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Hôtel Beauregard de Thomas Clavel

Nouvelle Librairie

Voici un roman aussi agréable à lire que dérangeant pour le consensus politiquement correct ! Thomas Clavel imagine dans cette fiction joliment troussée les malheurs d’une jeune scientifique qui commet l’erreur grave de poser sans masque sur une photo avec ses collègues.

Sans qu’elle y prenne garde, la photo paraît sur les réseaux sociaux – et sa vie bascule.

Elle se trouve accusée par de haineux anonymes de mettre en danger la vie des autres.

Les forces de l’ordre viennent vérifier qu’elle n’appartient pas à une secte complotiste menaçant la république.

Et, finalement, elle doit se réfugier à l’Hôtel Beauregard en compagnie de sympathiques marginaux.

Une puissante critique de notre société déboussolée.

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Paru dans les 4 Vérités hebdo

Valeurs Actuelles par lui-même

En quelques années, Valeurs actuelles s’est imposé comme un média incontournable du débat public. Couvertures chocs, enquêtes, tribunes qui secouent l’opinion et des vidéos par millions sur YouTube… Une droitisation incontestable d’un média désormais honni par la bien-pensance et le politiquement correct. Geoffroy Lejeune est même interdit de conférence à Sciences Po.

VA présente sa rédaction et comment elle travaille :

C’est arrivé un 16 novembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 16 novembre 1362 : le Roi Charles V informe le Prince Noir qu’il doit lui rendre hommage pour le duché de Guyenne.
  • le 16 novembre 1700 : Louis XIV annonce l’ambassadeur d’Espagne, Castel dos Rios, qu’il autorise son petit-fils, le Duc Philippe d’Anjou, à monter sur le trône d’Espagne.

Le 16 novembre 1700, Louis XIV prend la décision que toute l’Europe attend. Il entérine le testament du roi d’Espagne Charles II de Habsbourg, mort le 1er novembre sans héritier.

Le défunt roi, par son testament du 2 octobre, avait désigné le petit-fils du roi de France, le duc Philippe d’Anjou (17 ans) pour lui succéder, bien que le jeune Bourbon fût issu d’une dynastie hostile depuis deux siècles aux Habsbourg. Mais son choix, tout à l’honneur de la France, avait irrité l’empereur d’Allemagne, Léopold 1er de Habsbourg, qui aurait préféré que la couronne échût à son second fils, l’archiduc Charles.

Les droits de l’Autrichien étaient de même nature que ceux du roi de France. Léopold 1er et Louis XIV étaient tous deux beaux-frères de Charles II et petits-fils de Philippe III d’Espagne.

Louis XIV, âgé de 62 ans, craint à juste titre que l’accession de son petit-fils sur le trône d’Espagne ne bouleverse l’équilibre européen et ne ligue les autres pays contre la France. Il cherche des garanties tandis que l’ambassadeur d’Espagne, Castel dos Rios, fait antichambre trois jours durant pour connaître sa décision.

Enfin, le 16 novembre, à son lever, le Roi-Soleil s’adresse aux courtisans et aux diplomates, rassemblés dans la Grande Galerie du château de Versailles : «Messieurs, voici le roi d’Espagne ! La naissance l’appelait à cette couronne, le feu roi aussi par son testament ; toute la nation l’a souhaité et me l’a demandé instamment, ce que je leur ai accordé avec plaisir, c’était l’ordre du Ciel».

Puis, se tournant vers son petit-fils, le duc d’Anjou : «Soyez bon Espagnol, c’est présentement votre premier devoir ; mais souvenez-vous que vous êtes né Français, pour entretenir l’union entre les deux nations ; c’est le moyen de les rendre heureuses et de conserver la paix en Europe».

Le Mercure Galant, dans sa relation de l’épisode, attribue à Rios la fameuse phrase: «Quelle joie Sire ! Il n’y a plus de Pyrénées !» Il n’est pas certain que Rios ait jamais prononcé cette phrase. Elle sera plus tard attribuée quelquefois à Louis XIV lui-même.

À l’exception de l’archiduc d’Autriche, Léopold 1er, tous les souverains reconnaissent le nouveau roi d’Espagne, Philippe V. Celui-ci est bien accueilli par ses sujets… et ne sera surpassé en popularité que par son lointain descendant, le roi d’Espagne Juan Carlos Ier !

Après la guerre de Succession d’Espagne et l’établissement de la paix d’Utrecht et suite à la mort de Louis XIV, un premier ministre espagnol, le cardinal Giulio Alberoni, va remettre sur la table les droits de Philippe V à la couronne de France. Il en résultera la conspiration de Cellamare (1718)… et l’éviction d’Alberoni. Les branches espagnole et française des Bourbons vivront désormais leur vie chacune de leur côté.

  • le 16 novembre 1793 : le sinistre Carrier invente les baptêmes républicains.

Le navire La Gloire, chargé de prisonniers royalistes, notamment 90 prêtres réfractaires, est coulé par des républicains (dirigées par Carrier) dans la Loire à Nantes.

Ce qui suit est tiré du site : Le point.fr

http://www.lepoint.fr/c-est-arrive-aujourd-hui/16-novembre-1793-a-nantes-l-infame-carrier-fait-noyer-90-pretres-refractaires-dans-la-loire-16-11-2012-1529655_494.php

« Certains ont inventé la chambre à gaz, Jean-Baptiste Carrier, lui, a mis au point la « déportation verticale » dans le fleuve. L’objectif est toujours le même : éliminer rapidement et à moindres frais des condamnés trop nombreux. Pour se faire la main, l’envoyé de Paris, chargé de mettre fin à la révolte vendéenne par tous les moyens, commence avec 90 prêtres réfractaires emprisonnés à Nantes, qu’il fait noyer dans le « fleuve républicain ».

Le 25 octobre, le Comité révolutionnaire de Nantes les a faits emmener dans une prison flottante, La Gloire, ancrée devant la Sécherie. La veille, le 15 novembre, il a demandé au commandant chargé de la surveillance des prêtres de supprimer toute garde cette nuit-là afin qu’il n’y ait pas de témoins de la noyade. Il fait même preuve d’un machiavélisme admirable en faisant croire aux prisonniers qu’ils seront emmenés la nuit suivante au château de la Musse et leur recommande donc de déposer entre les mains du commandant tous leurs objets précieux qui leur seront rendus une fois arrivés dans leur nouvelle prison.

Ils sont fouillés, dépouillés des objets de valeur conservés sur eux. On leur demande même de retirer leurs vêtements et leurs chaussures. Ils sont alors liés à deux, puis jetés à l’intérieur de la gabare. Le transfert se fait dans le calme. Les prêtres ne se doutent pas du sort funeste qui les attend. Il n’y a que le curé de Machecoul qui s’inquiète en voyant sur le fond du bateau des pierres plates et blanches cachant des trous. Voyant de l’eau s’infiltrer, il conseille à ses voisins de se donner l’absolution l’un à l’autre. Ainsi font-ils.

Témoignage accablant

Une fois le transfert achevé, Lamberty et ses hommes embarquent sur un bachot (un canot) puis coupent les amarres de la gabarre que la marée descendante entraîne. Quand l’étrange convoi passe devant la batterie flottante de la Samaritaine, le canonnier Vailly, en faction, leur fait signe de s’arrêter. Voici son témoignage accablant : “Environ minuit et demi, huit particuliers de moi inconnus se sont approchés du bord dudit ponton montés sur un canot ; je les ai hélés et, au mot de qui vive, il m’a été répondu : Commandant, nous allons à bord. En effet, ils se sont approchés et m’ont demandé la liberté de passer avec un gabareau, qu’ils me dirent être chargé de 90 brigands, que j’ai su depuis être 90 prêtres. Je leur ai répondu que la consigne qui m’était donnée était de ne laisser passer aucun bâtiment, que l’on ne m’apparaisse d’ordre supérieur. Sur ma réponse, l’un de ces individus, nommé Fouquet, me menaça de me couper en morceaux, parce que, ajouta-t-il, lui et sa troupe étaient autorisés à passer partout sans qu’on pût les arrêter. Je leur demandai à voir leurs pouvoirs, ils obéirent et me présentèrent un ordre conçu à peu près en ces termes, et signé Carrier, représentant du peuple : Permis aux citoyens Fouquet et Lamberty de passer partout où besoin sera avec un gabareau chargé de brigands, sans que personne puisse les interrompre ni troubler dans ce transport.”

Puis le canonnier Vailly poursuit : “Muni de l’ordre du représentant Carrier que Fouquet et Lamberty venaient de me présenter, je ne crus pas devoir insister davantage ; en conséquence, les particuliers montant le canot et le gabareau contenant les individus passèrent sous la batterie du ponton où j’étais en faction, et un quart d’heure après, j’entendis les plus grands cris partir du côté des bateaux qui venaient de se séparer de moi et, à la faveur du silence de la nuit, j’entendis parfaitement que les cris de ceux que j’avais entendus auparavant étaient ceux des individus renfermés dans le gabareau, que l’on faisait périr de la façon la plus féroce. Je réveillai mes camarades du poste, lesquels, étant sur le pont, ont entendu les mêmes cris, jusqu’à l’instant où tout fut englouti.”

Trois prêtres s’échappent

Le canonnier a tout entendu, mais n’a rien vu. Effectivement, la gabare poursuit sa descente du fleuve, dépasse les villages de Trentemoult et Chantenay. Lamberty attend l’endroit idoine pour agir. Le voici, juste avant l’île Cheviré. La profondeur est suffisante pour engloutir la péniche. Il fait signe à ses hommes de défoncer ses sabords à coups de marteau. L’eau envahit la cale, où les prêtres, commençant à se rendre compte qu’ils vont bientôt rencontrer le Créateur, se mettent à hurler de désespoir, à supplier pour qu’on leur porte secours. Un des bourreaux a l’idée de leur faire une bonne blague, il grimpe sur le chaland en train de couler pour faire semblant de vider l’eau au moyen d’une poêle à châtaignes percée de trous. Que c’est amusant ! Mais les prêtres, qui ont déjà de l’eau à mi-cuisse, ne goûtent pas la plaisanterie. L’affreux plaisantin rejoint ses compagnons dans la barque, qui s’éloigne pour éviter d’être entraînée par le remous du chaland. Bientôt, les cris s’évanouissent. Le calme est revenu sur la Loire. Dieu accueille les siens.

Lamberty demande alors à ses hommes de ramer jusqu’à l’endroit où la gabare a coulé pour vérifier l’absence de survivants. Il a raison, car plusieurs malheureux, encore liés deux par deux, sont parvenus à s’échapper de leur prison. Ils luttent désespérément pour éviter la noyade. Mais quelques coups de rame bien placés les amènent vite à la raison. Bientôt, les flots du fleuve ont retrouvé leur calme. Lamberty ricane, content de son oeuvre de mort. Les noyeurs regagnent la rive, où chacun rentre chez soi satisfait du devoir accompli. Voilà 90 « corbeaux », ennemis de la République, qui ne coûteront plus cher à nourrir. Quant à Lamberty, il file prévenir Carrier de l’efficacité de la méthode.

