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Pour la CEDH, il n’existe aucun droit au suicide assisté

Le rejet de la requête d’un empoisonneur danois, Svend Lings, a été l’occasion pour la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) de clarifier pour la première fois le fait qu’il n’existe aucun droit au suicide assisté. Cette jurisprudence était inattendue, car les décisions antérieures tendaient à la création progressive d’un tel droit. L’arrêt Svend Lings c. Danemark de la CEDH est donc une excellente nouvelle.

Analyse de Nicolas Bauer :

Svend Lings est un ancien médecin danois reconverti dans l’aide au suicide. Fondateur de « Médecins en faveur de l’euthanasie », il a publié un guide en ligne intitulé « Les médicaments appropriés pour un suicide ». Pire encore, il a été condamné en 2019 pour deux suicides assistés et une tentative de suicide assisté, en procurant ou en recommandant des médicaments, ainsi qu’en conseillant de placer un sac plastique sur la tête, afin d’être « 100% certain » de l’effet mortel d’une surdose médicamenteuse. En avril 2022, alors qu’il a déjà plus de 80 ans, M. Lings a assumé dans la presse danoise « aider » en moyenne une personne par jour à se suicider, en lui prodiguant de tels conseils[1].

Rien ne semble l’arrêter : ni sa radiation du tableau de l’ordre des médecins, ni sa condamnation judiciaire. Il faut dire que M. Lings n’a été condamné, en tout et pour tout, qu’à deux mois de prison avec sursis. Le 12 avril 2022, la Cour européenne a rejeté sa requête n° 15136/20 contre le Danemark. L’ancien médecin avait invoqué son droit à la liberté d’expression : pour lui, indiquer précisément à une personne le meilleur moyen de se suicider devrait être protégé par les droits de l’homme. En réaction à l’arrêt de la CEDH, il a déclaré : « Je continue mon bon travail […]. Les gens qui viennent me voir sont dans une situation désespérée […]. Je me sens moralement obligé de les aider[2] ».

La CEDH semble avoir hésité à appliquer l’article 17

Étant donné que M. Lings a été condamné non seulement pour avoir conseillé mais aussi pour avoir procuré des médicaments à des personnes suicidaires, la Cour a affirmé avoir « des raisons de douter qu’il y ait bien eu, pour ces chefs d’accusation, une ingérence dans le droit à la liberté d’expression du requérant au sens de l’article 10 » de la Convention européenne des droits de l’homme[3]. Le fait de procurer des poisons ne relève certainement pas de la liberté d’expression, à la différence, peut-être, du fait de conseiller sur la façon de se tuer. Il est probable que la CEDH ait envisagé d’appliquer à cette requête l’article 17 interdisant l’ « abus de droit ». Cette notion entre en jeu lorsqu’un requérant se prévaut d’un droit afin de justifier des actes contraires notamment aux valeurs et droits fondamentaux de la Convention.

La Cour a déjà reconnu que le « caractère sacré de la vie humaine » faisait partie des valeurs fondamentales de la Convention[4]. En outre, l’article 2 de la Convention consacre un droit à la vie. Or, Svend Lings prétend user de son droit à la liberté d’expression au service de l’empoisonnement de personnes, sous prétexte de leur consentement. La Cour aurait pu considérer que de tels actes constituent un abus du droit à la liberté d’expression, en appliquant l’article 17. Les juges auraient alors pu rejeter la requête de M. Lings sur ce fondement, comme ils l’auraient fait par exemple en cas de discours constituant une incitation à la violence envers des tiers. La CEDH a préféré n’exprimer qu’un « doute » sur ce point, mais ce simple « doute » est en soi bienvenu et nouveau[5].

La Convention européenne ne confère pas de droit au suicide assisté

En « partant du principe » qu’il y a eu une ingérence dans le droit à la liberté d’expression de M. Lings, la Cour a examiné l’affaire sur le fond. À l’issue de cet examen, elle a jugé à l’unanimité que la condamnation de Svend Lings était nécessaire afin de protéger la santé et la morale ainsi que les droits d’autrui. Elle a affirmé en particulier qu’il n’existait aucun « droit au suicide assisté au titre de la Convention, y compris sous la forme d’une information ou d’une assistance allant au-delà de la fourniture d’informations générales sur le suicide[6] » et que les États européens « sont loin d’avoir atteint un consensus sur cette question[7] ». La CEDH a en outre réitéré sa jurisprudence selon laquelle l’article 2 de la Convention « impose aux autorités le devoir de protéger les personnes vulnérables même contre des agissements par lesquels elles menacent leur propre vie[8] ».

Ce jugement de la Cour européenne est important, car il contribue à protéger la vie des personnes vulnérables. Dans ses précédents jugements[9], la CEDH s’orientait au contraire vers la création d’un droit au suicide assisté, en supposant notamment « que les États aient une obligation positive d’adopter des mesures permettant de faciliter la commission d’un suicide dans la dignité[10] ». Cela découlait du « droit d’un individu de décider de quelle manière et à quel moment sa vie doit prendre fin, à condition qu’il soit en mesure de former librement sa volonté à ce propos et d’agir en conséquence[11] ». La Cour a omis de rappeler ces principes. La crainte d’une pente glissante vers un droit au suicide assisté semble ainsi laisser place à un revirement salutaire de jurisprudence.

L’analyse de l’évolution de la jurisprudence de la de la Cour avant cet arrêt peut être lue en détail dans l’étude de Grégor Puppinck et Claire de La Hougue, « The right to assisted suicide in the case law of the European Court of Human Rights », publiée dans The International Journal of Human Rights en 2014.

Ce jugement aussi un échec pour les militants de l’euthanasie qui avaient soutenu M. Lings. Ceux-ci sont influents au Danemark, ce dont témoigne notamment la notoriété de Jonas Christoffersen, avocat du requérant. Celui-ci était, entre 2009 et 2020, directeur de l’Institut for Menneskerettigheder, une institution financée par l’État danois et chargée de protéger les droits de l’homme. Il est connu et cité au sein de la Cour européenne pour ses écrits sur les droits de l’homme[12]. Pour sa première affaire à la Cour en tant qu’avocat, M. Christoffersen a choisi de défendre l’aide au suicide, par empoisonnement et étouffement, et c’est une excellente nouvelle que ses arguments n’aient pas été entendus par la Cour.

