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Terres de Mission : Eternelle Notre-Dame

Eglise universelle : Pèlerinage à Rome pour la canonisation du père de Foucauld

Le dimanche 15 mai aura lieu, à Rome, la canonisation de Charles de Foucauld. A cette occasion, l’agence de voyage Odeia organise plusieurs pèlerinages pour assister à cette cérémonie. Sophie Magerand, directrice d’Odeia, présente les différentes formules possibles pour participer à cet événement important de la vie de l’Eglise.

Eglise en France : Sept chemins de croix pour les vendredis de carême

Déjà bien connu pour ses précieux petits livres qui permettent de suivre l’année liturgique (6 volumes pour le temporal, 4 pour le sanctoral), l’abbé Patrick Troadec présente ici deux nouveaux volumes d’une particulière actualité en ce temps de préparation à Pâques : “Sept chemins de croix pour les vendredis de carême” et “Six chemins de croix pour enfants”.

Eglise en marche : Eternelle Notre-Dame

Le 15 avril 2019, un incendie ravageait la cathédrale Notre-Dame de Paris. Alors que les travaux de restauration sont en cours, un partenariat entre Orange et Amaclio Productions permet de vivre une expédition immersive, en réalité virtuelle, à la découverte de la cathédrale et de son histoire. Président d’Amaclio, François Nicolas, présente ce voyage d’initiation, absolument extraordinaire, rendu possible par des techniques novatrices.

Ministère de la Remigration: Zemmour fait fort!

De Roland Hureaux, essayiste et haut fonctionnaire, pour le Salon beige:

En annonçant qu’il allait faire un ministère de la remigration, Eric Zemmour frappe  fort. Certains diront qu’il pousse le bouchon un peu loin.

Cette proposition va provoquer un tollé qui, la psychologie électorale aidant,  pourrait lui profiter   plutôt que le desservir.

L’idée de remigration de certains immigrés, de Afrique ou d’ailleurs, parait,  il est vrai , utopique , voire inhumaine.  L’est-elle autant qu’on croit ?

En 2019, la France a délivré 277 000 titres de séjour (204 000 en 2009), un chiffre qui ne recouvre, on le sait, qu’une partie des entrées sur notre territoire. Mais environ 50 000 migrants quittent le pays chaque année, souvent pour rentrer chez eux (c’est une moyenne avec beaucoup de fluctuations). Il est donc possible de mieux suivre ces remigrations volontaires, et, le cas échéant, de trouver les moyens de les encourager.

Inciter les retours volontaires serait sans doute plus efficace avec une formation adaptée aux pays de départ qui ont un grand besoin de compétences.  C’était politiquement incorrect jusqu’à une date récente. Notre appareil de formation doit  être mobilisé à cette tâche.

Cheyenne Caron a fait en 2015 un beau film Patries qui décrit le retour volontaire d’un Camerounais au pays, assorti d’un projet de création d’entreprise, retour qui n’a rien d’infâmant.

Jusqu’à une date récente, on a fait l’inverse. Au nom de l’ « immigration choisie » , Sarkozy était allé chercher les plus aptes à servir notre économie. Les belles âmes qui s’indigneront sans doute à l’idée de remigration n’avaient rien dit de ce véritable « vol de compétences » que constituent certaines formes d’immigration « choisie ».

Le cardinal Robert Sarah, qui vit aujourd’hui à Conakry, plus réaliste que l’épiscopat français, ne dit pas autre chose : « S’il faut les aider ( les Africains),   je pense que c’est sur place, dans leurs villages, dans leurs ethnies. »

Se redonner les moyens d’agir

Mais les pays d’Afrique ne sont pas forcés d’être coopératifs. La France s’est privée au fil des ans des moyens de les y inciter et a tout fait   pour s’y discréditer.

Macron, sans consulter personne, a supprimé la zone franc en Afrique occidentale (l’ancienne Afrique équatoriale a refusé cette suppression !).

Le fonds national d’aide au développement créé dans les années soixante a été pratiquement vidé dans le FED, le Fonds européen de développement.  La gestion européenne de l’aide au développement est plus bureaucratique et donc plus coûteuse. Elle est assurée   dans les pays francophones, par des représentants pas forcément français ni francophiles ; certains sont sournoisement hostiles aux souvenirs de la colonisation française. Rapatrier cette action de Bruxelles à Paris est une urgence. Il faut rapatrier cette aide.

L’ Agence française de développent , autre instrument  d’aide au développement, qui était spécialisé dans l’aide aux  anciennes colonies françaises, où elle assurait un équilibre entre élément don et élément prêt  en fonction de la capacité des pays,  a , sous l’égide de Macron, ministre des finances , élargi son domaine au monde entier , au détriment de l’Afrique,  et , voulant devenir « une banque comme les autres », pousse l’absurdité,  jusqu’à aider des projets en Chine , dans un pays qui est notre concurrent . Il faut   rendre à l’Agence le rôle qui était celui de la Caisse centrale de coopération.

Il faut aussi renouer avec les pays, comme le Mali, boudés à Paris et Bruxelles parce que leurs chefs n’ont pas été élus selon les règles de la démocratie formelle. Ce rigorisme passablement pharisien les encourage à se tourner vers la Russie ou la Chine.

La remigration est possible. Elle prendra tout son ses dans le cadre d’une redéfinition des relations entre la France et l’Afrique, plus nécessaire que jamais    à l’heure où ce continent  va peser de plus en plus.

Le rôle de Luigi et Maria Beltrame Quattrocchi dans la naissance du scoutisme en Italie

Le père Antoine De Roeck, prêtre du diocèse de Vannes, a participé à la fondation de l’Oratoire Saint-Philippe-Neri de Lorient. Docteur en théologie à l’Institut pontifical Jean-Paul II, il enseigne la théologie morale et est professeur à l’institut de Théologie du corps. Il vient de publier une biographie du couple italien Luigi et Maria Beltrame Quattrocchi. Itinéraire spirituel d’un couple.

Le 21 octobre 2001, Jean-Paul II a béatifié ce couple marié. Luigi et Maria Beltrame Quattrocchi ont trouvé ensemble le chemin du Ciel : devenir saint par et dans le mariage, c’est possible ! Mariés en 1905, Luigi et Maria vivent à Rome et forment avec leurs quatre enfants un foyer heureux, a priori tout à fait banal. Le secret de leur sainteté ? « Les bienheureux époux ont vécu une vie ordinaire d’une façon extraordinaire »‚ révèle Jean-Paul II. Scoutisme, engagements caritatifs, éducation des enfants, respect de la vie, amitiés spirituelles, sens du sacrifice, intégrité au travail, intense vie de prière… Le père Antoine De Roeck nous plonge dans l’intimité des deux époux, véritables témoins de la sainteté au quotidien. Il dévoile les joies et les épreuves d’un couple uni par un amour immense et la fidélité à l’Évangile.Un itinéraire de vie conjugale édifiant et une éclatante confirmation de la beauté du sacrement du mariage. Comme en témoigne Maria à la mort de son mari : « En quasiment un demi-siècle de vie commune, jamais un instant d’ennui, de trop-plein, de fatigue. »

Le couple s’investit dans le mouvement scout naissant en Italie, convaincus du bien-fondé de cette pédagogie. Luigi fait partie du conseil de direction de la première association scoute italienne, fondée en 1916. Maria, qui maîtrise la langue anglaise, s’attache à traduire Baden-Powell pour présenter de façon complète et accessible son contenu. Elle montre comment la pédagogie scoute est adaptée à l’éducation chrétienne et la renforcer. C’est elle qui convaincra bon nombre d’évêques italiens du bien fondé de cette méthode d’éducation. Le scoutisme catholique en est alors à ses débuts, avec, en France, le chanoine Cornette, le père Doncoeur et le père Sevin. Le succès du mouvement en Italie est moins fulgurant qu’en France, mais il suscite moins d’opposition et finalement les scouts ont droit le 6 septembre 1925 aux encouragements du Souverain Pontife. C’est une reconnaissance du travail accompli en moins de dix ans pour intégrer le scoutisme au sein de l’Eglise, une oeuvre à laquelle Maria a participé activement mais discrètement. Quant à Luigi, il est devient en 1918 membre du commissariat central de l’association de scoutisme, il y donne de son temps et y implique ses enfants.

