Les violences envers les enseignants repartent à la hausse
Que va faire le nouveau ministre woke ?
Selon une étude annuelle, les insultes, menaces, diffamations repartent à la hausse, après le calme des confinements. Autant de « petites » agressions qui minent le moral des enseignants. L’Autonome de Solidarité Laïque, association de défense des intérêts des enseignants, les recense.e
Bilan 2021 : 4.732 dossiers en protection juridique ouverts, soit une augmentation de 19 % par rapport à 2020. La majorité des plaintes fait suite à des diffamations (33 %), insultes et menaces (30 %). Dans 48 % des cas, ce sont les représentants légaux qui sont impliqués dans les litiges (+10 % par rapport à 2020) suivis des élèves (17 %).
Pour le gouvernement, il est plus important de restreindre la liberté scolaire…
Ludovine de La Rochère : « Il faut mettre un terme au projet de reconnaissance mutuelle lancé par von der Leyen »
La présidente de la Manif Pour Tous revient sur le triste sort réservé aux mères porteuses ukrainiennes. Elle dénonce les projets de reconnaissance qui vont être imposés aux Etats et permettront de démultiplier le commerce lié à la GPA :
Un projet de complexe islamique de 7500m² à Guyancourt
Communiqué de Laurence Trochu, candidate Reconquête à Versailles :

Un Bourbon-Parme candidat aux législatives
Amaury de Bourbon-Parme, arrière-arrière-arrière-petit-fils du dernier souverain du duché de Parme et de Plaisance se présente aux élections législatives dans la deuxième circonscription de l’Orne, sous l’étiquette Reconquête. Interrogé dans Valeurs Actuelles, il déclare :
« Au fond de moi, je suis royaliste »
Orthographe : un bilan catastrophique
Dans son livre «Pourquoi nos étudiants ne savent-ils plus écrire?» Aude Denizot, dresse un bilan catastrophique du niveau des étudiants français. L’enseignante a imposé des cours d’orthographe à l’université. Elle explique :
On a souvent renoncé à l’exigence et aux exercices difficiles par peur d’ennuyer les enfants. Or c’est en étant exigeant qu’on stimule leurs cerveaux et qu’on les fait grandir. Il est ainsi dommage que les enfants ne soient sanctionnés en orthographe qu’à l’occasion des dictées, et des cours de grammaire. L’élève qui ne perd aucun point pour son orthographe dans les autres matières et ne développe pas d’automatismes et peinera toujours davantage à écrire sans faute. Par ailleurs, nous ne pouvons qu’être inquiets devant la baisse du nombre d’heures accordées à la grammaire au primaire et dans le secondaire. L’omniprésence des écrans est une cause de la baisse générale du niveau des élèves et les correcteurs orthographiques n’incitent pas à la vigilance. Cependant les écrans n’entrent pas avant le collège dans le monde scolaire. Ils ne peuvent être rendus responsables lorsque les élèves ne maîtrisent pas les règles de base apprises en primaire.
Le gouvernement, plutôt que de restreindre la liberté scolaire, devrait se pencher sur les apprentissages.
Initiative européenne sur les femmes : la GPA est aussi une violence faite aux femmes
Communiqué des Juristes pour l’enfance :
La commission européenne lance une initiative sur la prévention des pratiques préjudiciables à l’égard des femmes et des filles afin que
« soient reconnues, outre les mutilations génitales féminines, toute autre pratique préjudiciable à l’égard des femmes et des filles, telle que l’avortement forcé et la stérilisation forcée, le mariage précoce et le mariage forcé, ainsi que la violence exercée au nom de l’honneur » (appel à contribution de la Commission).
Dans le cadre de l’appel à contribution lancé jusqu’au 30 mai, Juristes pour l’enfance (JPE) invite la Commission européenne :
– à déclarer explicitement l’exploitation sexuelle de la gestation pour autrui comme une violence faite aux femmes.
– à intégrer explicitement toutes les formes d’exploitation reproductive et sexuelle des femmes dans ses politiques et stratégies relatives à l’égalité entre les hommes et les femmes, aux stratégies relatives aux droits des victimes et aux stratégies de l’UE sur les droits des enfants.
L’exploitation reproductive et sexuelle des femmes s’entend des pratiques exploitant l’appareil reproductif féminin (dont le vagin et l’utérus) à des fins commerciales. Elle concerne ainsi non seulement la prostitution, mais aussi la maternité de substitution (ou gestation pour autrui, GPA) ou le prélèvement à des fins commerciales d’ovocytes.
Une candidate Reconquête voit sa maison brûler
Marie de Penfentenyo, candidate Reconquête! pour la 8ème circonscription du Rhône, a vu sa maison partir en fumée. La piste criminelle n’est pas exclue par la police. Elle n’a plus rien.
Ma maison a brûlé, je n’ai plus rien de superflu. Nous sommes tous en sécurité, et rien n’arrêtera mon combat pour la France 🇫🇷 et la #8eme circonscription du Rhône
— Marie de Penfentenyo de Kervéréguin (@MdeKervereguin) May 24, 2022
J’intervenais hier soir à #Oullins auprès de @NicolasBay_ ! Ma maison ayant brûlé je n’ai rien d’autre à faire que de faire campagne et me battre pour que la France reste la France 🇫🇷 pic.twitter.com/uAcHkH2U5e
— Marie de Penfentenyo de Kervéréguin (@MdeKervereguin) May 24, 2022
.@MdeKervereguin, candidate R! de la 8è circo du Rhône a été victime d'un incendie. Une grande partie de sa maison est partie en fumée. La piste criminelle n'est pas exclue par la police… Pour la soutenir face à cette épreuve, vous pouvez faire un don : https://t.co/xQOhryd5Mf pic.twitter.com/IFnFpahp9j
— Marion Maréchal (@MarionMarechal) May 24, 2022
Fantasme
Mon dessin pour le @Valeurs de cette semaine. pic.twitter.com/V9MUawxuUt
— MARSAULT (@MarsaultBreum) May 24, 2022
Un appel de l’association Una Voce
L’association Una Voce a lancé un appel aux dons pour numériser ses archives et permettre ainsi une meilleure utilisation de ce fonds documentaire remarquable sur la liturgie romaine et le chant grégorien.
