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La récollection scoute du Barroux (18-20 février), un bienfait pour les âmes

Compte-rendu du Barroux :

« C’était formidable ! » « C’était super ! » « C’était génial ! » Un « très beau WE ». « Tout était parfait. » « La récollection scoute du Barroux quand on l’a faite une fois on a envie de la faire chaque année ! » « C’est mon poumon de respiration pour l’année entière. » « Des topos dynamiques. Pas très longs. On ne s’endormait pas. » « Merci pour ces conférences très riches. » Un bienfait pour l’âme.

Voilà quelques-uns des échos qui jaillissent sur la colline du Barroux, entre Carpentras et Vaison-la-Romaine. La version 2022 de la Récollection scoute, pour les aînés de tous mouvements scouts, s’achève sur une salve d’applaudissements.

Le thème ? Saint Charles de Foucauld, dont la canonisation approche. La fameuse méditation du saint sur l’abandon a fait l’objet d’une nouvelle version musicale composée par une guide aînée, spécialement pour l’occasion, et interprétée par les nombreux retraitants, à quatre voix.

Dans le grand vent qui balayait le Comtat Venaissin, il y eut deux départs routiers et une remise de flot jaune.

Les activités n’ont pas laissé le temps de s’endormir : veillée route, chemin de croix, messes, temps d’adoration, confessions, conférences, entretiens particuliers…

On se quitte à regret, « transformé », les yeux remplis de lumière, le cœur gonflé de joie, dans l’amitié scoute ! À l’an prochain, sans faute !

Echanges catholiques et orthodoxes sur l’effort entrepris par les catholiques attachés aux sources de la liturgie

Communiqué suite au premier webinaire catholique/orthodoxe sur le thème de la liturgie sacrée :

Jeudi 22 février à 19h30, l’initiative de l’association catholique/orthodoxe “Friends of Orthodoxy” s’est tenu le premier webinaire catholique/orthodoxe sur le thème de la liturgie sacrée. A cette occasion, les 15 intervenants, parmi eux un évêque catholique, un métropolite orthodoxe, mais aussi des prêtres, moines et fidèles ont exprimé leur attachement à la grande tradition liturgique latine et byzantine:

Mgr Dominique Rey (évêque de Fréjus-Toulon), le métropolite Seraphim Kikotis (Patriarcat Grec orthodoxe d’Alexandrie et de toute l’Afrique), l’abbé Nicolas du Chaxel (Fraternité Saint-Pierre), Nicoleta Acatrinei (théologienne orthodoxe), M. Jean de Tauriers (président de Notre-Dame de Chrétienté), le P. Marc Andronikof (Patriarcat de Moscou), le Père Maxime Obukhov (commission pour l’enfance et la famille du Patriarcat de Moscou), Don Francesco Giordano (Professeur à l’université pontificale de l’Angelicum) , le Père Vasile (Patriarcat orthodoxe de Roumanie), M. Grégor Puppinck (Fondateur d’Evangelizo), M. Octavian Mihoc (responsable pour les relations inter chrétiennes et avec l’Islam au Conseil Oecuménique des Eglises), le Père Michel Viot, le Hiéromoine Denis, M. Antonio Brandi (président de Pro Vita et Famiglia Italia)  et Guillaume d’Alançon (LIFE-Europe).

Chacun selon son mode propre, a exprimé son estime pour l’effort entrepris par les catholiques attachés aux sources de la liturgie qui irriguent la vie de l’Eglise depuis les origines. Ce fut aussi une occasion de connaissance mutuelle avec en perspective la recherche de la vérité dans le Christ et son Eglise.

Pour ceux qui souhaiteraient revoir cette conférence voici le lien (code: 34@389X0)

Ménélik II, roi chrétien d’Ethiopie

Auteur des biographies d’Elisabeth Feodorovna, d’Ileana de Roumanie, de sainte Catherine de Lesna, du poète Niégoch et du grand-duc Nicolas Romanov, Jean-Paul Besse, docteur d’État en histoire, spécialiste de l’Europe centrale et orientale, vient de publier une biographie de Ménélik II l’unificateur, soleil de l’Ethiopie.

L’empereur Ménélik II (1842-1913) est l’archétype copte éthiopien du guerrier civilisateur. Père de l’Éthiopie moderne, il fut l’un de ses plus grands rois des rois. Lui, dont le père roi du Choa est assassiné, s’échappe de la forteresse où le retient l’auteur du crime Théodoros II pour retrouver son royaume et en prendre la tête en 1866. Captif, il avait reçu un haut niveau d’éducation et d’instruction sous la férule bienveillante de l’Église. Il conquiert alors notamment le pays de Gallas, le Kaffa et le Harrar égyptien. Battu par Johanides successeur de Théodoros II, il traite avec lui avec tant d’intelligence qu’il obtient d’être couronné empereur par la noblesse éthiopienne en 1889. Il développe alors les infrastructures propres aux États modernes, opérant réformes administratives, économiques, universitaires et construisant ponts, routes et armée puissante. Il négocie avec l’Italie maîtresse de l’Érythrée le traité d’Ucciali, mais se révolte très vite contre son protectorat usurpé, lui remboursant un colossal emprunt. La situation se tend et la guerre éclate en 1895. C’est une guerre entre une Italie anticléricale, qui vient de confisquer les Etats pontificaux, et une Ethiopie orthodoxe, dirigée par un pieux souverain, assistant à la Divine Liturgie avant la bataille décisive. Après quelques succès, les Italiens sont battus à Amba Alaghi, et subissent à Adoua un irréparable désastre. Le traité de paix d’Addis Abeba abolit en 1896 le traité d’Ucciali et reconnaît la pleine indépendance de l’Éthiopie. Les Italiens subiront la honte de cette défaite jusqu’à ce que Mussolini lave l’affront.

Prévenir l’avortement en Europe

Le 16 février, à l’invitation du député du Parlement européen Margarita de la Pisa Carrión, l’ECLJ organisait une conférence pour une politique de prévention de l’avortement en Europe. Vous pouvez retrouver dans cette vidéo toutes les interventions en français :

Vous pouvez aussi retrouver une pétition pour un appel à une politique de prévention de l’avortement ici.

Le fils du journaliste Dimitri Pavlenko harcelé à l’école

En réaction au témoignage de Nolan, élève de 6e harcelé à l’école pour oser manger du porc, Dimitri Pavlenko, journaliste sur Europe 1 et CNews, a révélé hier soir dans Face à l’info que son propre fils avait aussi été concerné par le même problème. 

Dimitri Pavlenko et son fils n’ont pas reçu le soutien de l’équipe éducative. Résultat, il a dû le changer d’établissement scolaire.

L’affaire Nolan, racontée par Charlotte d’Ornellas :

L’anecdote de Dimitri Pavlenko :

La préparation d’un conflit de haute intensité

Les députés Patricia Mirallès (LREM) et Jean-Louis Thiériot (LR) viennent de publier un rapport d’information sur la préparation à la haute intensité, suite à une cinquantaine d’auditions, deux déplacements et plusieurs contributions écrites.

Dans l’introduction les députés soulignent :

L’hypothèse d’un conflit de haute intensité ne peut plus être exclue. En toute rigueur, elle n’est pas non plus la plus probable. Mais elle constitue un repère structurant pour guider les décideurs dans l’orientation de l’appareil de défense et de sécurité. Les rapporteurs concluent du développement sans précédent de pratiques dites « hybrides » (manipulation l’opinion publique par de fausses nouvelles, attaques cyber non revendiquées, recours à des acteurs par procuration, arsenalisation des dépendances, notamment économiques, instrumentalisation du droit) que le renforcement des capacités de renseignement restera un impératif pour dissiper ce qu’ils appellent « le brouillard des intentions ». Au plus vite. Car c’est notamment dans ce brouillard que la violence pourra prospérer.

