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Sainte Blandine

Aymeric Pourbaix reçoit le Père Jean-François Thomas, jésuite, et Véronique Jacquier, journaliste :

 

Apprendre à aimer, c’est apprendre à promettre et à être fidèle à la promesse : Mgr Livio Mélina anime une session pour les couples

En perspective de la session pour couples qui se tiendra du 22 au 24 juillet à Lourdes (pour s’inscrire c’est ici: Pour les couples « La famille, demeure de l’amour et de la miséricorde » à Lourdes (weezevent.com)), animée par Mgr Livio Melina, ancien président de l’Institut Jean-Paul II, sur le thème « La famille, demeure de l’amour et de la miséricorde », nous l’avons interrogé :

Mgr Melina, comment construire la vie de famille sur le roc ?

La pierre sur laquelle la famille peut être construite est la mise en pratique de la Parole que Dieu nous a adressée. Par extension, je dirais que ce roc c’est aussi la reconnaissance que l’amour n’est pas seulement un sentiment passager, issu du hasard et de la nécessité, mais qu’il s’agit d’une vocation, d’un appel qui peut façonner la totalité de la vie d’une personne dans le temps qui passe. Cela signifie que notre réponse à une telle vocation ne peut être qu’un don de soi renouvelé, engageant la liberté dans le temps, avec une dimension publique et avec une référence transcendante à Dieu, l’origine de l’appel. Olivier Clément s’est demandé: comment puis-je, moi qui change constamment dans le temps, promettre d’être fidèle pour toujours à une autre personne, aussi fragile que moi, qui change aussi dans le temps ? Et il répondit : je peux le faire si j’aime en elle non pas ce qui passe, mais ce qui demeure, ce qui est éternel, le “nom” intime et secret que Dieu lui donne, écrit comme sur un caillou blanc (cf. Ap 2,17).

Que diriez-vous aux couples qui désespèrent devant les difficultés qu’ils rencontrent ?

La tentation de désespérer face aux difficultés de la vie devient insurmontable quand on perd la mémoire du don reçu et quand on se sent seul face aux épreuves. Il est possible de trouver l’espérance dans les difficultés si nous n’oublions pas les débuts, ces débuts que non pas nous mais Dieu a placés dans la rencontre et qui sont devenus définitifs dans le sacrement célébré. Aux familles en difficulté, saint Jean-Paul II écrivait dans une lettre en 1994 : “N’ayez pas peur : l’Époux est avec vous !”. En d’autres termes, l’Époux met toujours à la disposition des époux chrétiens les réserves de son amour inépuisable pour l’Église, un amour scellé sur la croix.

Il est également décisif d’être accompagné et soutenu dans une communion fraternelle de personnes, issues d’autres familles, qui, sans violer la confidentialité et l’intimité nécessaires, savent rappeler prudemment l’objectif dans les moments de crise et offrir leur aide si nécessaire.

Que diriez-vous aux jeunes adultes qui cherchent à construire sur du solide ?

Apprendre à aimer à l’école de Jésus signifie apprendre à se donner, sans chercher en premier lieu à sauver sa propre vie, car “celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera” (Mc 8,35).

Comme je l’ai déjà dit, le mariage et la vie familiale ont la nature d’une vocation, dans laquelle la primauté doit être donnée à la mission, à la tâche objective. Paradoxalement, si vous faites cela, vous atteignez également le bonheur subjectif. Je porte dans mon cœur le témoignage de mes parents, qui pendant de nombreuses années ont peiné tous les jours avec une famille nombreuse à s’occuper et peu de moments pour eux ; et je me souviens de leur vieillesse quand ils ont enfin eu le temps de se regarder dans les yeux, mais avec la sérénité d’avoir accompli leur mission et la joie des fruits qu’ils ont récoltés.

Apprendre à aimer, c’est apprendre à promettre et à être fidèle à la promesse. Mais nous pouvons promettre parce que nous sommes avant tout l’objet d’une promesse, qui façonne notre avenir. Saint Paul nous dit que Jésus est le oui définitif de Dieu à toutes les promesses, à celles de la création, que nous portons dans notre cœur, et à celles de l’ancienne alliance (cf. II Co 1,20). Sur cette promesse accomplie, nous pouvons nous aussi faire confiance et promettre à notre tour.

PS : Autres informations sur www.mariequigueritlescouples.com

Faire sécession avec le système

A l’occasion de la sortie de son ouvrage Pourquoi l’Alvarium ? D’une politique antinaturelle à la Sécession, nous avons interrogé Jean-Eudes Gannat :

D’où vient ce nom, Alvarium ?

L’Alvarium signifie « Ruche » en latin. Notre démarche se voulait discrète comme le sont les abeilles qui butinent sans faire de bruit. Pour la discrétion, disons que ça a été loupé. Pour le reste, je crois que nous pouvons nous targuer d’avoir travaillé sérieusement.

Votre association a été dissoute par le gouvernement. Qu’est-ce qui justifie cette mesure ? L’Alvarium, combien de divisions pour faire peur ainsi au régime ? 

Officiellement, nous serions des propagateurs de haine raciale, adeptes de la violence et poussant à la guerre civile, prônant un séparatisme d’avec les lois de la République. Évidemment, la ficelle est un peu grosse, et les arguments de haine raciale invoqués contre nous sur la base de notre opposition à l’immigration pourraient être utilisés pour dissoudre tout parti de droite, jusqu’aux Républicains. En revanche, il est vrai que nous avons mis en place une forme de séparatisme. L’Alvarium regroupe 20 à 30 militants actifs, participant à nos activités sociales et politiques chaque semaine, ainsi qu’environ 150 adhérents fréquentant les lieux, faisant des dons, participant à diverses activités. Avant l’émergence du phénomène Zemmour, c’était en Anjou la première organisation militante de jeunesse, loin devant les partis mainstreams. Mais l’Alvarium, ce sont aussi des initiatives humanitaires (Solidarité Arménie), spirituelles (Anjou Pèlerinage) culinaires (Cercle Ragueneau) etc. Et l’ouverture de lieux ; centre d’action culturelle et sociale, salle de sport. C’est cette dynamique communautaire -communautariste- qui a effrayé le gouvernement. Celui-ci tolère tout-à-fait des zones de non-droit extra-européennes ; mais que des communautés françaises tentent d’échapper à son totalitarisme, le revendiquent et en fassent un cap politique lui déplaît fortement. Certains journalistes locaux ont oeuvré ouvertement à notre persécution politique. Et puis disons-le ; nous avons été victimes d’un agenda électoral bien précis. Pour justifier aux yeux de l’extrême-gauche la dissolution que quelques associations islamistes, Darmanin a tapé sur nous. C’est le fameux en même temps ; « nous luttons contre le terrorisme et EN MÊME TEMPS nous continuons à persécuter ceux qui proposent les vraies solutions pour en sortir ». Il préparait l’entre-deux tours pour rallier les mélenchonistes.

Dans votre ouvrage, vous appelez à la sécession, allant jusqu’à reprendre quelques symboles de l’Armée sudiste. Mais cette sécession est-elle seulement possible ?

