« Le monde postmoderne a cru qu’il pouvait supprimer Dieu ou, tout du moins, faire comme s’il n’existait pas »
Jean de Tauriers, président de Notre-Dame de Chrétienté, est interrogé dans Présent sur le très prochain pèlerinage de Chartres. Extrait :
Le pèlerinage est en soi une démarche aussi ancienne que l’Eglise elle-même. Cette manière de « prier avec ses pieds » reste-t-elle adaptée aux catholiques du XXIe siècle ?
Je suis convaincu que les catholiques ont besoin des secours de la piété populaire. Cette piété populaire aura été méprisée et moquée par les novateurs intellectualistes des années 1960 qui, décidément, n’auront pas connu de grandes réussites. Notre société est devenue violemment antichrétienne, les familles catholiques ont besoin de se retrouver en grand nombre. L’ampleur d’un événement comme le pèlerinage traditionnel de chrétienté soutient les catholiques dans leur foi, leur pratique religieuse, leur ferveur. C’est une source de vocations, de retours à la foi, d’engagements de tous types. Les témoignages que nous recevons sont innombrables et très émouvants.
Pourquoi ce choix de patronage du Sacré-Cœur ?
Le monde postmoderne a cru qu’il pouvait supprimer Dieu ou, tout du moins, faire comme s’il n’existait pas, comme dans le récit du Grand Inquisiteur de Dostoïevski. Le Sacré-Cœur nous rappelle la miséricorde de Dieu, c’est-à-dire son amour pour les pauvres pécheurs que nous sommes. Nous méditerons pendant les trois jours sur la vie de trois saints, sainte Catherine de Sienne, sainte Marguerite-Marie Alacoque et saint Jean Eudes, qui ont enrichi la doctrine du Sacré-Cœur. Bien sûr, nous parlerons aussi d’un nouveau saint, Charles de Foucauld, qui avait choisi comme emblème le Cœur surmonté de la Croix. Vous savez que notre pèlerinage est missionnaire. Nous aimerions que notre simple présence, nos colonnes de pèlerins s’étendant sur des dizaines de kilomètres nous permettent de « crier l’Evangile » comme le voulait saint Charles de Foucauld.
L’intitulé de votre thème exprime le besoin de confier particulièrement à Dieu le salut de nos pays – particulièrement donc, pour nous, de la France. Est-ce donc si urgent ?
Le salut de la France viendra de son retour à la religion chrétienne. Notre pèlerinage est dit de chrétienté parce qu’il veut rappeler qu’au-dessus de la loi des hommes, il y a la loi de Dieu. En 1980, Jean-Paul II nous l’a dit : « France, fille aînée de l’Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’alliance avec la sagesse éternelle ? » Cette phrase, tant de fois répétée, a-t-elle été comprise ? Jean-Paul II nous rappelait que la France était baptisée mais infidèle parce qu’elle trahissait sa foi chrétienne. Le pèlerinage de chrétienté a d’ailleurs été créé en 1982 pour répondre à cet appel.
Qui sera le célébrant à Chartres le lundi de Pentecôte ?
L’abbé Komorowski, supérieur de la Fraternité Saint-Pierre, sera le célébrant du lundi, le chanoine Merly de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre le dimanche et Mgr Aumonier le samedi. Le père François de Sales, de l’abbaye du Barroux, célébrera la messe des « pastoureaux », enfants et familles à Igny. Enfin, le dimanche soir à Gas, Mgr Boulle du diocèse de Versailles célébrera le Salut du Saint Sacrement.
Derrière le burkini à Grenoble, l’association Alliance citoyenne, financée par Soros et la Commission européenne
Alliance citoyenne est cette officine grenobloise qui a milité en faveur du burkini. L’association, qui se se fait le chantre de toutes les marottes islamo-gauchistes (défense du hidjab, promotion du burkini, lutte contre l’islamophobie d’État), est née en 2012 à Grenoble. S’inspirant de la méthode du “community organizing”, tout droit importée des États-Unis, les militants d’Alliance citoyenne prônent la “désobéissance civile” pour faire valoir leurs intérêts face aux institutions publiques.
À l’été 2019, des militantes vêtues de burkini s’introduisent dans deux piscines grenobloises. Les activistes protestent contre le règlement intérieur bannissant leur tenue islamique, symbole d’un « climat islamophobe » en France. Des actions d’agit-prop soutenues par le collectif néoféministe #NousToutes, fidèle à sa logique intersectionnelle. Les justicières fustigent un règlement « discriminant et sexiste » qui renforcerait de facto « la stigmatisation des femmes musulmanes ». Une ligne communautariste pro-islam impulsée par Adrien Roux, directeur omnipotent d’Alliance citoyenne, qui aura réussi à phagocyter l’entourage du maire en quelques mois. L’organisation s’entoure de militants au pedigree sulfureux, dont une certaine Taous Hammouti. « N’oubliez jamais que c’est Charlie qui a dégainé le premier. » Voici le message que postait l’activiste sur Facebook en 2015, deux jours après l’attentat terroriste contre Charlie Hebdo.
Alliance citoyenne revendique aujourd’hui 10 000 membres. Derrière ses revendications, Alliance citoyenne dissimule une arrière-boutique moins rutilante. En 2019, le Parisien révèle que l’organisation se livre à du listing ethnique. Outre ses méthodes, le financement de l’association interpelle. En plus de percevoir des milliers d’euros de la mairie, qui refuse de dévoiler le montant exact, Alliance citoyenne touche en 2016 près de 80 000 euros de George Soros. Les Open Society Foundations souhaitent « transformer » Alliance citoyenne en une « organisation nationale avec une visibilité nationale ». George Soros réitère son soutien économique à l’association deux ans plus tard, en 2018, lui octroyant une manne de 90 000 euros pour encourager les « mobilisations contre le racisme et les discriminations ». Parmi les soutiens, on retrouve également… la Commission européenne pour 60 000 euros, au nom de la défense des minorités.
Christianophobie et avortement
Le groupe radical pro-avortement « Jane’s Revenge » a déclaré dimanche :
« La nuit dernière, nous avons vandalisé quatre églises anti-avortement à Olympia » (capitale de l’Etat de Washington). « Toutes ces églises ont des liens avec des ‘centres de grossesse non désirée’ anti-avortement, de fausses cliniques religieuses qui manipulent principalement des personnes pauvres pour qu’elles gardent des enfants dont elles ne veulent pas ou pour lesquels elles ne sont pas prêtes, et qu’elles épousent la personne qui les a fécondées, que cette relation soit ou non saine ou sûre ».
« Nous avons jeté de la peinture rouge sur les entrées et laissé des messages tels que ‘Si les avortements ne sont pas sécurisés, alors vous non plus’, ‘Abandonnez l’Eglise’ et ‘Dieu aime l’avortement’ ».
Jane’s Revenge s’était attribué le mérite d’avoir vandalisé et incendié le bureau d’un groupe de défense de la vie dans le Wisconsin le jour de la fête des mères.
Dans son dernier message, le groupe a écrit :
« Si un petit graffiti peut être un petit geste dans la guerre contre le contrôle religieux patriarcal, nous souhaitons souligner qu’il est facile et amusant d’attaquer. Nos ennemis sont vulnérables et faciles à trouver. »
5126 demandes de fabrication d’enfant privé de père
Rien que pour le 1er trimestre 2022.
53% des demandes concernent des femmes seules, contre 47% pour les paires de femmes.
Les demandes de gel des ovocytes de la part de femmes qui n’ont pas de problème médical explosent : elles ont presque doublé par rapport au dernier trimestre de l’année dernière, soit plus de 2500 dossiers déposés.
Enfin les dons de spermatozoïdes sont en hausse par rapport à l’an dernier.
L’industrialisation de la conception est en marche.
Etats-Unis : vers une raclée pour les Démocrates ?
