église et des fidèles.
Et si vous organisiez une projection de LA PASSION DU CHRIST au cinéma pour la Semaine Sainte ?
Pourquoi ne pas le revoir sur grand écran cette année à la date et à l’heure de votre choix ? SAJE dispose désormais des droits cinéma de ce chef d’œuvre. Si donc un petit groupe souhaite organiser en tel ou tel lieu une projection de LA PASSION au cinéma (le mercredi saint, le jeudi saint, le vendredi saint ou le samedi saint par exemple), en y conviant son église, c’est tout à fait possible.
Il suffit de contacter Joséphine ([email protected]) pour cela. Il vous reste tout juste un mois pour mobiliser un petit groupe d’au moins cinquante personnes. N’hésitez pas !
Mgr Rey et le discernement des catholiques dans l’isoloir
Quelle est la place de l’Eglise dans la vie politique ? Quels critères un chrétien doit-il prendre en compte une fois face à l’isoloir ? Pour Monseigneur Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, interrogé sur RCF Anjou, c’est un devoir pour le chrétien de s’engager en politique, mais il faut faire attention à ne pas réduire cet engagement à un vote.
« On ne peut pas s’abstraire du bien commun de la société qui passe par nos engagements dans la vie civique, associative et aussi démocratique ».
« Ce n’est pas le rôle de l’Eglise de prendre position pour un candidat, c’est le rôle des chrétiens ».
« Il me semble que l’Eglise, pour ne pas perdre sa liberté, doit se situer d’abord dans une relecture au-dessus des débats politiciens. »
« L’Eglise fait de la Politique ! Elle a cette responsabilité de ne pas quitter le monde mais l’habiter et de l’animer de l’intérieur. Seulement, pour rester libre, elle ne prend pas parti, elle prend un regard transcendant sur les choses politiques et invite les chrétiens à faire leurs choix librement, en conscience. »
« Il ne faut pas circonscrire l’engagement politique aux élections, c’est là qu’il y a une responsabilité des chrétiens pour que comme chrétiens engagés en politique, ils puissent en dehors des élections, prendre des engagements divers et variés dans le monde politique et associatif. »
« Je pense que l’Église est amenée à prendre de la hauteur, je fais la distinction entre la position de l’Eglise et l’implication des chrétiens. L’Eglise comme institution ne peut pas prendre des dispositions de consignes de vote, par contre, les chrétiens doivent s’engager. Pie XI désignait d’ailleurs la politique comme la forme éminente de la charité. »
Quand vient le moment de rentrer dans l’isoloir, le chrétien doit poser un choix libre.
« Garder en tête des repères anthropologiques contre l’instrumentalisation de l’humain qui se développe de plus en plus avec l’avortement ou l’euthanasie. Le respect de l’altérité, du relationnel et de la vulnérabilité dans une société parfois éclatée. La promotion d’un bien commun qui transcende les intérêts particuliers et qui favorise un vrai dialogue social. »
Le nonce apostolique du Nicaragua expulsé
Mgr Waldemar Stanislaw Sommertag, nonce apostolique au Nicaragua, a été expulsé par le régime du président Daniel Ortega, qui a qualifié les évêques nicaraguayens de « putschistes » et qui les accuse d’être les complices de forces internes et de groupes internationaux qui agissent pour le renverser.
« a travaillé sans relâche pour le bien de l’Eglise et du peuple nicaraguayen, en particulier pour les plus vulnérables ». « Sa participation en tant que témoin et accompagnateur de la Table de dialogue national entre le gouvernement et l’opposition politique, en vue de la réconciliation nationale et de la libération des prisonniers politiques, mérite une mention particulière ».« Convaincu que cette décision unilatérale grave et injustifiée ne reflète pas les sentiments du peuple profondément chrétien du Nicaragua, le Saint-Siège souhaite réaffirmer sa pleine confiance dans le représentant pontifical ».
Le nonce est arrivé à Managua en 2018, année au cours de laquelle des manifestations antigouvernementales ont secoué le pays et déclenché la répression du régime du président Daniel Ortega.
Le 30 juillet 2019, le gouvernement Ortega a fermé la table de négociation qu’il tenait avec l’Alliance civique pour trouver une issue à la crise que connaît le pays depuis avril 2018, malgré les appels de l’Organisation des Etats américains (OEA), de l’Union européenne, des évêques nicaraguayens, de l’armée et d’autres secteurs.
Ortega, qui a été réélu lors des élections de novembre dernier sur fond de questions de légitimité et alors que ses principaux rivaux étaient en prison, a commencé sa campagne le 4 octobre dernier en qualifiant de « terroristes » les évêques nicaraguayens qui ont joué le rôle de médiateurs.
Eric Zemmour a séduit la France de La Manif Pour Tous
Gabrielle Cluzel a été interrogée dans Monde & Vie sur les catholiques et la présidentielle. Extrait :


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Le Grand Remplacement vu du ciel à Creil
Vidéo complotiste ou réalité ?
Creil (Oise – 60). 35.000 habitants. pic.twitter.com/tsvT9sLnb9
— Damien Rieu (@DamienRieu) March 15, 2022
Gilles Platret : “Le conseil d’Etat est infiltré par l’entrisme islamiste”
Gilles Platret, maire de Chalon-sur-Saône et vice-président de LR, s’est opposé à la présence d’une femme voilée sur une affiche du planning familial. Le tribunal administratif et le Conseil d’Etat lui ont donné tort.
“(…) Le Vice-Président des Républicains a évoqué une affiche réalisée par le planning familial, à l’occasion de la Journée internationale des Droits des femmes, qui organisait un rassemblement samedi dernier. Sur le dessin, on voit notamment une femme voilée.
“J’avais donné dans un premier temps l’autorisation au planning familial de se réunir sur l’espace public de Chalon. Deux jours après cette autorisation, ils nous sortent cette affiche dont je considère qu’elle contrevient à la loi du séparatisme. J’ai retiré l’autorisation et le planning est allé au tribunal administratif. Il a gagné car le juge a estimé que ça ne favorisait pas le repli communautarisme. J’ai fait appel au Conseil d’Etat. La décision est tombée jeudi soir : il donne raison au planning familial et me donne tort“, a-t-il débuté.
Et d’ajouter : “On sait très bien qu’aujourd’hui le planning est infiltré par des mouvements qui veulent relativiser tout, qui pensent que toutes les cultures se valent. C’est la première fois que le contrat d’engagement républicain est soumis au juge”. “Je respecte les femmes qui sont sous le voile mais je condamne les hommes qui sont derrière le voile et qui obligent les femmes à se voiler. Le combat continue. On voit bien que le Conseil d’Etat est complétement infiltré. Ce n’est pas la première décision qu’il prend dans ce sens là. Il est infiltré par l’entrisme islamiste, c’est très clair. Je l’affirme. C’est une évidence (…) A chaque fois, il protège le voile“.
A ce jour, Gilles Platret n’a toujours pas décidé de rejoindre Eric Zemmour. La décision courageuse du sénateur LR Sébastien Meurant l’aidera-t-il à franchir le pas également ?
