Nicolas Bay : “La direction du RN ne peut pas continuer à ignorer la crise que nous traversons” [Add : Le RN le suspend de ses fonctions]
Nicolas Bay vient d’annoncer qu’il demandait la réunion en urgence du Bureau exécutif du RN pour avoir “une explication franche (…) non seulement nécessaire, mais aussi urgente” :
J’ai demandé la réunion du Bureau exécutif du @RNational_off : une explication franche est non seulement nécessaire, mais aussi urgente.
La direction du RN ne peut pas continuer à ignorer la crise que nous traversons.
— Nicolas Bay (@NicolasBay_) February 15, 2022
Eléments d’explications dans cet article de l’Express :
“(…) Après Gilbert Collard et Jérôme Rivière, c’est un troisième cadre frontiste qu’Eric Zemmour entraîne dans son sillage, et, avec lui, plusieurs élus locaux. Dans quelques fédérations, les fidèles de Marine Le Pen changent peu à peu leur fusil d’épaule pour rallier le candidat nationaliste. En Auvergne-Rhône-Alpes, plusieurs conseillers régionaux, qui avaient déjà quitté le groupe RN en décembre, ont eux aussi franchi le pas (…)
Le nom qui circule désormais dans les couloirs du QG est celui de Nicolas Bay. Ecarté depuis 2018 de son poste de vice-président du RN, et plus récemment de la commission nationale d’investiture (CNI) du parti, il fait partie de cette aile conservatrice libérale que la direction de l’appareil ne voit pas d’un bon oeil. De ceux qui serrent les poings devant certains renoncements de la candidate, “sur Schengen, la PMA, la binationalité”. D’autant qu’il a un accès direct à Eric Zemmour, qu’il connaît bien et avec qui il échange régulièrement. En janvier, alors que des rumeurs sur son départ commencent à monter, le téléphone de l’eurodéputé sonne. Au bout du fil, une Marine Le Pen fébrile. Elle le questionne sur ses intentions, lui demande de s’impliquer dans la campagne. La réponse est cinglante : “Marine, ça fait 3 ans que tu me tapes dessus. Tu as choisi de me virer de la CNI, c’était un acte hostile, le conflit n’est pas soldé.” Il raccroche. Nicolas Bay boit du petit-lait. Après trois années de disgrâce, c’est lui qui a finalement les cartes en main. L’équipe dirigeante le sait, et tous, avec lui marchent sur des oeufs. “Il ne faudrait pas me donner une raison de partir”, raille-t-il en privé.
Aujourd’hui, on en est certain. Le départ de l’eurodéputé n’est qu’une question de jours. Samedi, Eric Zemmour se rendra en Normandie, terre d’élection du frontiste, pour un déplacement. Et, comme à leur habitude, les équipes promettent “une surprise”, sourire en coin. Dans les hautes instances du RN, la pilule est amère (…)
Plus d’un observent, se questionnent. Des élus du Sud, notamment, qui dénoncent la mainmise du “clan d’Hénin-Beaumont” sur le parti à la flamme. Des noms sont glissés, par-ci par-là. Celui de Romain Lopez, maire de Moissac, privé d’une visite de Marine Le Pen pour ses déclarations jugées trop Zemmour-compatibles. Celui de Julien Sanchez, maire de Beaucaire, “fidèle à l’appareil, mais qui n’en pense pas moins”. Celui, aussi, de Philippe Vardon, ancien identitaire proche de Nicolas Bay, qui “ne devrait pas tarder à changer de camp” (…)
Au RN, ces ralliements sont minimisés. Pour la direction, tous avaient déjà un pied dehors. “C’est l’étape finale de la dédiabolisation. Ceux qui partent ont toute leur place dans ce parti d’extrême droite, ce sont les reliques de la mort”, s’esclaffe un dirigeant. Marine Le Pen, elle-même, soutient que dans cette bataille, elle n’a “perdu aucun ami” (…)
Mais pour les anciens frontistes ayant franchi le Rubicon, la responsabilité incombe à la candidate RN. “C’est le comportement de Marine Le Pen qui a permis l’émergence de Zemmour, assure l’un d’entre eux. Elle a créé un espace qui a permis son avènement en agissant sans prendre en compte les différentes sensibilités en interne. Zemmour n’a fait que mobiliser ceux qui représentaient un courant dissident, mais ils auraient pu vivre comme une chapelle dans le parti.” (…)”
Addendum : Nicolas Bay est suspendu de ses fonctions au sein du RN (source)
La direction du parti a décidé de retirer toutes ses fonctions et le rôle de porte-parole de la campagne de Marine Le Pen à l’eurodéputé Nicolas Bay, accusé d’avoir transmis des informations confidentielles à l’équipe d’Éric Zemmour, rapporte BFMTV, mardi 15 février.
À peine une heure après avoir demandé une discussion en Bureau exécutif, j’en suis suspendu !
L’accusation est grossière : ne participant à aucune instance de la direction de campagne, comment aurais-je pu connaître et transmettre de prétendues « informations stratégiques » !? https://t.co/91zEn2tcOQ
— Nicolas Bay (@NicolasBay_) February 15, 2022
Richard Ferrand propose de nommer au Conseil constitutionnel la magistrate qui a classé l’affaire des Mutuelles de Bretagne… le concernant
Nous avons relevé le choix surprenant d’Emmanuel Macron (voir ici) de proposer une de ses ministres au Conseil constitutionnel mais celui de Richard Ferrand, président de l’assemblée nationale, est encore plus choquant (source):
Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, propose la magistrate Véronique Malbec, actuelle directrice de cabinet du ministre de la justice, Eric Dupond-Moretti (…)
Cette magistrate judiciaire de 63 ans à la carrière bien remplie était procureure générale de la cour d’appel de Rennes, supérieure hiérarchique du procureur de Brest lorsque celui-ci a décidé le 13 octobre 2017 le classement sans suite de l’enquête préliminaire concernant l’affaire des Mutuelles de Bretagne. Si Richard Ferrand souhaitait nommer une magistrate judiciaire au Conseil constitutionnel, alors que Mmes Maestracci et Lottin s’en vont, il avait l’embarras du choix. Prendre le risque de nommer la magistrate qui a classé son affaire ressemble, politiquement, au mieux à une bêtise.
Suspendez le passeport vaccinal!
20 sénateurs LR appellent à suspendre le passeport vaccinal au plus vite dans Le Figaro. Extraits:
L’annonce par le porte-parole du gouvernement d’une levée possible du pass vaccinal fin mars-début avril n’est pas acceptable. Il ne s’agit plus de la gestion sanitaire de la crise, mais d’une stratégie politique. Après avoir mis les Français en liberté surveillée, le Gouvernement voudrait être celui qui les libère, à quelques semaines du premier tour des élections présidentielles. La ficelle est un peu grosse.
Avec 300 000 contaminations officielles par jour, c’est-à-dire sans doute plus de 500 000 en réalité, ce pass vaccinal n’a aucun sens. Il n’a d’ailleurs jamais été nécessaire. En effet, si l’objectif du gouvernement était de limiter la circulation du virus dans des lieux précis, un test négatif est bien plus efficace qu’une preuve de vaccination, puisque ni deux, ni trois, ni quatre doses n’empêchent d’être contaminé et contagieux.
En outre, la stratégie du « tout vaccinal », comme le démontrent le médecin Gérald Kierzek, et même l’Organisation Mondiale de la Santé, est une erreur stratégique ; généraliser le vaccin et laisser croire qu’il va nous sortir de la pandémie est une gageure.
Le pass vaccinal se révèle même contreproductif en donnant le sentiment à nos compatriotes d’être protégés, les incitant à abandonner les gestes barrières. […]
Dans leur immense majorité, les Français ont fait preuve de responsabilité et d’abnégation, en accompagnant et en respectant les mesures gouvernementales. Mais trop, c’est trop ! Ils n’en peuvent plus.
Nous Sénateurs, très attachés aux libertés publiques, devons faire entendre leur voix.
| Etienne BLANC, Sénateur du Rhône | Vivette LOPEZ, Sénatrice du Gard |
| Christine BONFANTI-DOSSAT, Sénatrice du Lot-et-Garonne | Sébastien MEURANT, Sénateur du Val-d’Oise |
| Sabine DREXLER, Sénatrice du Haut-Rhin | Laurence MULLER-BRONN, Sénatrice du Bas-Rhin |
| Laurent DUPLOMB, Sénateur de la Haute-Loire | Sylviane NOEL, Sénatrice de Haute-Savoie |
| Christophe-André FRASSA, Sénateur représentant les Français établis hors de France | Phillipe PEMEZEC, Sénateur des Hauts-de-Seine |
| Muriel JOURDA, Sénatrice du Morbihan | Annick PETRUS, Sénatrice de Saint-Martin |
| Sylvie GOY-CHAVENT, Sénatrice de l’Ain | Cyril PELLEVAT, Sénateur de la Haute-Savoie |
| Alain HOUPERT, Sénateur de la Côte-d’Or | Kristina PLUCHET, Sénatrice de l’Eure |
| Alain JOYANDET, Sénateur de la Haute-Saône | Damien REGNARD, Sénateur représentant les Français établis hors de France |
| Daniel LAURENT, Sénateur de Charente-Maritime | André REICHARDT, Sénateur du Bas-Rhin |
Emmanuel Macron propose de nommer l’un de ses ministres au Conseil constitutionnel
En 2021, les institutions européennes s’étaient émus d’une réforme polonaise qui remettrait en cause l’indépendance des juges de la Cour Constitutionnelle polonaise. Des doutes planaient sur la légalité de la nomination de certains juges de la Cour Constitutionnelle polonaise, à laquelle plus personne en Europe n’accorde de crédibilité.
