Le Guide de l’électeur, selon Liberté politique
Liberté politique a réalisé un guide de l’électeur, dont le tome 1 vient de paraître en ligne.
Bien commun, respect de la vie, propriété privée, sécurité, personnalité des candidats sont autant de thèmes abordés dans ce premier recueil.
Monsieur Henri
Ermonia, une association de jeunes vendéens âgés de 16 à 21 ans, a publié son second court-métrage sur Henri de la Rochejaquelein. Cette association de jeunes créée en 2021 souhaite mettre en valeur le patrimoine vendéen et la vertu d’un général : Henri de la Rochejaquelein.
Ce court métrage de 25 minutes a été tourné en 5 jours, dans des lieux inédits. La musique, exclusive à la réalisation est composée par Anthony Méchineau, avec la voix de Blanche Lefèvre.
Quand Flanby écrit à propos des attentats terroristes survenus lors de son quinquennat
François Hollande a eu à connaître comme président de nombreux attentats terroristes qui sont devenus comme des noms communs par leur exemplarité : Charlie Hebdo, l’Hyper Cacher, le Bataclan, les policiers de Magnanville, l’attentat de Nice, celui de Saint-Etienne du Rouvray… On sait immédiatement en décrire la spécificité.
Dans son livre de mémoires intitulé « Les leçons du pouvoir » (Stock, 2018), F.Hollande nous livre quelques-unes de ses réflexions à leur propos, en particulier dans le chapitre Faire Face (pp 101-131). Trois aspects nous en semblent remarquables.
« Musulman » ? Vous parlez des terroristes ou de la victime ?
Les terroristes qui ont agi pendant son quinquennat ont au moins un point commun (et c’est peut-être le seul) : être musulman. Croire en Allah et en Mahomet son prophète. Être adepte des lectures coraniques et des prières à la mosquée. C’est quand même significatif.
Pour F.Hollande, pas tellement. Ces terroristes sont qualifiés d’assassins, de tueurs, de fanatiques, de barbares même. De musulmans ? Jamais. A peine apprend-on qu’ils pourraient être intégristes (mais de quoi ?), radicalisés (mais à partir de quoi ?). Un bel exemple est cette description de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice :
« j’apprends qu’un camion [sic] a écrasé dans une course folle [resic] des dizaines de personnes massées sur la promenade des Anglais à Nice pour regarder le feu d’artifice… Le conducteur du camion a été tué. On ne détecte aucun complice ni aucune autre action en cours. Il s’avérera qu’il a agi seul, sans qu’aucun signe avant-coureur de sa radicalisation ait pu être décelé » (p. 128).
Et quand F.Hollande essaie de réfléchir à ce qui pourrait être à l’origine de ces assassinats, voilà ce qu’il dit :
« Les uns invoquent l’emprise de l’intégrisme, qui s’étend à l’échelle mondiale ; les autres préfèrent mettre en exergue l’exclusion sociale et la fuite dans l’islamisme [ah il parle quand même d’islamisme] comme pour marquer une rupture définitive avec une République qui ne les reconnaîtrait pas. Pour moi, l’affaire est claire : les causes sociales et les difficultés personnelles jouent un rôle dans leur itinéraire bien sûr, mais c’est le fanatisme religieux [sic] qui déclenche leur violence » (pp 103/104).
Fanatisme religieux ? Mais de quelle religion, au fait ?
M.Hollande utilise cependant le terme de musulman à l’occasion du récit de l’attentat contre Charlie Hebdo :
« J’arrive au milieu d’un attroupement boulevard Richard Lenoir…. Les assassins sont partis, ils ont froidement exécuté un policier à terre dans la rue. Ahmed Merabet était de confession musulmane » (p. 101).
On ne saura rien des croyances des journalistes assassinés ; on ne saura d’ailleurs jamais rien de la foi des victimes des attentats (sauf bien évidemment celle du Père Hamel et pour cause) ; mais F.Hollande veut nous dire que le policier était musulman. Pourquoi donc cette précision largement incongrue ? Parce qu’elle est alignée avec ce raisonnement commun et absurde qui veut exonérer l’islam de toute violence intrinsèque au motif que des musulmans sont parfois victimes des attentats perpétrés par certains de leurs coreligionnaires. Regardez : l’islam n’y est pour rien, la victime est musulmane !
Le préjugé par excellence : « l’islam est tolérant ».
F.Hollande nous a donné une clé de sa pensée lorsque, plus tôt dans le livre, il évoque son passage à Tombouctou après le lancement de l’opération militaire française Serval au Mali :
« on nous montre les manuscrits de l’ancien islam qui ont pu être sauvés ; Ces documents uniques portent une sagesse que les fanatiques haïssent, celle d’une religion de tolérance » (p.54).
Nous ne savons pas quels documents ont été montrés à M.Hollande, ni ce qu’il en a pu lire…. Selon sa description du désordre joyeux lors de sa venue, il serait étonnant qu’il ait eu le loisir de se plonger dans la littérature coranique. Il nous livre donc le préjugé par excellence concernant l’islam (sauf à envisager la situation où les non-musulmans sont effectivement parfaitement tolérés car soumis dans le cadre d’une pax islamica).
Etonnante cette période que nous vivons. Il paraît que tous les préjugés sont mauvais et à déconstruire. On peut même décider d’être une femme si on est un homme ou l’inverse ; un père peut ne pas être un mâle. Mais il y a un préjugé inconditionnel, un dogme : l’islam est une religion de paix et de tolérance. Et d’ailleurs, F.Hollande précise : « Les Maliens pratiquent un islam pacifique » (p.55). Islam pacifique ? Cela voudrait-il dire qu’il pourrait y avoir un islam vindicatif ?
M.Hollande fait pourtant des efforts de réflexion pour essayer de comprendre l’origine de la violence terroriste, à l’occasion du rappel des assassinats à Magnanville :
« Toujours à l’énoncé de ces actes barbares revient cette question : comment des individus formés dans les écoles de notre Républiques peuvent-ils se laisser aller à de telles cruautés, l’assassinat d’un couple devant son enfant ? Comment se réclamer d’un Dieu en ne respectant pas l’innocence fragile du plus jeune âge ? Il y faut une haine sans limite, un endoctrinement fanatique, un aveuglement absolu qui justifie le pire par le meilleur, qui glorifie sans cesse la miséricorde divine pour en priver aussitôt leur victime. Comment la barbarie que l’on pensait avoir terrassée dans le chaos de deux guerres mondiales peut-elle ressurgir sous d’autres formes aujourd’hui ?… Oui il faut essayer de comprendre pour mieux éradiquer » (p.124).
Comment M.Hollande peut-il essayer de comprendre pour mieux éradiquer s’il part du principe qu’il n’y a pas de violence dans l’islam ? Nous lui suggérons fortement, maintenant qu’il a du temps libre, de consulter vraiment les textes sacrés de l’islam, en commençant peut-être par les versets 32 et 33 de la sourate 5 du Coran. Ca ne coûte pas cher et c’est assez instructif. Et il comprendra peut-être que la phrase qu’il prononce à l’occasion de l’assassinat du Père Hamel quand il évoque ce « fanatisme qui détourne un dieu pour semer la mort » (p. 130) manque de cohérence s’il s’avère que c’est le dieu qui réclame la mort.
« Œcuménisme » ? Vous avez dit « œcuménisme » ? Comme c’est bizarre !
De toutes façons, M.Hollande, malgré des efforts certainement louables, ne démontre pas une perspicacité remarquable. Nous en voulons pour preuve deux citations. La première correspond à une première référence faite à l’attentat de Saint-Etienne du Rouvray lorsque M.Hollande (dans le chapitre Voyager) évoque son premier contact avec le Pape François :
« Quand en juillet 2016 le Père Hamel est assassiné, j’appelle le Pape François. Il tient à apporter à la France soutien et solidarité… Il appelle à l’apaisement, au dialogue, à la concorde. Il entend promouvoir l’œcuménisme dans un moment où tout peut se déchirer » (p. 94).
Nous nous avouons capable de quelque sarcasme à l’égard du Souverain pontife. Mais de là à croire que c’est lui qui parle d’œcuménisme à propos des relations entre catholiques et musulmans, il y a un pas que nous ne franchirons pas.
D’autant plus que M.Hollande récidive quand il revient sur l’épisode un peu plus loin (page 130) :
« Ce crime horrible perpétré sur un paisible curé peut aussi déclencher l’intolérance et même la vengeance. Il n’en sera rien. Des cérémonies œcuméniques auront lieu à l’église et à la mosquée de la ville » !
C’est M.J.-L. Debré qui rappelle (Ce que je ne pouvais pas dire, 2016, p. 338) que la cérémonie d’hommage aux victimes du 13 novembre 2015 (le Bataclan) dans la cour des Invalides s’est ouverte par la chanson de Jacques Brel « Quand on n’a que l’amour ». Il est certain que quand on n’a que l’amour et l’œcuménisme pour faire face au tragique de l’histoire, c’est mal engagé… Même si M.F.Hollande n’hésite pas à terminer ainsi son chapitre « Faire face » :
« De nouveaux drames se produiront, cette guerre n’est pas terminée. Mais ma confiance dans notre victoire est totale. L’expérience que j’ai vécue au sommet de l’Etat, face à ces crimes répétés, m’en donne la certitude ».
