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Le pape a rencontré le supérieur général de la Fraternité Saint Pie X [Addendum]

Le District américain de la Fraternité Saint-Pie X publiera bientôt une déclaration concernant cette rencontre.

Ce mardi 8 février, le pape François a reçu en audience l’abbé Davide Pagliarani. Depuis son élection en 2018, c’est la première fois que le nouveau supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X rencontre le pontife actuel. Précédemment, Mgr Fellay avait eu l’occasion de rencontrer le pape Benoît XVI (le 29 août 2005) ou encore le pape François (le 1er avril 2016). De même, Mgr Lefebvre avait rencontré Paul VI et Jean-Paul II.

Cette visite souligne le maintien des relations entre le Saint-Siège et la Fraternité Saint-Pie X. Celles n’ont jamais été interrompues même si elles ont traversé une période de gel entre 1988 et 2000. Elles semblent démontrer que le regard porté par le pape sur le mouvement de Mgr Lefebvre demeure le même. Le pontife argentin avait tour à tour accordé aux membres de la Fraternité Saint-Pie X des pouvoirs pour confesser, marier, 0ordonner, juger en première instance, etc.

Prêtre italien, l’abbé Pagliarani a été, pendant six ans, supérieur du séminaire argentin de la Fraternité Saint-Pie X. Il est maintenant assisté dans son gouvernement par Mgr de Galarreta, de nationalité argentine, l’un des quatre évêques ordonnés par Mgr Lefebvre, et l’abbé Bouchacourt qui, à plusieurs reprises, a rencontré le cardinal Bergoglio à l’époque où tous deux résidaient à Buenos Aires.

L’eugénisme du lobby pro-avortement à la CEDH

Y a-t-il un droit à avorter jusqu’au terme de la grossesse un enfant handicapé ? C’est la question à laquelle la Cour européenne des droits de l’homme a accepté de répondre à travers de nombreuses plaintes déposées contre la Pologne devant la CEDH. Quelles sont les problèmes soulevés par la loi polonaise en matière d’avortement ? Ces requêtes révèlent-elles de véritables atteintes aux droits de l’homme ou sont-elles plutôt le signe d’une instrumentalisation de la CEDH par le lobby de l’avortement ?

Débat avec Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ et Louis-Marie Bonneau, chercheur associé à l’ECLJ.

De vieilles vertus chrétiennes devenues folles. Charité et violence musulmane

« Le monde moderne est rempli de vieilles vertus chrétiennes devenues folles [The modern world is full of the old Christian virtues gone mad] » écrivait G.K.Chesterton dans son essai « Orthodoxie » publié en 1908. Un siècle plus tard, cela ne s’arrange pas.

C’est en particulier le cas pour la charité quand elle est appliquée à l’islam qui, comme on sait, ne peut être qu’une religion de tolérance et de paix. Reprenons d’abord quelques situations habituelles de dialogue avec un chrétien ouvert jusqu’à la béance, bienveillant jusqu’à la cécité, pétri de ces bonnes intentions dont l’enfer est pavé :

1) Les écrits musulmans (Coran, hâdiths) sont parsemés d’injonctions violentes (exemple : le verset 33 de la sourate 5 du Coran dit en son début :

« La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leurs mains et leurs jambes opposées… ») ?

Mais franchement, n’y a-t-il pas pire dans les récits de l’Ancien Testament ?

2) Il y aurait une volonté de conquête musulmane ? Mais les chrétiens n’ont-ils pas été les acteurs des Croisades, ces affreuses expéditions menées dans des régions pourtant si naturellement et si pacifiquement dominées par des musulmans que la France a donné sa voix le 1er décembre 2021 à une résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies affirmant que les Lieux saints de Jérusalem sont exclusivement musulmans (exeunt Juifs et Chrétiens) ?

3) Il y aurait eu 360 millions de chrétiens persécutés en 2022 [pas tous par des musulmans car on peut quand même compter encore sur quelques bons régimes totalitaires] avec en bonne place le Nigéria, le Pakistan, la Lybie, la Somalie et l’Afghanistan (en 2021, 80% des 5898 chrétiens tués parce que chrétiens  l’ont été au Nigéria par des musulmans « pressés ») ? Mais que faites-vous de l’affreuse Inquisition catholique dont l’historien Pierre Chaunu disait « La révolution française a fait plus de morts en un mois au nom de l’athéisme que l’Inquisition au nom de Dieu pendant tout le Moyen Âge et dans toute l’Europe ») ?

4) Des chrétiens d’Orient seraient égorgés, jetés dans des puits ? Mais ne pouvez-vous pas plutôt penser à la douceur du soufisme, souvent présenté comme « l’antidote à l’islamisme et comme le visage spirituel et tolérant de l’islam, où chacun peut se taille un islam à sa mesure » et qui pourtant « tel qu’il a toujours été pratiqué, s’accorde parfaitement avec les préceptes coraniques qui prescrivent à la Umma, soufis y compris, de soumettre et d’inférioriser les non-croyants » (Marie-Thérèse Urvoy  Islam et islamisme. Frères ennemis ou frères siamois, Artège 2021 p.134) ?

5) L’équipe de journalistes de Charlie Hebdo a été décimée, le Père Hamel a été égorgé, les piétons de Nice ont été écrasés, M.Paty a été décapité ? Rien que par des musulmans ?  Mais comment oublier que les musulmans sont les victimes les plus nombreuses (91% des au moins 167 000 personnes tuées dans les attentats de musulmans passant à l’action entre 1979 et 2019 selon Fondapol) du terrorisme musulman ?

6) Il y aurait donc des musulmans un peu radicaux, des islamistes, qui instrumentaliseraient leur religion ? Mais que faites-vous de tous les affreux intégristes catholiques ?

Nous sommes assez habitués à cette charité devenue folle qui finalement explique qu’il n’y a pas plus de violence dans la religion musulmane que dans la religion catholique, voire peut-être moins. Mais il se trouve que nous sommes tombés encore sur pire. Cela a commencé par un tweet de Mme Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du journal La Croix, publié  le 4 février 2022 :

Il y est fait référence à ce document prétendument historique intitulé « La fraternité humaine. Pour la paix mondiale et la coexistence commune » signé le 4 février 2019 (cela fait donc trois ans) entre le-dit grand imam de l’université Al-Azhar du Caire et le pape François. Une signature dont s’enorgueillit chaque jour la diplomatie vaticane franciscaine alors même que Mme de Gaulmyn semble s’étonner, dure percussion avec le réel, d’une position musulmane qui au final n’évolue guère de sa « ligne antilibérale ». Mais quelle explication pour ceux qui pensent que l’islam est toujours cette religion de paix et de tolérance ?