Elle a besoin de 20 000 €.
Vous pouvez l’aider ici.
« Le Progrès est une illusion ! »
L’abbé Matthieu Raffray, prêtre de l’Institut de Bon Pasteur, se livre dans un long entretien :
L’Etat attaqué pour « inaction sécuritaire »
Pierre-Marie Sève, Délégué général de l’Institut pour la Justice, était l’invité de la semaine dans l’émission “Face à d’Ornellas” sur CNews. Charlotte d’Ornellas lui a demandé de parler de la plainte que dépose l’Institut pour la Justice contre l’Etat français pour “inaction sécuritaire”. Cela a permis de faire un grand tour d’horizon des problèmes de la justice et de la sécurité.
C’est Houria Bouteldja, sinistre de la rééducation
Bernard Antony, président de l’Agrif, directeur de la revue Reconquête communique
C’est le 21 juin 2007 que l’Algérienne Houria Bouteldja, présidente du Parti des Indigènes de la République (P.I.R) prononçait sur France 3 avec une très révélatrice expression de mépris :
« Il faut bien leur donner un nom à ces blancs, moi, je les appelle des sous-chiens ! »
Poursuivie par l’Agrif pour racisme antiblanc, elle allait invoquer pour sa défense qu’elle n’avait pas utilisé l’insulte de « sous-chiens » (très usitée dans la culture magrébine) mais avait usé d’un néologisme : « souchiens » désignant…les Français de souche !
Grosse ficelle évidemment, car pourquoi voulait-elle donc donner un nom aux blancs en général et ne pas trouver mieux que de les affubler de l’appellation « souchiens » ?
Mais les magistrats du siège ne relevèrent pas cette incohérence, même si le parquet ne s’était pas laissé duper, surtout avec la retransmission télévisuelle des propos de l’accusée et de son explicite moue de dégoût à l’égard des « blancs ».
Houria Bouteldja allait désormais s’illustrer dans la fabrication de son idéologie dite « antiraciste », ou encore « indigéniste » ou encore « décoloniale », avec l’objectif constant d’exiger des Français, coupables du crime d’avoir colonisé l’Algérie après 1830, la repentance pour ce que Macron appela « un crime contre l’humanité ! (sic) »
Elle ne craignit cependant pas dans l’ample production de haine antifrançaise qu’elle n’a cessé de fournir avec la complicité rédactionnelle de son mentor, le sociologue Saïd Bouamama (leur livre de propagande majeur : « Nique la France ! ») d’exalter sans la moindre vergogne le passé barbaresque, donc esclavagiste, de son Algérie (Elle vit en France et grâce à la France, payée par l’Institut du Monde Arabe, mais elle a au moins la cohérence de n’avoir jamais voulu prendre la nationalité de cette France honnie).
Comme elle d’ailleurs, l’agitatrice islamo-gauchiste Assa Traoré est fière d’être issue de la plus grande tribu esclavagiste du Sahel : les Soninkés.
Notre combat de président de l’Agrif nous amena à rédiger à destination de dame Bouteldja (qui s’est refusé à tout débat face à nous) un petit livre titré « vérités sur les esclavagismes et les colonialismes »
Mais voilà donc que c’est un universitaire français, de père Sénégalais, Mr Pap Ndiaye, que, en pleine logique avec sa haine de la colonisation française, Emmanuel Macron a choisi comme ministre de l’éducation nationale ! Ce Pap Ndiaye est idéologiquement aux antipodes de Tidiane N’diaye le brillant historien-chercheur franco-sénégalais qui, en 2008 publia un ouvrage désormais essentiel : « Le génocide voilé ». Cet ouvrage (hélas pas encore paru lorsque nous rédigeâmes notre Réplique à Houria Boutelja) venait remarquablement compléter celui d’Olivier Pétré-Grenouilleau, grand historien de l’esclavage africain au long des siècles : « Les traites négrières, essai d’Histoire globale ».
Dans le « génocide voilé » Mr Tidiane N’diaye a rappelé les éléments principaux de la traite transsaharienne qui, comme le rappelait notre éminent ami le professeur Jacques Heers, et plus tard encore l’historien Pierre Vermeren, aurait dû donner lieu à un peuplement noir des empires musulmans.
Mais la « traite » arabo-musulmane fut en effet très réellement « génocidaire » :
-dans les longues marches vers les destinations finales, près de 30% des esclaves convoyés mouraient.
-ensuite, il en mourait encore massivement dans les ateliers de castration des pays musulmans, arabes ou indiens.
Il sera intéressant de vérifier dès que possible si le ministre Pap Ndiaye fera introduire dans les livres des programmes d’histoire la vérité de ce qu’il en fut réellement des colonialismes et des esclavagismes et particulièrement de ce qu’entraîna la conquête de l’Algérie : à savoir la décolonisation du système d’esclavage ottoman et barbaresque et…la multiplication par trois de la population entre 1860 et 1960.
