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50eme Anniversaire du rappel à Dieu de Sœur Claire Ferchaud

La petite paysanne de Loublande (5 mai 1896 – 29 janvier 1972), suivant la volonté du Sacré-Cœur, avait osé donner un avertissement au Président Poincaré et aux Généraux en pleine guerre 1914-1918.

Pendant 55 ans, elle vécut effacée dans la Maison du Sacré-Cœur où elle s’était retirée avec ses compagnes à Noël 1917 pour une vie de prière et pénitence pour la France et l’Eglise.

Les marques de bienveillances de l’Eglise ne lui manquèrent pas dans les nombreuses difficultés qui accablèrent sa vie :

  • Sa Chapelle fut bénite le 12 juin 1918 par son Evêque Monseigneur Humbrecht qui, ainsi que Monseigneur de Durfort, se firent son réconfort et son soutien dans l’épreuve.
  • Le 20 septembre 1939, Bénédiction de sa Sainteté Pie XII « acceptant l’holocauste de Claire pour l’Eglise, le Sacerdoce et le Salut des Ames ».
  • Par décret du Saint Office, le 1er juillet 1964, la Chapelle devient Oratoire public.
  • Le 8 septembre 1964, le Cardinal Ottaviani Secrétaire du Saint Office fait savoir à Claire que « le Calvaire de Loublande est terminé ».

Depuis Loublande est devenu un lieu de pèlerinage. Nombreux sont ceux qui viennent se recueillir sur sa tombe, à la Communauté et prier aux Rinfillières. Les pèlerins viennent prier pour le monde d’aujourd’hui, menacé par une tempête sans précédent de matérialisme de violences et d’immoralité, qui ne se relèvera qu’après s’être agenouillé dans le repentir, pour rendre à son Sauveur un hommage public et solennel dans l’Adoration de son Créateur et de son Dieu.

C’est par la Messe Perpétuelle, seconde mission de Sœur Claire que le monde désormais sera sauvé.

C’est là toute l’Espérance dans la Miséricorde du Seigneur.

Valérie Pécresse à l’extrême-centre

 

Les belles figures de l’Histoire : Saint François de Sales

Aymeric Pourbaix et ses invités Véronique Jacquier et le Père Jean-François Thomas, jésuite, évoquent saint François de Sales

A son tour, Gilbert Collard rejoint Eric Zemmour

Le problème, quand on dirige son parti à la trique, en assenant à ses membres que de toute manière, ils n’ont nulle part d’autre où aller, c’est que le jour où ils ont quelque part d’autre où aller, ils partent. L’ancien député du Gard, élu député européen sous les couleurs du RN en 2019, avait été écarté de la commission d’investiture du RN à l’été 2020. Collard avait menacé de claquer la porte du parti, avant d’être rattrapé par Marine Le Pen qui lui avait confié la direction de son programme culture.

L’élu va annoncer son ralliement lors du meeting d’Éric Zemmour organisé ce samedi, à Cannes.

Nouveau succès de la Marche pour la vie à Washington

 

“Notre fille trisomique nous a rendus meilleurs”

María Doussinague a consacré une page Instagram à la petite Marieta pour encourager d’autres familles :

Tout a commencé à l’initiative de María Doussinague, mère de trois enfants, dont la dernière, Marieta, est atteinte du syndrome de Down. Quand elle l’a découvert, pendant sa grossesse, ce fut un moment difficile. Le choix de donner naissance à cette fille n’a cependant jamais été remis en question, malgré les pressions extérieures. Finalement, Marieta (qui vient d’avoir neuf ans), est née et ce fut la “meilleure décision” que sa mère ait pu prendre. “Je ne l’ai jamais regretté et j’ai maintenant une fille qui me rend très heureuse, ainsi que tous ceux qui m’entourent”, témoigne Mme Doussinague, interrogée par la chaîne El Rosario de las 11 pm .

(Presque) 100% des grossesses dont l’enfant est trisomique sont avortées.

Au cours des neuf années de la vie de Marieta, sa mère María et son père Cesar ont essayé autant que possible d’établir un réseau avec des centaines d’autres familles d’enfants atteints de trisomie 21. “Sur les 400 familles que je connais, explique María, environ la moitié ont des enfants trisomiques qui sont venus au monde parce qu’il n’y avait pas de diagnostic prénatal et que leurs mères l’ont découvert après l’accouchement. Malheureusement, si beaucoup de ces familles découvraient aujourd’hui un enfant déficient pendant la grossesse, “la plupart avorteraient”. En outre, les statistiques de la Fondation espagnole du syndrome de Down montrent que sur les quelques 400 000 enfants qui naissent chaque année en Espagne, seuls 150 sont atteints du syndrome de Down : près de 100 % d’entre eux sont avortés. Marieta fait donc partie des autres 0,000…%.

Dès que María a reçu le diagnostic de sa fille, elle a immédiatement compris que le plus gros problème n’était pas la trisomie 21 elle-même, mais le manque d’informations. Elle s’est alors fixé une mission : “Transformer le monde pour que les enfants trisomiques ne soient pas seulement nés mais aussi accueillis”. La page El chromosoma de Marieta a donc été créé avec l’intention de “démolir les mythes” et de “montrer la valeur du handicap dans notre société”, explique-t-elle.

La vie d’un enfant trisomique n’est certainement pas facile, mais elle peut être belle et c’est certainement une vie qui vaut la peine d’être vécue, ni plus ni moins qu’une autre. Les photos de la petite Marieta dans sa routine quotidienne sont incroyablement tendres et ont déjà gagné plus de 10 000 adeptes. Ce sont des photos qui montrent la vie de Marieta pour ce qu’elle est : un enfant normal, qui vit avec joie tout ce que font ses camarades. La mère était infiniment reconnaissante de l’attention portée à la page Instagram et au sujet de la trisomie 21 en général. “Ils ont vu en Marieta une lumière dans leur vie”, dit la mère des nombreuses personnes qui la suivent dans la même condition : “le chemin que leur enfant va parcourir et l’espoir de voir comment une petite fille peut être heureuse, parler, rire, jouer comme n’importe quel autre enfant”.

Un enfant heureux

Le père et la mère de Marieta n’ont jamais pensé : “Pourquoi moi ?”. Ils vivent le syndrome de Down de leur petite fille davantage comme une condition et un état de fait que comme un “drame”. “Elle me fait grandir et avoir une vie bien meilleure que si Marieta n’avait pas existé. Cette fille que Dieu a envoyée à ma famille nous a rendus meilleurs”, répète María, convaincue qu’un enfant trisomique peut être heureux, sans jamais être “un poids pour ses frères et sœurs”. Le témoignage de la famille Doussinague confirme que cela est possible.

Marieta se prépare actuellement à sa première communion et, comme le rapporte sa mère, “connaît parfaitement le Notre Père et l’Ave Maria, malgré ses difficultés linguistiques”. La jeune fille a déjà développé sa propre religiosité et ses parents la voient prier avec dévotion. “Elle adore les cours de religion, elle connaît la vie de Jésus, de Marie et de Joseph, elle aime aussi tout ce qui a trait à Noël, les Rois mages et connaît tous les chants de Noël”, raconte sa mère. “Elle nous a appris à profiter de la vie, à tout célébrer, les petits et les grands progrès, et à apprécier chaque détail de ce que nous avons” et à “garder à l’esprit ce qui est vraiment important dans la vie et à oublier les petites choses qui ne sont pas nécessaires. Marieta nous a appris tout cela”, conclut la mère.

Homophobie ?

Nicolas Noguier, le président fondateur du Refuge, association d’aide aux jeunes victimes d’homophobie rejetés par leur famille, a été mis en examen jeudi pour «viol» et «agression sexuelle».

Son compagnon, cofondateur et ex-directeur du Refuge, Frédéric Gal, a également été mis en examen «pour deux faits de harcèlement sexuel».

Nicolas Noguier et Frédéric Gal ont contesté l’ensemble des faits qui leur sont reprochés.

Les deux hommes ont également été mis en examen pour travail dissimulé et harcèlement moral sur plusieurs salariés et bénévoles de la fondation.

Thomas More, sa conscience avant l’obéissance aux évêques

Les éditions DMM publient un essai de Miguel Cuartero Samperi, diplômé en philosophie et en théologie de l’Université pontificale grégorienne, sur Thomas More, la lumière de la conscience. L’ouvrage, préfacé par le cardinal Sarah, retrace les étapes de la vie de Thomas More en suivant comme “fil rouge” la centralité de la conscience. Dans tout les choix auxquels il a dû faire face, le philosophe anglais a écouté sa propre conscience comme le lieu où se révèle la voix de Dieu qui guide l’homme pour qu’il choisisse le bien et rejette le mal. Face à la sentence imminente, Thomas More montra une fermeté inébranlable, malgré sa famille : sa priorité n’était pas de préserver sa vie terrestre mais de sauver son âme de la damnation.

La décision de rejeter les actes du Parlement, en fait, n’était pas tant motivé par des arguments politiques que par la fidélité à sa propre conscience, à l’Eglise et à Dieu : “Il est mort en fidèle et bon serviteur de roi, mais avant tout de Dieu”. Miguel Cuartero amène le lecteur, étape par étape, à considérer exactement ce que l’on entend par “conscience” : que suivait exactement Thomas More quand il décida, toujours plus lucidement, de sacrifier sa vie en son nom.

Il a suivi la voix de sa conscience, contre l’épiscopat anglais, qui a reconnu le roi Henri VIII comme chef de l’Eglise, souscrivant ainsi son abjuration au pape.

Si More avait eu une foi superficielle, de façade, faite uniquement de paroles et d’actes conventionnels et n’avait pas été un homme d’une profonde dévotion intérieure, la question aurait été résolue sans problèmes de conscience avec la reconnaissance des exigences personnelles du souverain comme cela s’est produit pour tous les évêques, prélats et religieux, de ses contemporains qui, bien qu’appartenant à l’Eglise catholique, ne dédaignaient pas de s’en séparer avec une facilité déconcertante pour ne pas risquer la peine de mort, contribuant ainsi au terrible schisme.

