Le mensonge enferme et angoisse, la Vérité libère…
Mercredi 1er juin, les auteurs de « l’Encyclopédie sur la sexualité humaine, l’amour et la fécondité » publiée sous la direction du Père José Noriega et de René et Isabelle Ecochard, recevront le Prix Saint Jean-Paul II pour la famille, l’amour et la vie, à la Maison de Saint François-Xavier, 7 place du Président Mithouard – Paris 7ème à 14h15 (événement ouvert à tous). Les docteurs René et Isabelle Ecochard ont bien voulu répondre à nos questions.
Professeur René Ecochard, dans ce formidable ouvrage, on découvre que le bien de l’homme ne peut faire l’impasse sur des sujets essentiels qui touchent à ce qu’il y a de plus intime. Qu’est-ce qui vous a conduit à réaliser un tel travail ?
De Vatican II à Amoris Laetitia une aventure extraordinaire s’est déroulée. Les Pères conciliaires avaient exprimé que les gestes de tendresse échangés par les époux « associent l’humain et le divin » (Gaudium et Spes, 49). Paul VI a décrit la grandeur du lien entre amour et transmission de la vie dans Humanae Vitae. Jean-Paul II a écrit la théologie du Corps, Benoît XVI la théologie de l’amour. Et le Pape François a développé la pédagogie de l’amour avec son attention à la fragilité humaine.
Pendant ces 50 années, des théologiens, des philosophes, mais aussi des scientifiques et les chrétiens des cinq continents ont développé les connaissances sur le dessein de Dieu pour les couples.
C’est toutes ces connaissances que nous avons voulues, le professeur José Noriega et nous même, rendre disponibles dans l’Encyclopédie.
On entend rarement ces paroles dans la bouche de ceux qui devraient nous enseigner le magistère de l’Eglise. Qu’auriez-vous envie de leur dire pour qu’ils aient envie de le faire connaître au plus grand nombre ?
Cette encyclopédie leur fera connaître les succès pédagogiques et les fruits d’un tel enseignement, aussi bien dans nos pays riches que dans des pays plus pauvres. La sexualité humaine associe en effet l’humain et le divin ! Nous, les couples chrétiens, nous l’expérimentons et désirons être accompagnés dans cette aventure. Dieu est une communion d’Amour d’où jaillit la création. Les époux sont appelés à être une communion d’amour qui transmet la vie.
Les couples d’Europe, d’Amérique, d’Afrique et d’Asie en témoignent dans l’Encyclopédie, et nous donnent envie d’entrer à notre tour dans l’aventure.
Certains jeunes se suicident parce qu’ils ne reçoivent pas une éducation qui les construit en profondeur, de nombreux psychiatres non-catholiques s’en émeuvent. Au même moment, alors que le synode sur la synodalité qui se prépare laisse entendre des remises en causes radicales de la morale catholique, des évêques se laissent gagner par le courant LGBT. Que se passe-t-il, selon vous ?
L’encyclopédie aborde longuement ces questions, le malaise des personnes et de leur famille. Le cap périlleux actuel est aussi une opportunité pour relever le défi de la modernité pour les relations homme-femme :
1) La croissance de l’identité sexuelle n’est pleinement acquise qu’à 22 ans chez les filles, 24 chez les garçons : accompagnons les jeunes jusqu’à cet âge pour qu’ils développent leur potentiel.
2) Homme et femme ont des aptitudes et des inclinations différentes et un horizon différent. Il est important de reconnaître la grandeur de la masculinité et celle, différente, de la féminité et d’accompagner les jeunes dans leur développement en vue de cet horizon spécifique.
3) La sexualité a sa place uniquement dans le mariage car elle est célébration du don mutuel des époux dans le mariage et lieu où l’enfant peut être accueilli et accompagné dans sa maturation puis, peut-être à son tour, la construction d’une famille.
Docteur Isabelle Ecochard, des prêtres et même des évêques connaissent dans leur famille de sang des situations complexes. Certains ont des frères divorcés et engagés dans une nouvelle union, d’autres ont des sœurs ayant eu recours à l’avortement, etc. Se trouvant dans une posture délicate pour ce qui concerne leur propre famille, ceux-ci renoncent parfois à annoncer l’Evangile de la vie et de la famille. Qu’avez-vous envie de leur dire ?
Oui, l’évangile de la vie est exigeant et difficile à vivre. Mais est-ce la seule partie de l’enseignement du Magistère qui est difficile ? Beaucoup d’autres paraissent quasi impossibles à annoncer. Lorsque le Christ, dans le sermon sur la Montagne, dit que le regard concupiscent de l’homme sur les femmes est l’équivalent d’un adultère, lorsqu’il nous conseille d’arracher notre œil ou tout autre membre pour éviter notre chute, ce n’est pas moins exigeant. Dans notre société hypersexualisée, on se focalise sur la partie de l’enseignement sur la sexualité. Les prêtres le savent bien, tout l’évangile est exigeant, mais tout l’évangile est une parole libératrice qui grandit l’homme et le mène au bonheur.
De nombreux articles de cette encyclopédie alimenteront leur réflexion et les encourageront.
Dans de nombreuses familles catholiques, la contraception est considérée comme un moindre mal. Qu’aimeriez-vous dire aux jeunes et à leurs parents ?
Que la réponse est vraiment approfondie dans l’encyclopédie, par des experts en science, philosophie et théologie, et des personnes de terrain. Ils trouveront certainement une aide à la réflexion et des réponses à leur questionnement.
La contraception existe depuis près d’un siècle et est efficace, elle est sous la protection de la médecine ce qui la revêt d’une aura de positif qui rend trouble une réflexion objective -tant sur le plan biologique, médical, anthropologique que spirituel- à son sujet. De plus, cette extraordinaire publicité faite à la contraception occulte complètement les autres méthodes.
La contraception est le début d’une révolution anthropologique concernant la transmission de la vie. Entre la contraception et les méthodes naturelles, deux anthropologies s’affrontent et sont irréconciliables. Avec la contraception, le couple fait le choix d’annuler la fertilité de la femme (pour un temps) pour ne pas avoir à modifier son comportement sexuel. Avec les méthodes naturelles, le couple fait le choix de modifier son comportement (continence pendant les périodes fertiles) pour garder intact l’extraordinaire cadeau qui lui a été fait de sa fertilité. Conscient que la fonction reproduction de leurs corps est précieuse et leur permet de participer à la Création du genre humain, les couples qui optent pour les méthodes naturelles choisissent de ne pas la dénaturer. Ils acceptent d’être des ministres de la vie et non des maîtres absolus. Ils entrent dialogue avec le Créateur. C’est la grande différence anthropologique. Le regard sur la transmission de la vie, modifié par la contraception, a des répercussions bien au-delà d’une simple méthode de régulation des naissances. Nous en sommes témoins actuellement avec toutes les modifications de lois de bioéthique.
Vous avez une expérience de la souffrance des couples et des personnes seules. Pourquoi selon vous les questionnements et autres angoisses exprimées ne peuvent trouver de réponse apaisante que dans la lumière de la vérité ?
Voilà une question philosophique majeure ! « La Vérité vous rendra libres » est-il écrit dans Saint Jean ! En effet le mensonge enferme et angoisse, la Vérité libère. Cette encyclopédie a été écrite justement pour dire la vérité sur ce sujet. L’encyclique parle de la liberté et de la souffrance, sur les plans philosophique, théologique et scientifique.
Qu’avez-vous envie de dire à ceux qui essaient de transmettre une doctrine sûre et solide malgré les silences, abandons et trahisons (osons le mot) de leurs pasteurs sur des sujets essentiels ?
De ne pas abandonner. Ils sont un petit peuple mais ils sont une lumière, lumière pour ceux qui sont dans les ténèbres des problèmes de sexualité, de famille, de rupture etc. Ce qui nous a frappés en recueillant les articles des 157 auteurs, c’est la joie de chacun de travailler pour cette lumière !
Plus d’informations :Les lauréats du prix Saint Jean-Paul II pour la Famille, l’Amour et la Vie – Le Salon Beige
Stade de France : “Les collègues nous ont dit qu’ils n’avaient jamais vu autant de mineurs isolés, essentiellement des Nord-africains, regroupés et hyperactifs”
Les fonctionnaires sur place ont assisté à des scènes de vols sans précédent, sans presque pouvoir intervenir tant elles étaient multiples.
La délinquance locale était aussi présente, mais ça n’était pas dominant du tout, selon eux. Une chose est sûre, les pickpockets sont venus en nombre pour voler du cash, des portefeuilles ou des téléphones, parfois même à des malvoyants ou des personnes en fauteuils roulants. Selon eux, il y avait tellement de vols en flagrant délit qu’ils ne pouvaient pas interpeller tout le monde. Ils ont donc récupéré et restitué les téléphones quand ils le pouvaient. Ils ont même vu un aveugle et un homme en fauteuil roulant se faire voler des biens personnels.
Le parquet de Bobigny indique que 48 gardes à vue ont été prises et qu’un nombre significatif de gardes à vue concernait des mineurs.
“La grande majorité ont été classées sans suite – auteur inconnu ou procédure irrégulière- et aucune garde à vue de mineurs n’a donné lieu à déferrement. Une grande majorité des gardes à vue ont été levées. Quinze gardes à vue de majeurs ont fait l’objet de prolongations, pour des décisions d’action publique à intervenir dans la journée.”
Le parquet de Bobigny précise
“qu’il y a eu un nombre important de plaintes contre X pour des vols, des vols à l’arraché, voire avec violence” et qu’”aucune garde à vue n’est intervenue pour des faits liés à des intrusions ou des faux billets d’entrée au match.”
Le secrétaire général du syndicat policier Alliance 93 rappelle que présenter un mineur à un officier de police judiciaire prend plus de deux heures.
“Combien de vols à l’arraché, avec violence ou par ruse pendant tout ce temps pour, au final, avoir quoi ? Un rappel à la loi et une remise en liberté pour le mineur.”
“Si à chaque personne interpellée il y avait eu une réponse pénale adaptée, ce genre de débordements auraient peut-être été évités.”
Mais Gérald Darmanin continue d’accuser les Anglais… et la strème-droâte :
🔴🗣️ "Ce qui s'est passé samedi est regrettable. La fête a été gâchée. Il y a eu entre 30 000 et 40 000 personnes avec des billets falsifiés ou sans billet" @GDarmanin dans #LE20H de @GillesBouleau sur #TF1 > https://t.co/LYL1AlaVhS . pic.twitter.com/l2gSUaR5Tg
— TF1Info (@TF1Info) May 30, 2022
🔴🗣️ "Il y a eu des moments de délinquance. 52 interpellations en dehors du stade pour des faits de pickpockets. La droite extrême ne doit pas utiliser ces événements pour faire sa campagne nauséabonde" @GDarmanin dans #LE20H de @GillesBouleau sur #TF1 pic.twitter.com/rzJskjyfjr
— TF1Info (@TF1Info) May 30, 2022
On va continuer à acheter le pétrole russe… pour que l’horrible Poutine ne le vende pas plus cher ailleurs
L’UE voulait un embargo européen sur le pétrole russe. Mais la Hongrie dit qu’elle ne peut pas s’en passer.
Ursula von der Leyen a donc déclaré que les pays de l’UE vont continuer à acheter le pétrole russe… pour que l’horrible Poutine ne le vende pas plus cher ailleurs :
« Ce que nous devons toujours faire, c’est trouver le bon équilibre entre ne pas nuire à notre économie parce que c’est notre côté le plus fort contre cette agression russe, l’agression de Poutine, et en prenant l’exemple du pétrole, nous devrons veiller à ce que si nous coupons complètement et immédiatement le pétrole (russe) à partir d’aujourd’hui, il ne faut pas que Poutine puisse amener le pétrole qu’il ne vend pas à l’Union européenne vers le marché mondial où les prix vont augmenter et il se vendra plus cher. »
4 statues vandalisées dans une église de Marseille
Mercredi 25 mai, plusieurs individus sont entrés dans l’église Saint-Henri du 16ème arrondissement de Marseille et ont dégradé les lieux. C’est le curé qui a découvert les nombreux dégâts.
Les statues de la Vierge Marie, Sainte Thérèse, Saint Antoine de Padoue et Saint-Henri II ont été vandalisées. Deux statues ont été décapitées, une troisième dégradée. La quatrième a été retrouvée cassée au sol. Une enquête a été ouverte.
Addiction aux écrans
Analyse Cyber-éthique d’un lecteur :
De nombreuses études tentent de montrer les conséquences des écrans sur l’homme. D’un côté il y a ceux qui montrent des effets destructeurs (Dr Kardaras a montré une réduction du cortex frontal ce qui réduirait nos capacités à prendre de bonnes décisions). De l’autre, ceux qui montrent des effets bénéfiques que les jeux vidéos pourraient développer.
