La sexualisation de nos enfants est une stratégie marxiste
Ce n’est pas Poutine qui est nostalgique du marxisme, mais bien nos sociétés occidentales où ce poison s’est répandu. James Lindsay, auteur des livres Race Marxism et Cynical Theories : How Activist Scholarship Made Everything about Race, Gender, and Identity-and Why this Harms Everyone, dénonce les motivations néfastes des activistes de la race et du genre. Dans un entretien , il déclare pourquoi la gauche pousse à la sexualisation de nos enfants : pour déstabiliser la société. Il déclare que depuis peu, Disney :
“a redoublé ses efforts en vu de la [sexualisation des enfants]. L’objectif est d’exposer les enfants à un maximum de matériel et d’informations LGBTQ explicite, en les préparant presque délibérément à voir que ce n’est pas seulement normal, mais aussi privilégié, spécial, et que le but final est bien sûr d’adoucir les enfants, de les amener à mieux accepter l’instruction sexuelle et de genre qui se déroule à l’école et qui les inonde sous tous les angles”.
Mais quel est le véritable objectif de la sexualisation des enfants ? Lindsay déclare :
“Pour les personnes qui connaissent bien le marxisme, elles savent qu’il s’agit d’un programme délibéré que les marxistes ont employé, depuis au moins les années 1910 en commençant par la Hongrie, pour essayer de sexualiser les enfants, de provoquer une confusion sexuelle et de genre, afin qu’ils deviennent des militants politiques au nom d’un autre programme.”
Lindsay note que le marxiste hongrois Gyorgy Lukacs, commissaire adjoint à l’éducation dans l’éphémère République soviétique hongroise (mars-août 1919), a immédiatement tenté de sexualiser les enfants dans le but de déstabiliser la Hongrie et de la rendre plus malléable à la doctrine marxiste. Lindsay déclare :
“Il [Lukacs] a sexualisé les enfants de Hongrie afin de les séparer de leur famille, de leur religion, de leur nation et de leur culture, en faisant essentiellement entrer les enfants dans ces idées afin que, lorsqu’ils rentreraient chez eux, ils disent à leurs parents que les choses ont changé ou que la Bible est fausse ou que notre religion est fausse, que nos traditions sont fausses, que ce sont des gens opprimés comme moi. Tu ne comprends pas, tout est différent maintenant. Le but est d’amener une génération se séparer d’une autre.”
Depuis Lukacs, les marxistes ont continué à essayer d’endoctriner les jeunes dans une idéologie sexuelle radicale dans l’espoir de déstabiliser les sociétés occidentales pour que le marxisme ait une chance de triompher. Le principal bélier sexuel de ces marxistes culturels est aujourd’hui le transgenderisme, l’idée que le genre est “fluide” et peut être changé à volonté. Cependant, l’objectif des marxistes modernes est le même : déstabiliser la société. Lindsay écrit :
“Ce qu’ils veulent faire en Occident, c’est créer une déstabilisation, ils veulent créer un terreau fertile pour les activistes. Ils ne se soucient pas particulièrement de la sexualité ou du genre des enfants. Lorsque nous arrivons aux niveaux supérieurs des personnes qui mettent en œuvre ces types de programmes et les poussent, cela ne les préoccupe pas du tout et lorsqu’ils obtiennent la déstabilisation et la base d’activistes qu’ils recherchent, cela leur permet d’atteindre leurs objectifs… Le but est en fait d’affaiblir et de déstabiliser à court terme afin de pouvoir prendre le pouvoir.”
James Lindsay dit en public ce que les militants LGBT radicaux ne veulent pas que vous sachiez : qu’ils sont en réalité des marxistes qui veulent déstabiliser la société pour pouvoir construire une utopie communiste sur ses ruines. Et nous savons tous comment cette “utopie” a tourné dans la pratique en Union soviétique, en Europe de l’Est, en Chine, à Cuba, en Corée du Nord et ailleurs : plus de 100 millions de personnes ont été tuées et davantage ont été emprisonnées, torturées et réduites au silence. Espérons que les gens tiendront compte des avertissements de Lindsay et empêcheront ces militants LGBT radicaux d’endoctriner nos enfants dans le but de détruire nos pays.
Comme l’écrivait Soljenitsyne:
« On asservit les peuples plus facilement avec la pornographie qu’avec des miradors. »
CEDH : L’ECLJ a défendu le Pakistanais devenu chrétien
Suite à la décision de la CEDH en faveur d’un Pakistanais converti, Nicolas Bauer, chercheur associé à l’ECLJ, analyse cette décision. En effet, l’ECLJ était intervenu dans cette affaire afin d’apporter à la Cour des informations directes sur la situation des chrétiens au Pakistan. L’ECLJ a en effet une expérience de terrain grâce à son bureau affilié au Pakistan comptant plusieurs avocats qui apportent une aide juridique aux minorités chrétiennes persécutées. Les juridictions suisses ont considéré que sa conversion au christianisme était crédible. En revanche, elles ont estimé qu’il ne serait pas exposé au risque de subir un traitement mettant en danger sa vie et son intégrité physique. La jurisprudence de la CEDH interdit en effet aux États parties d’expulser des étrangers si, dans leur pays, ils courent un risque réel d’être soumis à la peine capitale, à la torture ou à des peines ou traitements inhumains et dégradants.
Stéphanie, mère de prêtre
Mère de six enfants, habitant en Bretagne, Stéphanie a un fils prêtre vicaire d’une paroisse au sein du diocèse de Versailles.
Avec d’autres mères, elle a marché des centaines de kilomètres de Paris à Rome pour porter au Saint-Père (qui leur a accordé un baciamano à l’occasion de son audience du 4 mai prochain) la supplique des milliers de catholiques attachés à la messe traditionnelle, qui ont été profondément blessés par le Motu Proprio, et aussi l’immense inquiétude de nombreux prêtres, certains ne pouvant déjà plus la célébrer.
I-Média Présidentielle : la grande manipulation
Cette semaine, Jean-Yves Le Gallou et son comparse Jules Blaiseau vous proposent un numéro hors-série très spécial. Maintenant que l’élection présidentielle est jouée, il est temps pour « I-Média » de décrypter en profondeur toutes les manipulations de la campagne par les médias de grands chemins(sic). L’émission est une version détaillée et plus exhaustive d’un article de Jean-Yves Le Gallou publié sur le site de la fondation Polémia. Il énonce le décalogue satirique du journaliste en temps de campagne.
Diabolisation en deux temps, choix des thèmes par les médias, un duel Macron/Le Pen imposé par les instituts de sondage, l’exploitation de la guerre ou de la pandémie… Suivez avec nous ce dernier récapitulatif d’une campagne qui, à défaut d’avoir été palpitante, aura été riche en enseignements sur les travers et les vices du journalisme français.
Un petit week-end scout à 170€ ?
Une belle arnaque proposée par Arthur Germain, 20 ans, nageur, aventurier, fils d’Anne Hidalgo et abstentionniste, invité sur RMC :
🎙 "L'enjeu de mes aventures est de montrer qu'un autre mode de vie est possible".
Arthur Germain, 20 ans, nageur, aventurier, fils d'Anne Hidalgo et abstentionniste #ApollineMatin pic.twitter.com/9FMFkPc9C6
— RMC (@RMCInfo) April 26, 2022
Pour 170€, il vous propose une nuit en forêt :
Lors de cette excursion, nous partirons en pleine nature près de Moret-sur-Loing, en Île-de-France (desservi par la ligne R en RER). Je vous partagerai l’expérience que j’ai de la vie en pleine nature et en autonomie et vous apprendrai les rudiments de la vie sauvage. J’essayerai par la suite de diversifier les lieux d’excursions pour vous faire découvrir d’autres magnifiques régions !
