Le 22 octobre 2021 marque le premier anniversaire de la signature de la déclaration du consensus de Genève (GCD)1 par des dirigeants sages et courageux de nombreuses nations – 32 à l’époque, et bientôt rejoints par 2 autres, représentant en tout2 un cinquième de la population de la planète – agissant pour protéger leurs sociétés en protégeant la santé des femmes, la vie à naître, la souveraineté nationale et la famille. La cérémonie de signature 3 a été introduite par Valerie Huber, Représentante Spéciale pour la Santé Mondiale des Femmes du ministère américain de la santé et des services sociaux (HHS) et architecte du GCD.
Ce jour est historique ! Des hauts fonctionnaires de gouvernements représentant toutes les régions du monde et plus de 1,6 milliard de personnes se tiennent virtuellement ensemble : ministres, ambassadeurs, membres du Congrès et du Parlement, etc. Nous sommes également rejoints par des ONG du monde entier qui célèbrent l’événement historique d’aujourd’hui.
Elle a noté que les six pays parrains4 avait développé le GCD pour qu’il soit le point culminant du Sommet Mondial sur la Santé des Femmes en lien avec l’Assemblée Mondiale de la Santé en mai 2020, mais lorsque ce calendrier a été bouleversé par COVID-19, la décision a été prise de lancer indépendamment le GCD “parce que les gains de santé pour les femmes ne peuvent pas attendre. Soutenir la valeur intrinsèque de la famille ne peut pas attendre. La protection de la vie, née et à naître, et la souveraineté des nations à établir leurs propres lois sur cette question, ne peuvent pas attendre.”
La nécessité de se défendre
La cérémonie de signature a été présidée par le secrétaire d’État à la santé, Alex Azar, qui a expliqué : “La déclaration est bien plus qu’un énoncé de convictions ; c’est un outil essentiel et utile pour défendre ces principes dans tous les organes des Nations Unies et dans tous les cadres multilatéraux, en utilisant un langage préalablement accepté par les États membres de ces organes.” La référence de M. Azar à la “défense” fait allusion à la situation que Mme Huber avait rencontrée lorsqu’elle était Représentante Spéciale pour la Santé des Femmes dans le Monde, comme elle l’a expliqué par la suite.
Je me suis retrouvé à plusieurs reprises dans l’obligation de présenter des excuses à des responsables étrangers pour ce qu’ils considéraient comme une tentative de “colonisation idéologique” de leur pays aux mains des administrations Clinton et Obama. En particulier dans les pays en développement, les responsables ont décrit en privé la pression intense exercée par les États-Unis pour qu’ils abandonnent les valeurs fondamentales qui définissent leurs nations, parfois accompagnée de la menace de perdre une aide étrangère vitale s’ils ne cèdent pas. Des conversations privées avec des diplomates de divers pays ont révélé un sentiment répandu selon lequel les États-Unis nommeraient ces pays et leur feraient honte simplement parce qu’ils ne sont pas d’accord avec les positions occidentales progressistes sur l’avortement ou les questions familiales. Souvent, les États-Unis se joignent à des coalitions de pays progressistes pour faire monter la pression. Des pays ont même été contraints de rappeler leurs diplomates s’ils défendaient trop efficacement leurs convictions fondamentales dans les enceintes internationales.
Mme. Huber a compris que ce qu’il fallait, c’était la force d’une coalition, ce qui est devenu encore plus évident le premier jour de la présidence Biden, le 20 janvier 2021.
Il était un peu surprenant que le jour de l’inauguration, la seule politique que j’ai vue disparaître du site web du gouvernement était toute mention de la Déclaration du Consensus de Genève. Peu de gens aux États-Unis étaient au courant de cette affaire, et pourtant elle a été retirée si rapidement. Cela m’a montré qu’il y avait vraiment beaucoup de valeur dans cette coalition, et qu’en fait elle pouvait être efficace pour protéger la vie et la famille sous l’administration actuelle. Lorsque vous êtes dans une coalition, cela multiplie votre voix, et cela multiplie votre capacité à avoir une influence. Il est également plus dissuasif pour ceux qui exercent l’intimidation ou la pression de s’en prendre à autant de pays à la fois.
L’exemple du Guatemala
Huit jours après son entrée en fonction, le président Joe Biden a officiellement retiré les États-Unis du GCD le 28 janvier 2021. Mais cela n’a pas découragé le président guatémaltèque Alejandro Giammattei, qui le 12 octobre 2021, a signé la GCD lors d’une cérémonie impressionnante 5 témoignant de son ardent soutien. Mme.Huber, qui a également pris la parole lors de l’événement, a ensuite félicité le président pour son courage.
Le Guatemala et le président Giammattei méritent des louanges de la presse, car ils ont fait preuve de courage en défendant les valeurs de leur pays. Il aurait pu se contenter de signer discrètement, mais il a préféré organiser un événement très médiatisé, inviter la presse, les membres de son cabinet et d’autres dirigeants du pays. Il disait essentiellement : C’est important pour notre pays, nous n’allons pas changer d’avis, nous n’allons pas céder aux pressions extérieures et nous sommes fiers de rejoindre cette coalition. J’espère vraiment qu’à la suite de son action publique et courageuse, de nombreux autres pays rejoindront la Déclaration et la Coalition du Consensus de Genève.
Les quatre piliers
Pourquoi d’autres pays devraient-ils adhérer ? Lors de la cérémonie de signature en 2020, le secrétaire d’État Mike Pompeo a parlé des quatre objectifs énoncés dans la GCD comme étant “les piliers de cette déclaration”. Il se trouve qu’ils sont également les piliers de toute nation libre et prospère.
La santé des femmes. La GCD souligne “le droit égal des hommes et des femmes de jouir de tous les droits civils et politiques”6 réaffirme “la contribution des femmes au bien-être de la famille et au développement de la société,”7 reconnaît que “la couverture sanitaire universelle est fondamentale pour atteindre les objectifs de développement durable liés non seulement à la santé et au bien-être,”8 et s’engage à “améliorer et garantir l’accès des femmes aux avantages de la santé et du développement, y compris la santé sexuelle et reproductive, qui doit toujours promouvoir une santé optimale, le meilleur état de santé possible, sans inclure l’avortement”. Commentaire : Le jour de l’an 2020, le pape François a déclaré : ” Si nous voulons un monde meilleur qui soit une maison de paix et non une cour de guerre, nous devons prendre à cœur la dignité de chaque femme….. Une victoire pour les femmes est une victoire pour toute l’humanité.”9 Le rôle unique des femmes dans la bénédiction de l’humanité a été abordé par l’archevêque Bernardito Auza lors de la Commission sur le statut de la femme de 2015 : “Jean-Paul II a qualifié de “génie féminin” cet éclat particulier des femmes à prendre soin de la dignité intrinsèque de chacun et à nourrir les dons des autres. Aujourd’hui, nous sommes ici pour réfléchir à ce génie féminin, pour le célébrer, pour en remercier Dieu, et pour en remercier et louer les femmes.”10
La vie à naître. Le GCD réaffirme la “dignité et la valeur inhérentes de la personne humaine”11 et que “l’enfant… a besoin d’une protection et de soins particuliers… avant comme après la naissance,”12 et que “la maternité et l’enfance ont droit à une attention et une assistance particulières”,13 et souligne qu’”en aucun cas, l’avortement ne doit être promu en tant que méthode de planification familiale” et que “toute mesure ou modification relative à l’avortement au sein du système de santé ne peut être déterminée qu’au niveau national ou local, conformément au processus législatif national.”14Commentaire : En 1981, Mère Teresa a lancé l’appel suivant : “Protégez l’enfant à naître, le plus grand don de Dieu pour chacun de nous et pour le monde.” L’année suivante, lorsqu’elle s’est adressée à la classe de diplômés de Harvard, elle a qualifié l’avortement de “l’une des plus grandes pauvretés” et a ajouté : “une nation, un peuple, une famille qui permet cela, qui accepte cela, sont les plus pauvres des pauvres.” Et s’exprimant en 1994 au National Prayer Breakfast, elle a déclaré : “le plus grand destructeur de la paix aujourd’hui est l’avortement, car c’est une guerre contre l’enfant, un meurtre direct de l’enfant innocent….. Tout pays qui accepte l’avortement n’apprend pas à son peuple à aimer, mais à utiliser n’importe quelle violence pour obtenir ce qu’il veut.”15
La souveraineté nationale. Le GCD réaffirme “le consensus international de longue date selon lequel chaque nation a le droit souverain de mettre en œuvre des programmes et des activités conformes à ses lois et à ses politiques”, et réaffirme “l’importance de l’appropriation nationale et le rôle et la responsabilité primordiaux des gouvernements à tous les niveaux pour déterminer leur propre voie vers la réalisation de la couverture sanitaire universelle, conformément aux contextes et aux priorités nationales”.16Commentaire : Réunis à Moscou en octobre 1943, les gouvernements alliés des États-Unis, du Royaume-Uni, de l’Union Soviétique et de la Chine ont déclaré conjointement qu’ils reconnaissaient “la nécessité d’établir à la première date possible une organisation internationale générale, fondée sur le principe de l’égalité souveraine de tous les États pacifiques, et ouverte à l’adhésion de tous ces États, grands et petits, pour le maintien de la paix et de la sécurité internationales”. Ce principe fondamental du droit et de l’ordre international a été consacré par l’article 2.1 de la Charte des Nations Unies : “L’Organisation est fondée sur le principe de l’égalité souveraine de tous ses Membres.”
La famille. Le GCD réaffirme que “la famille est l’élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l’État”17 et s’engage à “soutenir le rôle de la famille comme fondement de la société et comme source de santé, de soutien et de soins”. Commentaire : La famille n’a pas seulement été, selon les mots de l’historien Will Durant, “le fondement ultime de toutes les civilisations connues de l’histoire”18 mais, selon la Déclaration de Doha, elle est aussi “l’agent fondamental du développement social, économique et culturel durable”.19 L’ancien ambassadeur Michael Novak a déclaré : “La famille est la pépinière des compétences économiques, des habitudes financières, des attitudes à l’égard du travail et de l’art de l’indépendance financière. La famille est une agence de réussite éducative plus forte que l’école. La famille est un meilleur professeur d’imagination religieuse que l’église. La planification politique et sociale dans un ordre social sage commence par l’axiome suivant : “Ce qui renforce la famille renforce la société” ….. Les rôles d’un père et d’une mère, et des enfants par rapport à eux, constituent le centre absolument critique de la force sociale.” Il a également mis en garde : “Tout au long de l’histoire, les nations ont pu survivre à une multiplicité de catastrophes – invasions, famines, tremblements de terre, épidémies, dépressions – mais elles n’ont jamais pu survivre à la désintégration de la famille.”20
Invitation à adhérer
Pour toute nation, protéger et renforcer ces quatre piliers revient à se protéger et à se renforcer elle-même.
