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« Mon corps, mon choix », sauf pour le vaccin

Aux Etats-Unis, des manifestations en faveur de l’avortement sont organisées, avec le fameux slogan « mon corps, mon choix », comme si l’enfant à naître était un organe de la femme, mais, le plus cocasse c’est que les manifestants précisent que la vérification du statut vaccinal est requise pour l’admission à la manifestation…

L’OTAN prêt à la troisième guerre mondiale ?

Il est inscrit dans le document stratégique que vient d’adopter le sommet de l’OTAN à Madrid que « la Russie est la plus grande menace pour notre sécurité », que ses dirigeants « menacent nos intérêts, nos valeurs et le mode de vie démocratique », et que « les ambitions déclarées de la Chine et ses politiques coercitives défient nos intérêts, notre sécurité et nos valeurs ».

Et donc maintenant, que fait-on ?

Energie pas vraiment renouvelable…

La société Luxel construisait un parc solaire à Vitry-en-Charollais, qui devait être mis en service cet été. Mais l’orage du 21 juin a endommagé 80% des panneaux. Près de 21 000 panneaux sur 26 000 ont été endommagés et sont hors d’usage.

Le réchauffement climatique ne se laisse pas faire…

Restriction des libertés : «Ce qui était hier exceptionnel et temporaire se banalise»

Le ministre de la Santé a incité les Français à remettre le masque. Mathieu Slama, consultant et analyste politique, écrit dans Le Figaro :

L’oubli est la meilleure arme pour installer et normaliser les mesures et pratiques les plus intolérables.

Il y a plus de deux ans, nous entrions dans une nouvelle ère politique faite d’interdictions, de coercition, d’enfermements et de discipline des corps. Ce que Foucault appelait biopolitique s’est réveillée de la pire des manières, emportant avec elle notre État de droit, nos libertés et une certaine conception de la démocratie. Mais voilà, après ces deux ans de folie liberticide, nous voici replongés dans la quotidienneté des petites affaires politiques et politiciennes, et le pays tout entier semble avoir oublié qu’il a vécu les privations et interdictions les plus dures de son histoire récente.

Le gouvernement, dans l’indifférence générale, songe à prolonger l’état d’urgence sanitaire jusqu’à mars 2023 (ce qui implique un état d’urgence de trois ans, c’est-à-dire permanent) et à réinstaller le passe sanitaire pour les entrées et sorties du territoire. Ce qui était hier exceptionnel, gravissime et temporaire se banalise, devient modulable selon le bon vouloir du pouvoir en place et trouve dans l’opinion un silence qui vaut approbation. Toutes ces mesures finiront par s’inscrire dans le droit commun sans que personne ou presque ne s’en émeuve, cela ne fait guère de doute.

Symbole de cette normalisation de l’inacceptable, le masque semble lui aussi de retour si l’on en croit les propos de la ministre de la Santé Brigitte Bourguignon qui a vivement recommandé aux Français de porter un masque dans les transports en commun (avant peut-être de le rendre à nouveau obligatoire ?).

Entendons-nous bien: le masque en lui-même n’est pas inacceptable, et il est souhaitable que les personnes malades ou ressentant des symptômes le portent dans des milieux clos. Et si d’autres souhaitent le porter par sécurité dans la rue ou dans les transports (comme c’est le cas aujourd’hui), grand bien leur fasse.

Ce qui est inacceptable et dangereux, c’est le fait que le gouvernement s’arroge le droit, dans le cadre d’un état d’urgence non démocratique, d’imposer une mesure aussi coercitive et liberticide. Donner à l’État le pouvoir de masquer les gens de force, c’est faire fi de toute notre culture libérale qui interdit à l’État de dicter notre manière de nous présenter au monde, y compris en temps de crise. […]

 

Derrière le masque, il y a l’idéologie du «safe», idéologie qui menace la société tout entière et qui constitue le drame de notre époque. Cette idéologie, qui se nourrit de la peur, fait de la sécurité le paradigme majeur de la société, et implique que les grands principes de notre République, au premier rang desquels la liberté, soient subordonnés à la demande de sécurité et de protection. D’où la dérive sécuritaire de ces dix dernières années, où les mesures les plus liberticides et attentatoires à l’État de droit sont prises avec l’assentiment d’une majorité de la population. D’où les mesures de surveillance de plus en plus intrusives, auxquelles nous nous soumettons car grâce à elle, nous nous sentons enfin en sécurité. D’où l’incroyable dérive de la politique sanitaire, où les mesures les plus graves et liberticides ont été plébiscitées par la majorité des Français parce qu’elles étaient nécessaires pour nous protéger du virus. L’idéologie du «safe» fait de chaque citoyen une menace potentielle, de chaque crise une menace existentielle pour la nation et de la Liberté une menace pour notre sécurité. «La sécurité est la première des libertés» est sa doctrine et son slogan. La protection et la sécurité deviennent les uniques objectifs du pouvoir. Ce n’est pas un hasard si ce mot, «protéger», est le mot favori du gouvernement et d’Emmanuel Macron, qui encore récemment expliquait que sa mission était de «protéger les Français face aux crises». «Protéger les Français», comme on protège un enfant des menaces de son environnement, comme jadis le souverain protégeait ses sujets en échange de leur soumission. Mais le rôle d’un gouvernement démocratique n’est pas de «protéger» les Français. Il est d’être le garant de notre contrat social, de notre Constitution, de nos libertés et de nos droits fondamentaux.

Quand Le Monde dénonce un grand remplacement : les Français qui envahissent Bruxelles

L’article utilise les mots « invasion » et « envahisseurs ». Imaginez le scandale si un journaliste utilisait ces termes pour les personnes venant du Maghreb en France :

Les Hexagonaux forment la première communauté étrangère de la capitale belge. Cette « invasion », motivée par une fiscalité et une scolarité avantageuses, offre aux natifs bruxellois le goût du bon « pain français », mais pèse sur les prix de l’immobilier.

Il n’est pas certain que les Français soient la cause du prix de l’immobilier. Ce sont les fonctionnaires européens, selon les médias belges.

Les fonctionnaires européens font grimper les prix de 10 à 20%

Le Monde poursuit :

Où vivent-ils, ces « envahisseurs » qu’une association créée il y a plus de soixante ans, l’Accueil français de Bruxelles, se fait fort d’épauler ?

Il est condamné à quitter le territoire… mais il revient à l’hôtel

Immigration subie :

Le 20 juin, les policiers briochins ont escorté à Paris un homme, sous le coup d’une obligation de quitter le territoire, avant de le ramener après qu’il a refusé de monter dans l’avion. « Absurde » pour les syndicats policiers… comme pour les associations de soutien aux migrants.

La préfecture des Côtes-d’Armor a pris un arrêté, le 20 juin 2022, pour créer un « local provisoire de rétention administrative », dans un hôtel près de Saint-Brieuc.

Inscrire le droit à l’avortement dans la Constitution, pas si évident

Selon Le Canard enchaîné :

La réaction en ligne des professionnels de santé est également intéressante :

Les cinq juges qui ont adopté l’arrêt sur l’avortement sont tous catholiques

De Jeanne Smits à propos de l’arrêt de la Cour Suprême à propos de l’avortement :

[…] Beaucoup ont noté que les cinq juges qui ont adopté l’opinion Dobbs sont tous catholiques.