Dans cette contradiction, il est raisonnable de penser que cela dépend de l’usage qu’on en fait. Il est tout à fait concevable qu’une personne jouant à un jeu d’orientation développe ses capacités à se repérer là où une personne utilisant son GPS au moindre déplacement, la réduirait.
On peut donc distinguer deux manières d’utiliser les outils informatiques : une manière passive, ou nous suivons juste ce qui s’affiche à l’écran. Et une manière constructive, ou nous prenons le temps de maîtriser l’environnement qui évolue à nos yeux.
Mais, objectivement, comment et pourquoi utilise-t-on autant nos écrans ?
Google, YouTube, Facebook, Instagram et Twitter sont dans la liste des sites les plus visités de France.
Or les GAFAM* ont parfaitement compris qu’en fonction de la manière dont vous utilisez leurs outils, ils peuvent modifier votre cerveau.
À ce titre, ces entreprises recrutent des « magiciens ». En effet, cette profession est la première à avoir compris le fonctionnement du cerveau. Les illusionnistes maîtrisent parfaitement l’art de modifier votre jugement pour vous faire voir un événement qui ne s’est pas réalisé. Avec les mêmes techniques, les réseaux sociaux savent très bien comment détourner vos biais cognitifs pour vous rendre passif devant votre écran.
Tristan Harris, illusionniste, a dévoilé qu’il concevait les outils pour Google dans le seul but de captiver votre attention.
L’un des moyens le plus connu est le scrolle infini d’Instagram, capable de vous faire passer plusieurs dizaines de minutes à répéter le même mouvement de doigt. Mais pire encore, le système de notification sur nos téléphones : de l’encadré surgissant dès l’arrivée d’un message, à la petite LED qui se met à clignoter même en mode « ne pas déranger », en passant par la vibration dans la poche… Tout est là pour vous captiver.
Ces interfaces sont construites dans le but de libérer une charge de dopamine dans votre corps. La dopamine est l’hormone du plaisir, et influe directement sur notre comportement notamment sur la motivation et la prise de risque. De fait, une libération trop régulière de la dopamine peut finir par dérégler ce système.
L’usage d’outils numérique n’est donc pas anodin.
Ces outils atteignent à notre dignité par le fait qu’ils utilisent notre fonctionnement biologique dans le but d’atteindre un objectif que nous-même ne connaissons pas. À ce titre, notre liberté est faussée par une capacité de ces entreprises à s’immiscer au cœur même de notre être pour modifier nos capacités de jugement.
Il est donc primordial d’utiliser ces outils avec la responsabilité et les précautions qui se doivent, c’est-à-dire de les utiliser avec une véritable maturité.
Les associations de l’immigration en panique
La machine à régulariser des étrangers est cassée :
[…] les personnes étrangères résidant en France ne parviennent même plus à prétendre au dépôt de leur dossier. […] Pour les étranger·e·s résidant en France, en situation régulière ou non, l’obtention de titres de séjour nécessite l’étape préalable du dépôt d’un dossier en préfecture. […]
L’impossibilité de prendre rendez-vous dans les préfectures afin de déposer les demandes de titre de séjour impacte les associations intervenant en droit des étrangers puisque celles-ci sont débordées par ces demandes. Les associations sont donc contraintes de solliciter des avocates afin de déposer des recours en référé devant les juridictions administratives pour contraindre les préfectures à ouvrir leurs guichets et recevoir les demandeurs·ses.
Les juridictions débordées imposent désormais la production de captures d’écran journalières, sur des périodes indécentes, pouvant aller jusqu’à une année, tendant à prouver l’impossibilité de la prise de rendez-vous. Et encore faut-il, pour certaines, que ces captures soient celles d’un ordinateur faisant apparaître l’identité de la personne demandeuse alors que celle-ci n’en dispose pas, maîtrise parfois mal la langue française, et ne peut que s’adresser à un·e travailleur·se social·e ou bénévole associatif·ve pour renouveler ces vaines tentatives.
Ces mêmes travailleurs·ses sociaux·les et bénévoles remplacent l’officier préfectoral, l’agent·e du service public qui ne disparaît désormais plus seulement derrière son guichet mais derrière son écran. […]
Le blocage est aujourd’hui tel, qu’un trafic de rendez-vous en ligne s’est mis en place […]
Face à ce constat, nous nous sentons impuissant·e·s. Ni les associations, ni les collectifs, ni les autorités indépendantes, ni les élu·e·s locaux·les ne disposent des moyens d’infléchir ces blocages qui ne dépendent pas de nos responsabilités et compétences. […]
Cette pratique, qui relève de la maltraitance administrative, n’a pas sa place dans un État de droit. […]
Le sévice public pour bloquer l’immigration, il fallait y penser.
François-Xavier Clément mis à l’honneur
Mercredi 1er juin, à l’occasion de la publication de son livre « L’éducation intégrale » François-Xavier Clément recevra le Prix Saint Jean-Paul II pour la famille, l’amour et la vie à la Maison de Saint François-Xavier, 7 place du Président Mithouard – Paris 7ème à 14h15. Nous l’avons interrogé à l’occasion de cet événement ouvert à tous.
M. Clément, par votre engagement vous témoignez de l’urgence d’annoncer la lumière de la vérité et de l’amour. Qu’avez-vous envie de dire aux parents et aux éducateurs à cette occasion ?
Oui je le crois, il y a une urgence à former les intelligences pour leur redonner le goût de la vérité et la trace des bornes de l’ordre naturel. Il nous faut des professeurs et des éducateurs qui permettent aux jeunes générations d’acquérir une culture. Au cri du monde souffrant doit répondre celui de la Bonne Nouvelle. Mais pour que ce second cri se fasse entendre au milieu du bruit il nous faut des chrétiens pour le pousser par leur parole, leurs actes et par leur exemplarité. L’état général du monde nous semble inquiétant, et nous avons raison car c’est le nôtre. Loin de nous décourager, cela doit nous conduire à répéter que nous avons gagné et que le Christ est le chemin qui permet de goûter cette joie ici-bas et d’en vivre éternellement au-delà. Alors je souhaite dire aux parents, aux professeurs et aux éducateurs en général que personne ne peut nous retirer cette joie car elle est déterminée par notre foi et notre espérance. Elle s’est installée dans notre cœur un soir de Noël… comme disait Péguy. Alors transmettons cette joie, témoignons de la certitude de notre foi en donnant aux enfants la possibilité de goûter les fruits de la véritable éducation chrétienne. Arrêtons de maudire l’obscurité et parlons aux jeunes du vrai chemin du bonheur par la vertu et surtout de celui qui mène au Ciel.
Quelle est la mission de l’école catholique face à la détérioration des repères traditionnels ?
L’école catholique doit avant tout assumer son héritage d’une vision holistique de la personne humaine et exprimer avec courage la perspective du Salut et de la vie éternelle. La jeunesse ne se satisfait pas du tout d’un discours sur le « vivre ensemble » avec une approche de la pastorale qui confine à l’humanitaire républicain. Si une société est à l’image de l’école dont elle s’est dotée 20 ans avant, alors l’école catholique a pour mission de répandre dans les intelligences et dans les cœurs les germes de la Civilisation de l’Amour pour les prochaines générations. Nous sommes dépositaires d’un patrimoine éducatif que nous devons partager sans le dénaturer, sans le diluer, sans en cacher le but, sans en trahir la responsabilité pour les enfants de nos enfants.
Vous avez accompagné de nombreux jeunes alors qu’ils traversaient des périodes très difficiles. Comment leur venir vraiment en aide ?
Cela dépend bien évidemment des difficultés que rencontrent les jeunes, mais je peux affirmer sans hésitation que la jeunesse actuelle souffre avant tout du manque de disponibilité des parents et des adultes en général. Je parle ici de la disponibilité d’attention et d’écoute, du temps long consacré à ses enfants dans une conversation où l’on s’interdit les formules, les raccourcis, la dérision et… les notifications du smartphone ! Nombre de problèmes trouvent une voie de résolution quand on prend le temps de la conversation. Il y a une éducation au dialogue et à la conversation à ré-instaurer dans nos familles. Et cela commence très tôt. L’écoute attentive et structurante est une urgence pour permettre aux enfants et aux jeunes d’obtenir de leurs parents un traitement régulier des informations, des sollicitations, des rencontres, des tentations, des influences idéologiques, et de toutes les questions qui se posent dans leur expérience du monde. Sans quoi c’est le monde qui fera autorité !
Il semble que la majorité des intervenants dans l’enseignement catholique essaie de faire de son mieux. Qu’aimeriez-vous dire pour sensibiliser davantage les responsables, professeurs, aumôniers, et directeurs ?
Oui, je suis d’accord avec vous, la majorité des personnes qui travaillent dans l’enseignement catholique cherchent à œuvrer pour le bien des enfants. Et ils sont très nombreux à être confrontés à l’impossibilité d’exercer le métier pour lequel ils s’étaient engagés. Le problème vient, selon moi, d’un syndrome d’abdication contagieuse. Elle se déverse dans les établissements de manière insidieuse et consiste à penser que les établissements catholiques doivent se conformer au monde au fur et à mesure qu’il change et qu’il ne sert à rien de se battre pour penser autrement. Et de même que le courage est contagieux, de même son opposé s’installe comme une chape de plomb dans les salles des professeurs et dans le traitement des programmes scolaires. Qu’il s’agisse des repères fondamentaux sur la personne humaine. « Homme et femme Il les créa » ! Qu’il s’agisse des propos sur le bonheur humain. « A qui irions-nous Seigneur, vous avez les paroles de la vie éternelle ». Est-ce que les lois de Dieu sont supérieures aux lois de la République ? « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. » Nous nous laissons piéger par la mise en accusation du monde qui nous accule à répondre à ses questions avec ses catégories. A force de vouloir être toujours compatible on finit par perdre son identité. Nous devons être en mesure de témoigner de l’Espérance dans laquelle nous avons été plongés le jour de notre baptême.
De nombreux parents créent des écoles chaque année. Pourquoi selon vous ?
Rappelons que tous les établissements scolaires catholiques sont nés d’une initiative privée et non d’un contrat avec l’État. Ils étaient prêtres, religieuses, religieux, entrepreneurs, parents, familles pauvres ou fortunées, etc. Et ils furent fondateurs d’écoles, de collèges et de lycées dans le but de vivre la charité évangélique dans une œuvre d’éducation, comme d’autres le firent dans des œuvres hospitalières. On ne se posait pas la question des moyens ni des parts de marché, mais seulement de mener des jeunes sur le chemin qui mène à Dieu. C’est ainsi qu’aujourd’hui des parents cherchent tout simplement à retrouver cette vision cohérente et intégrale de l’éducation en créant des écoles qui n’imposent pas une rupture ou un grand écart à leurs enfants et à eux-mêmes. Il s’agit pour les parents d’assumer tout simplement la responsabilité que rappelle le droit naturel quand il pose que les parents sont les premiers et principaux éducateurs des enfants. Quand le système scolaire général impose des idéologies dans la transmission des savoirs et que les professeurs et éducateurs sont devenus pour certains des contre-exemples, alors il est urgent d’ouvrir des voies alternatives pour enseigner et éduquer dans le respect de la liberté et de la finalité de la vie humaine.
Un dernier mot ?
Oui volontiers. Comment ne pas citer le grand Saint Jean-Paul II pour terminer cet échange ? Lui qui nous a tant éduqué, au sens où l’Église a vocation à être éducatrice des peuples. Lui qui nous a donné l’exemple et le courage de l’engagement pour annoncer l’Evangile à temps et à contretemps. Lui qui a osé nous dire en 1980 : « France, fille aînée de l’Église et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’alliance avec la sagesse éternelle ? » Ces propos puissants rappellent à la Nation française qu’elle fut ointe d’une vocation, dont la portée éducative est universelle. Alors, de même que des armées ont dû se lever dans l’histoire pour défendre et reconstruire, il nous faut aujourd’hui une armée de professeurs et d’éducateurs chrétiens pour défendre nos enfants contre la culture de mort et rebâtir par l’enseignement et l’éducation la civilisation de l’amour.
A peine recrutée, déjà virée
24 mai : Elisabeth Borne nomme sa conseillère diplomatique à Matignon :
Nouvelle première ministre, Elisabeth Borne vient de choisir sa conseillère diplomatique. Le poste devrait échoir à la diplomate Hélène Farnaud-Defromont, ancienne ambassadrice de France en Belgique, de 2019 à novembre 2021.
30 mai : À peine recrutée, la conseillère diplomatique d’Elisabeth Borne remerciée
La diplomate Hélène Farnaud-Defromont, ancienne ambassadrice de France en Belgique, devait rejoindre Matignon en tant que conseillère diplomatique de la première ministre. Mais quelques jours seulement après avoir été choisie, elle s’est vue informer qu’elle ne prendrait pas ses fonctions.
Philippe Olivier : « L’union de la droite, c’est une vision dépassée des années 80 »
Extrait d’un entretien de Philippe Olivier, conseiller de Marine Le Pen, dans Valeurs Actuelles :
[…]
Quel regard portez-vous sur le dispositif de Reconquête, sa force militante et l’engouement que cela a pu susciter chez des électeurs de droite ?
