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Réécriture du Catéchisme de l’Église catholique : Est-ce vraiment pour les victimes?

De Gabrielle Vialla :

Depuis plus de vingt ans, j’écoute des couples, des femmes sur le vécu de leur cycle, et de la sexualité. J’ai aussi reçu quelques confidences de prêtres et de religieuses. J’ai donc malheureusement entendu souvent le cri caché de celles (plus rarement de ceux) qui ont subi des violences sexuelles, lorsqu’elles étaient enfants ou adultes. Parmi ces personnes, très peu m’ont confié que l’auteur de l’abus était un prêtre, mais j’en ai gardé alors un souvenir plus aigu.

Les victimes que j’ai entendues m’ont fait part de leur peine d’avoir connu trop tard l’enseignement moral de l’Église. Toutes. Même un prêtre abusé au séminaire, que je confie à vos prières, m’a dit cette phrase terrible :

« On m’aurait enseigné cela à 18 ans, j’aurais adhéré, maintenant que j’ai tant souffert, je ne veux plus en entendre parler. »

Un nombre important de personnes ont pu mettre fin à des violences sexuelles lorsqu’elles ont enfin découvert cet enseignement inscrit dans les pages du Catéchisme de l’Église Catholique qui concernent le 6ème commandement.

D’ailleurs, qui peut aujourd’hui prétendre que ce contenu a été réellement enseigné, et de façon significative, aux adolescents dans les aumôneries, ou en préparation au mariage, depuis 1992, date de sa parution ? Ce serait à réécrire (proposition n°10 de la CIASE), commence-t-on à nous expliquer car cela aurait échoué. N’est-ce pas plutôt l’inverse ? Cela a échoué car, dans le meilleur des cas, l’enseignement a été sans cesse édulcoré sinon déformé. Quelle proportion d’adultes baptisés sait faire la distinction entre la continence et la chasteté ? La vérité est que cela a été seulement enseigné dans quelques familles, par quelques rares prêtres. Commençons donc par le début. Refusons le flou, le relatif et le confus en ce qui concerne la chasteté, dans les familles, les communautés, les paroisses. Prévenons enfin les jeunes et les parents, en leur apprenant ce qu’est réellement l’enseignement moral de l’Église sur la sexualité, pour qu’ils aient une conscience bien formée et qu’ils soient capables de déceler et de refuser les discours déviants, d’où qu’ils viennent.

Résumons de façon concise et franche. J’estime qu’à partir de la puberté, le catéchisme sur le 6ème commandement, pétri de l’Écriture, est la meilleure prévention pour les victimes contre les violences sexuelles au sein de l’Église catholique. Et pour protéger les jeunes enfants, plus les parents et les pasteurs auront les idées claires, plus ils seront capables de neutraliser les prédateurs.

Il n’y a qu’un nouveau cléricalisme qui puisse prétendre que la maison est devenue sûre, que la crise de la justice, de l’autorité, comme celle la théologie morale au sein de l’Église catholique va être résolue par cette remise du rapport de la CIASE. Plus que jamais les laïcs catholiques doivent être protégés aussi contre l’opinion personnelle du prêtre, de l’évêque, voire du pape. Notez que j’ai bien écrit l’opinion personnelle et que je ne parle pas ici de l’assentiment interne et externe du prêtre, de l’évêque ou du pape à l’enseignement dogmatique de l’Église. Le Catéchisme de l’Église Catholique est récent et de bon sens. Les termes employés utilisent encore un vocabulaire actuel. Je ne remets pas en question qu’il faille aussi un véritable travail historique, une réflexion anthropologique et théologique. Pour ce dernier point, mes livres attestent que j’y participe à mon petit niveau, depuis ma cuisine si je puis dire. Mais justement, parce que je fais aussi le ménage, que je change des couches, que je fais faire les devoir, que je sais qu’il convient de commencer par avoir de bons fondamentaux avant d’approfondir. Je suis un témoin parmi tant d’autres. Depuis plus de 20 ans, ce Catéchisme fut une aide lumineuse pour toute personne de bonne volonté qui cherche la vérité sur la sexualité. Tant de personnes ayant reçu de mauvais conseils de prêtres ou de laïcs, et restant dans le trouble, ont trouvé consolation et repères grâce à ces articles.

