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Marine Le Pen : la fonction tribunitienne choisie par Eric Zemmour est probablement la plus adaptée pour parler aux abstentionnistes

Interrogée dans Valeurs Actuelles, Marine Le Pen déclare :

[…] Nous ne sommes plus dans un septennat mais dans un quinquennat. Cinq ans, c’est très court : il faut donc, au moment où l’on accède au pouvoir, que tout soit prêt pour être mis en œuvre dans les six mois suivant l’élection.Deux écueils peuvent entraver cette marche. L’écueil à la Sarkozy – la jouissance d’avoir été élu qui empêche de mettre en place ce qu’on a promis de mettre en place – et celui de l’impréparation. Les obstacles qui se dresseront devant nous sont énormes ; il faut les voir de loin et savoir précisément quelle stratégie adopter pour les sauter. Oui, nous nous sommes préparés et oui, nous avons abandonné la candidature exutoire, de témoignage, malgré l’ivresse que cela pouvait procurer. La rupture avec le système politique actuel est nécessaire et je la revendique, mais la rupture n’est pas la fracturation inutile. J’ai transformé le Rassemblement national en mouvement de gouvernement pour ne plus être seulement le porte-voix des Français mais leur “porte-avenir”.

Pourtant, votre incapacité à gagner est le présupposé de la réflexion de tous ceux qui vous cherchent un remplaçant. L’échec du RN à conquérir une région en juin dernier, malgré des sondages prometteurs, en a découragé beaucoup. Zemmour prospère aussi sur cette lassitude…

Les régionales ne sont pas un bon exemple : elles ont suscité une telle abstention que c’est comme si l’élection n’avait pas eu lieu. Quinze présidents de régions réélus sur quinze, ce n’est pas uniquement le problème du RN. Pardonnez-moi, mais nous avons plutôt mieux résisté que d’autres à cette abstention massive : le Rassemblement national fait presque deux fois mieux que le parti d’Emmanuel Macron.

Comment, alors, retirer de l’esprit des Français l’idée persistante selon laquelle votre plafond de verre se situe sous la barre des 50 % ?

Je leur dis d’abord que nous avons appris de nos erreurs. Ma famille politique est sortie de sa posture marginalisante et clivante, et a produit le travail de fond nécessaire pour se muer en parti de gouvernement crédible. Nous avons rédigé, assistés par des professionnels (magistrats, policiers, conseillers d’État, etc. ), des livres blancs sur tous les sujets de préoccupation essentiels des Français, notamment les banlieues, la police, la sécurité, l’immigration et la justice. Ensuite, l’élection présidentielle est ainsi faite qu’il faut, pour l’emporter, mobiliser les siens sans mobiliser ses adversaires. Si tant est qu’il puisse accéder au second tour, Éric Zemmour a beaucoup moins de chances de gagner que moi car il va surmobiliser ses adversaires par ses propos outranciers. S’il croit que ce qui nous est arrivé aux régionales de 2015 ne peut pas lui arriver, il commet une énorme erreur d’analyse.

On vous a souvent entendue utiliser cet argument du vote “utile” pour prouver que votre candidature était la plus pertinente au sein du camp national – les petits candidats gravitant autour de vous prendraient le risque de devenir les “Taubira 2002” de la droite. Si des sondages montrent que la dynamique est en faveur d’Éric Zemmour, voire qu’il vous passe devant, est-ce que voter “utile” ne pourrait pas finalement signifier voter Éric Zemmour ?

Certains romantiques de notre famille de pensée ont cette espérance mais je n’y crois pas du tout, pour une raison simple : devenir le candidat naturel du camp national implique de proposer un projet à même d’unir le pays. Or, le projet d’Éric Zemmour a un versant économique – passé sous les radars jusqu’à présent, mais qui sera exposé à un moment donné – qui crée une fracture avec les classes populaires. Certains pensent que la politique fonctionne comme les mathématiques, qu’il suffi rait d’additionner mes électeurs à ceux de Zemmour pour connaître son score au second tour. Je suis désolée de dire que j’ai un électorat populaire qui n’acceptera pas d’être une nouvelle fois sacrifié à une vision ultralibérale de l’économie.

Ultralibérale ?

En matière de politique économique, oui, je constate qu’Éric Zemmour reprend les mêmes items que ceux développés par Emmanuel Macron ou par François Fillon en 2017. Lui parle de la retraite « à 63, 64, voire 67 ans » et mène une attaque en règle des prestations de manière indifférenciée. Moi, je propose la retraite à partir de 60 ans avec 40 annuités de cotisation et je m’attaque à la gabegie qui consiste à avoir transformé la solidarité nationale en solidarité mondiale. Toutes les économies réalisées serviront à rendre du pouvoir d’achat aux Français.

Avez-vous d’autres sujets de divergence majeurs avec Éric Zemmour ?

Je le dis avec beaucoup de sincérité : je ne comprends pas ce qu’il souhaite faire avec l’islam. Dire “l’islam, c’est l’islamisme”, c’est prendre l’immense responsabilité de coaliser les musulmans avec les islamistes. C’est une faute politique. Si “un vrai musulman est un islamiste”, ce qu’il explique en substance, alors, que propose-t-il ? La croisade ? Expulser tous les musulmans étrangers ? Convertir tous les musulmans français ? Je récuse également sa vision de la femme. J’ai été pendant dix ans présidente et pendant trente-cinq ans adhérente d’un mouvement politique dont la figure de proue est Jeanne d’Arc. Alors quand j’entends dire que les femmes n’ont pas vocation à exercer le pouvoir, je pense à cette chef de guerre héroïque – et sainte, par ailleurs – qui est allée au bout de sa mission pour la France au prix de sa vie… Je ne peux qu’être en désaccord.

Ces divergences sont-elles plus fortes que vos points d’accord ?

Je l’ai dit et je le répète : Éric Zemmour n’est pas un adversaire mais un concurrent. Mon seul adversaire, c’est Emmanuel Macron. C’est une évidence de dire que la candidature d’Éric divise le camp national. Je lui ai dit tout de suite, comme il le raconte d’ailleurs dans son livre de manière un peu cavalière : il ne peut pas gagner, il ne peut pas accéder au second tour, il peut simplement m’empêcher d’arriver en tête au premier. […]

À partir du moment où nous avons des objectifs similaires (stopper l’immigration et rendre leur pays aux Français), Éric Zemmour peut bien sûr constituer une réserve de voix pour le second tour. Son électorat potentiel, les CSP+ et les personnes âgées, est sociologiquement le même que celui d’Emmanuel Macron et de Xavier Bertrand. Qu’un candidat puisse attirer ces électeurs vers le camp national est une bonne chose en soi. J’ajoute que la fonction tribunitienne qu’il s’est choisie est probablement la plus adaptée pour parler aux abstentionnistes, précisément en raison du charme de la radicalité et du vote exutoire que j’évoquais tout à l’heure. Un grand nombre de Français ont déserté les bureaux de vote, dégoûtés par la politique – on les comprend, cela fait quarante ans qu’ils votent à droite ou à gauche, mais qu’ils obtiennent indifféremment la même politique mondialiste. Quelqu’un qui arrive, parle fort, fait des propositions chocs, crée le buzz, peut ramener des abstentionnistes vers les urnes, ce qui est toujours une bonne nouvelle. […]

Statistiques de l’Eglise catholique au 31 décembre 2019

L’Agence Fides a présenté comme d’habitude quelques statistiques sur l’Église :

  • Au 31 décembre 2019, la population mondiale s’élevait à 7 577 777 000 personnes, soit une augmentation de 81 383 000 personnes par rapport à l’année précédente. L’augmentation globale, touche également tous les continents cette année, y compris l’Europe. Les plus fortes augmentations se situent une fois de plus en Asie (+40 434 000) et en Afrique (+33 360 000), suivies par l’Amérique (+6 973 000), l’Europe (+157 000) et l’Océanie (+459 000).
  • A la même date du 31 décembre 2019, le nombre de catholiques s’élevait à 1 344 403 000 avec une augmentation globale de 15 410 000 par rapport à l’année précédente. L’augmentation touche tous les continents sauf l’Europe (-292 000). Comme par le passé, elle est plus marquée en Afrique (+8 302 000) et en Amérique (+5 373 000), suivies de l’Asie (+1 909 000) et de l’Océanie (+118 000).
  • Le nombre total d’évêques dans le monde a diminué de 13 pour atteindre 5 364.
  • Le nombre total de prêtres dans le monde est passé à 414 336 (+271). Une fois encore, une baisse significative a été enregistrée en Europe (-2 608), suivie par l’Amérique (-690) et l’Océanie (-69). Des augmentations ont été enregistrées en Afrique (+1.649) et en Asie (+1.989).
  • Le nombre de religieux non prêtres a diminué pour la septième année consécutive, de 646, pour atteindre 50 295. La diminution globale du nombre de religieuses se confirme également, de 11 562 unités. Le nombre total est de 630 099. Les augmentations sont, une fois de plus, en Afrique (+835) et en Asie (+599), les diminutions en Europe (-7 400), en Amérique (-5 315) et en Océanie (-281).
  • Le nombre de grands séminaristes, diocésains et religieux, a diminué cette année, globalement de 1 822, pour atteindre 114 058. Des augmentations ont été enregistrées uniquement en Afrique (+509), des diminutions en Asie (-898), en Océanie (-53), en Europe (-630) et en Amérique (-750).
  • Le nombre total de petits séminaristes, tant diocésains que religieux, a diminué pour la quatrième année de 3 174, pour atteindre 96 990. Ils ont diminué sur tous les continents à l’exception de l’Océanie (+22) : en Amérique (-914), en Afrique (-1 519), en Europe (-743) et en Asie (-20).

Il n’y a pas d’analogie entre le sceau sacramentel de confession et le secret professionnel

Le Pénitencier Majeur, le cardinal Mauro Piacenza, a été interrogé par Acistampa (traduction Benoît-et-moi). Le cardinal a rappelé que le sacrement de pénitence,

« étant un acte de culte, ne peut et ne doit pas être confondu avec une séance psychologique ou une forme de counselling. En tant qu’acte sacramentel, ce sacrement doit être protégé au nom de la liberté de religion et toute interférence doit être considérée comme illégitime et nuisible aux droits de la conscience ».

Le cardinal Piacenza précise également qu’il n’y a pas d’analogie

« entre le sceau sacramentel et le secret professionnel auquel sont tenus, par exemple, les médecins, les pharmaciens, les avocats, etc. »

« le secret de la confession […] n’est pas une obligation imposée de l’extérieur, mais une exigence intrinsèque du sacrement, et en tant que tel, il ne peut être délié même par le pénitent lui-même (cf. can. 1550 §2, n.2 CIC; can. 1231 §2, n.2 CCEO) ».

« Il est indispensable d’insister sur l’impossibilité de comparer le sceau confessionnel et le secret professionnel, afin d’éviter que des législations séculières n’appliquent au secret confessionnel inviolable les dérogations au secret professionnel pour de justes motifs ».

Le Pénitencier majeur met également un frein à la proposition qui se répand d’obliger le pénitent, comme condition sine qua non pour recevoir l’absolution sacramentelle, à s’auto-dénoncer:

« ces graves devoirs liés au chemin de conversion n’impliquent pas l’auto-dénonciation. Cependant, le confesseur doit inviter le pénitent à réfléchir plus profondément et à évaluer les conséquences de ses actes, surtout lorsqu’une autre personne a été soupçonnée ou injustement condamnée ».

L’intervention de Piacenza réitère ce que la Pénitencerie Apostolique avait clairement exprimé dans la Note de 2019 :

« Le secret inviolable de la Confession provient directement de la loi divine révélée et s’enracine dans la nature même du sacrement, au point de n’admettre aucune exception dans la sphère ecclésiale, et encore moins dans la sphère civile ».

L’Église « déclare » – c’est-à-dire qu’elle reconnaît comme un fait irréfutable, qui découle précisément de la sainteté du sacrement institué par le Christ –

« que tout prêtre qui entend les confessions est tenu, sous peine de sanctions très sévères, de garder le secret absolu sur les péchés que ses pénitents lui ont confessés » (CEC 1467).

Aucune autorité sur terre, pas même le Pape, ne peut modifier la réalité sacramentelle dans cet aspect essentiel.