Comment ne pas ressentir une gratitude émue en constatant que Roe est tombée en la fête du Sacré-Cœur, que nous fêtons en ce mois de juin à rebours des « Gay Prides » du monde qui s’autoproclame maître des avancées sociales ? Comment ne pas trembler d’émerveillement devant la date ce cette victoire, le 24 juin, jour de la saint Jean-Baptiste qui tressaillit de joie dans les entrailles de sa mère devant le Messie, Fils de Dieu, âgé de quelques jours à peine dans le sein de la Bienheureuse Vierge Marie ?

Comment ne pas se rappeler qu’en la fête de l’Annonciation, il y a trois mois à peine, le pape François consacrait la Russie, l’Ukraine et le monde au Cœur Immaculé de Marie ?

Cette « opinion » des juges suprêmes américains, adoptée par cinq voix contre quatre, produit un premier effet immédiat : dans plus de vingt Etats américains, de l’Arkansas au Wyoming, l’avortement n’est plus légal du fait de lois prévoyant que la fin de Roe v. Wade déclencherait automatiquement les dispositifs de protection de la vie. Dans pas moins de treize Etats, parmi lesquels le Texas, le Mississippi, la Louisiane… l’avortement serait automatiquement interdit (avec une seule exception, le danger pour la vie de la mère, cas où on peut en effet discuter de l’opportunité d’une sanction pénale).

Le droit de l’avortement rendu aux Etats, pour le meilleur et pour le pire

Ailleurs, c’est la prochaine étape de la bataille qui commence : il appartient désormais aux politiques et aux militants de nombreux autres Etats d’œuvrer pour la mise en place de lois pro-vie, avec la certitude enfin que la victoire est possible.

Les législateurs américains pourront même aller plus loin, puisque désormais rien n’empêche les membres du Congrès de mettre sur pied l’interdiction totale de l’avortement aux Etats-Unis au niveau fédéral.

En proclamant vouloir « rendre au peuple et à ses représentants élus leur autorité sur la régulation de l’avortement », la Cour suprême ne va certes pas jusqu’à proclamer le caractère inconstitutionnel de l’avortement légal dans l’ensemble des Etats-Unis. Mais elle interprète de la manière la plus exacte et la plus stricte, la plus juridique possible un texte malmené depuis cinquante ans pour empêcher les Etats hostiles au massacre des innocents de mettre en œuvre leur volonté politique à cet égard. Les juges n’ont pas mâché leurs mots : « Tout comme l’infâme décision dans l’affaire Plessy v. Ferguson, Roe était aussi notoirement entachée d’erreur et en contradiction avec la Constitution, depuis le jour où elle a été rendue. »

Plessy v. Ferguson est la décision par laquelle la ségrégation raciale fut autorisée dans les écoles des Etats-Unis au motif que les enfants d’ethnies différentes étaient dans ce cadre certes « séparés », mais « égaux ». Dobbs insiste beaucoup sur cette affaire pour montrer que la jurisprudence de la Cour suprême ne saurait être considérée comme contraignante, gravée dans le marbre, même pour protéger la stabilité de l’interprétation de la loi au bénéfice des citoyens qui ont le droit de savoir où ils en sont, dès lors qu’elle peut être fausse, voire scandaleuse. Voir mettre sur un même plan Plessy v. Ferguson et Roe v. Wade constitue, il faut bien le dire, un plaisir rare. […]

On peut dire qu’en dépit de ses imperfections et de nombre de décisions contestables, notamment au sujet de la crise du COVID, Donald Trump a été le moyen par lequel les autorités fédérales des Etats-Unis ont été privées de leur pouvoir de nuisance vis-à-vis des enfants à naître. Du fait de l’existence d’un mouvement pro-vie fort et cohérent, qui a su imposer la fin de la légalité fédérale de l’avortement comme sujet incontournable de toutes les campagnes politiques nationales, il a, nolens volens, épousé leur cause.

C’est lui qui a nommé trois des cinq juges suprêmes à l’origine du renversement de Roe v. Wade (Gorsuch, Kavanaugh et Amy Coney Barrett). Il avait promis des nominations solides à la Cour suprême, et il a tenu parole. Il a choisi des juristes hors pair, soucieux d’une interprétation stricte de la Constitution américaine. Et contrairement à ce que peut penser aujourd’hui toute la gauche américaine, il a mis fin au « gouvernement des juges », c’est-à-dire au pouvoir exorbitant de magistrats qui ont imposé leur idéologie progressiste et post-moderne en sollicitant le texte fondateur des Etats-Unis. […]

Vers une réforme des règles du Conclave ?

Un Conseil des cardinaux s’est tenu en ligne le 21 juin. Il a duré moins d’une heure, alors qu’en général les cardinaux se réunissent pendant trois jours. Les cardinaux ont parlé de la réforme de la Curie, mais aussi de l’organisation du prochain Consistoire des 29-30 août. Rien n’a été dit sur ce Consistoire qui, on le sait, est le premier Consistoire ordinaire public que le Pape François tient depuis 2015.

Il semble aussi que le pape songe à une large réforme de la législation qui réglemente la vacance du siège apostolique et l’élection du nouveau pape, comme il l’a mentionné lors de la réunion du Conseil des cardinaux. En quoi consisterait cette nouvelle législation ? Premièrement, on dit que le pape veut abolir les congrégations générales, excluant de fait tous les cardinaux de plus de 80 ans du processus pré-électoral. Dans le même temps, il souhaiterait augmenter le nombre de cardinaux pouvant voter en conclave : la loi les fixe à 120, même si le pape peut exécuter des dérogations à sa discrétion. En fait, nous en sommes à 126. Le pape François pourrait les porter à 130 ou 140.

Au lieu des congrégations générales, le pape pourrait organiser les cardinaux en groupes, comme lors des synodes, et chaque groupe aurait un rapporteur qui, à la fin, ferait rapport. On compte un dans le vote, mais les rapporteurs guident en fait la discussion. Reste à savoir si le pape François modifiera également le processus de vote. Benoît XVI avait déterminé que les deux tiers des voix des cardinaux seraient toujours nécessaires pour élire le pape. Avant, le seuil était abaissé après plusieurs scrutins. L’idée de Benoît XVI était d’empêcher les accords trop politiques. Le pape François pourrait plutôt instaurer la possibilité d’abaisser le seuil de l’élection en cas d’impasse. L’idée serait de ne pas continuer à voter trop longtemps. Ce ne sont que des spéculations, et il n’y a aucun moyen de savoir si elles se révéleront exactes. Ces rumeurs sont pourtant omniprésentes, preuve que ces spéculations ne sont pas farfelues.

En réalité, nous sommes à un moment imprévisible, au milieu d’une réforme de la Curie non encore achevée, conjuguée à la possibilité d’un sede vacante. Tous les yeux sont fixés sur L’Aquila, où le Pape se rendra le 28 août pour les événements du Pardon Célestinien. Célestin V a renoncé au pontificat, et Benoît XVI lui a rendu hommage en plaçant son étole sur sa tombe à L’Aquila, ce qui a prédit sa renonciation. Le pape François a organisé le voyage dès février, puis a construit le Consistoire autour du voyage. Il se peut que rien ne se passe. Peut-être qu’un nouveau document y sera signé.

Nancy Pelosi reçoit quand même la communion… en la basilique Saint-Pierre

Après de nombreuses tentatives, Mgr Cordileone avait interdit à Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants des Etats-Unis, catholique pratiquante et militante de l’avortement (encore récemment suite à l’arrêt de la Cour Suprême), de recevoir la Sainte Communion.

