Du nouveau pour les séminaires?
Le Bulletin quotidien d’hier annonçait:
Vatican : par le biais d’un Motu proprio publié hier, le Pape François a établi que les ordinaires des Eglises locales pourront intervenir dans la gestion des séminaires, la formation des prêtres, la rédaction des catéchismes et dans d’autres domaines sans avoir besoin de l’approbation du Vatican, mais d’une confirmation plus simple.
Ce qui, dans le contexte de Traditions Custodes, n’est pas forcément rassurant – puisque les séminaires traditionnels sont clairement désignés comme une cible à abattre. Il s’agit en fait du motu proprio Competentias quasdam decernere, daté du 11 février, dont étrangement il n’existe pas encore de traduction française, mais que l’on peut lire ici en anglais et là en latin.
Actualité du respect de la vie
Le libre journal de la vie, de la Fondation Lejeune, peut être réécouté en rediffusion pendant quelques jours sur Radio courtoisie (durée 3h).
Vivien Hoch puis Nicolas Sévillia recevaient :
- Nicolas Bauer chercheur associé à l’European Center for Law and Justice
- Guillemette d’Espaigne, juriste de la Fondation Jérôme Lejeune
- Thierry de la Villejégu, vice-président de One of Us
- Aliette Espieux, Porte-parole de la Marche pour la vie
- Emmanuelle Ménard, député au Parlement français
- Nicolas Tardy-Joubert, président de la Marche pour la vie
- Adrien Renouard, coordinateur général de la Marche pour la vie
- Marie-Lys Pélissier, responsable de la Lejeune Académie
- Mariette Guerrien, juriste à la Fondation Jérôme Lejeune
- Geoffroy Lejeune, journaliste et directeur de la rédaction de Valeurs Actuelles
- Charlotte d’Ornellas, journaliste à Valeurs Actuelles
Thèmes : « Présidence française de l’Union Européenne ; Conférence au Parlement Européen ; Loi Gaillot ; La Marche pour la vie et la suite des actions de la Marche ; La chronique juridique ; Deux parcours de journalistes ; L’élection présidentielle »
Le mot communisme est – hélas – connoté de manière péjorative!
Le politologue Clément Viktorovitch, chroniqueur occasionnel à la radio d’Etat sur les questions de rhétorique politique, a eu ce morceau de bravoure à propos de Fabien Roussel, candidat communiste à la présidentielle qui se proclame bien rarement communiste :
Le problème du mot “communiste”, c’est qu’il est connoté de manière péjorative. Dans l’imaginaire collectif, il renvoie encore, à tort ou à raison, au régime soviétique et à ses crimes.
Ce “à tort ou à raison” a heureusement un peu fait tousser jusque dans les médias bien-pensants. Au point que l’intéressé s’est senti obligé de réaliser une mise au point:
Le « à tort ou à raison » porte sur l’association de l’idéal communiste, tel que défendu par le PCF, aux crimes soviétiques. Pas sur la réalité ou l’horreur desdits crimes. Il me semblait que cela allait de soi.
— Clément Viktorovitch (@clemovitch) February 15, 2022
Vieille stratégie bien connue, selon laquelle, bien que le communisme ait régné pendant des décennies sur des centaines de millions de personnes, et bien qu’il continue à régner sur plus d’un milliard d’êtres humains, nous ne saurions encore rien de “‘l’idéal communiste”.
Un ami lecteur commente joliment:
C’est vrai qu’on en oublie un peu les exploits du communisme en Chine, au Cambodge, en Corée du Nord, à Cuba, en Roumanie, etc. Et puis rapprocher le communisme de Staline, c’est comme résumer le nazisme à Hitler. Ce serait pas très fair-play. Tout le monde a droit à une seconde chance.
En tout cas, nous attendons toujours le candidat qui réclamera un procès du communisme – alors que trois ou candidats candidats à l’élection présidentielle de 2022 se réclameront de cette idéologie meurtrière, avec la complaisance des médias si prompts à porter en bandoulière leur attachement aux droits de l’homme et si oublieux desdits droits lorsque les assassins sont “dans le bon camp”…
Moissac : Marine Le Pen veut le parrainage du maire RN mais l’humilie en le privant de sa visite
Le RN compte seulement 7 maires et Marine Le Pen se paie le luxe d’en sanctionner un pour des propos trop conciliants envers le camp d’Eric Zemmour :
Dans un tweet publié mercredi 16 février, l’édile [Romain Lopez, maire Moissac] confie son désarroi, après avoir été privé de la visite de la candidate du RN. En cause, selon lui, ses propos quant à la nécessité “d’apaiser le débat et de nouer des alliances locales” (…)
« Alors qu’elle devait venir à Moissac présenter son programme sur le Patrimoine et tenir un meeting, le staff de Marine Le Pen annule sa venue. En cause, mes propos sur la nécessité d’apaiser le débat et de nouer des alliances locales. Décision injuste pour les Tarn-et-Garonnais. » Ces propos ont été rédigés par Romain Lopez, maire RN de Moissac, dans un tweet publié mercredi 16 février. Peu après, l’édile a dit y voir « une volonté de [le] punir, malgré [son] parrainage », ce qui selon lui « révèle un problème de fond : le manque de démocratie interne au RN ». Et de conclure sa publication, non sans amertume : « Cela interroge sur notre capacité à gouverner dans le respect du pluralisme et des ‘libertés, libertés chéries’. »
1.Alors qu'elle devait venir à #Moissac présenter son programme sur le Patrimoine et tenir un meeting, le staff de @MLP_officiel annule sa venue. En cause,mes propos sur la nécessité d'apaiser le débat et de nouer des alliances locales. Décision injuste pour les Tarn-et-Garonnais
— Romain Lopez (@RLZ82) February 16, 2022
2. Cette volonté de me « punir », malgré mon parrainage, révèle un problème de fond : le manque de démocratie interne au RN. Cela interroge sur notre capacité à gouverner dans le respect du pluralisme et des « libertés, libertés chéries ».
