Patrick Buisson : La haine du sacré est l’origine et le moteur de la Modernité
Le dernier numéro de Permanences, consacré au mythe du progrès, retranscrit la conférence donnée chez ICHTUS par Patrick Buisson le 17 juin 2021. Extrait :


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L’idéologie LGBT, une religion de substitution
Extrait d’un entretien donné par le cardinal Müller et traduit dans La Nef :
Pensez-vous qu’il soit éthiquement justifiable que, sur la base d’une vision idéologiquement modifiée de l’être humain, les droits de l’homme reflètent la vision, à un moment donné, de telle société et de tel État ?
L’idéologie LGBT qui déferle actuellement sur le monde occidental n’a aucun fondement dans la raison philosophique et théologique et n’est que la construction d’une religion de substitution d’une image chrétienne de l’homme qui a été perdue et rejetée. Cela n’exclut pas que, même dans sa perversion, on puisse encore reconnaître les pépites en or de sa version originale : la dignité humaine et la liberté, la signification positive et féconde de la communauté de vie de l’homme et de la femme, la sexualité comme un don de Dieu qui fait partie de la responsabilité de l’autre dans l’amour. La situation ne se dégrade que lorsque – comme si souvent dans le passé – les politiciens, les financiers, les représentants des médias et les avocats abusent de leur pouvoir pour imposer ces idéologies aux masses populaires, qu’ils considèrent comme stupides et arriérées, et pour imposer des sanctions à ceux qui ne se soumettent pas à la dictature de l’opinion. Ainsi – pour donner un exemple – la science objective tombe sous les fourches caudines de l’idéologie lorsque de jeunes professeurs ne se voient accorder un emploi à l’université que s’ils s’engagent par écrit en faveur de l’idéologie du genre.
Halloween : la fête des racailles
Bilan impressionnant :
- Mulhouse et ses environs: une fête de Halloween en mode violences urbaines
- Yvelines : la soirée de Halloween encore marquée par des violences urbaines
- Orléans et Saint-Jean-de-Braye : Une nuit d’Halloween marquée par des violences urbaines
- Métropole de Lyon : tentative d’incendie d’un bus à Vaulx-en-Velin
- Givors : Une soirée d’Halloween encore agitée
- Rennes : un véhicule de police visé par des tirs d’artifice à Saint-Jacques
- Rillieux la Pape : réveil difficile dans le quartier des Alagniers
- Sochaux, Montbéliard et Héricourt : soirée d’Halloween agitée
- Valence : cinq jeunes dont deux mineurs placés en garde à vue après des violences urbaines
- La Réunion : Des échauffourées dans plusieurs communes
- Cannes : tirs de mortier et incendie volontaire
- …
Prix de la presse libre : votez pour l’ouvrage de l’année 2021
Le prix de la presse libre est décerné par les lecteurs de Présent, Livr’arbitres, Politique Magazine et Le Bien Commun afin de récompenser un ouvrage de langue française sorti dans l’année précédente.
Le prix récompense aussi bien des essais que des œuvres littéraires. L’objectif est de promouvoir les auteurs de droite à travers les votes et d’avoir une synergie entre différentes revues.
Le prix sera décerné au cours du premier trimestre 2022 et récompensera un livre publié pour la première fois en 2021, et ayant spécialement bien illustré nos valeurs. Tous les genres de publications peuvent être concernés (romans, essais, biographies, correspondances, bandes dessinées, dictionnaires etc.).
Les années précédentes le prix a été remis à :
- 2021 : Enracinés de Gabrielle Cluzel, Artège
- 2020 : Courage ! Manuel de guérilla culturelle de François Bousquet, Nouvelle Librairie
- 2019 : Fils de la Nation de Jean-Marie Le Pen, Müller éditions
Une quinzaine d’ouvrages ont été présélectionnés ici, pour lesquels vous pouvez voter en ligne. Vous êtes invités (sans que ce soit une obligation) à expliquer pourquoi vous soutenez ce livre précisément. Le vote est ouvert du 1er octobre au 31 décembre 2021. Le livre ayant obtenu le plus de suffrages à l’issue de cette période sera désigné comme bénéficiaire du prix 2022.
Effets secondaires du vaccin : Le Télégramme mène l’enquête
Le Télégramme a lancé un appel à témoignages sur les effets secondaires indésirables du vaccin covid. 39 femmes du pays de Vannes ont décrit leurs troubles menstruels survenus après leurs injections de vaccin contre la Covid. Des perturbations pénibles, voire invalidantes pour certaines, qui restent souvent sans traitement et toujours sans explication.
- L’une, âgée de 47 ans, n’a pas cessé de saigner depuis le 20 juillet. Lasse des douleurs et des saignements, elle va se faire retirer son utérus.
- Une autre, 49 ans, a fait une hémorragie vaginale. Elle a terminé aux urgences en juillet.
- Une troisième, 46 ans, est victime de fissures vaginales et anales atrocement douloureuses. Elles ne sont toujours pas résorbées aujourd’hui.
Ces trois femmes ont en commun le caractère totalement inédit de leurs symptômes, et l’apparition de ces troubles après leur première ou deuxième injection de vaccin contre la Covid. Une batterie d’examens n’ont rien révélé d’anormal, éliminant les causes auxquelles leurs gynécologues avaient pensé. Reste le vaccin. Cela ne signe pas un lien de cause à effet, mais en tout cas une concomitance.
Sur les 39 femmes qui ont répondu, 30 ont été vaccinées avec le produit de Pfizer, et les autres avec celui de Moderna. Elles en sont toutes venues à soupçonner leurs injections d’être au moins un facteur expliquant leurs symptômes :
- absence de règles pendant un ou plusieurs mois pour 31,6 % d’entre elles ;
- des règles beaucoup plus abondantes, plus fréquentes, ou qui durent plus longtemps (26,3 %) ;
- des cycles devenus erratiques alors qu’ils avaient une régularité de métronome (18,4 %) ;
- d’autres symptômes comme les fissures vaginales ou des nausées (15,8 % :),
- deux femmes ménopausées ont recommencé à saigner.
Un généraliste qui fait beaucoup de suivis gynécologiques dans le pays de Vannes, estime qu’il a reçu depuis cet été des signalements de troubles menstruels chez
« une vaccinée sur deux dans ma patientèle. On n’a jamais vu cela, par exemple des femmes qui saignent pendant des mois, et sur lesquelles on ne trouve pas de polype ou de cancer. »
« On n’a aucune idée de l’impact de ces vaccins sur la fertilité. D’autre part, la notion de balance bénéfice-risque ne s’applique que quand on envisage un traitement sur un patient qui a une pathologie déclarée, pas sur un vaccin ».
Vers une interprétation libérale de Traditionis custodes ?
De retour de visite ad limina à Rome, le cardinal polonais Kazimierz Nycz, archevêque de Varsovie, a déclaré que les évêques avaient eu des discussions approfondies avec la Congrégation pour le culte divin.
« Dans la congrégation liturgique, la discussion sur la liturgie tridentine a été très intéressante ». « Les évêques ont posé des questions, notamment relatives aux églises paroissiales, dans lesquelles cette liturgie pourrait éventuellement se poursuivre, ainsi qu’étendre la possibilité de la célébrer… »
Le cardinal a déclaré que la Congrégation pour le culte divin a suggéré que Traditionis Custodes, au lieu de créer l’unité dans l’Église, pourrait conduire « à ce que quelqu’un quitte l’Église ». La Congrégation pour le culte divin a déclaré que le motu proprio du pape François, Traditionis Custodes, est trop dur contre la messe traditionnelle. Le cardinal a ajouté que le désir d’interpréter le document papal “au sens large” a été exprimé.
En France, l’interprétation restrictive de certains évêques provoquent des conflits avec les fidèles.
Réhabiliter la conscience
Le père Marie-Vianney Juvenel, prêtre de la communauté des frères de Saint Jean et diplômé en philosophie de l’université catholique de Fribourg et de l’université d’Aix-en-Provence, vient de publier un petit ouvrage intitulé Faut-il toujours suivre sa conscience ? Un mal peut-il être un bien ?
La principale raison pour laquelle il est intéressant ou important de réfléchir sur la conscience morale, c’est pour pouvoir mieux l’exercer, en le faisant d’une façon plus lucide. Une mise au point est nécessaire parce qu’aucune époque n’a autant réfléchi sur la conscience morale que l’époque moderne et, pour autant, les repères pour orienter nos actions n’ont jamais paru aussi flous et mouvants. Si l’on accepte de mener sa vie et de décider en conscience‚ il faut aujourd’hui avoir des conceptions justes sur des questions comme : Qu’est-ce que le bien et le mal ? Pourquoi est-on moralement tenu d’agir d’une certaine manière ? D’où vient l’autorité de la conscience ?… C’est à une étude minutieuse de toutes ces notions que se livre ici le père Marie-Vianney. Il nous permet ainsi de découvrir les ressorts de l’action humaine et chrétienne éclairées.
L’auteur souligne notamment que les chrétiens ne sont pas épargnés par la crise de la conscience :
En effet, paradoxalement, un abaissement moral a sans doute été accidentellement favorisé, moyennant cette déconnexion du théologal et du moral, par la mise en avant du primat de la vie théologale et l’appel de tous les baptisés à la sainteté opportunément rappelé par le concile Vatican II ; auparavant l’accent premier, pour la vie chrétienne, étais mis sur le comportement moral et il était évident que le salut exigeait l’observation des commandements.
[…]
Il faut noter qu’aujourd’hui, l’obscurcissement de la conscience se traduit pas la confusion entre, d’une part l’amour et le respect des personnes, le souhait de leur véritable bien, et d’autre part la reconnaissance de la légitimité morale de leurs actes ; on identifie la personne et ses actes. Un exemple caractéristique est celui de l'”homophobie” : ce terme désigne aujourd’hui, dans la confusion, à la fois une condamnation des actes mauvais, et un rejet des personnes. Ceux qui jugent moralement mauvaise l’homosexualité active, sont d’une façon absurde automatiquement accusés de haine envers les personnes qui vivent dans l’homosexualité. La lutte contre l'”homophobie” est ainsi devenue une arme pour imposer la reconnaissance morale de l’homosexualité. Derrière l’accusation de haine se cache l’interdiction de parler selon sa conscience.
Est-ce la fin de la chrétienté en France ?
Mathieu Bock-Côté tente de répondre à la question en évoquant l’ouvrage de Chantal Delsol sur ce sujet. Il évoque notamment à la violence avec laquelle Rome s’en prend à la liturgie traditionnelle.