Les missions de l’Institut du Verbe Incarné

Pour fêter le 38ème anniversaire de la fondation de l‘Institut du Verbe Incarné nous partageons cette première vidéo des missions en France et en Tunisie :

Macron cherche des figurants pour son meeting

République de pacotille :

La République exemplaire de Macron c’est une quinzaine de ministres ou membres de cabinet mêlés à des procédures judiciaires

Qu’est-ce que ce serait si la République de Macron n’était pas exemplaire

Pour la première fois, un ministre en exercice – Alain Griset  a même été condamné.

Le secrétaire général de l’Élysée Alexis Kohler est visé par une enquête du parquet national financier pour « prise illégale d’intérêts ».

Le ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti est aussi mis en examen pour ce motif. Ces deux derniers sont pourtant toujours en poste.

La peur au ventre

A Cergy, les élèves sont devenus le gibier des délinquants locaux.

“J’ai pas besoin qu’tu m’dises, ce qu’il faut que je pense “

Chanson de Bruno Lamy, ancien chanteur du groupe Sclérose des années 80 :

 

Entretien avec l’abbé Grégoire Celier : Le XIXe siècle hors des sentiers battus

L’abbé Grégoire Celier, Prieur de la chapelle Notre-Dame de Consolation à Paris, vient de faire paraître un livre intitulé « Le XIXe parallèle ». Il a accepté de répondre à nos questions :

Comment un prêtre devient-il critique littéraire : on s’attendrait plutôt à des livres de piété ou de théologie ?

Je suis un homme partagé entre mon intérêt pour la religion, mon intérêt pour la philosophie et mon intérêt pour l’histoire du XIXe siècle. Depuis près de trente ans, je suis rédacteur en chef de revues religieuses (Fideliter, puis Lettre à nos Frères prêtres), et j’ai publié huit livres sur des thèmes religieux. J’ai enseigné la philosophie durant onze années, et j’ai publié trois livres en ce domaine. Enfin, je m’intéresse au nationalisme français et à l’antilibéralisme catholique au XIXe siècle : Le XIXe parallèle est le troisième ouvrage que je publie sur ce sujet.

Toutefois, comme il est facile de le remarquer, à l’exception des deux derniers chapitres, plus spécifiquement littéraires et politiques, l’essentiel de mon livre porte sur des auteurs catholiques, ou en rapport avec l’Église (pour Maurras, par exemple) : à ce titre, cela ne dépare pas, venant d’un prêtre.

D’ailleurs, si un prêtre doit se consacrer principalement aux sciences religieuses, rien ne l’empêche de s’intéresser aussi à d’autres choses, par exemple la littérature. Jamais, dans l’histoire de l’Église, le clergé ne s’est, comme le voudraient les anticléricaux, « enfermé dans sa sacristie ». Les clercs ont toujours brillé en histoire, en littérature, en art oratoire, et même en sciences : rappelons, par exemple, que Gregor Mendel, fondateur de la génétique moderne, était un prêtre catholique, tout comme Georges Lemaître, l’inventeur de la théorie du « Big Bang ».

Vous avez choisi de flâner “hors des sentiers battus” du XIXe siècle : pas de mention de Balzac ou Maupassant, ni de Zola ou Hugo. Pourquoi ce choix assumé ?

Ce livre est d’abord et avant tout un livre de liberté. Je ne me suis rien interdit, je ne me suis rien imposé (sauf de rédiger un livre le plus digne possible de ses lecteurs). Je parle ainsi, en toute tranquillité, d’auteurs considérés comme « sulfureux », voire « maudits » : Drumont, Maurras, Céline, etc. Je ne renonce pas à les louer pour ce qu’ils ont fait de bien, ni à les blâmer pour ce qu’ils auraient fait de moins bien.

J’aborde des thèmes qui aujourd’hui font frémir, comme le nationalisme, l’antisémitisme, « l’intégrisme », avec le souci de comprendre et d’expliquer, mais seulement à propos des points que je traite : je ne me sens pas tenu de faire des déclarations liminaires afin de me dégager de toute compromission, de protester que je ne cautionne pas ceci ou cela. Les lecteurs sont de grands garçons ou de grandes filles, ils sont capables de comprendre par eux-mêmes ce que je dis, et quelles sont mes relations intellectuelles avec les personnages et les thèmes abordés.

Donc, pour répondre précisément à votre question, j’ai choisi ces auteurs tout simplement parce qu’ils m’intéressaient. Et je n’ai pas choisi Balzac ou Maupassant parce qu’ils ne m’intéressaient pas, du moins pas au point de leur consacrer une étude. D’ailleurs, il existe des milliers de livres sur ces auteurs « majeurs », et beaucoup moins sur les auteurs plus « mineurs » que j’étudie. Et comme j’ai tendance à aller toujours du côté des petits contre les gros, le résultat est là : je parle de Barrès plutôt que de Zola.

Mais pourquoi ces personnages précisément, plutôt que d’autres à la même période et dans le même genre ? Par exemple, vous parlez de la Comtesse de Ségur, de Louis Veuillot, de Mgr Benigni, mais vous ne parlez pas du cardinal Pie, que pourtant vous admirez, du bienheureux Pie IX, un de vos héros, etc.

Je suis fils de bibliothécaire et petit-fils d’archiviste, je suis journaliste et responsable de publications périodiques depuis trente ans, j’ai été durant treize ans un éditeur. Bref, je suis passionné par tout ce qui concerne l’écrit, et le journalisme en particulier.

Comme il est facile de le constater, les personnages que je décris ont tous été des écrivains, et presque tous des journalistes ou des rédacteurs de brochures d’actualité. Ce qui a été, sans aucun doute, un critère de choix, peut-être subconscient au départ, mais qui se remarque bien à l’arrivée.

Un écrivain, s’il a du talent, peut rester dans les mémoires. Un journaliste, même génial, risque fort d’être oublié. J’ai donc eu envie de faire revivre ceux qui avaient tant marqué leur époque, et dont certains sont à mes yeux, par leur engagement profondément catholique, de véritables héros.

Vous écrivez, en évoquant Dom Guéranger, que la Révolution a provoqué une grave crise intellectuelle dans l’Église. Puis, en évoquant Charles Maurras et la condamnation de l’Action Française, que cette dernière a eu des conséquences tragiques. La crise de l’Église n’aurait-elle donc pas commencé avec Vatican II ?

Je suis membre de la Fraternité Saint-Pie X. Donc, tout le monde peut savoir que je considère certaines affirmations du concile Vatican II comme très contestables du point de vue de la foi.

Cela ne signifie évidemment pas que la crise actuelle dans l’Église (que tout un chacun peut constater : baisse de la pratique, effondrement des vocations, dérives morales, déviances liturgiques, etc.) ait pour cause unique le concile Vatican II. La Fraternité Saint-Pie X ne l’a jamais dit, car ce serait une évidente absurdité. Il existe plusieurs autres causes facilement repérables, comme les changements sociologiques (par exemple, l’exode rural), les avancées technologiques, la montée de l’hédonisme et de l’individualisme, etc. Mai 68, tout le monde en a conscience, a eu une influence majeure même sur l’évolution de l’Église.

De plus, le concile Vatican II ne se serait pas déroulé comme il s’est déroulé s’il n’y avait pas eu des faits antérieurs qui l’avaient préparé, qui avaient fourni le terreau où ont pu germer certaines options que nous considérons comme des erreurs et des fautes.

Donc, non, la crise actuelle dans l’Église n’a pas commencé avec Vatican II, et n’a pas pour unique cause Vatican II. Pourtant, Vatican II est et demeure une cause majeure de cette crise, et c’est pourquoi nous le critiquons sur ses points contestables, et persistons à le critiquer, parce que cette cause continue de produire des effets délétères. Après tout, l’actuel Pape François prétend ne faire qu’appliquer le concile Vatican II, et je pense qu’il a, au fond, assez raison, hélas !

A quand un XXe parallèle ? Et quels auteurs souhaiteriez-vous y évoquer ?

Comme je l’explique dans mon livre, la période historique qui m’intéresse est principalement le XIXe siècle, qui se prolonge un peu au début du XXe. Donc, en principe, je ne suis pas censé publier un XXe parallèle.

Ceci étant, au cours de ma carrière de journaliste catholique, j’ai rédigé des notices sur plusieurs héros du traditionalisme, comme Mgr Lefebvre, l’abbé Louis Coache, le père Michel André, ainsi qu’une histoire du combat catholique traditionnel avant la fondation de la Fraternité Saint-Pie X. Il est donc possible, si j’en trouve le temps un jour, que je mettre tout cela en forme en vue d’une publication.

