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Le Motu proprio Traditionis custodes à la lumière de Jean Madiran

Un article de Rémi Fontaine pour Le Salon beige :

Le Motu proprio Traditionis custodes a été ressenti comme un soufflet :

  • Une claque donnée au pape émérite Benoît XVI, dont la lettre et l’esprit du Motu proprio Summorum pontificum de 2007 enseignaient et décrétaient quasiment le contraire de ce texte injuste et accusateur de 2021.
  • Une gifle assénée à ce qu’on a pu appeler le peuple « Ecclesia Dei », auquel il adresse d’emblée et globalement un jugement téméraire et avec qui il rompt la parole donnée.
  • Une humiliation infligée à l’Église elle-même, « Jésus-Christ répandu et communiqué » (Bossuet), par l’offense ainsi apportée au principe de non-contradiction ainsi qu’au droit naturel et canonique relatif à la messe (incompatible avec une « herméneutique de rupture »).

De telle sorte qu’on pourrait justement réagir en reprenant la parole de Notre-Seigneur devant le Grand-Prêtre, lorsqu’un serviteur le souffleta :

« Si j’ai mal parlé, témoigne de ce qui est mal. Si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? »

On peut relire à ce propos ce qu’écrivait Jean Madiran (mort en 2013) juste après le Motu proprio de Benoît XVI mais qui vaut a posteriori pour le Motu proprio du pape François :

« Avec la bienveillance, tout devient possible et vivable, même les désaccords éventuels. Avec la malveillance tout est fragilisé, tout est contaminé, même les accords éventuels. »

Certes, dira-t-on, il y a les deux phrases de Benoît XVI dans sa Lettre aux évêques accompagnant son Motu Proprio (dont l’équivalent ne figure pas néanmoins parmi les normes obligatoires qui y sont édictées) :

« Évidemment, pour vivre la pleine communion, les prêtres des communautés qui adhèrent à l’usage ancien ne peuvent pas non plus, par principe, exclure la célébration selon les nouveaux livres. L’exclusion totale du nouveau rite ne serait pas cohérente avec la reconnaissance de sa valeur et de sa sainteté. »

Là encore, Madiran répond par anticipation :

« Il y a deux manières licites de s’en tenir à la messe traditionnelle en excluant l’autre messe, sans que ce soit une exclusion “par principe” [ou totale]. Premièrement, on peut exclure l’autre messe en vertu de la règle propre d’une communauté ou d’un institut. Secondement, il faut bien comprendre qu’exclure l’autre messe par principe, ce serait l’exclure comme hérétique, schismatique ou blasphématoire. Or les opposants à l’autre messe les plus représentatifs [y compris dans la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, mais à plus forte raison et sans exception dans la mouvance dite « Summorum pontificum »] n’ont point contesté, ils ont même explicitement reconnu sa licéité et sa validité quand elle est célébrée conformément à son texte officiel. Même dans ce cas, on peut la refuser si ce n’est point par principe mais par exemple pour des raisons pastorales. »

Une symétrie trompeuse

Le Motu proprio de Benoît XVI et sa Lettre aux évêques nous confirmaient bien que la messe traditionnelle n’avait été « jamais juridiquement abrogée » (car elle ne pouvait l’être) et que toute interdiction avait été (ou serait) un abus de pouvoir qui ne contraignait pas en conscience. Mais, inversement, ils n’obligeaient pas à célébrer aussi la messe de Paul VI selon une fausse symétrie, commode mais trompeuse. On pouvait (ou non) s’en tenir à la messe traditionnelle comme d’autres s’en tiennent (exclusivement) à la nouvelle messe sans exclure par principe l’autre forme du rite romain. Telle est la substance et du reste l’application « plurielle » du Motu proprio approuvée par Benoît XVI dans une armistice et une paix liturgique à construire dans le temps.

C’est analogiquement la différence que fait l’Église entre un commandement (impératif) et un conseil (facultatif). Le précepte évangélique de tendre la joue gauche dépend des circonstances (Jésus lui-même ne l’a pas toujours suivi), à la différence de celui de ne pas tuer l’innocent. Ne pas poursuivre une obstination thérapeutique est par exemple un conseil : un non relatif, matière à choix prudentiel, au contraire du non absolu à l’euthanasie qui est doctrinal. Si l’on peutinterrompre légitimement un traitement jugé déraisonnable, on doit proscrire absolument l’euthanasie. Semblablement si l’on ne pouvait absolument pas prohiber la messe traditionnelle, l’on ne devrait pas obliger absolument à (con)célébrer la nouvelle messe, d’autant plus que celle-ci fait l’objet, en dépit de sa reconnaissance indéniable, de reproches contingents non négligeables (selon Benoît XVI lui-même et de nombreux théologiens).

Les raisons pastorales des uns et des autres (connexes à des raisons doctrinales) méritent écoute, considération ou respect : elles appartiennent à la deuxième option de la maxime de saint Augustin : « Unité sur les choses nécessaires, liberté sur les choses qui ne le sont pas, charité en toutes choses. » Puisse la hiérarchie méditer cette distinction capitale, en rendant ses choix pastoraux et disciplinaires moins arbitraires ! Peut-être pourrait-on revenir alors à la sagesse et à la bienveillance du pape Benoît XVI, serviteur éminent du bien commun de l’Église : il y a plusieurs itinéraires et demeures dans la Maison de la tradition.

Rémi Fontaine

La foi et l’amour envers Dieu et envers le prochain renforcent la vie familiale et rendent l’union matrimoniale encore plus profonde

Dominique Sabourdin-Perrin, Docteur ès lettres, historienne, auteur de plusieurs bioégraphies (Madame Elisabeth de France, Nicolas Barré, Marie-Clotilde de France) vient de publier une biographie sur sainte Elisabeth de Hongrie, princesse de charité.

Grande et belle figure spirituelle du XIIIe siècle, sainte Élisabeth de Hongrie (1207-1231) est la patronne du Tiers-Ordre franciscain. Fille d’André II de Hongrie de l’illustre famille des Árpád fondée par saint Étienne, épouse très aimée de Louis IV de Thuringe, mère de trois enfants, cette princesse laïque, morte à 24 ans, n’a cessé par amour de porter ses soins aux plus faibles, enfants, pauvres ou malades. Devenue veuve, dépouillée de tous liens affectifs et matériels, Élisabeth s’est engagée en charité à la suite de saint François, répétant à son entourage : « Nous avons l’obligation de rendre les gens heureux. » Sa renommée qui perdure depuis huit cents ans la fait appeler « la princesse des pauvres ».

Lors de l’audience générale du 20 octobre 2010, Benoît XVI a dressé son portrait :

Elisabeth pratiquait assidûment les œuvres de miséricorde: elle donnait à boire et à manger à ceux qui frappaient à sa porte, elle procurait des vêtements, elle payait les dettes, elle prenait soin des malades et enterrait les morts. En descendant de son château, elle se rendait souvent avec ses servantes dans les maisons des pauvres, apportant du pain, de la viande, de la farine et d’autres aliments. Elle remettait la nourriture personnellement et contrôlait avec attention les vêtements et les lits des pauvres. Ce comportement fut rapporté à son mari, qui non seulement n’en fut pas ennuyé, mais qui répondit aux accusateurs: «Tant qu’elle ne vend pas le château, j’en suis content!». C’est dans ce contexte que se situe le miracle du pain transformé en roses: alors qu’Elisabeth marchait sur la route avec son tablier rempli de pain pour les pauvres, elle rencontra son mari qui lui demanda ce qu’elle portait. Elle ouvrit son tablier et, au lieu du pain, apparurent des roses magnifiques. Ce symbole de charité est présent de nombreuses fois dans les représentations de sainte Elisabeth.

Son mariage fut profondément heureux: Elisabeth aidait son mari à élever ses qualités humaines à un niveau surnaturel, et lui, en échange, protégeait sa femme dans sa générosité envers les pauvres et dans ses pratiques religieuses. Toujours plus admiratif en raison de la foi profonde de son épouse, Ludovic, se référant à son attention envers les pauvres, lui dit: «Chère Elisabeth, c’est le Christ que tu as lavé, nourri et dont tu as pris soin». Un témoignage clair de la façon dont la foi et l’amour envers Dieu et envers le prochain renforcent la vie familiale et rendent l’union matrimoniale encore plus profonde.

Le jeune couple trouva un soutien spirituel chez les frères mineurs, qui, à partir de 1222, se diffusèrent en Thuringe. Parmi eux, Elisabeth choisit le frère Roger (Rüdiger) comme directeur spirituel. Lorsqu’il lui raconta l’épisode de la conversion du jeune et riche marchand François d’Assise, Elisabeth s’enthousiasma encore plus sur son chemin de vie chrétienne. A partir de ce moment-là, elle fut encore davantage décidée à suivre le Christ pauvre et crucifié, présent chez les pauvres. Même lorsque son premier fils naquit, suivi de deux autres, notre sainte ne négligea jamais ses œuvres de charité. En outre, elle aida les frères mineurs à construire à Halberstadt un couvent, dont frère Roger devint le supérieur. La direction spirituelle d’Elisabeth passa, ainsi, à Conrad de Marbourg.

[…]

Chers frères et sœurs, dans la figure de sainte Elisabeth, nous voyons que la foi et l’amitié avec le Christ créent le sens de la justice, de l’égalité entre tous, des droits des autres et créent l’amour, la charité. Et de cette charité naît aussi l’espérance, la certitude que nous sommes aimés par le Christ et que l’amour du Christ nous attend et ainsi nous rend capables d’imiter le Christ et de voir le Christ dans les autres. Sainte Elisabeth nous invite à redécouvrir le Christ, à l’aimer, à avoir la foi et trouver ainsi la vraie justice et l’amour, ainsi que la joie d’être un jour plongés dans l’amour divin, dans la joie de l’éternité avec Dieu

Un nouveau lycée en région lyonnaise, si un directeur se manifeste

Nous avons interrogé la responsable de la création d’un lycée hors contrat catholique en Rhône-Alpes.

Vous créez une nouvelle école dans la région Auvergne Rhône-Alpes. Où sera située cette école et pourquoi créer un nouvel établissement ?

Nous lançons effectivement en septembre prochain un lycée catholique hors contrat de garçons dans une grosse agglomération de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

La demande des familles est forte et il est urgent de former de jeunes hommes heureux, libres et responsables pour mieux servir ! 