C’est alors qu’entre en scène Jean-Eudes. Jean-Eudes Fresneau. Jean-Eudes Fresneau a une explication : il commente le tweet de Mme de Gaulmyn en expliquant que c’est la faute aux traditionalistes catholiques s’il y a des traditionalistes musulmans qui n’évoluent pas.

Voilà donc maintenant que les affreux traditionalistes musulmans (et donc leurs violences) ne seraient que la conséquence d’affreux traditionalistes catholiques.

Mais au fait, qui est Jean-Eudes Fresneau ? Son profil Twitter nous renseigne : il est prêtre du diocèse de Vannes depuis 1998. Et même curé. Rassurant n’est-il pas ? D’autant plus que ce même breton s’est aussi intéressé, télescopage temporel, à cette rencontre interreligieuse ayant rassemblé catholiques et musulmans à St Sulpice à Paris.

Voilà un de ses tweets le 9 février à ce propos :

C’est en quelque sorte le coup de pied de l’âne : pour l’abbé Jean-Eudes, « les musulmans » sont beaucoup mieux que beaucoup de catholiques. Vous aurez remarqué que, alors qu’il est faux et interdit de dire que tous les musulmans sont des terroristes, le père Jean-Eudes a le droit de dire que les musulmans (c’est-à-dire tous les musulmans) sont beaucoup plus pieux. Ce doit être génétique.

Soyons honnête, on avait déjà entendu ça : le président de la Conférence des évêques de France, l’archevêque de Reims, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, au moment de sa participation controversée à l’inauguration d’une mosquée dans sa ville le 14 mars 2019, avait écrit :

« Ma seule crainte serait que certains chrétiens manquent de foi au point de ne pas supporter d’être persécutés ou même moqués. J’aimerais que les hommes catholiques inquiets de la présence de l’islam dans notre pays soient aussi assidus à la messe ou à l’adoration eucharistique que les hommes que j’ai vus à la mosquée un jeudi soir à l’heure de la prière ».

Mais l’abbé Jean-Eudes n’en reste pas là parce qu’il participe à d’autres échanges concernant toujours la prière commune à Saint Sulpice :

Et là, on s’aperçoit qu’il fait exactement les mêmes rapprochements que Mme Le Pen quand, le même 4 février, elle s’exprime dans les colonnes du Figaro en disant à propos des soutiens de M.Zemmour :

C’est vraiment plié pour les cathos tradis ! Seule chose sans doute vraie dans les messages de l’abbé Jean-Eudes, c’est sa remarque : « le traditionalisme catholique est inadapté à la culture occidentale ». Ce pourrait même être un titre de gloire au regard de la culture de mort et de la culture dite woke.

Nous ne sommes pas déçus, on croirait un sketch (et on redoute qu’un jour on ne découvre que son compte a été piraté, mais il ne semble pas), voilà encore l’abbé Jean-Eudes dans ses œuvres au cours de ces discussions par réseau social interposé :

Enfin, répondant à un correspondant qui lui demandait « Vous pensez vraiment ce que vous dîtes ? Daech existerait à cause de Saint Nicolas du Chardonnet », il se sublime (on met la source de l’échange tellement il paraît surréaliste. Il faut pouvoir vérifier :

Récapitulons : tout d’abord, l’islam n’est vraiment pas plus violent que le christianisme, voire peut-être un peu moins. Ce sont les cathos traditionalistes qui sont indirectement au moins responsables des musulmans traditionalistes (comprendre « restés littéralistes » et donc capables de terrorisme). D’ailleurs ces cathos tradis sont aussi responsables des agissements des prêtres et laïcs pédocriminels et, dans une sorte de feu d’artifice final, ce sont tous les chrétiens qui sont les premiers responsables de tout le mal dans le monde et donc, bien sûr, de la violence musulmane (mais qui existe très peu).

Quand on vous dit que la charité est une vertu chrétienne devenue folle. Alexandre del Valle auteur du « Le Projet. La stratégie de conquête et d’infiltration des Frères musulmans en France et dans le monde » parle de « l’auto-destruction identitaire des Occidentaux, fruit d’une culpabilisation pathologique, phénomène unique dans l’histoire ». Il reste l’Espérance.

Comme dirait Darmanin : ça va bien se passer

Gare du Nord ce matin : les policiers viennent de tirer sur un homme armé d’un couteau. L’homme se montrait menaçant envers les policiers qui tentaient de le faire obtempérer.

La Hongrie pourrait envisager de quitter l’Union européenne

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a laissé entendre que son pays pourrait quitter l’Union européenne. L’Union européenne mène « une guerre sainte, un djihad » sous le slogan de l’État de droit, a déclaré l’homme politique devant ses partisans à Budapest samedi.

Il a demandé à l’UE de faire preuve de « tolérance » envers la Hongrie. Sinon il ne sera pas possible de poursuivre sur une voie commune. M. Orban s’exprimait quelques jours avant que la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) ne se prononce à Luxembourg sur le nouveau mécanisme d’État de droit de l’UE. Dans le cadre de ce dispositif, les pays qui violent les principes de l’État de droit peuvent se voir retirer des fonds du budget commun de l’UE. La Hongrie et la Pologne avaient déposé une plainte contre ce mécanisme, qui a été adopté en décembre 2020. La CJUE doit rendre sa décision mercredi.

« Pour eux, l’État de droit est un moyen par lequel ils veulent nous pétrir en quelque chose qui leur ressemble ».

L’Académie pontificale pour la vie prise en otage par deux de ses membres

Membre de l’Académie pontificale pour la vie, Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Lejeune, dénonce le suicide assisté dans une tribune publiée dans Le Figaro:

Deux textes sèment le trouble sur le suicide assisté qui fait débat en Italie en ce moment. Le premier est un article du père Carlo Casalone, jésuite, paru le 15 janvier dans la revue La Civilta cattolica, sous le titre « La discussion parlementaire sur le suicide assisté ». Le second est une tribune de Mme Marie-Jo Thiel publiée dans un quotidien. Pourquoi ces articles apportent-ils de la confusion ? Leurs signataires sont tous les deux membres de l’Académie pontificale pour la vie et conviennent que leurs propos respectifs sont en contradiction avec la doctrine de l’Église. D’un article à l’autre, le cas italien conduit à une généralisation qui anticiperait un revirement de l’Église universelle sur le suicide assisté. Il n’en faut pas davantage pour que le journal La Croix titre : « Suicide assisté, le tournant stratégique du Vatican sur la bioéthique ». Comme si l’affaire était entendue. L’article n’hésite pas à affirmer : « L’Académie pontificale pour la vie s’est montrée récemment favorable à ce que l’Église italienne ne s’oppose plus à la législation sur le suicide assisté. » Or le fait que des personnes s’expriment à titre personnel est une chose. Le fait que leurs positions engagent officiellement l’Académie pontificale pour la vie en est une autre.