Puis ils distinguent la haute intensité de la guerre totale :

Assimiler un conflit de haute intensité à une guerre totale réduit d’emblée le crédit d’une telle possibilité. […]

Les conflits asymétriques montrent que la haute intensité politique n’implique pas nécessairement la haute intensité capacitaire : les guerres d’Indochine ou d’Algérie étaient des guerres totales, avec des moyens très limités, même au regard des capacités militaires de l’époque. Les guerres contre le terrorisme d’aujourd’hui, où la guerre est intense au plan politique mais peu intense au plan militaire, en sont un autre exemple.

À l’inverse, certaines guerres peuvent être à la fois limitées politiquement et intenses militairement, c’est-à-dire qu’elles mettent en œuvre toute la gamme des capacités existantes à un âge technologique donné – à l’exception du nucléaire, réservé à la protection des intérêts vitaux. […]

Un affrontement de haute intensité pourrait survenir dans trois cas de figure :

1.- « Miscalculation » L’un des États, au moins, peut franchir un seuil jugé majeur voire existentiel pour un autre compétiteur sans s’en rendre compte. Bien que les échanges diplomatiques prémunissent normalement des erreurs d’appréciation sur les intérêts et les seuils des adversaires, une erreur est toujours possible. Le manque de transparence entretenu sur les intentions, comme l’a brillamment montré Christopher Clark à propos de la guerre de 1914, peut conduire à un conflit. ([19]) La synchronisation des initiatives, le dialogue politique, sont des éléments cruciaux pour limiter ces risques.

2.- Escalade non maîtrisée. Pour le directeur de la stratégie de défense, de la prospective et de la contre-prolifération de la direction générale des relations internationales et de la stratégie (DGRIS) du ministère des Armées, l’intensification de la compétition et sa diversification peuvent conduire à un déchaînement de la violence, par une dynamique d’escalade qui aurait tendance à échapper aux belligérants et à ceux qui croient pouvoir la contrôler, liée au fait que certains dirigeants puissent ne pas accepter le déshonneur d’avoir subi des pertes sans être capables de mener le combat jusqu’au bout, en quelque sorte victimes d’un mécanisme dit d’addiction au jeu. Là encore, le dialogue politique doit offrir des portes de sortie.

3.- Dissimulation L’instrumentalisation de groupes sociaux ou d’États pour mener des actions violentes exonère les États instigateurs de ces actions de toute riposte tant qu’elles ne leur sont pas attribuées. Pour dissuader de telles entreprises ou les déjouer, il faut disposer de solides capacités de renseignement et d’épaisseur conventionnelle.

Un conflit de haute intensité touchera tout le pays :

« Les implications pour la Nation d’un conflit de haute intensité seraient multiples », a rappelé le préfet Stéphane Bouillon (SGDSN) en citant les risques d’attaques sur les marchés financiers, l’utilisation de la spéculation ou des participations dans les entreprises à des fins de déstabilisation, l’instrumentalisation de diasporas sur le territoire national, les risques de sabotages, et l’arsenalisation des dépendances, notamment énergétiques. S’il y a un afflux de militaires blessés, le recours au système hospitalier public posera un problème à l’ensemble de la population. En état de siège, les libertés publiques seront restreintes sous le contrôle étroit du Parlement et du juge, ce qui impliquera de nombreuses procédures judiciaires.

Gaël Monfils : un petit pépin de santé probablement suite à la troisième dose de vaccin

Gaël Monfils a déclaré forfait pour le match de barrage de Coupe Davis contre l’Equateur la semaine prochaine à Pau.

“J’ai subi un petit pépin de santé (probablement suite à ma troisième dose de vaccin). Sur les conseils de mon médecin, j’ai décidé de prendre du temps pour me reposer. Je ne pourrai donc malheureusement pas jouer la Coupe Davis la semaine prochaine.”.

Éric Zemmour reconnaît le génocide vendéen

Interrogé par un internaute, Eric Zemmour cite Reynald Seycher :

Annoncer le Christ aux musulmans

Comment annoncer le Christ aux musulmans de France et comment accompagner les nouveaux convertis du Proche-Orient ? Une question à laquelle tenteront de répondre, par des moyens concrets, différentes associations lors de ce « Forum Jésus le Messie », organisé à Angers ce samedi 26 février.

Des associations réunies sous la bannière de « Mission Ismérie » dirigée par Marc Fromager, ancien directeur de l’Aide à l’Eglise en Détresse durant 25 ans. Marc Fromager a été interrogé sur RCF :

Le pape loue la richesse de la diversité liturgique

Recevant le 18 février les participants à l’Assemblée Plénière de la Congrégation pour les Églises Orientales, le pape leur a déclaré :

[…] Mais la beauté des rites orientaux constitue bien plus qu’une oasis d’évasion ou de conservation. L’assemblée liturgique se reconnaît telle non pas parce qu’elle se convoque elle-même, mais parce qu’elle écoute la voix d’un Autre, en restant tournée vers Lui, et c’est précisément pour cela qu’elle ressent l’urgence d’aller vers le frère et la sœur en portant l’annonce du Christ. Ainsi, les traditions qui gardent l’usage de l’iconostase, avec la porte royale, ou le voile qui cache le sanctuaire à certains moments du rite, nous enseignent que ces éléments architecturaux ou rituels ne transmettent pas l’idée de la distance de Dieu, mais au contraire, exaltent le mystère de condescendance – de syncatabasis – par lequel le Verbe est venu et vient encore dans le monde.

Le Congrès liturgique pour les 25 ans de l’Instruction sur l’application des prescriptions liturgiques du Code des Canons des Églises Orientales est l’occasion de mieux se connaître parmi les commissions liturgiques des différentes Églises sui iuris ; c’est une invitation à marcher ensemble avec le Dicastère et ses Consulteurs, selon la voie indiquée par le Concile Œcuménique Vatican II. Sur ce chemin, il est bon que chaque composante de l’unique et symphonique Église catholique se maintienne toujours à l’écoute des autres traditions, de leurs itinéraires de recherche et de réforme, tout en gardant chacune sa propre originalité. La fidélité à son originalité propre est ce qui fait la richesse symphonique des Églises orientales. On peut s’interroger, par exemple, sur la possible introduction d’éditions de la liturgie dans les langues des pays où les fidèles se sont répandus ; mais sur la forme de la célébration, il est nécessaire de vivre l’unité selon ce qui est établi par les Synodes et approuvé par le Siège Apostolique, en évitant des particularismes liturgiques qui, en réalité, manifestent d’autres divisions au sein des Églises respectives. En outre, n’oublions pas que les frères des Églises Orthodoxes et Orthodoxes Orientales nous regardent : même si nous ne pouvons pas nous asseoir à la même table eucharistique, nous célébrons et prions cependant presque toujours les mêmes textes liturgiques. Soyons donc attentifs à des expérimentations qui peuvent nuire au cheminement vers l’unité visible de tous les disciples du Christ. Le monde a besoin du témoignage de la communion : si nous faisons scandale avec les querelles liturgiques – et malheureusement, il y en a eu quelques-unes récemment – nous faisons le jeu de celui qui est maître de la division.

Chapelet de réparation suite aux vidéos obscènes tournées dans les églises

Après les vidéos obscènes tournées par deux activistes homosexuels à l’église Saint Paul St Louis à Paris (le second a récidivé), une centaine de jeunes catholiques parisiens se sont rassemblés mardi soir pour réciter un chapelet de réparation.