Avez-vous déjà trouvé des locaux et le personnel ?

Nous avons une piste sérieuse pour les locaux… Affaire à suivre !

En ce qui concerne les professeurs, une bonne partie d’entre eux est déjà trouvée. Reste encore à trouver notre directeur !

Quelles compétences et expériences doit avoir le directeur d’établissement ?

Le directeur doit:

  • adhérer au projet pédagogique et spirituel du lycée.
  • avoir minimum 5 ans d’expérience, avec une première expérience réussie en qualité d’enseignant et/ou de chef d’établissement.
  • être motivé par l’aventure entrepreneuriale d’une création de lycée.
  • avoir un esprit d’initiative et une aptitude au management

Comment peut-on vous aider ?

En relayant cette annonce auprès de vos lecteurs… et nous vous en remercions !

Nous recherchons une perle, un directeur avec qui nous soyons parfaitement et profondément aligné. La création d’un lycée est aujourd’hui une véritable oeuvre de reconquête. La jeunesse est appelée à une seule chose: la sainteté. Notre lycée sera un outil modeste mais réel pour rappeler aux jeunes hommes qui nous serons confiés que l’accomplissement du devoir d’état et le développement des talents sont une nécessité pour atteindre le Ciel.

In Christo rege !

Si vous êtes intéressé , merci de nous transmettre votre CV accompagné d’une lettre de motivation à l’adresse suivante : [email protected]

Eric Zemmour : “Les Catholiques brûlent-ils les hérétiques aujourd’hui ? Décapitent-ils les gens dans la rue parce qu’ils ont caricaturé Jésus Christ ? Arrêtez votre cirque et cette comparaison ridicule !”

Eric Zemmour était l’invité de Christine Kelly hier soir dans l’émission de CNEws Face à l’info. Il a débattu avec Henri Pena-Ruiz et Denis Olivennes.

C’est arrivé un 4 novembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 04 novembre 1380 : sacre de Charles VI.

Charles VI de Valois n’a pas tout à fait 12 ans quand il succède à son père, le 16 septembre 1380. Il est sacré à Reims selon l’antique coutume le 4 novembre 1380. Les habitants de la ville saluent le sacre par les cris de « Vive le Roi de France ! Montjoie Saint Denis ! ». A cette occasion, est confirmée la suppression des fouages décidée à la fin du règne précédent (les fouages étaient un impôt extraordinaire perçu sur chaque ménage (on dit aussi feu ou foyer). Voir les chroniques du 21 octobre et du 03 décembre.

Commentaires (tirés de La constitution de l’ancienne France de Bernard Basse) : Que représente le sacre du Roi de France? En quoi il diffère de celui des autres souverains ?

La Royauté, donc en quelque sorte sa constitution, s’articule autour de deux principes fondamentaux :

  • le pouvoir est d’origine divine et revêt par conséquent un caractère religieux et sacré (principe du droit chrétien ou divin) ;
  • le pouvoir est exercé par une seule personne, mais dans certaines limites fixées par la loi (principe du gouvernement monarchique tempéré par la légitimité).

Le commentaire de ce jour ne porte que sur le premier principe : l’origine divine et nature sacrée du pouvoir royal (principe du droit divin aussi appelé du droit chrétien).

Depuis la révolution et les philosophes, il est courant de penser que la souveraineté vient du peuple. L’Occident en général, et la France en particulier, ne se sont pas construits sur ce postulat. Cette question a fait l’objet de nombreux débats à l’assemblée, en 1958, quand le gouvernement préparait la rédaction de la constitution de la Vème république.

A la base se trouve l’idée religieuse que tout pouvoir vient de Dieu (Sant Paul «Epitre aux Romains XIII-1). Il n’y a pas de souveraineté qui ne procède de Dieu. La source de tout pouvoir temporel est en Dieu. Ce n’est pas la royauté qui est d’institution divine, mais le pouvoir. La royauté franque, par le baptême de Clovis, a officiellement reconnu qu’elle recevait ce pouvoir de Dieu. Depuis, les Rois de France ont toujours eu une double mission temporelle et spirituelle. Avant la France, seuls les celtes et le peuple juif avaient cette conception du pouvoir politique.

Il y a donc bien une conception religieuse du pouvoir en France qui a prévalu jusqu’après la révolution.

Mais, il y a deux manières de comprendre cela : considérer que le pouvoir du chef vient de Dieu, mais par l’intermédiaire des hommes, qui l’ont choisit comme chef; ou bien, le Roi reçoit sa puissance directement de Dieu, sans que la nation ait part à la désignation. Le souverain apparaît alors comme l’Elu de Dieu. Les deux conceptions ont prévalu successivement dans l’histoire de France. Sous Louis XIV, c’est la seconde qui a prévalu. La doctrine politique du droit divin est une déformation de la doctrine chrétienne du droit divin. La révolution vient de là.

Conséquences de ce principe :

  1. Le Roi doit être catholique – loi de catholicité ou d’orthodoxie:

C’est la loi de catholicité qui a poussé Henri IV à abjurer sa foi protestante, pour recevoir légitimement la couronne de France. L’édit d’Union, de 1588, formule cette loi clairement et la qualifie de loi fondamentale du royaume. Elle remonte en fait au pacte de Tolbiac et au baptême de Clovis et de ses guerriers à Noel 496. Un pacte formel est passé là entre la France et l’Eglise. Cette alliance fait du Roi et de la France, le fils et la fille Aînée de l’Eglise, qui s’engagent à défendre la chrétienté contre toutes les attaques dont elle serait victime. La France n’est pas un Etat laïc, mais confessionnel. Il doit favoriser le développement de la religion catholique. C’est aussi cette loi qui fait du clergé le premier des 3 ordres.

  1. Le Roi est un personnage sacré – loi de sacralité:

Détenteur d’un pouvoir venant de Dieu, par la vertu du sacre à Reims sa personne devient sacrée. Il est oint d’une façon particulière, à la manière d’un évêque. Le rite est réservé au Roi, la reine n’est pas sacrée de la même façon. Il revêt les mêmes vêtements sacerdotaux que les évêques et communie sous les deux espèces, chose réservée aux prêtres. On parle souvent de huitième sacrement pour le sacre des Rois de France. Le Roi est le lieutenant de Dieu ; c’est dire le « tenant-lieu » de Dieu sur la terre. Il exerce sa fonction comme un sacerdoce. C’est pourquoi, seuls les Rois de France pouvaient signer : « Louis, Par la grâce de Dieu, Roi de France ». Tous les Rois de France, jusqu’à Louis XVI, ont été sacrés avec l’huile sainte qui servit pour Clovis. Cette onction donne au Roi un sceau religieux indélébile. Il ne peut pas abdiquer. Il n’y a pas d’âge pour être sacré ; Reims n’est pas le lieu obligatoire. Les Rois de France tire de ce sacre leur don de guérir les écrouelles : « le Roi te touche, Dieu te guérit ».

  1. La  personne du Roi est inviolable – loi d’inviolabilité:

C’est la conséquence immédiate de la loi de sacralité. Elle explique la vénération extraordinaire dont tous les Rois ont été l’objet de la part du peuple de France, profondément religieux. Porter la main sur le Roi est un crime de lèse-majesté, c’est-à-dire un sacrilège !

  1. Le  Roi est un homme – loi de masculinité:

Appliquée en 1316 à la mort de Louis X, sa fille Jeanne est écartée du Trône ; en 1322, le Roi Philippe le Long n’a que des filles, c’est son frère Charles IV qui devient Roi ; en 1328 quand ce dernier meurt sa fille est aussi écartée du pouvoir. Cette loi écarte aussi les hommes descendant des Rois de France par les femmes ; c’est pourquoi Edouard III d’Angleterre ne pourra jamais être Roi de France et commencera la guerre de 100 ans.

Cette loi est aussi une conséquence de la loi de sacralité, car les femmes ne sont pas admises au sacerdoce. Ce n’est pas une quelconque incapacité féminine qui est en cause, car elles peuvent gouverner le pays, mais un statut religieux.

  • le 04 novembre 1793 : mort du « Saint du Poitou », Louis Marie de Lescure.

Louis-Marie de Salgues, Marquis de Lescure naît à Paris le 16 Octobre 1766, et entre à 13 ans à l’école militaire. Il ressort à 16 ans, et adopte en grandissant une attitude toute contraire à celle de son père. Alors que ce-dernier s’adonne au jeu et au libertinage (laissant de fortes dettes derrière lui), Louis-Marie devient un homme pieux et austère.

Il épouse le 27 Octobre 1791, à 25 ans, Marie-Louis Victoire Donissan, future Marquise de la Rochejacquelein. En 1792, alors que Lescure est à Paris avec sa femme, le peuple attaque le château des Tuileries. Il cherche à secourir le Roi et à entrer dans le bâtiment, en vain. Le lendemain, il fuit Paris, où être aristocrate et royaliste est devenu dangereux, pour retourner à Bressuire.

Il s’engage en 1793 dans l’Armée Royale Catholique, à la tête des poitevins du Bressuirais, s’empare de Thouars le 5 mai, La Châtaigneraie le 12 mai, Fontenay le Comte le 16 puis le 25 mai, Saumur le 9 juin, bataille où il sera blessé. A Chatillon, il attaque par surprise l’armée républicaine, qui est anéantie. Mais alors que son cousin Marigny veut voir tous les Bleus périr, Lescure l’arrête et laisse les fuyards saufs. On le surnomme alors le Saint du Poitou.

Il subit quelques défaites: l’offensive de Luçon d’abord, mais aussi l’absence de secours porté à Bonchamps à Clisson, préférant attaquer Saint-Fulgent avec Charette. Et lors de l’attaque de Tremblaye (près de Cholet), il reçoit une balle dans la tempe. C’est mourant, trainé dans une berline qu’il effectue aux côté des vendéens la virée de Galerne.

Il meurt le 4 Novembre 1793 de ses blessures entre Ernée et Fougères, ville où eurent lieu ses funérailles. Il a le temps d’écrire à sa femme :

« Je vais te quitter. C’est mon seul regret et aussi de n’avoir pu remettre le Roi sur le Trône. Je te laisse au milieu d’une guerre civile, grosse et avec un enfant. Déguise-toi et cherche à passer en Angleterre. Quant à moi je meurs tranquille. Assurément j’ai péché mais j’ai toujours servi Dieu avec piété ; j’ai combattu et je meurs pour lui ; j’espère en sa miséricorde.»