Je pense qu’elle est non seulement possible, mais surtout qu’elle est indispensable si nous voulons continuer à demeurer ce que nous sommes ; catholiques, français, européens. Si nous ne faisons pas Sécession d’avec l’Etat et le système en général (médias, grandes enseignes), nos enfants seront pris en étau entre l’immigration massive, son ultraviolence, sa religion dominante, et le progressisme woke. Je ne veux personnellement ni d’une fille voilée, ni d’un enfant transgenre. Faire Sécession ne signifie pas vivre en ermite dans une grotte, mais de comprendre que le système est contre nous sous toutes ses formes (éducation, élections etc.) et de se donner les moyens de résister collectivement par des réseaux communautaires solides ; écoles, entreprises, paroisses, locaux associatifs et politiques, commerces. C’est l’unique moyen de faire ensuite suffisamment peur aux dirigeants politiques de ce pays, et d’attirer à nous nos compatriotes qui veulent ou peuvent être sauvés. C’est ce qu’ont fait avant nous ceux qui nous dominent actuellement ; islamistes, mouvements LGBT, réseaux financiaro-communautaires. Ceci nécessite forcément des sacrifices financiers, professionnels, sociologiques ; mais c’est l’unique solution. On ne sauve pas un pays de la décadence en se contentant d’aller voter. D’ailleurs si l’on considère la démographie française, on voit bien que le Grand-Remplacement interdira bientôt tout espoir de salut par les urnes. En revanche, les dernières élections montrent que ce que j’appelle la « sociologie du villiérisme », c’est-à-dire la bourgeoisie conservatrice, a évolué en nombre et en « qualité » si j’ose dire. En nombre : elle est passée d’environ 4% des votants à au moins 7%-8% (scores Zemmour/Bellamy) en 15 ans. J’y vois une dynamique démographique claire des milieux catholiques. Et encore, cette idée ne prend pas en compte ceux qui votent directement RN par conviction ou vote utile, et qui sont très nombreux. En qualité : cette fraction conservatrice était jusqu’ici l’éternelle supplétive de la fausse droite, soit par aveuglement et religion de la « modération », soit par réflexe de classe. Il semble que les Manifs Pour Tous aient contribué à une prise de conscience et à une droitisation bénéfiques, surtout dans les plus jeunes générations. Si l’on met ce constat en parallèle avec l’évolution de l’Eglise de France au sein de laquelle le clergé progressiste meurt tandis que les nouveaux prêtres ordonnés sont majoritairement conservateurs voire traditionalistes, on peut espérer que dans 10 ans, le vote conservateur et ou tradi pèsera quelque chose aux alentours de 10-12%. Si cette importante minorité, majoritairement aisée financièrement et culturellement, décide de faire sécession radicalement tout en acceptant de s’engager publiquement (et pas uniquement sur les sujets bioéthiques qui sont hélas inaudibles pour beaucoup de nos compatriotes), je pense que bien des choses sont possibles. Il faut paradoxalement se communautariser ET sortir de l’entre-soi sociologique.

Vous avez été candidat indépendant en 2020 pour une législative partielle puis en 2021 pour les départementales. En politique aussi faut-il faire sécession des partis ?

Les partis sont de formidables moyens de faire passer des idées aux masses, donc je ne veux pas blâmer ceux qui s’y engagent. Mais il faut être conscient que toute l’énergie dépensée à plaire au sein du parti pour que le parti plaise aux médias afin de pouvoir plaire enfin aux électeurs pourrait parfois être dépensée autrement. Eric Zemmour a beaucoup blâmé la dédiabolisation de Marine Le Pen, son abandon des fondamentaux. Sur ce point, il avait raison. Mais fera-t-il différemment ? Le journaliste Zemmour réclamait l’abrogation de la loi Taubira ; le candidat Zemmour n’osait déjà plus, alors que ceci n’aurait absolument pas dérangé son électorat conservateur, ni les masses populaires qu’il n’a par ailleurs pas réussi à convaincre. C’était pour plaire aux médias. Je pense que les ambitions nationales les plus sincères finissent toujours étouffées par le cadre républicain et médiatique jacobin. C’est pourquoi nous ferions mieux de privilégier l’enracinement local et les scrutins de proximité, durant lesquels il est possible d’avoir des professions de foi 100% en accord avec nos idées qui sont distribuées par l’Etat à tous les électeurs. Électeurs qu’il est possible de rencontrer et de convaincre en direct. Avant d’être dissouts dans le FN puis le RN, c’est ce que faisaient les Identitaires, atteignant parfois 8% des voix exprimées avec des idées très radicales ! Les Bompard et d’autres montrent d’ailleurs qu’on peut réussir en restant relativement libres. Mes deux candidatures indépendantes n’ont pas connu le même succès ; mais je n’avais ni moyens, ni enracinement suffisant pour le moment. Cependant elles ont été l’occasion de rencontrer et de convaincre des gens venus d’horizons totalement différents, à ma grande surprise. Et de réunir des centaines de voix malgré un pilonnage antifa, médiatique et judiciaire assez intense, obtenant des scores supérieurs à ceux, localement, de partis nationaux comme Debout La France.

Philippe Vardon pourrait ne pas être investi par le RN

Avoir un mot différent de la ligne officielle vous exclut du RN. Philipe Vardon déclare dans Nice-Presse :

Mettons les choses dans l’ordre : je suis le président du groupe d’opposition RN à la ville et la métropole de Nice, je suis conseiller régional, je suis membre du conseil national où j’ai été élu par les adhérents de notre mouvement. J’ai par ailleurs dirigé la campagne de Thierry Mariani il y a moins d’un an et celle de Jordan Bardella — pour les élections européennes, que nous avons remportées — il y a deux ans. Bref, il me semble plus que naturel que le Rassemblement National m’apporte son soutien. Qui pourrait comprendre que ce ne soit pas le cas?

Que dites-vous au parti ? Il pourrait y avoir 3 candidats du même camp (RN, Reconquête et dissident) dans cette circonscription…

J’ai appris cette histoire de sollicitation de l’investiture RN par Benoît Kandel, pour être candidat dans la même circonscription que moi donc, par la presse. Benoît Kandel n’est pas et n’a jamais été membre du RN, n’a même jamais appelé à nous soutenir, ne serait-ce qu’au second tour des élections municipales ou de la présidentielle. Si je ne prenais pas autant la politique au sérieux, je serais tenté d’en sourire. Cette candidature n’a évidemment rien de spontané. J’imagine que cela l’amuse, mais c’est irresponsable, et je me désole de ce triste spectacle. Pour moi, la politique est une chose sérieuse. Je suis en tout cas dans la démarche inverse : certains cherchent à diviser, je veux rassembler. J’ai clairement dit que ma candidature était une candidature d’union, et que je comptais bien m’adresser aux électeurs de Marine Le Pen évidemment, mais aussi à ceux d’Eric Zemmour et aux LR qui refusent la soumission au macronisme triomphant.

Payez-vous vos critiques sur l’organisation locale du RN, ou votre retrait, pendant une partie de la campagne de Marine Le Pen?

Oui, quand j’estime que les actes de certains ne visent qu’à servir leurs petits intérêts et qu’ils nuisent à notre cause, je le dis.