Dommage que Dimitri Pavlenko ose déclarer, vers la 17e minute, que Galilée a été brûlé…
Un archevêque parle – Textes de Mgr Carlo-Maria Viganò 2020-2021
Depuis environ trois ans, Mgr Vigano dénonce la crise dans l’Église. Assez rapidement cette voix a connu une audience mondiale. La personnalité de celui qui parle – un archevêque, ancien nonce aux États-Unis –, la pertinence de ses analyses et la vigueur du ton l’ont rapidement placé à la première place parmi ceux qui dénoncent la crise dans l’Église. Cette voix dérange. Le Vatican a essayé de le discréditer ; puis des personnes ont tenté de le réfuter. On répand sur lui toutes sortes de faux bruits : il est devenu l’instrument d’un exalté qui utilise son nom et le fait parler comme on utilise une marionnette dans une foire ; c’est un sédévacantiste, ou plutôt un admirateur de Benoît XVI, qu’il considère comme le vrai pape ; c’est un instrument de la nébuleuse hystérique QAnon ; il est au service de Trump et donc de la maçonnerie ; etc.
Imperturbable, Mgr Viganò continue d’écrire, de publier à un rythme soutenu (en moyenne trois textes par mois).
Les éditeurs ont choisi parmi les textes publiés en 2020 et 2021 un échantillon représentatif qui fait comprendre sa prise de conscience progressive de la gravité de la crise dans l’Église et sa position sur les principaux problèmes qui se posent à la conscience des catholiques aujourd’hui. Un recueil de 165 pages en prévente et sera livré à partir du 20 novembre.
Montauban : roué de coups sous les yeux de sa femme, un ancien parachutiste meurt
L’amicale du 17e Régiment du Génie Parachutiste annonce :
«C’est avec une grande tristesse que nous apprenons l’agression vendredi soir à Montauban puis le décès ce soir du caporal-chef Emmanuel Cueff, ancien de la C.A du 17e RGP à l’âge de 50 ans. Que Saint Michel l’accueille et protège sa famille.»
Une enquête a été ouverte pour déterminer les raisons de cette rixe, pour l’heure inconnues. Le SRPJ de Toulouse a été saisi de l’affaire.
Il y a moins de 40 veillées pour la vie
HolyWins, fête familiale autour de tous les saints
Initiée en 2008 en Belgique afin de redonner un sens à la fête de la Toussaint, la fête HolyWins regroupe enfants, parents et grands-parents se préparent. L’édition de 2021 a rassemblé plus de 150 enfants et adultes le 31 octobre au Sanctuaire de sainte Julienne de Cornillon à Liège (voir les photos) :
“Holywins, c’est bien mieux et surtout plus lumineux que les histoires de sorcières. C’est comme la Toussaint, c’est la lumineuse fête de tous les saints et les saintes.” “Nous préférons la bonne soupe au potiron de grand-mère que les horribles araignées de la sorcière.”
HolyWins met en valeur la fête de tous les saints. Elle rappelle que la mort est habitée par l’Espérance. A la Toussaint, l’Eglise célèbre tous les saints – connus ou anonymes – qui sont vivants auprès de Dieu. Selon la foi chrétienne, la mort constitue en effet un passage vers la vie éternelle à la suite du Christ. Soutenus par cette espérance, les croyants se rappellent le lendemain 2 novembre les défunts de leur famille. Jean, co-organisateur, dit :
« Cette 13ème édition de Holywins a regroupé enfants, parents et grands-parents sous un beau soleil. Nous avons heureusement échappé à la pluie. Les participants étaient invités, s’ils le souhaitaient, à venir déguisés en saints ou saintes, voire en anges avec leurs grandes ailes blanches. C’était très coloré. L’accueil s’est fait près du vieux puits de Cornillon, signe que le site fut une léproserie au Moyen-Âge et devint ainsi le premier hôpital de Liège. Après un grand jeu par équipe à la découverte de belles figures de saintes et de saints, les enfants ont résolu une énigme qui les a menés devant la grande statue de saint Joseph dans l’église du sanctuaire. Ils étaient ainsi en phase avec l’année spéciale dédiée à saint Joseph décidée par le pape François. »
Laurence, co-organisatrice, poursuit :
« Les participants ont ensuite été invités à vivre un petit temps de prière adapté aux enfants, avec des chants, des prières, des histoires et des bougies. Enfin, la belle après-midi festive s’est clôturée par un délicieux goûter avec gaufres, crêpes et chocolat chaud préparé par des volontaires et les sœurs clarisses. Toute la compagnie s’est régalée ! Merci à toutes celles et tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette belle après-midi. »
Aline, maman participante, dit :
« en tant que chrétienne catholique, je trouve que c’est important d’honorer nos saints, on n’a pas besoin de squelettes ni de sorcières. Nous avons besoin de lumière pour que cette lumière puisse briller dans nos vies. »
Cette fête familiale de #HolyWins, liée à la Toussaint, se développe un peu partout dans le monde, notamment au Brésil, en Espagne, en Chine, en Colombie, au Panama, aux Philippines, en France, en Italie et en Belgique. HolyWins pour les enfants est une initiative de membres et d’amis de la Communauté de l’Emmanuel et du Sanctuaire de sainte Julienne de Cornillon.
Catastrophe médicale annoncée : en France, plus de la moitié des médecins ont plus de 60 ans
C’est la conséquence directe du numerus clausus, instauré en 1971. En France, plus de la moitié des médecins ont plus de 60 ans, selon un document du Conseil national de l’Ordre des Médecins.

Et pour ceux qui restent, la tension est palpable, comme l’explique ce médecin radiologue sur Twitter, qui a décidé de démissionner de son poste de MCU-PH (Maître de Conférences des Universités – Praticien Hospitalier), annonçant la fin de notre système hospitalo-universitaire (que le monde nous envie…).

Et pendant ce temps, le ministre essaie de comprendre…
Olivier Véran sur le malaise à l’hôpital: chez les étudiants infirmiers, “il y a 1300 démissions enregistrées, nous essayons de comprendre les raisons” pic.twitter.com/gsYyPJnZ2I
— BFMTV (@BFMTV) October 28, 2021
La vérité face aux chiffres
A la veille de l’assemblée des évêques à Lourdes, le Père Viot revient une nouvelle fois sur le rapport Sauvé pour interroger les méthodes statistiques. En effet, parmi les signataires du rapport, il n’y a aucun véritable représentant des sciences “dures”. Au contraire, nombres de signataires sont très marqués idéologiquement.
Les complices des milices antifas
Samedi, pour le déplacement d’Eric Zemmour à Nantes, les antifas ont encore fait preuve de violences. Les gauchistes ont attaqué la police.
NANTES – Une voiture de police est prise pour cible par les manifestants anti #Zemmour. Utilisation de grenade pour faire reculer les manifestants. pic.twitter.com/h6AvTDJP8K
— Clément Lanot (@ClementLanot) October 30, 2021
Mais la presse, l’AFP en tête, a déformé l’information en inventant des “heurts” entre pro et anti-Zemmour. Désinformation classique : les milices du régime attaquent la réunion pacifique du plus dangereux adversaire de Macron pour que les médias l’associent à des images de violence et le diabolisent.

L’agression des “antifascistes” a été faussement présentée comme un affrontement entre pro et anti-Zemmour.
Les soutiens de Marine Le Pen et d’Éric Zemmour sont insultés en permanence alors qu’ils représentent une part importante des électeurs.
Qui divise la société ? pic.twitter.com/a29Swk9mQk— Charlotte d’Ornellas (@ChdOrnellas) November 1, 2021
Guillaume Tabard dénonce dans Le Figaro :
“Les plus prompts à dénoncer le registre verbal zemmourien sont restés muets face aux intimidations visant à l’empêcher de s’exprimer. A Nantes, il y a eu des agresseurs, les antifas, et des agressés”.
De fait, le ministre Darmanin, qui décide de dissoudre une association non-violente à Angers, dont le local avait été attaqué par les mêmes milices antifas (avec la complicité du maire d’Angers ?), reste silencieux sur les milices antifas. Certains diront que ces milices ne sont pas constituées en association et qu’il n’y a donc aucune structure juridique à dissoudre, mais c’est un peu léger. Les milices antifas sont visiblement très bien organisées malgré leurs idées anarchistes… A tel point qu’aucune interpellation n’a eu lieu à Nantes. Les photos montrent la présence de membres, avec drapeaux, du CNT et du NPA, structures parfaitement légales (et qui vivent avec combien de subventions ?), qui nourrissent les milices antifas. A quand la dissolution du CNT et du NPA ? A moins de considérer que Beauvau, voire l’Elysée sont complices.
Messe de clôture du Pèlerinage Summorum Pontificum à la Trinité des pèlerins
Lu sur Riposte catholique :
L’édition 2021 du Pèlerinage Summorum Pontificum a été un véritable succès dans le contexte pourtant très particulier du Motu proprio Traditionis Custodes. Malgré cela, les différentes célébrations ont pu avoir lieu. La célébration à la chaire de Saint-Pierre a été un test positif. Non seulement la messe n’a pas été annulée, mais elle a été dite par Mgr Patrick Descourtieux, réputé proche du Pape sans lequel il eût été impossible que les choses se déroulassent ainsi… Le pèlerinage s’est achevé ce dimanche par une messe célébrée à l’église romaine de la Trinité des pèlerins.

Palmyre, la perle
Suite du récit d’Antoine de Lacoste, de retour de Syrie :
Ayant appris que Nabel était parti combattre dans le désert (voir notre article précédent), nous ne fûmes guère optimistes sur nos chances d’aller visiter Palmyre, elle-même située dans le désert. Des maquis de Daech sévissent entre Palmyre et l’Euphrate, le terrain accidenté, parsemé de trous et de grottes, permettant de multiples caches.
De plus, le camp américain d’Al-Tanf, installé au mépris du droit international au sud du désert, abrite de nombreux ex-combattants islamistes qui effectuent parfois de mystérieuses sorties. L’aviation russe les a même bombardés une fois (voir notre article du 23 avril 2021).
L’autorisation fut pourtant accordée et notre car, après un long détour pour trouver de l’essence dans un hangar improbable (la chasse à l’essence est un vrai sport dans ce pays écrasé par les sanctions américaines), partit affronter bravement les 210 kilomètres qui séparent le Crac de Palmyre.
La légendaire cité allait enfin se révéler à nous. Mais les terroristes de Daech ont occupé le site à deux reprises pendant plusieurs mois et se sont livrés à leurs occupations favorites : tuer, piller et détruire.