Réflexions complémentaires sur le droit danois

Il n’est pas illégal selon le droit danois d’encourager au suicide de manière générale. C’est pourquoi Svend Lings a pu légalement publier son guide sur « Les médicaments appropriés pour un suicide ». Il est en revanche illégal d’encourager ou d’assister des personnes spécifiques à se suicider. C’est la raison pour laquelle M. Lings a été condamné et c’est ce sur quoi le jugement de la CEDH porte. Ainsi, dans son jugement de 2019, la Cour suprême du Danemark a considéré que « les conseils spécifiques donnés par [le requérant] à [une personne suicidaire] étaient, dans une plus large mesure que le guide général, de nature à intensifier son désir de se suicider[13] ». Alors même que l’un de ces deux actes est légal et l’autre illégal, la juridiction suprême danoise reconnaît qu’il n’existe entre eux qu’une différence de degré.

En droit français, la publication du guide de M. Lings aurait été illégale. Que la provocation au suicide s’adresse à un public général ou à des personnes spécifiques, elle constitue un délit, selon le Code pénal français (articles 223-13 et 223-14). En effet, ces deux actes étant de même nature et ayant un objectif commun et des effets potentiels similaires, il est difficilement justifiable de ne pas leur appliquer le même traitement pénal. Dans les deux cas, il en va du droit à la vie, qui implique une obligation positive des États de protéger du suicide les personnes vulnérables. L’encouragement à l’empoisonnement ou à l’étouffement de personnes, en ce qu’il est moralement blâmable, devrait être juridiquement punissable.

En marche vers l’Apocalypse ?

Les abbés Barthe, Celier, le Père Thomas sj et Jeanne Smits sont les invités de Philippe Maxence dans le Club des Hommes en Noir. Les élections successives, les lois adoptées contre la famille, la vie et Dieu, le recul de la foi, le retour de la sorcellerie, les mauvaises nouvelles en pagaille semblent nous montrer que la fin des temps est proche ? Est-ce vrai et comment s’y préparer ?

Jean Madiran et Mgr Lefebvre

Dans son Histoire des traditionalistes (voir aussi ici), Yves Chiron évoque le dernier avis donné par Jean Madiran sur les sacres de Mgr Lefebvre, exprimé dans le film documentaire consacré à Mgr Lefebvre il y a dix ans et dans lequel le journaliste a affirmé : « Il m’est difficile de trouver qu’il avait tort » en parlant des consécrations épiscopales. Yves Chiron pensait que les propos de Madiran étaient incomplets et que le reste de l’entretien nuancerait peut-être cette présentation. Il ajoutait que seul le réalisateur du film pourrait apporter un éclairage sur ce fameux entretien. Ce dernier, Jacques-Régis du Cray, apporte des précisions sur le site de Renaissance catholique :

[…] Jean Madiran ne suivit pas Mgr Lefebvre dans l’acte le plus grave que ce dernier posa, à savoir les consécrations épiscopales de quatre évêques sans mandat pontifical, le 30 juin 1988. Évidemment, un tel geste, par son ampleur, par ses implications, méritait réflexion. Pour sa part, Jean Madiran affirma ne pas vouloir prendre position. Néanmoins, face à l’âpreté des réactions, une telle abstention, tranchant avec les années qui avaient précédé, fut très vite perçue comme une dissociation et ceux qui abandonnèrent Mgr Lefebvre se réclamèrent rapidement de Jean Madiran. Jusque là, les deux esprits avaient avancé main dans la main. « Sur l’ensemble des questions religieuses, je le suis…jusqu’en 1988, bien entendu » m’avait-il dit. L’acte des sacres avait bien constitué une rupture dans son esprit.

Le documentaire sur Mgr Lefebvre

Au cours de l’année 2012, la sortie d’un documentaire audiovisuel, Monseigneur Lefebvre, un évêque dans la tempête, marqua cependant un net changement d’attitude de la part de Jean Madiran sur le sujet. Je m’étais occupé pendant plusieurs années de la préparation de ce film à la demande de l’abbé Régis de Cacqueray, alors supérieur du district de France de la Fraternité Saint-Pie X. Au cours des réunions préparatoires, ce dernier avait personnellement suggéré d’interroger ce grand esprit qui avait particulièrement marqué sa jeunesse et cela en dépit des différences de positionnement à l’égard des sacres de 1988. C’est la raison pour laquelle j’ai contacté par téléphone Jean Madiran, grâce à l’intermédiaire de Jeanne Smits, tous deux collaborant alors à la rédaction du quotidien Présent. Très sûr de lui, l’écrivain m’indiqua rapidement qu’il n’avait jamais répondu aux caméras, qu’il en avait horreur et que ce n’était pas à son âge avancé qu’il allait changer d’attitude. Avant de raccrocher, je me permettais de le prévenir que j’allais lui écrire si, à tout hasard, il changeait de décision. Contre toute attente, je recevais, quinze jours plus tard, une courte lettre dans laquelle il disait qu’il avait bien réfléchi et que sa réponse était OUI, en majuscule et souligné, comme pour manifester un enthousiasme débordant.

Le 8 février 2011, je me suis donc présenté au domicile de Jean Madiran à Saint-Cloud où nous avons été très chaleureusement reçus, le vidéaste et moi-même, par le journaliste et son épouse. Ceux-ci nous permirent de déménager leur salon pour les besoins techniques. Nous avons donc poussé une grosse table en chêne, derrière laquelle, tout souriant, l’écrivain commença par m’indiquer qu’il avait modifié toutes les questions que je lui avais préparées. Évidemment, mon désir était de l’interroger sur la connaissance précise qu’il avait du combat conciliaire de Mgr Lefebvre et d’éviter de trop aborder les sujets qui fâchent, en particulier les fameux sacres de 1988. Pendant l’entretien, je sentais pourtant que Jean Madiran souhaitait m’entretenir de cet épisode. Je tentais précisément de recentrer l’échange sur les années de Vatican II et sur les débuts de la Fraternité pour m’épargner une polémique. Comme je revenais à la période de 1976, Jean Madiran insista pour traiter la question qui, visiblement, lui tenait à cœur. Sa volonté était plus forte. Cessant alors de me regarder, il se tourna vers le côté, observant le paysage à travers la baie vitrée qui domine la capitale, comme pour chercher l’inspiration et il entama ce long passage que je cite in extenso :

