Les députés LR tentés d’enjamber l’élection présidentielle pour sauver leurs mandats
Les députés LR ont compris que Valérie Pécresse ne sera pas au deuxième tour :
“Emmanuel Macron est accusé par ses adversaires d’enjamber l’élection présidentielle en raison du conflit ukrainien. Il n’est guère le seul. Pessimistes sur les chances de succès de Valérie Pécresse, de nombreux députés Les Républicains (LR) désertent la bataille élyséenne et se replient dans leurs circonscriptions en vue des élections législatives, organisées les 12 et 19 juin. Avec l’espoir de sauver les meubles en cas de nouvel échec de la droite.
A trois semaines du premier tour, une atmosphère de résignation règne au sein des Républicains. “On ne va pas se mentir, c’est mal embarqué cette affaire”, soupire un député LR. La candidate oscille entre 10 et 12 % d’intentions de vote, loin du duo Macron-Le Pen. Nombre d’élus anticipent avec fatalisme l’élimination précoce de l’ancienne ministre du Budget. C’est une règle d’or du quinquennat : les élections législatives sont indexées sur le résultat de la présidentielle. Une victoire surprise de Valérie Pécresse offrirait à la droite une majorité à l’Assemblée nationale. Une élimination au premier tour exposerait en revanche les candidats LR à un départ précoce du Palais Bourbon (…)
“Il y a un repli stratégique sur les législatives”, concède un pilier de LR. “Depuis février et la fin de la session parlementaire, beaucoup ne sortent plus de leur circonscription”, confirme un conseiller politique de Valérie Pécresse (…)
Les parlementaires absents de l’état-major n’ont le plus souvent qu’une priorité : sauver leur siège. Valérie Pécresse est venue s’exprimer devant les députés LR le 15 mars. Signe de ce décrochage, l’essentiel des questions sur sa campagne lui a été posé par des députés non-candidats à leur succession. Une élue confie ainsi avoir arrêté de tracter pour la candidate LR – “c’est radioactif” – et se concentre sur son avenir. “Je suis 100 % législatives et je bétonne, confirme un collègue. Je n’ai pas dit de saloperies sur la campagne présidentielle dans la presse, j’ai fait mon job.” Ce député ne mettra pas le logo LR sur son affiche de campagne et mise sur son ancrage local pour arracher la victoire. “Il faut maximiser sur nos noms, ce sera l’élection d’un super conseiller départemental à l’échelle d’une circonscription.” (…)
Ces comportements relèvent de l’instinct de survie. Ils mettent aussi en lumière les relations ténues entre Valérie Pécresse et les députés LR (…)
Face à Marion Maréchal, Valérie Pécresse sourit, son visage est figé, le match est perdu…
L’hebdomadaire Marianne a regardé le débat entre Valérie Pécresse et Marion Maréchal dans l’émission face à baba de Cyril Hanouna. Pour eux, le résultat est sans appel : “Valérie Pécresse dans “Face à Baba” : une défaite en deux rounds” :
La candidate Les Républicains a sombré face à Marion Maréchal Le Pen et à Adrien Quatennens (LFI), mercredi 23 mars, lors de l’émission de débats « Face à Baba », présentée par Cyril Hanouna. Mise au tapis par le nouveau soutien d’Éric Zemmour sur la question de l’islamisme, elle n’a pu faire que de la figuration contre le député insoumis (…)
Dès la première minute, Marion Maréchal décoche : « Pouvez-vous nous dire aujourd’hui que vous n’appellerez pas à voter Emmanuel Macron dans tous les cas de figure, si vous n’êtes pas qualifiée au second tour ? » (…) « Je ne comprends pas pourquoi vous ne voulez pas répondre ? insiste Marion Maréchal, qui veut du sang. Vous passez beaucoup de temps à dire qu’Emmanuel Macron est un mauvais président pour la France, que votre candidature se justifie, pourquoi ne pouvez-vous pas dire que jamais vous ne voterez pour lui ? Ça devrait être naturel. » (…)
Valérie Pécresse encoche, bande son indignation et tire : « Vous avez dit que vous l’admiriez [Vladimir Poutine], que vous aviez envie de déjeuner avec lui. » Marion Maréchal acquiesce ; l’argument est devenu tellement prévisible que sa réponse est déjà calibrée. « Le Vladimir Poutine qu’on a en face de nous n’est pas celui d’il y a quelque temps. Vous, votre mentor, c’est Jacques Chirac non ? Il a remis la légion d’honneur à Vladimir Poutine. Et vous, quand vous étiez ministre, vous preniez bien des photos avec lui, non ? » Touché. « Ce n’était pas le même Vladimir Poutine ! », rétorque Valérie Pécresse, reprenant mot pour mot l’argument de son adversaire. Coulé (…)
Pécresse pointe le discours d’Éric Zemmour qui essentialise les musulmans en les rangeant tous dans le même panier du terrorisme islamiste. Mais Marion Maréchal esquive et rend le coup : « Vous savez Mme Pécresse, c’est un sujet extrêmement intéressant. Manifestement, celle qui confond les deux, c’est vous. C’est vous qui fréquentez des associations radicales proches des Frères musulmans, vous qui allez dans les écoles coraniques où il y a des jeunes filles voilées, qui rencontrez Mohammed Henniche, recteur de la mosquée de Pantin impliqué dans l’affaire Samuel Paty. C’est vous qui faites cette confusion. » Et Pécresse de s’indigner : « N’importe quoi ! Vraiment, n’importe quoi. » Marion Maréchal, qui s’y attendait visiblement, enfonce le clou en brandissant des photos apportées : « Là, ce n’est pas vous avec M. Henniche ? » Cinématographique. Valérie Pécresse sourit, son visage est figé, le match est perdu. Suivant.
Le débat peut être regardé ci-dessous :
Suis-je le seul à constater, contre toute attente, que Cyril Hanouna est un interviewer politique bien plus agréable et à l’écoute que les journalistes des chaînes infos qui, au lieu de faire leur métier, débattent de manière agressive, coupent la parole sans laisser le temps à la personnalité politique de finir son propos initial. Avec Cyril Hanouna, les interview sont intéressantes.
I-Média : Le scandale McKinsey
L’image de la semaine
La réalité dépasse parfois la fiction. Le tournage de Lupin, série Netflix dédiée à un Arsène Lupin contemporain joué par Omar Sy, a été cambriolé par une vingtaine d’individus le mois dernier. Cette semaine, “sept jeunes ont été mis en examen”. Jean-Yves Le Gallou revient avec humour sur la novlangue de l’AFP.
Le scandale McKinsey : ceux qui gouvernent vraiment
Un véritable scandale d’État entremêle liens d’intérêts, évasion fiscale et Macronie… Les médias ne mènent pas l’enquête sur cette révélation qui pourrait faire basculer la campagne présidentielle. I-média le fait donc pour vous, et commence à poser les questions qui fâchent.
Revue de presse
Un meurtre signé extrême-droite, les profs déboulonnent un dissident soviétique, des militants du RN et de Reconquête agressés… Retour sur l’actualité française de la semaine.
Sondages : bons ou bidons ?
Faut-il se fier aux sondages commandés par les médias pour cette campagne présidentielle ? L’élection est-elle jouée d’avance ?
Thierry Mariani devient encombrant pour Marine Le Pen qui le fait savoir sur BFM
Soupçonné un moment de vouloir rejoindre Eric Zemmour, Thierry Mariani avait affiché de manière très claire sa fidélité à Marine Le Pen [voir notre article ici]. En retour, on ne peut pas dire que Marine Le Pen soit très reconnaissante. Elle vient d’humilier Thierry Mariani sur BFM en prenant ses distances avec lui sur le sujet des relations internationales. La proximité de Thierry Mariani ne semblait pourtant pas la déranger lorsqu’il avait quitté LR pour rejoindre le RN.
.@ThierryMARIANI est un homme politique que je connais et que je respecte. La façon dont @MLP_officiel en a parlé hier est honteuse. Regardez comme elle traite les gens qui l'ont rejointe. Comment pourrait-elle gouverner ? pic.twitter.com/pHJmKLkdJl
— Antoine Baudino (@AntoineBaudino) March 23, 2022
Par ailleurs, Marine le Pen ne verrait pas d’objection à prendre comme ministre un socialiste immigrationniste en la personne d’Arnaud Montebourg. Thierry Mariani appréciera :

:Cela rappelle également la manière dont Marine le Pen avait relevé Aymeric Chauprade de sa fonction de conseiller aux affaires internationales et perdu la présidence du groupe FN au parlement européen, avant qu’il ne décide par conséquent de quitter le RN.
Donnez du sens à votre épargne en contribuant à la transition agroécologique avec ELOI
De Credofunding :
En France, dans les 10 ans à venir, 40% des agriculteurs partiront à la retraite : 220 000 fermes seront cédées, d’une taille moyenne de 70 ha. Ces surfaces moyennes conséquentes et le poids financier des bâtiments, rendent difficile leur achat par des candidats à l’installation et 50% d’entre elles seront reprises pour agrandir des exploitations existantes. Parallèlement, beaucoup de jeunes diplômés agricoles ont des difficultés à trouver un foncier adapté pour s’installer sur un modèle de fermes agroécologiques.
Et si nous profitions de cette situation pour accélérer la transition agroécologique ?
En référence à Saint Eloi, saint-patron des agriculteurs, ELOI, société à mission, apporte une solution innovante pour aller vers une agriculture qui puisse, à grande échelle, soigner la terre et nourrir les hommes. ELOI propose à l’écosystème agricole de réaliser une acquisition et un portage temporaire de ces grandes fermes, afin d’y opérer des installations agroécologiques diversifiées. ELOI permet donc à des porteurs de projet en agroécologie de s’installer sur un foncier adapté à leur projet, en créant des “grappes de fermes agroécologiques” sur des exploitations agricoles en transmission.
Le déploiement massif de ce type de grappes sur le territoire permettra entre autres de participer à la préservation de la biodiversité, la diminution des émissions carbone liées à l’agriculture et la captation de carbone dans les sols, la création d’emplois agricoles et au développement des circuits courts.
Afin de financer le portage financier du foncier agricole avant sa revente aux différents porteurs de projet agroécologiques constituant la grappe de fermes, ELOI a lancé un Prêt participatif avec CredoLending pour permettre aux personnes physiques et aux personnes morales de contribuer à ce nouveau modèle agricole sain, rémunérateur et pérenne au service du développement des territoires.
Donnez du sens à votre épargne en accélérant la transition agroécologique par la souscription à cet investissement à fortes fécondités : https://www.credofunding.fr/fr/eloi-soignerlaterre-nourrirleshommes
Traditionis Custodes : Le nonce apostolique va recevoir Paix Liturgique
Ainsi que l’annonce Paix Liturgique :
Le nonce apostolique a bien reçu notre lettre et accepte de recevoir lundi prochain nos représentants. Notre manifestation et notre prière de samedi préparera cette entrevue qui fera connaître au représentant du pape notre demande de liberté en faveur la liturgie traditionnelle.