Pourtant, le lendemain, on apprend que trois prêtres ont réussi à filer dans le noir après s’être détachés. L’un a été repêché et les deux autres ont atteint la rive. Tous trois ont trouvé refuge sur un navire, ancré à proximité, L’Imposant. Aussitôt, Carrier les réclame au capitaine pour les faire noyer le soir même. Les malheureux n’ont gagné qu’un jour de vie. Pourtant, un prêtre a survécu au massacre, il s’agit de l’abbé Julien Landeau, curé de Saint-Lyphard. Mal ficelé, il avait réussi à détacher ses liens l’unissant à un vieux moine. Échappant aux coups de rame, ils s’étaient éclipsés dans la nuit. Le vieux moine se noiera. Il n’y a qu’un unique survivant

Au cours des jours suivants, de nombreux cadavres sont repêchés sur les berges de la Loire. Ils ont pu s’échapper par les sabords trop grands ouverts, ou bien le chaland s’est brisé contre un banc de sable. C’est embêtant, car la rumeur de l’affreuse noyade se répand dans Nantes. Mais Carrier peut se rassurer, car nul n’ose s’en insurger de peur des conséquences. Il reste une dernière chose à faire à Lamberty et à ses hommes : récupérer les biens des prêtres restés à bord de leur prison et qu’ils n’ont pas pu emporter la nuit du crime.

La méthode de la “déportation verticale” a prouvé, malgré quelques imperfections, son efficacité. Jean-Baptiste Carrier décide de l’appliquer à grande échelle pour se débarrasser des milliers de Vendéens qui encombrent la prison de la ville. Entre les derniers jours de 1793 et février 1794, de 1 800 à 4 800 victimes disparaissent dans la Loire. »

  • le 16 novembre 1919 : le Bloc national au pouvoir.

Le 16 novembre 1919, les élections amènent à la Chambre des députés une majorité de droite, le Bloc national, avec beaucoup d’anciens combattants (la Chambre est dite « bleu horizon », de la couleur de l’uniforme).

Cette coalition devait à l’initiative d’Alexandre Millerand regrouper toutes les formations qui avaient fait partie de l’union sacrée pendant la Grande Guerre. Mais les socialistes en avaient été exclus en raison de leurs compromissions avec les bolchéviques russes et les radicaux s’en étaient exclus du fait de l’absence des socialistes…

  • le 16 novembre 1940 : création de l’ordre de la Libération.

De passage à Brazzaville, capitale de l’Afrique Équatoriale Française, le chef de la France Libre fonde, par ordonnance, l’ordre de la Libération. Cinq mois après l’invasion de la France par l’armée allemande, il veut avec cet ordre honorifique «récompenser les personnes ou les collectivités militaires ou civiles qui se seront signalées dans l’œuvre de libération de la France et de l’empire».

1.059 croix ont été ainsi décernées jusqu’à la cessation d’attribution en janvier 1946. 18 l’ont été à des unités militaires et cinq à des communes françaises : Nantes, Grenoble, Paris, Vassieux-en-Vercors et l’Ile de Sein. 271 personnes ont par ailleurs reçu la croix à titre posthume. À titre exceptionnel, Winston Churchill et feu le roi George VI l’ont reçue en 1958 et 1960.

  • le 16 novembre 1952 : mort de Charles Maurras.

Après avoir reçu les derniers sacrements le 13 novembre, Charles Maurras, dont tout le monde connaît la totale surdité, dit :

« Pour la première fois, j’entends quelqu’un venir. »

Il réclame son chapelet et meurt. Peu de temps avant il a dit :

«Ma vie s’achève. J’ai beaucoup travaillé pour la France, pour ce beau pays de qui j’ai tout reçu. J’aurais aimé vivre encore quelque temps pour continuer à le servir, pour le voir sortir de ses ruines et rentrer dans son ordre monarchique et catholique, retrouver ses traditions. Toute ma vie j’ai lutté et je lutterai encore pour ce trésor de beauté, de sagesse et de sainteté. Je sais que je n’aurai pas travaillé en vain. […] Mon œuvre plaidera pour moi devant Dieu qui me jugera. »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 241)

  • le 16 novembre 2013 : SOS Tout-petits fête ses 27 ans d’existence.

Alors que le gouvernement, comme les précédents utilise l’argent des impôts pour financer l’assassinat d’enfants à peine conçus, il est important d’aider financièrement cette association qui ne vit que de dons et du soutien de personnes désintéressées. Pour reprendre un titre de Gilbert Cesbron, mais à l’envers, par ce soutien, c’est peut-être « Mozart qu’on sauvera ! »

Les mesures du ministre de l’Education Nationale en faveur de l’endoctrinement ‘genré’ des élèves

Dénoncées par Olivier Gosset, enseignant et président de l’association des «Enseignants pour l’enfance», dans Le Figaro :

Le 29 septembre 2021 Jean-Michel Blanquer publiait une Circulaire adressée à tous les membres de la communauté éducative. Intitulée «Pour une meilleure prise en compte des questions relatives à l’identité de genre en milieu scolaire», cette dernière a suscité de nombreux commentaires. Les uns se félicitaient que l’école prenne en charge cette problématique affectant la jeunesse, tandis que d’autres s’indignaient des possibles conséquences que la mise en place de ce texte pouvait induire. Peu ont vu que ce dernier, multipliant injonctions et contradictions, plaçait l’école dans le monde de la confusion.

Ce qui frappe en effet à la lecture de cette directive est la succession des contradictions proférées. Tout d’abord, le Ministre se félicite d’une école qui protège un «universalisme qui définit chacun non par son identité mais par sa dignité d’être humain». Parallèlement, il affirme que «la transidentité est un fait qui concerne l’institution scolaire».

De même, le texte précise que «la non-congruence entre le genre de naissance et le genre vécu ne constitue ni un trouble psychiatrique ni une pathologie». Pourtant, le Ministre se réclame de l’Organisation Mondiale de la Santé pour alerter les personnels éducatifs sur cette question.

Enfin, la circulaire rappelle que ces difficultés renvoient chacun «à son ressenti intime» et qu’elles relèvent de la «vie privée». Toutefois, c’est bien elle qui demande à l’école, lieu public par excellence, de prendre en charge celles-ci. À lire le texte de Monsieur Blanquer, on ne sait plus trop si la transidentité est un trouble ou un fait, si l’école doit dispenser des savoirs ou des soins, si la mission de l’État est de viser au bien de tous ou de veiller à la souffrance de chacun.

Pour pallier ces difficultés, le Ministre demande à ses personnels de multiplier les tâches et d’adopter toutes les postures. Ainsi, les professeurs sont sommés de faire preuve «d’une écoute attentive et bienveillante permettant de respecter le libre choix de l’élève». De même, ils «ont le devoir d’accompagner les jeunes» et «de leur laisser la possibilité d’explorer une variété de cheminements».

S’ils reçoivent des confidences, les enseignants doivent veiller au «respect du principe de confidentialité», quitte à se garder d’«une communication avec les représentants légaux». Enfin, si l’élève veut changer de prénom, il faut que «l’établissement scolaire substitue le prénom d’usage, de manière cohérente et simultanée dans tous les documents qui relèvent de l’organisation interne». Multiples et injonctives, ces recommandations donnent le vertige. Le professeur est ici sommé d’être à la fois écoute attentive, tuteur, substitut des parents et chambre d’enregistrement des changements de civilités.

Consciente de la charge qui pèserait alors sur l’école, la directive recommande à celle-ci d’entrer dans une «démarche collective et partenariale». Sous ce beau nom, il faut entendre que l’institution, dépassée par une problématique qu’elle prétend régler, accepte «le concours des associations, agréées ou conventionnées». Ici, la porte s’ouvre et peut entrer qui veut : la dernière limite qu’accepte de lever l’école est celle de sa propre sanctuarisation.

La Circulaire Blanquer marque une étape dans la politique que mène l’Éducation nationale au sujet des questions liées à la sexualité et à la vie affective. Voulant soigner les blessures d’une souffrance, l’école sort de son statut et manque à ses missions. Demandant aux professeurs de jouer tous les rôles et réclamant le secours d’organismes non scolaires, l’institution trahit le pacte qui la lie à la nation comme aux familles.

Faut-il rappeler que le Code de l’Éducation assigne comme premier objectif à l’école celui de «la transmission des connaissances» ? Faut-il redire que «L’État» y «garantit l’action éducative des familles» ? Que penser d’une école qui voudrait guérir au lieu d’enseigner ? Que dire de professeurs cachant de lourds secrets à des parents inquiets ? Qu’en est-il d’une structure d’État ouvrant ses portes au tout-venant ? Se perdant dans d’insolubles questions d’identité, l’institution risque ici la perte de son identité. À cet égard, la seule question pour laquelle le cadre scolaire a quelque compétence est celle du genre grammatical. Et c’est à elle qu’il ferait bien de revenir s’il veut porter secours : masculin et féminin sont des catégories qui s’enseignent dans la langue pour pouvoir être ensuite réfléchies par les consciences. Donnons d’abord à nos élèves les mots qui leur permettront ensuite de penser leurs maux.

Marche de mères de prêtres à Rome afin de porter aux pieds du Saint-Père la supplique des chrétiens attachés à la messe traditionnelle

Communiqué d’une association créée pour l’occasion, La Voie Romaine :

Catholiques attachés à la célébration du rite tridentin qui nourrit notre amour pour le Christ, nous avons reçu le Motu Proprio Traditionis Custodes avec incompréhension, alors que nous partageons avec tous nos frères et sœurs dans la foi le même amour inconditionnel de l’Église.

Profondément ébranlés, nous avons décidé de témoigner de l’humble participation de tous les fidèles attachés au rite tridentin, pleinement engagés dans la mission de l’Eglise, à la construction du royaume du Christ dans le monde en portant jusqu’à Rome un message d’unité et de foi.

Nous proposons aux milliers de chrétiens qui pensent que le rite tridentin est une richesse pour l’Église de nous confier une lettre écrite témoignant de leur foi et de leur attachement liturgique avant le 31 décembre prochain. Ces lettres seront transportées dans un coffre acheminé lors d’une grande marche de Paris jusqu’à Rome pour être remis au Saint-Siège.

Pour que ce témoignage surgi du cœur du peuple de Dieu puisse être entendu par le pape François, ce sont des mères de prêtres, sentinelles de l’invisible qui ont donné au monde ces pasteurs si précieux, qui emprunteront la voie romaine afin de porter aux pieds du Saint-Père la supplique de tous les chrétiens attachés à la célébration du rite tridentin dans la pleinecommunion de l’Église.

Tous les chemins mènent à Rome ! Ce sera l’étendard de cette marche qui partira de Paris le dimanche 6 mars 2022 et s’achèvera à Rome le 1er mai 2022, jour qui ouvre le mois de Marie à qui nous en confions la protection.

Si vous souhaitez participer, nous soutenir ou si vous recherchez de plus amples informations sur notre projet, nous vous donnons rendez-vous sur lavoieromaine.com et vous proposons de nous rejoindre sur nos réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Instagram).

La Voie Romaine

Le Rassemblement national a-t-il sa part de responsabilité dans l’émergence d’Éric Zemmour ?

