De l’été 1988 à l’été 2021
Alors que le mouvement traditionaliste traverse une nouvelle période d’épreuves, le Père de Blignières livre une série d’entretiens sur Claves rappelant l’importance de cette ligne de crête, exigeante comme l’est la vérité : fidélité à la tradition et fidélité au Saint Siège. Extrait :
[…] Le traditionalisme est né en réaction à la crise dans l’Église. Les causes de cette crise se préparent dès l’après-guerre, mais la crise elle-même se manifeste de façon aiguë après le concile Vatican II, notamment dans le domaine de la doctrine de la foi, de la catéchèse et de la liturgie. L’existence de cette crise est un fait bien documenté, qui n’est aujourd’hui plus guère remis en question, à la différence du déni qui a marqué les années 60 et 70[3]. Il faut noter d’ailleurs que bien des catholiques (et même certains non-catholiques) ont réagi contre la diminution des vérités de la foi, contre le primat de la pastorale sur la doctrine, et contre la décadence de la liturgie. On pourra se reporter, à titre d’exemples parmi beaucoup d’autres, aux livres de Jacques Maritain[4] ou d’Étienne Gilson[5], et à la pétition présentée à Paul VI par des artistes et écrivains de haut niveau pour le maintien de la liturgie traditionnelle (qui a abouti en 1971 à l’indult dit « Agatha Christie[6]»).
Le traditionalisme se dessine dans les années 50, avec notamment la lutte contre les nouvelles méthodes catéchétiques, l’opposition à la résurgence d’une théologie imprégnée de modernisme, le combat contre les influences marxistes au sein de l’Église. On peut dire qu’il se concrétise en deux temps :
- À l’issue du concile, par la position exprimée dans la revue Itinéraires (position qui était aussi celle de l’abbé V.-A. Berto, qui fut au concile le théologien de Mgr Lefebvre), énonçant le principe de recevoir les actes du concile « en les interprétant dans l’esprit et à la lumière des enseignements antérieurs du magistère »[7] ;
- En 1969 et 1970, lorsque la nouvelle messe est introduite de façon à supprimer l’ancienne, avec les réactions dont le Bref Examen critique du Nouvel Ordo Missæ, présenté par les cardinaux Ottaviani et Bacci, est le plus connu.
Depuis cette date, la question de la possibilité de la réception du concile à la lumière de la tradition, et le jugement critique sur la réforme liturgique, ont constitué (avec de nombreuses et importantes nuances) les deux pôles du positionnement traditionaliste.
Quel était le rôle de Mgr Lefebvre durant cette période ?
Il importe de relever que, contrairement à ce que beaucoup croient aujourd’hui, le traditionalisme n’a pas été fondé par Mgr Marcel Lefebvre, et qu’il ne se réduit pas à la FSSPX. Nombreux sont (surtout en France, pays qu’un évêque qualifiait récemment de « réacteur nucléaire du traditionalisme ») les revues, les personnalités laïques et les prêtres[8] qui, dès avant le concile et dans les années qui le suivent, militent pour le maintien des pédagogies traditionnelles. Ils s’opposent à un esprit nouveau ruineux pour la foi et qui sape la vitalité de l’Église, notamment en vidant les séminaires et les instituts religieux. Toute une résistance traditionnelle aux déviations modernes se développe. La pensée catholique classique qui s’exprime dans cette résistance est variée et elle est loin de se réduire à une réaction aux abus. Mais la hiérarchie ne la prend pas en considération (et elle y répond souvent par des mises en garde ou des condamnations). Les intellectuels progressistes, à de rares exceptions près[9], ne cherchent pas le dialogue. Madiran rappelle en 1989 ce que les collaborateurs de sa revue ont accompli, en toute indépendance (même si existaient des liens personnels amicaux) par rapport à Mgr Lefebvre et à son œuvre.
Il est d’autres prêtres, il est d’autres laïcs, et surtout il est un courant de pensée militante, le nôtre, constitué en lui-même, antérieur à Écône et non pas disciple d’Écône ; absolument distinct d’une institution éconienne et d’un mouvement lefebvriste dont je ne souhaite, ni qu’ils soient traités comme un schisme, ni qu’ils le deviennent, mais qui assument évidemment ce double risque. […] Contre l’esprit nouveau, contre la nouvelle religion, nous professons ce que l’Église a toujours professé, et déjà (en partie) la philosophie naturelle : la primauté de la contemplation sur l’action, de la dogmatique sur la pastorale, de la tradition sur l’innovation. Dans cette ligne, à cette condition, nous ne croyons pas impossible de recevoir et d’interpréter le concile Vatican II à la lumière de la tradition[10].
Pour la crise liturgique, qui commence avec les premières réformes de 1964, relevons un élément important, qui se situe aussi en dehors de l’influence de Mgr Lefebvre. C’est cette résistance de prêtres et de laïcs, qui prolonge sur le terrain les prises de positions des théologiens traditionnels. J’ai connu personnellement plusieurs de ces « résistants de la base ». Dans son enquête historique, Yves Chiron relève qu’il y eut, à l’initiative de laïcs, de nombreuses créations d’« Associations Saint-Pie-V », à la suite de la promulgation du nouvel Ordo, et lorsque les condamnations de Mgr Lefebvre donnèrent un énorme écho médiatique à la question traditionnaliste.
Dans les faits [en 1969-1970], c’est la « résistance » de la base qui a permis que la messe traditionnelle perdure malgré les interdits de Rome, des Conférences épiscopales ou des diocèses. […] [À] partir de l’été 1976, de nombreuses associations de catholiques attachés à la liturgie traditionnelle furent créées dans toute la France, s’ajoutant aux dizaines qui existaient déjà. Ces associations locales, au nom souvent identique, ne furent pas suscitées par la Fraternité Saint-Pie-X, dont l’implantation était encore très faible. […] Les associations traditionalistes qui se créèrent étaient dues à l’initiative de fidèles qui voulaient soutenir le prêtre de leur paroisse encore attaché à cette liturgie ou un prêtre qui avait été marginalisé par les autorités diocésaines à cause de cet attachement et qui célébrait la messe dans un lieu de culte improvisé[11].
Conformément à son charisme épiscopal, Mgr Lefebvre jouera évidemment, à partir de la fondation de la FSSPX à Fribourg en 1970, et encore plus à partir de ce que Jean Madiran appellera à bon droit sa « condamnation sauvage » en 1975[12], un rôle très important dans le développement et l’évolution de ce courant religieux. Ce serait cependant une grave erreur que de réduire l’opposition d’inspiration traditionnelle à la crise dans l’Église à sa personne et à son œuvre. Citons de nouveau Jean Madiran :
[Dans le domaine où s’exerce l’activité de la revue], Itinéraires n’a jamais suivi Mgr Lefebvre, elle n’a jamais eu à le suivre pour la simple raison qu’elle l’a précédé. Les refus majeurs opposés à l’évolution conciliaire : le refus publiquement motivé du nouveau catéchisme en 1968, celui de la nouvelle messe en 1969-1970 ont été prononcés par d’autres que Mgr Lefebvre et sans qu’il s’en soit mêlé ; pour sa part, il travaillait dans le silence, sans participer aux controverses et aux débats ; ce sont les attaques contre son séminaire d’Écône qui l’ont amené, peu à peu et tardivement, à énoncer et défendre publiquement les principes et positions qui inspiraient son œuvre de formation sacerdotale, œuvre initialement discrète, quasiment monacale[13].