— Romain Lopez (@RLZ82) February 16, 2022
Marine Le Pen voudrait le pouser dans les bras d’Eric Zemmour qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. Romain Lopez s’était effectivement exprimé à plusieurs reprises sur la situation politique entre RN et reconquête (voir ici ici et ici)
Invasion de l’Ukraine : la Russie se moque des Etats-Unis
Lundi, le président ukrainien déclarait :
« On nous dit que le 16 février sera le jour de l’attaque, nous en ferons une journée de l’unité. »
Toute la presse internationale a aussitôt titré sur l’attaque russe du 16 février. Les Ukrainiens ont fait remarquer à CNN que le président, ancien acteur, était sarcastique sous son air grave. Mardi soir Newsweek annonçait la guerre pour ce jour. Le tabloïd anglais The Sun a annoncé que, sur la foi de personnalités de haut niveau des services de renseignements américains, elle aurait lieu à 3 heures du matin heure locale. D’heure en heure, le Sun a dû modifier son article sur internet, et désormais il commence ainsi :
« L’heure de 3h du matin (1h GMT) à laquelle les sources des renseignements américains soupçonnaient une attaque russe s’est passée sans incident alors que Poutine laissait l’occident la supposer. Le ciel froid et clair au-dessus de la capitale Kiev – où les habitants s’étaient préparés à un bombardement aérien – est resté silencieux, à l’exception des vols commerciaux. Mais la tension est restée élevée avant l’aube le jour où les responsables américains avaient annoncé que la force d’invasion de Poutine serait lancée sur l’Ukraine. »
En introduction de sa conférence de presse d’hier soir, Maria Zakharova, porte-parole de la diplomatie russe, a déclaré :
“Pardonnez-moi pour le retard, je revérifiais si nous étions ou non en train d’envahir. Pas d’invasion !”.
Un peu plus loin :
“Nous célébrons aujourd’hui une nouvelle journée de non-invasion de l’Ukraine”…
Maria Zakharova s’est demandée ensuite si CNN engrange de meilleures recettes publicitaires lorsqu’elle diffuse des images de chars russes.
Nous célébrons aujourd’hui une nouvelle journée de “non-invasion” de l’Ukraine du point de vue du bon sens et de la réalité, qui nous rapproche inéluctablement de la “guerre” dont on nous parle tant. Les agences de presse (Bloomberg) et les chaînes (CNN) de l’Occident (Washington et Londres) ont activement publié sur “l’attaque”, photos à l’appui. Un reportage d’une aberration féérique a été diffusé hier par la chaîne CBS. Le New York Times, le Sun et autres tabloïds britanniques se sont distingués.
Malheureusement pour de nombreux médias occidentaux, une fois de plus cette “guerre” n’a pas eu lieu. On pourrait en rire, mais il s’agit tout de même d’une notion qui fait peur au monde entier – la “guerre”. Oui, ils ont essayé de tout faire pour qu’elle commence. Peut-être, dans les pages de leurs journaux les “combats” étaient-ils acharnés, mais cela n’a rien à voir avec la réalité. Une publication détaillée à ce sujet a déjà été faite sur le site de notre Ministère dans la rubrique Anti-fake. Nous poursuivons aujourd’hui avec une publication supplémentaire à ce sujet qui décrit comment plusieurs grandes agences de presse et d’autres médias de désinformation (malheureusement, c’est ainsi que nous les appellerons désormais) ont attisé l’hystérie annonçant que la Russie était sur le point d’attaquer l’Ukraine.
Malheureusement pour le Washington Post, le New York Times, Bloomberg, le Daily Mirror, le Bild, le Sun et d’autres médias de désinformation, la guerre n’a pas eu lieu. Mais ils ne se découragent pas et continuent de l’attendre avec une obstination qui pourrait être utilisée à meilleur escient. Cette nuit, selon plusieurs médias, CNN a forcé ses correspondants et opérateurs à travailler 24h/24 pour qu’ils filment “l’invasion des chars russes”, l’agence Reuters a lancé une diffusion en direct espérant manifestement que quelque chose de mal se produise. On se demande si le temps de publicité coûtait plus cher pendant cette période ou s’il était vendu en gros depuis longtemps? Même le retrait des unités russes vers leur site de stationnement à l’issue des exercices a été présenté comme une “manœuvre rusée des Russes” pour détourner l’attention de la future invasion. Vous pouvez vous-mêmes vous faire votre avis moral sur ces actes. Alors que la communauté professionnelle (les unions de journalistes) et les services de traitement et de lutte contre la désinformation doivent présenter quelque chose de sérieux. Ils doivent enfin se permettre de travailler. Reste-t-il de la place sur le site du Département d’Etat américain où a été publié un rapport sur les prétendus fakes des médias russes, notamment de RT? Publiez-y, s’il vous plaît, le rapport sur les fakes de vos médias américains. Besoin d’exemples? Je vous les ferai parvenir.
Mais ce n’est pas le plus étonnant. Parce que tout ce que j’ai dit s’était déjà produit. L’ampleur a impressionné. Mais c’est peut-être la première fois dans l’histoire de l’humanité que non seulement le “pays agresseur” supposé (rôle attribué à la Russie par l’Occident collectif), mais également le “pays victime” présumé (rôle attribué à l’Ukraine dans ce spectacle médiatique américain) ont contredit les projets de guerre obstinément imposés par les médias anglo-saxons. Je pense que l’humanité n’avait encore jamais connu une situation où, malgré les avis diamétralement opposés sur plusieurs questions et les approches très divergences sur les problèmes bilatéraux et internationaux, la Russie et l’Ukraine disaient approximativement la même chose. Premièrement, il n’existe aucune preuve témoignant d’une quelconque “invasion”, deuxièmement, tout ce que nous lisons à ce sujet dans les médias occidentaux est de la désinformation. Comment est-ce possible? À notre insu nous avons été proclamés pays ennemis au seuil d’une grande guerre européenne. Cela même alors que nous, deux pays qui nous trouvons à une étape très difficile des relations bilatérales, l’avons démenti presque en même temps. L’Ukraine a également tenté (nous en reparlerons aujourd’hui) d’attirer l’attention des superviseurs occidentaux sur le fait qu’ils détruisaient par de telles déclarations son économie et transformaient la vie des citoyens ukrainiens en véritable enfer. Mais qui les écoutait? Aller jusqu’à déménager l’ambassade de Kiev à Lvov, et ainsi de suite. On se demande combien cela a coûté au budget américain? Le cirque avec le déplacement de l’ambassade, la prétendue “destruction” des équipements? Il fallait probablement acheter de nouveaux appareils. Peut-être que c’est la raison de “l’activité” intense du Département d’Etat américain. Peut-être que tout est, finalement, simple et banal?