L’UE s’inquiétera-t-elle de la prochaine nomination au Conseil constitutionnel français ? Le président de la République Emmanuel Macron a proposé mardi de nommer le ministre de la Cohésion des territoires Jacqueline Gourault (MoDem) au Conseil constitutionnel.
Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, propose la magistrate Véronique Malbec, actuelle directrice de cabinet du ministre de la justice, Eric Dupond-Moretti.
Avec Alain Juppé ou Laurent Fabius, le Conseil compte 5 politiques purs sur 9 membres. Comment s’étonner que ce Conseil politisé ait validé sans sourciller l’Etat d’exception permanent dans lequel nous fait vivre Macron depuis son élection?
La France prie : plus de 2570 chapelets dans toute la France
L’initiative de laïcs catholiques pour promouvoir et multiplier la récitation du chapelet pour la France dans l’espace public pour confier ainsi cet espace à la Sainte Vierge et obtenir d’Elle le retour de la paix et de la liberté dans le respect du droit naturel dans la société française continue de croître avec plus de 2500 chapelets publics, dont 2300 le mercredi. Voici la carte indiquant les emplacements de ces prières publiques :
Donald Trump à Eric Zemmour : “Gardez votre authenticité et votre courage”
Éric Zemmour et l’ancien président des États-Unis Donald Trump se sont entretenus au téléphone durant une quarantaine de minutes :
«Ne cédez rien, tenez bon et restez courageux. C’est la ténacité et l’endurance qui finissent à la fin d’une campagne par payer.» Tels sont les mots que le milliardaire américain aurait lancés au leader de Reconquête !, selon Guillaume Peltier.
L’appel, selon BFMTV, aurait duré une quarantaine de minutes. «Notre responsable des Français de l’étranger avait le contact du cabinet Trump et a proposé d’organiser une rencontre physique ou au téléphone», affirme son équipe de campagne à nos confrères. «Le cabinet a accepté les deux, mais un déplacement en Floride étant compliqué, l’équipe a organisé cet échange téléphonique.»
Donald Trump aurait mis le candidat nationaliste en garde. D’abord contre «les médias» qui le trouveront «brutal». Avant de l’intimer à ne «jamais changer si vous voulez gagner». «Gardez votre authenticité et votre courage.»
Eric Zemmour a communiqué à ce sujet :

Isabelle Surply (RN) : “La gestion des ressources humaines du RN a été vérolée par un clan minoritaire très influent, générant aigreur, vengeance, colère, sentiment d’injustice et électoralisme servile”
Isabelle Surply, conseillère régionale du groupe LIS en région Auvergne-Rhône-Alpes, donnera son parrainage à Marine Le Pen mais renonce à se présenter aux législatives sous cette étiquette. Elle publie une tribune dans laquelle elle dénonce la lutte fratricide entre Eric Zemmour et Marine le Pen mais aussi, et surtout, une “gestion des ressources humaines (…) vérolée par un clan minoritaire très influent bien trop connu de tous, générant ainsi aigreur, vengeance, colère, sentiment d’injustice et électoralisme servile” au sein du RN :
Militante de la cause nationale depuis 2006, élue régionale de la Loire en 2015 et conseillère municipale de Saint-Chamond depuis 2020,(…) j’ai gravi les échelons (…) Réélue en 2021 sous l’étiquette du Rassemblement national, j’ai fait le choix difficile le 21 novembre dernier de quitter le groupe régional RN pour en créer un nouveau, le LIS (Libertés, Identités, Souveraineté) en vue de protéger trois éléments capitaux : mes idées, mon intégrité et mon ouvrage local.
Après 15 ans de travail passionné durant lesquels nous ne comptions ni les heures, ni l’argent ni le temps passé, le spectacle de cette guerre fratricide offert aujourd’hui n’est pas digne de nous, il n’est pas digne de la fonction que les électeurs nous ont confiée.
Mais nous payons aujourd’hui le terrible et lourd tribut d’une gestion interne qui pendant plusieurs années a focalisé nos cadres, nos attentions et notre énergie à l’intérieur du mouvement, tant et tant qu’elle a laissé s’installer un espace vide à l’extérieur. La Politique, comme la Nature, ayant horreur du vide, cet espace s’est rempli. Fort heureusement, il s’est rempli par de nombreux autres patriotes, donnant naissance à Reconquête !, qui se place aux valeurs antipodes d’Emmanuel Macron et de son inquiétant clone, Valérie Pécresse.
Cette gestion des ressources humaines a été vérolée par un clan minoritaire très influent bien trop connu de tous, générant ainsi aigreur, vengeance, colère, sentiment d’injustice et électoralisme servile (…)
Si je fais le choix aujourd’hui d’attribuer mon parrainage présidentiel à Marine Le Pen c’est parce que j’ai été élue sur un scrutin de liste, celle du Rassemblement national. Cependant, si j’ai toujours été fidèle à des idées, il n’en est pas forcément de même pour un parti. Il est important de garder à l’esprit que le Rassemblement national est un véhicule politique parmi tant d’autres. L’outil ne doit jamais remplacer la finalité de nos engagements et ne doit jamais demeurer une fin en soi.
Pour toutes ces raisons, tout en accordant ce parrainage, j’ai déjà informé le mouvement que je ne souhaitais pas me présenter aux élections législatives sous l’étiquette RN.
À tous ceux qui m’ont questionnée ces derniers mois, je réponds que mes idées sont restées les mêmes qu’il y a 15 ans et qu’il est essentiel que je puisse conserver la liberté de parole. Aussi, je compte bien poursuivre mon combat sur tous les sujets qui me préoccupent, qui vous préoccupent. Nos deux camps doivent être en mesure de se rassembler pour le deuxième tour de l’élection présidentielle et des élections législatives.
Sans cela, nous nous éloignerons à jamais d’une grande partie de notre électorat et nous aurons indignement abandonné notre objectif premier : se mettre au service du Bien Commun.”
Contrairement aux éléments de langage de Marine le Pen et de ses proches, minimisant les départs vers Reconquête en les réduisant à 4 ou 5 personnalités (Jérôme Rivière, Gilbert Collard, Stéphane Ravier, Maxette Pirkabas…et bientôt Nicolas Bay), le nombre de conseillers municipaux RN, de conseillers régionaux RN et surtout tous les anciens cadres exclus du RN au cours des purges de ces dernières années, est très important. Les derniers en date sont Christophe Boudot, ancien chef de fille du RN en région AURA, Cyril Hemardinquer, délégué départemental du Loiret et conseiller régional du Centre-Val de Loire, Sophie Grech et Jean-Guillaume Remise, conseillers régionaux en PACA…
Le fait que Guillaume Peltier ait annoncé que les 500 promesses de parrainages sont désormais dépassées pour Eric Zemmour n’est certainement pas étranger à ce mouvement de fond. il en a désormais 250 validés par le conseil constitutionnel.
On a enregistré plus de 500 promesses, mais ce ne sont pas encore des parrainages. Il faut que les maires comprennent bien que cette campagne a besoin d’un débat démocratique et loyal : @ZemmourEric doit être candidat à l’élection présidentielle. #Les4V
— Guillaume Peltier (@G_Peltier) February 15, 2022
Modification de la structure de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi
Le pape François a réorganisé la structure interne de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF), dénommée avant 1965 Congrégation du Saint-Office. Dans un motu proprio daté du 14 février, le pape a centralisé les fonctions de la CDF, en la limitant à deux sections : doctrinale et disciplinaire.
Le dicastère comportait avant cette réforme une troisième section, qui traitait des cas de mariage liés au « privilège de la foi » ou « privilège paulin ». Avec ce motu proprio, intitulé Fidem servare, ces derniers seront désormais traités par la section doctrinale. La restructuration entre en vigueur immédiatement.
« “Garder la foi” (cf. 2 Tim. 4, 7) est la tâche principale, ainsi que le critère ultime à suivre dans la vie de l’Eglise », écrit François dans le motu proprio du 14 février.
