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L’Oklahoma vote une loi qui interdit l’avortement dès la conception

Les députés de l’Oklahoma ont adopté hier par 73 voix contre 16 (seulement !) une loi qui interdit l’avortement dès la conception. Le texte avait été adopté par les sénateurs le 28 février par 35 voix contre 10. Le gouverneur s’était engagé à signer tout texte limitant l’avortement afin que son Etat « devienne le plus pro-vie du pays ».

Planned Parenthood a annoncé vouloir « assigner l’Oklahoma en justice ». Dans le contexte de la remise en cause par la Cour suprême de l’arrêt libéralisant l’avortement, l’Oklahoma a toutes les chances de gagner.

Un remaniement pour ne rien changer

Voici la liste du gouvernement :

  • Bruno Le Maire reste à Bercy, au poste de ministre de l’économie et des finances, et de la souveraineté industrielle et numérique.
  • Gérald Darmanin reste ministre de l’intérieur.
  • Catherine Colonna remplace Le Drian en tant que ministre de l’Europe et des affaires étrangères.
  • Eric Dupond-Moretti reste au ministère de la justice.
  • L’historien Pap Ndiaye est nommé ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse.
  • Sébastien Lecornu remplace Florence Parly et est nommé ministre des armées
  • Brigitte Bourguignon est nommée ministre de la santé et de la prévention.
  • Olivier Dussopt est nommé ministre du travail, du plein-emploi et de l’insertion.
  • Damien Abad est nommé ministre des solidarités, de l’autonomie et des personnes handicapées.
  • Marc Fesneau est nommé ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire.
  • Stanislas Guerini est nommé ministre de la fonction publique
  • Yaël Braun-Pivet est nommée ministre des outre-mer
  • Amélie de Montchalin, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires
  • Agnès Pannier-Runacher est nommée aussi ministre de la transition énergétique.
  • Amélie Oudéa-Castéra est nommée ministre des sports et des Jeux olympiques.
  • Olivier Véran est nommé secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement et de la vie démocratique
  • Gabriel Attal est nommé ministre délégué chargé des comptes publics.
  • Franck Riester est nommé ministre chargé du commerce extérieur.
  • Olivia Grégoire remplace G. Attal et est nommée porte-parole du gouvernement
  • Clément Beaune est nommé secrétaire d’état chargé de l’Europe.
  • Rima Abdul Malak prend la place de R. Bachelot et est nommée ministre de la culture. C’est une ancienne conseillère culture de Bertrand Delanoë à Paris et de Macron à l’Elysée.
  • Isabelle Rome, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances.

Pap Ndiaye, jusqu’ici Directeur du Musée de l’histoire de l’immigration, est donc le nouveau ministre de l’Education nationale. En mars 2021, il déclarait

« Notre mission, c’est faire de l’immigration un élément central de l’histoire nationale »

Eric Zemmour dénonçait le grand remplacement. Le nouveau gouvernement veut l’accentuer.

Quant à Damien Abad, qui passe de LR à EM, son nom vient d’apparaître dans une histoire sordide de barbouzerie. Au meilleur moment…

« Quand Dieu efface, c’est qu’Il veut écrire » : quand Patrick Buisson commente Bossuet

Conférence de Patrick Buisson à la Fête du Livre 2021 de Renaissance catholique à Villepreux :

Saint Charles de Foucauld, une chance pour la France

Du père Danziec dans Valeurs Actuelles

Macron a démontré tout au long de la crise du Covid son absence de respect des droits fondamentaux

Jorge Buxadé est vice-président du parti libéral-conservateur espagnol Vox, président de la délégation de Vox au Parlement européen (groupe Conservateurs et Réformistes européens). Il a été interrogé par Olivier Bault dans Présent. Extrait :

La réélection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République française est-elle selon vous une bonne nouvelle pour l’Europe, par rapport à une éventuelle victoire de Marine Le Pen ?

Je ne pense pas que ce soit une bonne nouvelle pour l’Europe. Emmanuel Macron s’est caractérisé par des déclarations comme celle sur sa volonté d’inclure le faux droit à l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux, et c’est un dirigeant qui rejoint ces élites, ces oligarchies de Bruxelles contre les intérêts des travailleurs et des classes populaires. Nous pensons chez Vox que Macron a également démontré tout au long de la crise du Covid son absence de respect des droits fondamentaux, tout comme en Espagne Pedro Sánchez quand il a déclaré deux mois d’état d’alerte que notre Cour constitutionnelle a jugés contraires à notre constitution. Nous voulons une Europe qui respecte les droits des individus et les droits des familles et qui travaille pour les entreprises européennes et les travailleurs de nos nations. Nous ne voyons pas en Macron quelqu’un prêt à défendre la souveraineté des Etats membres.

Ne trouvez-vous pas dommage que Marine Le Pen et Eric Zemmour ne puissent pas s’allier pour les élections législatives en France et que seule la gauche le fasse, ce qui en fera probablement la principale opposition à Macron dans le prochain parlement après les élections de juin ?

Chez Vox, nous ne voulons pas dire aux Français comment ils doivent s’organiser. Nous avons un maximum de respect pour nos amis français. Marine Le Pen a montré qu’elle était capable de rassembler plus de 40 % des électeurs français lors d’un second tour et le projet de Zemmour a introduit dans la politique française des débats qui n’étaient peut-être pas au premier plan. C’est une bonne chose. Et donc nous aimerions qu’ils puissent se développer au mieux de leurs capacités, mais je le répète : Vox est très respectueux des décisions de ces organisations politiques.

En France, il y a une forte diabolisation de Le Pen et de Zemmour à droite, tandis que la gauche, bien que regroupée autour de l’islamo-gauchiste radical Mélenchon, y compris avec les communistes comme en Espagne, n’est pas présentée comme une menace pour la démocratie. Est-ce la même chose chez vous ?

Oui, il se passe la même chose en Espagne et c’est fondamentalement parce que, pendant plus de cinquante ans, la droite n’a pas mené le combat. La droite politique partout en Europe, ou du moins en Espagne et en France, et aussi en Italie, n’a eu de cesse de céder du terrain à la gauche. Or, dans des mouvements comme Vox, nous sommes prêts à nous battre sur tous les fronts : pour défendre la personne, la famille, la nation, la liberté, le droit de propriété, l’ordre, les frontières… Du fait des renoncements de la droite traditionnelle, la gauche se croit aujourd’hui en position de supériorité, mais nous sommes en train de renverser la situation. Dans toute l’Europe, il y a un renouveau des mouvements qui revendiquent le respect de la nation, de ses droits, de ses compétences, et aussi une renaissance des sentiments en faveur de l’individu et de la famille face à la politique communautariste de la gauche qui veut diviser les nations et nous opposer les uns aux autres. Pour nous, ce qui constitue notre identité, c’est d’être Espagnols. La gauche met en avant d’autres caractéristiques telles que le fait d’être un homme ou une femme, la sexualité ou d’autres identités qui divisent la nation. Ils nous divisent depuis des années, en se faisant les alliés des partis séparatistes et mondialistes qui veulent briser l’unité de l’Espagne, alors que cette unité est pour nous quelque chose d’extrêmement précieux.

La communion ecclésiale est objective

Suite et fin des articles sur la communion, par l’abbé de Massia (FSSP) et que vous pouvez retrouver en intégralité au format pdf.

1 – Peut-il y avoir unité de culte s’il y a des rites différents ?

Avant de conclure cette première étude, disons un mot de cette objection étonnante qui est revenue plusieurs fois ces derniers mois : le fait de célébrer une liturgie différente, au sein de l’Église latine, constituerait un risque pour la communion de culte. On a pu ainsi lire, récemment :

Revendiquer un autre rite que le rite commun contredit le sens même de l’eucharistie parce que celle-ci requiert le rassemblement dans l’unité […] L’unité du rite n’est sans doute pas une condition suffisante pour que l’Église vive dans l’unité, mais elle est nécessaire[1]

Ou bien :

[Les traditionalistes] oublient un élément, essentiel : le “ensemble”. Si l’on a chacun son rite particulier, défini en fonction de ses options politiques ou théologiques, la liturgie devient le moyen de marquer sa différence, et donc d’exclure. […] Quid de la communion de tous que permet la foi, à travers la liturgie[2] ?

Sur le fond, nous avons déjà répondu dans l’article précédent : la communion sacramentelle ne requiert en aucun cas, de célébrer « ensemble », ou « de la même manière » : l’unité de culte n’est pas réalisée par un effort humain, mais par le Christ qui est partout le même et s’offre une seule fois dans toutes les messes valides du monde célébrées par des prêtres unis au pape.

En guise de confirmation, cette objection – qui s’appuyait sans doute sur une interprétation trop stricte du Motu Proprio Traditionis Custodes – est désormais invalidée par le décret du pape François confirmant la Fraternité Saint-Pierre dans son droit propre. On voit mal comment, depuis 1988, trois papes successifs aient pu autoriser la liturgie traditionnelle, si sa simple existence constituait une rupture de communion.

Il existe ainsi dans l’Église catholique vingt-deux Églises rituelles sui juris : l’Église latine (qui conserve plusieurs rites liturgiques autres que le rite romain, comme le rite dominicain et le rite ambrosien par exemple) et vingt-et-une Églises catholiques orientales dotées de rites liturgiques propres. Le concile Vatican II lui-même reconnaît expressément, dans sa constitution sur la liturgie, que la diversité des rites n’est pas une menace pour l’unité de l’Église[3].