Quoiqu’il en soit, celle qui doit être très satisfaite de la désignation de ce Ndiaye là pour l’éducation encore dite « nationale », c’est dame Houria Bouteldja !
Se battre contre l’islamisation en invoquant systématiquement la laïcité est se condamner à perdre
De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités à propos de l’affaire du burkini dans les piscines de Grenoble :

Le cardinal Zen au tribunal
Le cardinal Zen, qui a été arrêté en pleine nuit au début du mois puis relâché, a comparu ce matin devant un tribunal de Hong Kong, avec les quatre autres figures du mouvement de 2019 arrêtées la même nuit. L’accusation de « conspiration de collusion avec des forces étrangères » a été abandonnée. Le cardinal Zen est poursuivi pour « défaut d’enregistrement » du fonds d’aide aux manifestants poursuivis en 2019. Passible de 1.190 € d’amende.
Le cardinal Zen et les autres accusés ont plaidé non coupable. Le procès aura lieu le 19 septembre.
Le cardinal Zen a indiqué qu’il célébrerait ce soir une messe pour la Chine.
Hozana lance Rosario, une application pour prier le chapelet chaque jour en groupe
Le dimanche 22 mai, jour de la béatification de Pauline Jaricot, Hozana a lancé devant 13 000 pèlerins à Lyon sa toute dernière pépite : Rosario ! Cette application inédite dédiée au chapelet vise à donner un second souffle puissant au Rosaire Vivant inventé par Pauline, grâce à la force d’Internet. Elle a été téléchargée plus de 5 000 fois en 48 heures !
Nous sommes en 1826. Une jeune femme de 27 ans, Pauline Jaricot, croit que la prière du rosaire peut faire renaître la ferveur religieuse dans un XIXème siècle marqué par l’impiété. Elle échafaude alors l’un de ses plans aussi innombrables qu’imparables : elle constitue des groupes de 15 personnes qui s’engagent, chaque jour, à prier une dizaine de chapelet en communion avec les autres membres de leur groupe. Ainsi, chaque groupe récite quotidiennement un rosaire complet et en médite les 15 mystères (Saint Jean-Paul II les portera plus tard à 20, par l’ajout des mystères lumineux). Ainsi est fondée l’œuvre du Rosaire Vivant, l’un des principaux héritages de Pauline Jaricot, béatifiée dimanche dernier à Lyon.
Le Rosaire Vivant se développe à une vitesse fulgurante ! En 1831, Pauline raconte que “les dizaines continuent à se multiplier avec une incroyable rapidité, en Italie, en Suisse, en Belgique, en Angleterre, et dans plusieurs contrées de l’Amérique… Canada, Colombie, Inde”. Si bien qu’en 1834, l’œuvre compte 1 millions d’adhérents et plus de 2 millions, en France seulement, à la mort de Pauline en 1862 !
Si le concept a rencontré un tel succès bien avant l’existence des moyens de communication modernes, jusqu’où peut-il essaimer aujourd’hui, grâce à la puissance d’Internet, le plus grand réseau de communication jamais connu dans l’histoire de l’humanité ?
Alliez le concept de “Rosaire vivant” à la puissance d’Internet et vous obtenez “Rosario”, une application qui permet à n’importe qui de réunir, de façon très simple, des groupes de 5 personnes pour constituer un “chapelet vivant”. Concrètement :
- Un utilisateur crée un chapelet vivant et invite 4 personnes à le rejoindre.
- Chaque jour, chaque membre du chapelet vivant reçoit un Mystère du Rosaire à méditer pendant la récitation d’une dizaine de chapelet. Cela prend 5 minutes.
- À la fin de la journée, les membres, tous ensemble, ont récité un chapelet entier : c’est le chapelet vivant !
Développée par le réseau social de prière Hozana, l’application Rosario pourra s’appuyer sur une communauté en ligne de 1,2 million de priants dans le monde entier, ainsi que sur 8 années d’expérience en création et animation de communautés de prières en ligne.
Français de souche
Président du pôle métropolitain du Grand Amiénois, médecin, le candidat macroniste aux législatives dans la Somme, face notamment au sortant LFI François Ruffin, Pascal Rifflart, s’est présenté dans sa profession de foi comme un «Français de souche».
Qu’en pensent les castors qui ont fait des barrages au second tour de la présidentielle ?

Le tout vaccin
Les Etats-Unis se préparent à vacciner les personnes ayant été en contact proche avec des patients atteints de la variole du singe, au moment où le pays compte… cinq cas probables ou confirmés.
Pourtant, la plupart des personnes infectées guérissent spontanément dans les deux à quatre semaines, sans traitement spécifique.
Bruno Bertez est le fondateur de La Tribune :
Etant un virus très rare trouvé uniquement dans des zones rurales africaines isolées, on nous demande maintenant de croire qu'il a traversé ou traverse 5 continents.
— bruno bertez (@BrunoBertez) May 23, 2022
Si vous regardez certaines des preuves que la Russie a publiées sur les laboratoires biologiques, l'une des armes biologiques en cours de développement était une forme spécifique de variole.
Etre intelligent c'est se poser des questions.