« La Congrégation pour la doctrine de la foi exerce cette tâche importante, en assumant des compétences tant doctrinales que disciplinaires, telles qu’elles lui ont été attribuées par mes vénérables prédécesseurs ».
L’une de ces tâches consiste à examiner « des écrits et des opinions qui semblent problématiques pour la foi », non plus en condamnant fermement l’erreur qui empoisonne le troupeau comme le faisait le Saint-Office, mais « en favorisant le dialogue avec leurs auteurs et en proposant des remèdes appropriés ».
La section disciplinaire continuera à s’occuper des crimes réservés à la Congrégation et traités par elle à travers la juridiction du Tribunal Apostolique Suprême qui y est établi. Elle est chargée de préparer et d’élaborer les procédures prévues par les normes canoniques afin que la Congrégation puisse promouvoir une administration correcte de la justice en ce qui concerne les delicta graviora, ou crimes les plus graves. Il s’agit essentiellement des abus.
L’épreuve du feu : découvrir le livre de l’Apocalypse
Le Suisse Etienne Magnin a produit un documentaire en deux parties sur les 7 Eglises de l’Apocalypse, qui nous emmène sur les traces de ces premières communautés chrétiennes. Ce premier opus offre une présentation du lieu où l’Apôtre Jean reçu la Révélation, à Patmos, ainsi que des trois premiers lieux à qui s’adressent les trois premières Lettres de l’Apocalypse : Ephèse, Smyrne et Pergame. Les quatre autres lieux correspondants aux quatre dernières Lettres de l’Apocalypse, seront présentés dans le 2e opus (à paraître en 2023). Le film fait appel à 12 intervenants internationaux.
L’Asie Mineure au premier siècle de notre ère. Un basculement de civilisation est amorcé. Le christianisme se développe rapidement dans l’Est de l’Empire romain grâce aux textes de la Bible. Parmi eux se trouve l’un des livres les plus mystérieux jamais écrit : le livre de l’Apocalypse rédigé pour 7 églises se trouvant dans l’actuelle Turquie. Les visions et prophéties qu’il contient dévoile une guerre spirituelle qui déchaine les forces du Mal contre l’humanité dans les temps de la fin, les l’opprimant avec la férocité d’une armée qui sait que le temps est compté… Ce texte, d’une troublante actualité, fût de tout temps une formidable source d’espoir pour tous ceux qui sont confrontés à l’épreuve du feu. Qu’a-t-il à dire à notre génération ?
Le réalisateur revient longuement sur les persécutions subies par ces premiers chrétiens et établit un parallèle avec les persécutions subies aujourd’hui par des millions de chrétiens dans le monde. A ce titre, le livre de l’Apocalypse est d’une étonnante actualité.
Idéologie transgenre : une emprise sectaire auprès des adolescents
Caroline Eliacheff, qui vient de publier avec Céline Masson La Fabrique de l’enfant transgenre, a été interrogée dans Le Figaro. Extraits:
[…] Selon les pays, sur une période de dix à quinze ans, le diagnostic de « dysphorie de genre » , qui traduit un sentiment d’inadéquation entre le sexe de naissance et le « ressenti » , a augmenté de 1 000 % à 4 000 %. Face à cette évolution, Céline Masson et moi-même ne sommes pas les premières à tirer la sonnette d’alarme : il s’agit de protéger le corps et le psychisme des mineurs contre les excès des traitements médicamenteux. Tous ont des effets secondaires, certains sont irréversibles et feront d’un enfant sain un patient à vie.
Qui « fabrique » cet enfant transgenre ?
Fabriquer, c’est inventer quelque chose. En 2015, les professionnels qui établissent la nomenclature des affections psychiatriques ont inventé la « dysphorie de genre » en même temps qu’ils l’ont exclu de toute référence à la psychiatrie. Les activistes LGBT, eux, ont inventé une novlangue qui fragmente la société en établissant des typologies : cis, trans, non binaire, etc. Au nom de la lutte nécessaire contre les discriminations, ils veulent aussi nous imposer l’idée que le sexe est « assigné » , qu’on peut en changer dès le plus jeune âge en fonction de son ressenti. […]
Vous évoquez une emprise presque sectaire. C’est-à-dire ?
On ne mesure pas ou pas assez l’influence des réseaux sociaux que des millions de jeunes fréquentent assidûment. Des adolescents souvent fragiles y cherchent un sens à leur malaise. Ils trouvent des jeunes de leur âge en qui ils croient se reconnaître et qui leur affirment ce qu’ils sont : trans. Ils font alors partie d’une communauté virtuelle qui les encourage à s’affirmer, leur conseille de s’éloigner de leur famille, forcément transphobe, et les héroïse à chaque étape de leur transition. Une vie meilleure leur est promise, des photos affriolantes le prouvent à moins que ce ne soit les cicatrices après chirurgie qui indiquent l’allégeance au groupe. Ils sont renvoyés sur des sites qui leur donnent le mode d’emploi pour entreprendre leur transition sociale auprès de leurs parents et de l’école, pour convaincre les médecins de leur prescrire des hormones, y compris en menaçant de se suicider.
On propose donc désormais de « changer de sexe » à des adolescents ?
Plus de la moitié de ceux qui désirent s’engager dans cette voie présente des difficultés psychiques antérieures à leur autodiagnostic : dépression, troubles autistiques, agressions sexuelles, certains vivent dans des familles dysfonctionnelles. Ces adolescents, comme il est fréquent à cette période, se questionnent sur leur orientation sexuelle. N’est-ce pas un âge où l’on est « fluide » et « trans » par nature ? Céline Masson propose de parler de « dysphorie pubertaire » pour exprimer cet état. Que des jeunes expriment le désir de changer de sexe, comme une sorte d’avant-garde générationnelle, ne me dérange pas. En revanche, la réponse qu’apportent certains médecins « transaffirmatifs » et la société tout entière me paraît plus problématique. On accède à ce qu’ils disent désirer comme s’il était vrai que l’on peut changer de sexe. Dans le psychisme il y a toutes sortes de possibilités : ça s’appelle des fantasmes ; mais dans la réalité, c’est plus compliqué. Les êtres humains butent sur le fait qu’ils sont sexués, faillibles et mortels. […]
Lorsqu’un processus médical est engagé, quel est le rôle des parents ?
Ils sont souvent sidérés. Et quand ils prennent rendez-vous dans un service spécialisé, certains nous disent qu’à leur immense surprise, au bout d’une ou quelques consultations, on propose à leur enfant, selon son âge, soit des bloqueurs de puberté, soit des hormones antagonistes. Les parents sont fortement incités à autoriser ces traitements. On leur dit que le jeune va aller mieux ou qu’il risque de se suicider s’ils ne sont pas d’accord. Difficile de résister à de tels arguments, mais certains le font et se regroupent en associations pour faire valoir leur point de vue. […]
Quelle est la position des institutions publiques, de l’État ?
Ils sont depuis longtemps totalement pénétrés par un lobbying très bien organisé qui peu à peu fait passer ses idées avec de très bonnes intentions dont la lutte contre la transphobie et l’homophobie. On le voit dans les cours d’éducation sexuelle, en primaire ou au lycée, délivrés par des associations agréées par l’Éducation nationale et qui font se dresser les cheveux sur la tête. On le voit dans le lexique trans édité par le Planning familial. […]
Entente à droite ou victoire de Macron ?
De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :
L’étrange campagne présidentielle actuelle se poursuit sans qu’il soit possible, à huit semaines du premier tour, de deviner comment elle va se conclure.
J’avoue tout d’abord que je doute fort qu’Emmanuel Macron soit aussi haut dans les urnes que ce qu’en disent les instituts de sondage. Même s’il est tout à fait possible (et même, hélas, probable) qu’il l’emporte, non pas en convainquant les électeurs de la qualité de son bilan, mais en laissant les candidats de droite se neutraliser mutuellement.
De fait, le véritable enjeu se situe au sein de chacun des deux camps.
À gauche, selon toute vraisemblance, Jean-Luc Mélenchon finira en tête – ce qui est passablement inquiétant pour l’avenir.
Le PS n’avait jamais réellement effectué sa mue social-démocrate, mais avec la domination de LFI, la gauche modérée va se retrouver tout entière à LREM – ce qui est évidemment logique, tant M. Macron est un homme de la social-démocratie, même si les journalistes et les opposants de tout bord s’acharnent à prétendre qu’il mène une politique de droite !
Mais le plus intéressant (pour nous, mais aussi pour le résultat final) se passe à droite.
Trois candidats se tiennent au coude à coude – qui, ensemble, disposeraient d’une offre politique remarquablement efficace (le RN parle à la France périphérique quand Reconquête et LR parlent à la bourgeoisie ; LR dispose de solides compétences budgétaires, même si, ici aussi, la technocratie est de plus en plus puissante, tandis que Reconquête et le RN proposent un discours cohérent sur le régalien et l’identité).