Rappelons que son livre s’intitule « Les leçons du pouvoir »…
Pour une politique de civilisation
A propos de l’élection présidentielle, Thibaud Collin appelle aux limites :
[…] Il y a quelques années, Nicolas Sarkozy avait emprunté au philosophe Edgar Morin l’expression « politique de civilisation ». Il s’était bien sûr empressé d’oublier le mot et la chose qui tombèrent comme beaucoup d’autres dans la vaste poubelle à belles paroles de l’ancien président. Et pourtant, comme la France a besoin de renouer avec la civilisation qu’elle porte en elle ! Et comme les peuples du monde attendent que la France redevienne la France. Les peuples du monde attendent non pas une France impériale et intrusive, non pas une France donneuse de leçons et post-coloniale, supplétif des intérêts des multinationales américaines, mais d’une France voix de la mesure et de la sagesse dans un monde toujours plus dangereux et imprévisible ; bref de la France héraut de la liberté des peuples face à l’économisme arasant les différences culturelles et tuant leur âme. Il est grand temps que la France s’investisse dans une véritable politique de civilisation. Héritière de Jérusalem et d’Athènes par l’intermédiaire de Rome, la France est dépositaire d’une extraordinaire sagesse humaine. Il est grand temps que nous puisions à cette source pour relever les défis immenses qui s’imposent à nous.
Face à l’individualisme libéral qui transgresse toute limite au nom d’un désir de jouissance et d’accumulation indéfini, il convient de promouvoir le sens et le respect des limites.
– Limites territoriales, car tout peuple vit sur un territoire déterminé à l’intérieur duquel sa vie peut se déployer en sécurité. La négation des frontières qu’est le traité de Schengen est synonyme d’insécurité, insécurité matérielle mais aussi culturelle. La démesure de la construction européenne se manifeste dans son abrogation des frontières des États membres mais plus encore dans son refus de reconnaître définitivement ses propres frontières extérieures. L’Union européenne ne sachant pas qui elle est car niant d’où elle vient, ne sait pas où elle habite. C’est une construction qui s’est prise elle-même pour sa propre fin. Quand on ne sait pas ce que l’on veut construire, le meilleur moyen de se donner l’illusion de construire est de détruire ce qui existe. L’Union européenne est cette force de destruction des peuples pour fabriquer des individus hors sol et interchangeables, malléables aux intérêts des pouvoirs financiers et des lobbies.
– Limites culturelles contre le multiculturalisme et le métissage généralisé en vue d’une indifférenciation toujours plus grande. Il est nécessaire de retrouver le vrai sens de la diversité culturelle. Non pas la promotion d’une diversité culturelle des individus ou des communautés au sein de chaque peuple, ce qui tend à supprimer tout contenu culturel commun mais une reconnaissance mutuelle du génie propre de chaque peuple. Tel est le monde multipolaire qu’il s’agit de consolider contre l’uniformisation marchande et culturelle.
– Limites éducatives contre la permissivité d’une pédagogie nihiliste où chaque élève est vu comme un consommateur ludique qui doit acquérir des « compétences » afin de devenir « entrepreneur de lui-même ». Non, l’éducation et l’instruction reposent sur le respect des limites. Tout d’abord celles qui assurent la sécurité des établissements scolaires. Mais aussi celles qui traduisent le respect dû à l’autorité du professeur. Celle-ci est fondée sur le savoir qu’il a la mission de transmettre à ses élèves. Cette mission, il la reçoit d’abord des parents, premiers responsables de l’éducation de leurs enfants ; ils lui délèguent ainsi une part de leur autorité. Il la reçoit aussi de l’État car à travers la croissance des jeunes générations, il en va du bien commun.
– Limites écologiques exigeant un développement humain respectueux des ressources naturelles. Favoriser systématiquement dans les échanges économiques les circuits courts est une mesure de bon sens, à la fois écologique et économique puisqu’elle revivifie le tissu industriel et agricole national. La logique du libre-échange mondialisé accroît considérablement la consommation énergétique et épuise la planète. Il faut sortir de la toute-puissance du désir qui exploite et gaspille les réserves bel et bien limitées de la nature. La puissance n’est noble que si elle sait se limiter pour laisser les autres déployaient leurs propres ressources. Les limites écologiques exigent en amont la redécouverte des…
– Limites dans la consommation et la production. Qu’a engendré le gigantisme des multinationales se mouvant dans un marché mondial sans limites? Les délocalisations et donc le chômage. Qu’a engendré la promotion des hypermarchés? Des déserts urbains et l’asphyxie des producteurs locaux. Retrouvons la bonté de la proximité dans nos villes et nos villages et l’art de vivre fondé sur la civilité. Sortons de la démesure d’une agriculture industrialisée contribuant à dépeupler les campagnes et à démoraliser les paysans.
– Limites internes à l’ordre humain, dont la clef de voûte est la différence des sexes. Là encore, la logique de l’individualisme libéral veut repousser toujours plus les interdits structurant le monde humain. Ces interdits protègent les plus faibles mais surtout protègent l’humanité elle-même contre tous les projets post-humains que des officines californiennes concoctent pour le plus grand profit de leur portefeuille d’actions. Ces vendeurs de rêves promeuvent la marchandisation du corps humain et de la reproduction au nom d’une conception dévoyée de la santé. Au service de groupes financiers et idéologiques ultra minoritaires, des multinationales veulent dicter aux instances internationales leur agenda transhumaniste. Cette hyper classe mondiale brutalise et intimide les peuples. Il en va de l’honneur de la France, au nom de l’idée qu’elle s’est toujours faite de la dignité humaine, de lutter contre cette déshumanisation généralisée qu’engendre l’économisme libéral.
Dès lors, qui dans les candidats à l’élection présidentielle est le plus à même de porter cette politique de civilisation ?
I-Média – Wokipédia : l’enfer d’extrême-gauche
L’image de la semaine : Luc Montagnier inhumé
Les obsèques du célèbre chercheur et prix Nobel de médecine, Luc Montagnier, se sont déroulées sans la présence des médias ou de représentant du gouvernement. Une omerta difficilement explicable, tant les travaux du chercheur ont fait avancer la science.
“Wokipédia” : l’enfer d’extrême-gauche
Une affaire récente de bannissement de contributeurs francophones de Wikipédia nous ont poussé à enquêter sur le fonctionnement de la fameuse encyclopédie participative. Loin d’être neutre, elle est au contraire administrée et régentée par des nervis d’extrême-gauche “woke” et censeurs. Sujet réalisé avec l’aide de Jean-Luc Coronel de Boissezon et de Samuel Lafont.
Revue de presse
La Russie passe à l’attaque
La Russie a commencé à envahir l’Ukraine et frapper ses points stratégiques dans la matinée du jeudi 24 février. Jean-Yves Le Gallou analyse les raisons pour lesquelles ce conflit n’a pas été compris en France.
Un pas de plus vers la barbarie
Communiqué de Choisir la vie :
Lors de la dernière séance de la mandature, et après un parcours législatif chaotique marqué par son opposition par le Sénat, la proposition de loi Gaillot prévoyant l’allongement du délai légal de l’IVG de 12 à 14 semaines de grossesse a finalement été adoptée hier par 135 voix contre 47.
Choisir la Vie salue le courage des 47 députés qui se sont opposés à ce texte mortifère.
Alors que le bien-être animal et la dénonciation de la violence animale s’invitent dans les débats de la campagne présidentielle, force est de constater que la majorité des députés n’a eu aucun état d’âme à faire basculer notre pays dans une véritable barbarie humaine.
En effet, comment qualifier l’écrasement du crâne du fœtus et son démembrement nécessités par l’acte d’IVG à ce stade avancé de la grossesse sinon par un acte de barbarie ignoble ?
Choisir la vie dénonce cette précipitation idéologique de nos gouvernants à faire voter ce texte et à faire fi de l’opposition des professionnels de santé et des instances médicales, parmi lesquels les gynécologues, qui ont alerté sur les atteintes graves à la santé de la femme que représentait la pratique de l’IVG à 14 semaines.
Choisir la Vie encourage les candidats à la présidence de la République comme tous les citoyens à définir une véritable politique d’accueil de la vie et de défense des femmes enceintes en difficulté et s’engage à poursuivre ses engagements en ce sens.
Documentaire-témoignages inédit sur le rite traditionnel
Retrouvez et soutenez La Voie romaine
Valérie Pécresse au même niveau que Mélenchon : “Certains ne veulent plus militer, persuadés que le parti est mort en avril”
La dégringolade est sans fin. Au même niveau que Jean-Luc Mélenchon, Valérie Pécresse inquiète de plus en plus dans son propre camp.
C’est un nouveau coup dur pour Valérie Pécresse. Selon un sondage Kantar Public/Epoka, la candidate LR s’éloignerait encore un peu davantage du podium au premier tour de la présidentielle de 2022, quatre points derrière Marine Le Pen et Éric Zemmour. Donnée en quatrième position, la francilienne est créditée de 12% des intentions de vote, à égalité avec Jean-Luc Mélenchon.
A part en 2002, les sondages à six semaines du 1er tour ont toujours donné les deux finalistes. En raison de leur proximité dans les sondages, Emmanuel Macron affrontera donc très probablement Eric Zemmour et Marine Le Pen mais certainement pas Valérie Pécresse.
Les militants LR n’y croient plus comme le rapporte Valeurs actuelles:
« Pour Valérie Pécresse, c’est fini parce que ça n’a jamais commencé. Elle n’a jamais été en phase avec les militants », tance notre interlocuteur qui constate depuis le départ un manque d’engouement sincère autour de la candidate. Les dernières révélations ne font qu’accabler un peu plus le contingent qui, lui, n’a rien vu venir.
Pour mieux jauger le malaise, Valeurs actuelles est allé à la rencontre de ceux qui tractent et collent des affiches chaque week-end. Parmi eux, certains ne cachent plus leur agacement. « J’hésite de plus en plus à rendre ma carte avec ces conneries », nous dit Clément [le prénom a été modifié], jeune militant LR impliqué en Touraine. Déjà, plusieurs d’entre eux remettaient en cause l’organisation en interne. Manque de communication, d’information et une désertion totale des militants seniors censés épauler les plus jeunes. Dans les territoires, les circonscriptions, plusieurs ont tenté de faire remonter les dysfonctionnements. En vain.