Propagande LGBT : Facebook condamné par la Russie
La justice russe a condamné mardi 26 avril le groupe américain Meta, maison-mère de Facebook, à quatre millions de roubles d’amende, soit 50.200 euros, pour n’avoir pas supprimé des publications LGBT.
La Russie a adopté en 2013 une loi contre la propagande homosexuelle auprès des mineurs, qui a permis d’interdire les horribles marches LGBT.
Mgr Ulrich nommé archevêque de Paris
Mgr Laurent Ulrich a été nommé archevêque de Paris par le Pape François.
Monseigneur Laurent Ulrich est né à Dijon le 7 septembre 1951. Il a été ordonné prêtre pour le diocèse de Dijon le 2 décembre 1979. Il a été nommé archevêque de Chambéry, évêque de Maurienne et de Tarentaise le 6 juin 2000. Il a été transféré au siège de Lille le 1er février 2008.
Il est actuellement Président du Conseil des évêques de France pour l’Enseignement Catholique.
L’installation de Monseigneur Laurent Ulrich aura lieu le lundi 23 mai, à 18h30, en l’église Saint-Sulpice.
Une nouvelle méthode scientifique date le linceul de Turin de 2000 ans
Une nouvelle technique de datation par rayons X confirme que le Saint-Suaire de Turin daterait de l’époque de la mort et de la résurrection du Christ. C’est ce qui ressort de l’étude « X-ray dating of a linen sample from the Shroud of Turin » (Datation par rayons X d’un échantillon de lin provenant du Linceul de Turin) dirigée par un spécialiste du Linceul de Turin, le scientifique du CNR italien Liberato De Caro, et dont les conclusions ont été publiées le 11 avril.
Accompagné d’une équipe de chercheurs et en collaboration avec le professeur Fanti de l’Université de Padoue, Liberato De Caro a utilisé une méthode de « diffusion des rayons X aux grands angles » pour examiner le vieillissement naturel de la cellulose se trouvant dans un échantillon du linceul de Turin. Et il est formel : le Saint-Suaire est bien plus vieux que les sept siècles que lui avaient accordés les scientifiques qui avaient procédé en 1988 à une datation au carbone 14. Il aurait en réalité bien 2.000 ans.
Liberato De Caro détaille sa démarche scientifique :
« Nous avons mis au point une méthode permettant de mesurer le vieillissement naturel de la cellulose de lin à l’aide de rayons X, puis de le convertir en temps écoulé depuis la fabrication. Cette nouvelle méthode de datation, basée sur une technique appelée Wide Angle X-ray Scattering (WAXS), a d’abord été testée sur des échantillons de lin déjà datés par d’autres techniques, sur des échantillons n’ayant rien à voir avec le Linceul, puis appliquée à un échantillon prélevé sur le Linceul de Turin. Les résultats de la recherche ont été publiés dans la revue internationale Heritage après un mois de préparation et d’examen par ses pairs et ont également été mis en évidence sur le site web du Conseil national italien de la recherche.
Qui peut accepter une présence militaire à sa frontière ?
Certains ont le droit mais pas d’autres :
Les Etats-Unis ont prévenu les îles Salomon qu’ils riposteraient « en conséquence » si la Chine installait une « présence militaire permanente » dans l’archipel, après la signature d’un accord de sécurité, mardi dernier, entre les deux pays.
Les Etats-Unis ne pourraient pas supporter une présence militaire chinoise à 10.000 km de leur côte pacifique.
Mais les Russes devaient accepter une présence militaire américaine à leur propre frontière…
Délicatesse publicitaire
Je n’avais pas réagi à cette campagne odieuse, diffusée en pleine Semaine Sainte, pour ne pas ajouter du scandale.
Mais il n’est pas trop tard pour demander des explications à cette société, qui éprouve le besoin de choquer les catholiques lors des jours les plus sacrés de l’année liturgique, en écrivant à [email protected]
Pour vendre des steaks végétaux, ils sont obligés d’habiller la sœur en habit traditionnel pour permettre de l’identifier.
« Le prêtre n’est pas là pour faire mais pour être »
Entretien avec le cardinal Robert Sarah, de passage ce week-end à Nancy :
Société de propagande : le rôle des médias dans la réélection de Macron
Analyse de Jean-Yves Le Gallou, président de la Fondation Polémia et soutien politique d’Éric Zemmour, à propos du rôle des médias dans la campagne :
1- Le duel Macron-Le Pen tu installeras
Dès le printemps 2021, le scénario de l’élection présidentielle de 2022 a été mis en place. Sur fond de gauche explosée et de LR divisé, les premiers sondages ont annoncé un duel Macron/Le Pen pour le second tour. Or les sondages ne sont pas des simples photographies, ce sont aussi des prophéties auto réalisatrices : si deux postulants sortent en tête on en parle, et en parlant on les conforte dans leur position dominante, et ainsi de suite. C’est le cercle vertueux de la notoriété. Et au cas particulier le schéma idéal pour la réélection de Macron… .
2- Les limites du politiquement correct tu imposeras
En principe les débats sont libres en France. En réalité il est seulement permis de débattre tranquillement à l’intérieur du cercle des convenances politiquement correctes. Si vous êtes pour la « transition énergétique », le progressisme sociétal, l’ouverture des frontières et le « vivre ensemble », tout ira bien pour vous : vous obtiendrez facilement la parole et vous serez interrogés courtoisement. Mais attention ! Toute tentation transgressive vous voudra invisibilisation ou diabolisation. Toute prise de parole dissidente ne pourra se faire que sur un fond d’hostilité dans le but de vous faire passer pour agressif. Avec le risque permanent d’être accusé de « dérapage ». Comme l’exprime François Bousquet : « Le vrai pouvoir, c’est la production de la parole autorisée. Il n’y en a pas d’autre. Cela s’appelle la fenêtre d’Overton. »
3- Du Covid tu parleras un peu, beaucoup, passionnément…
2000 morts (le nombre de décès journaliers en hiver), c’est de la statistique ! Mais cent morts dû au ou avec le Covid, cela émeut à coup de déclarations ministérielles, de Une du JT de 20 heures et de bandeau défilant sur les chaines en continu. Une vraie technique d’ahurissement monopolisant les conversations, soudant derrière le « chef de guerre » et marginalisant tout vrai discours politique. Avec la complicité des médias l’exécutif a calé les mesures sanitaires sur ses intérêts électoraux, en sidérant et en enfermant d’abord, en libérant ensuite à deux mois de l’échéance électorale.