« Ce que l’on peut voir en tout cas, c’est que l’acte le plus grave, ce n’est pas celui-là [d’ordonner des prêtres en 1976 malgré la suppression de la FSSPX]. Les actes de maintenir l’existence de la Fraternité malgré le retrait de l’autorisation, si l’on veut que ce soit une faute, c’est une faute légère. La plus grave décision, c’est celle qui consiste, en 1988, à ordonner quatre évêques, non pas sans l’autorisation du pape, mais à l’encontre de l’interdiction du pape qui lui était personnellement adressée de ne pas faire ces quatre ordinations-là. Moi, à l’époque, je n’étais pas capable de porter un jugement. Aujourd’hui, il m’est difficile de trouver qu’il a eu tort. Quand on voit la régularisation qui a été faite… L’excommunication était alors automatique, latae sentenciae. C’est dans le droit canon. Même si on ne l’exprime pas, il y a excommunication. Bien. L’excommunication a été levée par Benoît XVI ! Et nous voyons que si la Fraternité Saint-Pie X existe encore aujourd’hui, c’est parce que Mgr Lefebvre lui a donné quatre évêques. Ce qui fait qu’elle a le poids qu’elle a, qu’elle est prise par le pape comme un interlocuteur, c’est parce qu’elle a des évêques. S’il n’y avait pas eu cette ordination de quatre évêques, il est vraisemblable, il est certain que cela n’aurait pas empêché les réfractaires de continuer, à être réfractaires à l’égard de la nouvelle messe, à garder le catéchisme traditionnel et à garder la messe traditionnelle. Mais la libération de la messe serait venue beaucoup moins vite, très probablement. Elle serait venue beaucoup moins vite. Cela aurait été beaucoup plus restreint. Dans l’Église, être des évêques, ça compte. Et donc, le fondateur avait bien fait. Il avait en tout cas fait une fondation durable et assuré les conditions pour que son œuvre dure. Donc c’est pour ça que je dis : « À l’époque, j’ai refusé de porter un jugement. Aujourd’hui je peux dire — mais enfin ce n’est pas moi qui suis intéressant dans votre affaire, c’est Mgr Lefebvre — mais aujourd’hui je pense qu’il est difficile de trouver qu’il ait eu tort à 100 %, et même à 50 %. »

Pas de regrets

Avant ce passage et après, Jean Madiran n’a pas parlé des consécrations de 1988 dans le reste de l’entretien. Il n’a pas abordé d’arguments théologiques ou canoniques qui auraient d’une façon ou d’une autre nuancé sa réflexion. Celle-ci va même plus loin que ne le laissent suggérer les quelques passages sélectionnés pour le film dans la mesure où il imagine même le scénario qui se serait déroulé si les consécrations n’avaient pas eu lieu. Il semblait très détendu après avoir terminé l’entretien. Je l’ai revu par la suite. Il m’a remercié pour le film et n’est plus revenu sur le contenu de ce qui, même dans sa bouche, constituait à l’évidence un changement de cap en raison des faits et de l’évolution de l’œuvre de Mgr Lefebvre. Pour ma part, je reste persuadé qu’il avait prémédité cet entretien, qui était mesuré et préparé, et dont la façon d’avancer sur ce sujet était déterminée chez lui. Une telle attitude, à un âge avancé, me paraissait particulièrement humble et courageuse. De toute façon, il est bien évident, connaissant le personnage, que si j’avais transformé sa pensée, non seulement il me l’aurait bien fait sentir après la publication du film, mais il aurait bien veillé à préciser son point de vue et démontré en quoi il aurait été altéré. Ce qui ne fut absolument pas le cas.

« Seul le tabernacle brulait dans l’oratoire. »

L’aumônerie universitaire de Pau donne plus de détails sur l’incendie qui a ravagé l’aumônerie :

 

Le plan d’offensive militaire ukrainien sur le Donbass

La Russie a publié le plan et l’ordre d’offensive militaire sur le Donbass, signé le 22 janvier 2022 par le commandant de la Garde nationale d’Ukraine Mykola Balan, et devant commencer avant le 28 février.

Le Monde et des enquêteurs indépendants confirment l’authenticité d’une vidéo montrant des soldats ukrainiens tirant sur des prisonniers russes. Trois prisonniers désarmés, trois coups de feu. Les trois hommes s’écroulent. De tels agissements sont strictement prohibés par la convention de Genève.

Par ailleurs, le ministère russe de la Défense continue d’étudier des documents sur la mise en œuvre des programmes biologiques militaires des États-Unis et de leurs alliés de l’OTAN sur le territoire de l’Ukraine.

Concert de l’Académie musicale de Liesse à Paris

  1. Pouvez-vous nous présenter le projet de l’Académie Musicale de Liesse ?

L’Académie Musicale de Liesse est une école maîtrisienne catholique pour garçons souhaitant pratiquer la musique de haut niveau au service de la liturgie. Située actuellement dans l’Aisne, elle déménage dans la Sarthe à Précigné l’été 2022. Elle accueille aujourd’hui 95 garçons du CM1 à la Terminale toutes spécialités, en classes à effectifs réduits et à horaires aménagés.

 

Vous déménagez prochainement dans la Sarthe. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Face à l’afflux des candidatures, nous allons déménager à Précigné (Sarthe) pour accueillir 50% d’élèves en plus. Huit ans après notre ouverture, nos locaux ne sont plus ni assez grands ni assez adaptés, d’autant plus que de nombreux candidats frappent à notre porte. De magnifiques bâtiments nous attendent, offerts en 2016 par la congrégation des Marianites de Sainte Croix à la Fondation des Académies Musicales, sous l’égide de la Fondation pour l’école. Après deux années d’études préalables, les travaux ont commencé en octobre dernier pour réhabiliter les premiers 3.700m² de manière à accueillir les élèves de la rentrée de septembre 2022. A terme, l’établissement pourra accueillir 140 élèves dans les meilleures conditions. Ce chantier a nécessité notre engagement à hauteur de 4.6 millions d’euros, sur lesquels nous avons déjà levé 3.5 millions. Nous avons besoin plus que jamais cette année de l’aide de tous les donateurs convaincus que le relèvement de la France et de l’Eglise passera par la jeunesse ! Il nous reste 1.1 millions d’euros à lever avant la rentrée, les donateurs qui le souhaitent peuvent faire un don (défiscalisable IR et IFI) à la Fondation des Académies Musicales : https://www.helloasso.com/associations/fondation-des-academies-musicales/formulaires/1/widget Pour découvrir la vidéo de notre déménagement : https://www.youtube.com/watch?v=D0DaB4t3j9U&ab_channel=Acad%C3%A9mieMusicaledeLiesse