Égypte : la persécution religieuse vise les femmes et les enfants

L’Égypte présente un scénario inquiétant de persécution religieuse des femmes et de leurs enfants. Comme le rapporte l’Association pour l’Information Catholique en Afrique (ACIAFRICA) rassemblant les propos de Michele Clark, professeur à l’Elliott School of International Affairs de Washington et co-auteur du rapport de l’Aide à l’Eglise en Détresse, qui déclare que

” […] la violence contre les femmes chrétiennes est une arme pour combattre les minorités religieuses. De plus, elle est liée à la structure même de la loi islamique.”

Cette loi prévoit, poursuit le chercheur, que

“[…] pour une femme convertie par la force ou contrainte par la violence à épouser un homme musulman, le retour à la foi chrétienne est impossible, même si elle parvient à se libérer ou est répudiée. Si la femme a des enfants, ils resteront toujours musulmans”.

L’enlèvement, le viol, la conversion forcée et le mariage forcé avec des musulmans, toutes ces violences sans précédent que les rapports relatent malheureusement comme une réalité répandue contre les femmes et les filles, même très jeunes,

“[…] ne signifie pas seulement enlever une personne de sa communauté, la communauté chrétienne. Cela signifie enlever une mère et ses enfants”.

Cela se produit en Égypte contre les femmes chrétiennes, cela se produit d’une manière différente au Xinjiang de la République Populaire de Chine contre les femmes musulmanes ouïghoures : ceux qui souffrent sont toujours des femmes. Et leurs enfants, nés ou tués avant leur naissance.

Colombie : 5 juges décident de légaliser l’avortement, contre l’avis du président et du Parlement

La Cour constitutionnelle de Colombie a dépénalisé lundi, par cinq voix contre quatre, l’avortement jusqu’à 24 semaines de grossesse, pour n’importe quel motif. Jusqu’à présent, ce n’était autorisé qu’en cas de viol, si la santé de la mère était en danger ou lorsque le foetus présentait une malformation compromettant sa survie.

Le président de Colombie Ivan Duque a qualifié mardi d'”atroce” cette décision et il a critiqué la juridiction d’avoir pris une décision sans l’avis du Parlement.

“Nous sommes face à une décision qui concerne l’ensemble de la société colombienne et cinq personnes ne peuvent proposer à la nation quelque chose d’aussi atroce que de permettre l’interruption d’une vie jusqu’à six mois de grossesse”.

“Dans cette décision je pense qu’il y a des choses très complexes. La première, (le délai) de 24 semaines. Nous ne parlons pas d’une vie en gestation, mais d’une vie qui est déjà dans l’attente de naître”.

En théorie le Parlement peut modifier la décision de la Cour, en réunissant une majorité s’opposant à l’avortement. Mais ces dernières années les parlementaires ont soigneusement évité d’entrer dans ce débat.

Les annonces faites lundi par Vladimir Poutine sont une humiliation de plus pour le président français Emmanuel Macron

D’Olivier Bault dans Présent :

[…] Le plus inquiétant du point de vue ukrainien, c’est que, pour justifier sa décision et l’envoi dans le Donbass d’une « force de maintien de la paix » censée mettre fin à des massacres inventés par la propagande russe, Vladimir Poutine a assuré que l’Ukraine était une « invention de Lénine » qui serait devenue aujourd’hui une « colonie américaine » dirigée « par un régime de fantoches » et rongée par « la corruption, la pauvreté, avec une industrie proche de la faillite ». Comme une manière de justifier à l’avance une conquête de territoire qui pourrait, au minimum, s’étendre au-delà des territoires déjà sous contrôle russe par l’intermédiaire des gouvernements réellement fantoches, eux, de Donetsk et Lougansk. Vladimir Poutine a accusé les autorités de Kiev d’être « un régime agressif » qui « a choisi la voie de la violence ». Selon le président russe, « l’Ukraine n’est pas capable de devenir un Etat stable et c’est pourquoi elle doit s’appuyer sur d’autres pays comme les USA », et « ce sont les radicaux qui ont conduit à un coup d’Etat en Ukraine [en février 2014] et ils étaient soutenus par l’ambassade américaine ». Poutine a en outre accusé l’Ukraine de vouloir se doter à nouveau de l’arme nucléaire, se donnant ainsi déjà une raison d’aller jusqu’à Kiev s’il le fallait.

Les annonces faites lundi par Vladimir Poutine sont une humiliation de plus pour le président français Emmanuel Macron dont il n’aura été fait aucun cas dans ce dossier. Marine Le Pen a parlé d’un « acte éminemment regrettable » de Vladimir Poutine tout en appelant à une reprise des négociations pour appliquer des accords de Minsk jamais mis en œuvre, avec une conférence « réunissant les Etats-Unis, la Russie, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni ainsi que la Pologne, la Roumanie, la Hongrie et la Slovaquie, Etats frontaliers de l’Ukraine ». Eric Zemmour a à peu près la même position, estimant que « la responsabilité de cette situation incombe d’abord à la Russie, mais est aussi le résultat de la politique menée par les Occidentaux et l’OTAN, qui n’ont cessé d’ignorer les préoccupations sécuritaires légitimes de la Russie ». Les deux candidats du camp patriote pour les élections d’avril considèrent que les sanctions annoncées par les USA et l’UE ne seront pas efficaces et iront à l’encontre de nos intérêts économiques.

Bruno Mégret : “Eric Zemmour est le candidat à la présidentielle qui parle le plus de l’identité chrétienne de la France”

Dans une nouvelle interview, Bruno Mégret s’exprime longuement sur son soutien à Eric Zemmour et livre son analyse politique. Extraits :

Quelles sont les raisons qui vous conduisent à appuyer officiellement et publiquement la candidature présidentielle d’Eric Zemmour ?

À vrai dire, il eût été étonnant que je ne soutienne pas la candidature d’Eric Zemmour car son initiative est très comparable à celle que j’avais prise en 1998 lors de la scission du FN. L’objectif est en effet le même, il s’agit de créer un puissant courant capable de rassembler les Français de droite, qu’ils soient actuellement proches du RN ou de LR. Ce qui ferait de ce nouveau mouvement une force pesant 35 à 40 % du corps électoral. Un potentiel le plaçant largement devant ses concurrents et donc en situation de prendre le pouvoir pour accomplir les grandes réformes dont la France a besoin.

Quant au fond, la démarche de Zemmour s’appuie sur le constat que nous subissons un choc de civilisation et que notre civilisation, la civilisation européenne, est attaquée, démographiquement et culturellement, par le monde africain et islamique dont le dynamisme peut conduire au grand remplacement qui ferait disparaître notre nation. Une analyse en tous points comparable à celle que j’avais développée avec mes amis du MNR et qui nous avait amenés à combattre non seulement l’immigration mais aussi l’islamisation et ce, dès les années 1995. À cela s’ajoutent beaucoup d’autres points communs, comme la désignation du Système comme adversaire, la mise en cause du gouvernement des juges,
la dictature des minorités, la préférence nationale, le principe d’excellence, la nécessité de refouler l’islam dans la sphère privée, la dénonciation des entreprises de déconstruction de nos valeurs et tant d’autres encore.

Si votre initiative de scission en 1998 et celle que l’on peut qualifier aujourd’hui de division propre à Eric Zemmour sont comparables dans leurs démarches, ce dernier n’est–il pas condamné à échouer comme vous avez échoué à l’époque ?