De Christian Daisug dans Présent :
Les élections législatives aux Etats-Unis auront lieu dans cinq mois. Comme les Pères fondateurs l’avaient prévu, elles coupent en deux le mandat du président pour donner au peuple l’occasion de confirmer ou d’infirmer son choix de l’exécutif deux ans plus tôt. D’ordinaire, l’usure précoce du pouvoir laisse meurtri l’hôte de la Maison-Blanche : sur la colline du Capitole, le nombre des députés et sénateurs de son camp diminue. Cette fois-ci encore, le scénario prévu n’échappera pas à la règle. Et même, il l’amplifiera. Les démocrates, qui ont seulement 13 sièges d’avance à la chambre basse et un à la chambre haute, s’attendent à des coupes claires dans leurs rangs. Chez eux, les optimistes parlent de « raclée » ; les pessimistes de « désastre ». Les républicains pourraient gagner entre 50 et 70 élus à la Chambre des représentants et de 5 à 7 au Sénat. Les sondages annoncent du spectaculaire : sur dix Américains, six désapprouvent l’action du Congrès et sept la gestion du « président ». […]
Décès du médecin militaire poignardé par un islamiste
Le médecin militaire sauvagement poignardé le 10 mai à Marseille devant ses deux enfants est décédé hier. Il laisse derrière lui une veuve et trois orphelins. Il avait été attaqué au « Nom de Dieu » par Mohamed L, 23 ans. Les motivations terroristes n’ont pas été retenues par le Parquet. L’assassin est actuellement en détention provisoire en maison d’arrêt.
Grand remplacement : dans le football aussi
Samedi soir, le championnat de France de football a livré son verdict : champion le PSG, dauphin l’Olympique de Marseille et troisième l’AS Monaco.
Le PSG est la propriété de l’émir du Qatar. Le directeur sportif est le Brésilien Leonardo et l’entraîneur l’Argentin Mauricio Pochettino.
À Marseille, propriété de l’Américain Frank McCourt, la présidence déléguée est assurée par l’Espagnol Pablo Longoria, qui a recruté le coach argentin Jorge Sampaoli.
Monaco appartient au Russe Dmitri Rybolovlev et le club est dirigé par deux vice-présidents, le Russe Oleg Petrov et l’Uruguayen Juan Sartori, qui ont nommé comme entraîneur le Belge Philippe Clement.
Lors des conférences de presse, les entraîneurs Pochettino et Sampaoli s’expriment exclusivement en espagnol.
À Marseille, sur un effectif de 36 joueurs, on compte 21 étrangers : 58,3 %.
À Monaco, sur un effectif de 26 joueurs, il y a 16 étrangers, soit 61,5 %.
Au PSG, le taux dépasse les 65 % ; sur un effectif de 32 joueurs, on compte seulement 11 Français (et encore, seuls deux sont des titulaires indiscutables sur le terrain, Kimpembe et M’Bappé).
Au PSG, l’entraîneur ne donne ses consignes qu’en anglais et en espagnol.
La LFP (Ligue de football professionnel), qui organise le championnat de France (sponsorisé par la société américaine Uber Eats), vient de confier la gestion de sa filiale commerciale à CVC Partners Capital, un fonds d’investissement basé au Luxembourg.
Fermeture d’un média LGBT
Bonne nouvelle, après plus de 30 années de publication sous différentes formes – papier puis en ligne – E-llico cesse son activité. Cette situation résulte de la cession de l’entreprise éditrice. Les fondateurs de la société passent la main à une génération qui va poursuivre le développement des seules activités marchandes. Malgré les millions (et les millions) de LGBT, ce marché s’est avéré insuffisant à faire vivre le journal.
E-llico na pas échappé à l’équation économique de la presse LGBT qui n’a jamais pu trouver son autonomie.
Le lobby pharmaceutique est vraiment très fort
L’Union européenne prépare des achats groupés de vaccins et autres traitements contre la variole du singe, a indiqué jeudi la Commission européenne. Le porte-parole de la Commission européenne pour les questions de santé, Stefan De Keersmaecker, a précisé que l’organisme européen HERA (Health Emergency Response Authority)
« travaille avec les Etats membres et les fabricants pour se procurer des vaccins et des traitements contre la variole du singe ». »Les procédures exactes seront déterminées avec les États membres au cours des prochains jours ».
L’Espagne a déjà indiqué qu’elle comptait acquérir des vaccins Imvanex et des antiviraux Tecovirimat via un achat groupé de l’UE.
Le nombre de cas confirmés de variole du singe dans le monde a atteint 219
« La plupart des cas sont des jeunes hommes, s’identifiant eux-mêmes comme des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes. Il n’y a eu aucun décès ».
En cas de suppression, l’usus antiquior continuera probablement de façon plus ou moins clandestine
Le Père Abbé de l’abbaye bénédictine Notre-Dame de l’Annonciation de Clear Creek dans l’Oklahoma aux États-Unis (fondation de Fontgombault en 1999), Dom Philippe Anderson, a été interrogé dans La Nef. Extrait :
Comment avez-vous reçu le motu proprio Traditionis custodes, puis les Responsa et enfin le décret d’exemption de la Fraternité Saint-Pierre ?
Le Souverain Pontife a certainement le droit de régler les usages liturgiques dans l’Église, et nous respectons ce qui a été décrété dans Traditionis custodes et les Responsa. Nous avons reçu ces documents avec le sérieux et l’attitude filiale qui conviennent toujours lorsque le Saint-Père et ses collaborateurs parlent, mais, il faut l’avouer, non sans une certaine tristesse. Il faut reconnaître qu’un assez grand nombre de personnes hautement qualifiées, soit aux États-Unis, soit en Europe, ont protesté respectueusement contre une certaine dureté de Traditionis custodes et du document qui l’a suivi. Au moins cinq cardinaux, y compris le cardinal Burke, ont exprimé leur déconvenue devant le motu proprio. Il y a aussi des prêtres, des théologiens, des philosophes, des canonistes, des historiens, et beaucoup d’autres aux États-Unis et à travers le monde. Nous nous sommes réjouis, en revanche, de voir, non seulement l’attitude filiale qui a inspiré la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre de s’en remettre au Saint-Père pour cette question, mais surtout de voir avec quelle bonté celui-ci a répondu à sa supplique.
Comment voyez-vous l’avenir de la messe traditionnelle et des « tradis » ?
Je vois deux chemins qui s’ouvrent devant nous par rapport à la messe « traditionnelle ». D’un côté il est possible que le Saint-Siège et nos évêques suppriment autant que possible cette forme de célébration. Dans ce cas, l’usus antiquior continuera probablement de façon plus ou moins clandestine et illicite. Un certain nombre de catholiques vivront dans un quasi-schisme, la colère vis-à-vis de la hiérarchie s’accentuera, bon nombre des jeunes cesseront de pratiquer la foi, et une certaine tristesse envahira l’Église. L’autre chemin mènerait les autorités de l’Église, me semble-t-il, à embrasser ce qui représente en réalité un nouvel élan dans la vie chrétienne, pour rendre cet intérêt pour l’ancien rite pleinement catholique et orthodoxe au meilleur sens. Il ne s’agit plus de nos jours, en effet, de vieilles personnes s’agrippant aux souvenirs nostalgiques, mais de jeunes qui découvrent en quelque sorte leur propre héritage.
Voici une comparaison qui pourra aider à mieux comprendre la situation. Aux XIIe et XIIIe siècles la tendance à embrasser un certain idéal de pauvreté évangélique a commencé par causer de sérieux problèmes, comme en témoigne, par exemple, l’histoire des Vaudois, qui ont fini dans l’hérésie. Une étude récente de Donald Prudlo révèle à quel point la controverse d’alors a bouleversé les esprits à l’Université de Paris et ailleurs. Saint Thomas d’Aquin et saint Bonaventure ont dû défendre vigoureusement l’existence même des Frères prêcheurs et des Frères mineurs contre leurs ennemies, qui les traitaient de faux prophètes et de précurseurs de l’Antéchrist. Mais le pape Innocent III et ses successeurs, au lieu d’écraser ce mouvement, ont vu dans ces nouveaux ordres une nouvelle vie pour l’Église elle-même. Nous connaissons la suite.
Certains échos, à Rome, ont laissé entendre que Traditionis custodes visait principalement des traditionalistes américains ouvertement opposés au concile Vatican II et à la réforme liturgique de Paul VI : qu’en est-il en réalité, comment se présente le traditionalisme aux États-Unis ?