Vous organisez demain un concert à Saint-Roch à Paris. Quel en sera le programme ?
Un concert exceptionnel est organisé ce samedi 14 mai à l’église St Roch (Paris 1er) où vous pourrez entendre 70 de nos élèves accompagnés par 22 musiciens pour un programme emblématique : Te Deum de Haydn, Gloria de Vivaldi, Magnificat de Bach, Zadok the Priest de Haendel. Notre chœur, nos solistes et notre orchestre vous attendent avec joie ! Réservez vite vos places : https://www.billetweb.fr/concert-saint-roch

 

Textes inédits de Marcel Clément

Présentés par Thibaud Collin, philosophe

Menaces, pressions : l’hystérie des militants de l’avortement

Les gens du bien estiment que les juges ne devraient avoir le droit de ne juger que dans un sens… Dans Présent, Christian Daisug évoque les menaces subies par les juges de la Cour Suprême :

Des groupes d’activistes partisans de l’avortement ont fait durant plusieurs heures le siège du domicile de trois des six juges à la Cour suprême considérés comme défenseurs de la vie. Samuel Alito, en Virginie, Brett Kavanaugh et John Roberts, dans le Maryland, virent leur maison cernée par des centaines d’excités qui ont crié des injures et hurlé des menaces en déversant les habituels tombereaux de haine que le gauchisme réserve à ses ennemis jurés. « Les pro-vie sont des menteurs ! » « Hypocrites ! Assassins ! » « Vous tuez des femmes ! » « Justice de m… ! » Les trois autres juges qui partagent sur l’avortement les opinions de ces trois victimes du radicalisme, à savoir Clarence Thomas, Neil Gorsuch et Amy Barrett, ne furent que nommément cités dans les explosions verbales. Ils ont échappé, pour l’instant, aux démonstrations à domicile. Aucune arrestation n’a eu lieu. Les journaux relèguent l’événement en pages intérieures. Et la Maison-Blanche ainsi que le ministère de la Justice se barricadent dans une indifférence complice. […]

Menacer des juges pour influencer leurs décisions est un délit puni par la loi fédérale. Condamner des juges pour leurs opinions est une attaque directe contre le système. Dans les deux cas, l’opération s’avère gravissime. Elle inocule un doute sur la légitimité de la Cour suprême comme pouvoir judiciaire indépendant, arbitre des lois et protecteur des libertés. Les républicains s’indignent. Les ténors démocrates approuvent et jubilent. Le ministre de la Justice répète que le siège du domicile d’un juge fait partie des « droits du citoyen ». Quant au « président » Joe Biden, il laisse faire.

Terrorisme environnemental

Les hystériques du respect de la biodiversité sont incapables de respecter le travail d’honnêtes gens.

De plus en plus de gardes forestiers se font agresser verbalement et même physiquement. Leurs engins sont vandalisés. Et pourquoi ? Parce qu’ils osent couper des arbres. Leur travail consiste à ne couper que les arbres morts ou dangereux. « Le but, ce n’est pas la destruction de la forêt, c’est [son] entretien », assure un garde-forestier.

En forêt de Versailles, des agents de l’Office national de forêts (ONF) retrouvent inscrit sur leurs panneaux : des tags, des insultes, des appels au suicide, parfois jusqu’à leur domicile. Dans le massif du Morvan, l’une des machines d’une coopérative forestière est détruite par les flammes. Valeur de cet engin quasi neuf, 350 000 euros. C’est la sixième fois que cette coopérative est vandalisée en trois ans.

M et le 3e secret

Ce 13 mai 2022 est le jour anniversaire des apparitions de Notre Dame de Fatima qui continuent de questionner notre société à cause d’un secret apocalyptique et d’un fait unique dans l’histoire de l’humanité. A cette occasion, le réalisateur et producteur Pierre Barnerias vous offre son documentaire cinéma « M et le 3 ème secret « . Ce film enquête inédit a rencontré un énorme succès en salles avec plus de 100 000 spectateurs. Il sera disponible gratuitement à partir de ce soir minuit jusqu’à samedi minuit sur la chaine Crowdbunker :https://crowdbunker.com/v/W1rQggKCTN . Cette enquête dans 13 pays est toujours au cœur de l’actualité. Au centre de ce secret, la Russie et le Vatican.
Voir le film, gratuitement pendant 48h

La version TV plus courte (52 ‘) a réalisé plusieurs records d’audiences sur RMC Découvertes.

Pour Marine Le Pen, la retraite à 60 ans est devenue plus importante que de lutter contre la submersion migratoire et l’islamisation

Rien ne va plus au RN qui fait l’objet de critiques y compris parmi ses militants, pour sa gestion pour le moins surprenante des élections législatives.

Tout d’abord, Marine le Pen a complètement laissé le champ libre à Jean-Luc Mélenchon qui, malgré son élimination au 1er tour, a fait une OPA sur la campagne du 2ème tour et sur celle des législatives avec son coup de génie politique en réalisant l’union des gauches, pourtant incompatibles sur certains points (Union européenne, laïcité). Bravo à lui et honte à la droite qui a laissé faire sans s’unir.

 

Pour justifier son refus d’entente avec Reconquête, mais aussi avec les LR de droite (il en reste plus qu’on ne croit), Marine Le Pen est allée cherché un argument ridicule, incompréhensible et surtout irresponsable : des députés Reconquête! trahiraient les électeurs RN en votant la retraite à 65 ans proposés par Macron. D’abord, elle n’en sait rien et surtout le plus important n’est-il pas ailleurs dans l’opposition à la politique folle d’immigration incontrôlée et d’islamisation rampante de notre société ?

La réalité est ailleurs. Le seul objectif du RN et de Marine Le Pen est de tuer Reconquête! quitte à n’avoir que 15 députés, ce qui suffira au RN pour toucher suffisamment de financement public pour tenir jusqu’à Marine2027…

Et pour finir, les méthodes de gouvernance RH du RN semblent continuer dans les mêmes dérives autoritaires et sectaires. Ainsi, sur 6 députés sortants, trois seulement sont réinvestis et les autres plus ou moins prévenus par la presse. pour les régionales, 75% des conseillers régionaux n’avaient pas été réinvestis. Comment parler d’ancrage local ensuite ?

Quant à Philipe Vardon (voir ici), il est viré pour avoir demandé aux instances nationales du RN de s’ouvrir à une entente avec Reconquête!

