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Belle brochette

« Le principal danger pour la démocratie est la persistance de manquements à la probité parmi des responsables politiques », expliquait le président en avril 2017. Comme candidat, il avait promis « une République exemplaire ». Il avait assuré que les ministres mis en examen devraient démissionner, qu’une condamnation pénale les empêcherait de se présenter.

Non seulement rien de tout cela n’a été respecté, mais Mediapart a dénombré pas moins d’une trentaine d’affaires touchant son entourage proche (ministres, députés, membres de son cabinet) .

La brochette est ici.

L’Europe des cinglés

« Ce 9 mai, l’histoire retiendra qu’à Moscou, une armée d’agression défilait et qu’ici à Strasbourg, capitale de la réconciliation de l’Europe, des centaines de citoyens se réunissaient pour refonder notre union. » Clément Beaune, secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes.

Des artistes ont interprété la chorégraphie « Danse l’Europe » au Parlement européen à l’occasion de la conférence sur l’avenir de l’Europe.

Provocation européiste et fédéraliste d’Ursula Van der Leyen et Emmanuel Macron au parlement européen

Ursula Van der Leyen (présidente non élue de la Commission européenne) et Emmanuel Macron (réélu par défaut président de la république française) ont, tous les deux proposé, de supprimer le principe d’unanimité dans le fonctionnement de l’Union européenne. Après que Nicolas Sarkozy ait trahi les électeurs français en 2008, voici que son clone européiste lance les hostilités pour encore plus de dictature européenne :

Emmanuel Macron a affirmé ce lundi 9 mai à Strasbourg qu’il était « favorable » à une « révision des traités » de l’Union européenne. Il a suggéré que les dirigeants des Vingt-Sept en discutent à leur sommet de juin. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait elle aussi fait une déclaration en ce sens plus tôt dans la journée.

« Il faudra réformer nos textes, c’est évident. L’une des voies de cette réforme est la convocation d’une convention de révision des traités. C’est une proposition du Parlement européen et je l’approuve », a expliqué Emmanuel devant le Parlement européen, pour son premier discours sur l’Europe depuis sa réélection et l’offensive russe en Ukraine.

Il souhaite notamment continuer « à généraliser le vote à la majorité qualifiée dans nos décisions », afin de rendre « efficaces » les prises de décisions des Etats membres.

Plus tôt dans la journée, Ursula von der Leyen s’était elle aussi prononcée pour une révision des traités de l’UE « si nécessaire » et l’abandon du vote à l’unanimité des 27 pays membres dans des domaines clés. « J’ai toujours soutenu que le vote à l’unanimité dans certains domaines clés n’a tout simplement plus de sens », a-t-elle déclaré au Parlement européen.

Heureusement, déjà treize pays ont fait savoir leur opposition :

Une dizaine de pays de l’UE, dont le Danemark, la Suède, la Finlande et la Bulgarie, s’opposent au lancement d’une procédure pour changer les traités européens, comme le souhaite le Parlement européen, selon un texte vu lundi 9 mai par l’AFP.

«Nous ne sommes pas en faveur de tentatives inconsidérées et prématurées visant à lancer» une telle procédure, écrivent ces pays dans cette note, qui pourrait rallier d’autres États membres. Sa diffusion coïncide avec les célébrations de la Journée de l’Europe. Elles seront marquées par un discours devant le Parlement européen à Strasbourg du président français Emmanuel Macron qui devrait prôner une Europe plus puissante prête à se réformer, alors que la guerre russe en Ukraine a révélé les dépendances des Vingt-Sept en matière d’énergie.

La dizaine de pays qui s’opposent à cette perspective pointe le risque d’une «perte d’énergie» et estime qu’une révision des traités «n’a jamais été un objectif» de la Conférence. «Nous avons déjà une Europe qui fonctionne» comme l’ont montré la pandémie de Covid-19 et la réponse à l’invasion russe en Ukraine et «nous ne devons pas nous précipiter pour faire des réformes institutionnelles», mettent-ils en garde. Les propositions des citoyens «ne doivent pas être instrumentalisées», ajoutent-ils. Le texte a également été signé par la République tchèque, la Slovénie et les trois pays baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie).

En vidéo, voici ce qu’est devenue l’Europe, « leur » Europe. C’était aujourd’hui au parlement européen :

 

 

Bienfaits de l’immigration : la Suède secouée par des troubles ethnico-religieux

Dans Le Figaro, Jean-Louis Tremblais dénonce le résultat de vingt ans d’une politique migratoire «généreuse et bienveillante» jusqu’à l’absurde :

Un habitant sur cinq est né à l’étranger

[…] Pour la seule année 2014, Stockholm a distribué 160.000 titres de séjour. Au total, le nombre de personnes nées à l’étranger a augmenté de 80 % en vingt ans. Un habitant sur cinq vient d’une autre contrée, soit 2 millions de ressortissants sur un effectif total de 10 millions. Un quart des nouveau-nés ont au moins un parent allogène. Malgré toute sa bonne volonté, l’État-providence a fini par donner des signes de fatigue, au niveau des régimes sociaux et du système scolaire. À tel point que le gouvernement a finalement coupé les vannes en 2020, limitant les entrées annuelles à 25.000 individus. Mais trop tard.

