Avons-nous besoin des hérésies ?
La phrase de Saint Paul « Opportet hereses esse » est-elle encore d’actualité ? Quels rôles ont joué dans l’histoire de l’Eglise les différentes hérésies, et ont-elles permis à l’Eglise de renforcer sa doctrine au fil du temps ? Enfin, certaines hérésies, autrefois condamnées, ne sont-elles pas en train de revenir au goût du jour ?
Le Club des Hommes en noir composé des abbés Célier et Guelfucci, ainsi que de Jeanne Smits et du Docteur de Labriolle, sous la direction de Philippe Maxence, s’attelle à nous apporter quelques réponses dans ce dernier épisode de la saison 2022-2023.
Magnifique victoire aujourd’hui pour les enfants à naître et la protection de leur droit à la vie
Réaction de Gregor Puppinck, de l’European Centre for Law and Justice. La Cour Suprême reconnaît que la Constitution américaine ne contient pas de droit à l’avortement et elle rend aux États fédérés le pouvoir de légiférer sur cette question. Voici une brève explication de cette décision historique dans l’affaire :
https://fb.watch/dRCgBPLa7T/
13 Etats américains abrogent l’avortement, suite à la décision de la Cour Suprême
Selon le ministre de la justice du Missouri, Eric Schmitt : « C’est un jour monumental pour la sainteté de la vie ». Le Missouri fait partie des treize Etats qui avaient prévu des lois pro-vie appelées « trigger laws ». Ces dernières ont été pensées pour entrer en application automatiquement, ou du moins rapidement, si l’arrêt Roe vs Wade était annulé. C’est le cas du Missouri, de l’Arkansas, de l’Idaho, du Kentucky, de la Louisiane, du Mississipi, du Dakota du Nord, du Dakota du Sud, de l’Oklahoma, du Tennessee, du Texas, de l’Utah et du Wyoming.
🚨 BREAKING 🚨 Following the SCOTUS ruling overturning Roe v. Wade, Missouri has just become the first in the country to effectively end abortion with our AG opinion signed moments ago. This is a monumental day for the sanctity of life. pic.twitter.com/Jphy72R4rq
— Attorney General Eric Schmitt (@AGEricSchmitt) June 24, 2022
L’ancien vice-président républicain des Etats-Unis Mike Pence a salué la décision de la Cour suprême révoquant le droit à l’avortement, « jeté aux oubliettes de l’histoire ».
« En renvoyant la question de l’avortement aux Etats et au peuple, la Cour suprême a réparé une erreur historique »
Selon les motifs déjà connus par le texte de Samuel Alito : la Constitution ne fait aucune référence à l’avortement ni ne protège implicitement un quelconque droit à l’avortement, l’arrêt était donc « totalement infondé dès le début ».
Le jour de la fête du Sacré Cœur…
La cour suprême renverse l’arrêt Roe v. Wade sur l’avortement
On s’y attendait, mais la nouvelle vient de tomber: la cour suprême vient de renverser par 6 voix contre 3 les arrêts Roe v. Wade et Planned Parenthood of Southeastern v. Casey qui faisaient de l’avortement un droit fédéral. Désormais les Etats seront libres de limiter l’avortement. On estime qu’une trentaine d’Etats pourraient utiliser cette nouvelle faculté (plus exactement cette faculté ancienne qui leur avait été supprimée) pour favoriser la culture de vie.
Une nouvelle fois, on constate qu’il n’existe aucun « sens de l’histoire » imposant pour l’éternité les législations « progressistes »! Et l’on peut dire merci à Donald Trump pour ses nominations!
Le texte de ce nouvel arrêt est disponible ici.
Le piège des majorités de circonstance
La présidente de la Manif pour tous, Ludovine de la Rochère, met en garde les députés Les Républicains :
[…] Le piège serait donc pour les Républicains de soutenir une semaine une réforme des retraites puis de voir, la semaine suivante, le gouvernement se jeter dans les bras de la gauche pour légaliser l’euthanasie, la suppression de l’identité sexuée à l’état civil ou encore la pratique des mères porteuses.
Les Républicains semblent en avoir conscience. Dès l’annonce des résultats, la question de l’exploitation des femmes à travers la gestation pour autrui s’est invitée sur les plateaux de télévision à l’initiative de la droite: ses représentants mettaient en garde le groupe Ensemble! en laissant clairement entendre que le va-et-vient ne serait pas possible. Un début encourageant, mais sera-t-il durable, là est la question.
Les formidables opportunités de ce quinquennat
Le caractère précaire de la XVIème législature de l’Assemblée nationale ne doit pas cacher les formidables opportunités de ce quinquennat. Si nul ne sait quand le président finira par dissoudre, il semble plus que jamais qu’une épée de Damoclès est suspendue au-dessus des députés. Attendant le faux pas à gauche ou à droite, le président pourrait aussi miser sur un élément extérieur qui pourrait fédérer autour de lui (nouvel épisode sanitaire, crise internationale, effondrement économique). En attendant le choix de Jupiter, les forces en présence à l’Assemblée sont inédites. Les près de 90 députés RN et la soixantaine de LR peuvent peser et être poussés à peser sur des sujets essentiels : passe sanitaire, bioéthique, immigration.
Olivier Marleix, nouveau patron du groupe LR à l’Assemblée nationale
Le député d’Eure-et-Loir a été élu président du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale. C’est une bonne nouvelle puisqu’il fait partie des députés qui ont voté contre toutes les dérives de la majorité macronienne sous la précédente mandature.
Côté RN, sans surprise, c’est Marine Le Pen qui a été élue présidente du groupe.
Chez LREM, nous retrouvons l’inénarrable girouette Aurore Bergé, qui succède à Christophe Castaner.
Autres présidents de groupe à retrouver ici.
L’Autriche abandonne la vaccination obligatoire
Le gouvernement autrichien a annoncé l’abandon total de sa politique de vaccination obligatoire contre le Covid-19, après l’avoir suspendue en mars, un mois à peine après son entrée en vigueur. Le ministre de la Santé Johannes Rauch explique :
« Il faut désormais vivre avec le Covid, nous allons donc mettre en œuvre une série de mesures, ce qui signifie la fin de la vaccination obligatoire ».
« Même ceux qui avaient accepté de se faire vacciner sont maintenant réticents à se faire administrer une nouvelle dose ».