Depuis le début de l’année, la mobilisation peine à prendre forme dans certains territoires de la France périphérique. Pour faire simple, même les équipes des candidats du Congrès étaient mieux représentées. Alors après le « Douglas Gate » — du pseudonyme donné au chien-électeur — la lassitude ne fait qu’accroître. Difficile de retourner faire le tour des marchés et de continuer le porte-à-porte après le tumulte : « Certains ne veulent plus militer, persuadés que le parti est mort en avril », nous confie Clément.
Valérie Pécresse renie sa participation à la Manif Pour Tous
Elle préfère la jouer progressiste dans une interview donnée à Têtu, dans laquelle elle avait a également déclaré vouloir “ouvrir davantage les établissements scolaires au lobby LGBT“. Voici ce qu’elle dit à propos de la manif pour Tous :
Récemment interrogée dans le magazine Têtu à ce sujet, Valérie Pécresse avait démenti avoir “appartenu à la Manif pour tous” et avoir été “au premier rang des manifs” de 2012. “J’étais une fois à une manifestation pour dialoguer avec les manifestants“, avait-elle commenté. “Je défendais à l’époque l’union civile, ce qui me mettait dans une frange progressiste.”
“L’union civile, à l’époque, on ne se rend pas, c’était être progressiste à droite“, a réinsisté Valérie Pécresse sur BFMTV. Et la candidate LR d’appeler à ne pas “crisper la société” sur ces questions: “Prendre le temps de la concertation, de l’explication, de l’apaisement, ce n’est jamais inutile, notamment sur les sujets de société.”
Eric Zemmour : “Je veux favoriser l’enracinement en France et la transmission familiale”
Le déclenchement d’un conflit armé sur le continent, en Ukraine, est-il inéluctable, selon vous ?Non, une nouvelle guerre sur notre continent doit absolument être évitée. La responsabilité de cette situation incombe d’abord à la Russie qui vient de violer la souveraineté de l’Ukraine, mais est aussi le résultat de la politique menée par les Occidentaux et l’Otan, qui n’ont cessé d’ignorer les préoccupations sécuritaires légitimes de la Russie en refusant tout dialogue sérieux sur l’ordre de sécurité européen. L’absence d’une puissance d’équilibre prive le monde d’une voix crédible pour proposer une médiation. Si elle redevient la puissance d’équilibre indépendante qu’elle doit être, la France a un rôle à jouer dans la recherche d’une solution négociée. Je l’ai dit depuis le 14 février : dès mon élection, je proposerai à la Russie et à tous les États européens qui le voudront la négociation d’un traité consacrant la fin de l’expansion de l’Otan en échange de la résolution des conflits territoriaux en Europe orientale, du respect de la liberté et de la souveraineté de tous les États concernés, y compris l’Ukraine, et d’un retrait des troupes russes à la frontière de l’Ukraine.
Vous avez décliné vos propositions quant à la transmission d’entreprises. Qu’en est-il de la propriété immobilière ?Emmanuel Macron n’aime pas la propriété : il veut que l’argent circule et déteste qu’il s’enracine. Je veux exactement le contraire : je veux favoriser l’enracinement en France et la transmission familiale. Je m’inquiète que le taux de propriétaires n’augmente pas depuis dix ans, alors que les Français aspirent tellement à posséder leur maison ou leur appartement. Je veux que les foyers qui achètent leur premier logement soient exonérés de droits de mutation. De plus, rien n’est fait en France pour défendre les propriétaires qui sont taxés à chaque étape de leur détention : à l’achat, sur les loyers, sur la vente. Je vais vous dévoiler une mesure. Aujourd’hui, lorsque vous vendez un appartement qui n’est pas votre résidence principale et que vous le possédez depuis moins de trente ans, vous devez payer 19 % d’impôts sur le revenu et 17,2 % de CSG. Je veux exempter d’impôt sur la plus-value la vente d’un bien immobilier au bout de quinze ans de détention, contre trente ans depuis Nicolas Sarkozy. De plus, je sortirai la résidence principale du calcul de l’impôt sur la fortune immobilière. Il n’est pas juste que certains propriétaires soient tout à coup imposables en raison de la hausse démesurée des prix de l’immobilier et du foncier s’agissant de leur habitation principale. Sur les droits de transmission, je veux porter à 200 000 euros au lieu de 100 000 la limite de dons à chaque enfant, tous les dix ans au lieu de tous les quinze ans aujourd’hui. Je veux que cela bénéficie aussi aux grands-parents avec leurs petits-enfants. Je propose également une franchise pour ne pas payer de droits de transmission, quand il y a un décès, jusqu’à 200 000 euros par enfant. Ainsi, 95 % des Français ne paieront plus de droits de succession.Vous revendiquez-vous de la doctrine libérale sur le plan économique ?Je suis un pragmatique. Je ne me revendique d’aucune école. Si être libéral c’est être pour la liberté de marché et d’entreprendre, je le suis, comme quasiment tous les Français. Si être libéral, c’est avoir le dogme de la concurrence et se soumettre à la mondialisation heureuse, je n’en suis pas. En réalité, le mot « libéralisme » a été tellement dévoyé qu’il ne veut plus rien dire. On traite souvent le général de Gaulle de colbertiste, de dirigiste. Mais lorsqu’il était au pouvoir, les prélèvements obligatoires étaient à 33 % ! Je pense profondément que notre premier problème économique c’est l’impôt et les charges. Il est complètement fou d’avoir 47 % de taux de prélèvements obligatoires. Il faut baisser les charges et les impôts pour rétablir la compétitivité de nos entreprises. Comme pour permettre d’augmenter le salaire net, anormalement bas en France. Les chefs d’entreprise que je rencontre me disent tous la même chose : il faut augmenter le salaire net sans augmenter le salaire brut chargé. C’est l’équation que je cherche à résoudre dans mon programme économique. C’est pourquoi je propose une prime zéro charge pouvant représenter jusqu’à trois mois de salaire net ; une baisse de la CSG pour les salaires de moins de 2 000 euros, qui concerne 50 % des salariés, des fonctionnaires et des indépendants. Je veux le retour de la philosophie « travailler plus pour gagner plus » , avec les heures supplémentaires défiscalisées. Le corollaire de tout cela, c’est le refus de la lutte des classes. Je veux rassembler les classes populaires et les bourgeois patriotes. C’est la seule façon de rassembler, puis de gouverner.Selon vous, le véritable clivage se situe entre vous et Emmanuel Macron ?Il y a une opposition frontale entre Emmanuel Macron et moi sur notre vision de la France. Pour lui, la France est un simple territoire. Peu importe qui y est, qui y était, qui y sera… Pour lui, « il n’existe pas de culture française » mais des cultures en France. Il faudrait « déconstruire l’histoire de France » . Cette conception fait d’Emmanuel Macron l’idiot utile de l’islamisation du pays. À force de considérer que la France est un territoire neutre, un McDonald où chacun vient comme il est, c’est le nombre, et donc la démographie qui l’emportera. Je pense qu’il faut défendre au contraire l’histoire de la France éternelle qui a 1 500 ans. Cette conquête de l’Église, façonnée par sa langue, par sa littérature, par ses paysages, produit des hommes et des Français.La maison royale des Bourbon-Parme vous a accordé son soutien au motif que vous glorifiez la France plutôt que la République. Vous clôturez vos discours par « et surtout vive la France » . Que représente la République, n’est-t-elle pas indissociable de la France ?Je suis très fier de ce soutien. « La République, notre royaume de France » , disait Péguy. Il y a une continuité évidente entre la monarchie, l’Empire et la République. Ce sont les quarante rois qui ont fait la France, Napoléon qui l’a organisée, et la République qui s’inscrit dans cet héritage. Je n’ai évidemment rien contre la république. Je suis un républicain. En revanche, je veux que la république soit française. Ni italienne, péruvienne ou islamique. C’est pour cela que je dis « et surtout vive la France » . Jean-Luc Mélenchon me parodie en disant « et surtout vive la République ». C’est une question essentielle qui hante la République depuis la Révolution. Est-elle l’héritière de la France et d’une tradition millénaire comme je le crois ? Ou est-ce un simple régime ? Dans ce cas, la République peut être islamique. C’est Roubaix. C’est la République de Jean-Luc Mélenchon qui, en toute conscience, l’accepte et la glorifie sous le terme de créolisation. En n’arrêtant pas l’immigration, en 2050, la France sera le Liban en grand, une république islamique ensuite. Les lois de la démographie sont implacables si on n’y oppose pas la politique. C’est pour cela que je suis candidat.Vous vous faites le chantre depuis de nombreuses années d’une union à droite. Cette promesse n’est-elle pas aujourd’hui compromise par le déséquilibre dans l’origine de ceux qui vous rejoignent. Plutôt qu’être un pont entre LR et RN, n’êtes-vous pas en train de bâtir un RN bis ?Cette impression est une illusion d’optique. Nous avons reçu de nombreux ralliements venus du RN mais nous avons aussi beaucoup de ralliements venus de LR comme Guillaume Peltier, ancien numéro 2 du parti et porte-parole de Nicolas Sarkozy. Comme l’ancien député LR Nicolas Dhuicq, qui m’a rejoint hier, ou comme Philippe de Villiers, ancien ministre de Jacques Chirac. Il y en aura d’autres. Pour l’instant, les logiques partisanes bloquent quelques-uns. Avant le premier tour ou après, je suis convaincu que des personnalités issues de LR choisiront leur pays avant leur parti. Au second tour, il leur faudra faire un choix entre appeler à voter Emmanuel Macron. Ce que fera Valérie Pécresse à 20 h 02. Et appeler à voter pour moi. Ceux qui ne voudront pas appeler à voter Emmanuel Macron auront cette responsabilité face au pays, ils ne pourront ni voter blanc ni s’abstenir. Car cette élection est notre dernière chance.Que répondez-vous à ceux qui assurent que votre qualification au second tour est la certitude d’une réélection d’Emmanuel Macron ?La question du second tour ne se pose pas encore. Beaucoup de Français ne sont pas encore dans le premier. Si on croit les sondages, Emmanuel Macron gagne dans tous les cas. En novembre 1980, Valéry Giscard d’Estaing est à 60 % dans les sondages et François Mitterrand à 40. Nicolas Sarkozy était donné en février 2012 à 40 % contre François Hollande, pour ne finalement perdre qu’à un point et demi. Et je persiste à croire que s’il avait osé transgresser davantage sur l’immigration, c’est-à-dire proposer ce que je propose, il aurait été réélu. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’enjeu. Ni que j’ai gagné, mais que c’est possible. Tout sera une question de dynamique et elle est pour l’instant pour moi. Je constate d’autre part, partout où je passe, que les gens attendent le match. Le débat du second tour entre Emmanuel Macron et moi. Tout le monde m’en parle. Ils ont raison, ce sera un véritable affrontement idéologique sur la civilisation que nous voulons.En cas d’échec à l’élection présidentielle, resterez-vous à la tête de votre force politique ?