Mais, pour le moment, j’envisage plutôt un livre sur la liturgie, thème sur lequel j’ai déjà beaucoup écrit : il s’agit de rassembler ces textes, de les réviser et de les réécrire, de les compléter, pour fournir un ouvrage exhaustif et cohérent. La littérature et l’histoire risquent d’attendre un peu.

Quel serait votre message à nos lecteurs ?

Je souhaite à tous les « liseurs » du Salon Beige, s’ils choisissent de s’intéresser à mon XIXeparallèle, d’y trouver de l’agrément, peut-être d’y apprendre quelques faits qu’ils ne connaissaient pas, en tout cas de découvrir ou de redécouvrir des auteurs qui méritent d’être mieux appréciés et davantage lus.

Grégoire Celier, Le XIXe parallèle – Flâneries historiques et littéraires, hors des sentiers battus, Via Romana, 2022, 348 pages, 24 euros.

Réforme de la Curie par le pape, quelles conséquences ?

Les abbé Barthe, Celier et Viot ainsi que Jean-Pierre Maugendre sont les invités de Philippe Maxence pour le Club des hommes en noir de la semaine. Au programme la dernière Constitution apostolique “Praedicate Evangelium” qui vient réformer la Curie romaine mais… pour quels changements ?

Bilan du quinquennat Macron : en marche vers la banqueroute ?

Le Cercle national des économistes a émis une note sans concession du bilan économique du quinquennat Macron. Inquiétant :

Zemmour sur la Colline du crack : ce qu’est devenu la France

Zemmour est le seul candidat qui s’est rendu au cœur de l’enfer, porte de La Chapelle, sur la colline du Crack.

« C’est apocalyptique ! Voilà ce que la France sera dans dix ou quinze ans si je ne suis pas élu. Elle sera faite d’enclaves étrangères avec des murs pour s’en protéger. »

Gérard Depardieu : “J’aime beaucoup Poutine”

Interrogé dans la revue Eléments, l’acteur français n’a pas peur d’être à contre-courant :

Nicolas Sarkozy négocierait le ralliement de 60 députés LR à Emmanuel Macron

Mais qu’attendent donc les élus, députés et sénateurs LR qui portent encore des convictions de droite pour quitter Valérie Pécresse et claquer la porte de ce parti qui trahit les électeurs de droite depuis 30 ans ?

Nicolas Sarkozy ne devrait pas soutenir Valérie Pécresse. Ni officiellement Emmanuel Macron, du moins c’est peu probable avant le premier tour. Mais l’ancien chef de l’État mise sur une réélection de l’actuel locataire de l’Élysée.

Alors, dans la coulisse, le dernier grand fauve de la droite joue les entremetteurs pour créer les conditions d’un accord entre Les Républicains – ou ce qu’il en restera après la présidentielle – et Emmanuel Macron en vue des élections législatives. Jeudi dernier, Nicolas Sarkozy est venu déjeuner à Bercy avec Bruno Le Maire. L’ancien président et son ex-ministre ont bien sûr évoqué le contexte international, mais surtout le scrutin de juin et la possibilité d’arrimer à l’éventuelle future majorité un bataillon de députés LR.

Selon leurs calculs, pas moins de 60 d’entre eux – sur les 100 que compte le groupe à l’Assemblée – seraient susceptibles demain de s’allier au président sortant. [source]

66% des Français seraient favorables au concept de “Remigration” (expulsion massive des étrangers indésirables)

Ils seraient même 87% au sein de l’électorat LR et 80% pour l’électorat RN. Pourtant Valérie Pécresse et Marine le Pen ont condamné cette proposition d’Eric Zemmour. Le sondage réalisé par l’IFOP montre l’adhésion massive des Français (66%) :

Pour Marine le Pen, le concept de remigration est “injuste” et “antirépublicain” [source]. Pour éluder le sujet, elle déforme complètement le concept proposé par Eric Zemmour en sous-entendant de manière malhonnête qu’il s’agirait de retirer la nationalité française aux immigrés et de les expulser. Comment Marine Le Pen peut-elle mentir autant aux Français ? Voici d’ailleurs, un florilège de ses renoncements sur l’immigration :

 

Comment la France est devenue la colonie de ses colonies

Le nouveau livre de Bernard Lugan est paru : « Colonisation, l’histoire à l’endroit. Comment la France est devenue la colonie de ses colonies » :

Migration, immigration, « grand remplacement », « remigration », assimilation et intégration, autant de thèmes et de notions au cœur de l’actuel débat présidentiel qui vont conditionner la vie politique française dans les décennies à venir. Ils illustrent ce basculement ethno-démographique qui fait que, peu à peu,  comme le dit Jean-Luc Mélenchon, la France devient une nation  « créole ».
Or, cet actuel changement de peuple est la conséquence directe de notre aventure coloniale d’hier. Plus de 90% des néo-Français étant des « sujets » ou des descendants de « sujets » de notre ancien empire colonial, la France est donc bien devenue « la colonie de ses colonies » comme le prophétisait Edouard Herriot en 1946.
Il est donc nécessaire et urgent de comprendre pourquoi cette révolution s’est produite. Faute de quoi, à travers les « solutions » que les candidats proposent, et qui se ramènent toutes à l’ « assimilation-intégration », à l’adhésion aux « valeurs de la République » et à la « laïcité », les échecs coloniaux d’hier vont automatiquement et tragiquement se répéter en France. Et comme il ne sera pas possible d’y procéder par amputation territoriale comme l’avait  si dramatiquement fait le général de Gaulle avec l’Algérie, l’avenir s’annonce donc pour le moins  « problématique »…
Mon livre « Colonisation, l’histoire à l’endroit. Comment la France est devenue la colonie de ses colonies » est l’outil permettant d’aborder et de mettre en perspective ces questions devenues existentielles.
Pour le commander, rendez vous sur cette page.

Claves.org, pour expliquer que l’on peut être attaché aux traditions liturgiques et doctrinales, tout en étant dans la pleine communion de l’Église

Nous avons interrogé l’abbé Jean de Massia, prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, suite à la création d’un site internet de formation claves.org :

Pouvez-vous vous présenter pour nos lecteurs ? Quels sont vos apostolats ?

Je suis l’abbé Jean de Massia, prêtre de la Fraternité Saint-Pierre ; après 7 ans d’apostolat paroissial en région parisienne, je suis à présent à Bourges, où est installée notre maison du district de France ; je prépare une thèse de théologie. Je donne également des cours de théologie dans notre séminaire à Wigratzbad, et je suis aumônier général adjoint du pèlerinage Notre Dame de Chrétienté (qui aura bien lieu cette année, de Paris à Chartres ; je vous encourage à venir nombreux pour cette 40ème édition qui s’annonce historique ! ). Enfin j’ai donc la charge de notre nouveau site de formation, Claves.org.

La FSSP vient d’ouvrir un site internet, Claves.org, dédié à la formation. Pourquoi maintenant ? Quel est l’élément déclencheur de cette initiative ? 

Pour la vie chrétienne, l’approfondissement de la foi par la réflexion intellectuelle est essentiel, surtout aujourd’hui, pour tenir bon dans un monde à la dérive, dans lequel mêmes les vérités les plus élémentaires, les plus évidentes, sont rejetées ou déformées. Heureusement, les chrétiens ont aujourd’hui un vrai désir de formation, une soif de mieux connaître Dieu et les mystères de la foi, pour mieux aimer et enraciner leur foi. Cependant il n’est pas toujours facile d’avoir accès à une bonne formation ; tout le monde n’a pas le temps d’approfondir un sujet, ou l’opportunité de consulter des ouvrages de qualité… On cherche sur internet, et il n’y a pas toujours que du bon… Aussi, il nous semblait important de lancer ce site, Claves.org, dédié à la formation intellectuelle : un site facilement accessible, avec des articles relativement courts, des conférences audios de formation – et bientôt, nous l’espérons, des vidéos -,  pour mettre à la portée de tous la grande doctrine traditionnelle de l’Église, avec en particulier saint Thomas d’Aquin comme maître.

Mais l’élément déclencheur a certainement été le Motu Proprio du 16 juillet 2021. Dans les débats et les discussions qui ont suivi cet évènement, est parfois apparue une grande confusion sur la « tradition » en général et sa place dans l’Église, mais également sur le sens de la messe, ou la compréhension de la « communion » dans l’Église…  Avec Claves.org, nous voulons proposer un éclairage théologique et liturgique sur ces questions, et ouvrir une discussion plus sereine sur ces questions délicates, pour expliquer le sens de notre choix fondateur et manifester que l’on peut tout à fait être attaché fermement aux traditions liturgiques et doctrinales, tout en étant dans la pleine communion de l’Église : d’où notre nom, Claves, qui évoque les clefs de saint Pierre, présentes sur le blason de notre Fraternité.