Apprendre les rudiments de la survie :
Pendant cette excursion, vous apprendrez à :
-
- Maîtriser l’art du feu (sans brûler la forêt 😉 )
- Monter et démonter votre campement comme un/une pro
- Prévoir la météo (mieux que le téléphone)
- Connaître et respecter la nature
- Reconnaître les plantes
- Faire des chamallows (parfaitement) grillés
Une nuit en bord de Seine pour laquelle il faut apporter sa tente et sa nourriture …
Sinon, le scoutisme, c’est beaucoup moins cher et vous pourrez apprendre bien plus !
Ou encore pour 55 €, on peut avoir 2 nuits sous tente. En bonus, faire 100 km à pied. Il suffit de s’inscrire au pèlerinage de Chrétienté Paris-Chartres à la Pentecôte. On y prend soin de son âme, mais attention, on risque d’y rencontrer Dieu. Dangereux comme aventure.
Opération « Couronnes de roses » du mois de mai
Au Moyen Age, c’était une tradition de couronner de roses les statues de la Vierge Marie, chaque rose symbolisant une prière.
Objectif
- Offrir des couronnes de roses à Marie en son honneur pour le mois de Mai ;
- Que Marie obtienne de son fils Jésus qu’Il vienne au secours de notre monde en danger.
Concrètement, c’est très simple :
Chacun est invité à trouver quelques personnes (l’idéal serait 4, en plus de vous-même) acceptant de dire une dizaine de « Je vous salue Marie » chaque jour, afin de constituer un « chapelet-couronne » de roses offert à Marie pour le Monde.
Nous vous invitons à prier cette dizaine avec la « version courte » du Chapelet perpétuel pour le monde.
Même les petites couronnes de 2 ou 3 personnes sont précieuses ! Ainsi, tous ensemble, nous offrirons à Marie un grand bouquet de roses, en action de grâce pour son intercession auprès de Dieu et sa protection pour notre monde.
Entretien avec Diane, mère de prêtre
Mère de six enfants, habitant en région parisienne, Diane a un fils prêtre membre de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, en mission dans le diocèse de Sées.
Avec d’autres mères, elle a marché des centaines de kilomètres de Paris à Rome pour porter au Saint-Père (qui leur a accordé un baciamano à l’occasion de son audience du 4 mai prochain) la supplique des milliers de catholiques attachés à la messe traditionnelle, qui ont été profondément blessés par le Motu Proprio, et aussi l’immense inquiétude de nombreux prêtres, certains ne pouvant déjà plus la célébrer.
Le retour de François Hollande
Emmanuel Macron et François Hollande ont évoqué la réforme des institutions lors d’une rencontre il y a quelques semaines. Une commission sera bientôt mise en place, afin de répondre à la crise de représentativité.
Le chef de l’Etat veut mettre en place une commission rassemblant des personnalités issues de toutes les sensibilités politiques du pays. Celle-ci aurait la charge de présenter à l’Assemblée Nationale et au Sénat une proposition de réforme de la Constitution. François Hollande pourrait la présider.
Cette commission pourrait proposer l’instauration de la proportionnelle, le retour au septennat avec des élections législatives de mi-mandat sur le modèle américain.
Cizancourt : le scrutin s’est déroulé dans une église où le confessionnal servait d’isoloir
Extrait de la décision du Conseil constitutionnel sur l’élection présidentielle :
Dans la commune de Cizancourt (Somme), dans laquelle 25 suffrages ont été exprimés, le magistrat délégué du Conseil constitutionnel a constaté que le scrutin s’est déroulé dans une église où le confessionnal servait d’isoloir. Le déroulement du scrutin dans ce lieu de culte étant de nature à porter atteinte à la liberté et à la sincérité du scrutin, il y a lieu d’annuler l’ensemble des suffrages exprimés dans cette commune.
La CEDH demande à la Suisse de surseoir à l’expulsion d’un Pakistanais converti au christianisme
La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a demandé mardi 26 avril à la Suisse de surseoir à l’expulsion d’un Pakistanais converti de l’islam au christianisme.
Les juges européens, saisis selon une procédure d’urgence, ont estimé à l’unanimité que le renvoi vers le Pakistan de ce débouté du droit d’asile arrivé en Suisse en 2015 et converti au christianisme l’année suivante, constituerait une violation des dispositions de la Convention européenne des droits de l’homme sur le «droit à la vie» et l’«interdiction de la torture, des traitements inhumains ou dégradants».
«Les autorités suisses n’ont pas suffisamment évalué le risque que le requérant courrait, du fait de sa conversion au christianisme, en cas de retour au Pakistan».
À l’appui de sa décision, la Cour évoque plusieurs «rapports internationaux faisant état de graves violations des droits de l’homme au Pakistan à l’égard des chrétiens convertis». La Cour évoque en particulier un rapport du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés de janvier 2017 relevant que les personnes converties «peuvent être perçues (au Pakistan) comme ayant commis l’apostasie».
Ces «dernières années, des chrétiens, dont des convertis, ont fait l’objet d’attaques et d’accusations de blasphème qui est une infraction pénale au Pakistan punie de la peine de mort, cette peine pouvant être commuée en une condamnation à perpétuité limitée à 25 ans», souligne-t-elle encore.
Le CEO de Davosfrance confirmé à son poste
Analyse d’Alliance pour la France :
Avec 58,54% et malgré les 28,1% d’abstention, Emmanuel Macron a obtenu le dimanche 24 avril une victoire vraiment « éclatante ». Son bilan aurait dû parler nettement contre lui : crise des Gilets Jaunes, violence politique contre les opposants à la Startup nation déracinée, affaire Benalla, désastreux symbole décadent de la fête de la musique digne d’un Satiricon postmoderne, départ de Gérard Collomb qui avertit sur le passage du « côte à côte » au « face-à-face », gestion calamiteuse de la crise sanitaire, suspension injustifiée des libertés publiques, déroute institutionnelle des pouvoirs publics, division de la citoyenneté et création d’une inimitié politique entre Français, utilisation de cabinets privés comme Mc Kinsey pour des missions de service public, le tout sur fond de Grand Remplacement qui va son train de sénateur et de Grande réinitialisation qui est amorcée par la culture QRCode. Emmanuel Macron n’aurait pas dû oser même se représenter devant les Français. Pourtant, non seulement il s’est présenté, sans faire campagne, mais il a remporté une victoire nette inversement proportionnelle à l’indignité avec laquelle il a exercé son mandat présidentiel.
A cela plusieurs raisons.
Tout d’abord, Emmanuel Macron a reçu un soutien médiatique et politique qui a permis de conduire un véritable management des thèmes de campagne. Le premier thème qui est ressorti, grâce à l’émergence de la candidature Zemmour, fut celui du Grand remplacement, un thème majeur qui touche à l’identité de la France sérieusement mise en péril par 40 ans d’immigrationnisme d’Etat et de laxisme judiciaire. Ce thème a curieusement exercé un phénomène d’attraction politique en février puisque Valérie Pécresse s’y est embourbée dans son meeting du Zénith. Mais le déclenchement de la guerre en Ukraine, fin février, a présenté une opportunité médiatique pour casser cette cristallisation thématique. Une deuxième campagne a dès lors commencé où les médias ont repris le flambeau pour imposer les thématiques favorables à Emmanuel Macron : l’Union autour du drapeau, l’Union européenne, le pouvoir d’achat. Nous ne sommes plus parvenus à sortir de cette ornière. Les thèmes essentiels ont été dès lors occultés – le Grand Remplacement – ou n’ont pas pu émerger – la Grande Réinitialisation – alors que le scandaleux système McKinsey au mois de mars pouvait présenter une voie d’entrée concrète et donner des fruits politiques juteux.