Oui, quand j’estime que le parti est dans l’erreur — comme par exemple aujourd’hui en refusant de discuter d’une coalition aux élections législatives, je le dis.

Je ne suis pas un courtisan mais un militant.

Cette liberté de parole serait donc trop insupportable? Je n’en sais rien au fond, mais je ne compte pas changer cela.

Des lois pour la liberté religieuse face à la dictature du Covid

Le gouverneur de l’Arizona, Doug Ducey, a signé une loi qui déclare les services religieux « essentiels » et garantit que l’Etat leur permet de fonctionner même sous le régime de l’état d’urgence « dans la même mesure ou dans une plus grande mesure que les autres organisations ou entreprises qui fournissent des services essentiels et qui sont nécessaires et vitaux pour la santé et le bien-être du public ». La loi pérennise la décision qu’avait prise le gouverneur d’exempter les rassemblements religieux des jauges liées au covid.

Le gouverneur de Caroline du Sud, Henry McMaster, a signé une loi quasi identique.

Doug Ducey a signé une autre loi qui oblige les établissements de santé à laisser les membres du clergé rendre visite aux résidents qui en font la demande (ou pour qui on en fait la demande), y compris sous le régime de l’état d’urgence.

Doug Ducey a également signé une loi qui interdit aux agences gouvernementales de rendre obligatoires les « vaccins » covid et aux écoles d’exiger le masque pour les élèves mineurs sans le consentement des parents.

Mary Miller, député de l’Illinois au Congrès, a déclaré :

On ne peut pas changer de sexe. C’est un mensonge. Les gens qui ont des problèmes d’identité de genre, j’ai de la sympathie pour eux, mais nous n’allons pas accepter “les habits neufs de l’empereur” et nous prêter à cette mascarade. Je ne le ferai pas. Vous savez, ils empêchent délibérément le développement physique de l’enfant, et j’appelle cela de la maltraitance. Le mouvement transgenre a pris racine aux Etats-Unis parce que nous avons rejeté Dieu et que nous nageons dans un abîme de confusion. Je n’ai pas honte de notre héritage judéo-chrétien et des valeurs auxquelles la plupart des Américains tiennent. Dieu nous a créés homme et femme. Ce n’est rien d’autre qu’une rébellion contre Dieu. »

Le gouverneur du Mississippi Tate Reeves a signé une loi qui interdit aux institutions de l’Etat, y compris aux écoles et aux universités, mais aussi aux écoles privées, d’imposer une obligation « vaccinale ».

L’école libre en croissance, malgré les attaques du gouvernement Macron

Lu dans Le Figaro :

Le hors-contrat connaît ces dernières années un important développement, surtout à l’école primaire, où les effectifs ont plus que doublé depuis 2015. On compte aujourd’hui quelque 1 800 établissements scolarisant 90 000 élèves (56 000 dans des écoles primaires et 34 000 dans des collèges et lycées).

Pourtant, le quinquennat Macron/Blanquer n’a pas été de tout repos. Anne Coffinier, fondatrice de l’association Créer son école, dénonce « une hostilité ouverte à la liberté scolaire » et « une instrumentalisation du péril islamique pour mettre tout le monde dans le même sac »

  • la loi Gatel de 2018 a durci le régime d’ouverture de ces établissements, les conditions pour en être directeur, et posé le principe de contrôle annuel,
  • la loi Blanquer de 2019 a inscrit l’instruction obligatoire à 3 ans.
  • la loi séparatisme de 2021 qui permet de fermer une école sans passer par le juge, a alourdi les sanctions pénales et interdit l’école à la maison.

En 2022, quelque 4 000 élèves de terminale des lycées hors contrat seront les seuls à passer les épreuves du bac « à l’ancienne ». Anne Coffinier déplore une situation « absurde et injuste » :

« Les notes obtenues par nos élèves en contrôle continu sont prises en compte sur Parcoursup, mais pas pour le bac ».

« La France 2022 a-t-elle besoin de Jeanne d’Arc ? »

Aymeric Pourbaix reçoit l’abbé Jacques Olivier (FSSP), Valérie Toureille, Bénédicte Baranger et Véronique Jacquier :

 

Terres de Mission : Histoire des traditionalistes

Eglise universelle : Histoire des traditionalistes

L’historien Yves Chiron vient de publier un ouvrage monumental au titre parfaitement explicite : « Histoire des traditionalistes« . Il nous présente ici les origines du traditionalisme et ce qui en constitue les fondements intellectuels et doctrinaux. Il explique les raisons du développement de ce courant et de sa permanence, en particulier en France et aux Etats-Unis.

Eglise en France : Pèlerinage aux Lucs-sur-Boulogne le 7 mai

Le 28 février 1794, plusieurs centaines de femmes et d’enfants étaient massacrés aux Lucs-sur-Boulogne par les colonnes infernales du général Cordellier. En mémoire de ces martyrs de la foi, le père Argouarc’h, de la Sainte croix de Riaumont, organise un pèlerinage de la Chabotterie, manoir de Charrette, aux Lucs-sur-Boulogne le samedi 7 mai.

Eglise en Marche : Histoire du MJCF. Une jeunesse missionnaire au service du Christ

Le MJCF (Mouvement de la Jeunesse Catholique de France) a fêté il y a peu l’anniversaire des 50 ans de sa fondation. A cette occasion, un album abondamment illustré, a été publié, contenant de nombreux documents et témoignages. Dominique Vannini, un des auteurs de ce travail collectif, et ancien de l’équipe de fondation du MJCF présente les intuitions originelles et le fonctionnement de ce mouvement d’apostolat de jeunes par d’autres jeunes.

Les syndicalistes saccagent l’entrée de l’église Notre-Dame des Victoires à Angers


La banderole « Nous sommes là pour défier ceux qui veulent se déifier » montre bien qu’ils avaient prévu de venir s’attaquer aux catholiques

Fête de saint Joseph artisan

Lu sur Una Voce :

Le IIe dimanche après Pâques, dans la liturgie traditionnelle des Livres liturgiques de 1962, sera éclipsé cette année par la fête de saint Joseph artisan.

L’Église dans son rituel ajoute sans cesse des bénédictions pour les nouvelles découvertes de l’homme ; aussi n’a-t-elle jamais refusé de christianiser, en leur donnant une expression liturgique, les fêtes d’abord profanes qui rythment l’activité humaine. On peut penser par exemple aux Rogations que nous célébrons le 25 avril : dans l’antiquité, la Rome païenne faisait, ce même jour, une procession pour supplier les dieux de veiller sur les pousses printanières. L’Église a repris ce vieux rite à son compte, et invoque Dieu et les saints sur les champs en pleine montée de sève.

C’est dans cette perspective que le pape Pie XII a voulu faire une célébration liturgique de la Fête du travail. Une Fête du travail instaurée le 1ermai officiellement en France, le 12 avril 1941 par une loi qui faisait de ce jour une Fête du Travail de la Concorde sociale. Pie XII lui donna une dimension chrétienne en 1955. Il donnait ainsi un patron aux travailleurs et fit de ce 1er mai la fête de saint Joseph artisan (ce qui n’est pas, soit dit en passant, une dénomination liturgique).