Ils ont bénéficié des réseaux de la Manif Pour Tous et des mouvements conservateurs, qui sont particulièrement efficaces. Cela permet de faire des grands meetings, mais ce n’est qu’une illusion d’optique, de l’entre-soi. Pendant le Grand Débat des Valeurs, j’ai observé leurs militants : ce sont des clones, ils sont tous identiques. Ils ne représentent pas le gamin français qu’on retrouve en province. Il ne faut jamais confondre militants et électeurs. Dans la réalité, les gens ne consacrent que très peu de temps à la chose politique. Ils connaissent le Président, le Premier ministre, leur maire, parfois leur député et quelques figures nationales, comme Marine ou Mélenchon. Je ne suis pas sûr que les candidats investis par Reconquête pour les législatives soient très identifiés. C’est une erreur d’envoyer des militants dans des impasses politiques. Zemmour en est une. Reconquête ne peut pas percer, c’est impossible. Ils sont en train de chauffer des militants qui vont finir déçus, vidés d’une énergie dont on a besoin et qui finiront par tourner le dos à la politique…
Comment avez-vous vécu l’arrivée de Marion Maréchal dans la campagne ? A-t-elle raté son retour en politique ?
Elle a des qualités politiques indéniables, mais elle n’a pas du tout réfléchi à son image, à son positionnement et à sa démarche. Zemmour était persuadé qu’il pouvait tout changer avec un débat, avec un meeting, avec un ralliement. La politique, ce n’est pas ça. Un événement ne change pas fondamentalement les dynamiques d’une campagne, sauf en cas de faits majeurs. C’est sûr que les images de Dominique Strauss-Kahn en tenue orange et les mains dans le dos font mal à sa potentielle candidature socialiste…Il faut avoir beaucoup de modestie en politique. Zemmour pensait que le ralliement de Marion allait être un tournant. Au final, c’est passé inaperçu. Dans une élection présidentielle, le fan club ne rapporte rien. Il ne suffit pas d’aligner ses copains sur la ligne de départ. […]
Quelle place peut occuper Reconquête dans la recomposition annoncée du champ politique ?
Reconquête a déjà existé : c’était le MNR (Mouvement national républicain). Il y avait les mêmes figures et la même doctrine, cette idée que la radicalité allait réveiller les consciences. Mais ce n’est pas parce que vous hurlez que vous êtes mieux entendu. Quand, en plus, vous faites le choix de ne vous reposer que sur une seule jambe, le régalien, en oubliant totalement l’autre, le quotidien, vous ne pouvez pas marcher. Les mêmes causes produisent toujours les mêmes conséquences. Quand je quitte le MNR à cause de certaines dérives, le parti fait alors 1 %. Bruno Mégret nous dit : “de toute façon, on ne peut pas descendre plus bas”. On peut toujours descendre plus bas. En cela, les partis sont mortels. Le soi-disant engouement ne crée pas des bases solides.
Quel est l’enjeu des cinq prochaines années pour le Rassemblement national ?
Il faut terminer la recomposition de la vie politique, réussir à ramener la gauche et la droite patriote derrière nous.
Reconquête a donc bien une place ?
Mais ils ne sont pas à droite ! Reconquête, c’est l’extrême-droite aujourd’hui. Après, il y a des nationaux chez eux qui seront les bienvenus. Tout comme chez LR, des personnalités comme Laurent Wauquiez, Bruno Retailleau ou Nadine Morano ont des points communs évidents avec nous.
Pour le moment, les personnalités que vous citez semblent plus proches de franchir le pas vers Reconquête que vers le Rassemblement national…
Eh bien qu’ils rejoignent Reconquête, ils feront 2 %. Il n’y a plus que deux rives : Macron d’un côté, et nous de l’autre. Ceux qui restent au milieu finiront par se noyer. Ils peuvent essayer de s’accrocher à la branche Reconquête s’ ils veulent… Tous ces gens doivent comprendre qu’on est sorti du schéma de la guerre, celui qui opposait deux blocs : les socialistes et communistes contre les libéraux et les gaullistes. Ce système a volé en éclats. L’union de la droite, c’est une vision dépassée des années 80. Les partis sont comme les civilisations, ils meurent. Et quand c’est mort, ça ne revient pas. Le Parti socialiste a fini par le comprendre et s’apprête à se dissoudre dans l’extrême-gauche. Les Républicains ne l’ont pas encore accepté. […]
La France prépare activement les Jeux Olympiques
Voilà du sport :
JO 2024.mp4 🏅 #Paris2024 pic.twitter.com/bFAMDuXXDo
— 𝙍𝙄𝙀𝙎𝙀𝙉𝘽𝙇𝙐𝙏.mp4 (@Riesenblut) May 29, 2022
Un honnête prêtre hérétique
Andreas Strum, ancien prêtre et vicaire général du diocèse de Spire, dans le sud-ouest de l’Allemagne, a annoncé le 13 mai qu’il quittait l’Église catholique. Strum est assez honnête pour se rendre compte qu’avec ses opinions hérétiques, il ne pouvait plus rester de bonne foi au sein de l’Église. En effet, il s’oppose aux enseignements fondamentaux de l’Église concernant le célibat des prêtres, l’ordination des femmes et la moralité sexuelle, entre autres. Comme le rapporte la Catholic New Agency:
“L’ancien vicaire général a décrit l’ordination des femmes à la prêtrise, ainsi que ‘l’abolition du célibat obligatoire, la gestion des personnes homosexuelles, la codétermination des laïcs, les cérémonies de bénédiction pour les homosexuels et la moralité sexuelle globale dans l’Église’, comme les sujets les plus importants qui, selon lui, n’étaient pas abordés.”
De manière significative, Strum admet lui-même qu’il a violé son vœu de célibat lorsqu’il était prêtre. En fin de compte, il a déclaré qu’il avait dû quitter l’Église parce qu’il avait “perdu l’espoir et la confiance au fil des ans que l’Église catholique romaine puisse vraiment se transformer”. Strum semble avoir perdu de vue que c’est parce que l’Église est toujours restée fidèle aux enseignements de Jésus et a rejeté les hérésies qu’elle a survécu pendant 2 000 ans.
Ainsi, Strum a de bonnes raisons de quitter l’Église plutôt que de rester un hérétique en son sein et d’apporter le scandale à la foi, comme tant d’autres dirigeants catholiques allemands l’ont fait récemment. En effet, Strum soutient ouvertement la “voie synodale” allemande hérétique, qui a appelé à l’ordination des femmes, à la bénédiction par l’Église des unions homosexuelles et à la modification de l’enseignement de l’Église pour soutenir l’homosexualité. De nombreux observateurs se demandent quand l’Église radicale allemande quittera officiellement l’Église catholique.
M. Strum a également annoncé qu’il était devenu membre de la communauté “Old Catholic”, une communauté “catholique” dissidente fondée au XIXe siècle. On estime qu’il y a environ 15 000 vieux catholiques en Allemagne.
Une messe pour un franc-maçon
Et pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit de l’ancien Grand Maître du Grand Orient de France. En ces temps de confusion, rien ne peut plus nous étonner. Il n’empêche que
Le jugement négatif de l’Eglise sur les associations maçonniques demeure donc inchangé, parce que leurs principes ont toujours été considérés comme inconciliables avec la doctrine de l’Eglise, et l’inscription à ces associations reste interdite par l’Eglise. Les fidèles qui appartiennent aux associations maçonniques sont en état de péché grave et ne peuvent accéder à la sainte communion.
Patrice Martineau chantera à Paris à la remise du Prix saint Jean-Paul II
Mercredi 1er juin, à l’occasion de la remise du Prix Saint Jean-Paul II pour la famille, l’amour et la vie, à la Maison de Saint François-Xavier, 7 place du Président Mithouard – Paris 7ème à 14h15 (événement ouvert à tous), Patrice Martineau viendra chanter la joie de la famille et l’amour de la vie. Fidèle au poste en fier vendéen qui ne lâche rien, il nous dit son attachement à l’essentiel.
Pourquoi chanter la famille, l’amour et la vie ?
Chanter pour moi est un acte existentiel, il est l’expression du souffle et les trois thèmes sur lesquels vous m’interrogez touchent la nature même de Dieu.
Le rêve d’un chanteur est d’écrire la plus belle chanson d’amour du monde, mais elle est déjà écrite, c’est le « Cantique des cantiques ». Nous ne pouvons que tenter de nous en approcher le plus sincèrement et le plus magnifiquement possible mais avec ce Cantique, Dieu a mis la barre très haut.
La famille est le moyen privilégié pour célébrer l’incarnation de cet amour puisque Dieu fait de nous les cocréateurs de son œuvre sublime.
Quant à la vie c’est le secret de Dieu, c’est le joyau dont nous sommes les dépositaires. Toute vie a un caractère sacré. Ce qui est dur à avaler aujourd’hui, c’est que les lois ont ravalé la vie au rang des idées et des objets avec tout ce cortège de lois infâmes alors qu’elle est une réalité matérielle et surnaturelle.
Ces 3 thèmes sont la base de la célébration divine et donc du Chant des hommes pour que notre cœur, notre corps et notre âme battent au diapason de l’Amour de Dieu.
Qu’est-ce que le poète a envie de dire – ou de chanter – aux hommes d’église qui ont pour mission d’enseigner, de sanctifier et de gouverner le peuple de Dieu ?
Que l’Eglise se contente de nourrir les poètes par la Parole et les sacrements mais qu’elle ne se mêle pas de leur travail. Le domaine de la liturgie est celui de Dieu et de l’Eglise et non pas des auteurs-compositeurs, la liturgie est dans le saint des saints. Parallèlement la place d’un chanteur est sur le parvis où il peut interpeller ses concitoyens avec des rires, des larmes, des histoires, des provocations, des mots d’amour ou de révolte…. Nous sommes des bateleurs qui invitons les hommes à jeter un œil dans le Saint des saints. Le mélange des genres n’est bon ni pour les uns ni pour les autres, chacun doit être à sa place. Cela ne doit pas empêcher l’Eglise de faire tout son possible pour que les artistes puissent déployer leur art eux mais sans se marcher sur les pieds.
Jean-Pax Méfret disait que la guitare était devenue une arme. Etes-vous d’accord avec lui ?
Jean-Pax Méfret a plus que raison, et je dirais même une arme redoutable car les chansons entrent dans les consciences par les sens, les sentiments et les sensations. Un refrain réussi peut devenir une nourriture comme la becquée pour les oisillons d’où le devoir d’une prise de conscience des artistes quand ils se saisissent du micro. Ils sont responsables de ce qu’ils disent ou qu’ils chantent. Mais là aussi paradoxalement, quand une chanson est lâchée dans la nature elle n’appartient plus à son créateur mais à l’auditeur qui s’en empare. On m’a fait savoir par exemple que ma chanson « De vos entrailles » avait sauvé des vies. Ce qui veut dire que d’autres que moi l’ont faite leur et qu’ils l’ont utilisée sans me concerter pour leur besoin et c’est bien ainsi. Cette chanson est aussi devenue une chanson emblématique dans le combat contre l’avortement alors qu’à l’origine je l’ai écrite comme une chanson d’amour. Il faut accepter que nos œuvres nous échappent. Les chansons ont leur propre vie.
Chanter c’est prier deux fois. Pourtant, on sent que vous aimez le silence qui suit la dernière note d’une chanson. Quel est selon vous le sens du silence, dans la musique sans doute, mais aussi dans notre relation à Dieu et avec les autres ?
Ce qui est important pour un auteur-compositeur, c’est la chute qui engendre une question ou une lumière sur le sujet. Une chanson bien faite se construit, se déroule et conduit à ce qu’on appelle en poésie « la chute ». C’est l’impression qu’elle laisse dans les cœurs après la dernière note. La chanson finie, il reste la « part-à-Dieu », le silence comme expression de la liberté de chacun par rapport à ce qu’il vient d’écouter.
Depuis toujours je fais en sorte qu’aucune de mes chansons ne se termine par une impasse. Le devoir d’un artiste qui se laisse éclairer par la parole du Christ, c’est de de donner la lumière dont il est dépositaire quel que soit le sujet abordé. Nous devons être les « serviteurs inutiles » de la Beauté ! bien conscients que la Vérité est plus grande que ce que l’on chante.
Le désordre dans la famille marche souvent avec la dénaturation de l’art. Qu’en pensez-vous ?
Les artistes d’une manière générale anticipent par intuition les changements sociaux. Ils ont souvent le mors aux dents, aujourd’hui plus que jamais, ils n’ont plus cette « Etoile du matin » qui guide leur démarche artistique, ils chantent les yeux rivés vers le sol sur les cailloux blancs du Petit Poucet. On veut leur avis sur tout et n’importe quoi alors qu’ils ne représentent qu’eux-mêmes, leur parole n’a pourtant pas plus d’intérêt que celle d’un plombier ou d’un patron d’un bistrot. Heureusement l’Evangile sert de « mors entre les dents » et non pas « aux dents ». Ce n’est pas pareil. La culture millénaire occidentale s’est construite sur des œuvres dont les artistes étaient pétris d’Evangile. Voilà pourquoi notre temps redevient celui des barbares sans idéal.