Le crime le plus emblématique fut la décapitation publique du directeur des antiquités de Palmyre, Khaled al-Asaad, le 18 août 2015. C’était une sommité mondiale qui avait consacré sa vie au site près duquel il était né. Il avait refusé de le quitter lors de l’avancée des nouveaux barbares et fut affreusement supplicié sous les yeux atterrés des habitants forcés d’assister à cela. Il avait 83 ans et son corps, pendu par les bras, resta longtemps exposé.
Plusieurs temples et tombes furent détruits à l’explosif, notamment le fameux temple de Bel, une pure merveille dont il ne reste à peu près rien. La fameuse arche, qui illustra de nombreux livres sur Palmyre, fut également rasée. Quant au musée, qui abritait des pièces rarissimes, il fut intégralement vidé. Tout a été transporté en Turquie, plaque tournante des trafics, pour alimenter le marché clandestin des œuvres d’art volées et remplir les caisses des terroristes.
Mais il en reste assez pour que Palmyre reste une visite inoubliable. La fameuse colonnade est intacte et ses pierres prennent une délicieuse teinte blonde sous le soleil du désert. C’est un spectacle unique qui vaut le voyage à lui seul. Nous nous promenons dans les travées du théâtre et cheminons des heures entre colonnes et portiques. Oubliée pendant des siècles, protégée par les sables, la perle du désert n’a pas livré tous ses secrets et la plus grande partie du site reste à découvrir.
Quelques blindés légers russes longent les colonnes et les soldats nous saluent, heureux de croiser des voyageurs. Palmyre n’a plus guère de visiteurs et pourtant la base russe construite à côté est un gage de sécurité. Des hélicoptères nous survolent de temps en temps.
Un colonel syrien, monté dans notre car, nous accompagne, tout sourire. Lui aussi est heureux de voir des Français revenir dans son pays. Il nous montre des photos de cadavres de djihadistes, tués ici même, et d’enfants soldats, indonésiens affirme-t-il, qui sont venus du bout du monde se faire sauter dans le désert syrien… Ce djihad international fut d’une incroyable ampleur et c’est à l’honneur de la Russie d’avoir empêché sa victoire. C’est le moment de penser au lieutenant Prokhorenko, mort en héros à Palmyre, dont le sacrifice émut toute la Russie.
Le soleil décline, il faut partir car la route est longue jusqu’à Beyrouth.
À la frontière, nous saluons, un peu émus, Benjamin Blanchard, directeur de SOS Chrétiens d’Orient, infatigable accompagnateur de ce très beau voyage. Il nous laisse prendre notre avion de 2 h 30 (la Syrie se mérite) et repart à Damas poursuivre sa tâche immense : aider les chrétiens d’Orient.
C’est arrivé un 1er novembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous :
- le 1ernovembre 610 : fête de la Toussaint.
Toussaint est un raccourci qui désigne la fête de « tous les martyrs et de tous les saints ». Cette fête a été instituée le 13 mai 610 par le pape Boniface IV, afin d’honorer les martyrs romains, dont il avait fait transférer les corps des catacombes au panthéon d’Agrippa, reconverti en église. L’Occident a fixé la Toussaint au 1er novembre et fait du lendemain, 2 novembre, la Fête des morts. Par cette disposition, l’Église place symboliquement l’ensemble des défunts sous la protection des saints.
Les Américains d’origine irlandaise ont acclimaté dans leur pays d’adoption la fête de Hallowe’en (contraction anglaise de la Veille de la Toussaint). Ces réjouissances autour de motifs macabres sont le dernier avatar d’une très ancienne fête celte dédiée au dieu des ténèbres et de l’hiver, Samain.
En Europe, l’Église catholique a riposté à l’introduction de la fête de Hallowe’en dans les années 1990 par des festivités mieux accordées à la spiritualité chrétienne. Elles mêlent le rock et la prière sous le nom de… Holywins (la Sainteté gagne).
- le 1ernovembre 846 : naissance de Louis II, fils de Charles le Chauve et futur Roi de France.
Voir les chroniques du 10 avril et du 8 décembre.
- le 1ernovembre 1179 : sacre de Philippe II dit Philippe Auguste.
Le fils de Louis VII est sacré Roi de France, du vivant de son père, Louis VII « Le Jeune », en la cathédrale de Reims et prend le nom de Philippe II. Le cardinal archevêque de Reims Guillaume aux Blanches Mains, assure la cérémonie. Philippe Auguste commence son règne moins d’un an plus tard, à la mort de son père.
- le 1er novembre 1269 : ordonnance monétaire du Roi Louis IX qui limite la circulation et la frappe de monnaies seigneuriales.
- Le 1er novembre 1347 : la peste est à Marseille.
Les responsables du port de Marseille acceptent un bateau génois dont ils savent pourtant qu’il est porteur de la peste… L’épidémie va se développer dans toute l’Europe et tuer en quelques mois jusqu’à 40% de la population de certaines régions européennes. Elle ressurgit par épisodes ici ou là. En quatre ans, 25 à 40 millions d’Européens vont néanmoins mourir de la «Grande Peste» ou «Peste noire».
- le 1er novembre 1414 : Concile de Constance.
Le 1er novembre 1414, un concile s’ouvre à Constance, sur les bords du lac du même nom, à l’initiative de l’empereur d’Allemagne. Il va mettre fin au Grand Schisme d’Occident qui dure déjà depuis un demi-siècle et voit papes et antipapes s’entredéchirer au grand dam des croyants.
- le 1ernovembre 1503 : élection du pape Jules II.
Voir les chroniques du 21 février et du 18 avril.
- le 1ernovembre 1636 : naissance du poète et écrivain Nicolas Boileau.
Nicolas Boileau est né le 1er novembre 1636 à Paris, il le quinzième enfant de Gilles Boileau, greffier au Parlement de Paris. Théologien de la Sorbonne et avocat, Nicolas Boileau choisit néanmoins le métier d’écrivain critique. Ses premiers écrits importants sont des “Satires” écrites de 1660 à 1668, dans lesquelles il s’attaque à d’autres auteurs qu’il juge de mauvais goût et s’attire leur haine. Théoricien de l’esthétique classique en littérature, il est du côté des Anciens dans la querelle des Anciens et des Modernes au sein de l’Académie française de la fin du XVIIème siècle. On lui doit également plusieurs poèmes comme “Le Lutrin” ou “L’Art poétique” (1100 alexandrins classiques) et la
traduction du “Traité du sublime” de l’écrivain grec antique Pseudo-Longin.
- le 1ernovembre 1661 : naissance de Louis de France, Grand Dauphin.
Fils aîné de Louis XIV et de Marie-Thérèse d’Autriche, le Grand Dauphin est mort de la tuberculose en odeur de sainteté. La maçonnerie aura tout tenté pour essayer de le pervertir, sans succès. La secte tente ensuite avec le Régent, de supprimer la cérémonie du Sacre, tirée des lois fondamentales du Royaume, entre autre la loi de sacralité. Considérée comme un huitième sacrement cette cérémonie est un moment clé de la vie d’un souverain. Si ce dernier s’engage à faire régner la justice et la foi catholique, Dieu s’engage à soutenir le Roi et à lui prodiguer les grâces nécessaires à son nouvel Etat.
- le 1ernovembre 1677 : les Français du vice-amiral d’Estrées prennent Gorée aux Hollandais.
Le Sénégal devient français pour pratiquement 300 ans.
- le 1ernovembre 1700 : mort de Charles II d’Espagne.
Dernier roi d’Espagne de la dynastie des Habsbourg, Charles II meurt le 1er novembre 1700, à Madrid, après une longue agonie. Sa mort, à l’âge de 39 ans, entraîne une grande partie de l’Europe dans une guerre de succession au trône d’Espagne, puisque Charles était stérile et n’avait pas d’héritier. Ce conflit se terminera par le couronnement de Philippe V, issu de la dynastie des Bourbons.
- le 1ernovembre 1789 : Talleyrand propose la confiscation des biens du Clergé.
Elu comme député du clergé aux Etats généraux et nommé membre du comité de constitution de l’Assemblé Nationale, Talleyrand participe à la rédaction de la Constitution. Le 1er novembre, il suggère la confiscation des biens du clergé pour améliorer l’état des finances de la nation. Il joue un rôle important dans sa mise en place. Il prête serment à la Constitution Civile du Clergé puis démissionne de son poste d’évêque en 1791. Le décret est voté le lendemain.
Après avoir renié son Dieu, ce Franc maçon, reniera tous les régimes successifs qu’il servira. C’est lui, qui, le 14 juillet 1790, lors de la fête de la Fédération, une journée qui se voulait de réconciliation nationale, pour effacer le sang versé un an plus tôt à la Bastille, célèbre la messe solennelle devant le Roi Louis XVI. Il se vantait déjà de ne pas croire en la Présence Réelle ! Il est à noter que le 14 juillet de notre fête nationale est une commémoration du 14 juillet 1790 et non celui de 1789, comme les média et beaucoup d’enseignants le répètent.
- le 1ernovembre 1814 : début du congrès de Vienne.
La France, l’Autriche, la Prusse et l’Angleterre se réunissent en Autriche afin de statuer sur le nouvel équilibre européen. Napoléon Ier ayant été évincé, il faut désormais régler le sort des territoires conquis par l’Empereur et établir une paix durable. L’acte final du congrès sera signé le 9 juin 1815. Notre pays sera représenté par… Talleyrand.
- 1ernovembre 1885 : le pape Léon XIII publie l’encyclique immortale dei.
Il y écrit : « Il faut absolument admettre que l’origine de la puissance publique doit s’attribuer à Dieu et non à la multitude. »
- le 1ernovembre 1894 : la Libre Parole médiatise l’affaire Dreyfus.
Alors que le journal “le Figaro” a eu des renseignements, dès le 28 octobre, sur l’arrestation d’un officier de l’armée pour trahison, c’est son concurrent de la droite nationaliste proche de Charles Maurras, “La Libre Parole”, qui titre le même jour sur cette culpabilité. Le journal de Drumont met immédiatement l’accent sur l’origine juive d’Alfred Dreyfus et en fait un argument dans sa lutte contre le capitalisme, et affirme que l’Etat souhaite étouffer l’affaire parce que Dreyfus est juif. La crise qui secouera la IIIème république et divisera la France commence.
- le 1ernovembre 1914: Benoît XV publie l’encyclique Ad beatissimi.
Il lance un appel à la paix, qu’il associe à la question romaine, dénonce la société laïque et libérale.