De son côté, l’abbé Laguérie souligne :

Non, il n’y a pas de secret de la confession ! Il y a bien plus que cela. Et pour vous en convaincre, j’ai réuni quelques textes du droit et de la théologie catholique. Et tout d’abord un peu de sémantique. Le soi-disant secret de la confession, dans tous les documents de l’Eglise Catholique (décrétales, droit canonique, théologiens, au premier rang desquels saint Thomas d’Aquin), n’est jamais dénommé un secret mais un sceau, en latin « Sigillum ». C’est peut-être un détail pour vous mais pour nous ça veut dire beaucoup.

Sigillum, en latin ne veut absolument pas dire « secret ». Mais alors pas du tout, il y a maints autres mots pour cela. Le Gaffiot, qui fait référence en la matière, le traduit par « sceau », « cachet ». Vous savez : cette empreinte que vous gravez de vos armes dans la cire molle sur une lettre cachetée, cette signature de l’Autorité publique sur un cercueil que l’on vient de fermer pour garantir que c’est bien M. /Mme untel qui s’y trouve et non point un inconnu etc. Si vous m’avez bien compris, la traduction moderne de « Sigillum » est bien plus le mot « signature » qui authentifie, garantie, scelle (c’est le vrai mot) définitivement une réalité. Mais quel est ce signataire mystérieux qui efface, détruit, oublie à jamais, veut ignorer sans retour, ensevelit, bref scelle pour l’éternité nos misères et nos turpitudes. C’est Dieu Lui-Même, en personne, soi-même. Le ministre de ce sacrement sublime n’est qu’un vulgaire instrument de la miséricorde divine et rien de plus. […]

Les familles exclues du coup de pouce sur le pouvoir d’achat

Communiqué de La Manif Pour Tous :

En optant pour une mesure individualisée, le gouvernement fait le choix de ne pas prendre en considération les familles. Concrètement, à revenus égaux, les personnes célibataires, les couples sans enfants, ou les parents ayant un ou plusieurs enfants à charge seront traités de la même manière. Pourtant, leurs situations et leurs charges sont bien différentes. Voilà pourquoi les familles vont être les grands perdants de cette mesure inadaptée et inégalitaire.

« Difficile de croire que c’est la faute à pas de chance si la famille se trouve une nouvelle fois dans l’angle mort de la politique du gouvernement » déplore Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous. Parce qu’elle structure la société et permet à chacun de ses membres de ne pas être de simples individus isolés et déracinés, la famille est la cible des idéologues qui n’ont de cesse de l’affaiblir. Au fil des dernières années, la fin de l’universalité des allocations familiales, la baisse du quotient familial, l’individualisation du prélèvement à la source sont autant de mesures qui conduisent à fragiliser la famille et à privilégier une approche individuelle de la société. Sans surprise, il en ressort un plus grand individualisme qui entraîne une diminution de la solidarité.

Alors que le pouvoir d’achat est une priorité qui menace de mettre la société en ébullition, « l’indemnité inflation » annoncée par le Premier ministre fait l’impasse sur la famille. Pourtant, il est évident que les besoins des familles avec enfants sont bien différents de ceux des célibataires. Le niveau de vie des familles avec enfants est inférieur en raison de leurs charges plus nombreuses et importantes, et grandissant au fil des années. Il est ainsi curieux que la carte famille nombreuse s’arrête dès les 18 ans du dernier enfant, alors même qu’il entre généralement dans la vie étudiante, laquelle devient, année après année, de plus en plus couteuse. Hélas, cette nouvelle mesure annoncée et préparée en catastrophe par les services de Bercy continue d’emmener toute la société dans la voie de l’individualisation. C’est un chemin dangereux dont le Président de la République et son gouvernement ne mesurent manifestement pas toutes les conséquences. Les enfants d’aujourd’hui sont la société et les actifs de demain. Les prochaines échéances électorales devraient permettre de poser une alternative claire avec deux visions qui s’opposent : celle de l’actuelle majorité qui fait le choix de sacrifier la famille et une autre qui devra être portée pour défendre les 18 millions de familles qui vivent en France. L’enjeu est clair.

Des lois supérieures à la République ? L’État rejoue Antigone ! L’analyse du Club des Hommes en Noir

Le Club des Hommes en Noir avec les abbés Celier, Viot et Guelfucci ainsi que Jean-Pierre Maugendre, animé par Philippe Maxence, se penche sur la hiérarchie entre les lois de l’Église et les lois de l’État. L’impossibilité de rappeler qu’il existe des lois supérieures à celles de la République n’est-elle pas la nouvelle mise en scène d’Antigone ?

C’est arrivé un 22 octobre…

Puisque que l’Etat socialiste veut nous couper de nos racines et qu’Otto de Habsbourg a écrit :

” Celui qui ne sait pas d’où il vient, ne peut savoir où il va, car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l’avenir »

Rappelons nous :

  • le 22 octobre 1987 : Lino Ventura, acteur, meurt à St-Cloud.
  • le 22 octobre 1962 : Le président Kennedy annonce un blocus naval pour obtenir le retrait des missiles nucléaires soviétiques que Castro fait pointer vers les côtes américaines.
  • le 22 octobre 1941 : 27 otages sont fusillés à Châteaubriant par les Allemands (dont Guy Moquet) en représailles pour l’assassinat le 20 octobre du Feldkommandant Fritz Holtz à Nantes,  par un militant communiste, Gilbert Brustlein.
  • le 22 octobre 1797 : Le français Charles-Louis Havas crée la première agence d’information mondiale sous le nom: “Agence des feuilles politiques, correspondance générale.” Les nouvelles en provenance des journaux étrangers sont envoyées par pigeon voyageur et traduites dès leur arrivée à Paris.

Commentaire : d’aucuns affirmeraient (son ex compagne, Ségolène Royal), que l’actuel locataire de l’Elysée ne porterait un intérêt à la lecture que dans la mesure où le papier viendrait de cette agence…

  • le 22 octobre 1797 : Garnerin effectue le 1er saut en parachute à partir d’un ballon à 800m au-dessus du parc Monceau (Paris).
  • le 22 octobre 1680 : Louis XIV crée la Comédie Française, par lettre de cachet ( équivalent du décret d’aujourd’hui ) pour promouvoir les arts et les lettres . La Comédie-Française présente principalement les pièces du défunt Molière, de Racine, ainsi que de Corneille.
  • le 22 octobre 1656 : Le “miracle de la Ste-Epine” est authentifié par sentence. Événement survenu le 24 mars 1656 et qui joua un rôle important dans l’évolution spirituelle  de Blaise Pascal, Marguerite Périer, sa nièce, avait été guérie miraculeusement en touchant une épine de la couronne du Christ (fragment de la relique pour laquelle Saint Louis avait fait bâtir la Sainte-Chapelle).
  • le 22 octobre 946 : Le roi Hugues Capet meurt de la variole près de l’abbaye de St-Martin-de-Tours
  • le 22 octobre 741 : Mort de Charles Martel.

Le Salvador résiste, mais le Bénin cède à la culture de mort

Le Congrès du Salvador a rejeté mercredi par 73 voix contre 11 la dépénalisation de l’avortement en cas de danger de mort pour la mère, d’anomalie fœtale menaçant le pronostic vital, ou de viol.

Les députés du Bénin ont adopté la légalisation de l’avortement jusqu’à 12 semaines « lorsque la grossesse est susceptible d’aggraver ou d’occasionner une situation de détresse matérielle, éducationnelle, professionnelle ou morale » de la femme.

La loi a été adoptée à l’unanimité des députés présents et représentés. C’est pourtant le président de cette Assemblée qui, il y a quelques jours, s’était fermement prononcé contre l’avortement. Mardi, les évêques avaient lancé un appel pour dire non.

« Suggérer à un garçon qu’il peut facilement devenir une fille et inversement, ceci est déjà à la limite du crime contre l’humanité »

De Vladimir Poutine, le 21 octobre :

« Les bouleversements socio-culturels qui ont lieu aux Etats-Unis et en Europe occidentale ne relèvent évidemment pas de nos affaires. Nous ne nous en mêlons pas. Certains, dans les pays occidentaux, sont sûrs que l’effacement agressif de pages entières de leur propre histoire, la discrimination inversée de la majorité dans l’intérêt des minorités ou la demande d’abandonner la compréhension habituelle de ce que sont des choses aussi fondamentales que la mère, le père, la famille ou même les différences entre les sexes, constituent, selon eux, les jalons du mouvement vers un renouveau social. Encore une fois, je tiens à le souligner : c’est là leur droit, nous ne nous en mêlons pas, nous leur demandons seulement de ne pas trop s’en prendre à notre maison. »

« Dans un certain nombre de pays occidentaux, le débat sur les droits des hommes et des femmes s’est transformé en une parfaite fantasmagorie. Ceux qui se risquent à dire que les hommes et les femmes existent toujours et que c’est un fait biologique sont presque ostracisés. “Parent numéro un” et “parent numéro deux”, “parent qui a donné naissance” au lieu de “maman”, l’interdiction d’utiliser l’expression “lait maternel” et son remplacement par “lait humain” – afin que les personnes incertaines de leur propre identité sexuelle ne soient pas contrariées. »

« Suggérer à un garçon qu’il peut facilement devenir une fille et inversement, ceci est déjà à la limite du crime contre l’humanité et tout ça au nom et sous la bannière du progrès. »

Dernières informations avant le pèlerinage Summorum Pontificum

Communiqué de l’abbé Barthe :

Notre pèlerinage va donc se dérouler comme prévu, malgré les inquiétudes que nous ont donné les circonstances présentes.

– Comme de coutume désormais, nous débuterons le pèlerinage le vendredi 29 octobre, à 17h30, dans l’église Sainte-Marie des Martyrs du Panthéon, par le chant des Vêpres présidé par Mgr. Marco Agostini.

– Le lendemain, le samedi 30 octobre à 9h30, dans l’église Saint-Celse et Saint-Julien, Via del Banco di Santo Spirito, 52, non loin du Tibre, nous nous retrouverons pour une adoration du Saint-Sacrement présidée par Monsieur le Chanoine Antoine Landais.

– Puis, ce samedi 30 octobre, à 10h 30, de l’église Saint-Celse et Saint-Julien, nous partirons pour rejoindre la basilique Saint-Pierre, par le pont Saint-Ange et la Via della Conciliazione.

– Ce samedi 30 octobre, à 11h 30, dans la Basilique Saint-Pierre, à l’autel de la Chaire, sera célébrée par Mgr. Patrick Descourtieux la messe principale du pèlerinage.

– Et le dimanche 31 octobre, à 11h, à la Trinité-des-pèlerins, Piazza della Trinità dei Pellegrini, 1, sera célébrée par Monsieur l’Abbé Claude Barthe la messe de clôture de notre pèlerinage.

Pour la bonne marche du pèlerinage nous avons besoin de votre aide et remercions par avance tous ceux qui pourront se proposer.

AVIS IMPORTANT POUR LES PRÊTRES PARTICIPANT AU PÈLERINAGE

Il est demandé aux prêtres qui veulent célébrer, au cours de leur séjour à Rome, dans les deux églises ci-après, de réserver à l’avance leur « tour » :

– A la Trinità dei Pellegrini, Piazza della Trinità dei Pellegrini, en prenant contact avec le sacristain : [email protected] ou au 393482637981

– A Santi Celso e Giuliano, Via del Banco di Santo Spirito 5, en prenant contact avec le Chanoine Landais : chn.landais@icrsp.org

L’avortement eugénique viole les droits de l’homme

Par Grégor Puppinck :

Tuer un bébé, c’est mal. Tuer un bébé en raison de sa race, de son sexe ou de son handicap est encore pire. Cette vérité est difficile à éviter, et c’est l’une des principales questions débattues dans le « combat mondial pour l’avortement » qui se déroule aux Nations unies.

Les personnes handicapées s’opposent à l’avortement fondé sur la déficience du fœtus. Elles dénoncent sa légalisation comme une sorte de discrimination officielle à leur égard. Et elles sont entendues.

Récemment, le 14 septembre 2021, le Comité des droits des personnes handicapées (CDPH) des Nations Unies s’est dit préoccupé par « La dévalorisation des personnes handicapées à travers les politiques et pratiques capacitaires qui sous-tendent le dépistage génétique prénatal des déficiences fœtales, notamment en ce qui concerne la trisomie 21, l’autisme et la détection néonatale de la surdité ».

Cette déclaration fait partie des observations finales du Comité des Nations unies sur le respect par la France de la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées. L’ECLJ a pris part à ce processus, puisque nous avons soumis au Comité un mémorandum traitant de cette question.

Ce Comité de l’ONU est une « quasi-juridiction » chargée de surveiller la mise en œuvre de la Convention relative aux droits des personnes handicapées par ses États parties : son interprétation du traité fait autorité, bien que non obligatoire.