On pourrait nous objecter que la diversité des rites est légitime dans l’Église universelle, mais que le rite romain lui-même doit être unifié. Mais cela non plus ne tient pas. Le pape François lui-même n’a pas considéré cette uniformité du rite romain comme une condition nécessaire de communion, puisqu’il existe au sein même du rite romain au moins trois missels différents (sans compter le missel de 1962). Outre le missel romain :

– un missel à l’usage des ex-Anglicans (Divine Worship) a été promulgué en 2015 par le pape François. Il était souhaité par Benoit XVI qui conférait en 2009 au nouvel ordinariat

« la faculté de célébrer l’Eucharistie […] selon les livres liturgiques propres à la tradition anglicane qui auront été approuvés par le Saint-Siège, de manière à ce que soient maintenues au sein de l’Église catholique les traditions liturgiques, spirituelles et pastorales de la communion anglicane[4]. »

Ce missel est présenté comme étant clairement une expression du rite romain[5], et on y notera d’ailleurs la présence de l’offertoire ancien.

– Donnons un deuxième exemple : le Missel Romain pour les diocèses du Zaïre, approuvé en 1988 par la Congrégation pour le Culte divin. Dans la préface d’un livre présentant ce missel[6], qui a pour sous-titre « un rite prometteur pour d’autres cultures », le Pape François, écrit que

« le cas du rite zaïrois suggère une voie prometteuse également pour l’élaboration éventuelle d’un rite amazonien, dans la mesure où les besoins culturels d’une zone spécifique du contexte africain sont pris en compte, sans bouleverser la nature du Missel romain, comme garantie de continuité avec la tradition ancienne et universelle de l’Église ».

On le voit, sur le simple plan du droit liturgique, le Missel romain n’a pas, de fait, la rigidité que certains voudraient aujourd’hui lui prêter.

« À moins de confondre unité de culte et unité de rite, on ne saurait faire de la célébration d’un rite ou d’une forme rituelle un critère nécessaire de la communion catholique

2 – Conclusion générale

Koinonia est au cœur de toutes les ecclésiologies contemporaines. Et pourtant, jamais auparavant l’Église, du moins en Europe occidentale, n’avait offert aussi peu de véritable communion. Nous parlons le langage de la communion, mais nous la vivons rarement. Le langage et la réalité sont séparés[8].

Dans notre civilisation médiatique, qui cultive l’instantané et l’émotionnel, « le signe paraît occuper tout l’espace mental, au détriment de ce qu’il doit signifier. […] Même dans l’Église, le geste et le verbe peuvent inconsciemment prendre le pas sur la réalité[9]. » C’est pourquoi il était si important de définir clairement la notion de communion ecclésiale, et les signes requis pour l’exprimer. La tentation est grande, en effet, d’appliquer à l’Église les codes de la communion mondaine, et de transformer la communion ecclésiale en un sentiment de communion, qui se construit humainement par une addition de « temps forts », de « moments de qualité », « d’expériences communes ». Ces réalités ne sont pas en soi mauvaises, mais elles sont vraiment insuffisantes si elles ne sont pas ancrées sur l’essentiel : une communion de foi, de sacrements, de hiérarchie. Et lorsque l’essentiel manque, on se complaît dans l’invention de signes toujours nouveaux, toujours humains, toujours insuffisants, et l’on s’enfonce dans une boucle sans fin dans laquelle la réalité s’efface au profit de la seule apparence : c’est l’hypertrophie du signe.

La communion ecclésiale est objective : elle a des critères précis, et la sagesse de l’Église, consciente des différences légitimes qu’elle ne veut ni abolir ni contraindre, a toujours su se montrer prudente dans les signes de communion qu’elle demandait aux chrétiens ; le Christ, rien que le Christ, pas plus que le Christ.

À propos de l’unité à rechercher avec les Orientaux séparés, le concile Vatican II s’était appuyé sur une belle parole de l’Écriture :

Tout cela étant bien examiné, le saint Concile renouvelle ce qui a été déclaré par les saints Conciles antérieurs, ainsi que par les Pontifes romains : pour rétablir ou garder la communion et l’unité, il ne faut “rien imposer qui ne soit nécessaire”(Ac 15, 28) [10].

Les points nécessaires, ce sont ces fameux trois liens, les tria vincula : professer la même foi, vivre des mêmes sacrements, reconnaître la même hiérarchie. Quant aux points libres, en voici quelques-uns que le Concile énumère, toujours en vue de la communion à rechercher avec les Orientaux séparés :

Conservant l’unité dans ce qui est nécessaire, que tous, dans l’Église, chacun selon la charge qui lui est confiée, gardent la liberté qui leur est due, qu’il s’agisse des formes diverses de la vie spirituelle et de la discipline, de la variété des rites liturgiques, et même de l’élaboration théologique de la vérité révélée ; et qu’en tout ils pratiquent la charité. De la sorte, ils manifesteront toujours plus pleinement la véritable catholicité et apostolicité de l’Église[11].

On aura reconnu, comme en filigrane, la belle sentence souvent attribuée à saint Augustin : « In necessariis unitas, in dubiis libertas, in omnibus caritas[12] ». Cet équilibre entre le nécessaire et le libre, éclairé en permanence par la charité et l’amour des âmes, voilà qui résume au mieux la notion de communion dans l’Église. Dom Gérard la décrivait en parlant de « la grande respiration catholique ». Tout ce dont le chrétien a besoin, c’est de pouvoir respirer dans l’Église.

3 – Questions en suspens

Le lecteur attentif parvenu à la fin de ce travail aura bien remarqué que tout n’est pas résolu, loin de là. Deux questions, en particulier, se posent encore :

– Première question : « Vous acceptez le Concile, vous dites que la Messe de Paul VI est valide, et que l’autorité qui a édicté ce missel est légitime. Pourquoi alors ne jamais la célébrer » ? Nous avons juste cherché, dans le présent article, à déterminer ce qui est nécessaire pour la communion ecclésiale, et ce qui est libre. Notre conclusion est celle-ci : on peut ne pas célébrer la messe de Paul VI, on peut ne pas concélébrer, tout en étant parfaitement en communion avec l’Église. Admettre cela est déjà faire un grand pas : un pas nécessaire pour aborder plus sereinement, entre catholiques unis par la communion ecclésiale, la deuxième étape. Celle-ci consistera à expliquer pourquoi, de fait, certains prêtres catholiques décident de ne pas célébrer selon le missel réformé tout en le reconnaissant valide, et donc sanctifiant. Ce sera l’objet d’une autre étude, en raison de son ampleur, de son importance à nos yeux, et des difficultés qu’elle soulève.

– Deuxième question : « Vous vous réfugiez derrière le fait que la messe traditionnelle est autorisée par l’Église. Mais que se passera-t-il lorsque le pape François interdira complètement la liturgie traditionnelle ? Ne faudra-t-il pas choisir, alors, entre votre attachement à la liturgie traditionnelle et votre obéissance au pape ? » Nous ferons remarquer à notre aimable objectant que cela n’est pas arrivé. La « théologie-fiction » n’a jamais été une bonne méthode pour éclairer les esprits et nourrir les cœurs : tout au plus est-elle utile pour inquiéter et troubler les âmes. Tous annonçaient l’interdiction définitive de la liturgie traditionnelle. Or, il semble bien que, pour l’heure, la Providence a toujours proposé un chemin à ceux qui voulaient tenir fidèlement et honnêtement ce double attachement à la liturgie traditionnelle et au Saint Père, au cœur même des deux crises de 1988 et de 2022. Et comme la grâce n’agit que dans le présent, il est bien périlleux de vouloir savoir à l’avance ce que Dieu nous inspirera de faire dans une situation future, et totalement hypothétique. Peut-être sommes-nous bien naïfs. Mais peut-être aussi y a-t-il une bonne raison pour laquelle la liturgie traditionnelle a encore, aujourd’hui, droit de cité dans l’Église. Peut-être est-il impossible qu’elle disparaisse, parce que l’Église ne peut se couper de ses racines, et que pour être en communion (diachronique) avec elle-même, avec son passé, autrement dit pour rester l’Église, il faut qu’elle accueille en son sein, d’une manière ou d’une autre et selon les voies impénétrables de l’Esprit Saint, la liturgie de tous les temps. J. Ratzinger s’est longuement penché sur ce thème, lui qui écrivait :

Pour souligner qu’il n’y a pas de rupture essentielle, que la continuité et l’identité de l’Église existent, il me semble indispensable de maintenir la possibilité de célébrer selon l’ancien Missel comme signe de l’identité permanente de l’Église. C’est pour moi la raison fondamentale : ce qui était jusqu’en 1969 la liturgie de l’Église, la chose la plus sacrée pour nous tous, ne peut pas devenir après 1969 – avec un positivisme incroyable – la chose la plus inacceptable […]. Il n’y a pas de doute qu’un rite vénérable comme le rite romain en vigueur jusqu’en 69 est un rite de l’Église, un bien de l’Église, un trésor de l’Église, et donc à conserver dans l’Église[13]. »

Nous espérons, dans cette seconde étude, approfondir un jour ce point.