Je n’abandonnerai jamais 110 000 Français et des millions de gens qui votent pour nous et me disent « sauvez-nous ! » . Avec Reconquête ! nous ouvrons une troisième page de l’histoire de la Ve République. La première partie a été marquée par un affrontement entre le gaullisme et le Parti communiste, sur fond de guerre froide. Cette période s’est achevée avec François Mitterrand qui a renversé la malédiction en rassemblant communistes et socialistes. Il perd d’un souffle en 1974 mais réussit cette recomposition et gagne en 1981. Je pense que j’ouvre une troisième période. Ni Marine Le Pen, ni Valérie Pécresse ne veulent sortir de leurs boutiques. Moi, je veux rassembler toute la droite d’abord, puis tous les Français.
Poutine envahit l’Ukraine : Le décryptage d’Aymeric Chauprade
Livre Noir nous offre un entretien passionnant avec Aymeric Chauprade loin de l’émotion (légitime) des plateaux de télévision :
Pour aider à bien comprendre les explications d’Aymeric Chauprade, cette carte est d’une grande aide :

Russie vs Ukraine
D’un lecteur, Nicolas Hellemme, qui entretient des contacts en Russie, en Ukraine et dans la région du Donbass :
Après la reconnaissance des républiques indépendantes de Lougansk et de Donetsk par la Russie ce 21 février et la poursuite des tirs d’artillerie lourde ukrainiens à la fois sur ces deux Etats alliés ainsi que sur le territoire de la Russie, le président russe Vladimir Poutine s’est adressé à la nation russe cette nuit pour annoncer l’imminence d’une opération militaire destinée à faire cesser la menace ukrainienne pour la Russie et le Donbass.
Depuis ce matin, 4 heures locales, la Russie a déclenché le plan Z : des frappes ciblées ont touché les ports militaires, les bases aériennes, les états-majors, les dépôts de munition, les QG des principales unités, les stations radar et la DCA des principales unités ukrainiennes, partout sur le territoire du pays. Elles étaient accompagnées d’opérations aéroportées sur des ponts stratégiques, des bases navales, et d’attaques massives sur télécommunications.
Depuis cette nuit aussi, trois colonnes de blindés russes ont franchi les frontières, depuis la Crimée, le territoire de la Russie et la Biélorussie : elles sont à 15 heures, heure de Paris, à 20 km de la capitale Kiev, dans la ville de Kherson au sud du pays, et aux abords immédiats de Kharkov et de Sumy à l’est. Une opération aéroportée russe a eu lieu à l’aéroport civil de Kiev, qui est depuis 15 h sous le contrôle de l’armée russe.
Les forces des républiques du Donbass attaquent en pince depuis Lugansk et en ont repris la banlieue d’où les troupes ukrainiennes bombardaient la ville depuis 8 ans. Elles attaquent aussi le long de la rivière Siverski Donets vers l’agglomération de Lisitchansk et le nord rural de l’ancienne région de Lougansk. Au sud-ouest de Donetsk, les forces de la république populaire de Donetsk (DNR) ont percé le front sur 7 km aux abords de Volnovakha, où le QG de la Garde nationale ukrainienne a été détruit suite à une frappe russe.
A midi, l’ensemble de l’aviation, 95% de la DCA, presque toute la flotte militaire, le dépôt de drones de combat turcs qui semaient la mort dans le Donbass et nombre d’états-majors, y compris à Kiev, avaient été détruits. La loi martiale a été proclamée en Ukraine, ce qui n’a pas empêché les civils de se ruer sur les rares réserves de carburants – les stations service des grandes villes ukrainiennes sont aujourd’hui à sec – et pour des milliers d’entre eux, tenter de les quitter vers l’ouest.
L’aviation militaire russe survole Kiev sans aucune opposition. L’usine de moteurs pour les drones de combat turcs à Kharkov a aussi été détruite par des frappes aériennes. A 14h, heure de Paris, plus de 500 soldats ukrainiens sont rendus sans combattre aux unités russes ou des républiques du Donbass. Cinq d’entre eux, qui ont tenté de le faire près de Volnovakha, ont été fusillés par leur commandement. Un pilote d’avion militaire ukrainien s’est posé avec son Su-27 en Roumanie; 160 douaniers ukrainiens ont franchi la frontière russe, dans les régions de Rostov et de Crimée, se sont rendus et ont été internés.
L’état d’urgence a été déclaré en Lituanie et en Moldavie. Les pays occidentaux ont annoncé des sanctions financières fortes, ce qui a provoqué un vent de panique sur les bourses de Moscou et de St pétersbourg, depuis fermées, et une baisse du rouble face à l’euro et au dollar. Le pétrole flambe – à plus de 100 $ le baril de Brent, ainsi que le gaz, dont le prix spot a dépassé les 1400 dollars aux 1000 mètres cubes. Néanmoins l’OTAN affirme qu’il ne fera pas la guerre en Ukraine et n’y déploiera pas de troupes.
Le ministère de la Défense russe a précisé vers midi que l’occupation durable de l’Ukraine n’est pas envisagée, et qu’une fois les objectifs de démilitarisation de l’Ukraine atteint, les troupes russes rentreront chez elles. Le porte-parole de Poutine Dimitri Peskov a précisé à 12h que la “démilitarisation de l’Ukraine est la neutralisation de son potentiel militaire“.
Le Canada, l’Australie, le Danemark, les Etats-Unis et l’OTAN ont évacué leurs diplomates de Lvov vers la Pologne voisine. Deux avions civils turcs sont actuellement à Kiev pour exfiltrer le président ukrainien Zelenski vers la Turquie – un couloir humanitaire leur a été accordé.
Avec son « passe climatique », le WWF joue avec le feu
Communiqué d’Action Ecologie :
Le Fonds mondial pour la nature (WWF) vient de lancer une pétition intitulée « imposons un passe climatique au ou à la futur.e président.e ». L’idée de l’ONG est simple : le futur président de la République devra présenter son « passe climatique » à chaque fois qu’il « compte prendre une décision au cours de son mandat ». L’ONG demande que le futur président s’impose une discipline de fer pour sortir de la « crise écologique » après que cette même discipline a été imposée aux français face à la « crise sanitaire ».
Action Écologie estime que le WWF envoie un bien mauvais signal qui nuit à la cause de la préservation de l’environnement.
Les Français sont en effet éprouvés par les mesures sanitaires imposées par la crise COVID. Ils ont dû subir des mesures coercitives qui ont fortement impacté leur quotidien durant deux longues années. La population est par ailleurs profondément divisée sur l’appréciation de la politique de santé publique menée par le gouvernement.
En évoquant le « passe climatique », alors même que le bout du tunnel « sanitaire » est en vue, le WWF ravive inutilement les angoisses et propage cette idée folle que la politique environnementale doit s’appliquer grâce à l’avènement d’une société de contrôles généralisés. L’ONG donne ainsi du crédit aux thèses qui circulent dans l’opinion publique et qui promettent le déploiement d’une vaste surveillance écologique succédant à la surveillance Covid.
À la lecture du texte de cette étrange pétition (le passe ne s’appliquant qu’au chef de l’Etat et non à l’ensemble de la population), il est difficile de savoir si la proposition de la célèbre ONG est sérieuse ou relève en réalité d’un coup de communication s’appuyant sur un élément emblématique de l’actualité.
Action Écologie estime que ce type de pétition est de nature à ternir l’image du combat pour la préservation de la nature et de l’environnement en alimentant les suspicions sur les intentions « autoritaires » du vaste mouvement de l’écologie.
Par ailleurs, Action Écologie prévient que le « coup de com » pourrait se retourner contre son instigateur.
Avec d’autres grandes ONG françaises comme Greenpeace, le WWF défend un scénario énergétique basé sur 100% d’énergies renouvelables d’ici 2050 ce qui implique de réduire drastiquement et en un temps record le recours au nucléaire sur le territoire français. Il défend aussi le développement de l’éolien et du photovoltaïque. Or ces deux politiques simultanées, en plus d’une augmentation spectaculaire du prix de l’électricité, vont entraîner une augmentation très importante des problèmes environnementaux : gaspillage d’unités de production parfaitement viables, augmentation des rejets de CO2, extraction supplémentaire de matière première, menaces sur les espèces et les espaces naturels, etc.
Pour toutes ces raisons, le WWF doit retirer cette grotesque pétition qui décrédibilise encore un peu plus le mouvement de l’écologie.