Lettre citée par de F.M.Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs, (éditions de chiré, page 82)

  • le 04 novembre 1826 : le palais Brongniart est inauguré

Le palais Brongniart est achevé et prêt à abriter la Bourse de Paris. Napoléon confia la réalisation de l’édifice à Alexandre Théodore Brongniart dès 1808. Ce dernier élabora les plans du monument mais mourut en 1813, avant son aboutissement. Achevée par Labarre, son œuvre architecturale abritera les activités boursières françaises pendant plus d’un siècle. Les échanges à la criée disparaîtront au cours du XXe siècle. La 13 juillet 1987, l’immense corbeille sera démontée, laissant la place à l’informatisation. Voir les chroniques du 30 mars du 24 septembre.

  • le 4 novembre 1848 : promulgation de la constitution de la seconde république.

La nouvelle Constitution promulguée ce jour prévoit que le président sera élu au suffrage universel direct pour quatre ans et non rééligible, qu’il nommera et révoquera les ministres et les hauts fonctionnaires, et qu’il disposera de la force armée. Le pouvoir législatif est du ressort d’une assemblée de 750 membres élus pour trois ans au suffrage universel. L’Assemblée ne peut être dissoute par le président. Le judiciaire reste indépendant et les juges sont inamovibles.

  • le 04 novembre 1904: début de l’affaire des fiches.

Jean Guyot de Villeneuve interpelle le gouvernement et apporte la preuve de l’implication du ministre de la guerre le général André. A la chambre des députés, ce dernier est giflé à deux reprises par le député nationaliste du IIème arrondissement, Gabriel Syveton. André, ancien ministre de la Guerre dans le gouvernement d’Émile Combes, avait fait rédiger par des francs-maçons des fiches de renseignements sur les opinions religieuses des officiers français. Le 15 novembre, le général André est contraint de démissionner.

L’incident est caractéristique du conflit entre l’Église et le gouvernement de la IIIe République, que d’aucuns qualifient de «république des francs-maçons». La chasse aux sorcières sévit alors dans toutes les administrations, depuis que le gouvernement Waldeck-Rousseau, dont la loi sur la liberté d’associations soumet par son article 13 les congrégations religieuses en leur création à une autorisation préalable.

En janvier 1902, le Conseil d’État avait imposé que l’autorisation préalable concernerait désormais toute école où enseignerait ne fût-ce qu’un « congrégationniste ». Dans une célèbre circulaire adressée aux préfets le 20 juin 1902, Émile Combes écrit : «Votre devoir vous commande de réserver les faveurs dont vous disposez seulement à ceux de vos administrés qui ont donné des preuves non équivoques de fidélité aux institutions républicaines. Je me suis mis d’accord avec mes collègues du cabinet pour qu’aucune nomination, qu’aucun avancement de fonctionnaire appartenant à votre département ne se produise sans que vous ayez été au préalable consulté».

Désireux de son côté de favoriser l’avancement des officiers républicains anticléricaux, le ministre de la Guerre, le général André, n’attend pas l’arrivée de Combes à la présidence du Conseil. Il lance une vaste enquête interne sur les opinions religieuses des gradés : vont-ils à la messe? Ont-ils envoyé leurs enfants dans des écoles catholiques?

Près de vingt mille fiches (à l’époque la France avait encore une armée) sont établies par les francs-maçons de la loge du Grand Orient de France, fer de lance de la lutte contre l’Église et confiées au bureau des fiches pour vérification. La campagne des fiches a pour effet de bloquer l’avancement de certains officiers, compétents mais jugés trop proches de l’Église, comme Ferdinand Foch dont le frère est jésuite! Elle favorise par ailleurs la promotion d’officiers républicains athées et laïcs mais incompétents, ce qui aura des conséquences désastreuses sur les premiers engagements de la Grande Guerre, dix ans plus tard.

Beaucoup d’officiers indûment promus (dont près de la moitié des 425 généraux !) seront alors «limogés» en catastrophe, autrement dit affectés à des bases éloignées du front comme Limoges (d’où l’origine du verbe «limoger», inventé pour l’occasion. L’excellent livre de Pierre Rocolle, écrit sur ce sujet : « L’hécatombe des généraux », aux éditions Lavauzelle raconte dans le détail les conséquences de cette affaire.

Il est à noter que le seul général qui reste à un poste de commandement du début à la fin de la guerre est le seul que la république n’a jamais honoré : le général de Castelnau. C’est lui qui sauve Nancy des armées allemandes par son héroïque résistance au Grand-Courronné, en arrêtant la marche du prince Ruprecht de Bavière par une attaque de flanc ; c’est lui qui prolonge son action vers l’Est et, par la victoire de la trouée de Charmes, empêche les armées françaises d’être tournées par la droite, ce qui rendra possible leur redressement ; c’est lui qui, en juin 1915, nommé au commandement du groupe d’armées du centre, dirige l’offensive de Champagne du 25 septembre 1915. En quelques jours il fait 25000 prisonniers, prend 125 canons et contrôle une zone de plusieurs kilomètres de profondeur en territoire allemand ; enfin c’est lui qui prend les premières mesures de sauvegarde, avant l’arrivée de Pétain, à Verdun. Quand Pétain arrive, le front est stabilisé grâce au général de Castelnau. Mais, après la guerre, il fait trembler la république avec sa Fédération Nationale Catholique, seul mouvement politique depuis la révolution qui réussit à faire descendre dans la rue plus de trois millions de personnes pour une manifestation. Quand ce général, surnommé par ses ennemis politiques « le capucin botté » parle à la chambre des députés, la chambre « bleu horizon », tout le monde écoute en silence. Tous respectaient cet homme aux qualités exceptionnelles qui avait payé un lourd tribut à la guerre où ses trois fils furent tués.

Pour être parfaitement objectif, il faut reconnaître que le gouvernement Fillon accepta, enfin, qu’une promotion de Saint-Cyr portât ce nom.

  • le 04 novembre 1915: Einstein présente sa théorie et la relativité générale.
  • le 04 novembre 1956: l’armée soviétique intervient à Budapest pour mettre fin à l’insurrection.

Les troupes soviétiques entrent dans la capitale hongroise afin de mettre un terme à l’insurrection, qui sévit depuis le 23 octobre. Moscou n’a pas supporté le comportement du chef du gouvernement Imre Nagy, qui a formé un gouvernement de coalition quelques jours plus tôt. Les négociations sont interrompues tandis que János Kádár met en place un gouvernement d’opposition, soutenu par l’URSS. Le feu est ouvert et, malgré leur résistance, les insurgés ne peuvent tenir tête aux quelque 2000 chars soviétiques. Ils sont totalement écrasés. Plus de 25 000 d’entre eux périssent à Budapest, tandis qu’une dizaine de milliers d’autres sont déportés. La lutte se poursuivra toutefois en province, durant près de deux semaines. Quant à Imre Nagy, il sera arrêté et conduit en Roumanie, avant d’être exécuté en 1958.

  • le 4 novembre 1970 : le Concorde 001 atteint deux fois la vitesse du son, Mach 2.
  • le 4 novembre 1960 : annonce du président De Gaulle.

Il annonce « une Algérie algérienne qui aura un gouvernement, ses institutions et ses lois. » Voir la chronique du 28 août où il affirme exactement l’inverse.

Le projet de loi sur la dictature sanitaire a été voté en deuxième lecture

Vers 3heures du matin, par 147 députés contre 125.

La liste des votants est ici.

Ce projet établit notamment la possibilité de recourir au pass sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022, une date que le Sénat avait ramenée au 28 février.

Après cette séance au Palais Bourbon, les sénateurs doivent à nouveau plancher sur le texte plus tard dans la journée du 4 novembre. L’Assemblée nationale doit avoir le dernier mot le lendemain lors d’une lecture définitive.

Les Républicains et la gauche ont d’ores et déjà prévu des recours auprès du Conseil constitutionnel. L’opposition critique un «chèque en blanc au gouvernement» et un «outil de la société du contrôle permanent».

Voici l’intervention de madame Ménard qui a demandé la suppression de l’article 1er du projet de loi sur la vigilance sanitaire.

Vierge à l’enfant, sculpture sur pierre pas à pas par Jean-Joseph Chevalier

Voici la dernière vidéo de Jean-Joseph Chevalierprésentant en ce mois de Novembre celle qui nous présente son fils comme Sauveur. Cette sculpture libérée de la pierre par Jean-Joseph Chevalier est le fruit d’une commande de particulier. A tous ceux qui veulent investir dans le beau et dans l’art sacré, pour un cadeau qui dure et qui élève, n’hésitez pas à contacter l’artiste (courriel : [email protected] ou site : http://www.jeanjosephchevalier.fr/‌ )

Gérard-François Dumont : La terre est-elle surpeuplée ?

Vidéo de l’université d’été de Renaissance catholique sur le thème de l’écolo-hygiénisme :

 

Reconstituer le visage de Nicolas Stofflet : le projet du Souvenir vendéen

Le Souvenir vendéen, association mémorielle créée en 1932 pour perpétuer la mémoire des combattants vendéens de 1793, s’est lancé dans le projet de reconstituer le véritable visage d’une des grands chefs de guerre vendéens : Nicolas Stofflet, dont le crâne est actuellement exposé au musée de Cholet. Son président, Olivier du Boucheron, a été interrogé sur RCF :

Islam / Occident : où va-t-on ? Réponse avec Mission Ismérie

Nous avons interrogé Marc Fromager, Directeur Mission Ismérie :

Mission Ismérie poursuit son développement. Pourriez-vous nous en rappeler la genèse et l’ambition ?

Mission Ismérie est née d’un constat : de plus en plus de musulmans se tournent aujourd’hui vers le Christ. À partir de là, nous nous sommes posés quelques questions : que faisons-nous pour accueillir ces convertis ? Pouvons-nous amplifier le phénomène ? Comment soutenir les initiatives existantes qui œuvrent dans cette direction ?

C’est ainsi que Mission Angélus, les Forums Jésus le Messie, Clarifier et la Petite Feuille Verte, pour ne citer qu’eux, nous ont rejoints. Depuis plus de 10 ans, chacune de ces entités a développé une expertise dans l’évangélisation des musulmans, la formation à la mission, la connaissance de l’islam et nous souhaitons amplifier leur rayonnement.