Les chiffres de l’euthanasie en Espagne
Depuis l’entrée en vigueur de la loi dépénalisant l’euthanasie en Espagne il y a un an, « au moins 172 personnes » ont mis fin à leur vie de cette façon. Les Asturies et La Rioja n’ont pas encore communiqué de chiffres.
Le ministère attend des « rapports exhaustifs sur les motifs invoqués pour demander l’euthanasie, le type de procédure, les raisons des refus, le nombre d’objections, etc. ».
En Catalogne 60 euthanasies ont été pratiquées, quand on en a recensé 25 au Pays basque, 19 à Madrid, et 11 en Andalousie.
Les données des maladies dont souffrent les personnes souhaitant recourir à l’euthanasie ne sont pas publiées. Toutefois, selon Tayra Velasco, présidente de la commission de bioéthique du Collège des infirmières de Madrid, « contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays où le cancer est la pathologie la plus fréquente », en Espagne, « la plupart des demandes émanent de personnes souffrant de maladies neurodégénératives ». Les autres caractéristiques sont en revanche similaires. Les personnes recourant à l’euthanasie sont en majorité des hommes septuagénaires, euthanasiés à domicile.
Avortement : les députés polonais tiennent bon
Les députés polonais ont rejeté, jeudi, une proposition d’initiative citoyenne de libéraliser la loi sur l’avortement. La Chambre basse du Parlement a voté contre l’initiative proposant d’autoriser les avortements jusqu’à la douzième semaine. 265 députés ont voté contre, 175 pour et quatre se sont abstenus.
L’avortement reste interdit en Pologne, sauf en cas de viol et d’inceste, ou si la vie ou la santé de la mère sont en danger.
Le Parlement européen prolonge d’un an le passeport sanitaire. La France veut suivre
Avant même qu’il n’arrive en France, j’ai voté contre la création du pass sanitaire : il est intenable de retirer des droits fondamentaux à des citoyens qui ne manquent à aucune obligation légale. Un an après, cette dérogation qu’on promettait éphémère est prolongée sans raison.
— Fx Bellamy (@fxbellamy) June 23, 2022
Très en colère !! Les députés européens prolongent d'1 an le certificat Covid numérique, pour "garantir le droit à la libre circulation des citoyens de l'UE". Quelle fumisterie ! Libertés et souverainetés encore et tjs piétinées… #COVID19 #passvaccinal
— Jean-Frédéric Poisson (@jfpoisson78) June 23, 2022
🔴 Malheureusement et malgré notre vote contre, le pass covid a été reconduit aujourd’hui pour 1 an par le Parlement européen.
Atteinte fondamentale aux libertés, prolongation inexplicable d’une mesure prétendue « d’urgence », l’#UE outrepasse encore ses prérogatives.— Jerome Riviere (@jerome_riviere) June 23, 2022
Détail des votes des députés français :

🔴 ALERTE INFO – Le gouvernement prépare un projet de loi pour prolonger le #PassVaccinal jusqu'au 31 mars 2023. Le texte a été envoyé au Conseil d'Etat par la Ministre de la Santé. (Atlantico) #PassSanitaire #PassDeLaHontehttps://t.co/VcNKhiexQP pic.twitter.com/QASJbyi4e3
— Anonyme Citoyen (@AnonymeCitoyen) June 23, 2022
Après m’être battu pendant des mois aux côtés de mes collègues sénateurs @MullerBronnL @loichervepublic @alainhoupert @blanc_etienne @CBonfantiDossat @AJoyandet @SGoyChavent et tant d’autres, je m’opposerai à toute prolongation des #passvaccinal #PassSanitaire après le 31/07/22 https://t.co/FjLMT3qvL4
— MEURANT SEBASTIEN (@SmeurantL) June 23, 2022
Nous montrerons la même ténacité sous Traditionis Custodes et les effarantes Responsa ad dubia que sous la grêle et la tempête
De Jean de Tauriers, Président de Notre-Dame de Chrétienté, dans L’Appel de Chartres :
[…] Je veux voir, très chers amis, dans notre résistance dans la tempête, un signe de notre capacité à résister aux tentatives de supprimer le monde traditionaliste arc-bouté autour de la liturgie tridentine. Je le rappelle au risque de vous lasser : nous n’aimons pas la messe tridentine par nostalgie, esthétisme, conservatisme, … et je ne sais quelles autres billevesées. Nous aimons la messe traditionnelle pour des raisons de foi. A ceux qui ne comprennent pas, je les invite à consulter les dossiers Notre-Dame de Chrétienté (nd-chretiente.com) : 40 années de documentation les attendent !
Nos évêques ne se réjouissent pas de ce qu’il faut bien appeler une nouvelle persécution. Bien sûr que non ! Toutefois, certains relancent avec zèle la machine à interdire en invoquant la sainte obéissance (notons que celle-ci était absente quand il s’agissait d’appliquer Summorum Ponticum, il y a encore quelques mois). Je l’ai dit, en votre nom à tous, dimanche dernier:
« Nous sommes des catholiques ordinaires voulant pratiquer la forme extraordinaire… Nous sommes de simples familles catholiques voulant rester catholiques dans un monde qui ne l’est plus ».
Si nos autorités comprenaient les difficultés des familles pour rester catholiques de nos jours, elles comprendraient la fidélité et la résistance du monde traditionaliste. Elles voient que nous montrerons la même ténacité sous Traditionis Custodes et les effarantes Responsa ad dubia que sous la grêle et la tempête.
A la sortie de la messe du lundi de Pentecôte, un prêtre, très respecté, m’a fait le reproche amical d’avoir dit la veille que « nous n’étions pas des théologiens » et que j’oubliais un peu vite nos maîtres qui avaient eu le courage de résister sur « un plan théologique » justement. Il est connu que tout auteur est susceptible. « Monsieur ; mon sang se coagule. En pensant qu’on y peut changer une virgule. » nous dit Cyrano. Il est aussi vrai que l’avis de ce prêtre importe à mes yeux.