Nous avons bien noté que l’article 93 de la Constitution apostolique que vient de promulguer le Pape François pour réformer la Curie romaine porte : « Le Dicastère [du Culte divin] traite de la réglementation et de la discipline de la sainte liturgie en ce qui concerne l’utilisation – accordée selon les normes établies – des livres liturgiques avant la réforme du Concile Vatican II. » Recul ? Transaction ? En tout cas, cette liturgie ancienne est toujours déclarée existante.
Rendez-vous samedi 26 mars, devant la nonciature apostolique, 14bis avenue du Président Wilson, de midi à 12h 45
Pécresse préfère subventionner le lobby LGBT qu’une université libanaise
Pour le lobby LGBT, l’argent du conseil régional d’Ile-de-France coule à flots.
La région Ile-de-France a retiré mercredi le vote d’une subvention à une université privée libanaise, l’université Saint-Esprit de Kaslik (USEK), établissement catholique et francophone situé près de Beyrouth. La raison : cet établissement a osé être partenaire de l’ISSEP, l’école fondée par Marion Maréchal.
La majorité LR de Valérie Pécresse a cédé devant le groupe communiste, rejoint par les autres groupes de gauche, qui a signalé le partenariat entre l’Institut des sciences sociales, économiques et politiques et l’université libanaise.
La droite qui se soumet aux élus communistes, c’est du gaullisme pur jus !
Idéologie du genre : des lois pour interdire aux hommes de concourir dans les compétitions pour femmes
Le gouverneur de l’Indiana a opposé son veto à un projet de loi qui interdirait aux hommes biologiques de concourir contre des femmes dans un cadre scolaire.
Alors que l’ACLU (Union Américaine pour les Libertés Civiles) de l’Indiana a déclaré qu’elle prévoyait d’intenter un procès contre cette “législation haineuse”, d’autres opposants au projet de loi l’ont qualifié de sectaire et l’ont associé à une augmentation potentielle des suicides d’enfants et d’adolescents. Mike Schmuhl, président du parti démocrate de l’Indiana, a déclaré que “la promulgation du projet de loi 1041 aurait mis la vie de nos enfants en danger” et que
“ce débat inutile a donné aux enfants le sentiment que le fait d’être transgenre signifie que quelque chose ne va pas chez eux”. Il faut dire que rien n’est mal et qu’être transgenre, c’est exactement comme Dieu vous a créé et c’est exactement ce que vous êtes né pour être.”
En février, Holcomb avait pourtant signalé son soutien au projet de loi.
“Je suis d’accord, catégoriquement, pour dire que les garçons doivent pratiquer des sports de garçons et les filles des sports de filles, et que les sports mixtes ne doivent être que cela… donc la façon dont nous élaborons le langage réel et soutenons les organisations comme l’IHSAA (Indiana High School Athletic Association), qui a fait un travail admirable jusqu’à présent, nous devons nous assurer qu’elles peuvent continuer à le faire.”
La mesure peut encore avoir force de loi, car les républicains détiennent une supermajorité dans les deux chambres de l’Indiana et n’ont besoin que d’une majorité simple. L’annulation du veto du gouverneur Holcomb pourrait avoir lieu le 24 mai.
Dix autres États dirigés par des républicains ont déjà adopté des lois similaires destinées à protéger les athlètes féminines de l’empiètement des hommes.
Des anciens juges de la CEDH interviennent devant leur ancienne juridiction contre l’avortement eugénique
Lundi à l’occasion de la Journée mondiale de la trisomie 21, des anciens juges de la CEDH sont intervenus devant leur ancienne juridiction contre l’avortement eugénique. Louis-Marie Bonneau, chercheur associé au European Centre for Law and Justice (ECLJ) explique dans Famille chrétienne :
[…] Ils sont intervenus avec l’ECLJ, pour demander à la Cour de reconnaître que l’avortement eugénique des enfants trisomiques peut être interdit, et même qu’il le devrait par respect pour les droits des personnes handicapées. Ils sont également soutenus par, des universitaires, magistrats, avocats, juristes, organisations non gouvernementales, fédérations d’associations et associations. Cette démarche est sans précédent dans l’histoire de la Cour européenne. C’est la première fois que d’anciens juges agissent ainsi auprès de la Cour et que la question de l’avortement eugénique est posée de façon aussi directe. Il faut dire que cette question de l’eugénisme est au cœur du débat sur l’avortement aux États-Unis, aux Nations unies et maintenant en Europe. Au-delà de la parole de ces experts, c’est également Laura, une femme atteinte de trisomie 21 qui a demandé aux juges de la CEDH de ne pas permettre l’avortement des enfants trisomiques. […]
Sur le fond, la question que pose ces requêtes est sensible. En effet, pour être précis, la question posée à la CEDH est de savoir si les droits de l’homme comprennent le droit à avorter uniquement parce que l’enfant est atteint d’un handicap, comme la trisomie 21. Ces experts appellent donc à prendre de la hauteur dans ce débat juridique. Ils proposent ainsi notamment de le considérer sous l’angle de l’expertise du Comité des droits des personnes handicapées des Nations unies (CDPH). En 2018, dans son Commentaire sur le projet d’Observation générale n°36 du Comité des droits de l’homme sur l’article 6 du Pacte, le CDPH, s’il ne remet pas en cause l’avortement, explique que « les lois qui autorisent explicitement l’avortement en raison d’un handicap violent la Convention des droits des personnes handicapées », notamment parce que ce type d’avortement « perpétue le préjugé selon lequel le handicap serait incompatible avec une vie heureuse ».
Pour le CDPH, l’avortement décidé pour la seule raison du handicap est en soi une discrimination qui stigmatise les personnes handicapées. En 2017 et 2021, les experts de ce Comité de l’ONU avaient déjà mis en garde quant à la dévalorisation des personnes handicapées par des politiques de dépistage génétique prénatal des déficiences fœtales, dont la trisomie 21. Dans ce même esprit, les anciens juges de la CEDH et les experts citent la Rapporteur Spéciale de l’ONU sur les droits des personnes handicapées, Mme Catalina Devandas Aguilar, qui a explicitement dénoncé dans son rapport au Conseil des droits de l’homme de 2020 l’idéologie selon laquelle il existerait « des vies qui ne vaudraient pas la peine d’être vécues ». […]
Pèlerinage des « pierres vivantes » : Marche vers Notre-Dame de Paris et veillée de prière, le 11 avril, Lundi Saint
Communiqué de l’équipe des Pierres vivantes :
Trois ans après l’incendie de Notre-Dame de Paris, le 15 avril 2019, qui toucha profondément les coeurs, et alors que la reconstruction de la cathédrale se poursuit, un groupe de jeunes catholiques invite chacun, croyant ou non, à participer à une grande Marche vers Notre-Dame de Paris, puis à une veillée de prière, le lundi 11 avril 2022.
En ce début de Semaine Sainte, comme des « pierres vivantes », nous cheminerons vers Notre-Dame afin de montrer que, malgré les temps difficiles, chacun peut participer à la reconstruction de l’Église en apportant sa pierre à l’édifice.
Comme l’appelait de ses vœux le pape St Paul VI, nous sommes convaincus que, derrière les murs calcinés de Notre-Dame, une « civilisation de l’amour » est à édifier, pour que rayonnent aujourd’hui la Joie et l’Espérance de l’Évangile, à la suite du Christ !
Dans le contexte actuel, nous prierons pour la Paix dans le monde, afin que cesse au plus vite le bruit funeste des armes, particulièrement en Ukraine.
Plus largement, nous aurons à cœur de présenter à la Vierge Marie – à qui le monument est dédié – toutes nos intentions, afin qu’elle intercède puissamment auprès de son Fils, Jésus-Christ. Nous lui confierons tout spécialement la France dont elle est la sainte patronne et qu’elle a comblé de si nombreuses grâces et apparitions.
La Marche s’élancera à 19h depuis l’église Saint-Étienne du Mont (75005), et sera suivie à 20h par une grande veillée de prière au pied de la cathédrale, co-animée par la famille Lefèvre (vainqueurs de “La France a un incroyable Talent 2020”) et la chorale Olé chœur, suivie d’un temps d’enseignement par Mgr Bruguès et d’une adoration.
En cette période marquée par tant de souffrances et d’incertitudes, Notre-Dame de Paris apparaît plus que jamais comme un lieu de Joie, de Communion et d’Espérance !
Programme :
- 19h : lancement de la procession à St-Etienne du Mont (75005).
- 20h : arrivée à Notre-Dame de Paris. Accueil par Mgr Chauvet, recteur de la cathédrale.
- 20h-22h : veillée sur le parvis (louange par la chorale Olé chœur, chapelet médité, interludes musicaux par la famille Lefèvre, lectures de grands textes de la littérature française par le comédien Guillaume d’Harcourt et temps d’enseignement par Mgr Bruguès).
- 22h-22h30 : adoration du Saint-Sacrement sur le parvis.
Restauration de l’orgue de Notre-Dame de Paris
L’imposant orgue symphonique de Notre-Dame de Paris est entièrement restauré même s’il n’a pas été atteint par l’incendie qui a ravagé l’édifice. Un communiqué de l’Établissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale indique :
“Néanmoins, il a été recouvert de poussières de plomb qui se sont répandues sur l’ensemble de l’instrument et certaines parties ont souffert des variations thermiques subies par la cathédrale depuis l’incendie, notamment lors de la canicule de juillet 2019. Il nécessite donc un nettoyage approfondi et une restauration, qui ne peuvent être effectués sur place”.
Trois ateliers s’occupent de l’orgue :
- l’ensemble a été décontaminé dans l’atelier Quoirin, dans le Vaucluse,
- les 8 000 tuyaux sont restaurés par l’atelier Cattiaux-Chevron en Corrèze
- la Manufacture languedocienne de Grandes Orgues, dans l’Hérault, s’occupe des 19 sommiers en bois, ces pièces sur lesquelles reposent la plupart des tuyaux et qui permettent de les alimenter en vent.
Ce grand orgue est la voix de la cathédrale depuis 1733. Il a été transformé à plusieurs reprises depuis sa reconstruction par Aristide Cavaillé-Coll en 1868. 16 des 19 sommiers datent de cette époque.
L’instrument sera remonté dans la cathédrale, accordé et harmonisé en 2023.
Censure : Twitter annonce
Les internautes sont priés de croire la vérité officielle délivrée par la Pravda. Les élections en France sont garanties 100% honnêtes. Ceux qui oseront contester les conditions du vote seront censurés. Twitter prend les devants pour censurer les anti-démocrates qui oseraient contester l’élection d’Emmanuel Macron du candidat arrivé en tête.