Robert Ménard n’a plus de lien avec la rédaction de Boulevard Voltaire
En raison des changements de position de plus en plus centristes de Robert Ménard, la rédaction de Boulevard Voltaire est obligée e rassurer ses lecteurs, nombreux à s’émouvoir des déclarations du maire de Béziers. Extraits de la mise au point de Gabrielle Cluzel : :
Chers amis lecteurs,
Depuis quelques jours, voire quelques semaines, vous êtes nombreux à vous étonner des prises de position de Robert Ménard. Certains en font grief à Boulevard Voltaire. Une mise au point est donc nécessaire : si Robert Ménard est bien cofondateur, avec son épouse Emmanuelle, de Boulevard Voltaire, tous deux ont quitté la rédaction dès l’instant où ils ont été élus (mars 2014 pour l’un, juin 2017 pour l’autre). Toute autre décision aurait été évidemment contraire à la déontologie journalistique la plus élémentaire.
S’il fait partie de l’histoire de Boulevard Voltaire, Robert Ménard n’a donc plus aucun lien opérationnel avec la rédaction, ni formel, ni informel (…) Ses prises de position n’engagent donc en aucun cas Boulevard Voltaire. Pas plus que la ligne, désormais, de Boulevard Voltaire ne l’engage.
À titre personnel, je suis en profond désaccord sur plusieurs de ses déclarations. J’ai eu, du reste, l’occasion de le lui dire de vive voix et en face, il y a quelque semaines, sur un plateau de CNews où il était question de drapeau européen sous l’Arc de Triomphe, de migrants et de passe vaccinal.
Certains d’entre vous m’écrivent pour me demander avec étonnement ce qui a pu susciter un tel revirement, forment l’hypothèse de tel ou tel calcul de sa part. Je ne sonde pas les cœurs et les reins mais, pour bien le connaître, je dirais simplement qu’il n’est pas homme de calcul. Je crois donc Robert Ménard pleinement sincère, il fait simplement partie de ces hommes affectifs à sincérités successives qui expriment sans fard ce qu’ils pensent au moment où ils le pensent, au gré de ce qu’ils ressentent. Je rajouterais, par ailleurs, qu’il est un pragmatique. Qui aime agir et se retrousser les manches, et ne peut supporter de rester trop longtemps dans le camp de ceux qui, faute d’être aux affaires, doivent se contenter de brasser des idées et de critiquer ; bref, le camp de l’opposition (…)”
Victoire de la liberté d’expression : Stéphane Ravier relaxé dans l’affaire qui l’opposait à Samia Ghali
Heureusement qu’il existe encore des juges qui considèrent que l’humour, même de mauvais goût, est permis en France dans le cadre de la liberté d’expression. Ironie de l’agenda politique, Stéphane Ravier était alors encore au RN mais recevait Eric Zemmour ce jour-là :
La cour d’appel d’Aix-en-Provence a relaxé mardi le sénateur (ex-RN rallié à Zemmour) Stéphane Ravier qui avait fait appel de sa condamnation pour injure publique sexiste envers la maire-adjointe de Marseille Samia Ghali.
L’élu avait été condamné le 11 mai 2021 par le tribunal correctionnel de Marseille à une amende de 1500 euros à la suite d’une plainte avec constitution de partie civile de l’ex-sénatrice socialiste. Le 18 avril 2019, lors d’une conférence-débat à laquelle M. Ravier avait invité le polémiste d’extrême droite Eric Zemmour, l’élu avait provoqué l’hilarité en lançant: “la sénatrice de Marseille, Madame Samia G., le point G. de Marseille”.
Les juges d’appel ont estimé que ce “jeu de mots douteux visant à faire rire l’auditoire (…) n’assimile pas Samia Ghali à un objet ou à un symbole sexuel et ne fait en rien référence à sa sexualité“.
Les propos de M. Ravier ne “revêtent pas le caractère d’une injure, ajoutent-ils, sans qu’il y ait lieu à porter quelque appréciation que ce soit sur le bon ou le mauvais goût de cette saillie qui s’inscrit dans un débat d’idées” (…)
De son côté, Stéphane Ravier avait invoqué “un trait d’humour qui s’inscrit dans la liberté d’expression”. Dans un communiqué, M. Ravier a jugé que “cette procédure insensée n’honore ni la politique, ni celle qui l’a intentée. La Justice a su la remettre à sa place. J’attends avec impatience qu’elle me présente ses excuses publiques après avoir sali mon nom et mon honneur pendant trois ans“.
Sébastien Meurant (sénateur LR) : “J’ai décidé de soutenir Éric Zemmour et j’appelle les militants et les élus LR à faire de même” [Add.]
La digue est en train de céder pour que l’union des droites puisse se faire. Sébastien Meurant (sénateur LR) annonce sa décision dans le Figaro. Il faisait partie des 6 sénateurs LR qui avaient parrainé Eric Zemmour ainsi que du groupe d’une dizaines de sénateurs LR considérés comme hésitant à le rejoindre. Les autres suivront-ils ?
Un soutien total et sans contrepartie. À un mois du premier tour de la présidentielle, le sénateur Les Républicains du Val-d’Oise, Sébastien Meurant, a fait son choix : «J’ai décidé de soutenir Éric Zemmour et j’appelle les militants et les élus LR à faire de même », annonce-t-il au Figaro. L’élu de cinquante ans ne cache pas depuis plusieurs années sa proximité avec les vues de l’essayiste. «J’étais présent lorsque Laurent Wauquiez a accueilli Éric Zemmour au siège du parti. Il était alors vraiment chez lui. Bon nombre de militants continuent de penser qu’il est celui qui incarne le mieux les idées gaullistes et qui est en capacité de rassembler toutes les droites », assume le parlementaire. En septembre, ce soutien d’Éric Ciotti lors de la course pour l’investiture Les Républicains pour la présidentielle avait milité pour une participation de l’auteur du Suicide Français au mécanisme de sélection du candidat de la droite. En vain.
La décision pour autant «n’a pas été facile à prendre» témoigne ce membre de la commission d’investiture de LR et président de la fédération du mouvement dans le Val-d’Oise. «Soutenir la candidature de Valérie Pécresse, malgré mes réserves sur son caractère Macron-compatible, n’avait de sens que si celle-ci pouvait gagner. Or tous les observateurs la donnent largement battueet bon nombre des grands élus LR l’ont lâchée pour rejoindre Emmanuel Macron. Dans ces conditions, pourquoi ne pas faire campagne sur nos idées ?», fait mine de se questionner le parlementaire. Lui se dit attaché à la ligne RPR-UDF de 1990. Un programme de «rupture franche avec le socialisme malheureusement abandonné par nos dirigeants à chaque fois que nous avons été au pouvoir», tacle-t-il.
Face à Emmanuel Macron qu’il accuse d’être à l’origine d’un «dévoiement de la démocratie», d’un abaissement de la parole publique comme d’être le chantre «d’une société postnationale» , Sébastien Meurant ne voit qu’Éric Zemmour susceptible de «reconstruite la Nation, l’État et la France». «C’est quelqu’un qui à la tête sur les épaules, qui est plein de bon sens et qui ne change pas en fonction du climat ou de ses interlocuteurs», loue le transfuge. S’il reste individuel, ce ralliement issu du parti Les Républicains tombe à pic pour le candidat de Reconquête !. (…)”
Je remercie chaleureusement le sénateur Sébastien Meurant pour son soutien. Après Guillaume Peltier, Laurence Trochu, Sébastien Pilard et tant d’autres LR, il montre que je suis le seul candidat qui rassemble les élus du RN et les élus de LR pour la Reconquête de la France ! https://t.co/Bm1zaeFBLf
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) March 15, 2022
Addendum : Christian Jacob annonce l’exclusion de Sébastien Meurant. Plus d’un mois après le départ d’Eric Woerth, on attend toujours un tweet de Christian Jacob annonçant son exclusion. La différence de traitement entre les élus LR rejoignant Eric Zemmour (exclusion immédiate) et ceux rejoignant Macron (silence gêné) en dit beaucoup sur l’attitude de l’état-major LR le 10 avril à 20h02…
En choisissant de ne pas soutenir la candidate de notre famille politique, @SmeurantL n’est de fait plus membre de @lesRepublicains, ne peut plus s’en revendiquer ni y exercer aucune responsabilité
— Christian JACOB (@ChJacob77) March 15, 2022
Le Pape consacrera la Russie et l’Ukraine au Cœur Immaculé de Marie
La consécration aura lieu le vendredi 25 mars pendant la célébration de la pénitence que le Pape François présidera à 17 heures dans la basilique Saint-Pierre. Le même acte, le même jour, sera accompli à Fatima par le cardinal Krajewski, aumônier pontifical, en tant qu’envoyé du Pape.