Comment fonctionne ce site ? Quelle est la fréquence de mise à jour ? Comment peut-on en être informés ?

Concrètement, nous voulons que le site accompagne la vie liturgique du chrétien, en suivant de près le calendrier traditionnel et les grands temps liturgiques pour proposer régulièrement (tous les deux ou trois jours environ), des réflexions théologiques, exégétiques, liturgiques ou spirituelles en rapport avec les grands thèmes que l’Église veut nous faire méditer à chaque moment de l’année. De temps en temps, nous proposerons aussi des dossiers plus approfondis sur des thèmes spéciaux (le prochain, en préparation, portera justement sur la messe traditionnelle et la communion ecclésiale). On peut accéder à ce contenu en se rendant directement sur le site Claves.org, en s’abonnant à notre newsletter pour ne rater aucun article, ou en nous retrouvant sur les réseaux sociaux, sur lesquels nous partageons chaque article ou contenu audio.

En cette période électorale, prévoyez-vous de diffuser du contenu pour éclairer les lecteurs et électeurs ?

Nos sujets sont principalement théologiques ou spirituels, mais il ne faut pas en effet oublier que le chrétien appartient aussi à la cité temporelle : et l’Église a un enseignement important sur la réalité politique, enseignement développé de manière admirable par saint Thomas d’Aquin. Nous avons déjà publié une étude sur le rôle de l’Église en politique ; nous comptons bien continuer, en cette période importante, à réfléchir à ces questions dans les prochains jours, car pour agir prudemment, il faut avoir les idées bien claires sur les principes non négociables en politique !

A la droite du XIXe siècle

L’abbé Grégoire Celier, prêtre et docteur en philosophie, spécialisé dans l’histoire de l’antilibéralisme catholique et du nationalisme français au XIXe siècle, vient de publier un ouvrage regroupant des articles rédigés au fil du temps. Le XIXe parallèle : flâneries littéraires hors des sentiers battus propose une galerie de portraits, de figures (nées au XIXe siècle) de l’antilibéralisme catholique et du nationalisme français, qui eurent, en leur temps, une influence majeure : Drumont, Céline, la Comtesse de Ségur, Mgr Benigni, Dom Guéranger, Barrès, Louis Veuillot, Mgr Dupanloup, Charles Maurras, Melchior du Lac et le père Vincent de Paul Bailly.

Via des figures littéraires politiquement incorrectes, l’auteur revient sur des évènements comme le Syllabus, le retour à la liturgie romaine, l’Action française, la Sapinière… Sur la liturgie romaine, promue par Dom Guéranger, l’abbé Célier écrit :

Nous avons largement tendance à sous-estimer la brisure que fut la Révolution. Il y eut tout de même dix années d’interruption plus ou moins totale du culte, mais surtout la cessation complète de la vie intellectuelle catholique : les séminaires, les universités, les bibliothèques, les recherches, tout fut interrompu, détruit, fermé, spolié. Les traditions intellectuelles, bien précieux et impalpable, s’interrompirent. Ceux qui avaient été anciennement formés selon des méthodes scientifiques moururent, ou alors revinrent brisés, malades, vieillis prématurément d’un exil douloureux où, souvent, ils avaient connu la misère et l’indigence. Leurs instruments de travail, leurs livres, leurs manuscrits, tout était devenu inaccessible.

On reproche souvent à l’Eglise de France au XIXe siècle d’avoir été peu intellectuelle, et le reproche n’est pas entièrement infondé. Mais il faut prendre la mesure de ce traumatisme, et percevoir qu’il a fallu presque trois quarts de siècle à cette Eglise pour se relever de sa ruine intellectuelle. On peut en effet dater de la loi de 1875, qui permet l’ouverture des Instituts catholiques, le moment où la haute science ecclésiastique commence véritablement à renaître, même si ce fut au début de façon encore modeste.

Nous connaissons la suite : face à ce renouveau, la République, qui gouverne mal mais se défend bien, va expulser les congrégations, dont les enseignantes, et tenter d’affaiblir l’Eglise par la loi de 1905. Néanmoins, l’Eglise qui est en France a connu une autre crise, interne, via la condamnation de l’Action française, à propos de laquelle l’auteur écrit :

Cette décision de condamner l’Action française, c’est certain, a été lourde de conséquences ; elle fut un tournant majeur dans l’évolution de l’Eglise en France et ensuite de l’Eglise universelle. La part qui revient à l’aspect historique de la condamnation et celle qui revient à l’aspect doctrinal dans l’influence ultérieure de cette même condamnation sont en pratique impossible à démêler. Mais, comme il a été dit au début de cet article, la condamnation de l’Action française ne peut être éludée : il faut se situer par rapport à elle, dans l’analyse de l’évolution de l’Eglise.

L’une des conséquences les plus importantes de cette condamnation de 1926 fut qu’elle permit à tout un courant de pensée et d’action, à tout un personnel, plus ou moins marginalisé depuis saint Pie X, de resurgir en force et d’occuper les allées du pouvoir, au détriment d’un autre courant jusque-là dominant.

C’était déjà le grand remplacement.

L’Eucharistie. Dieu parmi nous

Les sacrements, d’un rite à l’autre.
Quelle Tradition pour nos célébrations dans l’Église catholique?

Immigration : ce bouleversement progressif de la population française est le seul défi qui menace directement la paix civile

Pierre Brochand a été directeur général de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) de 2002 à 2008, ainsi qu’ambassadeur de France, notamment, en Hongrie et en Israël. Il a été longuement interrogé dans Le Figaro. Extrait :

[…] Or, pour ma part, vous le savez, je tiens le type d’immigration, que nous subissons depuis un demi-siècle, pour un événement hors catégorie, sans précédent dans notre Histoire. Et, très honnêtement, j’avoue ne pas comprendre comment des esprits libres et éclairés peuvent encore sous-estimer sa gravité.

Pourquoi cet enjeu est-il, à vos yeux, particulièrement grave?

Il suffit pourtant d’en énumérer froidement les caractéristiques, pour mesurer l’impact de ce qui nous arrive: volume massif des flux, vocation de peuplement, absence de régulation politique et économique, majorité de civilisation extra-européenne et musulmane, esprit de revanche post-colonial, réticence à la mixité, préférence pour l’endogamie, cristallisation en diasporas, taux de fécondité supérieur à celui du peuple d’accueil, et surtout – novation inouïe – évolution non-convergente au fil des générations.

A mes yeux, ce bouleversement progressif de la population française, s’il n’est pas l’unique défi auxquels nous sommes confrontés, est le seul qui menace directement la paix civile sur notre territoire.

Vous avez été ambassadeur, puis directeur général de la DGSE. Comment avez-vous été amené à formuler un jugement aussi sévère sur la question de l’immigration?

J’ai entièrement consacré ma vie à l’étranger. Ce qui me vaudra, je l’espère, l’indulgence du jury et, notamment, d’échapper à l’accusation – classique mais rédhibitoire – de «repli frileux sur un hexagone rabougri». D’abord, je rappelle que, dans l’exercice des deux métiers que vous avez cités, le déni du réel et son corollaire, le «wishful thinking», constituent des fautes lourdes, de nature à se voir montrer la sortie. Si, donc, je mets les «pieds dans le plat», c’est au nom de ces décennies d’expérience, qui m’ont appris à lire le monde tel qu’il est, et maintenant qu’il est entré chez nous, à regarder mon pays tel qu’il devient. Et, à ce titre, je crains de devoir tempérer quelque peu les nouvelles rassurantes, que l’on nous sert, à longueur de journée, sur la généralité humaine.

En effet, au contact des milliers d’étrangers que j’ai côtoyés, j’ai pu vérifier la validité lancinante de constats, autrefois banals, aujourd’hui tabous. A savoir que, si la nature nous réunit, la culture impose entre les groupes que nous formons, une distance qui peut aller jusqu’à exclure leur cohabitation. De même, passée une masse critique, les interactions individuelles – jamais irréparables – cèdent la place à des forces collectives, qui n’obéissent en rien aux mêmes lois. Soit un effet de seuil, qui commande, entre autres, l’acculturation: possible en deçà, irréalisable au-delà. Si bien que ce que l’on dénonce avec horreur sous le nom d’amalgame n’est, au fond, que l’observation d’un fait, déterminé par le nombre.