Je me suis donc défendu en rappelant mes mots exacts. J’avais dit, la veille, que nous n’étions pas « des théologiens subtils, de grands exégètes des intentions cachées de Vatican II ni des liturgistes raffinés ». Cette phrase ne signifie pas que nous ne nous intéressons pas à la théologie, à Vatican II, à la liturgie ! Nous sommes des théologiens parce que nous sommes attachés à la doctrine catholique et nous essayons d’approfondir notre connaissance. Notre théologie est solide, elle s’appuie sur le Catéchisme, le Magistère de l’Eglise, la Tradition. La réaction traditionaliste, d’où vient Notre-Dame de Chrétienté, est d’abord une réaction théologique. Ceci dit, nous n’avons pas de goût pour les arguties intellectuelles. En ce sens, nous ne voulons pas être des théologiens « subtils ». Je voudrais remercier tous les bénévoles qui ont permis ce pèlerinage à la fois difficile et beau. Je connais le dévouement de tant d’entre vous dans les différents chapitres de pèlerins et les services. Je sais combien le pèlerinage traditionnel de chrétienté est important pour votre vie spirituelle. Un immense merci à tous nos cadres (Pèlerins, Soutiens, Communication, Formation, Secrétariat général, Informatique, Etudes, Secrétariat, Trésorerie). […]
Les PDG commencent à s’opposer à l’intimidation des employés « wokes »
La semaine dernière, le PDG de Kraken, une société de technologie de crypto-monnaies, est devenu le dernier dirigeant à dire qu’il en avait assez. Il a invité les employés qui se sentaient « déclenchés » par des idées controversées à accepter une indemnité de départ et à quitter l’entreprise. Sur les 3 000 employés de la société, environ 30 ont choisi d’accepter l’indemnité de départ de quatre mois et de partir, invoquant leur besoin d’exprimer des convictions politiques ou sociales sur le lieu de travail. Les commentaires des 99 % restants des employés de Kraken concernant la politique visant à maintenir la politique hors du lieu de travail ont été « extrêmement positifs ».
« Je pense que tout le monde est prêt à se remettre au travail et à cesser d’être distrait ».
SpaceX, la société d’exploration spatiale d’Elon Musk, a rejoint le chœur le 16 juin. Après que plusieurs employés ont rendu publique une lettre dénonçant la campagne de Musk visant à acquérir Twitter et à éloigner la plateforme de médias sociaux de la censure, SpaceX a réagi en les licenciant. Après avoir licencié les responsables, le président de SpaceX, Gwynne Shotwell, a envoyé un courriel aux employés indiquant que les efforts déployés contre l’acquisition de Twitter par Musk
« ont mis les employés mal à l’aise, les ont intimidés et intimidés, et/ou les ont mis en colère parce que la lettre les a poussés à signer quelque chose qui ne reflétait pas leurs opinions. Nous avons trop de travail critique à accomplir et n’avons pas besoin de ce genre d’activisme excessif. »
The Athletic, un site d’informations sportives appartenant au New York Times, un journal de gauche de plus en plus progressiste, a demandé cette semaine à son personnel de s’en tenir au sport et de laisser tomber l’activisme politique.
« Nous ne voulons pas empêcher les gens d’avoir une voix et de s’exprimer ». « Nous devons simplement éviter que cela ne bascule dans l’espace politique ».
Le PDG de Disney, Bob Chapek, s’est au contraire incliné devant les employés activistes et a annoncé que la société de divertissement familial se battrait pour soutenir l’éducation sexuelle des enfants à l’école primaire, tandis que sa société révélait son intention de sexualiser les films et émissions pour enfants. Cette action a déclenché une réaction brutale de la part des employés conservateurs et a conduit des parents à annuler des abonnements et des visites de parcs d’attractions. Le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, a répondu aux critiques sévères de Disney à l’égard d’une loi de l’État interdisant l’éducation sexuelle de la maternelle à la troisième année en révoquant le statut d’avantage fiscal du parc à thème de la société à Orlando. Et les actionnaires ont assisté, alarmés, à la chute de l’action Disney, qui est passée de 130 dollars par action en mars à 95 dollars aujourd’hui, soit une baisse de 27 %.
Le plaidoyer de Citibank en faveur de l’avortement et contre les armes à feu a également attiré l’attention des législateurs des États. En juin 2021, le Texas a adopté une loi interdisant aux banques qui pratiquent la discrimination à l’égard des entreprises de combustibles fossiles ou des fabricants d’armes à feu de souscrire des obligations d’État. En mars, le représentant de l’État du Texas, Briscoe Cain, a menacé Citibank d’un traitement similaire en raison de sa politique consistant à payer les frais de déplacement des employés qui se rendent hors de l’État pour contourner les lois anti-avortement du Texas.
En réponse aux protestations des employés concernant des programmes controversés, tels que le spectacle de l’humoriste Dave Chappelle « The Closer », Netflix a déclaré aux employés en mai qu’il ne tolérerait plus les efforts visant à censurer le contenu que le personnel trouve répréhensible.
« Nous soutenons l’expression artistique des créateurs avec lesquels nous choisissons de travailler ; nous programmons pour une diversité de publics et de goûts ; et nous laissons les téléspectateurs décider de ce qui leur convient, au lieu que Netflix censure des artistes ou des voix spécifiques ». « Si vous avez du mal à supporter l’étendue de notre contenu, Netflix n’est peut-être pas le meilleur endroit pour vous ».
Netflix a pris cette mesure après avoir perdu 200 000 abonnés au premier trimestre de cette année et a prévu d’en perdre 2 millions de plus au deuxième trimestre.
Le Washington Post, journal de gauche, a licencié la journaliste Felicia Sonmez pour ses attaques publiques incessantes à l’encontre d’un collègue rédacteur et du journal lui-même, les accusant de racisme et de sexisme. La rédactrice en chef a publié un avis à l’intention de l’ensemble du personnel indiquant que « nous ne tolérons pas que des collègues attaquent des collègues, que ce soit en face à face ou en ligne ».
Le Parlement européen prétend faire la leçon à la Cour suprême des États-Unis
En attendant le jugement de la Cour suprême des États-Unis sur l’avortement, voici une analyse d’une résolution du Parlement européen qui s’inquiète d’un revirement de jurisprudence. Les députés européens osent donner aux juges américains une leçon sur la Constitution des États-Unis. L’ECLJ est intervenu en tant qu’“amicus curiae” dans l’affaire en cours auprès de la Cour suprême. Cette tribune a été publiée dans Famille chrétienne.
En mai, un projet de jugement de la Cour suprême des États-Unis sur l’avortement avait fuité dans la presse. Les juges constitutionnels envisagent de rendre aux États la possibilité de protéger la vie des enfants à naître. Depuis la publication frauduleuse de ce texte, les partisans de l’avortement s’acharnent sur la Cour suprême. Pour certains d’entre eux, tous les moyens semblent bons, même la tentative d’assassinat de l’un des juges à son domicile, le 8 juin. Ce même jour, le Parlement européen a débattu d’une résolution adressée à la Cour suprême.