— bruno bertez (@BrunoBertez) May 23, 2022
Selon Pap Ndiaye, les propos de Macron ne sont pas si éloignés de ceux de Trump
En juin 2020, celui qui n’était pas encore ministre de la rééducation du gouvernement Macron, fustigeait la police raciste :
Le pouvoir politique, en France, s’est empressé de déclarer que la police française n’était pas raciste, qu’elle n’avait rien à voir avec son homologue américaine, et que la comparaison n’était pas légitime. Cette hâte à évacuer toute comparaison est suspecte: elle témoigne d’une incapacité à se remettre en cause, à regarder en face la situation française, d’autant qu’elle est redoublée par une critique virulente de celles et ceux qui osent manifester, place de la République ou ailleurs, les taxant de «séparatistes» voulant «casser la République en deux» (selon des propos rapportés par Le Monde). Ces propos ne sont pas aussi violents que ceux de Trump, parlant des manifestants comme de «voyous» à mater par la force, mais ils n’en sont pas si éloignés. Or que demandent les foules de toutes les couleurs qui, en France, manifestent en chantant la Marseillaise, sinon que les promesses de la République soient tenues? En Suisse, les manifestations impressionnantes qui ont eu lieu dans plusieurs villes (et qui comptent, relativement, parmi les plus importantes d’Europe) étaient motivées par l’expression d’une solidarité avec les Américains en lutte contre les violences racistes, mais également par la volonté de dénoncer ce qui se passe localement: les vies noires comptent aussi ici.
Les réseaux sociaux, notamment, semblent contribuer à la fragmentation des sociétés. Sur ce registre, Emmanuel Macron parle de menace «séparatiste». Est-ce le miroir de la fièvre identitaire et populiste, à l’œuvre en France ou aux Etats-Unis?
Je ne vois pas de «menace séparatiste» dans les foules bigarrées qui manifestent depuis quelques semaines. Il est certain que des petits groupes comme les «Indigènes de la République» ou la «Ligue universelle pour la défense de la race noire» sont sur des positions séparatistes et prônent la haine en parlant par exemple de la «France esclavagiste et totalitaire», mais ces groupuscules ne représentent en rien l’immense majorité de celles et ceux qui réclament simplement justice, et sont à ce titre des citoyennes et citoyens qui prennent au sérieux les devises républicaines.
S’il y a fragmentation, ce sont plutôt les discriminations qui la créent, et avec elles la perte de confiance dans les institutions. Bien sûr, les extrêmes droites populistes sont puissantes et installées au pouvoir aux Etats-Unis, au Brésil et en Europe centrale, et elles sont fondamentalement hostiles à la démocratie. A mon sens, la seule manière de lutter contre elles est non pas de réduire la démocratie, la rogner ici et là en limitant les droits, mais au contraire de l’approfondir, en mobilisant et incluant les populations marginalisées.
L’offre en soins palliatifs reste aujourd’hui encore inaccessible pour deux tiers des Français
Alors que Brigitte Bourguignon a milité pour l’euthanasie, la Société Française d’Accompagnement et de Soins palliatifs (SFAP) rappelle que l’offre en soins palliatifs reste aujourd’hui encore « inaccessible pour deux tiers des Français qui en auraient besoin ». Elle appelle le ministre à répondre en priorité à la crise de l’hôpital, alertant sur
« la crise de motivation et de sens sans précédent qui traverse le monde de la santé ».
Tugdual Derville, porte-parole d’Alliance Vita, se veut rassurant :
Ses prises de position passées sont inquiétantes, mais il y a une différence entre les déclarations des parlementaires et la responsabilité du ministre.
Bien qu’une légalisation de l’euthanasie ne semble pas compatible avec les vraies urgences : crise de l’hôpital, difficultés de recrutement des soignants…, le gouvernement d’idéologues que nous avons est capable du pire, même si une loi sur l’euthanasie risque de fragiliser un système de santé déjà chancelant.
Quelqu’un peut-il m’expliquer ?
Pourquoi Joe Biden porte le masque en descendant de l’avion puis l’enlève lorsqu’il s’approche des gens ?
Biden in South Korea today: wears a mask while walking down the steps alone, and then takes off the mask when approaching people 🤡pic.twitter.com/O7Zus2PYvU
— Dr. Eli David (@DrEliDavid) May 21, 2022
La bataille mondiale de l’avortement
Mi-mai, le gouvernement colombien a annoncé avoir adhéré à la Déclaration de consensus de Genève, un accord diplomatique « pro-vie » lancé en 2020 sous l’administration Trump et signé par 35 Etats représentant 20% de la population mondiale. Trois pays du Conseil de l’Europe l’ont signée (Pologne, Hongrie et Géorgie). Le Guatemala et la Russie l’ont également rejoint ces derniers mois, alors que l’administration Biden en a retiré les Etats-Unis.
La Déclaration de consensus de Genève réaffirme que la famille est « l’élément naturel et fondamental de la société », qu’il n’y a pas de droit international à l’avortement, que l’avortement ne devrait jamais être promu comme méthode de planification familiale et que les décisions sur les politiques en matière d’avortement doivent être prises exclusivement au niveau national.
L’entrée de la Colombie dans l’accord va à l’encontre des décisions prises par la Cour constitutionnelle ces dernières années : en 2006, la Cour avait autorisé l’avortement en cas de viol, de danger pour la santé de la mère ou si le fœtus était atteint d’une « malformation compromettant sa survie »; puis en février cette année la Cour a ordonné au gouvernement de faciliter l’accès à l’avortement à la demande jusqu’au sixième mois de grossesse et jusqu’au moment de la naissance si l’enfant s’avère handicapé. Depuis, le Congrès a rejeté toutes les propositions législatives allant dans ce sens, mais le pouvoir exécutif a autorisé l’avortement dans les hôpitaux publics au moyen de mesures administratives.