Il y a certainement des catholiques américains « de la Tradition » qui n’ont pas peur de se faire entendre, parfois avec un notable manque de discrétion. Ce serait une erreur, d’ailleurs, de penser qu’il existe un traditionalisme américain bien unifié, dont ces voix plutôt stridentes seraient l’expression normative. Il y a toutes sortes d’attitudes parmi ceux qui défendent le rite antérieur, allant des familles qui viennent juste de découvrir avec enthousiasme ce rite vénérable, jusqu’aux prêtres et laïcs, plus ou moins liturgistes, qui suivent le débat (souvent non sans passion d’ailleurs) depuis longtemps. Sans doute, si à Rome on a l’impression qu’il y a chez nous un traditionalisme farouche qui défie les autorités, cela vient surtout d’un nombre relativement restreint de journalistes ou d’individus qui écrivent dans le cadre des blogs, parfois pour de nombreux lecteurs. Tous les journalistes plutôt favorables à l’ancien rite ne tombent pas dans cette catégorie des indiscrets – il y en a qui travaillent sagement, je dirais, à servir courageusement la Sainte Église – mais ce sont les plus impétueux, sans doute, qui commandent le plus d’attention. […]
Un prêtre du diocèse de Versailles supérieur du séminaire français de Rome
Le père Olivier de Rubercy succédera en septembre au père Vincent Siret, qui achèvera à Rome un mandat de cinq ans à la tête du séminaire français, qui compte une trentaine de prêtres, diacres et séminaristes de toute la France.
Né en 1964 et ordonné prêtre trente ans plus tard pour le diocèse de Versailles, le père Olivier de Rubercy était depuis 2015 curé de Marly-le-Roi, près de Versailles. Investi depuis plusieurs années auprès des séminaristes, responsable pendant dix ans de l’année de propédeutique, le père de Rubercy est également membre de l’équipe de formation du séminaire de Versailles.
Le cardinal Zuppi nommé à la tête de la Conférence des évêques d’Italie
Le cardinal Matteo Zuppi, archevêque de Bologne, a été nommé président de la Conférence épiscopale d’Italie par le pape François, le 24 mai, pour succéder au cardinal Gualtiero Bassetti, qui était à la tête de la CEI depuis 2017.
En 1973, alors qu’il était encore étudiant, il a rejoint Andrea Riccardi dans la Communauté Sant’Egidio. En tant que prêtre, vicaire puis curé de Santa Maria in Trastevere pendant 29 ans, Zuppi était au centre des activités de la Communauté Sant’Egidio.
C’est Benoît XVI qui a choisi Mgr Zuppi comme évêque auxiliaire de Rome en 2012.
Sa nomination à la présidence de la CEI a été accueillie avec enthousiasme par le jésuite James Martin, un partisan bien connu de la cause LGBT. L’édition italienne du livre du jésuite Bâtir un pont, consacré à l’intégration du monde homosexuel dans l’Eglise, a été préfacée par l’archevêque de Bologne.
Le cardinal Zuppi est cité régulièrement parmi les successeurs potentiels de François.
Le maire PS de Canteleu mis en examen pour trafic de drogue
Figure du PS rouennais, le maire de la ville de Canteleu, en Seine-Maritime, Mélanie Boulanger, a été mis en examen pour complicité de trafic de stupéfiants et placée sous contrôle judiciaire L’édile continue de clamer son innocence. Le maire et son adjoint ont été mis en examen des chefs de complicité, transport, acquisition, détention, offre ou cession non autorisée de stupéfiants.
L’enquête montre que le maire a informé et aidé les narco-trafiquants et que le véhicule de son adjoint a été utilisé pour le trafic.

Charlotte d’Ornellas est revenue sur le sujet :
Le clientélisme dans l’affaire présumée de trafic de drogue a Canteleu avec la mairie PS. Que comprendre ? #Facealinfo pic.twitter.com/YyUp5T6UD6
— Christine KELLY (@christine_kelly) May 26, 2022
Mélanie Boulanger est un pur produit de la Fabiusie. Apparatchik du PS 76, compagne du premier secrétaire, elle est soutenue par les élus PS de la région.
Voici 229 ans, le manifeste de l’Armée catholique et royale
« Au Nom de Sa Majesté Très-Chrétienne, Louis XVII, roi de France et de Navarre, de la part de tous les chefs des armées Catholiques et Royalistes.
ADRESSE AUX FRANÇAIS.
Le Ciel se déclare pour la plus sainte et la plus juste cause. Le signe sacré de la croix de Jésus-Christ et l’étendard royal l’emportent de toutes parts sur les drapeaux sanglants de l’anarchie. Maîtres des cœurs et des opinions, plus encore que des villes et des hameaux qui nous donnent les doux noms de pères et de libérateurs, c’est maintenant que nous croyons devoir proclamer hautement nos projets et le but de nos communs efforts. Nous connaissons le vœu de la France : il est le nôtre. C’est de recouvrer et de conserver à jamais notre sainte religion catholique, apostolique et romaine ; c’est d’avoir un roi qui nous serve de père au dedans et de protecteur au dehors : et c’est nous qu’on appelle des brigands sanguinaires, nous qui, fidèles à nos principes de religion et d’humanité, avons toujours aimé à rendre le bien pour le mal, à épargner le sang de ceux qui versaient à grands flots celui de nos frères, de nos parents et de nos amis ! Que la conduite de ceux qui se disent patriotes soit mise en parallèle avec la nôtre : ils égorgeaient nos prisonniers au nom de la loi et nous avons sauvé les leurs au nom de la Religion et de l’humanité ! A Bressuire, ils ont coupé par lambeaux des hommes qu’ils avaient pris sans armes pour la plupart, tandis que nous traitions comme des frères ceux d’entre eux que nous avions pris tous les armes à la main ; tandis qu’eux-mêmes pillaient ou incendiaient nos maisons, nous faisions respecter de tout notre pouvoir leurs personnes et leurs biens ; et si, malgré tous nos efforts, quelques dégâts ont été commis dans les villes que nous avons reconquises, pour notre bon roi, sa Majesté-Très-Chrétienne Louis XVII, nous en avons gémi et pleuré amèrement : nous avons puni avec la plus éclatante sévérité les désordres que nous n’avions pu prévenir. C’est un engagement formel que nous avons contracté en prenant les armes et que nous remplirons au péril de notre vie ; aussi la France va être désabusée sur les mensonges aussi impudents que perfides et absurdes de nos ennemis. Que dis-je ? elle l’est depuis longtemps, notre conduite à Thouars est connue : cette ville prise d’assaut comme presque toutes celles où nous sommes entrés jusqu’à ce jour, puisque deux mille soldats de l’armée catholique avaient pénétré par la brèche, lorsque l’ennemi capitula, est un exemple frappant de notre douceur et de notre modération. Patriotes, nos ennemis, que nous opposerez-vous encore ? Vous nous accusez de bouleverser notre patrie par la rébellion et c’est vous qui, sapant à la fois tous les principes de l’ordre religieux et politique, avez les premiers proclamé que l’insurrection est le plus saint des devoirs ; et d’après ce principe, qui nous justifierait à vos yeux, si la plus juste cause avait besoin d’être justifiée, vous avez introduit à la place de la religion l’athéisme, à la place des lois l’anarchie, à la place d’un roi qui fût notre père des hommes qui sont nos tyrans. Vous nous reprochez le fanatisme de la religion, vous que le fanatisme d’une prétendue liberté a conduits au dernier des forfaits ; vous que ce même fanatisme porte chaque jour à faire couler des flots de sang dans notre commune patrie. Ah ! le temps est enfin arrivé où les prestiges d’un faux patriotisme vont disparaître : le bandeau de l’erreur est à moitié déchiré. 