Emmanuel Macron poursuit-il la logique révolutionnaire ?

Cette semaine les membres du Club des Hommes en Noir se sont intéressés aux propose tenus par le Président au journal Le Parisien “emmerder les non-vaccinés”, déchoir les “irresponsables” de la “citoyenneté” ? Qu’en pensent-ils ? Retrouvez l’abbé Barthe, l’abbé Celier, l’abbé Guelfucci et Jean-Pierre Maugendre sous la direction de Philippe Maxence.

L’OMS demande la levée des interdictions de voyage et du passe vaccinal pour voyager

Le Comité d’urgence du Règlement sanitaire international de l’OMS a émis ces recommandations à l’issue de sa dixième réunion sur la Covid-19 qui s’est tenue mercredi 13 janvier. Il est notamment recommandé de « lever ou d’assouplir les interdictions de circulation internationale, car elles n’apportent aucune valeur ajoutée et continuent de contribuer au stress économique et social des États parties ». Selon l’agence, la mise en œuvre d’interdictions générales de voyager « n’est pas efficace pour supprimer la propagation internationale » et « peut décourager la notification transparente et rapide des variants émergents préoccupants ».

Selon des conclusions publiées mercredi, l’OMS a également indiqué que l’obligation de fournir une preuve de vaccination contre la Covid-19 pour les voyages internationaux pourrait ne pas être nécessaire en tant que seule voie ou condition permettant les voyages internationaux.

« Debouts ! Assis ! couchés ! »

De Bernard Antony :

Au cirque de la vaccinocratie macronéronienne, le pitre Castex s’entraîne à dresser les Français comme de braves toutous !

« Charlot », il s’appelait : c’était un très beau « berger belge », (un variant du berger allemand, de la race groenendael exactement) que m’avait offert en 1961 une amie des parents en me conseillant de le dresser rapidement car il grandirait encore et il valait mieux que j’apprenne à le maîtriser.

À vrai dire je n’avais pas une vocation de dompteur et Charlot fit à peu près toujours ce qu’il voulait. Un bon et brave chien certes, pour ce qui était de me protéger mais qui avait trop tendance à montrer les crocs à qui, selon lui, s’approchait trop de moi.

Charlot détestait notamment le facteur qu’il percevait comme par trop porteur de mauvaises nouvelles. Mais ma fierté fut tout de même d’arriver non sans mal à obtenir de lui qu’il obéisse bellement à quatre injonctions successives, ce que je récompensais par un demi-sucre (pas plus car les bonnes bêtes peuvent avoir du diabète) : « Debout ! Assis ! Couché ! La patte ! ».

Irrésistiblement, Castex m’a rappelé cela. Moins sympathique que mon Charlot mais méchant toutou du totalitaire Macronéron, hier encore il a fait le coup aux bravasses Français de leur donner la nouvelle qu’après réunion du conseil « scientifique », ils pourraient désormais consommer « debouts !». Jusqu’ici, fallait qu’ils grignotent « assis », seulement assis (et dans les trains, de préférence, selon un dirigeant de la SNCF, dans les toilettes !).

Avec sa gestuelle de méchant pédagogue primaire et son regard menaçant, lourd de promesses, de contraventions salées, Castex s’emploie ainsi, au fil des mois, à dompter les Français, à les plier à la discipline de l’  « assis » ou du « debout ».

Mais le but évident est de faire qu’ils obtempèrent tous, qu’ils soient moralement tous couchés !

Pas si facile !

Car il faudra encore sans doute beaucoup de moyens de persuasion pour en finir avec les rebelles de la tribu des « non-vaccinés », et leurs complices vaccinés de plus en plus nombreux.

Qui ne le comprend ? L’enjeu désormais, ce n’est plus tant d’en finir avec le virus coronaoïde, d’autant que dans son variant « omicron », s’il pullule comme jamais, il n’est à l’évidence pas très méchant pour le plus grand nombre des contaminés !

L’enjeu, c’est de soumettre tout le peuple à la volonté de Big Brother comme dans le « 1984 » du grand Orwell.

Par la persuasion d’abord, la schlague ensuite, puis l’exclusion, et enfin par l’élimination. Quelle jouissance pour Macronéron l’emmerdeur aux yeux fous de pouvoir aller toujours plus loin dans l’exercice sadique du pouvoir.

Mais pourquoi se gênerait-il puisqu’il y a encore une majorité de concitoyens très masochistes ?

iFamNews fête ses 2 ans

Marco Respinti, rédacteur en chef de International Family News :

Aujourd’hui, samedi 22 janvier, “iFamNews” a deux ans. Deux ans d’amitié avec vous, lecteur : deux ans de belles batailles, de satisfactions et oui, aussi de quelques défaites. Mais toujours avec vous à nos côtés, en jetant toujours nos cœurs dans la bataille.

Deux ans pour un portail d’information comme le nôtre, c’est l’âge de la maturité. C’est pourquoi nous avons voulu récompenser votre et notre désir de beauté et de vérité en nous renouvelant profondément.

Hier, vendredi 21 janvier, nous avons commencé à publier la version polonaise de “iFamNews”, un effort important que nous préparons depuis des mois et qui permettra un contact direct avec le grand monde pro-vie et pro-famille polonais. En d’autres termes, un allié de plus pour notre mission et une source d’information de plus pour vous, à côté des importantes éditions en anglais, français, allemand, espagnol, serbe et russe que vous connaissez déjà.

Nous attendons beaucoup de cette nouvelle entreprise commune.

Et puis notre portail. Vous aurez remarqué le changement en cours depuis quelques jours maintenant. En effet, il y a plus de nouvelles, plus d’informations en temps réel, plus de commentaires, plus de matériel utile pour défendre le droit à la vie, la famille naturelle et les libertés authentiques de la personne contre les attaques de la “culture de la mort” qui prévaut aujourd’hui.

C’est un grand effort, rendu possible par votre aide en tant que lecteur et votre amitié en tant que sympathisant, pour lequel je tiens à remercier tout d’abord les rédacteurs et collaborateurs de “iFamNews”, nos collègues des rédactions étrangères et donc le rédacteur en chef.

La nouvelle “iFamNews” pourra enfin peser sur la bataille quotidienne de l’information, réfuter les signes stylistiques de la culture woke, renvoyer à l’expéditeur les mensonges de la culture de l’annulation, contrecarrer les fausses nouvelles et proposer une alternative constructive de liberté à tous ceux qui, comme vous et moi, se soucient de leur bien, de celui de leurs familles, de leurs proches et de leurs communautés.

Il y aura également une plus grande intégration entre les différentes rédactions de “iFamNews”, de sorte que nos collègues et nous-mêmes pourrons trouver des nouvelles et des détails internationaux introuvables ailleurs, tant en italien que dans leur propre langue. Merci, donc, de nous lire avec passion et de nous soutenir fidèlement. N’arrêtez pas de le faire juste quand nous nous améliorons. En fait, prévenez tous vos amis et contacts. Nous avons deux ans : avec vous, nous en aurons cent fois plus.

Et toujours l’avortement…

De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :

Ils ont tout juste 20 ans. Certains d’entre eux estiment qu’ils sont des survivants. Ils ont marché, nombreux, joyeux et déterminés le 16 janvier dernier « Pour la vie ». Dans l’iconoclasme de leur jeunesse ils ont même osé s’en prendre à une des icônes de la modernité, ancienne présidente du Parlement européen, figure emblématique du « droit des femmes à disposer de leur corps » : Simone Veil. Alors que les personnalités politiques les plus attachées à la défense de la vie humaine innocente, dans un sursaut d’héroïsme qui les surprend elles-mêmes, demandent d’en revenir, contre toutes les libéralisations postérieures, à l’application stricte de la loi Veil, cette jeunesse, transgressive et libre, demande, benoîtement, que la loi Veil elle-même soit abrogée.

Un épiscopat à la remorque du monde

Elle ne partage pas l’avis de Mgr d’Ornellas, archevêque de Rennes, qui dans un texte du 14 janvier 2022, deux jours avant la Marche pour la Vie, publié sur le site de la Conférence des Evêques de France et donc ayant reçu l’aval de son noyau dirigeant affirmait :

« Penser à l’avortement c’est considérer deux êtres humains : la femme et celui qu’elle porte. Tel était l’équilibre de la loi Veil en 1975. Sans oublier la vie en gestation, cette loi veillait à la santé des femmes que la manière d’avorter mettait en péril ».

Est-il irrespectueux envers Mgr de Rennes que de lui rappeler que la loi Veil prévoit la possibilité d’une Interruption Médicale de Grossesse jusqu’à la date de l’accouchement. Ce qui signifie, concrètement, qu’un enfant trisomique peut être avorté, et donc tué, jusqu’à la veille de sa naissance, avec la bénédiction du primat de Bretagne. Nous savions depuis la publication de l’autobiographie de Simone Veil, en 2007, « Une vie » que l’épiscopat français ne s’était pas opposé à la dépénalisation de l’avortement :

« Je me suis entretenue avec le prélat en charge de ce problème au sein de la hiérarchie catholique. Il n’a pas tenté de me dissuader. Il exprimait le vœu que la liberté de conscience soit assurée, et que nul ne puisse obliger un médecin à pratiquer une IVG. (…) J’ai souvenir d’une rencontre avec des responsables du clergé régulier, destinée à examiner le problème de leur protection sociale. La réunion s’est fort bien déroulée, dans une ambiance courtoise et positive. J’en ai tiré le sentiment que les communautés religieuses étaient peut-être plus concernées par leur régime de Sécurité Sociale que par l’IVG. » (p 162-164)

Aujourd’hui la loi Veil fait figure de loi réactionnaire aux yeux des nouveaux déconstructeurs. La député Albane Gaillot veut faire passer de 12 à 14 semaines le délai légal d’avortement, en supprimant également la clause de conscience qui permet aux médecins de ne pas accomplir d’IVG. Rappelons que pour effectuer un avortement à 14 semaines il faut commencer par briser la tête de l’embryon qui s’est alors ossifiée. L’ensemble de la profession médicale est vent debout contre cette proposition de loi. Comme elle l’était en 1975, avec les résultats que l’on sait.