Les “tweets qui contiennent des informations fausses ou trompeuses sur les modalités de participation aux élections” seront notamment supprimés par le système de modération. Les messages “sapant la confiance dans l’élection ou dans ses résultats” sont autorisés mais seront labélisés. Autrement dit, un tweet dans lequel son auteur s’oppose à la victoire du candidat qui a obtenu le plus haut score ne sera pas supprimé, mais sera identifié comme trompeur à l’aide d’un label visible. Néanmoins, Twitter précise :
L’obligation ‘vaccinale’ remise en cause par deux décisions de justice
Deux décisions de conseils de prud’hommes remettent en cause l’obligation vaccinale des personnels travaillant dans des établissements de santé. Suspendues par leur employeur respectif, deux salariées d’Ehpad non-vaccinées ont obtenu gain de cause devant les conseils de prud’hommes d’Alençon et de Colmar. Statuant en référé, ces deux instances ont considéré que
“la suspension sans rémunération de salariées travaillant en Ehpad, ayant refusé de se soumettre à l’obligation vaccinale contre le covid-19, constituait un trouble manifestement illicite”.
Les employeurs condamnés ont dû indemniser les deux salariées et reprendre le paiement du salaire. En vertu de la loi du 5 août 2021 sur l’obligation vaccinale, ces deux salariées non-vaccinées avaient été notifiées de leur suspension de fonction avec non-paiement du salaire. L’une des salariées était infirmière, l’autre était comptable. Pour les conseils des prud’hommes saisis, le refus de se soumettre à l’obligation vaccinale était justifié dans les deux cas.
Ces deux décisions ont fait l’objet d’appels.
Une messe perturbée à Saintes
Un homme d’une trentaine d’années et habillé de noir a renversé des sièges, est monté sur l’autel, a renversé deux cierges, a pris le micro en prononçant des mots incompréhensibles et a tenté d’arracher des mains le missel que le curé tenait, dimanche 20 mars pendant la messe à la cathédrale Saint-Pierre de Saintes. Le prêtre s’apprêtait à donner la communion. Quatre fidèles se sont alors jetés sur l’homme pour l’immobiliser.
Police et sapeurs-pompiers ont été appelés et sont rapidement arrivés sur les lieux.
Le dispositif spécial élection de La Manif Pour Tous pour informer les électeurs
A l’approche du 1er tour de la présidentielle, La Manif Pour Tous a rendu public son dispositif en ligne spécial élection. Objectifs :
- informer sur le bilan du quinquennat,
- faire connaître la vision et les 80 propositions présentées par le mouvement lors d’entretiens avec les candidats
- informer sur les propositions des candidats sur tout ce qui concerne la famille et la société.
La Manif Pour Tous a également rendu public un sondage IFOP sur les intentions de votes de ses sympathisants pour le 1er tour de la présidentielle.
La triste réalité du bilan du quinquennat
Si certains justifient l’absence de réforme et de résultat du quinquennat par l’affaire Benalla, la crise des Gilets jaunes, la pandémie et la guerre en Ukraine, La Manif Pour Tous n’oublie pas qu’Emmanuel Macron a profité de ces crises pour faire passer plusieurs lois sociétales qui contribuent à affaiblir la famille et entraînent des régressions en termes de respect de la dignité humaine. Le mouvement attaché à la famille n’oublie pas non plus l’échec du quinquennat du point de vue de la natalité, qui a continué de baisser. La politique familiale se traduit par l’exclusion d’un nombre toujours plus grand de familles de ses mesures. La baisse du niveau de vie des familles atteste de résultats bien différents de ceux qui sont annoncés par la macronie à nos concitoyens. Enfin, le bilan sur l’éducation, le grand âge et la dépendance, qui concernent nos enfants, nos proches dépendants et nos aînés, n’est pas meilleur. « Nous achevons un quinquennat de crises, qui a vu croître les fractures et les divisions, ce qui a malheureusement contribué à la montée de la violence dans la société. L’heure est à la reconstruction. Pour y parvenir, nous avons appelé les candidats à placer la famille au cœur de leur projet » résume Ludovine de La Rochère.
Depuis septembre dernier, La Manif Pour Tous a donc présenté aux candidats une vision globale innovante et 80 propositions pour la famille
Affermir la filiation, améliorer la solidarité pour les familles et le bien-être des couples, donner des repères et respecter la liberté de conscience, donner le choix aux parents, faciliter la vie des familles, lutter contre l’infertilité, protéger les enfants dans leur intégrité physique et psychique, protéger les femmes de toutes formes d’exploitation, sécuriser au mieux les orphelins, soutenir une culture adaptée à la familleou bien encore prendre en compte la famille dans toutes décisions politiques : les 80 propositions formulées par La Manif Pour Tous, également publiées sur le site internet presidentielle.lamanifpourtous.fr,dessinent une approche globale de la famille. « Le sujet est majeur : il y a près de 19 millions de familles en France et 80% des Français vivent aujourd’hui en famille » souligne Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous. « Outre la sécurisation de l’enfant et le renforcement de l’interdiction de la GPA pour mettre fin aux contournements en série, nous avons travaillé sur des mesures très concrètes en faveur de la famille » poursuit-elle. La Manif Pour tous se félicite d’ailleurs de voir certaines de ces propositions reprises par les différents candidats.
Les propositions des candidats sur la famille et la société
Alors que l’actualité occulte malheureusement les débats démocratiques en vue de la présidentielle et que le périmètre des sujets traités se réduit à peau de chagrin, La Manif Pour Tous a aussi rassemblé pour les électeurs les propositions des candidats sur tout ce qui concerne l’humain, la famille, la société. De quoi y voir clair avant d’aller voter !
Les intentions de vote des sympathisants de La Manif Pour Tous
La Manif Pour Tous rend aussi public un sondage réalisé par l’IFOP sur les intentions de vote de ses sympathisants. Premier enseignement : un quart des Français se déclarent proches du mouvement, ce qui en fait une base solide et un vivier d’électeurs à conquérir pour les candidats à la présidentielle. Selon l’étude réalisée fin janvier, les sympathisants du mouvement représentent une large diversité de sensibilité qui traduit le caractère populaire de La Manif Pour Tous. On observe quatre blocs électoralistes qui rassemblent environ 20% des sympathisants du mouvement : Valérie Pécresse, Marine Le Pen, Eric Zemmour et Emmanuel Macron. Derrière, Jean-Luc Mélenchon pointe avec près de 10% des intentions de vote. Un nouveau sondage IFOP réalisé il y a quelques jours montre une évolution au cours des dernières semaines. Ce sont désormais 3 blocs qui se renforcent et se détachent avec un peu plus de 20% des électeurs proches de La Manif Pour Tous : Emmanuel Macron, Marine Le Pen et Eric Zemmour. La chute enregistrée par Valérie Pécresse est importante. La candidate Les républicains perd près de 10 points chez les électeurs attachés à la famille. Cela s’explique par sa campagne : celle qui s’affichait pendant le congrès LR comme « la candidate des familles » ne parle pas de la famille et ne développe pas de vision à son sujet. Elle passe à côté et y laisse des voix. Quant à Jean-Luc Mélenchon, sa progression chez les sympathisants de La Manif Pour Tous est sans doute liée à son engagement clair contre la GPA. Il est l’un des seuls candidats de gauche à dénoncer cette exploitation des femmes.
Nous avons affaire à un bouleversement des structures de l’après-Guerre froide
Selon le professeur Georges-Henri Soutou :
[…] Mais on a pensé trop facilement à l’Ouest que Moscou acceptait le « Nouvel ordre mondial » proclamé par George Bush en 1991. Il y avait en fait à Moscou des résistances : dès 1991 un hiérarque soviétique spécialiste du Moyen Orient, Primakov – qui deviendra plus tard ministre des Affaires étrangères –, tenta de soutenir Saddam Hussein contre la coalition organisée sous l’égide de l’ONU, avec évidemment l’accord de nombreux cercles moscovites. Et par la suite, même si Moscou acceptait de collaborer avec les Occidentaux dans le domaine du contrôle des armements, acceptait avec bien des ambigüités de ne pas faire obstacle à la coalition contre la Serbie en 1995, et au moins jusque vers 1995 donnait l’impression de vouloir adopter le modèle politico-économique occidental, très vite les Russes reprirent une politique plus traditionnelle. Le premier tournant fut sans doute marqué par les deux guerres en Tchétchénie, en 1994 puis en 1999 sous Poutine – sa première action géopolitique d’éclat…
Un deuxième tournant fut l’intervention russe contre la Géorgie en 2008, puis il y eut la prise de la Crimée en 2014, puis l’intervention en Syrie à partir de 2015. Pendant ce temps, si Poutine s’était déclaré prêt à soutenir la guerre américaine contre le terrorisme en 2001, s’il ne s’était pas opposé à la résolution de l’ONU concernant la Libye en 2011, il remettait de plus en plus en cause les différents accords avec les Américains et les Occidentaux en matière de désarmement ou de contrôle des armements, comme le traité de 1988 prohibant les armes nucléaires à portée intermédiaire. Notons cependant que le président Bush en 2004 dénonça le traité ABM de 1972 qui interdisait la mise en place d’armes antibalistiques, et que les États-Unis commencèrent à installer en Europe orientale des bases antimissiles dont les Russes pensaient qu’elles pourraient compromettre l’efficacité de leur force de dissuasion : la remise en cause des accords de maîtrise des armements élaborés durant la Guerre froide n’a pas été purement unilatérale. Mais avec le recul, l’affaire ukrainienne paraît prolonger la courbe de la politique russe, de plus en plus offensive.
Certes nous manquons encore d’informations pour décrire avec certitude les développements des années de l’après-Guerre froide. Mais que peut-on savoir des conceptions d’ensemble qui commandent l’action russe ? Le cadre général n’est pas dissimulé. Ce n’est pas le retour au communisme ou à l’URSS, Poutine a toujours dit que ce ne serait ni souhaitable ni possible. Il y a néanmoins une notion qui s’en rapproche. C’est celle de l’« étranger proche », avec un facteur bien réel que Poutine a souligné sans relâche : l’éclatement de l’URSS a laissé 25 millions de Russes dans des pays devenus désormais étrangers. Ce qui ne veut pas dire qu’ils n’y jouent pas un rôle, et parfois déterminant, comme en Asie centrale, ou crucial, comme en Transnistrie, avec la présence de très importantes forces russes, région dont on pourrait entendre parler prochainement. Mais ils sont parfois devenus des minorités relativement nombreuses mais mécontentes, comme dans les Pays baltes.
Une question importante : comment Poutine voit-il les enjeux économiques en cause (importance du marché européen pour son gaz et son pétrole, pour ses produits agricoles ? Possibilités de rebasculer cela vers la Chine et l’Inde ? Problèmes monétaires et financiers posés par les sanctions occidentales et possibilité de les contourner grâce à Pékin ? Et problème posé par les équilibres de pouvoir en Russie même ?). Comment arbitre-t-il entre facteurs économiques, politiques, géopolitiques ? On aurait tendance à penser que pour lui, « l’Intendance suivra », mais on est en réalité très peu informé sur cette question capitale.
D’autre part les Russes – et pas seulement Poutine, dont le départ ne changerait rien sur ce point – sont convaincus de la proximité historique, ethnique, culturelle entre la Russie, la Biélorussie et l’Ukraine. Il y a même tout un courant qui inclut dans cette vision tous les Slaves orthodoxes, ce qui va loin : c’est un ethno-nationalisme qui concerne également, par exemple, les Serbes.