Démocratie en danger : Comment la France justifie la censure de Zemmour devant la CEDH
Nicolas Bauer, chercheur associé au European Centre for Law and Justice (ECLJ), revient dans Valeurs Actuelles sur l’affaire “Zemmour contre France” devant la Cour européenne des droits de l’homme :
Eric Zemmour est régulièrement présenté par ses adversaires comme un « délinquant multirécidiviste ». Il est ainsi mis symboliquement dans la même case que les voleurs, les agresseurs ou les violents. Il n’a pourtant jamais été sanctionné pour avoir porté atteinte aux biens ou à l’intégrité physique d’autrui. Ses condamnations judiciaires répriment certains de ses propos dans les médias. Seules deux sont définitives : l’une pour provocation à la discrimination raciale en 2011 — il n’a pas fait appel — l’autre pour provocation à la haine religieuse en 2017. C’est cette dernière condamnation, confirmée en appel et en cassation, qui fera l’objet prochainement d’une décision de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Les juges européens trancheront donc un litige entre Zemmour et le gouvernement français.
Que reproche-t-on à Éric Zemmour ? Il a été poursuivi en justice par une association, en raison de cinq réflexions partagées dans l’émission C à vous sur France 5 en 2016. Pour les trois premiers passages attaqués, Zemmour a été relaxé. C’est pour les deux derniers passages attaqués que l’ancien journaliste a été condamné, c’est-à-dire pour sa dénonciation d’une « invasion », « colonisation »et « lutte pour islamiser un territoire », ainsi que pour la déclaration « je pense qu’il faut leur donner le choix entre l’islam et la France ». Autrement dit, c’est le cœur de son programme politique actuel qui a été condamné. Son opposition à l’immigration qu’il appelle « arabo-musulmane » a été censurée, en application de la loi Pleven de 1972. Zemmour souhaite faire reconnaître par la CEDH une violation de sa liberté d’expression.
Dans ses arguments à la CEDH, le gouvernement français a soutenu qu’un examen de cette affaire sur le fond était inutile. Selon lui, Zemmour aurait abusé de la liberté d’expression, à tel point qu’il perdrait le bénéfice de cette liberté. Le gouvernement s’appuie sur l’article 17 de la Convention européenne des droits de l’homme, qui interdit l’« abus de droit ». Cet article est appliqué de manière exceptionnelle, contre les propos négationnistes, racistes ou faisant l’apologie du terrorisme. Le gouvernement le sait, car il cite comme jurisprudence des affaires concernant la négation de la Shoah ou le rejet des personnes non-blanches. Il réduit ainsi sciemment le débat politique sur l’immigration et l’islam à une question de « haine », de « racisme » et de « négationnisme ».
Cette position du gouvernement français, exprimée dans ses observations écrites à la CEDH, n’a pas été relayée. Ces observations ne sont pas mises en ligne et sont donc très peu lues. L’argumentation du gouvernement est pourtant choquante. Demander l’application de l’article 17 de la Convention européenne revient à considérer que la démocratie est mise en danger par Éric Zemmour. Dans la jurisprudence de la CEDH, l’article 17 est en effet lié à la notion de « démocratie apte à se défendre ». Le gouvernement français demande donc aux juges européens de défendre la démocratie face à Zemmour. Pour protéger la démocratie, l’article 17 a pour effet d’exclure la personne de la protection offerte par les droits de l’homme. C’est une forme d’“excommunication” décidée par la CEDH.
Contrairement à ce que demande le gouvernement, les juges européens n’appliqueront vraisemblablement pas l’article 17 dans l’affaire Zemmour contre France. Ils ont déjà dû rappeler au gouvernement actuel que cet article visait les « groupements totalitaires » (Z.B. c. France, 2021). En outre, dans sa jurisprudence, la CEDH fait la différence entre la critique radicale de l’immigration ou de l’islam et les discours réellement racistes ou antisémites. Même si le recours de Zemmour est en définitive rejeté, le simple fait que la CEDH refuse l’application de l’article 17 donnerait tort au gouvernement. Cela confirmerait que Zemmour n’est pas extérieur à la société démocratique et qu’en conséquence il continue de bénéficier des droits de l’homme. Cela serait un échec de la volonté du gouvernement de confisquer le débat politique sur l’immigration et l’islam.
Certes, par la non-application de l’article 17, Éric Zemmour devrait remporter une victoire symbolique contre le gouvernement. Mais les juges européens ont posé de telles limites à la liberté d’expression sur les questions d’immigration et d’islam qu’il est probable que son recours soit quand même finalement rejeté, sur un autre fondement. La comparaison entre Zemmour contre France et d’autres affaires est à ce propos éloquente. En 2010, la CEDH avait rejeté une requête de Jean-Marie Le Pen, très similaire à celle de Zemmour. Le Pen avait été condamné pour avoir déclaré « le jour où nous aurons non plus 5 millions, mais 25 millions de musulmans, ce seront eux qui commanderont. Et les Français raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux ».
En 2018, c’est par son jugement E.S. contre Autriche que la CEDH a fortement restreint la protection de la liberté d’expression sur le sujet de l’immigration “arabo-musulmane”. Elisabeth Sabaditsch-Wolff, conférencière autrichienne du parti FPÖ, avait considéré que « les musulmans entrent en conflit avec la démocratie et notre système de valeurs » puis avait qualifié de « pédophilie » la relation entre Mahomet et la jeune Aïcha âgée de neuf ans. La condamnation de cette conférencière en Autriche avait été validée par les juges européens, estimant qu’elle n’avait pas tant cherché à informer le public qu’à démontrer que Mahomet « n’est pas digne d’être vénéré ». La CEDH avait considéré que restreindre sa liberté d’expression était nécessaire à la préservation de la « paix religieuse » et de la « tolérance mutuelle ».
Ce précédent montre que la CEDH pourrait tout à fait rejeter le recours d’Éric Zemmour, à l’issue d’un examen sur le fond. Le gouvernement français a, dans le but d’obtenir ce rejet, développé quelques arguments de fond pour justifier la censure du candidat à la présidence de la République. Le gouvernement a notamment estimé que Zemmour « a sciemment alimenté négativement les réflexions sur l’islam en France et la communauté musulmane » et que ses opinions « ne sauraient être considérés simplement comme une mise en cause de la montée du fondamentalisme religieux ». Pour le gouvernement, les propos de Zemmour « s’apparentent davantage à la stigmatisation d’une communauté » et pourraient « légitimer un discours totalement discriminatoire ».
Un jugement de la CEDH pendant la campagne électorale ?
Finalement, le recours d’Éric Zemmour sera probablement rejeté par la CEDH, s’appuyant non sur l’article 17 mais sur un examen de fond, à partir de la jurisprudence. Un tel rejet confirmerait que la protection européenne de la liberté d’expression est fortement limitée sur les sujets de l’immigration et de l’islam. La CEDH ne pourra alors plus prétendre qu’elle protège les propos qui « heurtent, choquent ou inquiètent l’État ou une fraction quelconque de la population »(Handyside contre Royaume-Uni, 1976). En revanche, en refusant d’appliquer l’article 17, les juges européens rappelleraient au gouvernement français deux principes : Zemmour bénéficie de la protection des droits de l’homme et, surtout, débattre de l’immigration et de l’islam est tout à fait légitime en démocratie.
Mattias Guyomar, le juge français actuel à la CEDH, avait été choisi par Emmanuel Macron. Il porte certainement un regard attentif à l’affaire Zemmour contre France, d’autant plus qu’il siège dans la section V de la CEDH, à laquelle cette affaire est confiée. Il est en revanche peu probable que les juges européens tranchent cette affaire très politique dans le contexte d’une campagne électorale. Donner raison au Gouvernement français ou à Éric Zemmour dans cette affaire serait interprété comme une prise de position plus générale en faveur de l’un ou de l’autre, et donc de Macron ou Zemmour. La CEDH ne devrait pas se risquer à s’ingérer ainsi dans la politique française.
Après l’Ukraine, Poutine s’attaquera aux Pays baltes et peut-être à la Pologne
Bernard Antony, président de Chrétienté-solidarité, directeur de la revue Reconquête communique :
L’armée russe aux ordres de l’ancien colonel du KGB soviétique le président Vladimir Poutine a donc entrepris cette nuit l’invasion de l’Ukraine et le bombardement de toutes ses villes.
Hier au soir je commençais mon émission sur Radio-Courtoisie en martelant que l’on ne mobilisait pas une armée de 190 000 hommes pour un pique-nique. Mais depuis longtemps je savais que j’étais hélas un des rares responsables dans la droite nationale à ne pas manifester des sentiments d’admiration pour le dictateur russe voire d’inconditionnalité collabo.
Hier au soir également, j’avais cru utile de donner dans mon émission, la parole à mon vieil ami Marek Jurek, ancien président de la Diète polonaise et admirable militant anti-communiste. Il nous exprima son angoisse.
Bien sûr la responsabilité des Américains en cette affaire est une fois encore accablante.
Comme elle l’a été jadis dans les abandons-trahisons du Vietnam, puis de la liquidation du Shah d’Iran ouvrant grandes les portes à l’Ayatollah Khomeiny; comme elle l’a été dans le déclenchement de la guerre en Irak, avec pour conséquence l’explosion de l’islamisme; comme elle l’a été dans la honteuse débâcle de Kaboul.
Avec une armée infiniment plus forte que celle de Kiev, Poutine attaque l’Ukraine dont l’immense majorité du peuple ne veut pas subir une nouvelle occupation soviéto-russe.
La langue ukrainienne n’est pas la langue russe, la religion orthodoxe des ukrainiens n’est pas celle du patriarcat de Moscou mais très majoritairement celle du patriarcat de Kiev et celle du catholicisme uniate qui ne veulent pas d’un césarisme néo-bolchevique.
Ce qui se passe aujourd’hui en Ukraine est dans l’exacte continuité des invasions soviétiques liberticides des pays de l’Europe de l’Est.