Une supercherie, qui mérite d’être analysée en détail
La résolution porte sur le « démantèlement possible du droit à l’avortement par la Cour suprême des États-Unis » et a été adoptée le lendemain, 9 juin. C’est une initiative de quatre groupes politiques du Parlement, de l’extrême-gauche aux libéraux. Certes, il est habituel que le Parlement européen prenne position sur des points d’actualité, par des textes pléthoriques, sans valeur législative et manquant bien souvent de sérieux. Mais cette résolution est, davantage que les autres, une véritable supercherie, qui mérite d’être analysée en détail.
La résolution commence par un visa, listant 33 références, au soutien d’un prétendu « droit à l’avortement ». Des traités internationaux sont abusivement cités, alors qu’aucun d’entre eux n’inclut un tel droit. Au contraire, plusieurs consacrent un droit à la vie. La Convention de l’ONU sur les droits de l’enfant reconnaît même le besoin de protéger juridiquement les enfants avant leur naissance. Les députés instrumentalisent aussi la conférence du Caire de 1994, en oubliant que les gouvernements s’étaient alors engagés à « réduire le recours à l’avortement ».
La mobilisation d’experts de l’ONU controversés
À la suite du visa, viennent 18 considérants. Le Parlement européen y détaille les éléments de contexte motivant sa résolution : « la montée en puissance de l’extrême-droite », la « pression sur des gouvernements et des tribunaux en dehors des États-Unis pour qu’ils remettent en cause le droit à l’avortement », le « recul du droit d’accès à un avortement légal et sans risques ». Sans avoir peur du ridicule, les députés européens constatent également que les restrictions en matière d’avortement « toucheraient de manière disproportionnée (…) les personnes LGBTIQ » (sic.).
Dans deux considérants, le Parlement européen s’appuie sur les experts de l’ONU les plus controversés, depuis des révélations d’août 2021 sur les financements privés qui les influencent. Il cite une déclaration signée par Tlaleng Mofokeng, experte qui présente l’avortement comme un « acte radical d’amour de soi », et Melissa Upreti, experte financée par la galaxie Soros. Le Parlement européen valide par ailleurs l’idée de l’expert onusien Juan Méndez qui assimile restriction de l’avortement et « torture », « idée » soutenue notamment par un chèque de 90 000 dollars de la Fondation Ford.
Une distribution de bons et mauvais points
Après les considérants, le cœur de la résolution elle-même commence par « condamner fermement » tout ce qui s’oppose à l’avortement, puis par distribuer des bons et mauvais points. Joe Biden est « encouragé », le Texas et d’autres États du Sud sont « invités » à abroger leurs lois. Les députés européens « se félicitent » d’un vote de la Chambre des représentants, mais « regrettent profondément » le vote contraire du Sénat américain. Le Parlement européen exprime aussi « sa vive solidarité (…) aux femmes et aux filles des États-Unis ».
C’est surtout la Cour suprême des États-Unis à laquelle le Parlement européen ose donner une leçon… sur le droit constitutionnel américain. Les députés européens prétendent également expliquer aux juges américains qu’« il importe de maintenir l’arrêt historique Roe v. Wade (1973) », car il « fait jurisprudence », et qu’un revirement de jurisprudence aurait des « conséquences ». Le cas échéant, la résolution invite les autres institutions européennes à « condamner » et « dénoncer » un tel revirement.
Le jugement de la Cour suprême très attendu
Les réactions mondiales sur le projet de jugement de la Cour suprême accentuent les tensions sociales au sujet de l’avortement, déjà fortes aux États-Unis. Pourtant, ce texte n’est pas en lui-même « pro-life », car il ne déclare pas l’avortement contraire à la Constitution américaine. Il ne fait que rendre au politique le pouvoir de légiférer sur la question, au niveau des États fédérés (ou même de l’État fédéral). Les États n’auront plus l’obligation constitutionnelle de légaliser l’avortement, mais rien ne les obligera non plus à l’abroger.
Il est paradoxal que le Parlement européen s’indigne autant de ce projet de jugement, alors qu’il n’est qu’un alignement sur la position des juges européens. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) laisse en effet aux États européens la possibilité de réglementer l’avortement, dans un sens ou dans l’autre. Les députés européens, du fait même de leur fonction politique, devraient logiquement approuver cette idée de ne pas laisser le juge se substituer au politique.
Une société ne peut pas à la fois vouloir toujours plus d’avortements et toujours plus de naissances
Les fermetures de maternités s’enchaînent partout en France. En Seine-Saint-Denis, le manque de sages-femmes inquiète pour les mois à venir.
- À Chinon (Indre-et-Loire), une maternité est restée fermée pendant plus d’un mois, faute de personnel.
- À Nevers, une autre avait fermé ses portes pendant huit jours avec 14 sages-femmes en arrêt maladie pour épuisement professionnel.
- À Limoges, la maternité est sous pression depuis un an.
- En Seine-Saint-Denis, la plus grosse maternité manque de sages-femmes. En deux ans, les sages-femmes sont passées de 91 à 63 dans cet établissement.
I-Média – Rachel Kéké : une députée « raciste » chez LFI ?
L’image de la semaine
Incivilités, débordements, violences et maltraitances, le vivre-ensemble tourne mal dans les piscines et étendues d’eau d’Europe durant la première canicule de l’été.
Législatives : un traitement médiatique en demi-teinte
Retrouvez l’analyse de Jean-Yves Le Gallou concernant les résultats des élections législatives et leur traitement médiatique.
Revue de presse
Rachel Kéké : une députée « RACISTE » chez LFI ?
A la fois femme de chambre, cheffe d’une lutte syndicale sans pitié et députée de la nation, l’histoire de Rachel Kéké a tout d’un conte de fée… du moins selon les médias français, tombés en pâmoison devant ce chef d’œuvre d’intégration républicaine. Et si son passé « d’extrême-droite » était en train de la rattraper…?
L’autre réforme des retraites
A défaut de pouvoir décaler l’âge légal de départ à la retraite, le gouvernement prévoit de faire lever les cotisations retraites du privé (AGIRC ARRCO) par les URSSAF au premier janvier 2023. Autrement dit : faire payer les retraites des fonctionnaires par le privé, et laisser AGIRC ARRCO utiliser leurs réserves pour payer les retraités actuels !