Un dernier mot…
Je suis heureux d’avoir été invité pour la remise du Prix Jean Paul II. C’est un homme que j’ai aimé passionnément. Il était un vrai « premier de cordée » pour notre humanité. Il nous avait reçus avec mon frère quand nous avions eu le Prix de la Famille en 1974 pour notre disque « Vies de famille ». A travers ce Prix, c’est toute son action qui perdure. Il a tellement compté dans ma vie que non seulement je le remercie mais j’espère continuer à être le serviteur fidèle de sa parole pour la famille, l’amour et la vie le plus longtemps possible.
Plus d’informations : Les trois lauréats du Prix Saint Jean-Paul II 2022
Sainte Jeanne d’Arc, patronne secondaire de la France
Cantémus Dómino : glorióse enim magnificátus est. Fortitúdo mea et laus mea Dóminus, et factus est mihi in salútem. (T.P. Allelúia, allelúia.) Chantons au Seigneur : il se couvre de gloire. Ma force et ma louange, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut. (T.P. Alléluia, alléluia.)
Ps. 97, 1.
Cantáte Dómino cánticum novum, quia mirabília fecit. Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles.
V/. Glória Patri.
Collecte
Deus, qui beátam Ioánnam Vírginem ad fidem ac pátriam tuendam mirabíliter suscitásti : da, quæsumus, eius intercessióne ; ut Ecclesia tua, hóstium superátis insídiis, perpétua pace fruátur. Per Dóminum.
O Dieu, qui avez merveilleusement appelé sainte Jeanne d’Arc pour défendre la foi et la patrie, daignez accorder à votre Église, par son intercession, de vaincre les ruses de l’ennemi pour jouir d’une paix durable.
Stade de France : la France ne peut plus masquer le chaos migratoire et sécuritaire
Suite au chaos au Stade de France samedi, le préfet de police de Paris, Didier Lallement, a décidé de saisir la justice pour… « fraude massive aux faux billets ». Sic.
Le ministère des Sports et des Jeux olympiques a annoncé la tenue d’une réunion lundi matin avec l’organisateur de la finale, la police et les autorités locales afin de « cerner les dysfonctionnements » et les problèmes d’accès de supporteurs au stade.
Ils ont besoin de faire une réunion ministérielle pour comprendre que le soucis c’est pas la météo ou la pleine lune mais l’immigration? pic.twitter.com/6bJyTflfqv
— Damien Rieu (@DamienRieu) May 29, 2022
Des images de Reuters TV, ainsi que des vidéos circulant sur les réseaux sociaux, ont montré des policiers anti-émeutes pourchassant des supporteurs à l’extérieur du stade tandis que d’autres étaient escortés par les forces de l’ordre.
Sur d’autres images, des supporteurs avec des billets se plaignent d’avoir attendu pendant plus de quatre heures sans succès, d’avoir été attaqués ou arnaqués par des vendeurs à la sauvette.
Le journaliste sport d’Associated Press Steve Douglas a accusé la sécurité du Stade de France de l’avoir forcé à supprimer des images des incidents entre policiers et spectateurs.
Selon un journaliste espagnol :
Il est évident qu’en France, depuis quelques années, il y a un grave problème d’immigration et de ghettos. […] Le stade de France est situé au nord de Paris, dans un territoire devenu dangereux et les autorités françaises doivent y remédier, mais pas pour le bien des Jeux. Pour le bien du pays. Les groupes de jeunes, quant à eux, ont essayé de “pêcher” partout où ils le pouvaient hier : portefeuilles, téléphones portables….. Cela a été aggravé dans la “souricière” qu’est le stade.
Saint-Denis, la « Californie sans la mer » d'Emmanuel Macron ⤵️
— Jordan Bardella (@J_Bardella) May 29, 2022
Imaginez le scandale intergalactique si des supporters anglais avaient agressé des “racisés” à la sortie du stade comme ça #UCLfinal pic.twitter.com/xgi6Dos4nW
— Damien Rieu (@DamienRieu) May 29, 2022
🔴 DIRECT – 🗣 Fiasco de la finale de Ligue des champions ➡️ Daniel Austin, journaliste de Liverpool, était au stade samedi. “Ce que j’ai vécu, c’est un manque de sécurité immense, un échec total de la police française qui a rendu cette situation dangereuse." pic.twitter.com/3XbSw5Xm8i
— franceinfo (@franceinfo) May 30, 2022
Des témoignages de supporters et des médias étrangers rapportent de multiples vols et agressions hier aux abords du Stade de France, commis par des bandes « locales » organisées. Que @GDarmanin cesse de mentir aux Français et dresse publiquement le vrai bilan de cette soirée.
— Jordan Bardella (@J_Bardella) May 29, 2022
60% des détenus de la prison de Nice sont étrangers
Conçue pour accueillir 270 hommes et 40 femmes, la prison de Nice compte aujourd’hui 37 détenues et 454 prisonniers.
Une surpopulation qui s’explique par une surreprésentation de détenus étrangers condamnés en France. Selon le rapport de Me Verrier, la population carcérale est composée de « 60% de détenus étrangers », notamment des « indigents de différentes nationalités ». Et ceci sans compter, parmi les 40% restants, les détenus français d’origine étrangère.
Chartres : un pèlerinage hors normes
Aymeric Pourbaix reçoit :
- Joseph Bazin, étudiant
- Paul Valadier, professionnel dans la com
- Le Père Gitton, prêtre à Paris
- Constantin de Vergennes, journaliste à France Catholique
Chaos autour du Stade de France : Darmanin accuse les supporters britanniques…
Gérald Darmanin a pointé l’attitude de «milliers de supporters britanniques sans billet ou avec des faux billets qui ont forcé les entrées» du Stade de France, leur faisant porter la responsabilité du chaos, le soir de la finale de la Ligue des Champions.
La rencontre entre Liverpool et le Real Madrid a débuté avec plus d’une demi-heure de retard, alors que des spectateurs sans billets escaladaient les grilles de l’enceinte du stade pour tenter d’entrer. De brèves échauffourées avaient opposé les forces de l’ordre qui repoussaient ces intrus, parfois en faisant usage de gaz lacrymogènes. Certains spectateurs, qui étaient munis de billets, n’ont pu accéder au stade qu’en fin de première mi-temps.
L'organisation de cette finale est un fiasco.
🎥 @elchiringuitotv pic.twitter.com/2RWOujvA61
— Actu Foot (@ActuFoot_) May 28, 2022
Le Daily Telegraph a dénoncé «une utilisation du gaz lacrymogène sans discernement par la police anti-émeute». The Sun a relevé le témoignage du frère de Joël Matip, joueur de Liverpool. Venu assister au match, il a dû se réfugier dans un restaurant avec sa femme enceinte pour fuir l’utilisation du gaz lacrymogène. Rob Draper, journaliste pour le Mail on Sunday, a critiqué la mise en place par la police d’un «goulot d’étranglement» sur le chemin menant au stade, bloquant des centaines de supporteurs.
L'émeute était tellement ingérable que les policiers ont gazés les agents de sécurité#stadedefrance pic.twitter.com/7YIuY8iO3R
— Realite Actuelle (@ActuelleReal) May 28, 2022
Cent-cinq personnes ont été interpellées et trente-neuf ont placées en garde à vue. Une soirée qui a tourné au fiasco alors que la France avait récupéré l’organisation initialement prévue à Moscou à la suite de l’invasion russe en Ukraine.
Les raisons de ce retard. #LiverpoolVsRealMadrid #LIVRMA pic.twitter.com/phhx4bnLCW
— Virgule Foot (@VirguleFoot_) May 28, 2022
Ligue des champions : la presse anglaise parle de "scènes d'horreur" : pendant que des racailles escaladaient sans être inquiétées les grilles du stade, des anglais inoffensifs (dont des vieillards et femmes enceintes) ont étés gazés par la police.https://t.co/Gk5GpRoCwN
— 𝕷𝖊 𝕮𝖊𝖓𝖙𝖚𝖗𝖎𝖔𝖓 ن (@Mad___Centurion) May 29, 2022
— WincKing (@Winc_King) May 29, 2022
"En plusieurs années de Saint Denis, je n'ai jamais vu un tel acharnement sur des victimes et une telle multitude d'actes de délinquance", ajoute une source policière. "C'était vraiment un carnage." #police #livrma #stadedefrance @Valeurs
— Amaury Brelet (@AmauryBrelet) May 29, 2022
Dégradations, vols, violences volontaires… « On a pas arrêté, énormément de vols de téléphones dans la foule, belle image de la France », ajoute une source policière. « On aurait pu faire une razzia d’interpellations si on avait été en civils. » #stadedefrance #LIVRMA @Valeurs
— Amaury Brelet (@AmauryBrelet) May 29, 2022
Terres de Mission – Ukraine : questions sur la guerre juste
Eglise universelle : Essai sur la guerre juste
La guerre en Ukraine a remis sous les feux de l’actualité la question de la guerre juste. S’appuyant sur le livre du colonel François- Régis Legrier « Si tu veux la paix, prépare la guerre – Essai sur la guerre juste », le général (2S) Marc Paitier nous expose les étapes de l’élaboration du concept de juste guerre ainsi que les modalités d’exercice de ce concept.
Eglise en France : Flâneries littéraires hors des sentiers battus
L’abbé Grégoire Célier nous propose une rencontre avec plusieurs auteurs sous le titre « Le XIXème parallèle – Flâneries littéraires hors des sentiers battus ». Nous croisons ainsi quelques célébrités : Drumont, Maurras, Barrès, la comtesse de Ségur… non dans des notices biographiques plus ou moins exhaustives mais sous un angle bien particulier choisi par l’auteur.
Eglise en Marche : 40ème pèlerinage de Pentecôte
Les 4, 5 et 6 juin prochains aura lieu le 40ème pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté de Paris à Chartres. Paul Valadier revient aux origines de ce pèlerinage et nous présente le thème de cette année : « Sacré-Cœur – Espoir et salut des nations ».
Mgr Aveline créé cardinal
Les nouveaux cardinaux recevront la barrette cardinalice le 27 août. Ils viennent de quatre continents : 8 sont en Europe, 6 en Asie, 2 en Afrique, 1 en Amérique du Nord et 4 en Amérique centrale et latine. Les 29 et 30 août, les cardinaux se réuniront pour discuter de la Constitution apostolique.
Voici la liste complète:
- Mgr Arthur Roche, préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements (Royaume Uni),
- Mgr Lazarus You Heung sik, préfet de la Congrégation pour le Clergé (Corée),
- Mgr Fernando Vérgez Alzaga L.C., président de la Commission pontificale pour l’État de la Cité du Vatican et Président du Gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican (Espagne),
- Mgr Jean-Marc Aveline, archevêque métropolitain de Marseille (France),
- Mgr Peter Okpaleke, évêque d’Ekwulobia (Nigeria),
- Mgr Leonardo Ulrich Steiner, O.F.M. archevêque métropolitain de Manaus (Brésil),
- Mgr Filipe Neri António Sebastião di Rosário Ferrão – archevêque de Goa e Damão (Inde),
- Mgr Robert Walter McElroy, évêque de San Diego (U.S.A), proche de l’épouvantable Mc Carrick…
- Mgr Virgilio Do Carmo Da Silva, S.D.B., archevêque de Dili (Timor oriental),
- Mgr Oscar Cantoni, évêque de Côme (Italie),
- Mgr Anthony Poola, archevêque d’Hyderabad (Inde),
- Mgr Paulo Cezar Costa, archevêque métropolitain de l’archidiocèse de Brasília (Brésil),
- Mgr Richard Kuuia Baawobr M. Afr, évêque de Wa (Ghana),
- Mgr William Goh Seng Chye, archevêque de Singapour (Singapour),
- Mgr Adalberto Martínez Flores, archevêque métropolitain d’Asunción (Paraguay),
- Mgr Giorgio Marengo, I.M.C., préfet apostolique d’Oulan-Bator (Mongolie), de nationalité italienne, c’est le plus jeune des futurs nouveaux cardinaux. Né en 1974, il est âgé de 48 ans.
Les cinq non électeurs (qui auront atteint la limite d’âge de 80 ans à la date du consistoire, le 27 août prochain):
- Mgr Jorge Enrique Jiménez Carvajal, archevêque émérite de Cartagena (Colombie),
- Mgr Lucas Van Looy sdb, archevêque émérite de Gand (Belgique),
- Mgr Arrigo Miglio, archevêque émérite de Cagliari (Italie),
- Le père Gianfranco Ghirlanda sj., professeur de théologie,
- Mgr Fortunato Frezza, chanoine de Saint-Pierre.