Le pape doit démettre les évêques coupables d’hérésie

Selon le cardinal Raymond Burke, le pape François doit démettre les évêques allemands de leur fonction s’ils ne se distancient pas des erreurs du Chemin synodal qu’ils ont initié en 2019 et qui ne cesse d’attaquer la doctrine catholique. En effet, un certain nombre d’évêques se sont prononcés en faveur de changements dans la doctrine de l’Eglise (homosexualité, célibat des prêtres ou l’ordination des femmes), tandis que d’autres ne se sont pas opposés explicitement à de telles propositions. Dans un entretien publié le 11 mai par Catholic Action for Faith and Family, le cardinal Burke déclare que François

« doit interpeller ces évêques et leur demander d’abjurer les hérésies et même les positions qui vont à l’encontre de la discipline de l’Eglise ». « Et s’ils n’abjurent pas leurs erreurs et ne se corrigent pas, alors il doit les démettre de leurs fonctions. C’est la situation dans laquelle nous sommes arrivés. »

« Le pontife romain, successeur de Pierre, est par définition le principe de l’unité dans l’Eglise ». « C’est à lui de corriger ces évêques. Et s’ils n’acceptent pas la correction fraternelle, s’ils n’acceptent pas sa correction hiérarchique en tant qu’évêque de l’église universelle, alors des mesures appropriées doivent être appliquées pour que les fidèles sachent que ces évêques ne les guident pas dans la foi catholique ».

« Malheureusement, la confusion est provoquée et poussée par ceux qui sont appelés à être des enseignants de la foi et des bergers du troupeau avec clarté et courage ».

Ces évêques

« abandonnent le troupeau et ne se révèlent pas être des bergers, mais des mercenaires qui tentent d’adapter la doctrine de l’Eglise à la vision du monde, à une vision du monde séculière, une vision du monde sans Dieu ».

Le compositeur Vangelis est décédé, RIP

Le compositeur grec, de son vrai nom Evangelos Odysseas Papathanassiou, est mort mardi 17 mai dans un hôpital français, à l’âge de 79 ans. Compositeur de musiques de films, il est célèbre pour les bandes originales des films Les Chariots de feu et Christophe Colomb :

Chantilly : un individu tente d’égorger une femme en criant « Allah Akbar »

Une jeune femme a été attaquée au couteau dans la nuit du mardi 17 au mercredi 18 mai un individu de type africain.

Pris en stop par un couple pour l’emmener à l’hôtel, la situation a dégénéré. Le parquet indique :

« Faute de pouvoir présenter une pièce d’identité auprès du personnel d’accueil, il n’y était pas accueilli. Pour des raisons qui restent à éclaircir, ce même individu s’en serait alors physiquement pris à la jeune femme, en portant un couteau au niveau de son cou ».

Le compagnon de la victime est alors intervenu et il aurait été frappé à de multiples reprises. Les victimes et les gendarmes ont indiqué qu’il semblait réciter des prières en arabe lors des faits et au moment de son interpellation.

Le burkini, une pièce dans une stratégie de conquête : la France est en état d’auto-dhimmitude

Annie Laurent, spécialiste de l’islam, est interrogée par Gabrielle Cluzel dans Boulevard Voltaire à propos du burkini. Extrait :

On a coutume d’entendre que le burkini n’est pas une prescription islamique et que la mesure d’autorisation dans les piscines grenobloises ne concernera que très peu de femmes. Pourtant, un sondage IFOP récent montre que 72 % des musulmans y sont favorables (à rebours du reste de la population). Comment expliquez-vous cette contradiction ?

Il est exact que le Coran ne prescrit pas le port du burkini, qui est d’ailleurs une invention récente, tout comme il ne prescrit pas la dissimulation des cheveux et du visage des femmes. Il se contente de leur recommander de cacher leurs atours, sans préciser de quelle partie du corps il s’agit. Malgré tout, ce type de vêtement féminin s’est imposé comme inséparable de la religion. Lors de mes premiers voyages au Proche-Orient, au début des années 1980, je ne voyais aucune femme voilée, et peu à peu le voilement s’est répandu partout. Il est le signe de la réislamisation des sociétés musulmanes et, à cet égard, il revêt une dimension politique et même géopolitique. Il s’inscrit donc dans une stratégie de conquête.

Il en va de même pour le burkini. Il est exact que la mixité entre adultes de sexes différents, et n’ayant pas de liens familiaux entre eux, est interdite en islam, mais jusqu’à présent, les musulmanes en France se contentaient d’horaires séparés dans les piscines lorsque cela leur était concédé. Avec l’autorisation du burkini, on franchit un seuil supplémentaire dans l’islamisation des mœurs et, donc, dans la conquête. Je note d’ailleurs que ce vêtement couvrant est légal dans plusieurs autres pays d’Europe. Cela permet de comprendre qu’une majorité de musulmans interrogés par le sondage que vous citez se prononcent en sa faveur. Ils y voient une nouvelle étape dans l’affirmation identitaire.

Personnellement, je suis très choquée par une autre disposition contenue dans l’arrêté de la municipalité de Grenoble, à savoir l’autorisation accordée aux femmes de se baigner les seins nus dans les piscines publiques ! Avec une telle mesure, comment veut-on persuader les musulmans, hommes et femmes, de la supériorité de la civilisation européenne et leur donner envie d’y adhérer ?

Comment qualifieriez-vous cette autorisation ? Anecdotique, préoccupante, dramatique… ?

Certainement pas anecdotique puisqu’elle s’inscrit dans un long processus comme je viens de le montrer, mais préoccupante, oui, absolument.

Il y a longtemps que je le dis : la France est en état d’auto-dhimmitude. La complaisance envers le burkini en est une nouvelle marque après tant d’autres. Qu’est-ce que la dhimmitude ? Il s’agit d’un statut juridico-politique applicable aux ressortissants non musulmans dans un État gouverné par l’islam selon une prescription du Coran (9, 29). Ceux-ci ne bénéficient pas de l’égalité citoyenne avec les « vrais croyants » que sont les musulmans. Les dhimmis peuvent conserver leur identité religieuse mais ils doivent se soumettre à une série de mesures discriminatoires qui peuvent affecter tous les aspects de la vie, publique, sociale et privée. Aujourd’hui l’ensemble des Etats musulmans n’appliquent pas l’intégralité de ces dispositions mais elles sont en vigueur dans certains pays. Quoi qu’il en soit, le principe demeure puisqu’il repose sur un ordre « divin ».

Les musulmans traduisent « dhimmitude » par protection, ce qui tend à nous rassurer, mais la traduction la plus appropriée est « protection-assujettissement » : en contrepartie des libertés de culte ou autres qui leur sont plus ou moins consenties, ils peuvent être soumis à dispositions spéciales, voire à la charia, l’objectif étant de leur faire prendre conscience de leur infériorité.

Si je parle d’auto-dhimmitude, c’est pour exprimer l’idée que la France, par complexe et culpabilité coloniale, anticipe une situation juridique et politique qui ne lui est pas (encore) imposée mais qui pourrait l’être le jour où l’islam sera majoritaire et donc en mesure de gouverner notre pays. Il convient, d’ailleurs, d’observer que l’islam prospère sur la faiblesse des sociétés dans lesquelles il s’installe. L’Histoire illustre amplement cette réalité. La journaliste Zineb El-Rhazoui a donc raison de voir dans la décision de Grenoble « une avancée majeure de l’idéologie islamiste » (Le Figaro, 19 mai 2022).

Jusqu’où irons-nous ? Je l’ignore, bien sûr, mais la situation est vraiment préoccupante. Avant qu’elle ne devienne dramatique, il est urgent d’en finir avec les concessions que nous multiplions à l’islamisme en nous cachant derrière nos valeurs. Car ce faisant, nous effaçons du même coup notre propre civilisation.

Le système libanais ébranlé par les élections législatives

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Les élections législatives du 15 mai ont été riches d’enseignement dans un Liban ravagé par la crise et les blocages institutionnels et communautaristes.

Les observateurs craignaient tout d’abord une abstention massive. Avec près de 50 % de participation, la participation est finalement conforme à ses scores habituels. Mais c’est surtout la poursuite de l’immobilisme qui suscitait les plus grandes inquiétudes.

Or, d’importantes évolutions se sont produites au cours de ce scrutin. Tout d’abord, et c’est le plus spectaculaire, 13 sièges (sur 128) sont allés à de nouveaux venus issus de la contestation populaire d’octobre 2019. On se rappelle que pour protester contre l’incurie des pouvoirs publics et sa corruption généralisée, un grand mouvement populaire avait secoué tout le pays. Sa manifestation la plus spectaculaire avait été la constitution d’une chaîne humaine ininterrompue du nord au sud du pays. Toutes communautés confondues, les Libanais s’étaient donné la main pour qu’enfin les choses changent.

Mais le système, s’il est incapable de remplir ses missions de service public les plus élémentaires, sait se défendre et rien n’avait bougé.

Puis il y eut la terrible explosion du 4 août 2020 et, enfin, la crise financière suivie d’une crise économique qui semble tout emporter sur son passage.

