L’invasion de l’Ukraine commandée par le président russe sert-elle nos intérêts ?
Non, selon Yann Baly, porte-parole de Chrétienté-Solidarité :
Il est à craindre qu’elle va, au contraire, accélérer les phénomènes que nous combattons, voire rendre possible ce que nous pensions difficilement réalisable ou largement freiné ces derniers temps, à savoir :
- Unification de la diplomatie européenne et soumission de pays jusque-là réfractaires au nouvel ordre européen (Pologne, Hongrie …)
- Mise en place d’une défense unifiée de l’UE
- Résurrection et légitimation de l’OTAN, dont même Macron avait pu affirmer qu’elle était en état de « mort cérébrale »
- Et, phénomène aggravant pour la France : reconstitution de la puissance militaire allemande (Olaf Scholz annonce un effort financier de 100 milliards d’euros). Ce qui aura très rapidement comme conséquence de faire de l’Allemagne la première puissance militaire européenne, au détriment de la France qui n’aura pas les moyens de suivre, au vu de l’état catastrophique de ses finances publiques.
Et ne parlons pas de la puissance chinoise qui risque fort d’être la seule à profiter de cette crise.
Concernant l’Ukraine : comment condamner les tentatives d’asservissement par l’UE de pays comme la Pologne et la Hongrie après s’être opposé à l’invasion dévastatrice de l’Irak par les États-Unis et aujourd’hui applaudir des deux mains l’annexion par les armes de l’Ukraine par Poutine ? La menace de l’OTAN, les erreurs diplomatiques et les attitudes hostiles voire méprisantes des occidentaux à l’égard de la Russie n’ont été, pour ce dernier, que des prétextes bienvenus pour justifier une invasion de l’Ukraine, préparée de longue date afin de mettre la main sur le potentiel industriel et économique très important de ce pays, tout en permettant d’étendre les frontières d’un empire russe que Poutine, nostalgique de la puissance soviétique, veut faire renaître.
La France a-t-elle encore les moyens de répondre aux défis du monde qui vient ? Son salut ne viendra pas d’un quelconque homme fort étranger, qu’il soit russe ou américain. Le peuple français détient, seul, les clés de son avenir.
Avec ce quinquennat, on observe un glissement institutionnel, vers des privations de libertés individuelles et publiques
Le prince Jean d’Orléans a été interrogé dans Valeurs Actuelles. Extrait :
Avec le quinquennat, le modèle de la Ve République ne colle plus. Soit on revient au septennat pour avoir deux rythmes qui cohabitent et collaborent : le rythme long du président de la République qui gère les affaires importantes et qui donne les directions, s’occupe de la cohésion nationale. Et le gouvernement, avec un rythme différent, qui peut être d’un parti opposé et qui joue sa partition et gère le quotidien. Avec ce dernier quinquennat, on observe un glissement institutionnel, vers une vision égoïste des choses et des privations de libertés individuelles et publiques. Ce n’est pas un bon système. S’ajoute à cela l’élection qui favorise le clientélisme. Une fois élu, il faut une année pour se mettre en place, trois ans pour exercer et une année pour préparer les prochaines élections. Que peut faire un président de la République ? A côté de cela, il n’y a plus de contre-pouvoir. Les syndicats ont disparu, l’Eglise est empêtrée dans ses difficultés, les hautes chambres et les ministres sont pris dans des liens d’intérêts économiques et financiers. La chose publique n’intéresse les politiques que pour ce qu’elle peut leur apporter. Des groupes de pression se constituent et cannibalisent toute issue démocratique. L’Etat a besoin de retrouver une stature que lui donnait le septennat. Une autre solution serait un passage à la monarchie !
Sées : un médecin pro-vie ciblé
Ce médecin refuse de prescrire la pilule contraceptive, ce qui est son droit :
Agression contre un prêtre à Bordeaux
La cathophobie ambiante ne faiblit pas. A Montpellier, la paroisse Sainte-Bernadette a été la cible d’un tag malveillant dans la nuit de jeudi à vendredi : « l’église qui illumine c’est celle qui brûle ». Une plainte a été déposée. Ce n’est pas la première fois que la paroisse est prise pour cible, il y a à peine un mois la grotte dédiée à Notre Dame de Lourdes avait été profanée. L’autel avait été vandalisé.
Hier, c’est un prêtre a Bordeaux qui a été la cible d’insultes et de crachat :
Ce dimanche 27 février, à la sortie de la messe, devant l’église Saint Michel de Bordeaux, le prêtre s'est fait cracher dessus alors qu'il bénissait le parvis pic.twitter.com/VAsKFamDPg
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) February 27, 2022
Allongement du délai d’avortement : le triste bilan du quinquennat d’Emmanuel Macron
Communiqué des AFC :
Mercredi 23 février, l’Assemblée nationale a définitivement adopté la proposition de loi de Madame Albane Gaillot qui encourage et banalise le recours à l’avortement à travers diverses mesures :
- l’allongement des délais légaux d’accès à l’IVG de douze à quatorze semaines
- l’allongement des délais légaux d’IVG à domicile de 5 à 7 semaines de grossesse
- la pratique de l’IVG chirurgicale par les sage-femmes jusqu’à 10 semaines de grossesse
- la suppression du dernier délai de réflexion de 48 heures entre les deux consultations d’IVG pour les mineures.
Allonger à nouveau des délais, déjà prolongés de 15 jours en 2001, ne résoudra pas le drame que constitue cet acte. Une politique de prévention active et développée, fondée sur les facteurs de risque de recourir à l’avortement, aurait dû être mise en place pour répondre à ce qui constitue un véritable problème de santé publique.
L’acharnement du gouvernement et des députés de la majorité à faire passer ce texte la veille de la fin de la législature n’est que le triste, mais prévisible, point final d’un mandat marqué par des réformes qui ont sacrifié la prudence, le respect de la vie humaine et le souci des plus fragiles sur l’autel d’un soi-disant progressisme destructeur et aveugle.
À quelques jours des élections présidentielle et législatives, alors que la légalisation de l’euthanasie est proposée par plusieurs candidats, il revient aux Français attachés au respect de la vie de son commencement à sa fin naturelle, de voter en conscience.
La Commission européenne censure RT et Sputnik en Europe
Tout le monde ignorait que la Commission avait cette compétence et ce n’est pas rassurant qu’elle profite de cette crise pour étendre son champ d’actions.
Malgré les nombreux attentats islamistes en Europe, la chaine AL-Jazeera, sous le contrôle de l’Emir du Qatar, qui depuis des années relaie la propagande des Frères Musulmans, n’a jamais eu à subir de censure.
Comme l’écrit Sonia Mabrouk :
Le fait de fermer des chaînes de TV,des sites internet,des comptes Twitter sous influence russe permet-il de lutter efficacement contre la désinformation et la propagande ou nourrit-il, paradoxalement, davantage le complotisme en ne faisant pas le pari du discernement?
— Mabrouk Sonia (@SoMabrouk) February 27, 2022
Réaction de RT :
La décision de bannir notre chaîne, dans laquelle travaille 176 salariés, dont plus de 100 journalistes, est une violation de l'Etat de droit et va à l’encontre des principes mêmes de la liberté d'expression. Rien ne peut justifier cette censure.
— Xenia Fedorova (@xfedorova) February 27, 2022
Récompenser BAC Nord était impossible car il montre la vérité du lien entre immigration, violence et insécurité
Dans une tribune publiée dans Le Point, Pascal Praud dénonce l’absence de récompenses pour Bac Nord lors de la cérémonie des césars. Pour lui, ce n’est pas une surprise tellement le milieu cinématographique français est prévisible et politiquement correct :
Comme convenu, le film BAC Nord n’aura reçu aucun césar. Rien pour Cédric Jimenez qui a réalisé le film, rien pour Gilles Lellouche qui concourait dans la catégorie du meilleur acteur, rien pour François Civil nommé pour un second rôle. BAC Nord était sept fois nommé au commencement de la cérémonie. BAC Nord est reparti bredouille. Personne n’est surpris. Ce n’est pas un hasard.
À sa sortie en août dernier, le journal Libération, qui est le bulletin paroissial des gens de culture en France, avait parlé d’un film « démago et viriliste ». BAC Nord « n’est pas que fasciste. Tendance cinquante nuances de droite, il déplie l’éventail complet, en fidèle portrait de son pays : non pas de sa réalité, mais du discours qui le décrit partout où la police vous parle ».
La messe était dite. Libé donnait le la. Il n’était pas question de primer un film qui montre une réalité contraire à la doxa. La doxa exige un catéchisme : l’insécurité est une plaie, mais elle est une conséquence de la pauvreté ; l’immigration crée cette insécurité, mais les enfants des quartiers sont des victimes ; la créolisation des banlieues est une richesse ; les chaînes infos donnent une image déformée de la réalité, elles parlent des dealers, elles oublient l’énergie, la diversité, la jeunesse qui traversent la vie de ces quartiers. Voilà ce qu’il eut fallu dire aux votants de l’Académie pour qu’ils récompensent un film qui répondait à leurs critères idéologiques.