0 nos concitoyens, jugez-nous et jugez nos persécuteurs ! Qu’ont-ils fait? Qu’ont fait vos représentants eux-mêmes pour votre bonheur et pour le bien général de la France ? Qu’arracher de vos cœurs les principes sacrés de votre foi ; que s’amasser d’immenses trésors au prix de vos larmes et de votre sang ; que porter la désolation dans le sein de vos familles, entraînant de force, au milieu des camps et des combats, vos frères, vos enfants et vous-mêmes, qu’ils n’ont pas craint d’exposer à mille morts pour assouvir leur rage contre le trône et l’autel ; et pour s’assurer l’impunité de leurs forfaits, ils ont enlevé à la charrue de paisibles cultivateurs, dont les bras assuraient à la patrie sa subsistance et sa vie. Ouvrez donc enfin les yeux, ô Français, rendez-vous à nous, rendez-vous à vous-mêmes ! Eh ! ne seriez vous donc plus ce peuple doux, généreux et sensible ? Ce peuple fidèle à sa religion, idolâtre de ses rois, le peuple de Clovis, de Charlemagne, de saint Louis, de Louis XII, d’Henri IV, de Louis XVI enfin, dont le fils, ce jeune et tendre rejeton de la famille auguste des Bourbons, prêt à observer les dernières volontés d’un père qui mourut en pardonnant à ses bourreaux, vous tend ses bras, vous ouvre son cœur, et brûle du désir d’être heureux de votre bonheur ! Seriez-vous insensibles à ce langage ? Seriez-vous sourds à la voix de la religion, qui depuis trop longtemps la proie des loups ravissants redemande aujourd’hui ses véritables et légitimes pasteurs? Non, sans doute, vous êtes nos amis, nos frères ; nous ne sommes qu’un peuple, disons mieux, qu’une même famille. Nos misères, nos jouissances nous sont communes ; réunissons donc ensemble nos efforts sous l’égide du Tout-Puissant, sous la protection d’un père commun. Epargnons, épargnons le sang des hommes et surtout des Français ! Il n’est plus aujourd’hui de place dans l’Etat pour ces êtres froids et égoïstes qui, languissant dans une honteuse oisiveté, affectant une coupable indifférence pour l’intérêt général, se tiennent à l’écart, prêts à s’engraisser dés débris de la fortune publique et des fortunes privées. Deux étendards flottent sur le sol des Français, celui de l’honneur et celui de l’anarchie. Le moment est venu de se ranger sous l’un de ces drapeaux ; qui balance est un traître également redoutable aux deux partis. Marchons donc tous d’un commun accord ; chassons ces représentants infidèles qui, abusant de votre confiance, n’ont employé jusqu’ici qu’à des disputes stériles, à des rixes indécentes, et le dirai-je ? à des luttes déshonorantes pour le nom français, un temps qu’ils devaient tout entier à notre bonheur ; chassons ces représentants parjures qui envoyés pour le maintien de la monarchie, qu’ils avaient solennellement jurée, l’ont anéantie, et renversé le monarque innocent sur les marches sanglantes d’un trône où ils règnent en despotes ; chassons enfin ces mandataires perfides et audacieux qui, s’élevant au-dessus de tous les pouvoirs connus sur la terre, ont détruit la religion que vous vouliez conserver, créé des lois que vous n’avez jamais sanctionnées, disons mieux, que vous eussiez souvent rejetées avec horreur, si votre vœu eut été libre, ont fait du plus riche et du plus florissant des royaumes un cadavre de république, objet de pitié pour ceux qui l’habitent et d’horreur pour les peuples étrangers. Que ces arbres dépouillés de leur verdure, tristes images du trône dépouillé de sa splendeur, que ces vains emblèmes de la licence tombent dans la poussière et que le drapeau blanc, signe de bonheur et d’allégresse pour les français, flotte sur les remparts de nos cités et sur les clochers de nos fidèles campagnes.
C’est alors que fermant le temple de Janus, nous y déposerons nos armes ; c’est alors que terminant une guerre dont les défaites ou les triomphes ne sont que de vraies calamités pour notre mère-patrie, nous proclamerons avec la paix de la France le repos de l’Univers. C’est alors que confondant dans l’amour du bien public tous nos dissentiments personnels et jusqu’à nos moindres sujets de mécontentement réciproque, de quelque parti, de quelque opinion que nous nous soyons montrés, pourvu que nos cœurs et nos mains n’aient point trempé dans le crime, nous nous réconcilierons, nous nous unirons tous au sein de la paix, pour opérer le bien général et donner à la France, avec son roi et son culte catholique, le bonheur qu’elle attendit en vain de ses représentants infidèles. Tels sont, nous osons le répéter et le proclamer hautement, tels sont nos vœux, tels sont les vœux de tous les français ; qu’ils osent les manifester et la France est sauvée.
Fait au quartier-général à Fontenay-le-Comte, ce 27 mai 1793, l’an 1er du règne de Louis XVIl.
Bernard de Marigny, des Essarts, de la Rochejaquelein, Lescure, Duhoux d’Hauterive, Donnissan, Cathelineau, Stofflet, de Dommaigné et autres.
La «Fête des gens qu’on aime» veut remplacer la fête des mères
La cancel culture veut supprimer les mamans. Les détracteurs de la fête des mères et des pères estiment qu’elles excluent les enfants des personnes séparées, les homosexuels et autres orphelins… Réaction sur CNews :
«Cette rhétorique consiste au nom de l’inclusion à exclure des références, des réalités qui sont celles de l’immense majorité. Tous savent que le père, la mère, représentent quelque-chose», commente Mathieu Bock-Côté sur la «Fête des gens qu’on aime» dans #Facealinfo pic.twitter.com/8IPcguf5bI
— CNEWS (@CNEWS) May 26, 2022
Julien Rochedy : « La droite perd son temps à épouser les idéaux de la gauche d’hier»
Julien Rochedy et la droite mousquetaire :
Une simulation de pandémie de variole du singe organisée en mars 2021…
… par des organismes financés par la fondation Gates :
Alors que la variole du singe commence à se disséminer, on découvre qu’une simulation de pandémie de cette maladie a été menée en mars 2021 par l’organisation non gouvernementale NTI en partenariat avec la Fondation de la Conférence de Munich sur la sécurité. Leur rapport donnait le 15 mai 2022 comme date fictive de début d’épidémie. « Pure coïncidence », selon la vice-présidente du NTI, financé pour le développement des vaccins à hauteur de plus d’un million de dollars en 2020. La Fondation de la Conférence de Munich sur la sécurité a quant à elle empoché 800000 dollars pour l’amélioration de la santé mondiale en 2019.
Gare à ceux qui oseraient partager la capture d’écran issue du rapport réalisé à partir de la simulation de pandémie de variole du singe ayant eu lieu en mars 2021. Ils risqueraient alors de se faire traiter de relayeurs d’infox par des médias comme France 24 qui, au lieu de poser des interrogations sur la table, ont tenté de démontrer qu’il n’y avait aucun lien entre la simulation et la contagion réelle, ce qui est actuellement aussi indémontrable sans enquête que l’affirmation d’une corrélation entre les deux. Beaucoup de médias avaient utilisé cette stratégie de communication à l’époque de la simulation de pandémie de coronavirus ayant eu lieu en octobre 2019.
I-Média – Ndiaye : un indigéniste, ministre de la rééducation !
L’image de la semaine
Alors que la crise covid n’en est désormais plus une aux yeux des médias, les langues se délient sur la manipulation passée. Fabien Namias, directeur général adjoint de LCI, a tenu des propos qui vont vous étonner.
Un indigéniste, ministre de la rééducation
Et si toutes les pires dérives idéologiques les plus effrayantes et sectaires étaient enseignées à vos enfants ? C’est ce qui est en passe d’arriver avec la toute fraîche nomination de Pap Ndiaye à la tête de la (ré)Éducation Nationale. Portrait d’un homme qui ne porte pas la France dans son cœur, et dont les médias se sont énamourés.
Revue de presse
Ne ratez rien de l’actualité de la semaine passée avec la traditionnelle revue de presse de Jean-Yves Le Gallou.
Damien Abad, encore un ministre plein de casseroles !
Ex-président du groupe LR à l’Assemblée et nouveau ministre du handicap, Damien Abad est sous le feu des critiques depuis quelques jours. Accusations de viol, barbouzerie et séquences gênantes…
« Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous stupéfaits à regarder le ciel ? Comme vous l’avez vu monter au ciel, ainsi il reviendra »
Pendant les quarante jours qui suivirent sa Résurrection, le Sauveur posa les fondements de son Église à laquelle il allait bientôt envoyer l’Esprit-Saint. L’Épître et l’Évangile de ce jour résument tous ces enseignements du Maître. Puis Jésus quitta cette terre et l’Introït, l’Oraison, l’Épître, l’Alléluia, l’Évangile, l’Offertoire, la Secrète, la Préface et la Communion célèbrent sa glorieuse élévation au ciel, où les âmes qu’il a délivrées des limbes lui font escorte (All.), et entrent à sa suite dans le céleste royaume où elles participent plus amplement à sa divinité (Préf.)