Nancy Pelosi a rencontré le pape François mercredi et a reçu la communion lors d’une messe papale dans la basilique Saint-Pierre. Pelosi a assisté à la messe du matin marquant les fêtes de Saint-Pierre et de Saint-Paul, au cours de laquelle François a remis l’étole de pallium en laine aux archevêques nouvellement consacrés. Elle était assise dans une section diplomatique et a reçu la communion avec le reste des fidèles.

Pelosi a qualifié la récente décision de la Cour suprême de décision « scandaleuse et déchirante » qui répond à « l’objectif sombre et extrême du Parti républicain de priver les femmes du droit de prendre leurs propres décisions en matière de santé reproductive ».

Deux grands saints, deux prêtres que tout oppose ?

A l’occasion de la fête des saints Pierre et Paul, l’abbé Cras (FSSP) écrit sur Claves :

Ce qui doit dominer dans la vie du prêtre : la gratitude

Au terme de son étude sur la spiritualité sacerdotale selon saint Paul, le P. Spicq parvenait à la conclusion que ce qui doit dominer dans la vie du prêtre, c’est la gratitude. Il écrivait : « la gratitude, c’est le fond même d’une âme sacerdotale et comme son climat ».

Cela s’accorde logiquement avec la raison d’être du prêtre, qui est l’offrande de la sainte messe. La messe est justement une eucharistie, une action de grâces. À fortiori pour le prêtre, qui est appelé par le Christ à participer intimement et activement à l’acte le plus important au monde. On ne peut pas se lasser d’admirer la messe, qui est « ce qu’il y a de plus beau de ce côté-ci du Paradis » (P. Faber). Et on ne se lasse pas de remercier le Seigneur pour la vocation sacerdotale, cet appel aussi mystérieux que merveilleux.

La gratitude, c’est aussi ce qui dominait dans le cœur de saint Pierre. Si on devait écrire un ouvrage sur la spiritualité sacerdotale selon saint Pierre, on pourrait tout à fait conclure de la même façon que le P. Spicq pour saint Paul, quoique pour des raisons différentes, en raison de leurs parcours presque opposés.

Paul, Pierre : deux parcours opposés

Saint Paul c’est le converti, celui que le Christ a fait brutalement tomber, non pas de cheval, car aucun texte ne le dit, mais du haut de ses certitudes et de son aveuglement. Comme la pécheresse qui aime d’autant plus qu’elle a été beaucoup pardonnée, Saint Paul a pour Jésus l’enthousiasme du converti, et il est indéniablement un beau modèle sacerdotal quand il déclare : « pour moi, vivre c’est le Christ ».

Mais pour saint Pierre, l’itinéraire spirituel, et sacerdotal, est différent. Saint Pierre n’est pas le disciple de la onzième heure, mais de la première heure. Il n’a pas commencé par tomber : il a d’abord suivi simplement Jésus, et c’est plus tard qu’il est tombé, par son triple reniement.

Relevé par le Christ, et pénétré d’une contrition bouleversante, il est devenu la grande figure de la première partie des Actes des apôtres, qui se consacrent ensuite à saint Paul.

Un autre contraste : le disciple que Jésus aimait

Mais plus encore que d’une comparaison avec saint Paul, la figure sacerdotale de saint Pierre s’éclaire dans l’Évangile selon saint Jean, par le contraste appuyé avec une autre figure, un personnage énigmatique, celui qu’on appelle seulement : « le disciple que Jésus aimait ». Cette figure étonnante apparaît au moment du lavement des pieds et de la Cène (Jn 13), puis elle accompagne Jésus de façon absolument parfaite, jusqu’au pied de la Croix. La Sainte Écriture ne le dit pas clairement, mais selon la Tradition, ce disciple idéal était l’apôtre saint Jean, qui est donc devenu le prêtre modèle, celui qui repose sur le cœur de Jésus et le suit jusqu’au pied de la Croix. Pourtant il reste anonyme dans l’Évangile, et c’est volontaire, car il est presqu’irréel. Quel disciple de Jésus peut s’identifier à lui ?

En fait, ce disciple impeccable, infaillible, indéfectible, est un modèle, mais il représente la figure idéalisée du prêtre, plutôt que sa figure réalisée. De façon plus concrète, c’est bien plutôt saint Pierre qui représente dans l’Évangile la figure réaliste, plutôt qu’idéaliste.
Avec saint Pierre, le sacerdoce présente un visage réaliste

Parce que tous les disciples de Jésus : tous les papes, tous les évêques, tous les prêtres, tous les séminaristes, sont de pauvres pécheurs. Ce sont des faibles, des traîtres, des renégats. Ils sont tous indignes du sacerdoce et inférieurs à leur sublime vocation.

Mais, s’ils croient en Dieu, s’ils aiment le Seigneur Jésus, alors ils sont les instruments bénis de la grâce. À chaque fois qu’ils absolvent, ils font plus que la création de l’univers. Et à chaque fois qu’ils consacrent, ils réalisent le salut du monde. C’est dans leur pauvre misère humaine que se déploie la puissance de Dieu, et tout étonnés ils peuvent s’exclamer : Fecit in me magna qui potens est[1].

Saint Pierre a vécu d’abord avec une foi tâtonnante, une espérance chancelante, une charité intermittente. Son ordination au cénacle n’a pas changé son caractère. Mais c’est quelqu’un qui est toujours revenu à Jésus, comme aimanté, parce qu’aimant. Malgré sa pauvreté, il n’a jamais renoncé. On sait que des vocations se perdent parfois simplement par le découragement. Vraiment il ne faut pas se décourager, car le ministère sacerdotal est sublime, et il mérite largement tous les efforts pour y parvenir.

Être prêtre à la suite de saint Pierre : rendre grâces avec humilité et générosité

Que la figure de saint Pierre nous encourage à persévérer comme lui, donc avec humilité et générosité. Finalement être prêtre, prêtre depuis trois jours, ou depuis cinquante ans, cela consiste à ne jamais cesser de s’en étonner, et cela invite à remercier le Seigneur, à se confier à Notre Dame, et à imiter saint Pierre, modèle réaliste de spiritualité, et patron idéal d’une fraternité sacerdotale.

Au Seigneur, le prêtre dira Deo gratias. Avec sa mère admirable, il dira Magnificat. Et avec le bon saint Pierre il dira encore au Seigneur : Tu es Christus Filius Dei vivi. Tu omnia nosti. Domine, tu scis quia amo te[2] !

Un nouveau texte sur la liturgie

Dans une lettre apostolique intitulée Desiderio Desidaravi, publiée aujourd’hui, le pape revient longuement sur la liturgie, très souvent malmenée. Après avoir restreint l’usage de la liturgique traditionnelle, tout en encourageant le rite zaïrois, le pape rappelle à la fin (n°61), qu’il a écrit

 Traditionis custodes, afin que l’Église puisse élever, dans la variété de tant de langues, une seule et même prière capable d’exprimer son unité [23]. Comme je l’ai déjà écrit, j’entends que cette unité soit rétablie dans toute l’Église de rite romain.