Promouvoir partout l’avortement

Dans son discours devant le Parlement européen le 18 janvier Emmanuel Macron a clairement affirmé sa volonté que le droit à l’avortement soit intégré à la charte des droits fondamentaux de l’Union. Ce qui augure de belles empoignades avec la Hongrie, la Pologne, etc. Nous sommes à une heure où, selon l’expression très explicite d’Hannah Arendt, semble triompher « la banalité du mal ». Une partie de la bourgeoisie catholique vote sans état d’âmes pour des partisans déclarés de la culture de mort, les seules valeurs lui paraissant dignes d’intérêt étant celles de son porte feuille d’actions et de son logement. Le reste…

Il est bien sûr possible, et en partie légitime d’ailleurs, de se désoler des avancées continuelles de la « culture de mort », les quelques lueurs étant bien lointaines : aux USA, en Europe de l’est, etc. Il est non moins vrai que voir perdurer une opposition structurée, argumentée et militante à la loi qui a ouvert la porte de Pandore tient du miracle. A l’issue des manifestations autour de la loi sur le mariage homosexuel, finalement votée, Camille Pascal, une des plumes de Nicolas Sarkozy avait eu cette formule : « S’y opposer était un droit, s’y soumettre est un devoir ».  C’était donner à Créon tous les pouvoirs et refuser à Antigone le droit d’en appeler aux « lois non écrites et immuables des dieux ». Au-delà de l’aspect moral, qui n’est pas anodin, cette promotion forcenée de l’avortement est également un non-sens politique si du moins on admet que la politique est le service du bien commun, le premier de ces biens étant la survie et la pérennité de la société. Alors que l’Europe est frappée de plein fouet par une crise démographique qui crée un puissant appel d’air en particulier pour les populations déshéritées d’Afrique est-il vraiment nécessaire d’encore accroître cette crise par des mesures mortifères ?

Enfin, cette jeunesse qui défile « Pour la vie » exprime mieux que de longs discours « la revanche des berceaux ». Elle est, dans le temps, la revanche des familles qui dans l’indifférence ou l’hostilité générale – les « lapins » brocardés par le pape François – ont transmis la vie et accepté les sacrifices inhérents à cette fonction. L’avenir lui appartient car elle est la jeunesse de Dieu !

La CEDH validerait-elle le passe vaccinal ?

Le passe vaccinal pourrait-il être déclaré non conforme à la Convention européenne des droits de l’homme ? La Cour européenne est déjà saisie de plusieurs recours contre les nouvelles obligations vaccinales et sera appelée à se prononcer sur les différents « green pass » (passes sanitaires) qui s’appliquent en Europe.

Dans cette émission, Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, évoque la jurisprudence :

Quand le sage montre la lune, l’idiot regarde son doigt…

De Stéphane Buffetaut, Elu vendéen, ancien député européen, membre du bureau politique du CNIP, pour le Salon beige:

Mediapart, qui n’adore rien tant que les pseudo-révélations destinées à jeter l’opprobre sur tel ou tel et à susciter l’indignation de commande propre à la secte politiquement correcte néo-marxiste, a réussi à susciter une émotion de commande parce que Jean-Michel Blanquer avait passé ses vacances, entre Noël et le jour de l’an, à Ibiza. Ceci juste avant de cautionner l’invraisemblable protocole sanitaire infligé aux enfants et au personnel enseignant à la veille de la rentrée.

On ne rentrera pas dans les circonstances personnelles de ce choix de villégiature, cela ressort de la vie privée et doit être protégé de l’indiscrétion malsaine d’une presse de caniveau. Après tout, chacun peut passer ses vacances où il veut et Ibiza n’est pas que le lieu de la fête « jet set ». Certes, alors que les Français se débattent dans des contraintes sanitaires de plus en plus liberticides et ubuesques, il est permis de considérer que le lieu pouvait se transformer en symbole désagréable de l’éloignement de la nomenklatura politique des conditions de vie de tout à chacun. Donc imprudence, maladresse certes mais pas plus. Disons-le, j’ai en horreur cette pseudo-vertu de la gauche trotskiste dont son maître à penser écrivait: « Le jugement moral est conditionné, avec le jugement politique, par les nécessités intérieures de la lutte » (Trotski, Leur morale et la nôtre, 1938). Il faut donc se méfier de la « vertu » révolutionnaire qui n’est qu’un instrument. Robespierre, notre psychopathe national, ne déclarait-il pas que « la Terreur est l’émanation de la vertu ».

La question est que cette polémique autour d’un faux scandale fait oublier le vrai scandale : celui du protocole sanitaire de soixante pages, communiqué aux chefs d’établissement et aux professeurs la veille de la rentrée, protocole intitulé en bon français administratif « contact tracing » ! Texte quasiment inapplicable, qui vient après une trentaine d’autres depuis le début de l’épidémie, qui pourrit la vie des parents et frise la maltraitance pour les enfants. A tel point que le Gouvernement a dû, en urgence, le simplifier et Jean Castex jouer le rôle du pompier pyromane avec l’expression éberluée qui est sa marque.

Cet énième épisode du délire administratif français est sinistrement révélateur du fait que nos ministres ne contrôlent plus leurs administrations, ou sont tellement perdus dans leur tour d’ivoire qu’ils deviennent incapables de percevoir l’absurdité des contraintes administratives dont ils harassent les Français. Chacun se souvient de la délirante attestation de sortie de deux pages, émise par le ministère de l’intérieur en mars dernier et que Gérald Darmanin avait dû faire retirer dans la précipitation, tant l’indignation et les railleries avaient envahi les réseaux sociaux.

Mais le pire est que les Français semblent s’y accoutumer. Lors de sa dernière conférence de presse, le Premier Ministre a informé avec sérieux, et comme si c’était une faveur inouïe consentie au peuple, qu’il serait bientôt possible de prendre nos consommations debout dans nos cafés. Dans un pays normalement constitué, lui et son ministre de la Santé auraient dus être bombardés d’œufs ou de tomates, tournés en ridicule, hués ! Mais non, cette absurdité administrative, cette incongruité étatique, ce ridicule politique paraissent admissibles. Tandis que Monsieur Véran explique que le laisser-passer vaccinal, alors que le laisser-passer sanitaire a fait la preuve de son inutilité pour endiguer la vague omicron, sera instauré pour une durée indéfinie et qu’ainsi, la mise sous contrôle des Français non seulement se poursuit mais encore s’aggrave. Encore un peu d’efforts, demain sera affiché aux portes de nos bistrots et restaurants le petit panonceau: « Interdit aux chiens et aux non-vaccinés » !

On le sait, quand Georges Pompidou souhaitait que l’on arrêtât « d’emmerder les Français », Macron a envie du contraire. Et passe à l’acte. La crise sanitaire a mis en relief la folie absolue de l’administration française qui, sous des prétextes variés, entend régler la vie des Français dans le détail, tout en se protégeant de toute mise en cause de sa responsabilité. Univers aussi kafkaïen qu’Orwellien.

Grâce à Eric Zemmour, la question de la survie de notre civilisation, de notre culture, de nos modes de vie, de l’existence même de notre nation a fait irruption dans le débat des élections présidentielles, qui, contrairement à ce que semblent croire certains et certaine, ne pourra pas se limiter aux habituelles propositions technocratiques.

Mais il est un autre débat essentiel pour la survie de la France : la libérer du joug de l’Etat jacobin. Par naissance, il fut totalitaire et sanguinaire. Par essence, il reste traversé par la tentation totalitaire. Par étouffement des initiatives et des libertés. Car il n’est plus fort, il n’est que lourd. Peu respecté, systématiquement bafoué dans les quartiers dits de reconquête républicaine, il n’exerce sa rigueur que contre les honnêtes gens trop soumis.

La France compte 5,5 millions d’gents publics contre, par exemple, 4,9 millions en Allemagne, pays qui compte 10 millions d’habitants de plus que nous ! Clémenceau avait déjà remarqué : « la France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires, il y pousse des impôts ». La conséquence est en effet que notre pays est le plus imposé des pays de l’OCDE et caracole en tête en ce qui concerne la part des dépenses publiques dans le PIB (61,7 points). Le moins que l’on puisse dire, c’est que les Français n’en ont pas pour leur argent : police et justice dans la misère, hôpital public en berne, infirmières mal rémunérées, défense variable d’ajustement du budget de la France, monuments historiques en piteux état, écoles et universités qui ne cessent de reculer dans les classements internationaux, insécurité en hausse… le litanie peut être poursuivie longuement. Où passe donc l’argent ? Dans une bureaucratie pléthorique certainement. On sait, par exemple, que 35,22% des emplois hospitaliers en France ne sont ni médicaux ni paramédicaux. La proportion est de 24,3% en Allemagne ! A cela s’ajoute un système social très redistributif, dispendieux et largement ouvert au monde.

Mais comme l’Etat jacobin ne manque jamais d’imagination pour pressurer les Français, le Conseil d’analyse économique, qui conseille le Gouvernement, vient de proposer d’alourdir les droits de succession au détriment des familles – sous prétexte d’égalité, passion française dont Tocqueville avait perçu tous les dangers. Notons que ce délicieux impôt sur la mort a déjà en France le taux marginal le plus élevé de l’Union européenne (45%) et représente 1,38% des ressources fiscales alors la moyenne est de 0,5 % pour les 24 pays membres de l’OCDE (sur 37) qui appliquent cette fiscalité macabre. Décidément, en matière d’impôts, la France c’est toujours plus !

Valérie Pécresse a « gazouillé »  qu’elle instaurerait un « comité de la hache » pour tailler dans les règlements et supprimer toutes les lourdeurs administratives. Promesse éculée faite par le RPR, puis l’UMP, et maintenant par LR. On sait ce qu’il en a été concrètement des réductions d’effectif de la Fonction publique quand ses amis et elle-même ont été au gouvernement. Pourtant, le phénomène démographique du « papy boom », qui touche bien sûr la fonction publique, présente une opportunité qu’il faudrait saisir en ne remplaçant pas les départs à le retraite un pour un.