Le second point est le plus important. On permettra à l’auteur de ces lignes, membre de l’Académie pontificale pour la vie, de lever le doute. Il est clair que les académiciens n’ont pas été consultés, et c’est heureux. Voulue par Sa Sainteté le pape Jean-Paul II et créée avec le professeur Jérôme Lejeune, qui en a assuré la première présidence, l’académie ne saurait par définition soutenir des propositions contraires au magistère de l’Église dans un domaine où – de surcroît – elle ne fait que transmettre une sagesse millénaire. En effet, le respect de la vie humaine repris par l’Église est une règle d’or très largement antérieure à la Révélation chrétienne. Le commandement négatif de ne pas tuer remonte au Décalogue pour les croyants. Il existe aussi
pour les non-croyants. Que l’on songe par exemple au serment d’Hippocrate (– 400 ans av. J.-C.). Ne pas tuer son semblable fait partie des lois non écrites mais inscrites au cœur de l’homme. Pas plus l’académie que l’Église catholique n’ont le moindre pouvoir sur cet interdit fondateur.

Il reste à dire un mot sur ces deux textes. L’article du père Casalone croit pouvoir trouver dans le suicide assisté un moyen de faire obstacle à la légalisation de l’euthanasie. Prétexter le moindre mal pour échapper au pire. La suite est inéluctable. Quand on tolère, il est déjà trop tard. Le comble est d’invoquer le pape François, qui a toujours été clair. Le 9 février, à l’audience générale, il a encore rappelé : « Nous devons accompagner jusqu’à la mort, mais non provoquer la mort, ni aider à quelque forme de suicide. » Par ailleurs, il est fallacieux de donner une interprétation personnelle de ce que l’Église enseigne en matière de « lois imparfaites ». L’encyclique Evangelium vitae (article 73) précise que le vote d’une loi plus restrictive est légitime pour remplacer une loi plus permissive mais seulement si cette loi est déjà en vigueur. Il n’y a ainsi aucune collaboration à une loi inique mais, au contraire, une limitation de ses effets. Dans le cas du suicide assisté, le raisonnement ne fonctionne pas puisqu’il s’agirait de créer délibérément une loi mauvaise pour en éviter une autre, à venir, qui serait plus mauvaise. Or, l’assistance au suicide est déjà une forme d’euthanasie. Et la loi qu’on prétend éviter arrivera encore plus vite. Rien ni personne n’empêchera de prolonger la transgression initiale qui invite la médecine à procurer la mort. Comme l’encadrement de l’avortement débouche, on le voit, sur sa reconnaissance comme droit fondamental, l’euthanasie suivra le même chemin.

Quant à la tribune de Mme Thiel, elle apporte un soutien français à l’ingérence du jésuite dans la politique italienne et stigmatise « les partisans de la sacralisation absolue de la vie (qui) s’en donnent à cœur joie pour critiquer et condamner ». Tandis que le père Casalone ne mentionnait pas son appartenance à l’Académie pour la vie, Mme Thiel croit devoir apporter cette précision pour lui et pour elle. Il eût été plus respectueux de ne pas compromettre l’Académie pontificale pour la vie. Ses membres, statutairement défenseurs de la vie, ne souhaitent pas que l’on puisse imaginer l’Église posant la première pierre de l’euthanasie en Italie. Ni ailleurs.

L’alliance de l’épiscopat de Malte et du lobby LGBT

Un article de New Ways Ministry nous apprend que des représentants d’organisations LGBTQ ont rencontré les dirigeants catholiques de Malte en janvier pour partager leurs expériences et discuter de l’avenir du ministère LGBTQ.

New Ways Ministry est une organisation américaine, qui se prétend catholique, pour laquelle la Conférence des évêques catholiques des USA a émis une sentence de non catholicisme en raison de son idéologie LGBT.

Sa propagande est actuellement sur le site du Synode des Évêques qui recense les contributions. Suite à la polémique due à cette contribution, le responsable de la communication du Synode a inséré un encart précisant que les opinions reportées sur le site ne sont pas endossées par le synode :

Allied Rainbow Community, Drachma LGBTI, Drachma Parents Group, LGBTI+ Gozo et le Malta LGBTIQ Rights Movement (MGRM) ont eu une “conversation positive et fluide” avec l’archevêque de Malte Mgr Charles Scicluna et l’évêque auxiliaire Mgr Joseph Galea-Curmi. Le groupe a poursuivi :

« Les représentants de ces organisations ont pu partager des aspects de leur vie ainsi que de leur travail. Ils ont parlé des défis qu’ils rencontrent mais aussi des changements positifs qu’ils ont constatés ces dernières années. L’une des choses dont ils ont parlé était la fierté [LGBT].

Les groupes ont décrit “le travail inestimable qu’ils mènent avec la communauté LGBTQ+ de Malte, le soutien qui est apporté, la sensibilisation qui est accrue et les droits pour lesquels ils ont travaillé”. Les dirigeants des organisations ont également abordé la nécessité d’aider les catholiques LGBTQ à “se sentir plus à l’aise avec l’Église”.

« Les évêques ont fait preuve d’une grande sensibilité aux besoins des catholiques LGBTIQ+ et se sont engagés à continuer à soutenir un espace accueillant pour tous. Cette rencontre de deux heures qui s’est tenue à la Curie de l’archevêque de Floriana a eu un sens profond de la synodalité qui a été clairement ressenti et exprimé par toutes les personnes présentes. Un militant a été tellement ému que la réunion a été décrite comme une expérience vraiment réconfortante et curative.

Selon des rumeurs, Mgr Scicluna pourrait reprendre la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, où il est actuellement secrétaire adjoint.

Chronique des cinglés

On tient un champion :

La dernière recrue de l’administration Biden au Département de l’Énergie est un « activiste homosexuel » qui se vante de son « kink » consistant à mener en laisse d’autres hommes homosexuels qui se font passer pour des chiens avant d’avoir des relations sexuelles avec eux.

Sam Brinton a récemment été embauché par le DoE en tant qu’adjoint chargé du combustible usé et de l’élimination des déchets.

