Pression pour l’avortement à Malte
135 médecins de Malte (soit 5% des médecins de l’archipel) ont déposé un recours juridique contre l’interdiction de l’avortement, demandant la suppression d’un article du Code pénal prévoyant jusqu’à quatre ans de prison et l’interdiction à vie d’exercer pour les médecins pratiquant des avortements. Ces professionnels de santé espèrent maintenant un procès pour plaider leur cause.
Avortement : débat entre Ghislaine Ottenheimer et Charlotte d’Ornellas
Ce matin sur Europe 1 :
Un nouveau projet de loi Covid
Le projet de loi visant à maintenir « un dispositif de veille et de sécurité sanitaire » jusqu’au 31 mars 2023, qui doit être présenté au prochain conseil des ministres, comporte trois articles.
L’un autorise le Premier ministre à imposer par décret la présentation d’un passe sanitaire (test négatif, justificatif de vaccination ou certificat de rétablissement) à partir de 12 ans pour « se déplacer à destination ou en provenance du territoire hexagonal, de la Corse ou de l’une des collectivités » ultra-marines. Ce passe aux frontières pourrait aussi s’appliquer « aux personnels intervenant dans les services de transport concernés ».
Parallèlement, seraient prorogés les fichiers informatiques SI-DEP (résultats des tests de dépistage) et Contact Covid (personnes infectées et cas contacts).
Le texte prévoit en outre de créer un « comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires », rattaché aux ministres de la Santé et de la Recherche. Cette nouvelle instance sera chargée de rendre « des avis sur la situation sanitaire et les connaissances scientifiques qui s’y rapportent » et pourra « formuler des recommandations » – une mission proche de celle du Conseil scientifique institué en mars 2020, à ceci près que ses travaux seront « communiqués » aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat.
La France compte le plus de musulmans en Europe
De Louis Blin dans son ouvrage sur « La ligue islamique mondiale. Le renouveau musulman ?« .
Bras principal de la diplomatie religieuse de l’Arabie saoudite, la Ligue islamique mondiale connaît depuis 2016 une réorientation radicale, à l’aune de celle que connaît ce pays. Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben SALMANE incarne les aspirations de sa génération à abattre les murs d’une société patriarcale étouffante et à la séculariser, sans pour autant sortir de la religion. Le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale, Mohammed AL-ISSA, appuie ce réformisme en Arabie comme à l’étranger. Il combat le sectarisme pour renouer avec la diversité religieuse, récuse l’islamisme et les divers types de salafisme. La France figure en tête de ses priorités, car c’est le pays comptant le plus de musulmans en Europe, en grande majorité français. Après l’hiver djihadiste, le tournant humaniste de la Ligue islamique mondiale est porteur d’un espoir de renouveau et de réconciliation des musulmans avec eux-mêmes et avec le monde, estime M. Louis BLIN, conseiller des affaires étrangères, chargé de mission Monde arabe et musulman au Centre d’analyse, de prévision et de stratégie au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. L’auteur replace cette évolution dans le contexte d’un puissant courant de renouveau musulman passé largement inaperçu chez des Occidentaux focalisés sur l’islamisme et le salafisme. Il la relie à celle de l’Arabie post-wahhabite en cours de formation. Il en tire enfin les conséquences sur l’intégration de l’islam et de ses adeptes en France.
Le ministre woke Pap Ndiaye a placé ses enfants dans une école privée
Faites ce que je dis mais pas ce que je fais :
L’école publique, c’est comme les éoliennes : tout le monde aime ça, mais pas chez soi. Le nouveau ministre de l’Éducation nationale, Pap Ndiaye, semble être de ceux qui pourraient correspondre à cette expression. Très critiqué depuis sa nomination, notamment pour ses prises de position sur l’antiracisme, il avait notamment dû faire face à certaines remontrances quant à la scolarité de ses enfants. Peu après sa nomination, Paris Match révélait que ces derniers avaient été scolarisés dans la très prestigieuse École alsacienne, dans le 6e arrondissement de Paris. Un établissement privé sous contrat réputé pour son élitisme revendiqué.
[…]
« Il y a des moments qui, dans le développement de l’enfant, peuvent être compliqués », se justifie-t-il, évoquant « le choix de parents » dont les enfants ne bénéficiaient plus « des conditions [nécessaires] à une scolarité sereine et heureuse ». Pap Ndiaye précise que ses enfants étaient, auparavant, scolarisés « en REP+ » – l’acronyme désignant les « réseaux d’éducation prioritaire renforcée ». […]
« Le premier droit protégé par la Constitution, c’est le droit à la vie »
André Bercoff reçoit François-Henri Briard, avocat à la Cour de cassation et au Conseil d’Etat.