L’effet « Front républicain » s’essouffle incontestablement mais il est resté opérationnel dans la dernière ligne droite lorsqu’il s’est agi de se répartir les voix de Mélenchon. Le « pas une voix pour Marine Le Pen » répété comme un mantra a empêché une coalition de circonstance possible contre l’extrême-centre mondialiste. C’était le calcul initial de Marine Le Pen et cela aurait pu être électoralement payant. Mais c’était sans compter sur l’opération de rediabolisation grossièrement menée par les médias en dehors de tout bon sens et de toute évidence, Marine Le Pen ayant clairement dévoilé les distances intérieures, les béances intellectuelles et politiques qui la séparent de l’« extrême-droite ». Marine Le Pen croit encore en cette érosion naturelle du front républicain. Lors de son appel à Emmanuel Macron, le soir de l’élection pour le féliciter, elle aurait même dit que dans 5 ans, ce serait « la bonne pour elle ». 18% au premier tour en 2012, 33% au second tour en 2017 puis 41,5% en 2022. A France constante, on est tenté de poursuivre la suite arithmétique et je serai assez disposé à le croire mais le paysage politique sera-t-il le même dans 5 ans ?
En définitive, il a plané dans cette élection comme un air de fatum qui s’est conclu par l’Ode à la Joie le soir du 24 avril. Emmanuel Macron n’a pas fait campagne lors du premier tour. Il n’a jamais douté lors du second quoiqu’intranquille pendant le débat qui l’a opposé à Marine Le Pen. Pour la première fois, il a attaqué, la meilleure défense, et paradoxalement Marine Le Pen a joué la défense, ce qui mettait Emmanuel Macron à l’abri de rendre des comptes sur sa présidence de division et de décadence. A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Cette victoire ne fut pas vraiment célébrée, la fête s’est arrêtée vers 22:00, tout fut plié après l’image saisissante du président entouré par des enfants dans une scénographie qui faisait écho à sa conclusion du débat sur « la protection de l’enfance ». C’est un peu comme si l’élection était le passage obligé, le mal nécessaire – l’agenda démocratique – pour poursuivre l’agenda davocratique, le sérieux, France 2030. Emmanuel Macron est passé par la case élection comme on passe au péage : il a fallu payer un peu de son temps, de son énergie pour poursuivre sereinement la route, celle tracée par ses pères idéologiques et politiques, Klaus Schwab, Jacques Attali, et tous les cercles d’influence qui sont, eux, « maîtres des horloges ».
Mais, tout cela aurait été impossible sans les voix des Français. On dit Emmanuel Macron « mal élu », élu « par défaut ». On se berce d’illusions.
Les Français ont globalement, même si cela fait peine à le dire, approuvé sa présidence et le lui ont manifesté par ce résultat sans appel. Cela paraît à peine croyable mais ce qui aurait dû être une manifestation de rejet inconditionnel ne fut pas loin d’être un plébiscite. Les Français ont lu bien différemment sa politique sanitaire : ils y ont vu du volontarisme politique, l’exercice d’une autorité, ont sans doute trouvé en Emmanuel Macron le représentant d’un Nouveau Parti de l’Ordre qui, selon la majorité en tout cas, répond aux désordres de notre monde. Emmanuel Macron a su décentrer les véritables points de tension : couvrant d’un voile opaque la sécession démographique, culturelle et spirituelle des « quartiers », il a réussi à cacher que ces espaces étaient le véritable facteur de désordre d’une Nation bousculée dès lors dans sa civilisation, dans ses mœurs, dans ses habitudes visuelles. Il a créé, durant son premier mandat, de nouveaux sécessionnistes, boucs-émissaires de l’ordre nouveau sur fond de Grande Réinitialisation : « délinquants » de l’économie qu’ils « paralysent » (les Gilets Jaunes), « délinquants » routiers (vitesse, stationnements etc…), « délinquants » anti-écolo (les carboneurs diésélistes), « délinquants » citoyens (« anti-vax »). Ce sont ces fauteurs de trouble, les nouveaux tragoi de la mondialisation, dont les retraités aisés, les jeunes qui croient être les winners du nouveau monde ont voulu se protéger. Cette France périphérique et l’autre se sont regardées en chien de faïence et le combat électoral a bien penché en faveur de cette dernière. Ce n’est pas une fatalité certainement mais en 2022, comme on le dit, il n’y a pas eu photo.
Ne voyant pas d’opposition entre l’appel à « Notre Europe » et la souveraineté politique de la France, une majorité de Français a adhéré en outre à ce qu’ils considèrent comme une ambition politique nouvelle, ne voient plus d’un mauvais œil le dépassement d’échelle d’une France désormais trop petite pour affronter la nouvelle logique des blocs. Tout est politiquement, médiatiquement fait pour nous convaincre que la France n’est plus qu’un Hexagone, qu’un espace « rabougri », que sa culture, sa langue sont des vestiges mais que l’histoire s’écrit ailleurs.
Cet « ailleurs » est une des branches du carrefour que j’évoquais dans un article précédent. Malheureusement, le corps électoral a engagé la France dans cette voie le dimanche 24 avril. On peut compter sur Emmanuel Macron pour transformer la France, la dissoudre désormais dans un nouveau pays : le « Notreurope », avec sa capitale « Davos », ses nouveaux habitants, les « cellezéceux », les « toutezétous », son nouveau régime, un communisme postmoderne et sa nouvelle devise : nous ne possèderez rien et en serez heureux…
Pour la famille, le combat continue
De Ludovine de La Rochère et Albéric Dumont, présidente et vice-président de La Manif Pour Tous :
Au lendemain de la présidentielle, et à l’approche des législatives, un certain nombre d’entre vous nous ont confié leur désarroi à l’idée de voir se prolonger la politique progressiste menée depuis cinq ans par l’Exécutif.
En parallèle du bilan du quinquennat sur les plans familial et sociétal que nous avons dressé, nous avons développé une vision et 80 propositions dont nous expliquons la pertinence et la nécessité aux candidats que nous rencontrons au niveau national et local. Nous vous indiquerons aussi, dès que les candidatures aux législatives seront définitives, les noms des candidats à soutenir et ceux dont nous savons qu’ils ne cesseront de vouloir affaiblir et détruire la famille.
Nous avons également élaboré un projet d’avenir pour reconstruire ce pilier central de notre société qu’est la famille. Certes, cela ne pourra se faire que pas à pas, cela prendra du temps, mais nous y sommes prêts.
Ainsi, loin de céder au fatalisme ou à l’angoisse, nous devons rester sereins et déterminés pour agir, faire face aux mesures qui, hélas, ne manqueront pas d’être avancées par les progressistes dans les mois qui viennent, mais nous devons aussi poser les bases dont nous aurons besoin à l’avenir.
Nous sentons bien, en effet, qu’il faut innover afin d’avoir l’oreille et d’influencer positivement les institutionnels, les politiques, les médias et, in fine, les Français. Ces derniers plébiscitent la famille, se préoccupent de l’avenir de leurs enfants, mais ne perçoient pas toujours ce qui se joue sous nos yeux et les conséquences pour les générations à venir. Pour vous donner un exemple, les presque 800 études de neurosciences sur les différences homme-femme publiées ces derniers temps dans le monde doivent être rassemblées et rendues accessibles au plus grand nombre : elles contribueront à disqualifier l’idéologie du genre.