L’Ascension nous prêche le devoir d’élever nos cœurs vers Dieu. Aussi l’Oraison nous fait-elle demander d’habiter en esprit avec Jésus dans les régions célestes, où nous sommes appelés à habiter un jour corporellement.
Tous les chants du propre de la fête de l’Ascension, l’Introït, les deux Alléluias, l’Offertoire et la Communion ont un point commun : ils contiennent tous le verbe ascéndere, monter, d’où vient le nom de la fête.
Le texte de l’Introït est tiré du livre des Actes des Apôtres, dans le récit de l’Ascension. Ce sont les paroles que les anges adressèrent aux apôtres après que le Christ se fut dérobé à leurs regards :
Viri Galilæi, quid admiramini aspicientes in cælum ? Quemadmodum vidistis eum ascendentem in cælum, ita veniet.
Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous stupéfaits à regarder le ciel ? Comme vous l’avez vu monter au ciel, ainsi il reviendra.
Dans le texte des Actes, Jésus est explicitement nommé. Ici il est seulement désigné par un pronom. Autre différence, le texte original dit quid statis ? Pourquoi restez-vous là à regarder le ciel ? La liturgie a remplacé statis par admiramini, introduisant une nuance d’étonnement et même de stupéfaction. Les apôtres n’ont toujours pas compris ce qui se passait. Il faudra la descente du Saint Esprit dans dix jours pour les éclairer. Les Anges semblent s’adresser à eux avec une certaine condescendance pleine de gentillesse que la mélodie exprime d’une manière légère et assez calme. La deuxième phrase tourne autour des mêmes notes tout en progressant vers les mots ita veniet, il reviendra. Et après cette promesse pleine d’espérance le premier des trois Alléluias de la fin s’élève dans une belle envolée très joyeuse avant la paisible cadence finale.
Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 46, qui est par excellence le psaume de l’Ascension, principalement à cause du verset que nous trouverons au premier Alléluia et à l’Offertoire :
Omnes gentes plaudite manibus, jubilate Deo in voce exsultationis.
Tous les peuples battez des mains, poussez des cris de joie pour Dieu.
Daria Douguine : « le moment mondialiste est terminé, la fin du libéralisme est arrivée »
Breizh.info a interrogé Daria Douguine, fille d’Alexandre Douguine. Extrait :
[…] Pour moi, un sujet particulièrement important est le développement de la théorie d’un monde multipolaire. Il est clair que le moment mondialiste est terminé, la fin du libéralisme est arrivée, la fin de l’histoire libérale. En même temps, il est extrêmement important de comprendre qu’une nouvelle étape pleine de défis, de provocations et de complexités a commencé. Le processus de création de la multipolarité, de structuration des blocs civilisationnels et d’établissement d’un dialogue entre eux est la tâche principale de tous les intellectuels aujourd’hui. Samuel Huntington, en tant que réaliste des relations internationales, a mis en garde à juste titre contre les risques d’un choc des civilisations. Fabio Petito, spécialiste des relations internationales, a souligné que la construction d’un « dialogue des civilisations » est la tâche centrale et « la seule façon d’avancer ». Ainsi, pour consolider le monde multipolaire, les zones frontalières (intermédiaires) entre les civilisations doivent être traitées avec soin. Tous les conflits se déroulent aux frontières (zones intermédiaires) des civilisations, là où les attitudes s’affrontent. Il est donc primordial de développer un état d’esprit « frontalier » (intermédiaire) si l’on veut que le monde multipolaire fonctionne pleinement et passe du « choc » au « dialogue » des civilisations. Sans cela, il y a un risque de » choc « .
Quel regard portez vous sur la guerre en Ukraine ? Et sur les réactions en Occident et dans le monde ?
La situation en Ukraine est précisément un exemple de choc des civilisations ; elle peut être considérée comme un choc des civilisations mondialiste et eurasienne. Après la « grande catastrophe géopolitique » (comme le président russe a appelé l’effondrement de l’URSS), les territoires du pays autrefois uni sont devenus des « frontières » (zones intermédiaires) – ces espaces auxquels l’attention des voisins s’est accrue, l’OTAN et surtout les États-Unis étant intéressés à déstabiliser la situation aux frontières de la Russie. Dans les années 1990, un travail cohérent a été initié avec les cadres des nouveaux gouvernements des nouveaux États – l’Ukraine ne fait pas exception. Les événements de 2014 en Ukraine, le Maïdan, soutenus avec tant de ferveur à la fois par Nuland et le fameux Bernard-Henri Levy soldat de l’ultra-mondialisation, ont été un tournant, en fait ils ont ouvert la porte à l’établissement d’un dictat mondialiste direct sur l’Ukraine. De plus, les éléments libéraux et nationalistes, qui étaient plus ou moins neutres avant 2014, ont rejoint un front uni avec un agenda mondialiste et pro-américain. Pendant 8 ans en Ukraine, la russophobie a été cultivée par divers programmes et l’histoire a été réécrite, jusqu’au massacre physique des Russes : ces mêmes 8 années terribles pour le Donbass avec des bombardements quotidiens. Le public français peut l’entendre la documentaliste Anne Laure Bonnel, témoin de ces 8 années à Donetsk, qui n’a pas peur de dire la vérité dans ses films et ses interviews.
Le soutien unanime de l’Occident à l’Ukraine en 2022, la fourniture d’armes à une échelle impensable – tout cela ressemble à une agonie. L’agonie d’un régime mondialiste qui commence à perdre du terrain face à la multipolarité. Pour moi, la douleur la plus importante est que l’Europe a succombé à l’influence de la propagande mondialiste et qu’au lieu de rester neutre, elle a pris le parti de la guerre. À bien des égards, c’était certainement le plan des États-Unis, qui avaient si systématiquement et continuellement provoqué tout le conflit en injectant des armes en Ukraine. Rien que des États-Unis (selon Transparency International), plus de 658 millions de dollars ont été investis dans l’aide à l’Ukraine entre 2014 et 2017.
Dans le même temps, on constate que les pays d’Amérique latine, du Moyen-Orient, la Chine et l’Inde n’ont pas adopté une position mondialiste. […]
Ne pensez-vous pas que la Russie soit en train de s’isoler ? Quelles seront les conséquences selon vous de tout cela ?
Je pense que c’est l’inverse. La Russie trouve de nouveaux partenaires et les processus de souveraineté (par exemple, la dédollarisation économique) commencent à s’accélérer. La Russie tente d’être « punie » par les pays occidentaux au moyen de sanctions, mais l’effet sur l’économie russe n’est pas très sensible (« Les sanctions internationales à l’encontre de la Russie ne semblent pas impacter la vie quotidienne des Moscovites », mentionne un journaliste dans un reportage de BFM TV). La politique de sanctions de l’Occident a été un catalyseur pour la recherche de nouveaux partenaires et la désoccidentalisation de notre pays. Dans le même temps, ces sanctions ont frappé douloureusement les pays européens, devenant une sorte de « hara-kiri » pour de nombreuses économies européennes. C’est une nouvelle très inquiétante, mais apparemment cela faisait aussi partie du complot américain visant à déstabiliser le continent européen. Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a déclaré que Budapest ne soutenait pas l’imposition de sanctions irréfléchies contre la Russie. « Les sanctions contre la Russie sont comme une bombe atomique, cela pourrait nous conduire non seulement à ne pas pouvoir nourrir notre population mais aussi à recevoir une masse de migrants à la frontière », a déclaré le Premier ministre hongrois.
Les nouveaux blocs émergent. « Les pays en développement, notamment la Chine, l’Inde, l’Indonésie, le Brésil et d’autres pays qui ont refusé de prendre parti à la suite des sanctions occidentales contre la Russie, devraient envisager des moyens de renforcer leur coordination économique pour résister aux chocs ultérieurs provoqués par l’Occident. Il est important de noter que les pays en développement doivent chercher une solution par le biais de la coopération financière et commerciale », a écrit un journaliste du Global Times de Chine. Ce sont des processus géopolitiques très intéressants. La Russie n’a donc pas été victime de l’isolement, elle a été le pionnier d’un ordre mondial multipolaire.