Je fais le pari que les gens du cinéma ont aimé BAC Nord. Je fais le pari qu’ils ne se sont pas ennuyés une seconde, qu’ils ont aimé cette histoire, qu’ils ont découvert Gilles Lellouche comme jamais ils ne l’avaient vu dans un autre film, qu’ils ont kiffé comme ils disent François Civil, Karim Leklou ou Kenza Fortas. Je fais le pari qu’ils ont aimé les scènes de poursuite, les scènes d’action et celles ébouriffantes d’opposition entre flics et voyous dans la cité. Mais récompenser BAC Nord était impossible à leurs yeux. BAC Nord est un documentaire. BAC Nord rapporte une vérité : le lien entre immigration et violence, le lien entre immigration et insécurité, le lien entre immigration et drogue. Ces liens-là qui sont une partie du film – mais pas tout le film ! –, ces liens-là ne sauraient être cautionnés par l’Académie.
Il existe un prêt-à-penser qui irrigue tous les arts en France. Malheur à ceux qui dévient de la ligne. Les iconoclastes rasent les murs ou vivent cachés.
Les gens de cinéma, mais aussi les écrivains, chanteurs, musiciens et plus généralement les artistes, ne brillent ni par leur anticonformisme, ni par leur originalité, ni par leur courage ces derniers temps. Il existe un prêt-à-penser qui irrigue tous les arts en France. Malheur à ceux qui dévient de la ligne. Les iconoclastes rasent les murs ou vivent cachés. En tout cas, ils ne raflent pas les prix.
La sortie en salle de BAC Nord est un miracle dans la production 2022. Le film a dépassé les deux millions d’entrées en 2021. Il est classé parmi les dix premiers films qui ont fait le plus d’entrées l’année passée. Le public a tranché. L’Académie a rejeté. Appelons ça une illusion perdue.
Deux conseillères régionales RN de PACA rejoignent Eric Zemmour
Ce sont deux proches de Stéphane Ravier qui ont fait le pas vers Reconquête! lors du meeting qui avait lieu au Palais des congrès du Parc Chanot à Marseille ce week-end :
Une soirée marquée par l’annonce de nouveaux ralliement d’élus locaux, venus du Rassemblement national : Nathalie Chevillard et Laure Chevalier, conseillères régionales et respectivement conseillères municipales d’Aix-en-Provence et de Gignac-la-Nerthe. En aparté, Nathalie Chevillard confie que c’est surtout « par amitié et par soutien à Stéphane Ravier », qu’elle a franchi le pas. Avec quatre élus désormais dans l’hémicycle, cela reste toutefois insuffisant pour créer le premier groupe Reconquête au conseil régional. Eric Zemmour se voit également rejoint par Françoise Gaunet-Escarras et Guy Nicolaï, anciens adjoints de l’équipe municipale de Jean-Claude Gaudin.
Selon l’Express, d’autres élus RN devraient suivre, notamment Philippe Vardon :
L’ancien candidat du Rassemblement national aux élections municipales à Nice, ami et collaborateur du député européen Nicolas Bay (…), n’est pas encore parti chez Eric Zemmour. Une question de timing. Selon nos informations, le conseiller régional attendrait le “bon moment” pour quitter le navire lepéniste avec certains élus niçois et une poignée de conseillers régionaux – ainsi que l’arrivée de Marion Maréchal dans les rangs du parti Reconquête.
Les conseillers régionaux “en embuscade” ont été priés par les équipes d’Eric Zemmour de patienter : les transfuges du RN sont jugés trop nombreux par rapport aux ralliés des Républicains, au risque d’apparaître seulement comme un “FN Bis” et non un parti d’union des droites…
On ne va pas pleurer
Des lesbiennes françaises venues en Ukraine pour acheter des bébés se retrouvent bloquées par la guerre. Et BFM voudrait que l’on pleure sur leur sort ?
Des familles françaises venues chercher leurs enfants nés de mère porteuse et bloquées en Ukraine pic.twitter.com/GwtYUBdbA7
— BFMTV (@BFMTV) February 27, 2022
La politique a-t-elle besoin de Dieu ?
Aymeric Pourbaix reçoit, avec Véronique Jacquier, Michel de Jaeghere et Jean-Christian Petitfils.
Actualité en Ukraine
Certains lecteurs trouvent que les faits relatés par nos contacts en Ukraine et en Russie, publiés sous le nom de Nicolas Hellemme, sont trop partisans, trop « pro-russes ».
Je vous propose donc aujourd’hui d’avoir quelques faits relatés très officiellement par les forces ukrainiennes :

Et pour les lecteurs pas trop pressés, nous invitons à lire cette analyse qui date certes de l’an passé mais qui a le mérite de remettre ce conflit dans son contexte.
Terres de mission : L’abbaye de Pontigny toujours en vente
Eglise universelle : Traditionis custodes (suite)
Par décret du 11 février 2022, le pape François a confirmé l’usage, accordé à la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre, des livres liturgiques de 1962. Cet usage avait été interdit par le motu proprio Traditionis custodes du 16 juillet 2021. L’abbé Barthe, vaticaniste reconnu, commente ce nouvel épisode de la guerre liturgique qui sévit dans l’Eglise.
Eglise en France : L’abbaye de Pontigny toujours en vente ou le retour de la laïcité de combat
Propriétaire de l’abbaye cistercienne de Pontigny, la région Bourgogne-Franch
Eglise en Marche : Que pensent les Français de l’homélie ?
En mars 2021, Alban Hachard et Luc Desroche, de la société Eloquence à la française ont mené une grande enquête auprès des catholiques pratiquants afin de savoir ce qu’ils pensaient de leurs homélies. 10 000 réponses ont été formulées. C’est le résultat de cette passionnante enquête qui nous est ici livré.
Méditations du chemin de croix
A l’approche du carême, l’abbé Patrick Troadec (FSSPX) vient de publier deux petits guides spirituels, dont l’un pour enfants :
« Laissez venir à moi les petits enfants » : voilà une parole de l’Évangile propre à encourager les enfants à s’approcher de Jésus ! L’un des moyens les plus touchants pour y parvenir consiste à leur présenter sa douloureuse Passion. Les six chemins de croix de ce livret ont été composés dans ce but. Les cinq premiers s’adressent à des enfants de huit à treize ans, le dernier à des jeunes de quatorze à dix-huit ans. Ils différent les uns des autres par leur longueur et par les sujets abordés. Des illustrations ont été insérées avant chaque station du premier chemin de croix pour capter l’attention des enfants et leur permettre de s’imprégner de la scène correspondante. En les parcourant, ils seront amenés à mieux aimer Jésus et sa sainte Mère. Ils y puiseront des forces spirituelles pour affronter sereinement les épreuves de la vie.
L’autre livret présente sept chemins de croix pour chaque vendredi de cette période liturgique. Deux d’entre eux commentent les Évangiles, trois ont pour thème respectivement : la Rédemption, l’espérance et la charité, un autre la famille, et enfin le dernier a pour objet de prier pour les prêtres. Chaque station est présentée en une page. Elle commence par une citation de la sainte Écriture, se poursuit par une méditation et s’achève par une prière. En les méditant, les fidèles se sentiront encouragés à mieux aimer le divin Sauveur et à porter courageusement leur croix à sa suite.
Ukraine : Kiev à feu et à sang après une distribution massive de fusils d’assaut à la population
De Nicolas Hellemme :
Au troisième jour de l’opération Z, des combats sont en cours sur la mer d’Azov et au nord-ouest de Lougansk où les armées des républiques du Donbass ont percé le front en plusieurs endroits.
A Kiev de nombreux pillages et fusillades ont eu lieu partout en ville dans la nuit du 25 au 26 février après une distribution massive et sans contrôle de fusils d’assaut par les autorités.
Au lieu de défendre la ville que 70% de ses habitants ont quittée, l’armée ukrainienne doit y maintenir l’ordre face aux pillards et aux règlements de comptes entre groupes armés. A minuit il y avait 60 pillards et 20 civils dont deux familles entières tués en ville, bilan probablement provisoire et très loin d’être complet, d’autant que ni les policiers ni les secours ne vont en banlieue.
De nombreux tirs ont eu lieu la nuit dernière et en soirée, mais contrairement aux annonces du gouvernement de Kiev, ce n’était pas contre l’armée russe que résistaient les défenseurs de Kiev, mais contre ceux à qui ils ont distribué des fusils d’assaut et des munitions – jusqu’à 1000, quelques heures plus tôt. Des tirs fratricides ont aussi tué plusieurs policiers, pompiers et membres des services secrets.
Le bilan a continué à s’alourdir durant la journée, à Kiev mais aussi Kharkov, Rovno, Vinnitsa et d’autres localités où les pillards font ravage – les denrées alimentaires manquent désormais dans les supermarchés de Kiev pillés ou vidés et barricadés.
Les autorités de Kiev ont signé un décret qui permet de libérer et d’armer les bandits de droit commun et ont aussi distribué des lances roquettes aux civils… Qui s’en sont servis pour attaquer des véhicules militaires ukrainiens. Un autre décret, signé ce soir, permet de confisquer tout moyen de transport au profit des forces armées, à n’importe qui et sous n’importe quel prétexte.