Un deuxième constat s’est rapidement imposé à nous : si certains dans l’Église sont réticents à l’idée d’annoncer le Christ, il faut savoir qu’en face, nous avons une partie de la communauté musulmane qui est extrêmement impliquée dans l’islamisation de la France. Pour différentes raisons – mariage, repère identitaire, principes clairs, virilité – de plus en plus de jeunes français se laissent attirer par l’islam, y compris parfois provenant de familles chrétiennes. C’est bien sûr leur choix mais nous ne sommes pas persuadés que leur choix soit toujours bien éclairé, du fait d’une méconnaissance religieuse profonde.

Pour nous, il y a un réel danger et nous estimons qu’il y a une urgence à réagir. Mission Ismérie propose déjà un accompagnement pour les parents dont un enfant s’est converti à l’islam mais nous voulons aussi développer une approche préventive. Une meilleure compréhension de ce qu’est l’islam nous paraît indispensable à diffuser pour éviter les amalgames, notamment celui d’une forte proximité entre les deux religions (monothéisme, fils d’Abraham, présence de Jésus et Marie, …) alors qu’il s’agit de deux chemins bien distincts et que pour nous, seul le Christ est le Chemin, la Vérité et la Vie.

Mission Ismérie organise épisodiquement de grands événements comme le 1er pèlerinage des convertis de l’islam à Notre Dame de Liesse en juin. Dans quelques jours aura lieu un Colloque. Quel en est son objectif ?

Ce Colloque – « Islam / Occident : où va-t-on ? » rentre justement dans cet axe prioritaire pour nous qu’est la connaissance de l’islam et l’évocation des conséquences que l’ignorance des différences pourrait engendrer en France et de manière générale en Occident. Le statut de la personne, le rapport entre l’État et la religion, le rapport entre Dieu et l’Homme sont quelques-uns des thèmes qui seront traités par des intervenants aussi variés que Razika Adnani, Alexandre del Valle, Xavier Lemoine ou Annie Laurent parmi d’autres.

L’objectif est donc de nous aider à réfléchir sur ces questions mais également de faire connaître ce travail de sensibilisation que souhaite réaliser Mission Ismérie. Le Colloque aura lieu le jeudi 18 novembre à Paris (7ème) et il faut s’inscrire : [email protected]

L’islam et l’immigration figurent parmi les thèmes centraux de la campagne électorale. Comment Mission Ismérie se situe-t-telle dans ce contexte ?

Mission Ismérie n’a pas d’ambition politique sauf à considérer l’aspect métapolitique de toute action au service d’un pays. Notre inquiétude pour l’avenir de la jeunesse et, au-delà, de la France et notre volonté d’avoir un impact, à notre échelle, sur l’évolution de la scène religieuse dans notre pays peuvent en effet présenter des sujets convergents dans le contexte des prochaines échéances électorales. L’islam et l’immigration sont des thématiques que le politiquement correct a voulu recouvrir d’un tabou définitif mais le réel semble opérer un retour de balancier, par la force des choses.

Les chrétiens issus de l’islam sont heureux d’avoir rencontré et choisi le Christ. Ils sont fiers d’être chrétiens et leur conversion les a le plus souvent entraînés à aimer la France. C’est déjà un résultat politique ! Mais ce que nous impressionne encore plus, c’est que les convertis sont d’extraordinaires apôtres auprès des « gaulois ». Un français de souche qui témoigne de sa foi chrétienne, ça n’émeut pas grand monde. En revanche, une personne d’origine musulmane qui a choisi le Christ en dépit de toutes les difficultés auxquelles elle s’expose en quittant l’islam, cela interroge forcément ! E leur fierté d’être chrétiens est communicative : avec eux, on redécouvre, s’il le fallait, la joie et la fierté d’appartenir au Christ. Mission Ismérie, c’est d’abord cela !

PfizerGate

Un article du British Medical Journal révèle qu’un sous-traitant du groupe pharmaceutique Pfizer, chargé de mener une petite partie des essais cliniques de son vaccin anti-Covid 19, a commis de nombreux manquements lors de ces tests. Le groupe texan Ventavia, spécialisé dans la tenue d’essais cliniques et chargé l’an dernier par Pfizer d’évaluer l’efficacité de son vaccin anti-Covid, a notamment «falsifié des données» et «tardé à assurer le suivi d’effets secondaires».

La source principale de l’article est une ancienne employée de Ventavia, Brook Jackson, qui y a travaillé pendant deux semaines lors des essais du vaccin Pfizer/BioNTech, avant d’être licenciée. Brook Jackson dit avoir été témoin de nombreux manquements. Parmi ces derniers, elle accuse notamment Ventavia d’avoir, par ses inconséquences en matière d’étiquetage, compromis l’attribution en double aveugle du vaccin. Le personnel qui effectuait les contrôles de qualité était submergé par le nombre de problèmes qu’ils trouvaient. Après avoir informé à plusieurs reprises Ventavia de ces problèmes, le directeur régional, Brook Jackson, a envoyé une plainte par courrier électronique à la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis. Ventavia l’a licenciée le même jour, après 20 ans de carrière. Jackson a fourni au BMJ des dizaines de documents internes à l’entreprise, de photos, d’enregistrements audio et d’e-mails.

Pfizer a été inculpé 74 fois d’infractions pénales et civiles et a payé un total de plus de 4 milliards de $ d’amendes. Les infractions:

  • commercialisation non approuvée de produits,
  • corruption,
  • fausses déclarations,
  • violations de la sécurité

Ventavia avait été nommé au Award des meilleurs sites cliniques en 2020 et 2021. Après l’officialisation des magouilles sur les coronavirus du laboratoire P4 de Wuhan, voici le PfizerGate, sur les essais apparemment truqués de Pfizer. Les “complots” d’hier sont les vérités aujourd’hui.

Les fous ne sont pas en Afrique…

Grégoire Ahongbonon publie, avec la contribution de Thomas Oswald, un témoignage sur les derniers oubliés d’Afrique, ces malades mentaux qui vivent enchaînés. Grégoire Ahongbonon, ancien patron d’une petite flotte de taxis, ancien réparateur de pneus et père de six enfants, a fondé l’association Saint-Camille, qui oeuvre depuis trente ans pour prendre soin de ces malades, mais aussi des enfants des rues, des lépreux et des prisonniers.

Rattrapé par une voix intérieure, au bord du suicide, il revient à l’Évangile de son enfance et choisit de se dévouer corps et âme à secourir les exclus : « La vie qu’on t’a donnée n’est pas pour toi. » Les malades trop pauvres pour se soigner, les prisonniers parqués dans des conditions inhumaines, les enfants des rues et les lépreux deviennent sa priorité. Mais sa grande découverte, ce sont ces « fous », parias d’une société africaine rejetant les malades mentaux comme possédés, qui vivent enchaînés à des arbres. Avec les membres de l’association Saint-Camille, qui l’accompagnent dans son oeuvre, il sillonne désormais les routes, la foi chevillée au corps, pour tenter d’endiguer les misères qu’il côtoie. Et si on lui demande quels sont ses plans, le chauffeur de taxi répond que ce n’est plus lui qui conduit : désormais c’est Dieu qui guide sa vie…

Invité à témoigner dans différentes instances internationales, il ne comprend pas le laïcisme de l’Occident, cette folie atrophiante :

Mais Marco continue ses recommandations : “En revanche, je dois te le dire, même si ce n’est pas de Gaîté de coeur : à la Banque mondiale, tu ne dois pas parler de Dieu”. Je me réveille d’un coup : “Tu ne vas pas t’y mettre toi aussi ! On m’a déjà demandé ça en Europe, je n’ai jamais compris… Je n’y suis jamais arrivé. Si je ne parle pas de Dieu, je parle de qui ?” Effectivement, à plusieurs reprises mes hôtes européens m’ont demandé de ne pas parler de Dieu lors de telle ou telle conférence. Mais je ne prépare pas mes conférences, je témoigne simplement de mon histoire, alors à un moment ou à un autre le nom de Dieu vient forcément s’immiscer dans ma présentation. C’est plus fort que moi…

Tsunamigration

De Bernard Antony :

C’est en 1973 que parut «  le camps des saints » du grand écrivain et fidèle ami Jean Raspail. Avec, chaque jour un peu plus, les vagues déferlantes de ce que j’ai appelé la « tsunamigration », on peut mesurer, si on le lit ou si on le relit, combien ce roman d’anticipation fut magistralement prophétique.

Du sud vers le nord, de l’orient vers l’occident, cent fois, mille fois plus lors de ce que l’on appelait dans les livres d’histoire de nos écoles du temps jadis, « les grandes invasions barbares », Indiens, Africains, Nord-Africains, Turcs, Caucasiens de toutes ethnies et de toutes races viennent s’échouer sur nos rivages, les uns pour s’y fixer par centaines de milliers comme en notre Provence, les autres pour exiger à terme de pouvoir continuer après la traversée de la France vers quelque destination outre-Manche.

On apprend ces jours-ci que pour éviter, coûte que coûte, comme dirait le chef de l’Etat, l’incessante reconstitution de la « jungle de Calais » et autres zones de non-droit toujours plus dangereuses pour nos compatriotes du Nord et du Pas-de-Calais, le gouvernement macronéronien entend désormais « proposer » aux migrants des « hébergements d’urgence ». Comment ne pas comprendre qu’il s’agira en réalité de l’institution d’une zone de transit de plus en plus vaste mais que l’on aménagera et censée devoir être contrôlée ?

Et c’est ainsi que nos côtes septentrionales pourraient bientôt, vues de loin, bien sûr, évoquer ce qu’elles furent sous le Premier Empire, quand elles étaient parsemées des camps de la Grande Armée en attente de débarquement sur les rivages de la perfide Albion.

Mais la ressemblance s’arrête là, car les migrants venus de toutes parts, et sans que leur agglutination puisse ressembler en quoi que ce soit à une armée disciplinée, ne recevront aucun ordre impérial de repartir vers quelque conquête de la Russie ou de retourner dans leurs pays.

On peut lire sur cet immense et hélas durable phénomène que la faute en incombe aux passeurs. Ces derniers en effet, des côtes de Turquie, à celles de Lybie tirent partout de grands profits de ce que les « migrants » doivent leur payer.

Curieusement d’ailleurs, car ces migrants, réputés très pauvres, ont pu se doter des très fortes sommes requises par leurs exploiteurs.