Un article du Metro Weekly contient des détails éclairants sur le style de vie de Brinton en tant que maître-chien dans la « communauté des chiots ». Et oui, c’est aussi dégénéré qu’on pourrait le croire.

La procédure d’empêchement prévue dans les statuts de LR va-t-elle être mise en œuvre pour “débrancher” Valérie Pécresse?

Les avis sont unanimes : la prestation de Valérie Pécresse au Zénith a été catastrophique. Même des adhérents LR ont témoigné au micro de LCI qu’ils ont été déçus et qu’ils ne voteront même pas pour leur candidate…

Les cadres du parti, pour la plupart présents au premier rang au Zénith de Paris, la prestation de la candidate de la droite n’était pas au niveau. Quelques minutes à peine après le début de sa prise de parole, Nadine Morano n’a pas caché sa gêne.

“Mais qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce qui se passe ?” s’est demandée à haute voix sa conseillère internationale. “Accélère Valérie, accélère”, l’a exhortée à distance depuis la salle Hervé Morin, le patron des Centristes.

La patronne de la Région Île -de-France a semblé mal à l’aise au début de ce grand raout, enchaînant les silences, gênée par les “Valérie présidente”, que lancaient les Jeunes Républicains.

C’était un naufrage. On a voulu lui faire faire un exercice qu’elle ne sait pas faire. Il aurait fallu la faire marcher sur scène, qu’elle dise dès le début ‘je ne suis pas une grande oratrice’… là, ce n’est juste pas possible”, confie encore un ténor des Républicains à BFMTV.

Alors que la candidate ne sait peu à l’aise dans l’exercice, elle a passé son samedi après-midi au Zénith pour s’habituer à la salle. Sans grand succès.

On aurait dit Le Cid joué par une élève de 6ème“, juge encore cruellement un élu LR.

Elle avait l’air de ne pas savoir utiliser les prompteurs… et ne savait pas jouer avec le public. En fait on s’est rendu compte qu’elle n’avait jamais fait ça, une salle aussi grande”, lâche encore un ancien ministre de Nicolas Sarkozy.

Certains sympathisants sont même partis avant la fin parce qu’elle était “chiante”. Du jamais vu dans un meeting militant :

Valérie Pécresse a même employé les mêmes expressions qu’Eric Zemmour (“croisée des chemins”, “grand déclassement”, grand remplacement”, le talent et la sincérité en moins :

Lorsqu’on la compare à d’autres orateurs, il n’y a pas photo :

Judith Waintraub, journaliste du Figaro, a jugé que “la forme est absolument catastrophique”, “le discours est mal écrit”, “elle a multiplié les clichés et les phrases toutes faites” :

Et pourtant, Valérie Pécresse s’était entraîné la veille :

Philippe de Villiers : “Je suis indigné par les insinuations ignominieuses qui cherchent à salir Eric Zemmour et son entourage dont je fais partie”

Philippe de Villiers réagit aux propos de Marine Le Pen insinuant qu’Eric Zemmour serait entouré de “personnages sulfureux (…) catholiques traditionalistes, les païens, et quelques nazis” :

ehttps://twitter.com/PhdeVilliers/status/1491489074762424325

 

De Paris à Chicago : manifestations pour le maintien de la messe traditionnelle

Communiqué de Paix Liturgique :

En ce samedi 12 février 2022, nous étions toujours nombreux pas loin de la nonciature apostolique, à midi, pour une 28ème manifestation demandant la liberté pleine et entière de la liturgie traditionnelle.

Nous faisions écho à la protestation des fidèles traditionnels de Chicago, où le cardinal Blaise Cupich, un ami du pape, semble préparer le terrain pour la prochaine offensive de la Curie romaine : obliger les anciennes communautés d’accepter de célébrer aussi le nouveau rite dans leurs maisons, leurs séminaires et leurs apostolats.

Comme les fidèles de Chicago, nous leur faisons savoir que nous n’accepterons pas de nous voir arracher par pièces et morceaux (« on vous laisse la messe traditionnelle, mais pas le premier dimanche du mois » ; « on vous laisse la messe traditionnelle, mais pas les ordinations et les confirmations » ; etc.) ce trésor de foi, de piété, d’élan missionnaire, de semence de vocations sacerdotales et religieuses, que représente la liturgie tridentine.

Depuis le mois de janvier le cardinal Blase Cupich, archevêque de Chicago, a décidé que désormais la liturgie que le pape Benoit XVI avait considérée comme un trésor pour l’Église sera interdite le premier dimanche de chaque mois. Pour commencer.

Ségolène Royal séduite par Valérie Pécresse ?

Après Valérie Pécresse conseillée par François Hollande, place à Valérie Pécresse ralliée par Ségolène Royal. A tous ceux qui s’interrogeait sur la définition du “pécressisme”, il s’agit tout simplement du “hollandisme” !

Ségolène Royal a une passion dans la vie : distiller ses conseils. Depuis qu’elle n’a plus les mains dans la politique au quotidien, et alors que le premier tour de l’élection présidentielle se tient dans moins de deux mois, la socialiste s’exprime à tout-va (…)

Quelques lignes dans le Canard enchaîné ce mercredi ont semé le trouble. «C’est dans l’intérêt du Parti socialiste qu’Hidalgo se retire, car son crash mettrait en péril les parlementaires. Le problème, ce n’est même plus Hidalgo, ce sont les dégâts pour la suite», d’après les propos relevés par le volatile. Avant, à la surprise générale, de se déclarer prête à «apporter son aide» à Valérie Pécresse, si celle-ci «prend ses distances avec la ligne Ciotti». L’objectif de Royal étant, selon ce que rapporte le journal satirique, de «faire gagner une femme républicaine». (…)

Jacques-Alain Bénisti : l’islamodroitiste du jour

Maire de Villiers-sur-Marne depuis 1995, ancien député de la 4e circonscription du Val-de-Marne.

Sécurité routière?

Lu sur France Info:

Un commissaire parisien a percuté mardi un véhicule du Samu et blessé un médecin. Il avait demandé à son chauffeur de rouler à vive allure, avec les gyrophares allumés, pour un simple retard à une réunion. Le profil du policier interroge : il est responsable régional de la sécurité routière.

Curieuse conception de l’exemplarité qui, naturellement, n’empêchera de verbaliser ceux qui auraient l’effroyable audace de rouler à 81 km/h sur les routes de campagne!