Aux Etats-Unis, les mesures pro-vie s’enchaînent, en attendant la décision de la Cour Suprême sur l’arrêt Roe vs Wade. En Floride, les autorités sanitaires ont suspendu samedi la licence de la clinique d’avortement de Pensacola, après l’hospitalisation de deux femmes ayant subi des avortements dans cette clinique. Le document pointe « des déficiences opérationnelles “mettant en danger la santé, la sécurité et le bien-être” » des patientes de la clinique. Une des femmes a dû être réanimée et transfusée suite à l’intervention. Dans un autre cas, en mars, une femme a dû être opérée d’urgence et subir une hystérectomie. Une troisième patiente avait été victime d’une perforation utérine l’année dernière. Le mois dernier, le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, a promulgué une loi interdisant « la plupart des avortements » après 15 semaines.
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus a lancé début mai un appel en faveur de l’avortement :
« Restreindre l’accès à l’avortement ne réduit pas le nombre de procédures – cela mène les femmes et les jeunes filles à avoir recours à des procédures dangereuses ».
L’OMS a publié début mars de nouvelles lignes directrices sur l’avortement. Ces lignes directrices rassemblent plus de 50 recommandations portant sur la pratique clinique, la prestation de services de santé et les interventions juridiques et politiques visant à favoriser la fourniture d’avortement.
Quant à Emmanuel Macron, il veut renforcer les pouvoirs de l’OMS, pour prévenir les pseudo-pandémies :
#WHA75 | ❝L’OMS est la seule institution légitime pour garantir la sécurité sanitaire universelle, et nous permettre d’avoir une réponse coordonnée, unie et solidaire.❞@EmmanuelMacron appelle à renforcer l'OMS @WHO pour bâtir un monde plus sûr pour les générations futures. pic.twitter.com/7Xwlmm58Z9
— France ONU Genève 🇫🇷🇪🇺 (@FranceONUGeneve) May 22, 2022
Les “abus” du rapport Sauvé
Le père Michel Viot et Yohan Picquart viennent de publier un livre, Le rapport Sauvé : une manipulation ?, préfacé par Paul Deheuvels. Dans Valeurs Actuelles, ils présentent leurs recherches :
[…] Nous sommes le 12 avril 2019, il s’agit chronologiquement de la première audition en audience plénière qui a été publiée, l’acte premier du travail de la Ciase. Les enquêteurs sont donc, en théorie, à ce moment, libres de tout préjugé, vierges de toute idéologie. Cependant, nous allons découvrir que les préjugés les plus naïfs sont déjà là, les questions ne sont pas posées de manière neutre, une hostilité sourde se fait déjà entendre et les germes des préconisations finales sont, dès le premier jour, dans l’esprit de l’équipe. Relisons un certain nombre d’interventions de membres de la Ciase.
Question 8 : La place faite aux femmes dans l’Église n’est-elle pas contraire à l’égalité en dignité de tous les êtres humains, telle qu’elle est proclamée par l’article 1er de la Déclaration universelle des droits de l’homme ?
Question 9 : Le fonctionnement hiérarchique, purement masculin et parfaitement pyramidal de l’Église catholique n’induit-il pas une culture du secret et ne favorise-t-il pas une grande solitude qui peut être facteur de troubles et d’actes délictueux jusqu’à la pédophilie ?
Question 11 : Quels remèdes entrevoyez-vous pour éviter que ces abus ne se reproduisent ? En termes d’exercice de l’autorité, de gouvernance de l’Église, de sélection et de formation des prêtres et religieux, de statut des clercs ?
Philippe Portier, historien et sociologue, premier vice-président de l’École pratique des hautes études :
« Cette obsession de la pureté remonte à l’avant-XIXe siècle, à la sacralisation de la pureté du prêtre. »
Christine Lazerges, professeur émérite de l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne, ancienne présidente de la Commission nationale consultative des droits de l’homme :
« Si le problème tient au piédestal sur lequel on place le prêtre, on le résoudrait en grande partie en ordonnant des femmes. »
Anne Devreese, ancienne directrice générale de l’École nationale de protection judiciaire de la jeunesse :
« Vous avez insisté sur le registre lexical utilisé, renvoyant à la famille, avec les termes de père, de frère et sœur. Cela évoque l’inceste. J’ai été frappée d’entendre, dans le reportage d’Arte sur les religieuses abusées, exactement les mêmes phrases que ce que l’on entend lorsqu’il est question d’inceste, un sujet que je connais bien. »
Antoine Garapon, magistrat, ancien secrétaire général de l’Institut des hautes études sur la justice :
« Vous avez passé quatre années au Vatican. Le contraste est saisissant entre la lutte farouche menée contre le mariage homosexuel et la situation de crise actuelle liée aux scandales de pédophilie, le cas du cardinal Barbarin étant d’ailleurs emblématique de ces deux aspects. Quel est votre sentiment à ce sujet ? Dans le livre de Frédéric Martel, l’Église est constantinienne : elle fait passer au premier plan la lutte politique, contre le communisme avec Jean Paul II, quitte à soutenir l’insoutenable avec Alfonso López Trujillo par exemple ; la lutte contre le mariage gay est aussi politique. L’objectif politique prime la morale. Est-ce la même chose aujourd’hui selon vous ? »
Christine Lazerges :
« Que pensez-vous du fait que les enfants de chœur soient toujours des garçons, habillés comme le prêtre ? Pourrait-on préconiser une mixité ? » Anne Devreese : « Je reviens sur le traitement différencié entre filles et garçons. N’y a-t-il pas un lien avec le sujet de la dévalorisation des filles et de leur sexualité, elles qui sont vues comme vicieuses, tentatrices ? N’y a-t-il pas dans l’Église non seulement une vision extrêmement dégradée de la sexualité, mais plus encore quand elle implique des femmes ? N’est-ce pas “moins grave” d’avoir des relations sexuelles avec un garçon ? »
Les auditions de victimes n’ont pas encore commencé, mais les bases des préconisations finales sont là, et les clichés qui animent les membres de la commission semblent empruntés à la pire littérature de gare. On est ici bien davantage dans un réquisitoire qui cherche des confirmations à ses postulats que dans une analyse posée et équilibrée sur un sujet. Ils auraient souhaité se caricaturer, ils n’auraient pas mieux fait. […]
Une autre “anecdote” est particulièrement marquante : la commission Sauvé a reçu les avocats de ceux qui ont attaqué le cardinal Barbarin en justice, et le rapport les cite. Mais l’avocat de Son Éminence n’a même pas été contacté et donc n’a pu faire valoir les jugements successifs de la cour d’appel et de la Cour de cassation en faveur du cardinal, qui a été totalement relaxé. Cela se passe de commentaires.