Le choc des valeurs et des croyances

L’enfer est pavé de bonnes intentions, les luthériens (religion majoritaire en Suède) auraient dû le savoir. Las! Après l’angélisme euphorique des années 2015, les Suédois se retrouvent aujourd’hui dans un pays qu’ils ne reconnaissent plus, y compris dans les villes de province. Un contexte explosif comme l’ont prouvé les émeutes du week-end pascal. À l’origine des incidents, la tournée (autorisée au nom de la liberté d’expression) de Rasmus Paludan, leader dano-suédois du parti Stram Kurs (Ligne dure), dont la spécialité est de brûler les Corans en public. Certes, le geste n’est pas fin, mais le délit de blasphème ayant été aboli en 1970, il demeure légal. Stockholm, Örebro, Malmö, Linköping, Norrköping: partout où il était annoncé et même quand il ne s’y est pas rendu, des violences ont éclaté aux cris d’«Allah akbar». Jets de pierres, incendies, pillages: des hommes, des femmes, mais aussi des enfants s’en sont pris aux forces de l’ordre et aux symboles de l’État pendant plusieurs jours. Certains policiers ont dû faire usage de leur arme pour éviter le lynchage. Du jamais-vu dans le royaume. Bilan: 40 blessés (dont 26 fonctionnaires de police) et un million d’euros de dégâts.

Des clans mafieux à base ethnique

En fait, les Suédois découvrent avec retard et effroi ce que provoque une immigration massive en provenance de pays n’ayant ni la même culture ni les mêmes valeurs: ce qu’on appelle en France (qui n’a pas de leçon à donner en la matière!) les zones de non-droit. L’an dernier, la Suède a recensé 342 fusillades ayant fait 46 morts. Par rapport au nombre d’habitants, c’est un record d’Europe. Un peu comme si Marseille avait été déplacée telle quelle vers le Grand Nord! Les auteurs, comme les victimes, sont des trafiquants d’armes ou de drogue, dont 85 % sont soit nés hors des frontières soit d’origine étrangère. Selon le site universitaire Perspective Monde, «32 des chefs de réseaux criminels les plus recherchés du pays sont issus de l’immigration». Ils dirigent des gangs organisés sur des bases ethniques (Albanais, Afghans, Turcs, etc.). La police suédoise dénombre une quarantaine de ces structures, qui règlent leurs comptes à la grenade ou à la kalachnikov. Conséquence logique: le mouvement anti-immigration des Démocrates de Suède est passé de 1,5 % des voix en 2002 à 17,5 % en 2018. En attendant de faire mieux aux prochaines élections de septembre.

Eugénie Bastié a interrogé le chercheur Tino Sanandaji, économiste irano-suédois, docteur de l’université de Chicago et contributeur régulier de la revue conservatrice américaine «National Review». Extrait :

[…] L’opinion publique en Suède est favorable, depuis des décennies, à une limitation de l’immigration des réfugiés, mais il y avait un fort consensus en faveur de l’immigration parmi les élites politiques ainsi que dans les médias. C’est pourquoi le parti anti-immigration, les Démocrates de Suède (classés à l’extrême droite, NDLR), est passé de presque zéro à près d’un cinquième des voix en vingt ans d’existence. Les enquêtes d’opinion ont montré que seulement 20 % à 25 % des Suédois souhaitaient augmenter l’accueil de migrants réfugiés, alors que 70 % à 80 % des parlementaires et des journalistes étaient pour. Ce qui a changé, c’est que le mécontentement croissant de l’opinion sur ce sujet a forcé les élites politiques du pays à se plier aux souhaits de l’électorat. Aussi bien la droite de l’establishment que la gauche sociale-démocrate ont ainsi modifié leur politique et leur discours en matière d’immigration à presque 180 degrés. La Suède est une société de consensus: alors que presque tout le spectre politique, à l’exception d’une petite minorité, était favorable à l’ouverture des frontières en 2015 ou 2016, presque tout le spectre politique, à l’exception d’une petite minorité, soutient désormais la limitation de l’immigration.

La Suède a toujours été caractérisée comme un pays homogène avec très peu d’immigration. Quand les choses ont-elles changé et à quelle vitesse?

En effet, contrairement à ce que voudraient faire croire quelques historiens idéologues, la Suède n’a jamais été un pays d’immigration. Elle a longtemps été un pays homogène, et c’est seulement au cours des dernières décennies qu’elle a commencé à recevoir un grand nombre de réfugiés extra-européens. Jusqu’en 1985, la Suède comptait très peu de migrants non occidentaux, seulement 2 % de la population environ, car les sociaux-démocrates, au pouvoir avant 1968, étaient un parti assez conservateur sur ces questions. Mais la politique suédoise s’est radicalisée et, dans la seconde moitié des années 1980, le gouvernement a commencé à accueillir un grand nombre de migrants réfugiés. Pendant la période 1985-2015, l’immigration au titre de l’asile en Suède a été environ quatre fois plus importante par habitant que dans les autres pays d’Europe de l’Ouest, de sorte que la part de la population d’origine non occidentale est passée de 2 % à 20 % de la population totale en 2022. Les gouvernants estimaient alors que le système de protection sociale supérieur suédois éviterait les problèmes déjà observés en France et dans d’autres pays européens. Les faits leur ont prouvé qu’ils avaient tort, mais il leur a fallu très longtemps pour l’admettre. Dans les enquêtes actuelles, moins de 10 % de l’opinion pense que l’intégration a été un succès. […]

Quel est ce détail commun ?

10 mai, 97ème anniversaire de la béatification des Martyres d’Orange

Information de l’abbé Lelièvre :

Mardi 10 mai, à 8 heures, je célèbrerai la Messe à vos intentions à la chapelle du Saint-Sacrement à Bollène.

Nous rendrons grâce à Dieu pour les 97 ans de la Béatification des 32 martyres d’Orange.
Prions pour qu’advienne leur canonisation.

Prions les uns pour les autres. Je prie et implore pour chacun, pour vos intentions, surtout que la foi grandisse, reste solide et fidèle.