La Manif Pour Tous s’est d’ores et déjà préparée à franchir cette nouvelle étape avec le déploiement d’un dispositif complémentaire de l’existant. A cette fin, nous avons besoin de vos talents : l’heure est venue de vous engager dans nos équipes, partout en France. Veille, analyse, publications, opérations, animation, logisitique, création, communication, digital, vidéo, relations avec les élus… Il y en a pour tous les goûts !
Naturellement, vous pouvez aussi nous aider en soutenant matériellement La Manif Pour Tous. Avec vous, offrons à cette jeunesse, qui se mobilise avec ardeur et panache, les moyens d’agir. Notre force militante est notre trésor et nous devons le faire grandir. Merci à chacun d’entre vous pour votre confiance et votre fidélité au service de la famille et de la société que nous laisserons à nos enfants.
Explosion des divorces en Angleterre
Lu sur IFN :
À la mi-avril, les demandes de divorce en Angleterre et au Pays de Galles ont augmenté de près du double, une semaine seulement après l’entrée en vigueur de la loi sur la responsabilité civile rapporte le Daily Mail . Environ 3 000 couples ont demandé à mettre fin à leur mariage car, en vertu de la nouvelle législation, ils ne sont plus tenus de “répartir la faute”. Le boom des demandes a également été confirmé par les avocats. Hannah Gumbrill-Ward, de l’équipe de droit familial du cabinet d’avocats Winckworth Sherwood, a déclaré : “Il semble que certaines personnes attendaient l’introduction du ‘divorce sans faute’” pour se séparer.
C’est ce qu’on appelle aussi un divorce rapide car en fait, à partir de maintenant, en Angleterre et au Pays de Galles, les époux peuvent mettre fin à leur mariage en six mois environ, sans même avoir à donner de raisons. Dans l’hypothèse où l’un des deux serait en désaccord, la contestation de la décision sanctionnée par les juges serait assez complexe.
Des préoccupations fondées
La nouvelle loi sur le divorce – qui met fin à la nécessité pour l’une des parties de rejeter la faute sur l’autre – a été combattue par certains conservateurs qui craignaient qu’elle n’entraîne “une augmentation immédiate des taux de divorce”. Les faits montrent que les inquiétudes sont fondées. Mme Gumbrill-Ward ajoute : “Il sera intéressant de voir comment ces chiffres évoluent sur l’ensemble du trimestre et si cette poussée initiale va ralentir et se stabiliser.”
En attendant la loi
Il est probable que de nombreux couples, ayant l’intention de divorcer, ont attendu quelques mois pour profiter de cette nouvelle loi, appelée outre-Manche la plus grande réforme des lois sur le divorce de ces 50 dernières années. Sans surprise, les statistiques ont montré une baisse de 26 % des demandes de divorce au cours du dernier trimestre de 2021.
Ce qui a guidé les traditionalistes qui ont refusé les sacres sans mandat
Le père de Blignières revient sur la raison pour laquelle un certain nombre de traditionalistes ont refusé de suivre Mgr Lefebvre lors des sacres de 1988 :
[…] Ce qui a guidé les traditionalistes qui ont refusé les sacres sans mandat, ce n’est pas une question de tactique. Si des prêtres ont fait le sacrifice de quitter (sans aucune garantie d’avenir) la FSSPX, ce n’est pas non plus en vertu d’une conception erronée de l’obéissance, ou dans la perspective des avantages pratiques d’une reconnaissance canonique (qui n’était nullement acquise). Ce qui était et qui est en cause, c’est un jugement de fond sur la communion hiérarchique comme élément essentiel de la foi et de la structure de l’Église catholique. Ce jugement est le suivant :
Un sacre contre la volonté du Pape est un acte intrinsèquement mauvais parce qu’il porte atteinte à un élément de la foi catholique.
La nature même de l’épiscopat catholique comporte l’apostolicité, non pas seulement matérielle (apostolicité qui découle d’un sacre valide même chez les dissidents), mais formelle. Pour être un successeur des apôtres, l’évêque doit être légitimement sacré, au sein de la communion hiérarchique entre tous les évêques catholiques. Et le garant de cette communion, c’est l’évêque de Rome, le successeur de Pierre.
De telle sorte que la consécration épiscopale reçue sans l’institution pontificale constitue « un très grave attentat à l’unité même de l’Église ».
L’expression est de Pie XII, dans l’encyclique Ad Apostolorum Principis du 29 juin 1958. Le motu proprio Ecclesia Dei du 2 juillet 1988 parle, à propos des sacres du 30 juin, d’un « acte schismatique » (n° 4). Cela ne signifie pas que tous ceux qui héritent de la dissidence ainsi créée soient schismatiques. Mais l’acte reste ce qu’il est. Pour ne pas alourdir cet entretien, je renvoie aux études déjà mentionnées (note[13] et note[14] ), qui comportent de très nombreuses citations magistérielles parfaitement explicites. Je me contente de citer deux théologiens, dont l’autorité est reconnue dans les milieux traditionnels.
Dom Gréa écrit en 1885 :
Dépendre de saint Pierre, c’est bien tenir de lui l’origine de la mission ; et, par la nature même de l’épiscopat qui est cette dépendance, il faut que les évêques soient envoyés et institués par lui et par lui seul. Ce n’est donc point par une disposition arbitraire, mais par la nécessité même de l’ordre divin de l’Église que le seul saint Pierre peut faire un évêque, et qu’il n’y a point d’épiscopat légitime ou possible en dehors de cette unique origine. […] Le pape seul institue les évêques. Ce droit lui appartient souverainement, exclusivement et nécessairement, par la constitution même de l’Église et la nature de la hiérarchie[15].
Commentant le chapitre 3 de la constitution Lumen gentium de Vatican II, § 21, l’abbé Raymond Dulac écrit en 1965 :
Cette transmission, en continuant l’authentique « succession apostolique », scelle la légitimité à la fois du sacre et des fonctions. Elle est garantie officiellement par la « communion hiérarchique » dont parle la Nota explicativa. En dehors de ces enchaînements à la fois sacramentels et juridiques, il n’y a que ce que saint Cyprien et saint Léon appellent un « pseudo-épiscopat » […]. L’adjectif « hiérarchique » […] a été ajouté pour satisfaire à l’avis de plusieurs centaines de Pères conciliaires qui voulaient que fût clairement exprimé que le sacre d’un évêque, comme tel, et à lui seul, ne suffit pas pour agréger un sujet au corps épiscopal et lui assurer la légitime succession apostolique[16].
Accord de non-agression ?
Nous ne présenterons pas de candidat face à Marine Le Pen, Éric Ciotti et Nicolas Dupont-Aignan.
L’union nationale en actes.#UnionNationaleLegislatives #legislatives2022
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) April 27, 2022
Le RN pourrait ne pas présenter de candidat face à Guillaume Peltier, Stanislas Rigault, Dénis Cieslik et Sébastien Pilard.
« Sans rendre à Dieu ce que l’on rend aussi à César, il est difficile de trouver le bien commun »
A l’occasion de son anniversaire, Louis de Bourbon est né exactement 760 ans jour pour jour après Saint Louis, le duc d’Anjou a déclaré :
Au quotidien, nous voyons tous combien en politique, et plus largement pour toute action humaine, sans la transcendance et le regard tourné vers Dieu — ce qu’avait incarné en son temps Louis IX et qui lui a valu d’être canonisé —, il est bien difficile de « raison garder ». Sans rendre à Dieu ce que l’on rend aussi à César, il est difficile de trouver le bien commun. Les égoïsmes des individualismes des uns et des autres ont tôt fait de faire perdre à la société ses finalités. Nous le voyons trop actuellement avec notre monde qui a oublié nombre de ses repères traditionnels, préférant le relativisme à la Vérité.