C’est quand même beau la famille
Nathalie Saint-Criq est la fille du président du conseil de surveillance de La Nouvelle République du Centre-Ouest et la sœur du président du directoire du groupe Nouvelle République du Centre-Ouest (quatre journaux et TV Tours), etc.
C’était trop mignon de voir sur #BFMTV le tonton Alain Duhamel et son neveu Benjamin Duhamel commenter le nouveau #gouvernement dont est membre leur nièce et cousine Amélie Oudea-Castera, pendant que maman Nathalie Saint-Cricq commentait, elle, sur #France2 😀#gouvernementborne pic.twitter.com/F7C4kjSvzN
— Green is The New Black (@roseboude) May 21, 2022
Mais qui a dit que ce gouvernement ne prenait pas soin des familles ?
L’INSEE veut briser le thermomètre du grand remplacement
L’INSEE envisage de changer les questions du recensement et de ne plus demander la nationalité d’origine des immigrés.
C’est plus pratique pour masquer le phénomène de remplacement de population.
⚙️Concrètement, cela signifie par exemple que l'on ne pourra plus distinguer dans les statistiques entre l'arrivée d'un enfant de Français né en Australie et celle d'un Sénégalais.
‼️ Une rupture et une dégradation considérable de la qualité statistique en matière d'immigration. pic.twitter.com/A0N20eejaw
— Observatoire de l'immigration et de la démographie (@ObservatoireID) May 22, 2022
C’est Michèle Tribalat qui a levé ce lièvre :
La définition française de l’immigré a été calibrée pour suivre l’immigration étrangère en France et ses effets démographiques à travers la génération née en France de parent(s) immigré(s). L’abandon de la nationalité à la naissance dans le bulletin individuel et l’ajout d’une question sur le lieu de naissance des parents prévus pour 2024 vont conduire à une rupture majeure dans la définition de l’immigré et du descendant d’immigré. […]
Cette discontinuité conduira à une rupture majeure dans l’étude de l’immigration en France qui ne sera plus celle de l’immigration étrangère, mais comprendra désormais les effets de la mobilité internationale des Français. Toute personne née à l’étranger sera un immigré, y compris les Français nés à l’étranger et les enfants nés en France de parent(s) nés Français à l’étranger seront désormais, eux aussi, des descendants d’immigrés.
Un instant de lucidité
Baptiste Beaulieu, médecin et écrivain homosexualiste, milite activement contre « le racisme, le sexisme et l’homophobie dans le milieu médical ».
Sur France Inter, il fait part de sa découverte :
Le vrai problème de la contraception, ce n’est pas la fertilité féminine, c’est d’arriver à responsabiliser les hommes sur les conséquences pour eux d’une grossesse inopinée.
Il explique sa démarche :
Avant d’être médecin, je pensais qu’on exagérait la lâcheté des hommes, vous savez, là, ceux qui mettent leur compagne enceinte et prennent la poudre d’escampette, préférant la fuite à une parentalité qu’ils ne veulent pas endosser. Et puis je suis devenu médecin généraliste, et je me suis aperçu que ce cliché de la mère célibataire qui élève seule un ou plusieurs enfants parce que le père s’est barré et qu’il a préféré la liberté à ses responsabilités, ben c’était peut-être pas un si gros cliché que ça, bien au contraire.
Mais comme je suis scientifique avant tout, et qu’on nous enseigne à ne pas tirer de loi générale d’une observation personnelle, j’ai voulu savoir ce qu’il en était des chiffres. Les chiffres en France, selon l’INSEE, sont les suivants :
Les familles monoparentales, c’est plus de 24% des familles, et elles sont constituées à 82% de femmes seules avec enfants.
Choisie ou subie, la monoparentalité reste un facteur majeur de précarisation, et l’une des premières causes de pauvreté en France où 1,3 million de personnes en famille monoparentale vivent en dessous du seuil de pauvreté.
À situation égale, les mères célibataires sont plus pauvres que les pères célibataires, ces derniers étant beaucoup moins impactés économiquement. Ils sont moins au chômage, ils bénéficient d’emplois de cadres mieux protégés juridiquement, et ils sont beaucoup plus souvent propriétaires de leur logement.
Ces chiffres sont effrayants, encore plus quand on sait que les hommes ne sont pas les derniers à vouloir remettre en cause le droit aux femmes à disposer librement de leur corps, que ce soit avec la pilule ou l’interruption volontaire de grossesse, alors même qu’ils ne pâtiront pas directement d’une parentalité non désirée.