En interne, le RN semble commencer à se fissurer entre la ligne Bardella et celle d’Hénin-Beaumont, car l’ancrage durable de Jordan Bardella (lié familialement par alliance aux Le Pen) au sein du RN commence à créer des dissensions (source) :

« Jordan Bardella compte s’installer longtemps à la tête du Rassemblement national. Ni les fortes inimitiés qu’il suscite, ni la solitude qu’est celle d’un jeune chef par intérim, ne semble pouvoir entamer sa détermination (…) il s’inquiéterait même d’une « ligue » de barons s’opposant à sa prise de pouvoir. Si rapide que son ascension a été et malgré le regard bienveillant de Marine Le Pen, Jordan Bardella ne s’est, en effet, pas fait que des amis au sein du parti (…) Le jeune président du parti semble en effet prompt à faire le ménage autour de lui : « Il s’est systématiquement débarrassé des gens qui ont pu lui apporter quelque chose ou qui pouvait lui faire de l’ombre », glisse l’un des ses anciens amis, selon lequel Jordan Bardella « ne peut pas supporter l’idée de devoir quelque chose à quelqu’un, hormis à Marine. » (…)

Seuls demeurent autour de Jordan Bardella des collaborateurs qui n’ont pas le poids politique pour résister aux pontes du parti. Il le faudrait pourtant : entre le président par intérim et le clan d’Hénin-Beaumont, les relations sont plus que froides : « On n’a pas de leçons à recevoir de la part d’un petit con de ton espèce », s’est ainsi écrié Steeve Briois lors d’une commission nationale d’investiture à la fin du mois d’avril, soutenu par Bruno Bilde (…) »

Et cerise sur le gâteau, Marine Le Pen ne souhaite même pas gagner les législatives et veut que Macron ait la majorité. Pour mieux s’opposer à son bilan en 2027 ?

Relaxe en appel pour les militants de Génération Identitaire ayant dénoncé les accointances islamistes d’un maire

Deuxième bonne nouvelle pour la liberté d’expression après la relaxe d’Eric Zemmour, les militants de Génération Identitaires ont été relaxés en appel dans l’affaire de Goussainville :

Les faits s’étaient déroulés le 13 octobre 2020. Ce jour-là, les militants parisiens de Génération Identitaire procédaient à une campagne d’affichage contre le maire de la commune de Goussainville (Val-d’Oise), Abdelaziz Hamida, suspecté d’entretenir une proximité avec les milieux islamistes et d’être fiché S. Un mois plus tard, les militants avaient été entendus puis placés en garde à vue, accusés de « provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l’origine, de l’ethnie, de la nation, de la race ou de la religion par parole, écrit, image », rappelle l’association de soutien aux lanceurs d’alerte (l’Asla), dans un communiqué diffusé mardi 10 mai. Après avoir été condamnés en première instance à s’acquitter de sommes comprises entre 500 et 750 euros d’amende chacun – en avril 2021 – les militants identitaires ont finalement été intégralement relaxés en appel ce mardi.

L’affaire Taha Bouhafs embarrasse les Insoumis

Taha Bouhafs devait être candidat dans la 14ème circonscription du Rhône sous les couleurs de la Nouvelle union populaire écologiste et sociale (Nupes). Une investiture qu’il doit à la France insoumise pour qui il était déjà candidat en 2017. Lundi 9 mai, Fabien Roussel candidat du PCF à la présidentielle, avait demandé à LFI de « revoir » la candidature de Taha Bouhafs.

« Je ne comprends pas que La France insoumise puisse présenter quelqu’un, sous ses couleurs, qui a été condamné en première instance pour injure raciale. ».

Mais son retrait de l’élection n’est sans doute pas dû au harcèlement qu’il aurait subi. Selon les informations de BFMTV une enquête interne autour d’accusations de harcèlement et violences sexuelles a été ouverte dimanche à son encontre par la France Insoumise. De nombreux tweets de soutien avaient d’ailleurs été supprimés ces dernières vingt-quatre heures.

Les pro-avortements renouent avec le terrorisme

« Jane’s Revenge », un groupe pro-avortement, a revendiqué l’attentat à la bombe incendiaire contre le bureau de Wisconsin Family Action à Madison au cours du week-end.

Le « Jane Collective » était un groupe illégal d’avortement clandestin qui a fonctionné de 1969 à 1973 lorsque l’arrêt pro-avortement Roe v Wade est entré en vigueur.

Le groupe se faisant appeler « Jane’s Revenge » a publié un manifeste accompagné de menaces d’intensifier ses actes terroristes, en raison de la nouvelle décision de la Cour Suprême.

La basilique de Saint-Denis pourrait devenir le Monument préféré des Français 2022

Lundi 9 mai, France Télévisions a dévoilé la liste des 42 prétendants au titre de Monument préféré des Français. L’émission présentée par Stéphane Bern ambitionne de mettre en avant le patrimoine culturel, architectural et historique de notre pays.

En Seine-Saint-Denis, c’est la basilique de Saint-Denis qui a été retenue. Face à elle, les Franciliens retrouvent la colonne de Juillet et Génie de la Liberté à Paris et le château de Vaux-le-Vicomte en Seine-et-Marne.

Le cardinal Zen soupçonné de « collusion avec des pays étrangers ou des forces étrangères afin de mettre en danger la sécurité nationale »

Les autorités chinoises n’ont pas peur de raconter n’importe quoi. La Chine a justifié jeudi l’arrestation à Hong Kong du cardinal Zen âgé de 90 ans en vertu de la loi sur la sécurité nationale, avec la chanteuse Denise Ho, militante des droits LGBTQ, l’avocate Margaret Ng et l’universitaire Hui Po-keung également interpellés. Cyd Ho, un militant pro-démocratie actuellement en détention après une précédente condamnation pour sa participation à des manifestations, s’est vu signifier son arrestation jeudi. Le Bureau de représentation du ministère des Affaires étrangères chinois à Hong Kong a expliqué :

« Les personnes concernées sont soupçonnées de conspiration de collusion avec des pays étrangers ou des forces étrangères afin de mettre en danger la sécurité nationale – un acte de nature grave ».

Une aumônerie catholique incendiée à Pau

Après les feux de véhicules dans le quartier Saragosse, à Pau, non loin du centre social du Hameau où les pompiers se sont fait caillasser le mois dernier, l’aumônerie de l’église Saint-Pierre a également été incendiée dans la nuit de mercredi à jeudi.

Les services de police n’ont pas encore établi de lien certain entre les incendies volontaires survenus dans le quartier.