Grand remplacement : le sujet de l’élection présidentielle
Valérie Pécresse a été fustigée pour avoir osé employer le terme lors de son meeting au Zénith, avant de se rétracter. Autour d’elle, Xavier Bertrand a aussitôt nié cette réalité, tandis qu’Eric Ciotti l’assume. A droite, Eric Zemmour n’hésite pas à en parler, tandis que Marine Le Pen s’en méfie comme de la peste (brune ?).
Théorie complotiste ? Réalité observable ? Le sujet est désormais abordé quasiment tous les jours dans les médias.
Selon un sondage effectué par l’Institut CSA pour CNEWS, et rendu public ce jeudi 17 février, 48% des Français se disent inquiets par l’idée d’un grand remplacement de la population française.

La fiche Wikipedia pour définir cette expression a évolué de “concept” à “théorie conspirationniste d’extrême-droite, raciste et xénophobe, aux origines néo-nazies et antisémites” (rien que ça) :

Jean-Yves Camus, qui n’a pas de lien avec Renaud Camus, spécialiste des sujets à droite de la droite, à la question de savoir si c’est une théorie complotiste, estime que Renaud Camus, qui a donc introduit le concept,
ne définit aucune cause efficiente et unique à ce qu’il nomme Grand Remplacement. Il ne définit aucun groupe précis qui aurait sciemment mis en place le GR.
🗳️ Valérie Pécresse a évoqué le grand remplacement, qu'est-ce que c'est ? 💬 INVITE RTL – @jeanYvesCamus1 : Selon Renaud Camus, "ce n'est pas quelque chose qui va advenir et qu'on peut éviter mais une réalité déjà inscrite dans le réel"
➡️ #RTLMidi pic.twitter.com/VSwRxrwznG— RTL France (@RTLFrance) February 14, 2022
Une réalité qui a une cause : l’immigration.
Le sénat rejette la proposition de loi sur l’avortement
En 3e lecture. Une motion préalable demandant le rejet de cette proposition de loi a été votée :

Oliver Véran a été auditionné par la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes de l’Assemblée nationale dans le cadre d’une mission d’information sur la santé des femmes. Selon lui, la santé des femmes c’est d’abord l’avortement :
« Il est prévu d’inscrire l’IVG comme action prioritaire du développement professionnel continu (DPC) pour la période 2023-2025. » « Nous actualiserons et renforcerons également le site ivg.gouv.fr et son référencement pour améliorer la visibilité de l’offre. »
« J’ai demandé en urgence l’allongement de cinq à sept semaines de l’avortement médicamenteux et la possibilité de le faire par télémédecine. Nous l’avons fait par arrêté, dans le cadre de l’urgence sanitaire, faute de quoi cela nous aurait peut‑être valu des années de débat au Parlement. » « Je me suis engagé à faire entrer ces mesures dérogatoires dans le droit commun. Le décret d’application, en cours d’examen par le Conseil d’État, sera publié dans les prochaines semaines. »
« Le décret et l’arrêté d’application relatifs à l’expérimentation de la réalisation d’IVG instrumentales par les sages-femmes en établissement de santé ont été publiés le 31 décembre 2021 » « Je n’ignore pas que la proposition de loi visant à renforcer le droit à l’avortement en prévoit la généralisation, mais, comme un bon tiens vaut mieux que deux tu l’auras, j’ai préféré que les textes ouvrant la voie à l’expérimentation soient publiés, tant on ignore de quoi l’avenir sera fait… »
Hier, une conférence avait lieu au Parlement européen sur l’avortement en Europe. Aliette Espieux, porte-parole de la Marche pour la vie, est intervenue :
"Il faut écouter les femmes qui ont souffert de l'avortement. Et elles sont nombreuses". @Aliette_Espieux #AvortementEurope pic.twitter.com/7DWbBsUlMN
— Marche Pour La Vie (@MarchePourLaVie) February 16, 2022
Les décrets concernant l’interdiction de l’instruction en famille on été publiés
Décret relatif aux modalités de délivrance de l’autorisation d’instruction dans la famille.
Décret sur la commission devant laquelle sont formés les recours administratifs préalables obligatoires exercés contre les décisions de refus d’autorisation d’instruction dans la famille.
Décret relatif à l’instance départementale chargée de la prévention de l’évitement scolaire.
L’association Liberté éducation va attaquer ces textes en justice.
Tentative d’incendie d’une église à Mantes La Jolie
Par un fou (évidemment) :
Par ailleurs, dans la nuit du mardi 15 au mercredi 16 février, la crypte de l’église Saint-Germain de Flers, dans l’Orne, a été la cible de dégradations. La paroisse a porté plainte et une enquête a été ouverte par la police nationale.
Chronique des cinglés
Un homme qui se fait passer pour une femme a été écroué pour meurtre… à la prison des femmes.
Ce braqueur a été trois fois condamné aux assises pour braquage, 26 fois au total entre 1976 et 2017, et est impliqué dans un trafic de drogue dure.
Comment payer la politique du « quoi qu’il en coûte » ?
Alors que le ministre Bruno Le Maire fanfaronnait sur la croissance exceptionnelle, alors qu’il ne s’agit que d’un réajuste après le blocage de l’économie provoqué par le confinement, la Cour des comptes tire le signal d’alarme face à l’état particulièrement préoccupant des finances publiques du pays. Plus de 100 milliards ont été déversés au nom du « quoi qu’il en coûte ».
En 2022, la dette publique devrait s’établir à 113,5 % du PIB – soit une hausse de 560 milliards d’euros par rapport à fin 2019. Quant au déficit structurel – qui ne prend pas en compte la situation conjoncturelle comme la pandémie -, il devrait rester deux fois plus élevé qu’avant la crise… Dans ce contexte, « le nécessaire redressement des finances publiques passera inéluctablement par des efforts sans précédent de maîtrise de nos dépenses », prévient Pierre Moscovici.
la crise sanitaire et ses conséquences économiques et sociales ont entraîné une forte progression des dépenses publiques, dont la part dans le produit intérieur brut est passée de 55,4 % en 2019 à 61,8 % en 2020 . Cette augmentation, d’un montant total de 96,4 Md€, a essentiellement résulté de la réalisation de dépenses directement liées à la crise (82,7 Md€) . Cependant les dépenses ordinaires, sans lien avec la pandémie, ont également progressé (13,7 Md€) . La hausse constatée a principalement concerné l’État, dont les dépenses ont augmenté de 11 %, et les administrations de sécurité sociale (+ 5,6 %) . En revanche, les dépenses des collectivités territoriales ont été peu affectées (- 0,9 %).