C’est d’abord pour les victimes qui subissent encore aujourd’hui des abus maquillés de verbatim spirituels, c’est pour protéger nos propres enfants aussi, c’est pour soutenir nos pasteurs dans la recherche du bien, enfin, que nous devons être ultravigilants face à toute recommandation de réécrire aujourd’hui ce chapitre qui concerne le 6ème commandement.

Pour ceux qui veulent aller un peu plus loin :

Les péchés des clercs envers les innocents ne sont pas explicitement cités par le Catéchisme de l’Eglise Catholique (CEC). Ces péchés sont traités dans le Code de Droit Canonique. Dans le CEC, les articles 2356 et 2389 parlent de la gravité du viol pour les parents et les éducateurs, sans évoquer les clercs[1]. À l’aune de l’actualité présente, la simple honnêteté intellectuelle perçoit qu’un ajout serait nécessaire. D’aucuns m’objecteront qu’il n’y a peut-être donc aucune mauvaise intention de la part de la CIASE dans cette histoire de réécriture, et que je joue sur les mots en plaidant pour un simple ajout et non pour une réécriture.

On notera que la préconisation 10 de la CIASE, comme Mr Sauvé lors de son discours du 5 octobre, ne demandent pas un ajout aux articles du 6ème commandement, mais que les crimes sexuels soient associés à ceux du 5ème commandement[2].

Si l’on demande expressément que cet ajout se fasse au 5ème commandement, la réécriture du 6ème commandement doit nous interroger : il est étonnant que le rapport de la CIASE n’emploie le terme de réécriture que pour les « enseignements tirés du sixième commandement » alors que, dans la logique du rapport, d’autres recommandations, comme celle sur le secret de la confession nécessiteraient aussi une réécriture du Catéchisme sur le sacrement de la pénitence et de la réconciliation.

La justice, la réparation que nous devons aux victimes de la pédophilie de clercs ne pourraient-elles pas, dans ces conditions, être instrumentalisées en vue de requalifier d’autres actes que la loi naturelle réprouve, et qui font aussi d’innombrables victimes ?

Jean-Marc Sauvé a bien une cible:

« La morale sexuelle de l’Église n’a pas protégé contre les violences sexuelles, au contraire : adossée à une vision excessivement taboue de la sexualité, elle a empêché de nommer le mal, puis de discerner entre un mal absolu et un mal relatif ; c’est ainsi que les agressions sexuelles sur mineurs et majeurs vulnérables sont vues comme des « péchés de chair » ou des offenses à la chasteté des clercs, et non pour ce qu’elles sont, c’est-à-dire des atteintes à l’intégrité physique et psychique de la personne. »

Le CEC nous dit précisément de la chasteté qu’elle signifie

« l’intégration réussie de la sexualité dans la personne et par là l’unité intérieure de l’homme dans son être corporel et spirituel. La sexualité, en laquelle s’exprime l’appartenance de l’homme au monde corporel et biologique, devient personnelle et vraiment humaine lorsqu’elle est intégrée dans la relation de personne à personne, dans le don mutuel entier et temporellement illimité, de l’homme et de la femme. » §2337

« La vertu de chasteté comporte donc l’intégrité de la personne et l’intégralité du don. » §2338

Une offense très grave à la chasteté est forcément toujours une atteinte à la dignité de la personne humaine. 

Monsieur Sauvé eût pu autant dire que les commandements de Dieu n’ont pas protégé contre les violences sexuelles. C’est bien plutôt l’absence d’adhésion à la morale sexuelle de l’Eglise, ou son ignorance, qui ne protège pas contre les violences sexuelles.

On peut aussi s’interroger sur cette affirmation d’absence de distinction entre mal relatif et mal absolu dans l’Eglise. Qu’est-ce que le mal absolu ? Mon professeur d’histoire parlait lui de la shoah. La notion de mal relatif dans le domaine de la sexualité, qu’est-ce que M. Sauvé suggère d’en faire ? L’Église, elle, ne souhaite à personne de faire le mal. Elle rappelle que nous sommes tous appelés à la chasteté.