Nous invitons respectueusement votre pays à se joindre à la déclaration historique du consensus de Genève en contactant l’ambassade du Brésil aux États-Unis à Washington, D.C., téléphone +1 (202) 238-2700, courriel [email protected]. Nous reprenons les mots de Valérie Huber : “Les pays de la Déclaration du Consensus de Genève doivent rester unifiés et doivent également s’adjoindre de nouveaux membres, car il y a bien plus que 34 pays qui partagent les valeurs qu’elle contient….. La coalition du GCD est la meilleure défense de la vie et de la famille à travers le monde.”
International Organization for the Family
Centre pour la Famille et les Droits de L’homme
Familles Unies Internationales
Institut Ruth
CitizenGO, Espagne
REAL Women of Canada
Alliance Latino-Américaine pour la Famille
Association des Familles Américaines de New York
Family Policy Institute, Afrique du Sud
Family First, Nouvelle-Zélande
Fondation Novae Terrae, Italie
HazteOir.org, Espagne
Provive, Venezuela
Institut pour la Politique Familiale, Espagne
Groupe de Pression FamilyPolicy.RU, Russie
Association pour la paternité et la famille des Amérindiens
Eric Zemmour : “Ça finira mal”, la prédiction de Philippe de Villiers sur sa candidature
Réponse de Philippe de Villiers :
Une rumeur de presse me fait dire sur @ZemmourEric : “ça finira mal”. Erreur sur la personne. Je parlais de Macron. Pour Zemmour, j’ai plutôt l’impression que ça va finir très bien.
Une rumeur de presse me fait dire sur @ZemmourEric : “ça finira mal”. Erreur sur la personne. Je parlais de Macron. Pour Zemmour, j’ai plutôt l’impression que ça va finir très bien.
Une nouvelle maison d’accueil pour femmes enceintes seules va bientôt ouvrir ses portes, et l’association a besoin de vous !
Dans un monde où l’avortement est présenté comme « la seule solution » certaines futures mamans font le choix fort voire héroïque disons-le, de garder leur bébé malgré les avis contraires du copain, de la famille, malgré une situation défavorable tout simplement. Le projet de la Maison de Rosalie est de les soutenir et les accompagner pour qu’elles puissent accueillir dans les meilleures conditions qu’il soit leur enfant à naître.
Dans cette Maison, une équipe d’éducatrices formées, partage la vie des femmes accueillies pendant cette période charnière de leur grossesse et des premiers temps de vie de leur enfant ; la Maison de Rosalie offre à la fois un accompagnement et une vie ensemble, dans un petit village de campagne, pour bénéficier d’un cadre de vie paisible et familial, et d’une certaine indépendance.
La Maison de Rosalie accueille les femmes enceintes, sans autre critère d’accueil que celui de la détresse du cœur d’une mère, face à l’arrivée de son enfant dans des conditions qui lui semblent difficiles.
Tant de femmes ont besoin d’aide, mais ne savent pas qu’elle existe.
A l’occasion des veillées pour la Vie, l’association propose dans les lieux et horaires qui conviennent le mieux aux paroisses intéressées (soir de semaine ou week-end), une rencontre pour la Vie avec :
– un échange-témoignage autour de l’accueil et l’accompagnement des femmes enceintes seules, confrontées à une grossesse imprévue, avec des éducatrices et des mamans ayant été accueillies (environ 45 min)
– un temps de prière pour la Vie organisé et animé par la paroisse.
Trois ans après le discours-programme prononcé par le maréchal Abdel-Fattah El-Sissi le 28 décembre 2014 devant l’aéropage d’El-Azhar (cf. PFV n° 82), la journaliste Denise Ammoun notait qu’un « duel feutré » oppose la présidence et l’institution religieuse (Le Point, 27 novembre 2017). Face aux exigences réformatrices formulées par le chef de l’État, le grand-imam Ahmed El-Tayyeb se heurte à « la résistance d’une majorité de grands savants traditionalistes qui siègent autour de lui », constatait peu après son confrère Georges Malbrunot lors d’un reportage au Caire au cours duquel il avait recueilli cette remarque d’un diplomate occidental :
« Cheikh Tayyeb fait de l’équilibrisme entre ses conservateurs et ses rénovateurs, il est sur la corde raide » (Le Figaro, 25 mars 2018).
Ce désaccord se vérifie, entre autres, dans l’application des objectifs énoncés lors de la Conférence sur « L’unification des Fatwas » qui s’est déroulée au Caire les 17 et 18 août 2015 et qui a décidé la création d’un Centre international de la Fatwa (cf. PFV n° 83).
Cet événement n’a donc pas apaisé la rivalité entre plusieurs acteurs sur la scène égyptienne : la Présidence de la République, engagée dans un processus de modernisation autoritaire ; Dar el-Iftah, l’organisme officiel dirigé par un mufti responsable de la rédaction et de la diffusion des fatwas ; El-Azhar, qui s’arroge aussi ce pouvoir, y compris hors du contexte local, naviguant entre les divers courants qui composent l’institution (conservateurs, modernistes, extrémistes) ; les mouvements idéologiques qui se rattachent à plusieurs formes d’islamisme présentes au pays du Nil. Le fonctionnement des institutions publiques est ainsi tributaire de rapports de forces, situation qui rejaillit politiquement sur le contenu des fatwas.
LA CONDITION DE LA FEMME
Les participants à la Conférence de 2015 ayant proclamé la nécessité de modifier le regard porté sur les femmes, ainsi que sur leur place dans la famille et la société, ont exprimé leur intention de veiller à ce que les fatwas émises dans ces domaines ne soient plus désormais fondées sur des « conceptions erronées de la charia ».
Cependant, les décisions prises depuis lors par El-Azhar confirment le maintien d’approches antérieures, oscillant entre libéralisme, conservatisme et ambiguïté.
Quand El-Azhar s’impose
En 2017, le Conseil supérieur des oulémas (El-Azhar), a décliné fermement par écrit, au nom du « consensus dessavants », la proposition du président Sissi tendant à moderniser la pratique du divorce, c’est-à-dire à
« mettre fin à la pratique de la répudiation orale, qui permet à un homme de divorcer en répétant trois fois une formule sans avoir besoin de passer devant un juge ou un officier de l’état civil » (La Croix, 17 mai 2017).
Peu après, El-Azhar a dénoncé un projet de loi tunisien prévoyant la reconnaissance de l’égalité successorale pour les enfants héritiers, au motif qu’une telle disposition « est contraire à la charia islamique », puisque la part revenant à l’homme équivaut au double de celle à laquelle la femme a droit (Coran 4, 11). L’annonce, faite par le président Kaïs Saëd à l’occasion de la « Fête de la femme » (13 août 2017), avait pourtant reçu l’aval du mufti de la République tunisienne, Othman Battîkh, pour qui cette réforme « consolide la place de la femme et élimine les discriminations entre les deux sexes ». Tout en affrontant l’opposition de ses confrères juristes, ce dernier renonçait aussi à sa position antérieure (Stéphane Valter, Fatwas et politique, CNRS Éditions, 2020, p. 286). Cédant aux pressions, Kaïs Saëd retira alors ce texte (La Croix, 13 août 2017 ; A. Laurent, « Où en est la femme dans l’islam ? », La Nef, n° 340, octobre 2021).
Dans une déclaration publiée le 1er mars 2019 en prévision de la Journée internationale de la femme (8 mars), Tayyeb a estimé que « la polygamie est souvent une injustice envers la femme et des enfants », rappelant que la possibilité « de prendre une deuxième, une troisième ou une quatrième épouse » est soumise à « des conditions d’équité » (Coran 4, 3), exigence cependant impossible à observer selon le Coran lui-même (4, 129). La polémique qui s’en est suivie a obligé El-Azhar à préciser que le grand-imam « n’avait pas du tout évoqué une interdiction de la polygamie » (La Croix, 4 mars 2019).
Pendant le mois de Ramadan 2019, lors d’une émission télévisée, Tayyeb a déclaré que, d’après le Coran (4, 34), les maris peuvent battre leurs femmes si elles ne sont pas disciplinées, mais « à condition de ne pas briser les os à la suite de ces coups » (Atlantico, 13 juin 2019).
Interrogé par une chirurgienne sur la licéité de recoudre l’hymen d’une femme violée ou abusée, le directeur de la Recherche au Centre international de la Fatwa (fondé en 2016), Ahmed Mamdouh, a délivré une fatwa positive, obligeant la femme concernée de faire un acte de repentance pour pouvoir épouser l’homme de son choix. Dans une réplique publiée sur un site Internet, Mouna Hilmi, poète égyptienne, en a dénoncé l’hypocrisie vis-à-vis du futur mari et l’injustice d’une telle sentence qui ne prévoyait aucune sanction contre l’agresseur (Ahewar – Le Dialogue, 28 septembre 2021).
Quand le gouvernement capitule
Sur la question de la femme, El-Azhar pourrait remporter une victoire sur le gouvernement égyptien comme le laisse entrevoir l’annonce récente d’une révision du Code de la famille soumise au Parlement. Si ce projet est voté, une femme ne pourra pas se marier sans l’accord d’un tuteur, signataire avec l’époux du contrat de mariage et, de ce fait, habilité à l’annuler. Cette mesure s’appliquerait aussi aux chrétiennes : en cas de conversion de leur mari à l’islam, elles perdront leur droit de garde sur leurs enfants. « Le droit musulman est l’unique source du Code de la famille », a soutenu Tayyeb, qui se dit opposé à ce que les affaires familiales soient régies sur le plan civil (La Croix, 5 mai 2021).
RIVALITÉS ISLAMISTES
Les difficultés entre l’État et El-Azhar s’enracinent dans un contexte marqué par les influences islamistes dans la société égyptienne. Elles peuvent conduire à des compromis réciproques.
Le culte musulman sous surveillance
En 2014, le ministère des Waqf (biens religieux), chargé du culte, a annoncé son intention de confier à ses services la rédaction des prêches hebdomadaires. Chaque vendredi, le même texte devait obligatoirement être lu par les imams dans toutes les mosquées du pays. Il s’agissait de « couper court aux tentatives des Frères musulmans et de leurs sympathisants d’utiliser la chaire des mosquées comme tribune de leur combat politique ». Le Conseil supérieur des oulémas d’El-Azhar, qui n’avait pas été consulté, a rejeté cette décision, considérant que, selon l’article 7 de la Constitution égyptienne, l’institution azharienne « est la principale autorité de référence pour les questions religieuses touchant à l’islam » et estimant qu’« il valait mieux améliorer la formation des imams et ouvrir leur horizon culturel plutôt que de leur enjoindre de lire un prêche rédigé » (Ahmed Abdel Alim, Orient XXI, 2 septembre 2016).