Saint Joseph était vénéré jusque là comme Confesseur, un confesseur assez particulier, puisque c’est un saint de l’Ancien Testament (dont le culte ne date d’ailleurs que du XVIIesiècle), mais on peut considérer qu’il a par toute sa vie « confessé » la divinité de l’enfant qui lui était confié. En 1870 le pape Pie IX le proclama patron de l’Église universelle, mais comme le 19 mars, jour de sa Fête, tombait toujours en Carême, il institua une « solennité de saint Joseph » fixée d’abord au IIIe dimanche après Pâques, que la réforme de saint Pie X, dans un souci de revaloriser les dimanches des temps liturgiques, ramena au mercredi précédent, où les plus anciens d’entre nous l’ont encore connue jusqu’en 1955. […]

La Sainte Vierge a besoin de nous …

La Sainte Vierge en ce mois de mai, année de la Famille voulue par le Pape François, a besoin de nous et compte sur chacun de nous pour un nouvel élan marial à travers tout le pays. Notre-Dame a besoin de nous pour faire aimer Jésus. Un mois pour se laisser toucher par le Coeur immaculé de Marie. Un mois, pour se plonger dans le récit des apparitions de Notre-Dame à Fatima (fête le 13 mai). Un mois pour être des serviteurs de Notre-Dame auprès des personnes que nous rencontrons dans notre famille, amis, travail, études, sur le marché, à la sortie des messes, lors d’un mariage, d’un Baptême, d’un enterrement…

La prière du rosaire comme un cri montant vers le Ciel, donnera à Dieu de nous écouter et de « venir sauver son Peuple » » (Cf les Psaumes). Seule une intervention divine nous fera sortir, notre pays et le monde eentier, de l’impasse dans laquelle le Démon veut nous enfermer.

Un mois pour répandre le doux parfum du Coeur de Marie sur les âmes, à travers l’image-prières (3 volets) que propose l’Evangile de la Vie. Sur simple demande, (merci d’en préciser le nombre), vous recevrez cette image à donner autour de vous.

J »apporte mon soutien à l’Evangile de la Vie, en faisant un don (reçu fiscal). ICI

Il y a urgence d’une grande prière se répande sur la France, pour un retour vers Jésus. A Jésus, par Marie, en ce mois de mai. La France, sur son chemin de Damas, crie vers Notre-Dame de venir la sauver, sauver les âmes. Ouvrir chaque coeur à son Fils Jésus.

Depuis 2005, cette image a été diffusée à travers le monde, à plus de 300 000 exemplaires.

St Joseph à l’herminette

En ce jour de St Joseph artisan, voici la vidéo d’un St Joseph à l’herminette, conçu pour veiller sur un jardin.

Cette sculpture d’1,3m en pierre de Lavoux de l’artiste Jean-Joseph Chevalier vient donc veiller de sa présence au travail de la terre. St Joseph tiens de sa main gauche une herminette, outil utilisé par les charpentiers, quiaà une similitude avec la bêche de nos jardins.

Que nous soyons à l’exemple de St Joseph artisan prêt à nous sanctifier dans notre travail et plus largement dans notre devoir d’état.

Site de l’artiste : http://www.jeanjosephchevalier.fr/‌

Dimanche du Bon Pasteur

Les sept semaines du temps pascal, jusqu’à la Pentecôte inclusivement, sont consacrées à la joie et à l’action de grâces pour le grand bienfait de la Rédemption, joie qui se traduit principalement dans la liturgie par le mot Alléluia revenant sans cesse dans tous les chants. Cependant en ce deuxième dimanche après Pâques l’expression de cette joie se fait moins extérieure et plus contemplative. Ce dimanche est appelé ” Dimanche du Bon Pasteur ” en raison de l’Évangile qui est lu en ce jour, et nous allons trouver deux fois dans les chants de cette messe la phrase centrale de cet Évangile ” je suis le bon pasteur, je connais mes brebis et mes brebis me connaissent “.

La dévotion à Jésus Rédempteur sous les traits du Bon Pasteur pénétra de bonne heure dans le cœur des premiers fidèles. Abercius, dans son inscription funéraire, parle du Bon Pasteur qui, de ses yeux toujours vigilants, regarde son troupeau.

Misericórdia Dómini plena est terra, allelúia : verbo Dómini cæli firmáti sunt, allelúia, allelúia. Exsultáte, iusti, in Dómino : rectos decet collaudátio.

La terre est remplie de la miséricorde du Seigneur, alléluia ; les cieux ont été affermis par la parole du Seigneur, alléluia, alléluia. Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ; c’est aux hommes droits que sied la louange.

Le texte de l’Introït réunit deux versets du psaume 32 Exsultate justi. Ce psaume est un chant de louange et d’action de grâces à Dieu pour sa toute puissance et sa bonté, dont il énumère toutes les manifestations dans l’univers. Le premier verset se rapporte à la terre, c’est-à-dire toute la création visible, qui chante la magnificence et l’amour infini du Créateur ; le deuxième se rapporte au ciel, c’est-à-dire tout l’univers invisible qui nous entoure, œuvre également de la parole créatrice.

La mélodie donne à ce chant d’action de grâces un caractère de joie douce et intime. Le point culminant de cette œuvre d’amour divin est la Rédemption dans laquelle le Bon Pasteur a donné sa vie pour nous, nous accordant la grâce de le connaître et de l’aimer à notre tour, et c’est principalement pour cette grâce que nous exprimons ici notre reconnaissance. Bien entendu cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 32 suivi du Gloria Patri

Pauline Jaricot, une femme de foi et d’action

Suite à la reconnaissance de son premier miracle, Pauline Jaricot sera béatifiée le 22 mai 2022 à Lyon.
Cette laïque, entrepreneuse lyonnaise du XIX ème siècle, s’est mise activement au service du Christ après avoir été profondément touchée par un sermon sur la vanité alors qu’elle avait 17 ans et vivait une vie mondaine.
Pauline imagine, entreprend, crée … Elle nous montre un chemin de sainteté au cœur du monde, ancré dans un catholicisme social et missionnaire.

“Je suis faite pour aimer et agir. Mon cloître, c’est le monde.” (Pauline Jaricot)

  • Évangélisation : Pour aider les missionnaires, elle crée l’œuvre de la Propagation de la Foi en 1822 qui deviendra les Œuvres Pontificales Missionnaires. Elle est aujourd’hui patronne des missions.
    « Une personne qui va puiser de l’eau dans un panier d’osier n’est pas moins insensée que ceux qui se donnent beaucoup de peine en ce monde sans unir leurs travaux à ceux de Jésus-Christ » (Pauline Jaricot)
  • Prière : Ayant une grande dévotion à la Vierge Marie, elle aime la prière du Rosaire et crée le Rosaire Vivant, en 1826 ; fondation toujours en activité
    “La prière est un moteur puissant qui fait sentir sa force d’un bout du monde à l’autre ; elle va chercher dans le cœur de Dieu des grâces de vie et de salut pour tous. La prière est le royaume de Dieu au-dedans de nous ; elle s’étend à tous, au Ciel, sur la terre, dans le purgatoire ; elle enchaîne les démons !” (Pauline Jaricot)
  • Action sociale : Sensible aux réalités et à la misère du monde ouvrier, elle s’engage corps et âme auprès des travailleurs et des plus démunis.
    « Il faut s’attacher à améliorer la condition de la classe ouvrière. Il faut rendre à l’ouvrier sa dignité d’homme, en l’arrachant à l’esclavage d’un travail sans relâche, sa dignité de père en lui faisant retrouver les charmes de la famille, sa dignité de chrétien en lui procurant les espérances de la religion » (Pauline Jaricot)

A l’occasion de sa béatification, rejoignez – du 14 au 22 mai sur Hozana – cette neuvaine en ligne à Pauline Jaricot proposée par les Oeuvres Pontificales Missionnaires. Inscrivez-vous dès à présent !