Mais entend t-on jamais évoquer des captures, procès et condamnations de ces derniers ?

La France, l’Espagne, l’Italie, la Grèce, sont-ils des Etats à ce point impuissants qu’ils ne puissent les intercepter et s’en saisir après les débarquements de leurs « passagers » ?

On le voit bien les dangers de la tsunamigration ne tiennent qu’à l’idéologie immigrationniste qui débilite nos Etats et leurs magistratures.

Les femmes “travaillent gratuitement” à cause des inégalités de salaires. Et les mères ?

Depuis hier, une propagande tente de montrer qu’il y a une inégalité salariale entre les femmes et les hommes, au point que, depuis le 3 novembre à 9h22 (sic), les femmes travaillent gratuitement… La palme revient à Marlène Schiappa, ministre surpayée à ne rien faire (elle a publié pas moins de huit livres depuis cinq ans, dont le dernier vendu à 64 exemplaires !)

La réalité, pourtant connue, c’est que le salaire des femmes augmente moins vite à partir du moment où elles ont des enfants, comme notre société ne soutient ni la natalité ni les familles. Selon une étude de l’INSEE de 2019, les femmes perdent en moyenne 25 % de leur salaires cinq ans après la venue d’un enfant. Les mères sont plus souvent à temps partiel, notamment les années qui suivent une naissance. Les mères sont moins enclines à changer d’employeur, en particulier deux années avant et dix années après une naissance. Enfin, les sorties du marché du travail des mères de jeunes enfants ont aussi un impact sur l’évolution du salaire.

Sans parler des divorces et séparations : chaque année, le rapport du Secours catholique nous montre que les plus pauvres sont souvent des mères seules avec leurs enfants. Pour concilier vie familiale et vie professionnelle, les mères ont tendance à privilégier des entreprises plus proches du domicile familial, près des lieux de garde, des écoles et des activités des enfants, offrant une plus grande flexibilité horaire. Autant de conditions qui leur permettent de concilier vies professionnelle et familiale, mais réduisent leurs marges de négociation avec les employeurs et leurs opportunités salariales.

Selon une étude de l’INSEE de 2020,

« Les mères ont ainsi une probabilité d’accéder aux 1 % des emplois les mieux rémunérés inférieure de 60 % à celle des pères, alors que la probabilité d’accès des femmes sans enfant n’est inférieure à celle des hommes sans enfant que de 30 % ».

Plus les femmes ont d’enfants, plus elles sont pénalisées sur le plan salarial : à temps de travail équivalent, une mère de famille de trois enfants ou plus est rémunérée 31,3 % de moins qu’un père de famille.

Une mère ayant un enfant a, en moyenne, une rémunération inférieure de 12 % à celle d’un homme dans la même situation. Pour deux enfants, on passe à 21 %, et pour trois enfants, la barre monte jusqu’à 31 % ! Pour les femmes sans enfants, l’écart est le plus bas puisqu’il est de 7 % comparé à un homme sans enfants.

Islamo-européisme : l’affiche qui manquait à la campagne

Une campagne conjointe de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe affirme tranquillement que « la liberté est dans le hijab ». Aux frais du contribuable. Deux associations européennes réputées proches de l’idéologie des Frères musulmans y ont contribué.

Et l’on nous affirme qu’elle a été « retirée ». Et cela grâce au gouvernement français, selon Sarah El Haïry, secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse. Mais cette campagne arrive au moment où les Français vont pouvoir visiter une propagande baptisée «Arts de l’Islam, un passé pour un présent» à travers 18 expositions simultanées visant à poser un nouveau regard sur les arts et les cultures de l’islam. Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, souligne que l’exposition entend notamment

«contribuer à changer la vision des Français sur l’islam, qui n’est pas uniquement une religion, mais aussi une civilisation qui couvre une grande partie du monde».

La campagne de l’UE a été retirée… de Twitter. A moins de considérer qu’il n’y a aucune forme de communication en dehors de Twitter, c’est un mensonge de dire qu’elle a été retirée. Les photos ci-dessous sont prises du site du Conseil de l’Europe :

L’UE a oublié celle-ci. Voilà c’est réparé (et sans avoir fait payer le contribuable) :

 

C’est arrivé un 3 novembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 03 novembre 1226 : Blanche de Castille nommée régente.
  • le 03 novembre 1388 : Charles VI prend le pouvoir.

Une assemblée du Conseil du Roi se tient au palais épiscopal de Reims, pour retirer aux oncles du monarque la régence. Ils sont de plus en plus impopulaires. Dans un mois le Roi aura vingt ans. Les ducs de Bourgogne et de Berry sont remerciés.

  • le 03 novembre 1637: Notre Dame apparaît à Frère Fiacre, avec le futur Louis XIV dans les bras.

Le Frère Fiacre, religieux du couvent des Augustins de Montmartre, à Paris, alors qu’il priait à cette intention reçoit la révélation de la naissance future de Louis XIV, si 3 neuvaines sont célébrées à cet effet : « la première adressée à Notre Dame de Grâces, en Provence, la seconde à Notre Dame de Paris, la troisième à Notre Dame des victoires. » Entre cette révélation et la possibilité pour le frère Fiacre de convaincre ses supérieurs 6 ans se passent. Le 3 novembre 1637, la Sainte Vierge lui apparaît en tenant un enfant :

« N’ayez pas peur, je suis la Mère de Dieu, et l’enfant que vous voyez est le dauphin que Dieu veut donner à la France. » rapporte le manuscrit des archives du couvent (conservé à la Bibliothèque Nationale, contresigné du vicaire général et du prieur de l’époque).

Le 05 décembre 1637 le frère Fiacre termine les neuvaines qu’il n’a pu transmettre à la famille royale. Ce même jour Anne d’Autriche est déclarée enceinte. Voir les chroniques du 10 février, du 15 aout et du 5 septembre.

  • le 03 novembre 1762 : Traité de Fontainebleau.

Après l’échec de la guerre de 7ans, la France cède secrètement la Louisiane à l’Espagne pour lutter contre l’hégémonie britannique dans la région.

  • le 03 novembre 1867: bataille de Mentana.

Les 7000 volontaires garibaldiens, les chemises rouges, tentent de pénétrer à Rome et d’en chasser le pape Pie IX. Le roi d’Italie attendra la défaite de la France face à la Prusse pour se saisir de la ville de Rome et en faire sa capitale.

La colonne est écrasée à Mentana par les soldats pontificaux qui bénéficient du soutien d’un contingent français commandé par le général de Failly, aide de camp de l’empereur Napoléon III. Pour les militaires français, c’est un franc succès. «Les chassepots ont fait merveille», dit-on à l’état-major à propos des nouveaux fusils sur lesquels on avait quelques inquiétudes. La formule scandalise l’opinion libérale furieuse de voir la France défendre l’Eglise.

Les Français ne poursuivent pas Garibaldi, personnage populaire dans le monde entier. Le rebelle est arrêté près de Florence par les carabiniers italiens. Il est libéré trois semaines plus tard sur la promesse de ne plus quitter son île de Caprera…promesse qu’il ne respectera évidemment pas.

L’empereur avait jusque là soutenu la cause des nationalistes italiens. Tiraillé entre ses sympathies nationalistes et ses engagements envers la papauté et les catholiques français, il combat désormais ses anciens amis.

  • le 03 novembre 1870 : début du siège de Belfort.

Le maréchal prussien Moltke à la tête de 40 000 hommes établit un siège à Belfort. La ville est gouvernée par le colonel français Denfert-Rochereau qui va la défendre pendant 104 jours. Belfort ne se rendra qu’après la capitulation française et sur ordre du gouvernement, le 18 février 1871.

  • le 03 novembre 1898: le capitaine Marchand reçoit l’ordre d’évacuer Fachoda.
  • le 03 novembre 1881: la 1ère pierre de la basilique en l’honneur de Jeanne d’Arc, dédiée à Saint-Michel, est posée à Domrémy, au bois Chenu où elle entendit ses voix.
  • le 03 novembre 1925 : premier journal parlé radiodiffusé depuis la Tour Eiffel.
  • le 03 novembre 1959 : le président De Gaulle prononce un discours devant l’Ecole militaire de St-Cyr sur la défense française.

Il annonce la nécessité de développer la force nucléaire française. L’ONU s’y oppose, poussée par les Américains qui chercheront par tous les moyens à empêcher la France d’acquérir l’arme de la souveraineté.

“Tous les votes électroniques dans les partis sont truqués, comme on ment systématiquement sur le nombre d’adhérents”

De J. Lavrilleux dans “Histoire secrète de la droite française“, Davet & Lhomme :

Ne vous fa^tes pas trop d’illusion sur la pseudo-primaire au sein de LR.

A quand le retour des vraies controverses doctrinales au sein de l’Eglise ?

Le père Édouard Divry o.p., ingénieur de l’École Centrale, maître en philosophie, docteur en théologie (Fribourg, Suisse), est un dominicain de la province de Toulouse. Professeur habilité de la faculté de théologie de Lugano (Université suisse italienne), il enseigne également à l’université dominicaine Domuni, au séminaire diocésain de Bayonne‚ ainsi qu’en divers centres théologiques.

Il vient décrire un petit ouvrage sur Le bienfait des controverses doctrinales dans l’Eglise, préfacé par Mgr David Macaire. Telle la dialectique, il explique comment les controverses ont permis à l’Église de clarifier sa doctrine. En somme, l’hérésie oblige le Magistère à expliquer, réexpliquer, affiner la doctrine, en s’ajustant aux questions de chaque époque. Face à la pensée occidentale moderne gangrenée par la « dictature du relativisme », le père Édouard Divry propose la controverse, la dispute, comme recherche de la vérité.

À partir des tentations du Christ au désert, sur l’avoir, le savoir et le pouvoir, il analyse les grands débats théologiques, philosophiques, historiques, politiques, scientifiques ou culturels qui ont traversé l’Église des origines à nos jours : Galilée et le statut du progrès scientifique, l’immaculée conception de la Vierge, la prédestination, ou plus récemment la peine de mort, la liberté religieuse, la communion des « divorcés-remariés », l’ordination des femmes, la Pachamama…

Alors qu’aujourd’hui règne une fausse culture du dialogue, d’un côté souvent basé sur l’ignorance voire la naïveté, et de l’autre inexistant (il est interdit de discuter des bienfaits du Concile ou de la messe moderne…), l’auteur remet à l’honneur la culture du débat, respectueuse du magistère, aiguillon pour l’éclosion de la bonne expression de la vérité.