24 avril 2022, M.Macron au Champ-de-Mars. Et si le roi était nu ?
Pour fêter sa victoire, M.Macron avait donné rendez-vous à ses fidèles sur le Champ-de-Mars. Il y est arrivé en tête d’une floppée de gamins, extraordinaire allégorie du joueur de flûte d’Hamelin.

Le vainqueur était-il en petite forme ? Son discours n’a duré que dix minutes chrono : pour lui habituellement c’est juste le temps d’une introduction.
Et encore, il a trouvé à se répéter à deux minutes d’intervalle.
- A 2’30’’, il parle de « faire advenir notre projet pour une France plus indépendante, une Europe plus forte, et par des investissements et des changements profonds, continuer d’assurer des progrès pour chacun ne libérant la créativité, l’innovation et pour faire de la France une grande nation écologique»
- Puis, à 5’40’’ : « Aujourd’hui, vous avez fait le choix d’un projet humaniste, ambitieux, pour l’indépendance de notre pays, pour notre Europe, un projet républicain dans ses valeurs, un projet social et écologique, un projet fondé sur le travail et la création ».
Il a affirmé qu’il voulait porter ce projet « avec force », comme il avait voulu porter avec force le projet de réforme des retraites. Il a parlé deux fois de bienveillance et deux fois de respect (« en veillant chaque jour au respect de chacun… Il nous faudra aussi être bienveillant et respectueux car notre pays est pétri de tant de doutes et de tant de divisions ») ce qui est tout naturel pour celui qui a su parler aux Gilets Jaunes avec tant de douceur et aux personnes opposées à la vaccination par un produit en phase expérimentale, sans bénéfice médical et non obligatoire, avec tant d’« affection » (« eh bien là, les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu’au bout. C’est ça la stratégie »). Bref le foutage de gueule va continuer. On le savait.
Il a prouvé à nouveau sa maîtrise parfaite du théâtre. En particulier au début, quand il déclame : « une majorité d’entre nous a fait le choix de me faire confiance pour présider notre république durant les cinq ans à venir. Je sais que vous avez dépensé tant d’énergie, partagé tant de conviction [là, il s’arrête, puis se frappe fortement le cœur avec le poing et reprend] C’est en frappant au cœur que vient la vérité [sic !] et je sais ce que je vous dois ». On ne comprend pas forcément mais c’est si bien joué… Et encore quand il dit : « Je pense enfin à ceux qui ont voté pour Mme Le Pen dont je sais la déception ce soir [et il enchaîne immédiatement son petit numéro bien connu de condescendance un peu putassière avant même d’entendre le moindre sifflement] : non, ne sifflez personne. Depuis le début, je vous ai demandé de ne jamais siffler ».
Il y a bien sûr eu ces phrases absconses sans lesquelles un discours, même court, ne serait pas macronien, en particulier au moment de sa péroraison :
« les années à venir, à coup sûr, ne seront pas tranquilles. Mais elles seront historiques et ensemble nous aurons à les écrire pour nos générations… Cette ère nouvelle ne sera pas la continuité du quinquennat qui s’achève, mais l’invention collective d‘une méthode refondée pour cinq années de mieux, au service de notre pays, de notre jeunesse. Chacun d’entre nous y aura ses responsabilités, chacun d’entre nous aura à s’y engager car chacun d’entre nous compte plus que lui-même. C’est ce qui fait du peuple français cette force singulière que j’aime si profondément, si intensément ».
Après le discours et avant la Marseillaise, pendant que M.Macron salue l’assistance (on n’ose dire la foule tellement il y a peu de monde), on entend très distinctement à 10’38’’ un strident : « Manu, à poil ! ». Le cri semblait être de l’ordre de l’injonction.
Et si c’était en fait une bonne description de la situation du réélu ? Car que sait-on vraiment des temps qui viennent, et d’un état de la France du en bonne partie à son premier quinquennat (guerre en Ukraine ; situation sanitaire, crise de la médecine et du soin français et états d’urgence multiples ayant attaqué de nombreuses manières les libertés publiques ; dette abyssale et risques sur les intérêts de cette dette ; inflations diverses ; insécurités et attaques quotidiennes y compris contre les forces de l’ordre ; islamisation grandissante) ?
Le roi pourrait bien être plus nu qu’il n’y paraît.
L’opposition la plus bête du monde ?
De Stéphane Buffetaut, élu de Vendée et ancien député européen, pour le Salon beige:
Sous la quatrième république Guy Mollet, patron des socialistes d’alors, avait qualifiée la droite française de « droite la plus bête du monde ». L’opposition actuelle à Macron en sera-t-elle la digne héritière ?
La réélection du Président de la république, même s’il ne recueille que 38,52% voix des électeurs inscrits, démontre que le piège tendu par Mitterrand il y a quarante ans fonctionne encore. Le plafond de verre existe toujours et le « front républicain », même affaibli, conserve une efficacité certaine.
Le clivage gauche/droite demeure, comme l’a démontré le score de Mélenchon, mais s’y ajoute celui entre les enracinés patriotes et les déracinés mondialistes. D’une certaine façon, ce dernier clivage « transcende » les vieilles oppositions et est mortifère. Car il ne s’agit rien de moins que de la pérennité de la France, de sa culture, de ses mœurs. Sur le plan européen, ce qui est en jeu, c’est la civilisation européenne elle-même et l’existence du chatoiement des nations du vieux continent.
Ce qui est insupportable, c’est qu’Emmanuel Macron comme les eurocrates, fonctionnaires ou députés au Parlement européen, avancent masqués, adeptes d’une forme de « taqiyah » européenne – au demeurant revendiquée par la Commission comme « ambiguïté constructive » – qui consiste à ne pas avouer l’objectif des nouvelles dispositions des traités, règlements ou directives : conduire à la constitution d’un « Etat » européen fondé sur un corpus juridique envahissant qui réduise à néant les libertés souveraines des nations.
Inspiré par le philosophe allemand Habermas, il s’agit de substituer à la loyauté à l’égard de sa patrie, la loyauté « à un état de droit », une « fidélité constitutionnelle » pour reprendre les termes du philosophe. Cette idéologie positiviste du déracinement est le fond de la pensée du Président de la république comme l’a manifesté l’omniprésence du pseudo drapeau européen (insigne non légalement officiel) en lieu et place du drapeau français lors des meetings de Macron.
Dès lors, c’est la survie de la France en tant que nation souveraine qui est en cause. La réalité est que cette souveraineté est déjà considérablement dégradée, mais cinq années de plus de pouvoir sans limites de Macron, dont on connait et l’ivresse du pouvoir et la perfidie, peut nous conduire à un état de dilution de la France dans le magma bureaucratique européen difficilement réversible.
Il est donc crucial d’envoyer à l’Assemblée nationale une majorité contraire au Président pour le contraindre à la cohabitation ou, à tout le moins, une opposition forte, sans concession, voire agressive, afin de contrarier ses projets. Ceci n’est possible que si les partis et mouvements encore attachés à la France s’unissent pour emporter le maximum de circonscriptions.