Au sud de Kiev l’armée russe a pris la base aérienne de Vasilkov et coupé la route vers Uman’. Des forces spéciales tchétchènes chargées de maintenir l’ordre face aux pillards ont aussi été envoyées sur la base aérienne de Gostomel au nord-est de Kiev en fin de journée.
Au sud du pays, les forces russes étaient à 15h à Tokmak et Energodar (ville où se trouve une grande centrale nucléaire et thermique) d’où elles ont continué à progresser vers l’est – elles ont atteint Tchernihovka avec comme objectif Volnovakha et Donetsk, vers le nord (Zaporojie) et le nord-ouest (Krivoj Rog).
Au sud le long de la côte les russes avancent vers Berdiansk et ont dépassé cette ville à 17h, se trouvant à moins de 70 km à l’ouest de Marioupol. Les forces armées ukrainiennes ont aussi confirmé la perte de la base aérienne de Berdiansk.
Côté République de Donetsk (DNR) le front a été percé entre Donetsk et Mariupol, l’armée DNR a coupé la voie ferrée et est à moins de 8 km du centre de Marioupol. Douze localités ont été libérées et les combats ont lieu dans le nord-est et l’est de Marioupol, délaissé par une partie de ses défenseurs et des policiers qui ont déserté. Le port industriel est revendiqué par la DNR et était sous contrôle ukrainien depuis l’été 2014.
Au nord de Lugansk le front nord est percé aussi sur le Siverski Donets vers Lisitchansk où 5 localités ont été libérées et au nord de Lugansk, où la ville satellite de Sjatsje, puissamment fortifiée par l’armée ukrainienne installée au milieu des habitations, a été libérée. L’armée ukrainienne évacue sans combattre le nord rural de la région de Lougansk.


Vers la canonisation des carmélites de Compiègne massacrées par la Révolution
Le 17 juillet 1794, les 16 carmélites sont condamnées à mort puis guillotinées à 20h sur la place du Trône (Nation). Elles montent à l’échafaud en chantant pour la paix.
La Conférence des évêque de France a reçu ce 10 février le courrier officiel par lequel le Saint Père autorise la procédure de canonisation par équipollence (sans nécessité de miracle) des Bienheureuses Carmélites martyres de Compiègne.
La liturgie traditionnelle sera à la base de la renaissance de la mission
Communiqué de Paix Liturgique :
Pour la trentième fois, nous nous sommes retrouvés devant la nonciature apostolique, de 12h à 12h 45, ce samedi 26 février 2022.
Nous nous sommes réjouis de l’exception qui a été faite pour la Fraternité Saint-Pierre et, semble-t-il, pour les autres instituts Ecclesia Dei, d’utiliser le rituel et le pontifical traditionnels dans leurs églises propres et, avec la permission de l’évêque, en d’autres lieux.
Mais nous n’acceptons pas que l’ensemble des prêtres diocésains et religieux disposés à célébrer traditionnelleme
Le but recherché est de réduire la liturgie traditionnelle à des lieux réservés et à des communautés spécialisées (parmi lesquelles la FSSPX), mais d’éviter qu’elle ne se répande dans les diocèses, dans les paroisses, dans les maisons religieuses. On a voulu bloquer l’immense élan de croissance qui avait été permis par Summorum Pontificum.
La divine Providence ne permet le mal que pour qu’advienne finalement un plus grand bien. Traditionis custodes, déclaration de guerre à la lex orandi traditionnelle de l’Eglise, a paradoxalement montré qu’elle était d’importance centrale. Nous savons pour notre part que la liturgie traditionnelle sera à la base de la renaissance de la mission, de la résurrection des vocations, du renouveau de l’enseignement du catéchisme. Devant la nonciature apostolique, et dans toutes les pieuses manifestations parisiennes, les « veilleurs » que nous sommes ne demandent rien d’autre pour la liturgie traditionnelle que la liberté !


Prévenir l’avortement
L’ECLJ diffuse la vidéo complète en français, de la conférence organisée au Parlement européen à Strasbourg le 16 février.
Nous vous invitons à écouter tout particulièrement la déclaration introductive du député européen ayant parrainé l’événement, Mme Margarita de la Pisa Carrión. Elle synthétise le fondement de son engagement, l’empathie réelle qui l’anime et qui nous anime ; et dévoile l’idéologie qui se cache derrière le discours pro-avortement.
Le combat pour l’avortement est réellement la mise en œuvre d’une idéologie mortifère qui ne s’arrêtera jamais d’elle-même, mais contre laquelle il faut lutter fermement. Alors que l’avortement est autorisé dans presque toute l’Europe, cela ne suffit pas : Emmanuel Macron veut en faire un droit fondamental. Alors que l’avortement à la demande est légal jusqu’à 12 semaines en France, cela ne suffit pas : Olivier Véran a fait passer le délai jusqu’à 14 semaines. Pour les enfants handicapés, cela ne suffit pas : il faut pouvoir les avorter jusqu’à la veille de leur naissance. Et pourquoi pas juste après leur naissance d’ailleurs ? Cela se pratique depuis longtemps aux Pays-Bas, sous le nom du Protocole de Groningen, et le Gouvernement français, par le Pacte Simone Veil, rêve d’« harmoniser » toutes les législations européennes sur le pays le plus favorable à l’avortement.
Cet acharnement pour favoriser l’avortement sans limite est particulièrement visible à la Cour européenne des droits de l’homme à l’égard de la Pologne. Alors que des milliers de victimes dans toute l’Europe attendent généralement plusieurs années avant que la Cour ne prenne leur affaire en compte, dans le cas de l’avortement, il suffit de quelques mois et il n’est pas nécessaire d’être réellement une victime pour que la Cour se penche sur l’affaire.
En effet, ces derniers mois, la Cour européenne des droits de l’homme a admis plus d’une dizaine de requêtes contre la Pologne et plus précisément contre la décision du Tribunal constitutionnel interdisant l’avortement eugénique. Ces requêtes sont en réalité rédigées par des associations pro-avortement au nom de femmes qui ne sont pour la plupart même pas enceintes, mais qui se plaignent in abstracto, de l’anxiété que leur cause la décision du Tribunal, si jamais elles tombaient un jour enceinte et qu’elles découvraient que leur enfant à naître venait à être handicapé.
Claves, le site de formation de la Fraternité Saint-Pierre
Avec le site www.claves.org, le district de France de la Fraternité Saint-Pierre propose d’apporter sa petite pierre au service de la Vérité. “Des clefs pour comprendre”, par exemple le temps de la Septuagésime avec cet article de l’abbé de Massia :
Le temps de la Septuagésime couvre les trois semaines qui précèdent l’entrée en Carême. Période liturgique méconnue et même supprimée du nouveau calendrier, elle fait cependant partie de la tradition liturgique de l’Église, tant en Orient qu’en Occident[1], et appelle le chrétien à méditer sur les grandes vérités du Salut pour se préparer au Carême.
D’où vient le nom « Septuagésime » ?
Les trois dimanches de ce temps sont appelés dimanches de la Septuagésime (70), de la Sexagésime (60) et de la Quinquagésime (50). Si le Carême (quadragesima en latin) évoque bien les 40 jours qui précèdent Pâques, en souvenir des 40 jours de jeûne du Christ au désert, il n’est pas besoin d’être un grand mathématicien pour savoir qu’une semaine dure 7 jours et non 10, et qu’ainsi le dimanche de la Septuagésime ne tombe pas 70 jours avant Pâques. Alors, pourquoi ce nom ?
Pour le comprendre il faut se référer à l’habitude qu’avait nos anciens de compter les « dizaines » de jours ou décades. Si le dimanche de Septuagésime ne tombe pas 70 jours mais bien 63 jours avant Pâques (9 semaines), il est cependant toujours dans la 7èmedécade avant la fête de la Résurrection ; celui de la Sexagésime est 56 jours avant Pâques, soit dans la 6ème décade ; celui de Quinquagésime est 49 jours avant Pâques, soit dans la 5ème décade. Ainsi, plutôt que de parler du dimanche de la Septuagésime, il faudrait dire – comme d’ailleurs le fait le missel romain – dimanche dans la Septuagésime (in Septuagesima), et de même pour les autres dimanches.
Un temps pour contempler les grandes vérités du salut
Le chiffre 70 évoque directement le temps de l’exil babylonien : pendant 70 ans le peuple hébreu demeurera dans un pays étranger, à la suite de ses fautes, dans l’espoir d’un libérateur qui les conduira vers leur vraie patrie. Ainsi, c’est toute notre vie terrestre, vie d’exil dans l’attente du retour à Dieu, qui est symbolisée par le temps de la Septuagésime. Nous sommes donc invités pendant ce temps à méditer avec attention et gravité sur les grandes vérités du salut : notre destinée éternelle, le drame du péché, la confiance dans la miséricorde de Dieu qui vient nous sauver.
L’âme chrétienne est appelée à prendre conscience de sa précarité et de sa condition de pécheur, non pour s’en décourager mais pour s’élancer avec plus d’ardeur vers Dieu par la prière, la pénitence et la charité, lorsque viendra le temps du carême.
Particularités liturgiques de ce temps
Ainsi, dans l’office des matines, l’Eglise nous fait revenir aux origines même de l’histoire humaine, et nous fait contempler les trois grandes figures de l’Ancien Testament (Adam, Noé, Abraham), qui annoncent toutes le Christ.