Après l’Ukraine, Poutine dont l’ubris n’a pas de limite s’attaquera aux Pays baltes et peut-être à la Pologne en faisant précéder les nouvelles invasions par le même système kagébiste de désinformation et d’utilisation des minorités russophones.
Président de Chrétienté-Solidarité, et directeur depuis 22 ans de la revue chrétienne et anticommuniste Reconquête, j’appelle tous nos militants et amis à dénoncer l’ignominie de la dictature poutiniste néo-stalinienne dont la première victime est le grand peuple russe.
Les propositions de François-Xavier Bellamy pour réformer l’éducation
Entretien de RCF Sarthe avec François-Xavier Bellamy à propos de son récent document: La France en état d’urgence éducative. 30 propositions pour sauver l’école.
La Marche pour la Vie appelle les candidats à la présidentielle à dénoncer la nouvelle loi sur l’avortement et s’engagent à l’abroger
Communiqué de la Marche pour la vie :
La proposition de loi Gaillot prévoyant l’allongement du délai légal de l’avortement de 12 à 14 semaines à été adoptée le 23 février 2022, à 135 voix contre 47, au terme d’une heure et demie de discussions dans l’hémicycle, au cours de la dernière séance de la mandature. Cette loi permet désormais :
- L’avortement jusqu’à 14 semaines de grossesse
- L’avortement médicamenteux jusqu’à 7 semaines de grossesse
- La création d’un répertoire de médecins pratiquant des avortements
- Aux sages-femmes de pratiquer des avortements chirurgicaux
- La suppression du délai de réflexion de 48h
- De sanctionner les pharmaciens qui refuseraient de délivrer la contraception d’urgence
Seule la suppression de la clause de conscience propre à l’IVG n’a pas passée.
L’adoption de ce texte marque la fin d’un parcours législatif houleux et chaotique. Rejeté 3 fois par le Sénat, il a bénéficié du soutien de la majorité à l’Assemblée et de celui du ministre de la santé Olivier Véran, qui s’est félicité d’avoir trouvé « une voie apaisée » pour un texte « équilibré, mesuré, responsable ».
La Marche pour la vie dénonce le passage en force de cette loi, alors même que plusieurs instances médicales reconnues ont exprimé leur opposition à l’allongement du délai légal de l’avortement, compte-tenu de la dureté de l’acte. Elle salue le courage des quelques députés qui se sont opposés à l’adoption de ce texte.
Elle redit son opposition ferme et totale à ce projet de loi, qui permet le démembrement des fœtus, le mépris de leur droit le plus fondamental, met en danger la santé des femmes et ne tient pas compte de l’avis des professionnels de la santé.
La Marche pour la Vie continue d’appeler les candidats à la présidentielle à un sursaut d’humanité pour qu’ils dénoncent cette loi et s’engagent à l’abroger une fois élu. Elle appelle les candidats à mettre en place une politique de prévention de l’avortement, et de faire de la protection de la vie humaine, une grande cause nationale.
Enfin, elle rappelle que l’avortement est et restera un drame, et qu’il ne pourra jamais devenir un droit fondamental. Ce qui est fondamental, c’est le droit à la vie.
Pour un sursaut social en faveur des femmes enceintes
Entre Macron et Zemmour, François-Xavier Bellamy votera Zemmour
Interrogé sur Europe 1 ce matin, le député LR au Parlement européen François-Xavier Bellamy a annoncé accorder son parrainage à Éric Zemmour. “Mon parrainage ne vaut pas soutien” a-t-il tenu à préciser.
Interrogé sur son choix au second tour en cas de défaite de Valérie Pécresse, il a déclaré qu’il soutiendrait Eric Zemmour en cas de second tour face à Emmanuel Macron. Comme Eric Ciotti.
Liberté de religion face au totalitarisme LGBT à la Cour suprême des Etats-Unis
La Cour suprême des États-Unis a annoncé mardi 22 février qu’elle allait examiner la plainte déposée par une conceptrice de sites internet revendiquant sa foi chrétienne et qui, à ce titre, refuse de prodiguer ses services aux homosexuels qui singent le mariage.
La liberté religieuse et la liberté d’expression sont garanties par le premier amendement de la Constitution américaine, tandis que des lois protégent les citoyens contre les discriminations, notamment fondées sur leur genre ou leurs orientations sexuelles. La Cour suprême doit examiner ce dossier durant sa session d’octobre.
Le dossier porte sur une plainte déposée par Lorie Smith, artiste et propriétaire d’un site internet dans l’État du Colorado. Lorie Smith se définit comme une chrétienne et affirme qu’elle ne peut donc pas concevoir des faire-part ou des sites pour les mariages entre homosexuels car cela serait «incompatible» avec ses croyances religieuses. Mais les lois anti-discriminations en vigueur dans le Colorado interdisent à des entreprises de refuser de servir quiconque en arguant de leur orientation sexuelle. Une cour d’appel avait ainsi débouté Lorie Smith l’an dernier et celle-ci a, en dernier recours, saisi la Cour suprême.
En se déclarant compétente pour juger cette affaire, la Cour suprême indique qu’elle va examiner cette affaire à travers le prisme du premier amendement et déterminer si les lois du Colorado «violent le droit à la liberté d’expression» d’un artiste.
En juin 2018, la haute cour avait donné raison à un pâtissier du Colorado qui avait refusé de confectionner un gâteau de mariage pour un couple homosexuel. Les juges avaient estimé par sept voix contre deux que les droits religieux du pâtissier avaient bien été bafoués.
Deux hauts fonctionnaires LGBT impliqués dans une affaire de trafics de drogue
Information hallucinante du Canard sur deux hauts fonctionnaires énarques, qui ont eu une liaison avec un trafiquant de drogue : Oussama Oualid.
“Ces deux serviteurs de l’Etat ont un ‘train de vie dispendieux’ ne pouvant être assuré par leurs seuls revenus, pourtant très confortables.”
“Tous deux sont étroitement liés à un certain Oussama Oualid, mis en examen le 5 février.”
“Inscrit au fichier des personnes recherchées, il a été pacsé de 2015 à 2019 avec l’actuel patron des relations internationales de la Place Beauvau, au nez et à la barbe des services français.”

Chasse aux sorcières
Dès qu’une personne a joué un rôle actif lors des Manifs pour Tous, les médias se pressent pour le signaler.
France 3 nous rappelle ainsi que Ghislain Gomart, qui prendra les fonctions de directeur général des services de la Collectivité de Corse, a été porte-parole d’un collectif proche de la Manif pour Tous. Il a été membre du groupe Cambacérès, un collectif de haut-fonctionnaires formé lors des débats sur la loi Taubira, en mai 2013. Composé d’une centaine d’anciens élèves de l’ENA, le groupe entendait “interpeller” François Hollande sur les conséquences “néfastes, pour l’intérêt général, de la loi Taubira, ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe“.
Si les signataires du groupe sont anonymes, Ghislain Gomart s’en était fait le porte-parole et était intervenu lors de la grande manifestation de mai 2013.
“En intégrant l’ENA, nous avons choisi de servir l’Etat et l’intérêt général, pour servir la France et les Français. C’est cet engagement là qui motive et justifie notre interpellation. Car la loi Taubira, qui établit de facto un mensonge d’Etat porte gravement atteinte à l’intérêt général. Sa légalité n’est malheureusement plus contestable, mais nous continuons de contester sa légitimité”. “Aquoi sert de vous obstiner à déchirer le pays ?”
Passer à l’offensive
Il y a un gros problème avec le conservatisme tel qu’il est pratiqué en Amérique et dans le monde depuis 60 ans : il a toujours joué la défense, défendant toujours le statu quo contre les attaques des radicaux. Comme le disait le pilier conservateur Bill Buckley :
“Un conservateur est quelqu’un qui se tient à contre-courant de l’histoire, qui crie Stop à un moment où personne n’est très enclin à le faire, ou à avoir beaucoup de patience avec ceux qui le pressent.”
Il y a un problème important à toujours jouer en défense : vous finirez par perdre, car les attaques de vos adversaires vous épuiseront comme les vagues épuisent la roche dure au fil du temps. C’est une progression à sens unique, avec les conservateurs toujours du côté des perdants. Comme Timothy et David Gordon l’écrivent dans leur livre Rules for Retrogrades : “Les généraux le savent ; les grands maîtres d’échecs le savent ; les tacticiens de gauche le savent : pour gagner une guerre, il faut être en attaque.” Pourquoi ? Les Gordon déclarent :
“L’action, même lorsqu’elle est imprécise ou mal exécutée, a la capacité de faire des dégâts. Lorsqu’un boxeur lance un uppercut et le fait atterrir sur son adversaire, même si un coup de poing plus approprié à la situation était un crochet du droit, l’uppercut fait quand même mal et rapproche d’autant le boxeur d’une victoire par KO… Lorsque vous êtes en attaque, vous donnez le rythme. Si vous restez sur l’offensive, vous atteindrez (avec suffisamment de temps) vos objectifs.”
Et comme les conservateurs ont joué la défense au cours des 60 dernières années, nous avons subi défaite après défaite dans les guerres culturelles face à des gauchistes à l’esprit offensif. Nous avons perdu sur l’avortement, l’expansion des naissances hors mariage, l’adoption de lois sur le divorce, le mariage homosexuel, l’adoption homosexuelle et la théorie du genre, pour ne citer que quelques défaites. Les conservateurs sont sur le tapis, avec un arbitre qui à déjà compté jusqu’à 8.
Si nous voulons éviter de nouvelles défaites, et même des pertes antérieures injustifiées, les conservateurs doivent enfin passer à l’offensive. Même si cela ne sera pas facile, c’est nécessaire. Les Gordons déclarent :
“Il faut un effort soutenu pour arracher l’initiative à un adversaire qui attaque et le mettre sur ses talons, car les humains ne possèdent pas l’instinct de réponse à l’agression. Lorsqu’un boxeur reçoit une rafale de coups de poing, il a la réaction instinctive de reculer, de baisser les yeux, de lever sa garde et de se couvrir. Cependant, pour réussir au plus haut niveau, les combattants doivent apprendre à contre-attaquer, en prenant l’initiative par la force. C’est la même chose dans la guerre culturelle et la politique… Nous les rétrogrades, [les conservateurs audacieux], devons reprendre l’initiative ; nous devons faire un effort concerté pour passer à l’offensive.”