Sa récente recommandation pointe évidemment du doigt le recours massif au dépistage prénatal qui conduit à l’élimination de la plupart des fœtus diagnostiqués avec un handicap tel que la trisomie 21.

Cette recommandation n’est pas isolée : elle résulte de la position adoptée par la CDPH contre l’avortement eugénique. Ce Comité considère dans un document de 2018 que : « Les lois qui autorisent explicitement l’avortement en raison d’un handicap violent la Convention des droits des personnes handicapées », notamment parce que ce type d’avortement « perpétue le préjugé selon lequel le handicap serait incompatible avec une vie heureuse. »» Pour le Comité – qui est composé d’une majorité de personnes handicapées – l’avortement eugénique est en soi une discrimination qui stigmatise les personnes handicapées.

Depuis 2011, ce Comité a déjà jugé concernant l’Espagne, l’Autriche et la Hongrie que l’altération du fœtus ne devait pas faire l’objet d’un régime spécifique d’avortement, notamment en ce qui concerne le délai légal qui, dans certains pays, peut être très tardif en cas de handicap. Le Comité a également recommandé au Royaume-Uni de « modifier sa loi sur l’avortement en conséquence », estimant que « les droits des femmes à l’autonomie reproductive et sexuelle devraient être respectés sans légaliser l’avortement sélectif pour cause de déficience fœtale » (2017, traduction non officielle).

Cette position est conforme à l’intention des rédacteurs de la Convention relative aux droits des personnes handicapées, mais aussi de la Déclaration universelle des droits de l’homme. En effet, lors de la rédaction de la Déclaration universelle, la diplomate danoise Mme Begtrup a recommandé de prévoir des exceptions au respect du droit à la vie afin de permettre la « prévention de la naissance d’enfants handicapés mentalement » et d’enfants « nés de parents souffrant de maladie mentale[1] ». Cette proposition a été rejetée après que le représentant du Chili, M. Charles Malik, ait remarqué la similitude entre ces propositions et la législation nazie.

Plus récemment, la rapporteuse spéciale des Nations unies sur les droits des personnes handicapées, Mme Catalina Devandas Aguilar, a dénoncé dans son rapport 2020 au Conseil des droits de l’homme l’idéologie selon laquelle il existe des « vies qui ne valent pas la peine d’être vécues », faisant écho au titre du célèbre livre de Binding et Hoche de 1920 qui a fondé la politique eugénique nazie. Mme Devandas Aguilar est elle-même atteinte de spina bifida, qui est l’un des principaux motifs de l’avortement eugénique. L’expert de l’ONU écrit, dans son rapport : « Sur les questions telles que le dépistage prénatal, l’avortement sélectif et le diagnostic génétique préimplantatoire, les militants des droits des personnes handicapées s’accordent à considérer que les analyses bioéthiques servent souvent de justification éthique à une nouvelle forme d’eugénisme, souvent qualifié de “libéral” ».

En fait, Mme Devandas Aguilar et le Comité tentent de défendre le droit des personnes handicapées à exister sur un pied d’égalité avec les personnes valides. Ils constatent que l’avortement eugénique les stigmatise et viole leur dignité. Mais cette position est en décalage avec les lobbies pro-avortement. Pour défendre leur cause, sans heurter ces lobbies, les personnes handicapées demandent seulement que le handicap ne soit plus un motif spécifique -stigmatisant- d’avortement. Elles s’opposent donc à l’avortement eugénique, non pas explicitement par respect du droit à la vie des bébés handicapés à naître, mais en considération des droits et de la dignité des personnes handicapées “survivantes”.

C’est précisément sur cette question que la Cour européenne des droits de l’homme devra bientôt se prononcer, suite à la récente suppression de l’avortement eugénique par le Tribunal Constitutionnel Polonais. Plusieurs femmes se sont plaintes auprès de la Cour de Strasbourg qu’elles seraient empêchées d’avorter si, une fois enceintes, leurs enfants s’avéraient être handicapés. L’ECLJ est intervenu dans cette affaire pour soutenir l’interdiction de l’avortement eugénique, aux côtés de plusieurs experts des Nations unies et d’anciens juges des cours européenne et interaméricaine des droits de l’homme.

La même question devrait être discutée aux États-Unis, où la doctrine constitutionnelle actuelle de la Cour suprême, en vertu des arrêts Roe v. Wade et Planned Parenthood v. Casey, autorise l’avortement pour n’importe quel motif, y compris les motifs discriminatoires.

Le sujet n’est donc pas clos. Cependant, une chose reste certaine : le prétendu « droit à l’avortement » génère non seulement des oppositions, mais aussi une série de contradictions au sein même des droits de l’homme. Un autre exemple bien connu de cette contradiction est la question de l’avortement sélectif en fonction du sexe qui est également considéré par le Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) comme une discrimination illégale fondée sur le sexe, alors que ce même comité des Nations unies promeut l’avortement dans le monde entier. Par conséquent, le même avortement peut être un « droit » ou une discrimination illégale, en fonction seulement de l’intention subjective des parents.

En fait, le droit à l’avortement trouve son origine dans le respect de l’intimité de la femme, c’est-à-dire de sa volonté, ainsi que dans l’ignorance de l’humanité du fœtus. Or, l’avortement eugénique, sexiste ou raciste nous montre non seulement que la volonté de la femme peut être mue par de mauvaises intentions – qui ne méritent pas le respect, mais aussi que le fœtus a des caractères humains : un sexe, une race, un état de santé, qu’il partage avec les personnes nées. Ainsi, en mettant en cause la volonté de la femme et l’inhumanité de l’enfant, la prise en compte de la finalité eugénique, sexiste ou raciste de certains avortements a pour effet de détruire la logique du prétendu droit général à l’avortement.

Les partisans de l’avortement sont pris au piège de ces contradictions qui résultent du mensonge du prétendu « droit à l’avortement ». En droit, comme dans toute discipline rationnelle, la contradiction est une preuve d’erreur.

Un peu avant Mai 68, à Toulouse, une soirée avec Georges Brassens

De Bernard Antony :

J’ai été très heureux ce matin de lire les papiers du Figaro et de Valeurs actuelles consacrés au centenaire de la naissance de Georges Brassens.

Grand et bel article dans Valeurs, d’Olivier Moulin, et dans le Figaro, outre les deux pleines pages sous le titre « Chanteur indémodable », le bel éditorial du jamais décevant Étienne de Montety : « Le bonhomme Brassens ».

Ont remonté mes souvenirs de la fantastique soirée que nous avions passée jadis avec le merveilleux bonhomme d’abord reçu par nous dans les locaux de notre Fédération des étudiants de Toulouse puis, au Capitole, pour l’introniser « damoiseau d’honneur» dans notre « Gaie confrérie des damoiselles et damoiseaux du Languedoc ».

Faut-il préciser que notre « gaie confrérie », créée en 1967 était tout sauf… une confrérie de « gays ».

Ceux qui veulent savoir à quoi nous ressemblions n’ont qu’à aller feuilleter le cahier photos du premier tome de « Bernard Antony raconte ». Ils y verront comment l’extraordinaire et très inventif Philippe Duchet, futur époux de Ghislaine de Cadoudal et beau-père de Marie Le Morvan, avait imaginé les habits de cérémonie (toge, faluche traditionnelle, épée…) de cette confrérie aussi truculente que réactionnaire, se voulant à la fois dans l’esprit des troubadours de notre midi et des escholiers chantés par François Villon. Philippe en était le grand-maître, j’en étais le « porte-gonfanon ». Il va de soi que nous étions totalement, radicalement, aux antipodes de la triste engeance soixantuitarde qui, tel un abcès de peste bubonique, purulerait tristement dans certaines facultés à partir de tristes groupuscules néo-bolcheviques.

Nous, de plus en plus nombreux, nous investissions certes, à l’occasion, toujours joyeusement et gentiment, en chantant le chant des « majos » ou « la coupo santo », les amphis de profs trop misérablement idéologues.

Faut-il le préciser ici, nous n’avions qu’affection pour nos chers et vénérés professeurs, Louis Jugnet (philosophie politique) et Pierre Montané de la Roque (droit constitutionnel) qui, volontiers, nous tendaient leur micro pour quelques minutes de communion dans l’Amitié Française.

Je ne sais plus comment Philippe Duchet (qui a rejoint la maison du Père) avait pu réussir à s’entretenir avec Georges Brassens et le persuader de venir parmi nous après un récital, pour une soirée dans notre siège du 11 rue des Gestes, à deux pas du Capitole.

Toujours est-il qu’en une heure déjà avancée d’une belle soirée d’avril, Philippe, avec le mélange de déférence et d’aimable simplicité qu’il savait adopter en pareil cas, fit entrer ce bon anar de Brassens un peu intimidé parmi une soixantaine de damoiselles et damoiseaux qui ne l’étaient pas moins.

Et puis, déroulant comme un parchemin, il lut le discours d’accueil qu’il avait ciselé, pas trop long, à la fois respectueux, admiratif et désopilant. Ses mots déclenchèrent vite le bon rire d’un Brassens répondant simplement : « Je me sens bien avec vous ! », non sans regarder préférentiellement les jolis minois de Luce et de Colette…

Alors, après avoir étanché sa soif avec un frais pastis, il céda sans trop bougonner aux demandes pour quelques-unes de ses chansons, non sans qu’elles soient entrecoupées de ses questions sur ce que nous pensions. Brassens était certes à sa manière un « anar », mais un bon « anar » et manifestement il appréciait notre non-conformisme véritable.je me souviens de l’émotion de l’assistance quand cet anarchiste nous parla avec admiration de saint Louis, disant : «  Ah, si tous les hommes politiques lui ressemblaient un peu… ».

Mais la soirée n’était pas terminée. Philippe Duchet lui avait bien dit qu’il allait être intronisé dans notre confrérie et il l’avait volontiers accepté. Mais il ne se doutait pas de la façon dont cela allait se dérouler.

Duchet pria d’abord l’assistance de sortir et de s’ordonner en cortège à la suite des damoiseaux et damoiselles en faluche, ces dernières préposées à marcher avec le chanteur dans une courte pérégrination vers la cour intérieure du Capitole. Là, à la lueur des torches qui furent allumées, Philippe Duchet se mit à lire (juste devant la plaque commémorant l’exécution en ce lieu du duc de Montmorency condamné par un édit de Richelieu pour crime de duel) un très solennel et aussi très épique et ébouriffant discours d’intronisation.

C’est alors qu’arrivèrent sur les lieux une patrouille de deux policiers tenant deux chiens en laisse. Que diable signifiait ce rassemblement inaccoutumé, durent-ils se demander et sans doute, que devaient-ils faire ?

Duchet, nullement démonté, s’adressa ainsi à eux : « Messieurs les archers du guet, mettez-vous au garde à vous ! ». Et ils obtempérèrent, leurs chiens sagement assis à côté d’eux. Des policiers au garde à vous devant Brassens, il fallait le voir pour le croire !

Et Brassens nous confia ensuite, joyeusement, qu’il n’aurait jamais imaginé pareille scène.

Duchet termina alors son éloge et puis intima à Brassens l’ordre de tremper ses lèvres dans une coupe de vin de Gaillac, et puis, cela fait, le frappant sur les deux épaules du rouleau de son discours, avant de le lui remettre, le déclara, de sa voix puissante, Damoiseau d’honneur de la Gaie confrérie des damoiselles et damoiseaux du Languedoc.

Brassens, à nouveau un brin intimidé, exprima sa gratitude pour cette intronisation et émit alors tout simplement le désir d’aller avec nous se désaltérer pour de bon ; non sans saluer gentiment, d’un signe de tête, « les archers du guet » qui certes n’avaient pas attendu notre autorisation pour se mettre au repos mais qui, aimablement, continuaient à veiller sur nous.

Le grand remplacement

Castex : « Ne pas séparer l’Église de la loi » !

De Bernard Antony :

Compte tenu de ce qu’il laisse d’ordianire paraître d’intelligence spéculative, on peut douter que ce soit le Premier Ministre Castex lui-même, qui a inventé la stupéfiante formule qu’il a fièrement adressée au pape lors de leur rencontre ce dernier lundi au Vatican.

Peut-être Macron lui avait-il soufflé, à moins qu’on ne lui ait suggéré dans quelque loge du Grand Orient.