Lors de l’apparition du 13 juillet 1917 à Fatima, la Vierge avait demandé la consécration de la Russie à son cœur immaculé, déclarant que si cette demande n’était pas accordée, la Russie répandrait «ses erreurs dans le monde entier, favorisant les guerres et la persécution de l’Église». «Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, diverses nations seront détruites».
Après les apparitions de Fatima, il y a eu divers actes de consécration au Cœur Immaculé de Marie : Pie XII, le 31 octobre 1942, consacra le monde entier et, le 7 juillet 1952, consacra les peuples de Russie au Cœur Immaculé de Marie dans la lettre apostolique Sacro vergente anno :
Le 21 novembre 1964, Paul VI a renouvelé la consécration de la Russie au Cœur Immaculé en présence des Pères du Concile Vatican II. Le Pape Jean-Paul II a composé une prière pour ce qu’il a appelé un «acte de consécration» qui devait être célébré dans la basilique Sainte-Marie-Majeure le 7 juin 1981, en la solennité de la Pentecôte. Voici le texte :
«O Mère des hommes et des peuples, Tu connais toutes leurs souffrances et leurs espérances, Tu as un sentiment maternel pour toutes les luttes entre le bien et le mal, entre la lumière et les ténèbres qui secouent le monde, accueille notre cri adressé dans l’Esprit Saint directement à Ton cœur et embrasse avec l’amour de la Mère et de la Servante du Seigneur ceux qui attendent le plus cette étreinte, et avec ceux dont Tu attends la confiance de façon particulière. Prends sous Ta protection maternelle toute la famille humaine, que nous Te confions, ô Mère, avec un amour affectueux. Que le temps de la paix et de la liberté, le temps de la vérité, de la justice et de l’espoir s’approche pour tous.»
Ensuite, pour répondre plus complètement aux demandes de la Vierge, il a voulu expliciter au cours de l’Année Sainte de la Rédemption l’acte de mandatement du 7 juin 1981, répété à Fatima le 13 mai 1982. En mémoire du Fiat prononcé par Marie au moment de l’Annonciation, le 25 mars 1984, place Saint-Pierre, en union spirituelle avec tous les évêques du monde, préalablement «convoqués», Jean-Paul II a confié tous les peuples au Cœur Immaculé de Marie :
«C’est pourquoi, ô Mère des hommes et des peuples, Toi qui connais toutes leurs souffrances et leurs espérances, Toi qui ressens de façon maternelle toutes les luttes entre le bien et le mal, entre la lumière et les ténèbres, qui secouent le monde contemporain, accueille notre cri que, poussés par l’Esprit Saint, nous adressons directement à Ton Cœur : embrasse avec l’amour d’une Mère et d’une Servante du Seigneur, ce monde humain qui est le nôtre et que nous Te confions et consacrons, pleins de sollicitude pour le destin terrestre et éternel des hommes et des peuples. De manière spéciale, nous te confions et te consacrons les hommes et les nations qui ont particulièrement besoin de cette confiscation et de cette consécration.»
Edito de l’Abbé Lelièvre, modérateur de l’Evangile de la Vie :
Le 17 août 2002, Saint Jean Paul II se trouvait en Pologne, sa terre natale. A Cracovie, il consacrait un sanctuaire à la Divine Miséricorde. Dans son homélie il prononçait ces mots : « Nous voulons professer qu’il n’existe pas pour l’homme d’autre source d’Espérance en dehors de la Miséricorde de Dieu. Nous désirons répéter avec foi : Jésus, j’ai confiance en Toi ! … Nous avons particulièrement besoin de cette annonce, qui exprime la confiance dans l’amour tout-puissant de Dieu, à notre époque, où l’homme éprouve des sentiments d’égarement face aux multiples manifestations du mal… Dans la Miséricorde de Dieu, le monde trouvera la paix, et l’homme trouvera le bonheur “.
Le regard fixé sur la Miséricorde Divine, sur Jésus donnant sa vie à la Croix pour nous racheter de nos péchés, sur la Matin de Pâques où le tombeau est vide nous pouvons mieux vivre ces temps d’épreuves que nous traversons et traverserons.
C’est l’orgueil, la soif de pouvoir, la corruption sous toute ses formes, qui conduisent à l’aveuglement des cœurs, des consciences, des intelligences, et provoquent toute sorte de guerre. Qui conduisent Caïn à tuer son frère Abel. C’est le refus des Commandements de Dieu, c’est le refus de la Présence de Dieu dans notre vie personnelle ou d’une Nation, c’est le refus de la Vérité sur Dieu, sur la personne humaine créée à l’image et ressemblance de Dieu qui conduisent à toute sorte de guerre, depuis celle menée contre l’enfant à naître, jusqu’à la guerre nucléaire. Sans oublier les jalousies, les divisions, les haines qui s’expriment de multiples manières.
Notre-Dame est l’Ambassadrice par excellence, de la Miséricorde Divine. A travers ses apparitions, ses visites sur la Terre, elle implore – parfois avec insistance – le cœur de chaque personne humaine à s’ouvrir à la Miséricorde Divine. Ainsi, à Fatima en 1917, Notre-Dame est venue pour avertir de la folie où conduirait l’Humanité non seulement refusant Dieu, mais se prenant égal de Lui. Souvenons-nous, c’est dans ce sens que Jean Paul II avait envoyé le professeur Lejeune rencontrer personnellement Léonid Brejnev, sur les conséquences dramatiques du danger des radiations atomiques sur l’avenir de l’espèce humaine.
Nous ne pouvons pas comprendre le temps que nous vivons si nous nous éloignons du Message de Notre-Dame à Fatima. Si les papes Paul VI, Jean Paul II, Benoit XVI et François ont éprouvé la nécessité de se rendre à Fatima, ce n’est pas pour rien ! Benoit XVI disait lui-même dans son homélie le 13 mai 2010 : « Celui qui penserait que le Message prophétique de Fatima serait terminé, se tromperait ». Nous imprégner des paroles de Notre-Dame à Fatima, les vivre, en témoigner, aideront chacun à être artisan de paix. Oui, il est impossible de comprendre la guerre en Russie-Ukraine, mais aussi d’autres endroits monde, sans ce regard de Fatima.