Les journalistes serviles répètent toujours la même ritournelle : « Vous voulez moins de policiers, d’infirmières, de magistrats … » Les postes qu’il conviendrait de supprimer, ou de ne pas pérenniser, sont bien évidemment ceux de la bureaucratie induite par des réglementations inutiles, excessives, punitives.

Il existerait en France 11 500 lois, 450 000 articles réglementaires, 400 000 normes, 75 codes. Lorsque l’on sait que nul n’est censé ignorer la loi, force est de constater que cette inflation légale et réglementaire crée en pratique une insécurité juridique et une pesanteur administrative insupportables pour les citoyens. Mais si les administrations française et européenne sont responsables, le législateur et donc le monde politique dans son ensemble sont tout aussi responsables puisqu’ils votent la loi ou la proposent. En partie en raison de la manie de vouloir répondre à un problème par une législation nouvelle, ou de la vanité de tel ou tel ministre qui prétend attacher son nom à une loi. Joseph de Maistre avait déjà remarqué: « Pourquoi tant de lois, c’est qu’il n’y a point de législateur. »

En fait, le travail absolument nécessaire d’une épuration profonde du corpus juridique et réglementaire est un travail titanesque. Une reconstruction comparable à celle réalisée par Bonaparte à la suite du renversement total du système juridique de l’Ancien régime. Ce chantier est nécessaire, faute de quoi  les Français finiront étouffés par le poids des lois, normes et règles qui s’accumulent sur leurs têtes et qui les rendent fous ou résignés. Avec pour conséquence le déclassement de la France, elle-même entravée sur tous les plans par le délire administratif.

Ici encore, seul Eric Zemmour semble avoir pris la mesure de l’œuvre à accomplir et l’énergie qu’il faudra déployer pour mettre en place une véritable révolution administrative en proposant la création d’un « haut commissaire à la simplification administrative » directement rattaché à l’Elysée. Il s’agira de restaurer un Etat fort dans des compétences limitées, recentré sur ses devoirs régaliens et les grands projets d’envergure nationale. Un Etat arbitre et juste qui ne prétend pas faire « à la place de » mais qui mise sur l’autonomie, l’initiative et la liberté des personnes, des entreprises et des communautés naturelles. Un Etat qui ne confond pas bien commun et intérêts particuliers de l’administration. Un Etat où cesseront l’empilement et la multiplication des lieux de décision au nom d’une décentralisation mal conçue.

Lorsque l’on compare la clarté du code civil initial au jargon juridico administratif des directives européennes, dont Jacques Delors pronostiquait qu’elles représenteraient 80% des législations nationales en l’an 2000 (lois et décrets), et des lois françaises, on ne peut que déplorer le déclin juridique de notre pays.

Le vrai Etat de droit, c’est la clarté des lois, la stabilité des législations, l’autorité et l’impartialité de l’Etat. Au mois d’avril, ne nous trompons pas de candidat. Ceux qui sont les fruits du système ne pourrons pas, ne saurons pas, trouver en eux et en la France l’énergie pour mettre à bas le carcan administratif et restaurer la force et la grandeur de notre vieux pays qui n’a pas encore écrit le mot fin sur le grand livre de son Histoire.

Le tribunal administratif suspend le port du masque à l’extérieur en Maine-et-Loire

Le Cercle Droit et Liberté avait déposé un recours contre le port du masque sur l’ensemble de l’espace public des communes du département de Maine-et-Loire. Le juge a estimé que

« L’obligation du port du masque en extérieur a été définie sans prendre suffisamment en considération les caractéristiques propres aux différentes zones urbaines ou rurales (…) des 177 communes du département (…), et (…) sans distinguer au sein (…) de ces communes (…) les secteurs les plus susceptibles de connaître des regroupements de population ». « Dans ces conditions, l’arrêté (…) porte à la liberté individuelle des personnes appelées à se déplacer sur le territoire du département de Maine-et-Loire une atteinte disproportionnée et non appropriée aux circonstances de temps et de lieu ».

Le Conseil constitutionnel valide le passeport vaccinal

Voilà son communiqué :

Par sa décision n° 2022-835 DC du 21 janvier 2022, le Conseil constitutionnel s’est prononcé sur la loi renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire et modifiant le code de la santé publique, dont il avait été saisi par deux recours émanant, respectivement, de plus de soixante députés et de plus de soixante sénateurs.

* Les députés requérants contestaient notamment les dispositions de l’article 1er de la loi déférée subordonnant l’accès à certains lieux, établissements, services ou événements à la présentation d’un « passe vaccinal »

Selon ces dispositions, le Premier ministre peut subordonner à la présentation d’un justificatif de statut vaccinal concernant la covid-19 l’accès des personnes âgées d’au moins seize ans à certains lieux, établissements, services ou événements où sont exercées des activités de loisirs et des activités de restauration ou de débit de boissons ainsi qu’aux foires, séminaires et salons professionnels, aux transports publics interrégionaux pour des déplacements de longue distance et à certains grands magasins et centres commerciaux.

Pour l’examen de ces dispositions, le Conseil constitutionnel rappelle que, aux termes du onzième alinéa du Préambule de la Constitution de 1946, la Nation « garantit à tous … la protection de la santé ». Il en découle un objectif de valeur constitutionnelle de protection de la santé.

Il appartient au législateur d’assurer la conciliation entre cet objectif de valeur constitutionnelle et le respect des droits et libertés constitutionnellement garantis. Parmi ces droits et libertés figurent la liberté d’aller et de venir, composante de la liberté personnelle protégée par les articles 2 et 4 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, le droit au respect de la vie privée garanti par cet article 2, ainsi que le droit d’expression collective des idées et des opinions résultant de l’article 11 de cette déclaration.

A cette aune, le Conseil constitutionnel juge que les dispositions contestées, qui sont susceptibles de limiter l’accès à certains lieux, portent atteinte à la liberté d’aller et de venir et, en ce qu’elles sont de nature à restreindre la liberté de se réunir, au droit d’expression collective des idées et des opinions.

Toutefois, en premier lieu, en adoptant les dispositions contestées, le législateur a entendu permettre aux pouvoirs publics de prendre des mesures visant à lutter contre l’épidémie de covid-19 par le recours à la vaccination. Il a ainsi poursuivi l’objectif de valeur constitutionnelle de protection de la santé.

A cet égard, le Conseil constitutionnel relève notamment que le législateur a estimé que, en l’état des connaissances scientifiques dont il disposait et qui sont notamment corroborées par les avis du comité de scientifiques du 24 décembre 2021 et du 13 janvier 2022, les personnes vaccinées présentent des risques de transmission du virus de la covid-19 et de développement d’une forme grave de la maladie bien plus faibles que les personnes non vaccinées.

Il relève également que les mesures permises par les dispositions contestées ne peuvent être prononcées que jusqu’au 31 juillet 2022, période durant laquelle le législateur a estimé, au regard de la dynamique de l’épidémie, du rythme prévisible de la campagne de vaccination et de l’apparition de nouveaux variants du virus plus contagieux, que persisterait un risque important de propagation de l’épidémie.

Le Conseil constitutionnel, qui ne dispose pas d’un pouvoir général d’appréciation et de décision de même nature que celui du Parlement, rappelle qu’il ne lui appartient pas de remettre en cause l’appréciation par le législateur de ce risque ni de rechercher si l’objectif de protection de la santé aurait pu être atteint par d’autres voies, dès lors que, comme c’est le cas en l’espèce, ni cette appréciation ni les modalités retenues par la loi, qui a imposé qu’il soit mis fin aux mesures dès lors qu’elles ne sont plus nécessaires, ne sont pas, en l’état des connaissances, manifestement inadéquates au regard de l’objectif poursuivi et de la situation présente.

En deuxième lieu, le Conseil constitutionnel relève que le législateur a réservé l’application de ces dispositions à des activités qui mettent en présence simultanément un nombre important de personnes en un même lieu et présentent ainsi un risque accru de propagation du virus et à des lieux dans lesquels l’activité exercée présente, par sa nature même, un risque particulier de diffusion du virus.

A cet égard, il relève que le législateur a entouré de plusieurs garanties l’application de ces mesures. Ainsi, s’agissant notamment des déplacements de longue distance par transports publics interrégionaux, le législateur a prévu que, en cas d’urgence faisant obstacle à l’obtention du justificatif requis, aucun document sanitaire n’est exigé et, par des dispositions qui ne sont pas imprécises, que l’exigence de présentation d’un « passe vaccinal » est remplacée par celle de présentation d’un examen de dépistage virologique ne concluant pas à une contamination à la covid-19 en cas de « motif impérieux d’ordre familial ou de santé ».

En outre, les mesures contestées ne peuvent être prises que dans l’intérêt de la santé publique et aux seules fins de lutter contre l’épidémie de covid-19 et si la situation sanitaire le justifie au regard de la circulation virale ou de ses conséquences sur le système de santé, appréciées en tenant compte des indicateurs sanitaires tels que le taux de vaccination, le taux de positivité des tests de dépistage, le taux d’incidence ou le taux de saturation des lits de réanimation. Elles doivent être strictement proportionnées aux risques sanitaires encourus et appropriées aux circonstances de temps et de lieu. Il y est mis fin sans délai lorsqu’elles ne sont plus nécessaires.

En troisième lieu, si les dispositions contestées prévoient que l’accès du public à certains lieux peut être subordonné à la présentation d’un justificatif de statut vaccinal, ces dispositions ne sauraient être regardées, eu égard à la nature des lieux et des activités qui y sont exercées, comme instaurant une obligation de vaccination.

Relevant à cet égard que, selon les dispositions contestées, un décret déterminera les conditions dans lesquelles un certificat de rétablissement à la suite d’une contamination par la covid-19 pourra se substituer au justificatif de statut vaccinal, le Conseil constitutionnel juge que, ce faisant, le législateur a exclu que puisse être exigée la présentation d’un justificatif de statut vaccinal par des personnes qui ne peuvent pas, pour des raisons médicales, être vaccinées.