De sorte que le monde que dessinent ces «collectivités en action» n’est ni plaisant, ni souriant. D’un côté, ne nous le cachons pas, nul sentiment n’y est plus répandu que la xénophobie, en particulier au sein des pays dont nous recevons les immigrants. D’un autre côté, toutes – je dis bien toutes – les sociétés «multi» sont vouées à des déchirements plus ou moins profonds. Et dans ce cadre, il arrive que les minorités soient violentes et gagnantes, les majorités placides et perdantes, voire que les victimes n’en soient pas, car responsables de leurs malheurs.

Enfin, il faut admettre que l’Occident, dont la France ne saurait s’exclure, est une exception, dont la domination écrasante sur les affaires de la planète – couronnée par la Globalisation – a partout semé envie et ressentiment.

Dans ce contexte, l’islam, entré en ébullition en réaction à cet ultime avatar de notre suprématie, est devenu le porte-drapeau des «humiliés et offensés», l’emblème du refus, voire du rejet, de ce que nous sommes, alors que la Chine et l’Asie, pareillement outragées, choisissaient de nous défier sur notre créneau de la compétition économique: le fait que l’arc musulman ne compte aucune démocratie mais concentre au moins 80 % des crises «chaudes» de la planète, le fait aussi que ses formes de contestation (jihadisme, salafisme, islamisme) se retrouvent à l’identique sur notre sol, en disent long sur l’insatisfaction d’un acteur historique de première grandeur, à la fois dynamique et rétrograde, dont il est clair qu’après des siècles d’absence, il a repris – via l’immigration – sa marche en avant sur la rive nord de la Méditerranée.

Dernier enseignement, franco-français celui-ci: en conversant avec nombre de personnalités politiques dans la quiétude des salons d’ambassade, j’ai pu mesurer le fossé qui séparait leurs propos publics des jugements, moins amènes, qu’ils émettaient en privé, sur les effets de l’immigration dans leurs fiefs électoraux. […]

Nous avons désormais à faire non plus à des individus dispersés, soit autant de «cas particuliers», en quête chacun d’avenir meilleur, mais à des «diasporas», c’est à dire des réalités collectives, solidement ancrées dans notre sol, fermement décidées à y persévérer dans leur être et dont la dynamique holiste dépasse et emporte la destinée particulière de leurs membres. […]

Pour être plus explicite, une «diaspora» est une entité, formée d’immigrés et de leurs descendants – y compris, fait capital, de nationalité française -, dont les effectifs, regroupés dans l’espace, atteignent une masse critique suffisante pour que la pression sociale y favorise la pérennisation des croyances et modes de vie des pays d’origine, avec lesquels les relations demeurent intenses: ainsi se forment spontanément des enclaves étrangères, plus ou moins fermées, tournant le dos au pays d’accueil et à ses mœurs.

Maintenant que ces noyaux durs sont fermement incrustés, il est bien naïf de croire que les clivages qu’ils portent comme la nuée l’orage, soient exclusivement de nature économique et, donc, solubles dans la quantité. En fait, ces différences sont, d’abord et surtout, de type qualitatif, donc a priori non négociables. Elles recoupent même très exactement les conflits indécidables qui ont causé nos pires malheurs dans le passé: le dissentiment religieux (en l’occurrence, celui, millénaire, entre l’islam et le christianisme, de part et d’autre de la Méditerranée), l’antagonisme colonial (autrement dit, la guerre des mémoires, pas davantage monnayable que celle des croyances), le prisme racial (qui tend insidieusement à rapprocher le statut de nos immigrés de celui des descendants d’esclaves noirs américains, avec les mêmes effets calamiteux qu’outre-Atlantique).

Ne nous cachons pas la vérité. Un tel triptyque est voué à provoquer des enchaînements quasi-mécaniques, dont nous voyons poindre les prémices, ainsi que je l’ai déjà indiqué: progression accélérée de la défiance sociale, séparation des ethnies (preuve par neuf de la faillite du «multi»), rivalité pour le contrôle des enclaves (en parodie des guerres coloniales), propension multiforme à la violence.

Oui, il est très tard. Si l’on veut éviter qu’il ne soit trop tard, écoutons Monsieur de La Palice, quand il nous rappelle qu’il n’est pas d’effets sans causes et que, pour contrecarrer les premiers, il faut au minimum commencer par s’attaquer aux secondes. […]

La commune de La Flotte-en-Ré fait appel pour conserver la statue de la Vierge Marie

La commune de La Flotte-en-Ré, sur l’île de Ré, va faire appel de la décision du tribunal administratif qui l’oblige à déboulonner du domaine public une statue de la Sainte Vierge. Le conseil municipal a décidé à l’unanimité de faire appel du jugement rendu le 3 mars par le tribunal administratif de Poitiers.

L’élu compte produire de nouveaux éléments devant la justice montrant que la parcelle visée serait «en partie privée».Il a «reçu des milliers d’appels et de courriers de soutien, même de l’étranger». Sur internet, une pétition a rassemblé plus de 28.000 signatures.

Zemmour : “Emmanuel Macron a laissé entrer près de 2 millions d’étrangers en France en 5 ans. Moi, je veux en faire sortir 1 million”

Dans un communiqué, Eric Zemmour explique l’intérêt d’un ministère de la remigration

En cohérence avec mon programme migratoire, j’ai annoncé lundi la création d’un ministère de la Remigration, chargé de l’expulsion des clandestins et des étrangers délinquants, criminels et des fichés S étrangers.

Ce ministère sera donc chargé d’appliquer la politique que j’ai déjà proposée depuis des mois et je trouve révélateur que toute la classe politique, de la France insoumise au Rassemblement national, s’oppose au renvoi de ces étrangers délinquants ou criminels qui menacent nos parents, nos enfants et nos petits-enfants.

Cela ne doit plus nous étonner : face à l’insécurité et à la violence qui s’installent sur notre sol, cela fait 40 ans que les politiciens font des promesses sans jamais expulser les étrangers qui nous menacent. Emmanuel Macron a laissé entrer près de 2 millions d’étrangers en France en 5 ans. Moi, je veux en faire sortir 1 million quand ce sont des clandestins ou des étrangers qui nous menacent directement.

Comme Barack Obama, prix Nobel de la paix, qui a renvoyé 2,5 millions d’étrangers des États-Unis, j’expulserai les clandestins, en rétablissant le délit de clandestinité, retiré par François Hollande en 2012, mais aussi, les délinquants, les criminels et les fichés S étrangers. Cette mesure est une mesure de protection des Français. Elle est d’ailleurs souhaitée par une majorité d’entre eux.

Ce ministère permet donc de donner à la France les moyens par lesquels nous parviendrons à protéger les Français. Ainsi, ce ministère aura les moyens pratiques et juridiques de renvoyer chaque année dans leur pays :

    • 120 000 clandestins (900 000 immigrés illégaux sont présents sur notre territoire) ;
    • 80 000 délinquants, criminels et islamistes étrangers (chaque année, 80 000 étrangers sont condamnés par les tribunaux correctionnels et on dénombre actuellement 4 000 étrangers fichés pour radicalisation terroriste).

Contrairement à ce que les politiciens disent pour jouer avec les peurs et nous empêcher d’agir, ce ministère ne sera en aucun cas chargé de renvoyer des Français : nous voulons la fraternité entre tous les Français, quelles que soient leur origine, leur religion ou leur couleur de peau. Nous voulons que chaque Français aime notre pays grâce à l’école, à la fierté de notre identité, de notre culture, de notre langue et de notre histoire.

Pour vivre enfin en paix, nous voulons que la France reste la France.

Les Identitaires ont publié une étude sur le programme des candidats concernant l’immigration. Les programmes des candidats sont jugés sur 6 items :

  • lutte contre le regroupement familial,
  • les expulsions,
  • la réforme du droit d’asile,
  • la réforme des aides sociales accordées aux immigrés,
  • la préférence nationale
  • la question des institutions internationales qui régulent le cadre législatif sur l’immigration.

Résultats ici.

Que se passe-t-il à l’école Sainte-Marie des Bourdonnais à Versailles ?

A Versailles, l’école Sainte-Marie des Bourdonnais a été sollicitée par deux hommes vivant en concubinage qui souhaitent y inscrire un enfant.