États -Unis: grande victoire pour la Vie
Communiqué de Cécile Edel, présidente de Choisir la vie :
La place du monde traditionaliste constitue un point sensible pour Rome
Dans une longue lettre adressée aux prêtres et aux fidèles de son diocèse, Mgr Dominique Rey revient sur la suspension des ordinations. Extrait :
[…] C’est bien la provenance des vocations et la pluralité des parcours de formation qui ont pu poser question à Rome (et non des questions de mœurs comme peut-être certains ont pu le craindre), tout comme la composition diversifiée de notre presbyterium (l’ensemble des prêtres du diocèse) ou encore la présence de nombreuses communautés avec parfois la difficulté pour le Diocèse de les accompagner et de les intégrer. La place du monde traditionaliste dans notre séminaire et dans le Diocèse constitue également un des points sensibles relevés par les congrégations romaines. J’ai toujours cherché à intégrer ce courant, au sein d’une véritable communion ecclésiale, en fidélité avec le Saint Père, et avec le magistère romain, en particulier le concile Vatican II. La diversité des sensibilités et des charismes de nos communautés participe, avec votre active contribution à insuffler un réel dynamisme pour l’annonce de l’Évangile. Se faisant, je me situe dans la ligne des choix pastoraux portés par mes prédécesseurs, Mgrs Barthe et Madec. Le maillage ecclésial de proximité de notre Diocèse est assez dense, compte tenu de la présence sur le terrain de nombreux prêtres dont la moyenne d’âge est relativement basse. De même, les communautés religieuses bien vivantes, dont certaines effectivement viennent de l’étranger, apportent un témoignage évangélique et un souffle missionnaire édifiant et stimulant. Je pense par exemple aux sœurs argentines qui tiennent le sanctuaire de Saint-Joseph du Bessillon à Cotignac, ou encore aux sœurs brésiliennes d’O’Caminho qui servent les plus démunis dans le centre de Toulon. L’ensemble des communautés de notre Diocèse doit faire l’objet d’un suivi encore plus régulier. Nous avons un délégué épiscopal pour la vie consacrée chargé de cet accompagnement. Certaines communautés ou associations de fidèles disposent d’un délégué propre. […]
Mgr Yves Le Saux nommé évêque d’Annecy
Le pape François a nommé, lundi 27 juin, Mgr Yves Le Saux évêque d’Annecy, suite à la démission de Mgr Yves Boivineau, pour raison d’âge (75 ans). Mgr Yves Le Saux était jusqu’à présent évêque du Mans, où il venait juste d’ouvrir la guerre liturgique. Courage, fuyons…
Les vaccins anti-Covid augmenteraient les risques cardiovasculaires
Midi Libre fait dans le complotisme… :
Les vaccins anti-Covid Moderna, Pfizer et Astra Zeneca auraient tous des effets néfastes sur la santé cardiovasculaire. C’est ce qu’il ressort de plusieurs études publiées dans de prestigieuses revues scientifiques anglo-saxonnes entre avril et juin 2022. Le point sur ce qu’elles soulignent. Toutes soulignent l’intérêt des vaccins, mais pointent aussi ses effets potentiellement néfastes pour la santé cardiovasculaire des patients. Et notamment des plus jeunes.
Une étude menée par The Lancet, souligne le 11 juin dernier « un risque accru de myocardite ou de péricardite chez les hommes âgés de 18 à 25 ans après une deuxième dose du vaccin » Moderna et Pfizer. […]
Le 28 avril, Scientific Reports, une des plus importantes revues en libre accès de la planète, soulignait quant à elle une augmentation « de plus de 25 % du nombre d’appels chez les 16-39 ans » pour des arrêts cardiaques ou des syndromes coronariens aigus « pendant le déploiement de la vaccination anti Covid en Israël ». La revue souligne également que les mêmes constats ont été faits en Allemagne et en Écosse pendant la période de vaccination, et qu’en revanche, aucun lien n’a été établi entre ces problèmes cardiovasculaires et les infections au Covid.
Si ces deux premières études pointent du doigt les vaccins à ARN messager, une autre analyse publiée le 14 juin dans Jama, la revue de l’association américaine de médecine, souligne « une augmentation du nombre de contacts hospitaliers pour cause de troubles de la coagulation et de maladies cérébrovasculaires, notamment pour thrombocytopénie et thrombose veineuse cérébrale », après la vaccination par Moderna, Pfizer et surtout Astra Zeneca.
Et n’oubliez pas d’aller prendre vos 4e et 5e doses…
Cour suprême : après l’avortement, la contraception et la dénaturation du mariage ?
Selon le juge à la Cour suprême Clarence Thomas, il faut aller plus loin que la seule révocation de l’arrêt sur l’avortement et examiner d’autres jurisprudences qui s’appuient sur le même argumentaire que l’arrêt “Roe v. Wade”.
Selon lui, une “myriade de droits” a été accordée et la Cour a “le devoir de corriger l’erreur” qu’elle a instaurée, écrit-il, citant des jurisprudences : le Griswold v. Connecticut de 1965 consacrant le droit à la contraception, le « Lawrence v. Texas » de 2003 rendant inconstitutionnelles les lois pénalisant les relations sexuelles entre personnes de même sexe et l’arrêt « Obergefell v. Hodges » de 2015, sur la dénaturation du mariage.
Nommé juge à la Cour suprême par le président Georges H.W. Bush le 15 octobre 1991, Clarence Thomas a fêté ses 74 ans la veille de la décision d’abroger l’arrêt Roe v. Wade. Né le 23 juin 1948 à Pin Point, dans l’Etat de Géorgie, Clarence Thomas est entré dans un séminaire du Missouri, où il ne s’attardera pas. D’abord libertarien, il a évolué vers un individualisme conservateur, le rendant hostile à toute loi sociale générale susceptible de déformer la Constitution sacrée du pays.
Les fossoyeurs de l’Eglise ont déjà perdu
De Philippe Maxence dans L’Homme nouveau :

Le linceul de Turin, preuve de l’amour du Christ ?
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent
- Mgr Jacques SUAUDEAU
- Jean-Christian PETITFILS
- Béatrice GUESPEREAU
Caroline Fourest fait la promotion du Salon beige
L’idéologue a été chercher un article de 2006, pour mettre en cause Caroline Parmentier, nouvelle élue RN à l’Assemblée, sur l’avortement :
Et si on demandait à cette nouvelle députée RN, Caroline Parmentier, proche de Marine Le Pen, plume pendant 31 ans du journal intégriste anti-IVG Présent, son avis sur le renversement de Roe vs.Wade ?