Les textes de la messe de la Septuagésime sont également emprunts de cette gravité, comme en témoigne l’introït (« Les gémissements de la mort m’ont environné »), la collecte (« afin que, justement affligés pour nos péchés, nous soyons miséricordieusement délivrés pour la gloire de votre nom »), ou le trait (« Du fond de l’âbime, j’ai crié vers vous, Seigneur »)…
Si le jeûne n’est pas encore de rigueur, certains éléments liturgiques manifestent le « changement d’esprit » de ce temps :
-
- La couleur violette sert à l’Office et à la Messe du Temps pour tous les vêtements et ornements liturgiques.
- L’Alleluia est supprimé jusqu’au jour de Pâques. (En savoir plus sur la signification de cette tradition liturgique)
- À l’Office, l’Alleluia qui accompagne le Deus, in adjutorium du début, est remplacé par Laus tibi, Domine, Rex aeternae gloriae. À la fin de Matines, le Te Deum est remplacé par un répons à l’Offîce du Temps.
- À la Messe du Temps, même le dimanche, le Gloria in excelsis est toujours omis.
- En semaine, le graduel est dit seul ; le dimanche et les jours de fête, il est suivi d’un trait qui remplace l’Alleluia.
- L’usage de l’orgue est autorisé et l’autel peut être orné de fleurs.
Media Vita, « au milieu de la vie »
Cette époque liturgique est donc un prélude du Temps du Carême et une préparation éloignée à la fête de Pâques. Elle sert de transition à l’âme qui doit passer des joies du cycle de Noël à l’austère pénitence du Carême. Entre Noël et Pâques, elle caractérise bien le « milieu de la vie », comme l’indique le magnifique répons grégorien du « Media Vita » :
℟. Au milieu de la vie, nous sommes dans la mort : quel secours chercher, sinon toi, Seigneur ? toi qui à bon droit es irrité de nos péchés : * Saint Dieu, Saint fort, Saint Sauveur miséricordieux, ne nous livre pas à la mort amère. ℣. En toi ont espéré nos pères: ils ont espéré et tu les as libéré. ℣. Vers toi ont crié nos pères: ils ont crié et ne furent pas confondus. ℣. Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit.
Petit guide de la cathédrale de Chartres
Thérèse Leclercq, diplômée du master Patrimoine et Musées de Troyes, vient de publier aux éditions Téqui un petit guide pour petits et grands concernant la cathédrale Notre-Dame de Chartres, l’un des édifices les plus visités de France. Au-delà de son aspect patrimonial, c’est d’abord un monument de spiritualité dédié à la Vierge.
Ce petit guide pratique, aux magnifiques photographies et à la construction didactique, permet aux parents et aux enfants de découvrir ce sanctuaire marial et de suivre pas à pas l’histoire de Marie à travers sculptures et vitraux. Sur les pas de Marie, l’auteur nous fait visiter les vitraux représentant la nativité de la sainte Vierge, la sculpture des fiançailles avec saint Joseph, le vitrail de l’Annonciation, les sculptures de la Visitation et de Noël…
Les pèlerins de Chartres, dont certains ne parviennent pas à entrer dans la cathédrale le lundi de Pentecôte, trouveront dans cet ouvrage une autre façon de visiter l’une des plus belles cathédrales de notre pays.

Ukraine : les forces russes et du Donbass avancent tous azimuts, le front percé au Donbass
De Nicolas Helleme :
Ce 25 février avait lieu le second jour de l’opération Z de démilitarisation de l’Ukraine, Sur tous les fronts, les troupes russes et du Donbass engagées ont continué d’avancer, Ce soir, des combats ont lieu à au nord de Kiev et à Kharkov.

Tôt ce matin, les forces russes blindées parties de Biélorussie ont fait la jonction avec le groupe de parachutistes qui tenait depuis la veille la base aérienne de Gostomel, 27 km au nord-nord-ouest de Kiev. Des renforts aéroportés ont ensuite été envoyés, ainsi que des véhicules et des munitions, par plusieurs avions de transport venus de Biélorussie. Par la suite les forces russes ont continué leur avance, jusqu’à entrer dans les faubourgs nord de Kiev et bloquer les axes au nord, à l’ouest et au sud-ouest de Kiev, à 15 km environ du centre-ville, déserté et en proie, par endroits, à des exactions et des pillages, après la distribution de milliers de fusils automatiques sans contrôle.
Une tentative de médiation a été faite par le Pape qui s’est déplacé lui-même à l’ambassade russe près le Saint-Siège et qui, selon des sources russes spécialisées dans le suivi des actualités romaines, aurait été mis en relation avec le président Poutine. Une autre médiation a été faite par la Biélorussie, mais les autorités ukrainiennes, après avoir refusé toute capitulation, ont exigé que les pourparlers se fassent à Varsovie plutôt qu’à Minsk, avant de rompre tout contact.
Pendant ce temps, la Suède a annoncé l’envoi d’une mission d’assistance technique en Ukraine, la Pologne aurait livré une importante quantité de munitions – et des militaires nationalistes voire néo-nazis ont déployé, à Kiev, mais aussi Marioupol et Kharkov, des canons et des chars au milieu des quartiers d’habitation, de façon à ce que les forces russes ne puissent répondre à leurs tirs sans mettre en danger la vie des civils.
Au sud du pays, les forces armées russes ont vaincu les militaires ukrainiens qui empêchaient d’étendre la tête de pont près de Kherson, et ont poursuivi vers Nikolaiev à l’ouest, avec comme objectif Odessa. L’armée russe est aussi entrée dans Melitopol d’où sont parties deux convois – un vers Marioupol, à l’est, qui était à 17h à moins de 110 km de cette dernière ville, en suivant la route côtière le long de la mer d’Azov, un autre vers Zaporojie qui en était à moins de 40 km en fin d’après-midi.
Dans le Donbass, les forces des républiques de Donetsk (DNR) et Lugansk (LNR) ont fini par percer le front ukrainien et sa défense en profondeur en plusieurs endroits – ainsi les forces de la LNR ont avancé de 25 km vers le nord-est en direction de Lisitchansk où l’évacuation des fonctionnaires ukrainiens aurait débuté, et celles de la DNR ont avancé de 20 km vers le sud-ouest et étaient ce soir à l’entrée de Volnovakha, sur la grande route reliant Donetsk à Marioupol.
Dans plusieurs villes du Donbass encore sous contrôle ukrainien, la résistance de l’armée ukrainienne faiblit, les redditions de soldats se multiplient et les habitants enlèvent les drapeaux ukrainiens qui flottent sur les bâtiments publics. D’autres soldats ukrainiens se livrent à des pillages – plusieurs d’entre eux, cagoulés, ont fait irruption dans une église orthodoxe de Marioupol pendant la consécration, ont tabassé des prêtres, avant de voler deux voitures et des denrées alimentaires, selon l’éparchie orthodoxe de Donetsk.

Xavier Moreau : il était possible d’éviter la guerre en Ukraine
Xavier Moreau, fondateur du centre d’analyse politico-stratégique Stratpol, déclare sur Sputnik :
“Il faut revenir sur l’histoire de ce conflit, et surtout des accords de Minsk. Ceux-ci ont été signés il y a maintenant sept ans, quasiment jour pour jour, et ont été validés par une résolution du Conseil de sécurité de l’Onu. Or, dans ces accords, il y avait une date de péremption, c’est-à-dire que tout ce qui était exigé vis-à-vis de Kiev –qui a signé ces accords après avoir perdu la guerre, notamment lors de la bataille de Debaltseve– devait être exécuté d’ici à décembre 2015.
Cela fait donc sept ans que la Russie patiente et demande à Kiev de respecter les accords de Minsk, réclame à la France et à l’Allemagne de les faire respecter par Kiev puisqu’elles en étaient garantes. En outre, comme il y a une décision du Conseil de sécurité de l’Onu, personne ne peut en sortir. Ni l’Ukraine, ni même la France, les États-Unis ou l’Angleterre et les membres des Nations unies qui étaient signataires de cette résolution et qui devaient obliger l’Ukraine à les appliquer. Cela n’a pas été fait!
Je pense que Vladimir Poutine avait un plan B et que ce plan B est ce à quoi nous assistons. Lorsque Vladimir Poutine a commencé à négocier il y a quatre mois, à proposer des garanties de sécurité, lorsqu’il a accepté de relancer il y a quelques semaines le format Normandie avec les conseillers diplomatiques qui se sont réunis à Paris et à Berlin, lorsqu’il a rencontré Emmanuel Macron, lorsqu’il a eu un entretien avec Scholz et a rencontré Blinken, il était possible d’éviter que la Russie passe à ce plan B.
Malheureusement, cela n’a absolument rien donné. On a même eu des situations totalement grotesques, comme lors de la conférence de presse à Kiev avec Volodymyr Zelensky où Emmanuel Macron a apporté son soutien aux combattants ukrainiens qui étaient sur le front depuis 2014. Je pense que là, Vladimir Poutine a compris que jamais ni Paris ni Berlin ne feraient pression sur l’Ukraine pour qu’elle applique les accords de Minsk.