La logique du financement des partis peut les pousser à la désunion et à des candidatures concurrentes qui ne pourraient que conduire à la défaite. L’unité est impérative dans les circonscriptions qui sont éventuellement gagnables, évidemment au prorata du poids électoral des formations nationales dans le choix des candidats.
L’incapacité à trouver des accords entre le Rassemblement national, Reconquête, Debout la France, le Centre national des indépendants et des paysans, Via, le Parti conservateur serait la cause d’une noire frustration et d’une profonde colère des électeurs. C’est une règle de responsabilité politique de toujours préférer sa patrie à son parti. Certes, il y a eu des paroles malheureuses, voire stupides et bêtement humiliantes, des défections et des déceptions. Mais que les responsables des partis nationaux se souviennent de l’attitude de Louis XII accédant au pouvoir : « Le roi de France ne venge pas les querelles du Duc d’Orléans. »
Qui a dit que la droite avait gagné la bataille des idées ?
Eugénie Bastié conteste l’idée selon laquelle la droite est en train de gagner la bataille des idées :
[…] la victoire idéologique de la droite est devenue le lieu commun de l’éditocratie de gauche qui confond la fissuration d’un monopole intellectuel avec un retournement d’hégémonie, à moins qu’elle ne fasse semblant de croire à la victoire imminente du fascisme pour se draper dans les oripeaux de la Résistance. Bien souvent, la droite y a cru, elle aussi, épousant avec la fièvre du converti les impératifs de la « reconquête de l’hégémonie culturelle » . Ses militants ne juraient plus que par Gramsci, sans avoir lu une ligne du penseur italien, prédisant le triomphe dans les urnes après leur victoire dans les coeurs. Des rangs de la Manif pour tous aux foules du Trocadéro soufflait l’ivresse des lendemains qui chantent. Il y avait bien eu une douzaine d’années entre mai 68 et la victoire de Mitterrand : il suffisait d’être patient.
Pourtant, un plateau de télévision ne fait pas le printemps électoral. Le retour d’un certain pluralisme dans la vie médiatique – des voix autrefois marginalisées, réduites au silence, pouvant désormais s’exprimer – n’est pas synonyme de basculement idéologique. À force de se mirer dans les yeux apeurés de la gauche, la droite s’est vue plus grosse qu’elle n’était.
Certes, la multiplication des attentats, notamment envers un journal à l’ADN de gauche comme Charlie Hebdo, a contribué à réveiller la gauche de sa naïveté envers l’islam radical. La pensée dominante est passée du multiculturalisme naïf sauce SOS-Racisme à un universalisme républicain plus affirmé ; en témoigne la trajectoire du président de la République lui-même. Mais la question des limites à apporter à l’immigration reste encore taboue. Ainsi, Éric Zemmour a cru qu’un sondage donnant la crainte du grand remplacement comme ultra-majoritaire dans l’opinion était un blanc-seing pour en faire un axe unique de campagne. Majoritaire ne veut pas dire prioritaire. Le conservatisme sociétal, quant à lui, reste ultra-minoritaire dans l’opinion. Quant au libéralisme économique, il a été balayé par la crise du Covid, occasionnant un retour sans précédent de l’État dans l’économie.
Aussi, la dénonciation hypocrite de l’hégémonie culturelle de la droite a masqué la montée en puissance continue de la gauche radicale depuis le milieu des années 1990, qui a fini par dévorer la social-démocratie. Lionel Jospin, incarnation s’il en est de la gauche de gouvernement, a reconnu que La France insoumise était la « nouvelle force dominante » , Sciences Po vote Mélenchon et la jeunesse du Quartier latin ne jure plus que par la théorie du genre et les penseurs décoloniaux. […]
Election présidentielle : et après ?
Dans cet entretien, Claire-Emmanuelle Gauer, conseillère régionale de la Normandie, membre du parti Reconquête, analyse avec Victor Aubert, président d’Academia Christiana, les résultats des élections présidentielles 2022. Ce décryptage porte en grande partie sur une analyse sociologique de notre pays et une analyse stratégique des forces politiques en présence. Dans la seconde partie il vous sera proposé de réfléchir sur des formes d’engagements concrets en dehors des périodes électorales pour retrouver du sens à un combat politique constructif qui porte du fruit.
Chapitres :
Première partie :
Deuxième partie :
Pierre Manent : Marine Le Pen représente la protestation impuissante contre l’impuissance politique
Interrogé par Eugénie Bastié dans Le Figaro, Pierre Manent analyse l’élection présidentielle. Extrait :
Les résultats de l’élection présidentielle confirment la dépolitisation de notre vie commune. Ils donnent à voir un pays devenu incapable de se connaître lui-même. Le second tour a mis en présence un sortant qui ne courait aucun risque de perdre l’élection et une candidate qui n’avait aucune chance de la gagner. Le premier ne représentait pas une option proprement politique, il incarnait une classe sociale, la classe « en possession d’état » , celle qui par son âge, son épargne, ses compétences, possède l’essentiel des biens collectifs. Cette classe reçoit les intérêts composés de décennies d’enrichissement collectif, bien sûr inégalement partagé, d’une rente immobilière qui est devenue un facteur majeur de la division sociale, et aussi d’une éducation de qualité qui n’est plus guère disponible pour la masse des nouveaux entrants. Elle a bien sûr éminemment contribué par ses talents à la vie nationale, mais elle a assisté avec une indifférence difficile à comprendre à la liquidation d’une bonne partie de l’appareil industriel français, à la dégradation de la sociabilité, à l’affaissement du niveau des études, à la dépréciation de la langue française. Elle a refusé de mesurer le déclin des performances du véhicule collectif dans lequel elle tient une place éminente, ou, en tout cas, n’a pas fait grand effort pour y remédier.
En face d’Emmanuel Macron, que représente Marine Le Pen ? Elle représente la protestation impuissante contre l’impuissance politique dans laquelle s’enfonce la République. Je souligne, la protestation impuissante. Depuis trente ans ou à peu près, les partis « respectables » et les populistes « déplorables » mettent en scène leur confrontation titanesque, tous volontaires pour faire croire que l’extrême droite est aux portes du pouvoir… Ni le RN ni Marine Le Pen ne parviendront jamais au pouvoir. Leurs succès électoraux, d’ailleurs limités à un seul type de scrutin, ne font pas une véritable force politique. Depuis trente ans, le mouvement de la « droite nationale » a été incapable de créer le moindre syndicat, le moindre réseau associatif, la moindre maison d’édition, d’acquérir la moindre base d’influence sociale ou de prestige, que ce soit dans les médias ou les universités… Ce parti qui prétend parvenir au pinacle du pouvoir est incapable d’obtenir que ceux qui votent pour lui se déclarent pour lui. Au contraire, quiconque a la moindre position dans la société s’empresse de déclarer qu’il tient absolument à lui « faire barrage ». Le RN veut croire qu’il dit tout haut ce que les Français pensent tout bas. Lors du débat du second tour, Marine Le Pen elle-même a omis de dire tout haut ce qu’elle pensait – peut-être – tout bas. […]
Le mystère Poutine [Addendum]
Du général Paitier dans Renaissance catholique. Extrait :

Vous pouvez commander ou vous abonner à Renaissance catholique ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.
Addendum : lire la réaction du général Paitier en commentaire, suite aux premiers commentaires.
Nomination de Monseigneur Ulrich à l’Archevêché de Paris : les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle attendent d’être reçus
Communiqué de l’Union Lex Orandi à propos de la nomination de Mgr Ulrich à Paris :
Le Saint Siège vient d’annoncer la nomination de Monseigneur Ulrich, Archevêque de Lille, au siège de l’archevêché de Paris, qui était vacant depuis la démission de Monseigneur Aupetit. L’Union Lex Orandi, et les mouvements parisiens qui lui sont affiliés, présentent leurs vœux au nouvel archevêque, et souhaitent qu’il apporte très rapidement des solutions aux difficultés que rencontrent à Paris les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle.