C’est une invitation à « revenir vers Dieu de tout notre cœur », de nous « laisser réconcilier avec le Christ », sans tarder. La victoire ne viendra pas des hommes orgueilleux, mais des humbles qui prient et supplient chapelet en main : « Que la Reine de la Paix préserve le monde de la folie de la guerre. » (Pape François 23.2.2022)
Poutine : préserver l’âme russe jusqu’à la folie
Du Gal (2S) Marc Paitier, sur Renaissance catholique :
L’invasion de l’Ukraine par l’armée russe a surpris de nombreux observateurs qui excluaient un tel scénario faisant ressurgir le spectre de la guerre en Europe. Depuis, la plupart des media et des politiques, versent dans une grossière propagande anti-russe et ne veulent voir dans cet événement que la paranoïa d’un dictateur sanguinaire. Sans minimiser la responsabilité de Moscou dans cette crise très grave, ni l’erreur magistrale d’appréciation du président Poutine, des analystes plus sérieux mettent aussi en cause la politique inconséquente des Américains et des Européens qui n’ont pas tenu la promesse qu’ils avaient faite, après la chute du mur de Berlin, de ne pas étendre l’OTAN au-delà des frontières de l’Allemagne réunifiée. Le déploiement de forces otaniennes sur le territoire des ex-républiques du Pacte de Varsovie est perçu par le Kremlin comme une provocation et une menace. En refusant tout dialogue constructif sur la sécurité en Europe et en ignorant les légitimes préoccupations de la Russie dans ce domaine, les Occidentaux ont donné l’impression de considérer ce grand pays comme un ennemi. Vladimir Poutine en a éprouvé un profond ressentiment qui n’a cessé de croître avec les années et s’est exacerbé avec la guerre menée par l’OTAN contre la province serbe du Kosovo. Dans ce contexte, la volonté d’adhésion à l’OTAN et à l’Union Européenne, affichée par le président ukrainien Zelinsky contribue à envenimer la situation. Tout cela a été parfaitement analysé par certains esprits libres qui ne se laissent pas influencer par l’émotion et qui conduisent leur réflexion en tenant compte de l’histoire.
Un conflit de civilisation
Au-delà des considérations purement militaires et territoriales qui prévalent, il y a un aspect du conflit, le plus souvent occulté, qui est sa dimension civilisationnelle. Le président russe méprise profondément l’Occident qu’il considère comme décadent. Il défend l’identité de la Russie forgée par l’orthodoxie en opposition totale aux « valeurs » occidentales, matérialistes et individualistes. Il reprend à son compte les reproches que Soljenitsyne adressait en 1978 à l’Occident devant les étudiants de Harvard : « Non, je ne peux pas recommander votre société comme idéal pour la transformation de la nôtre. (…) Nous avions placé trop d’espoirs dans les transformations politico-sociales, et il se révèle qu’on nous enlève ce que nous avons de plus précieux : notre vie intérieure. (…) Comment l’Ouest a-t-il pu décliner, de son pas triomphal à sa débilité présente ? » Vladimir Poutine est véritablement obsédé par la question culturelle. Dans la nouvelle constitution promulguée le 1er juillet 2020 dont on n’a retenu que la possibilité donnée au président de se maintenir au pouvoir, figure, en bonne place, la défense des valeurs traditionnelles de la société russe dont celles de la famille et du patriotisme considérées comme les ciments de la cohésion nationale. Poutine s’appuie aussi sur l’église orthodoxe qu’il n’hésite pas à instrumentaliser pour défendre sa politique. L’institution du mariage est clairement définie comme l’union d’un homme et d’une femme et toute propagande en faveur de l’homosexualité est interdite. Le président russe est préoccupé par le déclin démographique de son pays. « La démographie, dit-il, est une question vitale (…) Soit nous continuerons à exister, soit nous disparaîtrons ». C’est la raison pour laquelle, il a mis en place une politique nataliste très volontariste en allouant une prime de 7.500 euros au deuxième enfant et en interdisant toute publicité sur l’avortement.
Ce retour aux valeurs traditionnelles de la Russie constitue la principale raison de la russophobie de l’Occident. L’opinion publique russe semble, en revanche, approuver largement le président Poutine dans sa défense de l’âme russe et son rejet du modèle occidental. La nouvelle constitution a été approuvée à près de 80% mais elle constituait un véritable fourre-tout qu’il fallait accepter ou rejeter en bloc. Il faut donc relativiser ce résultat flatteur qui cache une réalité plus complexe et plus fragile. Poutine ne l’ignore pas. Il existe en Russie de nombreux foyers de contestation. La revue « Diplomatie » dans le numéro de juillet-août 2020 consacré à la Russie rapporte un certain nombre de faits qui vont dans ce sens. Ainsi par exemple, en 2019, 7000 manifestants se sont opposés à Ekaterinbourg, la quatrième ville de Russie, à la construction d’une cathédrale dans le parc de la ville. Un politologue local observe que : « Cette contestation est révélatrice d’une fracture. D’un côté, le pouvoir ne comprend pas que les protestataires agissent de leur plein gré et s’organisent sur Internet. De l’autre, la société estime que, faute de processus démocratique, son seul moyen d’influer est la protestation. » Le pouvoir est très attentif aux mouvements contestataires qui touchent plus particulièrement la jeunesse puisant ses informations sur les réseaux sociaux et non plus en regardant et écoutant la télévision officielle.
Le mystère Poutine
On comprend alors le danger que représente un rapprochement entre l’Ukraine et l’Europe. Les Ukrainiens qui peuplent la partie occidentale du pays rêvent d’intégrer l’Union européenne et d’en adopter les mœurs. Si ce pays qui fait la démonstration de son courage et de son esprit de résistance reste majoritairement conservateur, il n’en demeure pas moins qu’il est particulièrement vulnérable aux discours et aux évolutions « progressistes » que le président Poutine combat de toutes ses forces. Ce n’est pas un hasard si le mouvement extrémiste des « femen » est né en Ukraine. Poutine et le modèle russe constituent pour ce groupe de féministes hystériques le repoussoir absolu qui exalte les valeurs viriles et patriarcales. L’idéologie LGBT gagne du terrain, encouragée par des donateurs étrangers. En 2019, 8000 personnes ont participé à Kiev à une « gay pride » autorisée par le gouvernement malgré l’opposition des églises orthodoxe et gréco-catholique. En 2021, d’autres manifestations de ce genre ont eu lieu dans d’autres villes du pays dont Kharkov et Odessa. Lors du concours de l’Eurovision, l’Ukraine s’est signalée par la célébration de la « diversité ». Sous la pression de l’Union européenne, un amendement a été voté au parlement en faveur des homosexuels et contre leur discrimination au travail. L’Ukraine est aussi le pays le plus laxiste au monde en matière de tourisme médical et constitue un véritable eldorado pour les couples en mal d’enfants. La GPA y représente un véritable « business ». En Russie la GPA est autorisée dans une optique nataliste et interdite aux couples homosexuels. Enfin les révolutions « Orange » en 2004 et du « Maïdan » en 2014 ont démontré, par ailleurs, que les États-Unis, l’Union Européenne et un certain nombre d’organisations internationales œuvraient en Ukraine pour y limiter l’influence russe.