Le ministre des Waqf a alors consenti à n’imposer que des « thèmes », laissant à chaque responsable de mosquée la liberté rédactionnelle (La Croix, 17 mai 2017).
En 2017, El-Azhar a nommé 144 femmes pour prêcher dans les mosquées les plus importantes d’Égypte, cela en vue « d’essayer de modérer un discours religieux parfois extrémiste diffusé à la radio et à la télévision par des prédicatrices non officielles » (La Croix, 20 février 2017). Que signifie cette décision ?
« El-Azhar est un peu aux abois : le bureau du grand-imam veut sortir de son isolement et se demande comment faire pour lutter contre l’extrémisme » (un observateur anonyme cité par La Croix, 27 février 2017).
Frères musulmans et salafistes
Conscient de l’hostilité farouche du chef de l’État envers les Frères musulmans (FM), dont l’influence, sans être exclusive, est avérée au sein d’El-Azhar (en témoignent les femmes revêtues du niqab, le voile intégral, que l’on peut croiser sur le campus, jusque dans la partie qui leur est réservée), Tayyeb a peut-être voulu donner des gages à l’autorité politique en suscitant une fatwa diffusée par le Centre international fin 2020. Celle-ci a invalidé l’appartenance aux Frères musulmans. « Ces groupes déforment les textes, les retirent de leur contexte et les utilisent à des fins qui leur sont propres, afin de dénaturer et perdre les peuples. Y adhérer est proscrit par la charia ». Constatant que « cette fatwa est une première dans l’histoire d’El-Azhar », Hussein El-Qadi, chercheur en affaires religieuses, y voit « un jalon louable et important » et pense que « d’autres mesures devraient s’en inspirer » (Arabnews.com, 21 décembre 2020).
Cependant, l’islamisme est présent en Égypte sous d’autres étiquettes, notamment le parti salafiste El-Nour (La Lumière). Rival des FM, il s’inspire du wahhabisme séoudien. Or, selon le chercheur Stéphane Valter, cette idéologie submerge le monde islamique de fatwas
« qui façonnent les opinions publiques et obligent les différentes autorités religieuses à se positionner » (Fatwas et politique, op. cit., p. 16).
Ayant fait allégeance à Sissi (cf. PFV n° 82), s’abstenant de critiquer le pouvoir, El-Nour peut répandre librement sa vision de l’islam (Gilles Kepel, Sortir du chaos, Gallimard, 2018, p. 219) ; disposant au Sénat de deux représentants nommés par Sissi, il fournit au régime « la caution islamique à l’éradication des Frères musulmans » (G. Kepel, Le prophète et lapandémie, Gallimard, 2021, p. 171-172). Ce parti bénéficie également d’une influence réelle au sein d’El-Azhar, qui dépend largement du financement des Émirats Arabes Unis, autre parrain d’El-Nour.
Un étudiant d’El-Azhar a témoigné de la présence de l’islamisme au cœur de l’institution.
« Les Frères et les salafistes sont partout, mais ne le revendiquent pas ouvertement. Petit à petit, ils viennent te voir et te draguent » (Le Point, 16 juin 2016).
LA RÉFORME IMPROBABLE
Bernard Godard, observateur attentif du monde musulman (entre 1997 et 2002, il fut chargé du dossier islam par les ministres de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement puis Daniel Vaillant), en déduit :
« C’est dire si les espoirs de réinterprétation, de contextualisation de la religion musulmane s’éloignent à une époque où il y a urgence en la matière […]. Pour éloigner la séduction lentement et longuement bâtie par les islamistes, on affiche un conservatisme qui fait un clin d’œil aux salafistes et cela avec le regard complice des Séoudiens et des Émiriens » (Atlantico, 13 juin 2019).
Deux enquêtes journalistiques réalisées sur place vont dans le même sens.
« De l’aveu même de certains azharistes, El-Azhar est aujourd’hui dans l’incapacité totale de réformer en profondeur l’interprétation des textes religieux. “Nous sommes bloqués dans notre passé glorieux”, lâche l’un d’eux. […] Pendant les cours, Copernic et Darwin n’ont pas droit de cité » (Armin Arafi, Le Point, 16 juin 2016).
« Bref, la “modernisation” d’El-Azhar, souhaitée par le pouvoir, prendra beaucoup de temps » (Georges Malbrunot, Le Figaro, 25 mars 2018).
Des observateurs constatent chez Tayyeb un manque de clarté qui se manifeste de diverses manières : affirmation du refus de toute connivence avec la politique ; insistance sur l’option du « juste milieu » (entre tradition et modernité) dans l’enseignement d’El-Azhar comme preuve de la lutte contre le fanatisme ; rejet de toute méthode d’interprétation des textes sacrés musulmans qui s’inspirerait des sciences humaines « occidentales », au motif que la tradition islamique dispose de ses propres outils d’analyse. Tout cela pousse certains d’entre eux, comme le politologue égyptien Oussama Nabil, à s’interroger sur la ligne du grand-imam.
« Est-il un farouche partisan d’un “islam des Lumières” empêché d’agir par les FM et les salafistes et contraint d’affirmer son indépendance face au pouvoir politique ? Ou un opposant à l’islamisme mais aussi à “l’Occident” et partisan d’une réforme a minima ? » (La Croix, 17 mai 2017).
Compte tenu du lien existant entre fatwas et prises de position politiques, considérer El-Azhar comme une institution strictement religieuse relève d’une « distinction théorique », observe Stéphane Valter.
« Les éventuelles divergences entre avis juridiques et prises de position publiques doivent de plus en plus être vues comme reflétant les tensions internes à l’institution, qui est en partie le reflet des combats idéologiques traversant toute la société [égyptienne]. En ce sens, fatwas et politique ne sont in fine que les deux faces de la même réalité » (Op. cit., p. 123).
POUR CONCLURE
Le sujet abordé ici soulève deux questions : l’orthodoxie doctrinale ; la légitimité et l’autorité reconnue des institutions. Le juriste tunisien Yadh Ben Achour propose l’explication suivante.
« L’énorme différence entre le christianisme et l’islam, c’est que dans un cas nous avons une Église détenant le monopole de la vérité religieuse, qui joue le rôle de l’intercesseur entre Dieu et l’homme et stabilise la dogmatique orthodoxe, tandis que dans l’autre nous avons une orthodoxie diffuse, à fragmentation, partagée entre plusieurs éléments du corps social et dans laquelle la majorité du peuple des croyants joue un rôle fondamental. Pour cette raison, un certain nombre d’auteurs, comme Shahab Ahmed [universitaire et islamologue pakistano-américain, 1966-2015, auteur de What is Islam ?, ndlr], estiment que la notion même de “religion” qui suppose la division binaire entre le religieux et le séculier, le profane et le sacré, n’est pas applicable à l’islam ».
« Le problème c’est que, dans l’histoire, ce dualisme théologique impliqué par l’idée de la voie droite va prendre les formes d’un phénomène essentiellement politique, un enjeu de pouvoir. En effet, qui est habilité à définir la voie juste, la voie droite ? Réponse : le vainqueur politique, celui qui a remporté la victoire militaire. C’est ainsi que se forme l’orthodoxie […]. Cette consécration est donc le résultat d’un succès politique, souvent relayé par une majorité d’adeptes […]. Ce succès politique n’est cependant jamais assez fort pour réellement éliminer la dissidence » (L’islam et la démocratie, Gallimard, 2020, p. 207-208).
À la suite de Sainte Mère Térésa, exemple de charité chrétienne, mettons la prière à la première place.
À l’âge de 36 ans, le 10 septembre 1946, Sainte Mère Térésa reçoit « l’appel dans l’appel ». Déjà religieuse, elle quitte sa mission d’enseignante dans une école de filles pour suivre Jésus dans les bidonvilles de Calcutta et dans le service des plus pauvres. Alors que sa petite communauté de sœurs croule sous le travail, une décision est prise : une heure supplémentaire d’adoration. C’est un grand changement dans leur vie qui leur permet d’approfondir leur amour pour les pauvres.
Devant le monde entier, le jour où elle reçoit le Prix Nobel de la paix, Sainte Mère Térésa n’hésite pas à s’engager pour la vie et nous invite à cette prière « Seigneur, donne-nous le courage de protéger l’enfant à naître ! ».
À l’appel de Benoit XVI, partout en France et à l’international, depuis plus de 10 ans, des veillées pour la vie sont organisées à la veille de l’avent. Cette année, ce sera le 27 novembre.
Nous avons tous les outils sur ce site pour agir. Alors maintenant, retroussons nos manches pour aider nos prêtres à en organiser une dans nos paroisses, nos communautés, ou nos foyers. Remettons la prière au centre de notre vie.
Nous servirons d’autant mieux notre société en ayant ce cœur à cœur avec le Christ avant. Soutenons les centres d’accueil pour les futures mères. Proposons notre aide aux jeunes mamans. Développons cette culture de vie autour de nous.
Nous pouvons aussi nous former en bioéthique pour répondre aux questions de notre époque si nous en avons la possibilité.
“La situation est compliquée” dans les hôpitaux, reconnaît le ministre de la Santé, Olivier Véran :
“Nous venons de donner un coup de sonde dans seize CHU et effectivement, si on extrapole les données, on constate une hausse de près d’un tiers des postes vacants chez les paramédicaux par rapport à l’automne 2019”, “un certain nombre d’unités dans des hôpitaux sont obligées de fermer temporairement, ou de réduire la voilure, faute de soignants, faute surtout de pouvoir en recruter”.
Olivier Véran note également une augmentation de l’absentéisme ainsi que des démissions.
La Fédération hospitalière de France (FHF) avait fait état, le 20 octobre, d'”un taux d’absentéisme de l’ordre de 10%” et de “2 à 5% de postes vacants de soignants” au sein des hôpitaux et des établissements médico-sociaux publics.
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous :
le 27 octobre 625 : élection du pape Honorius 1er.
le 27 octobre 1293 : le Roi Philippe le Bel cite le roi Edouard Ier d’Angleterre devant sa Cour, en tant que duc de Guyenne, et menace de lui confisquer le duché.
Comme Edouard ne se déplace pas, le duché est confisqué le 19 mai suivant.
le 27 octobre 1490 : la duchesse Anne de Bretagne rejoint la ligue formée contre le Roi Charles VIII par Maximilien d’Autriche, Ferdinand d’Aragon et Henri VII d’Angleterre.
Un an après les Etats de Bretagne lui conseillent d’épouser Charles VIII. Elle sera finalement Reine de France, et épousera deux Rois successivement.
le 27 octobre 1614 : réunion des états généraux à Paris.