L’UE compte-t-elle imposer l’IVG aux États africains ?

L’Union européenne utilise-t-elle l’accord de Cotonou pour imposer l’avortement aux pays africains ? Alors que de nombreux États en Afrique mais aussi en Europe, cherchent à réduire le recours à l’avortement, l’UE entend conditionner ses aides au développement à la légalisation de l’avortement. Analyse de l’ECLJ sur RCF :

Election en Virginie : un revers pour Joe Biden

L’ancien gouverneur démocrate Terry McAuliffe, proche de Bill Clinton et allié du président Joe Biden, a perdu l’élection de gouverneur dans un Etat pourtant remporté avec 10 points d’avance par les démocrates en novembre 2020.

La Virginie élit depuis 1851 son gouverneur l’année suivant l’élection présidentielle. Cette année, le scrutin prend des allures d’oracle national. Le Parti démocrate a battu le rappel de toutes les personnalités pour tenter de motiver les électeurs. Barack Obama, Joe Biden, Kamala Harris sont venus ces dernières semaines faire campagne en Virginie aux côtés de McAuliffe.

McAuliffe a pâti de la dégringolade de Joe Biden dans les sondages, qui n’obtenait plus ces dernières semaines que 42 % d’opinion favorables. Mais le républicain Glenn Youngkin a mené une campagne habile, en insistant sur les questions culturelles, qui mobilisent à la fois les électeurs trumpistes et un électorat républicain plus traditionnel. Le débat s’est focalisé sur les thèmes favoris de la « guerre culturelle » , qui oppose républicains et démocrates.

« Nous voulons que soit enseignée toute l’histoire de ce pays, et pas seulement les aspects négatifs. J’abrogerai dès mon entrée en fonction l’enseignement de la théorie critique de la race. La dernière chose que nous voulons, c’est apprendre à nos enfants à tout voir sous le prisme racial ! »

Le républicain Glenn Youngkin devance de 2,7 points d’avance son adversaire. Il a emporté le vote rural traditionnellement conservateur, a aussi réussi de bons scores dans les fiefs démocrates du nord de l’Etat.

“Nous allons gagner” cette élection même si elle est “serrée”, avait affirmé avant la fermeture des bureaux de vote Joe Biden depuis Glasgow, où il participe à la COP26.

La victoire de Glenn Youngkin offre aux républicains une stratégie pour reconquérir le Congrès, où les démocrates disposent d’une majorité fragile, aux élections de mi-mandat en novembre 2022.

Un républicain était également en tête de l’élection pour le poste de gouverneur du New Jersey, selon des résultats partiels. Jack Ciattarelli devançait de deux points le démocrate Phil Murphy, qui brigue un second mandat.

Les démocrates ont toutefois emporté une victoire attendue avec l’élection d’Eric Adams, un Afro-Américain, ex-délinquant, ancien policier et syndicaliste antiraciste, comme prochain maire de New York.

Gestion de la crise sanitaire : que de la communication

La Lettre A révèle que le Service d’information du gouvernement (SIG) a dépensé 28 millions d’euros en 2020, soit le double de son enveloppe initiale, pour la communication des ministères. Le “quoi qu’il en coûte” d’Emmanuel Macron prend tout son sens :

Sous couvert de fonctionner à enveloppe budgétaire constante – 14,2 millions d’euros par an – le Service d’information du gouvernement (SIG), dirigé par Michaël Nathan, dépense bien plus qu’il ne devrait. L’organe de com’ des ministères, sous la tutelle de Matignon, consomme au moins le double de son enveloppe annuelle depuis 2020. Ces chiffres figurent dans le dernier rapport budgétaire de la députée Les Républicains (LR) Marie-Christine Dalloz. Le document détaille l’explosion de ces crédits : en 2020, le SIG a dépensé 28,6 millions d’euros, dont une partie concerne la mise en place d’une plateforme d’appel spéciale Covid-19. Cette année, l’enveloppe de 14,2 millions d’euros était déjà intégralement engloutie au 1er octobre. La députée LR évalue à près de 30 millions d’euros les dépenses supplémentaires pour 2021.

Par un tour de passe-passe budgétaire, le SIG a bénéficié de discrets transferts de crédits pour assurer ses missions de com’ au second semestre 2021. Le gouvernement a ainsi transféré par décret, le 28 juin, 10,7 millions d’euros au titre du plan de relance, officiellement “afin de mettre en œuvre des actions de communication” dédiée. Dans le détail, le service com’ de Matignon a dépensé 3,7 millions d’euros en mai pour la campagne “les Portraits de la relance” puis 7 millions d’euros à partir de l’automne, afin d'”accroître la visibilité de la mise en œuvre du plan de relance dans les territoires”. Ces importantes dépenses surviennent avant le lancement de la campagne présidentielle, période où le SIG devra rester en retrait.

L’organisme a également bénéficié de 10 millions d’euros en provenance du programme Handicap, au titre de ses nouvelles missions de com’ ministérielle sur l’accessibilité. Au sein de cette enveloppe, 6 millions d’euros proviennent de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) et 3,5 millions ont été versés pour une campagne de prévention contre la drogue.

Par ailleurs, le SIG continue de recourir régulièrement aux sondages pour tester les réformes du gouvernement dans l’opinion. Au total, 31 lots ont été commandés entre janvier et septembre 2021, pour un coût total de 2,1 millions d’euros, dont 0,4 million d’euros en lien avec la crise sanitaire. L’année précédente, 42 études avaient été menées pour un montant de 2,6 millions d’euros, au bénéfice des principaux instituts de la place de Paris. […]

Matignon justifie ce dépassement par la crise sanitaire et la « relance économique » :

« Un certain nombre de politiques publiques déployées […] sont efficaces à la condition d’être connues, ce qui justifie de déployer un effort de communication ».

L’entourage du Premier ministre pointe notamment la nécessité de communiquer sur la vaccination.

Les traditionalistes très bien accueillis à Rome

L’abbé Barthe a été interrogé par Anne Le Pape dans Présent à propos du dixième pèlerinage ad Petri sedem Summorum Pontificum. Extrait :

[…] Nous pouvons dire que près de mille fidèles ont pu suivre les divers offices.

Pensez-vous qu’une partie des pèlerins est venue en réponse à Traditionis Custodes ?

Ah oui ! C’est certain. Beaucoup voulaient montrer qu’ils existaient toujours et qu’ils ne voulaient pas mourir. On le sentait, les gens présents le disaient, c’était très clair. Ils sont d’ailleurs prêts à revenir, autant de fois qu’il le faudra.

Quelle impression avez-vous eue quand vous avez assisté à la messe traditionnelle célébrée à la Chaire de saint Pierre après ce motu proprio ? Cela a dû être un moment particulièrement curieux pour vous et pour tous les assistants ?

C’était très étrange, en effet. Cela fait partie des choses romaines dont on n’arrive pas à trouver l’explication. C’était un moment très émouvant, bien sûr, être là, chanter la messe dans la basilique Saint-Pierre… Nous avons été accueillis tout à fait correctement, sans problème particulier apparemment. Donc une impression de satisfaction évidemment, d’action de grâce aussi, quasiment de miracle. Et aussi un peu d’incompréhension. En fait une heureuse surprise !

Avez-vous eu connaissance de réactions à votre venue de la part du Vatican ?

Non, pour l’instant aucune. Il y en aura forcément, pour l’instant rien. Le cardinal Gambetti, l’archiprêtre de Saint-Pierre, est venu pendant un moment assister à la célébration, puis est reparti. Mais pour l’instant je n’ai aucun commentaire.

Avez-vous reçu des marques de soutien de la part de certains prélats ?

Oui, certainement ! Bien sûr, tous les prélats qui soutenaient n’étaient pas présents, malheureusement. Mais, en effet, certains étaient très heureux que notre pèlerinage puisse avoir lieu, qu’il puisse continuer.

Quels étaient les prélats qui étaient là ? A part Mgr Descourtieux, qui officiait à Saint-Pierre le dimanche ?

En sus de Mgr Descourtieux se trouvaient quelques chanoines de l’Eglise romaine et Mgr Agostini, cérémoniaire du pape, qui non seulement est venu mais a même célébré les vêpres solennelles de la Sainte Vierge au Panthéon. Il s’y trouvait aussi de nombreux pèlerins, c’était très émouvant – le Panthéon est un lieu à haute teneur symbolique – et très beau. […]

Passeport sanitaire : la logique du système chinois de crédit social

Marion Maréchal a été longuement interrogée dans le magazine américain en ligne IM-1776. L’entretien est à lire ici. Elle aborde la gestion politique de la crise sanitaire :

La France reste l’un des pays les plus restrictifs d’Europe. Nous avons eu une série de mesures ridicules, de mensonges et de démonstrations d’incompétence, poussés à un degré vraiment incroyable. Depuis presque deux ans, nous vivons sous un régime d’état d’urgence qui suspend le fonctionnement normal de nos institutions. Le président et le gouvernement peuvent violer les libertés fondamentales par un simple décret. Les cours et tribunaux, bien sûr, acceptent toutes les décisions du gouvernement, sans jamais les remettre en question.

Aujourd’hui, nous vivons avec le soi-disant pass sanitaire, qui est une coercition vaccinale déguisée, car les non-vaccinés sont censés se tester chaque fois qu’ils vont dans un café ou un restaurant, ou même dans un hôpital public. Si vous n’êtes pas testé, vous ne pouvez même pas utiliser l’hôpital pour lequel vous payez des impôts. Depuis le 15 octobre, les tests ne sont plus gratuits.

À mon avis, nous sommes entrés dans la logique du système chinois de crédit social, et je le dis en pesant mes mots. Nous avons maintenant deux catégories de personnes, les vaccinés qui ont droit à une vie normale, et les non vaccinés dont la vie est rendue impossible. Je n’en reviens pas, alors que nous sommes un des pays les plus vaccinés au monde et que la situation épidémique actuelle ne justifie pas le maintien de ces mesures. Même le Conseil constitutionnel a dit qu’il n’approuvait ces mesures qu’à condition qu’elles soient limitées dans le temps.