La réforme promise par Emmanuel Macron pour « l’été 2023 » relevant l’âge de départ à 65 ans devient plus que jamais incertaine. En revanche, sa décision de revaloriser les pensions de base de 4 % dès cet été pour tenir compte de l’envolée de l’inflation et préserver le pouvoir d’achat des retraités demeure une priorité. Les partenaires sociaux s’inquiètent du projet du gouvernement de déposséder l’Agirc-Arrco du recouvrement des cotisations retraite au 1er janvier 2023, pour le confier aux Urssaf.
Colombie : un nouveau président « en déconstruction »
Le révolutionnaire Gustavo Petro, ancien maire de Bogota et sénateur, est devenu dimanche le premier président colombien de gauche.
Son passage à la mairie de la capitale a laissé un souvenir mitigé, l’image d’un homme autoritaire, médiocre gestionnaire. Un de ses conseillers à cette époque, Daniel Garcia-Peña, critique son « despotisme » et sa « difficulté à travailler en équipe ».
Gustavo Petro est marié et père de six enfants de plusieurs femmes. Dans une récente interview, sa fille adolescente Sofia s’est félicitée de
« considérer son père comme un homme en déconstruction, une grande victoire pour le féminisme ».
Gustavo Petro s’est engagé à renforcer l’Etat, à réformer le système des retraites et l’impôt pour faire payer les plus riches. Sa première mesure sera de suspendre l’exploration pétrolière et d’entamer la transition énergétique.
A quoi joue donc l’ambassade de France à Moscou ?
Lu sur Strategika :
Cela fait des années que l’Ambassade de France à Moscou soutient ouvertement l’opposition russe, avec laquelle elle a toujours eu plus de contacts qu’avec les institutionnels. Ce secret de polichinelle s’accompagne, en revanche, de mécanismes de financement occulte de mouvements politiques et de journalistes, pour diffuser l’idéologie LGBT, déstabiliser la situation intérieure, etc. Frabrice Rousseau, conseiller de coopération et d’action culturelle à l’Ambassade de France à Moscou et directeur de l’Institut français, personnellement impliqué dans cette histoire, doit quitter au plus vite ses fonctions et le pays. Une note en ce sens a été remise à l’ambassadeur français par le ministère russe des Affaires étrangères. La diplomatie française se porte de mieux en mieux.
Une publication est passée dans les médias russes, aucune information dans les médias français, pour ce qui ressemble à un véritable scandale de financement occulte par l’Ambassade de France en Russie de l’opposition russe, politique et médiatique. Au centre de ces transactions, l’on trouve la signature de Fabrice Rousseau, conseiller culturel.
Ainsi, le site 7×7, site d’information régional dit “indépendant”, c’est-à-dire d’opposition, puisque la seule “indépendance” reconnue aux médias russes en Occident est celle de l’engagement contre le pays, fut financé par l’Ambassade de France en Russie. Ce site défend les “valeurs” globalistes, à savoir les LGBT ou le climat, et reprend la ligne classique de toutes les ONG financées en Russie de l’étranger, notamment la corruption et les mauvais traitements contre les prisonniers. Rien d’original sur le fond (l’ordre du jour globaliste), ni sur la forme (travailler dans les régions), mais cette activité est très lucrative, si l’on en croit d’anciens activistes dévoilant les financements.
Pavel Marouchak, l’ancien responsable de la communication pour la République des Komis, où ce site est implanté, signal qu’un simple spot d’une minute et demi a été financé, par exemple, à hauteur de 7 000 dollars, pendant que des millions de roubles étaient versés. C’est lui qui a révélé le schéma de financement, puisqu’il a de nombreuses années étroitement travaillé avec 7×7. Ce site était, par ailleurs, un support médiatique de Memorial, l’ONG qui a été interdite en Russie.
L’argent était versé par des firmes, dont les comptes changeaient de domicialition à chaque fois, pour ne pas laisser de traces. Alexandre Zilberg, l’un des dirigeants de 7×7 a déclaré, que c’était n’importe quoi. Pourtant, il en a bénéficié et les documents financiers portent la signature de Fabrice Rousseau. Si Memorial était financé directement, le financement pour ce site passait par la Géorgie, où une compagnie appartenant à un journaliste d’opposition russe reversait les fonds à une compagnie tenue par Zilberg. La boucle est bouclée.
L’opposition politique russe était également financée par l’intermédiaire du programme Prisme. Mikhail Mourguine, qui travaillait dans le Fonds de Navalny, a raconté comment l’argent coulait à flots, dont l’origine était à 80% composée de financements étrangers. Ces financements arrivaient par tranches, sous forme de donations privées.
Les ambassades étrangères ont déjà reçu des notes diplomatiques de protestation à ce sujet, dont l’Ambassade de France à Moscou. Sans résultats, manifestement. Le ministère russe des Affaires étrangères a donc convoqué l’ambassadeur de France, pour lui signifier que notre conseiller culturel était indésirable en Russie et qu’il devait partir au plus tôt.
La Grande-Bretagne veut pouvoir ignorer certaines injonctions de la CEDH
Le gouvernement britannique a présenté le 22 juin au Parlement un projet de loi qui lui permettrait d’ignorer certaines injonctions de la Cour européenne des droits de l’Homme, après le blocage par cette instance d’expulsions de migrants clandestins au Rwanda. Le ministre de la Justice, Dominic Raab, a commenté :
«Cette déclaration des droits renforcera notre tradition britannique de liberté tout en injectant une saine dose de bon sens dans le système».
Elle prévoit aussi de faciliter l’expulsion de ressortissants étrangers condamnés en justice, en limitant leur possibilité de faire prévaloir leur droit à la vie familiale sur la sécurité publique.
«Ces réformes renforceront la liberté d’expression, nous permettront d’expulser plus de criminels étrangers et de mieux protéger le public contre de dangereux criminels».
Une voie à suivre pour contourner certaines décisions de la CEDH ?
Accord franco-algérien pour l’enseignement de l’arabe dans les écoles élémentaires
Le 22 juin un décret a été promulgué au Journal officiel pour l’enseignement de l’arabe dans nos écoles élémentaires. En annexe à ce décret figure l’accord entre la France et l’Algérie – signé à Alger le 8 juin 2021 – sur l’enseignement de l’arabe à l’école élémentaire en France. Élisabeth Borne est »chargée de l’exécution de ce décret ».