Depuis l’assassinat d’Henri IV, le 14 mai 1610, c’est sa veuve, la reine Marie de Médicis, qui assure la régence. Cette réunion est un échec. Les états généraux, discrédités, ne seront plus réunis avant 1789. Entre temps, le cardinal de Richelieu, principal ministre de Louis XIII de 1624 à 1642, permettra à la monarchie de reprendre le dessus et de mettre au pas l’aristocratie, y compris la reine mère !
le 27 octobre 1662 : rachat de Dunkerque et Mardyck par Louis XIV.
Le 27 octobre 1662, Louis XIV rachète Dunkerque et Mardyck, dans le Nord, pour 400 000 £ au roi d’Angleterre Charles II. L’opération est réalisée après la victoire de Turenne à la bataille des Dunes, contre l’armée espagnole des Flandres dirigée par Condé, en juin 1658. Voir les chroniques du 20 mai et du 14 juin.
le 27 octobre 1722 : le Roi Louis XV est reçu novice chevalier, puis grand maître souverain de l’ordre du St-Esprit, dans la cathédrale de Reims.
Voir son couronnement le 25 octobre.
le 27 octobre 1873 : lettre du comte de Chambord, publiée dans le journal légitimiste L’Union.
Démentant les paroles de Charles Savary, le comte constate que « l’opinion publique, emportée par un courant que je déplore, a prétendu que je consentais enfin à devenir le roi légitime de la révolution. […] Les prétentions de la veille me donnent la mesure des exigences du lendemain, et je ne puis consentir à inaugurer un règne réparateur et fort par un acte de faiblesse. »
C’est la seconde fois que le comte refuse en apparence de céder sur le drapeau après celle de l’hiver 1871-72. Deux éléments lui interdisent de régner : cette monarchie constitutionnelle n’est qu’une république couronnée qui rejette toute origine divine du pouvoir, et le testament de la duchesse d’Angoulême, sœur du Dauphin Louis XVII, qui se trouve au Vatican.
le 27 octobre 1986 : rencontre à Assise des représentants de douze religions avec Jean-Paul II pour la paix.
le 27 octobre 2005 : la mort de deux adolescents déclenche trois semaines d’émeutes dans les banlieues.
Deux adolescents qui tentaient d’échapper à la police pour une raison indéterminée se cachent dans un transformateur d’EDF et meurent électrocutés. La nuit qui suit va alors être le théâtre d’incidents. C’est le début de « la crise des banlieues ». Ces émeutes ne sont que la preuve par l’absurde de l’échec de la politique d’intégration à la française, l’échec de la politique de la ville, où les bidons villes des années 50 ont été remplacés par des ghettos, où la loi française est devenue une loi étrangère.
Pour pouvoir continuer à faire des confitures (dont 2 “médaille d’or” au Concours Général Agricole en 2020 : cerises griottes, et orange), les sœurs de l’abbaye des Gardes construisent un nouvel atelier.
Et pour les aider à financer une partie de ces travaux, Divine Box leur propose un relai par le web, en lançant une “opération confiture”, dont l’objectif est de vendre au moins 1500 pots avant dimanche minuit :
Louis Saillans est entré dans les commandos marine en 2011. Pendant près de 10 ans, en tant que chef de groupe dans les forces spéciales, il a traqué des djihadistes, libéré des otages, capturé des ennemis de la France. Dans « chef de Guerre », Louis Saillans raconte ses missions, et pour Livre Noir, il dévoile son parcours dans les forces spéciales, son engagement pour la France et ses propositions lutter contre l’islamisme.
Jeffrey Sachs a été nommé membre de l’Académie pontificale des sciences sociales le lundi 25 octobre. Cet économiste est un fanatique néo-malthusien, pro-avortement convaincu et théoricien du contrôle de la population.
Conseiller de trois secrétaires généraux de l’ONU, gourou du développement durable (il est actuellement directeur du Centre pour le développement durable de l’Université de Columbia), il est connu pour avoir échoué d’une part en Pologne pour accélérer la transition d’une économie communiste à un système capitaliste, d’autre part en Afrique où il a choisi 12 villages qui devaient devenir en cinq ans des modèles.
Ses livres et ses discours montrent une obsession pour le supposé problème de la surpopulation. Grand admirateur de la Chine, dont la « politique de l’enfant unique » a fait disparaître quelque 400 millions d’êtres humains en 40 ans, il a joué un rôle dans la rédaction de l’encyclique Laudato Si’ (2015). Dans son livre de 2009 sur la « planète surpeuplée », il demandait que l’avortement soit partout légalisé pour éliminer les « enfants non voulus » quand la contraception a échoué, et pour « accélérer le déclin de la fertilité ».
L’analyse de Marco Gervasoni, traduite par Benoît-et-moi :
Les catholiques français ont-ils enfin trouvé en Éric Zemmour (journaliste et essayiste, d’origine juive algérienne, né en 1958) un leader en qui ils peuvent avoir confiance? Il semblerait que ce soit le cas si l’on en croit l’accueil enthousiaste qu’il a reçu, par exemple, de la part des nombreux anciens de la Manif pour tous, qui, sous Hollande, avait mobilisé une grande partie de la France contre le mariage homosexuel. […]
C’est précisément parce qu’ils sont devenus plus « identitaires », si l’on peut dire, que les catholiques français ne veulent pas être protégés mais veulent faire entendre leur voix dans la sphère publique, et ils ne font certainement plus confiance aux vestiges des différentes démocraties chrétiennes à la française, désormais incarnées par Bayrou, qui est complètement subordonné à Macron. C’est précisément en raison de ce plus grand sentiment de fierté de se dire croyant que l’hostilité de l’époque de Hollande vaut toujours mieux que l’indifférence de Macron: le fait est qu’aucun candidat ou pré-candidat n’a réchauffé le cœur des croyants jusqu’à l’arrivée de Zemmour.
Zemmour est juif, une croyance qu’il a pratiquée jusqu’en 2013, mais il répète depuis des années qu’il est « imprégné de catholicisme ». Et c’est bien le cas, car étant un nationaliste gaulliste, Zemmour sait très bien que l’histoire de France, qui ne commence pas en 1789, serait inexistante sans l’Église catholique d’une part et le catholicisme d’autre part, à la fois comme dévotion populaire et comme imprégnation dans la haute culture, et la culture littéraire en particulier. En lisant ses livres, le dernier La France n’a pas dit son dernier mot mais surtout, en matière de religion, le précédent Destin Français, on s’aperçoit qu’il s’inscrit dans la tradition de ce que Maurice Barrès, romancier et parlementaire de droite au début du XXe siècle, appelait les « athées catholiques ». Personnellement non croyants, mais convaincus que sans le catholicisme nous ne serions rien, nous n’aurions pas de passé, mais surtout nous n’aurions pas d’avenir. Les « catholiques adultes » se moquent de cette tendance, qu’ils jugent insincère et presque destinée à instrumentaliser la religion: mais en réalité, elle la protège, notamment contre le défi de l’Islam, bien plus que de nombreux « croyants dévots ».
Zemmour est le premier, et bien plus que Fillon lui-même, à dire aux catholiques français « je vous ai entendu », qu’il est prêt à faire entendre leur voix dans la sphère publique et politique en tant que partie fondamentale de la nation française. Au fond, Zemmour s’inscrit dans la continuité du gaullisme originel du Général, d’André Malraux et de bien d’autres, et du néo-gaullisme » souverainiste » de Philippe de Villiers et de Philippe Seguin, ainsi que de diverses intuitions de Sarkozy, même si ce dernier n’échappe pas à la critique de Zemmour comme étant excessivement « américanisé ».
Rien à voir avec l’extrême-droite ou le racisme, comme l’écrivent les grands médias, et comme le prétendent les politiciens de gauche et ceux de la « gauche de droite », c’est-à-dire beaucoup de représentants du PPE. D’ailleurs, aujourd’hui, De Gaulle, Malraux, Pompidou seraient considérés comme d’extrême droite. Alors que le pays français réel est devenu de plus en plus conservateur, le pays légal et le pays médiatique se sont déplacés à gauche. Et pour des journaux comme Le Nouvel Observateur, Libération ou Le Monde, être croyant (dans le christianisme, bien sûr, pas l’islam) est désormais considéré comme une chose infamante, dont il faut avoir honte, tandis que les églises et les édifices religieux catholiques tombent en ruines ou sont incendiés par des « mains mystérieuses ».
Peut-être que Zemmour n’ira pas loin, peut-être même qu’il ne se présentera pas aux élections : mais à partir d’aujourd’hui, les catholiques français ont un espoir de plus.
En février 2020, l’ECLJ publiait un rapport qui fit le tour du monde sur Les ONG et les juges de la CEDH révélant qu’au moins 22 des 100 derniers juges de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) sont d’anciens collaborateurs de sept fondations et ONG, et qu’ils ont jugé à de très nombreuses reprises des affaires soutenues par leurs propres organisation, en situation flagrante de conflits d’intérêts. Parmi ces organisations, l’Open Society de George Soros se distingue par le fait que douze de ses collaborateurs sont devenus juges à Strasbourg, et qu’elle finance les six autres ONG mises en cause, parfois très largement. La présence massive de juges issus d’un même réseau témoigne de l’emprise de grandes fondations et ONG privées sur le système européen de protection des droits de l’homme et met en cause son impartialité. Ce rapport souleva une série de questions en matière de procédure et d’éthique judiciaires, qui furent soumises à l’attention des instances du Conseil de l’Europe.
La CEDH, bien que « en colère » (d’après Le Monde), décida de ne pas y répondre publiquement, à la différence de nombreux responsables politiques et de plusieurs ministres – notamment bulgare et russe – qui s’inquiétèrent publiquement de la situation. Même le Comité des Ministres, c’est-à-dire l’instance suprême du Conseil de l’Europe regroupant les 47 ambassadeurs et dont dépend la Cour européenne, fut contraint d’admettre publiquement la véracité du rapport, indiquant vouloir réévaluer « d’ici fin 2024, à la lumière de l’expérience acquise, l’efficacité du système actuel de sélection et d’élection des juges de la Cour » (le 8 avril 2021). Peu après, le 20 avril 2021, l’Open Society échoua pour la première fois à faire élire l’un de ses salariés candidats à la fonction de juge à Strasbourg. Le barrage, suscité par le rapport de l’ECLJ, fut trop fort.
Le 26 juillet dernier, le Comité des Ministres s’est une nouvelle fois exprimé publiquement, en réponse à deux questions parlementaires pointant du doigt le dysfonctionnement de la procédure de récusation des juges ainsi que l’impossibilité de demander une révision des décisions de la Cour. Cette réponse, comme la précédente, fit montre de toute l’attention que les ambassadeurs portent à ces questions, tout en précisant qu’il appartient seulement à la Cour de résoudre ces problèmes. Ici encore, le Comité des Ministres indique une porte de sortie en révélant le fait que la Cour a entrepris de réexaminer son Règlement « y compris l’article 28 » qui traite précisément de la question des conflits d’intérêts. Enfin !