Je pense donc que nous sommes entrés dans une période où règne la logique d’un État qui prétend poursuivre le “bien” public en dépit de la volonté des gens et sans tenir compte de leurs souhaits. Il est évident que ces outils que l’État s’est appropriés pendant l’épidémie pourront être utilisés à l’avenir à d’autres fins politiques, par exemple pour restreindre les déplacements au nom de la “sauvegarde de la planète”. Je pense que chaque Européen se verra attribuer une identité numérique qui contiendra à terme toutes nos informations sociales, fiscales, bancaires et sanitaires. Lorsque ces outils tomberont entre de mauvaises mains, ils entraîneront un niveau de surveillance sociale qui me préoccupe beaucoup. On peut imaginer que quelqu’un qui ne paierait pas un billet demain, ou qui ne serait pas vacciné, perdrait son droit de vivre une vie normale.

Ludovic Genin fait également le rapprochement, dans Epoch Times, entre le système chinois et la France :

[…] En Chine depuis 2018, le système de crédit social surveille à grande échelle le comportement de chaque Chinois en utilisant internet, les caméras de surveillance et les techniques de reconnaissance faciale et vocale. Les courriels, les transactions en ligne, les posts de chaque citoyen, leurs déplacements, leurs choix de lecture, leurs amis, etc., tout est enregistré dans une base de données centralisée où un algorithme attribue une « note de crédit social », continuellement mise à jour.

Dans ce système, ceux qui obtiennent les points de « crédit » les plus élevés bénéficient d’un meilleur accès à l’emploi, aux universités, aux transports, aux commerces, aux loisirs, etc., tandis que ceux qui obtiennent les notes les plus faibles se heurtent à des restrictions dans leur vie quotidienne.

La délation des « mauvais comportements », faire l’éloge du gouvernement, donner son sang sont par exemple récompensés par des points. Ne pas traverser au feu rouge sur le passage piéton, critiquer le Parti sur les réseaux sociaux, défendre les droits de l’homme, etc. sont sanctionnés par une perte de points. Pire, ceux dont les notes sont les plus basses sont considérés comme une menace pour la société. Ils risquent d’être arrêtés à titre préventif et d’être envoyés dans des établissements pénitenciers de « rééducation ».

Le développement du système de crédit social prend ses racines dans le sentiment de lutte du PCC et sa peur de perdre le pouvoir en Chine. Pour resserrer son emprise sur le peuple chinois, le Parti a renforcé ces dernières années son contrôle sur tous les aspects de la société en imposant l’utilisation des technologies dans la vie quotidienne des Chinois. […]

En France aujourd’hui, si votre passe sanitaire n’est pas à jour, vous risquez d’être suspendu de votre entreprise, vous ne pourrez plus aller au restaurant, au cinéma, au théâtre ou au musée. Si vos enfants de plus de 12 ans n’ont pas leur passe sanitaire à jour, ils ne peuvent plus faire d’activité extrascolaire. Vous ne pourrez pas aller à l’hôpital pour voir un proche ou pour une opération (sauf aux urgences). Pour les personnes déjà vaccinées, il vous faudra certainement certifier d’une nouvelle dose tous les six mois pour être « à jour » et une question démocratique majeure se pose pour les élections présidentielles de 2022, si seuls les « bons » citoyens auront accès aux bureaux de vote pour aller voter.

Un rapport du Sénat, présenté début juin par la délégation sénatoriale à la prospective, s’appuie sur les mesures prises par plusieurs pays asiatiques – dont la Chine, pour envisager l’évolution du passe sanitaire en France. Drones, portiques à l’entrée des métros avec reconnaissance faciale et caméras thermiques, boîtier porté autour du cou émettant un son de 85 décibels pour faire respecter les distanciations (non retenu mais pouvant être « simplement » remplacé par un smartphone, selon le rapport), etc. l’épidémie de Covid-19 nourrit une imagination féconde sur les différents moyens de restreindre les libertés des Français.

Dans ce rapport, les sénateurs ont étudié par exemple comment imposer à une personne positive au Covid une quarantaine avec un bracelet électronique, une « désactivation du titre de transports en commun, une détection automatique de la plaque d’immatriculation par les radars » et la géolocalisation de ses déplacements en cas de confinement. Les paiements par carte bancaire pourraient être également scrutés, voire désactivés si vous ne respectez pas les règles et les amendes seront directement prélevées sur votre compte en cas d’« infraction ».

Les élites françaises restent fascinées par la Chine. Un rapport de l’IRSEM (654 pages pdf), l’Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire, décrypte les opérations d’influences chinoises :

Pendant longtemps, on a pu dire que la Chine, contrairement à la Russie, cherchait davantage à être aimée que crainte ; qu’elle voulait séduire, projeter une image positive d’elle-même dans le monde, susciter l’admiration. Pékin n’a pas renoncé à séduire, à son attractivité ni à son ambition de façonner les normes internationales, et il reste très important pour le PCC de ne pas « perdre la face ». Mais, en même temps, Pékin assume de plus en plus d’infiltrer et de contraindre : ses opérations d’influence se sont considérablement durcies ces dernières années et ses méthodes ressemblent de plus en plus à celles employées par Moscou. C’est un « moment machiavélien » au sens où Pékin semble désormais estimer que, comme l’écrivait Machiavel dans Le Prince, « il est plus sûr d’être craint que d’être aimé ». Ce qui correspond donc à une « russianisation » des opérations d’influence chinoises. Ce rapport s’intéresse à cette évolution, avec l’ambition de couvrir tout le spectre de l’influence, de la plus bénigne (diplomatie publique) à la plus maligne, c’est-à-dire l’ingérence (activités clandestines). Pour ce faire, il procède en quatre parties, présentant successivement les concepts, les acteurs, les actions et quelques cas.

380 000 bénéficiaires de l’Aide Médicale d’Etat

Cette aide médicale est réservée aux immigrés illégaux…

Un rapport parlementaire souligne :

Au terme de ses travaux, la rapporteure spéciale a recensé onze dispositifs différents dispensant des soins aux étrangers en situation irrégulière. Si l’AME constitue la clé de voûte de cette organisation, celle-ci repose également sur d’autres mesures parfois peu connues et dont l’ampleur peut être importante. Le coût de ces différents dispositifs a représenté 1,5 milliard d’euros en 2019 et leur étendue témoigne d’une exception française en attente d’une réelle réforme.

Islam et islamisme : pas d’amalgame ?

Professeur émérite de l’université Michel de Montaigne Bordeaux 3 et de l’institut catholique de Toulouse, Marie-Thérèse Urvoy a enseigné l’islamologie, l’histoire médiévale de l’islam, l’arabe classique et la philosophie arabe. Auteur ou co-auteur d’une vingtaine d’ouvrages sur l’islam, elle vient de publier Islam et islamisme, Frères ennemis ou frères siamois ?

Les médias, les politiques et même des musulmans tentent de distinguer l’islam, cette religion RATP (Religion de l’Amour Paix et Tolérance) et islamisme, cette utilisation politique et violente de l’islam. L’islamisme constitue-t-il une rupture avec l’islam‚ comme cela est souvent défendu‚ ou n’est-ce que son prolongement mécanique ?

Avec la rigueur et l’objectivité scientifique d’une experte reconnue, Marie-Thérèse Urvoy entend lever les confusions et en finir avec les affirmations passionnelles. Elle montre combien, et de manière constante à travers l’histoire, cette question prend sa source dans le Coran, dans une tension permanente entre visée spirituelle et ambition d’emprise sur le monde. Tout l’enjeu est donc de comprendre si l’islam est en mesure de se réformer, de manière à concilier son ordre inhérent avec les idéaux de ce temps.

Par les moyens de l’islamologie et de l’histoire, cet ouvrage offre les éléments de compréhension globale de l’islam, de ses mouvements sociopolitiques, de ses schèmes mentaux (réformisme, « retour à la charî‘a », rôle de la violence) et des concepts médiatiques récents d’« islam spirituel » ou d’« islam des Lumières ».

L’auteur montre que, au préalable, il n’y a pas de magistère en islam :

Il n’existe pas en islam de magistère dans le sens du christianisme qui désigne le pouvoir d’enseignement nécessairement inhérent à l’Eglise en tant que communauté eschatologique définitive de ceux qui croient au Christ. Le christianisme est une “orthodoxie”, un système de croyances dont la négation est une “hérésie” ; l’islam est une “orthopraxie”, c’est-à-dire que c’est un certain nombre d’actes qui définissent le croyant, dont, en premier lieu, la profession de foi qui contient toute la dogmatique essentielle : une unicité de Dieu et prophétie de Muhammad.

[…]

Des mots comme laïcité, république, démocratie, modernité, assimilation, etc., n’ont pas de statut dans le corpus doctrinal du musulman et n’ont donc aucune résonance dans sa conscience religieuse, du plus modéré au plus violent.

[…]

L’Etat, laïque, n’a aucune vocation à organiser une religion. Islam de France ou Musulmans de France n’ont pas lieu d’exister. […] Dénoncer l’islam politique est un pur dénidu texte coranique et des traditions prophétiques. L’islam politique, c’est principalement l’islam des textes.

Abus d’autorité et cléricalisme : l’AFSAN face à une situation de blocage dans le diocèse de Grenoble-Vienne

Communiqué de l’AFSAN suite à sa manifestation ce jour devant la cathédrale de Grenoble (relayée par Le Dauphiné) :

Alors que l’AFSAN a rencontré Monseigneur de Kerimel dans un entretien en apparence cordial, l’association se trouve dans l’obligation de manifester une nouvelle fois son mécontentement et sa tristesse face à une situation de blocage sans issue apparente. En effet, l’évêque de Grenoble-Vienne reste campé sur une position qu’il ne justifie pas autrement que par un argument d’autorité – un abus d’autorité ?

OBÉISSANCE : DRAPÉ DERRIÈRE L’ARGUMENT D’OBÉISSANCE, L’ÉVÊQUE REFUSE LE STATU QUO

« On ne se trompe jamais à obéir ». C’est à cet argument sans appel que Monseigneur de Kerimel est revenu sans relâche, éludant questions, objections et discussions de fond. Tout porte à croire que l’évêque a une notion d’obéissance aux antipodes de ce qu’enseigne l’Église, en cohérence manifeste avec celle qu’il a de l’autorité : celui qui a l’autorité parle, les autres doivent obéir sans discussion. Dans le jargon, on appelle ça cléricalisme. Depuis le rapport Sauvé, on sait mieux hélas à quels abus ce genre de positionnement a mené.