Pour le moment, il me semble que Valérie Pécresse est la plus menacée.
Son espace politique est réduit entre Emmanuel Macron et Éric Zemmour et les départs récents d’Éric Woerth ou de Nathacha Bouchart lui causent un tort symbolique considérable : il est beaucoup plus difficile de dire qu’Emmanuel Macron a « cramé la caisse » quand le ministre du Budget de Nicolas Sarkozy soutient ce dernier ou de critiquer son bilan migratoire quand la maire de Calais le rejoint.
Mais Marine Le Pen est, elle aussi, dans une posture fragile : bon nombre de ses cadres l’abandonnent. Elle paie là le fait d’avoir toujours refusé l’enracinement local de son parti, ainsi que le débat interne.
La logique voudrait qu’Éric Zemmour profite de ces faiblesses de ses deux principales rivales. Et il est vrai que sa campagne bénéficie d’une dynamique impressionnante.
Mais, hélas, faute de culture de l’entente à droite, il est à craindre que ces différents mouvements s’anéantissent mutuellement et laissent M. Macron l’emporter !
Conférence sur l’avenir de l’Europe : les propositions hostiles à l’immigration pourtant plébiscitées par les votants ont été censurées
2e proposition la plus approuvée : “Mettre un terme à toute immigration en provenance de pays non européens ou non de pays du premier monde“ (vote ouvert jusqu’au 20 février 2022)
4e proposition la plus approuvée : “Expulsion rapide de l’UE en cas d’infractions graves. Sauvegarder au préalable les empreintes digitales. Quiconque abuse des aides n’a pas le droit de rester“ (vote ouvert jusqu’au 20 février 2022)
Aucune de ces idées ne figurent dans la liste des 40 recommandations retenues par le panel de citoyens de l’UE ni dans celles qui ont été prises en considération mais non retenues.
Liste des 40 recommandations retenues par le Panel 4 composé de 200 citoyens de l’UE (en anglais)
Les participants ont tenu à répéter que la migration n’était pas nécessairement un problème. Ils ont proposé de donner accès au marché du travail européen aux demandeurs d’asile possédant les qualifications requises et d’améliorer les conditions des travailleurs immigrant au sein de l’UE.
Chaque panel rassemble 200 citoyens. Les membres du panel ont été sélectionnés au hasard, mais de façon à représenter la diversité de l’UE. Chaque panel sera composé d’autant d’hommes que de femmes et représentera aussi bien les Européens issus des zones urbaines que des zones rurales. Un tiers des membres seront âgés de 16 à 25 ans.
Les recommandations seront présentées par les représentants du panel et débattues lors de la prochaine plénière de la conférence à Strasbourg, les 11 et 12 mars 2022. La plénière réunit des représentants des institutions de l’UE, des parlements nationaux et de la société civile, ainsi que des citoyens. Les recommandations des panels seront regroupées dans un rapport final, auquel les institutions de l’Union devront donner suite.
Ô ma France
« Frères d’âmes » est un récital de chansons en duo avec Daniel Facérias et Patrice Martineau dont la première pierre blanche est la chanson « Ô ma France », écrite en collaboration avec Philippe de Villiers et Daniel Facérias pour célébrer dans un souffle lyrique l’épopée millénaire de la vocation de la France et l’Espérance qui est liée. Une chanson pour célébrer l’âme de notre France au-delà de tout camp politique.
La création de ce récital est prévue aux Herbiers fin septembre. Un projet sous la houlette de SOS-Chrétiens d’Orient pour venir en aide aux établissements scolaires du Liban dans une situation dramatique. Et en avant-première, une tournée est prévue en Syrie et au Liban pour la fin mars dans le cadre de la Semaine de la Francophonie.
Passeport vaccinal : Extension du règlement de l’UE sur les certificats numériques COVID au-delà du 30 juin
Le Parlement européen a déposé le 3 février un projet de règlement
relatif à un cadre pour la délivrance, la vérification et l’acceptation de certificats COVID-19 interopérables de vaccination, de test et de rétablissement (certificat COVID numérique de l’UE) afin de faciliter la libre circulation pendant la pandémie de COVID-19
Afin de faciliter la libre circulation durant la pandémie de COVID-19, le Parlement européen et le Conseil ont adopté, le 14 juin 2021, le règlement (UE) 2021/9531 établissant le cadre du certificat COVID numérique de l’UE pour la délivrance, la vérification et l’acceptation de certificats COVID-19.
Il ne peut être exclu que les États membres continuent d’exiger des citoyens de l’Union qu’ils présentent une preuve de vaccination contre la COVID-19, de test de dépistage de la maladie ou de rétablissement de celle-ci au-delà du 30 juin 2022, date à laquelle le règlement (UE) 2021/953 devrait expirer. Cette prolongation devrait être étendue à 12 mois. Avant d’être de nouveau prolongée ?
Le crash
Critiquée de partout pour sa prestation catastrophique, Valérie Pécresse se défend en accusant ses détracteurs de… machisme…
Au lendemain de son meeting au Zénith, Valérie Pécresse dénonce "un phénomène machiste" pic.twitter.com/pFq2evaZHO
— BFMTV (@BFMTV) February 14, 2022
Livre Noir était au meeting de Valérie Pécresse. Ce devait être un reportage en toute bienveillance… :
Guatemala : un monument pour la vie dans le palais du gouvernement
Le 9 mars, dans le Palais National du Guatemala, le bâtiment historique utilisé pour les activités organisées par le gouvernement, une cérémonie spéciale aura lieu : le pays sera officiellement reconnu comme ” Capitale pour la vie de la péninsule Ibero-américaine “. L’événement se déroulera en présence du président du Guatemala, Alejandro Giamattei, de membres de son gouvernement et de responsables d’autres États d’Amérique latine spécialement invités pour l’occasion.
Coût nul
Ce jour-là, un monument de dix pieds de haut et de deux pieds de large sera placé dans le nouveau “Patio de la vie” au centre du Palais. La conception du monument n’a pas encore été rendue publique, mais selon le Congrès ibéro-américain pour la vie et la famille, l’organisation qui a décerné le titre au Guatemala, il sera en bronze et pèsera plus d’une demi-tonne. Le monument a été produit au Mexique et ne coûtera rien au gouvernement, car il a été financé par des donateurs privés.
Journée pour la vie
Par décret présidentiel, l’inauguration coïncidera avec l’instauration de la “Journée Nationale de la Vie” dans ce pays d’Amérique centrale, qui sera donc célébrée chaque 9 mars. “C’est un exemple courageux et j’espère que les pays du continent suivront cet exemple et instaureront également une journée nationale pour célébrer la vie”, a déclaré Aarón Lara, président du Congrès ibéro-américain pour la vie et la famille.
Les anciens électeurs de Benoit Hamon préfèrent voter Valérie Pécresse qu’Anne Hidalgo
Valérie Pécresse sera-t-elle la future aile gauche des macronistes ?
Ce baromètre illustre un véritable éclatement des électeurs de l’ancien représentant des socialistes il y a cinq ans. Seuls 13% accordent, en effet, leur vote à la maire de Paris. C’est vers Yannick Jadot et Christiane Taubira que se tournent les anciens partisans de Benoît Hamon, les deux candidats se partageant respectivement 20% et 15% de leur voix.
Ce baromètre illustre un véritable éclatement des électeurs de l’ancien représentant des socialistes il y a cinq ans. Ils ne sont ainsi que 13% d’anciens électeurs de Benoît Hamon à envisager accorder leur vote à la maire de Paris, soit moins que ceux qui comptent glisser un bulletin “Valérie Pécresse” dans l’urne (16%).
La représentante de la droite plait aujourd’hui plus à ces anciens électeurs de gauche que la candidate officielle du PS.
Éric Woerth : “Valérie Pécresse c’est Emmanuel Macron sans le talent et Éric Zemmour sans la puissance”
Eric Woerth, qui vient de quitter LR pour rallier LREM, aurait-il une intuition concernant la configuration du 2ème tour ?
Selon Éric Woerth "Valérie Pécresse c'est Emmanuel Macron sans le talent et Éric Zemmour sans la puissance." dans #LeGrandRendezVous sur #Europe1 pic.twitter.com/tTTYA0gM74
— Europe 1 🎧🌍📻 (@Europe1) February 13, 2022
Mgr Rey : “A 14 semaines, nous sommes clairement face à un être humain”
Texte de Mgr Rey publié sur le site du diocèse de Fréjus-Toulon, illustré par une photo de la Marche pour la Vie 2022 :
Après son dépôt le 25 août 2020 et après avoir passé la navette parlementaire, le projet de loi visant à renforcer le droit à l’avortement vient d’être voté, lors de la deuxième séance du 10 février 2022, à l’Assemblée nationale par 46 voix contre 13 et 2 abstentions.