4- Zemmour tu diaboliseras
A l’automne, Eric Zemmour est entré dans ce dispositif comme un chien dans un jeu de quilles. Avec la ferme volonté d’inviter dans la campagne les thèmes de la survie de la France et des mesures à prendre face au Grand Remplacement et au Grand Déclassement. Après une entrée en fanfare et en seulement quelques semaines les médias sont passés du léchage au lâchage puis au lynchage. A chaque fois qu’il approchait les 15% dans les sondages, Zemmour était victime d’un intense bombardement médiatique : en octobre/ novembre pour sa prétendue misogynie et son pétainisme supposé, en janvier pour une cabale autour du handicap, fin février pour un procès en poutinophilie et en inhumanité.
5- Marine Le Pen tu ménageras (provisoirement…)
La présence de Zemmour a servi à Marine Le Pen de paratonnerre : puisqu’il y avait plus méchant qu’elle on pouvait expliquer qu’elle avait changé, de style, d’idées, de comportement (y compris en « Une » de VSD) et lui permettre de faire campagne tranquillement pendant que les milices violentes d’extrême gauche s’acharnaient sur Zemmour, sous l’œil attentif de la caste journalistique.
6- Le thème du pouvoir d’achat tu imposeras
Très vite, il est apparu nécessaire d’évacuer les thèmes civilisationnels et identitaires de même que celui du Grand Déclassement (industriel, éducatif, stratégique) : trop dangereux, pire trop politique. Et c’est ainsi qu’avec l’aide des sondeurs, le thème du pouvoir d’achat a été imposé dans la campagne. Facile pour le pouvoir d’achat de sortir en tête des préoccupations des Français : ce n’est pas clivant (cela ne mange pas de pain, si l’on peut dire…) et cela concerne tout le monde, depuis le gilet jaune qui doit renoncer à un plein d’essence jusqu’au communicant qui doit se priver de sa deuxième Rolex. C’est ainsi qu’à partir de janvier tous les débats électoraux tournent autour de cette question : les trois M – Macron, Mélenchon et Marine – sortant le chéquier plus vite que leur ombre. Sans que jamais un journaliste ( ?) ne s’avise de poser la question suivante : « comment financez-vous cela ? » Alors que quiconque s’aventure à parler de protectionnisme, de contrôle de l’immigration ou de vraies mesures sécuritaires se heurte à une rafale d’objections.
7- Macron tu ne questionneras pas
Après 5 ans de pouvoir les Français étaient en droit d’attendre un débat sur le bilan d’Emmanuel Macron. Mais le candidat sortant a choisi une stratégie d’évitement en utilisant le Covid jusqu’à mi-février puis la guerre russo-ukrainienne lorsqu’elle survint. Les médias se sont prêtés à ce sujet en étant monothématiques, sinon obsessionnels. Et en se gardant d’aborder les sujets qui fâchent : la dette, le déficit commercial astronomique, les scandales (Mac Kinsey, Alstom, etc.), l’insécurité, l’immigration hors de contrôle. Et le moins qu’on puisse dire c’est que lors des rares fois où Macron fut face à des journalistes ceux-ci se gardèrent bien d’être incisifs.
8- Macron tu protègeras
Les médias sont même allés plus loin. Ils ont considéré toute attaque un peu vive de Macron comme un « dérapage ». A l’issue de son meeting de Villepinte (novembre), Éric Zemmour fut accusé « d’attaques d’une rare violence » pour avoir qualifié, Macron de « mannequin de plastique », de « masque sans visage », d’ »automate dans un labyrinthe sans fin » et d’ »adolescent qui se cherche » ». Et le succès de son rassemblement au Trocadéro (mars) fut médiatiquement occulté par quelques cris de « Macron assassin » lancés par des militants (légitimement) indignés par sa politique sécuritaire.
9- La guerre d’Ukraine tu exploiteras
Le 24 février, la Russie envahit l’Ukraine et l’épidémie de Covid disparaît des écrans. La guerre russo-ukrainienne porte le « chef de guerre » Macron au pinacle et place la campagne entre parenthèses. On n’en parle plus et quand un candidat est invité dans un média c’est pour être interrogé sur l’Ukraine sachant qu’une seule position est permise: la reprise du point de vue de l’OTAN et des éléments de langage du gouvernement ukrainien. A ce petit jeu le maintien d’un peu de dignité gaulliste coûtera cher à Éric Zemmour qui décrochera dans les sondages avant d’être frappé par le « vote utile ». Bien sûr, la guerre est un grand malheur mais pas pour ses grands profiteurs, y compris électoraux.
10- Marine Le Pen tu rediaboliseras
Si l’on pouvait encore nourrir un doute sur l’existence d’une véritable stratégie de campagne de la part des médias, ce qui s’est passé pour le second tour le dissiperait. Avant le 10 avril Marine Le Pen est une « candidate qui a changé », « sensible aux préoccupations des Français et à la question de leur pouvoir d’achat », « qui mène une belle campagne » et pour laquelle somme toute on peut voter. Tout change au soir du 10 avril. La diabolisation revient : au petit trot d’abord, au galop ensuite. La seule nouveauté c’est que l’élément diabolisateur n’est pas Pétain mais Poutine, le « nouvel Hitler », il est vrai. Oubliés avant le premier tour le prêt russe accordé au Rassemblement national et la poignée de main de la candidate avec le président russe sont à la une. Dès lors rien n’est épargné à la « candidate d’extrême droite » dont les propositions sont désormais disséquées. Lors du débat du 20 avril des armées de « fact checkers » traquent la moindre imprécision de Marine Le Pen tandis que les gros bobards (sur les travailleurs frontaliers par exemple) et les gros nanards du président sortant passent chrême. Les médias sont univoques. Au fait comment appelle-t-on un pays où lors d’une élection TOUS les journaux donnent la même consigne de vote?
Conclusion : post démocratie et société de propagande
Bien sûr cette description sombre de la pensée unique médiatique n’exclut pas de petits coins de ciel bleu : des journalistes s’efforçant à un minimum d’objectivité et des débats parfois ouverts sur certaines chaînes d’info en continu. Mais pour une élection présidentielle à forte participation électorale l’essentiel se joue ailleurs : sur les grands médias, les médias de grand chemin, TF1, France2, France3, M6, dont l’ensemble des JT touchent 16 millions de spectateurs. Des spectateurs-électeurs par ailleurs conditionnés par des publicités, des feuilletons et des séries d’inspiration progressiste, sinon wokiste…
Nous vivons en post-démocratie, dans une société de propagande où l’appareil de contrôle sur les esprits n’a jamais été aussi puissant. On peut douter dans ces conditions de la possibilité d’un quelconque réel changement par les urnes tant il y a une maîtrise du calendrier et des sujets de l’élection, par les grands médias et les organes de communication. Comme l’a exprimé, le 2 avril 2022, l’hespérialiste David Engels au IXe colloque de l’Institut Iliade :
« Ne nous trompons pas : ce n’est pas par le biais de processus démocratiques conventionnels que nous obtiendrons la victoire […] parce que l’ensemble du système politique actuel, malgré le pluralisme formel, est si unilatéralement dominé par le libéral-gauchisme qu’il rend une victoire électorale globale de la “droite” impossible dans les faits et ne peut donc être qualifié de démocratique que dans une mesure limitée. Qu’il s’agisse de l’orientation gauchiste des médias, de l’école, de l’université, du monde professionnel, des institutions de l’État ou des fonctions politiques : partout, la synchronisation idéologique est telle que seules des infimes nuances de gauchisme semblent être tolérées, tandis que tout mouvement patriotique culturel est soit étouffé, soit désintégré de l’intérieur, soit discrédité ou éradiqué. »
Le Messie, l’islam et l’Antichrist
En ce temps pascal où nous célébrons la victoire du Messie, l’abbé Pagès évoque l’islam :
Le mot Messie vient de l’araméen meshi’ha, qui, traduit en grec, a donné Christos, d’où le mot Christ, en sorte qu’en français on dit équivalemment de Jésus qu’Il est le Christ ou le Messie. Mais qui donc est le Messie ?