Son parti ne la laissera sans doute pas s’exprimer… Mais on peut deviner 👇 pic.twitter.com/r0TMf1wKop— Caroline Fourest (@CarolineFourest) June 24, 2022
Les députés RN voteront-ils en faveur de cette proposition ? Pour le moment, le parti précise uniquement :
Aucun mouvement politique sérieux ne remet en cause en France la loi Veil, acquis à protéger. Le gouvernement instrumentalise ce qui relève de la politique intérieure américaine pour faire diversion : où sont ses plans d’urgence pour le pouvoir d’achat et contre l’immigration ?
— Jordan Bardella (@J_Bardella) June 25, 2022
François Bayrou opposé à l’inscription de l’avortement dans la Constitution
Le président du Modem a déclaré :
« Je ne suis pas pour (…). C’est surprenant que ce qui se passe aux Etats-Unis entraîne des réactions effervescentes dans la vie politique française. Je ne suis pas pour qu’on décalque la vie politique sur celle des Etats-Unis ».
Le groupe Ensemble compte, parmi ses 250 députés, 48 élus du Modem…
Terres de Mission : Inspections académiques ou perquisitions idéologiques ?
Eglise universelle : Cardinalis. Une nouvelle publication pour le sacré collège
Lancée en novembre 2021, la revue trimestrielle Cardinalis a pour objectif de permettre aux 229 cardinaux de faire connaissance entre eux et de mieux connaître les positions des uns et des autres face aux défis auxquels l’Eglise est confrontée. Hélène de Lauzun présente cette nouvelle publication, publiée en quatre langues, qui a déjà accueilli les contributions des cardinaux Louis Raphael Sako (Irak), Ruini (Italie), Brandmuller, etc. et dressé le portrait de nombreux autres : Ranjith (Sri Lanka), Marx (Allemagne), Dolan (Etats-Unis), etc.
Eglise en France : Les inspections académiques dans les écoles indépendantes
Juriste de la Fondation pour l’Ecole, Titiane Salleron expose le cadre législatif et réglementaire des inspections menées par l’Education nationale dans les établissements scolaires n’ayant pas de contrat avec l’Etat. Au-delà des textes, c’est également une réalité souvent plus proche du contrôle idéologique que de la simple validation du socle commun de compétences ou du respect des règles administratives, de sécurité ou d’hygiène qui est ici dévoilée.
Eglise en Marche : Arcade pour restaurer le patrimoine et tisser du lien
Créée en 2019, Arcade mène à travers toute la France de nombreux projets de restauration de bâtiments constitutifs de notre patrimoine : châteaux, moulins, abbayes, chapelles, lavoirs, etc. Brieuc Clerc, secrétaire général de l’association, présente cette belle aventure et les 14 chantiers de cet été rassemblés autour d’une double finalité : restaurer des bâtiments de notre patrimoine national et contribuer à recréer du lien dans des zones souvent rurales, oubliées et méprisées par les « citoyens du monde » qui nous gouvernent.
C’est la plus grande victoire du siècle pour la vie naissante
Suite à l’arrêt de la Cour Suprême des Etats-Unis sur l’avortement, nous avons interrogé Nicolas Tardy-Joubert, président de la Marche pour la vie :
Comment la Marche Pour La Vie réagit-elle à cet arrêt de la Cour Suprême ?
La Marche pour la vie attendait avec impatience le nouvel arrêt de la Cour Suprême, qui reconnait enfin que l’avortement ne peut être un droit constitutionnel aux Etats-Unis.
Les juges qui en 1974 avaient rendu l’arrêt Roe vs Wade avaient outrepassés leurs droits, en voulant imposer la légalisation de l’avortement à tous les Etats fédérés. Cette heureuse décision, permise à la suite de la nomination de nouveaux juges conservateurs sous le mandat de Donald Trump, est une merveilleuse nouvelle pour la vie aux USA. Elle permet de faire vivre la démocratie car elle laisse aux législateurs dans chacun des Etats, la possibilité de protéger la vie de l’enfant à naitre, qui est le membre le plus vulnérable de l’espèce humaine.
Pour assurer l’égalité entre tous, il faut laisser à chaque embryon, le droit de vivre. Les Américains pro-vie se battent depuis presque 50 ans pour cet objectif.
Nous considérons que c’est la plus grande victoire du siècle pour la vie naissante.
Cette décision peut-elle avoir une influence en France ?
Les progressistes français ont riposté immédiatement, puisque la présidente du groupe LREM à l’Assemblée Nationale, Aurore Bergé, veut déposer une proposition de loi pour que l’avortement soit inscrit dans la Constitution Française. Elle est soutenue par les membres les plus en vue de ce gouvernement. L’extrême gauche sous la marque NUPES veut faire la même chose. C’est un vent de panique qui souffle sur tous ces libertaires-déconstructeurs. Le combat sera difficile, car la culture de mort a beaucoup d’adeptes dans notre pays.
Nous nous opposerons de toutes nos forces à ces projets. Nous nous battrons contre ces politiques mortifères dont la France n’a pas besoin.
Nous rappelons simplement et fermement que le premier droit pour chacun d’entre nous, quel qu’il soit, c’est le droit à la vie.
Alors que nous avons plus de 220.000 avortements par an dans notre pays, la priorité devrait être de mettre en place des politiques de prévention de l’avortement, comme le prévoient différentes conventions internationales, que la France, hélas, ne respecte pas. L’IVG est moralement inacceptable, et son impact démographique très préoccupant. Des responsables politiques de bon sens devraient le comprendre.