Les femmes sont fertiles quelques jours par mois seulement et durant une période de plus ou moins 30 ans à peu près. Les hommes, eux, sont fertiles de leur puberté à leur mort et à chaque rapport sexuel.
Le vrai problème de la contraception, ce n’est pas la fertilité féminine, c’est d’arriver à responsabiliser les hommes sur les conséquences pour eux d’une grossesse inopinée.
Dans les faits, c’est pourtant sur les épaules des femmes que repose la charge mentale de la contraception, et ce sont elles qui, bien souvent, courent après le versement des pensions alimentaires que trop d’hommes rechignent à payer.
Et si je m’énerve ce matin, c’est que j’en ai un petit peu marre en tant que médecin d’accueillir dans mon cabinet médical la détresse de ces femmes précarisées SI NOMBREUSES qui affrontent tout, toutes seules, avec une dignité et une abnégation qui forcent le respect.
En même temps : elles n’ont pas le choix. Ces femmes ne sont pas devenues veuves le jour de leur accouchement, hein. Le père de l’enfant n’est pas mort en couches. Il a juste décidé de ne pas assumer ce qu’on est deux à pouvoir provoquer quand on est dans un lit à profiter des bonnes choses de la vie.
La coopération formelle de Nancy Pelosi à l’avortement, malgré les appels de son évêque
Sur IFN, Robert Siedlecki revient la décision de l’archevêque Cordileone de priver la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, de la communion :
Mgr Salvatore Cordileone, archevêque de San Francisco, s’est entretenu à plusieurs reprises avec elle, en personne et par écrit, pour lui rappeler l’enseignement de l’Église sur l’avortement et l’exhorter à cesser de le soutenir. Si elle ne le faisait pas, il a déclaré qu’il serait contraint de l’empêcher de prendre la Sainte Communion, que les catholiques considèrent comme le Corps et le Sang du Christ. En 2021, l’archevêque Cordileone a même mené une campagne “Rose et chapelet pour Nancy” dans laquelle il demandait aux catholiques de.. :
“Joignez-vous à moi pour prier le chapelet et jeûner pour que le cœur maternel de la présidente Pelosi se convertisse et accepte la bonté et la dignité de la vie humaine, non seulement après la naissance, mais aussi dans le ventre de la mère.”
Après le refus de Pelosi de modifier son soutien indéfectible à l’avortement, l’archevêque Cordileone, le 19 mai 2022, l’a officiellement exclue de la communion.
L’archevêque Cordileoni commence sa lettre à Pelosi lui notifiant l’interdiction en réitérant l’enseignement de l’Eglise sur l’avortement :
” Le concile Vatican II, dans son décret sur l’Église dans le monde moderne, Gaudium et spes, a réitéré l’enseignement ancien et cohérent de l’Église selon lequel ” dès le premier instant de la conception, la vie doit être gardée avec le plus grand soin tandis que l’avortement et l’infanticide sont des crimes inqualifiables ” (n. 51). En effet, les chrétiens ont toujours défendu la dignité de la vie humaine à tous les stades, notamment les plus vulnérables, en commençant par la vie dans le ventre de la mère. Sa Sainteté le pape François, dans la lignée de ses prédécesseurs, a également été très clair et catégorique dans son enseignement sur la dignité de la vie humaine dans le ventre de la mère.”
Cordileoni note ensuite que les catholiques, en particulier les politiciens, ont le devoir d’agir conformément à cet enseignement :
“Cette vérité morale fondamentale [sur l’avortement] a des conséquences pour les catholiques dans la façon dont ils vivent leur vie, en particulier ceux qui sont chargés de promouvoir et de protéger le bien public de la société. Le Pape Jean-Paul II a également été très cohérent dans la défense de cet enseignement constant de l’Église, et nous a souvent rappelé que “ceux qui sont directement impliqués dans les organes législatifs ont un devoir d’information”. Il y a une“obligation grave et claire de s’opposer” à toute loi qui porte atteinte à la vie humaine. Pour eux, comme pour tout catholique, il est impossible de promouvoir de telles lois ou de voter pour eux….’”.
Si un politicien catholique soutient l’avortement, écrit Cordileone, la Sainte Communion doit lui être refusée :
“Un législateur catholique qui soutient l’avortement provoqué, après avoir connu l’enseignement de l’Église, commet un péché manifestement grave qui est une cause de scandale très sérieux pour les autres. Par conséquent, le droit universel de l’Église prévoit que de telles personnes ‘ne doivent pas être admises à la Sainte Communion’ (Code de droit canonique, can. 915).”
L’archevêque cite ensuite le processus établi par le cardinal Joseph Ratzinger (le futur pape Benoît XVI), alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, sur la manière dont un évêque doit traiter les politiciens catholiques qui soutiennent l’avortement :
“… lorsque la coopération formelle d’une personne devient manifeste (entendue, dans le cas d’un politicien catholique, comme le fait qu’il fasse constamment campagne et vote pour des lois permissives sur l’avortement et l’euthanasie), son pasteur doit le rencontrer, l’instruire de l’enseignement de l’Église, l’informer qu’il ne doit pas se présenter à la Sainte Communion tant qu’il n’aura pas mis fin à la situation objective de péché, et l’avertir qu’il sera sinon privé de l’Eucharistie. Lorsque “ces mesures de précaution n’ont pas eu leur effet […] et que la personne en question, avec une persistance obstinée, se présente toujours pour recevoir la Sainte Eucharistie, “le ministre de la Sainte Communion doit refuser de la distribuer”.