A partir du 27 août, le Collège sera composé de 52 cardinaux créés par Jean-Paul II dont 11 sont électeurs ; 64 créés par Benoît XVI dont 37 sont électeurs ; 113 créés par François dont 83 sont électeurs.
La grande Vendée militaire : un fait d’héritage non pas à dédaigner mais à assumer dignement
Postface de Rémi Fontaine au livre Passion de la Vendée du Père Jean-Paul Argouarc’h :
« Habitants de cette terre, n’entendez-vous pas
La rumeur d’une prière monter sous vos pas ?
Tous les échos de vos rues sont pleins de sanglots,
Laboureurs, sous vos charrues dorment des héros… »
C’est par la complainte des Lucs que j’ai d’abord connu Riaumont en pensée, avant le contact physique en chair et en os ! Mon frère ainé François revenait, comme assistant, d’un camp scout au Parc Soubise avec les garçons du fameux Village. Entièrement conquis par l’esprit de Riaumont, il transmettait à notre famille ce qu’il avait reçu de ce camp et appris de la geste vendéenne, avec cette complainte que nous chantions, qui revenait sans cesse comme un leitmotiv dans un monde déjà passablement désorienté.
De cette première flamme emblématique devait naître par la suite, toujours par le scoutisme, une inaltérable amitié entre Louis Fontaine et le P. Albert Revet puis avec le P. Jean-Paul Argouarc’h. Amitié dont j’ai timidement mais naturellement pris la relève, tant la foi catholique et l’idéal scout de ce prêtre héritier, habité d’une présence singulière, correspondent à ce que j’ai reçu précisément de mon père et à ce que je crois profondément. Cette petite histoire de transmission familiale est justement à l’image de la foi de la grande Vendée militaire : un fait d’héritage non pas à dédaigner mais à assumer dignement, comme l’exprime magnifiquement cet ouvrage de mémoire et de piété filiale. Fût-on, selon la formule, « des nains juchés sur les épaules de ces géants » du peuple vendéen !
Le don surnaturel et le choix de conscience personnel de la foi passe inexorablement par ce fait temporel d’héritage. N’en déplaise aux néo-modernistes, nonobstant les baptêmes d’adultes, qui auront toujours lieu par conversion grâce à Dieu, on devient chrétien dans l’Église militante le plus souvent par la volonté libre et responsable de ses parents, le catéchisme et les sacrements qu’ils permettent, la messe qu’ils fréquentent. C’est par le statut historique, social et culturel d’un peuple et la transmission qui en découle qu’il appartient ainsi aux nations chrétiennes de demeurer ou non fidèles à leur « baptême national », comme l’enseignait inlassablement saint Jean-Paul II. C’est la leçon de la Vendée chrétienne, fidèle jusqu’au martyre. Ce livre d’hommage vient aujourd’hui réveiller notre torpeur de chrétiens habitués, individualistes, englués dans le sécularisme et son funeste laïcisme qui étouffe nos âmes personnelles mais aussi communautaires. On ne se sauve pas seul.
Merci de tout cœur au P. Argouarc’h de nous évoquer cette Passion de la Vendée, dans son style inimitable, par cette fresque touchante à la fois globale et intime, faite pour édifier. « L’histoire du christianisme est liée à celle de la persécution des chrétiens. Pour avoir la Résurrection, il nous faut passer par la Croix. Il ne faut surtout pas chercher le martyre, mais s’y attendre et s’y préparer oui », rappelait il y a peu Monseigneur Nicolas Sawaf, archevêque grec-melkite catholique de Lattaquié, en Syrie.
Si le martyre est une grâce de la Providence qu’il ne faut pas chercher (cf. l’inoubliable Dialogue des carmélites), qui peut toucher même des enfants innocents par leur massacre impitoyable, cela ne veut pas dire qu’il faut se résigner au sort fait par exemple de nos jours à certains chrétiens d’Orient ou d’Occident, ni ne pas leur apporter notre soutien fraternel, outre la prière, par l’action, l’aumône, la charité personnelle et la charité politique. Laquelle charité peut et doit parfois devenir aussi militaire, à l’instar des croisades et des cristeros de tous les temps, même avec les fourches et les faux des soldats en sabots de Vendée…
Cette haine obsédée et cette violence acharnée du « monde » (laïciste ou islamique…) à l’endroit des chrétiens, contre laquelle il faut lutter en opposant à la fois la force et la douceur de l’Amour évangélique, est d’une certaine manière bon signe et ne doit pas nous inquiéter, car elle révèle l’alliance de nos vies avec le Cœur de Jésus qui nous a choisi et donc retiré du monde pour le Royaume : « Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous », « Heureux les persécutés à cause de la justice, parce que le Royaume des Cieux est à eux », « Heureux serez-vous lorsqu’on vous insultera, qu’on vous persécutera et qu’on dira mensongèrement contre vous toute sorte de mal à cause de moi »…
Face au reniement possible, seul un amour surnaturel peut offrir la grâce du martyre avec l’aide de la communion des saints et de la Reine des martyrs, debout au pied de la Croix. L’amour plus fort que la mort : vous n’aurez pas notre haine ! À l’imitation du Christ, par leur horrible calvaire, les martyrs de Vendée, comme tous les « agneaux immolés » d’hier et d’aujourd’hui qui achèvent dans leur chair ce qui manque à sa Passion (Col I, 24), portent aussi à leur manière nos péchés, nos omissions, nos aveuglements, nos trahisons… Ils maintiennent sublimement cette permanence du témoignage suprême de la foi dans l’histoire et la vie de l’Église, en se conformant le plus héroïquement qui soit à Notre Seigneur venu dans ce monde pour rendre témoignage à la Vérité de l’Amour : « La cohorte des martyrs vous loue, ô Dieu. » Leur exemple et leur mort sont à l’origine de grandes grâces pour eux mais aussi pour nous et notre humanité, source de gloire éternelle. Ils demeurent toujours et partout une semence de chrétiens et de saints.
«… Ainsi moururent nos pères, au jour de jadis,
Afin que leur fils espèrent dans le Paradis… »
« Nous sommes tous spirituellement des fils de la Vendée martyre ! » (cardinal Robert Sarah)
Dimanche après l’Ascension
Ce dimanche était appelé « Dimanche dans l’Octave de l’Ascension » avant 1960.
Nous célébrons l’Ascension du Seigneur avec droiture, avec fidélité, avec dévotion, avec sainteté et avec piété, dit saint Augustin, si nous montons avec lui et tenons en haut nos cœurs. Que nos pensées soient donc là où il est, et ici-bas ce sera le repos. Montons maintenant avec le Christ par le cœur ; et lorsque son jour sera venu, nous le suivrons aussi de corps. Cependant nous devons savoir que ni l’orgueil, ni l’avarice, ni la luxure ne s’élèvent avec le Christ. Si nous voulons suivre notre médecin dans son ascension, nous devons déposer le fardeau de nos vices et de nos péchés “(Matines).
Ce dimanche nous prépare à la Pentecôte. Avant de monter au ciel, Jésus, à la dernière Cène, nous a promis qu’il ne nous laisserait pas orphelins, mais qu’il nous en verrait son Esprit Consolateur (Év. All.) afin qu’en toutes choses nous glorifiions Dieu par Jésus- Christ (Ép.). Comme les Apôtres réunis dans le Cénacle, il faut donc nous préparer, par la prière et la charité (Ép.), au saint jour de la Pentecôte où Jésus « qui est notre avocat auprès du Père » (Ier Nocturne) nous obtiendra de Lui l’Esprit-Saint.
Introït : Exaudi, Domine… tibi dixit
Les trompettes et les acclamations se sont tues. Le Seigneur est au ciel où il trône à la droite du Père ; les apôtres sont redescendus de la montagne et se retrouvent bien seuls. Pendant quarante jours, nous nous étions habitués à cette présence du Christ ressuscité symbolisée dans nos églises par le cierge pascal allumé ; mais il a été éteint après l’évangile de l’Ascension. Dimanche prochain le Saint Esprit viendra éclairer nos intelligences et réchauffer nos cœurs, mais aujourd’hui en attendant cette lumière et cette force, nous sommes un peu désemparés et cherchons en tâtonnant. C’est ce qu’exprime l’Introït de ce dimanche dans l’octave de l’Ascension dont le texte est tiré du psaume 26. David y exprime d’abord sa confiance dans le Seigneur qui est sa lumière.
Dominus illuminatio mea, et salus mea, quem timebo ?
Le Seigneur est ma lumière et mon salut, qui craindrais-je ?
Ce début du psaume est le verset de l’Introït. Mais il y a des moments dans la vie où cette lumière semble se cacher, et à la fin du psaume, sans perdre confiance, David lance cette prière qui est celle des apôtres et qui est la nôtre en ce jour :
Exaudi, Domine, vocem meam qua clamavi ad te, tibi dixit cor meum, quæsivi vultum tuum, vultum tuum, Domine, requiram, ne avertas faciem tuam a me
Seigneur écoutez ma voix qui crie vers vous ; mon cœur vous dit : j’ai cherché votre visage ; Seigneur, je chercherai votre visage, ne détournez pas de moi votre face.
La mélodie exprime cette recherche et cette nostalgie d’une manière calme et douce, expressive mais sans angoisse. Les Alléluias de la fin sont même presque joyeux ; ils reprennent ceux de la Communion Cantate Domino de dimanche dernier.
Alléluia : Regnavit Dominus
Comme c’était le cas pour tous les dimanches précédents, le deuxième Alléluia de dimanche dans l’octave de l’Ascension est beaucoup plus long que le premier, et la vocalise de celui-ci est même une des plus courtes du répertoire, mais elle se caractérise par un rythme extrêmement souple. Le texte est tiré du psaume 46, comme le premier Alléluia de l’Ascension, mais cette fois c’est un verset de la fin du psaume :
Regnavit Dominus super omnes gentes, Deus sedet super sedem sanctam suam.
Le Seigneur règne sur toutes les nations, Dieu siège sur son trône saint.
L’Arche d’alliance est maintenant installée dans le temple et tous les peuples viennent l’adorer. Ainsi, le Christ est-il maintenant au ciel où il est assis à la droite du Père, et il est le roi universel.
La mélodie de ce verset, un peu plus développée que celle de l’Alléluia, que l’on retrouve à la fin, revêt une certaine solennité.
Alléluia : Non vos relinquam
Le deuxième Alléluia de ce dimanche dans l’octave de l’Ascension est tout à fait différent du premier. D’abord, comme nous l’avons dit, il est beaucoup plus long, et puis il y a entre ces deux Alléluias un contraste qui est celui des deux aspects de la fête de l’Ascension : l’aspect triomphal du Christ arrivant au ciel d’où il règne sur l’univers, et l’aspect plus mélancolique, celui de la séparation qui laisse les apôtres comme orphelins. C’est à eux que Notre Seigneur s’adresse dans le verset de ce deuxième Alléluia, dont le texte est extrait des entretiens après la Cène dans l’Évangile de saint Jean, comme celui du dimanche précédent.
Non vos relinquam orphanos : vado, et venio ad vos, et gaudebit cor vestrum.
Je ne vous laisserai pas orphelins, je m’en vais mais je reviendrai vers vous, et votre cœur se réjouira.
En disant aux apôtres, ” il reviendra ” dans le passage des Actes des Apôtres cité à l’Introït de l’Ascension, les anges ne faisaient que rappeler ce que le Christ lui-même avait annoncé. Et il ne s’agit pas seulement de son retour à la fin des temps, mais de sa présence dans son Église et dans les âmes, par le Saint Esprit qui va descendre dans quelques jours, et par l’Eucharistie. La mélodie est assez ample, comme celle de l’Alléluia Christus resurgens, du quatrième dimanche après Pâques, se déployant aussi comme une grande draperie, mais elle est beaucoup plus douce avec de nombreuses cadences en demi-ton. Notre Seigneur s’adresse à ses apôtres et à nous sur un ton de consolation, comme on parlerait à un malade. Cependant la grande vocalise de gaudebit qui annonce la joie est plus affirmative.
Offertoire : Ascendit Deus
L’Offertoire du dimanche après l’Ascension est le même que celui du jour de l’Ascension. De plus le texte de l’Offertoire de la fête de l’Ascension est le même que celui du premier Alléluia. C’est toujours le fameux verset du psaume 46.
Ascendit Deus in jubilatione, Dominus in voce tubæ.
Dieu monte parmi les cris de joie, le Seigneur au son de la trompette.
Mais la mélodie est totalement différente. Chose curieuse ce sont le plus souvent les Offertoires qui ont un caractère contemplatif, tandis que les Alléluias sont plus joyeux et exubérants. Ici c’est l’inverse. Nous avons vu que la mélodie du premier Alléluia était assez douce et évoquait la mélancolie de la séparation ; dans celle de l’Offertoire nous retrouvons les acclamations et la trompette, la joie de monter au ciel à la suite du Christ, avec une mélodie ample et solennelle, commençant par une grande montée très expressive sur les mots Ascendit Deus, et se continuant d’une manière assez mouvementée. Cependant l’Alléluia final s’étire longuement et doucement, retrouvant l’ambiance plus contemplative qui est généralement celle des Offertoires.