- le 1ernovembre 1950 : le Pape Pie XII promulgue le dogme de l’Assomption.
- le 1ernovembre 1954 : début de la guerre d’Algérie.
Le 1er novembre 1954, en Algérie, des indépendantistes commettent plusieurs dizaines d’attentats, dont certains meurtriers. C’est la «Toussaint rouge». Une guerre sans nom – on parle pendant longtemps “des événements” -, qui durera huit ans, jusqu’à l’indépendance. Le conflit aura fait des centaines de milliers de morts. Elle aura surtout laissé des traces de part et d’autre de la Méditerranée. Surnommés « fellagha » (en arabe coupeurs de route ou bandits de grand chemin), les indépendantistes sont très minoritaires et sans soutien dans la population musulmane…
On compte au total dix morts. Les deux premières victimes, assassinées la veille de la Toussaint, sont deux Français d’Algérie : un chauffeur de taxi de confession juive, Georges-Samuel Azoulay et Laurent François, libéré depuis 6 mois du service militaire. Les autres victimes sont l’agent forestier François Braun, l’agent de police Haroun Ahmed Ben Amar et quatre appelés : le soldat Pierre Audat et le brigadier-chef Eugène Cochet, tués en pleine nuit dans le poste de Batna, dans le massif des Aurès, ainsi qu’André Marquet et le lieutenant Darneaud. Sont également tués le caïd Ben Hadj Sadok et Guy Monnerot, qui voyageaient ensemble.
La mort de ce dernier émeut plus particulièrement l’opinion. Ce jeune instituteur est venu de la métropole avec son épouse pour instruire les enfants du bled. Leur autocar est attaqué dans les gorges de Tighanimine. Ils sont extraits du véhicule ainsi que les autres passagers et touchés par une rafale de mitrailleuse. Guy Monnerot succombe sur le champ, mais sa femme Jeanine survivra à ses blessures.
Le ministre de l’Intérieur, François Mitterrand, promet de mettre tout en œuvre pour arrêter les «hors la loi». Avec emphase, il déclare le 12 novembre 1954 : «Des Flandres au Congo, il y a la loi, une seule nation, un seul Parlement. C’est la Constitution et c’est notre volonté».
Fête de la Toussaint : de la mort à la vie
Aymeric Pourbaix reçoit dans En Quête d’Esprit Mgr André LÉONARD, archevêque émérite de Bruxelles, l’Abbé Philippe de MAISTRE, Soeur Maylis, religieuse & Véronique Jacquier :
Il est temps que nous soyons fiers d’être catholiques
Interrogé dans Le Catho, l’abbé Raffray, membre de l’Institut du Bon Pasteur, déclare :
Le danger qui nous menace particulièrement aujourd’hui est la compromission avec le monde. C’est cette idée selon laquelle pour être accepté par les non-chrétiens, ou par les non-catholiques, il faudrait amoindrir la doctrine, réviser nos dogmes ou notre morale et remettre en cause le passé de l’Église…
C’est ce qu’ont fait les modernistes au cours du 20ème siècle, et qui a abouti à la crise actuelle de l’Église en Occident, avec l’abandon massif de la foi que nous déplorons aujourd’hui. Mais c’est un danger qui menace aussi chacun d’entre nous, malgré nos bonnes intentions, lorsque au nom d’une fausse tolérance on préfère ne pas paraître chrétien, laisser les ennemis de l’Église dire du mal de notre foi, ou lorsqu’on met de côté nos principes pour assurer notre confort ou notre réputation.
Au lycée, à l’Université, sur notre lieu de travail, il est temps que nous soyons fiers d’être catholiques, heureux d’être les fils de celle qui a civilisé et bâti l’Europe entière, et que nous osions défendre notre foi contre les mensonges que propagent les médias et les idéologues.
Que plus aucun catholique n’ait honte de dénoncer le crime terrible de l’avortement ou de condamner la sexualisation destructrice de notre jeunesse ! Que nous soyons de nouveau fiers de vivre selon la morale chrétienne, fiers et heureux de confesser le nom de Jésus-Christ !
Brother
Saje diffuse au cinéma un nouveau film français, BROTHER, sur les traces d’un jeune franciscain français, ancien centralien et étudiant aux beaux-arts, qui a décidé de changer de vie et de tout quitter pour se mettre service des pauvres dans le ghetto de Newark, dans la communauté des franciscains du renouveau.
C’est un documentaire très esthétique avec une belle part donnée à l’art et à la musique rap. Il sortira au cinéma les 18, 21 et 22 novembre partout en France.
Les 8 et 18 novembre, des séances en Avant-Première auront lieu au cinéma Les 3 Luxembourg à Paris, en présence du réalisateur Arnaud Fournier Montgieux.
Le projet de film est né en 2016, quelques années après la rencontre d’Arnaud et de François à Paris. Voici les mots du réalisateur :
« J’ai rencontré François il y a une dizaine d’année à Paris. J’ai été happé par sa sagesse, sa malice, son intelligence, son côté décalé, et sa passion pour l’art et pour les plus fragiles, les « balafrés », ceux touchés par le handicap ou la pauvreté. A l’époque, il questionnait la place de sa foi dans sa vie et son rôle dans la société. Sa vie d’ingénieur ne le rendait au fond pas très heureux. Jusqu’au jour où sa vocation est devenue une évidence. Après, tout est allé vite, et il est parti pour les États-Unis, d’abord à New-York puis à Newark, pour se former à cette nouvelle vie qui l’attendait. Au fil de nos correspondances par lettre, nous est venue l’envie de témoigner de sa nouvelle vie, du lien étroit qu’il tissait avec les plus démunis du ghetto de Newark et avec les autres frères de la communauté. Vivre au milieu des pauvres, dans la prière et détaché de tout bien matériel, le rendait heureux. Je pressentais alors que son choix de vie radical pouvait toucher et interpeller tous ceux qui questionnent aujourd’hui le sens de leur vie. La “question du sens” est très présente dans notre société. Elle concerne beaucoup de gens, quelques soient leurs croyances. Je voyais également la chance de pouvoir aborder le sujet de la place des pauvres dans nos sociétés modernes, et en particulier en milieu urbain. J’ai toujours été moi-même sensible à ceux qui sont décrochés et qui tombent dans une grande précarité. Je voulais montrer un autre visage de la pauvreté que celui du misérabilisme, en montrant que la relation aux plus fragiles peut-être la source d’une grande joie. De la même manière je souhaitais que le spectateur ressente à la fin du film une sorte de paix voire d’espoir, malgré la dureté des témoignages. Il m’aura fallu 2 ans et une première immersion sans caméra, pour que la communauté des Franciscains du Renouveau me donne l’autorisation de filmer. »
Saint Jean-Paul II, le pape de Fatima
Deuxième partie de notre trilogie : Saint Jean-Paul II, le pape de l’Apocalypse
Par Antoine Bordier
Dans la première partie de notre trilogie, nous nous sommes arrêtés en 1968, l’année de tous les dangers en Pologne. Le cardinal Karol Józef Wojtyła a vu sa famille souffrir, ses amis, son peuple, puis, l’Eglise. L’un de ses meilleurs amis est le cardinal Stefan Wyszyński, contre lequel des tentatives d’assassinat ont avorté, et, qui a été emprisonné à plusieurs reprises. Pendant les années 70, en Pologne, les manifestations se multiplient et une lutte progressive et violente contre le gouvernement commence. Le 16 octobre 1978, à la surprise générale, Karol Wojtyła devient le 264è pape. Il va œuvrer à la chute du communisme en Europe de l’Est. Zoom sur ces années de libération, sur le pape de l’Apocalypse, tel que décrit dans le secret de Fatima.
Le 16 octobre 1968, de l’autre côté de l’Atlantique, aux Etats-Unis, des sprinters noirs américains Tomie Smith et Juan Carlos sont à l’origine d’un scandale aux JO de Mexico, qui va faire le tour du monde. Ils lèvent leur poing ganté de noir sur le podium d’honneur, pendant l’hymne national, pour dénoncer le racisme à l’encontre des noirs aux États-Unis. 10 ans plus tard, du haut de la loggia de la basilique Saint-Pierre, l’homme en blanc venu de l’Est lèvent ses deux mains pour bénir la foule massée sur l’esplanade. Ce 16 octobre, il s’adresse au monde entier :
« Très chers frères et sœurs, nous sommes encore tout attristés par la mort de notre très aimé pape Jean-Paul 1er. Et, voilà que les éminents cardinaux ont appelé un nouvel évêque de Rome. Ils l’ont appelé d’un pays lointain, lointain, mais toujours si proche par la communion dans la foi et la tradition chrétienne. J’ai eu peur en recevant cette nomination, mais je l’ai fait en esprit d’obéissance à Notre Seigneur Jésus-Christ et de confiance totale à sa Mère, la Très Sainte Vierge. Je ne sais si je peux bien m’expliquer dans votre…, dans notre langue italienne. Si je me trompe, vous me corrigerez. Et voilà, je me présente à vous tous, pour confesser notre foi commune, notre espérance, notre confiance en la Mère du Christ et de l’Eglise, et, aussi, pour recommencer de nouveau sur cette route de l’histoire et de l’Eglise, avec l’aide de Dieu, et, avec l’aide des hommes. »
Le 28 septembre 1978, Jean-Paul Ier décédait après 33 jours de pontificat. C’est l’un des plus courts pontificats. Le plus court ayant été celui d’Urbain VII, en 1590. Il a duré 13 jours. Autour de la mort de celui qui était surnommé « le pape du sourire », beaucoup de rumeurs ont couru. Officiellement, il serait mort d’un infarctus. Pour David Yallop, auteur d’un ouvrage controversé, Au nom de Dieu, il aurait été empoisonné sur ordre du cardinal Villot et de Mgr Paul Marcinkus. C’est là, peut-être, que la fiction entre en jeu. Quoiqu’il en soit, Karol Józef Wojtyła a accepté d’être son successeur. Et, son pontificat va être l’un des plus longs, le 2è, de toute l’histoire de l’Eglise. Il va durer 9 665 jours, plus de 26 ans.

« N’ayez pas peur ! »
Son élection est un coup de tonnerre, mieux, encore, un souffle de l’Esprit Saint. Depuis près de 400 ans, il n’y avait pas eu de pape non Italien. Le 22 octobre, lors de la messe de son intronisation, le nouveau pape prononce ces phrases :
« N’ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ ! À sa puissance salvatrice ouvrez les frontières des États, les systèmes économiques et politiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation, du développement. N’ayez pas peur ! Le Christ sait ‶ce qu’il y a dans l’homme ″ ! Et lui seul le sait ! »
Dans un extrait de son livre, Entrez dans l’Espérance, paru en 1994, il commente son homélie.