Abbé Lelièvre
Postulateur

Les méfaits de l’idéologie du genre

Sacha est né Anna. Il était femme mais s’est vite ressenti « garçon manqué », confie-t-elle. Nous sommes en 2016. En regardant des vidéos sur YouTube, elle entend parler pour la première fois de transidentité. « Je me suis dit : Ça ressemble à toi. » Au début de la 3 e, à 14 ans, elle coupe ses cheveux et demande à ses amis de l’appeler avec un prénom masculin. Un soir, elle annonce à ses parents qu’elle veut prendre des hormones masculines. Ses parents l’écoutent, bienveillants.

« Sauf que j’avais 14 ans et écouter à ce point ce que dit quelqu’un de 14 ans, ça pose problème ».

Puis tout va très vite : le psychiatre qu’elle va consulter, les séances « expéditives » de cinq à dix minutes qui ne servent qu’à confirmer son choix.

« À aucun moment les raisons profondes qui me poussaient à changer de sexe n’ont été abordées. »

À la fin de la seconde débutent les premières injections de testostérone, une ampoule toutes les trois semaines. Tous les matins, elle enfile un binder (sous-vêtement compressif permettant d’aplatir la poitrine). À l’état civil, pour le lycée, ses proches, sa famille, Anna devient Sacha. L’été avant la terminale, elle se fait retirer les seins sous anesthésie générale. Après l’opération, âgée de 16 ans, elle porte un corset postopératoire, prend des comprimés antidouleur et, soudain, des questions l’assaillent.

« Il y avait comme une voix bizarre en moi. Un truc qui me demandait : Est-ce que tu détruis ta vie ? Est-ce que tu détruis ton corps ? »

Un jour, en 2020, les doutes remontent d’un coup. Pendant deux ou trois mois, elle pleure nuit et jour.

« Je pleurais le matin dans le RER, mais aussi pendant les cours, le soir aussi. Je m’enfonçais dans un truc affreux. Je me disais que je ne pourrais jamais revenir en arrière. »

Pétri de regrets, hanté par les pensées suicidaires, elle arrête les injections de testostérone, s’enfonce dans la dépression. Ses parents, inquiets, l’emmènent voir une autre psychiatre. Elle lui sauvera la vie.

« J’ai décidé d’être une fille biologique qui a un style masculin. J’ai envie de m’aimer moi-même. J’ai des regrets, mais je peux vivre avec ».

Anna a compris qu’elle nourrissait, adolescente, une forme de « misogynie intériorisée » et que « la puberté, ce n’est pas la période idéale pour faire de tels choix ». Mois après mois, elle récupère sa féminité. Ses règles sont revenues. Elle a retrouvé ses longs cheveux, mais il ne retrouvera jamais sa voix de femme.

« Si vous votez Marine Le Pen ce sera la guerre civile »

Ils ont voté Macron et ils ont les émeutes :

Messe en latin et jeu télévisé

Amusant :

Pour qui votent les catholiques ?

Rédacteur en chef à  chargé des pages culture, Laurent Dandrieu a publié, en 2017, un ouvrage marquant, Église et immigration, le grand malaise. Pour , il se penche sur l’évolution du vote catholique en analysant les résultats de l’élection présidentielle. Pour qui ont voté les catholiques ? Pourquoi les évêques n’ont-ils pas donné de consigne de vote ? Comment évolue cet électorat ? Il raconte une Église de France en pleine mutation… positive.

Une statue de la sainte Vierge

Une statue de la sainte Vierge a été vandalisée dimanche dans le petit village de Bourisp dans les Hautes-Pyrénées (190 habitants).

Le maire a porté plainte, les gendarmes sont venus. Une neuvaine de messes de réparation sera célébrée.

En quête d’esprit : saint Charles de Foucauld

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent Isabelle Schmitz, rédactrice en chef adjoint au Figaro Hors-Série, le père Xavier Lefebvre, curé de la paroisse Saint-Augustin à Paris, et Laurent Touchagues, président des Amitiés Charles de Foucauld :

 

 

Etats-Unis : les pro-avortements s’en prennent aux églises

Un groupe d’activistes pro-avortement appelle à perturber les messes ce dimanche 8 mai, et à les empêcher physiquement, suite à la fuite du projet de jugement de la cour suprême des Etats-Unis qui prévoit de mettre fin à l’arrêt Roe vs Wade.

Des activistes anarchisants voire satanistes ont dégradé plusieurs églises (dont une de la FSSPX dans le Michigan) et appellent à s’attaquer physiquement au culte chrétien.

A New York ce matin, une activiste danse devant une église avec des poupées qu’elle dit être ses bébés avortés. « Dieu a tué son enfant, pourquoi ne puis-je pas tuer le mien ? »

Les catholiques prient devant leur église pour la défendre :

 

Découvrez les nombreux rites traditionnels

Le 8 mai, « Terres de mission » reçoit Claude Paulot, président du Centre d’Etudes Religieuses, fondé par Jean Daujat, pour parler de la récente réédition du maître ouvrage de ce dernier : « La face interne de l’histoire ».

Puis, Anne Le Pape, journaliste, présente le hors-série publié par le quotidien Présent sur les rites traditionnels (non seulement le rite romain traditionnel, mais les autres rites latins et les rites orientaux).

L’anglicanisme a « capitulé » devant le « marxisme 2.0 »

Le 12 mars, Jonathan Goodall, ancien « évêque » anglican et secrétaire particulier de Rowan Williams (« archevêque » de Cantorbéry), recevait le sacrement de l’ordination, en la cathédrale de Westminster, à Londres, des mains du cardinal Vincent Nichols. En moins d’un an, quatre « évêques » anglicans ont fait le choix de rejoindre l’Église catholique.