Rappelons que Monseigneur Aupetit s’est illustré dans son application du Motu Proprio Traditionis Custodes par la suppression de plusieurs lieux de cultes. Il a également refusé de recevoir les représentants des groupes de fidèles de la capitale, comme il avait refusé depuis son installation de recevoir les supérieurs des instituts Ecclesia Dei, dont l’apostolat ne peut s’exercer que dans une quasi clandestinité dans le diocèse. Il a en outre pris des mesures contestables suite à la polémique provoquée par une certaine presse visant la célébration des cérémonies de Pâques à l’église Saint Eugène-Sainte Cécile en 2021.
Les fidèles parisiens attachés à la liturgie traditionnelle, de même que des prêtres du diocèse qui souhaitent pouvoir la célébrer, espèrent vivement que Monseigneur Ulrich se montrera pour eux un pasteur plus attentif et bienveillant. Ils souhaitent en particulier ne pas être considérés comme des catholiques de seconde zone, mais au contraire apporter à la vie du diocèse toute la force de leur attachement à l’Eglise.
L’Union Lex Orandi souhaite recevoir du nouvel archevêque de Paris l’assurance que l’usage de la liturgie traditionnelle sera garanti aux fidèles qui y sont attachés, par des mesures respectueuses de leur conscience et sans aucune restriction quant au bénéfice de la liturgie de 1962 pour tous les sacrements sans exception. Sur cette base, l’Union encourage les organisations de fidèles de Paris à entamer avec leur nouvel archevêque un dialogue qu’elle espère fructueux, car il va de soi que les fidèles ne peuvent pas dialoguer sous la menace d’être privés de tout ce qui fait leur bien spirituel.
Soirée de levée de fonds au Grand Rex avec Valeurs Actuelles
Valeurs Actuelles organise une grande soirée de levée de dons au Grand Rex le 30 mai, au profit de 9 associations. Chaque association présentera son projet sur scène. Une levée de dons aura ensuite lieu en direct pour soutenir le projet présenté.
« La seule chose qui permet au mal de triompher est l’inaction des hommes de bien », assurait le philosophe irlandais Edmond Burke. Corollairement, si ce monde tient sur ses bases, malgré tous les problèmes, les drames, les crises qui le traversent et le souillent, c’est précisément grâce aux actions de personnes formidables, c’est-à-dire de personnes normales qui ont choisi de s’impliquer pour une cause qui les dépasse.
Comme le Bien commun doit dépasser les clivages partisans, chaque association viendra expliquer en quatre minutes le pourquoi de leur engagement, le but de leur travail. A l’issue de chaque présentation, le public sera amené à proposer un don visant à soutenir telle ou telle association pour lui permettre de pérenniser son action ou de la développer. Les associations sont :
- Les Eveilleurs,
- L’Institut de formation politique,
- Arcade,
- SOS Calvaires,
- Stop au porno
- L’Oeuvre salésienne
- Lejeune Académie
- La Fondation pour l’Ecole
- SOS Chrétiens d’Orient
L’inscription est obligatoire sur le site https://nosvaleurs.org/. Inscription gratuite avec engagement de dons au cours de l’événement.
Rien ne peut être organisé dans un lieu de culte sans l’accord explicite et préalable du curé
La justice a condamné Benjamin Ledig, qui s’était filmé sur les réseaux sociaux en train de danser lascivement dans une église de Paris. Il a été reconnu coupable de préjudice moral par une ordonnance de référé rendue le 22 avril. Le curé de la paroisse à laquelle appartient l’église Saint-Paul-Saint-Louis, dans laquelle les faits ont eu lieu, a indiqué que sa décision de porter l’affaire devant la justice ne reposait pas sur la vidéo à proprement parler (une danse provocante en crop-top dans la chapelle), mais sur le lieu où elle a été faite, sans autorisation.
Le tribunal judiciaire de Paris s’est référé à la loi 1905 garantissant la séparation des Eglises et de l’Etat, qui affirme que «toute activité autre que cultuelle doit être autorisée par le curé» ayant en charge le fonctionnement d’un édifice religieux.
De plus, il a été retenu contre le jeune homme que celui-ci a refusé de retirer les vidéos de son compte TikTok (il en a réalisé une seconde, au même endroit). Considérant cela, la justice a estimé qu’il a «manifestement porté atteinte à l’affectation cultuelle des lieux» et «a nécessairement causé un préjudice moral» au curé.
Le père Vivarès a tenu à rappeler que tous les lieux de culte en France sont des sanctuaires «et que rien ne peut y être organisé sans l’accord explicite et préalable de (leurs) responsables». «Respectons ces lieux et cette paix qui nous sont offerts et dont notre pays et ses habitants ont tant besoin».
Jean-Marie le Pen à propos d’un accord RN/Reconquête! : « J’ai toujours souhaité le rassemblement des droites »
Interrogé sur CNews, Jean-Marie le Pen a clairement pris position pour un accord ou une entente pour les législatives entre le RN et reconquête! :
«J’ai toujours souhaité le rassemblement des droites. Ce sont des gens qui sont jeunes en politique. Quand ils auront plus d’expérience, ils sauront qu’il faut oublier le passé, même immédiat, pour ne penser qu’à l’avenir»
Gilles Platret (LR) veut continuer à discuter avec Eric Zemmour, « seule bouffée d’oxygène de cette campagne »
Interrogé sur Sud-Radio, Gilles Platret, vice-président de LR, a déclaré qu’il avait été sensible « à une partie du discours » d’Éric Zemmour et estime que LR devrait continuer à discuter avec Eric Zemmour sans pour autant aller vers un accord avec Reconquête!
Et à propos de Marine Le Pen et de Robert Ménard :
S’ils n’en ont pas marre de soutenir quelqu’un qui n’a pas envie de gagner. Marine Le Pen, c’est le plus grand fake de l’histoire politique (…) Cette femme ne veut pas gagner l’élection. Elle est contente de son résultat (…)
Il faut que Ménard arrête de faire son acte de contrition tous les deux jours. Il est pitoyable. Il se contredit. Pendant huit ans, il a dit des choses et aujourd’hui il va sur tous les plateaux de télévision pour dire le contraire. Moi je veux travailler avec des gens qui ont des convictions. J’ai l’impression que Ménard en manque cruellement en ce moment »
Concernant LR :
On sentait la catastrophe arriver ! » explique-t-il. Pour lui, Valérie Pécresse était « très mal entourée. Par des gens qui, immédiatement arrivés, ont essayé de doubler LR plutôt que faire confiance à ceux qui étaient sur le terrain« . Le maire de Chalon-sur-Saône soulève également un « problème programmatique. On n’a pas abordé de front le problème de l’islamisme dans cette campagne. Elle l’a mis sous le boisseau, au nom du respect de la laïcité. Or, ça ne suffit pas à régler ce problème de l’islamisme« .