Parmi les éléments de cette loi nous y trouvons : l’allongement du délai de l’avortement en passant de 12 à 14 semaines ; la possibilité donnée aux sages-femmes de pratiquer l’avortement chirurgical (réservé jusqu’à présent aux médecins seuls) et la suppression du délai de réflexion de 48 heures proposé au mineur entre la 1ère consultation et l’avortement lui-même considéré infantilisant pour les femmes. Ces trois éléments comportent beaucoup d’enjeux éthiques mais le premier mérite une attention particulière.
Les 14 semaines constituent plus que le tiers d’une grossesse. Il est communément reconnu qu’au-delà de trois mois, on ne parle plus d’embryon mais de fœtus dont le développement anatomique et physiologique sont détectables : cœur qui bat, mouvement respiratoire, vertèbres et os calcifiés, apparition de l’appareil génital, le développement du système nerveux, les réponses au stimuli extérieurs voire le ressenti de la douleur selon certaines études. Bref, nous sommes clairement face à un être humain et non plus à un amas de cellules comme le pensent beaucoup. Le prolongement du délai de l’avortement change en soi l’acte médical posé : on intervient sur un être humain en broyant son squelette pour pouvoir le retirer (l’aspirer) de l’utérus.
Est-ce bien un vrai acte médical ? Est-ce cela la vocation de la médecine ? A-t-on oublié que sa première vocation est curative même si elle peut être aussi préventive et prédictive ? Beaucoup de femmes souffrent d’une grossesse non désirée pour maintes raisons ; mais cela ne pourrait jamais justifier un acte si violent commis au nom de la liberté individuelle alors que même la raison médicale et exceptionnelle souhaitée par Mme. Simone Veil n’a plus sa place ; elle qui a affirmé lors de son discours à l’Assemblée nationale en 1974 que « l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue. […] C’est toujours un drame et cela restera toujours un drame. » Quelle aberration idéologique de s’occuper du bien-être de l’animal et de sa souffrance (je pense à la souffrance des fœtus animaux lors de l’abattage selon une étude européenne en 2017 ou au décret que vient de prendre le gouvernement pour interdire le broyage de poussins mâles à la naissance dans la filière des poules pondeuses) alors que l’on met de côté l’être humain doté d’une dignité ontologiquement, anthropologiquement fondée dès sa conception. Même si pour la loi il n’est pas une personne humaine, l’Église catholique nous appelle à le considérer comme tel puisqu’il est créé à l’Image de Dieu (Donum Vitae I, 1).
Il semble que le propre de la loi française tende à favoriser aujourd’hui une culture de la mort, un droit à la mort alors que le droit à la vie n’est même pas présent dans la Constitution.
Et que dire face à la volonté du Président de la République Emmanuel Macron, de faire inscrire l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne ?
Notre société s’enfonce dans le déni. Les chrétiens doivent se mobiliser sans se décourager. La Vérité rend libre !
Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon
Le collectif #PasAvecMaRedevance dénonce la ligne éditoriale militante et partiale de chaîne publique France TV Slash
Un collectif citoyen reproche à la chaîne de service public France TV Slash de manquer de pluralisme sur les sujets qu’elle aborde et d’être sous l’emprise de l’idéologie «woke». Une pétition a été lancée.
Arthur Monnet, porte-voix de cette mobilisation revendiquée apolitique, reproche à la chaîne numérique plusieurs centaines de manquements à sa mission de service public depuis sa création, en février 2018. Plus précisément, ce sont les publications de la chaîne sur Instagram, réseau social prisé par son jeune public, que le collectif met en cause. Il y a un an et demi, c’est « un peu par hasard » qu’Arthur Monnet tombe sur une de ces publications (…) Interloqué, Arthur Monnet s’intéresse à d’autres publications de la plateforme. « J’ai alors découvert que la publication sur laquelle j’étais tombé n’était que la partie émergée de l’iceberg. Il ne s’agissait pas d’un cas exceptionnel, mais d’une ligne éditoriale militante, partiale, qui manquait à nombre de ses missions de service public. »
Arthur Monnet s’appuie alors sur de solides bases de droit pour confirmer ses intuitions. Il épluche minutieusement les 3 000 publications de France TV Slash sur Instagram. Puis il confronte celles qu’il soupçonne aux chartes qui déterminent les missions de France Télévisions. Selon lui, le résultat est accablant. « Environ 500 posts, soit 1 sur 6, posaient problème. » Le collectif en a retenu 100, pour « rester digeste », qui accompagneront la pétition et seront rendus publics. Pour un quart de ces cas, c’est le non-respect de la « stricte neutralité politique » exigée par la charte éthique de France Télévisions qui est pointé du doigt. Pour d’autres, il s’agit d’une violation de « l’expression des différents points de vue » pour les « questions prêtant à controverse » assurée par le cahier des charges des services publics ou encore du manque de vigilance pour « éviter toute publicité clandestine dans les contenus diffusés »… Tandis que certains griefs relèvent d’un militantisme délibéré, d’autres trahissent une négligence dans le traitement des sujets d’actualité.
À plusieurs reprises revient, par exemple, le traitement de l’affaire Adama Traoré. Une publication est pointée du doigt par le collectif pour n’avoir comme seule source qu’un membre du comité Vérité pour Adama, tandis qu’un autre fait la promotion de photographies dont la vente bénéficie au même comité (…) [source]
Reconquête franchit la cap des 100 000 adhérents
Eric Zemmour, entouré de Guillaume Peltier et Philippe de Villiers, a remis personnellement la 100 000ème et 101 000ème cartes d’adhérents du parti Reconquête à deux anciennes adhérentes LR :
“[Eric Zemmour (…) a tenu à leur remettre leur carte en mains propres, insistant bien sur le parcours de Corinne et Jamila. “Dites moi d’où vous venez”, a questionné le candidat de Reconquête. “J’ai adhéré à l’UMP en 2009 et ensuite, je suis restée aux Républicains”, a expliqué la première. “Je m’appelle Jamila, j’ai 36 ans. J’ai commencé mon engagement politique très jeune et j’étais militante de l’UDF. Ensuite je suis passée à l’UMP, puis LR”, poursuit la seconde.”

Autre messe, autre foi ?
De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :
Le quotidien officieux de l’épiscopat français, La Croix, vient, enfin, -le 10 février- de placer la querelle liturgique autour de Traditionis Custodes sur le plan qui devrait être le sien, celui de la doctrine. Sous la plume d’Aline et Alain Weidert, couple disons pudiquement d’âge mur, animateur de la CCBF, dont tout le monde n’est pas obligé de savoir qu’il s’agit de la Conférence Catholique des Baptisé-es Francophones la sentence est sans appel :
« L’esprit de la liturgie d’autre « foi », sa théologie, les normes de la prière et de la messe d’hier (la lex orandi du passé) ne peuvent plus, sans discernement, continuer d’être les normes de la foi d’aujourd’hui ».
Des déclarations autorisées
Pourquoi s’attarder à de tels propos, si manifestement outranciers ? Pour la raison bien simple que leur expression dans le quotidien de référence de l’Eglise de France manifeste certainement la pensée profonde du noyau dirigeant de la Conférence des Evêques de France. Si ce n’était pas le cas lesdits évêques se seraient certainement, déjà, manifestés publiquement. S’il est moribond numériquement, la transmission de la foi n’étant pas assurée dans ces milieux comme l’ont démontré les travaux de Guillaume Cuchet ou Yvon Tranvouez, le progressisme chrétien tient encore tous les leviers de commande de l’institution ecclésiale en France. C’est lui qui en contrôle les principaux moyens de communication ainsi que les centres de formation : séminaires et universités. Chaque jour une bonne partie des prêtres et des communautés religieuses de France reçoit sa dose d’informations présentées, prétendument à la lumière de l’Evangile, en réalité à l’aune des nouveautés conciliaires. Quels sont d’ailleurs les titres de ces idéologues, qui fustigent le rite traditionnel, à donner des leçons au regard de l’expérience désastreuse, de ces cinquante dernières années ? Juchés sur les décombres d’une Eglise en ruine ils se révèlent, en fait, totalement étrangers aux racines mêmes de la religion dont ils se prétendent les apologues. Ecrasés par l’ampleur et la majesté d’un héritage qu’ils s’avèrent intellectuellement inaptes à comprendre et spirituellement incapables de vivre.
Une autre foi
Dans cet article les auteurs dénoncent : les
« messes malheureusement toujours empreintes d’un fort caractère sacrificiel « expiatoire » à finalité propitiatoire dans le but d’annihiler les péchés (…) « Propitiation » que défendent bec et ongles les communautés Ecclesia Dei avec leurs prêtres sacrificateurs, formés à dire le Saint Sacrifice de la messe ».