L’archevêque Cordileoni affirme avoir suivi fidèlement ce processus en expliquant à la présidente Pelosi, à plusieurs reprises, la position de l’Église catholique sur l’avortement et en l’avertissant qu’elle se verrait refuser la sainte communion si elle ne changeait pas de position. Dans sa dernière communication avec elle, dans une lettre datée du 7 avril 2022, Cordileoni a dit à Pelosi que :
“Si vous ne répudiez pas publiquement votre plaidoyer pour le ‘droit’ à l’avortement ou si vous ne vous abstenez pas de faire référence à votre foi catholique en public et de recevoir la Sainte Communion, je n’aurais d’autre choix que de faire une déclaration, conformément au canon 915, selon laquelle vous ne devez pas être admis à la Sainte Communion.”
Après le refus arrogant de Pelosi de changer sa position sur l’avortement, l’archevêque Cordileoni n’avait qu’une seule option à sa disposition :
“Comme vous n’avez pas publiquement répudié votre position sur l’avortement, et que vous continuez à vous référer à votre foi catholique pour justifier votre position et recevoir la Sainte Communion, ce moment est maintenant venu. Par conséquent, à la lumière de ma responsabilité en tant qu’archevêque de San Francisco d’être ” soucieux de tous les fidèles chrétiens confiés à [moi] ” (Code de droit canonique, can. 383, §1), par le biais de cette communication, je vous informe que vous ne devez pas vous présenter à la Sainte Communion et, si vous le faites, vous ne devez pas être admis à la Sainte Communion, jusqu’à ce que vous répudiez publiquement votre plaidoyer en faveur de la légitimité de l’avortement et que vous confessiez et receviez l’absolution de ce péché grave dans le sacrement de pénitence. (Souligné dans l’original.)
Cordileoni a déclaré qu’il était “prêt à poursuivre notre conversation à tout moment, et continuera à offrir la prière et le jeûne pour vous.”
Il a terminé sa lettre en disant à Mme Pelosi qu’il demandait à tous les fidèles de son diocèse de prier pour tous les hommes politiques catholiques qui soutiennent l’avortement afin “qu’avec l’aide et sous la direction de l’Esprit Saint, ils puissent subir une conversion du cœur dans cette affaire très grave et que la vie humaine soit protégée et encouragée à chaque étape et condition de la vie”.
Chronique des cinglés
Karine Espineira, franco-chilienne sociologue des médias franco-chilienne, est chercheuse associée à l’université Nice-Sophia-Antipolis depuis 2012. Elle est membre associée au Laboratoire d’études de Genre et de Sexualité (UMR LEGS), Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis, depuis 2017. Ses travaux s’inscrivent dans les champs des études de genre, des études culturelles et des études transgenre. Ses recherches portent sur les constructions médiatiques des transidentités, sur les modèles de genre dans les médias, et les transféminismes. Sic.
Elle est membre du comité scientifique de la Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT (DILCRAH). Elle était... car elle vient de démissionner. La raison ? Il est envisagé d’intégrer des personnes défavorables aux discours incitant les mineurs à changer de sexe; Selon elle
“c’est comme accepter des gens de Reconquête !”
Le livret de « famille » encore modifié
Déjà modifié en décembre 2017 et en janvier 2020, le livret de famille vient de nouveau d’être modifié. Dans un arrêté paru au Journal Officiel le mardi 3 mai, ont été intégrés au livret de famille :
- le recours à la procréation médicale assistée (PMA),
- l’identité des enfants mort-nés
- le changement de nom de famille.
Dans les faits, «la filiation est établie à l’égard de la femme qui accouche», selon l’annexe 2 du nouveau texte. Pour la conjointe, «la filiation est établie par la reconnaissance conjointe anticipée» faite «devant le notaire» pendant qu’est donné «le consentement à l’assistance médicale à la procréation». La reconnaissance conjointe anticipée devra ensuite être remise à l’officier de l’état civil afin de l’intégrer dans «l’acte de naissance».
Les deux femmes devront choisir le nom de famille de l’enfant suivant deux possibilités. Elles pourront opter pour le nom de l’une d’entre elles ou accoler leurs deux noms de famille dans l’ordre de leur choix. Si aucun choix n’a été défini, l’officier de l’état civil prendra les deux noms de famille en les positionnant suivant l’ordre alphabétique.
La seconde modification est la mention possible du nom et des prénoms d’un enfant mort-né.
Le document administratif mentionnera également les nouvelles règles liées à l’adoption comme la possibilité pour une personne d’adopter l’enfant de son concubin, de son conjoint ou de son partenaire de PACS, selon certaines conditions.
Le livret de famille va également incorporer la nouvelle règlementation sur le changement de nom de famille. Un véritable imbroglio individualiste. En cas d’accord entre les deux parents, l’enfant pourra opter pour le nom du parent «qui ne lui a pas transmis le sien». Ce dernier pourra ajouter ce nom au sien ou le remplacer. En cas de désaccord et de la saisie du juge aux affaires familiales, l’enfant «de plus de 13 ans doit consentir à son nom d’usage».
Et pendant ce temps-là :
Une femme à Paris, une connaissance d’une amie part assister bientôt aux États-Unis à la naissance de son enfant par GPA, don d’ovule, don de sperme. Elle est médecin.
Jusque là chacun ses choix.
Mais elle a 63 ans. Elle vit seule.
Que dois je comprendre?— Christine KELLY (@christine_kelly) May 22, 2022