Dans la mesure où, une fois de plus, Kiev se mettait à bombarder toute la ligne de front dans le Donbass, ils ont décidé de passer au plan B. Je ne vous cache pas quelle a été ma surprise. Je pensais que la riposte russe serait plus proportionnée. Désormais, l’objectif est annoncé: c’est dénazification et démilitarisation. C’est-à-dire que si cela continue ainsi, dans trois jours, il n’y aura plus que des lance-pierres en Ukraine.
[…] Pour moi, il y a bien sûr la responsabilité du gouvernement ukrainien. Cela dit, lorsque Zelenski s’est fait élire Président, il est arrivé sur un programme de réconciliation avec la Russie et de réconciliation avec les russophones. Il a fait exactement comme son prédécesseur Porochenko qui, lui aussi, en 2014, est arrivé avec un programme de réconciliation. Il a au contraire fait un programme de persécution de la langue russe, de persécution des Russes, de mise en avant des soi-disant héros de la Deuxième Guerre mondiale qui étaient des collaborateurs nazis, comme Stepan Bandera ou Roman Choukhevytch. Il a fait absolument le contraire de ce pour quoi il a été élu.
Malgré tout, si la France et l’Allemagne avaient fait leur travail, c’est-à-dire de faire pression sur Kiev pour l’application des accords de Minsk, il n’y aurait pas eu d’autre alternative pour Kiev que d’obéir à ces injonctions sous peine de perdre l’aide européenne. Même les plus radicaux de l’entourage de Zelenski auraient dû se soumettre et enfin appliquer les accords de Minsk. Donc, je pense que la responsabilité est partagée.
[…] Rendez-vous compte qu’Emmanuel Macron est rentré de Kiev sans même un échange de prisonniers, ce qui avait été le cas il y a quelques années. Par ailleurs, à aucun moment dans cette conférence de presse il n’évoque avec Zelenski les points des accords de Minsk. Ils sont pourtant très précis, avec une chronologie. Il doit y avoir un échange de prisonniers, une amnistie, un changement dans la Constitution ukrainienne, la prise d’un statut d’autonomie du Donbass, des élections locales et ensuite seulement la restitution à l’Ukraine de ses frontières. Emmanuel Macron n’a évoqué aucune de ces questions!
Je pense qu’il porte une responsabilité particulière, davantage que Scholz, qui vient d’arriver et qui récupère les dossiers au débotté. Le grand perdant, celui qui a provoqué cet échec –parce que le recours à la force militaire est un échec–, c’est incontestablement Emmanuel Macron.
Pour compléter cette analyse du même Xavier Moreau en vidéo :
La déconnexion des parlementaires sur l’avortement
Lu dans Valeurs Actuelles :
Les gynécologues sont consternés par la déconnexion des parlementaires qui sont loin d’imaginer ce qu’est une IVG à 14 semaines. Israël Nisand confie avoir demandé plusieurs fois aux parlementaires de venir voir de leurs propres yeux une IVG à 14 semaines, « tous ont refusé».
La proximité entre Emmanuel Macron et les dirigeants de la CEDH pose problème
Valeurs Actuelles révèle, concernant l’appel de Zemmour devant la CEDH, que
En pleine campagne présidentielle, le gouvernement français a demandé à la CEDH d’appliquer à Éric Zemmour un traitement exceptionnel, en considérant son discours comme une menace pour la démocratie.
Et aussi :
En 2017, devant les juges de la Cour, il prononça un discours enflammé pour saluer l’« œuvre visionnaire » de la CEDH et « réaffirmer l’importance pour la France de l’obligation d’exécution inconditionnelle des arrêts de la Cour », et promit que « la France n’acceptera[it] aucune critique des droits de l’homme destinée à camoufler un agenda ». Les juges ont bonne mémoire : en octobre dernier, ils retoquaient 18 000 requêtes déposées par des citoyens contre les mesures sanitaires du gouvernement, une démarche « abusive » selon eux…
Au-delà de ce soutien politique et idéologique, Emmanuel Macron a aussi une affinité personnelle avec l’homme qui compte à la Cour européenne des droits de l’homme : l’influent chef de cabinet de son président, Patrick Titiun. Les dirigeants de l’institution se succèdent à Strasbourg mais lui demeure à leurs côtés depuis la fin des années 2000 : il dirige les services, gère la communication sur les questions sensibles et assure la direction politique de la Cour.
Valérie Pécresse : “Je suis une cheffe de bande version Mère Teresa”
Après avoir déclaré vouloir “ouvrir davantage les établissements scolaires au lobby LGBT“ [source] et renié sa participation aux Manif pour Tous [source], Valérie Pécresse ne sait plus quoi inventer pour draguer l’électorat catholique dans une interview à…Closer:
Et d’ajouter en riant : “Les gens pensent que je suis froide, alors que je suis plutôt du genre hyperbouillante ! Disons que je suis une cheffe de bande version Mère Teresa“. De quoi voir Valérie Pécresse sous un autre jour, qui continue d’ailleurs de raconter son adolescence plutôt particulière. “J’ai visité l’Asie en sac à dos avec des copains. Dès 16 ans, je partais en Russie dans les camps de jeunesse communiste“.
“Celui qui ne s’informe pas et qui regarde uniquement 20 minutes d’infos le soir est endoctriné depuis des années”
Amusante déclaration de Cécile Vaissié, spécialiste de la Russie, sur RTL :
“le travailleur russe qui ne s’informe pas et qui regarde uniquement 20 minutes d’infos le soir en rentrant du travail est endoctriné depuis des années. Il n’est ni pour, ni contre, mais il croit la télévision et le conflit est donc légitime à ses yeux. Il est nourri de cette propagande mensongère, de haine”
Nous le croyons volontiers. D’autant que cela nous rappelle le service public de France Télévision…
Malika Sorel : “Les Américains déversent de l’argent pour influer sur les banlieues françaises”
Ecouter notamment après la 32e mn :
Poutine rappelle les agressions occidentales contre le Kosovo, l’Irak, la Libye et la Syrie
Que l’on soit pour ou contre l’indépendance du Donbass, sans juger de la responsabilité des pays de l’OTAN, des Etats-Unis, de l’UE ni des ambitions territoriales russes, il paraît important de lire les explications avancées par Vladimir Poutine, qui justifient, selon lui, l’intervention russe en Ukraine, afin de mieux comprendre la volonté russe, même si tout n’est sans doute pas à prendre pour argent comptant :
Moscou, Kremlin, 24 février 2022 – 06 :00 (heure de Moscou)
V.Poutine : Chers citoyens de Russie ! Chers amis !
Aujourd’hui, je pense qu’il est à nouveau nécessaire de revenir sur les événements tragiques qui se déroulent dans le Donbass et sur les questions essentielles pour assurer la sécurité de la Russie même.
Je commencerai par ce que j’ai dit dans mon discours du 21 février de cette année. Je parle de quelque chose qui nous préoccupe particulièrement, des menaces fondamentales qui, d’années en années, étape par étape, sont créées de manière flagrante et sans cérémonie, année après année, par des politiciens irresponsables de l’Ouest contre notre pays. Je fais référence à l’expansion du bloc de l’OTAN vers l’Est, qui rapproche son infrastructure militaire des frontières de la Russie.
Il est bien connu que, depuis 30 ans, nous essayons avec constance et patience de parvenir à un accord avec les principaux pays de l’OTAN sur les principes d’une sécurité égale et indivisible en Europe. En réponse à nos propositions, nous nous sommes constamment heurtés soit à des tromperies et à des mensonges cyniques, soit à des tentatives de pression et de chantage, alors que dans le même, l’Alliance de l’Atlantique Nord, malgré toutes nos protestations et nos préoccupations, ne cesse de s’étendre. La machine de guerre est en marche et, je le répète, s’approche au plus près de nos frontières.
Pourquoi tout cela arrive-t-il ? Pourquoi cette façon insolente de [nous] parler depuis une position d’exclusivité, d’infaillibilité et de permissivité ? D’où vient cette attitude indifférente et dédaigneuse à l’égard de nos intérêts et de nos demandes parfaitement légitimes ?
La réponse est claire, [pour nous] tout est clair et évident. L’Union soviétique s’est affaiblie à la fin des années 1980 avant de s’effondrer complètement. Toute la suite des événements qui se sont alors déroulés est aujourd’hui une bonne leçon pour nous ; elle a montré de manière convaincante que la paralysie du pouvoir et de la volonté est le premier pas vers une dégradation totale et une disparition complète. Il a suffi que nous perdions un temps notre confiance, et voilà le résultat, l’équilibre des forces dans le monde a été rompu.
Cela a conduit au fait que les traités et les accords précédents, ne sont plus dans les faits appliqués. Les tentatives de persuasion et les demandes ne servent à rien. Tout ce qui ne convient pas aux Puissants, à ceux qui ont le pouvoir, est déclaré archaïque, obsolète et inutile. Et vice versa : tout ce qui leur semble avantageux est présenté comme la vérité ultime, à faire passer à tout prix, sans ménagement, par tous les moyens. Les contradicteurs sont brisés.