François-Xavier Bellamy et la statue de la Vierge de La Flotte en Ré

La statue de la Vierge installée après la Seconde Guerre mondiale à La Flotte en Ré, pour remercier Dieu du retour des prisonniers, est menacée par les laïcards sectaires de la prétendue “Libre pensée” (étrangement silencieux devant l’islam radical et réservant leurs – mauvais – coups au catholicisme!). François-Xavier Bellamy est allé soutenir les habitants déterminés à la sauver. Des propos de bon sens et de culture qu’on aimerait un peu plus généralement partagés dans ce monde politico-médiatique qui marche sur la tête:

Une application pour la régulation naturelle des naissances

Un lecteur nous annonce le lancement de l’application Mon cycle – application open source utilisable sur PC et smartphone, compatible avec les principales méthodes de régulation naturelle des naissances.

Pour plus de renseignements, c’est ici.

Apparitions mariales : quel message ?

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent Anne Bernet, écrivain et spécialiste de l’histoire de l’Église, et Frère Louis-Marie Arino-Durand, aumônier international des équipes du rosaire :

 

François Hollande conseille Valérie Pécresse

A défaut d’avoir eu le soutien explicite de Nicolas Sarkozy, on apprend dans un article du Monde que Valérie Pécresse est conseillée par François Hollande.

Un islamo-gauchiste à l’origine du scandale à Saint-Sulpice

Laurent Grzybowski, journaliste à La Vie (Groupe Le Monde) et à France Inter, se vante sur Twitter d’être l’un des initiateurs de la rencontre islamo-chrétienne à Saint-Sulpice :

Il s’en prend également au père Michel Viot, prêtre du diocèse de Paris, qui a dénoncé ce relativisme :

Laurent Grzybowski est un survivant des milieux cathos de gauche. L’an dernier il appelait à soutenir le centre LGBT Saint-Merry, supprimé par Mgr Aupetit. Marqué à gauche, il a également soutenu la primaire populaire :

Terres de Mission : Du nouveau sur Medjugorje

Récemment, un rapport commandé par Benoît XVI à la congrégation pour la doctrine de la foi sur les événements de Medjugorje en ex-Yougoslavie a « fuité » dans la presse italienne. L’abbé Hervé Benoît, prêtre du diocèse de Bourges, présente une première analyse de ce rapport.

Puis, François-Xavier Pachot, animateur de la Supplique à Dieu pour le retour du Roi, qui organise chaque mois une prière au sanctuaire Notre-Dame de Pontmain pour que la France revienne au Christ, expose le sens de sa démarche.

Enfin, Jean-Damien Boyer, responsable marketing de Production, évoque le succès de la première saison de la série « The chosen » (les élus) qui met en scène la vie du Christ, mais vue par les yeux de ceux qui le rencontrent (les Apôtres, Marie-Madeleine ou Nicodème)

 

La mairie de Paris réclame une partie de l’argent des dons destinés à la restauration de Notre-Dame

Présidente de la mission d’information parlementaire sur la restauration de Notre-Dame de Paris, le député LR et conseiller de Paris Brigitte Kuster dénonce dans L’Incorrect :

Où en est le don de 50 millions promis par la ville de Paris pour restaurer la cathédrale ?

Au moment de l’incendie, Anne Hidalgo et la ville de Paris ont annoncé un don de 50 millions d’euros pour la restauration de Notre Dame. Des collectivités territoriales de toute la France ont alors fait voter dans leur budget les dons promis. Concernant Paris, après cette annonce très médiatique, Anne Hidalgo s’est rétractée, expliquant que les 50 millions d’euros seraient finalement affectés aux travaux d’aménagement des abords de la cathédrale. Cette décision est inadmissible sachant que ces travaux étaient prévus avant même l’incendie : elle avait déjà fait travailler un cabinet d’architecte (Dominique Perrault), qui prévoyait d’ailleurs une galerie commerciale sous le parvis. Toujours est-il qu’il n’y a donc plus de dons, puisque ces dépenses vont passer sur le budget voirie. C’est un vrai recul et une forme de trahison car donner des dons pour la restauration ou réaménager les abords n’est pas du tout la même chose. C’est complètement dingue que la capitale ne mette même pas un centième d’euros sur la table pour la restauration !

En plus de ce premier recul, la ville compte désormais imposer l’établissement public. S’agit-il d’un acte de « droit commun » comme le dit la mairie ?

Effectivement, la ville de Paris réclame à l’établissement public qui est en charge du chantier une redevance d’occupation du domaine public à hauteur de 3,4 millions par an, soit au total plus de 20 millions ! C’est aberrant, parce que si l’établissement public paye, il payera avec l’argent des dons. La ville de Paris peut tout à fait ne pas lever cet impôt local, comme d’autres villes l’ont fait pour des chantiers de restauration, ou comme la ville l’a fait récemment pour les terrasses des restaurateurs lors de la crise Covid. En conférence de presse, le premier adjoint Emmanuel Grégoire a essayé d’évacuer la question en parlant de « droit commun ». C’est faux, car ils ont tout à fait le pouvoir d’exonérer l’établissement public. Non seulement la ville de Paris s’est rétractée sur le don initial, mais en plus elle réclame une partie de l’argent des dons ! […]

Le sénateur RN des Bouches-du-Rhône Stéphane Ravier annonce soutenir Éric Zemmour

Stéphane Ravier vient d’annoncer dans l’émission Le Grand Rendez-Vous d’Europe 1 qu’il soutenait Eric Zemmour, suite à son conflit avec la direction du Rassemblement National.

 

Foutoir théologique à Saint-Sulpice : les théories relativistes justifient le pluralisme religieux

Dans Valeurs Actuelles, le père Danziec fustige la rencontre islamo-chrétienne dans l’église Saint-Sulpice. Extrait :

[…] De ce grand carnaval et foutoir théologique, la vérité ne sort pas grandie. Outre l’indéniable fait qu’aucune autorité musulmane n’aurait laissé des chrétiens chanter l’Évangile dans une mosquée, on mesure la duperie d’un tel événement. Le document majeur Dominus Iesus, rédigé sous l’impulsion du futur Benoît XVI en l’an 2000, soulignait pourtant avec précision le « discernement attentif » auquel doivent être soumises les rencontres entre les communautés catholiques et les autres traditions religieuses. On peut supposer que l’intention d’une telle journée débordait de bons sentiments. Mais en laissant croire à l’erreur qu’elle a des droits, on finit par se faire le devoir de taire la vérité. Sous couvert d’ouvrir les portes, on abat charpente doctrinale et fondations de la Foi.