L’avertissement est lancé : le prochain président ne pourra pas ignorer ce dossier explosif.
La France paie le prix fort de son incapacité à sérieusement réduire la dépense publique depuis de nombreuses années. La Cour appelle à 9 milliards d’euros d’économies supplémentaires chaque année par rapport à la période d’avant-crise (2010-2019). L’institution liste cinq secteurs : le système des retraites, l’assurance-maladie, la politique de l’emploi, celle du logement ainsi que les minima sociaux. Et l’immigration ?
Gel des comptes bancaires : encore une théorie complotiste qui se réalise ?
Lors d’une conférence de presse du lundi 14 février, le Premier ministre canadien a expliqué pourquoi il prend des mesures extrêmes pour arrêter les manifestants du convoi de la liberté :
« Il s’agit d’assurer la sécurité des Canadiens, de protéger les emplois des gens » et pour ce faire « le gouvernement fédéral est prêt à recourir à plus d’outils à sa disposition pour maîtriser la situation. Le gouvernement fédéral est en train d’évoquer la loi des mesures d’urgence […] pour mettre fin au blocage. »
Le vice-Premier ministre Chrystia Freeland annonce le gel des comptes bancaires personnels de toute personne liée aux manifestations et ceci sans avoir besoin d’une ordonnance du tribunal.
« A partir d’aujourd’hui, les banques, des prestataires de services financiers pourront immédiatement geler ou suspendre des comptes sans passer par le tribunal, ce faisant, elles [les banques : NDLR] vont être protégées contre une responsabilité civile pour des gestes effectués en toute bonne foi. Il est question de suivre la trace financière, il est question de stopper le financement de ces blocages illégaux. Aujourd’hui nous annonçons donc que si votre camion est utilisé dans ces barrages, votre compte commercial sera gelé, l’assurance qui couvre votre véhicule sera suspendue. »
« La loi sur les mesures d’urgence autorisant les institutions financières canadiennes d’arrêter de verser des services financiers de façon temporaire là où il y a un doute concernant un compte en banque utilisé pour soutenir les barrages illégaux, ceux-ci couvrent à la fois des comptes personnels et commerciaux. »
En France, le président du groupe LR à l’Assemblée nationale Damien Abad a condamné “ce convoi des libertés, (qui) est parfois malheureusement un convoi de l’oppression”. Sic.
La Chine développe des utérus artificiels humains autonomes
Le meilleur des monde arrive à grands pas :
Des chercheurs chinois travaillent actuellement sur une nounou robotique capable de gérer les besoins de fœtus placés dans un utérus artificiel. Ils ont décrit leurs travaux dans la revue Journal of Biomedical Engineering.
L’invention est décrite comme une révolution dans un article du South China Morning Post, face à la chute du taux de natalité dans le pays. La Chine autorise les couples à avoir deux enfants depuis 2016, puis trois enfants depuis 2021. Cela ne semble pas suffire et le taux de natalité est descendu à seulement 7,52 naissances pour 1.000 personnes en 2021, un chiffre historiquement bas et qui accélère le problème du vieillissement de la population. […]
Les chercheurs se limitent actuellement à des embryons d’animaux car la loi internationale limite la recherche sur les embryons humains à 14 jours de développement. Ils voudraient pourtant poursuivre au-delà car « il reste encore de nombreux mystères non résolus sur la physiologie du développement embryonnaire humain typique » selon Sun Haixuan, qui a dirigé la recherche. Une telle étude permettrait effectivement d’approfondir les connaissances sur la croissance des fœtus et des anomalies de développement.
Toutefois, un autre obstacle empêcherait l’utilisation d’un utérus artificiel pour des bébés humains. La gestation pour autrui est interdite en Chine et donc mettrait hors la loi tout hôpital qui aurait recours à ce procédé. « Je pense qu’aucun hôpital ne voudrait assumer cette responsabilité », a indiqué Sun Haixuan.
Cela pose également de nombreuses questions éthiques. Tout d’abord le lien avec la mère, qui serait complètement rompu. Quel serait l’impact sur l’enfant ? De plus, le recours à des utérus artificiels pour compenser un problème de natalité pourrait facilement tomber dans l’eugénisme.
Réponse à France 2 – Academia Christiana et la déontologie du service public
Mercredi 16 février, le 20 heures de France 2 s’est penché sur le mouvement de jeunesse catholique et identitaire Academia Christiana. Un reportage à charge réalisé en caméra cachée.
Communiqué d’Academia Christiana :
Ce mercredi 16 février au matin, une journaliste a contacté notre président Victor Aubert sur son adresse mail. Cette dernière l’informait de la diffusion au soir même, dans l’Œil du 20h de France 2, d’un reportage sur l’association Academia Christiana. À ce message était jointe une liste de questions définitivement à charge.
Pour rappeler les faits, cette journaliste, infiltrée sous pseudonyme, avait filmé à leur insu des élèves mineurs de l’Institut Croix des Vents et avait essayé de leur faire tenir des propos racistes, à force de questions. Elle s’était également rapprochée de Victor Aubert en se présentant comme une nouvelle paroissienne de Sées voulant s’engager dans l’association. Enfin, elle s’était rendue au cercle de conférence parisien à deux reprises, toujours sous pseudonyme, et avait essayé de faire tenir, là encore par des questions tendancieuses, des propos scandaleux aux jeunes militants présents. Cette histoire est rapportée en détail dans l’article de Breizh Info à ce sujet.
Alors que nous avons répondu de bonne foi au mail de cette journaliste, celle-ci a toujours refusé de s’expliquer sur ses méthodes auprès de Breizh Info. Nous soulignons le caractère insidieux, pour ne pas dire pervers, des méthodes employées par cette journaliste du service public, payée par nos impôts.
Faisons l’inventaire : mensonges, pièges posés pour pousser à la faute des membres de l’association et des personnes extérieures et enregistrements sans leur consentement de nombreuses personnes. Qu’est-ce qui peut justifier de sa part un tel traitement ? Les paroissiens de la ville de Sées avaient-ils à subir cette mise en scène ?
Nous avons été prévenus seulement quelques heures avant la diffusion du reportage, sans aucun détail sur son contenu. Tout cela nous semble gravement contraire à la déontologie journalistique.