Alors que de nombreuses familles attendent parfois en vain une place pour leur enfant, la directrice Isabelle Samie a décidé d’accepter l’enfant, provoquant un tollé, car les parents choisissent cet établissement pour apporter un modèle éducatif conforme aux valeurs de l’Évangile. Les parents qui inscrivent leur enfant dans cette école catholique doivent signer une charte. Comment des personnes qui vivent frontale ment en contradiction avec l’enseignement de l’Eglise peuvent-ils signer une telle charte ? Et quel exemple pour les enfants qui demanderont pourquoi leur camarade de classe a « deux papas » ? Faudra-t-il donc parler d’homosexualité dès 3 ans ? Malheur à ceux par qui le scandale arrive.

Les autorités catholiques de l’école se sont réunies, autour d’Isabelle Samie, directrice de Sainte-Marie des Bourdonnais, et d’Emmanuel Vandroux, directeur diocésain, en présence des membres de l’APEL. Ils ont tenté de convaincre les parents que le « projet pastoral de l’école ne changerait pas » tandis que certains responsables de l’APEL emploient déjà le terme “famille homoparentale” dans leur compte-rendu sur l’affaire…

Des prêtres et des parents d’élèves contestent cette décision, certains allant jusqu’à demander la démission de la directrice d’établissement du fait de la rupture de confiance qui s’est opérée avec elle. Il a été décidé d’accueillir l’enfant car les deux messieurs se seraient engagés (mais seulement par oral) à respecter le projet pastoral et éducatif de l’école. Personne ne croit que, le jour où ils se feront un plaisir de ne pas le respecter, l’enfant sera exclu.

Cette dérive n’est pas isolée. Un lecteur m’informe ainsi que des établissements scolaires privés sous contrat continuent de diffuser le film Tomboy auprès des élèves. A chaque fois, l’information a volontairement été cachée aux parents. Il s’agit de deux établissements privés sous contrat des Landes, le premier l’a fait pour les classes de 4e, le second pour les classes de 6e. Les AFC ont envoyé une lettre de protestation au directeur diocésain.

Comment des établissements catholiques peuvent-ils se rendre complices de la normalisation de l’homosexualité ?

« La violence vient d’ultra-gauche, et on le sait tous, l’ultra-gauche jouit d’une complaisance inouïe de l’État »

Jordan Bardella était le dernier invité à intervenir mardi au Grand Débat des Valeurs. Il s’est fait remarquer par son souci d’union à droite.

« Toutes les évolutions que l’on a faites depuis 5 ans visent à transformer la démarche de témoignage qu’on a longtemps occupée, en une voie qui soit politiquement viable, juridiquement applicable, et in fine politiquement sérieuse ».

Pour Bardella, Reconquête! et LR ne sont ni des concurrents, ni des ennemis, ni des adversaires. Il dit partager les mêmes constats que

« pour Reconquête!, (…) : le souci, l’inquiétude, de la disparition progressive de notre pays ».

« On n’a pas le temps d’attendre 2027 ». « Sa candidature [de Marine Le Pen], c’est la candidature de la solidité. Les Français la connaissent, ça fait 20 ans qu’elle est en première ligne, qu’elle sacrifie une partie de sa vie personnelle pour les Français. Je pense qu’on ne peut pas lui enlever. »

« La violence vient d’ultra-gauche, et on le sait tous, l’ultra-gauche jouit d’une complaisance inouïe de l’État ».« Quant au débat, Jupiter nous a envoyé une lettre depuis les airs. » « Il a fui son bilan » « Macron, c’est le désordre. Il dit tout et le contraire de tout, avec la conviction d’avoir raison ».

Les piliers d’un beau “Oui”

Le 25 mars, nous fêtons la solennité de l’Annonciation. Ce jour-là, l’Ange Gabriel annonce à Marie qu’elle va attendre le Fils de Dieu et Marie accepte. Marie dit oui et le salut du monde devient possible.

C’est un “oui” de la confiance, de l’ouverture et de l’accueil à ce qui vient. Qu’il est beau ce “oui” ! Mais de quoi est-il fait ?

  • De liberté. Un vrai “oui” est un “oui” libre, sans contrainte. C’est d’ailleurs ce que demande le prêtre aux futurs mariés avant de recevoir l’échange de leur consentement : “Est-ce librement et sans contrainte ?”. Voilà une question que nous pouvons également nous poser avant toute décision. N’hésitons pas à demander à l’Esprit Saint de nous aider à discerner ces contraintes (peurs, pré-jugés, fausses croyances …), qui entravent notre liberté et peuvent altérer nos réponses.
  • D’engagement. En acceptant d’accueillir l’enfant de Dieu, Marie a accepté tout ce qui allait avec : le salut du monde, certes, mais aussi des épreuves pour elle et Joseph. Elle n’a pas mis de conditions ; elle n’est pas revenue en arrière à la première difficulté. Elle a dit oui, et c’est tout. Avant toutes nos réponses, faisons nôtre cette parole de Jésus du discours sur la montagne: “Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui”, “non”, si c’est “non”. Ce qui est en plus vient du Mauvais.” (Matthieu 5 ; 37)
  • De parfait abandon à Dieu. Marie s’est abandonnée à l’amour de Dieu. Elle a fait confiance. Il n’est pas possible de tout maîtriser, de connaître toutes les conséquences de chacun de nos choix. Un “oui” est forcément un acte de foi mais, comme nous le dit l’apôtre Paul, “la foi est une façon de posséder ce que l’on espère, un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas” (Hébreux 11 ; 1)

Confions nos prochains “Oui” à Marie afin qu’ils soient authentiques, confiants et enthousiastes et que nous puissions rayonner de l’amour de Dieu à travers eux.

Le lobby LGBT attaque Eric Zemmour

Décidemment, c’est Eric Zemmour qui aura reçu tous les coups pendant cette campagne électorale. Six associations LGBT ont déposé plainte contre Eric Zemmour en pleine campagne électorale pour des écrits de son livre paru en …septembre 2021:

Six associations anti-homophobie ont annoncé à l’AFP avoir déposé plainte ce mercredi à Paris contre le candidat d’extrême droite à la présidentielle Eric Zemmour pour « contestation de crime contre l’humanité », l’accusant d’avoir nié la déportation d’homosexuels pendant la Seconde guerre mondiale.

Les associations Inter-LGBT, Stop Homophobie, SOS Homophobie, Mousse, Adheos et Quazar visent par cette plainte simple une phrase précise du polémiste-candidat dans son livre paru en septembre, La France n’a pas dit son dernier mot : « La déportation en France d’homosexuels en raison de leur « orientation sexuelle », comme on dit aujourd’hui, est une « légende » ».

Ce qui est fâcheux pour ses associations LGBT, c’est que l’affaire a déjà été jugée et que Christian Vanneste, auquel Eric Zemmour fait référence dans son livre, a gagné en justice et a été relaxé. En effet, Eric Zemmour et Christian Vanneste ont bien précisé que cette légende concernait la France et non l’Allemagne.

Pour permettre à nos lecteurs qui n’ont peut-être pas lu le livre d’Eric Zemmour, nous reproduisons ci-dessous les deux articles dans lesquels Eric Zemmour évoque cette manipulation dont a été victime Christian Vanneste, véritable patriote de droite, trahi par Gérald Darmanin (soutien de Macron) et Jean-François Copé (soutene de Pécresse et fossoyeur de l’UMP)

Un mec de gauche

29 juin 2012

J’avais beaucoup fréquenté les sièges du RPR de la rue de Lille et de l’UDF, rue de l’Université. Je n’avais pas eu le temps de me familiariser à celui de l’UMP, rue de la Boétie, que le parti avait déjà déménagé pour la rue de Vaugirard. J’ai eu du mal à trouver ce lieu qui rompait avec mes repères coutumiers du quartier des ministères. On prend vite des habitudes de privilégié. L’immeuble est moderne et laid, l’intérieur froid et sans âme. Jean-François Copé me reçoit dans son bureau de secrétaire général du parti. Il affiche une décontraction à l’américaine. On a l’impression qu’il tente d’adopter une attitude qui ferait la synthèse entre Chirac et Sarkozy. Je songe que ce dernier cherchait une synthèse similaire, mais entre Chirac et Balladur. Sans doute Chirac avait-il de même élaboré un savant mélange entre de Gaulle et Pompidou, avant de prendre pour modèle François Mitterrand… Le sort du président déchu occupe peu nos esprits. On parle de nos enfants et de nos parents. On les compare. On fait assaut de quelques citations d’auteurs célèbres, et on rigole de concert en reconnaissant qu’on avait la même technique pour épater les jolies étudiantes de Sciences-Po. On échange des banalités sur la situation politique, sur les premiers pas de François Hollande à l’Élysée, sur le comportement ridicule de sa compagne, Valérie Trierweiler, qu’on connaît bien, lui et moi… Je songe que Copé n’a pas de chance ; il a quelque chose en lui d’indéfinissable qui le rend antipathique même lorsqu’il se veut sympathique, et arrogant même lorsqu’il profère quelque chose d’intelligent.