La dictature du relativisme fustigée par Benoît XVI

Pour Chesterton, « ce qui aigrit le monde, ce n’est pas l’excès de critique mais l’absence d’autocritique ». Les églises se vident, les fidèles votent avec leurs pieds en désertant les mauvaises farces qu’on leur impose. Comment leur donner tort ? À dire vrai, au-delà du projet de cette journée à Saint-Sulpice, les images vidéos de cette réunion interreligieuse sont absolument consternantes de naïveté. Le scandale de cet événement se situe probablement là. « La tolérance atteindra un tel niveau qu’on interdira aux personnes intelligentes de penser pour ne pas offenser les imbéciles », prévenait Dostoïevski. Or c’est bien se moquer de son prochain que de le prendre pour un imbécile. Les musulmans (comme les shintoïstes, les zoulous, les agnostiques ou les défenseurs des moustiques, des sapins et autres causes improbables) ont droit d’entendre avec clarté le message de la Tradition de l’Église. Et les baptisés ont le devoir d’annoncer le message unique et salvifique du Christ. Le texte Dominus Iesus cité plus haut rappelait l’importance pour l’Église de poursuivre la proclamation de l’Évangile du Christ, à temps et à contretemps :

« Au terme du second millénaire, cette mission est encore loin d’être accomplie. Par conséquent, l’exclamation de l’apôtre Paul sur la tâche missionnaire de tous les baptisés est plus que jamais d’actualité : ‘Annoncer l’Évangile en effet n’est pas pour moi un titre de gloire ; c’est une nécessité qui m’incombe. Oui, malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile !’ (1 Co 9,16). D’où l’attention particulière du Magistère à encourager et à soutenir la mission évangélisatrice de l’Église, vis-à-vis surtout des traditions religieuses du monde ».

Une tradition de proclamation, de zèle et d’élan qui puise ses racines dans le message même du Christ : « Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit ». Depuis cette parole testamentaire sans équivoque, les missionnaires de tous les temps ont risqué leur vie, et parfois même offert leur mort, dans le but de faire connaître le Christ. Le faire connaître pour que les hommes puissent mieux l’aimer et, partant, mieux le servir. Dieu « veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (I Timothée 2, 4). La vertu de Foi cheville donc à l’âme l’engageante conviction que le Christ est la voie, la vérité et la vie.

Hélas, l’épisode de Saint-Sulpice montre une fois encore combien l’annonce missionnaire de l’Église reste fragile et sa pérennité mise en péril. Les théories relativistes justifient le pluralisme religieux, non seulement de facto mais aussi de iure (en tant que principe). Elles retiennent surtout que certaines vérités enseignées par le Christ et la Tradition de l’Église sont dépassées. En son temps, Benoît XVI notait, en méditant sur le relativisme, que « la vérité ne vieillit jamais mais (que) les idéologies ont leurs jours comptés ». Il n’est pas interdit, en dénonçant ces dernières, de vouloir accélérer leur chute. Mon petit doigt me dit même qu’il serait tout à fait chrétien d’y travailler.

Traditionis custodes. Une question de partage.

De Cyril Farret d’Astiès pour Le Salon beige :

En parcourant ces articles (ici, et Traditionis custodes. Une question de partage.

Une petite musique lancinante revient depuis quelques temps à nos oreilles (que nous avons grand ouvertes) au sujet de l’application de Traditionis custodes. Une idée dictée, nous voulons le croire, par une certaine forme de charité qui consisterait à dire : faites un effort de partage et nous accepterons votre fantaisie liturgique. Car nous ne voulons pas croire qu’il s’agisse en réalité d’une basse manœuvre d’escamotage, usant de la trop fameuse tactique éculée dite « du saucisson », qui consiste, tranche après tranche, l’air de rien, à faire disparaître la charcuterie. 

De quoi s’agit-il ? D’imposer aux fidèles attachés à la liturgie traditionnelle d’assister une fois par mois à la nouvelle messe. C’est ce qui semble se mettre en place à Chicago, Grenoble, Chambéry et quelques diocèses de par le monde et qui pourrait bien donner des idées plus générales. Une fois encore et le plus posément possible, il nous faut bien expliquer à nos frères bienveillants qui pourraient s’étonner de notre refus, la raison essentielle de ce rejet catégorique.

Ce n’est pas de légitimité ou de validité qu’il s’agit, mais d’abord de cohérence. Car redisons au préalable que, contrairement à ce que l’on nous reproche in petto, nous n’avons pas de doute sur la validité de la messe nouvelle. Combien de fois dans notre vie avons-nous participé (puisque c’est le mot qui est le plus attendu) à la nouvelle messe. Nous y avons participé toute notre enfance et toute notre adolescence jusqu’à ce que nous découvrions la liturgie traditionnelle avec cette impression de trouver, enfin, un culte à la hauteur de Celui que l’on venait y honorer. Et depuis cette découverte, nous avons continué à participer à de bien nombreuses occasions à la nouvelle messe : mariages, communions, obsèques (quand elles sont encore célébrées), ordinations, mais aussi au cours de missions exotiques qui ne nous laissent pas le choix de la forme liturgique. Il est évident que l’immense majorité des catholiques attachés à la liturgie traditionnelle connaît bien mieux la nouvelle messe que les habitués de la nouvelle messe ne connaissent l’ancienne. Et cette évidence est en soi un indice qu’il ne s’agit pas de caprice.

Il est donc flagrant que l’idée de nous obliger à connaître la nouvelle messe pour nous conduire à l’adopter est bancale. C’est précisément parce que nous la connaissons que nous avons été subjugués et totalement retournés par l’ancienne et que nous avons décidé d’abandonner la nouvelle messe pour jouir de l’ancienne et rendre à Dieu un culte bien plus digne de lui.

Mais venons-en à un second aspect de cette question. Si l’on voulait bien comprendre l’extraordinaire richesse de la liturgie traditionnelle, non seulement dans le déroulement de chaque messe (dans l’admirable ordonnancement des rubriques, trésor de cohérence spirituelle, qui offre à notre contemplation les mystères les plus sacrés de notre religion, en plus de la rencontre très intime avec Notre-Seigneur), mais tout autant dans l’extraordinaire année liturgique dont la profondeur, la richesse, la pédagogie, la logique, la puissance d’évocation sont des sujets d’émerveillement qui année après année suscitent notre enthousiasme et fortifient notre foi, on ne nous proposerait pas un arrangement si incongru qui consiste à mutiler l’édifice admirable du calendrier et la grande cohérence des lectures qui scandent l’année.