Ce dont je parle maintenant ne concerne pas seulement la Russie, et ces préoccupations ne sont pas seulement les nôtres. Cela concerne l’ensemble du système des relations internationales, et parfois même les alliés des États-Unis eux-mêmes. Après l’effondrement de l’URSS, une redistribution du monde a effectivement commencé, et les normes établies du droit international – et les principales, fondamentales – adoptées à la fin de la Seconde Guerre mondiale et ont largement consolidé ses résultats – ont commencé à gêner ceux qui se sont déclarés vainqueurs de la guerre froide.
Bien sûr, dans la vie pratique, dans les relations internationales et dans les règles qui les régissent, il faut tenir compte des changements de la situation mondiale et de l’équilibre des forces. Toutefois, cela devait être fait de manière professionnelle, sans heurts, avec patience, en tenant compte et en respectant les intérêts de tous les pays et en comprenant sa propre responsabilité. Mais non – un état d’euphorie né de leur supériorité absolue, une sorte d’absolutisme moderne, qui plus est, sur fond de faible niveau de culture générale et d’arrogance de ceux qui ont préparé, adopté et fait passer les décisions qui n’étaient profitables que pour eux-mêmes. La situation a commencé à évoluer d’une manière différente.
Il n’est pas nécessaire d’aller bien loin pour trouver des exemples. Premièrement, sans aucune autorisation du Conseil de sécurité des Nations unies, ils ont mené une opération militaire sanglante contre Belgrade, en utilisant des avions et des missiles en plein cœur de l’Europe. Plusieurs semaines de bombardements continus ont été effectués sur des villes et des infrastructures indispensables à la vie. Nous devons rappeler ces faits, car certains collègues occidentaux n’aiment pas se souvenir de ces événements, et lorsque nous en parlons, ils préfèrent pointer du doigt non pas les normes du droit international, mais des circonstances, qu’ils interprètent comme bon leur semble.
Puis vint le tour de l’Irak, de la Libye et de la Syrie. Le recours illégitime à la force militaire contre la Libye et la perversion de toutes les décisions du Conseil de sécurité des Nations unies sur la question libyenne ont conduit à la destruction totale de l’État [libyen], à la création d’un immense foyer de terrorisme international et à la plongée du pays dans un désastre humanitaire et dans l’abîme d’une longue guerre civile qui se poursuit encore. La tragédie qui a condamné des centaines de milliers, des millions de personnes non seulement en Libye, mais dans toute la région, a créé une migration massive de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient vers l’Europe.
Un sort similaire était réservé à la Syrie. L’action militaire de la coalition occidentale dans ce pays, sans le consentement du gouvernement syrien et sans l’autorisation du Conseil de sécurité des Nations unies, n’est rien d’autre qu’une agression, une intervention.
Mais l’invasion de l’Irak occupe également une place de choix dans cette liste, bien entendu sans aucune base juridique. Le prétexte était que les États-Unis disposaient prétendument d’informations fiables sur la présence d’armes de destruction massive en Irak. Pour le prouver publiquement, devant le monde entier, le Secrétaire d’État américain a secoué un genre de tube contenant une poudre blanche, assurant à tout le monde qu’il s’agissait d’une arme chimique développée en Irak. Et puis il s’est avéré que c’était une manipulation, du bluff : il n’y avait pas d’armes chimiques en Irak. Incroyable, étonnant, mais les faits restent les faits. Des mensonges ont été proférés au plus haut niveau de l’État et du haut de la tribune de l’ONU. Le résultat a été d’énormes pertes humaines, des destructions et une incroyable poussée de terrorisme.
D’une manière générale, il semble que presque partout, dans de nombreuses régions du monde, là où l’Occident vient établir son ordre, il y laisse des blessures sanglantes, non cicatrisantes, les plaies du terrorisme international et de l’extrémisme. Tous les exemples ci-dessus sont les plus flagrants, mais loin d’être les seuls exemples de mépris du droit international.
Cela inclut la promesse faite à notre pays de ne pas étendre l’OTAN d’un pouce vers l’Est. Une fois encore, ils nous ont trompé ou, dans le langage populaire, tout simplement arnaqué. Oui, on entend souvent dire que la politique est un sale métier. Peut-être, mais pas aussi sale que cela, pas à ce point quand même. Après tout, un tel comportement de pipeur de dés est non seulement contraire aux principes des relations internationales, mais surtout aux normes de moralité et d’éthique généralement acceptées. Où sont la justice et la vérité ici ? Rien que des mensonges et de l’hypocrisie.
D’ailleurs, les politiciens, les analystes politiques et les journalistes américains eux-mêmes écrivent et disent que ces dernières années qu’un véritable « Empire du mensonge » a été créé aux des États-Unis. Il est difficile de ne pas être d’accord avec cela – c’est vrai. Mais, disons-le : les États-Unis restent quand même un grand pays, une puissance à la base d’un système. Tous ses satellites ne se contentent pas de l’approuver docilement, d’acquiescer, de reprendre en cœur [ses positions] à chaque occasion, mais aussi de copier son comportement et acceptent avec enthousiasme les règles qu’ils leur proposent. Avec raison, on peut dire avec certitude que l’ensemble du soi-disant bloc occidental, formé par les États-Unis à son image et à sa ressemblance, est ce même « Empire du mensonge ».
Quant à notre pays, après l’effondrement de l’URSS, malgré l’ouverture sans précédent de la nouvelle Russie moderne et sa volonté de travailler honnêtement avec les États-Unis et d’autres partenaires occidentaux, dans des conditions de désarmement réellement unilatéral, ils [l’Ouest] ont immédiatement essayé de nous enfoncer, de nous achever et de nous détruire pour de bon. C’est exactement ce qui s’est passé dans les années 90 et au début des années 2000, lorsque le soi-disant Occident collectif a soutenu activement le séparatisme et les bandes de mercenaires dans le sud de la Russie. Quels sacrifices et quelles pertes cela nous a coûté, quelles épreuves nous avons dû traverser avant de pouvoir enfin de définitivement briser les reins du terrorisme international dans le Caucase. Nous nous en souvenons et ne l’oublierons jamais.
En fait, jusqu’à récemment, les tentatives de nous utiliser dans leurs intérêts, de détruire nos valeurs traditionnelles et de nous imposer leurs pseudo-valeurs, qui nous rongeraient, nous, notre peuple, de l’intérieur n’ont pas cessé. Ces attitudes ils les imposent déjà agressivement dans leurs pays et elles mènent directement à la dégradation et à la dégénérescence, car elles sont contraires à la nature humaine elle-même. Cela n’arrivera pas [ici], cela n’a jamais marché pour personne. Cela ne marchera pas non plus maintenant.
En dépit de tout cela, en décembre 2021, nous avons tenté une nouvelle fois de parvenir à un accord avec les États-Unis et leurs alliés sur les principes de la sécurité en Europe et au non-élargissement de l’OTAN. Tout a été en vain. La position des États-Unis n’a pas changé. Ils ne considèrent pas qu’il est nécessaire de parvenir à un accord avec la Russie sur cette question essentielle pour nous, ils poursuivent leurs propres objectifs et ne tiennent aucun compte de nos intérêts.
Et bien sûr, dans cette situation, nous nous posons la question : que faire ensuite, à quoi s’attendre ? L’histoire nous apprend qu’en 1940 et au début de 1941, l’Union soviétique a tenté d’empêcher ou, du moins, de retarder le déclenchement de la guerre. Pour ce faire, il faut notamment essayer littéralement jusqu’à la dernière minute de ne pas provoquer un agresseur potentiel, ne pas prendre voir de reporter les mesures les plus nécessaires et les plus évidentes pour se préparer à repousser une attaque inévitable. Et les mesures qui ont finalement été prises étaient désastreusement tardives.
En conséquence, le pays n’était pas préparé à faire face à l’invasion de l’Allemagne nazie, qui a attaqué notre Patrie sans déclaration de guerre le 22 juin 1941. L’ennemi a été arrêté puis écrasé, mais à un coût colossal. La tentative de plaire à l’agresseur à la veille de la Grande Guerre patriotique a été une erreur qui a coûté cher à notre peuple. Au cours des premiers mois de combat, nous avons perdu de vastes territoires stratégiquement importants et des millions de personnes. Nous ne ferons pas une telle erreur une deuxième fois, nous n’en avons pas le droit.
Ceux qui aspirent à la domination du monde déclarent publiquement, en toute impunité et, je le souligne, sans aucune justification, que nous, la Russie, sommes leur ennemi. En effet, ils disposent aujourd’hui d’importantes capacités financières, scientifiques, technologiques et militaires. Nous en sommes conscients et évaluons objectivement les menaces qui sonnent constamment à notre adresse dans le domaine de l’économie, ainsi que notre capacité à résister à ce chantage impudent et permanent. Je le répète, nous les évaluons sans illusions et de manière extrêmement réaliste.
Dans le domaine militaire, la Russie moderne, même après l’effondrement de l’URSS et la perte d’une grande partie de son potentiel, est aujourd’hui l’une des puissances nucléaires les plus importantes du monde et dispose en outre d’avantages certains dans un certain nombre d’armements de pointe. À cet égard, personne ne doit douter qu’une attaque directe contre notre pays entraînerait une défaite et des conséquences désastreuses pour tout agresseur potentiel.