« Quand, le 22 octobre 1978, sur la place Saint-Pierre, j’ai lancé : ‶N’ayez pas peur !″, je ne pouvais, évidemment, pas savoir jusqu’où ces paroles nous entraîneraient, moi et l’Eglise. Le message qu’elles transmettaient venait bien plus de l’Esprit Saint, ce consolateur promis par le Seigneur à ses apôtres, que de l’homme qui les prononçait. Au fil des années, j’ai eu maintes occasions de renouveler cet appel…Pourquoi ne devons-nous pas avoir peur ? Parce que l’homme a été racheté par Dieu ! »
Tel un slogan, le montagnard de Dieu gravit les montagnes. Il s’attaque au plus haut sommet idéologique : celui du communisme, qui domine une partie du monde, à commencer par sa chère terre natale, la Pologne.
L’orphelin-prêtre est devenu évêque, puis, cardinal. En tant que pape il est comme le bien-aimé qui est chanté dans Le Cantique des cantiques : ‶ La voix de mon bien-aimé ! C’est lui, il vient…Il bondit sur les montagnes,
il court sur les collines, mon bien-aimé, pareil à la gazelle, au faon de la biche. Le voici, c’est lui qui se tient derrière notre mur : il regarde aux fenêtres, guette par le treillage. Il parle, mon bien-aimé, il me dit : Lève-toi, mon amie, ma toute belle, et viens…″

Pope John Paul II greets the hug crowd upon his arrival at Gniezno, birthplace of Polish Christianity, Poland on June 03, 1979. The pontiff, the first Roman Catholic pontiff to visit a Communist-ruled country, visited Poland from 02 to 10 June during his 2nd International Pastoral visit. (Photo by UPI / AFP)
Jean-Paul II, le pèlerin-libérateur
Comme Jean était l’apôtre bien-aimé du Christ, la Pologne est le pays préféré de Jean-Paul II. En tout, il s’y rendra 9 fois. Suivront la France (8 fois), les Etats-Unis (7 fois), le Mexique et l’Espagne (5 fois). En tout, il se rendra dans près de 130 pays. Il a fait une dizaine de fois le tour du monde. Il y a du saint Jean dans Jean-Paul II, mais il y a, également, du saint Paul. Et, il va faire entrer l’Eglise, et, une partie du monde entier dans le 3è millénaire. En ce sens, Jean-Paul Ier a été son précurseur. Dans un premier temps, il continue son dépoussiérage de la curie et du protocole. Lui-aussi ne veut ni de la chaise à porteur, ni des couronnes, des tiares à la hauteur interminable. Il veut se rapprocher de l’homme, de tout homme, du pauvre et du malheureux, et, du persécuté pour la justice.
Il ressemble à une colombe qui se pose, quand en arrivant à l’aéroport Okecie de Varsovie, le 2 juin 1979, il embrasse le tarmac. Devant le Président de la République populaire de Pologne, Henryk Jabłoński, et, devant ses compatriotes, il prononce son premier discours :
« J’ai baisé le sol polonais sur lequel je suis né ; la terre d’où, par un mystérieux dessein de la Providence, Dieu m’a appelé à la chaire de Pierre à Rome ; la terre où je viens aujourd’hui en pèlerin. »
Puis, le 9 juin, il prononce un discours devant les évêques à l’occasion du 9è centenaire du martyre de saint Stanislas, évêque de Cracovie. Il leur dit, notamment :
« Ces célébrations du centenaire ont acquis, aussi, une signification particulière et une vaste résonance en raison du fait que, par un mystérieux dessein de la divine Providence, j’ai été appelé, par les éminentissimes Cardinaux électeurs, du siège de saint Stanislas à la chaire de saint Pierre. »
Comme si la Pologne renouait avec ses grands hommes, ce qui ne semble être en filigrane qu’un hommage au passé glorieux de la Pologne, est, en réalité, en creux, une ligne toute droite tracée vers la justice, la liberté et la paix. Si le pape Jean-Paul II a déclaré à plusieurs reprises qu’il ne faisait pas de politique, il a, cependant, affirmé, qu’il était un farouche militant des droits de l’homme. En l’invitant officiellement à venir commémorer ce centenaire, le gouvernement polonais ouvrait grandes les portes à l’Esprit Saint. Mais, il ne le savait pas encore.

Photo datant du 30 août 1980 du leader du comité de grève, Lech Walesa, porté en triomphe par ses camarades aux chantiers navals Lénine de Gdansk après la signature d’un accord avec le gouvernement polonais.
Lech Walesa (C), the strike leader in the Lenin shipyards at Gdansk and future Solidarity (Solidarnosc) trade unions president (in September 1980), is carried on the shoulders of the striking workers in Gdansk 30 August 1980. After two months of strikes and demonstrations, Polish workers have wrested far-reaching concessions from their Communist rulers. An agreement signed 30 August by Lech Walesa provided for independent trade unions, the right to strike, an easing of censorship and the release of political prisoners. AFP PHOTO/LEHTIKUVA
La Pologne acclame son pape
Il est 13h00 ce 2 juin 1979, quand le pape Jean-Paul II quitte, accompagné de son ami le cardinal Wyszyński, la cathédrale Saint-Jean de Varsovie. Il est acclamé. Dans la vieille ville, la foule l’applaudit. Le pape lève les bras et bénit. Toute la Pologne semble s’être donnée rendez-vous. Les balcons des immeubles sont pris d’assaut par les familles des occupants qui crient : « Niech żyje Papież ! » (Vive le pape !). A 15h00, sur la place de la Victoire, près de 300 000 invités, par les autorités gouvernementales et par l’Eglise, vont assister à la Grand-Messe. Cette journée est dédiée au Soldat Inconnu. La foi et le nationalisme s’unissent mystérieusement à cet instant. Des témoignages expriment cette unité retrouvée :
« En tant que Polonais, je suis fier qu’un Polonais soit à la tête de l’Eglise. La venue du pape à Varsovie me donne envie de pleurer de joie. Je l’aime comme mon père… »
Plus loin, assises par terre, des jeunes filles parlent de leur foi : « Je tire tous mes enseignements de la religion. Elle m’indique le chemin que je dois suivre dans la vie. » La foule déborde, ils sont maintenant près de 300 000 sur la place, et, plus d’un million dans les rues adjacentes, lorsque le pape arrive dans son véhicule blanc. Lors de son homélie, il sera plusieurs fois interrompu par un peuple uni qui l’applaudit et qui chante des cantiques nationalistes et religieux. Dans la foule, quelqu’un crie : « Nous voulons que Dieu soit enseigné à l’école. » Le pape termine son homélie en martelant :
« Le demain polonais ne se fera pas sans le Christ. Car sans Lui, il est impossible de comprendre l’histoire de la Pologne. Exclure le Christ du cœur de l’homme, de son histoire, c’est détruire l’homme lui-même. Sous le regard de la Vierge Noire de Jasna Góra, le pape est venu dire clairement : « Je suis à vos côtés. Le Christ est à vos côtés. N’ayez pas peur ! »
Le pape reviendra plusieurs fois en Pologne. Ses voyages de 1983, 1985, et, de 1987 seront comme des appels à l’émancipation d’un peuple persécuté pour sa foi et son identité. Tel un prophète, il est celui qui, en 1989, fait tomber « les murs de haine ». Après cette chute, en 1991, il s’y rendra deux fois. Notamment, pour remercier la Vierge Noire de Jasna Góra, lors d’un pèlerinage à Częstochowa. Mais avant-cela, il va encourager la Pologne des travailleurs.
Solidarność et l’attentat du 13 mai 1981
Ce vent de liberté, d’émancipation dans le sens noble du terme, c’est-à-dire de retour au Christ, qui a commencé à souffler sur la Pologne et sur toute l’Europe de l’Est, va s’intensifier à plusieurs reprises. Dès le mois de janvier 1980, un Polonais se lève. C’est un ouvrier, il est électricien et travaille dans le nord de la Pologne, dans la région des lacs. Il est facilement reconnaissable à sa petite taille et à sa moustache qui déborde généreusement sur ses joues. Il s’appelle Lech Wałęsa. Il travaille sur les chantiers navals de Gdańsk. Très charismatique, et, alors que les syndicats professionnels sont interdits, il prend naturellement le lead d’un mouvement qui va participer à la libération de son pays, Solidarność. Sous la pression des grèves à répétition depuis la fin de l’année 1979, les autorités locales lâchent prise. Elles acceptent d’augmenter les salaires des ouvriers. C’est la seconde porte ouverte vers plus de liberté. Après celle de Jean-Paul II, celle de Lech Wałęsa s’ouvre au grand large. Il étend sa grève à d’autres chantiers, demande la libération d’une ouvrière : Anna Walentynowicz. Puis, obtient la création d’un syndicat libre. Face à la dizaine de millions de grévistes, le pouvoir vacille à Varsovie. Il accepte toutes les revendications. Solidarność est créée la veille de la fête de l’Assomption, le 14 août 1980. Puis, il est légalisé le 31 août. Plus de 10 millions de personnes vont y adhérer.
A Moscou, Brejnev est en train de préparer la riposte. Elle sera sanglante.
A Rome, le 13 mai 1981, la foule des pèlerins s’est rassemblée sur la place Saint-Pierre. L’Eglise fête l’anniversaire de la première apparition de la Vierge Marie à Fatima. C’était le 13 mai 1917, vers midi, à la Cova da Iria. Vers 17h00, le pape Jean-Paul II vient de sortir de ses appartements. Il monte dans sa papa-mobile, dont les vitres sont grandes ouvertes. La voiture roule dans les allées de l’esplanade où plus de 20 000 personnes l’acclament. La voiture blanche s’arrête de temps en temps. Le pape bénit, prend dans ses bras des bébés qui lui sont tendus par les parents. Une simple barricade en bois, peinte en blanc, le sépare de la foule. A 17h17, il s’arrête une nouvelle fois. Il prend un bébé dans ses bras et le redonne à sa mère. Puis, trois coups de feu claquent. La stupeur est générale. Des colombes s’envolent. La foule se mure dans un silence expectatif. L’homme en blanc est touché à trois reprises. Il s’écroule. Sa soutane blanche se tache de sang. Ali Ağca vient de tirer à bout portant sur le pape, qui survivra miraculeusement.