La question est posée par Nicolas Boutin à Stéphane Ravier dans Valeurs Actuelles. Réponse :

Il a le verbe haut, le verbe dur, c’était le nôtre il n’y a pas si longtemps. C’est toujours le mien. On a peut-être cru qu’il était moins nécessaire d’insister sur des sujets comme l’immigration ou le “grand remplacement”. Marine n’utilise pas cette formule mais ne m’a jamais blâmé pour autant. Ne plus l’employer, c’est laisser une sorte de vide, dans lequel Éric Zemmour s’est engouffré. Ces formules chocs, le RN ne les utilise plus, se disant que les Français savent. Certes, on parle moins d’immigration, mais on en parle quand même ! Le volet économique et social est aussi un sujet de préoccupation pour les Français. Chaque jour, ils se demandent s’ils pourront remplir leur Caddie ou le réservoir de leur voiture.

N’allez surtout pas croire qu’Emmanuel Macron est un relais de l’Open Society de Soros

Alexander Soros est le fils de George Soros. Il est vice-président de l’Open Society Foundations et l’un des Young Global Leaders du Forum économique mondial de 2018.

Nous attendons avec gourmandise le prochain dossier du journal La Croix sur les obsessions de George Soros…

Guillaume Peltier désormais laïciste

Le député LR Guillaume Peltier souhaite déposer une proposition de loi visant à obliger les associations à se doter d’une charte de la laïcité et sollicite les co-signatures de ses collègues, avant de la déposer au bureau de l’Assemblée. 

Il explique dans l’exposé des motifs :

Actuellement « toute association sollicitant une subvention auprès de l’État ou d’une collectivité territoriale »doit signer un « contrat de respect des valeurs de la République » représentant une « charte de la laïcité ».

Cette mesure portée par le Gouvernement dans le projet de loi séparatisme ne va pas suffisamment loin.

Parce que « la loi est au-dessus de la foi » parce que « nul ne peut sappuyer sur sa religion pour échapper à la loi commune », parce que la laïcité nest pas négociable, aucune loi religieuse ne doit simposer, les lois de la République lemportant sur toutes les autres. Les associations ne peuvent plus échapper à cette laïcité.

Toute entorse à ce principe doit imposer à notre magistrature une fermeté implacable, à rebours des situations absurdes que nous rencontrons régulièrement.

Notre pays est une nation qui a fait la synthèse entre l’État capétien et l’État républicain, un grand État recouvert d’un manteau d’églises et de cathédrales qui illuminent ses provinces, qui s’est grandi avec la loi fondatrice de 1905, laquelle parachève notre modèle de laïcité en rappelant, à tous et pour chacun, que lui comme notre peuple s’enracinent dans la séparation entre le politique et le religieux. Et pourtant, nos différents gouvernants ont failli. En nous laissant une France fragmentée et divisée. En effet, dans une enquête du Journal du Dimanche de septembre 2016, 29 % des interrogés se sont déclarés « d’accord » avec l’affirmation selon laquelle : « la loi islamique (charia) est plus importante que la loi de la République ».

Face à ces chiffres confirmés par une étude Ifop-Le Point-Fondation Jean-Jaurès de septembre 2019, il est plus que jamais nécessaire de protéger la laïcité. Il est inacceptable que, dans de nombreuses associations, la primauté du fait religieux l’emporte sur la valeur fondamentale qu’est la laïcité. C’est pourquoi, dans ma région, j’avais entamé l’adoption d’une « charte de la laïcité » pour les associations qui ne respectent pas nos principes fondamentaux, comme l’égalité hommes-femmes, la liberté de conscience ou la primauté de la loi sur la foi.

Tout commence par une mesure forte à adopter. Puisque la laïcité est loin d’être respectée dans toutes les associations, il vous est proposé de la protéger en obligeant les associations à se doter d’une charte de la laïcité avant le 31 décembre 2021. En cas de non-application, les subventions sont immédiatement retirées et l’association dissoute.

Est-ce un appel du pied en direction de Jean-Luc Mélenchon ?

El-Azhar, l’Etat et la citoyenneté

Nouvelle analyse d’Annie Laurent dans La Petite Feuille Verte :

Dans les pays dont la population est majoritairement musulmane, l’islam est en principe la religion officielle et la charia (loi islamique) l’unique ou principale source du droit. Cette doctrine se fonde sur deux versets du Coran (3, 110 et 9, 33). Les ressortissants non-musulmans ne peuvent donc y prétendre à l’égalité en droit avec leurs compatriotes mahométans. Il en résulte que là où l’Islam gouverne seuls les musulmans ont la plénitude des attributs (droits et devoirs) attachés à la nationalité. Toute entorse à ces préceptes peut être considérée comme une infidélité à la religion et ne peut donc être que provisoire.

Les ressortissants non musulmans sont répartis en deux catégories : les adeptes de religions païennes (hindouisme, bouddhisme, sikhisme, yézidisme, bahaïsme, animisme, etc.) ; les juifs et les chrétiens, qualifiés par le Coran de « gens du Livre » (cf. 9, 29). Les premiers ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale tout en étant soumis à la charia. Les seconds sont assujettis à un statut juridique spécial, la dhimmitude (de dhimma = protection), qui, moyennant le paiement d’une taxe, la djizya, assure en principe leur sécurité tout en organisant leur soumission aux « vrais croyants » dans la sphère publique et parfois dans la société. Cf. A. Laurent, L’islam pour tous ceux qui veulent en parler (mais ne le connaissent pas encore), Artège, 2017, p. 90-96.

C’est dire l’importance que revêt l’utilité d’examiner la position actuelle d’El-Azhar sur cette question.

LA CITOYENNETÉ EN CHANTIER

Depuis son élection comme président (28 mai 2014), le maréchal Abdel-Fattah El-Sissi répète régulièrement qu’il ne fait aucune différence entre les musulmans égyptiens et leurs compatriotes chrétiens (10 % sur une population de 95 millions), tous ensemble constituant à ses yeux un même peuple, une même nation.

Le patriarche Ibrahim Isaac Sidrak, chef de l’Église copte-catholique, s’est exprimé sur les progrès offerts par Sissi :

« On avance progressivement et on a au moins le droit de parler, de s’exprimer librement aujourd’hui. Un changement s’est opéré dans la volonté politique de l’Égypte, que je sens également chez les écrivains et les journalistes du pays. On a surtout commencé à parler de l’Égypte comme pays de musulmans et de chrétiens. Et puis, Sissi a pris des initiatives inhabituelles : aller personnellement chez les orthodoxes coptes présenter ses vœux de Noël. Il est allé à contre-courant, avec l’idée que les chrétiens font partie de l’État, pas seulement comme minorité religieuse, mais en tant que citoyens égyptiens. Sissi respecte beaucoup les gens, tentant de faire passer une nouvelle mentalité parmi les Égyptiens […]. Sous le régime Morsi [2012-2013], on se sentait étrangers, sans le droit de s’exprimer facilement […]. La mentalité et le discours du président étaient pour la religion unique » (Terre Sainte Magazine, juillet-août 2018).

Des débuts prometteurs à El-Azhar

Quelque temps avant la révolution, démarrée le 25 janvier 2011 (cf. PFV n° 82), le grand-imam d’El-Azhar, Ahmed El-Tayyeb, prenait des initiatives visant à consolider les relations entre chrétiens et musulmans de son pays. A l’automne 2010, suite à des affrontements suscités par la liaison d’un chrétien et d’une musulmane, il a fondé la « Maison de la famille égyptienne ». Cette instance de dialogue réunissant des représentants des religions et de la société civile s’est donnée entre autres « pour tâche de traquer les préjugés dans les manuels scolaires » (La Croix, 18 décembre 2013).

Puis, dans un document inattendu intitulé « L’avenir de l’Égypte » (19 juin 2011), El-Ahzar a préconisé « un État civil, démocratique et moderne », assurant « la protection de lieux de culte de toutes les religions ». Le texte précisait toutefois que « les principes de la charia islamique devraient demeurer la source essentielle de la législation » (El-Ahram, 24 juin 2011).

Dans la mouvance des innovations apportées par le chef de l’État, Tayyeb s’est prononcé pour le rejet de la dhimmitude (intervention à la télévision égyptienne, 13 janvier 2017). Après en avoir justifié la légitimité dans le contexte de son apparition au VIIème siècle, il l’a qualifiée d’« anachronique ». « La citoyenneté, réclamée par les manifestants de la révolution de 2011, est la seule garantie de l’égalité et de stabilité pour la société d’aujourd’hui » (terrasanta.net, 23 janvier 2017).

UNE CONFÉRENCE INÉDITE

Peu après, les 28 février et 1er mars 2017, El-Azhar accueillait au Caire une « Conférence internationale sur la liberté, la citoyenneté, la diversité et la complémentarité », organisée en partenariat avec le Conseil des Sages Musulmans. Cet organisme indépendant, dont le siège est à Abou Dhabi, a été fondé en mars 2014 aux Émirats Arabes Unis au terme d’un Forum de la Promotion de la Paix dans les sociétés musulmanes. Il est présidé par Ahmed El-Tayyeb.

Quelque 200 personnalités (responsables politiques, universitaires, religieux) venues de 60 pays étaient invitées à cet événement qui n’était pas réservé aux musulmans sunnites puisque des dignitaires chiites et druzes y ont pris part. L’Arabie Séoudite n’avait cependant envoyé qu’un seul conférencier, alors que ce pays occupe une place centrale dans l’Oumma (la Communauté mondiale des musulmans), son roi portant le titre de « gardien des Lieux saints » (La Mecque et Médine).

Quant aux chrétiens, ils ont bénéficié d’une importante participation. Aux côtés des deux patriarches coptes (orthodoxe et catholique), d’autres patriarches, des évêques, des pasteurs protestants et des experts laïcs relevant des douze Églises proche-orientales y avaient aussi été invités. La place de choix de la délégation libanaise (55 membres, toutes confessions confondues) dans l’assemblée « confirme le rôle et le message du Liban en tant qu’exemple normatif », a noté Antoine Messarra, membre du Conseil constitutionnel de ce pays (Oasis, 11 avril 2017). Des représentants du Saint-Siège et de communautés ecclésiales occidentales (anglicane, protestantes) y ont également pris part.

Une déclaration programmatique

Au terme de la Conférence, une « Déclaration d’El-Azhar » a été lue solennellement par Tayyeb. Ce texte comporte six proclamations ; nous en retenons quatre, à savoir celles qui concernent l’organisation de l’État et de la société. Leur résumé, présenté ici à partir de plusieurs sources, sera suivi de remarques et commentaires.

1 – La notion de citoyenneté est bien ancrée dans l’islam. Son rayonnement premier figure dans la « Constitution de Médine » et les pactes et documents du Prophète [Mahomet] qui ont suivi, qui règlementent les rapports entre musulmans et non-musulmans. De ce fait, le concept de citoyenneté n’est pas une solution importée, mais une actualisation de la première pratique musulmane du pouvoir par le Prophète, en vigueur dans la première communauté musulmane organisée politiquement. Cette pratique ne comprenait aucune discrimination ou exclusion à l’encontre d’une quelconque fraction de la société de l’époque ; mais elle respectait la diversité religieuse, ethnique et sociale. Ces groupes différents constituent « une seule nation », si bien que les non-musulmans ont les mêmes droits et les mêmes devoirs que les musulmans.