Si nous interrogeons le peuple juif, créé tout exprès par Dieu pour donner au monde le Messie, nous apprenons que le Messie, qu’ils attendaient et attendent toujours (Jn 8.31-47), est le Sauveur du monde (Gn 49.10 ; Dt 18.15-20 ; Is 9.6-7 ; 42.1-4 ; 49.6 ; 66.18+ ; Jr 31.31 ; Ez 36.36 ; Dn 2.39-45 ; 7.13-14 ; 9.24-26 ; Jonas).
Si nous interrogeons les chrétiens qui ont reconnu, eux, en Jésus de Nazareth, le Christ, nous apprenons que le Messie apporte au monde non pas un salut matériel et temporel ― comme en ont toujours rêvé et en rêvent les Juifs ―, mais le vrai salut, éternel parce que spirituel, le Royaume même de Dieu (Jn 18.37), qui est Esprit … Notons que si la foi chrétienne donne le salut, cela ne l’a pas empêché de fructifier aussi en ce monde par toutes sortes de bonnes œuvres ayant rendu la vie plus humaine et donc plus heureuse, ce dont nous continuons à bénéficier malgré les criminelles attaques de l’Antichrist s’efforçant de les détruire.
Si nous interrogeons les musulmans, nous apprenons que le Coran, gardant la trace de la foi chrétienne, affirme, lui-aussi, que Jésus est le Christ, le Messie (Coran 4.157,171,172 ; 5.17,71,72 ; 9.31) … qui ne peut être réduit à un simple prophète (Coran 4.171 ; 5.75), aussi vrai qu’il y a plusieurs prophètes, mais un seul Messie. Puisque même pour le Coran Jésus est le Messie, quelle peut être alors la raison d’être de l’islam, sinon celle de l’Antichrist (1 Jn 2.22), venant APRES le Christ pour détourner les gens du salut donné seulement par le Messie, vrai Dieu et vrai homme (Coran 3.55) ? Il suffit de voir les musulmans s’en remettre au destin (« Inch’Allah ! ») ou s’efforcer de plaire à Allah par des pratiques aussi nombreuses que pointilleuses pour comprendre que l’islam tente de cacher ainsi à leurs yeux la perte du salut par le simulacre d’une vie religieuse : ne pas manger de porc, ne pas boire d’alcool, ne pas porter de vêtement plus bas que les chevilles, se voiler, entrer dans les toilettes du pied gauche, etc. Cette apparence de soumission à la Volonté de Dieu, cette chimère de vie religieuse, permettent de leur faire accepter n’importe quoi, au motif qu’Allah, qui ne se montre jamais, le demande …
Aussi vrai que la parole révèle le cœur (Mt 12.34), et que la Parole de Dieu révèle Dieu, rejeter le Messie qui est la Parole éternelle de Dieu (Coran 3.45 ; 4.171 ; 19.34) prive de la connaissance de Dieu et voue donc à la perdition. Les musulmans passent leur vie sous le regard menaçant d’un dieu incompréhensible, arbitraire, cruel, terrorisés à la pensée d’aller en Enfer… car Allah égare qui il veut (Coran 7.178,186 ; 10.108 ; 13.27 ; 14.4 ; 17.97 ; 18.17 ; 30.29 ; 35.8 ; 39.23,36 ; 40.33 ; 42.44,46 ; 74.31) !
Alors que le Chrétien vit dans la foi et la joie d’être déjà sauvé (1 Jn 5.13) ― à condition de garder fidèlement jusqu’à la mort la vie éternelle reçue lors du baptême ―, le musulman vit dans la peur constante de l’Enfer. Autrement dit, le musulman vit comme si le Christ n’était pas venu ! Et c’est pourquoi l’islam est un Antichrist, qui n’a de cesse de détruire l’œuvre du Christ (Ap 12.3) en ramenant les âmes au temps d’avant la venue du Christ, au temps du judaïsme … Comme si le Christ n’était pas venu !
A propos du prêtre poignardé à Nice
Quelques détails sur l’agresseur interpellé dimanche :
Interpellé par la police en possession d’un couteau qu’il aurait acheté récemment, l’agresseur, un certain Kevin R. a spontanément déclaré qu’il était « de confession juive » et qu’en ce jour d’élections, il voulait « tuer Macron », mais qu’il s’était finalement rabattu sur une église, indique l’AFP en citant une source policière. Manifestement bipolaire, ce français d’une trentaine d’années inconnu des services de police avait plusieurs fois séjourné à l’hôpital Sainte-Marie de Nice pour des troubles psychiatriques. « Les mobiles du passage à l’acte sont difficiles à établir, a affirmé quant à lui le procureur de la République Xavier Bonhomme. L’enquête a été confiée à la police judiciaire et le parquet national antiterroriste a été informé ».
Une religion incarnée
Lu sur Claves à propos des grandes processions des litanies majeures et des Rogations:
[…] Bien loin de se réduire à un hypothétique marchandage avec le Ciel, la prière de demande est donc porteuse d’une forte dimension religieuse, en tant qu’elle exprime la révérence envers Dieu. Les prières publiques en vue de l’obtention de biens temporels, telles les processions des litanies majeures et des Rogations, permettent d’« incarner » cette dimension religieuse, conformément à la nature tout à la fois spirituelle et corporelle de l’homme. Il s’agit en effet de sanctifier le temps, l’espace et l’activité humaine, de les rendre sacrés. Lorsque l’on bénit un troupeau, que l’on parcourt les champs en chantant des litanies ou que l’on invoque la protection divine sur les moissons à venir, les biens demandés à Dieu lui sont en même temps consacrés. Avec eux, c’est toute l’activité humaine qui lui est consacrée et qui, par le fait même, reçoit sa plus profonde signification. Par contraste, l’effacement de ces rites va de pair avec la perte de signification de l’activité humaine :
Le travail agricole dans une société désacralisée […] est devenu un acte profane, justifié uniquement par le profit économique. On laboure la terre pour l’exploiter, on poursuit la nourriture et le gain. Vidé de symbolisme religieux, le travail agricole devient à la fois “opaque” et exténuant : il ne révèle aucune signification, ne ménage aucune “ouverture” vers l’universel, vers le monde de l’esprit.