Enfin, si le législateur a prévu que le Premier ministre pourrait dans certains cas prévoir que serait exigée la présentation cumulée d’un justificatif de statut vaccinal et du résultat d’un examen de dépistage virologique ne concluant pas à une contamination par la covid-19, il n’a réservé une telle possibilité que pour les activités qui, par leur nature même, ne permettent pas de garantir la mise en œuvre des mesures de nature à prévenir les risques de propagation de la covid-19.

Par une réserve d’interprétation, le Conseil constitutionnel juge que ces dispositions ne sauraient toutefois, sans méconnaître la liberté d’aller et de venir, s’appliquer aux déplacements de longue distance par transports publics interrégionaux.

En quatrième lieu, le législateur a prévu qu’un décret déterminera les conditions dans lesquelles un justificatif d’engagement dans un schéma vaccinal vaudra, sous réserve de la présentation du résultat négatif d’un examen de dépistage virologique, justificatif de statut vaccinal.

En dernier lieu, le législateur a pu estimer, en l’état des connaissances scientifiques dont il disposait, que les mineurs de plus de seize ans sont, comme les majeurs, vecteurs de la diffusion du virus et prévoir en conséquence de leur appliquer l’obligation de présentation d’un « passe vaccinal » pour l’accès à certains lieux.

De l’ensemble de ces motifs, le Conseil constitutionnel déduit que les dispositions contestées opèrent, sous la réserve d’interprétation précédemment mentionnée, une conciliation équilibrée entre les exigences constitutionnelles précitées.

* Etaient contestées par les députés et sénateurs requérants les dispositions de l’article 1er de la loi déférée relatives à la production d’un document officiel lors du contrôle de la détention du « passe vaccinal » et du « passe sanitaire »

Ces dispositions permettent aux personnes et services autorisés à contrôler la détention d’un « passe » vaccinal ou sanitaire de demander à son détenteur la production d’un document officiel comportant sa photographie lorsqu’il existe des raisons sérieuses de penser que le document présenté ne se rattache pas à la personne qui le présente.

Examinant ces dispositions au regard de l’article 12 de la Déclaration de 1789 dont il résulte l’interdiction de déléguer à des personnes privées des compétences de police administrative générale inhérentes à l’exercice de la « force publique » nécessaire à la garantie des droits, le Conseil constitutionnel juge qu’elles se bornent à permettre à l’exploitant d’un lieu dont l’accès est soumis à la présentation d’un « passe » vaccinal ou sanitaire de demander à une personne qui souhaite y accéder de produire un document officiel comportant sa photographie aux seules fins de vérifier la concordance entre les éléments d’identité mentionnés sur ces documents. Le refus de la personne de produire un tel document ne peut avoir pour autre conséquence que l’impossibilité pour elle d’accéder à ce lieu.

Le Conseil constitutionnel en déduit que les dispositions contestées ne délèguent pas des compétences de police administrative générale inhérentes à l’exercice de la « force publique »nécessaire à la garantie des droits.

En deuxième lieu, d’une part, en adoptant les dispositions contestées, le législateur a entendu assurer l’effectivité de l’obligation de détention d’un « passe » vaccinal ou sanitaire pour l’accès à certains lieux. Il a ainsi poursuivi l’objectif de valeur constitutionnelle de protection de la santé. D’autre part, en application de ces dispositions, la personne contrôlée ne peut se voir inviter à produire qu’un document officiel comportant sa photographie et des éléments d’identité figurant également sur son « passe » vaccinal ou sanitaire. Il est fait interdiction aux personnes et services autorisés à demander la production d’un tel document de le conserver ou de le réutiliser ainsi que les informations qu’il contient, sous peine de sanctions pénales.

Par une réserve d’interprétation, le Conseil constitutionnel juge que la mise en œuvre des dispositions contestées ne saurait, sans méconnaître le principe d’égalité devant la loi, s’opérer qu’en se fondant sur des critères excluant toute discrimination de quelque nature que ce soit entre les personnes.

* Etaient également contestées par les députés requérants les dispositions de l’article 1er de la loi déférée permettant de subordonner l’accès à une réunion politique à la présentation d’un « passe sanitaire ».

Par dérogation à la règle selon laquelle, nul ne peut exiger la présentation d’un tel document pour l’accès à d’autres lieux hors les cas où le Premier ministre a subordonné l’accès de certains lieux à la présentation d’un « passe » vaccinal ou sanitaire, ces dispositions permettaient à la personne responsable de l’organisation d’une réunion politique d’en subordonner l’accès à la présentation d’un « passe sanitaire ».

Pour examiner ces dispositions, le Conseil constitutionnel rappelle que, aux termes de l’article 11 de la Déclaration de 1789 : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ». La liberté d’expression et de communication, dont découle le droit d’expression collective des idées et des opinions, est d’autant plus précieuse que son exercice est une condition de la démocratie et l’une des garanties du respect des autres droits et libertés. Il s’ensuit que les atteintes portées à l’exercice de cette liberté et de ce droit doivent être nécessaires, adaptées et proportionnées à l’objectif poursuivi.

Il appartient au législateur d’assurer la conciliation entre l’objectif de valeur constitutionnelle de protection de la santé et le respect des droits et libertés constitutionnellement garantis. Parmi ces droits et libertés figurent le droit au respect de la vie privée garanti par l’article 2 de la Déclaration de 1789, ainsi que le droit d’expression collective des idées et des opinions résultant de l’article 11 de cette déclaration.

A cette aune, le Conseil constitutionnel juge que, en adoptant les dispositions contestées, le législateur a entendu permettre que soit subordonné à la présentation d’un « passe sanitaire » l’accès à des réunions qui présentent un risque accru de propagation de l’épidémie du fait de la rencontre ponctuelle d’un nombre important de personnes susceptibles de venir de lieux éloignés. Il a ainsi poursuivi l’objectif de valeur constitutionnelle de protection de la santé.

Le Conseil constitutionnel relève que, toutefois, contrairement aux dispositions qui précisent les conditions dans lesquelles le Premier ministre peut subordonner l’accès de certains lieux à la présentation de documents sanitaires, les dispositions contestées n’ont soumis l’édiction de telles mesures par l’organisateur de la réunion politique ni à la condition qu’elles soient prises dans l’intérêt de la santé publique et aux seules fins de lutter contre l’épidémie de covid-19, ni à celle que la situation sanitaire les justifie au regard de la circulation virale ou de ses conséquences sur le système de santé, ni même à celle que ces mesures soient strictement proportionnées aux risques sanitaires encourus et appropriées aux circonstances de temps et de lieu.

Il en déduit que, dans ces conditions, les dispositions contestées n’opèrent pas une conciliation équilibrée entre les exigences constitutionnelles précitées. Il les déclare contraires à la Constitution.

Il demeure loisible aux responsables des réunions politiques de prendre toutes mesures de précaution sanitaire utiles, telles que la limitation du nombre de participants, la distribution de masques ou l’aération des salles.

Poursuivons le combat pour la Vie !

Communiqué de Choisir la Vie :

Alors que la Marche pour la Vie a réuni ce dimanche des milliers de manifestants pour dénoncer la proposition de loi Gaillot tendant à allonger le délai légal de l’avortement de 12 à 14 semaines de grossesse, les slogans scandés haut et fort par la foule seraient-ils parvenus jusqu’aux oreilles des sénateurs ?
Car ce mercredi 19 janvier, alors que la proposition de loi revenait en deuxième lecture au Sénat, c’est bien par une très large majorité que les sénateurs l’ont rejetée, conscients, à l’instar du député LR Alain Milon [que la proposition de loi] “était un mauvais coup pour les femmes…” et qu’à 14 semaines l’IVG était une “opération souvent insoutenable pour nombre de professionnels”.
Choisir la Vie se réjouit de ce vote et félicite les sénateurs qui se sont opposés à voir légiférer toujours davantage la barbarie sous couvert du motif fallacieux d’offrir aux femmes une plus grande liberté.
Elle invite les députés et les sénateurs qui se réuniront demain en commission mixte paritaire à maintenir cette opposition à l’allongement à 14 semaines du délai d’IVG afin d’éviter une nouvelle navette parlementaire, et tous les défenseurs de la Vie à poursuivre leurs démarches de sensibilisation auprès de leurs élus.

Fatiha Agag-Boudjahlat : “L’inclusion est un piège à cons car elle sert aux hauts-fonctionnaires à réduire les coûts”

Fatiha Agag-Boudjahlat, est une enseignante et essayiste française, cofondatrice avec Céline Pina du mouvement Viv(r)e la République. Elle pousse un coup de gueule contre “l’obsession de l’inclusion” dénoncée par Eric Zemmour et lui donne en partie raison a postériori :

On constate que beaucoup de témoignages sont venus en appui d’Eric Zemmour même s’ils n’ont pas été médiatisés volontairement. Par exemple,  ce témoignage publié sur Causeur est intéressant :Enfants handicapés: et si Zemmour n’avait pas complètement tort?

Dans un récent sondage LCI, il s’avère que la polémique liée aux enfants handicapées serait l’évènement récent le plus marquant de la campagne présidentielle pour 38% des sondés. Afin de rétablir la vérité sur un sujet sensible, vous pouvez relire les articles que le Salon beige y a consacré (cliquez sur le titre) en allant chercher aux sources et en faisant appel à des témoignages concrets de lecteurs :

La réaction hystérique de Sophie Cluzel s’explique-t-elle par sa volonté de faire disparaître les établissements spécialisés conformément aux injonctions de l’ONU? 

Enfants handicapés : Si Eric Zemmour avait tort, pourquoi des parents se retranchent en haut d’une grue pour obtenir une place dans un établissement spécialisé ?

Céline Pina : “Le discours sur l’accueil inclusif a été un attrape-gogo et a servi à tous les gouvernements à se donner bonne conscience tout en laissant tomber la problématique du handicap”

La véritable bienveillance n’est pas d’accueillir en « milieu ordinaire » tout le monde à tout prix mais bien d’accueillir dans de bonnes conditions.

Eric Zemmour et l’inclusion des enfants handicapés à l’école

Saint Irénée de Lyon, docteur de l’Eglise

Le Préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints a proposé au Pape d’accorder un avis positif à la proposition du dicastère de faire de l’ancien évêque de Lyon un docteur de l’Église. Le Saint-Père l’a annoncé officiellement ce vendredi 21 janvier.