« La mise en place de cet enseignement est assurée par les autorités françaises en coopération avec les autorités algériennes compétentes. »
C’est l’Algérie qui recrute et rémunère les enseignants (art. 11 et 12). Ce n’est certes qu’un enseignement supposé « facultatif, accessible à tous les élèves volontaires [du primaire] après accord de leurs représentants légaux » et « organisé au-delà du temps scolaire obligatoire ». Mais les « outils pédagogiques pourront faire référence à des éléments culturels, notamment algériens, adaptés à l’âge et à la diversité des élèves. »(art.6). Certes, ces enseignants sont censés respecter les règles françaises de laïcité et neutralité (art.1er), mais ce sont les autorités algériennes qui ont seules le pouvoir de sanction disciplinaire (art.14).
Mais le grand remplacement est un mythe…
Pourquoi seuls les hommes sont appelés au sacerdoce ?
Extrait d’un article de l’abbé Roy sur Claves :
[…] La mission de sanctification de l’Église prolonge l’envoi dans le monde du Fils et du Saint-Esprit, selon des missions distinctes quoique inséparables. La mission visible du Fils (l’Incarnation) se poursuit dans la visibilité de l’Église et de la Rédemption, à travers la hiérarchie, le gouvernement extérieur de l’Église, la prédication, les sacrements. Cette dimension renvoie aux aspects masculins du gouvernement de l’Église, en laquelle la capitalité du Christ est prolongée dans les apôtres et leurs successeurs. Les missions invisibles du Saint-Esprit (infusion de la grâce dans les âmes, inspiration intérieure) sont plus intimes et mystérieuses, sans intermédiation créée et perceptible. Cette dimension renvoie à des aspects plus féminins de l’action divine. Dieu est un père qui nous guide, protège et nourrit, mais il se présente parfois comme une mère qui ne peut oublier son enfant[14]. Saint François de Sales aime à recourir à l’image maternelle pour magnifier l’amour de Dieu, exhortant à demeurer « entre les bras de Dieu comme un petit enfant sur le sein de sa mère[15] ». Saint Paul dit avoir été pour les Thessaloniciens comme un père, mais il aurait aimé aussi leur servir de nourrice[16]. La figure féminine offre ainsi comme un répondant créé à l’action du Saint-Esprit, alors que la figure masculine correspond à la mission du Fils poursuivie dans l’Église hiérarchique. On retrouve cette dimension mystérique au plus haut point chez Notre Dame, Vierge bénie que l’Esprit a « pris sous son ombre[17]. » Bien loin d’être exclue du plan divin, la femme par excellence de la Nouvelle Alliance, Marie, est associée à la distribution de chacune des grâces qui la constituent. Elle n’y participe cependant pas comme dispensatrice d’un sacrement – rôle de médiation ministérielle du prêtre – mais en préparant, en disposant les âmes à recevoir la grâce dans les signes visibles par lesquels l’Église les transmet. Saint Thomas affirme que dans la médiation essentielle du Christ, le plan divin admet des médiateurs subordonnés, qui peuvent agir de manière ministérielle ou dispositive[18].
Il faut pour conclure contempler l’économie de la providence divine, réservant à chaque composante de notre nature une place admirable et merveilleusement adaptée, tout en notant que cette distinction des missions masculine et féminine au service de l’Église n’exclut pas parfois une certaine visibilité de l’action de grandes chrétiennes (Notre Dame à Cana, sainte Hildegarde de Bingen, sainte Catherine de Sienne, sainte Thérèse d’Avila…). Il importe surtout de garder à l’esprit que ces missions distinctes trouvent leur fin et leur raison d’être dans la sainteté du Corps mystique tout entier : les grandeurs de hiérarchie n’existent en effet qu’« au service des grandeurs de sainteté[19] ».
Mathieu Bock-Côté analyse le phénomène Top Gun Maverick
Analyse du 11 juin sur CNews. Top Gun ou la défense de valeurs aujourd’hui méprisées :
Les députés RN n’excluent pas de recruter des attachés parlementaires parmi les jeunes de génération Z
La raison est simple : le RN ne dispose pas de suffisamment de ressource interne en région parisienne. Un député peut embaucher entre 3 et 4 attachés parlementaires dont au moins deux travailleront à Paris.
Autre sujet chaud sur la table: le recrutement des collaborateurs auprès des députés tout comme au groupe.
« Il faut qu’on en trouve entre 300 et 350… C’est vraiment beaucoup« , lâche un député nouvellement élu, inquiet de l’ampleur de la tâche qui s’annonce. « On reçoit tous beaucoup de CV en ce moment », rit de son côté Gilles Penelle. « Nos boîtes mail explosent. » Les difficultés qu’a eu le parti à trouver de bons collaborateurs au Parlement européen en 2014 quand il avait fait élire 24 députés restent cependant dans les mémoires.
« Il faut qu’on trouve des gens bosseurs, à la tête bien faite, aux bons réflexes, capables de guider leur député dans les arcanes de l’Assemblée. Ce n’est vraiment pas évident. Localement, ça va aller parce qu’on a toujours des militants avec qui on a fait campagne qui sont partants. À Paris, je ne sais pas trop« , reconnaît une députée.
Parmi les profils dans lesquels le RN pourrait faire son marché, on trouve notamment des jeunes de… Génération Z, le mouvement des jeunes avec Éric Zemmour. De quoi étonner, après que Marine Le Pen et l’ancien éditorialiste se sont affrontés pendant toute la campagne présidentielle et qu’elle a refusé toute alliance avec Reconquête aux législatives.
« Ça fait mal au cœur de le dire mais auprès de Zemmour, les jeunes sont plus diplômés, souvent avec des diplômes en droit ou des études à Sciences Po. Et souvent, ils sont plus aguerris aux réseaux sociaux« , reconnaît un ancien du RN qui a depuis pris ses distances.
Preuve que le vivier des zemmouristes séduit: la démarche est assumée publiquement. « On regarde tous les CV et peu importe les horizons politiques du passé. Si on a des personnes qui veulent faire un bout de chemin avec nous, on saura s’accorder », reconnaît ainsi David Rachline.
Pour le RN, la professionnalisation à l’Assemblée nationale passe aussi par le pardon.
Une raison supplémentaire d’espérer que la raison gagne enfin Marine Le Pen et qu’elle comprenne la nécessité d’une alliance à droite…
Pour vraiment gagner, l’alliance entre RN et Reconquête sera indispensable pour les prochaines législatives
Analyse intéressante sur la victoire relative du Rn et le rôle que pourrait ou devrait jouer Reconquête à l’avenir :
Depuis ce dimanche 19 juin et la divine surprise qui a propulsé 89 députés RN à l’Assemblée et infligé un camouflet à Emmanuel Macron, la famille RN est sur un petit nuage. Pour un peu, on croirait que le RN et Marine Le Pen ont gagné ces élections (…) Mais si l’on redescend du nuage et que l’on regarde les chiffres, la « victoire » RN est bien relative.