Plus de dix ans après la constitution apostolique Anglicanorum coetibus de Benoît XVI, promulguée en 2009, qui visait à faciliter l’accueil des anglicans souhaitant rejoindre Rome par la création d’ordinariats personnels, les ralliements semblent ainsi connaître une nouvelle vigueur.

Le père Michael Nazir-Ali, ancien « évêque » de Rochester, a été ordonné prêtre catholique à l’automne dernier. Pour lui, c’est le franchissement de « lignes rouges » au sein de la Communion anglicane qui a emporté sa décision. Au premier rang de celles-ci, « l’incapacité de la branche plus conservatrice à avoir une influence pour empêcher la dérive vers un protestantisme libéral ».

Gavin Ashenden, ancien « prêtre » anglican qui a rejoint l’Église catholique fin 2019, estime que l’anglicanisme a « capitulé » devant le « marxisme 2.0 », ce qui se traduirait en particulier par l’acceptation progressive de l’ordination de femmes – y compris comme évêques – et le mariage homosexuel. Le père Nazir-Ali souligne :

« Il n’y a pas de corpus d’enseignement unifié pour les fidèles sur le début et la fin de vie, la justice sociale, le mariage ou encore la famille ». « Il faut quelqu’un pour dire ce que croit l’Église, il faut un pasteur universel. Il n’y en a qu’un : le pape. »

Gavin Ashenden assure que « seule l’Église catholique a la force magistérielle pour ne pas céder à la culture ambiante ».

La paroisse Charles de Foucauld à Saumur organise de grandes festivités à l’occasion de la canonisation de Charles de Foucault

Dans le cadre de la canonisation de Charles de Foucauld, de grandes festivités sont organisées les 14 et 15 mai.

Heureux les doux

“Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage.” (Matthieu 5 ; 5)

Jésus nous présente la douceur comme un chemin vers la plénitude et vers la sainteté. Le message de Jésus renverse une fois de plus les apparences : si le monde semble appartenir aux puissants, c’est bien aux doux que la terre sera donnée !

La douceur est tout sauf un chemin de facilité, tout sauf une renonciation, tout sauf une résignation. Elle est une grande et belle vertu qu’il nous faut cultiver chaque jour.
Et comment peut-on la cultiver ?

  • En la faisant pousser à l’ombre de la patience et de l’humilité. Comme de nombreux saints nous l’ont montré, ces trois vertus se nourrissent les unes des autres. A l’exemple de saint François d’Assise – qui demande dans sa prière du matin “Je veux regarder aujourd’hui le monde avec des yeux remplis d’amour ; être patient, compréhensif, doux et sage” – inspirons-nous de la douceur forte, généreuse et sans cesse renouvelée de la Création.
  • En contemplant Jésus. Les évangiles sont remplis de scènes dans lesquelles transparaît la douceur du Christ, à travers ses regards, ses paroles, ses gestes. En méditant l’évangile, nous comprenons combien c’est justement la douceur du Christ qui nous bouleverse.
    Au chapitre 11 de l’évangile de Matthieu, Jésus nous dit d’ailleurs : “Devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.”
  • En priant : Comme toute vertu, Dieu ne nous la refusera pas si nous la lui demandons. Prions Jésus de transformer nos cœurs, avec cette petite prière toute simple et pourtant si puissante : “Jésus, doux et humble de cœur, rends mon cœur semblable au tien”.

En marche les doux ! Que la douceur du Christ rayonne sur toute la terre !

Alice Ollivier pour Hozana.org

crédit photo : marthaartess sur cathopic

Solennité de sainte Jeanne d’Arc, vierge, patronne secondaire de la France

La solennité de la fête de sainte Jeanne d’Arc n’appartient qu’au Propre de France et elle n’est pas obligatoire. Les livres liturgiques de 1962 la donnent en France avec la messe Cantémus Dómino en ce 2e dimanche de mai.

Il fallut attendre le début du XXe siècle pour que l’Église décrétât l’héroïcité des vertus de la Pucelle d’Orléans. C’était en 1904, quand saint Pie X invita solennellement la France à son culte et qu’il la béatifia en 1909. Et c’est son successeur, Benoît XV qui la canonisa en 1920. Mais les problèmes politiques intérieurs de la France à l’époque notamment avec l’Action Française contribuèrent à ce qu’elle ne fût point déclarée martyre mais seulement vierge. De façon étonnante, c’est la Chambre des députés qui décréta à la même date, la fête de Jeanne d’Arc la fête du patriotisme, fixée au 2e dimanche de mai. La loi n’a jamais été abolie et le décret est toujours en vigueur, même si personne n’en tient plus compte.

La fête fut dotée d’une messe et d’un office propre. Il n’en existe, à notre connaissance, qu’un seul enregistrement, celui de la Schola Bellarmina. Vous pouvez l’acheter sur le site Sacra Musica.

Texte de la Collecte :

O Dieu, qui avez merveilleusement appelé sainte Jeanne d’Arc pour défendre la foi et la patrie, daignez accorder à votre Église, par son intercession, de vaincre les ruses de l’ennemi pour jouir d’une paix durable.

Le père Brottier : missionnaire, héros et éducateur

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent l’abbé Vincent de Mello :

Le « fantôme de Kiev » n’existe pas

Voici deux mois, il était complotiste de douter, maintenant c’est l’armée de l’air ukrainienne qui donne raison aux sceptiques:

« Le héros ukrainien Stepan Tarabalka n’est PAS « le fantôme de Kiev » et il n’a PAS touché 40 avions. Ghost of Kiev est une légende de super-héros dont le personnage a été créé par des Ukrainiens! »

Les intox volent en escadrille.