L’AFSAN est cependant sûre d’être dans l’obéissance, ayant lu, écouté, travaillé les propos du Saint-Père, qui a explicité les tenants et aboutissants de son Motu proprio. François a ainsi affirmé aux évêques français en visite à Rome qu’il ne souhaitait pas la destruction de tous les groupes utilisant la messe traditionnelle. Il leur a demandé de veiller à ce que l’utilisation de cette liturgie ne soit pas le paravent d’une idéologie de refus du concile Vatican II. Il leur a demandé d’être paternel avec les autres groupes qui utilisent cette liturgie dans un esprit ecclésial et apaisé.

Fidèles au magistère, nous ne sommes pas concernés par l’idéologie désignée et donc par le Motu Proprio, nous n’avons pas à subir une attitude qui s’apparente à une sanction. Le pape l’a dit : les évêques doivent être les pasteurs qui sortent de la rigidité des lois. Ne serait-ce pas justement cela, obéir ?

“Au jugé de ce qui se passe dans son diocèse, l’évêque peut appliquer le statu quo”. Les mots propres de l’évêque résonnent alors comme une sentence : à notre demande de statu quo, accompagné d’une proposition de groupes de travail pour réfléchir à une meilleure intégration dans le diocèse et à des ponts avec la paroisse, l’évêque a répondu “il n’en est pas question”. Nous ne sommes donc pas dignes, cantonnés par notre évêque dans une prétendue désobéissance et une “communion à l’Eglise incomplète”.

TRANSITION EN DOUCEUR OU PASSAGE EN FORCE ?

Particulièrement attentif à la place des laïcs dans l’Eglise, comme le montre le Synode sur la synodalité inauguré le dimanche 10 octobre, le pape François demande bien à ses pasteurs d’être « à l’écoute des demandes, des angoisses, des espérances de chaque Église, de chaque peuple et nation » ? La décision de Mgr de Kerimel n’est-elle pas en totale incohérence avec ces propos ?
Derrière une prétendue transition en douceur, l’évêque annonce dans les prochaines semaines un décret décisif, qui limitera peu à peu la messe dite selon le missel de Jean XXIII. Déjà, les prêtres sont contraints dans leurs apostolats : interdiction de baptiser des adultes, d’être aumônier scout, … Non

pas parce que nous “représentons un danger”, mais parce qu’ “il y a un danger en nous”. Supprimer ce qui pourrait être source de danger, comme une euthanasie spirituelle… Saint-André, Notre-Dame-de-l’Isle, #Mychurchtoo…

Est-ce vraiment la priorité d’un évêque aujourd’hui, d’entraver le bon fonctionnement de deux églises remplies et rayonnantes, alors qu’il y a tant de défis plus urgents : manques de prêtres, églises vides et/ou à vendre, crise financière, abus sexuels. L’évêque de Grenoble peut-il se permettre dans le contexte actuel de relancer une guerre intestine ancienne, qui a déjà tant blessé, alors que la situation était justement paisible et stable depuis une dizaine d’années, avec des apostolats florissants ? Une pétition circule d’ailleurs pour appeler Mgr de Kerimel à ne pas relancer cette guerre liturgique qui a tant fait de mal.

OÙ EN EST L’AFSAN ?

L’association prend acte que le positionnement inflexible de l’évêque conduit à une situation de blocage qu’elle déplore. En conscience, elle ne peut se résoudre à ne pas défendre une position légitime, autorisée, pastoralement féconde.

Ses suppliques repoussées d’un revers de main, l’AFSAN a décidé de se tourner vers l’archevêque métropolitain de Lyon, ainsi que vers le Président de la Conférence des évêques de France, sollicitant de leur part une rencontre, un retour, un regard actif et apaisant.

Nous réaffirmons notre volonté d’être pleinement intégrés à la vie diocésaine ainsi qu’à ses œuvres, dans la préservation de notre charisme propre. Nous redemandons officiellement le maintien du fonctionnement actuel de ces deux communautés desservies par la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, non seulement dans l’immédiat mais sur le long terme.

C’est arrivé un 2 novembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 02 novembre 676 : élection du pape Donus.
  • le 02 novembre 998 : saint Odilon, abbé de Cluny célèbre pour la première fois une commémoration de tous les morts de son ordre.

Cet usage s’est ensuite étendu à toute l’Église catholique.

  • le 02 novembre 1389 : élection du pape Boniface IX.
  • le 02 novembre 1410 : paix de Bicêtre entre Armagnacs et Bourguignons.

La paix de Bicêtre est signée, près de Paris, dans la demeure du sieur Jean de Berry, elle stipule que les ducs de Bourgogne et d’Orléans doivent licencier leurs troupes et retourner dans leurs états respectifs. Le gouvernement du Royaume doit être confié à un conseil composé de seigneurs autres que des princes de sang. C’est un nouvel échec, après la réconciliation de façade de Chartres de l’année précédente ; les partis bourguignons et armagnacs reprennent les armes dès le printemps 1411.

  • le 02 novembre 1439 : naissance de l’impôt permanent, Charles VII instaure le paiement de “la taille” annuellement.

Le Roi Charles VII se dispose à bouter les Anglais hors du royaume. Il conclut à Arras en 1435 un traité avec le duc de Bourgogne, traditionnel allié des Anglais. Mais le traité met sur la touche des troupes de mercenaires que le Roi et le duc employaient à la guerre et qu’ils ne veulent ni ne peuvent plus payer. Le Roi a besoin d’argent pour mettre à la raison ces bandes de pillards, les sinistres Écorcheurs, et pour chasser définitivement les Anglais. Il fait une nouvelle fois appel aux états généraux. Mais les délégués, lassés de se réunir tous les ans pour renouveler l’autorisation de lever l’impôt, accordent à Charles VII, à Orléans, le 2 novembre 1439, la permission de renouveler la «taille» d’année en année.  Le Roi ne se fait pas prier et publie donc une ordonnance pour prélever annuellement la taille dans le pays. Par la même occasion, il se réserve le droit de nommer tous les capitaines, le nombre de leurs soldats et leur lieu d’affectation. Cette mesure qui vise les bandes d’Écorcheurs ne deviendra applicable qu’après la création d’une armée régulière, avec les ressources fiscales tirées de la taille.

  • le 02 novembre 1389 : élection du pape Boniface IX.

Boniface IX succède à Urbain VI. Son pontificat est marqué par la suppression de l’indépendance de la Commune de Rome et par un contrôle accru sur les villes et les châteaux des États pontificaux. A Avignon se trouvent les papes Clément VII et Benoît XIII. Il décède le 1er octobre 1404.

  • le 02 novembre 1699 : naissance de Jean Siméon Chardin

Jean Siméon Chardin ou Jean-Baptiste Siméon Chardin est considéré comme l’un des plus grands peintres du XVIIIe siècle, pour ses natures mortes, ses peintures et ses pastels. Il meurt à Paris le 6 décembre 1779.

  • le 02 novembre 1755 : naissance de Marie-Antoinette.

Marie-Antoinette d’Autriche, archiduchesse d’Autriche et future reine de France est l’avant dernier enfant de l’empereur François Ier de Lorraine et de Marie-Thérèse d’Autriche. Elle est par son père l’arrière petite nièce du Roi Louis XIV, donc une descendante directe de Louis XIII.

Son mariage avec le futur Louis XVI a un retentissement énorme tant en France qu’en Europe ; c’est l’espoir d’un arrêt de la lutte entre la maison de Bourbon et la maison d’Habsbourg. Très vite elle va devenir la cible des encyclopédistes, philosophes et maçons qui cherche à la discréditer aux yeux de l’opinion. Le montage machiavélique de « l’affaire du collier » y contribue. Voir le 1 février, le 30 mai et les 1ers et 15 aout. Il faut dire que si la Reine fait preuve d’une certaine frivolité lors des premières années du règne de Louis XVI, elle va vite apparaître comme une femme de caractère et un sérieux obstacle aux manœuvres des révolutionnaires.

Après un immonde procès de deux jours (voir la chronique des 14 et 16 octobre), elle est guillotinée le 16 octobre 1793.

  • le 02 novembre 1687 : les jésuites français sont appelés à Pékin, par ordre impérial.
  • le 02 novembre 1789 : l’Assemblée constituante décrète la mise à disposition de la nation des biens ecclésiastiques.

Il faut rappeler que la constituante a terminé la révolution par le coup d’Etat législatif du 17 juin 1789. Elle est usurpatrice du pouvoir. Comme la majeure partie des bourgeois qui la constituent veulent éviter la banqueroute du royaume qui sera leur ruine, il faut aller chercher la richesse là où elle est. (Aujourd’hui dans les comptes bancaires des français ?)

La Constituante met donc les propriétés de l’Eglise à la disposition de la nation, ils vont être vendus aux enchères comme biens nationaux. En compensation les curés auront un salaire, un logement et un jardin. Compensation que les révolutionnaires vont s’empresser de supprimer.

  • le 02 novembre 1956 : l’Egypte décrète la loi martiale et saisit les biens français et anglais.
  • le 02 novembre 1999 : démission de DSK du gouvernement.

Dominique Strauss-Kahn, annonce sa démission du poste de ministre de l’Économie et des Finances du gouvernement de Lionel Jospin alors que la mise en examen dans l’affaire de la MNEF n’a pas encore été prononcée.

  • le 02 novembre 2005 : émeutes dans les banlieues

Après six nuits de violences urbaines en Seine-Saint-Denis, Jacques Chirac appelle au calme.

L’Islam est-il notre avenir ? de Jean-Louis Harouel

Ouvrage : La Nouvelle Librairie | L’Islam est-il notre avenir ?
de Jean-Louis Harouel

Jean-Louis Harouel est de ces (rares) universitaires qui associent à l’érudition le courage intellectuel. Il l’avait déjà montré à maintes reprises en critiquant le droitdelhommisme ou en apportant des justifications intellectuelles à la peine de mort. Il le montre à nouveau en évoquant l’islamisation de l’Europe – pourtant bâtie par le christianisme et par le refus d’être soumise par l’islam aux tout débuts du Moyen Âge.

Comme l’auteur le montre, l’islamisation contemporaine nous ramène des siècles en arrière quand l’Europe était « une terre à prendre » (l’effondrement de l’empire romain l’ayant profondément divisée). À cette différence près que la religion des droits de l’homme a émoussé notre esprit de résistance.

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Paru dans les 4 Vérités hebdo

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