En sièges, rappelons que c’est bien Ensemble qui a obtenu le plus de députés et une majorité relative de 245 députés, que la coalition de gauche a réussi son pari en en faisant élire 133 et que le RN arrive 3e, avec 89 députés. Certes, c’est un progrès mais, pour un parti qui a deux fois été finaliste à la présidentielle et obtenu 41,5 % et 13 millions de voix au second tour, on peut aussi considérer que c’est décevant.
Mais la victoire des 89 est aussi relative en soi. Plusieurs d’entre elles se sont jouées à quelques voix. Un plus grand nombre (33 !) ont été acquises pour faire barrage à NUPES. Mélenchon a été un excellent carburant pour le RN (…)
Cela pour rappeler cette évidence que le scrutin majoritaire à deux tours nécessite, pour bénéficier de son coefficient démultiplicateur et l’emporter, de réaliser le score le plus haut au premier et donc d’avoir noué des alliances pour pouvoir se maintenir dans le maximum de circonscriptions. Macron et Mélenchon l’ont bien compris. Une alliance comparable avec Reconquête aurait apporté au RN un réservoir de voix et un surplus d’élus. C’était l’argument d’Éric Zemmour et de Marion Maréchal. Georges Michel s’étonnait, il y a quelques semaines, des projections qui donnaient 148 députés RN-Reconquête avec une alliance dès le premier tour : la victoire des 89 députés RN confirme que c’était possible, car un rassemblement des deux forces augmentait mécaniquement le nombre de circonscriptions où elle aurait pu se maintenir (qui n’était que de 208 dimanche dernier), et donc l’emporter.
Ce réservoir a d’ailleurs bien souvent permis certaines victoires du RN dimanche. Le cas du Var est emblématique : le RN y aurait-il réalisé son quasi-grand chelem si la campagne de Zemmour, très active dans le département, et ses scores du premier tour n’y avaient pas constitué cette réserve indispensable pour briser le plafond de verre ?
Cette occasion manquée de 2022 devrait faire réfléchir les deux camps patriotes, et rapidement, puisque, comme l’ont prédit Jean-Marie le Pen sur BFM et quelques autres, une dissolution dans les mois qui viennent est possible, vu l’absence de majorité et la gravité des problèmes que le pays va devoir affronter après les avoir occultés pendant six mois de campagne. Le RN aurait donc tort de s’endormir sur ses lauriers et de tenir le zemmourisme pour un adversaire, et un adversaire anéanti. Lequel aurait tout aussi tort de s’abîmer dans des règlements de comptes.
Chacun doit rapidement faire fructifier ses atouts nouveaux : élus et implantation durable pour le RN, parti dynamique et jeune pour Reconquête. Leur alliance sera indispensable, quel que soit le mode de scrutin des prochaines législatives. Car il se pourrait bien qu’Emmanuel Macron, pour tenter d’amadouer la nouvelle Assemblée, propose d’instaurer la proportionnelle. Invariablement réclamée par le RN, qui vient de découvrir qu’il pouvait très bien gagner sans, elle est en fait la revendication de ceux qui ne jouent pas – ou plus – dans la cour des grands. Ce n’est plus le cas du RN et il n’est pas certain qu’il ait intérêt à soutenir ce projet.
Il ne s’agit pas de nier le succès du RN mais de préparer les victoires à venir.
Aline Lizotte priée de démissionner de l’Association pour la formation chrétienne de la personne
Le 27 mai, Aline Lizotte publiait un article sur Smart Reading press intitulé :
Le pape François aurait-il l’intention de « déclaricaliser » l’Eglise catholique ?
Elle commençait ainsi :
Des supérieurs majeurs non prêtres, des responsables de paroisses laïcs, des évêques privés du pouvoir de juridiction… Bref, une «décléricalisation» générale ! Est-ce bien là ce que le pape François souhaite pour l’Église catholique à travers son rescrit du 18 mai 2022 ? Pour comprendre ce qui est en jeu, il faut avant tout rappeler certaines vérités qui fondent la nature de l’Église et le rôle des «pouvoirs» dans l’Église.
Et plus loin :
Vouloir séparer le pouvoir du gouvernement, le pouvoir de juridiction, du pouvoir d’ordre, droit de participation au Sacerdoce du Christ, tient de l’ignorance totale de la vérité de l’Église. Si une autorité humaine tentait de le faire, ses décisions seraient sans aucune efficacité. Aucune autorité dans l’Église ne peut s’exercer validement et efficacement si elle n’est pas celle dont l’autorité du Christ lui-même l’a revêtue et qui en jouit selon les degrés de sa mission : paître les agneaux et les brebis du Seigneur (cf. Jn 21, 15. 18).
Le 10 juin, elle publiait un article sur le gouvernement de l’Eglise et la justice, dans lequel elle écrivait :
Combien de fois, les autorités dans l’Église, agissant vis-à-vis des personnes particulières, ne se sont-elles pas laissées prendre par des jugements selon des faux critères ? Combien de fois ne se sont-elles pas laissées influencer par des accusations reçues et mêmes encouragées sans vérifier l’information, sans pouvoir juger en toute impartialité, se souciant d’être objectifs tout en ne l’étant pas. Combien de fois une pastorale peut être rejetée parce qu’elle n’entre pas dans les cadres socio-psychologiques de l’autorité en place ou du conseiller des sciences humaines ? Il n’y a pas que dans les entreprises que l’on met des employés au placard ! L’Église a aussi ses placards ! Elle doit quelquefois les visiter !
Le Père Humbert Clérissac, o. p., écrivait dans un beau et bon petit livre publié en français, Le Mystère de l’Église : «On a dit qu’il faut souffrir non seulement pour l’Église, mais par l’Église. S’il y a quelque vérité en cela, c’est que nous avons parfois besoin d’être traités avec fermeté, d’être tenus dans l’ombre, dans le silence et dans une apparente disgrâce, peut-être parce que nous n’avons pas suffisamment profité, saintement, des faveurs et des avances de l’Église en d’autres temps…» Peut-être ? Mais peut-être que non !