2 – Le respect de ce patrimoine commun exige la condamnation des pratiques qui lui sont opposées : mépris, marginalisation, oppression, meurtres, car ces actes sont désavoués par la charia islamique.

3 – La méconnaissance des notions de citoyenneté et de ses exigences entraîne l’utilisation dangereuse du terme « minorités », sous prétexte de confirmer les droits des membres des communautés ainsi qualifiées.

4 – Face à la progression des phénomènes de violence, d’intimidation, d’extrémisme, de persécution et de terrorisme et à la prétention de leurs auteurs à les justifier par la religion, les musulmans et chrétiens réunis à la Conférence déclarent que toutes les religions sont innocentes de ces actes. Présenter l’islam comme responsable de ces actes odieux commis par certains de ses adhérents revient à considérer toutes les religions d’être à l’origine du terrorisme. Ce qui donne par la suite occasion aux « fanatiques de la modernité » d’en finir avec les religions sous prétexte d’assurer la stabilité des sociétés.

Imprécisions, omissions, ambiguïtés

La référence à la « Constitution de Médine » mérite une clarification. Le statut de dhimma(cf. supra) qui en est résulté, codifié au XIème siècle par le juriste Mawardi, ne peut se comprendre que dans le cadre d’un rapport de forces favorable à l’islam (cf. A. Laurent, Les chrétiens d’Orient vont-ils disparaître ?, Salvator, 2017, p. 96-110).

Si, pendant les débats, certains ont récusé la légitimité d’un « État religieux », le terme « laïcité » en a été absent. On lui a préféré « État de nature civile ». Favorable à ce concept, le cardinal libanais Béchara Boutros Raï, patriarche des maronites, « l’a situé entre “la théocratie musulmane”, marquée par la confusion du civil et du religieux, et “l’athéocratie” occidentale, marquée par leur divorce total » (L’Orient-Le Jour, 1er mars 2017). Son compatriote sunnite, le grand mufti Abdellatif Deriane, s’est contenté « de mentionner “la bonne et juste gouvernance” » (Ibid.).

« État de nature civile » est une formule de compromis, démontrait un intellectuel égyptien, Ahmed Loutfi, dans son analyse du document publié en 2011 par El-Azhar sur l’avenir de son pays (cf. supra). L’ambiguïté qui en résulte permet d’écarter la laïcité, notion dont les Orientaux se méfient parce qu’ils n’en comprennent pas le sens véritable alors qu’elle impose à l’État de garantir la liberté de conscience, d’expression et de pratique religieuse (El-Ahram, 29 juin-5 juillet 2011). Mais cette formule n’implique pas la neutralité religieuse de l’état-civil : chacun y reste défini par sa confession de naissance et doit donc se soumettre au droit propre de celle-ci en matière de statut personnel. En 2016, l’initiative de députés du groupe Support Egypt, proche de Sissi, tendant à supprimer la mention de la religion des papiers d’identité, a été rejetée par les opposants.

Un journaliste libanais a regretté que la déclaration finale ne mentionne pas l’individu, « sa dignité inaliénable parce que sacrée et ses droits fondamentaux », alors que ce sujet a fait l’objet de plusieurs communications et « suscité de nombreux débats riches et féconds ». « Une référence explicite à la Déclaration universelle des droits de l’homme et à l’Etat séculier ont manqué » (L’Orient-Le Jour, 10 mars 2017).

Rafic Greiche, prêtre melkite et porte-parole de l’Église catholique en Égypte, a regretté que, dans le discours d’ouverture de la Conférence, Tayyeb ait placé l’islam sur le même plan que le judaïsme et le christianisme en ce qui concerne la promotion du terrorisme et de la violence. Il en a tiré cette réflexion :

« Bien qu’il existe la volonté au sein d’El-Azhar de trouver un discours plus flexible, il manque encore un terrain solide et le discours islamique reste à mon avis apologétique dans ses prises de distance du terrorisme. Cependant, de telles initiatives peuvent conduire à long terme à transformer certaines mentalités fondamentalistes, en promouvant la coexistence entre musulmans et chrétiens » (Oasis, 11 avril 2017).

Peu après, El-Azhar a fait l’objet de critiques de la part d’hommes politiques et d’intellectuels égyptiens au sujet de ses programmes d’enseignement qu’ils accusaient « de contiguïté avec les idéologies aberrantes adoptées par le terrorisme djihadiste » (Agence Fides, 20 avril 2017). Le témoignage d’un étudiant d’El-Azhar a confirmé la validité de ces critiques : « J’ai été éduqué dans l’idée que les musulmans étaient supérieurs aux chrétiens. Certains enseignants m’ont appris que tuer un chrétien n’était pas un crime » (La Croix, 2 juin 2017).

Le patriarche Sidrak, satisfait de la bienveillance de Sissi envers les chrétiens (cf. supra), n’en exprime pas moins certaines déceptions : « Dans le domaine du travail par exemple, les chrétiens ne sont pas bien considérés. Un chrétien sera écarté des postes de directeur ou de responsable parce qu’il est chrétien. C’est très visible au sein de l’armée […]. C’est la mentalité qui doit changer ». Or, souligne-t-il, 40 % d’Égyptiens sont illettrés et parmi ceux qui ont la chance d’étudier, un peu plus de la moitié sont peu ou mal formés, en particulier tous les musulmans qui ont étudié à l’université d’El-Azhar.

« La plupart d’entre eux ont l’idée bien ancrée en tête que l’autre, celui qui est différent, est inférieur. Leur religion est supérieure […]. Avec Sissi le changement se fait mais lentement » (Terre Sainte Magazine, juillet-août 2018).

POUR CONCLURE

Les comptes rendus de la Conférence publiés dans les divers médias auxquels se réfère la présente PFV donnent l’impression que cette assemblée s’est d’abord penchée sur la situation dans l’espace arabe, le seul qui y soit explicitement mentionné, espace dont fait partie l’Égypte, alors qu’elle était convoquée pour examiner la situation dans l’ensemble du monde musulman et en vue d’une réforme structurelle de la doctrine islamique sur l’État et la citoyenneté.

Depuis 2017, hormis quelques progrès repérables en certains lieux – en Égypte, ils résultent d’une claire volonté du président Sissi -, l’immobilisme perdure en ces domaines. Tel est le cas dans plusieurs États d’Afrique subsaharienne, du Soudan, du Maghreb, de la Turquie, du Levant et d’Asie centrale. Et l’on assiste à de redoutables reculs comme on le voit en Afghanistan désormais gouverné par l’un des régimes islamistes les plus fanatiques.

El-Azhar persiste malgré tout à se voir reconnaître comme l’équivalent du Vatican dans l’Église catholique. Nous y reviendrons dans la prochaine PFV qui traitera des relations de l’institution égyptienne avec le Saint-Siège.

Annie LAURENT
Déléguée générale de CLARIFIER

Nouvelle attaque de la frontière polonaise aux cris d’ « Allah akbar »

“Ce soir, un autre forçage de la frontière par un groupe de migrants de 60 personnes (près de la ville de Polovce). La tentative a été déjouée.”

Le Guardian, un outil pour les agitateurs marxistes comme Judith Butler

Lu sur IfamNews :

Le Guardian est connu pour être un journal de gauche en Grande-Bretagne. C’est pourquoi nous n’avons pas été surpris lorsqu’il a publié un article au vitriol de Judith Butler, une militante LGBT radicale fatiguée et en colère. Dans l’article intitulé Pourquoi la notion de “genre” suscite-t-elle des réactions négatives dans le monde entier ? publié le 23 octobre 2021, Butler qualifie de “fasciste” quiconque s’oppose au programme marxiste des transgenres, et ceux qui le soutiennent sont coupables de “suprématie blanche”, de “patriarcat” et d’”islamophobie”.

Pourquoi Butler a-t-elle recours à de telles calomnies ? Parce qu’elle sait que ses arguments en faveur de l’agenda transgenre radical sont si faibles que même un enfant de 5 ans peut voir clair en eux. Elle essaie même d’argumenter que la Bible soutient le mouvement transgenre.

Parmi les groupes que Butler désigne pour sa colère, on trouve l’Organisation Internationale pour la Famille, l’éditeur de IFAMnews. Elle écrit :

“Selon Angnieskza Graff, co-auteur avec Elzbieta Korolczuk de Anti-Gender Politics in the Populist Movement, les réseaux qui amplifient et font circuler le point de vue anti-genre comprennent l’Organisation Internationale pour la Famille, qui se targue de compter des milliers de participants à ses conférences….”.

Tout en sachant que le Guardian est un journal de gauche, l’OIF pensait que le journal aurait l’intégrité journalistique d’imprimer notre réponse mesurée (qui apparaît ci-dessous) à l’article de Butler, surtout à la lumière du fait qu’elle nous attaque explicitement. Mais nous nous sommes manifestement trompés, car le journal a refusé catégoriquement de publier notre réponse, sans en donner la raison. Il semble que le Guardian soit devenu un journal totalement redevable à la gauche et qu’il ait renoncé à toute tentative d’objectivité.

Si l’OIF a été déçue que le journal n’ait pas publié sa réponse, nous avons tout de même pu tirer une certaine satisfaction du fait que nos efforts pour soutenir la famille ont un effet si important que les activistes LGBT radicaux doivent nous attaquer nommément. Les propos du théologien Peter Kreeft sur les chrétiens engagés s’appliquent également à nous : “Si personne ne veut vous crucifier, vous ne faites pas votre travail”. L’OIF doit faire son travail car, ces derniers temps nous avons été de plus en plus attaqués par la gauche. Par exemple, en juillet 2021, le Forum Parlementaire Européen pour les droits sexuels et reproductifs, un organisme de gauche, a attaqué à plusieurs reprises l’OIF et ses dirigeants par leur nom dans son rapport Tip of the Iceberg : Religious Extremist Funders against Human Rights for Sexuality and Reproductive Health in Europe 2009 – 2018).

Soyez donc rassurés, chers lecteurs. L’OIF continuera à défendre farouchement la famille, la culture de la vie et la vision du monde judéo-chrétienne, peu importe qui nous attaque. Lorsque vous vous engagez à vivre et à dire franchement la vérité – et à subir la fronde et les flèches au cours du processus – sachez qu’au bout du compte, vos efforts porteront des fruits, trente, soixante ou cent fois plus, comme le dit la Bible.

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Non, Judith Butler, les défenseurs de la famille ne sont pas des fascistes.

Par Brian Brown, président de l’Organisation Internationale pour la Famille

L’ouvrage de Judith Butler intitulé Why is the idea of “gender” provoking backlash the world over ? illustre parfaitement la vieille ruse du propagandiste qui consiste à accuser ses ennemis de la chose même dont il est coupable. Le Dr Butler affirme sans ambages que “les mouvements anti-gender ne sont pas seulement réactionnaires mais aussi fascistes “. Et elle désigne l’Organisation Internationale pour la Famille comme l’un des principaux groupes à l’origine de cette idéologie “fasciste”.