L’insuffisance de cet article 28 du Règlement de la Cour fut précisément dénoncé dans le rapport de l’ECLJ car il ne fait pas obligation aux juges de déclarer leurs situations de conflits d’intérêts, et ne prévoit pas de procédure formelle de récusation. Sa révision est nécessaire, et l’on peut se réjouir qu’elle soit entreprise, même si elle se réalise de façon confidentielle et n’aboutira pas, probablement, avant plusieurs mois.
Enfin, autre fruit important, et non des moindres, du rapport : la CEDH a publié le 2 septembre une nouvelle version de sa « résolution d’éthique judiciaire » adoptée le 21 juin 2021. Il s’agit d’un texte interne qui précise le Règlement de la Cour et les obligations déontologiques des juges. Le texte précédent datait de 2008 ; en le comparant au texte nouveau, il apparaît que la révision est profonde et répond partiellement aux mises en causes de la Cour par le rapport de l’ECLJ.
Le nouveau texte « serre la vis » : il renforce les obligations d’intégrité, d’indépendance et d’impartialité des juges. En écho au rapport de l’ECLJ, la résolution oblige à présent les juges à être indépendants de toute institution, y compris de toute « organisation » et « de toute entité privée », en référence aux ONG et autres fondations telles que l’Open Society. Le texte ajoute que les juges « doivent être libres de toute influence injustifiée, qu’elle soit interne ou externe, directe ou indirecte. Ils s’abstiennent de toute activité, de tout commentaire et de toute association, refusent toute instruction et évitent toute situation pouvant être interprétés comme nuisant à l’exercice de leurs fonctions judiciaires ou comme étant de nature à nuire à la confiance que le public se doit d’avoir en leur indépendance. » Le texte précédent était beaucoup plus succinct.
Sur l’impartialité, le nouveau texte ajoute l’interdiction explicite de « participer à aucune affaire qui pourrait présenter un intérêt personnel pour eux », renforçant ainsi la prévention des conflits d’intérêts. Les juges doivent en outre s’abstenir « de toute activité, de tout commentaire et de toute association pouvant être interprétés comme étant de nature à nuire à la confiance que le public se doit d’avoir en leur impartialité ».
La nouvelle résolution d’éthique judiciaire de la Cour fait aussi obligation nouvelle aux juges d’être assidus à leur fonction de juge, de limiter leurs activités extérieures, et de façon plus significative encore, de mettre un frein à leur langue en s’abstenant de « s’exprimer, sous quelque forme et par quelque moyen que ce soit, d’une manière qui nuirait à l’autorité ou à la réputation de la Cour, ou qui serait de nature à susciter des doutes raisonnables quant à leur indépendance ou leur impartialité. » Il s’agit là pour la Cour de limiter les critiques portées à son encontre par les juges eux-mêmes ; cette nouvelle interdiction fait suite à la publication du livre de l’ancien juge slovène Boštjan Zupančič dans lequel il révèle des aspects problématiques du fonctionnement interne de la CEDH, après y avoir siégé pendant 18 ans (Sur la cour européenne des droits de l’homme, Rétrospective d’un initié (1998-2016), L’Harmattan, 2018)
Une autre interdiction nouvelle porte sur l’acceptation de « toute décoration ou distinction pendant l’exercice de leurs fonctions de juge de la Cour ». Cette mesure fait suite au scandale provoqué par la façon dont l’actuel Président de la CEDH se « fit balader » au cours d’un voyage officiel en Turquie en septembre 2020, acceptant de recevoir un doctorat honoris causa de l’université publique, tout en omettant de rencontrer les opposants et les victimes du régime.
Ainsi, le scandale du rapport sur les « Juges -Soros » porte des fruits, parce qu’il est justifié. Il fallait secouer la Cour, quitte à prendre des coups en retour, pour parvenir à une amélioration de ses procédures internes. Le scandale était nécessaire face à l’inertie de l’institution et à la profondeur de l’influence de ces quelques ONG et fondations privées.
Il reste toutefois encore beaucoup à faire, car la Cour européenne ne s’impose toujours pas le respect de toutes les règles qu’elle prescrit elle-même aux juridictions nationales en matière de transparence et de droit à un procès équitable. Plusieurs recommandations précises formulées par l’ECLJ et soutenues par d’éminents juristes sont encore en attente d’une réponse. Nous veillerons à ce qu’elles soient à l’ordre du jour. Comme le reconnait la Cour elle-même dans sa jurisprudence : on « doit pouvoir attirer l’attention du public sur d’éventuels dysfonctionnements judiciaires, l’autorité judiciaire pouvant tirer un bénéfice d’une critique constructive. » ( Morice c. France)
Enfin, au-delà des questions de procédure, j’espère que ce rapport – et le plus récent sur Le financement des experts du Conseil des droits de l’homme – contribuera à faire prendre conscience du phénomène croissant d’emprise de quelques fondations privées et ONG sur les instances internationales qui définissent la politique mondiale en matière de droits de l’homme et de démocratie.
Conférence enregistrée lors de l’université d’été 2021 de Renaissance catholique, qui avait pour thème: Naissance d’une nouvelle religion, l’écolo-hygiénisme.
On a récemment parlé de l’éventuelle conversion halal des menus de la cafétéria de l’école de Sciences Politiques de Grenoble. On aimerait d’ailleurs voir un jour une petite enquête journalistique sur le nombre de cafétérias qui sont déjà exclusivement en offre de nourriture halal (clubs sportifs, salles de sports par exemple).
Toujours est-il que, si vous n’êtes pas sportif dans certains quartiers et si vous ne souhaitez pas écouter les professeurs de Sciences Po Grenoble et que vous voulez quand même, au nom de l’inclusion, verser votre obole au culte musulman, vous pouvez vous rattraper en achetant des céréales Kellogg’s.
En effet, peut-être ne l’avez-vous pas remarqué tellement il est discret, mais un logo orne (depuis quand ?) tous les paquets des produits de cette marque :
Vous n’arrivez pas à le déchiffrer ? C’est peut-être bien fait exprès. Il s’agit du logo de la Halal Food Authority. https://halalfoodauthority.net/
Cette docte organisation explique que le mot halal signifie ce qui est autorisé, généralement par une loi. Elle explique aussi que la nourriture halal est conforme à la loi islamique. Et que le concept est défini dans le Coran et les hadiths rapportés de Mahomet.
En ces temps de vision court-terme prépondérante, il est réconfortant de comprendre que la nécessaire certification de la compatibilité des céréales du petit déjeuner avec la loi islamique avait déjà pu être anticipée depuis le 7ème siècle (ap.J-C.).
N.B. : les paquets de la marque Nestlé, comme des paquets de marque Distributeurs, ne comportent pas ce logo.
La députée Martine Wonner alerte sur les chiffres des effets secondaires dus à la vaccination COVID à l’Assemblée Nationale .
” 615 703 effets secondaires rapportés par le CDC le 14 octobre, 648 662 effets secondaires sur le site Euro MOMOe, 26 000 décès et plus particulièrement pic.twitter.com/ksodcEw83H
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous :
le 26 octobre 1440 : exécution de Gilles de Montmorency-Laval, dit Gilles de Rais, ou Gilles de Retz.
Gilles de Rais est déclaré, la veille, par le tribunal ecclésiastique hérétique, apostat, invocateur de démons, sodomite et sacrilège, puis le tribunal civil le condamne à mort. Il est pendu et enfin brûlé après avoir manifesté un spectaculaire repentir.
Disgracié après l’échec du siège de Paris et affecté par la mort de sa femme, Gilles de Rais se retire sur ses terres de Machecoul et Tiffauges, dans la région de Nantes, où il dilapide la fortune héritée de sa femme.
Assouvissant ses pulsions sado-pédérastiques, il commet alors des meurtres horribles sur de nombreux enfants de cette région. Confondu suite à la plainte de certains débiteurs, il confesse ses crimes. Il est jugé et exécuté avec deux complices. Surnommé Barbe-Bleue, maréchal de France, ce compagnon de Jeanne d’Arc, est reconnu coupable d’assassinat d’un grand nombre d’enfants garçons qu’il violait vivants ou morts, dépeçait et dont il mangeait les organes. Celui qui avait proposé au diable un pacte scellé de son sang, les assassinait en offrant leur dernier souffle au démon.
Le procès a dénombré plus de 800 victimes ! Gilles de Rai affirma être incapable de donner leur nombre.
Il est condamné à être pendu et brulé ainsi que ses deux valets qui participèrent à tous ses crimes.
le 26 octobre 1524 : François 1er prend Milan.
L’armée française commandée François Ier s’empare de Milan, perdu en 1522 par les Français au profit de Charles Quint. Le lendemain les Français mettent le siège devant Pavie. François Ier y est fait prisonnier le 24 févier 1525.
le 26 octobre 1795 : début du Directoire, auto-amnistie des crimes de la révolution.
La Constitution de l’an III est votée par les thermidoriens. Elle met fin à la Convention et instaure le Directoire. Le nouveau pouvoir exécutif est composé de deux assemblées: les Cinq-cents et les Anciens. Cependant les deux tiers des députés sont choisis parmi les conventionnels. Le général Bonaparte prend la place de Barras et devient commandant en chef de l’armée de l’intérieur.
L’amnistie générale pour les faits relatifs à la Révolution est alors votée. Seuls en sont exclus les émigrés, les déportés, les accusés de Vendémiaire et les faussaires.
le 26 octobre 1924 : le général de Castelnau propose l’union des Catholiques en France.
Devant 6000 catholiques, le général de Castelnau propose de fédérer toutes les ligues de défense religieuses existantes :
« Afin de constituer pour la défense des intérêts religieux et sociaux et non dans un but de parti politique, un groupement puissant par sa cohésion, sa discipline, son unité et son désintéressement. »
Tiré de l’écho de Paris, du 27 octobre 1926.
le 26 octobre 1988 : suspension de la fabrication du RU 486.
Le laboratoire franco-allemand Roussel-Uclaf décide de retirer de la vente la pilule abortive RU 486. La pression des groupes anti-avortement est trop forte. Dès le 28 octobre le gouvernement français ordonne le retour du RU 486. Le ministre de la santé Claude Evin déclare:
“Le RU 486 est devenu la propriété morale des femmes, pas seulement la propriété de la société pharmaceutique”.
26 octobre 2002 : mort du général Jacques Massu.
Arrière-petit-neveu du Maréchal Ney, né en 1908 à Châlons-en-Champagne, sorti de Saint-Cyr au sein de la Promotion Maréchal Foch en 1928, il est ensuite versé dans l’armée coloniale en Afrique.