L’existence de rites similaires dans les religions païennes, loin de jeter la suspicion sur les processions des litanies majeures et des Rogations, indique que le christianisme a su assumer sans complexes ce qui, dans le paganisme, répondait aux aspirations profondes de l’homo religiosus.
Réforme des retraites : du référendum au 49.3 en 2 semaines
Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. On connaît la musique.
Avec Macron, et non pas avec vous, les promesses sont abandonnées plus rapidement qu’avec ses prédécesseurs.
- 11 avril 2022 : Réforme des retraites : Macron évoque un référendum
- 25 avril 2022, dès le lendemain de la victoire de Macron. Réforme des retraites : Bruno Le Maire n’exclut pas le recours au 49.3
Elon Musk rachète Twitter
L’oiseau bleu change de propriétaire. Le conseil d’administration de Twitter a annoncé avoir accepté l’offre de rachat déposée il y a à peine deux semaines par le patron de Tesla et de SpaceX. Elon Musk n’a pas dévié de son prix, «définitif et le meilleur» qu’il puisse proposer, de 54,20 dollars l’action soit une valeur totale de 44 milliards de dollars.
Verra-t-on le retour de la liberté d’expression sur ce réseau, où il est interdit de critiquer l’islam, ce qui m’a valu d’en être exclu ?
Reconquête doit présenter des candidats dans les 577 circonscriptions
Eric Zemmour a proposé un accord à la candidate du Rassemblement national mais le RN a écarté toute alliance avec lui. Dans la psychologie des Le Pen, une main tendue est un signe de faiblesse. Jordan Bardella a assuré ne pas avoir l’intention de « s’enfermer dans une alliance avec Reconquête ! ». Louis Aliot a réagi à son tour :
« Éric Zemmour a été un homme du système toute sa vie. Je pense qu’il faut qu’il dégonfle sa tête, qui est énorme, et qu’il arrête d’insulter les gens. Pour une première, lui, on ne peut pas dire qu’il ait brillé. »
Sébastien Chenu a ajouté :
« On n’est pas du tout sur l’idée de l’union des droites. Nous, on est pour une grande union des patriotes. [Éric Zemmour] a fait 7 %, il devrait se rappeler que la politique, c’est l’école de l’humilité. »
Selon certaines projections, une union permettrait d’envoyer plus de députés que si chacun présentait ses candidats. Mais ces estimations sans sans doute surestimées pour le RN, comme en 2017 :
EXCLUSIF – Première projection du résultat des élections législatives (hypothèse avec alliances) :
– 🟡 Union LREM/MoDem/Horizons/LR/UDI : 326 à 366 sièges
– ⚫️ Union RN/DLF/Reconquête ! : 117 à 147 sièges
– 🔴 Union LFI/PC/PS/EELV : 73 à 93 sièges pic.twitter.com/uDtiJYrzmu— Rémi Clément (@rclmt) April 25, 2022
Mais Marine Le Pen a une boutique à faire tourner et c’est à cela que sert son parti, qui refuse systématiquement toute alliance et préfère les ralliés aux alliés. Chaque voix rapporte en moyenne 1,42 euro. Il faut avoir obtenu au moins 1% des voix dans 50 circonscriptions et afficher une parité absolue.
Quant à Jordan Bardella, il ne sait pas compter : Marine Le Pen a pris 8 points en 5 ans et non 10, donc non la prochaine fois ne sera pas la bonne. Ce sera encore moins la bonne, qu’Emmanuel Macron sera alors remplacé par un nouveau candidat, sans bilan, qui fera régresser la candidate RN…
Jordan Bardella (@J_Bardella): "Si on prend 10 points tous les 5 ans, a priori, la prochaine fois sera la bonne" pic.twitter.com/lLhGWvBCNG
— BFMTV (@BFMTV) April 25, 2022
Après avoir tué LR, Reconquête doit désormais tuer le RN et pour cela, présenter des candidats partout.
Portraits à l’acide
Frère du commandant Jacques-Yves Cousteau, Pierre-Antoine Cousteau (1906-1958) fut un journaliste et écrivain politiquement incorrect. Les éditions Via Romana publient une série de portraits et entretiens, souvent inventés, de personnalités françaises et étrangères. Pierre-Antoine Cousteau, dernier rédacteur en chef de Je suis Partout, condamné à mort en 1946, libéré en 1953, est mort en décembre 1958 à 52 ans. Humour noir, ironie et second degré ne sont plus vraiment prisés par nos journalistes, lesquels se sentent aujourd’hui investis d’une mission de moralistes.
Son portrait de Charles de Gaulle est à lire en intégralité. En voici un aperçu :
Entendons-nous : pendant tout l’entre-deux-guerres, la politique russe a été limpide. Elle a consisté […] à éloigner des frontières de l’Union une menace d’invasion et à tout faire pour que le conflit éclatât le plus loin possible : à l’ouest et non à l’est de l’Europe, pour que les capitalistes s’épuisassent en boucheries fratricides. Ensuite, les bolchéviques n’auraient plus qu’à ramasser les morceaux.
Le pacte Ribbentrop-Molotov n’a pas d’autre sens. Seulement, ce calcul a été déjoué par la rapide défaite de la France. L’Allemagne ne s’est pas usée de Sedan à Bidassoa. Ses forces se sont accrues. Les Russes en ressentent tout le poids et s’en épouvantent. Leur intérêt vital est que les armées allemandes soient retenues à l’Ouest. Pour inefficace qu’il soit, l’appel du 18 juin sert ce dessein. […] Or les appels quotidiens de la BBC ont créé en France un climat de guerre civile. […] Or que fait le général du 18 juin ? Il s’acharne, derrière son micro surélevé de la BBC, à décerner des brevets de patriotisme français aux patriotes russes de langue française qui luttent pour l’Union soviétique.
[…] lorsque le général français du 18 juin blanchit le déserteur Maurice Thorez, lorsqu’il en fait son vice-président du Conseil, est-ce l’intérêt de la France ou l’intérêt de l’URSS ?
Lorsque le général du 18 juin se précipite à Moscou en 45 pour signer avec Staline un pacte qui n’apporte rien à la France, mais qui brise la solidarité des Occidentaux (espoir suprême du Kremlin), à qui cela sert-il ? […]
En matière coloniale, c’est tout aussi net. Le discours de Brazzaville et l’abandon de la Syrie préfigurent la liquidation de l’Empire.
En pleine guerre d’Indochine, le général du 18 juin n’a-t-il d’ailleurs pas tenu à affirmer devant la presse parisienne qu’il ne considérait pas comme une « agression » l’action des communistes (Russes, Chinois ou Français) contre nos soldats du Corps expéditionnaire ? Aucune hargne contre l’URSS. Toute la hargne contre les Américains « trop nombreux en Europe ». L’Huma ne parle pas autrement : « US go home ! »
Ce bref rappel de l’action politique de l’homme du 18 juin ne laisse place à aucune équivoque. Cet individu a servi plus utilement, plus constamment l’Union soviétique que n’aurait jamais pu le faire M. Thorez ou M. Duclos.