Alice Ollivier pour Hozana.org

Les mères de prêtres sont arrivées à Rome

Parties de Paris il y a 2 mois et ayant marché plus de 1000 kms, elles remettront mercredi au Pape des milliers de lettres témoignant de l’attachement de fidèles à la messe traditionnelle.

 

Entretien avec Catherine, mère de prêtre

Mère de sept enfants, habitant en région lyonnaise, Catherine a un fils prêtre membre de la Communauté Saint-Martin, en mission dans le diocèse de d’Alençon.

Avec d’autres mères, elle a marché des centaines de kilomètres de Paris à Rome pour porter au Saint-Père (qui leur a accordé un baciamano à l’occasion de son audience du 4 mai prochain) la supplique des milliers de catholiques attachés à la messe traditionnelle, qui ont été profondément blessés par le Motu Proprio, et aussi l’immense inquiétude de nombreux prêtres, certains ne pouvant déjà plus la célébrer.

 

« J’ai pris acte du fait qu’au regard du score de Valérie Pécresse, je n’ai rien à gagner et tout à perdre »

Chez LR, c’est la crise des candidatures pour les législatives :

Ces dernières semaines, nombre de candidats investis ou en phase de l’être ont finalement décidé de se désister. « On estime aux alentours de 10 % le nombre de prétendants qui pourraient finalement ne pas se présenter » , chuchote un élu LR. Le score catastrophique de la candidate LR à l’élection présidentielle et son appel au don au lendemain du premier tour y sont pour beaucoup. « Il y a une grande inquiétude. Les candidats craignent de faire moins de 5 % et de ne pas être remboursés de leurs frais de campagne » , confie un président de fédération.

Si la direction du parti à d’ores et déjà promis un prêt de 5 000 euros à chaque personnalité qui se présentera sous les couleurs des Républicains, les prétendants ne sont pas pour autant rassurés. « Une campagne, même locale, coûte bien plus de 5 000 euros. En plus, le parti n’effectue pas un don mais un prêt. Beaucoup de candidats n’ont pas envie de prendre le risque de s’endetter personnellement. Il y a une véritable angoisse » , corrobore un autre élu.

Mais les raisons financières n’expliquent pas à elles seules ces nombreux désistements. « S’engager dans cette élection n’a plus de sens. Après l’échec de Valérie Pécresse, je ne pense plus qu’il soit possible de défendre son projet » , plaide par exemple Soizic Perrault, qui renonce quant à elle à l’investiture dans la 3e circonscription de Pontivy, dans le Morbihan. « Il faut de la lucidité, mon ego en prend un coup, mais je dois me retirer » , ajoute celle qui sera remplacée par une autre personnalité locale « plus identifiée » . « Je suis bien gentil, mais je ne vais pas me présenter pour me faire dégommer par un macroniste inconnu. Il n’y a que des plumes à perdre dans cette élection » , confie un autre élu, qui annoncera prochainement son désistement.

Le président des Républicains Christian Jacob lui-même ne sera pas candidat à sa succession dans sa circonscription de Seine-et-Marne.

Ces élections s’annoncent cruciales pour LR après la débâcle (4,8%) de Valérie Pécresse, les législatives étant la principale source de financement des partis.

Le croiseur Moskva abritait une relique de la Croix du Christ

Le navire amiral de la flotte russe en mer Noire a coulé le 14 avril, touché selon les Ukrainiens par deux missiles, victime d’une explosion de munitions à bord selon les Russes.

Avec ses 186 mètres de long et ses plus de 11.000 tonnes, le Moskva était l’un des plus imposants navires russes.

Et selon l’agence de presse russe TASS, le navire abritait une relique de la Croix du Christ. Dans une dépêche publiée en février 2020, le prêtre orthodoxe de Sébastopol Sergiy Khalyuta indiquait à l’agence que la relique, «acquise par des mécènes anonymes», est destinée à être conservée dans la chapelle du navire.

«La relique est un copeau de bois de quelques millimètres de long seulement», «incrusté dans une croix en métal du XXe siècle conservée elle-même dans un reliquaire».

Cette précieuse relique était-elle encore à bord au moment du naufrage ? Les marins ont-ils pu la sauver ?

Le Saint-Père Jean-Paul II avait décidé de procéder lui-même au sacre d’un successeur à Mgr Lefebvre

Le père Louis-Marie de Blignières, dans son 5e article sur la crise de 1988, répond à l’objection selon laquelle si Mgr Lefebvre n’avait pas fait les sacres du 30 juin, la Fraternité Saint-Pierre n’existerait pas, et la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier n’aurait pas été canoniquement reconnue :

Je distingue le cas de la FSSP et les autres.

Oui, la FSSP n’existerait pas, car, si Mgr Lefebvre n’avait pas rétracté son adhésion au Protocole du 5 mai 1988, la FSSPX aurait reçu un statut canonique et un évêque aurait été sacré le 15 août de façon régulière pour elle. Le rétablissement des pédagogies traditionnelles dans la structure visible de l’Église n’aurait pas été retardé, au contraire. Un jour, le cardinal Ratzinger a confié à l’abbé Bisig et à moi-même que le Saint-Père Jean-Paul II avait décidé de procéder lui-même à cette ordination épiscopale, qui aurait eu lieu conformément au Protocole d’accord du 5 mai, c’est-à-dire avec l’ancien Pontifical[14]. Donc les prêtres fondateurs de ce qui est devenu la FSSP n’auraient pas eu à quitter la FSSPX. Et celle-ci aurait continué son développement encore plus rapidement du fait de sa reconnaissance par la hiérarchie. Les faits n’ont pas justifié la crainte d’être détruits et contaminés qui s’est manifestée chez Mgr Lefebvre et les partisans des sacres sans mandat au printemps 1988. La FSSPX aurait probablement perdu quelques sujets, mais là où un groupe insignifiant de douze membres sans appui a tenu et s’est constamment développé, il est clair que la grande institution éconienne qui avait quelques centaines de membres et 18 ans d’expérience aurait tenu et se serait accrue dans des proportions magnifiques ! En outre, la FSSPX aurait évité toute responsabilité dans la pullulation de lignées épiscopales de plus en plus excentriques comme celles de Richard Williamson et Jean-Michel Faure.