« Le monde de la culture est de gauche, ne perdez pas votre temps à postuler. »
Adélaïde, stagiaire à Valeurs Actuelles depuis cinq mois, a été recalée d’un entretien d’embauche à l’Association pour le rayonnement de l’Opéra national de Paris (AROP) en raison de son passé dans la presse “d’extrême droite”. Elle raconte :
[…] Puis, arrivent les cinq minutes fatidiques. « Je trouve surprenant que vous postuliez ici et dans le milieu culturel avec votre CV », me dit-elle. Je reprends la parole : « Oui, j’ai écrit dans la presse d’opinion mais maintenant je souhaite m’ouvrir au monde du spectacle. » Elle me coupe : « Oui, enfin dans de la presse d’extrême droite (outre Valeurs actuelles, j’ai écrit aussi pour le site Boulevard Voltaire et le magazine l’Incorrect). » Voyant sans doute mon sourire crispé, elle continue : « Même eux se réclament d’extrême droite. »
Ne souhaitant pas que “mon passé” parasite l’entretien, j’explique à Camille qu’ayant étudié cinq ans à la Sorbonne et tissé des liens précieux avec des étudiants de gauche, je n’ai aucun mal à travailler avec des gens qui défendent des idées opposées aux miennes. J’assure même être impartiale dans mon travail. Mes années d’études à la Sorbonne m’ont appris à faire profil bas.
Mais rien n’y fait. Camille me dit que mes convictions – qu’elle ne connaît pas d’ailleurs – n’ont rien à voir avec celles défendues par Alexander Neef, le directeur de l’Opéra national de Paris. J’arrive au mauvais moment. En 2019-2020, l’institution a fait la une des journaux avec son rapport sur la diversité, co-écrit par Pap Ndiaye, le nouveau ministre de l’Éducation nationale. De nouveau, j’indique à Camille que je suis professionnelle dans mon travail et que jamais l’Opéra de Paris n’entendra parler de mes idées politiques. La responsable refuse de l’entendre. À cet instant, je comprends que ce sont bien mes opinions supposées, que Camille croit avoir devinées en lisant mon CV, qui scellent définitivement mon sort.
La responsable continue et me dit que l’équipe, « composée de quelques personnes issues de l’immigration », aurait du mal à travailler avec une personne comme « moi ». Ses collègues auxquels elle a montré mon CV, m’avoue-t-elle, douteraient de ma capacité à promouvoir la ligne diversitaire de l’Opéra national de Paris mais aussi à évoluer dans un environnement de gauche. Je réponds à nouveau que je sais taire mes inclinations politiques dans le cadre professionnel et que je suis tout à fait capable de communiquer et de travailler en équipe et ce, quelles que soient les convictions de chacun de ses membres.
Je me défends une nouvelle fois en évoquant mes études à la Sorbonne qui m’ont permis de “frotter ma cervelle” à celles d’étudiants aux idées différentes. Mais pour la responsable rien ne prouve que je pourrais défendre la ligne de l’Opéra de Paris en mettant mes opinions de côté. Camille confie m’avoir fait venir à cet entretien pour que je m’explique. « Vous pensiez vraiment qu’avec un tel CV vous pourriez être embauchée dans le monde de la culture ? », me dit-elle, sardonique, tout en me concédant une certaine forme de courage (j’aurais pu passer sous silence mes expériences dans la presse d’opinion). « On va s’arrêter là pour ne pas vous faire perdre votre temps et le mien », finit-elle par lâcher, visiblement lassée par son propre sadisme. Tout est clair : elle avait aucunement l’intention de prendre sérieusement en compte ma candidature.
Étonnée par la tournure que prend l’entretien, je lui dis posément : « Attendez Madame, avant de partir j’aimerais revenir sur un point. Tout cela est bien paradoxal. Vous prônez à juste titre la diversité et l’inclusion, mais vous fermez vos portes à une jeune femme compétente seulement parce qu’elle n’a pas les mêmes convictions politiques que celles de votre équipe et des vôtres. » Camille me répond en souriant : « Mais Madame, le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit. » Surprise par son insinuation et son sectarisme, je lui dis qu’il est temps, en effet, de nous quitter. « Je suis bien d’accord », me répond-t-elle. Elle me raccompagne à la porte. « Au revoir, Madame », lui dis-je dans un dernier soupir.
[…] Au cours de notre entretien, Camille m’avait prévenu : « Le monde de la culture est de gauche, ne perdez pas votre temps à postuler. »
Mais surtout, surtout, ne pas se remettre en cause
C’est à cela que l’on reconnaît Marine Le Pen, qui critique, dans plusieurs entretiens, Philippe Vardon et Stéphane Ravier. L’un est un incapable tandis que l’autre est un fainéant. Sic :


« Les enfants gâtés qui ont fait Mai 68 ont dirigé le monde depuis 50 ans »…
De Mgr Macaire, archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France, dans un texte publié début avril :
Les enfants gâtés qui ont fait Mai 68 ont dirigé le monde depuis 50 ans (y compris dans le clergé et dans l’Eglise). Sous prétexte que les anciens avaient engendré deux guerres mondiales et toutes sortes d’abominations, ils se sont donné le droit de juger et de condamner leur héritage. Mais ont-ils fait mieux ? Possédant un pouvoir démesuré sur la société, sur les esprits et sur l’environnement, ils ont poussé à fond leur conception de la liberté : libertarisme politique, libertinage moral, libéralisme économique… Ils ont promis un monde épanoui grâce au « tout est permis »… comme au bal masqué de la Compagnie Créole ! Ils ont réussi à transformer la société en un vidé immense et permanent : au carnaval comme au chanté Nwel ; à la mi-Carême comme à Pâques ; au tour des yoles comme à la rentrée ; dans les médias comme aux enterrements, et même à la messe, c’est un « soukwé sa » sans fin.
L’heure est au bilan… Le monde (en réalité, « l’Occident ») se croit plus riche, plus libre, plus savant que jamais. Ce n’est pas entièrement faux, mais, malgré des repentances affichées, il est plus impérialiste que jamais. Pourtant, loin de générer les temps heureux, pacifiques, et prospères promis, l’idéologie dominante a produit désespérance, désillusion, gaspillage, clivages, drogues, violences, débauche, suicides, angoisse, sentiment de malédiction… bref, une grande déception ! Le bonheur et la joie de vivre ne sont pas au rendez-vous des petits enfants de la génération qui avait 20 ans en 68. Cela est particulièrement vrai chez nous aux Antilles : depuis 50 ans, on a construit des villas, des routes, des équipements, des lieux de loisirs et de consommation pour tous. Malgré ça, le pays se vide. Même les jeunes qui ont globalement réussi, sont sans cesse inquiets pour leur travail, leur maison, leur couple, leurs enfants (quand ils ont tout cela !) et sentent la fragilité de ces soi-disant éléments du bonheur.
Ainsi donc, depuis quelques mois, des fumées se dissipent. Le virus du Covid19, la guerre en Ukraine et les crises successives sont venues gifler les idoles faites de mains d’hommes. Tout s’est révélé « vanité et poursuite de vent » (Ecl 1,14). Les œuvres de l’esprit humain, quand elles ne craignent pas Dieu, se révèlent être de terribles maîtres. En faisant disparaître le Bon Dieu, ses serviteurs, sa liturgie et même Son Nom, notre société fondée sur l’humanisme, la science, la politique et l’économie s’est fourvoyée. Loin de libérer l’Homme, elle l’a aveuglé, asservi, puis envouté.
J’ai trouvé sur Youtube la vidéo d’un homme qui racontait « Mon grand-père marchait 16km, mon père en faisait 8, moi je roule en Cadillac, mon fils est en Mercedes et mon petit-fils sera en Ferrari… mais mon arrière-petit-fils marchera de nouveau ». Pourquoi ? Parce que les temps difficiles font des hommes forts, les hommes forts créent des temps faciles, les temps faciles font des hommes faibles et les hommes faibles créent des temps difficiles ». Je crois que les temps difficiles sont revenus… C’est quelque part une bonne nouvelle : nos petits-fils marcheront de nouveau, ils seront plus pauvres, mais ils seront plus dignes que leurs pères !
Il y aura les guerriers dans le monde et les martyrs dans l’Eglise […]
Un traité pour renforcer le rôle de l’OMS : contre les souverainetés nationales ?