L’agression de l’Ukraine est moralement condamnable et fait de la Russie un paria sur la scène internationale. La personnalité du président Poutine est déroutante. Elle ne s’accorde guère avec les critères de respectabilité qui sont les nôtres. C’est un personnage complexe qu’il ne faut pas réduire à ses origines d’agent du KGB. Anatoly Sobtchak, l’ancien maire de Saint Pétersbourg qui a découvert Poutine disait de lui : « Il n’est pas l’archétype du tchékiste, c’est un personnage à part, rien à voir avec la caricature de l’espion du KGB. » L’ancien diplomate russe et écrivain, Vladimir Fédorovski, parle des « cinq masques de Poutine ». Celui du monstre froid qui nous terrorise en brandissant la menace nucléaire en est un. La question est de savoir qui se cache derrière ces masques. Certainement un homme qui est persuadé d’être l’instrument de la Providence pour rendre sa grandeur à la Russie. Il assume sans état d’âme, le passé soviétique et celui de l’empire. Il s’imagine volontiers comme un nouveau tsar, un tsar fort et solitaire devant lequel tous s’inclinent. C’est aussi un slave oriental, c’est-à-dire, pour nous, un mystère. L’Union européenne aurait cependant tout intérêt à ne pas rompre le contact avec lui et à prendre ses distances avec la ligne américaine qui jette la Russie dans les bras de la Chine au moment où nous sommes confrontés à des dangers mortels dont l’alliance russe pourrait nous délivrer. Il est à craindre que les événements récents et la dramatique escalade qui pourrait en résulter rendent ce rapprochement irréalisable pour très longtemps. L’histoire est pourtant là pour nous rappeler que la Russie fait partie de l’Europe. N’avons-nous rien retenu d’elle ?
Un roman sur le putsch d’Alger
Entretien avec l’auteur, Gilles Hustaix, paru dans les 4 Vérités:
Vous avez publié un roman sur les « Officiers perdus » de la guerre d’Algérie. Pourquoi revenir sur ce sujet 60 ans plus tard ?
Je pourrais répondre précisément à cause du 60e anniversaire des accords d’Évian, ce 18 mars, mais cela serait faux : ce n’est qu’une coïncidence.
En 1982, alors que je sortais Lieutenant du 13e Dragon Parachutiste, est sorti sur les écrans « L’honneur d’un Capitaine » de Pierre Schoendoerffer, où Nicole Garcia s’emploie à laver l’honneur de son mari injustement sali par les médias même après sa mort. Ce jour-là, je me suis juré qu’un jour, je laverai l’honneur de mon père incarcéré comme un criminel après le putsch d’Alger ! Jusqu’à présent, je n’avais pu le faire.
Que reste-t-il du putsch d’Alger ?
Je sentais que la blessure n’était pas cicatrisée. Le succès de mon livre le démontre mais je suis surpris par l’ampleur de cette blessure qui est vivace dans les trois publics évidents : les militaires, les pieds-noirs et les harkis.
Mais pas seulement car des millions de Français sont concernés pour avoir un parent proche ou même par alliance dans un de ces trois publics, militaire, pied-noir ou harki. Chez tout le monde, c’est un sentiment d’une terrible injustice ! Une injustice jamais réparée et même pire, toujours niée !
Le putsch d’Alger est aussi le symbole, et peut-être le dernier, d’une France qui voulait rester elle-même, fière de ce qu’elle avait toujours été et qui en a été empêchée. Le sentiment d’injustice largement dû aux Américains et aux Russes touche donc aussi tous ceux qui se sentent de la droite nationale, les tenants ou nostalgiques de la France éternelle – et cela fait beaucoup de monde !
À une époque où la France semble submergée par une immigration massive en provenance de ses anciennes colonies, diriez-vous que De Gaulle a été visionnaire (en refusant que son village devienne « Colombey-les-deux-mosquées ») ou que l’échec de la pacification en Algérie a accéléré notre propre déclin ?
Dire que De Gaulle a été visionnaire serait typique de la post-rationalisation ! On peut d’ailleurs dire, à l’inverse, que si Renault et Peugeot et d’autres avaient pu construire leurs usines là-bas, les migrants n’auraient plus eu ni le besoin, ni même l’envie de venir ici !
On a donné l’Algérie, d’une part, à des gens qui avaient perdu la guerre et qui donc n’étaient absolument pas préparés à la gérer, et d’autre part, à un système, le FLN, sur le modèle de la Russie soviétique, la corruption en plus.
Cela ne pouvait pas marcher ; malheureux chez eux, ils viennent chez nous.
Les pieds-noirs vous diraient, et je les crois, qu’ils avaient réussi la première colonie de peuplement française, celle-ci brutalement interrompue avec le fameux choix tragique : la valise ou le cercueil !
Alors oui, l’échec algérien a accéléré notre propre déclin mais ce n’est pas l’échec de la pacification. Dès 1958, la guerre était gagnée, l’Algérie pacifiée ! On pouvait circuler à bicyclette partout sans le moindre danger. Le danger a reparu avec les accords d’Évian : il y a davantage de morts dus à la paix que dus à la guerre. Quel succès !
Pour conclure on a demandé à l’Armée française de faire une guerre et de la gagner. Cela a été fait ! Et, ensuite, on a demandé à une armée victorieuse de donner le pays aux vaincus : les assassins du FLN.
Le putsch a été fait avant tout sauver la population qui avait soutenu la France. Quantitativement, en premier les musulmans (et pas seulement les harkis), puis les pieds-noirs et les militaires.
Le putsch était simultanément inévitable et voué à l’échec. Lisez « Officiers perdus » et vous comprendrez !
Vladimir Poutine est-il devenu fou ?
De Dominique Jamet dans Valeurs Actuelles à propos de l’explication, devenue pratique, qui consiste à traiter de fou le gouvernant qui défie l’Occident :
[…] Vladimir Poutine ne s’est jamais caché d’être un patriote russe, nostalgique de la grande Russie, sans égard aux différents régimes dans lesquels celle-ci s’est temporairement incarnée, et, au-delà du rêve, d’œuvrer à la réunification, sous la férule et dans le giron de Moscou, des trois peuples slaves qui se répartissent aujourd’hui entre Russie, Biélorussie et Ukraine. On ne le croyait pas capable de passer à l’acte. On avait tort. […]
Quelles contreparties le “monde libre” a-t-il offertes à la Russie pour remercier un grand homme de bonne volonté, Mikhaïl Gorbatchev, d’avoir mis fin à la guerre froide et acté la défaite du communisme ? Alors que la Russie, en gage de sa métamorphose, dissolvait le pacte de Varsovie, libérait de son joug l’Europe de l’Est, émancipait ses satellites asiatiques, acceptait que ses frontières reculent de mille kilomètres et perdait dans l’affaire près de la moitié de sa population. L’Occident n’avait pour elle que ricanements, nasardes, humiliations et ne cessait d’étendre vers l’Est l’emprise de l’OTAN, pacte militaire dominé par les États-Unis et dirigé contre elle.
Est-il encore possible d’arrêter la course à l’abîme ? D’instituer d’abord un cessez-le-feu qui permettrait aux deux parties aux prises de souffler ? De trouver une porte de sortie honorable pour les deux adversaires ? D’organiser par exemple sous le contrôle des Nations unies, une libre consultation qui officialiserait selon toute probabilité le rattachement à la Russie de la Crimée et du Donbass et garantirait une Ukraine indépendante et neutre dans des frontières reconnues ? C’est par les urnes que peut passer la solution. Non par les armes.
Micro-trottoir chez les boomers
Livre Noir s’est rendu dans les quartiers “bobos” de Paris, capitale où Emmanuel Macron faisait 90% des voix en 2017. Et si des migrants vivaient en bas de chez les boomers ? Que pensent-ils du président : voteraient-ils encore pour lui ?