On peut dire d’ailleurs que Poutine a élevé cette orientation culturelle et historique au niveau d’une quasi-idéologie officielle, en y incluant le refus de l’orientation politique et sociétale de l’Occident actuel. On assiste donc si on veut à une nouvelle opposition idéologique Est-Ouest, même si les termes en sont fort différents, et même si désormais la géopolitique domine, ce qui n’était pas le cas avant 1990.
Notons ici que le foisonnement idéologique dans la Russie actuelle – y compris l’« eurasisme » propagé par Alexandre Douguine – est complexe et pas toujours facile à relier aux paramètres fondamentaux du pouvoir poutinien.
Si on ajoute à ces orientations politico-idéologiques les évidentes zones géopolitiquement capitales pour Moscou, de la Mer noire à la Baltique et au Moyen Orient, et la politique affirmée tendant à tout faire pour maintenir l’OTAN le plus éloignée possible de la Russie, on voit se dessiner un ensemble au moins idéal – son degré de réalisation dépendra des circonstances, Poutine est aussi capable de stratégie et de tactique –, ensemble qui s’étendrait sous telle ou telle forme jusqu’à la frontière orientale de la Pologne, aux Balkans occidentaux, à l’Asie centrale, le tout appuyé sur une Chine dont Poutine s’est beaucoup rapproché, et qui pour l’essentiel, malgré certaines précautions diplomatiques, paraît jusqu’à maintenant le soutenir.
De leur côté les Américains ont aussi fait depuis toujours de la géopolitique, à côté de la promotion de l’ « American Way of Life » (libéralisme politique et économique)18. Si on ajoute que la stratégie « opérative » américaine, donc la stratégie au niveau d’un théâtre, a toujours été celle de l’attaque directe des forces principales de l’adversaire, de la deuxième guerre mondiale à l’Irak, on a affaire à un ensemble géopolitique fort cohérent, que le discours sur le multilatéralisme et l’ordre international « fondé sur des valeurs » ne doit pas occulter.
Quant à l’Ukraine, par sa situation et par ses ressources, elle a toujours été un enjeu essentiel entre la Russie et ses voisins occidentaux, l’Allemagne pendant les deux guerres mondiales, les États-Unis après la Guerre froide. Si, à la fin de la Guerre froide, les Américains souhaitaient plutôt le maintien, en gros, du territoire de l’URSS, craignant les effets de l’anarchie post-soviétique, si le Président George Bush avait pu conseiller aux Ukrainiens en mai 1991, lors d’une visite à Kiev, de rester dans le giron de l’URSS – tout comme, quelques jours après, François Mitterrand –, et si les Américains avaient promis à Moscou – certes verbalement seulement – que l’OTAN ne serait pas élargie, à partir de 1994 Washington promut l’élargissement constant de celle-ci, souhaitant même y faire entrer l’Ukraine et la Géorgie dès 2008, et soutenant et saluant la révolution de la place Maïdan en 2013. Dès 2015, leurs différents services et think tanks commençaient à réfléchir sur les sanctions et mesures militaires de toute nature qui sont désormais appliquées. Soyons clair : il s’agit d’éliminer la Russie comme puissance mondiale.
Parallèlement, les États-Unis abandonnaient un axe majeur de leur politique depuis les années 1970, consistant à placer un coin entre Moscou et Pékin. On assiste désormais plutôt au contraire : Washington s’engage sur deux fronts, et pourra encore moins tolérer que les Européens aient la tentation de faire bande à part. La possibilité d’une coopération, même difficile, avec Moscou, pour contrer Pékin, est désormais exclue.
D’autant plus que le messianisme libéral, un peu oublié sous la présidence Trump, est revenu au premier plan, comme le montre un entretien énergique accordé par Francis Fukuyama, le chantre de la « fin de l’histoire » en 1990, à la Neue Zürcher Zeitung, le 18 mars : « Seule une défaite des troupes russes peut mettre fin au carnage » en Ukraine.
Pendant ce temps, les Européens suivaient très mollement les États-Unis. Il est vrai que depuis les années 1970 ils s’étaient rendus de plus en plus dépendants du gaz et du pétrole russes, et à partir de 1991 du marché russe ! C’est cette dépendance que Washington veut désormais rompre en prenant la tête du mouvement en faveur de sanctions de plus en plus radicales : privée des matières premières et de l’énergie russe, privée du marché russe, de nouveau très dépendante des États-Unis, en particulier pour leur énergie, l’Union européenne ne risquera pas de s’émanciper.
Certes, la crise actuelle en Ukraine conduit beaucoup d’observateurs à penser que l’Union va enfin se doter d’un véritable système de défense. Certes, le gouvernement allemand vient d’annoncer une considérable augmentation de son budget militaire. Certes, Bruxelles finance des livraisons d’armes des pays membres à l’Ukraine – à hauteur pour l’instant de 500 millions d’euros, peut-être rapidement un milliard. Certes, Josep Borrell, le haut représentant de l’Union, veut relancer le projet d’une « force de réaction rapide » européenne de 5 000 hommes. Mais il est clair que l’on verra en fait la revitalisation de l’OTAN, ce qui, étant donné la gravité de la crise actuelle, est d’ailleurs compréhensible.
Quant aux réactions réelles de l’Union, en dehors d’une perspective d’adhésion ouverte à Kiev, elles consistent essentiellement en sanctions massives et sans précédent contre la Russie, y compris sur le plan culturel, ce qui est inouï, sanctions tout à fait dans la lignée de l’« internationalisme kantien », apparu lors de la Première guerre mondiale. Cela ne devrait pas modifier le tableau d’ensemble tracé dans ces lignes. Ajoutons que le contrecoup des sanctions va provoquer en Europe une considérable récession, aux conséquences sociales et politiques encore incalculables.
Donc on reviendrait peu ou prou au monde des années 1950, affrontement idéologique avec le communisme en moins, avec une immense masse eurasiatique, que rejoindraient l’Inde et les pays arabes, et en face la thalassocratie américano-occidentale, la guerre en Ukraine ayant provoqué une radicalisation et une montée aux extrêmes toute clausewitzienne ? Si cette hypothèse devait se vérifier, on serait fort loin de la mondialisation libérale progressive mais triomphante annoncée dans les années 1990…Certes, la France et l’Union, dans tous les cas de figure, auraient tout intérêt à maintenir autant que possible leur autonomie d’observation et d’interprétation, leur capacité d’action, y compris financière, un minimum de sécurité énergétique, leurs compétences en matière militaire, et à se doter des moyens nécessaires pour pouvoir faire entendre leur voix dans l’ensemble occidental qui va très vraisemblablement se reconstituer face à la Russie, et pour longtemps, et ce quelle que soit, à court terme, l’issue de la crise ukrainienne. Mais y parviendront-elles ?
Remigration : les leviers pour renvoyer efficacement les clandestins existent
Polémia a publié une étude de Paul Tormenen sur la remigration, concept qui fait couler beaucoup d’encre depuis qu’Eric Zemmour a annoncé créer un ministère sur ce sujet une fois élu. Marine Le Pen a estimé que ce n’est pas républicain. Nadine Morano préfèrerait un ministère de l’immigration.
[…] Comment expliquer que sur les 108 395 ordres de quitter le territoire français prononcés en 2020 (OQTF), seuls 6 930 aient été suivis d’effet ? On ne compte plus les rapports glosant sur les causes de la paralysie administrative et judiciaire en la matière.
Les principaux freins à l’expulsion effective des clandestins qui y sont identifiés sont les suivants :
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- Le faible nombre de laissez-passer consulaires délivrés par les pays d’origine des clandestins. Il contribue à ce que, bien que notre pays connaisse une importante immigration clandestine en provenance du Maghreb, le taux de retour effectif atteint péniblement 0,2 % pour les clandestins algériens, 2,4 % pour les Marocains et 4 % pour les Tunisiens, durant le premier semestre 2021.
- Un cadre juridique mouvant et complexe. Alors que des parlementaires ont identifié une réforme du droit des étrangers en moyenne tous les seize mois, l’appropriation des nouveaux textes est complexifiée par des procédures ardues qui relèvent tant du droit administratif que judiciaire. Jeanne Vexin évoquait dans les colonnes de Polémia « une législation conçue par les associations immigrationnistes subventionnées, précisément pour permettre aux clandestins étrangers de pouvoir rester ad vitam aeternam, en utilisant – aux frais de l’aide judiciaire – les arguties juridiques les plus invraisemblables » (9).
- Un nombre de places en centre de rétention administrative – 1 800 – dérisoire au regard du nombre de clandestins devant être expulsés. Un chiffre à mettre en perspective avec celui du nombre de places d’hébergement des demandeurs d’asile, 110 000, qui a doublé en quelques années par la volonté d’Emmanuel Macron. À chacun ses priorités.
- La guérilla juridique menée par des associations subventionnées pour mettre en échec les procédures d’éloignement des clandestins. Ces manœuvres conduisent à l’engorgement des tribunaux administratifs où le contentieux des étrangers a pris depuis quelques années une importance considérable.
- Une administration (agents des préfectures, policiers, magistrats) qui doit composer avec des moyens réduits face à une charge de travail croissante (10).
- L’insuffisance des moyens alloués à la police aux frontières pour reconduire les clandestins dans leurs pays, ce qui constitue un goulot d’étranglement préjudiciable. Un député de l’opposition estimait à l’occasion de la présentation du projet de loi de finances 2021 que les crédits alloués en la matière confirmaient « la stagnation des dépenses d’éloignement et [traduisaient] l’absence de volonté du gouvernement sur ce sujet » (11).
Le carcan du droit européen
Comme si cela ne suffisait pas, l’administration, les policiers et les juges doivent appliquer le droit communautaire et la Convention européenne des droits de l’homme qui entravent l’efficacité des procédures (12) :
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- priorité doit être donnée aux départs volontaires par rapport aux retours forcés (directive « retour » 2008/115/CE) ;
- la vie de famille doit être prise en compte en cas de mise en œuvre d’un éloignement ;
- le risque que court le clandestin d’être maltraité dans son pays en vertu du code pénal qui s’y applique doit être pris en compte, quand bien même celui-ci a été condamné sur le territoire national pour association de malfaiteurs terroriste !
- les expulsions collectives d’étrangers sont prohibées ;
- etc.
2. Le plan d’action
Aider au retour ou expulser ?
Face à ces difficultés et conformément au droit communautaire, de nombreuses voix proches du pouvoir souhaitent que les départs volontaires soient privilégiés par rapport aux départs contraints. La Cour des comptes en a fait la promotion dans un récent rapport sur l’accueil des personnes étrangères, allant même jusqu’à le préconiser pour les étrangers dont le titre de séjour est arrivé à expiration (13) ! Un député de la majorité présidentielle a par ailleurs insisté sur le moindre coût pour les finances publiques des départs volontaires par rapport aux départs forcés (14).