L’intention de cette enquête est très clairement de sortir des éléments à charge, sans égard pour qui nous sommes et ce que nous faisons réellement. N’ont été retenus que des calomnies et des éléments tronqués et sortis de leur contexte, pour noircir notre portrait.
Nous prendrons, le cas échéant, les mesures juridiques qui s’imposent pour faire face à ces allégations. Nous ne nous laisserons pas intimider par des gens qui utilisent des méthodes de voyou pour salir notre travail.
Ce communiqué a été rédigé avant vision du reportage, malgré une demande de notre part pour en connaître le contenu.
Nicolas Bay : “Pourquoi j’ai décidé de m’engager aux côtés d’Éric Zemmour”
Nicolas Bay vient d’annoncer dans un entretien au Figaro sa décision de soutenir Eric Zemmour :
“J’ai décidé de m’engager pleinement aux côtés d’Éric Zemmour dans la campagne présidentielle car je crois profondément dans sa candidature, son projet et sa stratégie.
Il y a plusieurs semaines, j’avais dit en effet qu’il ne me semblait pas souhaitable de le traiter comme un ennemi, en s’alignant sur les arguments de la gauche pour l’attaquer. Nous avons suffisamment subi dans le passé et encore aujourd’hui cette malhonnêteté intellectuelle pour ne pas l’utiliser à notre tour. Les doutes que j’exprimais aussi sur mon soutien à Marine Le Pen ont été perçus comme une ambiguïté: c’était au fond un excès de sincérité (…)
En cherchant en permanence à amadouer la gauche morale, je pense que l’on commet une erreur politique mais aussi tactique. Et on voit désormais que la candidature de Marine Le Pen suscite une certaine indifférence (…)
Les doutes que j’ai exprimés sont ceux de beaucoup de nos élus, militants, et surtout électeurs qui, par millions désormais, ne votent plus pour Marine Le Pen et se tournent vers Zemmour.”
Nicolas Bay sera l’invité d’Apolline de Malherbes jeudi 17 février sur RMC et BFM à 8h30. Ce soir, il a également envoyé un mail aux adhérents du RN pour donner sa version des faits :




Valérie Pécresse sait qu’elle aura du temps pour des soirées cinéma dans deux mois…
Pas très optimiste tout cela :
Incroyable : #Pecresse2022 sait qu’elle a déjà perdu et qu’elle aura « ses soirées de libres dans 2 mois » 😂 pic.twitter.com/ZlbCQ2vLvQ
— Damien Rieu (@DamienRieu) February 16, 2022
Une “journaliste” du service public se prend pour un commissaire politique
Scène assez révélatrice de ce que sont devenus certains “journalistes” du service public : des militants politiques ! Dans l’émission C dans l’air sur France 5, Caroline Roux a repris de manière brutale une chroniqueuse qui essayait d’expliquer objectivement le vote pour Eric Zemmour et rappeler la différence entre xénophobie et refus de l’immigration illégale.
Alors que la journaliste @lauremandeville ne faisait que rappeler la différence entre xénophobie et refus de l’immigration illégale, @Caroline_roux la prend de court :"Vous n’êtes pas le porte-parole d’Eric Zemmour."
#cdanslairpic.twitter.com/cX5cRYCmiJ— Damien Rieu (@DamienRieu) February 16, 2022
Ambiance “Reservoir Dogs” chez LR
Le Canard enchaîné révèle des propos qu’auraient tenu Laurent Wauquiez, Eric Ciotti et Rachida Dati à propos de Valérie Pécresse. Comme d’habitude, il s’agit de propos recueillis en off que les intéressés démentent systématiquement. Mais le message est très clair :
Laurent Wauquiez : “Ce meeting est une catastrophe. Elle finira quatrième, et encore ! En espérant que Mélenchon ne remonte pas trop.”
Eric Ciotti : “Il faut se préparer à soutenir Eric Zemmour au deuxième tour”
Rachida Dati : “On ne peut rien lui dire…Madame a toujours raison et nous on est tous des nuls !”


Eric Zemmour à l’ADMD : « un médecin est au service de la vie »
Éric Zemmour répond au courrier de l’ADMD :

Une réponse saluée par Jean-Frédéric Poisson :
"La dignité de l'Homme est au fondement de notre civilisation occidentale, liée de façon intime à la protection de sa Vie." Courrier très clair #ZemmourEric. J'aurais signé tout pareil. Avec #Zemmour2022, c'est non à l'euthanasie et au suicide assisté. Et surtout, oui à la Vie ! pic.twitter.com/iyQI4ZcsL4
— Jean-Frédéric Poisson (@jfpoisson78) February 16, 2022
Mgr Yves Baumgarten nouvel évêque du diocèse du Puy
Mgr Baumgarten est nommé nommé évêque du Puy-en-Velay par le Pape François, suite au transfert de Monseigneur Luc Crepy au siège de Versailles. Il est prêtre de l’archidiocèse de diocèse de Lyon, dont il a été vicaire général de 2014 à 2020. Il a notamment assuré l’intérim lorsque le cardinal Barbarin s’est mis en retrait de sa charge en 2019.
Monseigneur Yves Baumgarten a été ordonné prêtre le 27 juin 2004 pour l’archidiocèse de Lyon.
Monseigneur Yves Baumgarten sera ordonné évêque le 27 mars 2022 à 15h30 en la cathédrale du Puy-en-Velay.
Quand un journalise du Canard travaillait pour l’Union soviétique
Entre 1957 et 1969, le journaliste Jean Clémentin aurait été un espion des services secrets de la Tchécoslovaquie. Il aurait remis plus de 300 notes à l’Est après 270 rencontres en France et à l’étranger, et aurait relayé de fausses informations dans les colonnes de l’hebdomadaire satirique pour servir les intérêts de l’Union soviétique. Les fausses nouvelles de l’époque, manipulées par Moscou…
La France souffre de la perte par ses élites du sens du réel et de leur devoir vis-à-vis de la collectivité
Le Prince Louis de Bourbon a été interrogé par La Fugue. Extraits :
Incarnez-vous, au-delà de l’héritage culturel et historique, un véritable modèle politique? Vous qualifieriez-vous “d’homme politique” ?
Comme héritier de La royauté française, nul ne doute que j’incarne un modèle politique. C’est pour cela que jusqu’aux années 1950, la république imposait l’exil aux chefs de Maison. Il y avait un rejet idéologique de ce modèle.