Les grossesses par insémination artificielle sont plus souvent accompagnées de complications
Les grossesses obtenues par insémination artificielle présentent un risque plus élevé de complications à la naissance et de maladies vasculaires pour la mère que les grossesses obtenues naturellement. C’est la conclusion d’une nouvelle étude menée par l’Université de Keele dans le Staffordshire, en Grande-Bretagne.
L’étude a comparé environ 100.000 accouchements après fécondation in vitro avec environ 34 millions d’accouchements après conception naturelle entre 2008 et 2016.
“Nous avons pu montrer que les grossesses obtenues par insémination artificielle sont associées à un risque d’arythmie cardiaque multiplié par 1,7 et à un risque d’insuffisance rénale aiguë multiplié par 2,5, et ce indépendamment du profil de risque sous-jacent des femmes”, constatent les auteurs.
De même, le risque de complications à la naissance lors de grossesses après une insémination artificielle augmente pour un décollement prématuré du placenta (1,6 fois), une césarienne (1,4 fois) et un accouchement prématuré (1,3 fois).
Les scientifiques recommandent de fournir des informations détaillées sur les risques potentiels pour la santé liés à la fécondation in vitro lors de la consultation prénatale.
Succès d’audiences
Si certains pensent qu’Eric Zemmour est omniprésent dans les médias, alors qu’il est largement devancé par le trio Macron-Pécresse-Le Pen, c’est sans doute parce qu’il domine les audiences. Selon un article du Parisien du dimanche 13 mars, Éric Zemmour est le leader des audiences télé :
« Pour son “Face à BFM” mi-janvier, l’ancien polémiste de CNews a ainsi rassemblé 820.000 téléspectateurs (4,3 % de part d’audience), précise le journal. C’est quatre fois plus que pour la même émission avec Yannick Jadot, un mois plus tard. Zemmour s’était déjà distingué en décembre sur le plateau d’« Élysée 2022 » en captivant plus de 2,8 millions de citoyens (15 %), alors que Marine Le Pen en a séduit près d’un million de moins, début mars, malgré la nouvelle formule du rendez-vous de la Deux. »
Sur « Face à Baba », de Cyril Hanouna, sur C8, fin décembre : Zemmour avait rassemblé 2,2 millions de téléspectateurs (10,5 %), soit 400.000 de plus que Jean-Luc Mélenchon, le seul autre candidat à avoir participé à l’émission. Le même Jean-Luc Mélenchon avait, par ailleurs, fait jeu égal avec Éric Zemmour dans « C dans l’air », avec un million de téléspectateurs (4,6 %), quasiment deux fois plus que Le Pen.
Les ultra-nationalistes sont comme les chasseurs : il y a les bons et les mauvais
Matthieu Kassovitz nous apprend à les distinguer :
"Les Ukrainiens que je connais ils sont ultra-nationalistes mais dans le bons sens, ils veulent défendre et protéger leur pays…" Mathieu #Kassovitz #ridicule pic.twitter.com/e5xtsWcqoo
— Titi Adresan 🌺🧹 (@AdresanSoso) March 14, 2022
Kassovitz fait-il référence au fameux “bataillon Azov”, fondé par le député néo-nazi Andriy Biletsy et financé par un oligarque, intégré à la Garde nationale ukrainienne en 2014, devenant le “régiment Azov”. Son drapeau reprend la Wolfsangel, emblème de la 2e division SS Das Reich, déjà repris lors de l’indépendance par le parti Svoboda qui depuis lors a changé de nom et de logo.
Réunion publique de soutien à Emmanuel Macron à Domont (95) sous les huées
On comprend mieux pourquoi le candidat Macron ne souhaite pas faire campagne, ou uniquement avec des invités triés sur le volet, comme à Poissy :
Jean-Michel #Blanquer accueilli sous les huées et les “Macron Démission !” ce soir à #Domont dans le Val-d'Oise. La réunion publique de soutien à Emmanuel Macron ne s'est pas passé comme prévu, plusieurs participants ont même été expulsés de la salle par les gendarmes. pic.twitter.com/QGvTRIiAKN
— Anonyme Citoyen (@AnonymeCitoyen) March 14, 2022
Blanquer à Domont ce soir incapable de parler face aux huées !
Il ose dire qu’il a voulu améliorer la condition des professeurs! Il n’y a jamais eu autant de souffrance dans l’éducation nationale! Il y a deux jours encore une de nos collègues se défenestrait.#BlanquerMent pic.twitter.com/luCYe0eY5W
— Marion (@MarionScolaire) March 14, 2022
Ce que vous ne verrez pas à la télévision. L'accueil de JM Blanquer à Domont (Val d'Oise) ce soir. pic.twitter.com/hbeRIXU99S
— Smith Brenda (@SmithBrVO17) March 14, 2022
⚠️ Même dans une réunion publique bondée de militants #LREM, @jmblanquer est abondamment hué🗣 ce soir à Domont (95).#Blanquer#5ansDeTrop pic.twitter.com/DE8RmGHyMb
— Les Stylos Rouges (@stylos_les) March 14, 2022
De la confusion entre religion, idéologie et science
Le Glaive de la colombe revient sur les deux années de pandémie :
La propagande sanitaire enfin ébranlée par la réalité, et l’heure des bilans [1] préparant celle des jugements, il est temps de tirer les leçons spirituelles de ces deux dernières années à la lumière de la Sainte Ecriture. En effet, le chapitre 38 du Livre de la Sagesse décrit le bon médecin, qui sous la loi mosaïque est un scribe ou un prêtre, comme un ministre de Dieu, pieux et docte. Un commentaire actualisé de la Parole de Dieu comme une occasion de méditation voire d’examen de conscience durant ce Carême pré-électoral.
1. Honore le médecin, parce qu’il est nécessaire ; car c’est le Très-Haut qui l’a créé. 2. C’est de Dieu, en effet, que vient toute guérison, et le médecin reçoit des présents du roi. 3. La science du médecin lui fera tenir la tête haute, et il sera loué en présence des grands.
Comme le pouvoir des gouvernants de rendre justice [2], celui du médecin de guérir vient de Dieu : reflet de la puissance et de la miséricorde divines, le médecin doit être légitimement honoré dans son office. Honorer le médecin, c’est honorer Dieu à travers lui.
4. C’est le Très-Haut qui a produit de la terre les médicaments, et l’homme sage n’aura pas de répugnance pour eux. 6. Leur vertu est faite pour être connue des hommes, et le Très-Haut en a donné la science aux hommes pour être honoré dans ses merveilles. 7. Par elles, on apaise la douleur en la guérissant ; le pharmacien en fait des compositions agréables, et il compose des onctions qui rendent la santé, et il diversifie son travail en mille manières.
Instruments essentiels de la médecine et de la Providence, les médicaments ne doivent pas être dédaignés par « l’homme sage », conscient de ses pauvretés de créature. Il appartient au pharmacien de les composer pour guérir, non pour profiter de la détresse des malades et de l’angoisse des bien-portants [3].
9. Mon fils, si tu tombes malade, ne te néglige pas toi-même ; mais prie le Seigneur, et Il te guérira. 10. Détourne-toi du péché, redresse tes mains et purifie ton coeur de toute faute. 11. Offre un encens de bonne odeur et l’oblation de fleur de farine, et que ton sacrifice soit généreux ; donne ensuite accès au médecin. 12. Car c’est le Seigneur qui l’a créé ; qu’il ne te quitte donc point, parce que son art t’est nécessaire.