Peu importe que la raison et la science soulignent la réalité fondamentale de la biologie ; peu importe que nous soyons témoins d’une violence croissante contre ceux d’entre nous qui affirment la vérité sur la réalité biologique ; peu importe que l’opposition à la propagande de l’idéologie du genre soit profondément ancrée dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme….. Non, tout ce qui compte, c’est que nous avons transgressé les limites de ce que Judith Butler considère comme un discours acceptable. Nous devons être punis. Et Butler aidera à infliger cette punition en nous déclarant fascistes.

C’est aussi absurde que prévisible.

Ce qui inspire la peur et la colère aux partisans de l’idéologie du genre, c’est que les mêmes outils qu’ils ont utilisés pour saper la réalité biologique sont maintenant utilisés contre eux : les déconstructionnistes ne supportent pas que leurs propres idées soient déconstruites.

L’idéologie du genre, dans son essence, est une tentative de déconstruction de ce qu’est l’être humain. En arrachant la biologie à notre humanité, elle cherche à modifier la nature humaine elle-même.

Mais lorsqu’un observateur honnête regarde qui est en position de pouvoir, qui tente de dominer ceux qui ont moins de pouvoir, qui limite le débat pour arriver à ses fins, il est clair que c’est Judith Butler et sa clique qui utilisent le pouvoir pour contrôler et faire taire. Lorsque vous analysez de manière critique la rhétorique de l’idéologie du genre, vous voyez à quel point elle est utilisée comme un outil de pouvoir. Les idéologues du genre cherchent à faire taire et à punir. Ils cherchent à nier l’humanité de l’autre, à annuler les idées et les arguments avec lesquels ils ne sont pas d’accord, à créer deux classes d’êtres humains – les éclairés et les non-éclairés.

Pour ceux d’entre nous qui condamnent la violence et la haine et croient en la véritable liberté humaine, c’est l’idéologie du genre qui apparaît de plus en plus réactionnaire… ou devrais-je dire, comme le fait le Dr Butler, fasciste?

Le troisième référendum en Nouvelle-Calédonie : Les propos de Lecornu annoncent une nouvelle trahison macronienne

De Bernard Antony :

Alors que les deux premiers ont donné une nette majorité aux partisans du maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France, voici qu’un troisième référendum est organisé en Nouvelle-Calédonie pour le 12 décembre prochain.

Ce dimanche 14 novembre le ministre des Outre-Mer, le bien nommé Lecornu  a proféré ceci :

« Au sens des Nations-Unies, la Nouvelle-Calédonie fait partie des territoires qui sont encore à décoloniser. On ne peut pas y échapper, c’est une parole qui a été donnée à l’ensemble des parties par les présidents de la République successifs ».

C’est évidemment là une double énormité. Car il y a encore dans le monde des pays abominablement colonisés comme le Tibet par la Chine rouge et il n’y a aucune nécessité à ce que la France se soumette à un ukase onusiaque.

Si la manœuvre consistant à larguer la Nouvelle-Calédonie au mépris de la plus grande partie de ses habitants (certains odieusement interdits de scrutin) aboutissait, ce serait, en effet, le feu vert pour une inéluctable colonisation économique et politique par la Chine rouge ou l’Australie.

Pour nos compatriotes de ces terres françaises des antipodes, cela signifierait l’acceptation d’une soumission à une ou plusieurs mainmises internationales et celle de la fin de leur identité française. Pour la France, ce serait l’abandon de sa souveraineté sur une immense superficie maritime avec toutes les richesses qu’elle recouvre.

Or, manifestement, le petit Micro-Néron veut imiter le grand décolonisateur Charles de Gaulle. Or, on ne cesse pourtant de mesurer ce qu’a coûté en dizaines de milliers de vies humaines l’abandon par ce dernier de l’Algérie, dans les conditions atroces que l’on sait et qui auraient pu être évitées pour des dizaines de milliers de Français musulmans, juifs ou chrétiens : et sans que cela ait permis à la France de ne pas subir depuis la déferlante sans fin de « l’islamigration » algérienne conquérante.

Ce ne sont certes pas quelques milliers à peine de Mélanésiens indépendantistes – car, tant s’en faut, les Kanaks ne le sont pas tous – qui pourraient se livrer à de pareilles abominations.

Il n’en est pas moins criminel de vouloir perpétuer, à toutes forces, la trahison de l’abandon de la Nouvelle-Calédonie. Car, il faut le dire, la grande majorité des habitants ne veulent pas d’une autre souveraineté que celle de la France et dont la France a besoin pour continuer à exister avec un espace maritime de grande puissance.

C’est arrivé un 15 novembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 15 novembre : saints du jour français ou de France.
  • St Malo d’Aleth, évêque en Bretagne († v. 640)

Saint Malo, évêque d’Aleth, venu du pays de Galles, est mort, semble-t-il, à Saintes où il s’était exilé.

  • St Didier, évêque de Cahors († v. 655)

Saint Didier, évêque, qui a fait construire dans la ville plusieurs églises et monastères, et entreprit d’autres travaux d’utilité publique, sans négliger le moins du monde de préparer les âmes comme le vrai temple du Christ.

  • St Sidoine, abbé en Normandie († v. 684)

Enlevé à sa famille en Irlande, par des pirates, racheté par des moines français qui visitaient les ports anglais pour libérer ces malheureux prisonniers, il est élevé à l’abbaye de Jumièges (Seine-Maritime, France) et y devient bénédictin. Il fonde plus tard un monastère où se trouve aujourd’hui la ville de Saint-Saëns (Seine-Maritime).

  • Bse Marie de la Passion, vierge et fond. (1839-1904)

Vierge et fondatrice des « Franciscaines Missionnaires de Marie »

Hélène Marie Philippine de Chappotin de Neuville, en religion Marie de la Passion, naît le 21 mai 1839 à Nantes, en France, d’une noble famille chrétienne. Dès l’enfance, elle manifeste des dons naturels éminents et une foi profonde.

En avril 1856, alors qu’elle suit les exercices spirituels, elle fait une première expérience de Dieu qui l’appelle à une vie de donation totale. En décembre 1860, avec le consentement de l’évêque de Nantes, elle entre au monastère des clarisses où l’attire l’idéal de simplicité et de pauvreté de saint François.

Encore postulante, le 23 janvier 1861, elle fait une profonde expérience de Dieu qui l’invite à s’offrir en victime pour l’Église et pour le Pape. Cette expérience marquera toute sa vie. Peu de temps après, elle tombe gravement malade et doit quitter le monastère. Quand son rétablissement est complet, son confesseur l’oriente vers la Société de Marie Réparatrice. Admise en mai 1864, elle reçoit, le 15 août de la même année, à Toulouse, l’habit religieux avec le nom de Marie de la Passion.

En mars 1865, encore novice, elle est envoyée en Inde dans le Vicariat apostolique du Maduré, confié à la Compagnie de Jésus. Là les Réparatrices travaillent à la formation des sœurs d’une congrégation autochtone, ainsi qu’à d’autres activités apostoliques. C’est donc au Maduré que Marie de la Passion prononce ses vœux temporaires le 3 mai 1866.

Ses dons et ses vertus la font désigner comme supérieure locale, puis, en juillet 1867, comme supérieure provinciale des trois couvents des Réparatrices.

En novembre 1876, Marie de la Passion se rend à et obtient du bienheureux Pie IX, le 6 janvier 1877, l’autorisation de fonder un nouvel Institut, spécifiquement destiné aux missions, sous le nom de « Missionnaires de Marie ».

Suivant une suggestion de Propaganda Fide, Marie de la Passion ouvre à Saint-Brieuc, en France, un noviciat qui accueille très vite de nombreuses vocations. Le 4 octobre 1882, dans l’église d’Aracœli, elle est reçue dans le tiers ordre de saint François. Elle entre alors en relation avec le Serviteur de Dieu, Père Bernardin de Portogruaro, ministre général de l’ordre des Frères Mineurs, qui, par la suite, la soutiendra dans ses épreuves, avec une paternelle sollicitude.

En 1900, l’Institut reçoit le sceau du sang dans le martyre de sept franciscaines Missionnaires de Marie, béatifiées en 1946 et canonisées au cours du Grand Jubilé de l’an 2000. Ce martyre est pour Marie de la Passion, en même temps qu’une grande douleur une immense joie, une émotion intense d’être la mère spirituelle de ces missionnaires qui ont su vivre l’idéal de leur vocation jusqu’à l’effusion du sang.

Marie de la Passion meurt à Sanremo le 15 novembre 1904, laissant plus de deux mille religieuses et quatre-vingt six maisons insérées en quatre continents. Sa dépouille mortelle repose dans un oratoire privé de la maison généralice de l’Institut des Franciscaines Missionnaires de Marie à Rome. Mère Marie de la Passion a été béatifiée, le 20 octobre 2002, par saint Jean Paul II.

  • le 15 novembre 1316 : naissance de Jean 1er le posthume.

Le Roi Louis X et la reine Clémence de Hongrie ont un fils qui naît après la mort du Roi (Voir la chronique du 5 juin). Malheureusement Jean meurt après quelques jours de vie le 19 novembre.

  • le 15 novembre 1491 : signature du traité de Rennes.

Alors que les armées françaises occupent presque toute la Bretagne, la Duchesse résiste dans Rennes assiégée, seule ville résistant à l’envahisseur. Les Etats de Bretagne fin octobre, à Vannes, ont même conseillé à leur Duchesse d’épouser le Roi de France.

Le traité prévoit donc le mariage entre le Roi de France et la duchesse Anne de Bretagne ; il garantit 120 000 livres de rente à la duchesse, et 120 000 livres au trésor du duché, qui serviront à payer les mercenaires et en débarrasser le duché. Les fiançailles sont célébrées le 23 novembre, à Rennes, le mariage le 6 décembre au château de Langeais. Voir la chronique du jour.

  • le 15 novembre 1793 : naissance de la baguette de pain.

Le 15 novembre 1793, un décret de la Convention stipule que tous les Français doivent manger le même pain : « La richesse et la pauvreté devant également disparaître du régime de l’égalité, il ne sera plus composé un pain de fleur de farine pour le riche et un pain de son pour le pauvre. Tous les boulangers seront tenus, sous peine d’incarcération, de faire une seule sorte de pain : le Pain Égalité ».

En 1856, Napoléon III, à son tour, réglemente la taille et le poids du pain : 40 cm et 300 g environ. Après la Seconde Guerre mondiale se généralise la baguette, aussi appelée flûte ou petite selon les régions. D’une longueur de 80 cm et d’un poids de 250 g, son prix a été jusque dans les années 1980 fixé par arrêté préfectoral.

  • le 15 novembre 1793 : la Convention décrète que tout prêtre marié échappe à la déportation.
  • le 15 novembre 1796 : bataille d’Arcole.

Le 15 novembre 1796 débute la bataille que Bonaparte remporte deux jours plus tard, par une brillante victoire sur les Autrichiens du général Avinczy à Arcole, dans le Piémont italien. Les combats sont indécis et le général Augereau est bloqué à Arcole par les Autrichiens retranchés derrière l’Alpone. Par trois fois, les Français tentent de franchir le pont. Leur échec rend impossible le plan de Bonaparte qui cherche à tomber sur les arrières de Wurmser dans la région de Villanova.  Bonaparte décide de prendre les opérations en main et quitte Ronco en direction d’Arcole. Les assauts qu’il lance avec les hommes d’Augereau échouent : le pont d’Arcole est tenu par les autrichiens, les généraux Verdier et Lannes sont blessés, Verne est tué. Bonaparte saisit un drapeau et fonce en tête des grenadiers et de leurs officiers à l’attaque du pont, perdant un cheval sous lui, mais la colonne est rompue par la mitraille autrichienne. Bonaparte s’élance sur un pont sous la mitraille. Il tombe dans les marais et s’écrie : « Soldats, en avant pour sauver le général ». Ses grenadiers se ruent en avant. La victoire est à la France.