Tout cela n’aurait plus de sens. Il faudrait une « Eucharistie qui positive » et qui « scelle l’Alliance/Christ » !!! Certains feront remarquer, refrain connu, que ce n’est pas ce qu’a écrit et voulu le Saint Concile. Peut-être. Cependant quelle est la réalité ? J’ai assisté, il y a quelques jours, à l’enterrement du père d’un ami proche. La messe était concélébrée par quatre prêtres, témoignant par leur présence de l’engagement catholique du défunt. A plusieurs reprises le célébrant a affirmé que la messe était célébrée en hommage au dit défunt, hommage également rendu à son corps, par l’encensement, à la fin de la cérémonie. A aucun moment il n’a été fait référence à la messe offerte, en sacrifice propitiatoire, pour le repos de l’âme de la personne décédée. Pas plus que l’encensement du corps du mort n’était justifié par le fait que ce corps avait été le temple du Saint-Esprit. La messe était ainsi devenue une cérémonie d’hommage, un rassemblement communautaire pour honorer la mémoire d’un être cher disparu. Plus de Dies irae implorant la miséricorde de Dieu face à sa justice mais les témoignages des proches chantant les louanges de l’être disparu. Comment ne pas voir là une rupture manifeste avec la finalité traditionnelle de la messe et tout particulièrement de la messe des funérailles ? La manifestation d’une foi qui n’est plus celle, immémoriale, de l’Eglise catholique. Toute la cérémonie s’est déroulée, sans outrances ni scandales, dans un tranquille horizontalisme, une brave dame, d’âge canonique, s’évertuant à secouer, par ses chants, une assemblée un peu apathique. Cinquante années après la réforme liturgique nous en sommes là dans la grande majorité des paroisses de France, du moins quand il reste des prêtres pour célébrer la messe. On peut d’ailleurs légitimement s’interroger sur la pertinence d’une concélébration par quatre prêtres alors qu’au même instant dans Paris des enterrements avaient lieu certainement sans la présence de prêtres. Ce à quoi le simple bon sens permet de répondre que pour présider une cérémonie d’hommage il n’y a pas besoin de prêtre.
Nous ne lâcherons rien !
C’est ce type de cérémonie, ces messes qui sont d’abord des rassemblements communautaires qu’ont fuis, ou que n’ont jamais connus, les fidèles attachés à la forme traditionnelle de célébration de la messe. Leur choix n’est pas uniquement esthétique ou sentimental. Il met en jeu la foi, elle-même. Il est donc doctrinal. Aline et Alain Weidert parlent d’or en affirmant que la messe d’autrefois témoigne d’une autre foi que celle transmise dans l’immense majorité des paroisses. Il s’agit là d’un fait difficilement récusable. Quel pourcentage des catholiques « conciliaires » croit que la messe est « le sacrifice du Corps et du sang de Jésus-Christ offert sur nos autels » (catéchisme de Saint Pie X) ? Si les évêques de France devaient suivre au pied de la lettre les consignes de Traditionis Custodes ordonnant la suppression de la célébration des sacrements selon la forme traditionnelle ils se heurteraient alors à une résistance qui ferait passer l’occupation de Saint Nicolas du Chardonnet, en 1977, comme une facétieuse péripétie. A bon entendeur, Salut.
Elle n’a vraiment pas l’air d’y croire
De Bernard Antony :
L’embêtant, pour ses partisans, c’est qu’elle n’a vraiment pas l’air d’y croire !
Les photos se suivent et se ressemblent : presque partout, celle qui dans le discours qu’on lui a écrit se qualifie « d’indomptable » fait à peu près la même tête à l’évidence désabusée, sinon dégoûtée du pensum qu’elle s’est elle-même infligé.
Dans une autre variante elle est prise dans la moue que ferait une bourgeoise capricieuse devant une omelette aux truffes bien inférieure à ce qu’elle s’était imaginé.
Du côté des jeunes républicains, une fois passées les exigences de la claque, chez la plupart, c’était du désenchantement et pour beaucoup de la consternation.
Valérie les avait ennuyés.
Dans la forme, pas de souffle, pas d’élan, pas de passion, pas de chaleur authentique, pas une seule formule originale, rien de scintillant, rien qui fasse rêver. Bonjour tristesse !
Et puis quelle honte que la récupération sans vergogne de l’expression du « grand remplacement » lancée par l’écrivain Renaud Camus et reprise par Zemmour.
Mais juste pour laisser bien tièdassement entendre que non, tout de même, le « grand remplacement » ce n’est pas déjà la réalité, qu’on peut encore l’éviter.
Pitoyable aveu de ce que jusqu’ici elle n’avait donc rien vu venir. Ainsi Pécresse, présidente de l’île de France, n’a pas eu l’intelligence de l’anticipation, de la prévision, de la prospective.
Elle n’a donc même pas eu le simple bon sens de constater qu’au rythme des déferlements migratoires, le grand remplacement se produisait toujours plus, depuis des années et des années, territoire après territoire, commune après commune, quartier après quartier.
Pitoyable déni de réalité, aveuglement volontaire.
Et voilà pourquoi, sur la réalité de la France, elle n’a su que lire sur son prompteur le discours politicien, écrit par quelque conseiller, à pure finalité électoraliste. Un discours dans lequel les sempiternelles invocations, des valeurs de la République, de la citoyenneté, de la laïcité, mots depuis longtemps vidés de sens, n’avaient pour objectif que de ne pas parler d’une France qui se meurt. Et sans évoquer, et pour cause, la continuation du processus du « génocide français » tel que décrit par nous dès 1980.
Génocide dont au moins Eric Zemmour, sans vouloir ou pouvoir hélas s’en prendre à toutes ses composantes, propose lucidement et courageusement d’en finir avec ce que nous appelons la « tsunamigration » et « l’islamigration », avec l’insécurité, avec l’effondrement de l’éducation nationale, avec les diktats du racisme « woke » et la dictature des médias gauchistes.
PS : Ce jour dans le Figaro, une brève pour évoquer le meurtre à « l’arme blanche » d’un père de famille, dans une rixe avec quatre jeunes occupant les parties communes d’un immeuble à Marseille. Le tort de la victime ? D’avoir demandé à ces quatre salopards de nettoyer et de quitter les lieux. En clair, un assassinat. Comme il y en a tous les jours et de plus en plus dans notre pays mais si peu répercutés dans les médias.
Mais comme le dit le garde des Sceaux (et protecteur des sots), Dupont-Moretti, il n’y a pas d’insécurité dans notre pays, juste un sentiment d’insécurité…
« Liberté, liberté chérie… »
De Stéphane Buffetaut, vice-président du CNIP, élu de Vendée, et ancien député européen, pour le Salon beige:
A l’évidence, « les convois de la liberté », à deux mois du premier tour de l’élection présidentielle, inquiètent la « macronie ». Le mot liberté ainsi mis en avant a quelque chose de bien ennuyeux. D’autant que les revendications et préoccupations des manifestants vont au-delà de la question du laisser passer vaccinal. Bien fâcheux pour le gouvernement dont l’habituel argument du civisme et du respect d’autrui perd de sa force, d’autant qu’il en a usé et abusé durant des mois et pas toujours à bon escient. L’image des blindés de la gendarmerie investissant Paris est d’autant plus contre-productive que les personnes qui ont rejoint les convois de la liberté semblent bien paisibles, chaleureuses, plus en quête de convivialité que de « castagne ». Quoi qu’il leur en coûte – et il leur en coûte beaucoup, des frais d’essence aux verbalisations systématiques. Ils proviennent de tous horizons sociaux et géographiques, voire politiques. Ils sont une image du peuple de France qui retrouve le goût d’être libre.
Ce qui rassemble tous ces gens, c’est une profonde lassitude, une grande exaspération, une vertigineuse perte de confiance à l’égard d’une certaine caste politique qui, décidément, semble à des années lumières des préoccupations françaises. En fait, les mesures coercitives, contradictoires, punitives et souvent grotesques prises pour lutter contre la pandémie ont agi comme un révélateur. Trop c’était décidément trop et les citoyens ont pris conscience que, depuis des décennies, les libertés concrètes étaient sans cesse rabotées par des politiciens et une administration qui s’obstinent à vouloir faire le bonheur des Français malgré eux. En France, la liberté se réduit comme peau de chagrin, tandis que le pays se transforme en «Absurdistan ».
D’arrêtés en décrets, de décrets en lois, de lois en directives, de taxes en impôts, les Français étouffent dans un entrelacs de normes et de prescriptions souvent incompréhensibles et toujours sanctionnées par une fureur punitive. On passe ainsi du ridicule, qui, heureusement pour le Premier Ministre ne tue pas, à l’exaspérant. Ainsi le chef du Gouvernement nous indique que l’on peut boire son café assis mais pas debout. L’Administration entend nous apprendre les bien qui nous sont essentiels et ceux qui ne le sont pas. Puis l’Etat nous enjoint de changer de voiture, de chaudières, de fenêtres, de forme de fenêtres pendant qu’on y est.