Les partisans de l’aide au retour font l’impasse sur un problème majeur lié à ce mode de retour des clandestins dans leurs pays : la France subit une très forte demande d’asile dite « secondaire » ; des étrangers déboutés de leur demande dans d’autres pays européens viennent tenter leur chance dans notre pays. Tant que les règles d’asile n’auront pas changé au niveau européen afin de mettre un terme à cette logique de guichet, offrir un pécule attractif à tous les clandestins qui le souhaitent crée un formidable effet d’aubaine, au détriment des finances publiques du pays. Si les départs contraints sont effectivement plus coûteux qu’un départ volontaire, c’est notamment parce qu’ils doivent être organisés dans un cadre juridique très contraint qu’il faut, comme nous allons le voir, impérativement changer pour gagner en efficacité. N’oublions pas que c’est bien l’effet d’aubaine offert par les départs volontaires aidés qui a abouti à leur suppression pour les ressortissants roumains qui en profitaient pour financer leurs nombreux allers-retours entre la France et leur pays.
Les bonnes pratiques des procédures de retour
En dépit des sommes considérables que le gouvernement français verse aux cabinets anglo-saxons pour le conseiller dans son action, il est loin de s’inspirer des bonnes pratiques de nos voisins européens qui leur permettent d’avoir de bien meilleurs résultats en matière de reconduites effectives des clandestins. La Commission européenne a mené plusieurs enquêtes visant à répertorier les pratiques efficaces en matière de retour des clandestins. L’une des dernières contient des préconisations que les autorités françaises rechignent à mettre en œuvre (15) :
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- la simplification de la procédure (audiences, etc.) avant que l’étranger ne puisse effectivement partir ;
- l’augmentation des capacités de rétention (centres de rétention administrative) des ressortissants de pays tiers dans le cadre du processus de retour ;
- le prononcé de décisions de retour à durée de validité illimitée, afin de faciliter leur exécution à tout moment.
Une décision d’expulsion d’un clandestin = une expulsion effective
D’autres mesures ont été identifiées par des parlementaires et dirigeants politiques français pour améliorer le taux de reconduite effective des clandestins (16) :
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- Le versement d’une caution par les ressortissants de pays tiers à l’UE avant d’arriver sur le territoire, qui leur est remise une fois rentrés chez eux. Cette pratique vise à inciter les étrangers à ne pas se maintenir sur le territoire français après l’expiration de leur titre de séjour.
- La pression sur les pays d’origine des clandestins pour qu’ils délivrent les indispensables laissez-passer consulaires. La réduction du nombre de visas délivrés à des ressortissants de pays du Maghreb illustre que des leviers existent en la matière, pour peu que le gouvernement en place n’ait pas peur de faire de vagues. La mise sous condition de l’aide au développement accordée aux pays d’origine des migrants à la délivrance des laissez-passer consulaires en est un autre.
- La simplification de la procédure d’éloignement, afin notamment de mettre un terme au dualisme juridictionnel, le contentieux du placement en rétention relevant du juge judiciaire alors que les recours contre les décisions d’éloignement relèvent du juge administratif.
- La fin des subventions aux associations qui tentent par tous les moyens d’annuler les décisions d’éloignement des étrangers en situation irrégulière.
- Une augmentation des crédits affectés à l’éloignement des clandestins, afin d’étoffer les moyens humains et matériels.
- L’extension des critères de risques de fuite permettant le placement en centres de rétention administrative.
La comparaison entre pays européens des taux de retour effectif des clandestins montre des écarts très importants. Que l’Allemagne ait des résultats près de sept fois supérieurs à la France illustre l’incurie et le manque flagrant de volonté du gouvernement français pour changer de braquet en la matière. De plus, le fait de ne pas faire respecter la règle de la régularité du séjour dans notre pays crée un appel d’air considérable pour tous les aspirants à l’immigration clandestine.
Au-delà de ces mesures qui visent à réparer une situation particulièrement dégradée, c’est aux causes mêmes qui aboutissent à la présence de centaines de milliers de clandestins sur le territoire qu’il faut s’attaquer :
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- en ne permettant plus, comme le Danemark s’apprête à le faire, que les demandes d’asile soient déposées sur le territoire national ;
- en mettant un terme à l’écosystème favorable au maintien des clandestins sur le territoire : accès aux allocations sociales et autres prestations, possibilités de régularisations, etc.
Les leviers pour renvoyer de façon beaucoup plus efficace qu’actuellement les clandestins existent bel et bien. Mais seul un président de la République disruptif en matière de politique migratoire peut amener le gouvernement à tous les actionner sans tabous. Le gouvernement actuel, prisonnier de son aile gauche, rechigne à le faire. Il est vrai qu’une telle tâche peut difficilement être menée avec, à la tête du pays, un président de la République qui ne cesse de vanter les bienfaits de l’immigration et qui n’a jusqu’à maintenant fait qu’accompagner l’augmentation des flux migratoires à destination de la France.
La Commission européenne n’a pas de stratégie spécifique concernant la lutte contre la christianophobie
Le 14 décembre 2021, le député européen RN Jean-Paul Garraud avait interrogé la Commission européenne sur sa stratégie concernant la lutte contre la christianophobie :
Depuis sept ans, la persécution des chrétiens dans le monde est en augmentation constante. Ce phénomène s’exporte aujourd’hui jusqu’en Europe et en France, où, notamment, le nombre d’actes violents ne cesse de croître.
L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe recense ainsi une hausse de 70 % des actes haineux antichrétiens entre 2019 et 2020.
Processions attaquées, églises profanées, prêtre et fidèles égorgés, marchés de Noël ciblés par des djihadistes, ce que vivent les catholiques en France ressemble de plus en plus à ce que subissent les minorités chrétiennes des pays musulmans.
Ce phénomène est corrélé avec l’arrivée toujours plus importante de nouvelles populations en Europe, notamment issues de pays musulmans, qui ne désirent aucunement s’assimiler au mode de vie européen et veulent imposer le leur.
1. La Commission n’estime-t-elle pas qu’en publiant un guide «pour une communication inclusive», dans lequel de nombreuses préconisations ont pour objectif de minimiser, voire de renier les racines chrétiennes de l’Europe, elle contribue à encourager ces actes antichrétiens?
2. Prévoit-elle une stratégie européenne de lutte contre la christianophobie, notamment par la nomination d’un coordinateur européen de la lutte contre ce fléau?
Voici la réponse donnée le 8 mars par Mme Jourová, vice-présidente de la Commission européenne :
L’article 10 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne garantit la liberté de religion. La Commission s’engage à assurer son respect, dans le cadre de ses compétences. Les règles de l’UE abordent en particulier les multiples formes et manifestations de racisme et d’intolérance, notamment les actes et les discours haineux fondés sur une appartenance religieuse. C’est dans ce cadre que la Commission s’engage à protéger les chrétiens et les membres d’autres groupes religieux de toute persécution au sein de l’UE, ne faisant aucune distinction entre les différents groupes. La Commission ne prévoit pas de stratégie spécifique pour lutter contre la christianophobie et n’envisage pas de nommer un coordinateur chargé de cette question. La Commission condamne fermement toute forme de violence.
Les lignes directrices internes auxquelles Monsieur le Député fait spécifiquement référence visaient à sensibiliser les fonctionnaires de la Commission à la diversité de la culture et des peuples européens, et à promouvoir une attitude inclusive à l’égard des citoyens européens de tous horizons et de toutes convictions. Ce document a été retiré.
Pourtant, la Commission a élaboré des stratégies spécifiques pour lutter contre les actes antisémites et antimusulmans :
Gérald Darmanin, un gros malin
Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur, jamais à court d’une fausse bonne idée, a annoncé vouloir engager une “discussion sans précédent autour de la question institutionnelle.” Un processus qui sera “logiquement engagé pendant le second mandat du président de la République”, si Emmanuel Macron est réélu.
Gérald Darmanin se dit “prêt à aller jusqu’à l’autonomie. Après, la question est de savoir ce qu’est cette autonomie. Il faut qu’on en discute.“
Voilà qui donne des idées à quelques militants indépendantistes en Bretagne. Le Front de libération de la Bretagne a adressé lundi un communiqué pour réclamer
« l’organisation d’un référendum sur la réunification de la Loire-Atlantique à la Bretagne » et « sur l’autonomie ou l’indépendance de la Bretagne réunifiée ».
Selon l’Armée révolutionnaire bretonne (ARB) qui cosigne la missive, l’État n’écoute « qu’à la suite d’actions violentes ». Concevant la lutte armée comme un complément à la lutte politique, les militants du FLB-ARB menacent d’ailleurs de « passer à l’action » si les deux référendums qu’ils réclament n’ont pas été réalisés « avant le 31 décembre 2022 ».
Quelle sera l’étape suivante ? La Seine-Saint-Denis ? C’est là que le slogan de l’un des candidats à la présidentielle prend tout son sens : pour que la France reste la France.
Des réfugiées ukrainiennes terrorisées… par des immigrés somaliens en Suède
Des immigrés somaliens ont tenté de pénétrer dans une résidence où sont logées des réfugiées ukrainiennes.
Il les ont terrorisées jusque dans leurs chambres.
“J’étais terrifiée. En Ukraine, ces choses-là n’arrivent jamais”
En Europe occidentale, c’est devenu une coutume. Bienvenues…
“J’ai tellement peur que j’ai envie de rentrer chez moi”. “Au moins, quand les bombes arrivent, je sais que je peux descendre au sous-sol et me cacher.”
Sic
23000 étudiants africains se trouvaient en Ukraine au moment du déclenchement de la guerre. La plupart d’entre eux “ne veulent pas être rapatriés chez eux” et cherchent à aller en Europe de l’Ouest…
Le programme Famille d’Eric Zemmour
Eric Zemmour a publié son programme. Il est accessible en ligne ici.
Voici ce qui concerne la politique familiale :

Si le Conseil constitutionnel n’est pas remis à sa place, une partie du programme de Marine Le Pen comme d’Eric Zemmour ne pourra pas être mis en œuvre
Bruno Mégret a été interrogé dans Présent sur son soutien à Eric Zemmour :
Vous avez apporté votre soutien à Eric Zemmour. Est-ce l’homme, sa capacité à faire travailler ensemble des talents divers ou son programme qui vous séduit essentiellement ?
A vrai dire, rien de tout cela. Ce qui m’a amené à soutenir Eric Zemmour, c’est essentiellement la conscience qui est la sienne des réalités géopolitiques du monde d’aujourd’hui. Car, comme lui, je crois que nous vivons maintenant dans un monde multipolaire où s’affrontent les civilisations. Or, la nôtre, la civilisation européenne et chrétienne, est aujourd’hui attaquée par d’autres civilisations. On pourrait citer la Chine qui, avec les pays émergents, dépèce notre économie grâce au libre-échangisme mondial, ou les Etats-Unis qui polluent notre culture avec des idéologies funestes comme récemment le mouvement « woke ». Mais c’est surtout bien sûr le monde arabo-africano-musulman qui nous menace le plus gravement en cherchant à nous imposer, par une immigration massive et inassimilable, sa propre civilisation en lieu et place de la nôtre. Il fallait mieux faire connaître aux Français cette réalité mortifère qui menace notre identité. Je crois qu’il l’a fait avec talent.