Communion : Pater cum essem
Le texte de la Communion du dimanche après l’Ascension est encore tiré des entretiens de Notre-Seigneur avec ses apôtres dans l’Évangile de saint Jean, comme celui du deuxième Alléluia, ainsi que ceux des Communions des troisième et quatrième dimanches après Pâques. Cette fois Notre Seigneur ne s’adresse plus à ses apôtres, mais à son Père. C’est la grande prière pour l’unité que l’on appelle aussi prière sacerdotale. Si ces paroles ont été prononcées le soir du Jeudi Saint, on peut aussi bien les mettre dans la bouche du Christ le jour de l’Ascension.
Pater, cum essem cum eis, ego servabam eos quos dedisti mihi ; nunc autem ad te venio : non rogo ut tollas eos de mundo, sed ut serves eos a malo.
Père quand j’étais avec eux, je gardais ceux que vous m’avez donnés. Maintenant je viens à vous ; je ne vous demande pas de les retirer du monde mais de les garder du mal.
Les trois phrases de cette antienne sont assez différentes : la première et la troisième sont assez longues et se terminent par le même Alléluia, tandis que la deuxième est très courte. Dans la première la mélodie est assez développée et pleine de mouvement. La deuxième n’est qu’une grande montée vers une cadence joyeuse et affirmative sur les mots ad te venio je viens à vous : le Christ y exprime toute sa joie de retrouver son Père après sa mission accomplie. La troisième phrase est beaucoup plus douce. Notre Seigneur pense maintenant à ceux qu’il a laissés comme orphelins et qui doivent rester dans le monde ; elle s’achève dans une ambiance très contemplative.
« 1 blanc, 1 balle »
Charmante ambiance à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) :
« Université raciste, chercheurs bourgeois on vous voit », « 1 blanc, 1 balle », « brûlons le TGI », « Charlie l’a mérité », « les prisons en feu, les matons au milieu », « youpin décolonial », « nik les cis », « stop les sciences coloniales »… Sur les sept étages du bâtiment de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), installée sur le campus Condorcet à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), des tags en lettres rouges ou noires délivrent des messages souvent rageurs et haineux, parfois contradictoires ou nébuleux. « Nous sommes en train de les recenser et de les photographier pour en faire un objet d’étude », expliquait la direction juste après l’occupation des lieux, du 20 au 23 avril dernier. Dans un document interne, on déplore les portes défoncées, les casiers forcés, le matériel informatique volé et un coût financier qui se chiffrerait à plusieurs centaines de milliers d’euros. D’après Christophe Prochasson, le président de l’école, deux cocktails Molotov – ne contenant aucun liquide – ont également été retrouvés sur le toit du bâtiment. Un mois plus tard, au sein de l’établissement, la même question revient, taraudante : comment en est-on arrivé là ? Ces actes de vandalisme interviennent à un moment où l’éminente institution, longtemps considérée comme le saint des saints des sciences sociales, connaît des difficultés sans précédent. Tourmentée par une sourde rivalité entre étudiants en master et doctorants, rongée par une bataille idéologique virulente, l’EHESS est entrée en crise.
L’Allemagne envisage de réactiver 15 centrales à charbon
Fabien Bouglé, auteur de Nucléaire, les vérités cachées, est interrogé dans Le Figarovox. Extraits :
Il est primordial de rappeler que l’Allemagne est très dépendante du gaz, du pétrole et du charbon qui représente 66 % de sa consommation d’énergie primaire. De plus environ 47% de son électricité a été produite en 2021 à partir d’énergie fossile. Bref notre voisin est particulièrement gourmand en gaz et en charbon très polluant qui provient pour plus de 50% de Russie. Afin de pallier cette dépendance trop importante les Allemands font donc le choix -paradoxal pour le climat- de s’entêter dans la sortie du nucléaire tout en augmentant les capacités des centrales au charbon qui avaient été mises en sommeil.
Au mois de mars, Robert Habeck, le même ministre de l’Économie, avait bien envisagé de reporter la sortie du nucléaire mais la coalition au pouvoir qui comprend des Verts extrémistes , a préféré appuyer sa politique sur son électricité au charbon. D’ailleurs, avant même la guerre en Ukraine, l’Allemagne avait déjà, en 2021, été dans la nécessité d’augmenter la production des centrales électriques au charbon de 22% en raison de la baisse de 15% de la production éolienne. Ce qui avait contribué à démarrer ce choc gazier et fossile que nous connaissons actuellement.
[…] Le besoin en charbon ou même en lignite conduit l’Allemagne à développer ses extractions sur son territoire avec des mines qui s’étendent de plus en plus allant jusqu’à engloutir des villages entiers. Des manifestations anti-charbon de villageois sont actuellement organisées pour contester la disparition pure et simple de leur village menacé par l’extension des mines.
Mais le pire vient du bilan carbone désastreux des centrales électriques au charbon qui produisent environ 1.000 g de CO2 / kWh produit là où une centrale nucléaire ne produit que 6 g de co2/kWh produit. C’est l’énorme paradoxe environnemental de cette décision. L’Allemagne qui avait déjà le bonnet d’âne en Europe pour ses émissions records de gaz à effet de serre va être un acteur majeur en Europe de la dégradation du climat et continuer d’être le très mauvais élève de l’Union Européenne et du monde. Et ce sont des prétendus écologistes qui soutiennent ce modèle pour le moins désastreux pour la planète!
En plus du CO2 les centrales au charbon émettent une quantité importante de particules fines contenant mercure, uranium et des substances très dangereuses pour la santé humaine. Il a été calculé que pour un 1 tWh d’électricité au charbon produit il y avait a minima 100 tonnes de particules fines évacuées dans l’atmosphère. […]
Dans ce contexte l’Allemagne ne veut absolument pas que la France tire son épingle du jeu avec son avantage nucléaire qui assure à notre pays une électricité bon marché et surtout non polluante. Elle multiplie pour se faire les actes belliqueux à l’égard de notre pays sur le sujet, n’hésitant pas à dénigrer le nucléaire auprès de la commission européenne en souhaitant empêcher son intégration dans la liste appelée «taxonomie» des activités reconnues comme verte en Europe. Sous prétexte que la France aurait 44.000 m3 de déchet radioactifs à traiter elle souhaite détruire le nucléaire français alors qu’elle disperse ses déchets de centrales au charbon dans l’air européen. Un comble. […]
L’Allemagne ne mène pas une opération de lobbying contre le nucléaire français. Ce pays, et il faut en avoir conscience, a déclaré une véritable guerre économique et énergétique antinucléaire à la France face à laquelle le gouvernement semble démuni voire inconscient. Ce conflit s’inscrit d’ailleurs dans le contexte de la guerre en Ukraine. Les lobbyistes favorables aux éoliennes intermittentes allemandes sont très actifs envers les autorités politiques et administratives françaises, ainsi que les grandes entreprises énergétiques. Et peu de nos concitoyens semblent avoir conscience de cette situation.
La situation est intenable et conduit à des décisions qui vont à l’encontre des intérêts supérieurs de la nation. Vouloir continuer à installer des éoliennes allemandes sous prétexte que les nouveaux réacteurs nucléaires sont trop longs à construire est une erreur géopolitique majeure. La France a de nombreux atouts et ne doit pas se laisser faire.
Marche pour la vie à Rome
La manifestation nationale « Choisissons la vie », à laquelle ont participé plus de 100 organisations et associations pro-vie de Rome, a rassemblé 40 000 personnes dans les rues, qui ont défilé de la Piazza della Repubblica à la Piazza San Giovanni in Laterano pour affirmer l’urgence de défendre la Vie, de la conception à sa fin naturelle, sans « si » ni « mais », avec pour seul objectif d’aider les plus faibles et les souffrants. Les thèmes centraux de la manifestation étaient l’avortement, l’euthanasie et le suicide assisté et l’objection de conscience, mais aussi la demande de mesures de soutien à la maternité, à la naissance, aux soins palliatifs et aux hospices.
Un événement qui, le lendemain – dimanche 22 mai – a reçu le salut du pape François en marge de la récitation du Regina Coeli :
« Je salue tous ceux qui ont participé à l’événement national ‘Choose Life’ à Rome. Je vous remercie pour votre engagement en faveur de la vie et pour la défense de l’objection de conscience, dont on tente souvent de limiter l’exercice. Malheureusement, ces dernières années, la mentalité commune a changé et aujourd’hui nous sommes de plus en plus enclins à penser que la vie est un bien à notre entière disposition, que nous pouvons choisir de manipuler, de faire naître ou de mourir à notre guise, comme le résultat exclusif d’un choix individuel. Rappelons-nous que la vie est un don de Dieu ! Elle est toujours sacrée et inviolable, et nous ne pouvons pas faire taire la voix de la conscience ».
Une fois arrivés sur la Piazza San Giovanni in Laterano, les milliers de participants ont rempli la place et ont poursuivi avec un concert du groupe de rock chrétien « The Sun », suivi des discours des porte-parole et des témoignages de ceux qui ont choisi la vie.
« Nous avons été témoins de l’urgence et de la responsabilité de l’engagement du peuple italien envers la vie », a déclaré Gandolfini, « il est donc nécessaire de s’engager dans un changement de valeurs et de promouvoir la beauté de l’union familiale, de la parentalité et de la prise en charge des plus faibles ».
L’autre porte-parole de l’événement, Maria Rachele Ruiu, lui a fait écho :
« accueillir, générer, éduquer, soigner et accompagner une vie est bon pour tous. Nous devons repartir de l’alliance entre l’homme et la femme », « pour soutenir les femmes, notamment lorsqu’elles sont confrontées à une grossesse difficile ou non désirée. Ce n’est que de cette manière qu’ils pourront accueillir de nouvelles vies sans nécessairement recourir à l’interruption de grossesse ».
Parmi les témoignages, il y eut celui de Giuditta, qui a aujourd’hui cinq enfants mais qui, dans le passé – avec son mari Jacopo – n’a pas renoncé à accueillir une autre vie, celle d’un bébé que les médecins avaient annoncé comme condamné avant même sa naissance. Au lieu de cela, le bébé est né vivant et a pu rencontrer ses frères et sœurs et ses proches pendant 40 minutes. Nous savons que nous avons fait le bon choix, car nous avons donné une chance à la vie et, même si ce n’est que pour quelques minutes, la vie gagne toujours ».
Ou l’histoire de Giuliana et de son mari Octavian, également cinq enfants dont un, Carol, qui a vécu très peu de temps à cause d’une malformation, « maintenant, disent-ils, c’est un ange qui regarde notre famille d’en haut et nous protège ». Il est pour nous « un miracle de la vie », ont-ils souligné, « parce que lorsque tout le monde nous a dit d’avorter, nous avons quand même choisi la vie, même si celle de Carol a été de courte durée ».
Ou encore l’histoire de Maya, qui a découvert qu’elle était enceinte à 17 ans et qui, peu après, a eu une deuxième grossesse non désirée :
« Tout le monde disait qu’un bébé ruinerait ma vie et quand j’ai eu le deuxième bébé, c’est moi qui ai été imprudente ».
Aujourd’hui, elle a quatre enfants avec son mari Marco, « qui m’a accueillie après quelques années, bien que les deux premiers enfants ne soient pas de lui », et elle a également réussi à trouver un emploi après s’être inscrite à l’université et avoir obtenu son diplôme.
Prochaine édition de l’événement » Choisissons la vie » : samedi 20 mai 2023.
«Au-delà de 3 euthanasies par mois, cela devient dur»
En 2021, 2700 euthanasies ont été déclarées en Belgique (2,4% du nombre total de décès), en majorité pour des patients âgées de 60 à 89 ans. 49 concernaient des non-résidents, dont 40 Français. Plus de la moitié (54%) ont eu lieu à domicile. Un médecin tueur témoigne :
« Le geste euthanasique n’est jamais facile mais c’est l’aboutissement de tout un cheminement que l’on fait avec le patient, sa famille, c’est une manière de clôturer quelque chose dans le soulagement ».
« C’est extrêmement riche humainement. Nous percevons toutes ces émotions, elles nous font grandir, elles nous font avancer, on devient un peu meilleur, enfin j’espère ».
« Au-delà de trois euthanasies par mois, cela devient dur ».
Il ne se demande pas pourquoi…
Également urgentiste à l’hôpital, il ne voit aucune contradiction entre le fait de sauver des vies et d’y mettre fin. L’homme prométhéen se veut maître de la vie comme de la mort.
« Au contraire ça fait partie d’un tout. Je pense que la personne qu’on va euthanasier n’est pas plus ou moins importante que celle qu’on va sauver. On se trouve simplement dans des situations différentes ».