  • le 15 novembre 1866 : création de la Ligue française de l’enseignement.

C’est le franc-maçon Jean Macé qui en est à l’origine. Il en fait un outil de destruction de l’Ecole chrétienne et prépare les esprits pour les lois maçonniques de Ferry.

  • le 15 novembre 1884 : début de la conférence de Berlin.

Le 15 novembre 1884 s’ouvre la conférence de Berlin, qui réunit quatorze pays, dont la France, l’Italie ou la Russie. Durant cette réunion qui se déroula jusqu’au 15 février 1885, on discuta du règlement de la colonisation sur le continent africain entre les puissances européennes, ainsi que du conflit entre la France et le Belgique au Congo. La conférence aboutit à la libre navigation sur les fleuves Niger et Congo.

  • le 15 novembre 1974 : l’assemblée de l’épiscopat français se prononce contre l’avortement.
  • le 15 novembre 199 : adoption du PACS.

Une étape dans la destruction de la famille est franchie en France.

Loi prohibant les « thérapies de conversion » : une atteinte à l’autorité parentale et un véritable déni de réalité anthropologique

De Jean-Michel Beaussant dans L’Homme Nouveau à propos de la proposition de loi prohibant les « thérapies de conversion » pour les tendances homosexuelles, adoptée en première lecture à l’Assemblée :

[…] Derrière l’épouvantail de quelques abus (surtout étrangers) concernant effectivement certaines « thérapies » contraignantes et indignes, se dessine, en sus d’une atteinte grave à l’autorité parentale, un véritable déni de réalité anthropologique à la fois scientifique et philosophique. Lequel déni peut conduire à une absence de soins ou à d’autres « soins » (prise d’hormones antagonistes, opérations et ablations irréversibles…) tout aussi indignes, comme en témoigne la situation psychologique et psychiatrique de la plupart des jeunes « mal dans leur sexe ». Inciter et non pas dissuader à l’égard des tendances homosexuelles ou « transgenres » peut s’avérer un remède (une autre thérapie déguisée) pire que celui dénoncé ! Le paradoxe est que l’on condamne les « conversions » dans un sens (conforme à la nature humaine) et qu’on les encourage dans un autre (conforme à l’arbitraire de l’idéologie du Genre), comme on l’a vu avec la circulaire pour l’accueil des « enfants transsexuels » dans les écoles. «Là où il n’y a pas de maladie, il n’y a pas besoin de thérapie », affirme-t-on. Jusque-là, la « dysphorie de genre » était précisément un concept psychiatrique pour désigner la transidentité, ou l’inadéquation entre identité (fait psychologique) et genre de naissance (fait biologique), comme pathologique. On peut se demander si ces problèmes mentaux de « dysphorie sexuelle » ne sont pas aggravés par les nouveaux traitements psycho-médicaux qu’on suggère et fait subir à ces cas cliniques, causant ainsi davantage de comportements autodestructeurs que les présumées discriminations culturelles. Par ce jeu terrible du « faire croire », explique Walt Heyer [ancien « transgenre » américain, il a fondé le site « sexchangeregret.com » pour alerter contre la désinformation du lobby LGBT], médecins, éducateurs et parents consentants déconstruisent et détruisent ce qui fait l’équilibre foncier de la personne, sa constitution identitaire, et ne font qu’empirer un trouble déjà présent que la politique LGBT favorise et démultiplie à l’envi. […]

Le ministre de l’Outre-Mer veut abandonner la Nouvelle-Calédonie

Déclaration de Sébastien Lecornu sur CNews :

Outre la traitrise du propos à l’égard des populations fidèles à la France, c’est avec ce genre de déclaration que l’on perd nos alliés dans la zone indo-pacifique. Si les Australiens ont renoncé aux sous-marins français c’est aussi parce que la politique de la France dans la région manque de constance, que ce soit à l’égard de la Chine menaçante, que des velléités indépendantistes en Nouvelle-Calédonie.

Savoir articuler une bonne ouverture et un bon repli

De Thibaud Collin dans L’Appel de Chartres :

On oppose souvent repli et ouverture. Dans le cas de l’Eglise, soit ouverture au monde soit repli identitaire. Or la critique de l’ouverture ne vaut pas automatiquement approbation du repli et vice-versa. De même qu’il y a une bonne et une mauvaise ouverture, il y a un bon et un mauvais repli. Toute la difficulté est de tenir cette tension entre deux pôles, à savoir articuler une (bonne) ouverture et un (bon) repli. Loin d’y voir deux attitudes contradictoires, il s’agit de les saisir comme les deux moments d’une pulsation, celle-là même de la vie. L’ouverture, en l’occurrence au monde, a souvent été l’occasion d’une altération voire d’une dilution de la foi catholique. Au nom d’un légitime souci de crédibilité, certains ont intégré les critères de jugement du monde et ont réduit la foi à ce que le monde peut en accepter : de vagues valeurs évangéliques confirmant les valeurs modernes. Or le monde moderne n’est pas neutre par rapport à la foi. La modernité est ce mouvement de l’esprit né dans l’Europe de chrétienté et par lequel il s’en émancipe. Si la modernité est postchrétienne, la foi ne lui apparaît plus logiquement comme une Bonne Nouvelle mais comme le rabâchage d’un discours obsolète et aliénant. Si l’ouverture au monde signifie l’intériorisation de ce critère d’émancipation d’un esprit qui refuse de dépendre de Dieu et de recevoir de l’Eglise la vérité sur sa destinée et son salut, alors l’ouverture est logiquement auto-dissolution de la foi. Les partisans d’une ouverture au monde ne sont pas toujours assez sensibles à cette logique. On le constate encore aujourd’hui quand certaines recommandations du rapport de la CIASE sont reçues sans discernement comme des réformes ecclésiologiques nécessaires pour retrouver de la crédibilité sociale. Est-ce, par exemple, au droit commun de mesurer ce que sont le sacerdoce ou le sacrement de la pénitence ?

Mais le repli devient critiquable lorsqu’il est considéré comme une fin en soi. Le but de la contre-culture est de féconder la culture. Le but de la formation chrétienne est d’annoncer l’Evangile à tous, spécialement à ceux qui sont les plus éloignés idéologiquement et religieusement de la foi. Le but du bon repli est donc la bonne ouverture ; et l’ouverture ne peut être bonne que si elle jaillit d’un repli non pas sur soi mais sur la Source divine et ses médiations. L’oasis n’a de valeur vivifiante que pour celui qui traverse le désert vers ses périphéries. Mais l’oasis n’existe que parce qu’il est le lieu d’un puit rendant possible la vie au cœur d’un monde invivable.

La polarité ouverture/ repli n’est donc féconde que si elle est portée vers un au-delà : lorsque l’oasis aura de proche en proche redonné vie aux terres mortes. Tel est le Royaume de Dieu auquel tous sont appelés et dont la chrétienté n’est que le signe, réel et imparfait.

Le Choeur de Saint-Cyr a un incroyable talent

Le Choeur de Saint-Cyr interprète un chant pour les enfants orphelins. Ce mercredi à 21h sur M6 dans l’émission “la France a un incroyable talent”, remporté l’an dernier par la famille Lefevre.

L’assemblée plénière des évêques des Etats-Unis adoptera bien un document sur la “cohérence eucharistique”

Alors qu’en visite à Rome, le président pro-avortement Joe Biden a communié avec les encouragements du pape, Mgr John Stowe, évêque de Lexington, estime que le document sur la “cohérence eucharistique”, auquel il est opposé et qui rappelle l’impossibilité pour les catholiques en état de péché mortel d’y accéder, serait adopté. Le principe de ce texte avait été admis en juin dernier.

Ce document sera débattu à l’assemblée plénière des évêques des Etats-Unis qui se tient à Baltimore du 15 au 18 novembre.

Pour l’archevêque de San Francisco, Mgr Salvatore Cordileone, il est vital que les évêques s’expriment clairement. Ce document ne réagit pas seulement au fait que certains élus démocrates entendent communier tout en soutenant l’avortement : il fait aussi écho à la faible adhésion des catholiques américains à la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie révélée par une enquête du Pew Research Center de 2019. En effet, pour seulement un tiers d’entre eux, l’Eucharistie est le Corps et le Sang du Christ.

Les attaques contre la masculinité n’ont pas seulement nui aux hommes mais ont dévasté nos familles, nos communautés et notre nation

Le 1er novembre, le sénateur du Missouri Josh Hawley a prononcé un discours-programme puissant lors de la Conférence nationale sur le conservatisme, sur le thème “Les attaques de la gauche contre les hommes en Amérique”. Dans ce discours, M. Hawley a souligné comment les attaques répétées de la gauche contre la masculinité “toxique” ont non seulement affaibli la virilité en Amérique, mais aussi considérablement nos familles, nos communautés et notre pays, et que ce n’est qu’en revitalisant la vraie masculinité que nous pourrons mettre fin à cette dévastation. M. Hawley a commencé son discours en faisant remarquer que la gauche a mené une campagne incessante et dévastatrice contre la virilité au cours des dernières décennies. Il a déclaré :

“Mais ce que je veux que vous remarquiez, ce que je veux appeler ce soir, c’est ce fait : que la déconstruction de l’Amérique commence par et dépend de la déconstruction des hommes américains. La gauche veut définir la masculinité traditionnelle comme toxique. Ils veulent définir les vertus masculines traditionnelles – des choses comme le courage, l’indépendance et l’affirmation de soi – comme un danger pour la société. C’est un effort que la gauche déploie depuis des années maintenant. Et ils ont eu un succès alarmant. Les hommes américains travaillent moins, se marient moins et ont moins d’enfants. Ils souffrent davantage d’anxiété et de dépression. Ils s’adonnent davantage à la toxicomanie. Dans ce pays, de nombreux hommes sont en crise, et leurs rangs grossissent. Et ce n’est pas seulement une crise pour les hommes. C’est une crise pour la république. Parce que le problème avec l’attaque de la gauche contre les vertus masculines est que ces mêmes qualités, celles-là mêmes que la gauche vilipende aujourd’hui comme dangereuses et toxiques, ont longtemps été considérées comme vitales pour l’autonomie gouvernementale.”

Le sénateur a souligné comment les élites de gauche dans nos universités, nos entreprises, Hollywood, les classes d’experts et les médias ont tous agi de concert pour dénigrer la virilité:

“Hollywood délivre le thème de la masculinité toxique ad nauseum à la télévision et au cinéma. Et notre classe d’experts l’amplifie. L’American Psychological Association conseille désormais que “se conformer à l’idéologie traditionnelle de la masculinité s’est avéré limiter le développement psychologique des hommes… et influencer négativement la santé mentale et la santé physique.” La virilité est une maladie qui doit être vaincue. La gauche délivre le même message dans la presse, par le biais des entreprises et de la publicité. Gillette a tristement diffusé une campagne publicitaire pour ses rasoirs en 2019 qui comprenait cette voix off : ‘L’intimidation… le mouvement MeToo contre le harcèlement sexuel… la masculinité toxique… est-ce le meilleur qu’un homme puisse obtenir ?’”.