Le 21 juin, on apprenait que, suite à une visite canonique missionnée par Mgr Yves Le Saux, évêque du Mans, menée par Mgr Jean-Pierre Batut, évêque de Blois et le frère dominicain Thierry Dominique Humbrecht, elle a été priée de démissionner.
L’islam ne sera pas inscrit comme «religion d’Etat» dans la nouvelle Constitution tunisienne
C’est ce qu‘a confirmé le président tunisien Kais Saied. La nouvelle Constitution sera soumise à référendum le 25 juillet. Une première dans les pays arabes.
«Dans la prochaine Constitution de la Tunisie, nous ne parlerons pas d’un Etat dont la religion est l’islam mais (de l’appartenance de la Tunisie) à une Oumma (nation) dont la religion est l’islam. La Oumma et l’Etat sont deux choses différentes».
« Apprendre à gouverner »
Après cinq années de mépris de l’opposition, durant lesquelles Emmanuel Macron a sciemment humilié les élus de l’opposition en faisant voter ses députés godillots, sans jamais prendre en compte les amendements déposés par les députés des autres partis, le chef de l’Etat découvre que
aucune force politique ne peut aujourd’hui faire les lois seule
Emmanuel Macron a estimé que
« nous devons collectivement apprendre à gouverner et légiférer différemment » […] en construisant une majorité texte par texte ».
Après avoir sondé des membres de tous les partis représentés, le président a déclaré que « la plupart ont exclu l’hypothèse d’un gouvernement d’union nationale ». Le chef de l’Etat a donc appelé les autres formations politiques à « clarifier la part deresponsabilité [qu’elles] sont prêtes à prendre« pour « bâtir des compromis » avec la majorité présidentielle.
Emmanuel Macron sera-t-il prêt à faire des compromis pour faire adopter des textes ? Là est le réel sujet. Jupiter redescendra-t-il sur terre ? Il ne semble pas :
« Il revient aux groupes politiques de dire en toute transparence jusqu’où ils sont prêts à aller ».
Il revient d’abord au gouvernement de mener une politique conforme à la représentation nationale…
« Monsieur te donnera 150€ pour la semaine » : esclavagisme chez LFI ?
Les députés Raquel Garrido et Alexis Corbière démentent avoir fait travailler une employée de maison sans titre de séjour. Ils laissent leur avocat riposter judiciairement.
Un articles du Point les accuse d’employer une femme de ménage sans titre de séjour. «C’est faux, tout est faux», répètent-ils à plusieurs reprises. Celle qui est évoquée par le journal comme «bonne à tout faire» aurait été contrôlée par la police il y a quelques semaines, alors qu’elle se promenait dans les rues de Paris avec la plus jeune enfant du couple. Décrite comme «une Algérienne de 36 ans, arrivée en France en 2008 grâce à un visa étudiant», la femme de ménage aurait été contrainte de présenter son passeport algérien, faute de titre de séjour français.
Le journaliste à l’origine de l’article a publié sur son compte Twitter des captures d’écran de SMS, présentés comme ceux envoyés par Raquel Garrido à son employée.

«On te met un toit sur la tête, on te fait travailler donc soit tu es reconnaissante, soit je prends quelqu’un d’autre. Maintenant stop».
Le couple lui aurait promis des «papiers en cas d’élection de Jean-Luc Mélenchon à la présidence de la République ou s’il devient Premier ministre».
Raquel Garrido aurait envoyé à son employée :
«Je te dis de rester, tu restes, si ça ne te va pas, il y en a plein dans ton cas qui veulent travailler, mais tu peux oublier tes papiers.»
Le Point relate aussi un épisode, où l’employée aurait demandé d’être payée. Réponse :
«Monsieur te donnera 150 euros pour la semaine, on verra le reste après.»
Raquel Garrido nie tout ce qui lui est reproché et concède avoir «recruté de l’aide pendant les campagnes électorales». Mais promet que cela s’est fait «à chaque fois avec des personnes disposant de papiers, et bien sûr avec les déclarations Urssaf afférentes».
Alors pourquoi ces accusations, quelques jours après le résultat des législatives ? Pour plomber LFI et empêcher la constitution d’un groupe Nupes qui prendrait la présidence de la Commission des finances ? Dans cette affaires, La France Insoumise devient le diable à abattre, faisant du RN un parti modéré et responsable…
Donnez du sens à votre épargne en investissant au profit de l’école Saint Martin La Placelière
« Être prêt à donner sa vie pour le Christ et son manteau au pauvre » comme le fit l’Apôtre des Gaules. Modèle de foi et de charité, de force et d’amour de l’Église, Saint Martin de Tours est le « patron » de l’école Saint Martin La Placelière qui guide chaque élève dans sa construction et son apprentissage. Permettre l’éclosion des vocations, sacerdotales ou religieuses, et des chefs de foyers chrétiens dont l’Église et la France ont besoin est le but de cet établissement qui accueille des élèves de la maternelle à la 3ème. Sa pédagogie construite autour de quatre points cardinaux (liturgie, esprit de famille, sens de l’honneur, confiance et responsabilité) et trois vertus (piété, franchise, charité) donne des résultats tels, que l’école connaît un fort essor (100 demandes d’inscription pour l’an prochain) et doit s’agrandir. Située sur une terre de héros chargée d’histoire, à proximité de Nantes, l’école Saint Martin profite d’un cadre bucolique en plein vignoble où l’œuvre du Créateur rayonne dans les yeux de chaque enfant.
« Une âme grandie, un cœur meilleur, une intelligence formée et un corps qui s’est développé comme le cœur. » : l’abbé Graff, directeur de l’établissement, détaille les fécondités de la pédagogie pratiquée qui profite à des générations de garçons.
Fondée en 2013 à la demande de nombreuses familles de la région nantaise, l’école accueille désormais 180 élèves venus de tout l’ouest de la France puis 230 en septembre prochain et bientôt 300 !
Souhaitez-vous contribuer au développement de cette pédagogie à succès et ainsi en faire profiter un maximum de jeunes garçons ?
Ce Prêt participatif financera les travaux d’agrandissement nécessaires à l’accueil de nouveaux élèves en mettant l’accent sur la valorisation du patrimoine et sur le beau.
Pour toute information et pour donner du sens à votre épargne en contribuant à cette œuvre éducative, cliquez ici : https://www.credofunding.fr/fr/ecole-saint-martin-la-placeliere
Vous pouvez contacter Edouard Vieilfault ([email protected]) pour toute demande de précision.