Quelle est votre définition de « la vraie droite », qui justifie ce choix et fait la différence avec Marine Le Pen ?
Je ne théoriserai pas la notion de vraie droite, c’est celle qui s’oppose à la fausse droite entièrement dominée par le politiquement correct. Et, à cet égard, à mes yeux en tout cas, Eric Zemmour comme Marine Le Pen font l’un comme l’autre partie de la vraie droite. L’un et l’autre combattent le politiquement correct et défendent notre identité face au mondialisme. Je regrette cependant que ni l’un ni l’autre n’explicite vraiment la nécessité, pour réaliser le grand changement qu’ils proposent, de remettre en cause l’Etat de droit, c’est-à-dire la dictature juridique que nous impose notamment le Conseil constitutionnel. Une institution qui s’érige en tribunal idéologique et bafoue la souveraineté populaire. Habitée par l’idéologie politiquement correcte, cette juridiction n’hésite pas en effet à censurer les lois votées pourtant par les élus du peuple dès lors qu’elles ne sont pas conformes à l’idéologie du Système. Ce qui veut dire que, si le Conseil constitutionnel n’est pas remis à sa place, une bonne partie du programme de Marine Le Pen comme d’Eric Zemmour ne pourra pas être mis en œuvre. Il faudrait donc dénoncer ce gouvernement des juges et prévoir une réforme constitutionnelle qui instaure par exemple un droit d’appel des décisions du Conseil constitutionnel, donnant le dernier mot au peuple soit par un référendum soit pas un vote ultime de l’Assemblée nationale.
M.Macron, McKinsey et le bamlanivimab : une autre étrange collusion ?
Le site internet Le Point Critique propose en date du 9 mars 2022 un article de fond (de Mme Marthilde Debord) à propos de l’Ivermectine, considérée par beaucoup comme un traitement précoce efficace contre le covid mais refusée avec constance, comme d’ailleurs quasi-tous les traitements précoces potentiels, par le pouvoir macronien.
De cet article, on ne retiendra –à considérer les informations actuelles concernant M.Macron et McKinsey- que ce court extrait :
« On se rappellera qu’il y a quelques mois, il [Olivier Véran] s’était déjà enthousiasmé pour une autre molécule non moins prometteuse, le bamlanivimab, jugée depuis inefficace contre Omicron, à l’efficacité fluctuante mais surtout toxique et dont la FDA a révoqué l’autorisation d’urgence sur demande du laboratoire (Eli Lilly) lui-même. Est-elle toujours administrée aux Français ou le Gouvernement en a-t-il fait détruire le stock ? On se souviendra également qu’Emmanuel Macron s’était personnellement impliqué dans cette commande, sur les conseils du cabinet McKinsey et contre l’avis de la communauté scientifique mais pour le plus grand bonheur de plusieurs membres de son entourage proche, comme le suggère Libération.
Au-delà de la question d’un possible conflit d’intérêts, le principal enseignement de l’affaire du bamlanivimab est que le Président de la République, dont on savait déjà qu’il s’occupait à temps plein de la crise, qu’il était devenu épidémiologiste à la faveur du COVID et qu’il avait bâti sa réputation de Mozart de la finance sur un « deal financier historique » avec Pfizer, comme le relatait le site atlantico.fr au lendemain de sa nomination à Bercy, a aussi le pouvoir d’outrepasser les réserves des agences sanitaires pour imposer un traitement à ses concitoyens ».
Pour faire et servir ce que de droit…
La guerre russo-ukrainienne a été habillée de connotations religieuses
Le conflit est présenté comme une confrontation entre deux visions du monde : celle de l’“Occident” des “Droits de l’homme sans Dieu” d’une part, et l’“intégrité morale” de l’orthodoxie russe d’autre part. Mais qu’en est-il vraiment ?
Le conflit en Ukraine est avant tout un affrontement entre deux acteurs géopolitiques, l’OTAN et la Russie. La chute du mur de Berlin et de l’URSS a été suivie de trois décennies d’hégémonie anglo-américaine, due à la faiblesse russe.
Il semble qu’aujourd’hui, d’abord avec le conflit en Syrie, et maintenant avec le refus d’une nouvelle avancée de l’influence américaine en Ukraine, le pouvoir russe a décidé de reprendre ses positions.
Les deux parties en cause
L’“Occident” a influencé, même au sein de l’Eglise, une vision du monde profondément opposée à la vision chrétienne, dissolvant ce qui pourrait rester de la civilisation et de la morale. Des hommes d’Eglise ont fait écho à cette vision libérale et, récemment, explicitement panthéiste, sous des prétextes écologiques.
D’autre part, la Russie a semblé se revêtir d’éléments traditionnels, n’acceptant pas la vision ultra-libérale en matière morale, et cherchant dans son passé, en l’absence d’idéologie communiste pour servir de ciment, une sorte d’identité.
Une partie de cette identité russe perdue est l’Eglise dite orthodoxe, largement soutenue par le Kremlin comme instrument de règne, même si l’influence sociale de cette hiérarchie est assez pauvre. De plus, la Russie ne cache pas son soutien au pouvoir chinois, persécuteur des chrétiens.
D’un point de vue catholique, la présence de deux grandes puissances, même si toutes deux sont anticatholiques, est sans doute préférable à la puissance écrasante d’une seule. Deux puissances qui s’affrontent, tant qu’elles ne s’affrontent pas jusqu’à une guerre destructrice, se limitent mutuellement, et ne peuvent pas poursuivre pleinement leurs objectifs.
Le pape : combien de divisions ?
« Combien de divisions a le pape ? », aurait demandé Staline à Yalta face aux exigences d’ordre européen de Pie XII. Dans ce conflit, le Vatican semble tenir le camp de la paix et d’une solution rapide, ce qui serait la chose la plus raisonnable pour tout le monde.
Pourtant, les interventions qui rappellent combien le Saint-Siège fait écho à l’“Occident” et à sa vision ne manquent pas. Le mouvement Laudato si’ a ainsi invité à « jeûner » du gaz pendant le Carême, dans un but à la fois écologique et antirusse. Des stations aux sanctions de carême…
Selon Vatican news : « le mouvement Laudato si’ – ancien GCCM, Global Catholic Climate Movement – […] a proposé de “jeûner” le gaz, un des protagonistes du conflit marqué du sang des innocents et d’intérêts économiques très forts. Précédemment, l’organisation avait promu le jeûne du plastique et d’autres substances polluant la Terre. Mais aujourd’hui, dire non aux combustibles fossiles, au pillage et aux conflits, signifie appeler l’ensemble de la famille humaine à la coresponsabilité.
« Alors que nous attendons des choix “verts” des gouvernements européens et d’autres acteurs : l’accélération des investissements dans les énergies renouvelables et l’hydrogène ; alors que nous attendons que l’UE modifie le cadre de l’approvisionnement en gaz naturel, coupe le cordon ombilical avec la Russie et réduise sa dépendance, chacun d’entre nous peut faire la différence. »
Le message fait écho à la fois au mantra écologique, et à une version verte de la politique américaine qui a toujours voulu séparer la Russie de l’Europe. La dépendance au gaz russe serait donc un mal à combattre pour l’Europe. S’il est légitime de discuter un tel problème, le Saint-Siège semble prendre ici une position tranchée, déterminante pour la structure géopolitique des deux empires en guerre.
L’homélie de Cyrille et la division du monde orthodoxe
En revanche, l’homélie de l’évêque schismatique Cyrille de Moscou, “patriarche” autoproclamé, a suscité un enthousiasme excessif dans certains milieux. Le 7 mars, il a repris les raisons politiques de la guerre avancées par le Kremlin : la persécution ukrainienne du Donbass, qui se poursuit depuis 2014, et présenté l’expédition russe comme une sorte de guerre sainte contre l’“Occident” perverti.
L’analyse de Cyrille est juste en soi :
« Aujourd’hui, il y a un test pour prouver la loyauté envers ce gouvernement [le pouvoir mondial], une sorte de laisser-passer vers ce monde “heureux”, le monde de la consommation excessive, le monde de la “liberté” visible. Savez-vous ce qu’est cette preuve ?
« Une preuve très simple et en même temps terrible : c’est la gay pride. […] L’orgueil gayvise à prouver que le péché est l’une des variables du comportement humain. C’est pourquoi, pour rejoindre le club de ces pays, il faut organiser une gay pride. […] Cela signifie que vous voulez imposer par la force un péché condamné par la loi de Dieu, et ensuite imposer par la force aux gens la négation de Dieu et de sa vérité. […] Il y a une véritable guerre autour de ce sujet aujourd’hui. »
Mais l’auteur est un négateur de l’Eglise de Jésus-Christ, qui est et n’est que la Sainte Eglise romaine. Cyrille nie la vérité de Dieu autant que les organisateurs de la gay pride, et il est encore plus dangereux parce qu’il semble meilleur qu’eux. A ce sujet, il est évidemment possible de reconnaître que ce que disent ou font les hérétiques – ou les schismatiques – est bon lorsque c’est le cas.
Mais on ne peut faire leur éloge selon le canon 2316 : « est suspect d’hérésie, celui qui, spontanément et sciemment aide de quelque manière la propagation de l’hérésie ». Louer les hérétiques, c’est présenter sous un jour favorable des personnes qui ne devraient pas l’être, a fortiori s’il s’agit de dirigeants. C’est mettre les gens simples en danger d’apostasie ou de confusion.
De plus, la position de Cyrille étale le drame théologique de l’Eglise orthodoxe. Pour cette erreur, il n’y a pas de principe d’unité donné par Dieu pour le gouvernement de l’Eglise, de sorte que les orthodoxes se divisent selon des besoins politiques et nationaux – et non par schisme, comme cela peut arriver chez les catholiques.
Ainsi, il y a une Eglise “orthodoxe” ukrainienne fidèle à Moscou, et une autre autocéphale – avec l’accord du patriarche Bartholomée de Constantinople qui entretient des liens étroits avec le département d’Etat américain, et n’a pas hésité à rompre avec Moscou pour des raisons purement politiques. Mais quel principe théologique pourrait leur garantir l’unité de l’Église ?
La consécration de la Russie
Dans ce contexte, le pape François a annoncé la consécration de la Russie et de l’Ukraine au Cœur Immaculé de Marie, qui sera réalisée par lui-même à Rome et par son délégué à Fatima. Il a aussi invité tous les évêques à s’unir à lui.
Cet article n’examine pas la correspondance de cet acte avec celui demandé par la Vierge à Fatima, mais se demande pourquoi le Pape considère aujourd’hui possible, ou souhaitable, un acte longtemps reporté ou réalisé de manière peu claire par ses prédécesseurs et par lui-même ? L’urgence de la guerre est-elle suffisante pour expliquer cette prise de position ?