Apparemment, François n’a pas relevé cette pure monstruosité de l’idéologie totalitaire aux antipodes de la parole du Christ : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ! ». Il est vrai que ce pape-là n’a pas jugé bon naguère de contester l’étourdissante phrase prononcée par son cher monseigneur Sorondo, nommé par lui, chancelier de l’Académie Pontificale des Sciences : « La Chine est le pays qui met le mieux en œuvre la doctrine sociale de l’Église » (sic !).

La formule énoncée par le frangin Castex est non seulement aux antipodes de l’Évangile mais constitue en outre une formelle inversion de la doctrine républicaine de Séparation de l’Église et de l’État, ou plus exactement un plus haut degré dans la volonté d’annihilation de l’Église catholique : très exactement, ce qui est réalisé en Chine où l’Église ne peut qu’obéir à la loi de l’État-parti.

« Ne pas séparer l’Église de la loi », c’était une des premières mesures jacobines de la Révolution dite française avec la Constitution civile du clergé. Ce fut ce qu’imposèrent aux différentes Églises ou à ce qu’il en restait les régimes communistes et le régime nazi, auquel résistèrent héroïquement notamment les clergés polonais et les évêques allemands, Monseigneur Von Galen se dressant contre les monstrueuses euthanasies d’enfants handicapés. Comme on les effectue d’ailleurs aujourd’hui pour des handicapés ou non handicapés dans l’indifférence générale par des avortements-infanticides.

 Il n’y a semble-t-il hélas plus beaucoup d’évêques en France de la trempe de Monseigneur Von Galen.

Quant à François, ni les services de communication du Vatican et du gouvernement français ni les agences de presse n’ont rapporté qu’il aurait demandé à un Castex d’œuvrer pour plus de respect de la vie humaine dans les lois de la République.

Il est vrai que le si subtil Premier ministre français a su avoir l’infinie délicatesse de lui offrir comme un cadeau particulièrement approprié à sa culture populiste une de ces reliques qu’il apprécie : le maillot d’un joueur de foutebole argentin.

Bonne fête, saint Jean-Paul II

Première partie de notre trilogie : Saint Jean-Paul II, le pape de l’Apocalypse

Par Antoine Bordier

Le 13 mai 1981, le jour anniversaire de la première apparition de Notre-Dame à Fatima, à 17h17, plusieurs coups de feu retentissent sur la place saint-Pierre de Rome. A cet instant, la foule en liesse à l’arrivée du pape Jean-Paul II se mure dans un silence expectatif. Des colombes s’envolent. L’homme en blanc s’écroule atteint par deux des trois balles tirées à bout portant par le terroriste ultra-nationaliste turc Mehmet Ali Ağca. Le miraculé survivra à cet attentat et finira sa course 24 ans plus tard, le 2 avril 2005. Il est fêté le 22 octobre. Retour sur le parcours hors-du-commun du saint qui a libéré une partie du monde du communisme, évangélisé la famille et réveillé la jeunesse du monde entier. Il serait le pape de l’Apocalypse, tel que décrit dans le secret de Fatima.

Karol Józef Wojtyła est né le 18 mai 1920, au numéro 7 de la rue Kościelna à Wadowice, une petite ville de moins de 10 000 habitants. Cette ville se situe à 50 km de Cracovie, dans le sud-est de la Pologne. Une fois élu pape, il y est retourné 3 fois. La dernière fois, c’était le 16 juin 1999. Du haut du balcon familial, il avait déclaré : « C’est ici, dans cette ville de Wadowice, que tout a commencé : la vie, l’école, les études, le théâtre… et le sacerdoce. » Dans sa maison natale, où il vivra une grande partie de sa jeunesse, il mène une vie normale avec son père, Karol, militaire de carrière, sa mère Emilia, et, son frère Edmund. La souffrance entre dans sa vie, par effraction, après le décès de sa mère en 1929. Suivra celle de son frère, 3 ans plus tard. La maladie les a terrassés. C’est, peut-être, pour cela qu’il se plonge dans la littérature et dans le théâtre. Il a besoin de « sortir de lui-même et de sa souffrance ». En même temps qu’il amplifie sa passion pour le théâtre et qu’il multiplie les pièces où il tient souvent le rôle principal, il approfondit sa vie de foi. A 15 ans, il devient président d’une association de jeunes qui se consacre à la Vierge Marie. Puis, à 18 ans, il part à Cracovie commencer ses études supérieures. L’année d’après, l’Allemagne nazie a déployé ses armées et son idéologie de haine. Elle commence ses conquêtes infernales. La Pologne tombe entre ses griffes. Les Juifs y sont exterminés. Karol doit arrêter ses études. Il continue sa vie d’artiste. Il écrit, aussi, des pièces : David, Job, et Jérémie. Les représentations deviennent clandestines. Il entre en résistance. Obligé de travailler, il travaille, d’abord, dans une carrière, puis, dans une industrie de produits chimiques, Solvay. Spirituellement, il fait une très belle rencontre : celle de Jan Tyranowski, qui est son aîné de 20 ans. Il l’initie aux saints du Carmel et à la pratique de l’oraison. Jan est à l’origine de la grande dévotion du futur pape à saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Le 16 février 1941, à la suite d’une longue maladie, son père décède à 63 ans. Il avait des problèmes cardiaques. A 20 ans, le jeune Wojtyla se retrouve seul. Presque tout seul.

Un orphelin-prêtre

Alors que la guerre se prépare entre l’URSS de Staline et l’Allemagne nazie d’Hitler, que pouvait, donc, penser et vivre ce jeune homme devenu si tôt orphelin ? Être orphelin et se retrouver seul dans le petit appartement familial, est, déjà, en soi terrible. Mais, là, à cette époque où les ténèbres et la folie meurtrière l’emportent sur la lumière et la dignité humaine, que vivre ? Le 22 juin 1941, alors que l’Eglise fête le 1510è anniversaire du concile d’Ephèse, Hitler, sans déclaration de guerre, envahit son allié, l’URSS, au petit matin. L’opération Barbarossa (en allemand, Unternehmen Barbarossa) sera la guerre aux superlatifs les plus terribles de la Seconde Guerre Mondiale, avant Hiroshima et Nagasaki. Alors que le 23 août 1939, Hitler et Staline avaient signé un pacte de non-agression, la folie du Führer emporte tout sur son passage. Cette invasion surprise fera des millions de morts de part-et-d’autre. Elle embrasera le reste du monde. Et, permettra à l’URSS d’étendre son idéologie sur une grande partie du monde. Hitler aurait dû lire l’Evangile de saint Marc : « Tout royaume divisé contre lui-même périra. » Et, lire le message de la Vierge Marie à Fatima, dans lequel Elle demande la consécration de la Russie à Son Cœur Immaculé. Et, si cette consécration n’est pas faite, elle annonce une nouvelle guerre « plus terrible encore » que la première.

C’est dans ce contexte que Karol décide de devenir prêtre. En automne 1942, il entre clandestinement au séminaire de Cracovie. Il continue à travailler comme ouvrier chez Solvay et étudie le soir. Il se rend en toute illégalité dans les églises et chez des particuliers pour poursuivre ses études. Il devient très marial et tombe littéralement amoureux du Traité de la dévotion à la très sainte Vierge Marie. Il devient un disciple de saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Quelques mois avant sa mort, le 13 janvier 2004, le pape Jean-Paul II se tournait une nouvelle fois vers ce saint à l’occasion du 160è anniversaire de la publication de son traité.

Padre Pio et ‶Totus Tuus″

Oui, il est tout à Marie celui qui se prépare à la prêtrise. Alors que la guerre s’étend à l’est, Karol suit scrupuleusement ses cours presque sans dommage. Le 29 février 1944, il passe à deux doigts de la mort. Il est renversé par une voiture. Le 6 août, de nouveau, il échappe, par miracle, à une rafle. Enfin, il faut attendre le 17 janvier 1945, pour que Cracovie soit libérée du joug nazi. Mais, un autre va s’abattre sur ce pays et toute l’Europe de l’Est : celui du communisme. L’année d’après, le jeune séminariste est envoyé à Rome pour parfaire sa formation. Puis, le 1er novembre 1946, Mgr Sapieha l’ordonne prêtre dans sa chapelle privée de Cracovie. Il est envoyé de nouveau à Rome. Le 6 avril 1947, il rencontre le célèbre Padre Pio. Gino Testa, qui est le responsable du groupe de prières de Padre Pio à Paris, se souvient très bien de cette rencontre : « On dit que Padre Pio lui aurait prédit qu’il deviendrait pape, Jean-Paul II n’a jamais confirmé. Par contre, le professeur Enrico Medi, qui l’accompagnait, l’aurait confirmé. » À son retour de voyage, le professeur raconte : « Dès que Padre Pio l’a vu, il l’a regardé dans les yeux et lui a dit : “Tu seras pape, mais il y aura du sang et de la violence” ». Le jeune prêtre, en rentrant, revient sur cette entrevue avec son ami Medi : « Professeur, Padre Pio a voulu plaisanter. Je suis polonais, je ne pourrai jamais devenir Pape ». Par la suite, il s’est rendu après la mort de Padre Pio, deux fois à San Giovanni Rotondo. Il était très proche de lui. Il l’a béatifié en 1999 et canonisé en 2002.

L’orphelin, comme s’il avait été prédestiné, au cours de ses études, plonge dans la vie mystique de saint Jean de la Croix. Dont, il écrira une thèse de doctorat en théologie. Sur place, à Rome, il apprend le français. Il améliore son italien. A la demande du cardinal Sapieha, il fait plusieurs tournées en Europe et s’imprègne de la vie ecclésiale et des différentes oeuvres pastorales. Il fait des rencontres incroyables, comme celle avec le père de Lubac. Entre 1945 et 1949, il s’essaie à l’écriture. En 1949, il termine sa première pièce de théâtre ‶ Frère de notre Dieu ″. Karol Wojtyla ne le sait pas encore, mais cette pièce sera jouée dans des séminaires du monde entier. Au début des années 50, de retour en Pologne, il exerce plusieurs ministères en tant que vicaire. Il est surtout l’aumônier des étudiants de Cracovie où il enseigne la doctrine familiale et sociale de l’Eglise. Il enseigne l’amour humain, le respect du corps, et l’appel à la sainteté. Avec eux, il continue ses représentations théâtrales, et, ses escapades sportives dans les montagnes de Zakopane, où il aime skier. Le 28 septembre 1958, le pape Pie XII le nomme évêque auxiliaire de Cracovie. C’est l’un des plus jeunes de son époque. Il prend pour devise : ‶Totus Tuus″ (Tout à Toi), en hommage à saint Louis-Marie Grignion de Montfort.

Du concile Vatican II aux répressions de 1968

La journée type du nouvel évêque est impressionnante. Avec sa nouvelle mission au service des étudiants, il continue à avoir une vie de piété incroyable, se levant même la nuit pour prier. Il s’est lancé, de nouveau, dans l’écriture de sa nouvelle pièce de théâtre, qu’il termine en 1960 : La boutique de l’orfèvre. Le sous-titre est très explicite : ‶ Méditation sur le sacrement de mariage qui, de temps en temps, se transforme en drame. ″ Le couple, la famille, le mariage, la personne humaine, sa transcendance, sa filiation avec Dieu, sa jeunesse, sa sexualité, sa sainteté sont et seront ses sujets majeurs qu’il enseigne et qu’il joue. Lui, l’orphelin est devenu père et frère d’une multitude, à commencer par son peuple. La Pologne, dans ces années 60 vit des moments très difficiles avec le renforcement de l’athéisme et des politiques anti-religieuses. Dans les années 50, le pays avait vécu un certain dégel très relatif. Alors que le pape Jean XXIII vient d’ouvrir le 11 octobre 1962 le IIè concile œcuménique du Vatican, auquel participe le nouvel évêque, la Pologne vit une nouvelle vague de persécutions religieuses plus ou moins « soft ». L’enseignement religieux dans les écoles publiques est interdit, depuis 3 ans, et, toutes les célébrations culturelles et religieuses sont surveillées de très près par la police d’Etat du gouvernement de Władysław Gomułk, qui est pourtant réputé pour être un modéré. Il faut dire que depuis la victoire communiste sur le nazisme, la Pologne est dirigée par des gouvernants qui persécutent son clergé, emprisonnent ses prêtres, et, persécutent le premier d’entre-eux : le cardinal et primat de Pologne Stefan Wyszyński. Pour l’instant, Karol Wojtyla est en partie épargné par ces persécutions.