On pouvait craindre que le découragement empêche le succès de ces listes hors partis et en rupture avec le communautarisme. Ces 13 sièges constituent une surprise et sont peut-être (mais peut-être seulement) l’amorce d’une évolution plus profonde.

L’autre enseignement important est le recul du Hezbollah (13 sièges) et de ses alliés, ce qui va l’empêcher d’avoir la majorité au Parlement. L’autre mouvement chiite, Amal, obtient 15 sièges et la question est de savoir si son chef, Nabih Berri, va conserver son poste de président de la Chambre des députés qu’il occupe depuis 1992. Il est à lui seul le symbole de l’immobilisme sclérosant qui détruit le Liban.

Dans le camp chrétien, on assiste également à une recomposition. Le CPL (Courant patriotique libre), dirigé par Gebran Bassil, recule légèrement et n’a plus que 17 sièges. Il laisse la première place aux Forces libanaises (FL) de Samir Geagea, qui obtiennent 19 sièges.

Il s’agit là d’un changement important. Tout d’abord, cela remet en cause l’ambition présidentielle de Bassil, qui rêve de succéder à son beau-père, le général Aoun, dont le mandat, très décevant, s’achève cette année.

Surtout, cela met les FL en première ligne face au Hezbollah. On sait que la milice chiite est la seule à avoir conservé ses armes à l’issue de la guerre qui a ravagé le Liban de 1975 à 1990. Or, Samir Geagea a fait de ce sujet son cheval de bataille et exige le désarmement de la milice chiite. Il veut également contrer l’influence iranienne, ce qui promet de belles empoignades.

En octobre dernier, un épisode sanglant s’était produit à Beyrouth, dans le quartier de Tayouné. Une manifestation organisée par le Hezbollah et Amal, avec de nombreux militants armés, se dirigeait vers le palais de justice pour protester contre l’enquête du juge Bitar sur l’explosion du 4 août. Des hommes armés les en ont empêchés et ont ouvert le feu, tuant six miliciens chiites. Les FL ont été accusées par le Hezbollah et ont démenti, mais toute la communauté chrétienne est convaincue que ce sont bien les FL qui ont défendu le palais de justice et les quartiers chrétiens que la manifestation devait traverser.

Le mouvement des Forces libanaises est aujourd’hui perçu comme le protecteur de la communauté chrétienne et de l’indépendance du Liban. Le clan Aoun est en perte de vitesse et une recomposition est en cours.

C’est ce monde qui est vétuste et sans joie

De Philippe Maxence dans L’Homme Nouveau :

[…] Trois jours après avoir salué « La Voie romaine », François s’est exprimé devant les membres de l’Institut pontifical Saint-Anselme de Rome. Selon Vatican News, il aurait alors « déploré la volonté de certains de “rechercher les formes, les formalités plutôt que la réalité, comme nous le voyons aujourd’hui dans ces mouvements qui tentent de revenir en arrière et de nier le concile Vatican II”. L’évêque de Rome a ainsi regretté que certaines liturgies antéconciliaires soient “quelque chose sans vie, sans joie” ».

Sans vie et sans joie ? Ceux qui ont pèleriné depuis quarante ans, et qui pèlerineront encore à la Pentecôte prochaine, vers Chartres, seront quelque peu étonnés de cette affirmation. La vie et la joie habitent ces milliers de chrétiens en marche, dont les plus jeunes ont entre 6 et 12 ans. Des jeunes pèlerins parfois bruyants, en tous les cas bien vivants et le montrant tout au long du parcours. Ce qui ne les empêche pas, malgré la fatigue et l’effort, d’assister à de très belles liturgies, permettant d’entrer dans le grand sacrifice du Christ.

L’association qui organise chaque année cet événement de trois jours (une véritable ville en mouvement) fête en 2022 les quarante ans de son existence. Née dans l’esprit  de Péguy, et à l’exemple du grand frère polonais de Częstochowa, cette longue procession entre Paris et Chartres exprime, selon le sermon de la Pentecôte 1985 de dom Gérard, le fondateur de Sainte-Madeleine du Barroux, « la condition même de la vie chrétienne qui est d’être un long pèlerinage et une longue marche vers le Paradis ». Une démarche spirituelle qui, à l’image de l’homme incarné, ne rechigne pas au secours des supports temporels. Dom Gérard le rappelait encore dans le même sermon :

« La chrétienté est une alliance du sol et du ciel ; un pacte, scellé par le sang des martyrs, entre la terre des hommes et le paradis de Dieu ; un jeu candide et sérieux, un humble commencement de la vie éternelle. La chré- tienté, mes chers frères, c’est la lumière de l’Évangile projetée sur nos patries, sur nos fa- milles, sur nos mœurs et sur nos métiers. La chrétienté, c’est le corps charnel de l’Église, son rempart, son inscription temporelle. »

Luca Volontè, membre du conseil d’administration de l’Organisation Internationale pour la Famille, innocenté de toutes accusations

Après une bataille épuisante de huit ans devant les tribunaux, M. Luca Volontè, collaborateur principal d’iFamNews et membre du conseil d’administration de l’Organisation Internationale pour la Famille (OIF), a été innocenté de toutes les accusations portées contre lui.

Brian Brown, Président de l’OIF, a publié la déclaration suivante sur l’acquittement :

“Nous sommes très heureux que notre cher ami et membre du conseil d’administration Luca Volontè ait été acquitté de toutes les charges par les tribunaux italiens cette semaine. Nous n’avons jamais retiré Luca de notre conseil d’administration et nous n’avons jamais hésité à le soutenir, car nous avons toujours su qu’il était innocent et que ces accusations étaient purement motivées par des préjugés anti-vie et anti-famille. Luca et sa famille ont énormément souffert. Il a été accusé et a traversé une épreuve de huit ans qui lui a coûté de l’argent, du temps et sa réputation. Il a été puni et marginalisé et sa famille a reçu de nombreuses attaques calomnieuses, mais maintenant justice est faite. Nous remarquons que la presse libérale a été, comme on pouvait s’y attendre, silencieuse à l’annonce de l’acquittement de Luca. Nous ne le serons pas. Nous vous en dirons plus. Mais pour l’instant, nous offrons nos prières et notre soutien à Luca et à sa famille. Nous prions également pour ceux qui ont calomnié son nom et sa réputation, afin qu’ils corrigent leurs mensonges et s’excusent pour leurs erreurs.”

Les allégations formulées contre M. Volontè par le parquet du tribunal de Milan étaient liées à ses activités à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) à Strasbourg. En janvier 2010, Luca Volontè a été élu président du groupe parlementaire du Parti Populaire Européen (PPE) et depuis lors, Luca et le PPE ont rejeté les propositions anti-famille (comme le Rapport McCafferty) qui ont été soutenus par les fleurons de l’industrie de l’avortement, notamment la Fédération Internationale pour le Planning Familial, Human Rights Watch et le Center for Reproductive Rights. Le rapport McCafferty visait à limiter la liberté des professionnels de la santé et des hôpitaux d’invoquer l’objection de conscience à l’égard de pratiques controversées, telles que l’avortement et l’euthanasie.

Les trois années d’activité de Volontè (2010-2013) lui ont valu la fureur du lobby LGBT, ce qui s’est traduit par une enquête fallacieuse lancée contre lui en juin 2014, après qu’une banque italienne a signalé une “transaction suspecte” – qui était en fait le paiement de factures régulières par la société de conseil Luca Volontè, pour lesquelles des taxes étaient régulièrement payées au gouvernement (35%). Volontè a d’abord été accusé de corruption, puis de blanchiment d’argent.

Les “enquêtes” de l’Open Society Foundation de Soros, de l’ESI et d’Open Democracy ont fourni du fourrage aux ONG et à la presse de gauche pour monter une campagne visant à détruire l’image de Luca, sa famille, son activité parlementaire et son honneur.

Bruxelles : les églises 53 fois plus vandalisées que les mosquées

Lu sur Breizh.info :

Entre 2019 et 2022, pas moins de 53 dégradations d’églises ou de chapelles ont été constatées dans toute la région. En comparaison, une seule mosquée a été la cible de vandales au cours de la même période.

le Président du Vlaams Belang à Bruxelles, le Sénateur Bob De Brabandere commente :

« A Bruxelles, les partis de gauche parlent de racisme et de discrimination. Pourtant, ces chiffres montrent que la haine n’est pas là où certains pensent qu’elle se niche. Le binôme médiatico-politique refuse d’aborder la question du racisme anti-blancs, antichrétien et anti-occidental en général. Pourtant il existe bel et bien, et il est même quantifiable. «Le fait qu’une seule mosquée ait été endommagée au cours de la même période contre 53 églises le prouve»

Les marchands de GPA peuvent se réjouir de la guerre en Ukraine

L’association Juristes pour l’enfance a déposé cinq plaintes contre X, notamment pour « incitation à abandon d’enfant », suite à des GPA réalisées en Ukraine. Les mères porteuses viennent accoucher en France.

Les plaintes, adressées aux procureurs de la République à Amiens, La Roche-sur-Yon, Lyon, Saintes et Aix-en-Provence, visent des faits d’« incitation à abandon d’enfant », de « détournement de l’accouchement sous X » et de « délit de simulation portant atteinte à l’état civil de l’enfant ».