Ainsi en assumant, comme mes prédécesseurs, cette place de successeur légitime je suis un « homme politique »… Mais encore faut-il s’entendre sur le terme homme politique. En royauté l’homme politique est celui qui est au service de son pays, qui l’incarne dans la durée. Le roi, parce qu’il était sacré, n’exerçait pas seulement une fonction de gestion des hommes et des choses, mais d’abord un service dû à ceux qu’il dirigeait. Cet aspect religieux était très important puisqu’il garantissait les dérives notamment celles menant à la tyrannie qui est l’exercice du pouvoir pour les seules fins de celui qui l’exerce.
Qu’est-ce qui vous distingue des autres hommes politiques ?
Ma liberté. Je ne dépends de personne ni d’aucun groupe. C’est l’hérédité qui m’a désigné c’est-à-dire quelque chose qui échappe totalement au commerce des hommes et aux combinaisons politiciennes. C’est la Providence qui fait qu’on est roi ou chef de Maison. Cela donne une légitimité qu’aucun autre pouvoir ne peut avoir. C’est cela la souveraineté.
[…]
Quelle définition donneriez-vous de l’homme providentiel ?
Celui qui arrive au bon moment… Mais je crois plus en la Providence qu’en l’homme providentiel.
La dimension providentielle peut-elle provenir d’un engouement populaire ou est-elle nécessairement fondée sur l’autorité divine ?
Comme le dit Saint-Paul, il n’y a pas de pouvoir qui ne vienne de Dieu.
Peut-on dire que les rois, en tant que personnes sacrées et tenant leur autorité de droit divin, sont, par essence, des “hommes providentiels” ?
Ne l’ont-ils pas tous été ?
Dernièrement vous écriviez, évoquant la proximité des élections présidentielles : “N’est-ce pas le moment de placer la barre plus haut ? Qu’est-ce qui sera le bon et le bien pour la France et les Français de demain ? sur le long terme. Voir juste et voir loin”. Voyez-vous en la monarchie le seul régime capable de proposer une telle solution ?
Montrez-m’en d’autres ?
Mais que l’on s’entende bien, je parle plus volontiers de royauté « à la française » c’est-à-dire fortement ancrée sur son territoire (le pré-carré) et le service des hommes, mais couronnée par Dieu par le sacre, que de monarchie, régime d’un seul qui peut être exercé à des fins personnelles…
Quelles réponses la monarchie pourrait-elle apporter aux crises multiples qui fracturent notre société ? crise sociale, économique, politique, écologique, religieuse, etc.
Avant les réponses, au pluriel et selon les conjonctures du moment, il y aurait surtout un changement d’optique. Remettre la société à l’endroit en recréant une société finalisée. Les fractures de notre société viennent de causes profondes qui sont nées d’un abandon des fondamentaux qui garantissent la vie sociale au profit de fausses idéologies délétères. Ce qui fait du mal à la société c’est l’individualisme et le relativisme. Il n’y a plus ni bien, ni vrai, ni juste. La confusion règne partout et la notion de bien commun a cédé la place à la primauté donnée aux intérêts individuels ou communautaristes.
Selon vous, de quel mal souffre le plus la France de nos jours ?
Que ses élites aient perdu le sens du réel et de leur devoir vis-à-vis de la collectivité.
Pour se relever, la France a-t-elle besoin d’un homme providentiel ?
Chaque Français peut contribuer à être l’homme providentiel dès lors qu’il assume ses devoirs d’état, vis-à-vis de sa famille et de son pays. Il y a une conversion de tous qui est nécessaire. Aide- toi et le Ciel t’aidera. N’inversons pas les rôles.
Le risque lié à l’attente de l’homme providentiel, n’est-il pas de tomber dans un attentisme stérile ?
Ni Saint Louis, ni Henri IV n’ont attendu l’homme providentiel. Ils ont mis leur énergie au service de leur royaume.
Que diriez-vous aux jeunes qui veulent s’engager pour le bien commun aujourd’hui ?
N’ayez pas peur ! Allez-y.
De l’adéquation de nos institutions avec le message évangélique : la tentation du ralliement
Dans la bande à Macron : Aurélien Taché
Nous avions le député (désormais ex-LREM) M’Jid El Guerrab qui avait asséné deux violents coups de casque Boris Faure.
Une enquête a été ouverte après une bagarre à Niort à la suite de laquelle le député du Val-d’Oise, également ancien LREM, Aurélien Taché a été accusé d’avoir insulté des policiers. Le parquet de la ville a ouvert une enquête, tout en précisant que la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) n’avait «pas déposé plainte».
Elu député en juin 2017 sous l’étiquette La République en Marche, Aurélien Taché a démissionné du parti d’Emmanuel Macron trois ans plus tard, avant de fonder le parti «Nouveaux démocrates» avec d’autres ex-marcheurs.
Le crépuscule des Lumières nous entraîne vers le chaos
Michel Geoffroy, énarque, essayiste, contributeur régulier à la Fondation Polemia, ancien haut-fonctionnaire, vient de publier un ouvrage sur Le Crépuscule des Lumières. Le cycle des Lumières, ouvert au XVIIIe siècle, a détruit l’Ancien Régime, combattu la religion catholique et triomphé au XXe siècle. Le progressisme des Lumières a formaté le monde occidental, accumulant les révolutions : égalitarisme, socialisme, révolution communiste, révolution des mœurs, révolution libérale/libertaire.
Nous subissons de nos jours une nouvelle révolution « éclairée » : la révolution arc-en-ciel, sociétale et indigéniste, mélange détonnant de Lumières, de déconstruction et de puritanisme américain.
Les Lumières n’ont pas libéré l’homme pour autant : au contraire, elles l’ont transformé en matière première pour un système économique désormais totalement indifférent au bien commun. Elles ont rendu l’homme, esclave de ses pulsions égoïstes. La post-démocratie despotique a détruit la démocratie en Occident. Et les Lumières de la raison n’ont pas débouché sur le progrès des mœurs mais sur le nihilisme, l’obscurantisme politiquement correct, et la guerre de tous contre tous.