A aucun moment ces règles qu’on nous impose ne sont passées au tamis socratique : est-ce vrai, est-ce bon, est-ce utile ? Bien évidemment, ce fatras de normes et d’obligations imposés aux citoyens à un coût que l’Etat essaie de compenser par des aides, subventions et crédits d’impôts qui sont autant d’usines à gaz, elles-mêmes coûteuses pour les finances publiques.
Dans le même temps, se multiplient les lois qui judiciarisent les opinions et les prises de parole. C’est la liberté d’expression sous contrôle judiciaire. Associations sans représentativité et minorités agissantes s’en donnent à cœur joie dans l’arène des tribunaux.
Cerise sur le gâteau, les dépenses incompressibles des ménages ne cessent d’augmenter, notamment celles d’énergie, donc de transport, de chauffage et de communication. « Joindre les deux bouts » devient de plus en plus difficile pour les sacrifiés de la mondialisation qui, à l’évidence, n’est pas heureuse pour tout le monde.
Enfin, l’entreprise accélérée de déconstruction de la société, de la famille, de l’identité sexuée, de la culture, de la langue, de l’histoire, de l’Europe, déboussole tous et chacun dans une ambiance délétère de désamour de soi et de sa propre civilisation, créant ainsi un malaise diffus, un pessimisme ambiant, une perte de confiance dans l’avenir.
Finalement, c’est un peu tout cela qu’expriment ces « convois de la liberté ». Certes, la nomenklatura déracinée qui nous gouverne espère que ce mouvement s’épuisera comme celui des gilets jaunes, faute de meneurs, de pensée et de stratégie construites. Que finalement tout ceci sera effacé, dilué par le débat électoral. Mais qu’on y prenne garde, si à la fin du XVIIIe siècle et au XIXe siècle, Paris a imposé ses révolutions au reste de la France, aujourd’hui le peuple, le peuple à la peine, a été chassé de Paris pour la province. Ces convois, justement, remontent de province. Et si demain, c’était la province qui imposait ses révolutions à Paris ?
Pour ne pas oublier saint Valentin
D’Alexandre Simonnot :
Devenue hélas plus temporelle que spirituelle, extraite du pieux sanctoral pour le juteux commercial, la Saint-Valentin reste, avant tout, la commémoration d’un grand Saint, mort en Martyr.
Saint Valentin était un prêtre. Sa vertu était si grande et si éclatante dans la ville de Rome qu’elle vint à la connaissance de l’Empereur Claude II qui le fit arrêter, et après l’avoir tenu deux jours en prison, chargé de fers, le fit amener devant son tribunal pour l’interroger. L’Empereur voulait comprendre pourquoi Valentin ne voulait pas profiter des plaisirs de ce monde. Valentin répondit que son seul plaisir, son seul désir était de servir Notre Seigneur Jésus-Christ.
Un des juges demanda à Valentin ce qu’il pensait des dieux Jupiter et Mercure. Il répondit qu’ils étaient misérables et qu’ils avaient passé toute leur vie dans les voluptés et les plaisirs du corps. Accusé de blasphème, Valentin surprenait l’Empereur par la sagesse de ses réponses.
Tenté de protéger Valentin, mais craignant la colère de son peuple, Claude II l’abandonna au Préfet qui le mit entre les mains du juge Astérius, pour être examiné et châtié pour sacrilège. Astérius demanda à Valentin des preuves à propos de Jésus-Christ, Valentin s’exécuta et rendit la vue à une jeune fille aveugle. Le juge et sa femme se prosternèrent devant Valentin qui leur ordonna plutôt de détruire toutes les idoles et de se convertir à la Foi Chrétienne.
Le Juge Astérius, sa femme et quarante-six personnes se firent ainsi baptiser. Ce qui attisa à nouveau la crainte de l’Empereur qui ordonna l’arrestation de tout ce monde. Pour Valentin, après avoir été longtemps en une étroite prison, il fut battu et brisé avec des bâtons noueux.
Enfin, le 14 février 268, il fut décapité sur la Voie Flaminienne.
Plusieurs siècles après sa mort, Valentin fut canonisé en l’honneur de son sacrifice, par amour et pour l’Amour de Notre Seigneur Jésus-Christ. Sa fête fut instituée pour contrer la Lupercalia, fête païenne donnée le jour de la fertilité et dédiée à Lupercus, dieu des troupeaux et des bergers …
C’est ainsi que Saint-Valentin devint le Patron des jeunes fiancés et amoureux. Pour leur donner fertilité et prospérité.
Exemple même du sacrifice de sa personne pour les autres, et ayant montré à la suite de Notre Seigneur Jésus-Christ qu’il n’y avait pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime, que Saint-Valentin bénisse et protège les jeunes fiancés, et qu’il les accompagne dans le don de soi, la fidélité et l’Amour.
Le pape a rencontré le supérieur général de la Fraternité Saint Pie X [Addendum]
Le District américain de la Fraternité Saint-Pie X publiera bientôt une déclaration concernant cette rencontre.
Ce mardi 8 février, le pape François a reçu en audience l’abbé Davide Pagliarani. Depuis son élection en 2018, c’est la première fois que le nouveau supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X rencontre le pontife actuel. Précédemment, Mgr Fellay avait eu l’occasion de rencontrer le pape Benoît XVI (le 29 août 2005) ou encore le pape François (le 1er avril 2016). De même, Mgr Lefebvre avait rencontré Paul VI et Jean-Paul II.
Cette visite souligne le maintien des relations entre le Saint-Siège et la Fraternité Saint-Pie X. Celles n’ont jamais été interrompues même si elles ont traversé une période de gel entre 1988 et 2000. Elles semblent démontrer que le regard porté par le pape sur le mouvement de Mgr Lefebvre demeure le même. Le pontife argentin avait tour à tour accordé aux membres de la Fraternité Saint-Pie X des pouvoirs pour confesser, marier, 0ordonner, juger en première instance, etc.
Prêtre italien, l’abbé Pagliarani a été, pendant six ans, supérieur du séminaire argentin de la Fraternité Saint-Pie X. Il est maintenant assisté dans son gouvernement par Mgr de Galarreta, de nationalité argentine, l’un des quatre évêques ordonnés par Mgr Lefebvre, et l’abbé Bouchacourt qui, à plusieurs reprises, a rencontré le cardinal Bergoglio à l’époque où tous deux résidaient à Buenos Aires.
L’eugénisme du lobby pro-avortement à la CEDH
Y a-t-il un droit à avorter jusqu’au terme de la grossesse un enfant handicapé ? C’est la question à laquelle la Cour européenne des droits de l’homme a accepté de répondre à travers de nombreuses plaintes déposées contre la Pologne devant la CEDH. Quelles sont les problèmes soulevés par la loi polonaise en matière d’avortement ? Ces requêtes révèlent-elles de véritables atteintes aux droits de l’homme ou sont-elles plutôt le signe d’une instrumentalisation de la CEDH par le lobby de l’avortement ?
Débat avec Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ et Louis-Marie Bonneau, chercheur associé à l’ECLJ.
De vieilles vertus chrétiennes devenues folles. Charité et violence musulmane
« Le monde moderne est rempli de vieilles vertus chrétiennes devenues folles [The modern world is full of the old Christian virtues gone mad] » écrivait G.K.Chesterton dans son essai « Orthodoxie » publié en 1908. Un siècle plus tard, cela ne s’arrange pas.
C’est en particulier le cas pour la charité quand elle est appliquée à l’islam qui, comme on sait, ne peut être qu’une religion de tolérance et de paix. Reprenons d’abord quelques situations habituelles de dialogue avec un chrétien ouvert jusqu’à la béance, bienveillant jusqu’à la cécité, pétri de ces bonnes intentions dont l’enfer est pavé :
1) Les écrits musulmans (Coran, hâdiths) sont parsemés d’injonctions violentes (exemple : le verset 33 de la sourate 5 du Coran dit en son début :
« La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leurs mains et leurs jambes opposées… ») ?
Mais franchement, n’y a-t-il pas pire dans les récits de l’Ancien Testament ?
2) Il y aurait une volonté de conquête musulmane ? Mais les chrétiens n’ont-ils pas été les acteurs des Croisades, ces affreuses expéditions menées dans des régions pourtant si naturellement et si pacifiquement dominées par des musulmans que la France a donné sa voix le 1er décembre 2021 à une résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies affirmant que les Lieux saints de Jérusalem sont exclusivement musulmans (exeunt Juifs et Chrétiens) ?