« Le virus woke rend Netflix irregardable »
Le 19 avril, sur Twitter, Netflix a annoncé avoir perdu des abonnés pour la première fois depuis dix ans. L’action a chuté de 20 %.
Elon Musk a évoqué ce qui, selon lui, pourrait expliquer la situation. « Le virus woke rend Netflix irregardable », a estimé le fondateur de Tesla et SpaceX.
Hier, Elon Musk a demandé le retour du compte Twitter de Donald Trump :
Elon Musk demands Trump's reinstatement to twitter in letter to board. pic.twitter.com/JMbjlEYnbX
— Frank Aiken a Patriot for Trump. (@awesomeaiken) April 23, 2022
Après avoir acquis 9,2 % du capital de Twitter, le PDG de Tesla et SpaceX a annoncé son intention de racheter Twitter pour 43 milliards de dollars réglés en cash. Elon Musk affirme que racheter Twitter permettrait d’en faire une plateforme « inclusive pour la liberté d’expression », ce qui est « extrêmement important pour l’avenir de la civilisation ». Le réseau social a rejeté la première offre d’achat. D’après The Wall Street Journal, des sources proches de l’affaire ont affirmé que Twitter reconsidère la proposition d’achat. Des responsables de la plateforme auraient même rencontré Elon Musk pour en discuter. Ce retournement de veste fait suite à l’annonce d’Elon Musk la semaine dernière. Il a confirmé avoir sécurisé la somme de 46,5 milliards de dollars de la part de banques et d’autres entités pour racheter Twitter.
« Scrutin après scrutin, la question du poids électoral des retraités devient centrale, car nous sommes dans une société qui vieillit »
De Jérôme Fourquet interrogé par Eugénie Bastié dans Le Figaro :
Le centre de gravité de la vie politique française est-il passé à gauche ?
Pas vraiment. Si on le fait total Zemmour, Le Pen et Dupont-Aignan, cela représente plus de 30 % en faveur de la droite nationale. Parallèlement, Emmanuel Macron avec ses près de 28 %, affiche un positionnement idéologique nettement plus à droite qu’en 2017. Il a d’ailleurs perdu une partie de son électorat de gauche cette année, qui a été plus que remplacé par l’apport d’électeurs de droite. Ainsi, 45 % de l’électorat de Sarkozy du premier tour de 2012 ont voté pour Emmanuel Macron au premier tour cette année. Alors certes, Mélenchon a fait un assez gros score, mais il a été porté par une mécanique de vote utile, qui a quasiment tout siphonné à gauche. Et ce bloc mélenchoniste est aujourd’hui minoritaire face aux deux blocs macroniste et de la droite nationale.
Au clivage sociologique et géographique s’est ajouté un nouveau clivage, le clivage générationnel, avec des retraités votant à une écrasante majorité pour le président sortant. Ce clivage est-il appelé à se creuser ?
Historiquement, il y a toujours eu des différences très marquées, l’électorat âgé a toujours été l’apanage de la droite classique, tandis que le monde du travail votait plutôt à gauche. La vieille gauche et la vieille droite ayant disparu, ce clivage se recompose autrement. Au premier tour, Macron fait 39 % chez les plus de 65 ans, quand Le Pen est à 18 % et Mélenchon à seulement 13 %. Macron a mené une véritable OPA sur ces seniors, qui demeuraient le dernier carré fidèle de la droite depuis 2017. Les 65 ans et plus se sont ralliés à lui par légitimisme (vote en faveur du président sortant dans un contexte de crise) mais ont aussi été séduits par une proposition catégorielle majeure, les retraités étant la seule catégorie de la population acquise à l’allongement de l’âge de départ à la retraite. L’annonce de la réforme des retraites, quasiment seule mesure mémorisée avant le premier tour, lui a fait gagner au premier tour 13 points chez les retraités par rapport à 2017 et deux tiers des seniors ont voté pour lui au second tour, alors que le rapport de force s’établissait autour du 50 %-50 % auprès des 25-50 ans. Marine Le Pen, elle, s’adresse principalement à la France en âge de travailler. Scrutin après scrutin, la question du poids électoral des retraités devient centrale, car nous sommes dans une société qui vieillit. De la même manière que les seniors constituent une cible stratégique sur le marché automobile (un véhicule neuf sur deux est acheté par un retraité), ils sont devenus un électorat incontournable pour espérer l’emporter. La défaite de Marine Le Pen s’explique ainsi par son incapacité à réduire son écart avec Emmanuel Macron dans ce secteur stratégique, véritable armée de réserve macroniste. Ce fort soutien émanant des seniors explique par ailleurs le caractère relativement homogène de la géographie du vote Macron. Au premier tour, il disposait en effet partout d’un matelas minimum de 15-20 % de voix, lié à la présence sur le territoire des retraités, répartis de manière nettement plus homogène que les cadres ou les ouvriers.
L’ abstention importante qui caractérise ce second tour de présidentielle. Cela présage-t-il d’un quinquennat difficile, avec une perpétuelle remise en question dans la rue de la moindre réforme du président élu ?
L’abstention, et les bulletins blancs et nuls (il y en avait déjà eu 4 millions en 2017, soit 10 % des votants) ont battu des records. Une part importante de la population n’a donc pas voulu donner de blanc-seing au président face à Marine Le Pen. Parallèlement, cette dernière parvient à un niveau plus élevé qu’en 2017, en raison de sa stratégie de dédiabolisation, mais aussi en ayant capté un antimacronisme qui n’était qu’embryonnaire en 2017. Au premier tour, le total des partis contestataires a atteint un niveau inégalé de plus de 50 %. La fracture sociale et géographique ne cesse de se creuser. À Paris intra-muros, Macron fait 35 %, au premier tour, Marine Le Pen est à 5,5 %. L’un des candidats finalistes est quasiment inexistant dans la capitale, preuve d’une coupure abyssale entre les milieux décideurs et le reste de la population française. Le lieu où s’élabore la politique est profondément déconnecté du reste du pays. On a observé le même phénomène aux États-Unis, où Trump ne recueillait que 8 % à Washington DC. Par ailleurs, l’assemblée de 2017 n’avait jamais été aussi socialement peu représentative des Français. On s’achemine vers le même schéma en juin prochain, avec une Assemblée nationale qui ne permettra sans doute pas de faire émerger une représentation politique correcte du rapport de force qui existe dans la société française.
De surcroît, la campagne électorale ayant été assez évanescente, elle n’a pas servi de soupape ou de purge cathartique des tensions traversant le pays. Il est donc à craindre que celles-ci ne trouvent pas de débouchés dans l’Hémicycle mais dans la rue. […]
Plus de 13 millions d’abstentionnistes au second tour
C’est un record sous la 5e République :

Le résultat historique obtenu par Marine Le Pen laisse augurer du boulevard qui attend Jordan Bardella, révélation de la campagne. Mais seulement si elle lui cède la place, ce qui est loin d’être gagné.