Pour cette raison nous vivons le crépuscule des Lumières. L’Occident est devenu au XXIe siècle la Nef des Fous. Des fous qui donnent aux étrangers les mêmes droits qu’à leurs citoyens et qui pourchassent ceux qui veulent défendre leurs frontières. Des fous qui incitent les hommes à se transformer en femmes ou inversement. Des fous qui promettent de déconstruire la famille. Des fous qui abandonnent leur souveraineté et leur indépendance aux autres pays. Des fous qui croient qu’allumer des bougies suffit à arrêter les criminels. Des fous qui conchient leur propre culture et leur religion et qui n’enseignent plus rien à leur progéniture sinon sa propre détestation. Les Lumières du XXIe siècle, tel le joueur de flûte de Hamelin, nous entraînent vers la catastrophe civilisationnelle au son du pipeau des « valeurs » inversées. Le crépuscule des Lumières nous entraîne vers le néant, l’anarchie et le chaos.
En voici un extrait :
La révolution “sociétale” que l’oligarchie impose en Occident n’a rien de spontané.
Elle découle de l’idéologie antihumaniste des Lumières qui prétend reconstruire l’homme de toute pièce, comme un mécanisme d’horlogerie.
Par la révolution sociétale, l’oligarchie qui a pris le pouvoir en Occident entend aussi masquer le fait qu’elle abandonne les peuples autochtones à leur triste sort.
A l’image de ces entreprises qui mettent en avant le nombre de leurs cadres féminins ou leur faible “bilan carbone”, pour avoir le droit d’oublier le sort des salariés autochtones qu’elles licencient ou dont elles délocalisent l’emploi. Et pour réduire leur investissement dans la formation, devenu moins nécessaire puisque la libre-circulation au sein de l’Union européenne et l’immigration peuvent procurer tous les profils dont elles ont besoin, sans effort.
Le professeur Kreeft et les politiciens “catholiques”
Peter Kreeft est un théologien, auteur et apologiste catholique. Professeur au Boston College, il a écrit des dizaines de livres et donné des milliers de conférences dans tout le pays. En raison de sa formidable vision du christianisme et de son style d’écriture unique, qui fait notamment un usage remarquable de l’analogie, de l’allégorie et de l’esprit, on l’a surnommé le “C.S. Lewis catholique”. L’une des choses les plus sages qu’il ait jamais dites se trouve dans son livre Ask Peter Kreeft de 2019 . En réponse à la question “Je pense que les musulmans sont nos ennemis. Qu’en pensez-vous ?” Kreeft a dit :
“George Weigel, biographe officiel de Jean Paul II, a déclaré que l’Église catholique pourrait gagner la guerre culturelle et faire légaliser sa morale sociale en remplaçant simplement chaque politicien “catholique” à Washington par un musulman ou un mormon.”
Jamais des mots plus vrais n’ont été prononcés. Il suffit de regarder certains des politiciens et fonctionnaires “catholiques” les plus en vue aux États-Unis – le président Joe Biden, la présidente de la Chambre des Représentants Nancy Pelosi, le Sénateur Dick Durbin, la juge de la Cour suprême Sonia Sotomayor, la Gouverneure de New York Kathy Hochul, pour n’en citer que quelques-uns – pour se rendre compte de la véracité de la déclaration de Kreeft. L’Église catholique a clairement échoué dans sa mission de catéchiser correctement ces personnes ; en effet, toutes ces personnes ont des positions diamétralement opposées aux doctrines majeures et bien connues de l’Église. Ils soutiennent tous une culture de la mort, que ce soit dans l’utérus ou en fin de vie, le mariage des homosexuels, la croyance qu’un homme biologique peut devenir une femme et vice versa, et la croyance que Dieu a créé plus de deux genres, entre autres choses.
Kreeft compare les convictions de ces fonctionnaires “catholiques” à celles d’un musulman moyen :
“Vous auriez du mal à trouver un seul musulman dans le monde qui soit pro-avortement. Ou anti-famille. Ou pro-révolution sexuelle”.
Il poursuit en montrant comment le pape Jean-Paul II, lors de la Conférence Internationale des Nations Unies sur la population et le développement qui s’est tenue au Caire en 1994, a réussi à empêcher que le soutien à l’avortement soit une condition préalable pour qu’un pays puisse recevoir l’aide de l’ONU en travaillant avec les pays musulmans contre l’Occident chrétien/catholique. Kreeft écrit :
“Le pape Jean-Paul II a mené et gagné une plus grande bataille en travaillant avec les musulmans que celle que les chrétiens ont gagnée contre eux lors de la bataille de Lépante, un demi-millénaire plus tôt. Il l’a fait lors de la conférence des Nations Unies au Caire dans les années 1990 en alliant l’Église aux musulmans pour bloquer un règlement parrainé par les États-Unis qui aurait exigé de chaque nation qu’elle légalise l’avortement afin de bénéficier de tout avantage ou aide de l’ONU. Le règlement aurait été adopté sans cela.”
Afin de gagner la guerre culturelle, ou du moins d’enrayer son avancée agressive, Peter Kreeft semble offrir aux catholiques plusieurs choix.
Tout d’abord, ils pourraient exiger de l’Église catholique qu’elle fasse un meilleur travail de catéchisation de ses membres, de sorte que lorsqu’un “catholique” se présente aux élections, les gens sachent qu’il soutient en fait les positions de l’Église.
Deuxièmement, ils pourraient exiger que les politiciens qui ne croient pas vraiment ce que l’Église enseigne ne puissent pas dire qu’ils sont catholiques.
Troisièmement, ils pourraient retirer leur soutien aux politiciens “catholiques” et élire à la place des musulmans (ou des mormons) qui soutiendraient des positions sociales conformes à l’enseignement catholique.
Quatrièmement, ils pourraient faire deux ou plusieurs des éléments ci-dessus. Espérons que les catholiques choisiront rapidement la quatrième option avant que nos fonctionnaires “catholiques” ne causent davantage de dommages à notre culture judéo-chrétienne.
Le discernement politique ne fait pas abstraction de la foi et de la morale chrétiennes
De Thibaud Collin dans L’Appel de Chartres :
En cette année électorale, les citoyens français que sont les catholiques sont invités à participer au choix de leurs représentants politiques. Cela engendre des questions à différents niveaux. La philosophie politique et la doctrine sociale de l’Eglise offrent de nombreux principes de réflexion en vue d’un discernement pratique dans des circonstances historiques singulières.