Pourtant, il est aujourd’hui bien difficile de trouver une unité entre deux célébrations de la messe réformée… Et je doute que ce texte y change quoi que ce soit. Même si le pape écrit par exemple au numéro 23 :

tous les aspects de la célébration doivent être soignés (espace, temps, gestes, paroles, objets, vêtements, chant, musique, …) et toutes les rubriques doivent être respectées : une telle attention suffirait à ne pas priver l’assemblée de ce qui lui est dû, c’est-à-dire le mystère pascal célébré selon le rituel établi par l’Église.

Sans revenir sur la communion dans la main ou sur la cléricalisation des laïcs, il n’y a pas de rubrique dans la messe réformée. La créativité liturgique fait partie intégrante de la nouvelle messe, au nom d’un certain soin pastoral, qui permet de tout déréglementer et de tout justifier. Sans parler des traductions…

Les communautés traditionnelles trouveront toute leur place dans les diocèses et dans l’Eglise

Jean de Tauriers, Président de l’association Notre Dame de Chrétienté qui organise tous les ans à la Pentecôte le pèlerinage de Paris à Chartres, explique pourquoi il a rejoint le Cœtus Internationalis Summorum Pontificum (CISP). Extrait :

Pourquoi êtes-vous attachés à la liturgie Traditionnelle ?

Pour conserver la foi catholique et la transmettre à nos enfants et autour de nous. La liturgie traditionnelle exprime à la perfection les vérités de la foi catholique. Le cardinal Ratzinger résume bien cette position quand il écrivait « Je suis convaincu que la crise de l’Eglise que nous vivons aujourd’hui repose largement sur la désintégration de la liturgie ».

Pourquoi avez-vous rejoint le Coetus ?

Il est très important que les catholiques attachés à la Tradition de tous les pays se réunissent, se connaissent, partagent leurs vues sur les grands sujets d’actualité, organisent des événements communs.

Comment voyez-vous l’avenir ?

Délicat à court terme, radieux à plus long terme. En France, la situation de l’Eglise est catastrophique (églises et séminaires vides, catéchismes sans substance, écoles catholiques très peu catholiques, …). Les familles catholiques encore pratiquantes s’organisent face à ce désastre. Parmi les réactions existantes, le traditionalisme a évidemment toute sa place avec la force de l’enseignement des siècles passés.

Tout cela prendra encore quelques années mais les communautés traditionnelles trouveront toute leur place dans les diocèses et dans l’Eglise. La fidélité et la résistance de tant de catholiques fervents et dévoués, clercs et laïcs, trouveront ainsi leur juste récompense.

Les larmes des pauvres et des familles : lettre à mon évêque

Cher Monseigneur,

Nous sommes en larmes.

Face aux difficultés du moment, nous, familles catholiques essayons de faire face comme nous pouvons. Les soucis de travail, d’école, de couple, de santé, d’éducation, etc. sont tels, que lorsque nous trouvons un ancrage dans une communauté animée par des prêtres de la Fraternité Saint Pierre, de l’Institut du Christ-Roi, etc. nous nous y trouvons bien. Ce peut être aussi une paroisse où se célèbre la messe appelée jadis forme extraordinaire…

Oui, nos communautés sont accueillantes et intègrent facilement ceux qui arrivent d’ailleurs, quel que soit leur pays, leur origine sociale, leur situation personnelle. De nombreux exclus font partie de nos communautés, des immigrés, des blessés de la vie et nous vivons cette diversité comme un avant-goût du Ciel.

Pourquoi précariser leurs situations, notre situation ? Pourquoi ? Pourquoi en vouloir aux prêtres ? Certains d’entre eux sont des convertis, d’autres sont issus de familles catholiques dont l’attachement au rite ancien a été le berceau de leur vocation ou pas.

Ces prêtres confessent, écoutent, consolent, ils sont pour nous témoins de la miséricorde du Seigneur, comme les autres. Ils nous enseignent par le catéchisme, nous sanctifient par les sacrements célébrés selon la forme tridentine de la messe. Sans doute ne sont-ils pas parfaits, comme tous, comme vous, comme nous.

C’est ainsi que nous rencontrons le Christ, célébré dans la liturgie, annoncé dans le catéchisme, les conférences pour adultes, etc.

Car nous avons fait confiance à Saint Jean-Paul II, puis à Benoît XVI et à François. Voici ce qu’écrivait Benoît XVI :

« L’histoire de la liturgie est faite de croissance et de progrès, jamais de rupture. Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour nous, et ne peut à l’improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste. Il est bon pour nous tous, de conserver les richesses qui ont grandi dans la foi et dans la prière de l’Eglise, et de leur donner leur juste place. »

Tout ceci serait-il erroné ? Faudrait-il tourner le dos à une telle parole quand on sait qu’elle vient d’un pape aussi éminent que Benoît XVI ?

Faudrait-il que les paroles de saint Jean-Paul II soit contredites :

« On devra partout respecter les dispositions intérieures de tous ceux qui se sentent liés à la tradition liturgique latine, et cela par une application large et généreuse des directives données en leur temps par le Siège apostolique pour l’usage du missel romain selon l’édition typique de 1962 » ?

Oui, nous faisons nôtre l’enseignement du Catéchisme de l’Eglise Catholique et les dispositions du code de Droit Canonique. Sans oublier la dernière phrase :

« Sans perdre de vue le salut des âmes qui doit toujours être dans l’Église la loi suprême ».

Voici ce que Saint Paul VI confiait en 1977 à son ami Jean Guitton :

“Il y a un très grand trouble en ce moment dans le monde et dans l’Église, et ce qui est en question, c’est la foi. Il arrive maintenant que je me redise la phrase obscure de Jésus dans l’Évangile de saint Luc : ‘Quand le Fils de l’Homme reviendra, trouvera-t-il encore de la foi sur la terre ?’ Il arrive que paraissent des livres où la foi est diminuée sur des points importants, que l’épiscopat se taise, qu’on ne trouve pas ces livres étranges. Et c’est cela qui, à mes yeux, est étrange. Il m’arrive de relire l’Évangile de la fin des temps et de constater qu’il y a en ce moment certains signes de cette fin. Est-ce que nous sommes proches de la fin ? c’est ce que nous ne saurons jamais. Il faut toujours nous tenir prêts à la fin, mais tout peut durer très longtemps. Ce qui me frappe quand je considère le monde catholique, c’est qu’à l’intérieur du catholicisme une pensée de type non-catholique semble parfois avoir le dessus, et il se peut que cette pensée non catholique à l’intérieur du catholicisme devienne demain la plus forte. Mais elle ne représentera jamais la pensée de l’Église. Il faut que subsiste un petit troupeau, même si c’est un troupeau tout petit”. (Jean Guitton, Paul VI secret, pp. 168-169)

Cher Monseigneur et Père dans la Foi, nous le redisons, nous voulons être obéissants, soumis à votre autorité dans la mesure où ce qui est demandé est conforme aux lois de la raison, de la justice, de la foi et surtout de la charité. Exigez ce qui est exigible. Alors nous obéirons. Exigez de vos prêtres qu’ils enseignent la foi catholique, qu’ils accompagnent les familles selon la sagesse de l’enseignement moral magnifiquement mis en lumière par Saint Jean-Paul II.

Pourquoi un certain nombre d’entre vous refusent que nos enfants soient confirmés dans le rite tridentin dans leurs diocèses ? Sommes-nous des catholiques de seconde zone ? A l’heure où le pape promeut le rite zaïrois, où des interprétations baroques du rite de 1970 ont lieu dans nombre des églises de nos diocèses… ?