Un jour il rencontre De Gaulle à l’Élysée. Selon certains témoins s’ensuit alors cet échange haut en couleur :
Korantin Denis viens de publier un petit ouvrage d’art sur le thème des “arts et traditions populaires” en Bretagne. Sa particularité, en dehors de son esthétique qui tient beaucoup à la qualité des illustrations, est de traiter le propos sous l’éclairage de la foi. De manière organique, certes, car foi et culture sont liées en Bretagne. Et l’une des caractéristiques de cette Bretagne religieuse qui est restée vivante, c’est la dynamique qui existe toujours autour des pardons, ces pèlerinages populaires encore solidement implantés autour des lieux saints. Le succès du pèlerinage Feiz e Breizh, relaté chaque année par Le Salon beige, concourt d’ailleurs à cet élan local. Le but de l’ouvrage est de rester accessible au grand public, souvent ignorant de ces réalités-là.
Traoù kozh ! Ainsi s’exprimaient les anciens Bretons à propos des « vieilles choses », ces objets remisés qui avaient passé de mode.
Et les hommes passent. Tandis que les objets fabriqués de leurs mains survivent parfois à l’éphémère. Ils se transmettent, ou se maintiennent dans l’oubli, par-delà les générations. Si leur intégrité perdure aux déprédations des siècles, ils conservent leurs cicatrices d’usage, leurs raccommodages même, obtenant la grâce de s’ennoblir avec la patine du temps. Reliques souvent négligées d’une civilisation rustique et révolue, porteuses malgré tout d’une partie de l’« âme bretonne », il appartient à qui veut de les interroger.
Le patrimoine matériel s’est toujours doublé d’un patrimoine immatériel qui lui donne sens. Le vaste domaine des arts et traditions populaires, d’expression si loquace pour qui sait être attentif, permet d’apprendre à se connaître soi-même. On emprunte là l’édifiante trajectoire du questionnement des racines, de l’héritage, de l’identité. On en tire des enseignements de vie, des émerveillements pour l’esprit aussi bien que des ravissements d’ordre esthétique.
Productions originales de l’artisanat souvent le plus humble, ce sont les derniers artéfacts d’une société organique qui avaient en commun valeurs et croyances, partageant une même vision du monde. Le chercheur fraye la voie aux confidences, dresse l’inventaire, reconstitue des typologies cohérentes parmi les collections dispersées. Il se laisse surprendre par l’imprévu des collectes sur le terrain, acquisitions marchandes ou enquêtes menées au gré des rencontres. L’historien du terroir documente l’objet ethnographique afin d’en restituer l’ancrage et les particularismes qui lui insufflèrent sa vitalité. Objets d’étude, ils permettent la méditation. Objets témoins, ils provoquent en nous des échos évocateurs. En écoutant les résonnances, en se réappropriant les leçons du passé, nombre d’objets de la Bretagne ancienne demeureront d’autant plus émouvants qu’ils ne cesseront de délecter leurs dépositaires.
Après le parcours de Carême 2021, toute l’équipe Conversio est heureuse de vous proposer un nouveau parcours, une grande méditation de 9 jours sur notre vocation à la sainteté, qui commencera le jour de la Toussaint et qui sera l’occasion de prier pour nos défunts.
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Chirurgien pédiatre dans un hôpital d’enfants, le Professeur Emmanuel Sapin a estimé qu’il était de sa responsabilité de faire part à la Défenseure des droits et au Défenseur des enfants, de sa vive inquiétude devant l’extension du passe sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022, entériné par l’Assemblée nationale le 20 octobre dernier.
L’obligation du passe sanitaire imposée depuis la fin du mois de septembre aux enfants de 12 à 17 ans, et étendue dans le projet de loi “portant diverses dispositions de vigilance sanitaire” les prive de toute possibilité d’activité sportive ou culturelle et de droit à la vie familiale, sauf pour eux à se faire vacciner.
Or les vaccins COVID-19 font courir aux enfants des risques, certes peu fréquents, mais de complications graves.
Comme tout médecin, le Professeur Sapin considère la découverte des vaccins comme un progrès indéniable de la médecine et leur pratique a évité, en particulier pour les enfants, des drames que les générations précédentes ont connus.
Mais le SARS-Cov-2 responsable de la COVID-19 n’est pour lui pas comparable aux affections qui touchent gravement les enfants. Et les vaccins COVID-19 ne sont pas anodins. Au 30 septembre 2021, 356 enfants vaccinés ont présenté ensuite des effets secondaires graves. Ce sont 356 enfants qui n’auraient probablement jamais été malades même s’ils avaient contracté la COVID-19.
Le Professeur estime qu’on ne peut infliger un tel risque à une population indemne, même si le but était de protéger les plus âgés. Or, cela même s’avère erroné puisque la vaccination n’éradique pas la contagiosité.
Compte-tenu de la discordance entre le bénéfice attendu et le risque déjà réellement encouru, et les séquelles possibles au long cours, car inconnues à ce jour, le principe de précaution ne devrait-il pas contre-indiquer cette vaccination des plus jeunes et supprimer pour eux l’obligation du passe sanitaire ?
Les Défenseurs des droits et des enfants qui, dans plusieurs communications ont fait part d’objections contre le passe sanitaire, interpelleront-ils une nouvelle fois le Chef de l’Etat et son Gouvernement ? Seront-ils entendus ?
Nous avions évoqué ces maires bretons qui soutiennent leur médecin, suspendu car non vacciné. La manifestation de soutien au Dr Van Dien a bien eu lieu samedi 23 octobre. Il y avait 550 personnes selon la police (et les organisateurs). La manifestation n’est pas allée jusqu’à la permanence du député, et 3 des 4 maires prévus étaient absents. En effet le député LREM Hervé Berville a téléphoné la veille aux maires pour leur dire que le docteur n’était pas suspendue… Cependant aucune preuve écrite ne vient contredire la mise en demeure de l’ARS reçue par notre médecin. Difficile d’y voir clair, donc.
Le Dr Vand Dien a 1 583 patients. Dans un bassin de vie déjà fragilisé par le manque de médecins, son potentiel arrêt d’activité inquiète largement.
Une mère de 8 enfants nous a confié qu’elle continuera d’aller la voir ou de prendre ses conseils par téléphone, sinon «tant pis» pic.twitter.com/u3KlIX0PYh
Autre affaire absurde, Vincent Lodini, médecin urgentiste au Groupement hospitalier Bretagne sud, sur le site de Quimperlé, voulait continuer à exercer la médecine en téléconsultations. Mais il vient d’apprendre qu’il devrait stopper son activité ce vendredi 15 octobre. Il témoigne.
« Je suis comme un réfugié sans passeport dans un hall d’aéroport. » « Je suis pour la vaccination. Mais je suis un soignant nuancé. Pour ma part, j’estime avoir une contre-indication qui n’est pas référencée dans le décret ministériel et je refuse de prendre un risque, même potentiel. » « Pour avoir un revenu. Je fais environ 15 heures de consultations par semaine. » « La direction du centre m’a informé que de nouvelles consignes de l’Agence régionale de santé (ARS) et du ministère indiquaient la suspension des salariés non-vaccinés à compter du 15 octobre, même dans le cadre de téléconsultations. »
Sollicitée par Ouest-France, la direction générale de l’offre de soins (DGOS) confirme que « l’obligation vaccinale concerne l’ensemble des professionnels de santé, sans distinction selon les modalités d’exercice ».
Pour Vincent Lodini, cette mesure est « complètement scandaleuse » :
« Qu’on m’interdise d’aller au contact des patients, je peux l’entendre. Mais m’empêcher de faire mon métier à distance, de mon bureau installé chez moi, à Guidel (Morbihan), c’est ubuesque. Mes compétences en médecine restent les mêmes et je ne suis au contact de personne ! »
Il envisage de porter plainte contre l’ARS pour « abus de pouvoir et harcèlement ».
Dans la série des affaires ubuesques, une soignante non-vaccinée suspendue a reçu l’ordre du Mérite à la demande du ministre Olivier Véran… au titre des services rendus comme première de corvée durant le confinement !
Karine Levalleux est une soignante non-vaccinée suspendue depuis le 15 septembre. L’ironie du sort veut qu’elle ait été choisie comme “représentante” de sa profession d’auxiliaire de vie pour figurer dans la promotion de janvier de l’Ordre National du Mérite. Le hasard du calendrier fait qu’elle avait programmé sa remise de médaille pour le 21 septembre. Le choix de cette date est antérieur au discours d’Emmanuel Macron du 12 juillet instaurant l’obligation vaccinale pour les soignants.
Fabien Roussel, le patron du parti communiste en France, est aussi candidat aux élections présidentielles de 2022.
Dans une parfaite continuité d’abjection lénino-stalinienne ce personnage a sans vergogne appelé à ce que soit interdite la candidature d’Eric Zemmour.
Mais c’est le fait qu’il puisse y avoir encore aujourd’hui en France un candidat communiste qui est particulièrement monstrueux.
Dès son congrès de Tours à la fin de l’année 1920, le parti communiste français, approuvant les « 21 conditions de Moscou » rédigées par Lénine, entamait l’histoire de son approbation inconditionnelle du système soviétique dans toute son ampleur criminelle jusqu’en 1990.
C’est le 16 novembre 1948 que devant l’Assemblée nationale, le Ministre de l’Intérieur, le socialiste Jules Moch, héros des deux guerres, père d’un fils résistant tué par la Gestapo, martelait, pesant bien ses mots dans un discours titré « le communisme et la France » : « Le bolchevisme moderne est la plus gigantesque entreprise de dépravation de l’homme qui ait jamais existé. »
Le parti du camarade Roussel avait approuvé en 1920 la création de la Tchéka, la police politique d’extermination omniprésente, omnipuissante, voulue dès 1917 par Lénine et Troski, dirigée par Félix Dzerjinski, monstre de cruauté, qui officiait à la Loubianka, le grand centre de la torture soviétique au cœur de Moscou. Ce dernier exigeait des tortionnaires qu’il recrutait de « faire souffrir le plus possible et le plus longtemps possible » ses victimes.
Dans le quotidien du parti, l’Humanité, son poète Aragon a appelé de ses vœux la création d’un « Guépéou » (nouveau nom de la Tchéka) à la française, et à chanter « l’éclat des fusillades ».
Le parti du camarade Roussel a approuvé l’organisation par la Tchéka puis par le Guépéou, puis par le NKVD, des famines génocidaires des paysanneries d’Ukraine et du Caucase pendant les années 1930-1932 avec plus de cinq millions de victimes. Il a approuvé la grande Terreur des « purges » staliniennes des années 30.
Le parti du camarade Roussel a glorifié avec Aragon les éliminations des dirigeants soviétiques que Staline n’aimait pas, par les Procès de Moscou.