Le 1er décembre 2021, les 194 membres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) se sont mis d’accord pour lancer le processus d’élaboration et de négociation d’une convention, d’un accord ou d’un autre instrument international en vertu de la constitution de l’Organisation mondiale de la santé afin de renforcer la prévention des pandémies et la préparation et la réaction à celles‑ci.
Un organe intergouvernemental de négociation a été mis en place pour présenter un rapport sur l’état d’avancement des travaux à la 76e Assemblée mondiale de la santé en 2023, en vue de l’adoption de l’instrument d’ici 2024.
Ce traité permettra notamment de renforcer le rôle de l’OMS et la coopération internationale et inter-agences en santé, d’améliorer l’accès équitable aux outils de lutte contre les épidémies, tels que les vaccins, traitements, tests de diagnostic et mesures de protection, et de promouvoir l’approche « Une seule santé », qui tient compte des interactions entre santé humaine, animale et environnementale dans le contexte d’érosion de la biodiversité.
Le 22 avril, l’Association des médecins et chercheurs indépendants polonais s’est réunie afin de mettre en garde la population internationale quant à ce projet de l’OMS.
Si sur le papier, cet objectif collaboratif paraît vertueux, ces scientifiques alertent néanmoins sur les risques inhérents à ce programme. Selon eux, ce type de collaboration pourrait être la porte ouverte à la perte de souveraineté pour les pays, ainsi que le risque d’instaurer des états d’urgences amenant à la perte des libertés des citoyens, dès lors qu’une épidémie sera déclarée :
« Que va-t-il se passer quand le chef de l’OMS va appuyer sur le bouton ‘pandémie’ ? Aujourd’hui, nous allons tenter de répondre à ces questions, pour faire prendre conscience aux Polonais d’un réel danger pour leur liberté civique ».
Ces médecins et chercheurs insistent particulièrement sur leur indépendance. Leur manque de confiance en l’OMS provient principalement des conflits d’intérêts qu’ils dénoncent entre les membres de l’organisation et les grands laboratoires pharmaceutiques, producteurs des vaccins, entre autres.
Le Règlement sanitaire international (RSI) révisé de 2005 laisse encore une certaine autorité aux États et exige certaines conditions pour qu’un événement sanitaire dans un État particulier soit considéré comme suffisamment grave au niveau mondial pour que l’État soit contraint de le communiquer à l’OMS. Une fois communiquée, elle devient la prérogative du directeur général de l’OMS de déterminer si elle « constitue une urgence de santé publique », mais en collaboration avec cet État particulier.
Le nouveau traité remédierait aux « faiblesses » ci-dessus du RSI tel qu’il est considéré comme étant, en assurant « une vérification, un suivi et une conformité indépendants ». Compte tenu de la finalité clairement exprimée de l’autonomisation de l’OMS, doit-on en conclure que « indépendant » signifie sous l’autorité de l’OMS plutôt que des États eux-mêmes ? En outre, le RSI couvre « les dangers pour la santé publique et les urgences de santé publique de portée internationale », alors que le traité concernera « tous les dangers », pas seulement les pandémies. Dans ce dernier cas, il prendrait le relais du RSI une fois qu’une pandémie serait officiellement déclarée par l’OMS.
Parmi les principaux contributeurs de l’OMS figurent la fondation Bill et Melinda Gates et l’alliance vaccinale (GAVI) qu’elle a créée en 2000.
Interrogé sur ce projet de traité, Ron DeSantis, le gouverneur de Floride, a déclaré :
« Nous en Floride, il n’est pas question que nous soutenions ce truc de l’OMS, ça n’arrivera pas. Pas question. »
Le sénateur pour la Floride, Marco Rubio, a lui aussi exprimé son désaccord :
« Nous ne devons pas permettre à Biden d’utiliser un “traité pandémique” pour donner le contrôle des décisions sur la santé publique américaine à l’OMS corrompue. »
Deux autres sénateurs, Steve Daines (Montana) et Tom Cotton (Arkansas) ont publié une lettre demandant à Biden de retirer les Etats-Unis de « l’OMS corrompue » qui a fait preuve d’une « abyssale incompétence » lors de l’épidémie de COVID-19, qui a « détruit la crédibilité de l’organisation et sapé la confiance des gens en elle ».
Censure politique de RT et Sputnik : la Cour de Justice de l’UE saisie
Une « Coalition néerlandaise », incluant notamment l’Association néerlandaise des journalistes (NVJ) et l’organisation Morceaux de liberté (Bits of freedom), demande à la Cour de Justice de l’UE d’examiner les sanctions qui ont été prises contre les médias russes en Europe.
Leur suspension a été faite « à la hâte », et cela « soulève des questions sur notre État de droit et sur ce que nous défendons en tant que société ».
La décision était politique et a été prise sans contrôle judiciaire. Or de telles décisions doivent relever de juges indépendants, et non de gouvernants, ajoute la Coalition.
Le secrétaire général du NVJ, Thomas Bruning, a déclaré que
« la désinformation ne doit pas être combattue par la censure dans un État de droit ».
Le traumatisme vécu par les pieds-noirs
Rescapée pied-noir de la guerre d’Algérie, Nicole Macoin se découvrait en couverture du Figaro Histoire il y a quelques jours. Elle témoigne du traumatisme vécu par les pieds-noirs, leur départ contraint de leur terre natale et le rejet des Français de métropole. pic.twitter.com/lyhKw8HWeU
— Le Figaro (@Le_Figaro) May 24, 2022
30ème Université d’été de Renaissance catholique
La 30ème Université d’été de Renaissance Catholique a pour thème : la civilisation occidentale, ses racines, ses défis, son avenir.
La prochaine Université d’été de Renaissance catholique se déroulera du 14 au 17 juillet 2022, au Château des Termelles, à Abilly (Indre-et-Loire). Il aura pour thème « La civilisation occidentale, ses racines, ses défis, son avenir. »
Dans son remarquable film sur la paysannerie française : « Ce monde ancien. Les derniers Gaulois » Patrick Buisson observe que la vie des paysans français jusqu’au années 1950 était plus proche de celle des paysans grecs décrite par Hésiode au VIIIème siècle av JC que de celle de leurs petits-enfants. En quelques décennies s’est opéré un changement de paradigme absolument radical. L’homme traditionnel était l’héritier d’un passé, d’un patrimoine. Il se sentait comptable d’un avenir, simple maillon d’une chaîne, soumis aux dieux, à la nature et à des institutions quasiment immuables.
Aujourd’hui la notion d’enracinement est-elle encore pertinente à l’heure des migrations de masse et du triomphe de l’homo festivus sillonnant le village mondial ? Quels sont les défis à relever pour notre vieille civilisation, parfois lasse d’encore exister, alors que les maîtres mots du jour semblent être ceux de la mobilité, du nomadisme et de la mondialisation ?
Enfin, à l’heure de la cancel culture, du wokisme triomphant et de la dictature sanitaire comment articuler, pour l’avenir, l’exercice des libertés fondamentales avec le service du bien commun.
C’est à la découverte de ces enjeux de civilisation que nous vous convions. Cette rencontre sera également l’occasion de fêter dignement l’anniversaire de cette 30ème Université d’été, la première ayant eu lieu en 1992 sur le thème : « Une croix sur le nouveau monde ».
Conférences
La civilisation occidentale. Ses racines. Ses défis. Son avenir.
– Qu’est-ce qu’une civilisation ? Toutes les civilisations se valent-elles ?
– Existe-t-il une civilisation européenne ?
– La Tradition dans l’Eglise au risque de la cancel culture ?
– Folklore ou Tradition ?
Comment disparaît une civilisation ?
– Mythes et réalités du grand remplacement.
– Le wokisme contre la civilisation.
– Manipulation des masses et viol des foules.
– L’UE contre la civilisation européenne.
Préserver et reconstruire
– Libertés et bien commun au service de la civilisation.
– Retrouver et reconstruire des permanences.
Des intervenants de qualité, notamment :
– Philippe Pichot-Bravard, professeur d’université
– Roberto de Mattei, président de la fondation Lépante
– Laurent Dandrieu, journaliste
– Jean-Paul Gourévitch, essayiste
– Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia
– Antoine de Lacoste, chroniqueur et essayiste
– Korantin Denis, écrivain
– Bruno Gollnish, ancien député européen
– Michel Boyancé, ancien doyen-directeur de l’IPC
– Jean-Pierre Maugendre, directeur général de Renaissance Catholique.