Le ministère de la justice demande aux parquets de ne pas engager de poursuites contre les parents d’intention, compte tenu du contexte de guerre en Ukraine. Le « contexte » permet d’être légalement hors la loi. En attendant que l’exception devienne la règle.

Vos prières seront bienvenues!

Chers amis,

Un mot rapide pour me confier à vos prières – ainsi que l’excellent Jérôme Triomphe, mon avocat (qui fut surtout l’infatigable avocat de Vincent Lambert). Comme vous le savez, c’est tout à l’heure qu’a lieu mon audience pour diffamation contre l’Eglise de la République (et sans doute aussi pour avoir commis le crime de lèse-marianne de ne pas être suffisamment enthousiaste pour la culture de mort!).

Si vous voulez diffuser le « corps du délit », si j’ose dire, n’hésitez pas: c’est pour la publication de ce détournement potache d’une campagne de propagande du gouvernement Hollande que je suis mis en examen.

Hier soir, je songeais à ce que me disait systématiquement le cher camarade Hamiche à la veille d’une bagarre de ce type: citant le Petit livre rouge de Mao (qui lui rappelait ses erreurs de jeunesse, dont il s’était si bien détourné), il affirmait: « Etre attaqué par l’ennemi est une bonne chose et pas une mauvaise chose. » Et, en l’occurrence, je crois en effet que ce procès est une paradoxale bénédiction car il montre qu’il existe toujours un débat sur l’avortement et que cet acte effroyable n’est toujours pas, comme le voudraient les hystériques de la culture de mort, un « acte médical comme un autre ».

En tout cas, vos prières seront bienvenues. D’abord pour que l’Esprit-Saint nous donne sagesse et force (surtout à Jérôme Triomphe à vrai dire, puisqu’il parlera beaucoup plus que moi!). Et aussi pour que le Bon Dieu utilise cette occasion totalement absurde pour toucher les coeurs car il nous faut aussi prier pour nos adversaires: bien des francs-maçons, par le passé, se sont convertis au vrai Dieu et ont été ensuite de fidèles catholiques. C’est tout le mal que je souhaite à nos interlocuteurs. Pour cela, personnellement, je réciterais à leur intention (et d’abord à la mienne, je l’avoue!) avant d’entrer dans la salle d’audience la prière à saint Michel, l’archange qui combat Lucifer. N’hésitez pas à en faire autant!

Sancte Michael Archangele,
defende nos in proelio;
contra nequitiam et insidias diaboli esto praesidium.
Imperet illi Deus, supplices deprecamur:
tuque, Princeps militiae caelestis,
Satanam aliosque spiritus malignos,
qui ad perditionem animarum pervagantur in mundo,
divina virtute in infernum detrude.
Amen.

Ou, en français:

Saint Michel Archange,
défendez-nous dans le combat
et soyez notre protecteur contre la méchanceté et les embûches du démon.
Que Dieu lui commande, nous vous en supplions :
et vous, Prince de la Milice céleste,
par le pouvoir divin qui vous a été confié,
précipitez au fond des enfers Satan
et les autres esprits mauvais qui
parcourent le monde pour la perte des âmes.
Amen.

Merci à tous pour votre soutien et vos prières

Guillaume de Thieulloy

Vous avez aimé les « vaccins » contre le Covid ? Vous aimerez le vaccin contre la variole

Après le Royaume-Uni, l’Espagne et le Portugal ont annoncé mercredi à leur tour avoir recensé plus d’une quarantaine de cas suspects ou confirmés de variole du singe.

Face à la multiplication des cas (23 cas), l’Espagne a commencé à préparer la commande de milliers de vaccins contre la variole traditionnelle, également utiles pour endiguer la transmission du virus « monkeypox », contre lequel il n’existe pas de sérum spécifique homologué en Europe.

Ce vaccin ne serait pas destiné à être administré à la population générale, mais uniquement aux malades dont l’infection est confirmée. Carlos Maluquer, professeur de virologie moléculaire à l’Université de Surrey (Royaume-Uni), explique :

« C’est un vaccin basé sur un type atténué d’un virus apparenté à la variole. Il est très sûr et peut également être administré aux personnes immunodéprimées, en plus d’avoir moins d’effets secondaires que les vaccins antivarioliques traditionnels ».

Ils vont mettre combien de temps pour nous expliquer qu’on ne peut pas prendre le train si on n’a pas ce vaccin ?

Nota : ce post est uniquement destiné à alimenter les bases de données de Conspiracy Watch (on espère faire mieux l’an prochain). Ou pas.

En 2021, dans un entretien accordé au média britannique Policy Exchange, Bill Gates incitait les gouvernements du monde à débloquer des milliards de dollars afin de mettre en place une Task-Force mondiale :

“J’espère que dans cinq ans, je pourrai écrire un livre intitulé ‘nous sommes prêts pour la prochaine pandémie’, mais cela nécessitera des milliards de dollars de R&D (Recherche et Développement). Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne en feront partie. Il faudra probablement 1 milliard de dollars par an pour qu’une Task-Force dédiée à la pandémie puisse voir le jour au niveau de l’OMS”.

“cette task-force aura pour mission de surveiller et de mener ce que j’appelle des “germ games” où l’on pratique. On pourra se dire : ‘tiens, et si un bioterroriste transportait des varioles dans 10 aéroports? Comment réagirait le monde? Il y a des épidémies qui tirent leurs origines de la nature, et d’autres qui sont causées par le bioterrorisme qui pourraient être pires que celles que nous avons connues jusqu’ici”.

Ces propos de Bill Gates ont été prononcés en novembre 2021.

Profanation dans une église à Amiens

message du curé de la paroisse Notre-Dame de Pentecôte à Amiens :

Chers paroissiens de Notre Dame de Pentecôte,

Un acte de profanation vient d’être commis dans l’église du Cœur Immaculé de Marie ce mercredi 18 mai 2022.

Le tabernacle, la lampe rouge, le voile blanc ainsi que le support du tabernacle ont été volés. Le ciboire a été ouvert et les hosties du Saint Sacrement ont été répandues sur le sol.

L’article 1211 du droit canonique précise :

« Les lieux sacrés sont profanés par des actions gravement injurieuses qui y sont commises au scandale des fidèles et qui, au jugement de l’Ordinaire du lieu, sont si graves et contraires à la sainteté du lieu qu’il ne soit pas permis d’y célébrer le culte tant que l’injure n’a pas été réparée par le rite pénitentiel prévu par les livres liturgiques. »

Par conséquent, Je vous annonce la fermeture temporaire de l’Eglise du CIM, jusqu’à ce qu’une messe de réparation selon le rituel pénitentiel soit célébrée par l’évêque lui-même ou par le vicaire général. La date de cette messe de réparation n’est pas encore fixée.

La paroisse porte plainte à la police dès aujourd’hui.

Personnellement je ne trouve pas les mots pour m’exprimer par rapport à cet acte de sacrilège. Je vous encourage à prier et à ne pas perdre courage.

Fraternellement

Vincent Changbeom JEON

Curé, Paroisse Notre-Dame de Pentecôte

Au top !

Conspiracy Watch a établi un classement des dix sites conspirationnistes francophones les plus consultés au cours de l’année 2021. C’est la mise à jour, sans nouveauté, d’un classement de la « complosphère » réalisé l’an dernier.

Le Salon Beige siège à la huitième place avec près de 900 000 visiteurs mensuels.

C’est promis, nous essaierons de faire mieux la prochaine fois.

Ni empaquettement burkinal ni exhibition

De Bernard Antony :

Il faut vraiment des pseudo-écologistes tels que Eric Piolle le maire EELV de Grenoble et la majorité de ses conseillers municipaux soumis aux diktats de l’islamo-gauchisme pour avoir commis la mauvaise farce de légaliser dans les piscines municipales l’enveloppement de personnes de sexe féminin dans des sortes de sacs appelés « burkinis ».

Il n’est pas besoin de nous étendre ici dans des précisions scabreuses sur ce que ces burkinis peuvent dissimuler de contraire aux règles d’hygiène les plus élémentaires.

La lecture des livres des « hadiths » du prophète, que ce soient notamment ceux d’Al-Boukhari ou de Muslim, est d’ailleurs, en maints passages, pas toujours ragoutante.

Quoiqu’il en soit, les burkinis peuvent non seulement recouvrir des centres d’incubation microbienne qu’il n’est point besoin de détailler ici mais d’autre part, on le sait, l’imprégnation par le chlore des tissus de la vêture islamo-compatible entraîne des réactions chimiques qui peuvent être désagréables pour le commun des baigneurs.

Le très givré Eric Piolle, en bon dialecticien marxiste, s’est également prononcé pour en quelque sorte l’antithèse de la baignade burkinale: celle de la liberté d’un déshabillement plus complet des naïades municipales pouvant faire montre de la variété de leurs seins nus.

On peut certes ne pas se priver de goguenardiser marxistement sur cela :

-Thèse : le burkini

-Antithèse : le naturisme plus ou moins intégral

Mais le drame, c’est qu’on voit mal ou serait la synthèse de cette dialectique ?

Trêve de plaisanterie, comment cet imbécile de Piolle ne voit-il pas qu’inéluctablement, les islamistes pro-burkinis exigeront que leur pudeur ne soit pas offensée par les adeptes de la poitrine découverte ?