Lui qui est polyglotte participe au concile Vatican II, en sortant de plus en plus de l’ombre. Car c’est l’un des plus jeunes évêques. Sur le sujet de l’athéisme, il déclare, notamment : « L’athée croit fermement à son  ultime solitude, parce qu’il croit que Dieu n’existe pas. D’où son désir de se rendre d’une certaine manière immortel, à travers la vie de la collectivité. Nous devons nous demander pourquoi le collectivisme favorise l’athéisme et vice-versa ». Puis, il prend une part plus active sur le rôle des laïcs en militant pour « le droit et le devoir d’être un agent actif de l’apostolat, en vertu de son baptême, et non en raison d’un mandat particulier ».  Le 30 décembre 1963, le jeune évêque devient archevêque de Cracovie. Le pape clôt le concile le 8 décembre 1965. Le 26 juin 1967, il le nomme cardinal. A 47 ans, il est le plus jeune cardinal du monde entier. Cette ascension est un appel d’air encourageant pour de nouvelles manifestations populaires en faveur d’une certaine émancipation. Lors de l’année 1968, qui rappelle celle de 1956, des manifestations d’étudiants contre le pouvoir communiste se répandent comme une traînée de poudre à travers tout le pays, et, au-delà, en Tchécoslovaquie. C’est dans cette période-là que le futur pape Jean-Paul II, le cardinal Karol Joseph Wojtyla devient de plus en plus un résistant.

La prière de saint Jean-Paul II

A la fin de sa vie, cette prière qu’il portait sur lui depuis l’âge de 11 ans serait devenue illisible. Son papier, un véritable parchemin. Son père avant qu’il ne meure, lui avait montré le chemin de la foi et de la prière. Jeune enfant, il avait vu son père prier le chapelet, se mettre à genoux, se rendre à l’Eglise dans la semaine. Et, faire du dimanche le Jour du Seigneur par excellence. Il lui a gardé un vrai amour. A l’occasion du 50è anniversaire de son ordination sacerdotale, en 1996, il écrivait dans son livre, ‶Ma vocation, don et mystère ″ : « Ma gratitude va surtout à mon père, resté prématurément veuf. Je n’avais pas encore fait ma première communion quand je perdis ma mère. Après sa mort, et par la suite, après la disparition de mon frère aîné, je suis resté seul avec mon père. Je pouvais l’observer dans sa vie quotidienne, qui était austère. Il était militaire de profession et, lorsqu’il fut veuf, sa vie devint une vie de prière constante. Il m’arrivait de me réveiller la nuit et de trouver mon père à genoux, de même que je le voyais toujours à genoux dans l’église paroissiale. Entre nous, nous ne parlions pas de vocation au sacerdoce, mais son exemple fut pour moi, en quelque sorte, le premier séminaire, une sorte de séminaire domestique. »

Son père l’encourageait à prier tous les jours l’Esprit Saint. Voici la prière qu’il portait sur lui :

Esprit Saint,

Je vous demande le don de Sagesse,

pour une meilleure compréhension,

de vous et de vos divines perfections.

 

Je vous demande le don d’Intelligence,

pour une meilleure compréhension

de l’esprit des mystères de la Sainte Foi.

 

Donnez-moi le don de Science,

pour que je sache orienter ma vie

selon les principes de cette foi.

 

Donnez-moi le don de Conseil,

afin qu’en toute chose je puisse

chercher conseil auprès de vous

et le trouver toujours auprès de vous.

 

Donnez-moi le don de Force

pour qu’aucune peur ou considération

terrestre ne puisse m’arracher à vous.

 

Donnez-moi le don de Piété,

afin que je puisse toujours servir

votre Majesté divine avec amour filial.

 

Donnez- moi le don de Crainte de Dieu

pour qu’aucune peur ou considération

terrestre ne puisse m’arracher à vous.

Le jeune priant est devenu orphelin, puis, prêtre, puis, évêque, puis, archevêque, puis, cardinal, et, enfin, pape. Il est saint. C’est sa fête. Qu’il intercède pour nous !

Saint Jean-Paul II, le pape de Fatima, à suivre, dans la seconde partie de notre trilogie.

Reportage réalisé par Antoine Bordier, auteur, consultant et journaliste

Copyright photos DR

70% des morts du covid en septembre étaient « entièrement vaccinés »

En Grande-Bretagne et en Suède, selon les chiffres officiels fournis par les gouvernements britannique et suédois.

En France, c’est secret.

Ayons une petite pensée au passage pour Colin Powell (l’homme des preuves des armes de destruction massive en Irak), décédé récemment du Covid, alors qu’il était tout à fait vacciné.

Choeur des moines de l’abbaye Notre Dame de Fontgombault

On me signale cette chaîne Youtube, non officielle, du Choeur des moines de l’abbaye Notre Dame de Fontgombault. Extrait :

Un immense merci à tous

Pour ceux qui ne sont pas abonnés à notre lettre (vous pouvez le faire ici), voici le message que j’ai envoyé hier:

Chers amis,
Je savais bien sûr (et je l’avais dit à nos amis étrangers!) que les lecteurs du Salon beige étaient incroyablement généreux et militants. Mais je dois dire que, même moi, je suis impressionné!
Grâce à vous tous, nous avons fait plus qu’atteindre notre objectif (tous les chèques ne nous sont pas encore arrivés, mais nous devrions finir autour de 110 000 euros, presque 10% de plus que ce que nous visions!).
Alors un immense merci à tous!
Et pardon d’avoir saturé votre boîte ces derniers jours. Croyez-moi, c’est beaucoup plus pénible d’envoyer un courriel demandant de l’argent que d’en recevoir… Mais c’est le “jeu”: nous ne pouvons pas prétendre faire la différence et renverser étape par étape la contre-culture soixante-huitarde si nous n’y mettons pas les moyens.
Dans quelques jours, je devrais être en mesure de vous annoncer le premier développement consécutif à cette fantastique mobilisation (qu’en fou dangereux que je suis, j’avais entamé sans être sûr de boucler notre campagne!).
Mais, pour le moment, je ne voudrais vous dire qu’une chose: un immense merci. Franchement, les courriels que j’ai reçus ces derniers jours tirent les larmes des yeux (pourtant, ayant une certaine expérience du combat, j’ai plutôt le cuir assez épais…). Bien sûr, les situations de l’Eglise et de la France sont assez effrayantes, mais je suis certain que nous constituons ensemble ce noyau dur de catholiques de conviction, susceptible d’être la “minorité créatrice” que Benoît XVI appelait de ses voeux.
Ne nous oubliez pas dans vos prières – vous êtes tous les jours, amis connus ou inconnus, dans les nôtres.
Que Dieu nous garde tous au service du Christ-Roi et que tous les saints du ciel – spécialement les nombreux saints de France – nous protègent et combattent avec nous et je n’ai aucun doute sur la victoire finale!

Fidèlement,

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon beige

Les confusions du rapport Sauvé

D’un lecteur du Salon beige:

Le rapport Sauvé traite d’un sujet délicat et grave. Je porte les victimes, touchées à jamais dans leur chair, dans mes prières. Ce qu’ils ont vécu un scandale, je ne peux que constater avec effroi la gravité des crimes commis par les prêtres, religieux et laïcs dans l’Eglise.

Je suis également heureux que l’Eglise soit la seule institution à avoir réalisé un travail rigoureux de vérité. Il est à son honneur.

Cependant, la lecture de ce rapport fait naître un sentiment de malaise et d’inaboutissement. Il est louable d’effectuer un travail de vérité mais il est problématique que celui-ci soit entaché d’une série de confusions :

Première confusion : L’anachronisme

Le rapport indique que l’essentiel des 300 000 crimes (chiffre dit « plancher », mais absolument invérifiable et pour lequel sauf erreur la méthodologie retenue pour l’établir n’a pas été rendue publique, mais ce n’est pas le sujet ici) a eu lieu entre 1950 et 1990.  Il suffit de lire les titres de la grande presse pour voir qu’on traite comme un « sujet d’actualité » un problème qui appartient déjà à l’histoire. Et on extrapole ensuite une longue série de recommandations pour résoudre aujourd’hui un problème principalement situé dans le passé. Et, surtout, il faut rappeler que, depuis 20 ans, la hiérarchie de l’Eglise a été déjà très ferme sur le sujet, avec une prudence extrême (j’ai pu l’observer de près avec un prêtre de ma paroisse sur une affaire de mœurs – mais pas de pédophilie – montée en épingle et finalement totalement bénigne) qui a parfois conduit des prêtres au suicide sans qu’ils aient rien commis de grave. Il faut bien sûr rester extrêmement vigilant et ne pas baisser la garde, mais ceci est une question de discipline à généraliser et non de nouvelle gouvernance qui constitue l’essence des recommandations établies dans ce rapport.

Deuxième confusion : Le lien parfois douteux entre les constats et les solutions proposées

Le rapport établit la culture de la dissimulation dans les années 1950-1960, puis la gestion de la crise dans les années 1970-1980 comme raison ayant permis à ces crimes de perdurer.  Pour répondre à ce désastre, la grande majorité des solutions proposées sont des mesures de gouvernance et de contrôle interne de bon sens, cependant, elles laissent l’impression générale que tout ce que l’Eglise a fait pendant 2 000 ans n’a que peu d’intérêt. Parmi les solutions proposées, quelques-unes se distinguent, comme celle de supprimer le sacrement de confession ou une forte remise en cause du célibat des prêtres.  Quel rapport avec l’étude historique ? En fin de compte, les recommandations les plus discutables en disent plus sur l’orientation philosophique des auteurs du rapport que sur la réalité des moyens nécessaire pour lutter contre ces crimes.

Troisième confusion : le point de vue d’observation, laïc ou catholique ?

Les crimes commis au sein de l’Eglise sont particulièrement graves car les hommes d’Eglise, et en particulier les prêtres, devraient être exemplaires et ils ont gravement péché.  Cependant, ils sont ici jetés en pâture par des médias ignorant à peu près tout du christianisme à une société elle-même largement déchristianisée. Mais si l’on avait regardé les choses d’un point de vue laïc, on aurait dû établir un bilan global des pratiques pédophiles en France depuis 1950, dans tous les secteurs en lien avec la jeunesse (éducation national, clubs de sport…) et non seulement un focus sur l’Eglise. Et comment dans cette logique alors accuser les prêtres des années 1970-1980 qui évoluaient dans une société ou une certaine élite intellectuelle défendait ces pratiques ?

Quatrième confusion : Confusion (et même détournement) dans l’objet des recommandations demandées par la Conférence des évêques de France 

La lettre de mission de la CEF à Jean-Marc Sauvé demandait des recommandations sur les mesures prises depuis les années 2000 de prévention de pédophilie. La commission a totalement outrepassé ce cahier des charges, sans que personne y trouve rien à redire, en proposant 45 recommandations totalement génériques sur la manière dont elle voit la lutte contre la pédophilie dans l’Eglise.

Cinquième confusion : indépendance versus travail à charge

Il est louable que la commission soit indépendante. Tout travail d’audit indépendant nécessite une phase contradictoire avant la publication du rapport. Ici, c’est tout le contraire : le constat indépendant s’est mué en réquisitoire sans droit de réponse pour les accusés. En témoigne l’image symbolique de Jean-Marc Sauvé portant le rapport à Mgr de Moulin Beaufort le jour même où ses conclusions étaient portées à la connaissance du public. Et le fait que ce dernier ait dû courageusement réagir en urgence pour refuser la recommandation inadaptée concernant la suppression du secret de confession.