Le parti du camarade Roussel a approuvé les tortures et éliminations perpétrées par les communistes pendant la guerre civile espagnole bien sûr contre les nationalistes mais aussi contre les autres composantes du camp dit « républicain ».
Ce parti, doublement collabo, a soutenu le pacte germano-soviétique entre Hitler et Staline signé le 24 août 1939. Il a approuvé l’invasion de la moitié de la Pologne par la Wehrmacht le 1er septembre, et celle de l’autre moitié par l’armée rouge, le 17 septembre. Il n’a rejoint la Résistance en France, après dix huit mois de collaboration qu’après l’éclatement de la guerre en juin 1941 entre soviétiques et nazis.
Ce parti a choisi délibérément le camp de la trahison au profit du Viêt-Minh pendant la guerre d’Indochine. C’est un de ses agents, le traitre-tortionnaire Georges Boudarel, qui a lui-même tenu les fonctions de « commissaire politique » dans le camp 113 où la proportion des morts fut égala celle des camps de la mort du nazisme.
Ce parti a soutenu pendant la guerre d’Algérie le camp des ennemis de la France.
Mais on n’en finirait pas d’esquisser le bilan du communisme, du plus gigantesque système de mort qui ait jamais existé en effet, avec désormais ses plus de cent millions de victime .
Comme l’écrivait le grand Soljenitsyne : « le communisme tuait avant que le nazisme ne tue, il tue hélas toujours alors que le nazisme a été heureusement vaincu. »
On ne s’abaissera pas à exiger que le camarade lénino-stalinien Roussel ne puisse se présenter à l’élection présidentielle. Mais le triste pour notre pays est qu’il puisse y avoir encore chez nous un parti communiste et un candidat pour le représenter.
En revanche, plus que jamais s’impose pour l’honneur de l’Histoire la mise sur pied d’un tribunal international pour juger des crimes communistes contre l’humanité. Nousavions été les premiers à réclamer cela dès 1979 lors de notre campagne « contre l’organisation en 1980 des Jeux Olympiques à Moscou, pays du goulag. »
Aujourd’hui, alors que en Chine, en Indochine, en Corée-du-nord, le communisme tue toujours immensément et que ses virus mutants se propagent dans les révolutions « woke » et islamo-gauchistes, la nécessité de ce tribunal s’impose toujours.
Aller visiter la Syrie aujourd’hui relève d’un acte militant incontestable. Les embûches sont nombreuses. Tout d’abord, par la grâce des sanctions occidentales, il faut atterrir à Beyrouth, puis prendre un car pour rouler plein est, passer la frontière et arriver à Damas. Cela ne se fait pas individuellement mais en groupe par le biais d’une agence, Odeïa en l’occurrence. Pas de groupe, pas de visa. La Syrie n’a pas fini la guerre contre le terrorisme islamiste et toute entrée sur son territoire est soigneusement examinée. En arrivant dans la capitale syrienne, à l’animation incessante, à la circulation dense et fantaisiste digne de Beyrouth ou d’Amann, le voyageur ne semble pas entrer dans un pays en guerre. Damas n’a pas subi les grandes destructions d’Alep ou d’Homs, et la vie semble suivre son cours normal.
Mais, dès le premier jour, le même voyageur se rend compte d’un premier mal ravageur : l’effondrement de la monnaie et l’hyperinflation qui l’accompagne. Venu changer quelques centaines d’euros, il se retrouve lesté d’une cargaison pantagruélique de billets. Un euro vaut 4.000 livres syriennes (ou à peu près), soit cent fois plus qu’il y a quelques années. On pourrait presque se promener dans les souks avec une brouette, ce qui évoquerait l’Allemagne de Weimar dans ses grands moments. Cet effondrement monétaire ruine les Syriens et beaucoup sont totalement découragés.
Le voyageur doit inverser ses habitudes : dépenser vite pour se délester. Un jeu d’échecs joliment nacré (les Syriens sont spécialistes) fera l’affaire, à un prix très raisonnable. La transaction est facile, sous l’œil de deux portraits de Bachar et de Poutine, fièrement affichés. Pas de marchandage ni de harcèlement d’enfants qui vous tirent les manches en tout sens comme en Afrique du Nord. Nous sommes en Syrie, le visiteur est respecté et n’est pas un tiroir-caisse.
Il est d’autant plus respecté qu’il se fait rare, par les temps qui courent. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer les mines étonnées, parfois stupéfaites, des passants et des commerçants. Des jeunes filles voilées sollicitent des selfies avec les trois dames (sur dix) de notre groupe. Elles éclatent de rire et s’en vont ravies. Des femmes non voilées, c’est ainsi que l’on reconnaît les chrétiennes, nous interpellent : « D’où venez-vous, de France ? » « Alors les touristes reviennent ? », demandent-elles pleines d’espoir. Elles ne réalisent pas que sera encore long car l’occident a décidé de punir la Syrie pour avoir vaincu des islamistes longtemps financés et armés par ce même occident.
Après un détour par les locaux de SOS Chrétiens d’Orient (notre accompagnateur est son directeur, Benjamin Blanchard), il faut aller visiter la grande moquée des Omeyades, réputée une des plus belles au monde. Et pour cause : elle fut construite par d’habiles byzantins qui ont conservé le plan d’un vieux forum romain et la façade de l’ancienne cathédrale chrétienne. L’intérieur est moins intéressant, même si la promesse de la tombe de saint Jean Baptiste pouvait être alléchante. Totalement islamisée, elle n’inspire guère le chrétien qui est, en outre, sceptique devant les maigres arguments attestant de la présence du saint en cet endroit.
Les hôtels de charme sont nombreux dans le pittoresque quartier chrétien de la ville, où les églises abondent. Nous sommes royalement traités, tout comme dans les quelques bons restaurants qui ont survécu à la crise. En revanche, le vin est uniquement libanais. Remettre les vignes syriennes en route prendra du temps. Il faut déjà quitter Damas et le voyageur se dit qu’en Syrie, comme au Liban, l’accueil du voyageur est resté une tradition.
Cet essai au titre provocateur (calqué sur le fameux pamphlet de Lénine : « L’impérialisme, stade suprême du capitalisme ») cherche à comprendre un paradoxe.
Comment se fait-il que la société ouverte que nous avons connue promeuve la société de surveillance que nous voyons naître sous nos yeux ? Selon l’auteur, cette dernière est l’aboutissement logique de la « liberté des modernes ».
Alors que, traditionnellement, les libertés ne s’entendaient que concrètement (tel droit pour telle catégorie de personnes dans telle situation), nous sommes entrés avec la modernité dans l’ère de la liberté abstraite.
Et, pour défendre cette liberté abstraite, nous acceptons la suppression de nos libertés concrètes !
François-Xavier Bellamy répond à l’ECLJ sur le fonctionnement du Parlement européen, la corruption et l’instruction en famille. Un entretien réalisé au Parlement européen de Strasbourg lors de la première session d’octobre 2021 :
Marie-Catherine et Ludivine, Sage-femme et Médecin généraliste souhaitent ouvrir une maison médicale à Bordeaux ou le respect de la Vie et du serment d’hypocrate sont au centre de leur pratiques nous les avons interrogées.
Bonjour, pouvez-vous vous présenter ?
MC : Bonjour, je m’appelle Marie-Caroline, je suis sage-femme depuis 9 ans. J’ai travaillé pendant un peu plus de 8 ans à l’hôpital et je me suis lancée dans l’aventure du libéral en novembre 2020 : j’ai fait des remplacements à Paris et à Versailles. Je viens d’arriver en Gironde, je vais commencer par des remplacements puis j’aimerais m’installer prochainement à mon compte.
L: J’ai 32 ans. Je suis médecin généraliste thésée. J’ai eu la chance d’expérimenter 2 années de remplacement sous différentes formes d’exercices (du cabinet avec 1 seul médecin généraliste à la maison pluridisciplinaire) et dans différentes zones médicales (campagne, ville, semi rural).
Pourquoi souhaitez-vous créer une maison médicale indépendante ?
MC : Pour moi les maisons médicales sont vraiment l’avenir de la médecine de ville. Se regrouper entre professionnels est appréciable non seulement pour les patients mais aussi pour les professionnels. Et travailler avec une éthique de respect de la vie est primordial pour moi. Alors combiner les deux c’est le jackpot !
L : Je souhaite exercer en libéral avec le désir de travailler en équipe afin d’enrichir ma pratique au service de mes patients. Il est important pour moi que l’équipe ait une vision globale de la personne en ayant à cœur d’être dans le respect de la vie humaine.
Qu’est-ce qui vous a poussé à prendre une telle décision ?
L: C’est en exerçant dans une maison médicale basée sur le même concept que j’ai découvert la richesse de l’exercice tant au niveau de l’équipe qu’au niveau de la qualité de la relation soignants-soignés. Étant originaire de Bordeaux, je me suis dit : “Pourquoi pas importer cela dans le Sud-Ouest ?
MC : J’ai quitté l’hôpital car le rythme harassant et décalé ne nous permet plus de prendre le temps, de prendre soin. J’ai donc commencé mon activité libérale avec ce désir, ainsi que celui de quitter la région parisienne. Je visais la Bretagne mais restais ouverte à toute autre région si une belle opportunité se présentait. Donc quand Ludivine m’a parlé de ce projet, j’ai foncé !
Pourquoi ne pas travailler avec votre liberté de conscience au sein d’un cabinet médical classique ?
L: En effet cela pourrait être possible. Cependant j’ai pu expérimenter l’importance d’avoir une vision éthique allant dans le même sens afin d’aborder les questions très délicates qui concernent la vie et la mort, questions auxquelles notre métier nous confronte régulièrement. Ayant une même vision, cela permet une belle et riche cohésion d’équipe et donc une prise en charge pluridisciplinaire de qualité pour les patients.
MC : La question s’est réellement posée pour moi aussi, c’étaient d’ailleurs mes conditions de travail à l’hôpital. Cela aurait été possible, mais la liberté de conscience est aujourd’hui parfois difficilement respectée : travailler avec une équipe qui a la même éthique est donc non seulement confortable mais en plus très porteur ! Cela nous pousse à réfléchir régulièrement au positionnement que nous prenons, et à avoir le retour de collègues qui nourrissent leur conscience.
Que recherchez vous pour finaliser votre projet ?
MC : nous avons besoin de médecins généralistes ! Aujourd’hui, s’installer seul médecin généraliste est très compliqué (pour les remplacements de congé, pour la très grosse patientèle à prendre en charge…) donc notre projet ne verra le jour que si nous trouvons plusieurs médecins généralistes.
L: Nous recherchons des médecins généralistes désireux de s’engager dans ce projet. Venez dans le Sud Ouest ! Océan, bassin d’Arcachon, Pyrénées, gastronomie, vin… Tout est là pour bien vous accueillir !