Il n’est jamais bon d’avoir raison trop tôt. Et je suis convaincu que Zemmour peut l’emporter aujourd’hui là où je n’avais pas réussi vingt-cinq ans plus tôt. D’une part, les Français sont de plus en plus nombreux à avoir pris conscience du danger de l’immigration et de l’islamisation, si bien que le potentiel de voix qui n’était de mon temps que de 15 % est aujourd’hui de 35 %. D’autre part, la confrontation électorale s’est déroulée pour ce qui me concerne aux européennes de 1999. Or, à cette époque, j’avais à ma droite Jean-Marie Le Pen, une personnalité qui tenait beaucoup mieux son électorat que sa fille aujourd’hui, et à ma gauche le tandem Pasqua-Villiers, tandem qui, bien qu’éphémère, m’a empêché de gagner des voix sur la droite classique comme c’est aujourd’hui possible avec la candidature peu convaincante de Valérie Pécresse. La situation conjoncturelle dans laquelle nous nous trouvions était donc plus difficile que celle que connaît Eric Zemmour aujourd’hui. Enfin, les possibilités d’expression étaient alors quasiment nulles avec un système médiatique totalement verrouillé, sans commune mesure avec les possibilités qu’offrent aujourd’hui Internet, les réseaux sociaux et les chaînes d’info continue. Voilà pourquoi je suis persuadé qu’Eric Zemmour peut réussir aujourd’hui.

La primaire assez brutale voire sauvage entre Marine Le Pen et Eric Zemmour ne risque-t-elle pas d’avoir comme possibles conséquences l’élimination du camp dit populiste et national au second tour du scrutin présidentiel ? Et le fait que ses trois concurrents ou adversaires principaux (Valérie Pécresse, Eric Zemmour et Marine Le Pen) soient chacun autour de 15 % des suffrages n’est-il pas du pain bénit pour le président sortant qui a ainsi toutes les chances de se succéder à lui–même ?

Toute initiative politique comporte des risques, c’est évident. Mais je pense qu’Eric Zemmour a la capacité de se qualifier pour le second tour de la présidentielle. Il faut pour cela que la seconde phase de sa campagne, qui porte sur les solutions, ait autant d’impact que la première n’en a eu avec les constats. Il me semble par exemple indispensable de dénoncer le Système qui, au nom d’un prétendu état de droit, s’appuie notamment sur le Conseil constitutionnel pour empêcher les politiques d’adopter la moindre mesure qui ne serait pas politiquement correcte. Or, l’état de droit est une construction idéologique illégitime selon laquelle le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif devraient être soumis au droit incarné par les juges. Et concrètement, cette vision idéologique se traduit par le pouvoir exorbitant du Conseil constitutionnel qui peut censurer les lois votées par les élus du peuple. De même que les tribunaux administratifs et le conseil d’État viennent quotidiennement annuler ou modifier des décisions gouvernementales. Si l’on veut assurer le redressement du pays, la première solution d’envergure consiste donc à briser cet état de droit et ce gouvernement des juges en remettant le Conseil constitutionnel à sa place. Une réforme constitutionnelle serait donc nécessaire pour introduire un droit de recours sur les décisions de cette juridiction permettant au président de la République de soumettre la décision incriminée à un référendum ou à un vote ultime de l’Assemblée nationale, donnant dans tous les cas le dernier mot aux Français ou à leurs représentants (…)

A la base Eric Zemmour n’est pas un homme politique mais un journaliste de presse écrite et audiovisuelle. En quoi peut-on être assuré qu’il a les épaules, les compétences, la stature et la carrure pour conduire la cinquième puissance économique au monde ?

Eric Zemmour a déjà montré qu’il a su passer avec brio de son statut de journaliste à celui de candidat à l’élection présidentielle. Je ne doute pas qu’il saura, le moment venu, passer avec le même brio de sa position de candidat à celle d’homme d’État.

D’aucuns, dans le milieu national et nationaliste, font valoir que ce n’est pas forcément une bonne chose de vouloir que la France traditionnellement catholique soit présidée et dirigée par un juif berbère algérien. Que répondez-vous à cette objection ?

Tout simplement que Zemmour est de loin le candidat à la présidentielle qui parle le plus de l’identité chrétienne de la France.

Pensez-vous que l’union des droites est possible et souhaitable et, si oui, sur quels fondements, quelles orientations ?

Quand on parle de l’union des droites, beaucoup s’imaginent qu’il s’agit de rassembler depuis le notable centriste et politiquement très correct de LR jusqu’au militant de base du Rassemblement national. C’est évidemment impossible et ça ne présenterait aucun intérêt. L’union des droites, c’est le rassemblement de tous ceux qui, appartenant à des partis différents, partagent fondamentalement notre vision de l’avenir de la France. Ce qui veut dire concrètement que l’union des droites c’est la formation d’un grand parti qui irait de la fraction Ciotti de LR jusqu’au RN.

Les départs successifs du RN (Gilbert Collard, Jérôme Rivière, Damien Rieu, Stéphane Ravier, Nicolas Bay…) ne sont-ils pas d’abord le signe et la conséquence d’une très mauvaise gestion des ressources humaines par la direction du parti ?

Il est incontestable que Marine Le Pen n’a pas su gérer son parti pour en faire une force de gouvernement et notamment qu’elle n’a pas su s’entourer durablement de personnalités de qualité qui lui étaient pourtant indispensables pour concrétiser ce projet.

Quel jugement portez-vous sur la personnalité, le positionnement et la campagne de la candidate des Républicains Valérie Pécresse ?

Le problème de Valérie Pécresse est qu’il n’y a pas d’espace politique entre le centre incarné par Macron et la droite tenue par Zemmour et Le Pen. Aussi Valérie Pécresse doit-elle sans cesse chercher un point d’équilibre entre ces deux pôles. Jusqu’à présent les leaders de la fausse droite résolvaient cette difficulté grâce à leur charisme qui leur permettait de faire croire aux uns qu’ils iraient loin à droite tout en faisant comprendre aux autres qu’il n’en serait rien. C’est ce qu’essaye de faire à son tour Valérie Pécresse. Mais, faute de charisme, elle ne renvoie qu’une image d’insincérité qui fait fuir les électeurs (…)

Pensez-vous que la droite nationale ait un grand avenir dans notre pays ?

Oui, car il faut être bien conscient que la droite, la vraie, a maintenant remporté une victoire idéologique majeure s’agissant de l’immigration et de l’insécurité et, plus globalement, du mondialisme. Dans leur écrasante majorité les Français adhèrent au constat que fait la droite nationale sur ces sujets majeurs. Aucun politique crédible n’oserait plus aujourd’hui affirmer que « l’immigration est une chance pour la France » ou que « la mondialisation économique nous a apporté la prospérité ». Cette victoire idéologique est certes masquée par le fait que la gauche contrôle toujours, à travers le Système, les institutions de notre pays comme les médias ou les universités. Mais cette victoire idéologique est bien là et se traduit déjà par un effondrement des partis politiques de gauche. Elle sera inéluctablement suivie d’une victoire électorale conduisant notre famille politique au pouvoir. [source]

La France prie : plus de 2630 chapelets dans toute la France

Dont plus de 2300 mercredi :

De quoi s’agit-il ? Récitation du chapelet sur la place publique, au mieux avec des cierges bénis laissés sur place.

Quand ? De préférence le mercredi soir à 18 heures, en union avec de nombreux groupes à travers le monde.

Où ? Dans chaque quartier de nos villes, dans chaque village de France, devant un calvaire, une église, une statue dont notre pays est parsemé.