Les piscines municipales deviendront-elles ainsi soit des territoires du « dar-el-islam » soit des espaces de triomphe des mécréantes et mécréants ?

Burkinis d’un côté ; de l’autre : « j’enlève le haut ». Détails diront certains. Que nenni ! Le diable ne se cache t-il pas dans les détails ?

L’Agrif défend simplement les traditions de l’identité française qui en l’occurrence appellent simplement au refus symétrique de l’empaquettement burkinal et des exhibitions affligeantes, c’est tout simplement le modèle de la femme française de notre civilisation.

I-Média – Le suprémaciste blanc cache la forêt

Image de la semaine
Portrait du nouveau premier ministre français. Ou devrions-nous dire « première » ministre ?

Le suprémaciste blanc cache la forêt 
La tuerie de Buffalo ayant fait dix morts dans une communauté afro-américaine est le fait d’un suprémaciste blanc auto-revendiqué. Les médias ont sur-médiatisé le drame dans le but de l’instrumentaliser politiquement. Dans ce cas particulier, un train peut en cacher un autre, ou disons qu’un arbre peut cacher une forêt … Jean-Yves Le Gallou vous explique ce qui se trame vraiment dans les rédactions lorsque le sang jaillit.

Revue de presse 
Un chauve obtient gain de cause, Marioupol tombe aux mains des russes, une épidémie de transgenrisme se répand par les médias et les publicités, le burkini est autorisé à Grenoble, la rock-star pardonne au terroriste et la justice française déraille.

OTAN en emporte l’Eurovision
Une victoire méritée, politique, symbolique ou truquée? Quoiqu’il en soit, l’Ukraine sort vainqueur de l’Eurovision. Jean-Yves Le Gallou revient avec Jules Blaiseau sur les dix dernières années de propagande progressiste et atlantiste du concours de chant.

Vénal ?

Les convictions, c’est selon les offres :

Décès du coordinateur des veillées pour la vie, RIP

Message du Vice président des veillées pour la vie

Chers amis,

C’est le cœur lourd et triste que nous vous écrivons aujourd’hui. Éric Angier de Lohéac, fondateur et président des veillées pour la Vie, a remis son âme à Dieu dans la soirée du 17 au 18 mai, jour de la saint Éric, après avoir reçu les derniers sacrements, à l’âge de 37 ans. Très discret sur la rechute de son cancer à l’automne dernier, il n’a cessé de porter les veillées pour la Vie dans son cœur et dans son apostolat. Avec émotion, il rappelait la phrase d’Anne-Dauphine Julliand :

« Il faut ajouter de la vie aux jours, lorsqu’on ne peut plus ajouter de jours à la vie. ».

Convaincu de la nécessité de prier, de ne jamais séparer foi et charité, il a fondé l’association des veillées pour la Vie en 2010 après l’appel du Pape à prier pour la vie naissante. Petit à petit, cette prière s’est étendue à la défense de la vie, de sa conception jusqu’à sa fin naturelle. Malgré les tempêtes et les doutes, Éric, en bon marin est « resté à bord » de l’association jusqu’au bout, priant sans relâche, téléphonant, écrivant. Il puisait sa force dans l’Amour de Jésus-Eucharistie, communiant et adorant aussi souvent qu’il le pouvait, mais aussi dans le chapelet quotidien. Rendons grâce pour sa vie donnée.

La messe aura lieu vendredi à 10h à Carnac, nous vous invitons à nous rejoindre si vous le pouvez ou à vous unir à cette eucharistie dans la prière.

Le plus bel hommage que nous pouvons lui rendre aujourd’hui est sans nul doute de poursuivre son œuvre, c’est-à-dire de continuer à prier pour la vie, dans la communion des saints, avec ceux qui nous ont précédés dans le combat.

En union de prière

Deo gratias

Notre situation est l’occasion de retrouver l’actualité intempestive de la chevalerie

De Thibaud Collin dans l’Appel de Chartres :

La lassitude est mauvaise conseillère. Et pourtant Dieu sait si elle a des occasions de nous saisir au regard de la situation de notre civilisation ! Situation religieuse, situation politique, pour ne pas parler de culture ni d’économie. La lassitude est mauvaise conseillère car elle ronge notre espérance qui est source de notre engagement envers le bien. C’est parce que l’on espère obtenir ou réaliser un bien à venir que l’on se détermine et que ce bien advient. La lassitude est le vice des âmes fatiguées et habituées. Cette fatigue sanctionne un engagement « à la force du poignet », sûr de lui-même et refusant de se recevoir d’une Source plus profonde et plus haute.

Dieu donne l’homme à lui-même pour qu’il se prenne en charge à travers l’épaisseur des médiations humaines (famille, métier, patrie, etc.). Mais cette liberté, don précieux et redoutable d’un Dieu magnanime, ne peut déployer toute sa mesure que si elle ne cesse de puiser la force de son élan dans la nature humaine et dans la grâce divine. L’homme qui se croit absolument autonome oscille entre exaltation et dégoût de soi. Cette grandeur qu’il cherche, souvent ardemment, il prétend la produire alors qu’il s’agit en réalité de coopérer à plus grand que lui. Notre situation religieuse et politique peut expliquer notre lassitude mais elle ne peut la justifier. La lassitude est à voir comme un signe à interpréter, un appel à changer notre regard sur notre engagement.

Car notre situation exige plus que jamais notre esprit de service et non pas un esprit de résignation et d’ennui. Notre situation est l’occasion de retrouver l’actualité intempestive de la chevalerie.
Dans un petit livre plein de saveur, Une autre chevalerie naîtra (NEL, 1949), Jean-Louis Lagor (Jean Madiran) vient recevoir ce trésor de notre civilisation chrétienne. La bonne nouvelle est que ce trésor est encore disponible. Il n’est pas réservé à l’histoire médiévale.

« Le Chevalier, écrit Lagor, était, tout simplement, un chrétien accomplissant en chrétien sa tâche quotidienne où Dieu l’avait placé. C’était une tâche militaire, parce que les tâches militaires avaient une primauté d’urgence, parce que la barbarie à vaincre était d’abord militaire. »

Aujourd’hui, la barbarie a pour nom le consumérisme, le nihilisme, sans parler bien sûr du djihadisme, bref elle est le fruit conjoint de nos renoncements intérieurs et d’ennemis forts de nos faiblesses. Le chevalier est le chrétien qui n’a pas fui le monde chaotique dans lequel la violence régnait mais qui l’a affrontée. « La Chevalerie médiévale fut une force mesurée par une vie intérieure », dit excellement Lagor. La force est nécessaire pour lutter contre le mal. La force est en elle-même un bien en tant qu’elle est l’expression de l’activité d’un être mais elle a besoin d’être finalisée par le bien de cet être. Face à la force anarchique qu’est toujours la barbarie, le chrétien se doit d’engager sa force ; celle-ci est de nature physique, morale, intellectuelle et spirituelle. La mobilisation de ses différentes forces se nomme la vertu. Le chevalier est ce chrétien qui pratique les différentes vertus par lesquelles son humanité se bonifie. Il est fidèle et loyal au Christ serviteur. Il ne se regarde pas agir, il ne prend pas la pose. La chevalerie n’est pas une posture esthétique. C’est un esprit d’ascèse et de prière par lequel la puissance et l’humilité s’embrassent au service de la cité et de la civilisation chrétienne. Dans un monde déstructuré où les autorités temporelles étaient en crise, les chevaliers ont été une des modalités de cette suppléance que l’Eglise a exercée.

Dans la vie de saint Géraud d’Aurillac, écrite par l’abbé de Cluny saint Odon aux environs de l’an 930, est montrée en exemple la vie d’un laïc, de condition noble, qui consacre sa vie à protéger les pauvres et l’Eglise. Voilà le cœur de la chevalerie : mettre la force des armes au service de la protection des plus faibles, de ceux qui subissent le mal qu’est la pauvreté, d’abord matérielle bien sûr, mais aussi de la pauvreté morale, intellectuelle et spirituelle. Qui peut nier que cette mission est d’actualité ?

Derrière la concélébration, de grandes confusions

7e article de Claves, consacré à la communion sacramentelle :

1- Qu’est ce que la communion dans les sacrements ?

Dire que l’on est en communion « sacramentelle », c’est affirmer tout d’abord que l’on reconnaît les sept sacrements institués par Notre Seigneur (à la différence, par exemple, des protestants). La reconnaissance des sept sacrements nous indique que l’on est bien dans l’Église catholique (pourvu que l’on soit aussi dans la communion de foi et de hiérarchie).