Mais la conversation achoppe sur un sujet inusité. Je ne sais pourquoi, je lui reproche sa décision d’avoir expulsé quelques mois plus tôt le député Christian Vanneste. Je lui affirme que celui-ci a raison, que la déportation en France d’homosexuels en raison de leur « orientation sexuelle », comme on dit aujourd’hui, est « une légende ».

Je lui rappelle que Serge Klarsfeld a confirmé ses dires. Je suis surpris de sa réaction pleine d’émotion. Le rationnel et cynique Copé a laissé la place à un Copé sensible et empli de délicatesse. Il qualifie Vanneste de « sale con » et me certifie que « [lui] vivant, l’homophobie ne passera pas ». Il embraye de lui-même sur le « mariage homosexuel », promesse de campagne de Hollande. Il défend cette mesure et me traite de rétrograde et de ringard quand je ne partage pas son enthousiasme. Je découvrirai bien plus tard que deux de ses principaux conseillers, les fameux protagonistes de l’affaire Bygmalion, vivent ensemble. Sur le moment, je ne comprends pas son emportement. Je laisse passer l’orage. Après avoir repris mes esprits, je m’esclaffe et, un brin méprisant : « En fait, tu es un mec de gauche ! »

Quelques mois plus tard, je le verrai, ceint de sa belle écharpe tricolore, au premier rang des manifestations contre « le mariage pour tous ».

De l’homosexualité au lobby gay

22 mars 2013

L’immense salle de la Coupole résonne d’un brouhaha qui nous force à hausser la voix. Je demande à Christian Vanneste pourquoi il a choisi cet endroit au charme suranné ; il m’avoue qu’il use des réductions qu’il avait dans ce restaurant du temps où il était parlementaire, car ce privilège cesse dans quelques mois. Vanneste n’est plus député depuis les législatives de juin 2012. Il fit partie de cette cohorte de jeunes gens de droite qui partirent sabre au clair à l’assaut des fiefs communistes à la fin des années 1980, tandis que leur modèle soviétique s’effondrait dans un énorme fracas. Le temps a passé, ses cheveux ont blanchi ; il s’est usé dans des batailles parlementaires inutiles, découragé par la pusillanimité de son camp sous Chirac et Sarkozy… Il s’est fait souffler son siège par son ancien assistant, Gérald Darmanin. Il peste contre le cynisme sans scrupule du jeune ambitieux qu’il a surnommé « Darmalin » et le compare sans surprise à Rastignac. Il ira loin, lui dis-je, celui-là : Rastignac a fini ministre important sous Louis-Philippe. On s’esclaffe d’un rire complice. Cet ancien professeur de philosophie dans un lycée de Tourcoing a conservé le goût pour la culture classique. Nos rencontres sont chaque fois ponctuées de longues conversations historiques où il défend la mémoire de la monarchie tandis qu’il brocarde mon admiration sans bornes pour l’Empereur. Il semble réciter son Bainville que je reconnais dans tous les méandres de sa démonstration ; et je prends plaisir à ébrécher la statue du commandeur.

Mais je sens bien qu’il a la tête ailleurs. Il n’a toujours pas digéré son éviction du Parlement. Il sait bien que Darmanin a profité d’une situation plus qu’il ne l’a créée. Vanneste avait été exclu du parti par Copé pour ses propos sur l’homosexualité. Très vite, il revient sur le sujet. Son plaidoyer pro domo est fondé et argumenté. Il répète sans se lasser qu’il n’y a jamais eu dans la France vichyste de convois d’homosexuels vers les camps de concentration ; et que si l’homosexualité n’était pas demeurée marginale, l’humanité n’aurait pas survécu. Il prend plaisir à citer les grands auteurs, mais n’ignore pas que Kant ne peut rien contre la force du « lobby LGBT ». On se plaît à noter la nouvelle place prédominante du lobby dans tous les partis politiques, à des postes élevés ; mais aussi dans les grandes entreprises, les grandes écoles, les universités, les médias, le ministère de la Culture. On constate que l’orientation sexuelle – dont on ne se soucie guère – est désormais orientation politique et même idéologique ; que le lobby LGBT, avec son allié féministe, est un des fers de lance de cette société diversitaire que nous combattons tous deux ; que les homosexuels qui ne partagent pas cette ligne sont marginalisés ou persécutés par leurs pairs ; que la sémantique, comme toujours, a défini l’opposition entre « gay » et « homosexuel » ; et que la minorité gay accuse toujours les opposants à son idéologie « d’homophobie » ; que les homosexuels sont ainsi tous pris en otage pour un combat douteux ; que le processus est identique à celui « d’islamophobie » : aujourd’hui, le « discours de haine » permet de faire taire les adversaires politiques, comme une guillotine médiatique et judiciaire.

Vanneste me rappelle fièrement qu’il est sorti gagnant d’une longue bataille judiciaire. Il est allé jusqu’en cassation, mais a fini par triompher. Les frais d’avocat lui ont coûté un appartement qu’il avait acheté pour sa retraite ; mais le jeu en valait la chandelle. Il me reproche de ne pas avoir agi comme lui, d’avoir renoncé à faire appel de ma condamnation. Il plastronne avec courage ; mais je vois dans son regard bleu que Christian Vanneste est un homme brisé qui restera inconsolable.

Ben voyons

Extrait de l’homélie de l’abbé François-Régis de Joigny, curé de la paroisse Saint-Georges à Toulon dimanche dernier :

Conférence sur Arnaud Beltrame à Saint-Sulpice

A l’occasion du 4e anniversaire de la mort d’Arnaud Beltrame, une de nos lectrices présente à la conférence de Paris à St-Sulpice le 8 mars donnée par le Père Jean-Baptiste, a pris des notes – qu’elle nous a très aimablement transmises pour en faire profiter tous les lecteurs – sur le portrait spirituel fait par le prêtre qui a donné les derniers sacrements à Beltrame.

Le Père Jean-Baptiste, chanoine de Lagrasse, était invité par la paroisse Saint-Sulpice de Paris, plus grande église de la capitale, à donner son témoignage sur le gendarme, lui qui le prêtre qui l’a le mieux connu les 2 dernières années de sa vie et devait le marier religieusement avec Marielle.

Un parcours spirituel complexe avant de choisir la foi chrétienne

Arnaud Beltrame, baptisé enfant par convenance, n’a reçu aucune éducation chrétienne. À travers les propres écrits d’Arnaud Beltrame, dans des carnets inachevés, retrouvés par sa femme après sa mort, le Père Jean-Baptiste reconstitue son cheminement. « J’ai été athée jusqu’à l’âge de 25 ans, puis j’ai commencé à croire ».  A 33 ans, il se convertit, fait son catéchuménat et reçoit la 1re communion et la confirmation à 36 ans. Il fréquente beaucoup l’abbaye de Timadeuc et admire la radicalité du choix de vie des frères.

Le Père Jean-Baptiste révèle que le Colonel Beltrame avait toujours un chapelet dans sa poche. Il avait écrit dans ses notes : « Récitez souvent le chapelet ! C’est l’Arme la plus puissante pour vous sauver ! » en rouge surligné de vert. Il commente, amusé : quand c’est le Père Jean-Baptiste qui dit arme la plus puissante c’est une chose, quand c’est un officier de gendarmerie qui a toujours une arme de service sur lui c’est autrement éprouvé !

Un couple uni et chrétien, désireux de fonder un foyer chrétien et désireux d’enfants

Ensuite, le Père Jean-Baptiste Golfier détaille sa rencontre avec le couple Arnaud – Marielle Beltrame. Le jour de leur mariage civil, indispensable pour obtenir la mutation géographique d’Arnaud, ils visitent l’abbaye de Lagrasse dans le cadre des journées du patrimoine et rencontrent par hasard le chanoine, qu’ils prennent pour un moine. Le contact passe immédiatement, ils cherchent un prêtre pour les préparer au mariage religieux, et la préparation aux fiançailles et les couples constituent justement la spécialité du chanoine. Une trentaine de rendez-vous en 2 ans suivront, où le prêtre est témoin de l’évolution de ce couple très amoureux, et de l’enthousiasme volubile d’Arnaud Beltrame qui, grâce au Père Jean-Baptiste avec lequel l’admiration est réciproque, approfondit la doctrine catholique et notamment le sujet des tactiques du diable. Le Père Jean-Baptiste détaille le cursus suivi par le couple et montre des extraits de la bouleversante lettre d’intention au mariage qu’Arnaud lui a envoyé 2 jours et demi avant l’attentat où il explique sa ferme adhésion à l’ensemble de l’enseignement de l’Eglise et son aspiration à fonder un foyer chrétien selon les plans du Seigneur, s’engageant à accueillir tous les enfants que le Bon Dieu voudra bien lui donner dans sa bonté.