Car nous ne pouvons, entre bien d’autres choses, concevoir de troquer un dimanche de la septuagésime contre un dimanche du temps ordinaire ou de troquer le dernier dimanche de l’année liturgique contre la fête du Christ Roi.

Il faudrait en expliquer les raisons profondes mais le temps nous manque. Disons brièvement que le calendrier traditionnel est la très exacte représentation de l’histoire de la Rédempion : préparation, Incarnation, vie cachée, mort et résurrection, Ascension, Pentecôte. Et nous sommes bien, depuis 2000 ans, dans ce temps après la Pentecôte, qui est celui de l’Église et des sacrements, et qui durera jusqu’au retour glorieux de Notre-Seigneur, ce que l’évangile du dernier dimanche de l’année liturgique manifeste admirablement. Rien d’ordinaire, donc, en tout cela. Rien d’ordinaire.

Renvoyons sur ce beau sujet du calendrier à quelques études d’Yves Daoudal.

Comment penser que l’on puisse jongler d’un calendrier à l’autre sans perdre toute cohérence, sans subir un affaiblissement évident de ce que l’Église a progressivement, mais depuis bien longtemps déjà, mis en place dans sa louange pour notre édification et notre sanctification par toutes ces prières reçues, ces mêmes gestes patinés, ces mêmes mélodies suaves, qui développent notre convoitise pour les réalités surnaturelles qui sont proposées à notre contemplation. La liturgie est un tout qui ne peut souffrir les bricolages et adaptations fantaisistes. Elle est un peu le reflet (certes bien pâle, parce que toujours trop humain) de la grande prière d’amour trinitaire dont la surabondance a abouti à la Création. Pour reprendre la définition de Pie XII ( Mediator Dei (20 novembre 1947) | PIE XII (vatican.va) ), elle est le culte public que notre Rédempteur rend au Père comme Chef de l’Église ; elle est le culte rendu par la société des fidèles à son chef et, par lui, au Père éternel. Elle est le culte intégral du Corps mystique de Jésus-Christ, c’est-à-dire du Chef et de ses membres.

Combien nous voudrions vous convaincre chers amis, que ce que nous avons à cœur, c’est de vous faire découvrir ce trésor surnaturel, vous persuader d’accepter cet héritage et ce pour votre plus grand profit. Ah ! nous sommes certainement bien trop petits et débiles pour porter pareille richesse et nos esprits et nos voix bien trop futiles. Pardonnez-nous de ne pas être plus zélés, plus appliqués, plus résolus et plus fraternels pour vous faire connaître ces merveilles. Car enfin, tout cela ne nous appartient pas, c’est le bien commun de tous les baptisés ; mais il nous revient cependant, en ce moment troublé de l’Église (sainte mais non sans pécheurs), il nous appartient, fortuitement, de défendre cet héritage. Vous comprendriez alors mieux aujourd’hui pourquoi l’idée de morceler l’unité de la liturgie traditionnelle nous est insupportable. Pourquoi cette idée est même, à proprement parler, profondément anti-liturgique.

Mais j’y songe ! Puisqu’il est bien naturel et légitime de se donner entre baptisés des preuves d’amour et d’unité, organisons chaque année pour la solennité de la Fête-Dieu des processions gigantesques dans tous nos diocèses, dans chacune de nos paroisses, pour montrer au monde abêti combien Dieu est grand, combien nous l’aimons, combien il nous unit, combien il est miséricordieux, combien il règne dans nos vies et sur nos cités en dépit des apparences. N’est-il pas la source de notre unité, n’en est-il pas l’accomplissement par excellence ?

Alors c’est décidé, dès cette année pour manifester que nous sommes bien un dans la foi, nous nous retrouvons tous sur la chaussée !

Rendez-vous le dimanche 19 juin !

Et en attendant, grande union de prière.

Cyril Farret d’Astiès

3 conseils pour cultiver la gratitude

La gratitude, c’est la reconnaissance des bienfaits de Dieu dans nos vies. Cela demande donc de savoir accueillir et contempler notre quotidien avec un certain recul. Être dans la gratitude, c’est aussi marquer notre confiance en Dieu, en ses projets d’amour pour nous et admettre une part de mystère.

Nous pouvons entretenir cette gratitude par la louange et l’action de grâce. Lionel Dalle, prêtre de la Communauté de l’Emmanuel, écrit dans son livre “Le miracle de la gratitude” :

“Une dynamique extraordinaire se crée : rendre grâce attire la grâce ! Plus je suis dans la gratitude pour les grâces déjà reçues de Dieu, plus mon coeur s’ouvre pour en recevoir davantage et me laisser transformer par elles.”

Cela peut ne pas toujours être simple, bien sûr. Une conversion de cœur est parfois nécessaire pour changer notre regard sur les situations, sur ce que nous vivons. Mais, chaque jour, de plus en plus, nous goûtons ainsi à la véritable joie.

  • Nous pouvons, dès le matin, dans un acte de confiance et d’abandon, déjà remercier Dieu pour cette journée qui s’offre à nous. Nous ne savons pas ce qui va nous arriver mais nous savons que le Seigneur a prévu, pour nous, de nombreuses grâces ; certaines évidentes, d’autres plus cachées, parfois même dans ce qui peut paraître une contrariété.
  • Essayons de vivre chaque moment de la journée le plus possible dans le moment présent – ce “présent de Dieu” – pour cueillir tous ses dons. “J’ai la grâce de vivre maintenant, de ne pas vivre dans une heure.” (Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus)
  • Enfin, finissons notre journée en remerciant Dieu pour tout ce qu’il nous a offert ce jour. Nous pouvons, sous son regard, faire mémoire d’une grâce particulière qui nous a particulièrement touchée aujourd’hui. Si nous avons du mal à le ressentir, posons un acte de foi et récitons, par exemple, ce beau verset du psaume 103 (102).
    “Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être !
    Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits !”
    (Psaume 102 ; 1-2)

Propagande dans les médias pour la vente d’enfants

Suite à la soirée France 2 entièrement consacrée à la promotion de la GPA, La Manif Pour Tous, avec son avocat, a saisi l’Arcom (ex-CSA).

La Manif Pour Tous vous invite, vous aussi, à intervenir auprès de l’Arcom, en utilisant la procédure d’alerte en ligne, proposée aux personnes physiques, c’est-à-dire à tous les citoyens (5 minutes suffisent).