Cher Monseigneur, la situation est difficile dans l’Eglise. Les luttes sont terribles au sein de la Curie Romaine et les lobbys qui viennent du monde cherchent à s’emparer des bijoux de famille : l’Institut Jean-Paul II à Rome, l’Académie pontificale pour la vie, sans oublier la relégation de la congrégation pour la doctrine de la Foi… Nous ne représentons pas une menace pour la communion dans l’Eglise mais un atout par la dynamique enclenchée : vocations, mission, développement. Le concile Vatican II invitait à discerner les signes des temps. Il y en a un ici et de taille.

Cher Monseigneur, n’ayez pas peur de nous. Nous avons besoin de votre amour paternel et que vous cherchiez à nous comprendre. Venez passer du temps avec nous, avec nos prêtres, vos prêtres, rencontrez-les souvent, priez avec eux, le Christ sera au milieu de vous. Et son Esprit inspirera les uns et les autres pour le meilleur.

Nous portons déjà lourd, financièrement, en créant des écoles, en portant nos nombreux enfants matériellement. En soit, c’est à vous de maintenir l’identité catholique de vos écoles, croyez que nous avons autre chose à faire que d’en créer, que de fatigues, de tracas, de stress. Et tout ceci retombe sur nos conjoints, nos enfants… les temps sont si durs. Et maintenant dans certains diocèses on veut interdire aux fidèles qui créent des écoles de pouvoir bénéficier dans ce cadre de la messe selon la forme extraordinaire du rite romain ? C’est absolument insoutenable !

Le Cardinal Sarah est très ferme sur ce sujet. Lorsqu’on lui demande s’il est vrai que beaucoup de jeunes d’aujourd’hui préfèrent assister aux célébrations dans le vieil ordo, c’est-à-dire selon la « forme extraordinaire » relancée par le Summorum Pontificum de Benoît XVI, le cardinal répond :

« J’en suis témoin. Et les jeunes m’ont confié leur préférence absolue pour la forme extraordinaire, plus éducative et plus insistante sur la primauté et la centralité de Dieu, sur le silence et sur le sens de la transcendance sacrée et divine. Mais surtout, comment comprendre, comment ne pas être surpris et profondément choqué par le fait que ce qui était la règle hier est aujourd’hui interdit ? N’est-il pas vrai que l’interdiction ou la suspicion de la forme extraordinaire ne peuvent être inspirées que par le diable qui désire notre suffocation et notre mort spirituelle ? »

Le Cardinal Sarah voit une coexistence fructueuse entre les deux rites de la messe.

« Quand la forme extraordinaire est célébrée dans l’esprit du Concile Vatican II, elle révèle toute sa fécondité : comment s’étonner qu’une liturgie qui a apporté tant de saints continue à sourire aux jeunes âmes assoiffées de Dieu ? « Comme Benoît XVI, j’espère que les deux formes du rite romain s’enrichiront mutuellement. Cela implique de sortir d’une herméneutique de rupture. Les deux formes ont la même foi et la même théologie. S’y opposer est une profonde erreur ecclésiologique. C’est détruire l’Église en l’arrachant à sa Tradition et en lui faisant croire que ce que l’Église considérait comme saint dans le passé est maintenant faux et inacceptable. Quelle déception et insulte à tous les saints qui nous ont précédés ! Quelle vision de l’Église! »

Parmi nous, certains sont paysans, ils connaissent le poids du labeur, d’autres sont patrons de très grandes entreprises, ils savent ce que veut dire responsabilité, gestion des relations humaines, d’autres sont généraux, gendarmes en haute-montagne, magistrats, professeurs dans l’enseignement public, employés municipaux, infirmières de nuit, médecins urgentistes, aides-soignants, ont des métiers à revenus plus que modestes …

Certaines sont au foyer, avec une charge importante d’enfants en bas-âge. Et elles enfilent les kilomètres pour aller chercher leurs enfants dans les écoles indépendantes parfois très loin… Que de fatigue, avec l’augmentation du prix de l’essence, avec le souci de pouvoir reprendre avec chaque enfant, l’un après l’autre, ce qui s’est passé dans la journée… Des mères de familles nombreuses en rémission de cancer donnent tout.

Ne nous demandez pas ce qui est impossible à exiger quand on sait tout ce que vous laissez passer dans vos diocèses, et parfois de très grave.

Comme le gouvernement dans l’Eglise est en ce moment complexe ou imprévisible, un certain stress s’installe dans le monde épiscopal et nous comprenons volontiers qu’une pression s’exerce sur vous. On a l’impression qu’une certaine catégorie de fidèles fait actuellement les frais d’un déchargement d’autorité. Nous percevons aussi une autre tentation, qui serait celle de s’appuyer sur la collégialité épiscopale pour prendre des décisions hostiles à nos communautés sans avoir à en subir les conséquences : « ce n’est pas moi qui décide c’est la conférence épiscopale qui a tranché ». Vous le savez mieux que nous, aucune conférence épiscopale ne peut trancher à la place de l’évêque quand il s’agit du gouvernement de son diocèse.

D’autres portent un conjoint atteint de dégénérescence, sont gravement malades, ont adopté un ou des enfants lourdement handicapés, ou ont été abusés par des clercs.

D’autres encore font des maraudes dans les quartiers difficiles, la nuit, au service des SDF, risquent leur vie dans des missions au service des chrétiens persécutés, sont convertis du judaïsme ou de l’islam, ou œuvrent au service des femmes en détresse, de l’enfance maltraitée et des vieillards abandonnés.

Tous ont été rejoints par le Seigneur et grandissent dans leur foi, leur espérance et leur charité parce qu’ils aiment le silence et la sacralité de la liturgie ancienne.

Et si certains de nos prêtres ne souhaitent pas concélébrer (systématiquement), est-ce si dramatique quand on connaît les enjeux du monde d’aujourd’hui ? Peut-on exiger d’eux ce qui n’est pas exigible par le droit canon ? D’ailleurs, la théologie catholique enseigne qu’un prêtre en état de péché grave n’a pas le droit de célébrer la messe sauf s’il est curé de paroisse et qu’il est obligé de célébrer la messe pour ses fidèles le dimanche. C’est aussi pour cela que le droit canonique n’oblige pas la concélébration. Monseigneur, prudentiellement, est-ce raisonnable de casser ce qui existe même si cela ne correspond pas exactement à ce que vous souhaitez ? Nous aimons à ce sujet méditer le livre d’Isaïe pour indiquer la douceur du Bon Pasteur : « Il ne brisera pas le roseau qui fléchit, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, il proclamera le droit en vérité. » En l’occurrence la mèche a plutôt tendance à se renforcer.

La communion dans l’Eglise se situe au niveau de la foi partagée, de la charité vécue. Préférez-vous concélébrer avec ceux qui vous trainent dans la boue par derrière et n’enseignent pas la foi de l’Eglise, vous dénoncent aux journalistes si vous êtes trop « doctrinaux » ou tiennent des propos abominables sur les réseaux sociaux ? Cela a-t-il un sens ?

Prenez patience avec nos prêtres, qui sont aussi les vôtres car ils servent une portion non négligeable du peuple qui vous est confié. Les choses évolueront avec les années, nous ne sommes plus aux combats des années 70. Et la jeune génération a grandi entre Paray et Chartres, entre les grands rassemblements scouts et le chemin de saint Jacques. Les jeunes prêtres, qu’ils soient issus de la Communauté Saint Martin, diocésains ou encore tradis, parlent la même langue et utilisent les mêmes codes. Ils sont les évêques de demain.