Natalia Ousmanova, rescapée d’Azovstal, a fait la une de divers journaux écrits et télévisés, mais on a soigneusement expurgé ses propos de tout ce qui ne correspondait pas à la propagande ukrainienne obligatoire dans les médias occidentaux. Elle témoigne :

nous ne voulons pas aller en Ukraine. Si nous décidons de revenir ce sera seulement à Marioupol, pas en Ukraine. Disons-le ainsi : l’Ukraine comme Etat – et je suis citoyenne ukrainienne – est morte pour moi. J’ai été très blessée d’être traitée d’une telle manière.

Marianna, qui aurait été kidnappée par les Russes qui la contraignaient à raconter leur version mensongère de l’attaque de la maternité de Marioupol, est toujours à Donetsk, et elle témoigne de sa liberté.

Les soldats du régiment Azov retranchés dans les sous-sols d’Azovstal ont demandé un échange de nourriture et de médicaments contre la libération d’otages civils. C’est ce que demandaient les terroristes en Syrie.

Le sauvetage de civils d’Azovstal pose un gros problème aux grands médias dont le travail est de répercuter la propagande ukrainienne. En effet, ils expliquent que les rescapés sont escortés par des soldats ukrainiens qui sont leurs sauveurs (avec l’ONU et la Croix Rouge, grâce à Zelensky), mais les images montrent qu’il s’agit de soldats russes, et de blindés russes.

Le rouble a encore augmenté de 3,6% par rapport au dollar et 3,7% par rapport à l’euro. Macron claironnait le 26 mars : « L’économie russe à l’heure où je vous parle est en cessation de paiement, sa monnaie a dévissé, son isolement est croissant. »

L’armée russe vient de récupérer entre autres un lanceur de missiles français Milan F2A et ses deux missiles, envoyés à l’armée ukrainienne.

A Kherson, malgré la propagande, la vie poursuit son cours.

Les pays d’Europe occidentale achètent davantage de gaz à la Russie et le payent en roubles comme l’exige la Russie malgré l’interdiction de l’UE.

Deux enseignantes orthodoxes devant la CEDH : l’autonomie des organisations religieuses

Cette affaire « Tîmpău et Popa contre Roumanie » devant la CEDH touche aux relations États – Églises :

La Convention européenne des droits de l’homme reconnaît l’exercice collectif du droit à la liberté de religion, en citant en particulier « l’enseignement » religieux (article 9 § 1). Autrement dit, le catéchisme ou l’école biblique sont protégés par le droit européen. En Roumanie, cet enseignement religieux est organisé au sein des écoles publiques : il est optionnel et au choix des parents d’élèves, selon leurs convictions religieuses. Chaque Église ou groupe religieux élabore un programme, qui est validé ensuite par l’État, et choisit ses enseignants, en leur donnant un « agrément » pour enseigner.

Doina Tîmpău et Lorica Popa étaient enseignantes de la religion orthodoxe. Elles avaient cet « agrément », qui dans l’Église orthodoxe est un mandat de l’évêque, et pouvaient ainsi donner les cours de catéchisme aux enfants dont les parents le souhaitaient. Cependant, Doina Tîmpău employait un langage indécent et vulgaire et réprimait constamment les élèves, et Lorica Popa était jugée comme une mauvaise enseignante si bien que les parents désinscrivaient leurs enfants de son cours. Leur évêque leur a donc retiré leur agrément en 2015 et elles ont dû cesser l’enseignement.

Mmes Tîmpău et Popa se sont opposées à cette perte d’agrément en saisissant les juridictions civiles. Or, ces juridictions ont déclaré ne pas être compétentes pour juger. Les ex-catéchistes ont chacune déposé une requête à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), en 2017 et 2018, et cette affaire a été communiquée au Gouvernement roumain en janvier 2022[1]. L’ECLJ a été autorisé par la Cour à intervenir dans cette affaire et a déposé ses observations écrites en avril 2022. « Tîmpău et Popa contre Roumanie » soulève des enjeux majeurs, touchant aux relations États – Églises et à la jurisprudence de la CEDH.

Ce n’est pas aux États de choisir des catéchistes : c’est la responsabilité des Églises

Selon Mmes Tîmpău et Popa, il aurait dû être possible d’attaquer leur perte d’agrément devant les juridictions civiles, c’est-à-dire étatiques. Or, il n’existe pas de droit civil, en droit roumain, à exercer la profession de catéchiste. Cette activité est réglée par les dispositions statutaires et canoniques de chaque religion. Le droit roumain vise ainsi à éviter que les autorités civiles ne se substituent aux religions dans leur administration interne. Doina Tîmpău et Lorica Popa considèrent que ces dispositions du droit roumain violent leur droit d’accès à un tribunal, garanti à l’article 6 § 1 de la Convention européenne.

Dans ses observations, l’ECLJ a démontré qu’il n’y a aucune violation de ce droit. En effet, dans sa jurisprudence, la CEDH insiste sur le fait qu’il ne lui appartient pas de créer, par voie de jurisprudence, des droits civils qui ne sont pas reconnus dans l’ordre interne[2]. Les juridictions civiles peuvent donc se déclarer incompétentes s’agissant des décisions de nature religieuse, ceci afin d’éviter que les autorités civiles ne deviennent des autorités religieuses[3]. Ce sont les juridictions canoniques, internes à l’Église orthodoxe, qui sont compétentes pour vérifier que la perte des agréments des requérantes était justifiée. L’article 6 continue à s’appliquer pour tous les actes qui, contrairement à l’enseignement du catéchisme, ne découlent pas de la religion.