Rendez-vous le dimanche 15 janvier 2023 pour la Marche pour la vie à Paris.
Fête du Sacré-Cœur de Jésus
Comme celles de la Sainte-Trinité et du Saint-Sacrement que nous avons célébrées les deux précédents dimanches, la fête du Sacré-Cœur n’a pas pour but de commémorer un événement, mais de méditer sur un des grands mystères de notre foi, et cette fois-ci sur l’amour infini de Notre-Seigneur Jésus-Christ pour tous les hommes.
On sait que cette fête a été demandée par Notre Seigneur lui-même à Sainte Marguerite Marie, religieuse visitandine de Paray-le-Monial qui vivait au XVIIe siècle. Elle est donc d’institution encore plus tardive que les deux précédentes, et ce n’est d’ailleurs qu’en 1856 qu’elle a été étendue à l’Église universelle. Elle a été fixée à la demande de Notre-Seigneur au vendredi qui suit l’octave de la fête du Saint- Sacrement, en souvenir du Vendredi saint, car c’est en mourant sur la croix que le Christ a donné la plus grande preuve de son amour pour nous. On en fait généralement la solennité le dimanche suivant, bien qu’elle ne soit pas obligatoire, et elle prend donc la place du troisième dimanche après la Pentecôte.
La fête du Sacré-Cœur a comporté plusieurs messes. Celle qui est célébrée actuellement date de 1929, et a été composée à l’occasion de la publication par le pape Pie XI de l’encyclique Miserentissimus sur la dévotion au Sacré-Cœur, grande dévotion des temps modernes. Il s’agit donc dans les chants de cette messe de grégorien récent ; ils sont à peu près contemporains de ceux de la fête du Christ-Roi.
Introït : Cogitationes
Le texte de l’Introït de la Fête du Sacré-Cœur de Jésus est tiré du psaume 32 Exultate justi in Domino, que nous avons déjà trouvé à l’Introït du deuxième dimanche après Pâques, le dimanche du Bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis ; le rapprochement n’est pas fortuit. Nous avions vu alors que ce psaume est un chant de louange et d’actions de grâce à Dieu pour sa toute puissance et sa bonté, dont il énumère toutes les manifestations dans l’univers. Les deux versets qui ont été ici réunis ne se suivent pas dans le psaume. Ils ont été choisis pour l’application qui peut en être faite au Cœur de Jésus.
Cogitationes Cordis ejus in generatione et generationem, ut eruat a morte animas eorum et alat eos in fame.
Les pensées de son Cœur demeurent d’âge en âge ; ainsi il arrache leurs âmes à la mort et les nourrit pendant la famine.
Les pronoms de la deuxième phrase désignent dans le psaume (le contexte le montre) ceux qui craignent le Seigneur et se soumettent à sa volonté. Ils s’appliquent ici à tous les hommes rachetés par le sang du Christ et nourris par son Eucharistie. La mélodie nous ramène curieusement en plein Carême. L’intonation est exactement celle du Graduel Tribulationes cordis mei du deuxième dimanche de Carême, dont le texte est tiré du psaume 24 comme celui du Graduel de cette messe. Le reste de l’Introït emprunte surtout ses formules à l’Introït Lætare du quatrième dimanche de Carême, dont nous retrouvons ici le caractère joyeux et très affirmatif avec une nuance de douceur à la fin. Bien entendu le verset de cet Introït est le début du psaume 32 :
Exsultate justi in Domino, rectos decet collaudatio.
Justes exultez pour le Seigneur, la louange convient à ceux qui ont le cœur droit.
Quand la gauche fâchée, elle toujours faire ainsi
Le ton de cet article éditorial du Monde laisse comprendre que, puisque le droit ne donne pas raison à la gauche, la gauche va répondre par la violence. Logique révolutionnaire. L’article commence ainsi :
Le grillage de protection qui enserre aujourd’hui à Washington le siège immaculé de la plus haute instance judiciaire des Etats-Unis d’Amérique dit bien le péril qui la menace : celui de se couper du pays par pure dérive idéologique.
et se termine comme cela :
Le consentement des concitoyens la protège bien plus sûrement que l’inamovibilité de juges nommés à vie. Ses membres sont déjà sous protection policière après qu’un homme armé venu pour tuer l’un des conservateurs après une fuite de la première mouture de l’arrêt contre l’avortement s’était rendu préventivement à la police.
Difficile de ne pas le comprendre comme une menace voilée. S’opposer au sens de l’histoire supposerait donc d’être sous grillage et menacé de mort. C’est l’argument ultime qui devrait finir de terrifier ceux qui n’auraient pas été impressionnés par les raisonnements de l’article. On ne sent pas un camp très certain de la solidité de son argumentation. Dans le Michigan, un centre pro-vie a été vandalisé. Depuis la décision de la Cour, certaines paroisses et églises ont déjà commencé à faire des préparatifs de sécurité, anticipant la possibilité d’une « nuit de la rage ». « Un manifeste a été trouvé par les autorités fédérales chargées de l’application de la loi, d’un groupe extrémiste appelant à une « nuit de rage » à partir de 20 heures le soir où la décision de la SCOTUS sera rendue », a averti le diocèse de Stockton dans un mémo. « Le groupe appelle essentiellement à une violence extrême contre les églises catholiques et les centres de grossesse ».
Le FBI a ouvert une enquête sur « une série d’attaques et de menaces visant des centres de ressources sur la grossesse et des organisations confessionnelles à travers le pays ». 52 attaques ont été dénombrées en 46 jours.