Au RN, ce résultat est considéré comme une victoire :
Ce n’est pas une défaite mais un formidable espoir. Les idées nationales sont à un niveau historique. Nous pouvons gagner les #législatives derrière @MLP_officiel et @J_Bardella. L’arbitre n’a pas encore sifflé la fin du match. #MerciMarine #presidentielles2022
— Julien ODOUL (@JulienOdoul) April 24, 2022
Ce qui laisse augurer que Marine Le Pen va poursuivre pour se représenter en 2027, en espérant cette fois l’emporter. Sauf qu’elle ne sera plus face à Macron, mais contre un candidat « tout neuf » du système, et qu’elle repassera sous la barre des 40%… Stratégie à suivre pour les législatives, avec des négociations bidon avec Reconquête et Nicolas Dupont-Aignan, pour présenter in fine 100% de candidats RN partout pour rafler la mise du financement des partis politiques.
Le candidat du mépris, de la division et de la culture de mort réélu
Au terme d’une non-campagne, Emmanuel Macron remporte le second tour avec environ 58% des suffrages, en baisse par rapport à 2017. Face à lui, bien qu’en hausse de 33 à 42%, avec 13 millions d’électeurs, Marine Le Pen échoue, comme cela était prévisible. Malgré tout, elle parle « d’éclatante victoire »… et annonce poursuivre son engagement.
Pour les législatives, elle appelle à rassembler les opposants à Emmanuel Macron, d’où qu’ils viennent. Une main tendue à Eric Zemmour ?
«Face à ceux qui prétendent être l’opposition à Emmanuel Macron et qui pourtant ont contribué à le réélire, nous sommes ceux qui ne transigerons pas avec vos intérêts. Nous lançons ce soir la grande bataille électorale des législatives»
Allocution de Marine Le Pen https://t.co/K6zT7FFfiw
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) April 24, 2022
Jean-Luc Mélenchon estime que, avec l’abstention, « Emmanuel Macron est le plus mal élu des présidents de la Ve république ».
Cocorico.#presidentielles2022 pic.twitter.com/F8hU3hGMWG
— MARSAULT (@MarsaultBreum) April 24, 2022
Reports de voix :
🇫🇷🗳️ Les reports de voix entre le premier tour et le second tour : un front républicain qui survit, mais sous une forme de plus en plus dégradée. pic.twitter.com/4s3z3Fy34d
— mathieu gallard (@mathieugallard) April 24, 2022
Réaction d’Eric Zemmour, qui appelle à l’union nationale en vue des législatives :
« Hélas, hélas, hélas… c’est la 8e fois que la défaite frappe le nom de Le Pen »
« Cela fait trop longtemps que ceux qui veulent défendre son identité et mettre un terme à l’immigration sont amèrement déçus un soir d’élection. »
« Je voyais cette défaite venir depuis des années, et ce n’est vraiment pas de gaieté de cœur que je l’annonçais. J’ai fait ce que j’ai pu pour éviter ce résultat. Je me suis engagé pour cela. »
« Nous serons donc à la pointe du combat pour lutter pied à pied contre l’œuvre de déconstruction de notre pays menée par Emmanuel Macron. »
« Face à Emmanuel Macron, nous combattrons pour nos idées dans chaque ville et dans chaque village de France, sur internet et dans les médias. »
Suivez ma réaction aux résultats de l’élection présidentielle sur Twitter !#UnionNationale #JeVote #presidentielles2022 https://t.co/gTdISkVgon
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) April 24, 2022
Mis en examen pour harcèlement, l’ex-directeur du Refuge intervient toujours auprès des mineurs
L’ex-directeur de l’association LGBT Le Refuge, mis en cause par d’anciens jeunes, intervient toujours dans des lycées malgré une interdiction de contacts avec des mineurs. Alerté à plusieurs reprises, le cabinet de Jean-Michel Blanquer laisse faire.
Les animaux et Dieu
Aymeric Pourbaix reçoit :
- Frère Xavier Loppinet, dominicain
- Tugdual Derville, auteur de « Animaux dans l’évangile » (Ecclesia)
- Paul Sugy, journaliste et spécialiste de l’antispécisme
Terres de Mission : Rome, pèlerinage pour la liberté de la messe traditionnelle
Au sommaire de ce nouveau magazine de Terres de Mission :
Eglise universelle: La voie romaine. Des mères de prêtre en marche vers Rome
Depuis le 6 mars des mères de prêtres cheminent, à pied depuis Paris, vers Rome, où elles arriveront le 1 mai, afin de remettre au pape François des milliers de lettres et de témoignages manifestant l’attachement des signataires à la messe traditionnelle. Florence Chaptal, une de ces marcheuses, a un fils prêtre. Elle témoigne des raisons de son attachement à la messe traditionnelle et nous fait partager la vie quotidienne des pèlerines vers Rome.
Eglise en France: La tentation de ralliement. Etre catholique en démocratie
L’abbé Claude Barthe vient de publier un passionnant et bref opuscule: La tentation de ralliement. Etre catholique en démocratie. Il nous explique les difficultés auxquelles sont confrontés, depuis la Révolution française, les catholiques en butte à un système politique dont les fondements sont radicalement incompatibles avec l’enseignement de l’Evangile. Il nous présente également l’attitude de l’Eglise face à cet état de fait.
Eglise en Marche: La civilisation occidentale. Ses racines. Ses défis. Son avenir
La 30ème Université d’été de Renaissance catholique aura lieu du 14 au 17 juillet 2022 au château des Termelles, à proximité de Chatellerault. Jeune père de famille et participant régulier de ces UDT, Henri de Lacoste, nous présente le thème de ces journées: La civilisation occidentale. Ses racines. Ses défis. Son avenir. ainsi que les raisons de sa présence à cet événement unique.
Nice : un prêtre poignardé en pleine messe
Un prêtre de 57 ans a été poignardé à une vingtaine de reprises et se trouve en urgence absolue. L’autre victime, une religieuse de 72 ans, qui a tenté de prendre le couteau, a été blessé à la main.
Le pronostic vitale du prêtre n’est pas engagé, a affirmé dans un tweet le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Il a témoigné de sa solidarité avec les paroissiens et a remercié les forces de l’ordre.
Sur Facebook, un témoin qui se dit présent (photo à l’appui) dans l’église raconte ce qu’il a vu:
“Le père Christophe a été blessé à la jambe et à l’épaule, la sœur Marie-Claude à la main. Intervention rapide de la police nationale qui a arrêté le suspect. (…) Pour ma part je vais bien et suis dans l’église avec une partie des fidèles choqués.”
Le suspect a été interpellé. Il s’agirait d’un… déséquilibré.