Cependant, la technologie, y compris celle de la défense, évolue rapidement. Le leadership dans ce domaine a changé et changera de mains [souvent]. Mais l’aménagement militaire des territoires adjacents à nos frontières, si nous le permettons, se poursuivra durant des décennies, peut-être même pour toujours, et constituera une menace toujours plus grande et totalement inacceptable pour la Russie.
Aujourd’hui déjà, alors que l’OTAN s’étend vers l’Est, la situation de notre pays empire et devient chaque année plus dangereuse. De plus, ces derniers jours, les dirigeants de l’OTAN ont explicitement parlé de la nécessité d’accélérer, de forcer l’infrastructure de l’alliance jusqu’aux frontières de la Russie. En d’autres termes, ils renforcent leur position. Nous ne pouvons plus nous contenter de regarder ce qui se passe. Ce serait complètement irresponsable de notre part.
La poursuite de l’expansion de l’infrastructure de l’Alliance de l’Atlantique Nord et l’aménagement militaire du territoire de l’Ukraine sont inacceptables pour nous. Le problème, bien sûr, n’est pas l’organisation de l’OTAN elle-même – elle n’est qu’un instrument de la politique étrangère américaine. Le problème, c’est que sur les territoires qui nous sont adjacents – je tiens à le préciser, nos territoires historiques – se crée une « anti-Russie » ennemie, placée sous un contrôle extérieur total, qui est intensivement colonisée par les forces armées des pays de l’OTAN et qui est gavée des armes les plus modernes.
Pour les États-Unis et leurs alliés, il s’agit d’une politique dite d’endiguement de la Russie, d’un dividende géopolitique évident. Pour notre pays, c’est en fin de compte une question de vie ou de mort, la question de notre avenir historique en tant que Nation. Et ce n’est pas une exagération – c’est tout simplement comme ça. Il s’agit d’une menace réelle, non seulement pour nos intérêts, mais aussi pour l’existence même de notre État, pour sa souveraineté. C’est la ligne rouge qui a été évoquée à plusieurs reprises. Ils l’ont franchi.
Dans ce contexte, [revenons sur] la situation à Donbass. Nous constatons que les forces qui ont réalisé un coup d’État en Ukraine en 2014, se sont emparées du pouvoir et l’ont conservé au moyen de procédures électorales essentiellement décoratives, ont définitivement refusé de résoudre le conflit de manière pacifique. Pendant huit ans, huit infiniment longues années, nous avons tout fait pour que la situation soit résolue par des moyens pacifiques et politiques. En vain.
Comme je l’ai dit dans mon allocution précédente, il est impossible de regarder ce qui se passe là-bas sans compassion. Il n’était tout simplement plus possible de le tolérer. Il faut arrêter immédiatement ce cauchemar – le génocide contre les millions de personnes vivant là-bas. Ceux-ci n’espèrent plus que [dans l’aide de] la Russie, ils n’espèrent plus qu’en vous et moi. Ce sont ces aspirations, ces sentiments et cette douleur des gens qui nous ont poussés à prendre la décision de reconnaître les Républiques populaires de Donbass.
Ce qu’il me semble important de souligner. Les principaux pays de l’OTAN, afin d’atteindre leurs propres objectifs, soutiennent en Ukraine les ultra-nationalistes et les néonazis, qui, à leur tour, ne pardonneront jamais aux habitants de Crimée et de Sébastopol leur libre choix de se réunifier à la Russie.
Ils [les ultra-nationalistes et les néonazis] tenterons, bien évidemment, de s’infiltrer en Crimée, comme ils l’ont fait dans le Donbass, pour y faire la guerre et tuer des gens sans défense. Tout cela comme l’on fait bandes punitives des nationalistes ukrainiens, les supplétifs d’Hitler pendant la Grande Guerre patriotique. Ils déclarent aussi ouvertement qu’ils revendiquent un certain nombre d’autres territoires de la Russie.
L’ensemble du déroulement des événements et l’analyse des informations qui nous parviennent montrent que l’affrontement entre la Russie et ces forces est inévitable. Ce n’est qu’une question de temps : ils se préparent et attendent le moment opportun. Maintenant, ils revendiquent également la possession d’armes nucléaires. Nous ne permettrons pas que cela se produise.
Comme je l’ai dit précédemment, la Russie a accepté les nouvelles réalités géopolitiques après l’effondrement de l’URSS. Nous respectons et continuerons à respecter tous les pays nouvellement formés dans l’espace post-soviétique. Nous respectons et continuerons à respecter leur souveraineté, et un exemple de cela est l’aide que nous avons apportée au Kazakhstan, qui a été confronté à des événements tragiques et à des défis pour son statut d’État et son intégrité. Mais la Russie ne peut se sentir en sécurité, ne peut se développer, ne peut exister avec une menace constante émanant du territoire de l’actuelle Ukraine.
Permettez-moi de vous rappeler qu’en 2000-2005, nous avons riposté militairement aux terroristes dans le Caucase, défendu l’intégrité de notre État et préservé la Russie. En 2014, nous avons soutenu la population de Crimée et de Sébastopol. En 2015, nous avons utilisé nos forces armées pour mettre une barrière fiable aux infiltrations de terroristes depuis la Syrie vers la Russie. Il n’y avait pas d’autre moyen pour nous de nous défendre.
La même chose se produit maintenant. Vous et moi n’avons simplement pas eu d’autre possibilité de défendre la Russie, notre peuple, que celle que nous serons forcés d’utiliser aujourd’hui. Les circonstances nous obligent à agir de manière décisive et immédiate. Les Républiques populaires de Donbass ont demandé l’aide de la Russie.
À cet égard, conformément à l’article 51 de la partie 7 de la Charte des Nations unies, avec l’autorisation du Conseil de la Fédération de Russie et conformément aux traités d’amitié et d’assistance mutuelle avec les Républiques populaires de Donetsk et de Louhansk ratifiés par l’Assemblée fédérale le 22 février de cette année, j’ai pris la décision de mener une opération militaire spéciale.
Son but est de protéger les personnes qui ont été soumises à des abus, à un génocide par le régime de Kiev pendant huit ans. Et à cette fin, nous chercherons à démilitariser et à dénazifier l’Ukraine, à traduire en justice ceux qui ont commis de nombreux crimes sanglants contre des civils, y compris des citoyens de la Fédération de Russie.
Dans le même temps, nos plans n’incluent pas l’occupation de territoires ukrainiens. Nous n’avons pas l’intention d’imposer quoi que ce soit à qui que ce soit par la force. Dans le même temps, nous entendons de plus en plus souvent ces derniers temps à l’Ouest que les documents signés par le régime totalitaire soviétique, qui consacrent les résultats de la Seconde Guerre mondiale, ne devraient plus être appliqués. Quelle pourrait être la réponse à cette question ?
L’issue de la Seconde Guerre mondiale est sacrée, tout comme les sacrifices consentis par notre peuple sur l’autel de la victoire sur le nazisme. Mais cela ne contredit pas les hautes valeurs des droits de l’homme et des libertés, fondées sur les réalités des décennies d’après-guerre. Elle n’annule pas non plus le droit des nations à l’autodétermination consacré par l’article premier de la Charte des Nations unies.
Permettez-moi de vous rappeler que ni lors de la fondation de l’URSS ni après la Seconde Guerre mondiale, personne n’a jamais demandé aux habitants des territoires qui constituent l’actuelle Ukraine la manière dont ils voulaient organiser leur vie. Notre politique est fondée sur la liberté, la liberté de choix pour chacun de déterminer son propre avenir et celui de ses enfants. Et nous pensons qu’il est important que tous les peuples vivant sur le territoire de l’Ukraine actuelle, tous ceux qui le souhaitent, puissent exercer ce droit – le droit de choisir.
À cet égard, je lance également un appel aux citoyens de l’Ukraine. En 2014, la Russie avait l’obligation de protéger les habitants de Crimée et de Sébastopol contre ceux que vous appelez vous-même des « nazillons ». Les habitants de Crimée et de Sébastopol ont fait le choix d’être avec leur Patrie historique, avec la Russie, et nous l’avons soutenu. Encore une fois, nous ne pouvions tout simplement pas faire autrement.
Les événements d’aujourd’hui ne visent pas à porter atteinte aux intérêts de l’Ukraine et du peuple ukrainien. Il s’agit de protéger la Russie elle-même contre ceux qui ont pris l’Ukraine en otage et tentent de l’utiliser contre notre pays et son peuple.
Encore une fois, nos actions relèvent de l’autodéfense contre les menaces que l’on fait peser sur nous et contre une calamité encore plus grande que celle qui se produit aujourd’hui. Aussi difficile que cela soit, je vous demande de le comprendre et j’appelle à la coopération pour que nous puissions tourner cette page tragique le plus tôt possible et avancer ensemble, sans permettre à quiconque de s’immiscer dans nos affaires, dans nos relations, mais en les construisant de manière indépendante, afin de créer les conditions nécessaires pour surmonter tous les problèmes et, malgré les frontières étatiques, nous renforcer de l’intérieur en tant qu’entité unie. Je crois en cela – c’est notre avenir.
Je dois également m’adresser aux militaires des forces armées de l’Ukraine.