Vous souhaitez rejoindre le projet appelez Marie-Caroline 06.62.57.73.51
L’association Comme Une Mère Aimante a été créée le 2 mars 2019 par 7 mères de famille de Versailles, après plusieurs mois de gestation, pour écouter, soutenir et accompagner les personnes victimes d’abus sexuel dans l’Église.
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
le 25 octobre 304 : martyre du pape saint Marcellin.
Elu le 30 juin 296 comme 29ème pape, c’est sous son pontificat que commence la dernière persécution, celle de Dioclétien.
le 25 octobre 625 : mort du pape Boniface V.
le 17 ou le 25 octobre 732 : Charles Martel arrête les arabes à Poitiers.
En 711, soit à peine 80 ans après la mort de Mahomet, les musulmans atteignent l’Espagne, qu’ils traversent en 8 ans, et occupent en 719 le Languedoc actuel. Cette province, entre les Pyrénées et le Rhône, s’appelle alors Gothie, en souvenir des Wisigoths, ou Septimanie, d’après ses sept villes principales (sa capitale Narbonne, Agde, Béziers, Nîmes, Maguelone, Lodève et Elne).Arrêtés à Toulouse, en 721, par le duc Eudes d’Aquitaine, ils tournent alors leurs regards vers l’est et prennent Nîmes, Arles et Autun en 725.
En 732, ils s’approchent de Tours la ville de Saint Martin qu’ils pillent entièrement. A la demande de l’Eglise, le Duc des Francs, Charles Martel, vient au secours d’Eudes, Duc d’Aquitaine. Après avoir rassemblé une armée à la hâte, Charles Martel rejoint les troupes musulmanes, à Moussais, à proximité d’une voie romaine reliant Châtellerault à Poitiers. Le samedi 25 octobre 732, 1er jour du ramadan, les envahisseurs musulmans se décident à engager la bataille, au nord de Poitiers. Leur chef, Abd al-Rahman, est tué pendant la bataille. Sa cavalerie, légère et désordonnée, se heurte au «mur infranchissable» que forment les guerriers francs, à pied, mais disciplinés et bardés de fer. De son côté, Charles Martel attribue sa victoire à l’intercession de la Vierge Marie et parle des anges combattant aux côtés des Francs.
C’est son fils, le Roi Pépin le Bref, qui va libérer Narbonne et chasser définitivement les musulmans de Septimanie en 759, trois ou quatre décennies après leur arrivée.
le 25 octobre 1131 : Louis VII est sacré Roi par le pape Innocent II, à Reims.
A l’issue du sacre, les Rois vont se recueillir à Corbeny sur le tombeau de saint Marcouf, où ils touchent les malades pour les guérir. Ce don de guérison des Roi de France remonte à l’évangélisation du pays et manifeste bien le lien religieux qu’il y a entre la personne royale française, « lieu-tenant » du Christ en France et la Foi catholique.
Saint Marcouf est fêté le 1er Mai. Marculphe ou Marcouf, premier moine dont le nom porte l’empreinte franque, est né à Bayeux de parents nobles et riches. Tout jeune il recherche la solitude par la prière, désire entendre parler de choses divines, pratique la charité pour les pauvres, mène une vie studieuse et obéissante.
Prêtre à trente ans, il évangélise le Cotentin, part en mission dans le diocèse de Coutances, d’Avranches désirant introduire ceux qui l’écoutent dans le mystère d’Amour de la Trinité, et insistant sur la nécessité de croire et de pratiquer les bonnes œuvres, la nécessité « d’adorer en esprit et en vérité ». Il exhorte avec force au mépris des richesses et des faux honneurs. Plein de douceur, il guérit aveugles, sourds, muets, boiteux, paralytiques. Après sa mort, les miracles sont nombreux et durent jusqu’à nos jours. Il part aussi en Bretagne y établir la vraie foi et fonder des monastères. Il meurt à Nanteuil, le 1er mai 558, assisté de saint Lô.
Un ange en songe lui demande d’aller voir le Roi Childebert pour obtenir la concession de Nanteuil, l’actuel Saint Marcouf, afin d’y installer un monastère où l’on prierait pour le Roi, la nation des Francs et la Sainte Eglise.
Marcouf, pour remercier le Roi du don de la terre de Nanteuil, a entrepris les pénitences les plus austères afin d’obtenir de Dieu la grâce, pour les Rois de France, de guérir les écrouelles. Après leur sacre, les Rois viennent à Corbeny prier devant les reliques de Saint Marcouf, déposées en ce lieu après les invasions normandes. Ils entendent une messe, commencent une neuvaine, passent devant les malades, les bénissant du signe de la croix en disant : « le Roi te touche, Dieu te guérit. »
Cet usage est maintenu jusqu’à Charles X ; Jeanne d’Arc y accompagne Charles VII. Pour le sacre de Louis XV, Louis XVI, Charles X, les reliques du saint sont portées à Reims et placées à côté de l’Evangile.
« Le privilège des Rois de France de guérir les écrouelles est une grâce donnée gratuitement » affirme Benoît XIV. Ce don disparaît avec Philippe 1er (1060-1108) excommunié pour désordres moraux et réapparaît avec son fils Louis VI.
« Autant la France a eu des monarques sacrés, autant saint Marcouf a vu des couronnes prosternées à ses pieds pour y honorer le glorieux protecteur de leur sceptres ».
Voir aussi la chronique du 21 mars.
le 25 octobre 1241 : élection du pape Célestin IV.
le 25 octobre 1360 : Jean II le Bon est libéré par les Anglais, à Calais.
Et ceci contre une rançon de 3 millions d’écus d’or. Le royaume manquera longtemps de métaux précieux et devra frapper la monnaie sur du cuir. Voir la chronique de la veille.
le 25 octobre 1415 : bataille d’Azincourt, la «fleur de la chevalerie française» est tuée.
L’armée française est écrasée par les troupes anglaises du roi Henri V à Azincourt, au nord de la Somme. Embourbés, les chevaux de la noblesse française ne parviennent pas à vaincre les archers anglais, malgré la supériorité numérique (50 000 contre 15 000 anglais). De nombreux chevaliers sont faits prisonniers. Suite à cette victoire, Henri V s’empare de la Normandie. 7000 Français ont péri pendant la bataille. 1500 ont été faits prisonniers.
le 25 octobre 1440 : Gilles de Rais est déclaré par le tribunal ecclésiastique nantais hérétique, apostat, invocateur de démons, sodomite et sacrilège.
A l’issue le tribunal civil le condamne à mort.
le 25 octobre 1586 : Marie Stuart condamnée à mort.
Au terme de 18 ans de prison, la reine d’Ecosse est reconnue coupable de conspiration contre la reine d’Angleterre, Elizabeth Ière et condamnée à mort. La reine Marie Stuart met plusieurs mois avant de signer son acte d’exécution, qui a finalement lieu le 8 février 1587. Epouse du Roi de France, François II, Marie Stuart est rentrée en Ecosse à la mort de son mari en 1560. Profondément catholique, elle ne peut accepter que le protestantisme devienne la religion d’Etat en Ecosse.
le 25 octobre 1653 : mort de Théophraste Renaudot.
Théophraste Renaudot meurt le 25 octobre 1653 à Paris. Médecin et journaliste, il est célèbre pour avoir développé la presse en France, en créant notamment le périodique “La Gazette” en 1631. En 1628, il crée le « bureau d’adresse » où sont déposées les offres et les demandes d’emploi, devenant ainsi le pionnier des petites annonces. Il s’investit également dans l’aide aux miséreux en tant que « commissaire aux pauvres du Royaume ». Le prix littéraire Renaudot porte son nom depuis 1925.
le 25 octobre 1722 : sacre de Louis XV à treize ans.
La cérémonie du sacre témoigne par son faste de l’attachement d’un peuple qui a donné à son Roi le surnom de ” Bien-Aimé “. Voir les chroniques du 15 février et du 1er septembre.
le 25 octobre 1743 : deuxième Pacte de famille entre l’Espagne et la France.
Dix ans après le premier Pacte de famille, les Bourbons signent le Traité de l’Escurial. Il vise à relier par un accord d’union et d’alliance perpétuelle, l’Espagne et la France, et ainsi à contrer l’influence de George II de Grande-Bretagne. En 1761, les Bourbons d’Italie y sont inclus ave le duc de Parme.
25 octobre 1795 : fondation de l’Institut de France.
Toutes les institutions de la Monarchie ayant été officiellement dissoutes en 1793, le pouvoir révolutionnaire met deux ans à comprendre que beaucoup de choses avaient un sens et correspondaient à un besoin.
le 25 octobre 1836 : érection de l’Obélisque du Louxor.
C’est devant plusieurs dizaines de milliers de spectateurs que l’Obélisque du Louxor est placé au milieu de la place de la Concorde. Il faut quatre heures pour dresser les 230 tonnes de granit. En 1832, le Pacha Muhammad Ali offre à Louis-Philippe un des deux obélisques du temple de Thèbes, vieux de trois mille ans et dédié à Ramsès II. L’ingénieur Philippe Le Bas est chargé de le ramener à Paris, par un itinéraire de 12000 kilomètres.
Conçue en 1763 par l’architecte Anne-Jacques Gabriel dans le prolongement du Louvre et des Tuileries, la place Louis XV a d’abord servi d’écrin à la statue du Roi. Rebaptisée place de la révolution sous la Convention en 1792, elle accueille la guillotine et voit l’exécution du Roi Louis XVI. Les journaux de l’époque décrivent un sol uniformément rouge, où les pavés ont disparus sous l’abondance de sang coagulé s’écoulant vers la Seine. Après la Terreur, elle prend son nom actuel, plus consensuel, de place de la Concorde.
le 25 octobre 1839 : mort d’Aimé Casimir Marie Picquet, chevalier du Boisguy.
Né en 1776 à Fougères, Aimé Casimir Marie Picquet, chevalier du Boisguy est surnommé «le petit général ». Il s’engage dans les rangs royalistes durant la révolution française, alors qu’il n’a que 15 ans. Deux ans plus tard, il commande les chouans d’Ille-et-Vilaine et devient général en 1795. Il est l’un des derniers généraux chouans à se rendre. Réformé durant la Monarchie de Juillet, il perd sa femme en 1837 et meurt de la goutte le 25 octobre 1839, à Paris.
le 25 octobre 1906 : Georges Clemenceau devient président du Conseil.
Il forme alors un cabinet qui regroupe René Viviani au ministère du Travail et le général Picquart, qui s’est illustré dans l’affaire Dreyfus, au ministère de la Guerre. Georges Clemenceau conserve quant à lui le ministère de l’Intérieur. Sur le plan international, il s’illustre notamment en maintenant la paix avec l’Allemagne tout en réformant l’armée afin de préparer à affronter une guerre.
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