Le Pape a déclaré saint Irénée docteur de l’Église, avec le titre de Doctor unitatis, “Docteur de l’unité”.

“Saint Irénée de Lyon, originaire d’Orient, a exercé son ministère épiscopal en Occident : il a été un pont spirituel et théologique entre les chrétiens d’Orient et d’Occident. Son nom, Irénée, exprime cette paix qui vient du Seigneur et qui réconcilie, rétablissant l’unité”. “Que l’enseignement d’un si grand Maître encourage de plus en plus le cheminement de tous les disciples du Seigneur vers la pleine communion”.

Né entre 130 et 140 probablement à Smyrne (dans l’actuelle Turquie), Irénée fut le deuxième évêque de Lyon, entre 177 et 202. Il est l’un des Pères de l’Église et le premier occidental à réaliser une œuvre de théologien systématique. Il s’est illustré par sa dénonciation du gnosticisme. Il est mort martyr, victime d’un édit de l’empereur romain Septime Sévère.

À un moment critique de l’histoire de l’Église, alors qu’à la fin du IIe siècle le Siège Apostolique a voulu imposer une expression unique de la lex orandi (concernant la date de célébration de Pâques) à un groupe de clercs et de fidèles, rejetant ainsi d’autres traditions liturgiques, saint Irénée est intervenu et a respectueusement fait des remontrances au Pape Victor Ier (+197), lui rappelant la magnanimité et la modération pastorales de ses prédécesseurs, en particulier celle du Pape Anicet (+168), qui malgré une perspective liturgique différente de St. Polycarpe (disciple de l’Apôtre Jean) permit néanmoins à une autre tradition liturgique de se poursuivre sans être perturbée (cf. Eusèbe de Césarée, Historia ecclesiastica V : 23). Le pape Victor Ier semble avoir écouté l’appel fraternel de saint Irénée.

Jean-Christophe Lagarde (UDI) soutient Valérie Pécresse et condamne l’omniprésence d’Eric Ciotti

Le jour-même où Valérie Pécresse se déplace sur les terres de Laurent Wauquiez (soutien discret de ce dernier, selon le Monde), Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, annonce son soutien à la candidate de LR. C’est le “en même temps” version Valérie Pécresse :

Oui, je proposerai samedi lors de notre Conseil national de soutenir Valérie Pécresse à la présidentielle. Tout d’abord, parce que nous avons fait ensemble un travail de qualité et beaucoup échangé. Ensuite, parce qu’un nouveau mandat d’Emmanuel Macron serait dangereux pour le pays. Pour l’instant, elle est juste la candidate de la droite. Il faut maintenant qu’elle sache, comme Nicolas Sarkozy, réunir la droite et le centre et aller chercher les électeurs qui votent Macron (…)

Et il souhaite aussi « que des responsables de l’UDI soient intégrés à tous les étages de l’organigramme » [source]

 

Jean-Christophe Lagarde voulait récemmentcoller une balle dans la tête de Zemmour” et avait été accusé de “tenir un double discours” dans un livre qui décrivait sa compromission et son clientélisme avec les caïds de Bobigny :

Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI et député de la Seine-Saint-Denis depuis 2002 a-t-il pactisé avec “la voyoucratie et le caïdat local” ? C’est ce qu’affirme Eve Szeftel, journaliste à l’AFP basée au bureau de Bobigny entre 2014 et 2018, et auteure de Le maire et les barbares, quand la République pactise avec le crime, qui sort mercredi aux éditions Albin Michel (…)

Dans son enquête, Eve Szeftel raconte comment le député UDI a cherché à s’installer durablement à Bobigny. “Tout commence en 2014. Jean-Christophe Lagarde sait que pour élargir sa base électorale, il a besoin de faire basculer cette ville, bastion communiste et symbole de la banlieue rouge. Et pour cela il va s’appuyer sur la voyoucratie”, explique-t-elle. Ce faisant, il devient, “en quelque sorte, le parrain, l’architecte de ce système”.

Selon elle, ce genre de pactes “avec la voyoucratie et avec le caïdat local, c’est quelque chose de malheureusement assez courant. La particularité de Bobigny, par rapport à d’autres villes, c’est ce que ça va passer par un pacte qui renvoie à l’une des pires affaires criminelles de ces dernières années, l’assassinat d’Ilan Halimi en 2006“.

La stratégie qu’analyse la journaliste de l’AFP “va s’appuyer sur des intimes de Jean-Christophe Soumbou, numéro deux du gang des barbares” : d’abord son assistant parlementaire, “le meilleur ami de Jean-Christophe Soumbou”, mais aussi “la femme de Jean-Christophe Soumbou, qui pose au centre de l’affiche de campagne et qui a été récompensée par un poste de contractuelle en mairie après la victoire. Elle porte toujours le voile, en violation de l’obligation de neutralité dans la fonction publique” (…) 

Entre 2010 et 2014, “400.000 euros de sa réserve parlementaire vont être attribués à des associations tenues par des caïds locaux”. À Bobigny, “les caïds et les islamistes, qui parfois marchent ensemble, sont au pouvoir, parce que c’est là qu’il y a l’argent. La politique municipale a été très favorable aux revendications communautaires, comme l’ouverture d’une salle de sport islamique avec horaires réservés aux femmes, subventionnée par la mairie, une école hors contrat inaugurée par la mairie”, détaille la journaliste. Jean-Christophe Lagarde tient, selon elle, “un double discours entre les médias et ce qui se passe sur le terrain, par électoralisme il essaye de jouer sur tous les tableaux”. 

Valérie Pécresse n’a pas toujours refusé de débattre avec Eric Zemmour

Jusqu’à maintenant, Valérie Pécresse s’est dérobée en refusant de débattre avec des candidats qui n’aurait pas recueilli 500 parrainages ce qui lui évite donc d’affronter Eric Zemmour, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Cet argument cache évidemment la peur profonde qui l’habite.

Par ailleurs, Valérie Pécresse a accusé Eric Zemmour de s’être moquée d’une agression sexuelle dont elle aurait été victime à l’âge de 24 ans, sur le plateau de France 2 en 2010. Et comme elle refuse de débattre avec lui, il est difficile de confronter leurs points de vue. Alors, Libération s’est penché sur ce sujet et a découvert ce qui semble être un mensonge de plus de la part de Valérie Pécresse :

“(…) dans un article publié le 8 décembre, selon laquelle Valérie Pécresse «ne pardonne pas à Zemmour d’avoir ricané sur le plateau de Ruquier [On n’est pas couché, ndlr] quand elle a évoqué son agression sexuelle». Après la victoire de Valérie Pécresse à la primaire de la droite, le magazine note qu’«en 2010, dans l’émission de Laurent Ruquier, ça s’est très mal passé entre eux. Elle garde en mémoire ses «ricanements» quand elle a raconté l’agression sexuelle dont elle avait été victime dans une cage d’escalier. Elle avait détaillé son état de choc et son incapacité à déposer plainte, mais la séquence fut coupée au montage» (…)

CheckNews a revu l’émission et constate que la séquence décrite par Valérie Pécresse à Paris Match n’apparaît pas (…) l’animateur Laurent Ruquier dit n’avoir «aucun souvenir de ce moment» vieux de douze ans. De même, Eric Naulleau, chroniqueur et ami d’Eric Zemmour, déclare n’avoir «aucun souvenir de cette déjà lointaine séquence à propos de laquelle j’ai un sérieux doute, notamment au regard de la gravité de ce qu’aurait raconté Valérie Pécresse. Ce n’est pas le genre de propos qu’on oublie. Et pourquoi cette séquence aurait-elle été coupée au montage ?» Egalement joint, l’acteur Gilbert Melki, présent sur le plateau, n’a lui non plus «aucun souvenir de cette anecdote et juste un très vague souvenir de cette émission».

Selon les explications de la société Tout sur l’écran, qui produisait l’émission, «cette séquence n’a pas pu être coupée au montage puisque exceptionnellement l’émission était en direct ce soir-là, comme vous pouvez le voir dans la vidéo YouTube». La mention «en direct» était bien affichée dans le coin gauche de l’écran ce soir-là (…) Les équipes de Valérie Pécresse ont indiqué au magazine Public (numéro du 17 décembre 2021) que «c’était peut-être en marge de l’émission, mais que la connaissant, cela a bien été dit». L’échange aurait donc eu lieu en coulisse.

Contacté par CheckNews, Eric Zemmour se souvient de l’émission, qu’il mentionne dans son dernier livre. «Ça s’était très mal passé entre nous. On avait eu une discussion franche. Mais cette histoire est absolument inventée» (…) qui conteste également toute discussion en coulisse de l’émission, arguant que la productrice de l’émission, «Catherine Barma, nous interdisait de faire l’émission avant et j’arrivais toujours en retard au début. En plus, l’invité politique était le premier invité à passer, à minuit c’était fini pour lui et il repartait. Alors que nous restions jusqu’à deux heures du matin, donc nous n’avions pas le temps de discuter avec lui».

Donc comme Valérie Pécresse refuse (comme Marine Le Pen) de débattre avec Eric Zemmour, nous vous proposons de regarder à nouveau cette émission où ils débattent tous les deux de manière franche :

 

Plus de 360 millions de chrétiens persécutés dans le monde

Selon le rapport annuel de l’ONG Portes ouvertes. Cette ONG protestante publie chaque année un « index mondial » de la persécution des chrétiens, recensant toutes les atteintes, allant de l’« oppression quotidienne discrète » aux « violences les plus extrêmes ».

Entre le 1er octobre 2020 et le 30 septembre 2021, ce sont « plus de 360 millions de chrétiens » – catholiques, orthodoxes, protestants, baptistes, évangéliques, pentecôtistes, etc., de 76 pays – qui ont été « fortement persécutés et discriminés », contre 340 millions en 2020. La persécution est en hausse constante depuis neuf ans. En 2021, 5.898 chrétiens ont été tués, soit une hausse de 24 % par rapport à l’année précédente, où 4.761 cas avaient été enregistrés. Huit chrétiens tués sur dix l’ont été au Nigeria.