Qui ? Toutes les personnes de bonne volonté qui souhaitent réciter le chapelet. Que l’on soit seul, en famille, avec des amis, avec ou sans prêtre, chacun dans son village ou son quartier.

Comment ? Debout, à genoux, chacun comme il le souhaite et comme la météo le permet, à voix haute sans haut-parleur. Si un prêtre est présent, il lui est réservé de faire une petite intervention à caractère purement religieux et de bénir les participants en fin de chapelet. On peut aussi chanter quelques chants et prier Saint-Joseph. Durée conseillée : au total environ 30 minutes.

Pourquoi ? Pour confier notre pays qui subit actuellement une crise sociétale des plus graves de son histoire à la Très Sainte Vierge Marie et l’implorer pour qu’elle vienne en aide à ses habitants.

Dans quel but ? Il s’agit de poser un acte public de prière et de témoignage de notre Foi et donc de réciter ce chapelet en public partout en France pour ainsi mettre le domaine public sous la protection de la Sainte Vierge.

Jusqu’à quand ? Jusqu’à ce que la crise actuelle se soit résolue de manière pacifique et que la paix et la liberté soient revenues dans notre société

Résister au mensonge

De Victor Aubert aux lecteurs du Salon beige :

« Je n’ai pas la force, tout petit individu que je suis, de m’opposer à l’énorme machine totalitaire du mensonge, mais je peux au moins faire en sorte de ne pas être un point de passage du mensonge. » Alexandre Soljenitsyne

La séquence vidéo diffusée le mercredi 16 février 2022 dans l’Oeil du 20h de France 2 est un tissus de mensonges.

La recette de la manipulation est simple :

  • sur des centaines d’heures de conférences et de publications traquer un propos non conforme au politiquement correct
  • ajouter des images prises dans des contextes différents (comme celle d’un prêtre jouant au ball trap pendant ses vacances chez des particuliers)
  • extraire les éléments de leur contexte
  • saupoudrer le tout d’un commentaire sans rapport pour extrapoler le sens initial des propos et des situations
  • constituer un montage alignant des éléments incohérents en vue de terrifier les téléspectateurs
  • coller des étiquettes toutes faites et des raccourcis simplistes qui sont autant d’anathèmes envers celui qui ne pense pas correctement
  • insinuer des choses invérifiables
  • servir le tout sur un plateau au ministre de l’intérieur pour qu’il dissolve une association composée de jeunes bénévoles qui n’ont jamais enfreint la loi.

Il semble que le sort s’acharne, on nous accuse d’inciter au communautarisme et de constituer une menace, le but est simple : stigmatiser toute forme de dissidence au politiquement correct et toute tentative de proposer une alternative à la dictature du wokisme et de la cancel culture.

Nous restons confiants en la providence, les épreuves que nous traversons ont été permises par Dieu et il est normal pour un chrétien d’être confronté à toutes formes de persécutions, c’est même peut-être sa vocation : être accusé injustement et servir de bouc émissaire pour assouvir les masses. Nous ne sommes pas chrétiens pour vivre confortablement et jouir d’une bonne réputation, il faut traverser ces tempêtes avec calme et confiance. Et puis ce qui nous arrive aujourd’hui est bien peu de choses en comparaison de ce qu’ont enduré saints et martyrs.

N’oublions pas néanmoins que si Academia Christiana est dissout aujourd’hui, on s’en prendra demain à nos paroisses et à nos écoles. La lutte contre la diabolisation ne fonctionne pas, nous aurons beau nous justifier ou demander pardon, nos adversaires nous traineront dans la boue jusqu’à ce que nous renoncions à nos dernières convictions. Aujourd’hui l’extrême droite va de Valérie Pécresse à Marine Le Pen. Il arrivera un jour où la gauche ira jusqu’à déboulonner les statues de François Mitterand. Continuerons-nous à nous justifier et à nous désolidariser les uns des autres ?

Il faut résister au mensonge. Academia Christiana, comme vous le savez, est un institut de formation, un laboratoire d’idées et un réseau d’initiatives. Nous avons formé des milliers de jeunes. Nous avons vu de magnifiques conversions au sein de nos évènements. Des couples qui constituent aujourd’hui de beaux foyers chrétiens s’y sont formés. Mais surtout de nombreux jeunes se sont engagés au service du bien commun dans tous les domaines : enseignement, humanitaire, artisanat, culture, journalisme, politique… Academia Christiana n’a pas de ligne idéologique, nous ne nous définissons ni comme nationalistes, ni comme royalistes, ni comme je ne sais quoi d’autre en « -isme », nous sommes simplement ce que nous sommes, car nous n’aimons pas être enfermés dans des cases. Nous aimons le débat et les échanges d’idées, il n’y a qu’à nous lire ou nous écouter pour s’en rendre compte, mais cela est un travail trop exigeant pour des journalistes avides de simplifications.

Si Academia Christiana est dissout, qui fera ce travail ? Notre pays a besoin que des catholiques s’engagent en politique et défendent la vérité, c’est le rôle d’Academia Christiana que de les former.

Tout le monde ne se retrouvera peut-être pas à cent pour-cent dans notre association, mais qu’importe. Il est crucial que catholiques et patriotes soient capables de réaliser l’unité dans la diversité. C’est un équilibre qui s’oppose tant à la centralisation (un seul mouvement autorisé pour défendre nos intérêts) qu’à l’atomisation (querelles de chapelles entre des mouvements qui finissent par ne plus représenter que des individus orgueilleux).  Nous soutenir n’est pas forcément adhérer pleinement à nos idées mais c’est simplement résister au mensonge et à la dictature de la bien-pensance qui stigmatise systématiquement toute dissidence au politiquement correct.

Je sollicite donc votre soutien pour rétablir la vérité et nous aider à continuer notre mission qui est à la fois simple et nécessaire : former des jeunes qui défendront les valeurs de la civilisation européenne et chrétienne autour d’eux.

Victor Aubert

Président d’Academia Christiana

Abus sexuels et rapport de la CIASE, Jean-Marc Sauvé répond au Club des hommes en noir

Mis en cause pendant une émission du Club des Hommes en Noir Jean-Marc Sauvé à demandé à pouvoir clarifier certains points. L’Homme Nouveau a donc reçu le président de la CIASE qui a pu après un temps d’échange avec Philippe Maxence répondre aux questions du père Michel Viot et de Jeanne Smits.

Le premier pas d’un long chemin

Communiqué de La Voie romaine :

La Voie romaine se réjouit de la décision du pape François de confirmer le charisme liturgique propre de la Fraternité Saint-Pierre, communauté de prêtres attachée à la célébration de la messe et des sacrements en rite tridentin, disposition notifiée par un décret pontifical signé le 11 février 2022 et rendu public le 21 février.

En précisant que le Motu Proprio Traditionis Custodes ne s’applique pas à cet institut, le Saint-Père rassure ses nombreux prêtres et les fidèles de ses différents apostolats, profondément ébranlés depuis plusieurs mois.

Cette disposition prise par le pape François apporte la preuve qu’il est vital de s’adresser directement à lui, comme des fils à leur père, et de façon massive, pour le supplier de revenir sur le Motu Proprio Traditionis Custodes et de redonner au rite tridentin son entière liberté dans l’Église.

De nombreux prêtres de l’Église restent en effet profondément heurtés par ce Motu Proprio, certains appartenant à des instituts, ordres monastiques et religieux qui se trouvent encore dans l’expectative concernant les règles auxquelles ils seront soumis, d’autres appartenant au clergé diocésain qui ont perdu la liberté de célébrer la messe traditionnelle.