Lorsque j’ai rencontré le cardinal Ratzinger, le 22 mars 1988, je lui avais demandé la mise en route d’un processus de reconnaissance de la FSVF. Il m’a répondu que cela se ferait en même temps que celle de la FSSPX. Cela s’est réalisé en dépit du désistement de celle-ci, cela aurait manifestement eu lieu si elle avait persévéré dans son désir de régularisation. Le Saint-Siège ne nous a pas érigés pour faire du mal à la FSSPX en nous présentant comme des concurrents (nous sommes un minuscule groupe de religieux, eux sont une grande société de prêtres du ministère). « La main que le Saint-Siège a tendue à Mgr Lefebvre reste ouverte pour ceux qui veulent la saisir », nous a dit début juillet 1988 le cardinal. Pour lui, ce n’était pas une manœuvre, mais une question de vérité ecclésiale. Qui le connaît ne peut en douter. La FSVF aurait donc été a fortiori reconnue si Mgr Lefebvre avait accepté les accords.

Disons que nous devons pour une bonne part notre existence canonique à la fermeté et à la longanimité de Mgr Lefebvre dans son combat, de la fondation de la FSSPX à la signature du Protocole du 5 mai 1988 (et notre gratitude demeure). Nous ne la devons certainement pas aux sacres qu’il a cru devoir faire contre la volonté du Souverain Pontife.

La France en route vers le contrôle social ?

Le modèle chinois : capital-socialisme du contrôle social, Collectif – Observatoire international cardinal Van Thuân, 234 pages.

Les abbés Benoit, Viot et Tanouärn, ainsi que le docteur Philippe de Labriolles sont les invités de Philippe Maxence pour le Club des hommes en noir de la semaine. Ils s’intéressent au contrôle social à l »occasion de la parution, aux édition de L’Homme Nouveau du livre collectif « Le modèle chinois : capital-socialisme du contrôle social, rapport sur la doctrine sociale de l’église dans le monde ».

Elisabeth, mère de prêtre

Mère de six enfants, habitant en Bretagne, Elisabeth a un fils prêtre membre de l’Institut du Christ-Roi, en mission dans le diocèse de Limoges.

Avec d’autres mères, elle a marché des centaines de kilomètres de Paris à Romepour porter au Saint-Père (qui leur a accordé un baciamano à l’occasion de son audience du 4 mai prochain) la supplique des milliers de catholiques attachés à la messe traditionnelle, qui ont été profondément blessés par le Motu Proprio, et aussi l’immense inquiétude de nombreux prêtres, certains ne pouvant déjà plus la célébrer.

Des GPA contractées en Ukraine sont menées à terme en France

Au moins deux bébés conçus avec le recours d’une mère porteuse ukrainienne ont vu le jour en France en avril, en Vendée et dans le Rhône. Me Clélia Richard, leur avocat, explique :

« Des couples qui avaient signé un contrat avec une agence de GPA ont aidé la femme qui porte leur enfant à venir en France, car la situation était trop dangereuse sur place ».

Leur mère porteuse, Katarina, est arrivée en France le 7 mars. Un accouchement par césarienne est prévu pour début mai, dans la maternité d’un hôpital public. Elle a obtenu des papiers à l’ambassade de France à Varsovie et a pris un avion pour Paris.

En France la femme qui donne naissance à l’enfant est automatiquement désignée comme sa mère à l’état civil. Pour contourner cette règle, les mères porteuses ukrainiennes venues en France accouchent sous X. Le père biologique, lui, effectue une reconnaissance prénatale de l’enfant pour établir sa filiation paternelle. Dans un deuxième temps, il est prévu que la mère d’intention lance une requête en adoption plénière de l’enfant du conjoint.

La GPA est tarifée aux alentours de 40 000 euros en Ukraine, dont environ 15 000 pour la mère porteuse.

Suède : l’intégration des immigrés est un échec

Après quinze jours d’émeutes qui ont secoué violemment le pays et fait déjà une centaine de blessés parmi les forces de l’ordre, le Premier ministre suédois Magdalena Andersson a annoncé un plan et des moyens visant à combattre la criminalité en Suède. Elle veut s’en prendre en particulier à la criminalité juvénile, qu’elle souhaite enrayer grâce à une collaboration plus étroite entre la police et les services sociaux, et des outils de contrôle pour s’assurer que les enfants restent à l’école et ne traînent pas dehors sans l’accord de leurs parents.

Pourtant issue des rangs du Parti social-démocrate suédois des travailleurs, elle a reconnu publiquement l’insuffisance et les ratés des politiques d’intégration des nouveaux immigrés dans son pays. Le nombre de personnes nées à l’étranger et résidant aujourd’hui en Suède a doublé en vingt ans, pour atteindre désormais deux millions (un cinquième de la population de ce pays scandinave).

«L’intégration a été trop faible tandis que nous avons connu dans le même temps une immigration massive. Notre société a été trop inconséquente sur cette question, et les moyens alloués à la police et aux services sociaux, trop légers». «Une telle ségrégation s’est installée dans le pays que, désormais, la Suède est compartimentée en sociétés parallèles. Nous vivons dans le même pays, mais dans des réalités complètement différentes».

Oklahoma pro-vie

Les députés de l’Oklahoma ont adopté par 68 voix contre 12 une loi « battement de cœur » similaire à celle du Texas. Le sénat l’avait déjà adoptée le mois dernier par 33 voix contre 11. Elle est désormais sur le bureau du gouverneur Kevin Stitt, qui est un militant pro-vie (il a déjà signé ce mois-ci une loi qui interdira tout avortement dans l’Etat dès que l’arrêt Roe contre Wade sera annulé par la Cour suprême).

Ces derniers mois les avortoirs de l’Oklahoma était devenus la destination des Texanes voulant tuer leur bébé.

Chronique des cinglés

Au nom de l’idéologie de l’égalité, la ville allemande de Göttingen a décidé d’autoriser les femmes à être seins nus, comme les hommes torses nus, dans l’enceinte de ses piscines, durant les week-ends, à compter du 1er mai.

Cette décision a été motivée suite à un incident survenu à l’automne dernier dans l’une des piscines. Un agent avait demandé à un baigneur, qu’il considérait comme une femme, de se recouvrir le torse. Mais cette personne avait refusé car elle s’identifiait comme étant de genre masculin.

Mais ce n’est pas suffisant pour les idéologues, qui regrettent la décision de restreindre cette possibilité aux seuls week-ends. Sauf qu’en semaine, il y a les cours de natation scolaire.

Enfin, le directeur d’un centre aquatique a affirmé qu’il fallait trouver un compromis avec des « utilisateurs issus d’autres cultures » pour qui la nudité peut s’avérer dérangeante. Sic.

Le combat pour la foi et la tradition

Le P. Louis-Marie de Blignières, fondateur et actuel prieur de la Fraternité Saint-Vincent Ferrier publie un nouvel article sur le combat pour la foi et la tradition. Retrouvez la première partie de son entretien sur l’été 1988 ici : Aux origines du mouvement traditionnel ; la deuxième partie ici : La difficile question des sacres ; la troisième partie ici : Pourquoi nous n’avons pas suivi les sacres.