« Si un médecin dit non, le processus ne s’arrête pas, il peut être transposé auprès d’autres personnes qui peuvent voir la situation autrement ».
L’assassinat passe avant tout.
Chasse à l’homme
Dans Valeurs Actuelles, le père Danziec revient sur l’Affaire Gueye :
Les habitués de L’Equipe savent le soin avec lequel les journalistes du quotidien sportif cisèlent les titres de leurs articles. Le plaisir de les découvrir pourrait presque relever du péché de gourmandise. Mardi dernier, les lecteurs découvraient dans les pages du journal une « embarrassante affaire », celle d’un joueur du PSG, Idrissa Gueye, ayant refusé de participer à l’avant-dernière journée du championnat de Ligue 1, le samedi 14 mai. Fidèle à sa réputation, le titre explicite se voulait fracassant : « Gueye, couleur arc-en-fiel ».
Un drame en 4 actes
Que s’est-il donc passé ? Un drame en quatre actes. La 37ème journée de championnat correspondait à la journée de lutte contre l’homophobie organisée par la ligue de football professionnelle (LFP). Pour matérialiser la démarche, les numéros dans le dos des maillots de tous les joueurs de Ligue 1 — environ 300 joueurs sur les différentes pelouses avec les remplaçants — étaient floqués aux couleurs arc-en-ciel, symbole étendard du mouvement LGBT. Si le joueur du PSG, de nationalité sénégalaise et de confession musulmane, Idrissa Gueye n’a pas cherché à faire de vagues, il a néanmoins refusé de s’associer à cette journée, pour des raisons personnelles relevant de l’intime précisera Le Parisien.
Acte 2 : Valérie Pécresse entre en scène : « Un refus de s’associer à la lutte contre l’homophobie ne pourrait rester sans sanction ! » Devant la polémique naissante attisée par la présidente de la région Île-de-France, le PSG finira par se désolidariser de son joueur en rappelant que le club de la capitale « a toujours tenu à combattre toute forme de discrimination et l’a de nouveau fait ce week-end ».
Le Président du Sénégal en personne, Macky Sall, ouvre l’acte 3 en réclamant sur Twitter que les “convictions religieuses” de son compatriote soient respectées. Durant une conférence de presse, le ministre des Sports, Matar Bâ, en appelle quant à lui au bon sens : « Quand on signe, c’est pour jouer au foot, ce n’est pas pour faire la promotion de quoi que ce soit ou mettre de côté ses convictions. »
4ème et dernier acte (à ce jour) : le mercredi 18 mai, le conseil national de l’éthique de la Fédération Française de Football adresse une convocation au joueur pour qu’il s’explique sur son refus de participer à la journée nationale de lutte contre l’homophobie. Le communiqué s’accompagne d’un avertissement cinglant :
« Soit ces supputations sont infondées et nous vous invitons sans délai à vous exprimer afin de faire taire ces rumeurs. Nous vous invitons par exemple à accompagner votre message d’une photo de vous portant le maillot en question. »
Dans l’éventualité contraire, le ton devient alors bien plus moralisateur :
« Dans ce cas, nous vous demandons de prendre conscience de la portée de votre geste et de la très grave erreur commise. En refusant de participer à cette opération collective, vous validez de fait les comportements discriminatoires, le refus de l’autre, et pas uniquement contre la communauté LGBTQI +. »
L’affaire Idrissa Gueye dit, à elle seule, beaucoup de cette ère nouvelle qui, insidieusement, s’installe. La doxa nous vend la liberté à tous les étages, mais l’objection de conscience est invitée à rester confinée au sous-sol… Victor Klemperer dans son étude du langage totalitaire, à l’instar d’un Orwell et de son concept de novlangue, montre combien le parler devient despotique lorsqu’il exclut toute pensée autre, « un langage qui enferme ce qu’il est seulement licite de dire, un langage qui appelle à l’anéantissement de toute altérité ».
Est-il envisageable de s’opposer aux agissements de George Soros sans être traité d’antisémite ou de critiquer une femme politique sans se faire taxer de misogynie ? Est-il seulement possible, tout en récusant que l’orientation sexuelle d’un homme puisse déterminer une violence à son encontre, d’éprouver une gêne sérieuse devant les campagnes LGBT qui étouffent la liberté d’expression et veulent imposer le silence à ceux qui ne partagent pas leurs thèses ?
Sophisme et escroquerie intellectuelle
Affirmer que ceux qui s’opposent au lobby homosexuel sont hostiles aux personnes homosexuelles relève de l’escroquerie intellectuelle et du mensonge. François Morinière, ancien directeur de L’Equipe, catholique, homme d’affaires et actuel président des Entretiens de Valpré qui rassemblent cadres et chefs d’entreprise pour des échanges à la lumière de la pensée sociale chrétienne, n’a pas manqué de souligner le consternant sophisme qui consiste à étiqueter d’homophobe celui qui ne porte pas les couleurs de la Gay Pride. La promotion de l’homosexualité est obligatoire et n’est plus concevable que l’on puisse s’y opposer. Bienvenue au pays de la liberté !
Loin de ces raisonnements nébuleux, l’enseignement traditionnel du catéchisme aborde avec clarté la question de l’homosexualité. L’Eglise s’est toujours attachée à dissocier le péché du pécheur. De là, une distinction nette est faite entre l’attrait homosexuel et l’acte ou la promotion d’actes homosexuels. Le Catéchisme de l’Eglise Catholique, en son fameux numéro 2357, rappelle que la genèse psychique de l’homosexualité reste largement inexpliquée et qu’elle revêt des formes très variables à travers les siècles et les cultures. S’il était besoin de le préciser, à la différence de la charia, les disciples du Christ ne prônent pas la lapidation des homosexuels. Le catéchisme déclare simplement, en s’appuyant sur la Bible que « les actes d’homosexualité constituent des dépravations graves ». La Tradition, du livre de la Genèse à l’épître de saint Paul aux Romains, précise sans fard que ces actes « sont intrinsèquement désordonnés ». En effet, parce qu’ils sont contraires à la loi naturelle et qu’ils dissocient par le fait même l’acte sexuel du don de la vie, les actes homosexuels ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable.
Assurément un nombre non négligeable d’hommes et de femmes présentent des tendances foncières vers le même sexe. Beaucoup parmi eux ne choisissent pas leur condition affective. Ils doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. Toujours, il s’agira pour un chrétien d’éviter à leur égard toute marque de discrimination injuste.
Mais la chasse à l’homme opposée qui vise à pointer du doigt et marquer au fer rouge ceux qui ne se sentent pas obligés de participer aux campagnes LGBT devrait nous interroger. S’agit-il tant de préserver les homosexuels d’attaques malveillantes que de promouvoir une idéologie sexuelle transgressive ? Dans un ouvrage témoignage, au titre évocateur : Ne deviens pas gay, tu finiras triste (Editions François-Xavier de Guibert), son auteur, un ancien homosexuel, expliquait l’intention de son livre : « Je vise les inconnus qui protègent l’illusion que l’homosexualité est une voie comme une autre vers le bonheur et, plus qu’à la protéger, cherchent à la répandre. » J’ignore si Idrissa Gueye a lu ce passage mais manifestement, il en fait sien le message. Les coups de butoir de la propagande LGBT, et des manipulations médiatiques qui l’accompagnent, deviennent si envahissants qu’à n’en pas douter, le joueur du PSG ne doit pas être le seul à les trouver exaspérants. A minima, sommes-nous deux. Lui. Et moi. Mon petit doigt me dit cependant que nous sommes bien plus. Et c’est tant mieux.
Peut-on se débarrasser d’un Concile ?
Les abbés Celier et Guelfucci avec Jean-Pierre Maugendre sont les invités de Philippe Maxence dans le Club des Hommes en Noir. Cette semaine ils s’attaquent à un sujet délicat : est-il possible de se débarrasser d’un Concile ? L’Eglise peut-elle choisir de passer par pertes et profits un concile et ses conclusions ? Pourrait-elle même reconnaitre s’être trompée lors d’un concile ? Existe-t-il des précédents historiques ?
« Tout chrétien est spirituellement un Vendéen »
Voici la préface de S. Éminence M. le Cardinal Robert Sarah au récent ouvrage du Père Jean-Paul Argouar’ch, de l’Institut de la Sainte-Croix de Riaumont, intitulé : « Passion de la Vendée« .
A noter l’évocation de l’abbé Thierry Lelièvre (cf. brève biographie : note 5 de la préface) faisant référence à sa thèse de doctorat concernant la canonisation des enfants. C’est une occasion de rendre hommage à ce saint prêtre, incardiné dans le diocèse de Rome (curé de la paroisse Saint François d’Assise) et missionnaire aux Philippines, décédé d’une leucémie à l’âge de 55 ans en 2010 :
Je suis très heureux de présenter l’ouvrage du Père Jean-Paul Argouarc’h de l’Institut religieux de la Sainte-Croix de Riaumont qui fut fondé en 1958 par le Père Albert Revet (1917-1986). Reconnu canoniquement par le Pape saint Jean-Paul II, cet ordre religieux est au service de la jeunesse en recourant à la méthode d’éducation du scoutisme prônée par le Père Jacques Sevin. Le village d’enfants de Riaumont est situé au cœur de l’ancien bassin minier de Lens-Liévin, dans le nord de la France, sur une colline dont le massif forestier est baigné du sang mêlé des soldats français et allemands de la première guerre mondiale. Il offre un cadre exceptionnel pour cette œuvre d’apostolat auprès des enfants et des adolescents, spécialement les plus déshérités. Je voudrais aussi souligner le rattachement de cette communauté religieuse à la famille bénédictine, puisque ses membres sont oblats réguliers de l’Abbaye Notre-Dame de Fontgombault.
Le 12 août 2017, j’ai eu la grande joie de me rendre sur le site du Puy du Fou à l’occasion de mon séjour en Vendée pour la célébration des sept cents ans du diocèse de Luçon à laquelle m’avait convié Mgr Alain Castet. J’avais été reçu par Philippe de Villiers, le créateur du Grand Parc et de la Cinéscénie, que je pourrais définir comme une fantastique et brillante aventure visant à illustrer la « Gesta Dei per Francos », selon le célèbre adage[1]. En présence du Rév. Père Abbé de Fontgombault, Dom Jean Pateau, j’avais affirmé dans l’homélie que « tout chrétien est spirituellement un Vendéen » et j’avais appelé le peuple de France « à se lever avec les armes pacifiques de la prière et de la charité pour défendre la foi catholique ». Avoir le courage de « se lever » : c’est sur ce verbe que je voudrais insister en guise de préface du livre du Père Jean-Paul Argouarc’h. Pour se lever, il faut entendre un appel, qui est celui de Dieu, et faire preuve de volonté et de courage.
Répondre à l’appel de Dieu : les Vendéens ont entendu l’appel de Jésus-Christ Notre-Seigneur face aux colonnes infernales qui voulaient les écraser au nom d’une idéologie dont le mensonge était le maître-mot et dont nous voyons avec effroi les derniers avatars dans le mépris de la vie, du mariage et de la famille, les manipulations génétiques, l’idéologie du genre et le transhumanisme qui marquent ce début du XXI siècle. Les Vendéens étaient conscients qu’ils allaient périr, car, contre ce déferlement « infernal » de la haine de Dieu et de la foi catholique, qui a abouti au génocide de toute une population, comme l’a bien établi le grand historien Reynald Secher, ils n’avaient comme armes spirituelles que la Très Sainte Eucharistie reçue clandestinement de la main des prêtres réfractaires, la prière du Rosaire et l’image du Sacré-Cœur cousu sur leur poitrine. Toutefois, ils connaissaient et avaient médité ces paroles de Notre-Seigneur :
« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps… Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux… celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la trouvera »[2].
Comme je le disais dans mon homélie prononcée au Puy du Fou :
« Alors que grondait la tempête, les Vendéens, hommes, femmes et enfants, n’ont pas eu peur, tant ils étaient certains que, par-delà la mort, le Cœur de Jésus serait leur unique patrie ! ».
Faire preuve de volonté et de courage : lorsque le 25 septembre 1993, Alexandre Soljenitsyne vint en Vendée, invité par Philippe de Villiers, il fustigea la lâcheté des pays occidentaux libertaires et mondialistes, et il annonça leur déclin qui, disait-il, est dû en grande partie à la destruction de trois « murs porteurs » que sont la Vie, la Famille et la Tradition, c’est-à-dire l’enracinement dans la foi catholique et la civilisation qu’elle a engendrée : la chrétienté. Et pourtant, l’auteur de L’Archipel du Goulag avait aussi annoncé l’apparition progressive de « petites lucioles » en prédisant que
« des hommes se lèveront, au nom de la vérité, de la nature, de la vie ; ils cacheront, dans leurs pèlerines, des petits manifestes de refuzniks[3]. Ils exerceront leurs enfants à penser différemment, à remettre l’esprit au-dessus de la matière. Ils briseront la spirale du déclin du courage. Ainsi viendra l’éclosion des consciences dressées. Aujourd’hui les dissidents sont à l’Est, ils vont passer à l’Ouest ».