Tout d’abord voter ne signifie pas valider le principe de la souveraineté populaire issue de la Révolution française et de Rousseau. Le peuple n’est en aucune manière souverain si l’on signifie par là qu’il serait mesure ultime du juste et de l’injuste. C’est en s’appuyant sur un tel présupposé erroné que de nombreuses lois iniques ont été votées et apparaissent, à tort, à l’esprit de notre époque comme légitimes. L’homme est doué de raison, faculté de connaissance et de jugement par laquelle il peut reconnaître ce qui est dû universellement à l’être humain en tant que tel ou singulièrement à tel individu dans une situation déterminée. Le vote n’est donc pas l’expression de la souveraineté populaire mais le choix de ceux qui vont assumer l’exercice de l’autorité politique. Celle-ci n’est pas fondée sur un principe quantitatif, la majorité, mais sur un principe qualitatif, le service du bien commun.
Régulièrement se pose à la conscience catholique la question de la juste articulation de la foi et de l’engagement politique[1]. Certains considérant que la politique est impure en concluent qu’il faut s’en détourner. D’autres investissent le champ politique en espérant qu’il sera le moyen de faire advenir le Royaume de Dieu sur terre. D’autres encore pratiquent une sorte de séparation étanche entre leur foi et leur vote. Le baptême ne nous fait pas sortir de la condition humaine qui est fondamentalement une condition historique et politique. Ainsi le catholique ne peut légitimement nier l’épaisseur des médiations naturelles et historiques à travers lesquelles il cherche à faire la volonté de Dieu. Se désintéresser de la politique, c’est peu ou prou s’amputer d’une dimension essentielle de notre nature. Si Dieu nous a créés « animaux politiques », c’est que la recherche du bien commun à tous les membres de la société dont on fait soi-même partie est au cœur de notre vie. Restent à en déterminer les modalités concrètes, ce qui relève de la vertu de prudence. Celle-ci n’est en rien compromission mais discernement du vrai bien à pratiquer dans des circonstances personnelles, familiales et sociales singulières.
L’état de notre société postchrétienne, et par-là souvent inhumaine, nous invite à promouvoir et à vivre une réforme morale, intellectuelle et spirituelle, terreau d’une restauration du bien commun politique. Ce qui ne veut certes pas dire que cette réforme se subordonne à la politique comme à sa fin. Mais qui ne voit que travailler à une telle réforme dans notre vie, dans notre famille, dans nos associations, dans notre travail et dans notre paroisse exige aussi la prise en compte du champ politique ? Par exemple, il est bon de s’investir dans la création d’écoles dignes de ce nom, mais il est également nécessaire de travailler à avoir un gouvernement qui promeuve une politique éducative respectueuse du bien dû à tous les enfants. On voit par là que la vie chrétienne qui a pour source et finalité Dieu lui-même nous renvoie aux différentes dimensions de notre humanité.
Ainsi le discernement politique ne fait pas abstraction de la foi et de la morale chrétiennes mais il exige de prendre au sérieux les défis que notre société a à relever ici et maintenant. Il y a donc une double primauté à articuler. Notre finalité est surnaturelle et exige une coopération entre la grâce divine et notre liberté. Mais cette finalité se poursuit par des actes à poser qui ont leur consistance propre. Un parent chrétien se doit d’abord d’être un bon parent. Un menuisier chrétien se doit d’abord d’être un bon menuisier. Un citoyen chrétien se doit d’abord d’être un bon citoyen.
Qui aura accès à vos données de santé ?
Le gouvernement a lancé jeudi 3 février un nouveau service public numérique pour informatiser le dossier médical des Français. Son activation est automatique pour chaque assuré.
Le gouvernement, en lien avec la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) et la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam), assure avoir fait le nécessaire pour garantir une sécurité maximale et le secret médical…
Seuls les professionnels de santé peuvent consulter cet espace. Le patient sera prévenu à chaque fois qu’un professionnel ou un établissement accède à ses documents pour la première fois. Toutes les connexions sont tracées. Plusieurs niveaux d’habilitation sont prévus en fonction des professions et spécialités afin de garantir le secret médical du patient. Ces droits d’accès sont définis selon une matrice d’habilitation accessible à cette adresse. Un opticien-lunetier ne peut pas voir les examens biologiques d’une personne, par exemple. Mais un kinésithérapeute peut accéder aux comptes-rendus d’hospitalisation. Le médecin traitant déclaré peut quant à lui accéder à l’intégralité des documents afin de permettre la meilleure prise en charge possible.
D’une manière générale, les professionnels de santé doivent recueillir le consentement préalable du patient par oral ou par écrit pour consulter son espace de santé. Le patient pourra gérer lui-même par la suite la liste des praticiens autorisés pour en révoquer le cas échéant ou interdire la consultation de certains documents qu’il juge confidentiels.
Le consentement du patient n’est pas requis pour tous les professionnels. Dans certains cas, il est présumé d’office. Dans une situation d’urgence, par exemple, le médecin régulateur du SAMU et les professionnels de santé amenés à prendre en charge le patient pourront accéder à son espace. Idem, dans une situation comportant un risque immédiat pour la santé du patient, les professionnels amenés à le soigner pourront accéder à ses documents. Il est toutefois possible de désactiver cette fonctionnalité.
Si vous ne faites pas d’opposition, l’Etat crée sans vous demander votre accord un espace numérique de santé où toutes vos données (vaccins ou non…) seront consultables par divers intervenants (ARS, médecins...et bientôt employeurs ?). Vous pouvez vous opposer à la création de votre Espace Santé en ligne ou via le 3422.
Novak Djokovic préfère rater Roland-Garros et Wimbledon plutôt que de se faire vacciner
A l’heure où le Danemark suspend la campagne de vaccination (source) et que la Macronie maintient l’inutile et liberticide passe vaccinale, Novak Djokovic défend sa liberté dans un entretien donné à la BBC :
“(…) Le Serbe assure ne pas être antivax et ne veut pas être associé à ce mouvement. « Je n’ai jamais été contre la vaccination, assure-t-il, confirmant qu’il avait reçu des vaccins dans son enfance. Je comprends que dans le monde, on essaie de faire de gros efforts pour gérer ce virus […] Mais j’ai toujours soutenu la liberté de choisir ce que vous mettez dans votre corps. Ce principe est plus important pour moi que n’importe quel titre »
Pour autant, il confirme ne pas être vacciné contre le Covid et avance ne pas vouloir l’être. Questionné sur la possibilité qu’il sacrifie sa participation à des tournois comme Wimbledon ou Roland-Garros, Djokovic répond : « Oui, c’est le prix que je suis prêt à payer. » Le n°1 mondial serait-il prêt à renoncer à l’opportunité de devenir, statistiquement, le plus grand joueur à avoir jamais touché une raquette ? À cette question, il répond également : « Oui » (…)”