En outre, le nombre total d’églises fermées, attaquées, détruites est passé à 5.110 l’an dernier, contre 4.488 en 2020. La Chine contribue à elle seule à 59 % des fermetures.

Portes ouvertes note également une augmentation de « 44 % du nombre de chrétiens détenus en raison de leur foi » (4.277 cas enregistrés en 2020, 6.175 cas en 2021).

14 églises cambriolées dans le diocèse de Poitiers

Depuis le mois de mai 2021, quatorze églises de la Vienne et des villes limitrophes telles qu’Angoulême et Limoges ont été cambriolées par des malfaiteurs. Interpellée par la multiplication des plaintes déposées, la gendarmerie a décidé de créer un groupe d’enquête spécifique autour de ces vols. Les enquêteurs ont prévenu l’archevêque de Poitiers Mgr Pascal Wintzer quant aux potentiels dangers qui menacent les églises du diocèse.

La plupart des objets volés seraient essentiellement des calices et des ostensoirs.

Quelques sujets que cache la question de la concélébration. Et ils sont sérieux.

De Benoît de Rougnoux pour le Salon beige :

Parmi les fidèles de la messe tridentine, nombreux sont ceux qui sont des survivants des scandales liturgiques et catéchétiques. Quand on rencontre des fidèles qui furent jadis paroissiens de prêtres ayant défrayé la chronique pour des raisons morales, on évite de les scandaliser une deuxième fois en leur retirant leur environnement liturgique (tridentin en l’occurence) et les prêtres qui les accompagnent dans leur foi (même si ceux-cis appartiennent à un institut ex. Ecclesia Dei). C’est le B-A BA d’une attitude pastorale. Même si on pense que leurs pasteurs devraient concélébrer à la messe chrismale; tout n’est pas à mettre sur le même plan nous semble-t-il.

Il est bien plus grave de concélébrer avec son évêque, en refusant des pans entiers du dogme et de la morale, que de ne pas concélébrer et d’adhérer intégralement au magistère catholique.

Il est bien plus grave de concélébrer avec son évêque en participant aux ragots dans la sacristie ou en pleine célébration, que d’être uni de cœur et d’esprit – en participant éventuellement à la communion eucharistique, sans concélébrer.

La communion avec l’autorité invoquée pour elle-même, sans que la foi catholique soit partagée intégralement, est un ésotérisme religieux qui fait fi de la charité et de la vérité. C’est une trahison, un faux ami et un abus ; un de plus. On est là en pleine gnose.

Quand les évêques sourcilleux sur la question de la concélébration auront montré aux fidèles qu’ils attendent de leurs prêtres (qui sont leurs premiers collaborateurs) l’adhésion totale à la foi catholique, jusque dans ses contenus les plus exigeants, alors ils pourront se poser la question de savoir s’ils peuvent obliger à la concélébration pendant la messe chrismale.

Ceci suggère quelques questions (et des réponses) :

Comment en effet imposer la concélébration si l’adhésion au magistère de l’Eglise tel que le Catéchisme de l’Eglise Catholique le présente n’est pas attendue expressément des prêtres ?

Comment imposer la concélébration si les moyens de vérification de la “qualité” de la foi des prêtres sont peu ou pas efficaces ?

Ceci sous-tend une question : un évêque peut-il savoir si ses prêtres adhèrent vraiment à la foi catholique ? Il est intéressant à ce sujet de constater comment les saints évêques ont par le passé réformé leur clergé. Les vieilles recettes sont souvent les meilleures. Prenons deux exemples :

Saint Augustin, qui s’y connaissait en ésotérisme pour avoir été adepte un temps de théories fumeuses, devenu évêque d’Hippone, a littéralement « monachisé » son clergé. Il lui a imposé un cadre, une règle, une formation précise dont il a soigneusement organisé et le contenu et la périodicité.

Le Bienheureux Alain de Solminhiac, évêque de Cahors, voulant lutter contre la crise de la foi et de la morale au sein de son clergé, prenait en séjour chez lui à l’évêché les prêtres récalcitrants, leur assurant lui-même une formation appropriée à leur cas. L’adoration eucharistique était au cœur de la réforme de son clergé. Il appliquait l’adage de saint Augustin repris par saint Thomas : credere Deo, credere Deum et credere in Deum. Ce in caractérise le saut en Dieu, le plongeon dans la foi, sans parachute ventral.

Si, pendant de nombreux siècles la concélébration n’a pas été une coutume dans l’Eglise, hormis au jour de l’ordination, devrait-on aujourd’hui appliquer une politique drastique et d’exclusion envers les prêtres qui ne concélèbrent pas, alors même que le code de droit canonique (promulgué sous Jean-Paul II) n’y oblige pas ?

Peut-être peut-il y avoir des raisons de le souhaiter pour certaines occasions, mais on est obligé de constater que les prêtres qui concélèbrent (très) régulièrement ont du mal à célébrer quotidiennement en temps de COVID lorsqu’ils sont seuls. Ils ont notablement perdu le sens de la messe comme sommet de leur être sacerdotal.

Nous ne parlons pas des nombreuses messes scandaleusement “concélébrées” par des pasteurs protestants : où sont les mises en demeure épiscopales ?

Quelque part, les prêtres qui ne concélèbrent pas permettent à la hiérarchie ecclésiastique de se ressaisir du sens profond de la messe.

Benoît de Rougnoux

Marine Le Pen : “J’ai évolué sur la binationalité. Je préfère mettre ça de côté car c’est comme mettre du sel sur des plaies ouvertes”

C’est un point programmatique supplémentaire auquel Marine Le Pen vient de renoncer à la surprise générale au sein du RN :

C’est un véritable totem de la doctrine nationaliste que Marine Le Pen vient de laisser sur le bord du chemin. Ce qui risque de faire sauter aux rideaux bon nombre de militants d’extrême droite et cadres du Rassemblement national. «J’ai évolué sur la binationalité», lâche jeudi à Libération la candidate du Rassemblement national en marge d’un déplacement à Fréjus (Var).

Explications : la suppression de la double nationalité ne fait plus partie du programme du RN. Et cela, y compris pour les citoyens français disposant aussi de la nationalité de pays extra-européens. «J’ai rencontré des milliers de gens. Par exemple des Marocains qui, juridiquement, ne peuvent renoncer à leur nationalité car leur pays l’interdit. Honnêtement, je préfère mettre ça de côté car c’est comme mettre du sel sur des plaies ouvertes», développe Marine Le Pen.

Comment a-t-elle décidé de ce revirement programmatique de première importance ? Réponse : seule. «En tant que candidate, je fais des choix. Je fais ce choix, je l’assume», appuie-t-elle. Et de préciser : «Je ne suis plus présidente du RN. Ça change énormément les choses.» [source]

En 2012 et 2017, Marine le Pen défendait la suppression de la double-nationalité pour les ressortissants extra-européens :
Moi, je suis contre la double nationalité extra-européenne. Voilà. Je leur demande de choisir leur nationalité, ça ne veut pas dire d’ailleurs que, s’ils ne choisissent pas la nationalité française, ils devront partir de France“. [France 2, février 2017]
Marine Le Pen a adressé mercredi une lettre à tous les députés pour les inviter à demander aux Français qui disposent d’une double nationalité de «choisir (leur) allégeance: la France ou un autre pays» (…) La leader d’extrême droite juge «potentiellement explosive» la «présence massive de citoyens tiraillés par leur double allégeance». À l’en croire, cette situation serait susceptible de peser sur la politique étrangère de la France. La présidente du FN s’inquiète aussi que «les mêmes citoyens participent, en raison de leur pluriappartenance, à des élections majeures dans des pays différents». «L’échec patent de la double nationalité, poursuit Marine Le Pen, s’est affiché jusque dans diverses rencontres sportives récentes, à la suite desquelles de jeunes Français binationaux ne brandissaient pas notre drapeau tricolore, mais la bannière d’une autre nation.» En remettant ce sujet au centre du débat, Marine Le Pen entretient son image de «briseuse de tabous». [Source, juin 2011]
Ce n’est pas forcément une surprise dans une campagne où Marine Le Pen cherche à adoucir son image à la limite de la “chiraquisation” après plusieurs années de dédiabolisation et d’abandon des fondamentaux du FN. Les exemples les plus récents sont le renoncement à quitter la CEDH ainsi que de suspendre les accords de Schengen :
Le revirement n’en est pas moins lourd de sens. Interrogée ce mardi matin au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC, Marine Le Pen a jugé qu’il n’était plus « utile », selon elle, de sortir de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH)« On peut faire beaucoup avec », a ajouté la présidente du Rassemblement national virant, l’air de rien, à 180° par rapport à ses prises de position d’il y a encore vingt-quatre mois. [source, mai 2021]
Marine Le Pen n’envisage plus de suspendre les accords de libre circulation de Schengen mais réfléchit à n’autoriser, dans cet espace constitué de 26 pays européens, que les « nationaux européens », qui restent à définir (…) La dirigeante d’extrême droite défendait jusqu’à présent la suspension des accords de Schengen, y compris lors de sa campagne en 2017. « Soyons sérieux, suspendons Schengen », avait-elle encore tweeté le 5 novembre, quand Emmanuel Macron avait annoncé le doublement des forces de police aux frontières et plaidé pour refonder Schengen. [source, janvier 2021]
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La carrière politique de Valérie Pécresse est jonchée de retournements de veste, de trahisons, de clientélisme et de conflits d’intérêt.

Le magazine L’Incorrect a publié une excellente enquête sur Valérie Pécresse intitulé “Tromperie sur la marchandise“. Extraits :

“(…) En faisant de son sexe un atout considérable et en se définissant comme « 2/3 de Merkel et 1/3 de Thatcher », Valérie Pécresse veut donner un nouvel élan teinté de féminité et de fermeté à la droite (…). Pécresse n’étant qu’une pâle copie d’Emmanuel Macron pourrait lui voler la vedette et l’élection.