Loin de là, en Pologne, la répression a recommencé. Le général Wojciech Jaruzelski vient de prendre le pouvoir. C’est la marionnette du Kremlin. Il déclare la loi martiale, emprisonne Lech Wałęsa et dissout le syndicat. Il ne le sait pas encore, mais il vient de déclencher une véritable tempête.

Le pape de Fatima
Jean-Paul II, miraculé, profite de sa convalescence pour se plonger dans les archives du Vatican sur Fatima. Il relit le secret. Par deux fois, en 1982 et en 1984, il fera ce que la Vierge Marie a demandé en 1917 aux voyants, Jacinta, Lucia et Francisco : que l’Eglise consacre la Russie à Son Cœur Immaculé. Le 12 mai 1982, sœur Lucie, la dernière voyante en vie, lui adresse une lettre au sujet de la troisième partie du secret. La première et la seconde partie ayant été révélées auparavant. La Vierge Marie parle de « l’évêque vêtu de blanc », de Jean-Paul II. Dans sa lettre (source : le Vatican), sœur Lucie parle de
« la troisième partie du secret [qui] se réfère aux paroles de la Vierge : “Sinon la Russie répandra ses erreurs à travers le monde, favorisant guerres et persécutions envers l’Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, diverses nations seront détruites” (13-VI-1917). La troisième partie du secret est une révélation symbolique, qui se réfère à cette partie du Message, conditionné par le fait que nous acceptions ou non ce que le Message lui-même nous demande : “si on accepte mes demandes, la Russie se convertira et on aura la paix ; sinon elle répandra ses erreurs à travers le monde, etc …” Comme nous n’avons pas tenu compte de cet appel du Message, nous constatons qu’il s’est réalisé, la Russie a inondé le monde de ses erreurs. Et si nous ne constatons pas encore la réalisation totale de la fin de cette prophétie, nous voyons que nous nous y acheminons peu à peu à grands pas. Si nous ne renonçons pas au chemin de péché, de haine, de vengeance qui viole les droits de la personne humaine, d’immoralité et de violence, etc. Et ne disons pas que c’est Dieu qui ainsi nous punit ; au contraire, ce sont les hommes qui préparent eux-mêmes leur châtiment. Dans sa sollicitude, Dieu nous avertit et nous incite à prendre le bon chemin, respectant la liberté qu’il nous a donnée ; c’est pourquoi les hommes sont responsables ».

Tempête de liberté sur l’Est et dans le monde entier
En 1983, « l’évêque vêtu de blanc » se rend de nouveau en Pologne. Lech Wałęsa qui a été relâché en novembre 1982, reçoit cette même année le prix Nobel de la Paix. Puis, à la suite de l’élection du chantre de la Perestroïka, comme président de l’URSS, du célèbre Mikhaïl Gorbatchev, Jaruzelski dessert l’étau autour de la Pologne. En 1987, un référendum est organisé en Pologne, qui est un échec pour le gouvernement. Cette même année, Jean-Paul II y retourne en juin. Il se rend à Gdańsk et rencontre Lech Wałęsa. Depuis leur première rencontre, les deux hommes s’apprécient et se soutiennent mutuellement. Tous les deux sont les acteurs de ce qui est en train de se vivre derrière le rideau de fer : l’effondrement de l’URSS, et, la libération de ses satellites.
A force de grèves, le premier mur qui tombe est celui de Berlin, le 9 novembre 1989. Puis, ce sera la libération totale et complète de la Pologne. Le 22 décembre 1990, le général démissionne. Auparavant, il a accepté la création d’un parlement avec deux chambres où l’opposition l’emporte à la majorité presqu’absolu, lors des premières élections. C’est la fin de règne. La Pologne en 1990 élit son premier président, le 22 décembre. L’ouvrier-électricien change de costume. Lech Wałęsa briguera un second mandat en 1995, mais ne sera pas réélu.
Dans le monde entier, l’homme en blanc, qui a, déjà, fait plusieurs fois le tour du monde bouscule les dictatures en place. Il souffle le vent de l’Esprit Saint. Il abat les murs de haine et d’injustice à coups d’adoration, de célébration de messe en plein air où se massent des millions de fidèles. Celui qui a failli mourir le 13 mai 1981, parle aux puissants de ce monde. Après l’Est, il ébranle l’Amérique du Sud, les dictatures et les guérillas. Il se rend, également, en Afrique, qu’il aime tout particulièrement. Il reçoit en 1996 Fidèle Castro au Vatican. Puis, ce-dernier l’invite à Cuba en 1998, deux ans avant le nouveau millénaire. Infatigable, si l’homme en blanc taché de sang libère les peuples, il veut aussi libérer la jeunesse et lui donner le Christ. Il n’aura de cesse de la préparer à entrer dans le 3è millénaire où de nouveaux défis l’attendent. Ceux de la Foi.
D’ailleurs, le 1er juin, en venant visiter la France pour la première fois en tant que pape, il lui pose la question suivante…

Suite et fin de cette trilogie dans notre dernier article : Jean-Paul II, le héraut de la jeunesse et de la sainteté.
Texte réalisé par Antoine Bordier, auteur, consultant et journaliste
Copyright photos DR
“Le temps de l’apocalypse” par Natalie Saracco
Enregistré l’été 2021 à Reims lors de la session des Témoins de l’Amour, Natalie nous parle de la fin des temps, de l’importance de prier pour le retour glorieux du christ
C’est arrivé un 31 octobre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous:
- le 31 octobre 657:le Roi Clovis II meurt et est inhumé à St-Denis.
Son fils aîné Clotaire III lui succède sous la régence de sa mère Bathilde.
- le 31 octobre 1472 :le Roi Louis XI et le pape Sixte IV signent un concordat à Amboise.
Trois ans plus tard le Roi va signer la paix avec le duché de Bretagne à Senlis (voir la chronique du 29 septembre). Souvent moqué par les historiens post révolutionnaires, pour sa piété légendaire et un soi-disant esprit retors, ce Roi a eu une action pacificatrice durant son règne et a su préparer l’union de la Bretagne et de la France.
- le 31 octobre 1512 : inauguration de la fresque de la Chapelle Sixtine.
L’œuvre gigantesque de Michel Ange est inaugurée à Rome. La critique est en admiration devant une telle grandeur. La fresque qui décore la voûte de la chapelle Sixtine mesure 40 mètres de long sur 13 mètres de large. Elle fut commandée à Michel-Ange par le pape Jules II.
- le 31 octobre 1517 : les 95 thèses de Martin Luther.
Sur la porte de l’église de Wittenberg en Saxe, le prêtre Martin Luther affiche ses 95 thèses. Il dénonce beaucoup d’abus du clergé de l’époque. Il affirme aussi que les prêtres peuvent se marier et il condamne la fonction cléricale. Les bases du protestantisme sont ainsi jetées. Les thèses de Luther se diffusent à travers l’Allemagne. Elles finissent brûlées par le pape Léon X en juin 1520.
L’orgueil démesuré et le manque d’obéissance de Luther en feront la source, avec Calvin, de bien des guerres et bien des souffrances, sans compter leur responsabilité dans l’avènement du marxisme et de toutes ses horreurs.
- le 31 octobre 1589 : Henri IV revient mettre le siège devant Paris.
La capitale, à l’image de tout le Royaume, lui résiste, car la France ne veut pas d’un huguenot sur le trône. Les lois fondamentales du Royaume l’interdisent.
- le 31 octobre 1705 : naissance du futur pape Clément XIV.
Giovanni Vincenzo Ganganelli naît près de Rimini. Cardinal en 1759, il succède à Clément XIII en 1769, après un conclave de trois mois. A cette époque, l’Eglise est affaiblie par le jansénisme et les idées philosophiques qui attaquent la religion. Ayant moins de caractère que son prédécesseur, il supprime la Compagnie de Jésus, le 21 juillet 1773, cédant aux assauts des maçons et de Choiseul alors ministre de Louis XV. Voir la chronique du 19 mai.
- le 31 octobre 1807 : le cardinal Lattier de Bayane, que Pie VII a accepté de désigner comme négociateur pour toutes les questions religieuses, arrive à Fontainebleau.
Bien que signé en 1801, le concordat a fait l’objet de nombreuses négociations ultérieures pour permettre aux catholiques de retrouver leurs libertés. On juge l’arbre à ses fruits ; et le sarment, coupé du cep, ne produit que du bois mort !
- le 31 octobre 1825 : naissance de Charles Martial Lavigerie, cardinal français, archevêque de Carthage.
- le 31 octobre 1956 :intervention Franco-britannique contre l’Egypte
Les Anglais et les français occupent la zone du canal de Suez mécontents de la décision du chef d’état égyptien, Gamal Abdel Nasser de nationaliser le canal (le 26 juillet 1956). Ils attaquent donc l’Égypte pour assurer le libre passage à travers le canal de Suez. Israël a déjà envahi le Sinaï le 29 octobre. Le conflit prend fin le 6 novembre sous la pression des Etats-Unis et de l’URSS. C’est la fin des empires coloniaux qui se dessine.
- le 31 octobre 1992 : le Vatican réhabilite Galilée.
Le Vatican décide de réhabiliter le physicien et astronome italien Galileo Galilée qui avait démontré au début du dix-septième siècle que la terre tourne autour du soleil et non le contraire.
L’Eglise ne révise que les aspects scientifiques du procès. Les condamnations des conclusions philosophiques et des mensonges de Galilée ainsi que le reproche de n’avoir rien démontré, mais seulement affirmé, demeurent. (Voir les chroniques des 12 et 24 avril, du 22 juin en particulier où est rappelé par Jean Sévillia le mensonge de Galilée qui demande l’imprimatur au Saint Office pour un livre et le publie avec l’imprimatur, mis en ayant totalement changé le texte !)
Terres de mission : les relations difficiles de Mgr de Kérimel avec ses fidèles
Les saints : des “coachs” pour notre temps ?
Le 31 octobre, en la fête du Christ-Roi et la veille de la Toussaint, “Terres de Mission” reçoit Edwige Billot, jeune consultante en relations humaines, qui vient de publier un petit ouvrage à la fois fin et drôle : “Et si les saints nous coachaient sur nos émotions ?” (Téqui).
Puis, Vincent-Joseph, porte-parole de l’AFSAN (Association des fidèles de Saint-André et Notre-Dame de l’Isle, qui réunit les fidèles des églises où est célébrée la messe traditionnelle avec l’accord de l’évêque dans le diocèse de Grenoble), évoque les difficultés que rencontrent ces fidèles dans leurs relations avec Mgr de Kérimel.