« Valérie Pécresse étaitune candidate dont n’émanait pas l’envie de gagnerdéplore par ailleurs Gilles Platret. Quand on a connu des bêtes politiques comme Chirac et Sarkozy, qu’on les aime ou pas, ça suintait l’envie de gagner ! Là c’était mou, artificiel ! Valérie Pécresse est une très bonne présidente de région, mais il y avait quelque chose qui manquait« . C’est pour lui « un problème d’incarnation. Aujourd’hui, nous n’avons pas l’incarnation de nos idées. Qu’on aime Monsieur Macron ou pas, il incarne quelque chose« . Il précise quand même : « Je le combats, ce n’est pas un ralliement » (…)
Les Républicains peuvent mourir demain« . « Oui, il y a une question de survie. Soit on essaie de survivre dans le cadre des législatives en restant indépendants. Soit on se fond dans le macronisme pour essayer de surnager, comme le propose Nicolas Sarkozy. La question est déjà tranchée affirme Gilles Platret. Le bureau politique a annoncé n’être fongible ni dans le macronisme, ni dans le lepénisme.
« Les Républicains ne se rallieront pas à Emmanuel Macron, mais il peut y avoir des ralliements individuels« . Gilles Platret « appelle tout le monde. Par respect pour les électeurs, qu’on reste fidèle au combat qu’on a mené. Qu’on n’aille pas manger dans la gamelle de l’adversaire ! » « Peut-être qu’on perdra, mais il vaut mieux perdre dans l’honneur que gagner avec la trahison ! » Gilles Platret annonce : « dans les années qui viennent, je participerai à la refondation de la droite républicaine. Peut-être que je vais arrêter de travailler pour les autres et me mettre à mon propre compte« .
La Voie romaine arrive à Rome
Après avoir traversé la France de Paris à Nice et le nord de l’Italie, après s’être recueillies à Vézelay, à Paray-le-Monial, à Ars, à la Sainte-Baume et à Cotignac, avoir été reçues à l’abbaye Notre-Dame de Triors, à l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux et au séminaire de Gricigliano, après tant de rencontres, de prières et de grâces reçues, les marcheuses de la Voie romaine arrivent à Rome. Les mères de prêtres entreront en effet dans la Ville éternelle ce samedi 30 avril.
Vous pourrez les retrouver à 12h30 Piazzale della Villa Borghese d’où elles repartiront pour rejoindre la place Saint-Pierre (arrivée prévue vers 16h) avant d’assister à une messe d’action de grâce qui sera célébrée à l’église de la Trinité des Pèlerins à 17h30.
Nous proposons à tous les catholiques défendant la liberté du rite tridentin dans l’Église de s’associer au chapelet qui sera récité à cette intention par La Voie romaine sur la place Saint-Pierre à 17h ce dimanche 1er mai, en la fête du Bon Pasteur.
Nos marcheuses et nous tous, fidèles attachés au rite tridentin, sommes bénis dans notre projet, car le pape François a accordé à ces mères un baciamano à l’issue de l’audience générale du 4 mai. Les pèlerines seront ainsi invitées à se tenir au premier rang sur le parvis de Saint-Pierre, de part et d’autre de l’estrade où sera placé le trône du Souverain Pontife qui viendra les saluer et s’entretenir avec elles à la fin de l’audience.
C’est une belle victoire pour La Voie romaine qui pourra alors remettre au Saint-Père le coffre chargé des milliers de lettres et témoignages des catholiques qui ont été blessés par le Motu Proprio Traditionis Custodes.
Notre Espérance est grande et nous savons que cet acte de foi posé par ces mères de prêtres portera du fruit, pour la liberté du rite traditionnel et l’unité de l’Église.
Vivre-ensemble
Lors de la rupture du jeûne lundi 25 avril, la mosquée turque de Saint-Chamond dans la Loire a relayé des images de sa soirée. Sur l’une d’entre elles, les hommes y apparaissent d’un côté et les femmes de l’autre, séparés par une grande palissade en bois.
#SaintChamond : pour pouvoir "accueillir" les femmes pour l'#iftar, les islamistes de la mosquée turque #MilliGorus ont carrément dressé une palissade en bois entre les hommes et les femmes…
C'est ça le vivre-ensemble ?⤵️ pic.twitter.com/vNaQsqH2oZ— Isabelle SURPLY (@IsabelleSurply) April 26, 2022
La colère, qui n’a pas pu s’exprimer par le vote, s’exprimera différemment
De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :
Comme il était prévisible, le fameux « barrage à l’extrême droite » a fort bien fonctionné et la victoire d’Emmanuel Macron est nette: 58,5 % des voix. Bien sûr, il est aussi possible de regarder le « verre à moitié plein » et de constater que Marine Le Pen a réuni un nombre record de suffrages (13,3 millions, loin devant les 10,6 millions qu’elle avait réunis au deuxième tour de 2017).
On peut aussi constater que la victoire d’Emmanuel Macron est une victoire par défaut. D’abord parce que moins de 18,2 % des inscrits l’ont choisi au premier tour. Ensuite, et peut-être surtout, parce que, malgré le « front républicain», seuls 43,6% des inscrits ont voté pour lui au deuxième tour, plus de 16 millions d’électeurs refusant de choisir. C’est dire que la colère est profonde dans le pays. Les atteintes sans précédent aux libertés et la crise des gilets jaunes, sans parler des « petites phrases » insultantes, ont fait leur œuvre.
La campagne, quant à elle, n’a rien résolu, puisque ni le bilan, ni le projet n’ont été sérieusement discutés. Par conséquent, tout laisse à craindre que cette colère, qui n’a pas pu s’exprimer par le vote, s’exprime différemment. Pour le moment, je vois deux possibilités et aucune n’est vraiment réjouissante.
La première possibilité serait que cette colère s’exprime aux législatives. C’est ce que tous les opposants espèrent. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que l’histoire électorale ne leur laisse guère de raison de l’espérer. Il n’y a, à ma connaissance, pas un seul exemple, depuis 1965 et la première élection présidentielle au suffrage universel direct, d’élections législatives effectuées après une élection présidentielle qui aurait permis « d’équilibrer les pouvoirs ». Au demeurant, c’est assez logique: cela n’aurait guère de sens d’élire un président et, dans la foulée, une majorité parlementaire qui lui soit opposée. Mais, à supposer que cela soit possible, je ne crois pas que ce serait une bonne nouvelle: la seule opposition qui serait en mesure de profiter de ce vote de
rejet serait l’extrême gauche. Selon toute vraisemblance, il y aura en effet une assez large union de la gauche – alors que les droites seront divisées. Rappelons qu’en 2017, au premier tour des législatives, le RN avait recueilli un peu moins de 3 millions de voix, soit moins de 39 % de ce qu’avait réuni Marine Le Pen à la présidentielle. La seule façon pour résister au courant est d’être implanté localement et d’être uni, ce qui sera le cas d’une bonne partie des candidats de gauche et de très peu de candidats de droite.
L’autre possibilité, ce sont les émeutes «anti-fascistes» à la première occasion (probablement la réforme des retraites). Dans les deux cas, le plus vraisemblable est donc que l’extrême gauche constitue l’opposition la plus forte et la plus cohérente de ce quinquennat. Et, sans même s’interroger sur la suite des événements, les déclarations d’Emmanuel Macron, dans l’entre-deux tours et dès sa réélection, sont parfaitement explicites: il va mener une politique de gauche.
Peut-être serait-il salutaire que la droite cesse de rêver à l’homme providentiel, s’enracine localement, abandonne les anathèmes contre le voisin le plus proche. Faute de quoi, en 2027, les mêmes causes produisant les mêmes effets, dans une France encore plus ensauvagée, encore plus islamisée, encore plus endettée, encore plus désindustrialisée, nous aurons de nouveau la victoire du candidat social-démocrate, voire celle de l’extrême gauche. En attendant la ruine et la disparition de notre civilisation que méprisent nos oligarques et que haïssent les envahisseurs.