Cet excès de mise en cause décomplexé de l’Institution conduit la commission à critiquer à plusieurs reprises Benoît XVI, alors même que c’est le pape qui a levé le lièvre et pris le sujet de la pédophilie à bras le corps. Cependant, celui-ci l’a fait avec équilibre, en restant dans la tradition de l’Eglise pour ce qu’elle a de bon et sans l’excès médiatique qui semble maintenant tenir lieu de ligne de conduite sur le sujet dans nombre d’instances ecclésiales. Cela ne semble pas convenir à la commission. Les § 1224 et 1225 du rapport méritent d’être cités particulièrement « Comme sur d’autres sujets, creuser un tant soit peu sous la surface des choses a suscité au sein de la commission des constats mitigés : à côté de la prise de conscience proclamée à la face du monde des excès de la verticalité, que Vatican II a entendu infléchir et que le pape François, plus que d’autres sans doute, continue d’atténuer, on trouve encore, y compris dans la période récente, des marques de réaffirmation qui peuvent étonner. Ainsi du texte, intitulé Directoire pour le ministère et la vie des prêtres et publié par la Congrégation pour le clergé en février 2013, quelques jours seulement avant l’annonce par Benoît XVI de sa démission. Ce document magistériel insiste sur la spécificité de l’organisation de l’Église et estime que le « démocratisme » serait une « très grave tentation », car il « pousse à ne pas reconnaître l’autorité et la grâce capitale du Christ et à dénaturer l’Église, comme si elle n’était qu’une société humaine. Cette conception touche à la constitution hiérarchique telle qu’elle a été voulue par son Divin Fondateur, telle que le Magistère l’a toujours clairement enseignée et telle que l’Église elle-même l’a vécue de manière ininterrompue. » […] Quoi qu’il en soit, cette affirmation doctrinale, récente, d’une organisation et d’une gouvernance marquées par la verticalité, fait écho aux témoignages de victimes et aux interrogations de nombreux experts entendus par la commission, qui considèrent que cette organisation institutionnelle, si elle n’est pas en elle-même la raison des violences sexuelles, participe à la création d’un environnement qui peut se révéler défavorable à la prévention et au traitement des abus. »

A contrario, la commission passe sous silence deux racines du mal que Benoit XVI avait visées dans son action : le manque de foi et les tendances homosexuelles non maîtrisées des candidats au sacerdoce. Pourtant, celle-ci constate – sans en tirer aucune conclusion dans ses recommandations – que les auteurs de ces violences ont eux-mêmes avoué leurs tendances homosexuelles et que 80% des victimes sont des garçons (majoritairement âgés de 10 à 12 ans).

La boucle est bouclée : les biais idéologiques forts – marqués par l’air du temps – de cette commission apparaissent aussi bien en creux (les omissions coupables) qu’en relief (les fausses solutions), biais qui sont cohérents avec la composition de cette commission.

Les victimes de ces actes méritaient mieux que ce traitement biaisé. Si on ne devait retenir qu’une raison, il a certainement manqué une phase de maturation importante avant la publication d’un tel rapport : un travail d’enrichissement réciproque entre la tradition de l’Eglise et les pratiques modernes de contrôle et gouvernance qui ont clairement pris le dessus.

Le but avoué, selon les mots même de la commission est de « sauver le soldat Eglise » (La Croix, le 4/10/2021), ce qui est paradoxal car c’est exactement ce qui est reproché – à raison – aux comportements des clercs dans les années 1950. Mais comme le Seigneur nous assure que « les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle » (Matthieu 16.18), vouloir la sauver en 2020 n’est pas plus louable qu’en 1950. Cela reste une manière pour l’homme de se mettre à la place de Dieu. Un péché d’orgueil…

Il est donc peu probable que cette démarche ne profite à l’Eglise, mais plutôt à ses ennemis qui ont pu avancer leurs pions au sein de la commission.

Les victimes méritaient mieux que cela.  On peut légitimement se demander si l’approche très horizontale développée ici leur sera pleinement profitable.  Espérons qu’un travail de maturation à l’aune de la Tradition et de la Foi viendra enrichir la suite du processus.

C’est arrivé un 21 octobre…

Puisque que l’Etat socialiste veut nous couper de nos racines et qu’Otto de Habsbourg a écrit :

” Celui qui ne sait pas d’où il vient, ne peut savoir où il va, car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l’avenir »

Rappelons nous :

  • le 21 octobre 2010 : La commission médicale désignée par Rome juge valide le miracle nécessaire pour poursuivre la cause de la béatification de Jean-Paul II.
  • le 21 octobre 1999 : Hélène Carrère d’Encausse est la première femme élue Secrétaire perpétuel de l’Académie française.
  • le 21 octobre 1956 : Britanniques, Français et Israéliens débutent une rencontre à Sèvres, sur la question d’une intervention militaire en Egypte. Cette rencontre secrète aboutira à la victoire militaire de Suez, qui se transformera une fois de plus en défaite politique totale. C’est le début de la fin des empires coloniaux de ces deux pays.
  • le 21 octobre 1945 : Un Référendum débouche sur le rejet de la IIIè République et la 1ère Assemblée constituante est élue. Il faut bien donner un verni légal aux crimes de l’épuration qu’a très largement couverte le gouvernement provisoire de l’époque.
  • le 21 octobre 1917 : Lénine, ramené d’exil en train, par les services secrets allemand du Kaiser, assiste à une réunion du CC du Parti bolchevik, à Petersbourg, qui décide sur sa proposition de passer à l’insurrection armée.
  • le 21 octobre 1907 : Le 21 octobre 1907 éclate la crise financière surnommée “la panique des banquiers”. Elle intervient en pleine récession, après l’échec d’une tentative de corner (manipulation du marché) sur les actions de la United Copper. Les nombreux retraits de fonds des banques de détail et d’investissement provoquent une perte de près de 50 % de la plus haute valeur atteinte par le marché boursier en 1906. Cet effondrement cause une panique qui se propage à l’ensemble des États-Unis.

Commentaire : cela me rappelle des histoires récentes…

  • le 21 octobre 1897 : Après avoir bataillé contre les technocrates parisien qui de voyaient pas plus loin que les quais de la Seine, Marchand obtient quelques moyens dérisoires pour organiser une expédition dans les profondeurs du continent africain La colonne française Marchand part des rives du Congo pour traverser l’Afrique vers l’est, jusqu’au Nil, emportant 3k charges de 30kg et le vapeur démontable Le Faidherbe. La colonne Marchand, avec 5120 tirailleurs et 8 officiers, atteint Fachoda  et renforce les défenses de la place avant l’arrivée des Anglais. Le pouvoir politique parisien furieux de voir conquis à si bon compte un empire immense, force Marchand à donner la place aux Anglais. Il part alors du sud Soudan pour terminer son expédition à Djibouti.
  • le 21 octobre 1805 : Pendant la bataille de Trafalgar, l’amiral Nelson, qui va et vient sur la dunette du Victory, est atteint par une balle qui lui brise la colonne vertébrale. Cette bataille brise tous les espoirs de Napoléon d’envahir l’Angleterre pour la forcer à la paix. Du camp de Boulogne, la grande armée va traverser l’Europe en quelques jours pour triompher à Austerlitz de l’Autriche, et de la Russie en neuf heures de combat.

Commentaire: cette campagne, chef d’œuvre de l’art militaire, a vu son bicentenaire célébré par l’Europe entière sur les lieux mêmes de la bataille en 2005. Le président français de l’époque, Jacques Chirac, n’a pas daigné envoyer de représentant officiel du gouvernement, par contre il a dépêché le Charles de Gaulle aux commémorations anglaises de Trafalgar. (Il est vrai que les Anglais n’ont plus de porte-avions, alors que la France en a un!)

  • le 21 octobre 1790 : Alphonse de Lamartine naît à Macon, le 21 octobre 1790 et grandit au château de Milly. Elevé chez les jésuites, dès 1820, sa poésie rencontre le succès. Grand voyageur, il se tourne vers le monde politique à la mort de sa fille. Député influent, il prend part au mouvement révolutionnaire des  « Trois glorieuses », journées de troubles parisiens qui renversèrent Louis Philippe. S’opposant au courant révolutionnaire il évita à la France d’avoir le drapeau rouge comme emblème en risquant sa vie face à la foule, s’écriant : «  Le drapeau aux trois couleurs a fait le tour du monde alors que le drapeau rouge n’a fait que le tour du Champ-de-Mars dans le sang du peuple “.

Rappelons l’origine des trois couleurs : Si le rouge est la couleur de l’oriflamme de Clovis, reçu de Dieu, il est surtout connu comme étant originairement la bannière de l’ abbaye de Saint Denis dont le rouge symbolisait le martyr de ce saint, premier évêque de Paris. Le rouge était aussi la couleur du pouvoir impérial divin des empereurs romains, dont ont hérités les papes (chaussures rouges auxquelles le pape François 1ervient de renoncer).

La couleur bleue est associée à celle des armoiries de France et des Rois.Clovis remplace ses armes (trois croissants ou crapeaux ) par un écu bleu azur parsemé de fleurs de Lys suite à la vision d’un ermite de Joye en Val près de Poissy qui précède sa victoire de Conflans Ste Honorine sur le roi Germain Audoc. Le bleu est également la couleur du manteau (la chape) de saint Martin de Tours, utilisé comme palladium par Clovis, et comme étendart des armées par de nombreux rois, lors des batailles ; et c’est pour cette raison que le manteau du sacre royal est bleu. À cette époque l’azur est un symbole de grandeur spirituelle. Le bleu est la couleur du manteau de la Vierge.

Le blanc est devenu la couleur personnelle du Roi depuis Saint Louis, St Jeanne d’Arc et Henri IV. C’est la couleur du commandement sous la monarchie française

  • 21 octobre 1652 : Le jeune Louis XIV rentre à Paris après l’échec de la Fronde des princes. Le seul résultat durable de la Fronde est le souvenir qu’elle laisse dans le cœur du roi, alors âgé de neuf ans. Les craintes et les vexations lui inspireront à jamais une méfiance irréductible envers les oligarchies de nobles et de parlementaires.
  • le 21 octobre 1610 : Le roi Louis XIII, selon la tradition, procède au toucher des scrofuleux. Les archives de France attestent de guérisons miraculeuses des écrouelles.
  • le 21 octobre 1422 : Cette mort amène son fils, le Dauphin Charles, à se proclamer roi de France sous le nom de Charles VII. Mais il n’a d’autorité que sur un petit territoire autour de Bourges. Le nord du royaume et la capitale Paris, sous la coupe des Anglais et de leurs alliés bourguignons, font officiellement allégeance au roi franco-anglais, un enfant de dix mois, Henri VI de Lancastre, sous la régence du duc de Bedford, qui sera couronné roi de FRance à Notre Dame. Le Dauphin, héritier légitime des Capétiens et la France semblent sur le point de disparaître. C’est alors qu’une bergère de 16-17 ans Jeanne, la Pucelle, va en quelques mois libérer Orléans, faire couronner le Roi à Reims et chasser le Anglais du Royaume.
  • le 21 octobre 1363 : mort d’Hugues Roger, né en 1293, un religieux français du Moyen Âge et le frère du pape Clément VI, qui le nomme cardinal-prêtre de Tulle en 1342. Camerlingue du Sacré Collège en 1361, il est élu pape par ses pairs le 13 septembre 1362, mais refuse la charge papale.
  • le 21 octobre 1066 : Ecrasés à la bataille d’Hasting, les Saxons se soumettent officiellement au duc Guillaume de Normandie qui conquière toute l’Angleterre et en fait une terre vassale du Roi du France.

Les 3 ONG qui ont fait condamner l’Etat français pour inaction climatique sont des pompiers pyromanes

Communiqué de l’association Action Ecologie* sur la condamnation de l’Etat dans l’Affaire du Siècle. Les ONG qui ont attaqué l’Etat ont tout fait pour affaiblir les performances françaises en termes de rejets de gaz à effet de serre. Leurs dirigeants (Nicolas Hulot et Cécile Duflot) étaient même au sein des gouvernements qui ont conduit des politiques défavorables au nucléaire qui n’émet pourtant pas de CO2… Leur double-jeu est donc saisissant… Forte de ses 4 000 adhérents, Action Ecologie est la première association indépendante favorable à une écologie authentique et non politisée. Action Ecologie défend une écologie non-catastrophiste, respectueuse du savoir-vivre français et dénonce les solutions coûteuses et inefficaces des fossoyeurs de l’écologie.

Jeudi 14 octobre 2021, le tribunal administratif de Paris a enjoint l’Etat français de « réparer le préjudice écologique » causé par le non-respect des engagements de la France en matière de réduction des émissions de gaz à effets de serre. Pour avoir dépassé son budget carbone pour la période 2015-2018, l’Etat a maintenant jusqu’au 31 décembre 2022 pour économiser les 15 millions de tonnes de CO2 qu’il a « indument » rejeté dans l’atmosphère.

Action Ecologie souhaite souligner que 3 des 4 ONG ayant poursuivi l’Etat en justice, la Fondation Nicolas Hulot, OXFAM France et Greenpeace France sont de véritables pompiers-pyromanes : leurs responsables ont été des acteurs majeurs de la décision ayant conduit, en 2020, à la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim.

Leur activisme a eu pour conséquence directe d’affaiblir les performances françaises en termes de rejets de gaz à effet de serre : la fermeture de cette centrale a obligé l’Etat à recourir à des moyens de production beaucoup plus émetteurs de CO2 comme les centrales à gaz ou à charbon.