Enfin, Guillaume de Thieulloy fait quelques recensions de livres et CD.
C’est arrivé un 30 octobre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous :
- le 30 octobre 235 : mort du pape Pontien, 18e pape.
Saint Pontien est vénéré comme saint par les Églises catholique et orthodoxe. Sa fête, d’abord le 19 novembre, a été déplacée au 13 août. Voir les chroniques du 21 juillet et du 28 septembre.
- le 30 octobre 701 : élection du pape Jean VI.
- le 30 octobre 942 : élection du pape Marin II.
- le 30 octobre 1242 : signature de la paix de Lorris.
Le comte de Toulouse Raimond VI et le Roi de France Louis IX signent un traité de paix à Lorris dans le Loiret. Ils renouvèlent le traité de Meaux du 12 avril 1229. Vaincu, Raimond VII renonce à Narbonne et Albi et promet de faire la chasse aux hérétiques, les “cathares”. Cet accord met fin à la révolte des seigneurs du Midi contre Saint-Louis. Sa fille unique et héritière, Jeanne, épouse Alphonse de Poitiers, frère du Roi. Le couple n’aura pas d’enfant et à leur mort, le comté de Toulouse sera mis à la disposition de la couronne.
- le 30 octobre 1422 : Charles VII se confère le titre de Roi de France.
Désavouant le Traité de Troyes de 1420 (voir la chronique du 21 mai), qui le déshéritait au profit d’Henry V d’Angleterre, Charles VII, dit « le Victorieux » ou le « Bien servi », se proclame Roi de France à Mehun-sur-Yèvre, près de Bourges, en lieu et place du successeur désigné « légitime »,par ce honteux traité, Henry V, puis son fils Henri VI. Malheureusement, il le sait cette proclamation n’a aucune valeur juridique. Seul le sacre fait le Roi selon les lois du Royaume dont les prmière remontent à Clovis.
Le 1er décembre 1420, Henri V a fait une entrée triomphale à Paris. L’université de Paris, avec à sa tête le recteur Pierre Cauchon, et les États généraux de langue d’oïl, lui apportent leur soutien en enregistrant le traité de Troyes.
Ce traité, a été signé en pleine guerre civile entre les Armagnacs et les Bourguignons de Philippe III de Bourgogne, sous l’influence de ces derniers qui ont profité de la folie du Roi Charles VI. Il retirait au Dauphin l’héritage du Trône. Henri V devenait Roi de France à condition qu’il épousât une des filles de Charles VI. Or, les lois fondamentales du Royaume (Lire l’excellent livre de Bernard Basse : la constitution de l’ancienne France aux éditions Dominique Martin Morin) sont très claires : même le Roi ne peut pas disposer de la couronne ; de plus la couronne ne peut se passer par les femmes. La loi de primogéniture male prime, même un Roi en fonction ne peut pas la changer.
Les juristes parisiens de l’Université de Paris, conscients de l’illégalité du Traité firent courir le bruit de l’illégitimité de Charles du fait d’une infidélité de sa mère ; et ce avec l’appui de cette dernière Isabeau de Bavière ! Mais la Providence veille, Henri V meurt, le 31 août 1422 et son héritier n’a pas 10 mois. Le duc de Bedford assure la régence en France, et met le siège devant Orléans le 12 octobre 1428, la dernière ville au nord de la Loire fidèle à Charles VII.
Totalement abandonné par les élites du pays, appelé le « roi de Bourges » par dérision, le futur Charles VII doute jusqu’à la venue de Jeanne d’Arc en 1428, soit pendant 6 ans, de sa légitimité.
Pour contrecarrer l’unité française qui se reconstruit de façon extraordinairement rapide autour de Charles VII, suite à son sacre, les Anglais, les Bourguignons et les élites parisiennes vont couronner Roi de France à Notre Dame de Paris, le 16 décembre 1431, Henri VI d’Angleterre. Plus tard, les juristes, casseront le traité de Troyes, arguant que la couronne de France n’appartient pas au Roi de France, qui ne peut donc en disposer, mais les rois d’Angleterre garderont officiellement le titre de Roi de France près de quatre siècles, avant de l’abandonner en 1802, suite à la Paix d’Amiens.
- le 30 octobre 1516 : mort de Louis Malet de Graville, amiral de France.
Ce gentilhomme français sert et joue un rôle important sous les Rois Louis XI, Charles VIII et Louis XI. En septembre 1489, Brest étant assiégée par les Anglais, il disperse la flotte anglo-bretonne, forte de soixante voiles, et force l’armée de terre à battre en retraite et à laisser son artillerie, alors qu’il est en très nette infériorité numérique.[
- le 30 octobre 1522 : mort de Jean Mouton, compositeur français.
Jean Mouton, de son vrai nom Jean de Hollingue, est un compositeur français né à Samer vers 1459. Il est ordonné prêtre, vers 1483 à Nesle. Musicien favori d’Anne de Bretagne alors Reine de France, il devient maître de la chapelle du palais en 1505. Par un motet devenu célèbre, Non nobis domine, il célèbre la naissance de la fille de Louis XII et d’Anne de Bretagne. En 1514, à la mort d’Anne de Bretagne, pour laquelle il écrit le motet Quis dabit, il devient maître de chapelle de Louis XII, puis de François Ier.
- le 30 octobre 1632 : Montmorency est décapité.
Accusé de désobéissance au Roi Louis XIII et à Richelieu. Montmorency, filleul du précédent Roi Henri IV, avait fomenté un complot contre le cardinal Richelieu avec Gaston d’Orléans le frère de Louis XIII. Mais il est fait prisonnier lors de la bataille de Castelnaudary, alors que le frère du Roi s’enfuit vers les Pays-Bas. Il cherchait l’appui des grands féodaux pour prendre le trône de Louis XIII.
- le 30 octobre 1685 : mort de Michel Le Tellier.
Dans l’Oraison funèbre qu’il prononce aux obsèques de ce secrétaire d’État à la Guerre, Bossuet dit de lui que
« La sagesse, après l’avoir gouverné dès son enfance, l’a porté aux plus grands honneurs et au comble des félicités humaines ». Ajoutant ensuite : « Il a connu la sagesse que le monde ne connaît pas ; cette sagesse qui vient d’en haut, qui descend du Père des lumières ».
S’il pratique le népotisme politique et ecclésiastique, Michel Le Tellier Marquis de Barbézieux n’en est pas moins l’un des plus remarquables hommes d’Etat de la première partie du règne de Louis XIV. Sage, prudent, calculateur et habile, il sert la couronne des Bourbons avec dévouement et loyauté.
Né le 19 avril 1603 à Paris au sein d’une famille de magistrats, Michel Le Tellier étudie le Droit avant de débuter sa carrière comme Conseiller au Grand Conseil sous Louis XIII. Il devient ensuite Procureur du Roi au Châtelet de Paris puis Maître des Requêtes. Il est envoyé en Italie pour administrer l’Intendance de l’Armée du Piémont, charge où il fait encore preuve de compétences. En 1640, il rencontre Mazarin à Turin et se noue d’amitié avec lui. Nommé Secrétaire d’Etat à la Guerre par Richelieu, il est tout de suite apprécié à ce poste et s’efforce notamment de lutter contre la corruption des Commissaires aux Armées chargés du recrutement ; il renforce la discipline, lutte contre la vénalité des commandants de compagnies et des colonels, consolide le rôle des Trésoriers généraux et améliore l’intendance. Afin de rationaliser cette administration vecteur de souveraineté d’un pays, Michel Le Tellier crée cinq bureaux chargés de missions spécifiques: Réglementation, Contrôle du personnel, Dépêches des Guerres et instructions confidentielles, Acheminement des troupes et enfin, Vivres et pensions.
Grâce à lui, Louis XIV bénéficiera de l’une des meilleures armées d’Europe.
En 1643, après la mort de Richelieu et de Louis XIII, Mazarin, devient Ministre Principal, aux côtés de la Reine Mère Anne d’Autriche qui assure la régence ; la carrière de Le Tellier en profite. Le Cardinal le fait siéger au Conseil. Lorsque Mazarin doit s’exiler à deux reprises, avant de revenir, Anne d’Autriche choisit Le Tellier comme conseiller principal. Le Secrétaire d’Etat à la Guerre tient ferme face aux Princes rebelles lors de la Fronde. En outre, si l’on en croit Bossuet, la place qu’occupait Le Tellier en ces deux occasions suscitait les « impatiences et les jalousies de son protecteur, ou plutôt de son protégé » (Mazarin). C’est lui qui, en 1651, recommande à Mazarin un magistrat nommé Jean-Baptiste Colbert.
Lorsqu’en 1661, Mazarin meurt et que commence le règne personnel de Louis XIV, Michel Le Tellier devient l’un des hommes forts du Conseil royal avec Colbert. En bon adepte du népotisme, il associe son fils François-Michel Le Tellier Marquis de Louvois au gouvernement du Royaume et plus précisément au Secrétariat d’Etat à la Guerre.
A la mort de ce grand serviteur, le Roi Soleil lui rend hommage par ces mots :
« Jamais homme n’a été de meilleur conseil en toutes sortes d’affaires. »
Michel Le Tellier repose aujourd’hui en l’église Saint-Gervais à Paris.
- le 30 octobre 1697 : une partie de Saint-Domingue cédée à la France.
Lors du traité de Ryswick, qui met fin à la guerre de la ligue d’Augsbourg, la France obtient la partie occidentale de l’île d’Haïti. Le territoire est appelé Saint-Domingue. Les Espagnols conservent le reste de l’île, appelé Santo Domingo. La France occupe le territoire jusqu’en 1803. Haïti proclame son indépendance le 1er janvier 1804.
- le 30 octobre 1793 : interdiction des clubs féminins.
Les femmes n’ayant aucun droit politique, la Convention leur interdit de se réunir en club. L’assemblée craint que ces regroupements ne soient des réunions politiques. Ce sont les mêmes qui choisirent pour la république la devise : liberté, égalité, fraternité…
- le 30 octobre 1794 :création de l’Ecole Nationale Supérieure.
L’Ecole Normale Supérieure est créée par la Convention dans le but de former les instituteurs à l’enseignement. Ils doivent séjourner quatre mois au sein de l’école et retourner en province au terme de leur formation pour y exercer leur métier. L’ENS est supprimée par Louis XVIII, en 1822, puis réhabilitée. Elle compte parmi ses anciens élèves quelques noms célèbres: Jean Giraudoux, Louis Pasteur, Léon Blum ou … Laurent Fabius.