Aussi, nous nous tournons avec une immense espérance vers la Vierge Marie, que nous prions quotidiennement avec le rosaire à cette intention.

Nous vous assurons que nous sommes en communion avec vous dans la foi catholique.

Bien filialement, mais en larmes.

Nous sommes des dizaines de milliers à signer cette lettre.

Désinformation sur Krementchouk

Zelensky a annoncé que les Russes avaient lancé des missiles sur le centre commercial Amstor de Krementchouk au moment où un millier de personnes faisaient leurs courses et que le nombre de victimes est « inimaginable ». Tous les médias internationaux sont tombés dans le panneau de la désinformation.

Juste derrière le centre commercial il y a un grand complexe industriel. C’est lui qui a été frappé : les Russes disent qu’ils ont détruit un hangar d’armements occidentaux et de munitions destinés au Donbass. Les munitions, en explosant, ont déclenché un incendie qui s’est propagé au centre commercial. Le bilan serait de 18 morts (un nombre « inimaginable »).

Ce qui frappe dans la vidéo ci-dessus c’est que ces voitures (et les deux garées devant l’entrée) sont intactes, alors que si un missile avait frappé le centre commercial les vitres auraient toutes explosé. La structure du centre commercial restée intacte montre également que le bâtiment n’a pas été frappé par des missiles.

Visiblement, le centre commercial était fermé :

 

Intrigant

Mais quel peut donc être le point commun de ces violences ?

2019 :

2017

2017

27 juin 2022 :

Chronique des cinglés

La procréation médicalement assistée devrait-elle être ouverte aux femmes qui se prennent pour des hommes, reconnus comme tels à l’état-civil mais encore dotés d’un utérus?

La question doit être tranchée le 8 juillet par le Conseil constitutionnel, qui y a consacré mardi une audience.

La loi sur la « PMA pour toutes » a ouvert l’accès à cette technique aux femmes, mais pas aux hommes… ni aux femmes qui se prennent pour des hommes.

L’avocate du Groupement d’information et d’action sur les questions procréatives et sexuelles (sic) a saisi le Conseil de cette question prioritaire de constitutionnalité (QPC).

Le représentant du gouvernement, Antoine Pavageau, a difficilement défendu le gouvernement, en expliquant que cette demande reviendrait à « reconnaître une nouvelle catégorie sexuelle, masculin pour l’état-civil, et féminin pour l’accès à l’assistance médicale à la procréation ». Or, ajoute-t-il « la binarité est nécessaire à l’ordre social et juridique » … Enfin, sauf pour les bébés privés de père…

Le combat fondamental de la civilisation contre la barbarie

Bernard Antony, président de l’Agrif, président de Chrétienté-Solidarité, directeur de la revue Reconquête communique :

Malgré le triste président Biden, mensongèrement catholique, les Etats-Unis peuvent s’honorer d’être la seule grande nation au monde dont la Cour suprême a porté un coup à la banalisation mondiale de l’avortement. Elle permet désormais aux Etats constitutifs de prohiber ou de limiter l’interdiction par l’avortement du droit à la vie des enfants à naître.

Pareille possibilité de protection juridique du respect de la vie n’existe hélas plus dans les pays de l’Union européenne ou dans ceux qui veulent en faire partie, ni en Russie, ni en Chine et autres pays du monde, même islamiques.

Partout, le plus sacré des droits de l’homme, le droit de naître, est bafoué par la « culture » de mort contre la loi naturelle du Décalogue.

Devant ce revers constitutionnel en Amérique pour la barbarie moderne légalisée, les groupes de pression abortocratiques se mobilisent pour que la liberté de la suppression des enfants à naître soit totale-selon une absolue inversion des valeurs- par la constitutionnalisation du pseudo-droit à l’avortement.

La pratique de la mise à mort des enfants à naître ne souffre d’ailleurs désormais quasiment aucune limite puisque elle est de plus en plus légalement autorisée jusqu’au neuvième mois de grossesse de la mère.

Cela va bien sûr totalement à l’encontre des valeurs de l’identité de civilisation des nations chrétiennes et tout simplement à rebours de toute humanité.

La mobilisation, partout dans le monde, contre les pratiques de l’avortement érigé en tabou féroce, idéologisé, banalisé, et si souvent imposé va désormais dans le sens du combat pour un renouveau des droits de l’homme fondés d’abord sur le respect du droit à la vie des enfants à naître et le commandement du Décalogue du « Tu ne tueras pas », c’est le combat fondamental de la civilisation contre la barbarie.

Cette victoire s’inscrit dans un travail structurel des droites américaines

D’Olivier Frèrejacques, délégué général de Liberté politique :

En l’espace de quelques jours, le paysage politique américain a été agité par deux victoires du camp républicain : le jeudi 23 juin, la Cour Suprême a rendu un arrêt favorable au port d’arme ; le vendredi 24 juin, elle annulait l’arrêt de 1973 Roe contre Wade, jugeant le droit à l’avortement comme conforme à la Constitution. Cette décision a fait l’effet d’une véritable bombe, provoquant des réactions dans tout l’Occident.

S’installer dans le paysage

Minoritaires au Congrès, les forces conservatrices ont obtenu deux succès en une semaine. Si la première est peu parlante pour nous autre français, la seconde a une portée qui a largement traversé l’Atlantique. Cette victoire pro-vie américaine est d’autant plus étonnante qu’elle intervient alors que les Républicains sont minoritaires à la Chambre des représentants et que leur champion, Donald Trump, a cédé sa place à la Maison Blanche au démocrate Joe Biden.

Cette victoire n’est donc pas une victoire électorale conjoncturelle mais s’inscrit dans un travail structurel des droites américaines. La société civile conservatrice, ses lobbies, ses « think tank » (laboratoires d’idées), ses associations n’ont jamais cessé de maintenir la pression en matière de droit à la vie. La nomination de juges favorables par Donald Trump aura fini de fragiliser un édifice progressiste un demi-siècle après son entrée en vigueur !

Les retournements sont possibles

Cette victoire oblige cependant tout un écosystème conservateur à assurer le « service après-vente ». Mettre fin à l’avortement implique, pour pérenniser une politique pro-vie, de mettre en place les outils de l’accueil de la vie, ce qui passe aussi par des politiques sociales qui sont rarement du goût de la droite américaine. Cela implique d’envisager nos combats politique dans leurs multiples aspects. Défendre une position bioéthique, c’est défendre un choix qui n’est pas le plus facile et oblige donc à assurer les meilleures conditions du maintien de la loi juste.

Sur ces sujets délicats comme sur d’autres, tenir bon, ne pas se renier tout en assurant un travail efficace à tous les échelons créent les conditions de la victoire. Investir les médias, l’appareil judiciaire, l’enseignement, les entreprises… Autant d’investissements humains qui assureront les victoires de demain et permettront de peser auprès des élus. En France, la percée historique du RN aux législatives et le maintien d’un grand groupe LR montrent que des surprises sont possibles même en matière électorale. Liberté politique sera présent auprès de ses élus et des autres pour les rappeler à leurs devoirs et les aider dans la lourde tâche qui les attend. Nos équipes sont déjà au travail pour élaborer un ensemble d’outils visant à toucher directement députés et sénateurs dans les mois déterminants qui nous attendent.