De fait, les Vendéens nous montrent l’exemple de la bravoure, celle du chevalier chrétien : quand il s’agit de Dieu et de la foi catholique, aucune compromission n’est possible, car l’honneur de Dieu ne se discute pas. Les Vendéens ont refusé cet effacement de Dieu dans la conscience des hommes de leur époque. Et ils sont morts martyrs, victimes du sabre de l’iniquité qui, dans les paroisses du Petit-Luc et du Grand-Luc, fut sans pitié. En effet, le 18 février 1794, les flammes du massacre allumées par la colonne infernale de la division Cordellier n’épargnèrent même pas l’église paroissiale où s’étaient réfugiés femmes, enfants et vieillards. Aujourd’hui, leurs noms sont inscrits sur les murs de la petite chapelle expiatoire, alors qu’à deux pas du sanctuaire, se dressent deux bâtiments plus récents, qui doivent leur naissance à Philippe de Villiers : l’Historial de la Vendée et le Mémorial de la Vendée. Dans son ouvrage, le Père Jean-Paul Argouarc’h, qui consacre sa vie de prêtre et de religieux à l’éducation de la jeunesse, fait mention du martyre des 209 enfants vendéens massacrés aux Lucs, dont beaucoup étaient des nourrissons âgés de quelques mois, véritable couronne de Saints Innocents qui, parvenus dans la Cité céleste, implorent le pardon de Dieu pour leurs bourreaux. « Il y aura des saints parmi les enfants », assurait déjà le Pape saint Pie X à l’aube du XX siècle. De fait, la canonisation des enfants n’a jamais été autant d’actualité qu’aujourd’hui. C’est un signe des temps qu’on ne saurait négliger. Jusque dans les années 1980, malgré la canonisation du célèbre élève de saint Jean Bosco : saint Dominique Savio, en 1954[4], certains hésitaient encore. Voici la question qu’ils se posaient : à 5 ans, 8 ans ou même 15 ans, des jeunes peuvent-ils vraiment avoir vécu les vertus théologales et cardinales d’une façon « héroïque » ? C’est alors que dans les années 1980 parut la thèse de droit canonique d’un prêtre français, l’abbé Thierry Lelièvre[5]. Dans ce travail magistral, l’auteur a apporté un certain nombre d’éléments destinés à faire tomber ce doute et ouvrir ainsi la voie vers la canonisation de nombreux enfants et jeunes de notre époque[6]. En effet, l’abbé Lelièvre a montré que, à travers ces vies d’enfants et d’adolescents, la grâce de Dieu était à l’œuvre dans les âmes et qu’ils étaient capables non seulement d’actes héroïques accomplis d’une manière ponctuelle, mais aussi à tout instant de leur jeune vie : une vie de foi, d’espérance et de charité, vécue de manière héroïque. De telle sorte que tous ces jeunes peuvent être donnés en exemple aux enfants, aux familles, aux éducateurs, et être considérés comme des intercesseurs auprès de Dieu. Ainsi, parmi les causes les plus récentes qui ont abouti à la canonisation, l’une des plus célèbres est celle de Carlo Acutis, un jeune Italien mort d’une leucémie à 15 ans en 2006, qui a été béatifié à Assise le 10 octobre 2020. Citons aussi bien évidemment les deux pastoureaux de Fatima, François (10 ans) et Jacinthe Marto (9 ans), canonisés trois ans plus tôt, le 13 mai 2017. La liste est déjà longue de ces enfants et jeunes canonisés ou promis à l’honneur des autels : du Turinois Pier Giorgio Frassati (1901-1925), béatifié en 1990, à Chiara Luce (1971-1990) du mouvement des Focolari, béatifiée en 2010, de Anne de Guigné (morte à l’âge de 10 ans, déclarée vénérable en 1990) à Claire de Castelbajac (1953-1975), bien connue des religieuses cisterciennes de Boulaur qui ont obtenu de nombreuses vocations par son intercession, et du petit Philippin Darwin Ramos (1994-2012), enfant des rues de Manille atteint de myopathie, au jeune cristero mexicain José Luis Sanchez del Rio (1913-1928), mort martyr et canonisé en 2016, ou encore à la petite Anne-Gabrielle Caron, morte à huit ans d’un cancer, le 23 juillet 2010 dont Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, a ouvert le procès de béatification le 12 septembre 2020… De plus, je voudrais rappeler que depuis plus de trente ans, dans de nombreux pays du monde, les cloches des églises sonnent le glas, le 28 décembre à midi, en la fête des Saints Innocents, en l’honneur des saints innocents martyrs de notre époque, qui sont victimes de l’avortement et de toutes les formes d’esclavage, d’oppression et d’infanticide. Demandons pardon à tous ces enfants innocents dont l’avortement nous a privés de leur sourire. Pardon pour l’orgueil qui aveugle les âmes, les cœurs, les intelligences, les consciences. Pardon pour nos silences complices, nos lâchetés à défendre et protéger la vie humaine depuis sa conception jusqu’à son terme naturel. Et à l’exemple des Vendéens, engageons-nous de manière résolue, en faveur de « la civilisation de l’amour et de la vie », selon la belle expression du Pape saint Paul VI, en faisant nôtre cette prière litanique que le Pape Benoît XVI avait prononcée à l’issue de la Veillée Mondiale de prière pour toute vie naissante, le 27 novembre 2010 :
Seigneur, Toi « la source de la Vie,… réveille en nous le respect pour toute vie humaine naissante».
Seigneur, Toi « la source de la Vie,… rends-nous capables de discerner dans le fruit du sein maternel l’œuvre admirable du Créateur ».
Seigneur, Toi « la source de la Vie,… bénis les familles, sanctifie l’union des époux, rends fécond leur amour ».
Seigneur, Toi « la source de la Vie,… accompagne de la lumière de ton Esprit les choix des assemblées législatives, pour que les peuples … reconnaissent et respectent le caractère sacré de la vie, de toute vie humaine ».
Seigneur, Toi « la source de la Vie,… guide le travail des scientifiques et des médecins, afin que le progrès contribue au bien intégral de la personne et qu’aucun être ne soit supprimé ou ne souffre l’injustice ».
Seigneur, Toi « la source de la Vie,… donne-nous une charité créative pour qu’aucune famille ne tombe dans l’exclusion par manque de moyens financiers ».
Seigneur, Toi « la source de la Vie,… console les époux qui souffrent de l’impossibilité d’avoir des enfants et, dans ta bonté, aide-les ! ».
Seigneur, Toi « la source de la Vie,… éduque-nous tous à prendre soin des enfants orphelins ou abandonnés, afin qu’ils puissent faire l’expérience de la chaleur de ta charité, de la consolation de ton divin Cœur ».
Je forme le vœu que l’excellent ouvrage du Père Jean-Paul Argouarc’h ait la diffusion qu’il mérite auprès des familles, et tout spécialement des jeunes et des enfants, afin que ceux-ci deviennent ces « lucioles » évoquées par Soljenitsyne qui, par leur courage, briseront la spirale du déclin des pays de chrétienté, en particulier, la France, Fille aînée de l’Eglise.
Cardinal Robert Sarah
[1] L’adage complet : « Gesta Dei per Francos ; Regnum Galliae, Regnum Mariae ! ” : l’action de Dieu passe par les Francs ; le royaume de France est le royaume de Marie. Le pape Grégoire IX (1227-1241), écrivant à saint Louis illustre bien cet adage antique : «Ainsi, Dieu choisit la France de préférence à toutes les autres nations de la terre pour la protection de la Foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. Pour ce motif, l’action de Dieu passe par les Francs ; le royaume de France est le royaume de Marie ».
[2] Cf. Mt 10, 28.32-33. 38-39.
[3] Etymologiquement, le refuznik était un citoyen soviétique, d’origine juive, auquel les autorités communistes refusaient le droit d’émigrer.
[4] Saint Dominique Savio est décédé à l’âge de 14 ans en 1857.
[5] L’abbé Thierry Lelièvre est décédé d’une leucémie à l’âge de 55 ans, le 30 mars 2010. Aîné d’une famille de sept enfants, il a ressenti dès l’âge de 6 ans l’appel du Seigneur à devenir prêtre. Après son baccalauréat, il entre au Grand Séminaire de Rome et obtient un doctorat de droit canon à l’université pontificale saint Thomas d’Aquin (Angelicum). Il est ordonné prêtre à Rome en 1980, est nommé vicaire dans une grande paroisse de la Ville Eternelle, puis curé à la paroisse Saint François d’Assise de Rome. Mais touché par la misère morale et spirituelle des enfants, il part comme missionnaire en Asie : dans les bidonvilles de Manille, au Vietnam, en Thaïlande et en Inde, il vit au milieu des plus pauvres et évangélise sans relâche. Sa mission terminée, il revient à Rome quelque temps. Cependant, l’appel de l’Asie est plus forte et il demande à être envoyé comme missionnaire Fidei Donum : il repart donc à Zamboanga, petite île des Philippines, pour y installer un centre chrétien dans un secteur à majorité musulmane. Ayant découvert qu’il était atteint d’une leucémie, il doit revenir en décembre 2008 se faire soigner à Rome, où, malgré ses grandes souffrances, il a continué son rôle d’apôtre auprès des autres malades de l’hôpital Gemelli.
[6] Le titre était : « Les enfants peuvent-ils être canonisés ? » (éd. Téqui, 1984) Préface du Cardinal E. Gagnon. Vingt ans plus tard, il a réédité sa thèse sous ce titre : « Même les enfants peuvent être canonisés » (éd. Téqui, 2005).
Au carrefour de l’Histoire de France
D’Henry Renoul :
La Vendée, quelle soit administrative ou militaire, est le département-province qui a suscité le plus d’essais historiques, depuis deux siècles. Il fallait donc un nouvel angle pour renouveler l’intérêt permanent des lecteurs de Vendée et d’au-delà ! Charlotte de Villiers l’a trouvé en inscrivant la Vendée « au cœur de l’Histoire de France, recensant dans ses deux millénaires les personnages et les évènements qui dépassent l’étroit cadre territorial du département créé en 1790.
D’abord une présentation soignée des éditions « La Geste » avec en illustration de couverture quelques un des personnages évoqués dans l’ouvrage : Aliénor, Clemenceau, Cathelineau, Richelieu ou Gilles de Rais ! Ensuite une très importante et parfois rare collection de photos qui illustre les 23 grands chapitres de l’histoire du Bas-Poitou, devenue Vendée, voire Grande Vendée. Enfin une écriture simple et accessible de ce qu’il faut absolument savoir quand on se revendique « Vendéen ». Les premiers chapitres décrivent d’ailleurs les modifications des limites administratives des provinces entre Bretagne, Anjou et Poitou, sous la dynastie de ses comtes, les Ramnulfides, puis plus loin des diocèses entre Nantes, Angers, Luçon, Maillezais et La Rochelle, laissant subsister jusqu’à la Révolution des Marches communes entre provinces qui seront souvent les lieux des paroisses les premières soulevées en 1793.
C’est d’ailleurs par cette épopée et sa terrible répression génocidaire que la Vendée a trouvé sa place dans l’Histoire. Charlotte de Villiers a choisi le Pardon de Bonchamps, l’acte magnanime du général vendéen mourant et choisissant de gracier les prisonniers républicains. Deux encartés racontent et expliquent l’épopée de la Duchesse de Berry défendant son fils Henry, dernier Bourbon direct dont le trône est usurpé par Louis-Philippe d’Orléans et la si attachante « Petite Église de Vendée » résistante au progressisme du Concordat de 1802.
Mais il était nécessaire, voire indispensable que l’on se souvienne de la place du Poitou dans la France : les saints Hilaire et Philibert, Rabelais, Richelieu, le Père de Montfort, Clemenceau, de Lattre y ont toute leur place dans l’Histoire de France ! Une mention particulière pour Aliénor d’Aquitaine, et une évocation de Jehanne d’Arc par l’intermédiaire de Gilles de Rais qui fut son maréchal avant de sombrer.
Les grands évènements de la moderne Vendée – Puy du Fou, Vendée-Globe, visite de Soljénitsyne à l’occasion du bicentenaire vendéen –, les missionnaires, les artistes , les écrivains tel Jean Yole ou René Bazin concluent cet ouvrage qui trouvera sa place dans toutes les bibliothèques vendéennes de la géographie et de l’esprit.
Henry Renoul
Dédicaces :
- Cahiers Lamartine, Les Sables d’Olonne 18 juin 10h/17 h
- Hyper U, Les Herbiers 25 juin de 10 à 12h30
- Médiathèque, Saint-Laurent-sur-Sèvre 2 juillet de 15h à 18h
- La Vendée, Carrefour de l’Histoire de France
Édité par La Geste, 11 rue Norman-Borlaug 79260 La Crèche
www.gesteditions.com 29,90 Euros