Parce que le Motu Proprio Traditionis Custodes a déjà conduit certains évêques à décider de fermer à plus ou moins brève échéance plusieurs lieux de culte en France, parce qu’il reste une blessure insondable pour les chrétiens qui ne comprennent pas que l’on veuille mettre un terme à la célébration de cette liturgie si essentielle pour leur vie de foi, nous appelons tous les catholiques à adresser à lavoieromaine.com leur lettre au Pape. Ces lettres seront placées dans un coffre acheminé à pied par des mères de prêtres qui partiront de Paris le dimanche 6 mars prochain pour se rendre à Rome où elles arriveront le 30 avril.

Ce sont déjà plus de mille cinq cents lettres de chrétiens attachés à la liturgie traditionnelle qui ont été reçues par La Voie romaine, qui expriment leur foi avec profondeur, humilité, piété filiale à l’égard du Saint Père et avec un amour incommensurable de l’Église.

Notre espérance est grande, dans le prolongement du décret paru le 11 février 2022, que le pape François entende cette immense supplique du peuple de Dieu portée à Rome dans un plein esprit synodal de confiance et de fidélité au Saint-Siège.

Marine Le Pen contre l’allongement du délai d’avortement de 12 à 14 semaines

La candidate du RN a été interrogée sur la proposition de loi en cours d’adoption concernant l’allongement de l’avortement :

Simultanéité des attaques portées contre Josef Ratzinger et contre la morale catholique par le mouvement du Chemin synodal allemand

EWTN a réalisé un entretien avec Mgr Georg Gänswein, au moment même où Benoît XVI vient d’essuyer une attaque en règle de la part de nombreux médias occidentaux, sous couvert de dénoncer une mauvaise gestion des abus dans l’Eglise sous son pontificat.

Pour Mgr Gänswein, les jugements négatifs sur l’action de Josef Ratzinger comme évêque ou pape, relèvent d’une

« ignorance ou d’un parti-pris qui n’ont rien à voir avec une couverture honnête des faits ».

Bien au contraire, le pape émérite est le « père de la transparence » en matière d’abus dans l’Eglise, et si son action n’a pas eu tous les effets escomptés, c’est en raison de « résistances internes ».

Mgr Gänswein note la coïncidence des attaques violentes portées à l’encontre de l’ancien pape bavarois, avec un vote crucial au sein du tristement fameux « Chemin synodal » allemand. Les prélats allemands ont approuvé pêle-mêle des projets allant dans tous les sens d’un progressisme à bout de souffle : abolition du célibat sacerdotal, accès des femmes aux ordres sacrés, évolution de la morale chrétienne sur l’homosexualité, etc.

« On peut spéculer sur la simultanéité des débats du synode et des attaques portées contre Benoît XVI, mais une chose est certaine : toute son œuvre constitue un obstacle à certaines des réformes visées par le Chemin synodal ».

Le secrétaire de Josef Ratzinger évoque une « manipulation » des évêques des bords du Rhin. Au-delà d’un certain « plaisir de certains à s’acharner sur le pape émérite », le Chemin synodal « utilise la crise des abus pour remodeler l’Eglise à sa guise ».

La liturgie byzantine et la liturgie latine traditionnelle ont beaucoup en commun : webinaire en ligne aujourd’hui [présence d’un évêque français]

C’est à un évènement exceptionnel auquel vous êtes invités à participer : un webinaire extraordinaire sur le thème de

“la liturgie sacrée et de la convergence théologiques des rites byzantin et tridentin”.

Des personnalités orthodoxes et catholiques s’exprimeront sur le sujet en de courtes interventions. La liste des intervenants a été mise à jour.

L’unité des fidèles du Christ passe aussi par la grande tradition liturgique…

Ce webinaire aura lieu mardi 22 février prochain à 19h30 (heure française).

Intervenants orthodoxes (modifié) :

  • Mme Nicoletta Acatrinei, théologienne et économiste roumaine, directrice générale de la Fondation GAF (Genève).
  • Metroplite Seraphim Kykotis (Constantinople)
  • Père Denys, moine (Monastère de la Protection de la Mère de Dieu – Sciernes),
  • Père Vasile Mihoc, liturgiste
  • M. Octavian Mihoc, responsable dans le Conseil Œcuménique des Églises pour les relations avec le Vatican et les relations interreligieuses  avec l’islam,
  • Père Marc Andronikof, Patriarcat de Moscou
  • Père Maxime Obukhov : commission pour l’enfance et la famille du Patriarcat de Moscou

Intervenants catholiques :

  • M. Gregor Puppinck, directeur du Centre européen pour le droit et la justice, représentant du Saint-Siège auprès du Conseil de l’Europe pour les questions de bioéthique.
  • M. Jean de Tauriers, président de l’Association Notre Dame de Chrétienté.
  • Antonio Brandi, président de Famiglia e vita
  • Guillaume d’Alançon, directeur de LIFE EUROPE
  • Don Francesco Giordano, théologien, professeur à l’université pontificale Angelicum
  • Père Michel Viot, prêtre du diocèse de Paris

Addendum : un évêque français interviendra vers 20h.

Voici les informations de connexion :

Sujet : Webinaire Liturgie Sacrée / Sacred Liturgy Webinar

Veuillez vous inscrire à la date et l’heure qui vous conviennent le mieux : https://us02web.zoom.us/webinar/register/WN_RT9iTDT_Rg-rVx81jJgAqg

Addendum : évoquant cet évènement, Yves Daoudal cite un article passionnant de Peter Kwasniewski, de 2018. Extrait :

La liturgie byzantine, la Messe latine traditionnelle et le Novus Ordo : deux frères et un étranger

Pour moi, et, je pense, pour la plupart des traditionalistes, il est évident que la Divine Liturgie byzantine et la Messe romaine traditionnelle sont spirituellement proches, et que le Novus Ordo s’écarte de l’héritage qu’elles ont en commun.

Mais on rencontre parfois des catholiques byzantins qui, trompés par les similitudes superficielles entre la liturgie byzantine et le Novus Ordo (par exemple, qu’ils sont souvent célébrés dans une langue vernaculaire prononcée de manière audible) et par les différences évidentes entre la liturgie byzantine et le rite romain traditionnel (par exemple, qu’il y a beaucoup plus de silence dans la seconde que dans la première, et que le peuple semble jouer un rôle plus “actif” dans l’une que dans l’autre), soutiennent que les liturgies byzantine et le Novus Ordo sont spirituellement plus proches, et donc, lorsqu’ils ont le choix, choisiront l’usus recentior romain plutôt que l’usus antiquior. En effet, les protagonistes et les apologistes de la réforme liturgique romaine prétendent souvent être des admirateurs de la tradition orientale et aiment souligner les nombreuses caractéristiques apparemment “orientales” de la liturgie néo-romaine.

Or, s’il est vrai que la liturgie byzantine et la liturgie latine traditionnelle ont beaucoup plus en commun l’une avec l’autre que l’une ou l’autre avec le Novus Ordo, nous devons être en mesure de dire précisément en quoi consiste ce point commun. Je propose que nous puissions le voir dans les principes suivants, que je vais d’abord énumérer, puis expliquer :

1. Le principe de tradition ;
2. le principe du mystère ;
3. le principe du mode élevé ;
4. le principe d’intégrité ou de stabilité rituelle ;
5. le principe de densité ;
6. le principe de la préparation adéquate et répétée ;
7. le principe de véracité ;
8. le principe de hiérarchie ;
9. le principe de parallélisme ; et
10. le principe de séparation.