La maladie est elle-même une occasion de se rapprocher de Dieu, par la pénitence et la prière, avant de s’abandonner humblement à l’art du bon médecin.
13. Il viendra un temps où tu tomberas entre leurs mains ; 14. et ils prieront eux-mêmes le Seigneur, afin qu’Il envoie par eux le soulagement et la santé, à cause de leur vie sainte. 15. L’homme qui pèche en présence de Celui qui l’a créé, tombera entre les mains du médecin.
Tôt ou tard, nul n’échappe au médecin, que ce soit par l’âge, un accident quelconque ou le péché. On se souvient de la mise en garde de saint Paul contre les communions sacrilèges ruinant le corps aussi bien que l’âme [4] mais la tyrannie sanitaire récente ne serait-elle pas une nouvelle forme de châtiment de nos péchés individuels et collectifs ? Tomber, quoique bien-portants, sous l’emprise de médecins d’autant plus dangereux qu’ils s’estiment émancipés de toute transcendance.
19. Car la tristesse fait accourir la mort et enlève l’énergie, et l’abattement du coeur fait courber la tête. 20. La tristesse s’entretient dans la solitude, et la vie du pauvre est telle qu’est son coeur.
La tristesse et l’isolement favorisant la maladie, l’abattement et la soumission : qui se vantera de n’avoir jamais été tenté par le désespoir durant ces confinements interminables où l’Etat providence égrenait chaque soir les victimes réelles ou supposées d’une « peste » modélisée ?
21. Ne livre pas ton coeur à la tristesse ; mais éloigne-la de toi, et souviens-toi de ta fin dernière. 22. Ne l’oublie point, car il n’y a pas de retour ; tu ne seras pas utile au mort, et tu te feras du mal à toi-même. 24. Quand le mort repose, laisse reposer son souvenir, et console-le au départ de son âme.
Paradoxalement, on combat la tristesse non en fuyant sa condition mortelle mais en l’assumant. Il faut rendre hommage aux défunts, dans l’espérance de la Résurrection, laissant les morts enterrer les morts, et ne pas leur sacrifier ceux qui sont encore vivants, les bien-portants, les malades et les mourants. Tout à l’inverse, les « process » anti-Covid traumatisèrent les premiers, privèrent les deuxièmes de soins, et les derniers de consolation naturelle ou spirituelle.
Si le médecin n’est plus un scribe, il conserve par son art une sorte de dimension sacrée lui assurant, dans nos sociétés sécularisées et vieillissantes, une autorité morale et politique non-négligeable. Il faut probablement voir là une des causes de la confusion entre religion, idéologie et science, que nous dénoncions il y a bientôt un an [5] : nous avons vu combien le monde médical peut se complaire dans l’anathème ; mais c’est oublier le châtiment exemplaire promis à ceux qui auront dévoyé les prérogatives que Dieu leur aura confiées pour le bien du plus grand nombre. « Les puissants seront jugés puissamment » [6], qu’ils soient médecins, pharmaciens, prêtres ou gouvernants. S’il leur sera davantage pardonné, les humbles ne devront pas moins faire preuve de sagesse et de discernement car Dieu a pitié des malheureux, pas des imbéciles.
Le temps de parole des candidats du 1er janvier au 7 mars 2022
Ceux qui répétaient qu’Eric Zemmour était omniprésent se sont trompés. Il n’y a donc que Valérie Pécresse qui ne profite pas dans les sondages de l’énorme avantage en temps de parole dont elle a disposé.

Florian Philippot soutient Nicolas Dupont-Aignan
Faute de parrainages pour se présenter, Florian Philippot avait consulté ses adhérents, qui avaient voté à 40.46 % en faveur d’un soutien à Zemmour, 28,65 % à Nicolas Dupont-Aignan, 15,81 % à aucun candidat et 6.57 % à Marine Le Pen.
Aujourd’hui, Florian Philippot annonce soutenir Nicolas Dupont-Aignan sur la base d’un accord :


“Dans les années qui viennent et pas à la fin du siècle, nous risquons d’être minoritaires dans notre territoire”
Jean-Marie Le Pen a été interrogé dans l’Incorrect. Extrait :
L’expression de Grand Remplacement est au cœur de la campagne. Est-ce une victoire pour vous qu’on en parle autant ?
Bien sûr ! C’est un avertissement solennel aux Français et aux Européens du danger de submersion migratoire qui les menace. Le Grand Remplacement est en cours. Nous avons 400 000 immigrés légaux chaque année, sans compter les clandestins. On le sait, ces gens font beaucoup plus d’enfants que nous de surcroît. L’équilibre entre les populations de terrain et celles de l’extérieur ne cesse de se modifier au détriment des gens du pays. Dans les années qui viennent et pas à la fin du siècle, nous risquons d’être minoritaires dans notre territoire.
La civilisation européenne est en danger de mort ?
On peut peut-être à cette occasion connaître un sursaut ! Ce sont les menaces qui suscitent généralement les réactions salvatrices. Si nous ne le faisons pas, nous serons submergés. Toutes les approches médiatiques qui suivent les idéologies, mais aussi les intérêts commerciaux, tendent à imposer une image métissée de la population qui est donnée en modèle, en exemple, qui ne doit pas susciter de réaction d’hostilité, mais au contraire d’acceptation de l’inévitable. Aujourd’hui, on voit que la société a une réaction et qu’elle se droitise… Elle se nationalise.
Justement, pour vous, existe-t-il un camp national ?
Le camp national est déterminé par un certain nombre de candidats. Marine Le Pen, Éric Zemmour, Nicolas Dupont-Aignan même s’il est petit. Cela fait un bloc considérable, majoritaire dans le pays. Ces gens ont des volontés patriotiques, une relation affective, sentimentale avec l’histoire du pays et son déroulement.
En 2014, Marine Le Pen avait voulu dédiaboliser le FN, ce que vous aviez condamné. Aujourd’hui, on voit que le camp national est plus accepté. Est-ce grâce à cela selon vous ?
Non. Je crois qu’il y a une réaction nationale et populaire, de ceux qui vivent au contact de la réalité, de la rue, du terrain. Ce n’est pas idéologique, c’est ressenti. Les gens voient bien dans certains quartiers qu’ils sont minoritaires voire ultra-minoritaires ! À Tarascon, il y a six écoles primaires. Pourcentage d’enfants d’immigrés dans ces écoles : 80%. On est déjà en territoire conquis. La plupart du temps, ce sont des gens respectables, mais il n’en reste pas moins qu’il y a des affinités qui constituent des capacités de rassemblement, mais pas de rassemblements nationaux. […]
Ukraine, Donbass : le front ukrainien du Donbass s’effondre, frappe russe sur une base de mercenaires près de Lviv
Nicolas Hellemme nous propose sa synthèse quotidienne sur la situation en Ukraine vue par les officiels russes :
Dans la nuit du 12 au 13 mars plusieurs missiles russes de longue portée sont tombés sur la base de Yavoriv, un ancien champ de tir pour chars devenu base de formation de l’armée ukrainienne par des troupes de l’OTAN, depuis 2005. Depuis quelques semaines c’est là que sont concentrés les mercenaires recrutés soit par des compagnies de sécurité privée occidentales, soit au sein de la Légion ukrainienne, qui recrute des gens même sans expérience militaire, payés au lance-pierre, et auxquels on fait croire qu’ils vont pouvoir impunément aller tirer du russe aux portes de Kiev, après avoir fait 15 jours de formation accélérée.