Et les résultats sont prévisibles. Les hommes quittent le marché du travail. Ils renoncent à l’enseignement supérieur. (En effet, bientôt, les femmes seront 2 fois plus nombreuses que les hommes dans les universités). Et, pire que tout, les hommes évitent le mariage. a déclaré Hawley :

“Le taux de mariage est en chute libre. Et l’âge du premier mariage continue d’augmenter, les hommes repoussant de plus en plus loin l’engagement. En 2010, la majorité des hommes âgés de 25 à 34 ans dans ce pays ne s’étaient jamais mariés. Et cette tendance s’est accélérée depuis.

Moins de mariages signifie moins de pères à la maison. En 2020, plus de 18 millions d’enfants américains vivront sans la présence d’un père. C’est plus d’un quart de tous les enfants d’Amérique. Et je n’ai probablement pas besoin de vous rappeler qu’il existe une forte corrélation entre l’absence d’un père et l’augmentation de la pauvreté infantile, la dépression infantile et les mauvais résultats scolaires….”.

Hawley a ensuite ajouté, concernant toutes ces tendances négatives: “Doit-on s’étonner qu’après des années à s’entendre dire qu’ils sont le problème, que leur virilité est le problème, de plus en plus d’hommes se retirent dans l’enclave de l’oisiveté, et de la pornographie, et des jeux vidéo ?”. Et si la gauche peut se réjouir de ce déclin des hommes, je ne peux, pour ma part, me joindre à elle. Personne ne devrait le faire”.

Que pouvons-nous donc faire pour revitaliser la virilité en Amérique et inverser la destruction de ces dernières décennies ? Hawley déclare:

“Nous devons chercher à faire renaître une virilité forte et saine en Amérique. Nous avons besoin d’hommes qui assument des responsabilités, d’hommes qui fondent des familles et les entretiennent, d’hommes qui s’engagent dans l’alliance du mariage et l’honorent. Nous avons besoin d’hommes pour élever des fils et des filles après eux, pour transmettre les grandes vérités de notre culture et de notre histoire, pour défendre la liberté, pour partager le travail d’autonomie. Nous avons besoin du genre d’hommes qui rendent les républiques possibles.”

Hawley donne plusieurs suggestions pour y parvenir. Premièrement, “Nous pouvons commencer par répudier le mensonge selon lequel l’Amérique est une nation systématiquement oppressive et que les hommes en sont systématiquement responsables.” Deuxièmement, nous devons répéter aux hommes qu’ils sont dignes et qu’ils jouent un rôle indispensable dans notre pays. Nous devons dire aux hommes que:

“Vous pouvez être une énorme force pour le bien. Votre nation a besoin de vous. Le monde a besoin de vous. Votre force peut libérer les autres. Votre pouvoir peut servir ceux qui sont dans le besoin. Votre créativité peut éclairer de nouveaux chemins. Votre courage peut défendre les faibles. Votre fidélité peut susciter des fils et des filles qui viendront après vous, et rendre leur chemin droit. Vous pouvez faire de ce pays une nation plus parfaite. Nous devons le dire aux hommes de notre société dès qu’ils sont petits et le leur enseigner dans nos salles de classe, dans nos foyers et dans nos églises.”

Troisièmement, nous devons reconstruire notre économie. a déclaré Hawley :

“Nous devons reconstruire dans ce pays une économie dans laquelle les hommes peuvent s’épanouir. Et cela signifie qu’il faut reconstruire les secteurs de la fabrication et de la production que la classe bavarde (classe instruite, ndlr) considère comme des reliques du passé. Dans ce pays, nous sommes plus que de simples consommateurs. Nous avons été les artisans de choses grandes et puissantes, et nous le serons encore. Les experts de Washington diront que c’est impossible, qu’il vaut mieux délocaliser notre production en Chine, au Mexique ou dans d’autres pays où la main-d’œuvre est bon marché. Mais le travail libre et le travail esclave ne devraient jamais être mis sur un pied d’égalité. Et c’est un travail libre, digne d’hommes libres, que nous recherchons.”

Quatrièmement, et c’est le plus important, nous devons faire savoir aux hommes que leur rôle dans la famille est indispensable. Hawley déclare sans équivoque :

“Nous devons être clairs dans le message que nous envoyons au sujet de la famille et ne pas nous en cacher : Il n’y a pas de plus grande vocation, ni de plus grand devoir, que d’élever une famille. Et nous devrions encourager tous les hommes à la poursuivre.”

Dans son discours d’ouverture de la Conférence Nationale sur le Conservatisme, le sénateur Josh Hawley a abordé un sujet que la gauche préfère éviter : Comment les attaques incessantes contre la masculinité au cours des dernières décennies n’ont pas seulement nui aux hommes mais ont dévasté nos familles, nos communautés et notre nation. Dans sa puissante conclusion, le sénateur Hawley a déclaré :

“La gauche dit à l’Amérique et à ses hommes, vous êtes mauvais. Vous êtes terribles. Vous devez vous excuser et vous soumettre à vos maîtres du gouvernement pour être réformés.Je suggère que nous proposions un thème différent, qui se présente comme suit . … L’ Amérique est encore cette ville sur une colline, et les yeux du monde sont encore sur nous, regardant vers nous avec espoir. Les hommes américains sont et peuvent être une force inégalée pour le bien dans le monde – si nous pouvons les renforcer, si nous pouvons les habiliter, si nous pouvons les libérer pour qu’ils soient ce qu’ils sont faits pour être. Alors, selon les mots de l’Écriture, ils “rebâtiront les ruines anciennes, ils relèveront les anciennes désolations, ils répareront les villes en ruine, [et] les dévastations de plusieurs générations”.

Espérons que l’Amérique entende le message de Hawley avant que tous les vrais hommes ne disparaissent et que le pays ne sombre toujours plus bas dans le chaos et le désespoir.

Moins de 100 veillées pour la vie

Moins de 100 veillées pour la vie à moins d’un mois…

Aucune veillée en vue à Lyon, Brest,  Rennes, Nantes, Bordeaux, Limoges, Reims, St Étienne, Clermont-Ferrand, Perpignan, Pau, Lille…

Il est toujours temps d’en organiser grâce au kit d’organisation prêt à l’emploi librement téléchargeable sur www.veilleespourlavie.life

Avant Eric Zemmour, Philippe de Villiers dénonçait déjà les responsabilités criminelles des hommes politiques français

Alors que toute la classe médiatique dominante surjoue l’indignation suite aux propos très justes d’Eric Zemmour sur François Hollande, qui savait que des terroristes s’infiltraient avec les migrants, qui n’a rien fait pour protéger les Français et qui, pire encore, a encouragé et organisé l’accueil des migrants, il n’est pas inutile de réécouter Philippe de Villiers qui disait la même chose en sur BFM TV en février 2016 :

En avril 2021, Philippe de Villiers déclarait :

« Les Français voient bien qu’il y a un lien entre l’immigration et le terrorisme. L’immigration est le terreau de l’islam qui est le terreau de l’islamisme qui est le terreau du terrorisme qui nous préparent à ce que Houellebecq a appelé la grande soumission »

“Ceux qui refusent de faire le lien entre immigration et terrorisme ont du sang sur les mains. Ce sont des collabos qui nous préparent à ce que Houellebecq a appelé la grande soumission »

« L’enjeu de la prochaine présidentielle, c’est ou bien on retrouve une politique de civilisation, ou bien on laisse le pays s’effondrer et l’aventure finir. C’est ou la refrancisation, ou l’aventure se termine »

Un exemple parmi d’autres lors de cet interview accordé par Bernard Squarcini, ancien directeur central du renseignement intérieur du 2 juillet 2008 au 30 mai 2012 :

 

Marion Maréchal : “Le passe sanitaire n’est pas la bonne réponse car ce vaccin n’est pas un outil efficace de lutte contre l’épidémie”

Magistrale démonstration de Marion Maréchal à propos des mensonges liés au passe sanitaire et au “vaccin” :

 

En Quête d’Esprit sur la conversion des musulmans

Véronique Jacquier reçoit Marc Fromager, l’Abbé Vincent Marie-Jeanne et Jeanne, jeune convertie de l’islam au catholicisme :

 

Marion Maréchal : « On dénonce à raison la Biélorussie mais on applaudit et subventionne les ONG qui, elles aussi, organisent le trafic de migrants »

Marion Maréchal, directrice générale de l’ISSEP, était l’invitée du Grand RDV, en partenariat avec Europe 1 et Les Echos :

 

C’est arrivé un 14 novembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 14 novembre 1805 : Napoléon 1er entre à Vienne.

Le 14 novembre 1805, fort de sa victoire sur la troisième coalition à Ulm, Napoléon 1er fait son entrée à Vienne à la tête de la Grande Armée. L’empereur des Français est au faîte de sa gloire et peut jouir de son triomphe dans la capitale de l’empire autrichien désertée par l’empereur François II de Habsbourg.

  • le 14 novembre 1888 : inauguration de l’Institut Pasteur.

L’Institut Pasteur est inauguré à Paris, le 14 novembre 1888, par le président de la République Sadi Carnot. C’est le premier institut de recherche jamais créé au monde. Il se donne pour objectif l’identification des virus. Financé par une souscription internationale à hauteur de deux millions de francs, il comble les vœux du plus populaire savant qu’ait connu l’humanité et dont il porte le nom…

  • le 14 novembre 1945 : le maréchal Pétain est transféré au fort de la Pierre-levée à l’île d’Yeu.

Voir les chroniques du 23 juillet sur le début et des 14 et 15 août sur la fin de son procès.

  • le 14 novembre 1945 : prière de jésus pour la France dictée à Marcel Van.

Le procès de béatification de Marcel Van, déjà Vénérable, est ouvert le 26 mars 1997 au diocèse de Belley-Ars. Le Cardinal François-Xavier Nguyên Van Thuân en est le premier postulateur. L’acteur de la cause de béatification de Marcel Van est l’association « Les Amis de Van »

Sa vie :

Joachim Nguyen Tan Van naît le 15 mars 1928 à Ngam Giao, petit village situé entre Hanoï et Haiphong dans le nord du Vietnam.

A 4 ans il montre un intérêt peu commun pour la vie des Saints qu’on lui raconte, et le désir de les imiter. A 6 ans, c’est habité d’un grand désir de rencontre avec le Seigneur, qu’il prépare sa première communion : « L’heure a sonné, la minute tant désirée est arrivée. Je m’avance vers la table sainte, l’âme débordante de joie. Je ne manque pas de rappeler sans cesse à Jésus de venir à moi sous la forme d’un tout petit enfant. Je tiens bien serré dans ma main le cierge allumé, symbole du feu de l’amour qui brûle en mon âme. »

Il a 7 ans et comme il ne supporte pas la terreur que le maître fait régner dans l’école du village, sa mère a l’idée de le confier à l’abbé Joseph Nha, curé de Huu Bang, qui accueille des jeunes vietnamiens à son presbytère. Puis Van est admis, début 1942, au petit séminaire de Lang-Son. Van a 14 ans, il se prépare à devenir prêtre et est toujours poursuivi par le désir de la Sainteté, mais rejette cette idée comme une tentation, une ambition orgueilleuse, et demande l’aide de la Sainte Vierge : « O Mère chérie, je vous supplie de me donner un signe qui me permette de comprendre si la pensée qui torture mon cœur vient de Dieu ou du Démon » Celle-ci l’éclaire en l’invitant à lire « Histoire d’une âme », autobiographie de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. La plus belle et la plus consolante étape de son itinéraire spirituel s’ouvre.

Il trouve en Sainte Thérèse une sœur spirituelle qui partage ses désirs : Aimer Dieu de tout son cœur, de toutes ses forces avec la simplicité, l’audace et la confiance d’un enfant : « J’ai compris que Dieu est Amour et que l’Amour s’accommode de toutes les formes de l’amour. Je puis donc me sanctifier au moyen de mes petites actions… Un sourire, une parole, un regard, pourvu que tout soit fait par amour. » Sainte Thérèse l’accompagne dans son quotidien au Séminaire. Il l’entend parler et a de longs colloques avec elle. C’est elle qui lui révèle, à l’automne 1942, qu’il ne sera pas prêtre, mais que Dieu le veut religieux, « Apôtre caché de l’Amour. »

En août 1943, répondant à la révélation de Sainte Thérèse, il demande à entrer chez les Rédemptoristes. Après avoir essuyé plusieurs refus, du fait de sa mauvaise santé, il est finalement admis comme postulant frère, le 17 octobre 1944. Il devient Frère Marcel Van. Il est maintenant dans sa vocation, celle que Dieu a choisi pour lui : « M’étant mis à l’école du Rédempteur, mon seul désir était de mener une vie semblable à la sienne […] Seule cette ressemblance est capable de satisfaire l’amour et de créer l’unité. » Van cherche à se modeler sur Jésus, mais aussi à le découvrir en ses frères : « C’est merveilleux, Jésus répartit ses vertus sur plusieurs. Aussi, il ne faut pas se contenter de lire l’Evangile pour apprendre le secret de la sainteté ; il faut encore savoir lire les Evangiles vivants que Dieu a placés autour de nous et que sont nos frères ! »

Sur fond de guérilla entre la France et les Viet Minh communistes, Van prend l’habit des Rédemptoristes le 8 septembre 1945. On le nomme Frère Marcel. Pendant son année de noviciat, Frère Marcel va vivre des dialogues intimes avec le Seigneur : « Van un seul regard de ta faiblesse suffit à charmer Mon Amour et à attirer Mon Cœur jusqu’à toi. Laisse à Mon Cœur toute liberté de se manifester à toi. » « Je t’ai choisi pour être la mère des âmes ; or c’est à force de souffrances que la mère parvient à faire de ses enfants des personnes de valeur. » A la demande du Père Antonio Boucher qui avait sa tutelle, il commence à mettre par écrit les grâces reçues depuis son enfance.

Le 8 septembre 1946, Van prononce ses premiers vœux. Il est envoyé en février 1950 dans le monastère de Saigon, puis celui de Dalat où il prononce ses vœux perpétuels. Il retournera à Hanoï en 1954. Les Viet Minh communistes tiennent le Nord du Vietnam et Frère Van vivra là en résidence surveillée avec trois autres pères jusqu’à son arrestation en 1955.

Jugé irrécupérable, Van est mis à l’isolement dans un cachot. Fin juin 1959, atteint de tuberculose et de béribéri, il est sorti de son cachot et placé dans une salle commune où il agonisera jusqu’au 10 juillet. Il meurt à 31 ans et 4 mois entouré de catholiques : « En donnant mon cœur à Jésus, Jésus me laisse la liberté d’embrasser en mon cœur toutes les personnes, toutes les âmes que j’aime. Je ne veux pas vivre seul dans l’amour de Jésus ; mon seul désir c’est que beaucoup d’autres âmes mènent la même vie que moi, afin que l’Amour infini de Jésus soit satisfait ».

Cette prière aurait été dictée par le CHRIST le 14 novembre 1945 au jeune novice rédemptoriste MARCEL VAN (1928-1959). Le CHRIST lui aurait dit qu’il apprécierait que les Français la lui récitent.

«Seigneur JÉSUS, aie pitié de la FRANCE !

Daigne la serrer sur ton Cœur ; montre-lui combien tu l’aimes.

Purifie-la ; fortifie-la dans ton ESPRIT SAINT.

Que la FRANCE contribue à Te faire aimer de toutes les nations !

O JÉSUS, nous autres Français Te promettons fidélité.

Oui, nous nous engageons à travailler d’un cœur ardent à l’extension de ton Règne sur la terre, ne comptant en rien sur nous, mais uniquement sur Toi»

Amen»

  • le 14 novembre 2002 : origines chrétiennes de l’Europe.

Jean-Paul II, au Parlement, réaffirme son souhait de voir mentionné l’héritage religieux et chrétien de l’Europe dans le projet de Constitution de l’UE. Cela sera refusé à la demande de la France sous la présidence de J.Chirac !

  • le 14 novembre 2006 : Sarkozy en Algérie.

Sarkozy, Ministre français de l’Intérieur, se déplace au cimetière chrétien de Bologhine (St-Eugène) et au monastère de Tibhérine sur les tombes des moines trappistes assassinés en 1996.

Terres de Mission : Les femmes cœur de l’Eglise

Eglise universelle : Les femmes cœur de l’Eglise

Conçu par Marie Piloquet, ce hors-série de L’Homme Nouveau, “Les femmes cœur de l’Eglise“, traite avec objectivité et sens des réalités surnaturelles d’un sujet qui revient régulièrement à la une de l’actualité : Quelle place pour les femmes dans l’Eglise ? Odon de Cacqueray nous présente ce précieux travail à la fois historique, théologique et spirituel.

Eglise en France : L’ivresse et le vertige – Vatican II, le moment 68 et la crise catholique

Professeur émérite à l’université de Brest, Yvon Tranvouez a vécu, comme chrétien de gauche et comme Breton, le concile Vatican II et les années qui l’ont suivi. Dans son ouvrage “L’ivresse et le vertige – Vatican II, le moment 68 et la crise catholique”, il nous livre de précieux témoignages et nous fait part de ses analyses.

Eglise en Marche : Fête du livre de Renaissance catholique

Le 5 décembre aura lieu la 29ème Fête du livre de Renaissance catholique au domaine de Grand Maisons à Villepreux, à proximité de Versailles. Co-organisateur de cet événement qui rassemblera une centaine d’auteurs, Philippe-Henri Rambaud en présente le programme ainsi que les livres des trois orateurs : Michel De Jaeghere (Le cabinet des antiques), Charles Prats (Le cartel des fraudes 2) et Patrick Buisson (La fin d’un monde).

Jésus de Nazareth vu par un historien

Roland Hureaux, agrégé d’histoire, ancien élève de l’École normale supérieure et de l’ENA, vient de publier un bel ouvrage sur Jésus de Nazareth, Roi des Juifs. Livrant une approche originale, essentiellement historique, l’auteur tente de montrer qui était Jésus Christ, ce qu’il a dit et fait. S’appuyant largement sur les quatre évangiles canoniques – Matthieu, Marc, Luc et Jean –, mais également sur le Testament juif, les autres textes du Nouveau Testament, Roland Hureaux présente, en plus d’une véritable anthologie des passages essentiels, une image de la personnalité de Jésus de Nazareth et de son enseignement.

Historien, il a nourri son récit d’une évocation approfondie du contexte historique du Ier siècle, juif et romain. Et au-delà de cette connaissance, il s’appuie sur son expérience personnelle des mécanismes du pouvoir pour éclairer les ressorts cachés de la vie publique de Jésus. L’auteur replace les évènements dans leur contexte : l’occupation romaine, succédant à l’occupation grecque, les divisions internes au peuple juif, les différents groupes rencontrés (pharisiens, sadducéens, zélotes, hérodiens, samaritains…), l’entourage de Jésus, sa personnalité… A propos de la Cène, l’auteur se demande pourquoi elle se déroule un jeudi, “veille de la Pâques”, et non le vendredi :

Pour le judaïsme officiel, pour les autorités du Temple, la Pâque a lieu le samedi. Mais certains juifs n’acceptent pas ce calendrier : c’est le cas des Galiléens et aussi des Esséniens : pour eux la Pâque de cette année-là est le vendredi. Ils pensent que le report d’un jour opéré plusieurs dizaines d’années auparavant par le haut sacerdoce avait pour but d’adapter les fêtes juives au calendrier hellénistique et que c’était là une mauvaise raison. Jésus fait partie des “intégristes” qui tenaient à l’ancien calendrier.

Ce décalage lui permet non seulement de célébrer la Pâque le jeudi soir mais permet aussi qu’on le mette à mort le vendredi, qui n’est pas le jour de la Pâque pour les autorités mais qui l’est pour lui : il apparaît ainsi comme la victime expiatoire, l’Agneau par excellent, immolé le jour de la vraie Pâque, ce qui n’aurait pas été possible si les autorités avaient, aussi, considéré ce jour comme un jour sacré.

Hommage aux victimes de l’avortement

Plus de 10 000 000 de petits Français n’ont pas vu le jour depuis la dépénalisation de l’avortement, il y a 45 ans.

Lyon leur a rendu hommage hier soir :

Nouvelle manifestation devant la nonciature apostolique

De Paix Liturgique :

Aussi déterminés que samedi dernier, les pieux manifestants étaient plus de XX, ce samedi 13 novembre, sous les fenêtres de Mgr Celestino Migliore, à l’heure où il passait à table avec ses collaborateurs. Nos Ave Maria se sont mélangés à leur Benedicite.

On a beaucoup parlé dans cette manifestation – et sans doute aussi dans la salle à manger du nonce – de cette décision prise par le Vicariat du Pape, à Rome, qui jette de l’huile sur le feu : interdiction de la célébration des sacrements traditionnels autres que l’Eucharistie (confession, confirmation, extrême-onction) et interdiction de la célébration à venir du Triduum pascal, avec les cérémonies du jeudi saint, du vendredi saint et de la vigile pascale. Le responsable de cette mesure « dans l’esprit du motu proprio » est le P. Giuseppe Midili, directeur du bureau liturgique du vicariat, professeur à l’Université Pontificale Saint-Anselme, où sont concoctées les idées pour combattre la liturgie traditionnelle.

A Grenoble, où la guerre se durcit entre Mgr de Kérimel et les traditionnels, ceux-ci ont lancé un appel à la Conférence des Evêques réunie à Lourdes. En pure perte…

Et pourtant, la messe traditionnelle a pu être célébrée dans la Basilique Saint-Pierre, à l’autel de la Chaire, le 30 octobre. Il n’y a donc aucune raison qu’à à Saint-François-Xavier, qu’à Notre-Dame-du-Travail, qu’à Saint-Georges-de-la-Villette, la messe tridentine soit désormais interdite.

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