Extraits du 4e article :

[…] Ceux qui n’ont pas suivi la FSSPX après les sacres du 30 juin 1988 auraient « acheté » leur reconnaissance canonique par leur « silence » sur les erreurs et les déviations qui se manifestent dans l’Église depuis le concile. La réponse est négative. Les prêtres et fidèles de ce que l’on a appelé la mouvance Ecclesia Dei mènent bien un « combat pour la tradition », et ils le mènent, en un sens, plus efficacement, plus complètement et plus catholiquement que leurs censeurs.

Plus efficacement…

Plus efficacement, car ils le mènent in sinu Ecclesiæ (dans le sein de l’Église). Les critiques qu’ils émettent contre les erreurs et les déviations, du fait qu’elles proviennent de prêtres catholiques en situation régulière, ont un impact plus assuré (même s’il reste trop modeste) que celles qui viennent « de l’extérieur ». Elles peuvent être entendues de ceux des catholiques qui cherchent la vérité dans la crise actuelle de l’Église ; et elles peuvent être reçues par les pasteurs. Je prends trois exemples concernant le rapport à la hiérarchie. Le premier concerne le Catéchisme de l’Église catholique. Le passage sur la question disputée de la liberté religieuse contient certaines précisions, qui contribuent grandement à diminuer les équivoques du texte conciliaire : par la mention explicite du bien commun comme mesure des justes limites[1], et par le renvoi aux encycliques Quanta cura de Pie IX et Quas primas de Pie XI. Yves Chiron écrit à ce sujet :

 À travers le père Garrigues et le cardinal Schönborn, tous deux dominicains, le père de Blignières et d’autres théologiens du couvent Saint-Thomas-d’Aquin avaient pu faire introduire des précisions sur les formulations relatives à la liberté religieuse[2].

Deux autres exemples sont tirés de la parution dans notre revue de contributions de théologiens amis, tous deux consulteurs de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi [CDF], qui ont eu un effet bénéfique contre les déviations post-conciliaires. Le premier est un article du père Albert Patfoort, o. p., sur la procession du Saint-Esprit, qui montre que la doctrine du Filioque était professée dès les origines, tant en Orient qu’en Occident[3] . Ce texte a efficacement contribué à écarter une conception erronée de l’œcuménisme chez les théologiens engagés dans le dialogue officiel avec les orthodoxes. Le second est une recension très critique du père Léo Elders[4] sur un livre du père Jacques Dupuis, s. j., qui a préparé la Notification de la CDF en 2001 : « Le livre contient de graves ambigüités et des difficultés sur des points doctrinaux importants qui peuvent conduire le lecteur à des opinions erronées ou dangereuses[5]. » […]

Tout en reconnaissant honnêtement que, sur certains points discutés, les supérieurs et théologiens des Instituts Ecclesia Dei auraient pu être plus présents ou plus incisifs, je récuse l’accusation sans nuances de « silence » qui leur est faite. Pour notre revue, je relève entre autres les contributions critiques : sur la réforme liturgique (nn° 40, 45, 49, 56, 84, 93, 107, 158), sur la vie religieuse dans le Code de droit canonique (n° 49), sur la repentance (nn° 74, 80 et 100), sur Assise (n° 80), sur Amoris lætitia (nn° 136, 137 et 140), sur Cor orans (n° 149), sur Traditionis custodes (n°159 et 160). La revue de la FSSP Tu es Petrus a publié depuis 2017 des articles ou des recensions sur des sujets « qui font problème » : Amoris lætitia, la procédure des nullités de mariage, l’œcuménisme, le rapport de l’Église à l’immigration, le Cœtus internationalis patrum (la « minorité traditionaliste au concile), la position de l’Église sur la peine de mort, la communion dans la main, le personnalisme, le célibat sacerdotal, le synode amazonien, le thème de l’« Église en sortie », l’impact d’Yves Congar sur la crise. […]

Ils adoreront les bêtes

La faculté de droit de Nice a inauguré une nouvelle formation, consacrée au droit de l’animal. Pluridisciplinaire, ce cursus s’adresse aux professionnels comme aux étudiants et vise à offrir une perspective globale sur les questions juridiques liées aux animaux.

Loïc Dombreval, député LREM de la 2e circonscription des Alpes-Maritimes, a été nommé parrain de la première promotion de ce nouveau diplôme.

A quand une formation consacrée aux droits de l’embryon humain ?

Philippe Vardon : Il y a une complémentarité des électorats et non une concurrence

Philippe Vardon, conseiller municipal RN à Nice et conseiller régional en Paca, candidat aux législatives dans la 3e circonscription des Alpes-Maritimes, plaide pour l’union :

Dans ma région, Éric Zemmour a réalisé un score de 12 % en moyenne, il a atteint 13 % dans le Var, 14 % dans les Alpes-Maritimes – le double de ce qu’il a réalisé au niveau national, donc. Le vote Zemmour a ainsi servi de sas au premier tour pour le vote Le Pen au second, on l’observe clairement dans un certain nombre de communes aisées. Il y a une complémentarité des électorats et non une concurrence. Sans alliances, si on imagine que les candidats d’Éric Zemmour réalisent même à peine 5 % dans l’ensemble des circonscriptions de Paca, le RN sera privé au moins de la moitié des seconds tours et donc d’un nombre substantiel de députés. Refuser l’union nationale aux législatives, c’est sacrifier le RN du Sud. Depuis des jours, il y a une inquiétude et une colère qui montent parmi les candidats, les cadres et les militants et je considère – peut-être parce que je suis plus libre et que je n’attends rien de la direction du parti – qu’il est nécessaire de le dire.

[…] Il faut que notre direction entende que l’union est souhaitée par la base, comme le montrent les sondages. Si un accord n’est pas possible au sommet, il faut au moins que la discussion puisse avoir lieu au plan local, au cas par cas, et que des dialogues puissent se nouer, loin des propos médiatiques, en tenant compte du poids électoral des uns et des autres, bien entendu. Sans entente, on privera nos électeurs d’une représentation légitime à l’Assemblée nationale. […]

Robert Ménard, ministre de Macron ?

C’est Le Point qui avance cette hypothèse, suite aux nombreux retournements du maire de Béziers :

L’attachement à la messe traditionnelle s’appuie sur un jugement théologique et pastoral

Du Père de Blignières sur Claves :

[…] Contrairement à des imputations récurrentes, cet attachement à la messe traditionnelle ne se réclamait pas (ne se réclame toujours pas) du bénéfice du pluralisme. Il ne relève pas seulement d’une sensibilité esthétique. Il s’appuie sur un jugement théologique et pastoral, certain à nos yeux. Ce jugement est fondé sur la genèse révolutionnaire, sur les déficiences liturgiques du Nouvel Ordo Missæ et sur ses fruits.

Mais attention ! Ce jugement est une conclusion de théologiens qui ne prétend évidemment pas avoir l’autorité d’un texte du magistère. Il est formulé ainsi par le Bref Examen critique :

Le Nouvel Ordo Missæ […] s’éloigne de façon impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la Sainte Messe, telle qu’elle a été formulée à la XXe session du concile de Trente, lequel, en fixant définitivement les « canons » du rite, éleva une barrière infranchissable contre toute hérésie qui pourrait porter atteinte à l’intégrité du mystère.