Communion ecclésiale : L’unité, ce n’est pas l’uniformité

Extrait du deuxième article de Claves sur la communion dans l’Eglise :

1  – L’ « ecclésiologie de communion » de Vatican II

Le concile Vatican II est connu pour être « le concile de l’ecclésiologie de communion ». Ces expressions sont toujours délicates à manier : le concile a-t-il proposé une nouvelle conception de l’ecclésiologie, différente des conceptions anciennes, ou bien a-t-il approfondi la conception que l’Église se fait d’elle-même en précisant la notion de communion ? Sur ce sujet comme sur tant d’autres, deux camps s’opposent, les partisans de la « rupture », et ceux de la « continuité ». Dans les discussions de ces derniers mois, nombreux sont ceux qui affirment que la liturgie traditionnelle véhicule une « ecclésiologie archaïsante » parce que « préconciliaire », radicalement différente de l’ecclésiologie du dernier concile[1]. Mais contre cela, il faut dire que la réflexion de l’Église fonctionne par approfondissement dans la continuité, et qu’il n’y a pas une ecclésiologie valable pour un temps, dépassée ensuite par une autre. Si le concile Vatican II proposait une ecclésiologie radicalement différente de celle du Concile de Trente, les conséquences en seraient dramatiques pour la foi.

Pour être tout à fait précis, il est vrai que certains thèmes liés à l’ecclésiologie de communion du concile Vatican II posent de réelles difficultés de lecture ; nous pensons spécialement aux réflexions sur l’œcuménisme et les « degrés » de communions imparfaites, ou sur les rapports entre églises particulières et Église universelle, qui ont d’ailleurs nécessité à plusieurs reprises l’intervention de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, dont le cardinal J. Ratzinger était le préfet, afin d’écarter les erreurs d’interprétations que l’on en pourrait faire[2] ; mais là n’est pas notre sujet principal, et nous nous concentrerons uniquement sur ce qu’on appelle aujourd’hui la « communion parfaite » : que signifie, pour un catholique baptisé, être en communion avec l’Eglise ? Sur ce point précis, nous le verrons, le Concile Vatican II affirme avec clarté la doctrine traditionnelle.

2  – La communion, un thème traditionnel

N’allons pas croire que l’idée de « communion » soit une idée récente et « moderne », une nouveauté du dernier Concile[3]. Certes, Vatican II a beaucoup développé ce thème, mais déjà en son temps,  l’encyclique Satis Cognitum de Léon XIII décrivait l’Église comme une communauté (coetus) de fidèles (§ 22), ou comme un « peuple constitué en société, un par la communion de foi, de fin et de moyens » (§21). De même le prologue de la constitution Pastor Aeternus de Vatican I proposait « une sorte de condensé de la communion ecclésiale telle qu’elle résulte de la théologie la plus vénérable des Pères[4] ».

La théologie de saint Thomas d’Aquin (XIIIè siècle) a également approfondi le thème de la communion (communio), et manifeste que celle-ci est toujours fondée sur une communication (communicatio), c’est-à-dire un partage, un échange ou un don[5]. En effet, le thème de la communion puise ses racines dans la Révélation elle-même, comme participation à la communion trinitaire, qui nous est communiquée.

3 – La communion n’est pas l’uniformité

Ces précisions nécessaires étant faites, nous nous concentrerons uniquement sur la communion au sens de « communion parfaite », ou « communion plénière ». Que veut dire « être en communion », ou plutôt, dans cette première approche, qu’est ce que cela ne veut pas dire ?

Une remarque de vocabulaire apportera une première information, précieuse, sur la notion de communion. Les mots d’unité et de communion sont souvent pris l’un pour l’autre ; il convient cependant de les distinguer[6]. L’unité insiste particulièrement sur le caractère « indivisé » de l’Église ; la communion quant à elle insiste sur l’union de différentes parties, de soi multiples voire diverses entre elles, réunies autour d’un principe. Le pape Jean-Paul II propose ainsi une harmonisation de ces notions d’unité et de communion :

« L’universalité de l’Église entraîne d’une part la plus solide des unités et, d’autre part, une pluralité et une diversité, qui ne sont pas un obstacle pour l’unité, mais lui confèrent au contraire son caractère de “communion”[7]».

Ainsi on voit que l’unité de l’Église n’est pas un ensemble d’éléments identiques et uniformes : l’Église est un corps mystique, et ses parties sont diverses, avec des fonctions différentes, comme l’enseigne saint Paul :

Car, de même que nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n’ont pas la même fonction, ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps dans le Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres.  Puisque nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée[8] …

Ainsi, on se tromperait lourdement en pensant que la communion dans l’Église consiste à être tous identiques, ou à faire tous la même chose ensemble : la diversité de missions, de grâces, de charismes dans l’Église n’est pas un obstacle à la communion, elle est au contraire nécessaire pour exprimer toute la richesse du Verbe Incarné dont elle est le prolongement, de même que la diversité multiforme des réalités créées est plus convenable que l’unicité pour exprimer la splendeur du Créateur selon saint Thomas[9].

Pour le cardinal Ratzinger, l’unité et la pluralité ont « leur fondement ultime dans le mystère même du Christ qui, tout en étant mystère de récapitulation[10] et de réconciliation universelles, déborde les possibilités d’expression de n’importe quelle époque de l’histoire, et par là se dérobe à toute systématisation exhaustive[11] ». En un mot : le Christ est trop grand pour être réduit à un langage ou à une façon de faire unique. Nous aurons l’occasion d’y revenir : mais l’Église a toujours reconnu dans la diversité des expressions de foi, de rites, de traditions, d’usages et de formes de vie ou d’apostolat non pas un obstacle à l’unité, mais au contraire un élément en faveur de la communion[12].

Ce n’est qu’un premier élément pour notre réflexion, mais il est de taille, et nous préserve de la confusion entre unité et unicité. Comme le disait un théologien récent qu’on ne pourra pas soupçonner de « traditionalisme » :

« Il n’y a rien de plus contraire à la véritable unité chrétienne que la recherche de l’unification. Celle-ci consiste toujours à vouloir rendre universelle une forme particulière, à enfermer la vie dans une de ses expressions[13]. »

[…]

I-Média – Ukraine : les Etats-Unis entrent en guerre

L’image de la semaine

Le Parlement européen « dansait l’Europe » à l’occasion de la clôture de la Conférence sur l’avenir de l’Europe. Retour sur les images d’une chorégraphie lunaire « made in France » !

Ukraine : les Etats-Unis entrent en guerre !