L’un des obstacles longtemps considérés comme incontournables à la consécration explicite de la Russie était œcuménique : si le « pape de Rome » avait consacré la Russie, cela aurait été considéré comme un affront par le clergé moscovite qui se croit dépositaire de la juridiction sur le sol russe.
On ne sait d’ailleurs pas sur quel critère théologique, puisque, pour eux, il n’y a pas de source de juridiction canonique. En outre, en 1993, le Saint-Siège s’est explicitement engagé, par le biais des accords de Balamand, à ne mener aucune action d’évangélisation sur le territoire de l’“Eglise russe”.
Aujourd’hui, après les déclarations de Cyrille en faveur de la guerre, cette prudence ne semble plus nécessaire : le patriarcat de Moscou, par son attitude de soutien à Poutine, s’est en quelque sorte exclu des courtoisies œcuméniques.
Un équilibre catholique
Dans la situation de guerre actuelle, d’une part, certaines personnalités du monde catholique ont soutenu la position anticatholique de l’“Occident” – avec de faibles nuances – et d’autre part, des prélats et des universitaires ont exalté sans distinction la Sainte Russie, allant jusqu’à invoquer la “Troisième Rome” pour aider la première en crise.
Le terme de Troisième Rome, pour parler de Moscou dans un sens positif est à éviter, car ce terme est utilisé par les orthodoxes pour signifier leur prétention à remplacer le trône de Saint Pierre. La guerre actuelle est un affrontement entre des puissances non catholiques, entre un “Occident” aux traits anticatholiques et une Russie qui se drape dans un vernis d’orthodoxie schismatique.
Ainsi, considérer l’expédition russe comme une “guerre sainte” apparaît comme une exagération de la propagande schismatique, qui n’est pas crédible. Il peut être agréable et bon d’entendre la dénonciation de la perversion antichrétienne de l’“Occident”, à condition de ne pas oublier de quelle perversion séculaire de la foi et de l’ecclésiologie provient l’avertissement.
Dans l’après-guerre, face au danger du communisme, une partie du monde catholique et de la hiérarchie s’est tellement alignée sur le front américain et libéral, qu’elle a ensuite accepté sans difficulté la nouvelle doctrine sur la liberté religieuse au Concile. Il ne faut pas aujourd’hui, face à l’“Occident” perverti, faire la même erreur à l’envers.
En vérité, c’est aux catholiques, longtemps privés de références géopolitiques propres, de se tourner vers le Ciel, en se souvenant de ce que Pie XII se serait exclamé à la mort de Staline : « Maintenant vous verrez combien de divisions nous avons là-haut ! »
La France prie : plus de 2740 chapelets
La France Prie continue avec plus de 2700 chapelets chaque mercredi et une soixantaine les jeudis, vendredis et samedis.
L’initiative “La France Prie“ reprend en France une initiative lancée en Autriche le 29 novembre 2021 et qui s’est très rapidement développée dans plusieurs pays comptant après six semaines plusieurs milliers de lieux de récitations de chapelets publics chaque mercredi dans le monde entier.
Chaque personne de bonne volonté est appelée à prévoir puis inscrire un chapelet devant un calvaire, une croix, une statue près de chez elle pour ainsi multiplier le nombre de lieu de récitation du chapelet dans l’espace public.
Chronique des cinglés
Entre février et avril 2021, un homme qui se prend pour une femme a essuyé trois fins de non-recevoir de la part de la Cpam du Nord, qui a émis un avis défavorable quant au remboursement de sa mammoplastie bilatérale, malgré la prescription de son médecin traitant, les certificats fournis par le CHU de Lille et son affection de longue durée.
Depuis près de 5 ans, cet homme avait entamé sa transition médicale. Après prescription de son médecin traitant, il obtient en novembre 2020 un certificat du service de chirurgie plastique et reconstructive du CHU de Lille pour prendre en charge une mammoplastie bilatérale avec pose d’implants. Sauf qu’en février 2021, le médecin-conseil de la Cnam refuse le remboursement. Deux mois plus tard, c’est au tour du médecin-conseil de la Cpam du Nord de débouter à nouveau sa demande.
Après trois refus, l’homme porte l’affaire devant le tribunal judiciaire de Lille. Fin février 2022, les juges ont débouté la Cpam et donné raison à l’homme. En refusant le remboursement d’une opération mammaire, la caisse primaire a appliqué
« une différence de traitement avec une femme cisgenre, discriminatoire au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme comme de nature à créer une inégalité de traitement en matière d’accès à la santé en fonction de l’identité de genre ».
Une victoire pour Trans Santé France – lobby trans, dont l’homme qui se prend pour une femme est président.
Le tribunal judiciaire impose à la CPAM de Roubaix-Tourcoing de prendre en charge l’intervention chirurgicale sans délais, mais aussi de verser des dommages et intérêts. Trans Santé France souhaite que le jugement lillois fasse jurisprudence.
Assad : Les chrétiens ne sont pas des invités en Syrie, ni même des citoyens en séjour, mais des partenaires à part entière
Bachar al Assad s’est rendu le 18 mars à Abou Dhabi, où il a rencontré le prince héritier, Mohammed bin Zayed. Cette visite est importante si l’on se souvient que les Emirats soutenaient ouvertement toutes les milices anti-Assad, y compris les jihadistes, pendant la guerre civile. Le prince bin Zayed a déclaré que la Syrie est « un pilier essentiel du système de sécurité arabe » et qu’il est donc nécessaire de « renforcer la coopération ».
Le lendemain 19 mars, Bachar al Assad a rencontré les représentants des Églises et des associations qui participaient à la conférence internationale « Eglise maison de la charité » à Damas. Cette conférence s’est tenue, à l’initiative du Conseil des chefs des Églises catholiques présentes en Syrie, de la Congrégation pour les Églises orientales et du cardinal Mario Zenarii, nonce apostolique Syrie, du 15 au 17 mars au Centre des congrès de la capitale syrienne. Outre les chefs d’Eglises de Syrie il y avait aussi le patriarche chaldéen et le patriarche maronite. Le président syrien avait envoyé un message aux participants, dans lequel il disait notamment: « Nous devons défendre le tissu régional et ses différentes identités » en luttant contre ceux qui « veulent une nation d’une seule couleur » (il venait de dire que « le déplacement des chrétiens est le principal objectif » d’Israël, sous prétexte de défendre sa survie). Les chrétiens, concluait Assad dans sa déclaration relayée par l’agence de presse Sana et la télévision d’État, ne sont pas des invités en Syrie, ni même des citoyens en séjour, mais des partenaires à part entière.
Lors de la rencontre du 19 mars, Bachar al Assad a fait l’éloge du « travail d’assistance sociale réalisé par les institutions catholiques au profit de tout le peuple syrien », et a réaffirmé que « les citoyens chrétiens sont une composante originale de la société syrienne », arguant que l’identité plurielle des sociétés du Moyen-Orient doit être défendue contre les projets d’homogénéisation sectaire.
Les Etats-Unis se sont déclarés « profondément déçus et préoccupés » par la réhabilitation d’Assad à Abou Dhabi.
Joe Biden déclarait devant le Business Roundtable:
« Nous allons vers un nouvel ordre mondial, et nous devons le diriger. Et nous devons unir le reste du monde libre pour le faire. »
Mon Dieu et mon tout. Les familles catholiques et l’école
Article de Jean-Pierre Maugendre, paru dans le bulletin de l’école Notre-Dame de Fatima :
La fin de l’éducation est que l’enfant en vienne à préférer librement pour toujours le vrai au faux, le bien au mal, le juste à l’injuste, le beau au laid, et Dieu à tout.
Mon Dieu et mon tout !
« Deus meus et omnia. Mon Dieu et mon tout. » La belle devise attribuée à saint François d’Assise est au cœur de toute vie chrétienne authentique. Ce Dieu qui nous a créés et rachetés, qui nous maintient dans l’être et nous accompagne, à chaque instant, de sa Providence est le principe de notre vie qui permettait à saint Paul d’écrire : « Pour moi vivre c’est le Christ » (Ph II, 1), et : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » (Gal II, 20). Toute vie chrétienne est, au fond, l’apprentissage de la vie dans le Christ, la conformité, qu’il faut espérer sans cesse croissante, du comportement de chacun au Christ qui vit en lui par la grâce et la vie sacramentelle. C’est cette réalité que formule saint François de Sales dans l’Introduction à la vie dévote : « Pourquoi pensez-vous à moi si souvent mon Seigneur, et pourquoi pensé-je si peu à vous ? », reprenant le psaume du roi David : « Je vois mon Dieu toujours devant moi. »
L’éducation chrétienne des enfants
L’éducation chrétienne des enfants revêt ainsi une dimension éminemment surnaturelle. Apprendre à lire, à compter et à raisonner, c’est bien. Accéder aux réalités surnaturelles, c’est mieux. Les enfants dans leur intransigeance sont avides de cohérence. Quelle est la crédibilité d’un discours extra-scolaire affirmant que Dieu est le maître de tout, qu’il veille sur chacun de nos instants, et une école dans laquelle son saint Nom serait banni et ses enseignements occultés, huit heures par jour ? Nulle ! Pie XI a consacré une encyclique à ce sujet : Divini illius magistri, sur l’éducation chrétienne des enfants (31 décembre 1929) ; ce texte reste l’élément de référence de l’éducateur chrétien. Après avoir rappelé que les parents sont les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants, Pie XI enseigne que l’école n’est que le prolongement de la famille. L’une et l’autre doivent partager le même idéal. Le souverain pontife dénonce en particulier ce qu’il appelle le « naturalisme pédagogique qui, de quelque façon que ce soit, exclut ou tend à amoindrir l’action surnaturelle du christianisme dans la formation de la jeunesse ». Citant un auteur italien, le pape n’hésite pas à écrire : « L’école, si elle n’est pas un temple, devient une tanière » et ordonne : « La fréquentation des écoles non catholiques ou neutres (…) doit être interdite aux enfants catholiques ». La condamnation portait essentiellement, alors, sur l’école publique, laïque, type école des « hussards noirs » de la IIIe République. Cette condamnation reste, bien sûr, valable et mérite certainement d’être étendue à un grand nombre d’établissements, officiellement catholiques, qui n’ont plus, en fait, de catholique que le nom comme l’avait courageusement observé Mgr Cattenoz, alors archevêque d’Avignon.