1. Le principe de la tradition. L’une et l’autre sont le résultat d’un développement organique d’un noyau apostolique ancien, transmis par des siècles de foi vivante ; malgré les attributions de telle ou telle liturgie à un saint célèbre comme saint Jean Chrysostome ou saint Basile, en fait le rite est l’œuvre de beaucoup de personnes que nous ne pouvons pas nommer. Aucune liturgie byzantine ou liturgie romaine classique n’est le produit d’un comité d’experts d’avant-garde, déconnectés du peuple et captifs de théories à la mode depuis longtemps révolues. On peut appeler cela le principe de tradition, de la réception de ce qui est transmis. En d’autres termes, une liturgie n’est pas bonne parce que l’autorité de l’Église la juge bonne, mais parce que l’Église la sait bonne parce qu’elle l’a reçue. Nous touchons ici à la racine de cet ultramontanisme bizarre en Occident qui considère que la liturgie n’est rien d’autre que ce que l’autorité papale a promulgué – comme si la liturgie était une argile infiniment malléable dont la forme est entièrement laissée à la volonté du sculpteur. Avant Paul VI, l’autorité papale promulguait ce qui était déjà connu et aimé comme traditionnel dans l’Église latine.

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Poutine reconnaît les régions séparatistes de l’est de l’Ukraine

Vladimir Poutine a prononcé hier soir un discours de presque une heure à la fin duquel il a annoncé reconnaître les Républiques sécessionnistes du Donbass. Deux heures plus tard, il a donné l’ordre à l’Armée russe d’assurer le maintien de la paix dans les territoires concernés.

Poutine indique que l’Ukraine, dans ses frontières actuelles, est en partie une construction historique artificielle sortie des cerveaux de Lénine et Staline. La radioscopie qu’il fait de la corruption des gouvernements ukrainiens est saisissante de vérité pour qui connaît le pays. Et le président russe n’a pas besoin de hausser le ton pour décrire l’agressivité de l’OTAN depuis les années 1990.

Les Occidentaux aimeraient une bonne invasion de toute l’Ukraine, comme les Occidentaux ont envahi l’Irak ou saccagé la Libye. Vladimir Poutine ne leur fera pas ce cadeau. A chaque crise il verrouille un territoire stratégique: la Crimée en 2014; le Donbass aujourd’hui.

Vladimir Poutine vient d’utiliser exactement la même tactique qu’en 2008 avec l’Ossétie du Sud  et l’Abkhazie, républiques sécessionnistes attaquées par la Géorgie: apporter sa protection à des territoires ciblés, attaqués par leur ancien gouvernement à qui les Etats-Unis ont promis l’intégration dans l’OTAN.

Emmanuel Macron, qui fanfaronnait comme ayant réussi à apaiser la situation, qui avait plaidé avant hier pour un sommet avec Biden et Poutine, a réagi :

Le Président de la République condamne la décision prise par le Président de la Fédération de Russie de reconnaître les régions séparatistes de l’est de l’Ukraine.

Il s’agit clairement d’une violation unilatérale des engagements internationaux de la Russie et d’une atteinte à la souveraineté de l’Ukraine.

Il demande une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies ainsi que l’adoption de sanctions européennes ciblées.

Cette communication de LREM n’est pas une intox… :

Le 16 février, Olivier Bault analysait dans Présent :

[…] Ce que veut la Russie, c’est, d’une part, l’application des accords de Minsk selon leur interprétation russe, avec reconnaissance des Républiques populaires de Lougansk et de Donetsk, et la fédéralisation de l’Ukraine pour assurer leur pleine autonomie (sous influence russe, cela va sans dire). A ce sujet, mardi la Douma russe votait une résolution en faveur de la reconnaissance par la Russie de l’indépendance de ces deux républiques.

D’autre part, il s’agit pour Moscou d’obtenir la garantie que l’Ukraine, à défaut de rester partie du monde russe, ait un statut d’Etat neutre, à l’image de la Finlande à l’époque de l’URSS, et en particulier que l’Ukraine ne rejoigne jamais l’Otan. Accessoirement, il s’agit d’exercer des pressions pour obtenir la mise en route du gazoduc Nord Stream 2, la crise ukrainienne et la flambée des prix des hydrocarbures qui l’accompagne servant à démontrer l’utilité de cette route alternative pour le gaz russe vers l’Europe. Les menaces américaines et allemandes sur ce gazoduc sont déjà une victoire pour Vladimir Poutine. En effet, si le Nord Stream 2 ne sera pas mis en route en cas d’invasion de l’Ukraine par la Russie, ainsi que l’assurent Joe Biden et Olaf Scholz, on peut logiquement supposer que l’absence d’invasion signifie qu’il sera bien mis en route. Quant au statut de l’Ukraine, le retrait précipité des conseillers et formateurs militaires américains et britanniques de l’Ukraine est aussi déjà un début de victoire pour la Russie. […]

Eric Zemmour dénonce la violation de la souveraineté ukrainienne tout en jugeant que les sanctions contre la Russie sont contre-productives :

«La gauche nomme ‘extrême droite’ la droite qui s’oppose véritablement à elle»

Dans le programme de l’émission Face à l’info animée par Christine Kelly :

  • Mathieu Bock-Côté : La droite donne des parrainages à la gauche pas l’inverse: Y a t-il une forme de sectarisme?
  • Dimitri Pavlenko : Ukraine: guerre d’un nouveau genre?
  • Charlotte d’Ornellas : Y a t-il une surreprésentation des étrangers en prison ?
  • Mathieu Bock-Côté : Etre Français… être reconnu comme tel, qu’est-ce qu’être français?
  • Marc Menant : Le manifeste du Parti Communiste publie le 21 Fevrier 1848 de façon anonyme puis revendiqué par Karl Marx

Le rôle du père dans le recours à l’avortement

Une étude menée l’année dernière par Lifeway Research et présentée récemment, rassemble des données significatives sur le rôle des hommes dans les procédures d’avortement.

La recherche a été menée aux États-Unis d’Amérique, sur un échantillon de 1000 hommes. Elle a analysé, entre autres, l’état d’esprit de ces hommes lorsque la femme leur a annoncé qu’elle attendait un enfant, un état d’esprit qui va du “sentiment de nervosité” pour 53% d’entre eux, à la “peur” pour 42%, mais aussi à la “joie” pour 30% et à l’”excitation” pour 28%.

En ce qui concerne le comportement des pères par rapport à la décision de la femme d’avorter, 12% d’entre eux ont dit qu’ils l’ont “fortement encouragée” à le faire, 30% l’ont “suggéré”, 19% ont “suggéré de ne pas le faire”, 8% l’ont “fortement encouragée à ne pas le faire”, mais un incroyable 31% ont dit qu’ils n’avaient “pas d’opinion”.

Dans cette foule de serviteurs muets de la “culture de la mort“, 63% ont estimé que l’avortement “était leur choix”, celui de la femme. Les “raisons” invoquées pour tuer un enfant dans le ventre de sa mère sont les mêmes que celles que les pro-avortement invoquent habituellement : le couple ne pouvait pas “se permettre” d’avoir un enfant à ce moment-là, il y avait d’autres enfants dans la famille, en nombre jugé “suffisant”, il devait terminer ses études, ou il ne se sentait pas “prêt” à être père, ou il ne considérait pas la relation avec cette femme comme quelque chose de sérieux. La banalité du mal.