Mais il faut aller plus loin. Les sacrements ne sont pas qu’un « indicateur » de la vraie Église : ils en sont le ciment, les pierres et les colonnes ; les sacrements constituent l’Église elle-même, selon la belle expression de saint Thomas :

« L’Église est constituée par la foi et les sacrements de la foi […]. C’est par les sacrements qui coulèrent du côté du Christ, pendant sur la croix, que l’Église du Christ a été construite[1]. »

A ce titre, deux sacrements occupent une place centrale : le baptême, qui insère le chrétien dans la communion visible de l’Église ; et l’eucharistie[2], sacrement de l’unité par excellence : « [le Christ] a institué dans son Église l’admirable sacrement de l’Eucharistie qui signifie et réalise l’unité de l’Église[3]. »

2 – L’Eucharistie signifie et réalise la communion de l’Église

Ce thème est bien connu, cependant il est sujet de multiples confusions. Exprimons-le de la manière la plus simple possible : ce n’est pas, primordialement, le fait de célébrer l’eucharistie ensemble, matériellement, qui signifie et réalise l’unité de l’Église ; ce n’est pas non plus le fait de célébrer de la même manière ; c’est le fait de célébrer la même eucharistie. Et ce « même », répétons-nous, ce n’est pas à l’homme d’en assurer matériellement l’identité ou la permanence : ce « même » est inscrit dans le mystère de l’Eucharistie par institution divine, puisqu’à chaque messe célébrée, partout sur la Terre, il s’agit : 1) du même et unique sacrifice du Christ que les chrétiens offrent en tout temps et en tous lieux ; 2) du même et unique Corps du Christ que les chrétiens reçoivent en tout temps et en tous lieux. Nous retrouvons ici, au niveau sacramentel, ce que nous disions de la communion spirituelle : elle est une communion de chaque chrétien avec le Christ, et donc, par rejaillissement, une communion des chrétiens entre eux. A la messe, le principe qui unit, c’est Jésus présent, offert et reçu dans l’Eucharistie : parce qu’il est le même, dans chaque messe célébrée depuis le Jeudi Saint.

Il nous semble très important d’insister sur ce point. Le sacrement de l’Eucharistie signifie et réalise l’unité de l’Église non pas en raison d’un effort humain ou d’une initiative humaine consistant à « faire ensemble », mais en raison de la nature même de ce sacrement. Un prêtre catholique qui célèbre la messe seul chez lui signifie et réalise l’unité de l’Église au même titre, essentiel, qu’un évêque concélébrant dans sa cathédrale pleine. Le nier, ce serait mettre en doute l’économie propre au mystère eucharistique :

Toute célébration valide de l’Eucharistie exprime cette communion universelle avec Pierre et avec l’Église tout entière, ou bien la réclame objectivement, comme dans le cas des Église chrétiennes séparées de Rome[4].

3 – Signe essentiel et signes secondaires

Attention ! il existe d’autres signes liturgiques, des signes secondaires, d’institution humaine, très vénérables, qui permettent d’appuyer, d’insister sur cette unité de l’Eglise réalisée par l’Eucharistie. On peut songer au rite de la paix du Christ, par exemple[5], ou à l’antique rite du fermentum dans la liturgie papale[6]. Ces rites disent quelque chose, sans doute : c’est d’ailleurs leur unique but : « dire » un peu mieux, pour nous pauvres hommes, ce que l’Eucharistie, signe par excellence, « dit déjà », signifie et réalise. La concélébration est un signe de ce type là : un signe secondaire.

Il nous semble donc très important de distinguer entre les « signes essentiels » de la communion dans l’Église (la communion eucharistique et l’offrande du même sacrifice pour la communion sacramentelle ; la profession de foi ; la communion hiérarchique), dont l’absence signifie une rupture de communion ; et ces signes secondaires comme le fermentum autrefois ou la concélébration aujourd’hui, ajouts de l’Église, légitimes dans la mesure où ils ne masquent pas le signe essentiel qu’est l’eucharistie. Et c’est là, justement, qu’est le véritable problème, l’impasse liturgique : lorsqu’un signe secondaire prend tellement d’importance qu’il en vient à masquer la puissance unificatrice du signe essentiel.

Prenons deux exemples. Certes, le rassemblement matériel de nombreux fidèles autour de l’eucharistie, à la messe, peut être un signe éloquent de la communion de l’Église ; mais il semble que parfois, il soit devenu un signe essentiel, au point que, en l’absence matérielle de fidèles, certains prêtres aujourd’hui décident de ne pas célébrer la messe, oubliant qu’en consacrant le Corps du Christ, ils réalisent de fait l’unité de l’Eglise, en présence ou non des fidèles : le signe accidentel a pris le pas sur le signe essentiel.

L’autre exemple est celui de la concélébration. Ce signe est en soi, une « manifestation heureuse de l’unité du sacerdoce[7] », mais c’est un signe secondaire : il ne réalise pas la communion, mais la manifeste uniquement, comme un signe « supplémentaire ». La preuve en est que le code de droit canon interdit la concélébration avec ceux qui ne sont pas déjà en pleine communion dans l’Église[8].

C’est d’ailleurs pour cela que, dans le droit de l’Eglise, la concélébration est une possibilité : jamais une obligation. Ainsi, si un prêtre, usant du droit que lui confère l’Église de ne pas concélébrer[9] pour des raisons qui lui sont propres, des raisons prudentielles[10], décide de ne pas concélébrer tout en manifestant sa communion avec l’Église à travers les signes objectifs essentiels que nous avons rappelés depuis le début de cet article, comment peut-on affirmer que « ce refus semble exprimer un refus de communion ecclésiale[11] ?

Certains diront que ce refus de concélébration équivaut à un refus de la réforme liturgique et donc à un refus de communion hiérarchique ; mais l’argument ne tient pas, d’abord parce qu’il y a de nombreux motifs pour lesquels certains prêtres, même célébrant habituellement dans la forme ordinaire, ne souhaitent pas concélébrer ; ensuite, parce que – comme nous essayerons de l’expliquer dans un autre travail – les réserves qui sont les nôtres par rapport à la liturgie réformée, et qui nous poussent en prudence à ne pas la célébrer tout en la reconnaissant valide et sanctifiante, et tout en reconnaissant l’autorité du Concile Vatican II, ne constituent pas un refus de communion avec l’Église : nous ne célébrons pas de la même manière, c’est vrai, et suivant le même missel, mais nous célébrons la même messe (unité sacramentelle), une messe de l’Église, qui plus est avec l’autorisation de la hiérarchie et dans la communion de la foi avec l’Église. Pour qui a bien compris que la communion ecclésiale n’était pas un « vague sentiment« , basé sur un « faire ensemble » ou sur un « être d’accord sur tout« , il n’y a là aucune difficulté en ce qui concerne la communion. [12]. Et puisqu’on nous presse de prouver ce qui est pourtant une réalité déjà vécue, il est parfois d’usage, pour les prêtres de la FSSP, de communier à la messe chrismale des mains de l’évêque, quand celui-ci le veut bien[13] : signe en soi non nécessaire – car ces prêtres sont déjà en communion avec leur évêque -, mais librement posé, pour manifester à ceux qui en douteraient encore, de manière indubitable, que ces prêtres reconnaissent la validité du Novus ordo Missae et la communion hiérarchique.

4 – Un glissement dangereux

Imperceptiblement ou volontairement, un glissement s’est produit : le signe « heureux » est devenu signe nécessaire, au point que celui qui refuse de le poser est considéré comme se séparant de la communion de l’Église. Mais qui décide des signes de communion nécessaires dans l’Église ? Est-ce Jésus, ou bien ses ministres ? Le concile Vatican II se serait-il trompé lorsqu’il affirme que « participant réellement au Corps du Seigneur dans la fraction du pain eucharistique, nous sommes élevés à la communion avec lui et entre nous[14] » ? Le signe eucharistique qui réside dans le fait de tous communier au même vrai Corps de Jésus et de tous offrir le même sacrifice quel que soit le lieu, la langue, le riteest-il si faible, si peu « heureux » qu’il faille le suppléer, le combler, le soutenir par d’autres signes sans lesquels la communion n’est pas suffisamment manifestée ? Il y aurait là de quoi justifier à lui seul le refus de la concélébration, dans l’attente d’autres raisons : nous réclamons que l’on reconnaisse au fait de célébrer validement la messe, pour un prêtre catholique uni à Rome, qu’il est un signe suffisant de communion ecclésiale, parce que c’est précisément cela, le mystère de la messe. C’est le même Christ, consacré dans toutes les hosties de toutes les messes valides du monde entier : voilà la cause de l’unité que confère la célébration de l’Eucharistie.

Tel est l’enseignement de saint Paul :

La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion (koinonia, à nouveau !) au sang de Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion (koinonia) au corps de Christ ? Puisqu’il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps ; car nous participons tous à un même pain[15] ».

Tel est également l’enseignement de saint Thomas, pour lequel l’unité ecclésiale est la « res tantum » du sacrement de l’Eucharistie. Remarquons au passage que la fonction unificatrice de l’Eucharistie est tout à fait présente dans la théologie scolastique dite « tridentine » ; si elle est une redécouverte pour certains au XXe siècle, c’est qu’ils ont oublié saint Thomas :

Ce sacrement a une deuxième signification à l’égard de la réalité présente, qui est l’unité ecclésiale à laquelle les hommes s’agrègent par ce sacrement ; et à ce titre on l’appelle communion ou synaxe ; en effet, selon saint Jean Damascène, “on le nomme ainsi parce que c’est lui qui nous unit au Christ, nous fait participer à sa chair et à sa divinité, et c’est lui qui nous relie, nous met en communication les uns avec les autres”[16].