Les révélations récentes du New York Times sur l’implication des Etats-Unis en Ukraine ont du mal à traverser l’océan Atlantique. Les médias français taisent ces nouvelles pourtant décisives. Une escalade du conflit serait à prévoir, et elle ne vient pas du Kremlin…

La revue de presse

Un porte-parole de la Maison Blanche noire et lesbienne, un retrait de candidature en catastrophe, un attentat à Marseille, le rapport explosif du Sénat sur l’immigration et une rencontre entre Elon Musk et Thierry Breton… Ne ratez rien de l’actualité de cette semaine avec notre revue de presse.

Le sacre de Macron : contre-feu ?

L’investiture républicaine de Macron a tourné au sacre jupitérien samedi dernier. Les journalistes redoublent d’efforts pour plaire au monarque. Et si cet épisode en camouflait un plus important ?

L’islam, le Messie et l’antéchrist

Une vidéo de l’abbé Pagès:

Un député ex-LREM condamné à de la prison ferme

Voilà qui tranche avec la décision de justice précédente. Qui menace notre belle démocratie ?…

Le député M’jid El Guerrad, qui siège au groupe Agir après son départ de La République en marche, a été condamné à un an de prison ferme et deux ans d’inéligibilité pour avoir frappé à coup de casque de moto l’ancien socialiste Boris Faure.

Éric Zemmour relaxé

La cour d’appel de Paris a confirmé la relaxe prononcée en première instance en faveur d’Éric Zemmour jugé pour «contestation de crime contre l’humanité» pour avoir soutenu que le maréchal Pétain avait «sauvé» des juifs français durant la Seconde Guerre mondiale.

Le président de Reconquête sera candidat pour l’élection législative de la dans la 4e circonscription du Var.

Ils ne veulent pas éliminer la pauvreté. Ils veulent éliminer les pauvres

Gabriel Tereso a découvert progressivement comment, sous couvert d’aide publique au développement et de « politique de santé reproductive », certains Occidentaux visent en fait une limitation de la croissance démographique et la déconstruction du modèle familial dans les pays pauvres ou émergents, parfois à l’insu de leurs populations. Éliminer les pauvres plutôt que la pauvreté, voilà leur objectif.

Les moyens : la manipulation des opinions publiques, les programmes officiels (échanges « nourriture contre contraception », campagnes de stérilisation…), mais aussi l’ajout secret d’antigènes hCG dans les vaccins antitétaniques. L’auteur détaille ces politiques, davantage connues depuis la première conférence de Pékin en 1995.

Enfin, il montre comment elles se rattachent à la pensée eugéniste du XIXe siècle : une vision malthusienne promue aujourd’hui encore par de grandes fondations privées « philanthropiques ». Adossées à de puissants groupes financiers et industriels, celles-ci financent les ONG et les grandes institutions internationales (ONU, FMI, OMS…), s’appropriant ainsi la gouvernance mondiale des politiques d’aide au développement, au mépris de la démocratie et du bien commun.

A commander ici.

L’auteur :

Gabriel Tereso est docteur en santé publique et spécialiste des politiques de santé dans les pays en développement. Il intervient comme expert en Afrique, en Asie ou en Amérique latine pour des organisations internationales, des cabinets d’étude ou les Nations unies pour lesquelles il a travaillé plusieurs années.

Un appel nostalgique au retour d’un comportement masculin chevaleresque et marqué par la fidélité conjugale ?

On aimerait y croire. Car la chosification de la femme est une conséquence de l’immoralisme libertaire de Mai 68, de la pilule, du divorce et de l’avortement :

Echec d’une loi pro-avortement au Sénat américain

Le Sénat américain a échoué mercredi à adopter une loi garantissant l’accès à l’avortement dans tout le pays. Ce vote était surtout symbolique, les démocrates ne disposant pas des 60 voix sur 100 nécessaires pour avancer sur ce texte.

Les républicains se sont opposés en bloc à ce projet de loi, accusant les démocrates, par la voix de leur chef Mitch McConnell, de vouloir proposer des «avortements à la demande».

Ultime revers, le démocrate Joe Manchin, déjà fossoyeur de plusieurs grands chantiers de Joe Biden, a voté avec l’opposition républicaine.

Pendant ce temps, au Parlement européen, la séance plénière du 4 mai examinait «les conséquences sociales et économiques pour l’Union européenne de la guerre menée par la Russie en Ukraine», lorsque la présidente du groupe socialiste et démocrate (S & D), Iratxe García Pérez, a demandé un «rappel au règlement» – temps de parole d’une minute donné afin d’attirer l’attention du Président sur le non-respect du règlement intérieur – pour exprimer son soutien aux femmes américaines.

«Permettez-moi d’utiliser une minute de cette session plénière du Parlement [européen] pour transmettre un message de la part de milliers et millions de voix européennes, pour dire aux Américaines que nous sommes avec elles. Qu’on ne peut pas reculer comme ça.»

Dans la rediffusion de la séance (à 13′30), sur le site du Parlement, on peut voir qu’elle reçoit une salve d’applaudissements, certains eurodéputés socialistes et écologistes se levant pour montrer leur soutien, rejoints par la moitié de l’hémicycle. La caméra filme le reste de l’assemblée qui ne réagit pas. Et s’arrête un instant sur le président du Rassemblement national et membre du groupe Identité et Démocratie (ID) au Parlement européen, Jordan Bardella, qui reste sans réaction face à la scène. On voit que la séparation entre les députés debout et assis se situe au niveau du banc central du Parlement, où siègent une partie des députés du groupe Renew – auquel prennent part notamment les élus Renaissance (ancien LREM) – et le Parti populaire européen (PPE), qui représente la droite démocrate et républicaine européenne – où siègent les députés LR.

Ce sont 306 élus qui sont restés assis, sur les 705 siégeant au Parlement. L’eurodéputé du Rassemblement national (RN), Gilles Lebreton, explique le choix des élus ID :

«Contrairement à nos adversaires, nous applaudissons rarement un vote en hémicycle, mais nous soutenons le droit à l’IVG.» «Le fait de rester calmes n’avait donc pas de signification politique particulière».

Une autre justification est avancée par le groupe des Conservateurs et réformistes européens (ECR) :

«Dans l’ordre du jour, la plénière avait fixé des “votes”. La présidente du groupe S & D, Iratxe García Pérez, prétend demander un rappel au règlement, qui est une procédure strictement définie. Au cours de son intervention, il s’est avéré qu’elle n’avait pas l’intention de faire un rappel au règlement recevable, mais une déclaration politique pour laquelle aucun point de l’ordre du jour n’avait été fixé.» «Se lever et applaudir aurait été inapproprié en termes de règles parlementaires, car la leader S & D a abusé d’un point d’ordre pour faire une déclaration politique».