En Italie, il y a quelques années, le cas d’Andrea Roncato, artiste de cabaret et acteur, a été médiatisé, comme il l’a raconté dans un livre, intitulé Je t’aurais aimé qu’il regrettait cet avortement auquel il a eu recours dans sa jeunesse. Lors d’une interview télévisée, au présentateur qui lui demandait si avoir un enfant lui manquait, Roncato a répondu :

“Avoir un enfant me manque, c’était la véritable erreur de ma vie. Quand j’étais très jeune, j’ai eu la chance de devenir père, d’avoir un enfant, mais je l’ai fait avorter. Je suis maintenant devenu extrêmement anti-avortement. J’ai aussi fait un livre pour cet enfant qui n’est jamais né, intitulé Je t’aurais aimé“.

Il faut aussi évoquer ces hommes qui ont appris, après, que leur compagne avait avorté de leur enfant sans leur en faire part.

Valérie Pécresse veut ouvrir davantage les établissements scolaires au lobby LGBT

Le magazine LGBT Tetu a interrogé Valréie Pécresse et relate :

elle affirme avoir toujours appartenu à “la frange progressiste” de la droite. Elle en veut notamment pour preuve qu’elle aurait toujours condamné les politiques LGBTphobes en Pologne ou en Hongrie. Si elle est élue en 2022, elle assure aussi vouloir ouvrir davantage les établissements scolaires aux associations qui luttent contre les LGBTphobies. Plus encore, elle promet que la libre détermination du genre fait partie de son ADN.

Inscriptions satanistes sur la cathédrale Notre-Dame de Coutances

Gérald Darmanin et déjà sur place et Marlène Schiappa s’indigne sur les réseaux sociaux… Ah non ?

Une plainte a été déposée le 21 février 2022 par la conservatrice de la cathédrale et architecte des Bâtiments de France suite à la découverte d’inscriptions sur la cathédrale normande.

Jean-Frédéric Poisson : “Je suis catholique et porte-parole de la campagne d’Eric Zemmour. Et alors ?!”

Jean-Frédéric Poisson, porte-parole d’Eric Zemmour et parmi les premières personnalités à l’avoir rejoint, répond au frère Paul-Adrien sur les questions que “se posent les chrétiens” en politique dans son émission L’Amour vaincra :

 

Rappel à Dieu de frère Jean-Baptiste de la Famille Missionnaire de Notre Dame

La Famille Missionnaire de Notre-Dame communique une triste nouvelle :

En union avec Mme Tilloy, sa maman, sa sœur Florence et ses nièces Agnès et Sophie, nous venons vous faire part du décès accidentel de notre Frère Jean-Baptiste ce vendredi 18 février 2022 à Cannes.

Depuis vendredi soir, nous étions sans nouvelles de Frère Jean-Baptiste qui, selon ses habitudes journalières, conseillées par son médecin, était parti à 14h30 pour une marche de santé sur la croisette, à 10 minutes à pied de notre Foyer de Cannes. Il n’avait pas pris ses papiers.

Comme le rapporte Nice Matin en ce lundi 21 février, deux jeunes filles qui étaient sur la plage « l’ont aperçu déambuler dans l’eau pendant un moment, puis ne le voyant plus, – son sac était resté sur le sable de la plage du Martinez – elles s’en sont inquiétées et se sont précipitées » pour découvrir son corps flottant sur l’eau, comme nous l’avons appris samedi à 9h00. Elles ont immédiatement averti les pompiers qui n’ont pas pu le ranimer. Il a été, selon les témoignages, victime d’une hydrocution.

Étant donné qu’il n’avait pas de papiers d’identité sur lui, les conclusions de la procédure de reconnaissance légale ne nous sont parvenues qu’hier soir, dimanche 20 février, d’où la raison de notre communiqué tardif.

Frère Jean-Baptiste avait choisi de rejoindre la Famille Missionnaire de Notre-Dame en 1985. Après avoir servi comme apôtre de l’Amour en Alsace, où il a été ordonné prêtre en 1997, il a été nommé à Cannes en 2005 où il a eu de multiples activités au service de la mission de Notre-Dame des Neiges, du diocèse et de la paroisse de Cannes, par ses engagements, entre autres, pour le catéchuménat et la Paix.

Nous remercions Monsieur le maire de Cannes, David Lisnard, qui a publié hier soir le communiqué suivant :

« J’apprends avec tristesse et émotion la disparition de Frère Jean-Baptiste, représentant de la Famille Missionnaire de Notre-Dame à Cannes, qui officiait à la chapelle Isola Bella. Frère Jean-Baptiste était une très belle personne, qui accompagnait de sa présence et de sa bonté la vie locale, notamment lors des cérémonies et grands hommages traditionnels au monument aux morts de l’Hôtel de Ville. Ordonné prêtre en 1997, viscéralement attaché au dialogue interreligieux, il était une figure historique de l’association cannoise “Vivre ensemble à Cannes”, avec son président d’honneur, Pierre Chevallet, et à travers laquelle il n’a cessé de prôner les « ponts d’amitié » ainsi que l’enrichissement mutuel entre les religions. Guidé par son indéfectible foi chrétienne, fidèle à l’encyclique « Pacem in terris » de Jean XXIII, Frère Jean-Baptiste, homme contemplatif, dévoué et tolérant, demeurait attaché à la « civilisation de l’amour ». Au-delà de la famille chrétienne et des proches de Frère Jean-Baptiste, c’est toute la communauté cannoise qui est en deuil. A ses proches et à ses frères et sœurs endeuillés, j’adresse mes condoléances attristées. »

Nous ne savons pas encore quand pourront avoir lieu les obsèques de Frère Jean-Baptiste mais nous vous invitons d’ores et déjà à vous unir à notre prière pour lui par l’Office des défunts ce mercredi 23 février.

Son départ de cette terre de façon aussi brutale nous bouleverse. C’est une grande épreuve pour la Communauté qui vit son troisième décès en 3 mois. Nous vous remercions beaucoup de tous vos messages et des marques d’affection que vous nous avez exprimées en ces heures douloureuses.

Nous confions l’âme de notre frère à vos prières et nous nous abandonnons dans la confiance à la divine Miséricorde, à Notre-Dame des Neiges et à St Joseph.

Davis Lisnard, maire de Cannes,  s’est associé à la douleur de la Famille Missionnaire de Notre dame et du foyer de cannes dans un communiqué cité par la FMND et sur twitter :

 

Les autres instituts traditionalistes devraient bénéficier du même droit que la FSSP

L’abbé Benoît Paul-Joseph, supérieur du District de France de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, a été interrogé dans Présent à propos du récent décret du pape François. Extrait :

Votre position est donc confirmée vis-à-vis des évêques ?

Les évêques restent libres de nous accepter ou pas dans leur diocèse, mais, à partir du moment où nous exerçons un apostolat dans un diocèse, on ne peut pas nous demander, en arguant de l’obéissance au successeur de Pierre ou au dernier document, d’utiliser les livres liturgiques actuels, notre droit propre étant préservé par une exemption de fait.

Et pour les ordinations ?

Il reste une petite zone d’ombre : les évêques, eux, ne sont pas membres de la Fraternité Saint-Pierre. Or il a été dit récemment qu’ils n’avaient plus le droit d’utiliser le pontifical ancien, et cela peut en faire hésiter certains. Mais le pape nous a entendus avec joie évoquer nos futures ordinations, et la position est claire de ce côté.

Savez-vous si d’autres instituts auront le même sort que vous ou il n’en a pas été question lors de cette visite ?

Oralement, lors de l’audience, le pape parlait, au pluriel, pour « les instituts » anciennement Ecclesia Dei. Je ne peux pas être plus catégorique, mais c’est bien ce qui ressortait de la discussion.

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