Ainsi, Action Ecologie rappelle que :

  • La directrice d’Oxfam France est Cécile Duflot. Secrétaire Nationale du parti Europe Ecologie les Verts, elle a négocié en 2012 un accord politique avec le Parti Socialiste prévoyant la fermeture de la Centrale de Fessenheim. Elle participa ensuite, la même année, au gouvernement qui prit officiellement la décision du démantèlement de la centrale ;
  • La Fondation pour la Nature et l’Homme a pour président d’honneur Nicolas Hulot. Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire entre mai 2017 et septembre 2018, il n’a pas remis en cause la décision de fermer cette Centrale ;
  • Greenpeace France, organisation opposée depuis toujours à l’énergie nucléaire, a tout mis en œuvre depuis des décennies pour que la France renonce au moyen de production électrique le plus décarbonaté du monde. Elle a donc aussi milité inlassablement pour son démantèlement.

Le surcroît d’émission annuel lié à la fermeture des réacteurs de Fessenheim serait compris, selon la Revue Générale Nucléaire, entre « 6 et 10 millions de tonnes équivalent CO2 par an » ! A cette heure, si la Centrale de Fessenheim était restée en fonctionnement en 2020 et 2021, elle aurait pu compenser le « trop plein » de CO2 émis pendant la période 2015-2018 (période pour laquelle l’Etat français est incriminée). Elle aurait aussi permis de satisfaire plus facilement les obligations de l’Etat liées au budget carbone de la période en cours 2019-2023.

Ces trois organisations devraient donc, elles aussi, se retrouver devant les tribunaux.

Eric Zemmour : “le mariage homosexuel est une erreur et c’est à l’origine de toute la suite… Mais il ne faut pas forcément rouvrir le sujet”

Lors de sa venue à Versailles, Eric Zemmour a été interrogé sur sa position quant à la dénaturation du mariage. Eric Zemmour a réaffirmé que c’était “une erreur” mais il a également précisé qu’il n’était pas forcément pour revenir sur son autorisation :

Des maires soutiennent leur médecin, non vacciné

Quatre maires bretons, des communes de Pleudihen-sur-Rance, La Vicomté-sur-Rance, St-Hélen et Lanvallay (Côtes d’Armor), se sont unis pour signer une lettre de protestation à l’ARS de Bretagne, suite à la suspension du Dr Françoise Van Dien, médecin de la commune de Pleudihen, d’excellente réputation depuis de nombreuses années, à qui il est reproché de n’être pas “vaccinée” contre le covid.

Le maire de Pleudihen s’en est également expliqué à ses administrés dans l’éditorial du dernier bulletin municipal. D’autres maires semblent vouloir se rapprocher.

Enfin les patients et amis du Dr Van Dien organisent une manifestation à Dinan samedi 23 octobre, qui partira à 14h30 de la sous-préfecture (17 rue Michel), pour se rendre à la permanence du député LREM Hervé Berville (64 bis rue de Brest). Les maires seront présents.

Lettre de Mgr Schneider aux juges lors du procès de Jean-Pierre Maugendre

Déclaration de Mgr Schneider

Au sujet du procès du 18 octobre concernant Jean-Pierre Maugendre.

Monsieur le président !

Un déplacement apostolique aux USA m’empêche d’être physiquement présent à l’audience de ce jour, ce que je regrette beaucoup. Jean-Pierre Maugendre est poursuivi pour « provocation à la discrimination à l’égard d’un groupe de personnes à raison de leur orientation sexuelle » par l’association Stop homophobie. M. Maugendre est accusé d’avoir publié sur le site de l’association Renaissance catholique un texte dont je suis un des signataires avec le Cardinal Burke, patron de l’Ordre de Malte, le Cardinal Pujats, archevêque émérite de Riga, et les évêques Peta, archevêque de sainte Marie en Astana et Lenga, archevêque émérite de Karaganda. Il est bien évident que les signataires de cet article intitulé : « L’Eglise du Dieu vivant. La colonne et l’appui de la vérité » sont les premiers responsables moraux de cette publication qui reprenait elle-même une déclaration du 3 juin 2003 de la Congrégation pour la doctrine de la foi intitulée : « Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles ». Ce document était alors signé du cardinal Ratzinger devenu, depuis, pape sous le nom de Benoît XVI.

Notons d’abord qu’au sens strict, l’Eglise qui est « Jésus-Christ répandu et communiqué » selon la belle expression de votre évêque français Bossuet, n’est pas maîtresse de son enseignement. Sa mission est de transmettre l’enseignement du Christ qui lui a été légué par la Sainte Tradition. L’Eglise ne peut pas plus modifier le dépôt de la foi que celui de la morale. Cela lui est, ontologiquement, impossible. L’Eglise catholique n’est pas celle de Pierre, Paul ou Jacques mais celle du Christ. Or l’Eglise a toujours enseigné, depuis sa fondation, il y a 2000 ans, conformément à la loi naturelle que Dieu a inscrit dans le cœur de tous les hommes qu’ils soient croyants ou non, que le mariage était « un état de vie dans lequel s’effectue la communion de personnes qui engage l’exercice des facultés sexuelles » (Considérations n 3), Dieu ayant voulu « conférer à l’union de l’homme et de la femme une participation spéciale à son œuvre créatrice » (Considérations n 3). Ainsi « la complémentarité des sexes et la fécondité appartiennent à l’institution même du mariage » (Considérations n 3). Aussi le Catéchisme de l’Eglise Catholique (n2357) enseigne que les actes homosexuels « ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas ». Ces actes d’homosexualité, intrinsèquement désordonnés sont condamnés à de multiples reprises dans l’Ecriture, en particulier dans les épîtres de Saint Paul : Rm 1,24-27 « Les hommes ayant abandonné le commerce naturel avec les femmes se sont consumés de désirs les uns pour les autres, ayant d’homme à homme des relations honteuses et recevant ainsi en eux-mêmes le juste salaire de leur égarement » ; 1 Cor 6,10 « Ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les avares, ni les ivrognes, ni les diffamateurs, ni les rapaces n’hériteront du Royaume de Dieu » ; 1 Tm 1,10 « Les impudiques, les infâmes, les marchands d’esclaves, les menteurs, les parjures, etc. ». Ni vous ni moi n’y pouvons rien, cet enseignement ne changera pas, car c’est celui du Christ dont l’Eglise est la gardienne et non la maîtresse.

Il convient cependant de préciser que, comme toujours, l’Eglise distingue le péché et le pécheur. Si l’inclination homosexuelle est « objectivement désordonnée » (CEC n2358) il convient néanmoins d’accueillir les homosexuels, comme toute personne, avec « respect, compassion, délicatesse » (CEC n1358) sans cependant favoriser par la loi de tels comportements. La responsabilité de la puissance publique n’est pas d’avaliser ou valoriser les sentiments des personnes mais de servir le bien commun qui est fondamentalement la paix, la prospérité et la pérennité des sociétés. « Les lois civiles sont des principes structurants de la vie de l’homme au sein de la société pour le bien ou pour le mal » (Considérations n 6). Or les unions homosexuelles « ne sont pas en mesure d’assurer de manière adéquate, la procréation et la survivance de l’espèce humaine » (Considérations n 7). C’est pourtant de cela que l’Etat est responsable et non des sentiments des personnes entre elles.

En reproduisant le texte incriminé, M Maugendre n’a fait que répondre à la demande qui clôt les considérations de la Congrégation pour la doctrine de la foi : « Tous les fidèles sont tenus à s’opposer à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles » (Considérations n 10). La surprise, et peut-être le scandale est qu’il y ait, en réalité, au regard des griefs de l’association Stop Homophobie si peu de prévenus dans ce tribunal. C’est l’Eglise qui devrait être présente devant votre tribunal. Il est à craindre que les plaignants n’aient pas parfaitement saisi le sens de la conclusion du document romain : « L’Eglise enseigne que le respect envers les personnes homosexuelles ne peut en aucune façon conduire à l’approbation du comportement homosexuel ou à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles. Le bien commun exige que les lois reconnaissent, favorisent et protègent l’union matrimoniale comme base de la famille, cellule primordiale de la société » (Considérations n11). Il est en réalité à craindre que les plaignants l’aient parfaitement compris mais cherchent à faire déclarer hors- la-loi le simple rappel de l’enseignement bimillénaire de l’Eglise.

Enfin, j’ai entendu avec intérêt votre ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, déclarer le 26 juin dernier sur KTO, à l’occasion de la cérémonie républicaine pour la paix et la fraternité en hommage au père Hamel, assassiné cinq ans auparavant par des terroristes islamistes, s’adressant à Mgr Lebrun, archevêque de Rouen : « Vous avez la liberté de contester les lois, Monseigneur, de vous battre pour qu’elles changent ». C’est ce que fait M. Maugendre et nous lui en sommes, au nom de l’Eglise et en tant que successeur des Apôtres, reconnaissant.

Je vous remercie.

Le Défenseur des droits s’inquiète de l’extension du passeport sanitaire

Patrick Hetzel informe la représentation nationale de la position de la Défenseure des droits qui pointe « le risque que des mesures d’exception s’inscrivent dans la durée »

La créativité est constitutive de la nouvelle liturgie

Cyril Farret d’Astiès répond aux fidèles « attachés au missel romain de St Paul VI » :

Monsieur l’abbé, mon Frère, chers amis,

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt la Lettre que vous adressez aux évêques en tant que fidèles « attachés au Missel romain de Saint Paul VI afin que, partout, la liturgie soit célébrée avec dignité et fidélité aux textes promulgués après le Concile Vatican II ».

En préambule pardonnez-moi. Pardonnez-moi car je sais que je vais vous froisser et peut-être vous blesser. La liturgie est un sujet si central, si important, si constitutif de l’Église et de nos vies de baptisés qu’il ne peut pas en être autrement. Et il me semble précisément sain que nous n’y soyons pas insensibles car nulle part ailleurs que dans la liturgie nous n’approchons les réalités surnaturelles auxquelles nous croyons.

Mais la recherche de la vérité, l’espoir de sortir de la crise actuelle, l’amour de la liturgie elle-même me poussent à publier cette réponse trop brève, qui, je l’espère, se poursuivra ici et ailleurs avec vous et avec d’autres. C’était d’ailleurs mon intention en publiant un essai il y a un a sur la question. Mais qui aurait le courage d’organiser un débat posé et franc sur ce sujet essentiel ? Jean-Marie Guénois ? Martial Bild ? Aymeric Pourbaix ?

Ceci étant dit, et je vous demande une dernière fois de croire en ma fraternelle sincérité, je dois à présent apporter la contradiction et soulever les incohérences de votre lettre. Car il faut dire ce que l’on voit et, comme y exhortait Péguy, voir ce que l’on voit, ce qui est plus difficile.

Vous jugez que les créativités sont courantes dans les paroisses et qu’en tant que telles, elles posent problème.

Chers amis, la créativité est constitutive de la nouvelle liturgie, elle est partout encouragée et attendue dans un cadre qui ne permet assurément pas toutes les outrances mais qui autorise bien des fantaisies.

Dans une préface qu’il avait donnée (Cérémonial de la sainte messe à l’usage ordinaire des paroisses suivant le missel romain de 2002 et la pratique léguée du rit romain de Mutel et Freeman , je sais combien ce manuel vous tient à cœur) monseigneur Aillet évoquait au sujet des rubriques du nouveau missel un « flou descriptif » qui donne lieu à une sorte « d’obligation de créativité ». Cette description en dit long sur la difficulté profonde de comprendre ce qui est précisément attendu et demandé au célébrant comme aux fidèles. Dans la présentation générale du missel romain (PGMR de 2002 texte de la plus haute autorité qui fixe concrètement ce qui doit être fait pour la célébration de la messe) l’expression « si cela est opportun » est utilisée 29 fois, « peut » 113 fois, « à moins que » 10 fois, « cependant » 33 fois, « juge » 13 fois, « au lieu » 2 fois, « recommandé » 7 fois, « souhaitable » 4 fois, « habituellement » 13 fois, « adaptation » 22 fois… toutes ces expressions sont liées à des possibilités et des options offertes au libre choix et à l’inspiration.