Chers camarades ! Vos pères, grands-pères, arrière-grands-pères ont à leur époque combattu les nazis, en défendant notre Patrie commune, ce n’est pas pour qu’aujourd’hui les néonazis prennent le pouvoir en Ukraine. Vous avez prêté serment au peuple ukrainien, et non à la junte antipopulaire, qui vole l’Ukraine et maltraite ce même peuple.
N’exécutez pas les ordres criminels [de cette junte]. Je vous appelle à déposer les armes immédiatement et à rentrer chez vous. Soyons clairs : tous les membres de l’armée ukrainienne qui se plieront à cette exigence pourront quitter la zone de guerre sans entrave et retourner auprès de leurs familles.
Permettez-moi d’insister une fois de plus : toute la responsabilité d’une éventuelle effusion de sang reposera entièrement sur la conscience du régime au pouvoir sur le territoire de l’Ukraine.
Maintenant, quelques mots importants, très importants pour ceux qui pourraient être tentés de l’extérieur d’interférer dans les événements qui se déroulent. Quiconque tente d’interférer avec nous, et encore moins de mettre en danger notre pays et notre peuple, doit savoir que la réponse de la Russie sera immédiate et vous conduira à des conséquences auxquelles vous n’avez jamais été confrontés dans votre histoire. Nous sommes prêts à faire face à tout développement d’événements. Toutes les décisions nécessaires ont été prises à cet égard. J’espère que je serai entendu.
Chers citoyens de Russie !
Le bien-être, l’existence même d’États et de peuples entiers, leur succès et leur viabilité trouvent toujours leur origine dans le puissant système de racines de leurs cultures et de leurs valeurs, dans l’expérience et les traditions de leurs ancêtres, et ils dépendent bien sûr de leur capacité à s’adapter rapidement à une vie en constante évolution, de la cohésion de la société, de sa volonté de se consolider, de rassembler toutes les forces pour aller de l’avant.
On a toujours besoin de forces – toujours – mais les forces peuvent être de différentes qualités. La politique de « l’Empire du mensonge » à laquelle j’ai fait référence au début de mon discours est basée avant tout sur la force brute et directe. Dans de tels cas, nous disons : « Vous avez la force, vous n’avez pas besoin d’intelligence ».
Mais vous et moi savons que la vraie force réside dans la justice et la vérité, qui sont de notre côté. Et si cela est vrai, alors il est difficile de ne pas convenir que la force et la volonté de combattre sont le fondement de l’indépendance et de la souveraineté, le fondement nécessaire sur lequel seul on peut construire son avenir, son foyer, sa famille, sa Patrie.
Chers compatriotes !
Je suis sûr que les soldats et les officiers des forces armées russes qui sont loyaux envers leur pays rempliront leur devoir avec professionnalisme et courage. Je ne doute pas que tous les niveaux de pouvoir et les spécialistes responsables de la stabilité de notre économie, du système financier et de la sphère sociale, ainsi que les dirigeants de nos entreprises et de l’ensemble du monde des affaires russe travailleront de manière harmonieuse et efficace. Je compte sur la position consolidée et patriotique de tous les partis parlementaires et des forces publiques.
Après tout, comme cela a toujours été le cas dans l’histoire, le destin de la Russie est entre les bonnes mains de notre peuple multiethnique. Cela signifie que les décisions que nous avons prises seront mises en œuvre, que nos objectifs seront atteints et que la sécurité de notre patrie sera garantie de manière fiable.
J’ai confiance en votre soutien et en la force invincible que nous donne l’amour de notre Patrie.
Texte original en russe : http://kremlin.ru/events/president/news/67843
Traduit par Gaël-Georges Moullec
Ils défendent l’intangibilité des frontières et la souveraineté
Mais pour l’Ukraine, pas pour la France…
#Ukraine : @ChdOrnellas s’étonne de voir les progressistes défendre l’intangibilité des frontières, le retour de l’histoire et la souveraineté. pic.twitter.com/RRMulYMCnH
— Damien Rieu (@DamienRieu) February 25, 2022
Intégralité de l’émission d’hier soir, consacrée essentiellement à la guerre en Ukraine :
Autoriser des enfants à subir des opérations de changement de sexe constitue un abus d’enfant
Dans un avis juridique officiel publié le 18 février 2022, le procureur général du Texas, Ken Paxton, a déclaré avec audace que le fait d’autoriser des enfants à subir des opérations de changement de sexe et à utiliser des bloqueurs de puberté et des hormones transsexuelles “peut légalement constituer un abus d’enfant” en vertu de la loi texane. Paxton énonce spécifiquement ces procédures :
- peuvent causer “une atteinte à l’intégrité mentale ou affective d’un enfant qui se traduit par une altération observable et significative de sa croissance, de son développement ou de son fonctionnement psychologique”. TEX. FAM. CODE § 261.001(1)(A).
- “peuvent causer ou permettre à l’enfant de se trouver dans une situation dans laquelle il subit un préjudice mental ou émotionnel qui entraîne une altération observable et matérielle de sa croissance, de son développement ou de son fonctionnement psychologique.” Id. § 261.001(1)(B).
- peuvent causer une “blessure physique qui entraîne un préjudice important pour l’enfant”. Id. § 261.001(1)(C).
- impliquent souvent un “manquement à l’obligation de faire un effort raisonnable pour empêcher l’action d’une autre personne qui entraîne une blessure physique causant un préjudice substantiel à l’enfant ” notamment de la part des parents, des conseillers et des médecins. Id. § 261.001(1)(D).”
Dans le communiqué de presse annonçant l’avis, Paxton a déclaré :
“Il ne fait aucun doute que ces procédures constituent des ‘abus’ au regard de la loi texane et qu’il faut donc y mettre fin. Le Département des Services Familiaux et de Protection du Texas (DFPS) a la responsabilité d’agir en conséquence. Je ferai tout ce que je peux pour protéger contre ceux qui profitent des jeunes Texans et leur font du mal.”
M. Paxton a également formulé quelques observations clés dans son article d’opinion. Tout d’abord, il a fait remarquer que, quels que soient les procédures ou les traitements de changement de sexe qu’une personne subit, elle ne peut jamais vraiment changer de sexe :
“Il est important de noter qu’il reste médicalement impossible de changer véritablement le sexe d’un individu car celui-ci est déterminé biologiquement dès la conception. Aucun médecin ne peut remplacer un organe sexuel masculin pleinement fonctionnel par un organe sexuel féminin pleinement fonctionnel (ou vice versa). En réalité, ces procédures de “changement de sexe” cherchent à détruire un organe sexuel pleinement fonctionnel afin de créer cosmétiquement l’illusion d’un changement de sexe.”
Deuxièmement, il a noté que toutes ces procédures et tous ces traitements peuvent causer des dommages substantiels au-delà des dommages causés par la stérilisation :
“Au-delà du préjudice évident que représente la stérilisation permanente d’un enfant, ces procédures et traitements peuvent entraîner des effets secondaires et des préjudices allant au-delà de la stérilité permanente, notamment de graves effets sur la santé mentale, la thrombose veineuse/thromboembolie, un risque accru de maladie cardiovasculaire, une prise de poids, une baisse de la libido, l’hypertriglycéridémie, l’hypertension artérielle, la diminution de la tolérance au glucose, la maladie de la vésicule biliaire, la prolactinome hypophysaire bénin, les triglycérides abaissés et élevés, l’augmentation du taux d’homocystéine, l’hépatotoxicité, polyglobulie, l’apnée du sommeil, la résistance à l’insuline, les douleurs pelviennes chroniques et l’augmentation du risque de cancer et d’accident vasculaire cérébral.”
Troisièmement, il a déclaré qu’il n’existe aucune preuve scientifique solide que les procédures et les traitements de changement de sexe apportent un quelconque bénéfice aux mineurs :
” Les preuves médicales ne démontrent pas que les enfants et les adolescents bénéficient de l’engagement dans ces procédures de stérilisation irréversibles. La prévalence de la dysphorie de genre chez les enfants et les adolescents n’a jamais été estimée, et il n’y a pas de consensus scientifique sur le fait que ces procédures et traitements de stérilisation soient même bénéfiques aux enfants mineurs confrontés à la dysphorie de genre… Il n’y a aucune preuve que les résultats de santé mentale à long terme soient améliorés ou que les taux de suicide soient réduits par une intervention hormonale ou chirurgicale. Il a été démontré que la dysphorie de genre de l’enfance a un taux élevé de résolution naturelle, 61 à 98 % des enfants se réidentifiant à leur sexe biologique à la puberté. Aucune étude à ce jour n’a évalué l’évolution naturelle et le taux de résolution de la dysphorie de genre dans la nouvelle cohorte présentant une dysphorie de genre à l’adolescence”.
Dans un geste courageux qui va à l’encontre du soutien massif que les militants de la cause des femmes accordent aux enfants qui subissent des opérations de changement de sexe et utilisent des bloqueurs de puberté et des hormones intersexes pour tenter de changer de sexe, le procureur général du Texas a adressé une sévère réprimande, qualifiant ces procédures et ces traitements de possibles abus sur les enfants. En effet, les mineurs n’ont pas la maturité nécessaire pour s’engager dans de telles procédures et traitements qui peuvent entraîner la stérilisation et d’autres changements dans la vie.