Un village cherche un prêtre pour une messe le 15 août

L’annonce est parue dans France catholique. Si le maire de Veuvey-sur-Ouche demande un prêtre occasionnel, l’évêché sera-t-il d’accord ?

Votre responsabilité est immense…

D’un lecteur, vieux militant de droite :

89. Vous êtes 89 à pénétrer, l’immense majorité d’entre vous pour la première fois, au sein du Palais Bourbon et à y siéger comme députés de la nation. De surcroît, vous représentez le premier groupe d’opposition à l’Assemblée Nationale. Disons-le clairement, vous êtes la portion de bon sens, celle dont le principe de réalité est le meilleur allié, celle qui sait, sans doute mieux que quiconque l’ampleur des réformes à mener, le nombre incroyable d’efforts qu’il faudra produire pour espérer réparer ce pays traversé par de multiples crises, écartelé par d’insondables failles.

Cette fracture béante, cette nécessité, cette patrie en danger pour reprendre la dialectique républicaine vous oblige. Tous les regards, amicaux ou non, sont braqués sur vous. Comme nous, vous savez quelles accusations pèsent sur vos épaules : amateurisme, légèreté, démagogie, incapacité à gouverner… Ces critiques, sans doute injustes dans l’ensemble étaient facilement esquivables lors de la précédente mandature. Vous n’étiez qu’une poignée et vous aviez touché du doigt le peu de poids que pèse un député non inscrit, isolé, seul, dans la balance des lois.

Cette excuse a, en même temps que le plafond de verre, volé en éclat. La Macronie, prise à son propre jeu de division, s’est retrouvée plus faible qu’aucun ne le pouvait prévoir. La force politique que vous représentez aujourd’hui est inattendue, imprévisible, même inespérée.

Car enfin, les digues qu’ils ont bâties pour vous isoler ont fini par les noyer. Enfin, le peuple s’est secoué de sa léthargie, peut-être pour la dernière fois d’ailleurs, en élisant une force significative d’opposition à la fois souverainiste et patriote, populaire mais consciente des véritables enjeux.

Ce camp patriote, on l’a vu se déchirer et se diviser, mais soyons clairs toutes ces divergences étalées n’auront été que stratégiques. Certains sont convaincus que Marine Le Pen, du fait de son nom et de sa personne, ne peut espérer opérer la synthèse nécessaire pour unifier une force apte à prendre le pouvoir. On peut le nier, le déplorer, en rire ou en pleurer, mais c’est ainsi que la chose est analysée. Monsieur Zemmour de son côté a espéré contourner le problème en passant par la droite. L’échec aura été retentissant et malgré une mobilisation pleine de panache, ses troupes se sont retrouvées au point de départ qu’avait pourtant éprouvé en son temps François-Xavier Bellamy : 7 %. Cela on peut aussi le déplorer mais c’est ainsi.

Vous avez dans ce groupe des élus expérimentés comme Sébastien Chenu, des politiciens professionnels comme Bruno Bilde ou Laure Lavalette. Des élus de terrain enracinés depuis vingt ans comme Hervé de Lépinau, Grégoire de Fournas ou encore Laurent Jacobelli. Vous avez des femmes de ménage comme Lise Pollet, des policiers, des avocats, des cadres, de modestes salariés… Vous regroupez toutes les tendances, des anciens communistes aux catholiques conservateurs, des gaullistes sociaux aux poujadistes, cette pluralité, vous l’avez voulu car au fond vous êtes le groupe qui représente le mieux la France. Cette France dont vous avez mieux que personne capté les espoirs, reçu les colères et ressenti les aspirations. Cette France qui ne veut pas mourir, vous leur vendez depuis plus de trente ans une raison d’espérer, de s’accrocher, une raison de croire que quelque part, une formation politique les représente. Vous êtes leur dernier essai avant l’abandon définitif, la dernière haie d’un trop long saut d’obstacle. Vous êtes cette France qui montre dans ses ultimes soubresauts, une volonté de traverser le siècle et plus encore.

Aussi, et ces mots s’adressent à vous Marine Le Pen, mesurez, nous vous en conjurons, l’écrasante responsabilité qu’est la vôtre, ayez conscience que ce mandat est sans doute l’une des dernières chances pour ce pays de ne pas sombrer. Ce n’est ni une stratégie, ni une technique qui vous mène, ici et maintenant, au sein du Palais Bourbon, mais les circonstances, pour ne pas dire l’Histoire, et elle vous regarde. Vous pouvez l’écrire ou la déconstruire. C’est à vous de décider.

Votre responsabilité est immense, les temps qui s’annoncent seront rudes, violents, déstabilisants. Si vous trahissez les espoirs qui reposent sur vous, les dommages seront à jamais irréversibles.

Nouvelle victoire de Viktor Orban en Hongrie

Il y a eu dimanche 18 élections municipales partielles dans le pays. Le parti d’Orban se présentait dans 16 des 18, il en a remporté 12.

Dans la capitale il y avait une élection dans quatre districts. L’opposition des six partis coalisés contre Orban ne l’a emporté que dans l’un des quatre. Dans les trois autres c’est le parti d’Orban qui a gagné.

En dehors de Budapest, la coalition des six partis ne l’a emporté qu’à Gyöngyö, où elle n’avait en face d’elle qu’un indépendant.

« C’est un résultat décevant, on ne peut pas le nier ni le minimiser », a déclaré le grand chef des opposants, le maire de Budapest Gergely Karácsony.

Bruno Le Maire : « Nous allons provoquer l’effondrement de l’économie… »

Bruno Le Maire, ministre de l’économie, hier :

Le même Bruno Le Maire, le 1er mars :

 

Toulouse : des tags sur l’église, la statue de la Vierge et le monument aux morts

Le maire de quartier et adjoint au maire de Toulouse est monté au créneau sur les réseaux sociaux pour dénoncer un acte de vandalisme qui « attaque notre mémoire ».

 « La série de tags a commencé il y a deux ou trois jours. Aujourd’hui, cela prend une autre ampleur avec le monument aux morts qui est tagué, c’est hallucinant, et des tags sur le clocher et la statue de la Sainte Vierge. Ce n’est plus de la bêtise que l’on peut voir sur certains murs, c’est une atteinte grave. J’ai demandé à ce qu’on porte plainte. Avec nos caméras de vidéosurveillance, j’espère qu’on pourra identifier les auteurs de ces tags. Bien sûr, nous n’en resterons pas là ».

Une habitante du quartier témoigne :

« Ce sont sûrement des gamins du quartier, mais on ne voit pas très bien quel message ils veulent faire passer. Et puis, rayer les noms inscrits sur le monument aux morts avec de la peinture, c’est une honte pour la mémoire de ces soldats qui ont donné leur vie sur les champs de bataille ».

Il faut prendre conscience de la violence qui s’est exercée à l’encontre des catholiques

Nous avons interrogé Marc Eynaud, auteur d’un ouvrage sur la christianophobie :

Comment expliquez-vous la timidité du clergé français à dénoncer publiquement les attaques et profanations ?