Le n° 352 précise en outre que « L’efficacité pastorale de la célébration sera certaine­ment accrue si les textes des lectures, des prières et des chants correspondent bien, dans la mesure du possible, et à l’état de préparation spirituelle et à la mentalité des participants. C’est ce qu’on obtiendra au mieux si l’on profite des multiples possibili­tés de choix qui vont être énumérées ci-dessous. » et effectivement les possibilités décrites sont nombreuses (voir le n° 390)…

Vous écrivez que « l’efficacité de la liturgie dans la vie de l’Église tient, pour une large part, à la fidélité aux rites prescrits qui sont porteurs de la grâce liée au sacrement. »

Ce mot d’efficacité ne blesse-t-il pas vos oreilles ? Cette intrusion tayloriste et managériale dans le sanctuaire liturgique tout patiné de chrétienté et déjà tinté des couleurs du ciel ne vous semble-t-elle pas incongrue ? Je ne peux cependant que vous accorder que c’est effectivement pour une plus grande efficacité, en particulier pastorale (par exemple Sacrosanctum concilium au n° 49, ou encore la PGMR au n° 352), que la réforme a été voulue, menée à bien et appliquée.

Au contraire, l’esprit liturgique tel qu’il a toujours été compris dans l’Église jusqu’au mitant du XXe siècle a toujours recherché la lenteur, l’inutilité, la prodigalité (fleurs, cierge, encens), l’irrationnel pour rendre à Dieu le culte qui lui est dû.

Vous demandez à nos évêques de faire connaître et appliquer les normes établies par le Concile Vatican II et comprises dans le Missel romain.

Vaste chantier en vérité. Quelles normes ? Celles qui consistent à user ad libitum du cordon et de la dalmatique, de réciter tel ou tel credo, de choisir telle ou telle lecture et, plus problématique car nous abordons le cœur de la question de la réforme liturgique, la norme qui ne fait aucune différence entre le canon romain et les prières eucharistiques pour les enfants (PGMR n° 365) ?

Vous abordez ensuite quelques aspects pratiques et concrets dans votre demande aux évêques. Passons-les brièvement en revue :

Le silence sacré :

La nouvelle messe qui est fondée sur un très fort besoin communautaire fait une place extrêmement importante aux monitions, commentaires, mots d’accueil, avis… Les monitions proposées sont nombreuses et même difficiles à dénombrer avec certitude, les textes officiels invitent partout à la prise de parole : accueil de la communauté, avant la liturgie de la parole, avant et après la prière universelle, avant et après la communion… on peut également donner des indications sur les attitudes à observer. La fonction de « commentateur » est définie comme ministérielle dans la PGMR (n° 105).

Difficile de réinstaurer le silence et surtout l’esprit liturgique du silence décrit remarquablement par l’abbé de Tanoüarn dans ses méditations sur la messe au chapitre 26.

Le propre de la Messe :

Le propre de la messe et les beaux textes qu’il propose subissent l’écrasement provoqué par les choix laissés à l’appréciation du célébrant et de son conseil (voir PGMR n°55 pour l’introït et ses ersatz par exemple). Mêmes causes, mêmes effets. Je n’insiste pas.

L’orientation :

L’orientation n’est effectivement pas impossible dans la nouvelle messe (pour la chandeleur, les papes pratiquent cet usage à la Sixtine depuis quelques années), mais assurément la nouvelle messe n’a pas été pensée pour cet usage. Quelques exemples le prouvent amplement :

Toujours dans le but de favoriser la participation, la PGMR suggère à plusieurs reprises que les fidèles doivent voir ce que fait le prêtre à l’autel (n° 83) ; le n° 307 demande que le positionnement des chandeliers n’empêche pas de « bien voir ce qui se fait à l´autel ou ce que l’on y dépose. » Le n° 299 précise très clairement qu’il « convient, partout où c’est possible, que l’autel soit érigé à une distance du mur qui permette d´en faire aisément le tour et d´y célébrer face au peuple […]. » Le n° 303 demande que « dans les églises déjà construites, lorsque la situation de l’ancien autel rend difficile la participation du peuple (…), on édifiera un autre autel (…) et c’est seulement sur cet autel que s’accompliront les célébrations liturgiques. »

Et si la PGMR précise effectivement à plusieurs reprises (n° 154, 157, 158, 185) que le prêtre se « tourne » vers les fidèles, cette formulation en réalité, plus qu’un retournement à 180° me semble plus probablement (et compte tenu de ce que nous venons de rappeler) que le prêtre « tourne » son attention vers les fidèles, qu’il les regarde, s’adresse à eux, que son application passe de l’autel à la communauté.

Le missel de 1965 était déjà prévu pour une célébration face au peuple et en langue vulgaire (le pape lui-même avait montré l’exemple).

Enfin, rappelez-vous de la volée de bois vert qui s’abattit sur les frêles épaules du cher cardinal Sarah lorsqu’il tenta de redonner droit à l’orientation lors de la conférence internationale Sacra Liturgia qui se tenait en Angleterre en 2016.

Le latin :

Le latin (pas plus que l’orientation) n’est interdit mais là encore l’esprit et la lettre du nouveau missel sont tout autres. Que l’on me permette de citer longuement le pape Paul VI lui-même, législateur suprême qui ne peut être suspecté de ne pas comprendre l’esprit du missel qui porte son nom et qu’il promulgua. Ce discours a été prononcé le 26 novembre 1969 au sujet de l’adoption du nouveau rit qui intervenait quatre jours plus tard :

« Et c’est là, bien sûr, que l’on constatera la plus grande nouveauté : celle de la langue. Ce n’est plus le latin, mais la langue courante, qui sera la langue principale de la messe. Pour quiconque connaît la beauté, la puissance du latin, son aptitude à exprimer les choses sacrées, ce sera certainement un grand sacrifice de le voir remplacé par la langue courante. Nous perdons la langue des siècles chrétiens, nous devenons comme des intrus et des profanes dans le domaine littéraire de l’expression sacrée. Nous perdrons ainsi en grande partie cette admirable et incomparable richesse artistique et spirituelle qu’est le chant grégorien. Nous avons, certes, raison d’en éprouver du regret et presque du désarroi. Par quoi remplacerons-nous cette langue angélique ? Il s’agit là d’un sacrifice très lourd. Et pourquoi ? Que peut-il y avoir de plus précieux que ces très hautes valeurs de notre Église ? La réponse semble banale et prosaïque, mais elle est bonne, parce qu’humaine et apostolique. La compréhension de la prière est plus précieuse que les vétustes vêtements de soie dont elle s’est royalement parée. Plus précieuse est la participation du peuple, de ce peuple d’aujourd’hui, qui veut qu’on lui parle clairement, d’une façon intelligible qu’il puisse traduire dans son langage profane. Si la noble langue latine nous coupait des enfants, des jeunes, du monde du travail et des affaires, s’il était un écran opaque au lieu d’être un cristal transparent, ferions-nous un bon calcul, nous autres pêcheurs d’âmes, en lui conservant l’exclusivité dans le langage de la prière et de la religion ? »

Le chant grégorien,

Dans toute la présentation générale du missel romain de 2002 il n’est évoqué qu’une fois, une seule fois, au n°41 (sur 399 !).

La polyphonie,

Elle est évoquée également au n°41 qui demande en outre que les musiques « s’accordent avec l’esprit de l’action liturgique et qu’ils (les autres genres de musique) favorisent la participation de tous les fidèles. » La PGMR délègue (n° 393) aux conférences des évêques « d’approuver des mélodies appropriées […]. Elles ont également à juger quelles formes musicales, quelles mélodies, quels instruments de musique peuvent être admis pour le Culte Divin, pour qu’ils puissent vraiment être appropriés ou adaptés à un usage sacré. »

L’orgue,

Idem pour l’orgue, il demeure mais à côté de tout ce que l’imagination et les cultures locales voudront bien utiliser au nom de la participation et de la pastorale.

Voici, trop brièvement, quelques remarques sur ces points. Évidemment, vous le dites très bien, toutes ces choses nous sont « légués comme un trésor d’une valeur inestimable qui élève puissamment nos âmes vers le Ciel ». Mais elles ne font plus partie constitutive de la liturgie réformée, elles sont des options, des possibilités qui d’ailleurs, pour certaines d’entre-elles, vont plutôt à l’encontre de l’édifice global, je pense en particulier au latin, à l’orientation et au grégorien. La nouvelle messe, contrairement à ce que vous espérez, ne juge plus ce trésor comme inestimable puisqu’elle met sur un pied d’égalité la pratique léguée et toutes les inventions du jour (quand elle ne les favorise pas).

Chers amis, je crois malheureusement qu’en cherchant dans le nouveau missel ce qui ne s’y trouve plus que par anecdote ou accident, vous courrez après quelque chimère ou licorne. Mais, ce qui est plus triste, vous vous privez inconsciemment de la grande malle aux trésors de la liturgie traditionnelle qui est à portée de votre main et qui comblerait votre âme car vous avez à l’évidence une grande piété liturgique.

Tout d’abord, et c’est évidemment le plus important, vous y retrouverez l’admirable Offertoire et le Canon romain, assurément vous y puiserez une dévotion renouvelée et approfondie à la sainte Eucharistie. Mais vous découvrirez également bien d’autres trésors : le sous-diaconat, les ordres mineurs et leurs fonctions liturgiques, un calendrier admirable, un pontifical magistral et fort de leçons incomparables d’ecclésiologie, une foule de petites rubrique très aimables…

« D’où nous viendra la renaissance, à nous qui avons souillé et vidé tout le globe terrestre ? Du passé seul si nous l’aimons. » Simone Weil, La pesanteur et la grâce.

Cyril Farret d’Astiès

Identité subjective

Folie canadienne :

Homme, femme et… ? Le Canada a une fois de plus prouvé qu’il était à l’avant-garde de la bataille menée par l’idéologie du genre. En témoigne ce qui s’est passé ces derniers jours : un tribunal des droits de l’homme a jugé qu’un restaurant avait injustement licencié un employé qui avait demandé à l’entreprise d’utiliser des pronoms “non binaires”, et a décidé que ce dernier avait droit à une indemnité de 30 000 dollars.

Discrimination

L’incident, tel que rapporté par le Christian Post a eu lieu en Colombie britannique. Malgré les demandes de l’employé d’être appelé par les pronoms “non-binaires”, le propriétaire du restaurant avait l’habitude de s’adresser à l’employé par un pronom féminin, étant donné que la personne en question est une femme biologique. La confrontation entre les deux est devenue telle que le restaurant a licencié l’employé. Pour les juges, il s’agit d’un geste qui “s’apparente à de la discrimination”.

Le droit des employés trans

“Tous les employés ont le droit à un lieu de travail exempt de discrimination”, peut-on lire dans l’avis du Tribunal. “Les employés Trans ont droit à la reconnaissance et au respect de leur identité et de leur expression de genre. Cela commence par l’utilisation correcte de leur nom et de leurs pronoms.” Et encore, “Comme le nom, les pronoms sont une partie fondamentale de l’identité d’une personne. Ils sont un moyen principal pour les gens de s’identifier les uns les autres. L’utilisation de pronoms corrects indique que nous voyons et respectons une personne pour ce qu’elle est.”

Catéchisme LGBT

Quant au restaurant, l’affaire ne s’est pas terminée par une amende. En fait, le juge lui a ordonné “d’inclure dans ses politiques relatives aux employés une déclaration affirmant le droit de chaque employé à être appelé avec le bon pronom”, c’est-à-dire le pronom qu’il souhaite. Il a également ordonné au restaurant de “mettre en place une formation obligatoire pour l’ensemble du personnel et des responsables concernant les droits de l’homme sur le lieu de travail.” En bref, le restaurant doit organiser un beau cours de catéchisme aux couleurs de l’arc-en-ciel qui “ne devrait pas durer moins de deux heures”. Le juge a également pris soin de recommander au restaurant de contacter un “prestataire de formation” recommandé par l’employé licencié.

Le Canada à l’avant-garde

Ce n’est pas une surprise. Le Canada est inflexible sur ce sujet. En 2016, il a adopté une loi – connue sous le nom de C-16 – qui a ajouté le concept d’”identité de genre” à la race, la religion, l’âge, le sexe et l’orientation sexuelle à la clause de protection d’une autre loi, celle qui protège les droits de l’homme. La loi en question prévoit l’emprisonnement de ceux qui incitent à la haine contre une personne précisément en raison de son “identité ou expression de genre” et, selon certaines lectures qui ont circulé dans les médias, elle peut même servir de motif pour condamner à la prison ceux qui “abusent” du pronom d’une personne. Cette mesure va de pair avec une autre adoptée au printemps dernier – la loi C-10 – en vertu de laquelle les opinions personnelles sur l’idéologie du genre peuvent être poursuivies. Mais alors, dans quel dictionnaire peut-on trouver les pronoms “non-binaires” ?

Le projet de loi de vigilance sanitaire adopté en première lecture à l’Assemblée

Par 135 voix contre 125. Le détail des votes est ici.

Intervention de Marine Le Pen :

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