« Le FBI prend toutes les menaces très au sérieux et nous continuons à travailler en étroite collaboration avec nos partenaires des forces de l’ordre et nous resterons vigilants pour protéger nos communautés. Nous aimerions rappeler aux membres du public que s’ils remarquent quoi que ce soit de suspect ou s’ils ont des informations sur d’éventuelles menaces, ils doivent le signaler immédiatement aux forces de l’ordre en appelant leur bureau local du FBI ou en envoyant un avis sur tips.fbi.gov. »
Le groupe pro-avortement connu sous le nom de Jane’s Revenge, qui a déjà revendiqué de multiples incendies criminels et actes de vandalisme contre des organisations pro-vie, a promis de poursuivre les attaques.
Le linceul de Turin, la plus belle figure ?
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas, jésuite, et Laurent Touchagues, président du centre international d’études sur le linceul de Turin :
LREM va déposer une proposition de loi pour inscrire le respect de l’avortement dans la Constitution
LREM se cherche une majorité et pourrait la trouver en évoquant l’avortement, alors que la nouvelle assemblée doit compter le plus grand nombre de députés pro-vie depuis 30 ans.
La patronne des députés LREM Aurore Bergé a annoncé le dépôt d’une proposition de loi pour inscrire «le respect de l’IVG dans notre Constitution», après la décision historique de la Cour suprême des États-Unis. Pointant les nouveaux députés RN, «des opposants farouches à l’accès des femmes à l’IVG», elle a jugé qu’il ne fallait «prendre aucun risque en la matière et donc sécuriser» ce droit. En 2018, LREM avait rejeté cette proposition, estimant que ce « droit » était suffisamment garanti.
Prudemment, Marine Le Pen n’a pas réagi, au contraire des époux Ménard. Il faut souligner qu’un certain nombre d’élus RN sont clairement pro-vie.
Pour être adoptée, cette proposition de révision doit être votée en termes identiques par l’Assemblée nationale et le Sénat. Il s’agit d’un vote à la majorité simple. À la différence de ce qui se passe pour les lois ordinaires, le Gouvernement ne peut pas donner à l’Assemblée nationale « le dernier mot » en lui demandant de statuer définitivement en cas de désaccord avec le Sénat. C’est dire que chaque assemblée dispose donc d’une sorte de droit de veto, toute révision étant bloquée si l’Assemblée ou le Sénat s’y oppose.
Réaction de Florian Philippot :
Parce qu’il y a une décision aux Etats-Unis, on veut modifier la Constitution française ? Ils sont sérieux ?!
🤦La France n’a pas des problèmes qui se posent réellement à elle à traiter ? Le pouvoir d’achat par exemple, la pénurie énergétique, l’effondrement de l’hôpital,…
— Florian Philippot (@f_philippot) June 25, 2022
Concours national d’éloquence 2022 : Tous les parents ne se valent pas
Discours de Pierre Faury, HEC Paris :
L’Ukraine près de s’effondrer
Extrait d’une analyse de Jacques Baud,un ancien colonel d’État-major général, ex-membre du renseignement stratégique suisse, spécialiste des pays de l’Est :
[…] Les initiatives de Zelensky pour ouvrir un dialogue avec la Russie ont été systématiquement sabotées par l’Union européenne, le Royaume-Uni et les États-Unis. Le 25 février 2022, Zelensky laisse entendre qu’il est prêt à négocier avec la Russie. Deux jours plus tard, l’Union européenne arrive avec un paquet d’armes de €450 millions pour inciter l’Ukraine à se battre. En mars, même scénario : le 21, Zelensky fait une offre qui va dans le sens de la Russie, deux jours plus tard, l’UE revient avec un deuxième paquet de €500 millions pour des armes. Le Royaume-Uni et les États-Unis font alors pression sur Zelensky pour qu’il retire son offre, bloquant ainsi les négociations d’Istanbul.
Or, la réalité du terrain pousse les militaires occidentaux à plus de réalisme. Le 24 mars, le général Mark Milley, chef du Joint Chiefs of Staff, avait tenté d’appeler le général Valeri Gherassimov, chef de l’état-major général russe, mais s’était heurté à une fin de non-recevoir. Le 13 mai 2022, Lloyd Austin, secrétaire à la Défense américain, appelle son homologue russe, Sergueï Choïgou, afin de lui demander un cessez-le-feu. C’est la première fois que les deux hommes se parlent depuis le 18 février.
Les militaires américains sont donc demandeurs : ils voient venir le désastre pour l’Ukraine et tentent de gagner du temps. Mais ils n’ont pas la crédibilité suffisante pour que les Russes entrent en matière. Ces derniers sont dans une dynamique qui leur est actuellement favorable et les propositions des militaires américains ne semblent pas avoir d’écho auprès du secrétaire d’État. À ce stade, pour convaincre les Russes il faudrait des gestes concrets que personne n’est en mesure ou n’a envie de faire.
L’effet des sanctions
Non seulement les sanctions peinent à avoir un effet concret sur l’économie russe, mais leur impact sur nos économies commence à se ressentir au niveau politique. C’est le cas en Estonie, au Royaume-Uni, aux États-Unis, et, dans une certaine mesure, en France. Aux Etats-Unis, la perspective des mid-term encourage les Républicains à remettre en question ces sanctions qui affectent le pouvoir d’achat, le rôle du dollar et, plus globalement, l’économie américaine.
Quant à l’économie russe, elle ne semble pas souffrir des sanctions. Le journal britannique The Guardian, virulent adversaire de la Russie, doit constater que « la Russie est en train de gagner la guerre économique ». […]
[L]es armes livrées à l’Ukraine n’arrivent pas aux combattants de première ligne. Plusieurs raisons à cela.