La volonté de ne pas faire de vagues, en tout cas de ne pas jeter d’huile sur le feu. C’est bien compréhensible sur le plan humain mais on voit les conséquences. On est dans une logique qui consiste à se dire « moins on en parle, moins cela créera d’émules ou ne donnera l’idée à d’autres ». Mais cela contribue à créer pour les profanateurs et toute personne mal-avisée un profond sentiment d’impunité. C’est un prêtre qui me racontait que, confronté à une profanation, il avait refusé de porter plainte, il s’était fait proprement incendié par l’officier de police qui lui avait rétorqué « mais mon Père si vous ne portez pas plainte, comment espérez-vous qu’ils prennent conscience du mal qu’ils ont fait? » Cela a été pour lui un électrochoc et depuis, il porte plainte systématiquement. Mais il faut le dire aussi, la multiplication de ces crimes finit par alerter en haut lieu. Les incendies, pillages et profanations se multiplient.

Revenant sur la privation de culte public durant la pandémie, vous évoquez une situation similaire à la Terreur. N’est-ce pas un peu excessif ?

J’ai écrit textuellement : « Il faut revenir aux heures les plus noires de la Terreur pour trouver une situation similaire. Même si tout n’est pas comparable. Les catholiques ne sont pas persécutés; les prêtres ne sont pas guillotinés et les Vendéens sont toujours en vie. Mais, sur le plan philosophique et politique, jamais un gouvernement n’est allé aussi loin ». Nuance qui a son importance si vous me permettez. Il faut tout de même prendre conscience de la violence qui s’est exercée à l’encontre des catholiques : des prêtres dont la vie a été donné pour distribuer des sacrements se sont fait expliquer par les autorités civiles et parfois religieuses (ce qui est plus grave) qu’au fond ils exerçaient une sorte de commerce non essentiel. On a vu, heureusement de manière très exceptionnelle, des policiers entrer armés dans des églises pour interrompre un culte. Je sais bien que nous vivons dans une société de plus en plus violente mais il faut tout de meme prendre conscience de ce que cela représente, on a vu des curés se faire dénoncer par des voisins pour des célébrations devant une poignée de personnes… Oui ce n’est pas la Terreur et son lot de crimes mais la situation vécue pendant l’épidémie est quand même inédite.

Vous évoquez aussi l’occultisme, dont Marlène Schiappa est adepte. Au-delà des « déséquilibrés » et autres vandales qui pillent les églises, constatez-vous une croissance du satanisme ?

J’ai parlé de Marlène Schiappa et de Sandrine Rousseau parce qu’il y a une double conjoncture. Avec l’essor du néoféminisme, la société élève la sorcière au rang de figure féministe par excellence, une sorte d’icone de l’émancipation féminine face au pouvoir blanc patriarcal hétérosexuel que représenterait l’Église. L’autre conjoncture, c’est l’explosion de la « sorcellerie » chez les influenceurs et surtout influenceuses. Suivies par des dizaines voire des centaines de milliers de jeunes, ces « personnalités » abreuvent leur communauté de mixtures, sortilèges et autres actes ésotériques. Certains se vantent meme d’avoir passé des pactes avec le Diable. Dans l’immense majorité des cas, ce sont des gamineries, mais cela coïncide avec des déclarations comme celle de Marlène Schiappa qui a déclaré avoir des amies qui lui « tirent les cartes ou [lui] envoient des SMS avant des moments importants », parlant même parfois de « formule de protection ». Elle raconte avoir toujours « du corail autour de son poignet et un bracelet avec le chiffre 4 » sur elle, assurant que « ces croyances [lui] donnent confiance ». Au fond, c’est un effet de mode, mais derrière l’aspect « cool » et branché de la sorcellerie à la sauce millenial, on a une porte qui s’ouvre vers des actes beaucoup plus graves comme des profanations ou autres actes authentiquement satanistes.

Christian Estrosi : Le pass vaccinal pourrait être réactivé dès le 1er août

Lors du conseil métropolitain de Nice, Christian Estrosi a abordé le sujet du Covid :

« Selon des scientifiques, le nombre de cas réels serait 25 fois supérieur aux chiffres officiels. Le suivi de l’Agence locale de sécurité sanitaire environnementale et de gestion de risques est quotidien dans les eaux usées de la ville de Nice et le taux de portage Covid est supérieur à 4%. »

« Le nouveau pic, prévu début août », entraînera la « réactivation des tests de dépistage, notamment salivaire pour les enfants, à partir du mercredi 3 août ».

Des centres éphémères seront également implantés à partir du lundi 29 août « en prévision de la rentrée scolaire ». Enfin, le vaccinodrome du palais des expositions est prêt à être réactivé. Selon ses informations

« le pass vaccinal pourrait être réactivé dès le 1er août ».

 

Avortement : l’alliance objective du macronisme et du mélenchonisme

Interrogée dans Marianne, la juriste et spécialiste du droit public Anne-Marie Le Pourhiet déclare :

[…] Le rajout constitutionnel proposé par le groupe LREM, qui ne fait en réalité que reprendre une proposition de la France Insoumise déposée en 2019, ne changerait strictement rien à la jurisprudence du Conseil constitutionnel. Cette proposition est de surcroît très mal rédigée et dépourvue de sens. […] C’est évidemment une surenchère de LREM puisque l’idée a d’abord été lancée par un député de la Nupes. Ce sont des « tests » qui risquent de montrer l’alliance objective du macronisme et du mélenchonisme en matière sociétale. Et en effet, la droite complexée, de LR au RN, risque aussi de tomber dans le piège. Un peu d’intelligence, de raison, de culture et d’épaisseur en philosophie et théorie du droit devrait conduire à retoquer ce type de proposition. D’ailleurs je n’ose imaginer le niveau de la campagne référendaire que déclencherait cette initiative.

Droite complexée… elle ne croit pas si bien dire. Selon Le Monde

La présidente du groupe Rassemblement national à l’Assemblée nationale envisage de soutenir l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution, malgré ses positions passées et une délégation de députés comprenant des militants contre l’IVG, écrit notre journaliste Ivanne Trippenbach.

Pression pour l’avortement à Malte

135 médecins de Malte (soit 5% des médecins de l’archipel) ont déposé un recours juridique contre l’interdiction de l’avortement, demandant la suppression d’un article du Code pénal prévoyant jusqu’à quatre ans de prison et l’interdiction à vie d’exercer pour les médecins pratiquant des avortements. Ces professionnels de santé espèrent maintenant un procès pour plaider leur cause.

Un nouveau projet de loi Covid

Le projet de loi visant à maintenir « un dispositif de veille et de sécurité sanitaire » jusqu’au 31 mars 2023, qui doit être présenté au prochain conseil des ministres, comporte trois articles.

L’un autorise le Premier ministre à imposer par décret la présentation d’un passe sanitaire (test négatif, justificatif de vaccination ou certificat de rétablissement) à partir de 12 ans pour « se déplacer à destination ou en provenance du territoire hexagonal, de la Corse ou de l’une des collectivités » ultra-marines. Ce passe aux frontières pourrait aussi s’appliquer « aux personnels intervenant dans les services de transport concernés ».

Parallèlement, seraient prorogés les fichiers informatiques SI-DEP (résultats des tests de dépistage) et Contact Covid (personnes infectées et cas contacts).

Le texte prévoit en outre de créer un « comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires », rattaché aux ministres de la Santé et de la Recherche. Cette nouvelle instance sera chargée de rendre « des avis sur la situation sanitaire et les connaissances scientifiques qui s’y rapportent » et pourra « formuler des recommandations » – une mission proche de celle du Conseil scientifique institué en mars 2020, à ceci près que ses travaux seront « communiqués » aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat.