Céline Pina : “Le discours sur l’accueil inclusif a été un attrape-gogo et a servi à tous les gouvernements à se donner bonne conscience tout en laissant tomber la problématique du handicap”
Je suis désespérée par la bêtise de ce début de campagne présidentielle. Il semble que l’enjeu pour le moment soit de désigner le Grand Satan devant lequel tout le monde pourra exhiber sa pureté morale. Le tout en évacuant le sujet de fond qui aura été instrumentalisé pour que chaque candidat puisse se sentir appartenir au camp du bien.
Avant d’enfourcher tout de suite le thème de la dénonciation du 3eme reich, suite à la proposition d’Eric Zemmour sur le handicap, on peut aussi respirer un coup et ouvrir les yeux sur le fait que tous les handicaps ne peuvent être accueillis à l’école. Notamment les autismes lourds ou les handicaps mentaux. Certains ont réellement besoin de structures adaptées et le dire n’est pas scandaleux, c’est regarder en face la souffrance et les difficultés de nombre de parents et d’enfants. C’est cela qui devrait compter.Je connais cette question et le besoin en structures spécialisées est réelle comme le manque d’action des pouvoirs publics depuis des années.Or il faut reconnaître que le discours sur l’accueil inclusif a été un attrape-gogo et a servi à tous les gouvernements à se donner bonne conscience tout en laissant tomber la problématique du handicap. Cela leur a permis de faire de substantielles économies. Pendant ce temps le nombre de structures spécialisées diminuent, les parents d’enfants lourdement handicapés ne trouvent pas de solution et l’un des deux doit souvent s’arrêter de travailler pour prendre en charge son enfant.On peut penser ce que l’on veut de la façon dont Éric Zemmour aborde le problème, douter de sa véritable empathie sur le sujet ou trouver les termes utilisés mal choisis, mais le problème de fond est réel et derrière les cris d’indignation, il y a un vrai déni de la réalité et des besoins. Aujourd’hui la réalité est que nombre d’enfants handicapés sont en souffrance et sans solution et que l’école n’est pas la réponse. Tout dépend du handicap dans la possibilité d’accueil mais aussi des moyens donnés aux établissements comme de la formation des enseignants. Des établissements surchargés avec des enfants ayant des difficultés sociales ne peuvent pas forcément accueillir un enfant lourdement handicapé, d’autres enfants ne progresseront qu’avec une prise en charge spécialisée dans des structures adaptées.Cette situation est une réalité et la balayer d’un revers de main pour exhiber bonne conscience et pureté morale n’est pas une solution. Si on regardait plutôt en face le problème et que l’on défendait la création d’institutions adaptées pour accueillir les enfants handicapés qui en ont besoin au lieu de mentir et de faire croire que tout se résout via « l’inclusion ». Si on écoutait l’expérience des enseignants et le vécu des parents et des enfants pour distinguer les cas où l’accueil est possible et ceux où il ne l’est pas. Si on faisait en sorte que les parents de trop d’enfants handicapés n’aillent pas jusqu’en Belgique pour trouver des solutions.Moins d’idéologie et plus de bon sens, voilà ce qu’on est en droit d’attendre de candidats à la présidence de la république.
Retour sur la polémique soulevée par les propos d’@ZemmourEric : Sortir de la posture et regarder en face les manquements des pouvoirs publics qui laissent des milliers de parents d’enfants handicapés sans solution. Ma réaction ici 👇 pic.twitter.com/J6C5d3585c
— Céline Pina (@celine_pina) January 16, 2022
Même Libération, une fois n’est pas coutume, semble prendre la défense d’Eric Zemmour en publiant un article intitulé : “Scolarisation des élèves handicapés: et si Zemmour posait les vraies questions?” et regrettant que personne d’autre qu’Eric Zemmour ne s’intéresse au sort des enfants handicapés en France :
Le candidat d’extrême droite a provoqué un tollé en affirmant que les élèves handicapés devaient être scolarisés à part de leurs camarades valides. Mais derrière ces outrances, il est temps de regarder la réalité en face : l’école n’est toujours pas adaptée au handicap.
Il aura donc fallu que l’extrême droite s’en empare pour que le sort des élèves handicapés se fasse une place dans la campagne présidentielle (…)
Libération change son titre :
À gauche, titre initial de Libération.
À droite, nouveau titre anti-Zemmour.Une explication @libe @ElsaMaudet ? pic.twitter.com/DIEGD4vDau
— Samuel Lafont (@Samuel_Lafont) January 16, 2022
La polémique sur le #Handicap après les propos de #Zemmour, qui quoi qu’on en dise, énonce une réalité largement approuvée par bon nombre de parents concernés, montre que la classe politique n’est pas attentive aux français et préfère les postures politiciennes ! Honteux !
— Zohra Bitan #SoutienFD0🇫🇷 (@ZohraBitan) January 16, 2022
Marche pour la vie : revue de presse
«La Marche pour la vie, je la fais tous les ans. Pour moi, l’avortement est déjà un acte monstrueux. Mais étendre son délai de 12 à 14 semaines, c’est tout simplement inimaginable». Ségolène, 40 ans, mère de sept enfants, est venue cette année avec ses «deux petits derniers», de 3 et 5 ans. L’un d’eux agite une pancarte «Le seul choix, c’est la vie».
Selon les organisateurs, quelque 20 000 personnes ont participé à cette Marche pour la vie
, qui se tient tous les ans en janvier. Parmi eux, Jacques Dumoulin, retraité de 65 ans, est venu de Bordeaux avec son épouse Anne pour que l’on reconnaisse que la vie est sacrée depuis le début
. Aujourd’hui, on utilise l’avortement comme moyen de contraception
, estime avec regret Marie, 17 ans, étudiante en agronomie venue de l’Aube.
Le deuxième sujet important
de cette mobilisation c’est l’élection présidentielle
, a estimé M. Tardy-Joubert, appelant les candidats à faire en sorte » que la protection de la vie humaine soir une grande cause nationale ». Nous ne soutenons personne
, a-t-il ajouté, mais « nous présentons nos 10 propositions » aux candidats, comme « rétablir le délai de réflexion de 3 jours minima » avant une IVG ou le rejet du suicide assisté et de l’euthanasie
.
La Croix :
La 15e édition de la Marche pour la vie s’est tenue à Paris, dimanche 16 janvier. À trois mois de la présidentielle, les militants contre l’avortement disent ne pas se retrouver dans l’offre politique actuelle. Des orphelins de la politique ? Sous le barnum posé sur une place du sud de Paris, les responsables de la Marche pour la vie, mouvement anti-avortement, discutent devant une banderole « Présidentielle 2022, JE VOTE pour la vie ». Mais quel candidat pour incarner leurs idées ? « Zemmour ? Il a de bonnes personnes dans son entourage, mais il considère que l’avortement est un droit fondamental, souffle une cadre du mouvement. Marine Le Pen ? Elle annonce qu’elle va faire des propositions sur la famille, mais on n’en voit pas la couleur. »
À trois mois de l’élection présidentielle, plus de 5 000 manifestants pro-vie ont défilé dimanche 16 janvier – pour la quinzième fois – contre une « banalisation » des interruptions volontaires de grossesse (IVG). Une manière de désigner la progression du taux de recours à l’IVG depuis trente ans : 15,4 IVG pour 1 000 femmes en 2020, contre 14 en 1990, selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees).
Plusieurs milliers de personnes opposées à l’avortement ont défilé, dimanche, à Paris, contre la proposition de loi allongeant le délai légal de l’IVG et pour faire entendre leurs « dix propositions » aux candidats à la présidentielle, lors de la traditionnelle « Marche pour la Vie ».
Cette année, « le premier sujet, c’est la proposition de loi Gaillot (…), une loi inique » qui doit autoriser l’allongement de la durée légale de l’interruption volontaire de grossesse, de 12 à 14 semaines, affirme Nicolas Tardy-Joubert, président de la « Marche ». Porté par la députée (ex-LREM) Albane Gaillot, ce texte sera examiné en deuxième lecture, au Sénat, le 19 janvier.
Le Monde recopie la dépêche AFP , comme France Bleu, L’Alsace… :
Plusieurs milliers de personnes opposées à l’avortement ont manifesté, dimanche 16 janvier à Paris, contre la proposition de loi allongeant le délai légal de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) et pour faire entendre leurs « dix propositions » aux candidats à la présidentielle, lors de la Marche pour la vie, qui se tient tous les ans au mois de janvier.
Le direct de RT France :
Marche pour la vie 2022, c’est parti !
Les manifestants arrivent place de Catalogne pour cette nouvelle mobilisation pour la vie. Le départ du cortège est prévue pour 14h.
Nicolas Tardy-Joubert, président de La Marche pour la vie, enchaîne les entretiens avec la presse :

Patrice Martineau chante pour la vie :


Nicolas Bauer, juriste de l’ECLJ, dresse la liste des victoires pro-vie obtenues récemment. Non, le combat pour la vie n’est pas un combat perdu !

Aliette Espieux, porte-parole, rappelle que la Marche pour la vie est destinée à abolir l’avortement et aider les femmes dans leur maternité. Cette année, la Marche demande particulièrement le rejet de la proposition de loi Gaillot, qui prévoit l’extension du délai pour tuer l’enfant à naître. Malgré de nombreuses demandes, le député Albane Gaillot refuse toujours de s’entretenir avec un représentant de la Marche pour la vie. Ses convictions sont-elles si fragiles ?





SOS Tout-Petits en queue de cortège pour prier pour le respect de la vie :

Charles Millon et Chantal Delsol:


Mgr Aupetit est présent :






Cécile Edel et Virginie Mercier :




Discours de Cécile Edel, ancienne présidente de Choisir la vie :
Chers amis,
C’est avec une grande, une profonde émotion que je suis là aujourd’hui devant vous, pour rendre hommage à celle qui aurait dû être à ma place à cet instant et qui est décédée brutalement le 27 décembre dernier, laissant un grand vide derrière elle.
Je veux rendre hommage, à celle qui était bien là, il y a trois ans à la même marche pour la Vie, pour témoigner auprès de vous, avec force, avec conviction mais aussi avec une grande délicatesse de son engagement en tant que soignante, infirmière, au service de la Vie.
Je veux rendre hommage à celle que nous connaissions à Choisir la Vie depuis 10 ans, à celle qui fonda avec nous l’antenne d’écoute « Nos mains ne tueront pas » et celle qui fut notre présidente durant cette dernière année.
Odile Guinnepain était de ces personnes qui ne laissent pas indifférentes lorsqu’on a la chance de croiser leur chemin. Ceux qui l’ont rencontrée pourront en témoigner.
Elle faisait partie de ces personnes rares qui avaient compris que pour défendre des valeurs comme celle du respect de la dignité de tout être humain, pour défendre ces valeurs qui sont les nôtres, qui sont les vôtres chers amis, il fallait avant tout, incarner ces valeurs dans sa propre vie, mener une vie exemplaire, cohérente et ajustée, une vie exigeante mais une vie si riche, si remplie au service des plus fragiles.
Elle avait compris que les belles paroles et les beaux discours ne suffisaient pas mais qu’il fallait donner sa vie entièrement pour la cause que l’on défendait.
Et c’est ce qu’elle fit.
Odile a donné sa vie.
Sa mort, à seulement 47 ans, le jour de la fête des Saints Innocents n’est d’ailleurs pas un hasard.
Non seulement, elle a offert sa vie, comme je vous invite tous à le faire, en défendant à temps et à contre temps les enfants à naître, les personnes fragiles, les personnes en fin de vie.
Mais elle a aussi offert sa vie en tant qu’infirmière en soins palliatifs, en ayant à cœur d’être, avec une immense compassion et un amour inconditionnel au plus près de ceux qui souffrent.
Combien de mourants ont remis leur dernier souffle entre ses bras ? Combien de femmes enceintes ont été accompagnées par ses soins ? Combien de familles lui doivent d’avoir retrouvé leur unité au chevet de leur mourant ? Comme a pu en témoigner son frère prêtre le jour de ses obsèques, Odile n’avait pas son pareil, dans ses mots comme dans ses gestes, pour apaiser, rassurer, consoler et accompagner, mais aussi en tant que formatrice pour conseiller et encourager.
Elle savait être aussi radicale et ferme dans ses convictions. Car elle savait que le respect de la vie n’admet aucun compromis.
Elle avait le don de savoir ainsi lier harmonieusement Charité et Vérité.
Depuis Lourdes où elle était hospitalière depuis l’âge de 13 ans et Calcutta où elle avait fait l’expérience des mouroirs, des dispensaires et des bidonvilles, Odile répondait à un appel , une vocation : cette vocation de devenir témoin que toute vie vaut la peine d’être vécue, toute personne vaut la peine d’être aimée, sauvée , protégée et servie de sa conception jusqu’à sa fin naturelle.
Enfin, Odile, a offert sa vie parce qu’elle a accepté le sacrifice de sa carrière, en acceptant d’être suspendue de son poste en raison de ses convictions et de remettre cela entre les mains de Dieu, elle qui avait une foi si vivante, si profonde.
Sa vie était cohérente, unifiée et ajustée à la parole de Dieu qu’elle rendait vivante à travers l’exemple même de chaque instant vécu.
Chers amis, à l’instar d’Odile et de tous ceux qui nous ont précédés et qui ont montré le chemin et je pense notamment au Dr Dor, au Pr Lejeune mais aussi bien sur à Michel Raoult, mon père, le fondateur de Choisir la Vie, décédé aussi tragiquement il y’a de cela exactement 20 ans, n’ayons pas peur et sachons continuer à être des témoins par nos paroles mais aussi par l’exemple de nos vies…. Odile répétait souvent cette maxime de Ste Bernadette « Je ne suis pas chargée de vous le faire croire, je suis chargée de vous le dire ».
Eh bien, continuons à temps et à contre temps de dire, de proclamer que toute vie est précieuse, que toute vie est unique …que la Vie vaut la peine d’être vécue et que nous entendons bien la défendre et la servir.
Cécile EDEL
Prions pour le chanoine Altiere
Un lecteur nous demande de relayer la demande de prière pour le chanoine Francis Xavier Altiere, membre américain de l’Institut du Christ-Roi, hospitalisé pour cause de covid.
La véritable bienveillance n’est pas d’accueillir en « milieu ordinaire » tout le monde à tout prix mais bien d’accueillir dans de bonnes conditions.
Alors que l’on reproche à Eric Zemmour de ne parler que d’immigration ou d’identité, la polémique sur l’inclusion des enfants handicapés aura eu le mérite de prouver le contraire, de permettre à ce sujet sensible qui concerne de nombreux parents, éducateurs et enseignants de se retrouver traité en partie et de montrer, une fois de plus, la mauvaise foi et la malhonnêteté de la classe politique, la palme d’or revenant à Marine Le Pen qui a attaqué Eric Zemmour avec les mêmes arguments que la “gauche morale”, quasiment la première, alors qu’elle ne connait rien au handicap, comme la plupart des commentateurs qui se sont jetés sur cette polémique de manière bien peu professionnelle.
Agnès Marion, ancienne élue RN qui a rejoint Eric Zemmour, connait très bien le sujet du handicap, étant elle-même mère d’un enfant handicapé, a rédigé avec d’autres parents, éducateurs et professeurs concernés ou connaissant le sujet, une tribune pour Valeurs actuelles intitulée “Pour une scolarité adaptée des élèves en situation de handicap” ::
Ils ont pour eux la noblesse d’âme, la générosité, l’amour d’autrui. De Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen en passant par Valérie Pécresse, tous, le cœur sur la main, se prononcent pour l’inclusion des élèves handicapés, peu importe la gravité de leur handicap. À les entendre il y aurait d’un côté les monstres, qui, à l’instar d’Éric Zemmour, voudraient exclure les élèves handicapés de l’Éducation nationale, voire de la société, à la manière de Sparte, et il y aurait de l’autre les bons, les justes, investis par des absolus de bienveillance, d’égalité et d’altruisme, qui vanteraient les bienfaits idéologiques de l’école inclusive.
Pourtant, si des élèves en situation de handicap léger, scolarisés en milieu ordinaire, peuvent à la fois apporter beaucoup à leurs camarades, s’intégrer, et progresser grâce à leur inclusion, d’autres, parce qu’une scolarité normale est trop inadaptée à leur handicap, le vivront comme un enfer.
Les enseignants qui s’élèvent contre l’inclusion forcée d’élèves lourdement handicapés, dans des conditions parfois scandaleuses, ne sont pas des monstres sans cœur, ni des incapables. Ce sont des professionnels qui refusent, au nom de beaux principes, de nier la réalité du terrain et de promettre ce qu’ils ne peuvent tenir.
La réalité du terrain, ce sont des professeurs abandonnés face à des élèves ingérables dans leur classe, des élèves qui nécessitent des soins, une attention de tous les instants, et des structures adaptées.
Dans certains cas, l’inclusion à marche forcée peut être d’une violence inouïe pour tout le monde : l’élève en situation de handicap, l’enseignant dans sa classe, les autres élèves, les parents d’élèves.
Contrairement à ce que l’on essaie de nous faire croire, la véritable bienveillance n’est pas d’accueillir en « milieu ordinaire » tout le monde à tout prix mais bien d’accueillir dans de bonnes conditions. Quand elles ne sont pas réunies, l’inclusion relève de la maltraitance, maltraitance envers l’élève concerné mais également envers l’enseignant qui en a la charge, envers ses collègues ainsi qu’envers les autres élèves de la classe, voire de l’école.
Il faut avoir le courage de le dire : l’insertion d’un seul élève revient parfois à sacrifier la scolarité de toute une classe. En l’absence de la qualification adéquate, et souvent des moyens matériels correspondants au handicap de l’élève, l’école devient alors une garderie et abandonne sa mission première, sa raison d’être : l’enseignement.
Face à un égalitarisme impossible, qui a déjà conduit notre école au désastre avec son dogme du collège unique, Éric Zemmour défend le principe de l’inclusion des élèves en situation de handicap dès lors qu’il peut être mis en œuvre dans des conditions satisfaisantes pour les élèves inclus, pour les autres élèves de la classe et pour les enseignants.
Dans le cas contraire, il faut reconnaître la réalité de la situation de handicap lourd de certains élèves, et les scolariser dans des structures spécialisées, au sein de l’école publique, afin de leur faire bénéficier d’un enseignement adapté à leurs besoins, et de l’assistance de professionnels spécialisés – orthophonistes, psychomotriciens, éducateurs spécialisés, neuropsychologues, soignants – pour lesquels de trop nombreux parents, désarmés face à la détresse de leur enfant, dépensent aujourd’hui des fortunes.
L’idéologie égalitariste détourne l’égalité pour nier les cas particuliers, et refuse de comprendre que chaque enfant est unique et qu’il faut lui apporter la solution qui lui correspond. Contre la tyrannie de la normalité, il faut au contraire adapter les parcours des élèves en situation de handicap pour que l’école soit véritablement bienveillante, et bienfaisante.
On peut également regarder la vidéo d’Eric Zemmour sur You Tube qui a déjà dépassé les 250 000 vues.
Vous êtes nombreux, chers parents d'enfants handicapés, à avoir compris mon propos, parce que c’est précisément la vision que vous défendez depuis longtemps. À tous les autres : je veux vous parler directement.
Message aux parents d'enfants handicapés : https://t.co/9CZA8Xa5gA pic.twitter.com/novBtAra9E
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) January 15, 2022
Nous reviendrons sur ce sujet en publiant des témoignages de parents d’enfants handicapés, éducateurs spécialisés et enseignants qui vivent au quotidien cette problématique. Nous faisons également appel aux lecteurs du Salon beige concernés. Merci d’adresser vos témoignages à [email protected]
Fin de la souveraineté de l’Ordre de Malte ?
L’indépendance séculaire de l’Ordre souverain de Malte pourrait être remise en cause si une nouvelle constitution, rédigée par le Saint-Siège, sera mise en vigueur. Cette nouvelle constitution pourrait voir l’ordre religieux perdre son statut d’observateur permanent aux Nations Unies, et mettrait en péril ses relations diplomatiques bilatérales. La nouvelle constitution, qui définit explicitement l’ordre comme un “sujet” du Saint-Siège, mettrait fin à près d’un millénaire d’indépendance souveraine.
Le nouveau projet de constitution a été rédigé sous l’autorité du délégué spécial du pape François auprès de l’ordre, le cardinal Silvano Tomasi. Le cardinal a reçu des pouvoirs spéciaux en octobre, dans le cadre d’un projet visant à réformer l’ordre vieux de près de mille ans.
L’article 4 de la constitution actuelle de l’ordre définit ses relations avec le Saint-Siège dans le premier paragraphe :
“L’Ordre est une personne morale reconnue par le Saint-Siège”.
Son indépendance souveraine vis-à-vis du Vatican est encore soulignée par la disposition selon laquelle l’ordre
“a une représentation diplomatique auprès du Saint-Siège, conformément aux normes du droit international”.
La version révisée de cet article commence ainsi :
L’Ordre est soumis au Saint-Siège, qui le reconnaît et le protège également en tant qu’entité de droit international. Il jouit de plein droit de la personnalité juridique publique dans l’Église.
Le projet constitutionnel abandonne la disposition selon laquelle l’ordre a une représentation diplomatique auprès du Saint-Siège, comme toute autre entité souveraine.
Les changements proposés sont importants car la souveraineté de l’ordre en droit international lui permet de délivrer ses propres passeports et d’entretenir des relations diplomatiques bilatérales avec plus de 100 pays. L’ordre a le statut d’observateur permanent auprès des Nations Unies, comme le Saint-Siège.
Pendant des siècles, l’Ordre de Malte a existé en tant qu’institution souveraine. Il a gouverné Malte jusqu’à ce que l’île soit envahie par Napoléon en 1798 et que les chevaliers de l’ordre soient contraints à l’exil. Mais même sans territoire, depuis le début du XIXe siècle, l’ordre a été formellement reconnu comme une entité souveraine non territoriale dans les traités et le droit international.
Des partisans de l’ordre affirment que son statut diplomatique est crucial pour son travail humanitaire dans plusieurs pays du monde, car les gouvernements lui accordent l’accès pour opérer en tant que partie neutre dans les zones de conflit. Cette indépendance est vitale, en particulier au Moyen-Orient, où les gouvernements peuvent être moins disposés à lui permettre de fonctionner s’il est considéré comme un bras du Vatican.
La nouvelle constitution, ainsi qu’un nouveau code juridique, devraient être présentés à la direction de l’ordre lors d’une réunion de deux jours commençant le 25 janvier, après quoi le cardinal Tomasi devrait convoquer un chapitre général.
L’ordre travaille à une nouvelle constitution depuis 2017, lorsque le pape François a forcé l’abdication du grand maître de l’ordre, Fra’ Matthew Festing, au cours d’un conflit interne entre Festing et le grand chancelier de l’ordre, Albrecht von Boselager. Après l’abdication, le pape a créé le poste de “cardinal délégué”, contournant ainsi la fonction traditionnelle de cardinal patronus de l’ordre, tenue par le cardinal Raymond Burke. François avait initialement nommé le cardinal Angelo Becciu au poste de délégué spécial pour superviser la réforme “spirituelle et morale” de l’ordre, mais Becciu a été contraint de démissionner suite à des allégations d’abus de pouvoir. Après la démission de Festing, Fra’ Giacomo Dalla Torre a été élu à la tête de l’ordre, mais il est décédé en 2020. Depuis près d’un an, l’ordre est dirigé par Fra’ Marco Luzzago, qui a été élu Lieutenant du Grand Maître peu après la nomination du cardinal Tomasi, et doté des pleins pouvoirs de gouvernement pour un mandat d’un an. En octobre 2021, François a accordé au cardinal Tomasi des pouvoirs étendus pour gouverner directement l’ordre, suspendre sa direction et apporter des modifications à la composition et aux procédures du Chapitre général afin de mener à bien la réforme constitutionnelle de l’ordre et l’élection d’un nouveau Grand Maître.
Rencontres secrètes entre le pape et le PDG de Pfizer
National Catholic Register a appris que le pape François a tenu des réunions privées avec le PDG de Pfizer l’année dernière alors que des questions se posent sur l’efficacité des vaccins, désormais obligatoires pour tout le personnel et les visiteurs du Vatican. Le Saint-Père a en effet rencontré à deux reprises le PDG de Pfizer, Albert Bourla. Mais contrairement à la plupart des audiences privées, ces réunions n’ont pas été annoncées par le Bureau de presse du Saint-Siège. De son côté, un porte-parole de Pfizer a déclaré :
“Nous ne pouvons ni confirmer ni infirmer car, conformément à notre politique, les mouvements de nos dirigeants sont considérés comme confidentiels”.
En novembre 2019, peu de temps avant le début de la crise sanitaire, le pape a reçu en privé Melinda Gates. La rencontre n’a pas été annoncée et n’a jamais été officiellement reconnue.
En mai 2021, Bourla a participé à une conférence en ligne sur la santé au Vatican qui comprenait un volet important sur les traitements et la prévention du COVID-19 ainsi qu’une plate-forme pour la promotion des vaccins produits par les grandes sociétés pharmaceutiques. Parmi les autres intervenants à la réunion co-organisée par le Conseil pontifical pour la culture figuraient Stéphane Bancel, le PDG de Moderna, un autre grand producteur de vaccins anti-COVID-19, le Dr Anthony Fauci, médecin-chef du président Joe Biden, et le Dr Francis Collins, alors directeur des National Institutes of Health des États-Unis.
L’État de la Cité du Vatican a été l’une des premières autorités à administrer des vaccins après avoir signé un contrat avec Pfizer fin 2020. Le Vatican a rendu obligatoire l’injection de vaccin pour tout le personnel et les visiteurs depuis le 23 décembre. A partir du 31 janvier, la triple vaccination (deux doses plus le rappel) sera obligatoire pour entrer sur le territoire du Vatican.
En décembre 2020, le professeur Andrea Arcangeli, directeur de la Direction de la santé et de l’hygiène du Vatican, a déclaré que le Vatican avait choisi d’utiliser le vaccin Pfizer parce que dans les essais cliniques, il s’était « avéré efficace à 95 % ».
Cependant, dans un entretien du 10 janvier, Bourla a reconnu que les deux premières doses du vaccin sont désormais largement inefficaces contre la propagation du variant Omicron.
“Nous savons que les deux doses du vaccin ont une protection très limitée, voire aucune”. “Les trois doses, avec le rappel, offrent une protection raisonnable contre l’hospitalisation et la mort.”
Malgré le taux d’efficacité annoncé de 95 % qui a incité le Vatican à signer un contrat avec Pfizer, le personnel du Vatican a continué à contracter le COVID-19, malgré une double ou triple vaccination. Le dernier cas en date est celui de Mgr Brian Farrell, secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, qui est actuellement infecté par le COVID-19 bien qu’il ait reçu le rappel. Pas moins de 14 gardes suisses ont contracté le COVID-19. Tous avaient reçu deux doses de Pfizer.
Malgré les inquiétudes concernant le vaccin Pfizer entaché d’avortement, le secrétaire d’État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, a exclu tout droit d’exemption. Il a déclaré que les employés du Vatican qui demandent une exemption en raison du lien du vaccin avec l’avortement “ne semblent pas être justifiés”, bien que le produit Pfizer ait été testé à l’aide de lignées cellulaires dérivées de l’avortement.
A propos du nouveau vaccin Novavax, présenté comme un vaccin plus classique que ceux à ARNm ou à ADN, Jeanne Smits souligne que l’utilisation de lignées cellulaires obtenues sur des fœtus avortés (à cette fin, et de manière à ce que les cellules soient vivantes au moment du prélèvement) en vue de réaliser des tests est avérée, même si elle ne semble pas avoir été systématiques.
Complètement piqué
Nous sortirons de cette crise en vaccinant la France, en vaccinant le monde. Car le virus ne connaît pas de frontières. Pour aider tous les pays dans cette course, 1 milliard de doses ont été livrées avec Covax. Vacciner, vacciner, vacciner. Avec solidarité. On continue.
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) January 15, 2022
Les Belles figures de l’Histoire : saint Rémi
Portrait d’un évêque nommé à 22 ans, qui a marqué la France :
Nouvelle manifestation devant la nonciature
Communiqué de Paix Liturgique :
Le samedi 15 janvier, nous étions nombreux devant la nonciature apostolique, de midi à 12h45, pour dire le chapelet et pour protester pour le sort qui est fait aux fidèles de la messe traditionnelle.
On nous considère comme des sous-catholiques qu’on a envie d’embêter au maximum, et les mesures s’abattent les unes après les autres pour nous forcer à abandonner la liturgie traditionnelle : réduction des célébrations, interdiction des sacrements autres que la Sainte Eucharistie. La Congrégation pour le Culte divin de NNSS Roche et Viola descend dans des détails mesquins : il est interdit d’annoncer par oral ou par écrit les horaires des messes traditionnelles ; les lectures de l’épître et de l’évangile doivent être puisées dans la traduction officielle des textes liturgiques donnée par la conférence épiscopale, mais même avec cette traduction (assez bonne au reste), il est interdit de publier un lectionnaire à l’usage des messes traditionnelles.
A Paris, on en rajoute : les prêtres traditionnels mono-ritualistes sont frappés d’ostracisme et n’ont pas le droit de célébrer en public. Cependant, tout le monde a en mémoire une petite ouverture faite par Mgr Patrick Chauvet, responsable de ce qui concerne la célébration traditionnelle à Paris : dans une vidéo intitulée : « À propos du Motu Proprio Traditionis custodes du pape François », deux mois après le motu proprio, le 14 septembre 2021, il avait déclaré que dans les paroisses où la messe traditionnelle n’est plus célébrée, elle pourrait être permise à certaines occasions avec un prêtre désigné par lui. Ce pourrait être une transition vers un retour à une situation normale.
Des pourparlers pourront-ils s’établir avec les groupes de protestataires de la nonciature qui sont d’abord des femmes et des hommes qui désirent le RESPECT et la PAIX , de Notre-Dame du Travail (dimanche à 18h), de Saint Georges de La Villette (mercredi à 17h), de Saint François Xavier (mercredi à 19h15), des veilleurs devant les bureaux de l’archevêché, rue du Cloître-Notre-Dame.

Face à l’apostasie de notre monde autrefois chrétien, nous demandons de nous laisser faire l’expérience de la Tradition
De Jean de Tauriers, Président de Notre-Dame de Chrétienté, dans L’Appel de Chartres :
Depuis la publication de Traditionis Custodes, il a été souvent demandé à Notre-Dame de Chrétienté d’encourager la célébration de la messe de Paul VI pendant le pèlerinage de chrétienté. Comme aux premières années de notre pèlerinage, nous devons à nouveau justifier les raisons de notre attachement exclusif à la messe tridentine, messes publiques ou privées.
Trente-neuf années de dossiers Notre-Dame de Chrétienté disponibles sur notre site (nd-chretiente.com) donnent toutes les raisons théologiques de nos choix, ce sont les plus importantes bien évidemment.
Les arguments avancés dans ce petit texte, sont de simple bon sens et sautent aux yeux des “catholiques du bout du banc” que nous sommes. Nul besoin de formation liturgique, théologique ou canonique, il suffit de respecter la parole donnée, de juger un arbre à ses fruits et d’observer le réel.
Rien d’insurmontable comme effort, vous en conviendrez. Dans la kyrielle d’arguments disponibles, j’ai mis de côté les statuts de l’association Notre-Dame de Chrétienté qui obligent exclusivement au rite tridentin.
1) La fidélité à la parole donnée
Notre pèlerinage est né en 1983.
En 1988, Monseigneur Lefebvre sacre des évêques sans mandat pontifical. Le Centre Henri et André Charlier (Notre- Dame de Chrétienté sera créée quelques années plus tard) choisit de ne pas suivre la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X par fidélité aux autorités romaines.
Le pape Jean-Paul II, ainsi que le Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le cardinal Ratzinger (futur Benoît XVI), accueilleront les catholiques (dont le pèlerinage traditionnel de chrétienté) acceptant les propositions romaines avec une promesse : « vous avez toute votre place dans l’Eglise, tels que vous êtes ». Derrière ces paroles, chacun sait parfaitement qu’il s’agit de conserver la pratique exclusive de la messe tridentine.
Revenir sur la promesse d’un pape canonisé et d’un pape émérite ayant consacré tous leurs efforts à cette réconciliation est extrêmement choquant.
2) La cohérence d’une œuvre missionnaire
Une des vocations du pèlerinage de chrétienté est d’être missionnaire grâce à la Tradition. Il faut comprendre derrière ce mot de Tradition l’usage de la liturgie tridentine, l’enseignement doctrinal et pastoral de l’Eglise.
Quand il est demandé à Notre-Dame de Chrétienté d’adopter la messe de Paul VI, cette demande revient à renoncer aux charismes de notre œuvre.
Comment cette demande pourrait-elle être acceptée par Notre-Dame de Chrétienté ? Ce qui est présenté comme une simple concession marginale, va à l’encontre de la vocation même du pèlerinage de chrétienté depuis 40 ans.
“Notre Seigneur nous demande de juger l’arbre à ses fruits” (Matthieu 7, 15-20).
Le pèlerinage est à l’origine de dizaines de vocations, de milliers de conversions, de dizaines de milliers de confessions. N’est-il pas plus important de récolter les fruits d’une œuvre plutôt que de s’attaquer à l’arbre, source de forces vives pour l’Eglise ?
Tous les prêtres qui veulent péleriner sont les bienvenus. Il va de soi que ces prêtres viennent pour la spiritualité de notre pèlerinage, pour ses charismes dont fait partie l’usage exclusif de la liturgie traditionnelle. Quand certains d’entre eux ne savent pas célébrer la messe tridentine, ils demandent à l’apprendre avant le pèlerinage dans les différentes communautés, abbayes, paroisses. Tout cela existe et fonctionne très bien depuis près de 40 années.
Créer une espèce d’« obligation de bi-ritualisme », en faire un prérequis de catholicité, apparaît à la fois comme un autoritarisme belliqueux et une grande imprudence pastorale
3) La crise de l’Eglise
De nombreuses personnalités de l’Eglise se sont exprimées sur la dramatique crise de l’Eglise qui est une crise de la foi liée à la réforme liturgique.
Benoît XVI (Ma Vie, Souvenirs en 2005) :
« Je suis convaincu que la crise de l’Eglise que nous vivons aujourd’hui repose largement sur la désintégration de la liturgie qui est parfois même conçue de telle manière– et si Deus non daretur (comme si Dieu n’existait pas) – que son propos n’est plus du tout de signifier que Dieu existe, qu’il s’adresse à nous et nous écoute. Mais si la liturgie ne laisse plus apparaître une communauté de foi, l’unité universelle de l’Eglise et de son histoire, le mystère du Christ vivant, où l’Eglise manifeste-t-elle donc encore sa nature spirituelle ? »
Cardinal Sarah (Conférence donnée le 18 septembre 2021 à Draguignan) :
« On ne peut dire qu’il n’y a pas de crise de la foi… La crise de la foi en la Présence réelle est au cœur de cette crise de la foi… L’Occident traverse une crise jamais vérifiée dans toute l’histoire de l’humanité. »
Devant la gravité de tels propos, devant la haute autorité de ceux qui les prononcent, devant les faits qui s’accumulent sous nos yeux (ignorance religieuse, méconnaissance de la Présence réelle, effondrement de la pratique religieuse, disparition des vocations, attaques contre le droit naturel, scandales de mœurs au sein de l’Eglise et aux plus hauts niveaux, quasi schisme de l’Eglise d’Allemagne, …), face à l’apostasie de notre monde autrefois chrétien, nous demandons respectueusement à notre hiérarchie ecclésiale de nous laisser faire l’expérience de la Tradition afin de nous laisser transmettre la foi catholique à nos enfants.
Notre-Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous !
Eric Zemmour et l’inclusion des enfants handicapés à l’école
Jean-Frédéric Poisson dénonce sur Twitter la honteuse tentative de polémique contre Eric Zemmour suite à ses propos sur les personnes handicapées (par les mêmes qui valident l’extermination des enfants handicapés avant leur naissance).
- Oui à la pleine participation des personnes handicapées à tous les aspects de la vie sociale, tout au long de leur vie, quel que soit leur âge, leur santé et leur état de vie.
- Oui à des efforts importants pour mieux accueillir les personnes handicapées partout où c’est nécessaire et possible pour eux comme pour les « accueillants ».
- Qui croit que les enfants handicapés sont forcément toujours mieux à l’école que dans des établissements adaptés ?
- Qui ne voit pas que la politique d’accueil dans les écoles est une faillite, faute de postes, de volonté politique et de souplesse ?
Eric Zemmour explique aux parents d’enfants handicapés :
Valérie Pécresse fait partie des hypocrites :
Mon projet, c'est plus d'inclusion pour les enfants en situation de #handicap. Je m'y engage parce que c'est une question de principe, d'éthique et de vision de la société. La France que j'aime, c'est celle qui tend la main à ses enfants les plus fragiles. #Pécresse2022 pic.twitter.com/lLUodnX1Mu
— Valérie Pécresse (@vpecresse) January 15, 2022
La verra-t-on demain à la Marche pour la vie ? L’enfant handicapé est l’équivalent du fruit d’un viol quand il s agit de justifier l’avortement et son inclusion scolaire devient soudainement un tabou indiscutable quand il s’agit d’accabler Eric Zemmour.
Chaque jour, des milliers d’enfants handicapés traversent la frontière pour aller à l’école en Belgique, dans des structures qui n’existent pas en France :
Chaque jour, des milliers d'enfants handicapés traversent la frontière pour aller à l'école en Belgique, dans des structures qui n'existent pas en France. pic.twitter.com/uu7pA23LL7
— Pierre Sautarel (@FrDesouche) January 15, 2022
Derrière les grands discours généreux sur l’inclusion des enfants handicapés, il y a un refus d’investir dans l’enseignement spécialisé. Et oui, ça coûte cher, et on préfère investir pour d’autres…
Plus de 320 000 E.S.H. (Élèves en Situation de Handicap) sont scolarisés en milieu ordinaire. Les communications ministérielles dissimulent les conditions difficiles et parfois catastrophiques de certaines inclusions. Une réalité volontairement occultée pour diverses raisons comptables. D’un côté, des économies budgétaires sont réalisées sur le dos de l’école où le coût de la scolarité (6 300 €/ an / élève en primaire) est 6 à 11 fois moins élevé qu’en institut spécialisé (entre 39 000€ et 72 000€/an/élève) de l’autre, l’obtention rapide d’une place à l’école permet d’éviter les années d’attente, très impopulaires, sur les listes des Instituts (1 à 10 ans)
Ainsi, les premières victimes du fonctionnement absurde de cette école inclusive, sont les enfants en situation de handicap et en particulier ceux issus du “champ mental”. La réorganisation qui a découlé de cette loi a eu comme principale conséquence de les sortir des institutions médico-sociales et hospitalières pour leur faire intégrer leur école de quartier et les classes d’ULIS (Unité Localisée pour l’Inclusion Scolaire) ou à défaut les classes ordinaires. Censée favoriser la socialisation et l’apprentissage, l’inclusion dans un milieu qui n’est pas adapté a plutôt engendré un mal-être important chez ces derniers, mais également des répercussions négatives sur le climat scolaire des classes d’accueil et un épuisement des enseignants et des A.E.S.H (Accompagnant d’Élève en Situation de Handicap).
Plusieurs enquêtes menées auprès des E.S.H dévoilent sans grande surprise, leur mal-être en classe ordinaire et une meilleure estime d’eux-mêmes dans les classes spécialisées, plus adaptées à leurs besoins spécifiques. Cet état des lieux négatif de l’inclusion est le résultat de politiques éducatives de plus en plus clientélistes, d’une absence d’évaluation des besoins des E.S.H. et des conditions réelles de leur scolarisation. En conséquence, l’école est contrainte d’accueillir des enfants dont elle ne connaît par la pathologie. Impuissante, elle se retrouve prisonnière du déni de certains parents qui repoussent le début du diagnostic et par conséquent de la prise en charge.
Le Sénat à majorité LR vote encore le passeport vaccinal
Le Sénat a modifié, en nouvelle lecture, le projet de loi, adopté par l’Assemblée nationale en nouvelle lecture.
Les sénateurs ont retiré le droit aux restaurateurs de contrôler les identités ainsi que les amendes aux entreprises récalcitrantes au télétravail.
Le texte a été adopté par 187 voix contre 66.
Côté LR, 103 sénateurs ont voté pour, 20 contre et 21 se sont abstenus.
Le texte est renvoyé en 3e lecture à l’Assemblée, demain dimanche.
La majorité LR au Sénat vote en faveur du passe vaccinal, maintenant que tout le monde sait pertinemment qu’il ne servira à rien. Je l'abolirai !#PasseVaccinal pic.twitter.com/xOTo2ftj3l
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) January 15, 2022
Google, Soros et Bill Gates financent des médias catholiques, dont Aleteia, pour faire la propagande du “vaccin”
De Riccardo Cascioli, traduit par Benoît-et-moi :
Une enquête bien documentée du site américain Church Militant révèle comment Google, Soros et Bill Gates financent les médias catholiques pro-vax pour s’opposer à ceux qui, dans l’Église, ne sont pas alignés sur le message vacciniste. Et il s’avère que le consortium de médias catholiques qui se disent fact-checkers (c’est-à-dire qu’ils vérifient la véracité des informations, dans ce cas sur les vaccins anti-covid) est dirigé par le site Aleteia, publié en sept langues, qui jouit d’une étroite collaboration avec le Dicastère du Vatican pour la communication ainsi qu’avec le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation.
Le consortium, qui regroupe une trentaine de titres, est actif depuis quelques mois et recherche de nouvelles recrues par le biais de son site Internet catholic-factchecking.com (qui se définit comme « International Catholic Media Consortium on Covid-19 vaccines »). Et le consortium est l’un des onze projets (sur 309 concurrents de 74 pays) à s’être partagé les 3 millions de dollars mis à disposition par Google News Initative dans le cadre du Covid-19 Vaccine Counter-Misinformation Open Fund [font de lutte contre la désinformation anti Covid-19].
En bref, Google s’inquiète de ceux qui remettent en question le récit selon lequel le vaccin est le seul salut de l’humanité, et déploie toute sa puissance pour contrer l’ennemi par capillarité. Étant donné que Google est le premier moteur de recherche au monde, ce seul fait devrait susciter une certaine inquiétude. Une inquiétude qui devrait se transformer en préoccupation lorsqu’on apprend que depuis 2019, le « frère » de Google (une émanation de la même société Alphabet), Verily, qui s’occupe de santé, a une « alliance stratégique » avec de grandes entreprises pharmaceutiques, dont Pfizer. Verily est actuellement partenaire de Pfizer et du Duke Clinic Research Center dans l’étude de la sécurité à long terme des vaccins Covid.
Curieusement, personne ne soupçonne l’existence d’un quelconque conflit d’intérêts. En ce qui concerne les catholiques, le fait que Google promeuve ouvertement les droits reproductifs (contraception et avortement) et l’agenda LGBT devrait donc susciter quelques scrupules… Mais de toute évidence, pecunia non olet (« l’argent n’a pas d’odeur ») , et face à la nécessité de faire plier toute résistance aux vaccins parmi les catholiques, on ne peut pas être trop subtil. Après tout, Aleteia a un partenariat consolidé avec Google depuis 2013. Mais ce n’est pas tout : afin de bénéficier des fonds de l’initiative Google News, Catholicfactchecking se prévaut du conseil d’un institut de recherche espagnol, l‘Instituto de Salud Global (ISGlobal) de Barcelone, qui a lui-même reçu 57 millions de dollars de la Fondation Bill et Melinda Gates et 150 000 dollars de la Fondation Open Society de George Soros, selon Church Militant. En plus d’avoir des intérêts directs dans la campagne de vaccination (surtout Gates), Church Militant souligne à juste titre que ces deux fondations ont parrainé, il y a moins de six mois, le rapport « Tip of the Iceberg », visant à discréditer les mouvements pro-vie européens, y compris la COMECE (la Commission des conférences épiscopales de l’Union européenne).
Mais il y a un autre aspect pour le moins troublant : dans le comité scientifique préparé par Catholicfactchecking, on trouve trois membres de l’Académie pontificale pour la vie, dont son chancelier, Mgr Renzo Pegoraro. Les deux autres sont Rodrigo Guerra Lopez et le père Alberto Carrara. Le père Alberto Carrara nous montre comment ces petits soldats agissent pour neutraliser quiconque sort du rang, en qualifiant de fake news un article du journaliste Edward Pentin du National Catholic Register. […]
Une athlète dénonce l’imposture des “transgenres”
Madison Kenyon est une athlète de l’université d’État de l’Idaho et elle en a assez qu’elle-même et d’autres femmes perdent des événements sportifs féminins au profit de femmes transgenres (c’est-à-dire des hommes biologiques qui s’identifient comme des femmes). Elle a donc décidé de dénoncer courageusement l’injustice de la situation. Dans un article intitulé “Les femmes peuvent battre les chances, mais nous ne pouvons pas battre la biologie. Gardez les hommes hors des sports féminin”, paru dans Fox News le 11 janvier 2022, Kenyon a déclaré :
“Pour toute femme qui s’oppose à cela [avoir des hommes biologiques qui concourent dans les compétitions sportives féminines], il est clair que de nombreuses figures d’autorité – entraîneurs, administrateurs, responsables sportifs, élus et même le Comité Olympique lui-même – ne se contenteront pas de les harceler mais refuseront de respecter leurs besoins et leur identité. Je sais à quel point c’est frustrant. Je participe à des compétitions depuis trois ans en tant qu’athlète d’athlétisme à l’université d’État de l’Idaho, où j’ai perdu cinq fois des compétitions contre un homme qui avait choisi de s’identifier comme une femme.”
Cette situation est manifestement injuste pour les femmes et annule tous les efforts qu’elles déploient pour concourir. Kenyon écrit :
“Toute athlète féminine peut vous dire à quel point c’est frustrant [perdre face à une femme transgenre]. Être un athlète de compétition, c’est bien plus que de se présenter à la course, ou même de faire toutes les séances d’entraînement et de pratique. Il s’agit de tout ce à quoi vous renoncez pour votre sport – le fait de vous lever tôt tous les jours, les fêtes que vous sautez parce que vous ne pouvez pas rester dehors aussi tard, les événements familiaux et scolaires auxquels vous ne pouvez pas assister parce que vous êtes en compétition ou que vous travaillez avec l’équipe. Tout cela semble piétiné par ce coureur masculin qui vous précède… Pensez à toutes les femmes qui concourent… à leurs années combinées d’entraînement, de sacrifice et d’abnégation – tout cela s’est envolé au moment où l’athlète masculin a franchi le seuil du couloir suivant.”
Tragiquement, les athlètes féminines sont obligées de garder le silence sur cette injustice :
“Mes collègues athlètes féminines et moi-même ne sommes pas censées remarquer que, tout à coup, nous courons contre des personnes qui ne sont pas comme nous – qui sont naturellement plus fortes et plus rapides, qui gagnent soudainement tous les prix pour lesquels nous avons travaillé si dur, et qui ont maintenant accès à toutes les bourses et à la reconnaissance sportive que nous avons légitimement gagnées. Nous sommes censés sourire, applaudir et prétendre que nous sommes tous très heureux de cette situation, que nous n’avons rien contre le fait de voir nos années d’efforts et nos rêves de toute une vie partir en fumée, et que cela ne nous dérange pas de nier la réalité tant que cela plaît à la foule en délire et que notre école est à l’abri d’un procès.”
Kenyon fait alors une excellente remarque. Si l’”identité” l’emporte sur la réalité, pourquoi devrions-nous arrêter un homme de 230 livres, boxeur poids lourd qui s’identifie comme un poids mouche (pesant moins de 112 livres) de concourir dans la division des poids mouche ? Selon la culture woke, il n’y a pas d’argument contre cela :
En tant qu’athlète et étudiant en biologie, je trouve fascinant que les mêmes autorités sportives qui trouveraient fou de mettre un boxeur poids lourd sur le ring avec un poids mouche – juste parce que le premier gars “s’identifie comme un poids mouche” cette semaine – pensent qu’il est parfaitement naturel de mettre un homme sur la piste de course ou le terrain de football à côté d’une femme et de déclarer que c’est “juste””.
Le résultat final de tout cela, écrit Kenyon, est l’élimination des sports féminins :
“Cela réduit la compétition sportive à deux catégories : masculine et mixte. Les femmes n’ont plus aucune chance non seulement de gagner, mais même de participer équitablement à des compétitions sportives.”
Kenyon conclut son article par des mots forts qui relevaient du bon sens il y a encore une minute :
“Nous [les femmes] pouvons vaincre l’épuisement, la frustration, même une équipe difficile. Nous pouvons battre le temps. Nous pouvons vaincre des obstacles plutôt difficiles à surmonter. Mais en fin de compte, nous ne pouvons pas battre la biologie – ou les responsables plus soucieux de plaire à la culture woke que de ‘respecter nos besoins et nos identités’.”
Comment j’ai été réduit en esclavage (et comment ça peut vous arriver)
Nouvelle vidéo de Thomas Debesse dans sa série « N’oubliez pas de vivre ». Il s’agit d’un travail de fond sur la question du passe vaccinal et de la citoyenneté. Il aborde la question de la citoyenneté et comment il est possible de retirer à un homme ses droits et ses moyens d’exprimer sa citoyenneté sans lui retirer ses papiers. Le passe vaccinal est un projet indépendant du Covid et du vaccin anti-Covid parce qu’il est un projet européen plus ancien que le Covid.
Le Covid a seulement bousculé la feuille de route initiale d’un projet de passeport vaccinal européen pré-existant : alors que le passeport européen vaccinal devait être présenté en 2022 après une étude de faisabilité entre 2019 et 2021, il est en fait déjà en vigueur depuis 6 mois (depuis le 1er juillet 2021). Le fait que le passe sanitaire soit en vigueur dans l’Union Européenne depuis déjà 6 mois éclaire la précipitation du gouvernement à le mettre en application en France.La communication autour du passe vaccinal est truffée de procédés malhonnêtes.
La vidéo ne s’exprime pas sur le Covid, ni sur le vaccin ni sur l’hôpital, étant donné que ces trois sujets sont indépendants du sujet du passe vaccinal, et qu’invoquer un de ces trois sujets dans un débat sur le passe vaccinal n’a pas d’autre effet que d’empêcher de débattre du passe vaccinal. Il recommande d’ailleurs d’être vigilant quant à toute tentative de détourner un débat sur le passe vaccinal vers un de ces trois sujets.
Cette vidéo est intitulée « Comment j’ai été réduit en esclavage (et comment ça peut vous arriver) » parce qu’il part d’une expérience personnelle indépendante du passe vaccinal qui a affûté son esprit à reconnaître les mécanismes actuellement en jeu avec le passe vaccinal, mais un titre alternatif pourrait être « Le passe vaccinal et la déchéance de citoyenneté ».
Le passeport vaccinal de nouveau adopté à l’Assemblée
L’Assemblée nationale a adopté à 4 heures du matin par 185 voix pour, 69 contre et 8 abstentions le projet de loi instaurant le passeport vaccinal.
- Un seul député LREM a osé voter contre : Marie-Ange Magne
- Les députés LR restent divisés, avec 26 pour, 14 contre et 7 abstentions.
- Les élus non-inscrits ont voté contre, à l’exception d’Emmanuelle Ménard qui a encore voté pour.
Les députés ont repris certaines modifications du Sénat : le pass vaccinal ne s’appliquera plus aux adolescents entre 12 et 16 ans, toujours soumis cependant au pass sanitaire.
Le texte doit aujourd’hui être réexaminé au Sénat pour être adopté définitivement dimanche après-midi. Il y aura certainement une saisine du Conseil constitutionnel ensuite. Le texte pourrait entrer en vigueur dans une semaine, selon la commission des Lois.
Ce samedi, des manifestations sont prévues en France. De 85 000 à 120 000 personnes sont attendues, dont de 9 000 à 14 000 à Paris, selon des sources policières. Dans la capitale, plusieurs cortèges seront organisés. Le plus gros devrait être celui du mouvement de Florian Philippot, qui s’élancera à 14 heures du Trocadéro. D’autres défilés auront lieu à l’initiative de « gilets jaunes ». Des dizaines de milliers de pass sanitaires devraient être désactivés faute de rappel samedi 15 janvier. En théorie, quelque 560 000 personnes sont susceptibles de perdre leur pass.
La protection de la vie humaine, de la conception à la mort naturelle, doit devenir une grande cause nationale
Tribune de Nicolas Tardy-Joubert, président de la Marche pour la vie, parue dans Valeurs Actuelles :

Le passe vaccinal est-il conforme à la Constitution ?
Le passe sanitaire est transformé en passe vaccinal par les députés et sénateurs. Qu’est-ce que cela signifie légalement pour chacun, pour nos droits et pour la société ? RCF fait le point avec Me Mercier, avocat au barreau de Paris et président du Cercle droit et liberté :
Intox : L’affaire Manuela c. Salvador n’a rien à voir avec l’avortement. Manuela a accouché d’un enfant, puis l’a tué
Lu sur Gènéthique :
L’affaire Manuela c. Salvador a été jugée le 30 novembre 2021 par la Cour interaméricaine des droits de l’homme. Elle a fait l’objet d’une campagne de désinformation : certains médias ont laissé entendre que le Salvador avait emprisonné une femme en raison d’un avortement, volontaire ou spontané, voire que cette femme aurait été quasiment mise à mort, et que la Cour interaméricaine aurait condamné le Salvador du fait de cette situation. Or, cela est intégralement faux. L’ECLJ est intervenu en tant qu’amicus curiae dans cette affaire et tient à rétablir quelques vérités, à la suite du jugement. Nicolas Bauer, chercheur à l’ECLJ, fait le point sur l’affaire.
L’affaire n’a rien à voir avec l’avortement
Contrairement à ce que l’on peut lire dans la presse ou sur internet, l’affaire Manuela c. Salvador n’a rien à voir avec l’avortement. Voici les faits : Manuela a accouché d’un enfant, puis l’a tué. Elle a été condamnée pour homicide aggravé. En prison, elle est décédée d’un cancer. La Cour interaméricaine a condamné le Salvador en raison de sa négligence en matière de conditions de détention et de soins de ce cancer. Le jugement aborde également les droits de Manuela dans la procédure pénale dont elle a été l’objet. La Cour interaméricaine a reconnu explicitement dans son jugement que Manuela était enceinte et « a accouché » (§ 91) et que donc « la présente affaire ne concerne pas la survenance d’un avortement volontaire » (§ 92)[1]. Ce constat de la Cour est un échec pour les associations pro-avortement, qui instrumentalisaient cette affaire dans l’objectif d’obtenir la légalisation de l’avortement au Salvador. Ce que la Cour a décidé est d’ordonner au Salvador de diminuer les peines prévues pour un infanticide, sans remettre en cause le principe de pénalisation de l’infanticide et de l’avortement.
Les enfants à naître et les nouveau-nés continueront ainsi de bénéficier d’une protection légale au Salvador. L’avortement et l’infanticide restent interdits et pénalisés. C’était dans ce seul objectif que l’ECLJ est intervenu à la Cour interaméricaine dans l’affaire Manuela[2]. Le fait que le Salvador puisse améliorer sa procédure pénale ou son système de santé est une autre question.
Deux zones d’ombre persistent
Il reste deux zones d’ombre, en lien avec ce jugement. Plusieurs éléments font peser des soupçons sur l’impartialité de la Cour interaméricaine. La Présidente de la Cour, Mme Elizabeth Odio Benito, fait actuellement partie de la Commission Internationale des Juristes (CIJ), qui a soutenu les requérants en intervenant directement dans la procédure en tant qu’amicus curiae. Ce conflit d’intérêt s’ajoute à d’autres liens d’intérêts entre cette juge et les requérants. En particulier, la principale ONG requérante, le Center for Reproductive Rights, ainsi que la CIJ dont est membre Mme Benito, sont toutes deux financées par l’Open Society Foundations (OSF). Comment la Présidente de la Cour pouvait-elle trancher le litige en toute impartialité en ayant de tels liens avec les requérants et leurs soutiens ? Dans un souci d’éthique judiciaire, Mme Benito aurait dû se retirer de cette affaire. L’ECLJ avait envoyé une lettre à la Présidente de la Cour afin de lui faire part de ses inquiétudes en février 2021. Une lettre restée sans réponse, malgré la gravité de ce qui était mis en lumière.
La deuxième zone d’ombre concerne le rôle d’experts des Nations unies dans l’affaire Manuela c. Salvador. Un expert de l’ONU, Philip G. Alston, était aussi amicus curiae dans l’affaire. Et lui aussi reçoit un financement de l’OSF, d’un montant de 400 000 dollars en 2019. Il a focalisé son intervention à la Cour interaméricaine sur l’avortement, ce qui était hors-sujet. Pire, le 6 décembre 2020, d’autres experts de l’ONU ont fait une déclaration troublante. Ils prétendent s’appuyer sur le jugement de la Cour interaméricaine pour demander au Salvador de dépénaliser les fausses couches et les avortements volontaires. Les fausses couches n’étant évidemment pas pénalisées, cette demande est non seulement hors sujet mais également aberrante. Les deux principaux experts ayant signé ce texte,, Dr. Tlaleng Mofokeng et Mme Melissa Upreti, sont connus[3]. La première a pratiqué elle-même l’avortement, ce qu’elle présente comme « un acte radical d’amour de soi », la deuxième a travaillé au Center for Reproductive Rights. Les deux expertes ont également des liens financiers avec l’OSF. Confondre délibérément fausse couche et infanticide, ce n’est respectueux ni pour les femmes ayant vécu une fausse couche, ni pour les bébés.
D’autres cas similaires au Salvador
Mais malgré les forts liens d’intérêts entre la Présidente de la Cour interaméricaine et les requérants, la Cour n’a pas repris leur propagande pro-avortement. Les juges, contrairement à certains journalistes et experts de l’ONU, savent encore faire la différence entre une fausse couche, un avortement volontaire et un homicide. Au-delà du cas de Manuela, remarquons par ailleurs qu’aucune femme n’est actuellement en prison au Salvador en raison d’un avortement ou d’une fausse couche. Les autres affaires dont la presse se fait régulièrement écho concernent des infanticides néonatals, c’est-à-dire l’homicide de nouveau-nés. Manuela c. Salvador est un exemple de toutes ces affaires servant de prétexte à des militants pour faire du bruit médiatique, au détriment de la vérité des faits et au mépris du droit et de la justice.
[1] N.B. : Toutes les citations présentes dans ce texte ont fait l’objet d’une traduction libre vers le français.
[2] Avortement et infanticide : l’ECLJ intervient à la Cour interaméricaine des droits de l’homme
[3] Des activistes pro-avortement / “experts indépendants de l’ONU” interviennent à la Cour suprême des États-Unis
Eric Zemmour et l’avortement
Nous l’avons déjà écrit, en affirmant, en octobre 2021, que l’avortement est un droit, Eric Zemmour n’a pas des convictions pro-vie.
Néanmoins, plusieurs déclarations viennent tempérer cette position, et ce de façon constante :
- En janvier 2021, encore éditorialiste sur CNews, il estimait qu’en se précipitant pour permettre aux femmes d’avorter, le gouvernement pose problème
- En octobre 2020, à propos de la proposition de loi toujours en discussion, il soulignait la déclaration du Pr. Nisand, expliquant que c’est brutal et cruel : “on détruit le cerveau de l’enfant. Ca fait froid dans le dos. Ceux qui proposent cet allongement sont les mêmes qui sont sensibles à la cruauté envers les animaux !“
- En 2014, face à Alain Duhamel, il osait déclarer que l’avortement ne libère pas la femme
- En février 2010, alors chroniqueur sur RTL, il dénonçait la énième campagne pro-avortement, rappelant que depuis 35 ans sont pratiqués en moyenne 200.000 avortements par an : cela représente 7 millions de personnes ! Il notait aussi que 72% des avortements sont pratiqués sur des femmes sous pilules. La généralisation de la contraception n’a pas entrainé la quasi disparition de l’avortement, contrairement à ce qui a été dit. Il dénonçait aussi les propos de Madame Bachelot sur l’avortement comme composante de l’offre de santé:
“mais enfin, tomber enceinte serait-il donc une maladie grave?” “On parle de l’avortement comme d’une opération de l’appendicite, [c’est] macabre“.
“On songe, effrayés, que nous avons tous été des foetus: après tout le foetus n’a pas de statut pénal en France, on peut le tuer tant qu’il n’est pas sorti du ventre de sa mère. Bref on se dit rétrospectivement qu’on l’a échappé belle: on a eu de la chance, beaucoup de chance”
Merci Odile
Le 28 décembre, l’Eglise tourne son regard vers les Saints Innocents. Elle fête, à quelques heures de la naissance sur terre de Jésus, les saints Innocents, ces enfants qu’Hérode a fait tuer par haine, par peur de perdre son pouvoir. Chaque année, nous aimons prier pour les Saints Innocents d’hier et d’aujourd’hui, demandant pardon pour les avortements commis, mais aussi pour ces manipulations génétiques qui utilisent des enfants avortés ; demandant la conversion des Hérode d’aujourd’hui. Le Pape François, dans son enseignement, a souvent parlé des Hérode de notre temps.
C’est cette Nuit des Saints Innocents 2021 que Dieu a choisie pour faire entrer dans la Vie, une belle âme, celle d’Odile Guinnepain, infirmière. Odile avait offert toute sa vie à travers sa foi et son métier, pour que la vie humaine soit aimée, accueillie, respectée, défendue, protégée. Elue dans le Conseil municipal de sa commune, fondatrice des « Serviteurs et priants pour la vie », en 2004, inspirée par l’engagement de Mère Teresa ; fondatrice de « Nos mains ne tueront pas ». En 2009, elle fonde un cabinet infirmier spécialisé dans l’accompagnement des personnes en fin de vie. Elle était depuis un an, présidente de l’association Choisir la Vie. Odile Guinnepain est l’auteur d’un livre « Jusqu’à nos derniers jours », paru en 2010. Elle était amie de l’Evangile de la Vie, depuis plus de 20 ans, elle est intervenue plusieurs fois à des journées de formation. Son dernier article paru dans l’Evangile de la Vie était sur « la vocation de toute femme à la maternité », dans le numéro du 8 décembre 2021.
Odile avait une grande soif de vérité sur la personne humaine, don de Dieu, sur l’accueil et la protection de la vie de chaque personne humaine, tant à la conception de l’enfant et sa naissance, jusqu’au soir de la vie, pour cela, il lui était impossible de conformer son jugement, son service, ses choix, suivant les critères du monde. Sa foi en Jésus Voie, vérité Vie, guidait chaque pas de sa vie. Habitait chaque battement de son cœur.
Ceci n’était pas toujours compris et apprécié, mais sa cohérence, son unité intérieure qui a guidé ses pas, offrait à qui s’adressait à elle, d’avoir un roc sur lequel on pouvait compter, s’appuyer. Elle savait le prix à payer de ceux qui cherchent à vivre dans la Lumière, sans compromis avec les mensonges du monde. A l’automne dernier encore, on lui demandait de mettre ses convictions de côté, pour conserver un travail. Nous en avons parlé ensemble. Mais pour elle, Jésus n’est pas une conviction. La personne malade n’est pas une conviction, ni un concept. Sa foi et sa compétence reconnue dans son métier, étaient inséparables. Elle avait conscience que suivre Jésus pouvait l’entrainer à être mise de côté. D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que cette mise à l’écart lui était imposée. Ce qui la rendait encore plus proche de la solitude vécue par Jésus. C ’est une réalité de la foi qu’elle méditait souvent. Cette réalité de la solitude qu’elle comprenait « du dedans » lui amenait à recevoir d’innombrables confidences de la part de tant de personnes. C’est peut-être une grâce que Dieu a permise en Odile, de vivre avec humilité et simplicité, en recevant de Lui une force intérieure dans l’écoute. Combien de femmes, souvent isolées ont confié leur détresse à Odile au moment d’une grossesse. Combien d’enfants sauvés grâce à cette écoute bienveillante. Combien de larmes essuyées !
Au fur et à mesure des années, Odile a beaucoup approché la douleur, la souffrance, la mort, chez tant de personnes, de patients, à travers son métier d’infirmière, mais aussi à travers les heures qu’elle donnait sans compter pour ne pas laisser une personne mourir dans la solitude. Elle était demandée et attendue. Elle étudiait et cherchait les meilleures techniques possibles pour soulager le corps afin de conduire la personne accompagnée à éveiller en elle, réveiller en elle ce lien si profond, si présent d’être une créature aimée de Dieu. Peu importe ce que quelqu’un a pu vivre dans sa vie, « laisse-toi simplement aimer », aimait–elle dire avec un ton de voix qui ne pouvait qu’ouvrir l’âme même la plus désolée, à la puissance transformatrice de l’Amour de Dieu. (Cf Ps 64,3-4)
Elle prodiguait aux personnes engagées dans les soins de précieux conseils d’excellence, tant techniques, que pour ce qui relève du doigté de l’âme d’un soignant envers un patient dans l’exercice de son métier. Plus la personne souffrait et pouvait exprimer sa douleur et sa souffrance, plus elle était saisie par le cri intérieur de l’âme du patient, de la personne malade . Elle traduisait alors dans les gestes des soins, dans les regards, le toucher, l’expression d’être la main de Celui qui soigne et qui guérit, Jésus. Elle ne gardait rien pour elle, des innombrables confidences reçues des personnes malades qu’elle pouvait accompagner, soigner. Elle les déposait dans le chapelet de la Miséricorde Divine, appelant la Bénédiction de Dieu sur chaque âme et sur chaque famille. Combien de familles ont été réconciliées et ont vécu des pardons grâce à sa délicatesse d’âme ! Car ce qui préoccupait Odile, c’était bien entendu que le corps soit soulagé, soigné, qu’il ne manque rien jusque dans des détails très concrets pour faciliter la vie quotidienne tant de la personne malade que de se sa famille. Mais elle vivait aussi son métier comme étant un passeur, soucieuse du salut des âmes.
On voyait combien la Miséricorde Divine a façonné son âme et pétri son âme. Elle voyait la personne même de Jésus en chaque personne en détresse ou qui souffrait, qui portait un poids physique, moral, psychique ou spirituel. « Ce que vous aurez fait aux plus petits d’entre les miens, c’est à moi que vous l’aurez fait ». La Miséricorde Divine pétrissait ses entrailles de femme, d’infirmière. Cela s’exprimait par une délicatesse dans la présence gratuite auprès des personnes, en gestes pour soulager la souffrance, la douleur. Passer de la désespérance à l’Espérance. Au plus intime de son âme, elle déposait sur la patène ces souffrances rencontrées.
Lorsqu’une âme arrive à maturité, elle n’a plus de temps à perdre sur terre. Ainsi, la Sainte Vierge est venue cueillir un beau lys dans le Jardin de l’Eglise, dans la nuit des Saints Innocents 2021. J’imagine Odile arriver au Paradis accompagnée de la Sainte Vierge, qu’elle aimait tant, pour la mener vers la Porte. Dans les couloirs avant de franchir la Porte d’entrée, elle voit des tables tout le long, avec des « dossiers » qui attendent. Elle en reconnaît certains. Je l’imagine mettre un tampon sur bien des dossiers. Lorsque Jésus s’en aperçoit, c’est trop tard : Ils sont exaucés ! Il pense alors que c’est « encore ma Mère qui a fait cela ». Et Notre-Dame de lui répondre : « Ne vois-tu pas combien tu as fait briller en elle ton Visage ? » (Cf Nombres 6)
Ainsi en est-il de la Communion des Saints, magnifique réalité que nous vivons dans l’Eglise. Depuis le 28 décembre, bien des personnes confient à l’intercession d’Odile des « dossiers », des intentions : des enfants à naître, des familles où l’enfant tarde à venir, d’autres où l’épreuve de la fausse couche est bien présente, le personnel médical, des personnes au soir de leur vie, des pardons attendus… sûrs que la Miséricorde Divine qui se reflétait sur le visage d’Odile à travers son humilité, son sourire, saura nous exaucer.
La vie donnée et offerte d’Odile éveillera en bien des jeunes le choix, la confiance et la joie de s’engager dans la voix de servir l’Evangile avec compétence et excellence, à travers un métier médical. L’Eglise attend, le monde attend que vous vous leviez nombreux, et vous engagiez comme médecins, infirmières, sages-femmes, chercheurs…
Vendredi 31 décembre, 500 personnes participent à son enterrement. 10 prêtres dont le Père Abbé de Fontgombault sont présents. La Messe est présidée par son frère prêtre.
Du Ciel, Odile Guinnepain, demeure une bonne conseillère !
Merci Odile. Merci.
Abbé Lelièvre
“Je me souviens de la crainte que j’ai ressentie en prononçant, après presque cinquante ans, ces prières du Missel”
Mgr Vigano réagit à Traditionis Custodes. Extrait :
Vous qui vous permettez d’interdire la Sainte Messe apostolique, l’avez-vous jamais célébrée ? Vous qui, du haut de vos chaires liturgiques, prononcez des jugements péremptoires sur la « vieille Messe », avez-vous jamais médité sur ses prières, ses rites, ses gestes anciens et sacrés ? Je me suis posé cette question à plusieurs reprises ces dernières années ; parce que moi-même, qui connais cette Messe depuis mon enfance, qui, lorsque je portais encore des pantalons courts, avais appris à la servir et à répondre au célébrant, je l’avais presque oubliée et perdue. Introibo ad altare Dei. A genoux sur les marches glacées de l’autel avant d’aller à l’école en hiver ; transpirant sous ma robe d’enfant de chœur dans la canicule de certains jours d’été. Je l’avais oubliée, cette Messe, bien qu’elle fût celle de mon Ordination, le 24 mars 1968 : une époque où l’on percevait déjà les signes de cette révolution qui sous peu allait priver l’Église de son trésor le plus précieux pour imposer un rite contrefait.
Eh bien, cette Messe, que la réforme conciliaire a effacée et interdite dans mes premières années de Sacerdoce, demeurait comme un souvenir lointain, comme le sourire d’un être cher éloigné, le regard d’un parent disparu, le son d’un dimanche avec ses cloches, ses voix amicales. Mais c’était quelque chose qui relevait de la nostalgie, de la jeunesse, de l’enthousiasme d’une époque où les engagements ecclésiastiques étaient encore à venir, où nous voulions tous croire que le monde pouvait se relever de l’après-guerre et de la menace du Communisme avec un élan spirituel renouvelé. Nous voulions croire que la prospérité économique pouvait en quelque sorte s’accompagner d’une renaissance morale et religieuse du Pays. Malgré les soixante-huitards, les occupations [d’usines ou d’universités], le terrorisme, les Brigades Rouges, la crise du Moyen-Orient. Ainsi, parmi les nombreux engagements ecclésiastiques et diplomatiques, s’était cristallisé dans ma mémoire le souvenir de quelque chose qui était resté en fait non résolu, mis « temporairement » de côté, pendant des décennies. Quelque chose qui attendait patiemment, avec l’indulgence que seul Dieu utilise à notre égard.
Ma décision de dénoncer les scandales des Prélats américains et de la Curie Romaine a été l’occasion qui m’a amené à considérer, sous un jour différent, non seulement mon rôle d’Archevêque et de Nonce Apostolique, mais aussi l’âme de ce Sacerdoce que mon service au Vatican d’abord et plus récemment aux États-Unis avait en quelque sorte laissé incomplet : plus pour mon être de prêtre que pour le ministère. Et ce que je n’avais pas compris jusqu’alors m’est apparu clairement à travers une circonstance apparemment inattendue, lorsque ma sécurité personnelle semblait menacée et que je me suis retrouvé, malgré moi, à devoir vivre presque caché, loin des palais de la Curie. Ce fut alors que cette ségrégation bénie, que je considère maintenant comme une sorte de choix monastique, m’a amené à redécouvrir la Sainte Messe tridentine. Je me souviens bien du jour où, au lieu de la chasuble moderne, j’ai revêtu les ornements traditionnels, avec le cappino ambrosien et le manipule : je me souviens de la crainte que j’ai ressentie en prononçant, après presque cinquante ans, ces prières du Missel qui ressurgissaient dans ma bouche comme si je les avais récitées peu de temps auparavant. Confitemini Domino, quoniam bonus, au lieu du psaume Judica me, Deus du rite romain. Munda cor meum ac labia mea. Ces paroles n’étaient plus celles de l’enfant de chœur ou du jeune séminariste, mais celles du célébrant, celles que je prononçais moi-même, qui, de nouveau, j’oserais dire pour la première fois, célébrais devant la Très Sainte Trinité. Car il est bien vrai que le prêtre est une personne qui vit essentiellement pour les autres – pour Dieu et pour le prochain – mais il est également vrai que s’il n’est pas conscient de sa propre identité et ne cultive pas sa propre sainteté, son apostolat est aussi stérile que le tintement d’une cymbale.
Je sais que ces réflexions peuvent laisser impassible, voire susciter la pitié, chez ceux qui n’ont jamais eu la grâce de célébrer la Messe de toujours. Mais la même chose arrive, j’imagine, à ceux qui n’ont jamais été amoureux et ne comprennent pas l’enthousiasme et le chaste transport du bien-aimé vers sa bien-aimée, pour ceux qui ne connaissent pas la joie de se perdre dans ses yeux. Le morne liturgiste romain, le Prélat avec son clergyman taillé sur mesure et sa croix pectorale dans sa poche de poitrine, le consulteur de Congrégation avec le dernier exemplaire de Concilium ou de la Civiltà Cattolica bien en vue, regardent la Messe de saint Pie V avec les yeux de l’entomologiste (la science de l’étude des insectes), scrutant ce Missel comme un botaniste observe les nervures d’une feuille ou les ailes d’un papillon. Je me demande parfois s’ils ne le font pas avec l’insensibilité du chirurgien qui découpe avec son bistouri un corps vivant. Mais si un prêtre doté d’un minimum de vie intérieure s’approche de l’ancienne Messe, qu’il l’ait toujours connue ou qu’il la découvre pour la première fois, il est profondément secoué par l’ineffable majesté du rite, comme s’il sortait du temps pour entrer dans l’éternité de Dieu.
Ce que je voudrais que mes Frères dans l’Épiscopat et dans le Sacerdoce comprennent, c’est que cette Messe est intrinsèquement divine, car on y perçoit le sacré de manière viscérale : on est littéralement ravi au ciel, en présence de la Très Sainte Trinité et de la Cour céleste, loin du bruit du monde. C’est un chant d’amour, dans lequel la répétition des signes, des révérences, des mots sacrés n’a rien d’inutile, tout comme la mère ne se lasse pas d’embrasser son enfant, la mariée de répéter « Je t’aime » à son époux. Tout est oublié, car tout ce qui y est dit et chanté est éternel, tous les gestes qui y sont posés sont pérennes, hors de l’histoire, et pourtant immergés dans un continuum qui unit le Cénacle, le Calvaire et l’autel sur lequel on célèbre. Le célébrant ne s’adresse pas à l’assemblée, avec le souci d’être compréhensible ou de se rendre sympathique ou de paraître à la page, mais à Dieu : et devant Dieu, il n’y a que le sentiment d’une infinie gratitude pour le privilège de pouvoir porter avec soi les prières du peuple chrétien, les joies et les peines de tant d’âmes, les péchés et les manquements de ceux qui implorent le pardon et la miséricorde, la reconnaissance pour les grâces reçues, les suffrages pour nos chers défunts. Nous sommes seuls, et en même temps nous nous sentons intimement unis à une foule innombrable d’âmes traversant le temps et l’espace.
Une relique de Jean-Paul II volée à Paray-le-Monial
Après les profanations et destructions de statues, le sanctuaire de Paray-le-Monial a constaté le vol d’ne relique de Jean-Paul II qui se trouvait dans la chapelle Saint Blaise au sein de la basilique de Sacré-Cœur. Le père Lagrange indique :
« Il s’agissait d’un morceau de tissus avec du sang de Jean-Paul II conservé depuis l’attentat du 13 mai 1981, qui nous avait été offert par l’archevêque de Cracovie en 2016 ». « Je suis indigné et profondément attristé comme tous les paroissiens et personnes proches du sanctuaire ». « Les voleurs ont opéré de manière assez méticuleuse, sans rien mettre à sac, simplement en franchissant la barrière puis en soulevant le globe de verre pour prendre le reliquaire, alors qu’il était pourtant scellé » « Aussi, en voyant le globe de verre vide dans la chapelle, la paroissienne a d’abord cru que j’avais moi-même enlevé la relique et elle a attendu mon retour de vacances lundi pour me demander ce que j’en avais fait ».
« J’ai aussitôt prévenu la gendarmerie, qui s’est rendue sur place mercredi 12 janvier et a récupéré le globe avec des empreintes pour le transférer dans un laboratoire à Mâcon ».
« Elle était dans un reliquaire en laiton sans grande valeur, ainsi c’est vraiment la relique en tant que telle qui était précieuse… Les auteurs du vol vont peut-être la revendre à l’étranger, mais nous craignons surtout qu’elle puisse servir à des pratiques occultes voire sataniques ».
Pascal Praud : “Si Marion Maréchal rejoint Éric Zemmour, ce serait une déflagration”
Sur CNews, Pascal Praud commentait la réponse d’Eric Zemmour sur la plateau des 4 Vérités sur France 2 où le sujet d’un éventuel ralliement de Marion Maréchal à ce dernier. Eric Zemmour a répondu :
“Je suis en contact avec Marion Maréchal depuis des années, c’est une amie (…) Nous verrons.”
« Si Marion Maréchal rejoint Éric Zemmour, ce serait une déflagration. » @PascalPraud#UnionDesDroitespic.twitter.com/P3aqxU4tYC
— Foxity (@Foxity78) January 14, 2022
L’Express vient de publier un article précisant les relations entre Eric Zemmour, Marion Maréchal et Laurent Wauquiez Selon cet article, un ralliement des deux derniers au premier est loin d’être acquis ou même envisageable à court terme. Extraits :
Les discussions existent, les rencontres s’organisent dans le secret, mais le contexte présidentiel, où chaque mouvement est sujet à interprétation, favorise rarement la prise de risque. Laurent Wauquiez en a déjà fait les frais. Pour l’heure, il préfère se terrer en région et suivre la vague de son parti (…) Et si Eric Zemmour rêve de Laurent Wauquiez, la réciproque n’est pas exacte. En politique, il n’est d’amitié qui ne se quitte, et la trajectoire du polémiste a passablement irrité l’ancien leader LR (…)
Plus friand de la bataille en solitaire que de la conquête à plusieurs, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes s’attire les foudres de ses compagnons de droite. “Son problème, c’est qu’il ne pense qu’à sa gueule, pique un conseiller pécressiste. On ne le voit pas avec la candidate désignée par les militants LR par exemple, et ça commence à jaser en interne, y compris parmi ceux qui sont sur sa ligne, comme les proches de Ciotti.” (…)
La stratégie de l’homme seul peut coûter cher à Laurent Wauquiez, et il en est conscient. Alors, sous couvert de respecter le cordon sanitaire d’usage avec les élus de la droite dure, dont les troupes de Marion Maréchal, l’ancien leader LR envoie des signaux. Il le devine, tôt ou tard, l’électorat de la droite identitaire, plutôt marioniste, sera pour lui un vivier de voix très intéressant. Et pour commencer à rompre les digues, rien de tel que d’utiliser ses terres régionales comme un laboratoire afin d’envoyer des éclaireurs. Augustin Neyrand, ancien directeur de campagne d’Etienne Blanc (proche de Laurent Wauquiez) a récemment rejoint les équipes marionistes qui oeuvrent pour Eric Zemmour. Les discussions de couloir, loin des caméras, vont bon train. Peu avant les élections régionales, il a d’ailleurs rendu honneur à Charles Perrot, président du groupe RN au conseil régional. Un clin d’oeil de plus à de futurs alliés potentiels. “Wauquiez a mis fin à ce vieux clivage”, assure-t-on dans l’entourage de Marion Maréchal. “Au niveau du conseil régional, tous les marionistes qui ont quitté le RN suite à la purge lui parlent“, jure un élu (…)
Car il est des figures politiques qu’il convient de ménager. Marion Maréchal en fait partie. Eric Zemmour et Laurent Wauquiez le savent. La nièce de Marine Le Pen représente, pour les défenseurs de l’union des droites, l’incarnation de leur combat. Le polémiste a rêvé, un temps, d’en faire “son François Bayrou”. L’ancienne députée du Vaucluse a hésité, s’est questionnée, mais a préféré renoncer. “Elle refuse d’être une prise de guerre, assure l’un de ses confidents. Elle aurait pu bouger s’ils l’avaient davantage ménagée, lui avaient donné des gages comme un pacte de gouvernement.” (…)
Depuis ses bureaux lyonnais, elle préfère donc observer de loin ce que certains de ses proches qualifient de “comète Zemmour”. “Elle se pose comme le recours plus sage après le crash, parce qu’elle a compris l’échec de cette union pour 2022, mais pas pour 2027”, assure Pierre Meurin, un temps engagé auprès d’Eric Zemmour. Idem pour Laurent Wauquiez, que l’ex-frontiste aurait aimé rencontrer, mais ses “pudeurs de gazelle” ont fini par la lasser. “Elle est agacée par ses calculs partisans et sa volonté de ne pas vouloir se mettre en danger”, commente Agnès Marion, ancienne élue RN à la région. Alors, comme l’ancien président LR, elle pense à 2027, en solitaire. Et profite de son statut hors politique pour rencontrer du monde, et tisser son réseau. A Lyon, des rencontres sont organisées chaque semaine avec des personnalités politiques, mais aussi issues des milieux journalistiques ou économiques, loin du cordon sanitaire prôné par les élus de droite. “Elle n’a jamais caché son envie de revenir en politique, et le jour où cela va arriver, Eric Zemmour a du souci à se faire.” “
Présidentielles 2022 : remettons la vie au programme
La Marche pour la Vie diffuse une campagne pour interpeller les candidats à la présidentielle sur l’avortement :
Si aucun d’entre eux ne remet en cause le droit d’avorter garanti par la loi, la plupart des leaders politiques ont convenu que cet acte constituait un événement malheureux.
De nombreux commentateurs s’accordent sur le fait que notre pays se désintéresse des élections et nourrit une inquiétude grandissante face à l’avenir.
- Est-ce le fait qu’une jeune fille sur deux voit sa première grande histoire d’amour se terminer par un avortement ?
- Est-ce que le secret de famille qui entoure le sujet de l’avortement ne viendrait pas créer un sentiment d’insécurité sourd et permanent dans le cœur des Français ?
Politiques, vous voulez regagner la confiance des Français, protéger vos semblables et consoler notre pays ? Engagez-vous dès à présent dans une politique en faveur d’une maternité libre et heureuse et faites de la baisse des IVG une priorité de santé publique.
Ce défi n’est ni de gauche ni de droite, c’est une prise de conscience sociale et humanitaire. Ce n’est ni une négation du droit des femmes, ni la défense archaïque d’une morale, c’est reconnaître que de nombreux avortements sont faits sous la contrainte et la pression et qu’ils provoquent des souffrances importantes chez les femmes et indirectement pour leur entourage.
C’est enfin admettre que le parti des abstentionnistes est bien plus considérable qu’on ne le croit puisqu’il est rejoint chaque année par un 5ème des enfants auxquels on refuse le droit le plus élémentaire, avant même celui de voter, celui de vivre.
Pour rappel, la France enregistre chaque année 220 000 avortements pour 740 000 naissances soit une chance sur 5 de ne pas naître pour chaque jeune français.
Les milliers de jeunes de la Marche pour la vie parlent au nom de leurs frères et sœurs qui n’ont pas eu la chance de vivre et qui aujourd’hui pourraient voter si on leur avait laissé ce droit.
Heureux de vivre, nous voulons voir dans ces élections un motif d’espoir.
Le président sortant et son gouvernement n’ont eu de cesse pendant ces 5 dernières années de présenter l’avortement comme un droit et un bien à encourager et promouvoir.
La ministre des femmes s’est vivement attaquée à toutes les personnes qui oseraient penser l’inverse en faisant voter à l’assemblée un délit d’entrave numérique.
Que cette élection soit le signe d’un renouveau politique et d’un grand élan de solidarité nationale.
Le meilleur est à venir.
RDV le dimanche 16 janvier, Place de Catalogne dès 13h30


Revers pour Biden : la Cour suprême bloque l’obligation vaccinale dans les entreprises
Joe Biden enchaine les échecs. Alors que la sénatrice démocrate Kyrsten Sinema a torpillé, hier, sa réforme électorale, le président américain a essuyé un second revers par la Cour suprême, qui bloque sa décision d’imposer le vaccin dans les entreprises de plus de 100 salariés. La haute juridiction a, en revanche, validé l’obligation de vaccination pour les employés des structures de santé qui bénéficient de fonds fédéraux.
L’administration voulait obliger les salariés a se faire vacciner contre le Covid ou subir des tests toutes les semaines, à leurs propres frais.
La Cour suprême a jugé :
Ce n’est pas l’exercice quotidien du pouvoir fédéral, mais une intrusion dans la vie et la santé d’un large nombre d’employés.
La décision a été prise avec une majorité de six magistrats sur neuf, les trois juges progressistes ayant exprimé leur opposition.
“Nous sommes fiers que la Cour suprême ait résisté”, a réagi Donald Trump.
Dans un communiqué, Joe Biden accuse le coup.
“Je suis déçu que la Cour suprême ait choisi de bloquer une requête de bon sens, susceptible de sauver des vies”.
Proposition de loi Limon sur l’adoption : la GPA en embuscade
Le rapporteur de la PPL Adoption, Monique Limon, ne cesse d’afficher sa volonté de ne chercher que l’intérêt de l’enfant. Pourtant, comme l’avait révélé Olivier Véran l’été dernier lors des débats parlementaires sur la loi « bioéthique », et plus récemment Coralie Dubost sur Twitter, ce projet législatif vise à reconnaître les enfants nés de GPA à l’étranger, ce qui démultipliera les recours à cette pratique qui est pourtant une alinéation de la femme et une réification de l’enfant. Si la GPA est vraiment une « ligne rouge » pour Emmanuel Macron, il doit urgemment se prononcer contre cette mesure avant le nouvel examen prévu en séance publique à l’Assemblée nationale les 17 et 18 janvier.

La Manif Pour Tous ne manque pas de réagir :
L’adoption est une institution au service de l’enfant : elle vise à donner une famille à un enfant qui n’a pas ou plus de parents. Elle doit être conçue, avant toute autre considération, au service de l’intérêt de l’enfant. Si le désir d’enfant peut être une réalité pour des adultes, il ne peut passer avant les besoins fondamentaux et la vulnérabilité de l’enfant, qui plus est orphelin.
Il est encore possible d’exclure la GPA du texte
Avec l’ouverture de l’adoption aux couples non mariés, l’objectif des partisans de ce texte est de calquer l’accès à l’adoption sur l’accès à la PMA. Ces deux « procédures » n’ont pourtant rien à avoir l’une avec l’autre : dans un cas, l’enfant est déjà né et orphelin ; dans l’autre, il n’est même pas encore conçu.
En outre, il vise à utiliser l’adoption au profit des commanditaires d’enfants par GPA : le ou la conjointe du père biologique pourrait ainsi adopter de façon plénière l’enfant concerné. C’est le sens des tweets de Coralie Dubost. Cela signifie que la mère qui a attendu et mis au monde l’enfant serait purement et simplement effacée – « invisibilisée » suivant le terme féministe – pour être remplacée par le parent d’intention sur l’acte de naissance. Si cela est déjà possible pour les couples mariés qui commandent un enfant par GPA, le fait d’ouvrir l’adoption aux couples pacsés et concubins démultipliera d’autant le recours à ce subterfuge.
« C’est pourquoi nous demandons l’ajout d’un alinéa à l’article 2 stipulant que « le ou la conjointe du père biologique d’un enfant obtenu par GPA ne peut être concerné par ledit article 2 », ceci afin d’éviter le contournement de la prohibition de la GPA, de la transcription de la filiation d’intention ainsi que le développement du marché international de la procréation » précise Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, mobilisée contre ce texte.
Vers une adoption forcée et sans le consentement de la mère
Par ailleurs, l’article 9bis permettrait à l’ex-compagne de la mère d’un enfant d’adopter celui-ci même si la mère n’est pas d’accord. Cela concerne donc des femmes qui ont voulu, lorsqu’elles s’entendaient, que l’une d’elles soit inséminée dans le cadre d’une PMA avec tiers-donneur à l’étranger. Elle a attendu et mis au monde l’enfant ainsi conçu avant le vote de la loi “bioéthique” 2021, et elles se sont séparées, avant ou après la naissance. Il s’agirait d’une adoption forcée, ce qui serait contraire à l’un des principes fondamentaux de l’adoption, celui du consentement de la mère biologique à l’adoption de son enfant. Après avoir été supprimé par les sénateurs en 1e lecture, cette disposition a été la cause principale de l’échec de la commission mixte paritaire. Pourtant, des députés radicaux et déterminés à déconstruire la filiation et donc la famille l’on rétabli en commission. Il est temps de dire stop !
Visiter virtuellement Notre-Dame de Paris

Nous avons interrogé François Nicolas, président d’Amaclio, sur le nouveau spectacle, Eternelle Notre Dame :
Vous présentez un nouveau spectacle historique sur Notre-Dame de Paris. De quoi s’agit-il ?
Eternelle Notre Dame est une nouvelle manière de découvrir et d’explorer notre histoire et notre patrimoine. Le moyen technique utilisé est la réalité virtuelle. Munis d’un casque, vous plongez dans un univers virtuel mais dont l’objectif est d’être le plus réaliste possible. Univers qui reste fidèle dans les moindres détails, architecturaux et historiques, du sujet traité. En famille ou entre amis, vous allez réellement marcher avec eux, déambuler au rythme d’un scénario, d’une histoire, écrite par Bruno Seillier. Vous découvrirez les mystères de Notre-Dame de Paris. Même ceux que vous ne pourrez voir à la réouverture de notre cathédrale. Plus qu’une visite, vous êtes invités à un véritable parcours initiatique à la porté de tous. Point zéro des routes françaises, vigile de pierre de notre histoire, témoin éternel du génie français, notre cathédrale reste ouverte pour tous. C’est une fierté personnelle que je partage avec l’ensemble des acteurs qui ont contribué, initié et travaillé pendant deux ans, pour réussir ce pari extraordinaire technologique mais aussi artistique. Voulez-vous plongez au coeur de l’époque médiévale sur l’ile de la cité et au coeur de notre cathédrale ? C’est désormais possible. Attention les yeux. C’est prodigieux !

Ce spectacle innovant commence à La Défense, puis se prolongera à la Conciergerie et ensuite sous le parvis de la cathédrale. Est-ce qu’il s’agira du même spectacle et pourquoi cette transhumance ?
Ce sera le même spectacle. A l’Espace Grande Arche de la Défense (1mn a pied du quai du métro ou du train) nous commençons samedi 15 janvier. A partir de mars en nocturne à la Conciergerie et après l’été et jusqu’en 2024 sous le parvis de Notre-Dame. Dès cette année nous serons dans quelques grandes capitales du monde pour porter haut les couleurs de notre cathédrale qui, lors de l’incendie, a ému le monde entier.
Sera-t-il possible d’exporter ce spectacle virtuel pour permettre aux étrangers d’admirer l’un des plus beaux monuments français ?
L’objectif est de partir au confins du monde ! Huit siècles après la pose de la première pierre, c’est le même génie français qui mènera a bien le plus grand chantier de restauration contemporain. C’est aussi l’excellence et le savoir-faire de nos ingénieurs qui permettent aujourd’hui cette grande première technologique en réalité virtuelle ouverte à tous. Notre-Dame est le symbole même d’une histoire faire par tous, de l’humble tailleur de pierres à Viollet-le-Duc, D’une histoire faire pour tous, du croyant ou non croyant. D’une spiritualité universelle qui ne laisse et ne laissera personne indifférent. Il aura fallu cet incendie pour nous le rappeler. Le diable porte pierre, comme dit l’adage.
Notre-Dame est Éternelle pour le monde entier !
Eternelle Notre-Dame est présentée par le groupe Orange et Amaclio Productions, Réalisé par la société Emissive et écrite et scénarisé par Bruno Seillier.