Les Gordon donnent ensuite quelques exemples de la manière dont les conservateurs peuvent prendre l’initiative et passer à l’offensive. Par exemple, en ce qui concerne le droit de porter des armes selon le 2ème amendement, ils écrivent :
Après la prochaine fusillade de masse, ne vous défendez pas passivement contre les appels mécaniques et chorégraphiés des médias de gauche en faveur d’une “législation de bon sens sur les armes à feu” en soulignant que les lois proposées ne contribueraient guère à réduire la violence. Au lieu de cela, mettez les gauchistes sur les talons en organisant un blitz médiatique coordonné où les commentateurs ont pour instruction de marteler le fait que les taux de criminalité sont comparativement plus bas dans les régions où la possession d’armes à feu est plus élevée. Passez à l’offensive en interpellant les animateurs des chaînes de télévision avec des questions telles que : “Pourquoi êtes-vous contre la possession d’armes à feu alors que toutes les données suggèrent qu’elle dissuade les fusillades de masse ?” et “Pourquoi faites-vous la promotion du féminisme et de la monoparentalité alors que vous savez que l’écrasante majorité des fusillades de masse sont le fait d’hommes sans père ?”. Si nous voulons mettre fin aux fusillades de masse, nous devrions encourager davantage de personnes à porter une arme à feu afin qu’elles puissent se défendre. Organisez une campagne pour subventionner les armes à feu pour les citoyens des quartiers dangereux.”
De même pour l’avortement. Plutôt que de répondre passivement aux arguments des pro-avortement par le faible “Je veux aider les femmes en leur montrant que choisir la vie est toujours la meilleure option”, les conservateurs doivent passer à l’offensive :
“Demandez plutôt au gauchiste suffisant pourquoi il est d’accord pour faire du mal aux filles in utero en permettant à leurs mères de les démembrer et de les aspirer dans l’utérus, ou de les faire bouillir vivantes dans une solution saline. Ne laissez pas les radicaux prendre le manteau de la “pro-femme” ; montrez que les gauchistes détestent les femmes, comme le démontre leur indifférence à l’égard des millions de petites filles massacrées par des mères qui sont littéralement des infanticides.”
Pour avoir une chance de gagner les guerres culturelles en Amérique et dans le reste du monde, les auteurs Timothy et David Gordon, dans leur livre Rules for Retrogrades, affirment que les conservateurs doivent passer à l’offensive. En effet, la première règle de leur livre est de toujours être en attaque. Continuer à s’appuyer sur notre stratégie de défense passive et faible ne fera que poursuivre notre série de défaites au cours des 60 dernières années. Comme le déclarent les Gordon :
“Si nous voulons gagner la guerre des cultures, nous devons élaborer nous-mêmes le récit – se contenter de répondre passivement aux récits farfelus et choisis de la gauche est suicidaire. Entraînez-vous à attaquer, prenez votre courage à deux mains et saisissez l’occasion.”
Trois questions à l’abbé Benoît Paul-Joseph, supérieur du District de France de la Fraternité Saint-Pierre
Le 11 février, le Pape a signé un décret, dans lequel il confirme l’usage des livres liturgiques de 1962 pour la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre. Les prêtres de la FSSP pourront donc continuer à célébrer la messe en rite extraordinaire, les sacrements et les autres rites sous la forme tridentine. Deux prêtres de la Fraternité ont rencontré le Pape début février : comment s’est passé l’entretien ? Comment la Fraternité s’inscrit-elle dans le Motu Proprio « Traditionis Custodes » ? Quelle est sa vocation particulière ?
François-Xavier Bellamy s’apprêterait à annoncer qu’il donne son parrainage à Eric Zemmour…
C’est une information que ses équipes ne démentent pas auprès de RTL :
🔴 Indiscrétion @RTLFrance | Selon plusieurs sources l’euro-député LR @fxbellamy, ancienne tête de liste des Républicains aux européennes en 2019 pourrait annoncer ce jeudi qu’il donne son parrainage à @ZemmourEric. Contactée, son équipe n’a pas démenti
— Thomas Despre (@ThomasDespre) February 23, 2022
Ira-t-il plus loin dans ses annonces ? Que sous-entend Sonia Mabrouk par “Sa décision pour la suite“. Réponse sur Europe 1 demain à 8h13 :
Il ne s’est pas exprimé depuis des semaines sur la campagne présidentielle,il le fera demain sur @Europe1 l’interview à 8h13 le député européen @fxbellamy (LR)
-Son regard sur la campagne #Pecresse
-Sa décision pour la suite
-Son avis sur l’onde de choc de la crise ukrainienne— Mabrouk Sonia (@SoMabrouk) February 23, 2022
En septembre 2021, François-Xavier Bellamy déclarait qu’ Éric Zemmour “avait le mérite de poser une question fondamentale” et ne fermait pas la porte à sa participation au Congrès de LR (à partir de 20’30”) :
Philippe Bas, sénateur LR : “Le chien n’a pas pu voter car le chien ne sait pas lire”
Rien ne va plus à LR. D’un côté, Philippe Bas, sénateur LR responsable de l’organisation de la primaire, tient des propos hallucinants dans une interview à propos du DouglasGate liée aux électeurs bidon de la primaire :
🔴 "Le chien n'a pas pu voter car le chien ne sait pas lire." Philippe Bas, sénateur #LR, 23 février 2022
La campagne #Pecresse est collector… 😂😂😂 #Douglas #douglasgate #PecresseDetresse pic.twitter.com/z2dXxzeJdE
— Amaury Brelet (@AmauryBrelet) February 23, 2022
Et d’un autre côté, il semblerait que la panique gagne les responsables LR dont certains sont connus pour souhaiter la défaite de Valérie Pécresse. Une élue LR de premier plan aurait évoqué l’idée de changer en urgence de candidate à la suite des révélations sur les soupçons de fraude lors de la primaire :
🔴 [Info @Valeurs] Présidentielle : une élue LR de premier plan a évoqué l’idée de changer en urgence de candidate à la suite des révélations sur les soupçons de fraude lors de la primaire #Pecresse #FaceaBFM #Douglasgate
— Antoine You (@YouAntoine16) February 23, 2022
Analyse de Tugdual Denis :
Catastrophique. pic.twitter.com/QIaXwqokvp
— Tugdual Denis (@TugdualDenis) February 23, 2022
Comment le Conseil constitutionnel se prépare à s’opposer à la volonté populaire
Il fallait s’en douter. Le Conseil constitutionnel a été incapable de défendre les liberté fondamentales des français face aux décisions liberticides du gouvernement pendant la crise de la Covid. Laurent Fabius vient de déclarer que les référendum que pourraient proposer Eric Zemmour et Marine Le Pen pour stopper l’immigration et instaurer la préférence nationale ne pourront pas se faire :
“(…) Pour les candidats aux programmes “de rupture”, les obstacles ne s’arrêteront pas après l’élection présidentielle. Faisons un peu de politique-fiction : même détenteur des 500 parrainages, vainqueur du scrutin puis des élections législatives dans la foulée, le nouveau président – s’il s’agit de Marine Le Pen, Eric Zemmour ou Jean-Luc Mélenchon – pourrait se trouver empêché d’appliquer son projet. L’explication est à chercher du côté du Sénat… et de la rue de Montpensier, à Paris, siège du Conseil constitutionnel. Le mardi 4 février 2020, Laurent Fabius, le président de l’institution suprême du droit français, y recevait une poignée de journalistes (…) Au détour d’une réponse, l’ancien Premier ministre a livré une précision en apparence technique :
“Le référendum de l’article 11 ne peut être utilisé pour réviser la Constitution. Pour cela, il faut utiliser l’article 89.”
Derrière le sabir juridique se niche une bombe. Car l’annonce du chef des Sages signifie indirectement… qu’aucun référendum remettant en cause les éléments les plus sensibles de notre droit ne pourra être convoqué sans l’aval de l’Assemblée nationale et, surtout, du Sénat. Marine Le Pen ou Eric Zemmour, à l’époque à mille lieues de s’engager en politique, peuvent remiser leur programme en matière d’immigration, sauf à convaincre les sénateurs (…) L’éclaircissement du patron du Conseil constitutionnel est inédit sous la Ve République – jusque-là, une savante ambiguïté avait toujours été maintenue. Selon Jean-Philippe Derosier, professeur de droit public à l’université de Lille, ce raisonnement est implacable juridiquement, même s’il “pose un vrai problème démocratique”.