Dans une opinion séparée dans l’affaire Károly Nagy c. Hongrie [GC], le juge Pinto de Albuquerque a rappelé que cette jurisprudence était constante :

« Dans la plupart des cas, la Cour a conclu que le volet « civil » de l’article 6 n’était pas applicable car il n’existait pas de « droit » qui soit reconnu, au moins de manière défendable, en droit interne. Dans ces affaires, la Cour s’est bornée à vérifier si la mesure adoptée par les autorités ecclésiastiques et soumise au droit ecclésiastique pouvait se prêter à un contrôle par le juge national selon l’état du droit national et si cette situation était claire et établie. Dans les affaires où la Cour a conclu que la mesure ne pouvait faire l’objet d’un contrôle juridictionnel, elle a souscrit à la conclusion des juridictions nationales selon laquelle pareil contrôle empièterait sur l’autonomie de l’Église[4] ».

La CEDH doit rappeler le principe de l’ « autonomie des organisations religieuses »

Mmes Tîmpău et Popa invoquent également leur droit au respect de la vie privée, garanti à l’article 8 de la Convention européenne. Selon elle, les motifs de leur perte d’agrément, ainsi que ses conséquences sur leur vie professionnelle et leurs revenus, auraient violé ce droit. Or, à défaut de juridiction sur les faits en cause, il est difficile de reprocher aux juridictions civiles roumaines de ne pas avoir protégé les requérantes des conséquences de la perte de leurs agréments sur leurs vies privées. Selon l’ECLJ, l’examen de la Cour ne peut donc être que limité à la vérification de l’absence d’abus de la part des autorités religieuses, c’est-à-dire de détournement de leur pouvoir dans un but autre que religieux.

À l’inverse, obliger les juridictions civiles à contrôler des décisions de nature religieuse, comme le choix d’un enseignant de catéchisme, violerait les droits d’autrui, en particulier le droit à la liberté de religion des élèves et de leurs parents – qui comprend le droit des enfants de recevoir un enseignement religieux de qualité conforme aux exigences de leur religion –, ainsi que le droit des Églises au respect de leur autonomie institutionnelle en matière d’enseignement de la religion, qui comprend le droit de dispenser un enseignement religieux conforme aux exigences de la religion. Ces droits sont garantis par les articles 9 et 11 de la Convention, ainsi que par l’article 2 du 1er Protocole additionnel.

L’ECLJ a souligné l’importance de s’appuyer dans cette affaire sur le principe d’« autonomie des organisations religieuses ». Celui-ci a été rappelé par la Grande chambre de la CEDH dans les affaires Sindicatul Pastorul cel bun c. Roumanie, Fernández-Martínez c. Espagne, et Károly Nagy c. Hongrie[5]. Il a également été rappelé dans l’affaire la plus similaire au cas d’espèce : Travaš c. Croatie, jugée en 2016[6]. La CEDH avait alors, en invoquant le droit de l’Église catholique à l’autonomie, validé la révocation d’un professeur d’éducation religieuse à la suite du retrait de son investiture canonique. Ce droit à l’autonomie des organisations religieuses devrait être rappelé dans la future décision Tîmpău et Popa c. Roumanie.

L’Ukraine est le théâtre d’un antagonisme bien plus large et ancien opposant les empires russe et anglo-saxon

D’Alexandre Del Valle dans Valeurs Actuelles :

[…] En réalité, l’armée russe n’a jamais eu comme objectif d’envahir toute l’Ukraine et le front nord-ouest semble avoir été plutôt une diversion pour y attirer les forces ukrainiennes et les détourner de l’Est en même temps qu’une phase initiale de destruction des infrastructures ukrainiennes, préalables au véritable objectif de conquête durable de l’Est et du Sud. Les buts de guerre de Poutine visent à priver l’Ukraine de ses côtes sud, d’une grande partie de l’est du Dniepr et d’une partie du nord-est, et avec cela, du gaz naturel, du charbon, et des zones industrielles situées à l’est et au sud du pays, donc à offrir à son pays un accès optimal au Bosphore, passage maritime obligé de la Marine russe pour contrôler la mer Noire convoitée (qui recèle aussi des énergies fossiles) et pour accéder à la Méditerranée via les détroits turcs. L’occupation de la ville portuaire stratégique de Marioupol, qui donne le contrôle de la mer d’Azov, qui a été une première fois reprise aux Russes par les Ukrainiens en 2014, et qui est sous occupation russe depuis une semaine, est de ce fait déjà assimilable en soi à une “victoire” pour l’armée russe.

La république indépendante russophone autoproclamée de Moldavie, la Transnistrie, située à l’ouest d’Odessa, contrôlée par des séparatistes pro-russes depuis les années 1990 et occupée par l’armée russe, fait-elle aussi partie de l’objectif réel de guerre russe, avec la ville portuaire stratégique et russophone d’Odessa, certes loin d’être acquise au Kremlin étant donné le découplage entre russophonie et russophilie que Poutine a sous-estimé. La vaste zone sud et est de l’Ukraine russophone, contrôlée par la Russie jusqu’en 1770, et qui va du Donbass à la Transnistrie, est nommée par les stratèges russes et les néo-tsaristes “Novorossia”, ou “Nouvelle Russie” (Новороссия). Son contrôle par la Russie, qui priverait l’Ukraine de son accès à la mer Noire, est inacceptable pour les alliés anglo-saxons de l’Ukraine et l’OTAN, imbibés des écrits des stratèges anglais et américains adeptes du “Sea Power” et obsédés par leur volonté d’encercler le Heartland russe (Mckinder ; Spykman, etc.). De ce point de vue, l’Ukraine est le théâtre belligène d’un antagonisme bien plus large et ancien opposant les empires russe et anglo-saxon. […] Les buts de guerre russes, s’ils étaient atteints, feraient de l’Ukraine un pays agricole qui serait soit totalement dépendant de l’UE, soit inféodé à la Russie, même si cette seconde option paraît difficile, l’invasion russe n’ayant fait que rendre encore plus anti-russes les Ukrainiens, russophones ou ukrainophones d’ailleurs. Ce nouvel objectif “optimal” russe, à atteindre par tous les moyens, en dépit de l’aide massive occidentale à l’Ukraine, reviendrait donc à enlever 40 % de son territoire à l’État ukrainien.