Quasimodo
Quasi modo géniti infántes, allelúia : rationabiles, sine dolo lac concupíscite, allelúia, allelúia allelúia. Comme des enfants nouveau-nés, alléluia ; désirez ardemment le lait spirituel, alléluia, alléluia, alléluia. Exsultáte Deo, adiutóri nostro : iubiláte Deo Iacob.
Comme des enfants nouveau-nés, alleluia, mais arrivés à la pleine raison, aspirez après le lait sans mélange, alleluia, alleluia. Ps. Faites éclater vos transports pour Dieu qui nous vient en aide, et votre jubilation pour le Dieu de Jacob. 1; S. Pierre, 2; Ps. 80.
Ce Dimanche s’appelle Quasimodo (des premiers mots de l’Introït) ou in Albis, car les néophytes viennent de déposer leurs vêtements blancs, ou Pâques closes, car c’est en ce jour que s’achève l’Octave de Pâques.
Les chants du propre de la messe présentent une particularité unique dans l’année liturgique, c’est qu’ils sont tous tirés du Nouveau Testament, généralement de l’évangile, sauf l’Introït, qui est pris dans la 1re épître de saint Pierre, et s’adresse précisément à ces nouveau-nés à la vie de la grâce.
Quasi modo geniti infantes, rationabiles sine dolo lac concupiscite.
Le texte de cet Introït tel qu’il figure au missel porte bien rationabiles, mais le texte de l’Épître de saint Pierre tel qu’il a été lu à la messe d’hier, samedi in albis, porte rationabile, cet adjectif s’accordant ainsi avec lac et non avec infantes ce qui se comprend mieux ; nous traduisons donc :
Comme des enfants nouveau-nés, désirez le lait de la doctrine sans fraude.
Ce texte est, comme toujours au temps pascal, ponctué de joyeux Alléluias. A travers les nouveaux chrétiens, saint Pierre s’adresse à nous tous, si cette fête de Pâques nous a vraiment renouvelés et fait redevenir comme de petits enfants, ainsi que nous le demande l’évangile. La mélodie exprime parfaitement cet esprit d’enfance que nous devons retrouver, fait de simplicité de joie légère et gracieuse, de paisible abandon à la volonté divine, comme un petit enfant entre les bras de sa mère. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 80, invitation à célébrer une grande fête pour le Seigneur.
Les inscriptions sont ouvertes au CAP pour l’année 2022-2023
Vous avez entre 18 et 25 ans, vous souhaitez approfondir votre formation dans le domaine des humanités (philosophie, anthropologie, histoire, sciences politiques, littérature, géopolitique), vous voulez l’inscrire dans une vision chrétienne de l’homme et de la société, vous souhaitez en même temps consacrer une année de votre vie à la mission, alors vous pourriez être intéressés par le Centre Anthropologique de Provence Sud Méditerranée (CAP SM) qui ouvre ses inscriptions pour l’année 2022-2023.
Le CAP s’adresse aux étudiants qui souhaitent donner une année de leur vie pour :
1/ suivre une formation en philosophie, anthropologie, bioéthique, histoire, sciences politiques, géopolitique, culture générale, littérature et connaissance de l’islam. Un diplôme sanctionnant l’ensemble des examens relatifs à ces disciplines est délivré en fin d’année. L’enseignement est dispensé dans le centre-ville de Toulon à raison de 12 à 15 heures de cours par semaine. Des personnalités comme Thibaud Collin, Annie Laurent ou l’abbé Loiseau enseignent au CAP, aux côtés d’un corps professoral de qualité largement recruté sur place.
Vidéo de présentation du CAP :
2/ s’inscrire, le cas échéant, dans l’université de son choix afin de valider un diplôme d’État (par exemple en philosophie, en lettres ou en histoire) si l’on souhaite mener deux cursus en parallèle ;
3/ vivre une vie fraternelle et missionnaire en lien avec les Missionnaires de la Miséricorde et la vie missionnaire de la paroisse Saint-François-de-Paule.
Pour la somme totale de 2000€ / an, les étudiants sont hébergés et peuvent suivre toute l’année durant la formation du CAP, moyennant leur investissement missionnaire au sein de la paroisse Saint-François-de-Paule (évangélisation de rue, patronage, investissement dans le scoutisme ou le catéchisme, etc…).
Le CAP, c’est un an d’immersion à Toulon pour se former intellectuellement, vivre une vie fraternelle entre jeunes et se consacrer à la mission dans le cadre de la paroisse des Missionnaires de la Miséricorde.
Les étudiants de la promotion 2021-2022 vous parlent du CAP, regardez la vidéo !
Pour candidater, merci d’adresser CV et lettre de motivation par mail à l’adresse suivante : [email protected]
Plus d’informations sur https://www.capsud-mediterranee.fr/
Création d’un patronage à Rambouillet
Quoi ?
Un patronage pour enfants dans le secteur de Rambouillet, sous la protection aimante de la Bienheureuse Vierge Marie, et le patronage de la Bienheureuse Laura Vicuna.
Pour qui ?
Enfants non-inscrits dans les écoles hors-contrats de Rambouillet (où il n’y a plus de place), de l’âge de moyenne section au CM2.
Quand ?
Le mercredi matin, horaires des groupes selon le niveau de l’enfant. Régularité: toutes les semaines, ou toutes les deux semaines, à définir prochainement.
Où ?
Maison Saint-Martin, 3 chemin d’Ablis à Prunay-en-Yvelines. Mise en place de navettes pour limiter les trajets des parents.
Combien de temps ? Quelles activités envisagées ?
A priori, un ou des créneaux de deux heures pour des groupes de 4 classes avec :
- Catéchisme traditionnel
- une activité de chants, ou jeux en exterieur
- Messe (ou découverte de la Messe pour les plus petits)
- des temps de confessions proposés aux enfants au moins une fois par mois.
- Préparation à la Première communion.
Prix ? 40€ pour le 1° enfant, 30€ pour le 2°, 10€ pour le 3°, gratuit pour les suivants
Comment s’inscrire ?
Incompétence
Dans sa profession de foi du second tour, Emmanuel Macron promet de renforcer l’enseignement (et la liberté, mais c’est une vaste fumisterie au vu de son premier quinquennat qui a vu la liberté scolaire drastiquement limitée) :

C’est certain qu’il y a du travail, jusque dans l’équipe de campagne de Macron, puisque, sur le même tract, on peut trouver de grosses coquilles :

Une affaire peu commune ou terriblement banale ?
Grosse désinformation du Midi Libre, qui relativise une affaire sordide, la jugeant peu commune :
Telle peu commune ou tellement commune ?

Des Allemands fuient au Paraguay pour échapper aux restrictions, aux vaccinations et aux immigrés
Une enquête de la BBC révèle que des milliers de ressortissants allemands ont émigré au Paraguay au cours des 12 derniers mois – pour échapper aux restrictions et aux vaccinations de Covid en Europe.
Beaucoup de ces nouveaux arrivants disent être devenus des immigrants au Paraguay parce qu’ils ne sont pas à l’aise avec les immigrés musulmans chez eux.