Au programme de notre 30ème Université
– Soirée oenologique. La civilisation du vin par le Général (2S) Marc Paitier
– Pèlerinage à l’île Bouchard
– Soirée cochon grillé et danses folkloriques
Erreur de procédure…
L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), qui remplace le CSA, avait assigné en justice les principaux fournisseurs d’Internet, pour demander le blocage de l’accès à cinq sites pornographiques, trop facilement consultables par les mineurs.
L’Arcom avait déjà alerté en février dernier les sites en question, mais l’avertissement n’avait pas été pris en compte dans le délai légal de 15 jours. L’audience a eu donc lieu mardi.
Sauf que la présidente du tribunal s’est aperçue que les copies des assignations n’avaient pas été envoyées à temps, et qu’elles étaient donc caduques.
L’Arcom doit donc à nouveau assigner en justice les fournisseurs d’accès à Internet.
Inde : nouvelle loi anti-conversion au Karnataka
Le 18 mai, Mgr Pierre Machado, archevêque de Bangalore et président du forum régional des évêques du Karnataka, a dénoncé un nouveau décret anti-conversion promulgué par le gouvernement de l’État.
« Les chrétiens se sentent trahis quand leurs sentiments ne sont pas pris en compte et que leurs nombreux services ne sont pas considérés. « La communauté chrétienne est toujours pacifique et respectueuse de la loi, et nous allons poursuivre toutes les options possibles pour que cette loi n’entre jamais en vigueur ».
Le gouvernement local, dirigé par le parti pro-hindou du BJP (Bharatiya Janata Party) a promulgué un nouveau décret incriminant les conversions religieuses, signé par le gouverneur de l’État. La Loi 2021 du Karnataka sur la liberté de religion a été présentée en décembre dernier devant l’assemblée législative locale, sans parvenir à rassembler suffisamment de soutiens. Les autorités locales ont alors décidé de promulguer un décret pour appliquer la législation anti-conversion.
Le ministre de l’Intérieur du Karnataka, Araga Jnanendra, a tenté de se défendre en affirmant que
« le décret ne contient aucune provision pour limiter les libertés religieuses ». « La loi anti-conversion n’a pas été conçue pour cibler une religion en particulier. Elle a pour but d’interdire les conversions religieuses par ruse ou par force ».
La loi en question prévoit des emprisonnements de trois à cinq ans et des amendes de 25 000 à 100 000 roupies (300 à 1 200 euros) pour toute conversion « par la force, par toute influence illégitime, par pression, par ruse ou par tout moyen frauduleux », ou encore « par une promesse de mariage ». Toute personne voulant changer de religion doit déposer une déclaration auprès du gouvernement local au moins 30 jours à l’avance, en précisant les raisons de cette décision.
Le père Cedric Prakash, jésuite et basé au Gujarat, dans l’ouest du pays, estime que la loi viole
« l’article 25 de la Constitution indienne [qui garantit à chaque citoyen la liberté d’adopter, pratiquer et de propager sa religion] ». « La loi peut désormais poursuivre un chrétien ou un musulman pour de simples actes humanitaires comme donner l’aumône ou toute autre aide comme une éducation offerte gratuitement aux enfants d’une famille hindoue démunie, en y voyant des tentatives de conversion ».
Outre le Karnataka, neuf autres États indiens ont déjà des législations similaires appelées « lois sur la liberté religieuse », qui pénalisent les conversions religieuses sans accord de l’État (Uttar Pradesh, Himachal Pradesh, Gujarat, Chhattisgarh, Odisha, Madhya Pradesh, Arunachal Pradesh, Uttarakhand et Jharkhand).
La population du Karnataka, sur près de 64 millions d’habitants, compte moins de 2 % de chrétiens, pour une majorité d’hindous.
Una Voce : un héritage d’une qualité exceptionnelle à transmettre
Suite à l’appel de l’association Una Voce, nous avons interrogé son président Patrick Banken :
La publication du motu proprio Traditionis custodes perturbe-t-elle l’activité d’Una Voce ?
Le Motu proprio Traditionis custodes ramène Una Voce aux années 1964 de l’après-concile où la messe traditionnelle était gravement menacée.
Il y a toutefois une différence importante: à l’époque cette liturgie semblait vouée à disparaître et, devant la menace, les adhérents d’Una Voce étaient très nombreux, à l’époque entre 5 000 et 10 000.
Depuis, en soixante ans, le nombre de messes traditionnelles a considérablement augmenté et elles semblent à portée de voiture de beaucoup de catholiques. Mais par ailleurs, la déchristianisation de la société a fait son œuvre dans l’ensemble de notre pays. Pour ces deux raisons, le nombre d’adhérents, d’abonnés, de militants de type Una Voce a beaucoup diminué.
Alors que le Motu proprio Traditionis custodes menace l’existence même de la liturgie traditionnelle, le rôle d’Una Voce paraît toujours aussi important, mais les bases de la résistance sont affaiblies pour les deux raisons ci-dessus. Les militants sont trop peu nombreux.
Selon vous le chant grégorien est-il missionnaire ? Attire-t-il encore les jeunes ?
Les paroisses conciliaires n’utilisent pratiquement pas le chant grégorien et leurs fidèles ne semblent pas le demander, ni même l’exiger afin de rester fidèles aux directives du concile Vatican II. Le chant grégorien n’y est donc pas missionnaire. D’ailleurs, l’envoi gracieux par Una Voce de sa revue et d’un CD de chant grégorien à 2000 paroisses de France n’a donné aucun résultat.
Par contre, le chant grégorien attire les jeunes lorsqu’ils ont l’occasion de l’entendre, soit dans les quelques cinq cents lieux de culte utilisant en France le rit tridentin, soit dans des initiatives méritantes comme celles de Lux Amoris qu’Una Voce soutient de tout cœur ou les messes organisées par le Mouvement de la Jeunesse Catholique de France. Le plus souvent, les jeunes bénéficient donc en même temps de la messe latine traditionnelle et du chant grégorien et il est difficile de départager les deux.
Vous avez un projet de numérisation. Pouvez-vous nous expliquer de quoi il s’agit ?
Una Voce possède un magnifique patrimoine: les articles écrits par de nombreux auteurs très compétents dans la revue de même nom pendant près de 60 ans. Notre objectif est de numériser et mettre à la disposition du plus grand nombre toute la collection de nos revues depuis 1964 ! Pour financer cette opération, nous sommes soutenus par CredoFunding, association spécialisée dans l’appel à la générosité du public pour sauvegarder les patrimoines catholiques.
La numérisation est le procédé permettant la conversion d’un support physique (livre, magazine, revue, brochure) en données numériques (documents informatiques consultables sur un ordinateur, un téléphone mobile, une tablette).
Les étapes de la numérisation
- Capture du support physique grâce à une caméra haute définition ;
- Reconnaissance des caractères présents dans le support numérisé (OCR – Optical Character Recognition – Reconnaissance Optique de Caractères) ;
- Correction automatique du texte en deux langues, français et latin ;
- Conversion et création du document numérique final (format PDF) ;
- Relecture attentive des textes par des personnes compétentes pour le latin, parfois le grec, et les notations musicales
- Archivage et indexation du contenu pour permettre l’accès aux données à partir de mots-clés.
Pourquoi numériser ?
La plus grande partie des numéros de la revue Una Voce n’existent que sous leur forme d’origine, le papier. Les numériser permettra de protéger de la disparition physique l’ensemble des données qui sont un héritage d’une qualité exceptionnelle et que nous voulons transmettre à tous : de la technique grégorienne à la liturgie, de l’histoire de l’Église depuis Vatican II à la bibliographie et à la musicographie se rapportant au chant grégorien.
Nous verrons aussi, le moment venu, les meilleures méthodes et les meilleures bases de données pour faire connaître ces textes connus pour le moment des seuls abonnés Una Voce de ces époques déjà lointaines.
Nous invitons les lecteurs du Salon beige à apporter leur concours et leur aide pour sauvegarder un patrimoine catholique immatériel considérable !
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