La réalité militaire s’est chargée de leur rappeler qu’il n’en était rien. Bien renseignés, les Russes ont notamment détruit un des dortoirs où étaient regroupés les volontaires de la légion étrangère ukrainienne – il y a selon les ukrainiens, 35 morts, selon les mercenaires eux-mêmes, entre 180 et 200 morts. Parmi eux, au moins un Français – et d’autres ont été blessés.
Les recrutements et les classes au sein de la légion étrangère ukrainienne ont été suspendus et les recrues renvoyées dans leurs pays d’origine – pourtant, d’autres recrutements de mercenaires ou de groupes depuis diverses villes de France continuent, car les autorités ukrainiennes continuent d’accepter des recrues tout en ayant bloqué la frontière. Néanmoins, les autorités russes ont prévenu ce 14 mars à midi que « les lieux où sont concentrés les mercenaires étrangers sont tous connus et seront tous frappés. Il n’y aura pas de pitié pour les mercenaires étrangers ».
Ce 14 mars au matin, l’armée ukrainienne a tiré un missile Tochka-U sur le centre de Donetsk (DNR), qui est tombé sur le centre-ville, dans une file d’attente de la banque centrale du Donbass. Les conséquences ont été dramatiques, avec près de 20 morts et 28 blessés au moins, souvent grièvement. Ce genre de frappes ukrainiennes sur le centre-ville était monnaie courante depuis l’indépendance du Donbass il y a huit ans – mais pour les morts civils du Donbass, chaque jour depuis huit ans, il n’y a pas de titre choc dans la presse, pas d’attention des médias, pas de boycott international de l’Ukraine.
Plus au sud du Donbass, l’armée russe et les forces du Donbass ont fini de réduire les positions des ultranationalistes d’Azov qui empêchaient les civils de Marioupol de quitter la ville, et sont entrés dans les quartiers périphériques de la ville, où ils ont commencé à évacuer la population dans toutes les directions possibles – y compris vers les territoires encore sous contrôle ukrainien pour ceux qui le souhaitent, via la route de Zaporojie et Priluki au nord-ouest.
Dans la région de Zaporojie, deux navires militaires russes sont entrés dans le port de Berdiansk, avec des agents techniques à leur bord, et ont commencé l’inventaire des unités navales abandonnées par les ukrainiens, dont le remorqueur Korets et six vedettes garde-côtes qui pourraient être transmises à la flotte de la République de Donetsk (DNR) pour l’instant embryonnaire et basée à Novoazovsk. La mer d’Azov est redevenue un lac intérieur russe, et la route entre Rostov et la Crimée rouverte, pour l’instant pour le fret et comme couloir humanitaire.
Au sud-est de Kharkov les forces russes ont pris le nord et le centre-ville d’Izyum, gros pôle logistique de l’armée ukrainienne, et l’ont dépassé pour continuer vers le sud et le Donbass – ils ne sont plus qu’à 120 km des troupes qui remontent de Volnovakha et qui ont pris hier la ville d’Ugledar à l’ouest de Donetsk. Dans le nord du Donbass, la ville de Popasnaya et les quartiers est et sud de Lisitchansk ont été libérés par l’armée de la république populaire de Lougansk (LNR).
A l’est de Kiev, les forces russes ont coupé la route E-95 à l’est de Brovary et continuent à augmenter leur concentration dans ce secteur. A l’ouest, elles progressent à travers le village de Vorzel pour couper la route Kiev – Zhitomir. En ville, la situation humanitaire s’est quelque peu améliorée avec la reprise limitée du commerce et des approvisionnements en vivre, mais la situation sécuritaire reste très compliquée, comme dans toutes les villes encore sous contrôle ukrainien, du fait de la distribution sans contrôle d’armes de guerre à la population civile.
Election municipale à Carros (06)
Les habitants de Carros (06 – 12000 habitants) étaient appelés aux urnes ce dimanche en raison de l’annulation du scrutin de 2020. Yannick Bernard (divers droite) était arrivé en tête avec seulement 31 voix d’avance sur le maire sortant (sans-étiquette) Charles Scibetta, qui a contesté et obtenu l’annulation du scrutin.
Yannick Bernard frôle la victoire dès le premier tour avec 49,04% des suffrages. Dimanche 20 mars, pour le second tour des élections municipales partielles à Carros, il se retrouvera face à Charles Scibetta (40,43% des scrutins).
Marcel Duthilleul (RN) et Michel Cuoco (écologiste) sont éliminés avec respectivement 5,77% et 4,76%. Selon Marcel Duthilleul
l’élection municipale de Carros se sera malheureusement trouvée résumée à l’affrontement entre deux clans. Écrasant tout, cette monopolisation du scrutin n’aura pas permis qu’un vrai débat sur l’avenir de notre commune puisse s’installer. […] Nous ne donnerons bien entendu aucune consigne de vote concernant le second tour, tant les prétendants en présence ne sont que les représentants conjoncturels de la même majorité estro-macroniste métropolitaine à laquelle ils ont appartenu, appartiennent, et appartiendront à nouveau.
Robert Ménard va-t-il les accueillir comme il avait accueilli Eric Zemmour?
Réponse ce soir à Béziers mais il y a peu de chances, eu égard aux dernières déclarations de Robert Ménard :



Marine Le Pen estime que ni Eric Zemmour, ni Valérie Pécresse ni Jean-Luc Mélenchon ne sont dignes de débattre avec elle
Marine Le Pen menait déjà une campagne de deuxième tour depuis des mois. Désormais elle ne veut plus débattre qu’avec Emmanuel Macron ou éventuellement Jean Castex, seules personnalités qu’elle estime “à sa hauteur” :
Depuis plusieurs jours, Marine Le Pen laissait entendre qu’elle était beaucoup moins tentée qu’auparavant de débattre avec Valérie Pécresse. Ce lundi matin, en bureau de campagne, la candidate du RN a définitivement tranché : elle ne veut finalement plus croiser le fer avec sa rivale LR. « Compte tenu de notre niveau électoral, nous ne débattrons ni avec Valérie Pécresse ni avec Jean-Luc Mélenchon ni avec Éric Zemmour », fait valoir son entourage qui fait savoir que Marine Le Pen veut bien au contraire débattre avec le seul sparring-partner qui soit, à ses yeux, à son niveau : Emmanuel Macron. « Ou, à défaut avec le Premier ministre, Jean Castex, représentant de l’exécutif qui serait alors comptable du bilan d’Emmanuel Macron », précise le camp Le Pen.
Cette fin de non-recevoir intervient alors que BFMTV a justement proposé à Marine Le Pen et Valérie Pécresse de débattre le 27 mars en début de soirée. « On ne peut pas reprocher à Emmanuel Macron de ne pas débattre et refuser le débat soi-même. La démocratie mérite des débats. Manifestement, l’équipe Le Pen a peur de Valérie Pécresse », réagit l’entourage de la candidate LR.
Paradoxalement, c’est Marine Le Pen qui avait le plus insisté au cours des derniers mois pour débattre avec Valérie Pécresse. Laquelle refusait de s’engager définitivement tant que le débat avec Éric Zemmour n’avait pas eu lieu. Sa tenue, le 10 mars sur LCI-TF1, et le fait que Valérie Pécresse n’ait pas été dominée par son contradicteur avaient permis d’envisager cette nouvelle confrontation face à Marine Le Pen.
Les nouveaux tracts du RN semblent indiquer que le 1er tour a déjà eu lieu :