– Premièrement, une partie de ces armes qui arrivent en Pologne pour être ensuite expédiées vers l’Ukraine, sont détournées sur le sol européen. Ainsi les missiles antichars FGM-148 Javelin, porteurs des espoirs occidentaux contre les forces russes, sont revendus sur le darknet à 30 000 dollars l’unité par des éléments du gouvernement ukrainien.
– Deuxièmement, il n’y a pas vraiment de mécanisme pour distribuer ces armes, dont les meilleures sont données aux unités de l’ouest du pays, au détriment des combattants du front.
– Troisièmement, les stocks ukrainiens tombent rapidement dans les mains des Russes. Ainsi, ces derniers ont récupéré des quantités considérables de Javelin qu’ils ont remis aux milices du Donbass, où ils sont désormais en dotation ! Ce ne sont pas les seuls. Ainsi, certains hélicoptères ukrainiens cherchant à évacuer les combattants de Marioupol ont été abattus par des missiles anti-aériens Stinger, fournis par les Américains…
De fait, même les services de renseignements américains ne savent pas où vont les armes livrées à l’Ukraine. Cette situation alarme Juergen Stock, secrétaire-général d’Interpol, qui craint que ces armes aillent vers des organisations criminelles. Or, ceci se fait avec la complicité des gouvernements occidentaux qui rechignent à mettre en place des garde-fous et des mécanismes de vérification sur l’emploi de ces armes.
Quant à leur capacité à modifier le rapport de forces sur le terrain, c’est discutable. Tout d’abord, leur quantité est loin de remplacer les centaines d’équipements ukrainiens similaires que les Russes ont détruits depuis février 2022. Ensuite, du fait qu’elles sont différentes de celles pour lesquelles l’armée ukrainienne a été formée, elles rendent difficiles une uniformisation des méthodes d’apprentissage et nécessitent des maintenances différenciées. En d’autres termes, elles permettent sans doute de provoquer des pertes russes, mais elles rendent également la gestion du combat plus compliquée pour les Ukrainiens. Leurs effets positifs sont donc d’ordre tactique, mais leurs inconvénients sont de nature opérative. Or, comme nous l’avons vu, la faiblesse ukrainienne se situe déjà au niveau opératif. Ce problème est évidemment apparent aux militaires ukrainiens, c’est pourquoi le gouvernement semble avoir émis une directive interdisant aux militaires de critiquer publiquement les équipements livrés par les Occidentaux !
Le rôle des médias
Une particularité de la crise ukrainienne est qu’elle est dominée par les politiciens et les médias, mais n’accorde qu’une place limitée aux militaires et aux services de renseignement. Depuis quelques semaines, l’irrationalité d’une conduite occidentale prête à sacrifier ses propres valeurs pour combattre Vladimir Poutine, sans pour autant chercher à améliorer le sort des Ukrainiens, pousse les militaires à donner de la voix. Tout cela n’est possible qu’avec un travail de censure (interdiction de publier), de propagande (diffusion de messages partisans) et la désinformation (diffusion de fausse information).
Le dernier carré des combattants du régiment Azov à Azovstal avait une valeur doublement symbolique pour Kiev. Tout d’abord, il figurait la détermination de la résistance ukrainienne à l’invasion russe ; ensuite, il permettait de dire que Marioupol n’était pas tombée. Erigé en exemple de manière exagérée, le mythe s’est effondré avec sa reddition (entre le 16 et le 20 mai), créant un véritable choc.
Pour l’Ukraine, l’image de sa détermination à résister est entachée. Pour les Occidentaux, cet événement a montré que la détermination ukrainienne est essentiellement portée par des volontaires paramilitaires néo-nazis appelés pudiquement « militaires ukrainiens » par des médias peu scrupuleux. Les images de leurs tatouages exposaient ce que l’on savait depuis longtemps : leur attachement à des idéologies nauséabondes. Pour compenser, il a fallu déclarer qu’il y avait également des néo-nazis du côté russe. C’est pourquoi, dès le 22 mai, fleurissent des articles sur le sujet, dans le Berliner-Zeitung et dans le Spiegel.
Le fait qu’il y ait des néo-nazis en Russie est reconnu. Le fait qu’il y ait des néo-nazis dans les forces armées est très possible. Mais à la différence de l’Ukraine, la Russie interdit ces mouvements et il n’y a pas d’unités constituées des forces armées qui revendiquent des idées néo-nazies. On évoque bien évidemment des liens – invérifiés – avec le célèbre mais très flou groupe WAGNER, qui serait actif en Ukraine, mais dont la présence n’a jamais été démontrée.
Les vidéos de témoignages dénonçant les crimes commis par les volontaires Azov sont systématiquement censurés sous prétexte qu’ils « incitent à la haine ». Ceux qui apportent une information alternative et plus équilibrée de la situation sont immédiatement qualifiés de « complotistes », par des individus (journalistes) qui relaient des idées « nazéabondes » et dont aucun ne critique les éliminations ciblées ou les crimes contre la population ukrainienne du Donbass, pas plus que le fait que Henry Kissinger ait été placé sur la liste noire du site Mirotvorets, plusieurs fois dénoncée par les organisations internationales, car elle livre à la vindicte populaire les « ennemis de l’Ukraine », violant présomption d’innocence et le droit à la vie privée, lorsque ce n’est tout simplement pas le droit de vivre.