Ce scénario (non certain) serait celui d’un retour aux frontières civilisationnelles et géographiques du Moyen Âge, lorsque la Galicie (Галиция: incluant Vinnytsia, Zhytomyr, Rivne, Ternopil, Chernivtsi, Ivano-Frankivsk, Zakarpatia, Lviv et Volyn), était sous domination polonaise. Les nationalistes polonais les plus nostalgiques de la “Grande Pologne” ne cachent d’ailleurs presque pas leur appétit pour ces territoires qui, en cas de démembrement de l’Ukraine, pourraient se rapprocher de la soi-disant “mère patrie” Polonaise… Pendant ce temps, la Russie continuerait d’exercer son influence sur Cherkasy, Chernihiv, Sumy, Poltava et Kirovhrad, et même Kiev, lieu hautement “saint” et historiquement symbolique pour la Russie post-soviétique, où le rôle de la “rous de Kiev” (Киевская Русь), lieu de naissance de la première nation russe (et ukrainienne) est majeur dans une Russie que l’on présente à tort comme néo-stalinienne, alors que le rôle identitaire de l’Église orthodoxe et la représentation positive de l’époque tsariste sont fondateurs de la nouvelle identité post-soviétique que Vladimir Poutine a forgée. On se rappelle à ce propos la phrase qu’il a prononcée, dont la presse occidentale n’a présenté que la première partie : « Tout Russe qui n’a pas pleuré à la destruction de l’URSS n’a pas de cœur. » Ajoutant juste après la seconde partie : « Ceux qui sont nostalgiques de l’URSS et veulent la reconstituer n’ont pas de cerveau. »

Un de mes interlocuteurs, helvétiques, grand spécialiste de l’ex-URSS et du monde russo-ukrainien, me fait cette remarque cynique mais à méditer : la violation des accords de Minsk par la partie ukrainienne depuis 2014 qui a refusé d’accorder un statut spécial au Donbass et a banni la langue russe, avec l’appui de l’Occident qui n’a rien fait pour obliger les Ukrainiens à appliquer les accords successifs de Minsk, a de ce point de vue co-préparé le conflit actuel, faisant de facto évoluer l’ambition territoriale de Poutine, au début limitée à la Crimée et au Donbass, vers un objectif irrédentiste plus large qu’est de la restauration de la Novorossia… Certes, on peut répondre que les appuis anglo-américains, polonais, allemands et atlantistes des Ukrainiens vont tout faire pour empêcher ce scénario et épuiser les forces conventionnelles russes par le surarmement des armées et milices ukrainiennes. Mais l’actuelle surenchère occidentale pourrait contribuer à faire évoluer le conflit russo-ukrainien en un conflit direct russo-occidental, sans oublier le risque d’attaques nucléaires tactiques qu’un haut officier de l’OTAN issu de la marine italienne m’a récemment présenté comme possible. […]

La justice relaxe un vétérinaire qui avait fourni une ordonnance de produits euthanasiants

L’euthanasie, petit à petit : le tribunal correctionnel d’Angers a relaxé, lundi 2 mai, un vétérinaire poursuivi pour avoir fourni une fausse ordonnance de produits euthanasiants à un ami atteint de la maladie de Charcot, qui a mis fin à ses jours au printemps 2019.

En prononçant la relaxe, la présidente a invoqué « l’état de nécessité » plaidé par l’avocat de la défense, Antoine Barret. Selon ce dernier, cette décision est « une première ».

« Il se pourrait que d’autres tribunaux soient saisis de cette question et, s’ils vont dans le même sens, cela pourrait faire jurisprudence ».

Le parquet peut encore faire appel. Il avait requis quatre mois de prison avec sursis à l’audience et avait demandé, au début de l’instruction, que le vétérinaire soit poursuivi pour « assassinat et tentative d’assassinat ».

Twitter a obligé Eric Zemmour à supprimer un tweet critiquant Macron

Encore un tweet concernant l’islam. J’ai moi-même été suspendu de Twitter pour un tweet concernant l’islam…

Suite au rachat de Twitter par Elon Musk, il a été dit que cela devrait permettre de restaurer la liberté d’expression sur ce réseau. Dans Valeurs Actuelles, Laurent Alexandre rappelle :

Les patriotes réactionnaires pensent que ce rachat va rééquilibrer le monde des idées entre les conservateurs et les progressistes woke. C’est oublier un détail : Elon Musk est le leader mondial du transhumanisme à la pointe des technologies les plus démiurgiques. Les transhumanistes veulent supprimer toutes les limites de l’humanité et démanteler tous les impossibles grâce aux technologies NBIC. La mort de la mort, l’augmentation des capacités humaines, la création de la vie en éprouvette et l’utérus artificiel, la fabrication d’IA et la colonisation du cosmos sont les objectifs de ce mouvement qui promeut l’homme 2.0, ou homme-dieu.