- le 30 octobre 1836 :coup d’Etat manqué pour Louis-Napoléon Bonaparte.
Le neveu de Napoléon Ier, Louis-Napoléon Bonaparte tente de soulever la garnison de Strasbourg pour marcher sur Paris et renverser Louis-Philippe. Suite à un échec complet, Louis-Napoléon doit quitter la France pour les Etats-Unis. Mais il sera arrêté, jugé, et…acquitté.
- le 30 octobre 1871 :naissance de Paul Valéry.
- le 30 octobre 1894 : naissance de Jean Rostand.
- le 30 octobre 1975 : lettre du secrétaire d’Etat au Vatican aux médecins.
« Sans le consentement du malade, l’euthanasie est un homicide ; son consentement en fait un suicide. Ce qui moralement est un crime ne saurait sous aucun prétexte devenir légal. »
L’euthanasie (Editions de Solesmes page 24)
- le 30 octobre 1990 :mort d’Alfred Sauvy.
Né le 31 octobre 1898 à Villeneuve-de-la-Raho, Alfred Sauvy meurt le 30 octobre 1990 à Paris. Ce polytechnicien, socialiste, disciple du démographe et ministre Adolphe Landry démographe réputé, a surtout a fait prendre conscience aux Français, après la Libération, des enjeux démographiques. Conscient des méfaits de la dénatalité, il inspire la politique familiale du gouvernement de Vichy et est à l’origine de la création des allocations familiales (1938) ; politique qui aura vécu jusqu’à ce que l’actuel locataire de l’Elysée (F.Hollande) ne la détruise.
Après la Seconde Guerre mondiale, il donne à la démographie ses lettres de noblesse. Il entrevoit les déséquilibres engendrés par la baisse de la fécondité dans le monde occidental et le maintien d’un très fort accroissement naturel dans les autres pays.
«Tout est agencé dans la société pour que l’enfant n’y ait pas sa place et une fois cet agencement réalisé, l’opinion estime que l’enfant ne peut pas être souhaité, les conditions étant trop difficiles !», écrit-il dans L’économie du diable.
Ce socialiste de cœur ne craint pas de préconiser le vote familial (un enfant = une voix de plus pour ses parents aux élections). Ce suffrage n’aurait pas seulement l’avantage d’être véritablement universel. Il permettrait aussi de rétablir entre les générations un équilibre menacé par la part croissante des personnes âgées dans le corps électoral.
«Si l’on fait appel au suffrage des citoyens sous quelque forme que ce soit, dans le cadre national, municipal, professionnel, corporatif, il est essentiel qu’il soit universel et que les enfants soient représentés […]. Sans ce suffrage universel, les parents de plusieurs enfants sont en minorité, et leurs intérêts sacrifiés…», écrit-il dans Richesse et population (pages 300-301, Payot, 1944).
Les socialistes d’aujourd’hui, quand ils invoquent « les mânes des grands ancêtres », pensent plus aux sanguinaires de la révolution qu’à cet homme, dont ils n’assument la pensée qu’en organisant le « grand remplacement ».
- le 30 octobre 1997 : lancement réussi pour Ariane V.
Ce deuxième tir d’Ariane V, est un véritable succès. Le premier en juin 1996 avait abouti à une destruction après 37 secondes de vol.
- le 30 octobre 1997 : George-Marc BENAMOU dans Paris-Match du 30 octobre au 05 novembre, à propos des Pieds-noirs et des Harkis.
«La France a jeté les harkis dans les basses-fosses de l’Histoire. Il y a eu 80 000 morts. Pris a systématiquement entravé leur sauvetage. De Gaulle est bel et bien complice d’un crime contre l’humanité. »
Voir les chroniques des 19 et 26 mars, des 11, 13, 17, 25 septembre, du 05 juillet.
Il y a bien une corrélation entre homosexualité et pédophilie dans l’Église
Peu de commentateurs du rapport Sauvé ont relevé l’inversion des proportions entre victimes garçons et filles (80% de garçons âgés de 10 à 13 ans victimes au sein de l’Eglise et 70% de filles âgées de 15 à 17 ans dans le reste de la société). Alors que l’explication saute aux yeux : plutôt que de parler de pédophilie, il faudrait mieux parler d’agressions et violences sexuelles à caractère homosexuel.
La Croix a publié (une fois n’est pas coutume) une tribune de Guillaume Cuchet qui explique le phénomène. Extraits :
Le rapport Sauvé a bien montré trois choses : la massivité du phénomène des abus sexuels sur mineurs dans la société, sa prévalence dans l’Église et le fait que, dans cette dernière, 80 % des victimes sont des garçons, souvent âgés de 10 à 13 ans, alors que c’est l’inverse dans le reste de la société (70 % de filles, plutôt de 15 à 17). Or, autant on a commenté abondamment les deux premiers faits, autant le troisième est resté jusqu’à présent dans l’ombre. Ce qui ressort pourtant bien du rapport, c’est la prévalence dans l’Église, parmi les abuseurs, d’une forme d’homosexualité pédophile et éphébophile, qu’on appelait jadis « pédérastie ». Elle était déjà bien repérée, dans les années 1950-1960, par les psychiatres ou les spécialistes du problème dans l’Église. Le rapport vient confirmer le phénomène, mais on a l’impression qu’il hésite un peu à le penser.
Le problème est sensible parce qu’il attire l’attention sur deux autres faits embarrassants : la prévalence du recrutement homosexuel dans le clergé, d’une part, et la surreprésentation des rapports de même sexe parmi les abus recensés, y compris en population générale, de l’autre. Le rapport ne calcule pas ce dernier taux, mais on peut le faire à sa place : il tourne probablement autour de 30 %. On voit la disproportion par rapport à la part probable additionnée de l’homosexualité et la bisexualité dans la société globale.
Il y a donc bien une corrélation entre homosexualité et pédophilie, tout particulièrement dans l’Église, ce qui ne veut pas dire, évidemment, un lien de causalité directe. […]
Si la plupart des pédophiles dans l’Église sont de type homosexuel, l’inverse n’est évidemment pas vrai. On comprend, de ce point de vue, les raisons qui ont pu inciter les rédacteurs du rapport à être très discrets sur le sujet. Mais elles sont, à mon avis, mal inspirées, parce qu’on n’a jamais intérêt à refouler un problème ou à refuser de le penser, sauf à le voir revenir sous des formes polémiques ou tendancieuses, ce qu’il s’agissait précisément d’éviter.
Et si le rapport Sauvé était une opportunité pour se débarrasser du lobby LGBT bien installé au sein de l’Eglise , y compris au Vatican ?
La COP26 est une supercherie anti-écologique qui enrichit médias et ONG
Deux articles intéressants de Valeurs actuelles mettent en évidence cette supercherie :
Pourtant, l’organisation de ce sommet sur le changement climatique est pointée du doigt pour son hypocrisie. Et ce, avant même son ouverture. D’abord, la majorité des participants se rendront à Glasgow… en avion. Il s’agit de l’un des moyens de transport les plus polluants au monde, rappelle le média (…)
Certains participants n’hésiteront pas non plus à venir en jets privés. Extinction Rebellion a d’ailleurs dénoncé que ces « vols privés causent la moitié des émissions polluantes du secteur aérien » et ne servent qu’à « seulement 1% de la population mondiale ». En effet, les organisateurs de la COP26 invitent les participants, issus des pays placés sur « liste rouge » en lien avec l’épidémie de Covid-19, à venir en avion. Le but : arriver par certains points d’entrée afin de respecter l’isolement de dix jours réclamé par les autorités britanniques (…)
Les problèmes de logements à Glasgow font également polémique. Face à l’affluence, aux prix qui explosent en lien avec la COP26 et au manque de logements dans la ville écossaise, les organisateurs ont eu l’idée d’affréter deux bateaux de croisières. Les navires peuvent chacun accueillir jusqu’à 6 000 personnes, relate le site. Il s’agit ainsi d’un autre moyen de transport très polluant et fonctionnant au gasoil. D’après nos confrères, des voitures électriques de la marque Tesla seront mises à disposition pour les invités. Le problème : afin de pallier au manque de stations de rechargement de ces véhicules, des générateurs électriques, marchant au diesel, seront aussi disponibles (…)” [source]
Les Cop, ces grands-messes climatiques et médiatiques (Cop signifie Conference of the Parties, les parties étant les 197 membres signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques), se promènent un peu partout, mobilisant plus ou moins d’attention selon l’actualité du moment (…)
Les médias en feront encore des tonnes sur les événements climatiques extrêmes, les disparitions d’espèces ou les quelques records de température – c’est-à-dire sur le récit, sur l’habillage – tandis que les vrais débats porteront sur des sujets beaucoup plus terre à terre. On ne parlera pas de science, ni même de science climatique ; on ne parlera pas de “l’incertitude profonde”, des modèles “prêts à l’emploi”, de la question de la “variabilité interne naturelle”, sujets auxquels le sixième rapport du Giec (“AR6 WG1”) consacre pourtant beaucoup d’attention. Comme souvent lors des Cop, il sera surtout question d’argent, d’influence, de promesses aussi (…)
La désinvolture est plus manifeste encore du côté de la Chine, premier pollueur mondial (27 % des émissions de CO2), puisque son président, Xi Jinping, sera carrément absent, comme Vladimir Poutine. Cela, du reste, pourrait suffi re pour conclure la Cop26 et le présent papier : la Chine ne fera absolument rien de ce que certains peuvent espérer d’elle ; elle ne sacrifiera jamais le plus petit point de croissance à un hypothétique sauvetage du monde, dont elle ne se soucie guère, probablement parce que ses dirigeants ne croient tout simplement pas à la catastrophe. Or, si la Chine fait défaut, le reste ne compte pas (…)
Depuis Kyoto [en 1997] , les Cop sont en échec total, tranche Bertrand Alliot. Elles permettent surtout aux grandes ONG et aux médias complices de relayer le récit de l’apocalypse climatique, les unes pour attirer des fonds à même de nourrir leurs structures, les autres pour vendre du papier. Ce récit finit soit par instiller une peur qui déclenche des comportements aberrants dans la population ou chez les gouvernants, soit, dans la mesure où il est usé jusqu’à la corde, par générer de l’indifférence ou de la lassitude. » [source]
10e pèlerinage international Populus Summorum Pontificum : Messe à l’Autel de la Chaire à Saint Pierre de Rome
Après une processions dans les rues de Rome, une messe traditionnelle a été célébrée par Mgr Descourtieux, ancien membre de l’ex-Commission Ecclesia Dei.