On observe une claire différence dans le traitement de la crise ukrainienne entre les médias francophones et anglophones. Les premiers tentent d’écarter toute opinion discordante en qualifiant les individus de « complotistes », alors que les seconds tentent davantage de traiter la question sur le plan de la substance.
Pour certains, la crise ukrainienne a renforcé l’unité européenne, le lien transatlantique et l’importance de l’OTAN. Les sanctions ont été unanimement appliquées dans l’euphorie et la perspective d’un effondrement rapide de la Russie.
Mais la Russie ne s’est pas effondrée et les sanctions commencent à avoir des effets pervers sur les pays occidentaux, qui ne peuvent plus faire marche arrière sans perdre la face. L’unité européenne n’est qu’une façade que l’inflation créée par les sanctions pourrait bien fissurer davantage dans les mois qui viennent. Aux États-Unis et en Europe, les commentateurs commencent à remettre en question la gestion de la crise et l’alignement sur Washington qui semble avoir été totalement dépassé par les événements. Quant à l’OTAN, la réaction de la Turquie aux candidatures de la Suède et de la Finlande met en évidence deux choses.
– Tout d’abord, l’incroyable dilettantisme des dirigeants suédois et finlandais qui ont totalement négligé de consulter les divers membres de l’Alliance – et la Turquie en premier lieu – pour sonder leur soutien. Au début des années 1990, alors que la Suisse s’interrogeait sur l’adhésion au Partenariat pour la Paix (PPP) de l’OTAN, une de nos premières visites a été à Moscou, afin de sonder leur perception de la neutralité suisse dans cette nouvelle situation.
– Ensuite, la légèreté de la lecture stratégique des pays nordiques, qui tendent à se croire au centre des préoccupations stratégiques de la Russie. Leur lecture pourrait être celle de la Pologne, voire de l’Allemagne. Mais pour la Suède en particulier, une adhésion à l’OTAN constituerait une péjoration de sa posture stratégique.
Selon le service de renseignement allemand (BND), l’Ukraine serait prête à s’effondrer dans les prochaines semaines. Les livraisons d’armes ne font que prolonger inutilement le conflit au prix de vies qui sont essentiellement ukrainiennes.
Contrairement à ceux qui annoncent de manière péremptoire depuis février que la Russie cherche à conquérir l’Ukraine, son objectif final n’est pas vraiment connu. On peut s’attendre à ce que les forces russes poussent jusqu’à la Transnistrie, comme l’avait annoncé le ministère de la Défense russe. Ainsi serait plus ou moins reconstituée la Novorossiya qui avait eu une très éphémère existence en 2014.
En octobre 2014, les rebelles du sud de l’Ukraine joignent leurs forces pour créer les « Forces conjointes de Novorossiya ». La rébellion est rapidement matée par les nouvelles autorités de Kiev. Cet épisode est « oublié » de nos médias, car il montre que la résistance au « coup » de Maidan n’était pas limitée au Donbass, mais concernait presque tout le sud du pays. C’est probablement à l’intérieur de ces frontières que pourrait émerger un nouvel « État », sous la houlette de Moscou.
On s’achemine vers une situation où l’Ukraine et les Occidentaux devront faire des concessions dont ils n’ont pas encore mesuré l’importance. L’idée que le statut de la Crimée, du Donbass, voire le sud de l’Ukraine, peut encore être négociable est une illusion. C’était le message de Henry Kissinger lors du World Economic Forumde Davos en mai.
Il est très vraisemblable que si l’on avait laissé Zelensky négocier comme il l’entendait avec la Russie dès le début de l’offensive, l’Ukraine aurait pu maintenir la plus grande partie du sud sous sa souveraineté. Aujourd’hui, la combinaison de l’acharnement occidental à prolonger le conflit et du refus ukrainien d’engager un processus de négociation place la Russie en position de force. L’incapacité des Occidentaux à juger leur adversaire de manière rationnelle semble conduire l’Ukraine à la catastrophe.
Cléricalisme
Alors que la Conférence des évêques de France semble plus préoccupée par les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle (sujet récurrent au sein du Conseil permanent de la CEF) que par le respect de la vie naissante (aucun communiqué sur l’arrêt de la Cour Suprême des Etats-Unis), le diocèse du Mans vient de déclarer la guerre aux traditionalistes. Il y a encore sans doute trop de prêtres, de vocations et de fidèles au sein de ce diocèse…
Le diocèse va jusqu’à préciser que la messe traditionnelle ne doit pas être célébrée dans les écoles (y compris indépendantes). Comme l’écrit Riposte catholique, que le diocèse se rassure : la messe “tout court” n’est plus célébrée depuis longtemps dans les écoles de ce diocèse et de tant d’autres !
Le magazine Zélie fête ses 7 ans !
Qu’est-ce que Zélie ?
Zélie est un magazine numérique. C’est un média féminin et chrétien (magazine-zelie.com). Il est gratuit (financé par de la publicité). Zélie est envoyé par voie numérique sous la forme d’un document de 26 pages, chaque mois, avec de nombreuses rubriques. Zélie compte maintenant 13 000 abonnées. Il s’agit de femmes de tous âges, majoritairement catholiques pratiquantes.
Pourquoi Zélie ?
En 2015, une jeune journaliste diplômée du Celsa, Solange Pinilla, est déçue de la presse féminine actuelle. Il manque notamment à ses yeux la dimension spirituelle (catholique en l’occurrence). Avec quelques collaborateurs, elle lance donc le 1er septembre 2015 un magazine numérique, féminin et chrétien, entièrement unique et indépendant.
Pourquoi ce nom ?