Quelle importance accorder d’ailleurs à ce propos privé du président du Conseil constitutionnel ? La plus haute. Car Laurent Fabius a récemment confirmé sa pensée. Le 25 janvier dernier, en marge d’une conférence de presse dédiée à l’organisation de l’élection présidentielle, il est revenu sur la procédure de révision de la Constitution. Encore une fois, il a fait la distinction entre le référendum de l’article 11, utilisé par le général de Gaulle, en 1962, pour instituer l’élection du président de la République au suffrage universel, et celui de l’article 89, qui permet explicitement la modification du texte suprême. “Ceux qui, comme le général de Gaulle en 1962 avec l’élection du président de la République au suffrage universel, estiment pouvoir s’appuyer sur l’article 11 et le seul référendum pour réviser la Constitution ont tout faux, a-t-il lancé, selon Le Parisien. D’abord, parce que n’est pas le général de Gaulle qui veut. Ensuite, parce que toute révision de la Constitution doit se fonder non sur l’article 11 mais sur l’article 89.” (…)
Or, cet article 11, c’est précisément celui que veulent utiliser Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Eric Zemmour pour faire passer leurs réformes les plus emblématiques. Ils l’ont tous les trois affirmé clairement (ici, ici ou là), en se disant persuadés que le Conseil constitutionnel ne s’y opposera pas, précédent de Gaulle oblige. A tort, donc. “Ce n’est pas le Conseil constitutionnel qui décidera si je suis président”, a même déclaré Eric Zemmour, le plus offensif des trois, le 9 décembre (…)
Pourquoi ce qui était possible en 1962, passer en force via un référendum, ne le serait plus en 2022 ? A l’époque du général de Gaulle, le Conseil constitutionnel s’était dit incompétent pour juger des lois “adoptées par le peuple à la suite d’un référendum” qui “constituent l’expression directe de la souveraineté nationale”. Seulement, l’institution a fait évoluer sa jurisprudence le 25 juillet 2000. Elle se dit désormais compétente pour statuer sur – subtilité – le décret de convocation des électeurs pour ledit référendum. Et Laurent Fabius vient de préciser officiellement sa position de fond. Concrètement, cela signifierait qu’un candidat qui a remporté l’élection présidentielle sur la base de son programme, et également les élections législatives, pourrait être empêché de l’appliquer. “La philosophie de cette position, c’est qu’il ne suffit pas de gagner une ou deux élections pour toucher à la Constitution française. C’est un geste solennel, donc il faut pour cela gagner plusieurs élections, sur le long terme, afin que cette volonté soit mûrie et confirmée dans le temps“, expose Jean-Philippe Derosier. En creux, les candidats les plus radicaux se heurtent au même problème que concernant les 500 parrainages : leur manque d’ancrage dans les territoires, auxquels les institutions de la Ve République confèrent un rôle clef.
Dans le détail, le professeur de droit estime que plusieurs réformes seraient censurées par le Conseil constitutionnel si elles étaient proposées par le biais du référendum de l’article 11 de la Constitution. Il cite à coup sûr (…) “l’interdiction ou la restriction du droit au regroupement familial” des étrangers, portée par Marine Le Pen et Eric Zemmour, qui a été consacré comme un principe constitutionnel en 1993, au nom du droit à mener une vie familiale normale.
Jean-Philippe Derosier signale d’ailleurs qu’il n’est pas évident qu’un référendum sur les questions d’immigration entre dans le champ de l’article 11, qui mentionne “la politique économique” ou “sociale”. Il considère surtout que la “préférence nationale”, concept défendu lui aussi par Le Pen et Zemmour, qui voudrait que les Français disposent de conditions d’accès au logement ou aux allocations préférentielles par rapport aux étrangers, ne pourrait être proposée dans le cadre d’un tel référendum : “Ce serait contraire au principe de non-discrimination reconnu de façon constante par le Conseil constitutionnel. Les différences de traitement entre Français et étrangers sont possibles seulement si un intérêt général le justifie et en rapport avec l’objet d’une loi. Là, à partir du moment où les étrangers ont un titre de séjour valide, que les mesures en question ont pour objectif de favoriser l’insertion sociale, ils doivent être traités de la même manière que les nationaux.”
L’universitaire estime encore, au vu des jurisprudences passées du Conseil constitutionnel, que d’autres mesures du programme d’Eric Zemmour, comme la déchéance de nationalité des binationaux auteurs de trois délits ou des restrictions trop drastiques ou automatiques du droit d’asile et de l’accueil des étrangers en France pourraient être considérées comme “disproportionnées” ou contraires au principe de “l’individualisation” du traitement d’une demande. Dans une mise en abyme saisissante, l’ex-journaliste propose aussi… de réduire la portée du contrôle de constitutionnalité des lois. Mais de la même façon, il s’agirait de modifier la Constitution, donc impossible d’en passer par cette procédure “allégée” (…)”
La République des copains
Quelques jours avant l’entrée en campagne du président de la république, changement de direction à la tête de la principale radio publique française : la compagne d’un de ses plus zélés admirateurs prend la tête de la station pour ses seules compétences…
Adèle Van Reeth, compagne de Raphaël Enthoven, a été nommée pour remplacer Laurence Bloch à la tête de France Inter.
Ce type de pratique se déroulerait en Russie ou en Pologne, Raphaël Enthoven dénoncerait la mainmise du pouvoir sur la radio publique. Mais en France…
Ces adhérents bidons qui ont voté Pécresse
Libération a eu accès au fichier des encartés du parti Les Républicains et montre que la primaire a été entachée de manœuvres frauduleuses visant à gonfler le corps électoral : adhérents fictifs, décédés ou ayant suivi des consignes, et même un chien !
Alors qu’il comptait moins de 80 000 membres fin septembre, le parti en revendiquait 148 862 le 17 novembre. […] Parmi les adhérents ayant rejoint LR en 2021, certains n’existent pas ou plus. D’autres sont bien en peine d’expliquer pourquoi et comment ils sont entrés au parti. D’autres, enfin, l’ont fait en connaissance de cause mais ne s’intéressent guère aux idées de LR et à sa candidate. Ils ont suivi les consignes d’une figure d’autorité ou rendu service à une connaissance, qui a parfois réglé leur adhésion.
[…] Deuxième du premier tour, Pécresse a devancé Michel Barnier de 1 209 voix et Xavier Bertrand de moins de 3 000. Entre le lauréat du premier tour, Eric Ciotti, et le quatrième, Bertrand, le nombre de voix ne représente que 2,5 % des inscrits. […]
Chez LR, Douglas était un militant discret. Contre 30 euros réglés en ligne, en novembre, il a reçu sa carte de membre et le droit de vote à la primaire. Nul ne l’a croisé en meeting, et jamais il n’a commenté la campagne sur les réseaux sociaux. Pour la bonne raison que Douglas est un chien. Libération a pu le vérifier auprès de son propriétaire, un adhérent de Provence-Alpes-Côte d’Azur pro-Eric Ciotti, et s’assurer que le nom de l’animal figure dans les fichiers du parti – avec les coordonnées de son maître. C’est d’ailleurs, assure-t-il, «pour tester, pour voir si c’était faisable» que ce dernier a renseigné le nom de son animal. «J’ai fait avec ce que j’avais sous la main», assume cet adhérent qui témoigne à condition de rester anonyme.
Douglas a échappé à la vigilance de l’instance de contrôle créée par LR pour superviser le scrutin, présidée par le sénateur Philippe Bas. Sur les 148 862 adhésions recensées au 16 novembre, 157 ont été jugées irrégulières et exclues du corps électoral. En cause, notamment, l’utilisation à plus de quatre reprises de la même carte de paiement, de la même adresse électronique ou du même numéro de téléphone. Selon nos informations, au moins 570 adhérents de plus sont dans le même cas de figure – mais ils ont, selon LR, fourni les justifications suffisantes pour être intégrés au corps électoral. Environ 9 000 adhérents supplémentaires ont été privés de scrutin, faute d’avoir fourni un numéro de portable sur lequel recevoir un mot de passe le jour du vote.
Rien, cependant, n’empêchait de créer et d’associer à ses propres coordonnées un adhérent fantôme. Littéralement, puisque nous avons constaté la présence dans le fichier de LR d’au moins trois personnes censées avoir rejoint le parti… après leur décès. […]
En Ile-de-France, un certain nombre d’adhérents n’ont pas la nationalité française, et donc pas le droit de vote dans leur pays d’accueil. […]
Sur Twitter, c’est un festival :
J’ai décidé d’être candidat à l’élection présidentielle.
— Douglas (@DouglasPecresse) February 23, 2022
TOUT S’EXPLIQUE ! #douglasgate pic.twitter.com/W8dtFoZoOf
— Damien Rieu (@DamienRieu) February 23, 2022
Six sénateurs LR parrainent Eric Zemmour
Communiqué de six sénateurs LR (Etienne Blanc sénateur du Rhône, Sylvie Goy-Chavent sénatrice de l’Ain, Alain Houpert sénateur de Côte-d’Or, Sébastien Meurant sénateur du Val-d’Oise, Laurence Muller-Bronn sénatrice du Bas-Rhin, Philippe Pemezec sénateur des Hauts de Seine):
La campagne pour l’élection présidentielle 2022 est d’une facture inédite. Nous assistons aujourd’hui à un non-sens démocratique car des candidats sollicités par des millions d’électeurs, en position, selon les sondages, d’accéder au second tour, se retrouvent dans l’incapacité de se présenter au suffrage universel. Cette situation qui résulte de la loi sur les parrainages est incompréhensible dans une démocratie qui doit laisser le choix aux électeurs. David Lisnard, Président de l’Association des maires de France, a réagi avec courage et dignité en apportant son parrainage à un candidat situé à l’opposé de son échiquier politique. Ce matin Gérard Larcher, Président du Sénat, a confirmé qu’il était un devoir pour les élus de parrainer un candidat et que ces parrainages ne valaient pas soutien. Nous saluons ces prises de position qui illustrent l’attachement des Républicains au pluralisme et à la libre expression de nos concitoyens. Les manoeuvres, l’agitation des peurs, les menaces, ne doivent pas priver le peuple français du droit de choisir par leur vote, le chef de l’Etat. C’est ainsi que les sénatrices et sénateurs signataires du présent communiqué, ont décidé, dans l’intérêt de notre pays, dans l’attachement au bon fonctionnement de nos institutions, d’apporter leurs parrainages à Éric Zemmour qui à ce jour ne dispose pas du nombre suffisant pour se présenter aux élections présidentielles. Ce parrainage ne vaut pas soutien. Il se veut concourir au bon fonctionnement d’une des plus anciennes démocraties d’Europe qui est aujourd’hui à la peine sous les yeux incrédules d’un grand nombre de Français.