Providentiellement, notre réflexion est enrichie par un anniversaire. Celui du cinquantenaire du rappel à Dieu d’André Charlier, le 8 août 1971. Il fut un éducateur hors pair, un maître et un modèle. Auteur des célèbres Lettres aux capitaines et moins célèbres Lettres aux parents. Les éditions Sainte-Madeleine viennent de publier, à l’occasion de cet événement, une passionnante brochure : André Charlier (1895-1971) Mémorial. Les disciples et les amis du directeur de l’école de Maslacq témoignent. Ils nous disent l’essentiel : la réalité d’un monde surnaturel pour lequel nous sommes faits. La fin de l’éducation : forger des âmes. Le secret d’une œuvre éducative accomplie : l’exigence, d’abord vécue par l’éducateur. Comme toujours, Jean Madiran met le doigt sur l’essentiel : « Il n’était pas au pouvoir d’André Charlier de nous ôter notre médiocrité, mais il nous l’a rendue insupportable ; il a fait pour nous tout ce qu’il pouvait, le reste est notre affaire. ». Comment vivons-nous cet appel à la conversio ? Ne sommes-nous pas de ceux qui se contentent d’une éducation « médiocre » pour leurs enfants ? Refusant, pour des raisons mondaines ou de contingences matérielles, réelles, mais, finalement, dérisoires au regard des enjeux de choisir pour leurs enfants des écoles où se vit, avec les imperfections de toute œuvre humaine, la réflexion enthousiasmante de l’abbé Berto, fondateur des dominicaines du Saint-Esprit :
« La fin de l’éducation est que l’enfant en vienne à préférer librement pour toujours le vrai au faux, le bien au mal, le juste à l’injuste, le beau au laid, et Dieu à tout. »
Comment un catholique responsable pourrait-il accepter de confier ses enfants à une école qui n’aurait pas fait de cette maxime sa règle de vie et la ligne de conduite de l’ensemble de son personnel ?
Observer la réalité
Sans être, déjà, à l’âge où se dressent les bilans d’une vie, qu’il me soit permis d’observer, in fine, comme père de famille, né sous le pontificat de Pie XII, comme fait d’expérience massif et incontournable, que les familles qui transmettent le mieux la foi – qui selon la formule expressive du baptême donne la vie éternelle – à leurs enfants sont celles qui ont fait le choix de la fidélité à la messe traditionnelle de l’Église et ont confié leurs enfants à des écoles dans lesquelles la devise « Messire Dieu, premier servi ! » était une ligne de conduite exigeante et vécue. Au-delà des petits calculs humains, la vraie question est de savoir si nous croyons à la grâce et si l’appel de dom Gérard, fondateur de l’abbaye du Barroux – « Chercher la perfection, exiger beaucoup, sauver l’âme de la France » – est un simple effet de style pour apéros « tradis » ou une réalité vécue.
Acte de consécration au Coeur Immaculé de Marie
Du Pape François avec la collaboration des Evêques et des prêtres du monde :
Ô Marie, Mère de Dieu et notre Mère, en cette heure de tribulation nous avons recours à toi. Tu es Mère, tu nous aimes et tu nous connais : rien de tout ce à quoi nous tenons ne t’est caché. Mère de miséricorde, nous avons tant de fois fait l’expérience de ta tendresse providentielle, de ta présence qui ramène la paix, car tu nous guides toujours vers Jésus, Prince de la paix.
Mais nous avons perdu le chemin de la paix. Nous avons oublié la leçon des tragédies du siècle passé, le sacrifice de millions de morts des guerres mondiales. Nous avons enfreint les engagements pris en tant que Communauté des Nations et nous sommes en train de trahir les rêves de paix des peuples, et les espérances des jeunes. Nous sommes tombés malades d’avidité, nous nous sommes enfermés dans des intérêts nationalistes, nous nous sommes laissés dessécher par l’indifférence et paralyser par l’égoïsme. Nous avons préféré ignorer Dieu, vivre avec nos faussetés, nourrir l’agressivité, supprimer des vies et accumuler des armes, en oubliant que nous sommes les gardiens de notre prochain et de la maison commune. Nous avons mutilé par la guerre le jardin de la Terre, nous avons blessé par le péché le cœur de notre Père qui nous veut frères et sœurs. Nous sommes devenus indifférents à tous et à tout, sauf à nous-mêmes. Et avec honte nous disons : pardonne-nous, Seigneur !
Dans la misère du péché, dans nos fatigues et nos fragilités, dans le mystère d’iniquité du mal et de la guerre, toi, Mère sainte, tu nous rappelles que Dieu ne nous abandonne pas et qu’il continue à nous regarder avec amour, désireux de nous pardonner et de nous relever. C’est Lui qui t’a donnée à nous et qui a fait de ton Cœur immaculé un refuge pour l’Église et pour l’humanité. Par bonté divine, tu es avec nous, et tu nous conduis avec tendresse, même dans les tournants les plus resserrés de l’histoire.
Nous recourons donc à toi, nous frappons à la porte de ton Cœur, nous, tes chers enfants qu’en tout temps tu ne te lasses pas de visiter et d’inviter à la conversion. En cette heure sombre, viens nous secourir et nous consoler. Répète à chacun d’entre nous : “Ne suis-je pas ici, moi qui suis ta Mère?” Tu sais comment défaire les nœuds de notre cœur et de notre temps. Nous mettons notre confiance en toi. Nous sommes certains que tu ne méprises pas nos supplications et que tu viens à notre aide, en particulier au moment de l’épreuve.
C’est ce que tu as fait à Cana de Galilée, quand tu as hâté l’heure de l’intervention de Jésus et as introduit son premier signe dans le monde. Quand la fête était devenue triste, tu lui as dit : « Ils n’ont pas de vin » (Jn 2, 3). Répète-le encore à Dieu, ô Mère, car aujourd’hui nous avons épuisé le vin de l’espérance, la joie s’est dissipée, la fraternité s’est édulcorée. Nous avons perdu l’humanité, nous avons gâché la paix. Nous sommes devenus capables de toute violence et de toute destruction. Nous avons un besoin urgent de ton intervention maternelle.
Reçois donc, ô Mère, notre supplique.
Toi, étoile de la mer, ne nous laisse pas sombrer dans la tempête de la guerre.
Toi, arche de la nouvelle alliance, inspire des projets et des voies de réconciliation.
Toi, “terre du Ciel”, ramène la concorde de Dieu dans le monde.
Éteins la haine, apaise la vengeance, enseigne-nous le pardon.
Libère-nous de la guerre, préserve le monde de la menace nucléaire.
Reine du Rosaire, réveille en nous le besoin de prier et d’aimer.
Reine de la famille humaine, montre aux peuples la voie de la fraternité. Reine de la paix, obtiens la paix pour le monde.
Que tes pleurs, ô Mère, émeuvent nos cœurs endurcis. Que les larmes que tu as versées pour nous fassent refleurir cette vallée que notre haine a asséchée. Et, alors que ne se tait le bruit des armes, que ta prière nous dispose à la paix. Que tes mains maternelles caressent ceux qui souffrent et qui fuient sous le poids des bombes. Que ton étreinte maternelle console ceux qui sont contraints de quitter leurs maisons et leur pays. Que ton Coeur affligé nous entraîne à la compassion et nous pousse à ouvrir les portes et à prendre soin de l’humanité blessée et rejetée.
Sainte Mère de Dieu, lorsque tu étais sous la croix, Jésus, en voyant le disciple à tes côtés, t’a dit : « Voici ton fils » (Jn 19, 26). Il t’a ainsi confié chacun d’entre nous. Puis au disciple, à chacun de nous, il a dit : « Voici ta mère » (v. 27). Mère, nous désirons t’accueillir maintenant dans notre vie et dans notre histoire. En cette heure, l’humanité, épuisée et bouleversée, est sous la croix avec toi. Et elle a besoin de se confier à toi, de se consacrer au Christ à travers toi. Le peuple ukrainien et le peuple russe, qui te vénèrent avec amour, recourent à toi, tandis que ton Cœur bat pour eux et pour tous les peuples fauchés par la guerre, la faim, l’injustice et la misère.
Mère de Dieu et notre Mère, nous confions et consacrons solennellement à ton Cœur immaculé nous-mêmes, l’Église et l’humanité tout entière, en particulier la Russie et l’Ukraine.
Accueille cet acte que nous accomplissons avec confiance et amour, fais que cesse la guerre, assure au monde la paix. Le “oui” qui a jailli de ton Cœur a ouvert les portes de l’histoire au Prince de la paix ; nous espérons que la paix viendra encore par ton Cœur. Nous te consacrons l’avenir de toute la famille humaine, les nécessités et les attentes des peuples, les angoisses et les espérances du monde.
Qu’à travers toi, la Miséricorde divine se déverse sur la terre et que la douce palpitation de la paix recommence à rythmer nos journées. Femme du “oui”, sur qui l’Esprit Saint est descendu, ramène parmi nous l’harmonie de Dieu. Désaltère l’aridité de nos cœurs, toi qui es “source vive d’espérance”. Tu as tissé l’humanité de Jésus, fais de nous des artisans de communion. Tu as marché sur nos routes, guide-nous sur les chemins de la paix. Amen.
Le pape a demandé aux évêques de s’unir à lui :

De nombreux évêques français ont déjà prévu de s’unir au Souverain Pontife :
- Mgr Bustillo, évêque d’Ajaccio
- Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Lille
- Mgr Jacolin, évêque de Luçon
- Mgr de Kérimel, archevêque de Toulouse
- Mgr Aveline, archevêque de Marseille
-
Mgr François Fonlupt, archevêque d’Avignon
- Mgr Georges Colomb, évêque de La Rochelle et Saintes
- Mgr Hervé Gosselin, évêque d’Angoulême
-
Mgr d’Ornellas, archevêque de Rennes,
-
Mgr Emmanuel Gobilliard, évêque auxiliaire de Lyon
- Mgr Jordy, évêque de Tours
- Mgr Laurent Dognin, évêque de Quimper
- Monseigneur Marc Aillet, évêque de Bayonne
- Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre
- Mgr Batut, évêque de Blois,
- Mgr Luc Crépy, évêque de Versailles
-
Mgr Jean-Luc Bouilleret, archevêque de Besançon
- L’administrateur du diocèse de Paris, Mgr Pontier
- Mgr Nicolas Brouwet, évêque du diocèse de Nîmes
-
Monseigneur Perceroux, évêque de Nantes
- Mgr Pansard, évêque du diocèse d’Evry
- l’évêque nommé du Puy-en-Velay, Monseigneur Yves Baumgarten
- L’administrateur du diocèse de Lourdes, l’abbé Pierre Jamet
- Mgr Delmas, évêque d’Angers
- Mgr Ginoux, évêque de Montauban
-
Monseigneur Beau, archevêque de Bourges
- Monseigneur Jean Legrez, archevêque d’Albi
- Mgr Xavier Malle, évêque du diocèse de Gap
- Mgr Philippe Ballot, évêque de Chambéry
- …
Les évêques de France et la consécration de la Russie et de l’Ukraine
De nombreux évêques de France s’associent d’une façon ou d’une autre à la consécration de la Russie et de l’Ukraine au Coeur immaculé de la Vierge Marie. Nous sommes, nous aussi, invités à nous associer par la prière et le jeûne (plutôt la veille puisque le 25 mars est la solennité de l’Annonciation qui se prête mal au jeûne!). En attendant, nous pouvons également remercier ces évêques – et prier pour eux en même temps que pour la paix. Une liste est tenue à jour ici. Si vous avez connaissance d’un évêque qui s’associerait à cette belle initiative du Pape et qui ne figurerait pas encore dans la liste, n’hésitez pas à le signaler.