Il fait référence à sainte Zélie Martin, la mère de sainte Thérèse de Lisieux. Elle a été canonisée avec son mari Louis en 2015, au moment du lancement du magazine Zélie. Cette femme, qui habitait à Alençon au XIXe siècle, incarne une sainteté accessible, en tant qu’entrepreneure, mariée et mère.
De quoi parle Zélie ?
Les rubriques, qui suivent le fil d’une journée, sont très variées : foi, mode, actualité, culture, ren- contre, couple… Il s’agit de nourrir toutes les dimensions de la personne : physique, intellectuelle, affective et spirituelle. Les derniers dossiers ? « Richesses de la langue française », « Bienheureuse Pauline Jaricot », « Chemins de conversion », « Le sourire, un don du présent », « L’acédie, quand la foi devient fade »…
Zélie c’est aussi…
- Un podcast qui interviewe depuis 2019 des femmes inspirées et inspirantes (plus de 30 000 écoutes depuis le début !).
- Des réseaux sociaux : Facebook (9 000 abonnés) et Instagram (3 000 abonnés).
- Un site avec des articles en format web (les plus appréciés de chaque numéro).
Quel bilan après 7 ans ?
C’est 75 numéros, beaucoup de passion, de travail, de rencontres, de joies… Des sujets très variés, car un thème en amène un autre. Un désir d’évoquer encore plus des sujets qui nous tiennent à cœur : habiter son corps, avoir une vision subtile de la vie (le « et » qui équilibre plutôt que le « ou » qui exclut), et annoncer l’amour du Christ toujours davantage !
Une lectrice en parle…
« La lecture chaque mois de Zélie est pour moi une petite parenthèse bien agréable dans mes journées. Je m’octroie un petit moment « à moi », je m’isole, m’installe dans un endroit agréable et commence ma lecture. Zélie m’apporte entre autres des idées, des envies d’approfondir certains sujets et je referme mon ordinateur toujours reboos- tée pour ma journée, apaisée et convaincue de la beauté de mon identité de femme ! »
La décision de la Cour suprême des États-Unis sur l’avortement met le monde entier au défi de réfléchir aux questions de vie
L’Académie pour la vie du Vatican a salué vendredi la décision de la Cour suprême des États-Unis sur l’avortement, affirmant qu’elle mettait le monde entier au défi de réfléchir aux questions de vie. Elle déclaré dans un communiqué que la défense de la vie humaine ne pouvait se limiter aux droits individuels car la vie est une question de « large signification sociale ».
C’est le moment de guérir les blessures et de réparer les divisions sociales ; c’est le moment de la réflexion raisonnée et du dialogue civil, et de se rassembler pour construire une société et une économie qui soutiennent les mariages et les familles, et où chaque femme a le soutien et les ressources dont elle a besoin pour mettre au monde son enfant dans l’amour. »
L’avis de la Cour montre à quel point la question de l’avortement continue de susciter des débats passionnés. Le fait qu’un grand pays ayant une longue tradition démocratique ait changé sa position sur cette question interpelle également le monde entier. Il n’est pas juste que le problème soit mis de côté sans considération globale adéquate. La protection et la défense de la vie humaine n’est pas une question qui peut rester confinée à l’exercice des droits individuels, mais au contraire une question de grande portée sociale. Après 50 ans, il est important de rouvrir un débat non idéologique sur la place que la protection de la vie occupe dans une société civile pour nous demander quel type de coexistence et de société nous voulons construire.
Il s’agit de développer des choix politiques qui favorisent des conditions d’existence en faveur de la vie sans tomber dans des positions idéologiques a priori. Il s’agit également d’assurer une éducation sexuelle adéquate, de garantir des soins de santé accessibles à tous et de préparer des mesures législatives pour protéger la famille et la maternité, en surmontant les inégalités existantes. Nous avons besoin d’une assistance solide aux mères, aux couples et à l’enfant à naître, qui implique toute la communauté, encourageant la possibilité pour les mères en difficulté de poursuivre la grossesse et de confier l’enfant à ceux qui peuvent garantir sa croissance.
Mgr Paglia a déclaré
« face à une société occidentale qui perd sa passion pour la vie, cet acte est une puissante invitation à réfléchir ensemble sur la question grave et urgente de la génération humaine et des conditions qui la rendent possible ; en choisissant la vie, c’est notre responsabilité pour l’avenir de l’humanité qui est en jeu ».
Tristes Ménard
Le couple se lamente de la décision de la Cour Suprême des Etats-Unis :
La Cour suprême s'en prend aux libertés de toutes les femmes américaines, quelles que soient leurs convictions. Les États-Unis vont être plus divisés que jamais. #RoeVsWade
— Emmanuelle Ménard (@emenard34) June 24, 2022
Cette décision est une horreur pour les femmes américaines. Les États-Unis font un bond en arrière stupéfiant. #RoeVsWade https://t.co/bhDXq21kRZ
— Robert Ménard (@RobertMenardFR) June 24, 2022
Record d’avortements en Grande-Bretagne
214 869 avortements ont été recensés en Angleterre et au Pays de Galles l’an dernier. C’est le record absolu depuis que l’avortement a été légalisé en 1967.
C’est à cause du covid… (parce que le gouvernement a permis de recevoir les abortifs par la poste). Le taux le plus élevé est observé chez les femmes de 22 ans : 31 pour mille. 43% des femmes qui ont avorté en 2021 avaient déjà subi un ou plusieurs avortements, contre 36% en 2011.
Le ministère de la Santé a annoncé la prochaine publication d’un « plan d’action pour la santé sexuelle et reproductive », afin d’aggraver la situation.