Le parti confirme cependant que «si le débat avait été mis à l’agenda, nous aurions probablement été en désaccord avec la position du S & D». 

La pédagogie salésienne, une éducation toujours d’actualité

L’Homme Nouveau propose dans son dernier numéro un dossier sur la pédagogie salésienne :

30 candidats de VIA | la voie du peuple investis par Reconquête! pour les législatives

À l’occasion des prochaines élections législatives, VIA | la voie du peuple présentera des candidats au sein de la coalition formée autour de Reconquête! avec le Mouvement Conservateur et le CNIP.

Ces candidats sont décidés à porter les idées conservatrices de la coalition Reconquête! et à défendre avec énergie les particularités de VIA : la dignité de la personne humaine de sa conception à sa mort naturelle, la protection des libertés fondamentales, et la prise en compte des fragilités sociales de plus en plus exposées avec l’inflation qui s’annonce.

Parmi les candidats,

  • Olivier Pirra, trésorier du parti et membre du bureau politique, a été investi dans le Rhône.
  • Dans le Maine-et-Loire, se présentera également Charles-Henri Jamin, délégué général de VIA, élu de la Ville de Saumur et de son agglomération entre 2008 et 2020.
  • Jacques Closterman, soixante-douze ans et pilote de ligne se présentera dans les Bouches-du-Rhône,
  • l’historienne Marie-Joëlle Guillaume dans la Nièvre.
  • dans l’Essonne, Antony Cardoso, trente ans et agent commercial indépendant,
  • Daphné Goriaux-Thiery, vingt-huit ans, en Charente.
  • Thibault Perrin, candidat à Lorient.

Législatives : une liste musulmane vise 50 circonscriptions

C’est la chronique électorale du grand remplacement. L’Union des démocrates musulmans français présente un candidat dans chacune des quatre circonscriptions de la Vienne, dans le département symbolique où s’est déroulé la bataille de Poitiers. Le parti musulman, fondé en 2012, envisage de présenter « 90 candidats en France » aux législatives

Cette guerre qui enchante les Américains

D’Antoine de Lacoste :

Six mois après leur piteuse retraite d’Afghanistan où ils furent la risée du monde, les Américains semblent tenir leur revanche. L’invasion russe de l’Ukraine, qu’ils ont annoncée si fort qu’ils semblaient bien la désirer, n’a, pour l’instant, pour eux, que des avantages.

Tout d’abord, les sanctions prises dans la précipitation par les Européens vont permettre aux États-Unis de vendre à l’ du gaz naturel liquéfié (GNL) au prix fort. Jusqu’à présent, l’écart de prix était tel avec le gaz russe que les achats européens étaient marginaux. Les présidents américains n’avaient pourtant pas ménagé leurs efforts pour inciter les Européens à être plus compréhensifs, mais sans grand succès. Grâce, notamment, aux Allemands qui préféraient traiter avec les Russes. Le fameux gazoduc Nord Stream II avait pu s’achever dans la douleur malgré les menaces et les sanctions des États-Unis.

Cet échec américain n’aura pas duré longtemps et, dès l’invasion de l’Ukraine, la pression fut mise sur l’Allemagne qui, cette fois, céda. Nord Stream II est fermé avant même d’avoir commencé à fonctionner, provisoirement il est vrai, mais c’est la première reculade allemande sur le sujet. Elle est facilitée par la présence des Verts au gouvernement, pour qui l’idéologie russophobe passe avant l’intérêt national. Les Allemands réfléchissent, maintenant, à de gigantesques investissements permettant d’être approvisionnés en GNL. Ils dépenseront donc beaucoup pour acheter plus cher : à Washington, on doit sourire quelquefois.

Les autres pays européens sont également sommés de s’orienter vers d’autres sources d’énergie. Ce ne sera pas simple : l’Algérie et la Norvège ont fait savoir qu’ils ne pouvaient produire plus et (pas de chance !) l’Iran et le Venezuela sont sous sanctions. L’Amérique en a décidé ainsi et l’Europe a obéi, bien sûr. Seule la courageuse Hongrie résiste. En attendant, l’Ukraine continue d’être approvisionnée en gaz russe. Au bal des hypocrites…

Autre satisfaction américaine, le gigantesque pont aérien destiné à approvisionner l’Ukraine en armes. Cela réjouit, bien sûr, le complexe militaro-industriel pour qui les bonnes affaires vont reprendre. Ces armes sont données et non vendues, dit-on parfois. En réalité, beaucoup seront payées par l’Ukraine qui sera, pour cela, soutenue financièrement par les États-Unis mais aussi par l’Europe. Belle opération.

De plus, le réarmement annoncé de nombreux pays occidentaux permettra à l’Oncle Sam de rentrer largement dans ses frais. Gageons, ainsi, que beaucoup, comme l’Allemagne, sauront par exemple choisir des F-35 américains et non des Rafale français. Mais nous continuerons à faire comme si de rien n’était.

Troisième satisfaction américaine : la presque unanimité européenne contre la Russie. Ce ne fut pas toujours le cas : ainsi, en 2003, lorsque l’Amérique attaqua l’Irak sous les motifs les plus mensongers, Paris, Berlin et Moscou s’étaient rapprochés pour condamner cette guerre. Washington en avait été profondément irrité et inquiet. Presque vingt ans après, la revanche semble totale.

Mais nous ne sommes qu’au début de cette histoire et les Américains feraient bien de ne pas crier victoire si vite. Ils en font déjà trop, comme souvent. Biden a appelé à un changement de régime à Moscou et plusieurs journaux américains affirment que ce serait grâce aux renseignements américains que le croiseur russe Moskva a été coulé et que plusieurs généraux russes ont été abattus. Le Pentagone a démenti mais ces affirmations sont crédibles. La frontière entre soutien et cobelligérance devient ténue.

Plusieurs responsables américains, comme Lloyd Austin, ne cachent pas leur volonté d’affaiblir durablement la Russie. C’est la ligne des faucons qui l’a emportée et c’est une pente bien incertaine, car il est peu probable que ces menaces fassent reculer Poutine, dont rien ne prouve à cette heure que la popularité a été entamée.

L’engagement des catholiques en politique

L’émission de vendredi dernier sur Radio courtoisie (en ce moment en accès libre) sur  « L’engagement des catholiques en politique, nécessités et limites »  avait pour invités :