Ainsi Elon Musk veut envoyer un million d’humains sur Mars d’ici à 2050 et a créé OpenAI, à la pointe de l’intelligence artificielle. Plus troublant, il a fondé Neuralink, start-up de neurotechnologie destinée à implanter dans nos cerveaux de minuscules composants électroniques entrelacés avec nos 86 milliards de neurones, ce qui ferait de nous des cyborgs. Il a déclaré que, « d’ici à cinq ans, [son] équipe sera capable de connecter les neurones humains à de l’IA pour fournir à une nouvelle génération d’hommes augmentés de meilleures performances intellectuelles et des capacités de mémorisation accrues ». En outre, l’implant Neuralink pourra être “upgradé” comme on change d’iPhone. Neuralink + OpenAI + Twitter enrichi par les NFT, les cryptomonnaies et le meta-verse , qui sont de grandes passions de Musk, vont créer le navire amiral du transhumanisme neurotechnologique. Musk est donc un iceberg.

Mgr Ulrich nommé archevêque de Paris, une nouvelle ère ?

Les abbés Barthe, Celier, le Père Thomas sj et Jeanne Smits sont les invités de Philippe Maxence dans le Club des Hommes en Noir pour proposer leur analyse concernant le choix du nouvel archevêque de Paris, à savoir : Mgr Ulrich, jusqu’ici archevêque de Lille. La fin du système Lustiger et le début d’une nouvelle ère ?

Mgr Michel Schooyans, RIP

Mgr Michel Schooyans est décédé le 3 mai.

Il fut professeur émérite à l’Université Catholique de Louvain, spécialiste estimé en anthropologie, philosophie politique et bioéthique, membre de trois académies pontificales : celle de sciences sociales, l’académie Saint Thomas d’Aquin et celle pour la vie.

Il a éclairé et formé toute une génération sur « la dérive totalitaire du libéralisme » et « la face cachée de l’ONU ».

Son œuvre est publiée en intégralité sur son site http://www.michel-schooyans.org/

Originaire de Braine l’Alleud, il a été ordonné prêtre pour l’archidiocèse de Malines-Bruxelles en 1955. Il devient docteur en Philosophie à l’Institut supérieur de Philosophie de l’Université catholique de Louvain (1958), docteur en philosophie et Lettres de la Faculté de Philosophie et Lettres de l’UCL (1960) et docteur en Théologie à la Faculté de Théologie de l’Université catholique de Lisbonne (1978).

Il a mené une partie de sa carrière d’enseignant à l’université pontificale catholique de São Paulo (PUC-SP), au Brésil (1959 à 1969) où il exerçait également un ministère paroissial dans un quartier déshérité de la mégalopole. Dans le même temps, à partir de 1964, il était professeur à l’Université Catholique de Louvain. Il y enseigne la philosophie politique, les idéologies contemporaines, la morale sociale et les problèmes démographiques, thèmes sur lesquels il a écrit une vingtaine d’ouvrages. Souvent invité dans différentes universités d’Amérique latine et d’ailleurs, il a développé cette analyse qui se retrouvait dans ces ouvrages*.

L’enseignant catholique, menacé par un lycéen musulman, de nouveau en garde à vue

Accusé d’ « incitation à la discrimination religieuse » par un de ses élèves musulman, suspendu « à titre conservatoire » pour quatre mois par le directeur de l’établissement, le professeur d’un lycée catholique d’Angers, Frédéric Mortier, par ailleurs maire de Longué-Jumelles, encarté chez les Républicains, est convoqué pour une nouvelle garde-à-vue. Son procès a finalement été reporté au 10 février 2023. En décembre, il expliquait :

Il existe deux raisons. La première, je ne vous la donnerai pas parce qu’elle est interne à l’établissement et qu’il faudra la régler à un moment donné. La seconde, c’est bien évidemment mon engagement politique. J’ai entendu des journalistes de la presse écrite me dire que, pace que je suis un élu de la République, je deviens de facto coupable de la moindre malheureuse parole. Quand vous entendez cela, il n’y a plus de respect de la parole… plus de respect de la famille.

Et ce que je ne comprends pas à l’heure qu’il est, c’est que la presse soit au courant avant moi de ce qui va m’arriver. Donc moi, je viens bien tout entendre, mais il y a une présomption d’innocence qui existe jusqu’au jugement. Elle n’est absolument pas respectée. Il semblerait dans ce pays que certains soient intouchables. En revanche, l’élu local que je suis, lui, on peut tout lui faire. Jusqu’à sacrifier sa carrière, jusqu’à mettre en situation très compliquée sa famille.

Chronique des cinglés

Karine Jean-Pierre a été choisie par Joe Biden pour devenir la prochaine porte-parole de la Maison Blanche. Le président des Etats-Unis se dit « fier » de cette nomination car c’est la première fois qu’une femme noire et lesbienne accède à ce poste :

« Elle sera la première femme noire et ouvertement LGBTQ+ » « Elle donnera une voix à de nombreuses personnes et elle permettra à beaucoup d’avoir de grands rêves. »

Karine Jean-Pierre partage la vie d’une journaliste de CNN, avec laquelle elle a une fille. Sic. Il y a bien un père quelque part…

Le Puy du Fou en Amérique

L’ouverture est prévue en 2024 :

Les Etats-Unis d’Amérique choisissent le Puy du Fou pour créer un grand spectacle dans le Tennessee, inspiré de l’histoire du peuple Cherokee.

C’est la première fois que le Puy du Fou enracine son modèle artistique en Amérique.

Répondant à l’appel du peuple Cherokee, le Puy du Fou va mettre son savoir-faire au service de l’héritage historique et culturel de cette grande nation indienne qui a traversé les épreuves et les drames avec grandeur et sagesse. Elle porte avec fierté les couleurs de l’Amérique.

Cette nouvelle création immersive, inspirée d’une histoire authentique, plongera les visiteurs au cœur d’une épopée bouleversante, des Appalaches jusqu’aux plaines de Champagne. Elle sera bâtie aux pieds des « Great Smoky Mountains », premier parc national américain qui accueille chaque année plus de 12 millions de visiteurs.