Tel est l’enseignement de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi : significatif en ce qu’il rapproche la communion sacramentelle eucharistique de la communion hiérarchique, et rappelle que liturgiquement, toute célébration valide de la messe d’un prêtre catholique exprime de soi la communion avec son évêque :

L’Épiscopat est un comme l’Eucharistie est une : l’unique Sacrifice de l’unique Christ mort et ressuscité. La liturgie exprime de diverses manières cette réalité, en manifestant par exemple que toute célébration de l’Eucharistie est faite en union non seulement avec l’Évêque, mais aussi avec le Pape, avec l’ordre épiscopal, avec tout le clergé et le peuple tout entier. Toute célébration valide de l’Eucharistie exprime cette communion universelle avec Pierre et avec l’Église tout entière […][17].

Ce dernier texte s’appuie avec bonheur sur la dimension sacrificielle de la messe, dimension si souvent oubliée, et complète heureusement nos réflexions. La messe est le renouvellement, la réactualisation du sacrifice du Christ sur les autels du monde entier. À la messe c’est substantiellement le même sacrifice qui est réalisé, actualisé, par le Christ prêtre principal, en tous lieux et tous temps, et offert par les chrétiens du monde entier : voilà bien une source intarissable d’unité et de communion ecclésiale, enseignée par les plus grands docteurs de l’Église, comme par exemple saint Augustin :

Tel est le sacrifice des chrétiens : à plusieurs, n’être qu’un seul corps dans le Christ. Et ce sacrifice, l’Église ne cesse de le reproduire dans le Sacrement de l’autel bien connu des fidèles, où il lui est montré que dans ce qu’elle offre, elle est elle-même offerte[18].

Ainsi, lorsque le concile Vatican II parle de « l’unité de culte » dans l’Église, ou de « célébration commune », il serait terriblement réducteur de le penser en termes matériels (même culte ou même rite partout), ou bien en termes géographiques. L’Eucharistie est l’acte suprême de l’unique culte agréable à Dieu et, à travers toutes les messes du monde entier, diverses et multipliées numériquement, il n’y a qu’un seul grand-prêtre, qu’un seul acte du sacrifice sur la Croix rendu présent partout, qui polarise toute la louange des créatures et autour duquel tous les fidèles se rassemblent, en tous lieux, pour ne former qu’une seule Église, qu’un seul peuple, qu’une seule offrande. Le sacrifice en sa totalité constitue l’Église unie par son culte.  Quand j’assiste à la messe dans mon petit village, quand je célèbre ma messe privée sur un autel latéral d’abbaye, je suis réellement, véritablement en communion sacramentelle avec toute l’Église : et le signe de cette communion, c’est l’hostie (victime en grec) que je tiens entre les mains, que je reçois dans mon cœur, et avec laquelle je m’offre et j’offre le sacrifice.

George W. Bush dénonce l’invasion de… l’Irak

Lors d’un discours à Dallas (Texas), mercredi 18 mai, George W. Bush a commis un lapsus en évoquant la guerre en Ukraine. L’ancien président américain a dénoncé

 « la décision d’un homme de lancer une invasion totalement injustifiée et brutale de l’Irak ».

Avant de faire une grimace et de se corriger : « Je veux dire, de l’Ukraine. »

Etats-Unis : le parti démocrate est « le parti de la division et de la haine »

Elon Musk accuse le parti démocrate d’être devenu « le parti de la division et de la haine » et affirme qu’il va « voter républicain » aux élections de mi-mandat en novembre prochain.

Elon Musk a fait ce commentaire dans un tweet publié mercredi 18 mai, déclarant qu’il a voté pour les démocrates dans le passé.

« J’ai voté démocrate, parce qu’ils étaient (principalement) le parti de la gentillesse ». « Mais ils sont devenus le parti de la division et de la haine, donc je ne peux plus les soutenir et je voterai républicain ».

La prise de position d’Elon Musk survient après la suspension de l’opération de rachat de Twitter, qu’il avait engagée il y a quelques semaines.

La lutte des classes a changé de costume : le « marxisme économique» a muté en un «marxisme culturel», le marxisme est devenu wokisme

Sur son site, le père Joël Guibert publie une réflexion sur le wokisme. En voici un extrait :

Nous savons tous que la « lutte des classes » est le principe idéologique sur lequel reposait le marxisme bolchévisme de l’union soviétique. Mais beaucoup pensent à tort que cette fameuse lutte des classes appartiendrait à un passé définitivement révolu, les démocraties libérales actuelles s’étant définitivement débarrassées de ces vieilles lunes. Rien n’est moins sûr comme nous voudrions le montrer. La lutte des classes a seulement changé de costume : le « marxisme économique» de l’Union soviétique a muté en un «marxisme culturel»au sein des démocraties libérales, le marxisme est devenu wokisme. La grille de lecture idéologique demeure la même, le wokisme empruntant les costumes de l’indignation face aux injustices, la lutte contre les discriminations, l’égalitarisme, en somme une « hyper-morale » à la sauce libérale-libertaire.

Pourquoi prévenir de cette menace de l’idéologie woke ? Tout simplement parce que la Mère de Dieu l’a fait… nous voudrions seulement relayer les mises en garde de ce divin « lanceur d’alerte » qu’est la très sainte Vierge-Marie. Nous nous appuierons pour cela sur deux apparitions majeures qui ont eu lieu au cours du XX° siècle : Fatima au Portugal (1917) et Kibého au Rwanda (1981), toutes deux reconnues officiellement. Après avoir écouté ces avertissements célestes, nous tenterons de pénétrer dans les arcanes du wokisme afin d’en montrer les ressorts secrets et débusquer les subtils et graves dangers. Au terme de notre parcours nous proposerons quelques réflexions pour les catholiques qui ne veulent pas se laisser laminer par ce tsunami dont la vague intimidante s’amplifie de jour en jour comme on le constate dans l’actualité.

Extrait de la conclusion :

Notre capacité à souffrir au nom du Christ et de notre foi se teste dès maintenant. En terre démocratique, nous ne sommes pas encore confrontés au martyre du sang, mais à un martyre apparemment plus gentil : le martyre du ridicule, de l’ostracisation, du mépris du monde, « le martyre médiatique », a pu dire un cardinal français lors d’une visite ad limina à Rome il y a quelques années. Aujourd’hui, un catholique qui ne voit pas clairement les subtiles dérives totalitaires des démocraties libérales-libertaires, c’est le signe qu’il est déjà croqué par cet « ami qui lui veut du bien », qu’il est déjà « vendu » au monde. Si nous n’avons pas encore été taxé de rétrograde, d’intolérant ou considéré comme un « sauvage » comme dans le roman d’Aldous Huxley, interrogeons-nous, il est très vraisemblable que les arrêtes de notre foi se soient dangereusement émoussées.

Patientons, peut-être plus tôt qu’on l’imagine, lorsque l’homme moderne commencera à être fatigué des mensonges de la modernité, la parole de l’Église lui apparaîtra soudainement très moderne : « Le caractère inactuel de l’Église qui cause d’une part ses faiblesses – elle est refoulée à l’écart – peut être aussi sa force. Sans doute les hommes peuvent-ils sentir qu’il est nécessaire de s’opposer à l’idéologie banale dominant le monde, et que l’Église peut précisément être moderne en étant antimoderne, en s’opposant à l’opinion commune. À l’Église incombe un rôle de contradiction prophétique », suggérait le Cardinal Ratzinger il y a plusieurs années.

A la découverte des fêtes johanniques à Orléans

20 ans après avoir elle-même incarné Jeanne d’Arc, Charlotte d’Ornellas nous emmène à Orléans à la découverte des fêtes johanniques. Fait exceptionnel cette année, la jeune fille figurant Jeanne d’Arc lors de ces célébrations centenaires n’est autre que Clothilde Forgeot d’Arc, descendante du frère de la pucelle d’Orléans. Une plongée, le temps d’un week-end, dans l’histoire glorieuse d’une jeune bergère qui mena les Français vers la victoire lors de la Guerre de Cent ans. Une mémoire toujours présente dans le cœur des Orléanais qui rendent hommage à son sacrifice chaque année.

La variole est homophobe

A l’occasion de la journée mondiale pour la promotion des rapports contre-natures, les institutions et autres entreprises rivalisent de drapeaux arc-en-ciel et de chartes LGBT. Mais l’Organisation mondiale de la santé s’inquiète concernant les cas de variole du singe détectés depuis début mai, notamment dans la communauté homosexuelle.

Après le Royaume-Uni, l’Espagne et le Portugal ont annoncé ce mercredi à leur tour avoir recensé plus d’une quarantaine de cas suspects ou confirmés de variole du singe, une maladie rare en Europe. 23 cas suspects de cette maladie virale (« monkeypox »), endémique en Afrique de l’Ouest, ont été recensés dans la région de Madrid. Il s’agit d’une maladie peu fréquente, qui se manifeste généralement par de fièvre, douleurs musculaires, ganglions lymphatiques enflés et éruption cutanée sur les mains et le visage, comme une varicelle.

« Généralement, la transmission se produit par voie respiratoire, mais ces 23 cas supposés d’infection laissent penser que la transmission a eu lieu par les muqueuses pendant les relations sexuelles ». « Ces cas, pour la majorité des jeunes, tous de sexe masculin, présentaient des lésions ulcéreuses ».

Depuis le 6 mai, sept cas ont été identifiés au Royaume-Uni, dont quatre cas chez des personnes s’identifiant comme « homosexuelles, bisexuelles ou des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes ».

Mais que fait SOS Homophobie ?