Voici donc les informations à connaître pour faire cette démarche. La soirée France 2 du 9 février 2022 s’est déroulée en 3 étapes :

  • à 21h10, le téléfilm « Qu’est-ce qu’elle a ma famille ? » (inspiré du livre éponyme de Marc-Olivier Fogiel) ;
  • à 22h50 un (pseudo-)débat « Gestation pour autrui : le combat des familles » ;
  • puis le (pseudo-)documentaire « PMA/GPA, les enfants ont la parole ».

Ce sont les deux premières parties que nous vous invitons à dénoncer (le documentaire étant une rediffusion) : il faut donc faire deux fois la démarche d’alerte, pour le téléfilm puis pour le débat.

En effet, le téléfilm n’était que dans le pathos, caricatural et partisan : les « méchants » sont “bien sûr” ceux qui sont opposés à la GPA, et les « gentils » sont ceux qui commandent un enfant par GPA. Eux souffrent, aiment, se posent des questions éthiques, etc. Quant aux mères porteuses, elles seraient prétendument heureuses et libres (et surtout pas payées pour leur témoignage !). Et bien sûr tout est bien qui finit bien : la GPA ne serait qu’amour et bonheur !

Quant au débat, il était totalement déséquilibré, avec plusieurs couples ayant eu des enfants par GPA (donc évidemment très favorables), des journalistes favorables à la GPA et une députée qui n’était là que comme « législateur » disait-elle, prétexte pour ne pas dénoncer la pratique de la GPA, mais se contenter uniquement de rappeler l’interdiction sur le sol français, et tant pis pour les femmes d’autres pays ! Si des « dérives » de la GPA ont été incidemment mentionnées, elles seraient prétendument réservées à certains pays, comme l’Ukraine. Aux États-Unis, au contraire, ce serait « merveilleux ». D’ailleurs les femmes y seraient « peu payées », ce qui rendrait la GPA plus éthique (un comble !).

Et tout cela est bien sûr financé par les Français, y compris la production du téléfilm.

En réalité, la GPA est par essence une pratique violente, contraire à la dignité humaine. La GPA réduit la femme au statut d’incubatrice, de productrice d’enfants pour des tiers. La GPA est une réification de l’enfant. Qu’elle soit commerciale ou non, la GPA est en soi inacceptable, et même le summum du sexisme pour ce qui concerne la femme.

Lorrain de Saint Affrique : “Marine Le Pen préside un mouvement qu’elle n’aime pas”

Conseiller en communication de Jean-Marie Le Pen de 1984 à 1994 et conseiller régional FN du Languedoc-Roussillon de 1992 à 1998, Lorrain de Saint Affrique a décidé de rejoindre Eric Zemmour. Il explique au Point :

J’échange régulièrement avec Éric Zemmour, que je connais depuis l’époque où il était journaliste au Quotidien de Paris. Rien de nouveau. Il dit tout haut ce que je pense. J’ai adhéré à son mouvement Reconquête ! il y a quelques semaines. C’est la première fois que je reprends confiance en la carte d’un parti depuis mon exclusion « perpétuelle » du FN en 1994. Et j’envisage désormais d’obtenir une investiture Reconquête ! par les voies régulières de cette formation, aux législatives.

Vous êtes d’accord avec lui à 100 % ?

Je le trouve peut-être un peu trop classique, un peu trop techno sur les questions économiques et énergétiques. Fait défaut aussi à ce jour une réflexion audible sur le sujet du « great reset », cette conception mondialiste en marche et invasive de l’avenir de l’humanité sans humain. Philippe de Villiers, qui appuie Zemmour, aborde bien ce sujet central dans son dernier livre.

Le Zemmour de 2022 est-il le Jean-Marie Le Pen des années 1980 ?

Il est même le Jean-Marie Le Pen de 1972, date à laquelle a été créé le Front national ! Son slogan de l’époque était « Avant qu’il ne soit trop tard ». Il y a une continuité d’esprit, de vision, d’alerte. Le Pen a été candidat à cinq reprises à la présidentielle. Avec le surgissement Zemmour et son impact, il a, je pense, l’impression d’être candidat une sixième fois.

Zemmour a pourtant confié n’avoir jamais voté pour lui…

Eric Zemmour a un attachement affectif, culturel, historique aussi… très fort pour Jean-Marie Le Pen. L’écriture l’a rapproché de lui. Lorsqu’il était journaliste sur Paris Première, je lui avais demandé : « Pourquoi n’invites-tu pas plus souvent Jean-Marie Le Pen ? » Il avait répondu : « Pour faire de la bonne télé, il faut de la contradiction. Or, je suis trop d’accord sur l’analyse avec Le Pen »…

Il y a encore quelque temps, Jean-Marie Le Pen émettait de sérieux doutes sur les chances de réussite d’Éric Zemmour.

C’était avant le meeting de Villepinte. Il a été impressionné par son discours qu’il aurait probablement pu prononcer lui-même. Zemmour avait été mauvais à la Convention de la droite. Force est de reconnaître qu’il y a eu une métamorphose depuis. Il a montré qu’il a compris la fonction présidentielle.

L’économie est-elle le seul point de divergence entre Marine Le Pen et Éric Zemmour ?

Un peu moins depuis que Marine Le Pen s’est déjugée ces jours-ci sur les retraites. Il faut s’accrocher pour la comprendre. Par souci électoral, elle abandonne les uns après les autres ses marqueurs de gauche. Au fond, je pense qu’elle préside un mouvement qu’elle n’aime pas et qu’elle aime de moins en moins, de semaine en semaine.

[…]

Cette campagne me rappelle celle de 2002. Est-ce que Macron sera porté ou plombé par son entrée en campagne ? Mon intuition est qu’il sera plombé. Aucun candidat pourrait ne pas dépasser 20 %. Zemmour n’est pas Jean-Marie Le Pen : le plafond de verre qui existait il y a vingt ans s’est lézardé. Les mentalités ont changé. Dès lors, il peut très bien surprendre au second tour. Mais j’ajoute que Marine aussi. […]

Emmanuel Macron part en campagne

Le convoi de la liberté a rendu le régime hystérique et Emmanuel Macron veut “en même temps” emmerder les Français et se poser en garant de l’ordre public. Outre le convoi, une manifestation, de place d’Italie à la Nation, demande la fin de la tyrannie sanitaire :

Plus de 7000 policiers sont déployés.

 

 

Les belles figures de l’Histoire : saint Yves

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier s’entretiennent avec le Père Jean-François Thomas, jésuite, de saint Yves, patron des avocats et des juges :

 

Campagne de l’Institut pour la Justice pour dénoncer le laxisme judiciaire en France

Une pétition contre ce laxisme est en ligne.

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