3) Il y aurait eu 360 millions de chrétiens persécutés en 2022 [pas tous par des musulmans car on peut quand même compter encore sur quelques bons régimes totalitaires] avec en bonne place le Nigéria, le Pakistan, la Lybie, la Somalie et l’Afghanistan (en 2021, 80% des 5898 chrétiens tués parce que chrétiens l’ont été au Nigéria par des musulmans « pressés ») ? Mais que faites-vous de l’affreuse Inquisition catholique dont l’historien Pierre Chaunu disait « La révolution française a fait plus de morts en un mois au nom de l’athéisme que l’Inquisition au nom de Dieu pendant tout le Moyen Âge et dans toute l’Europe ») ?
4) Des chrétiens d’Orient seraient égorgés, jetés dans des puits ? Mais ne pouvez-vous pas plutôt penser à la douceur du soufisme, souvent présenté comme « l’antidote à l’islamisme et comme le visage spirituel et tolérant de l’islam, où chacun peut se taille un islam à sa mesure » et qui pourtant « tel qu’il a toujours été pratiqué, s’accorde parfaitement avec les préceptes coraniques qui prescrivent à la Umma, soufis y compris, de soumettre et d’inférioriser les non-croyants » (Marie-Thérèse Urvoy Islam et islamisme. Frères ennemis ou frères siamois, Artège 2021 p.134) ?
5) L’équipe de journalistes de Charlie Hebdo a été décimée, le Père Hamel a été égorgé, les piétons de Nice ont été écrasés, M.Paty a été décapité ? Rien que par des musulmans ? Mais comment oublier que les musulmans sont les victimes les plus nombreuses (91% des au moins 167 000 personnes tuées dans les attentats de musulmans passant à l’action entre 1979 et 2019 selon Fondapol) du terrorisme musulman ?
6) Il y aurait donc des musulmans un peu radicaux, des islamistes, qui instrumentaliseraient leur religion ? Mais que faites-vous de tous les affreux intégristes catholiques ?
Nous sommes assez habitués à cette charité devenue folle qui finalement explique qu’il n’y a pas plus de violence dans la religion musulmane que dans la religion catholique, voire peut-être moins. Mais il se trouve que nous sommes tombés encore sur pire. Cela a commencé par un tweet de Mme Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du journal La Croix, publié le 4 février 2022 :

Il y est fait référence à ce document prétendument historique intitulé « La fraternité humaine. Pour la paix mondiale et la coexistence commune » signé le 4 février 2019 (cela fait donc trois ans) entre le-dit grand imam de l’université Al-Azhar du Caire et le pape François. Une signature dont s’enorgueillit chaque jour la diplomatie vaticane franciscaine alors même que Mme de Gaulmyn semble s’étonner, dure percussion avec le réel, d’une position musulmane qui au final n’évolue guère de sa « ligne antilibérale ». Mais quelle explication pour ceux qui pensent que l’islam est toujours cette religion de paix et de tolérance ?
C’est alors qu’entre en scène Jean-Eudes. Jean-Eudes Fresneau. Jean-Eudes Fresneau a une explication : il commente le tweet de Mme de Gaulmyn en expliquant que c’est la faute aux traditionalistes catholiques s’il y a des traditionalistes musulmans qui n’évoluent pas.

Voilà donc maintenant que les affreux traditionalistes musulmans (et donc leurs violences) ne seraient que la conséquence d’affreux traditionalistes catholiques.
Mais au fait, qui est Jean-Eudes Fresneau ? Son profil Twitter nous renseigne : il est prêtre du diocèse de Vannes depuis 1998. Et même curé. Rassurant n’est-il pas ? D’autant plus que ce même breton s’est aussi intéressé, télescopage temporel, à cette rencontre interreligieuse ayant rassemblé catholiques et musulmans à St Sulpice à Paris.

Voilà un de ses tweets le 9 février à ce propos :

C’est en quelque sorte le coup de pied de l’âne : pour l’abbé Jean-Eudes, « les musulmans » sont beaucoup mieux que beaucoup de catholiques. Vous aurez remarqué que, alors qu’il est faux et interdit de dire que tous les musulmans sont des terroristes, le père Jean-Eudes a le droit de dire que les musulmans (c’est-à-dire tous les musulmans) sont beaucoup plus pieux. Ce doit être génétique.
Soyons honnête, on avait déjà entendu ça : le président de la Conférence des évêques de France, l’archevêque de Reims, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, au moment de sa participation controversée à l’inauguration d’une mosquée dans sa ville le 14 mars 2019, avait écrit :
« Ma seule crainte serait que certains chrétiens manquent de foi au point de ne pas supporter d’être persécutés ou même moqués. J’aimerais que les hommes catholiques inquiets de la présence de l’islam dans notre pays soient aussi assidus à la messe ou à l’adoration eucharistique que les hommes que j’ai vus à la mosquée un jeudi soir à l’heure de la prière ».
Mais l’abbé Jean-Eudes n’en reste pas là parce qu’il participe à d’autres échanges concernant toujours la prière commune à Saint Sulpice :

Et là, on s’aperçoit qu’il fait exactement les mêmes rapprochements que Mme Le Pen quand, le même 4 février, elle s’exprime dans les colonnes du Figaro en disant à propos des soutiens de M.Zemmour :

C’est vraiment plié pour les cathos tradis ! Seule chose sans doute vraie dans les messages de l’abbé Jean-Eudes, c’est sa remarque : « le traditionalisme catholique est inadapté à la culture occidentale ». Ce pourrait même être un titre de gloire au regard de la culture de mort et de la culture dite woke.
Nous ne sommes pas déçus, on croirait un sketch (et on redoute qu’un jour on ne découvre que son compte a été piraté, mais il ne semble pas), voilà encore l’abbé Jean-Eudes dans ses œuvres au cours de ces discussions par réseau social interposé :

Enfin, répondant à un correspondant qui lui demandait « Vous pensez vraiment ce que vous dîtes ? Daech existerait à cause de Saint Nicolas du Chardonnet », il se sublime (on met la source de l’échange tellement il paraît surréaliste. Il faut pouvoir vérifier :

Récapitulons : tout d’abord, l’islam n’est vraiment pas plus violent que le christianisme, voire peut-être un peu moins. Ce sont les cathos traditionalistes qui sont indirectement au moins responsables des musulmans traditionalistes (comprendre « restés littéralistes » et donc capables de terrorisme). D’ailleurs ces cathos tradis sont aussi responsables des agissements des prêtres et laïcs pédocriminels et, dans une sorte de feu d’artifice final, ce sont tous les chrétiens qui sont les premiers responsables de tout le mal dans le monde et donc, bien sûr, de la violence musulmane (mais qui existe très peu).
Quand on vous dit que la charité est une vertu chrétienne devenue folle. Alexandre del Valle auteur du « Le Projet. La stratégie de conquête et d’infiltration des Frères musulmans en France et dans le monde » parle de « l’auto-destruction identitaire des Occidentaux, fruit d’une culpabilisation pathologique, phénomène unique dans l’histoire ». Il reste l’Espérance.
Comme dirait Darmanin : ça va bien se passer
Gare du Nord ce matin : les policiers viennent de tirer sur un homme armé d’un couteau. L’homme se montrait menaçant envers les policiers qui tentaient de le faire obtempérer.
#Garedunord pic.twitter.com/b9SbdYbHSJ
— Tristan Baudenaille (@TristanBdnl) February 14, 2022
La Hongrie pourrait envisager de quitter l’Union européenne
Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a laissé entendre que son pays pourrait quitter l’Union européenne. L’Union européenne mène « une guerre sainte, un djihad » sous le slogan de l’État de droit, a déclaré l’homme politique devant ses partisans à Budapest samedi.
Il a demandé à l’UE de faire preuve de « tolérance » envers la Hongrie. Sinon il ne sera pas possible de poursuivre sur une voie commune. M. Orban s’exprimait quelques jours avant que la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) ne se prononce à Luxembourg sur le nouveau mécanisme d’État de droit de l’UE. Dans le cadre de ce dispositif, les pays qui violent les principes de l’État de droit peuvent se voir retirer des fonds du budget commun de l’UE. La Hongrie et la Pologne avaient déposé une plainte contre ce mécanisme, qui a été adopté en décembre 2020. La CJUE doit rendre sa décision mercredi.
« Pour eux, l’État de droit est un moyen par lequel ils veulent nous pétrir en quelque chose qui leur ressemble ».

Parmi les éléments de cette loi nous y trouvons : l’allongement du délai de l’avortement en passant de 12 à 14 semaines ; la possibilité donnée aux sages-femmes de pratiquer l’avortement chirurgical (réservé jusqu’à présent aux médecins seuls) et la suppression du délai de réflexion de 48 heures proposé au mineur entre la 1ère consultation et l’avortement lui-même considéré infantilisant pour les femmes. Ces trois éléments comportent beaucoup d’enjeux éthiques mais le premier mérite une attention particulière.