Mais, direz-vous, la candidate place le curseur « à droite » depuis le début de la campagne (…) il faut regarder (…)  voire contempler la liste interminable des compromissions de la candidate à l’égard des progressistes, des immigrationnistes, des multiculturalistes et même des islamistes. En effet, qui nous dit que Valérie Pécresse s’arrêterait en si bon chemin en avril 2022 ?

On se souvient de Valérie Pécresse cosignataire en 2010 avec Rama Yade, Rokhaya Diallo, Lilian Thuram et Christiane Taubira de la tribune « Appel pour une République multiculturelle et postraciale » qui exhortait l’État à faire « un effort à la mesure de la réparation due à ces cultures, ces peuples, à ces sujets puis citoyens, sortis de l’asservissement sans rancune et presque sans rancœur ». On se souvient de Valérie Pécresse en 2016 se rendant à un Jftar, rupture du jeûne du ramadan, à l’invitation de l’Union des associations musulmanes de Seine Saint-Denis qui, en plus d’être en lien avec les Frères musulmans, contrôle plus d’une soixantaine de mosquées en banlieue. On se souvient de Valérie Pécresse soutenant Alain Juppé en 2016 à la primaire de la droite alors que celui-ci défendait l’idée d’intégrer les immigrés en « respectant la diversité et leur identité. Aux dernières élections régionales, se trouvait sur la liste de Pécresse Bruno Beschizza, ancien officier de police que l’on peut aisément qualifier d’islamo-gauchiste. Il avait notamment mis en cause en 2017 ses collègues lors de l’affaire Théo, préférant le clientélisme à la présomption d’innocence (…)

Il serait vain de croire que madame Pécresse maintiendra le cap à droite pendant la campagne électorale en assurant ses arrières et en arrêtant toute compromission. En effet, la Présidente d’Île-de-France n’a pas hésité à sponsoriser le marché communautaire du XVIII arrondissement de Paris appelé « Je consomme noir », qui est uniquement ouvert aux Africains et « afro-descendants ». L’entourloupe ne finit guère puisque madame Pécresse a également prêté main forte aux diverses associations prônant le multiculturalisme, en les arrosant de 8000 € sortis tout droit de la poche des contribuables.

Celle qui a quitté Les Républicains en 2019 après avoir déploré le manque d’ouverture des cadres à « la France d’aujourd’hui », se ramène en 2022 avec un programme sécuritaire et migratoire digne de la « droite dure », après avoir enfin compris la droitisation de l’opinion. La crédibilité de son programme est proche du néant, compte tenu de ces accommodements et fourvoiements électoralistes.

Valérie Pécresse, maligne, navigue d’électorat en électorat, séduisant un jour la droite LMPT et la quittant le lendemain au profit de la « droite centriste LGBT-compatible. Lors des manifestations et des débats animés de 2012, Pécresse défendait avec le charisme qu’on lui connaît la famille traditionnelle et appelait même à « démarier » les couples homosexuels. Que s’est-il passé pour qu’un an plus tard la même femme assure au micro de France Culture qu’en tant que républicaine, elle appliquera la loi en ne s’opposant pas à des unions homosexuelles ? En 2014, même chanson : Valérie Pécresse avoue avoir « changé d’avis mais veut se montrer ferme en souhaitant la mise en place de « verrous très solides pour interdire la PMA et la GPA . Six ans plus tard, sur le plateau de France2, elle qualifiait La Manif pour Tous de « violente » et assurait que si elle avait été députée, elle aurait voté « oui » au projet de loi ouvrant la PMA pour toutes. Son retournement de veste à l’égard du mariage pour tous n’est qu’un détail dans la longue liste de trahisons électoralistes.

Lors des élections régionales de 2015, Valérie Pécresse, afin de s’assurer du soutien de l’électorat catho bourgeois, affiche une liste conservatrice composée de plusieurs membres du mouvement politique « Sens commun ». Compte tenu des enjeux électoraux, la candidate réaffirme clairement sa position anti-marchandisation du corps humain et donc anti-PMA et anti-GPA. Aux élections régionales de 2021, consciente que ce même électorat catho bourgeois ne sera plus son principal soutien, elle affiche un centrisme mou et retire de sa liste tous les membres de VIA (ex-PCD) et du Mouvement conservateur (ex-Sens Commun) au profit de personnalités « qui ne se réduisent pas à être de droite»(…). En même temps, que peut-on attendre d’une candidate se présentant de droite mais qui en juin dernier dénonçait sur le plateau de France Info la politique d’Orban qui interdit la promotion de l’homosexualité auprès des mineurs pour protéger les droits de l’enfant : « Aujourd’hui ce que fait monsieur Orban vis- à-vis des Hongrois homosexuels est inacceptable », dit l’interrogée.

Valérie Pécresse affiche presque sans rougir son soutien à la « cause » LGBT et trahit, à nouveau, le socle électoral LR plutôt conservateur et lassé des délires LGBTQIA +. Rappelons à nos lecteurs que la candidate finance activement les lobbys LGBT avec les fonds de sa région. La Marche des fiertés a pu bénéficier de son soutien tout comme le CRIPS, association qui promeut ouvertement tout type de plaisir sexuel dans les écoles auprès d’enfants de 13 ans. À cela s’ajoute le financement du festival Solidays propulseur de l’idéologie gay qui accueille près de 300 000 personnes par an et bénéficie de 800 000 € de subventions annuelles versées par le Conseil régional d’Île de France. Lors de ce festival est accueillie l’exposition « Sex in the City  qui magnifie la pornographie et le sadomasochisme. De la droite Manif pour Tous à celle de 50 nuances de Grey, il y a qu’un pas pour Pécresse.

La candidate appelant à « une écologie d’espoir » a également un lourd passif sur le sujet environnemental. En 2018, Pécresse assurait avec fierté que sa région sortirait progressivement du nucléaire. À l’approche d’avril 2022, la même candidate se dresse contre le nucléaire-bashing et vante sur tous les plateaux de télévision le nucléaire. Au-delà de son énième retournement de veste, madame Pécresse devrait rendre des comptes à l’approche des présidentielles au sujet du conflit d’intérêt qui l’engage avec la société Alstom où travaille son époux Jérôme Pécresse. En 2007 avait été décidée lors du Grenelle de l’environnement la construction d’éoliennes sur terre et en mer. L’appel d’offre lancé trois ans plus tard par Nathalie Kosciusko-Morizet ne donne pas de suite, EDF estimant notamment qu’il n’y avait pas besoin d’éoliennes en mer. En 2011, Valérie Pécresse est nommée ministre du Budget et son mari promu président d’Alstom Renouvelables : EDF se réveille et défend subitement les éoliennes en mer. Peu de temps après, EDF s’allie à Alstom et obtient les cinq chantiers de l’appel d’offre. La combine pose question puisqu’Alstom ne dispose pas de turbines adaptées à la mer mais seulement d’un concept appelé l’Haliade. Il faut donc trouver des fonds importants pour que les deux sociétés développent une nouvelle turbine. Il a donc fallu compter avec la générosité de Valérie Pécresse, à la tête du ministère du Budget, pour que les verrous sautent. Son cabinet soutient pendant des mois l’appel d’offre et l’investissement massif dans l’éolien en mer alors que tous les autres ministères sont vent debout. Cette entreprise plus matrimoniale qu’environnementale a été un véritable fiasco, en témoigne la vente de l’activité renouvelable d’Alstom à General Electrics. Alors que les 1000 emplois promis par Valérie Pécresse n’ont jamais vu le jour, Jérôme Pécresse a pu conserver, lui, son confortable poste de président.

Immigration, société, environnement : la machinerie Pécresse n’est qu’une vaste supercherie participant à la dislocation de la droite (…). À un potentiel rassemblement entre les classes bourgeoises et populaires, Pécresse préfère l’alliance impossible entre conservateurs et progressistes, en adoptant un discours abscons alimenté par un « en même temps » qui témoigne du profond manque de courage et de cohérence de la candidate. Hâtons-nous d’écouter en avril prochain cette girouette féminine LR appelant à voter Emmanuel Macron à 20h01!

Après les éoliennes, la supercherie des voitures électriques

La Commission Européenne désire interdire la vente de véhicules thermiques, c’est-à-dire à essence et diesel à partir de 2035. Le directeur général du constructeur Stellantis, Carlos Tavares, a donné une interview où il démontre que les voitures électriques constituent une supercherie écologique mais aussi une catastrophe sociale. Extraits :

Avec le mix énergétique européen, un véhicule électrique doit rouler 70 000 kilomètres pour compenser la mauvaise empreinte carbone de fabrication de la batterie et commencer à creuser l’écart avec un véhicule hybride léger (…) il y avait des méthodes moins chères et plus rapides pour réduire les émissions que celle-là (…).

On sait aussi qu’un véhicule hybride léger coûte moitié moins qu’un véhicule électrique. Il ne faut pas perdre de vue non plus que nous risquons […] de perdre les classes moyennes qui ne pourront plus acheter de voiture et qu’il y aura des conséquences sociales. Oui, ce risque existe si nous ne réduisons pas nos coûts. Les technologies électriques sont 50% plus chères que les technologies thermiques.

Au total, vaut-il mieux accepter de faire rouler des voitures hybrides thermiques très performantes pour qu’elles restent abordables et apportent un bénéfice carbone immédiat, ou faut-il des véhicules 100 % électriques que les classes moyennes ne pourront pas se payer, tout en demandant aux États de continuer à creuser le déficit budgétaire pour les subventionner ? C’est un débat de société que je rêverais d’avoir, mais, pour l’instant, je ne le vois pas.

Ce qui est clair, c’est que l’électrification est la technologie choisie par les politiques, pas par l’industrie.

Nous verrons dans quelques années les constructeurs qui auront survécu et les autres [Il faut 5 ouvriers pour construire un moteur thermique contre 2 ou 3 pour un moteur électrique, NDLR]. Sans transition progressive, les conséquences sociales seront majeures.  Mais nous ne sommes pas seuls. Nous avons tout un écosystème de sous-traitants autour de nous. Il va falloir qu’ils bougent aussi rapidement que nous. »

C’est la brutalité du changement qui crée le risque social

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