On parle d’un éloignement et non d’une contradiction ; et cet éloignement est dit être par rapport à la théologie et non à la foi.

Donc ce jugement n’autorise pas à considérer comme hérétiques ou schismatiques la hiérarchie qui a promulgué le Nouvel Ordo Missæ, les prêtres qui le célèbrent, ou les fidèles qui le pratiquent. Il autorise encore moins, pour maintenir le rite traditionnel, à abandonner une vérité de foi qui est la nécessité de la communion hiérarchique.

En refusant les sacres de juin 1988, ce que nous affirmions, avec notre ferme volonté de rester fidèles à la liturgie traditionnelle, c’était la décision arrêtée de la pratiquer dans le sein de l’Église catholique, dans la communion hiérarchique avec le Souverain Pontife et avec les évêques qui lui sont soumis.

Je pourrais prendre une analogie qui, peut-être, jettera une certaine lumière sur la double exigence de cette démarche. Aucun pape, si profondément anti-thomiste qu’on le suppose, ne serait en droit de faire abandonner la doctrine de saint Thomas d’Aquin (qui n’est pourtant pas une vérité de foi définie…) aux thomistes ; de même (ou plutôt a fortiori), ni Paul VI ni ses successeurs, quelque persuadés qu’ils aient été de la valeur de la réforme postconciliaire, ne sont en droit de contraindre des prêtres de rite latin à abandonner la messe traditionnelle. Mais, en retour, ces prêtres, qui formulent les réserves mentionnées sur le Nouvel Ordo Missæ, doivent restent en communion avec ceux qui le pratiquent, tout comme les thomistes ne peuvent rompre leur communion avec les théologiens qui ne suivent pas la doctrine de saint Thomas.

Est-ce que les « ralliés » cherchaient des avantages dans une reconnaissance canonique ?

La démarche des « ralliés » à l’été 1988 ne fut aucunement intéressée. Lorsque je me suis rendu à Rome au début de juillet avec les abbés Denis Coiffet, Philippe Tournyol du Clos et Bruno de Blignières (nous y avons été rejoints par l’abbé Patrick du Faÿ et les futurs fondateurs germanophones de la FSSP), nous ignorions si nous obtiendrions quoi que ce soit. L’abbé Bisig en a clairement témoigné récemment :

J’avoue que j’étais très pessimiste en allant à Rome pour essayer de fonder une société de prêtres avec le privilège de maintenir la liturgie traditionnelle. […] Mais, après les sacres d’évêques du 30 juin 1988 contre la volonté du pape, nous n’avions pas le choix. Du point de vue purement humain, j’étais assez désespéré. […] Le motu proprio faisait certainement naître quelques espoirs, mais je restais très critique. Je n’excluais pas du tout l’hypothèse, défendue par Mgr Lefebvre et de nombreux anciens confrères, que le motu proprio ne fût qu’un piège de Rome pour diviser et affaiblir la FSSPX, et que la nouvelle Fraternité sacerdotale Saint-Pierre (FSSP) serait supprimée au plus tard après trois ans. Mais je pensais qu’il fallait essayer ; notre but n’était évidemment pas la destruction de la FSSPX ; notre but était et est toujours de travailler pour l’unité de l’Église et pour la fidélité à la tradition dans l’Église.

Non ! nous ne cherchions pas une solution de facilité dans notre démarche romaine de l’été 1988 ! La magnanimité de l’accueil reçu et la vitesse avec laquelle ont été réglées les questions liées à notre reconnaissance canonique nous ont au contraire surpris… Nous étions aussi conscients des difficultés et des oppositions qui allaient rapidement surgir. D’une part, du côté de Mgr Lefebvre et de la FSSPX, qui ne nous ont pas ménagé les critiques parfois acerbes, allant jusqu’à parler de « trahison » et prédisant notre passage à court terme au nouveau rite. Ce n’est pas de gaieté de cœur que nous les avions quittés, et leur attitude franchement hostile nous était d’autant plus sensible que le lien avec le prélat consécrateur reste indélébile, et que nos confrères prêtres avaient été durant des années nos compagnons de combat. Une étonnante attitude de la FSSPX depuis 1988 est le recours fréquent (et parfois systématique) à la critique des « ralliés », comme si cela était devenu un élément constitutif de cette tendance : « Il faut que les “ralliés” aient tort pour que nous ayons raison. »

Cette critique n’est pas toujours très regardante pour la véracité, comme le montrent quelques exemples qui me concernent, aux deux extrémités de la période écoulée depuis les sacres. En avril 1989, le bulletin de Saint-Nicolas, Le Chardonnet (n° 45) écrit en première page que le père de Blignières « de source sûre, vient d’être chargé (avec rémunération, s’il vous plaît) par le cardinal Mayer, de reprendre tous les actes du concile, afin d’en établir une meilleure critique ». Le droit de réponse à ces calomnies farfelues ne sera publié, après démarches d’avocats, qu’en juin 1992… Lors du dernier colloque de la FSSPX sur Traditionis custodes, le 15 janvier 2022, l’un des prêtres conférenciers a avancé que « tous les responsables des Instituts Ecclesia Dei avaient concélébré » selon le Nouvel Ordo Missæ. Averti de son erreur, notamment pour la FSSP et la FSVF, le conférencier n’a pas annoncé l’intention de la rectifier.

De l’autre côté, s’est réalisé ce que nous prévoyions de façon réaliste dès cette époque. Le 30 octobre 1988, j’écrivais au cardinal Ratzinger pour l’informer

 de la triste situation où se trouve en France le « petit troupeau » de ceux qui, après le 30 juin, ont choisi la fidélité au Siège de Pierre. […] L’épiscopat français, pour une grande part, semble méconnaître le drame spirituel que nous vivons. Les fidèles n’ont pas retrouvé confiance dans la hiérarchie, et celle-ci, bien souvent, ne part pas à la recherche de la brebis perdue. Les réponses faites à ceux qui demandent des messes accessibles selon le rite tridentin sont évasives ou dilatoires. Elles sont parfois le contraire de « l’application large et généreuse » de l’indult de 1984, demandée par le pape dans le motu proprio du 2 juillet.

Presque sans interruption jusqu’à aujourd’hui (avec une nette accalmie de 2007 à 2013), les prêtres et fidèles « ralliés » ont eu beaucoup d’ennuis, et ils ont rencontré une opposition persistante de la part des éléments progressistes des diocèses et de l’épiscopat. Dans la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier, nous l’avons tout de suite éprouvé avec le désistement du cardinal Mayer pour nos ordinations presbytérales prévues le 3 décembre 1988 à Fontgombault. Dans une réunion avec le Saint-Père, sous la pression de deux présidents de Conférences épiscopales (dont la française), en dépit de la défense en notre faveur présentée par le cardinal Ratzinger et un autre cardinal de curie, le pape a demandé au cardinal Mayer d’annuler sa venue…

Ensuite, les difficultés pour les Instituts Ecclesia Dei ont continué à être variées et nombreuses. Cela n’a pas empêché nos Instituts de se développer. Mais, sachant que ces difficultés étaient prévues et assumées par nous, cela enlève tout fondement à l’accusation d’avoir cherché le confort dans la reconnaissance canonique obtenue !