La Semaine Sainte du Colonel, configuré au Christ par son geste singulier à la résonnance spirituelle intense

Le Père Jean-Baptiste revient ensuite sur le jour de l’attentat. Il rappelle que le Colonel a eu l’idée prémonitoire peu de temps avant d’organiser un exercice-test de prise d’otages dans un supermarché, mode opératoire d’attentat pourtant encore jamais arrivé en France. Le jour de l’attentat, il raconte un signe sidérant qu’il a reçu et qui ne lui était jamais arrivé. Alors qu’il priait à l’office de none dans son abbaye, et sans rien connaître alors de l’implication d’Arnaud dans l’attentat, il voit dans un flash son ami Arnaud Beltrame couvert de sang. Ceci arrive alors qu’il récite le Psaume 88, psaume d’Isaïe prophétisant les souffrances du Christ, ici s’actualisant parfaitement à la situation d’Arnaud, prouvant que la Parole de Dieu est vivante. C’est seulement à 20h que le prêtre apprend que son ami est impliqué dans les événements. Il va alors au chevet d’Arnaud, priant sur lui avec Marielle à ses côtés. Une infirmière s’arrange pour qu’une médaille miraculeuse soit collée sur son corps, lui dont une large plaie au cou est bandée, afin que la Vierge Marie qu’il aimait tant soit auprès de lui dans les derniers instants. En recoupant avec les gendarmes devant l’hôpital, le Père Jean-Baptiste découvre que son flash extraordinaire est arrivé au moment de l’assaut de Beltrame avec le terroriste.

Mise au point sur la franc-maçonnerie

Le Père Jean-Baptiste est également revenu sur la franc-maçonnerie à laquelle avait été initié Beltrame avant sa conversion. Il n’en avait pas parlé avec le Père, qui a d’abord été choqué de cette information après son décès, au point, par honnêteté et vérité, de vouloir arrêter tout hommage sur la dimension catholique, imaginant une double vie totale, et a ensuite enquêté sur le sujet. Personne n’avait su expliquer à Arnaud Beltrame l’incompatibilité du catholicisme – auquel il s’identifiait même à la loge – et la franc-maçonnerie. Comme il n’était pas d’un degré très élevé, il n’en voyait pas l’occultisme, réservé aux grades élevés, d’autant que dans sa loge déiste, on le laissait doucereusement parler de sa foi catholique, prêter serment sur l’évangile de Saint-Jean ou disserter sur les Templiers, mais y voyait un lieu où il avait noué des amitiés sincères. S’il avait été mis au courant, le Père Jean-Baptiste l’aurait rouspété et il est convaincu qu’Arnaud aurait avec ces franches mises au point coupé tous les ponts restant avec la franc-maçonnerie, son souci d’honnêteté intellectuelle et de mise en cohérence étant tels. En revanche, le Père réfute catégoriquement qu’Arnaud était assidu en maçonnerie, contrairement à ce qu’un officiel de la loge a dit faussement. Suite à sa mutation dans l’Aude, il n’avait d’ailleurs jamais pris attache avec sa loge de Carcassonne qu’il aurait dû fréquenter. Le Père Jean-Baptiste s’amuse de constater qu’il profite des conférences sur Arnaud Beltrame pour rappeler fermement l’incompatibilité entre appartenances catholique et maçonnique, pas assez dite. La leçon est qu’une conversion sincère comme celle d’Arnaud peut être accompagnée d’erreurs qui restaient à purifier. Signe de la primauté de la référence catholique, c’est le Père qui a récupéré récemment son ancien tablier de franc-maçon, qu’il a exorcisé.

Arnaud Beltrame peut-il être déclaré saint ?

Le Père ensuite témoigne de l’aspiration à la sainteté très forte chez Arnaud. Il avait été très fier de se dire que le premier couple béatifié en tant que couple, les Beltrame-Quattrocci, était peut-être de sa famille, ayant des origines en partie italiennes. Sans s’avancer sur l’ouverture d’un éventuel procès de béatification, décision qui serait du ressors de l’évêque de Carcassonne ou de celui des Armées, à partir de l’an prochain (délai des 5 ans après la mort), il décrit ce qu’en serait une voie possible : la nouvelle catégorie « offrande de vie », promulguée en 2017 par le Pape François, s’ajoutant aux voies déjà existantes de martyre pour la foi ou héroïcité des vertus, correspondrait bien au cas d’Arnaud.

En revanche, le prêtre a témoigné de grâces surnaturelles, y compris la guérison d’un cancer, déjà obtenues par son intercession. Plus fort encore, deux conversions, après le geste d’Arnaud. Celle d’une adolescente, n’ayant reçu dans sa famille aucune éducation religieuse, et qui en mai 2018 a entendu le Colonel lui dire de rester dans l’église dans laquelle elle était entrée par hasard ; à la suite de la messe à laquelle elle assistait pour la 1re fois sans le savoir, elle a reçu instantanément le don de la foi et s’est préparée, seule de son entourage, au baptême qu’elle a reçu en 2021. Et celle… de l’otage, Julie, qui a permis au Père Jean-Baptiste d’en parler au cours de la conférence, qui est elle aussi en chemin vers le baptême, se convertissant ainsi à la religion de son sauveur.

Enfin, le Père Jean-Baptiste a exposé des leçons spirituelles à tirer du geste d’Arnaud ainsi que sa méditation des raisons ayant pu le pousser à poser cet acte surhumain à quelques semaines de son mariage, identifiable à une motion de l’Esprit Saint.

Après la prière du gendarme qu’Arnaud affectionnait (« je suis gendarme et je veux être chrétien… »), le conférencier a invité l’assemblée à réciter ensemble la prière adressée à Arnaud Beltrame ayant reçu l’imprimatur de l’évêque aux Armées.

En sortant de St-Sulpice, chacun armé d’une petite image de prière généreusement distribuée par les organisateurs, alors que les auteurs de la nouvelle BD et du livre « Arnaud Beltrame, gendarme de France », ayant assisté à la conférence, dédicacent leurs ouvrages, on pressent que l’affaire Arnaud Beltrame n’est pas terminée, et, ayant aperçu une partie de l’âme d’Arnaud Beltrame incroyablement insoupçonnée jusque-là, que le Colonel est aujourd’hui d’une actualité encore plus forte, 4 ans jour pour jour après sa mort héroïque, après avoir donné sa vie pour son prochain à l’exemple du Christ.

Edouard Philippe estime que la valeur prédictive des sondages est nulle

Edouard Philippe est-il complotiste ou a-t-il des informations que les Français n’ont pas ?

L’ancien Premier ministre Édouard Philippe a mis en garde mercredi le camp Macron contre tout excès de confiance en vue de la présidentielle, en appelant à ne pas se « retrancher derrière les sondages » dont « la valeur prédictive est nulle ».

« En dépit de sondages qui peuvent apparaître flatteurs, nous pourrions détourner Jean de La Fontaine et dire que tous les grands sondeurs vivent aux dépens de ceux qui les écoutent », a lancé M. Philippe aux militants niçois, paraphrasant ainsi la fable du Corbeau et du Renard.

Alors qu’Emmanuel Macron est donné largement en tête du premier tour dans toutes les enquêtes d’opinion, et vainqueur du second quelles que soient les configurations, « la valeur prédictive des sondages est nulle », a insisté M. Philippe.

« Si vous vous retranchez derrière les sondages pour vous rassurer, vous vous retranchez derrière du vide, une image qui ne correspond pas à ce qui sera demain et permet de penser que cela ne correspond même pas à aujourd’hui. C’est ceux qui votent qui décident, et pas ceux qui font, commentent ou commandent les sondages », a-t-il plaidé lors d’une réunion publique au Palais Nikaia. [source]

Damien Rieu a effectué des recherches sur les sondages concernant le RN en 2017 et 2021 :

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