Ceci étant dit, que des atteintes à la chasteté puissent être davantage perçues comme de possibles atteintes au 5ème commandement, pourrait être une bonne nouvelle. Souhaitons que la prise de conscience de ce lien entre sexualité et vie, entre 6ème et 5ème commandement se fasse de plus en plus forte, qu’elle nous permette de percevoir à quel point notre responsabilité est importante dans la sexualité à cause des répercussions que la sexualité a sur la vie corporelle, psychique ou spirituelle, et combien cette perception est devenue urgente.

Pour cela il nous faut ardemment réhabiliter la chasteté, refuser de l’assimiler à la continence, refuser de lui donner une définition étriquée ou désincarnée. La morale sexuelle est trop souvent enseignée seulement au séminaire, en isolant les sujets les uns des autres, puis négligée dans la formation continue des clercs. La chasteté subit de fait un mélange de discrédit et de rigidité au moins depuis les années cinquante. Travaillons à ce que cela ne laisse pas la place à un relativisme moral, une passivité ou une indifférence mais bien à un renouvellement pour tous de notre « façon de penser pour discerner quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait. » (Rm 12, 2)

J’en appelle à ceux qui ont découvert la beauté de la chasteté et la valeur de l’enseignement de l’Église : mesurez votre responsabilité pour les générations qui viennent. La chasteté n’est pas facultative. L’absence de compréhension que nous en avons est au cœur des plus grands drames actuels.

Gabrielle Vialla, auteur de La chasteté, un don qui rend sa beauté à la sexualité, éd. Artège


[1] §2356 « Le viol désigne l’entrée par effraction, avec violence, dans l’intimité sexuelle d’une personne. Il est atteinte à la justice et à la charité. Le viol blesse profondément le droit de chacun au respect, à la liberté, à l’intégrité physique et morale. Il crée un préjudice grave, qui peut marquer la victime sa vie durant. Il est toujours un acte intrinsèquement mauvais. Plus grave encore est le viol commis de la part des parents (cf. inceste) ou d’éducateurs envers les enfants qui leur sont confiés.«

§2389 « On peut rattacher à l’inceste les abus sexuels perpétrés par des adultes sur des enfants ou adolescents confiés à leur garde. La faute se double alors d’une atteinte scandaleuse portée à l’intégrité physique et morale des jeunes, qui en resteront marqués leur vie durant, et d’une violation de la responsabilité éducative. »

[2] Il eût pu préciser aussi que les abus sexuels de la part de clercs étaient une offense au premier et au troisième commandement.

Macron et le 17 octobre 1961 : nouvelle repentance pour un massacre imaginaire

Pour Emmanuel Macron, il s’agit d’un “crime inexcusable de la république“. Nouvel épisode de repentance auquel Emmanuel Macron a désormais l’habitude. Pour Bernard Lugan, qui s’appuie entre autres sur un rapport d’enquête public demandé par Lionel Jospin en 1998, il s’agit d’un massacre imaginaire. Voici son article daté du 12 octobre :

Le 17 octobre prochain, comme chaque année, les autorités françaises, les islamo-gauchistes et le « Système » algérien vont commémorer un massacre qui n’a pas eu lieu

Sur ce blog, ayant périodiquement à la même date déconstruit l’histoire officielle de ce prétendu « massacre », je me contenterai de renvoyer au chapitre IX intitulé « 17 octobre 1961, un massacre imaginaire » de mon livre « Algérie l’Histoire à l’endroit » en ajoutant ici quelques éléments essentiels à la compréhension du montage culpabilisateur qui nous est imposé :

1) La guerre d’indépendance algérienne se déroula également en métropole. Pour la période du 1er janvier 1956 au 23 janvier 1962, 10 223 attentats y furent ainsi commis par le FLN. Pour le seul département de la Seine, entre le 1er janvier 1956 et le 31 décembre 1962, 1433 Algériens opposés au FLN furent tués et 1726 autres blessés. Au total, de janvier 1955 au 1er juillet 1962, en Métropole, le FLN assassina 6000 Algériens et en blessa 9000 autres.

2) Face à ces actes de terrorisme visant à prendre le contrôle de la population algérienne vivant en France, le 5 octobre 1961, un couvre-feu fut imposé à cette dernière afin de gêner les communications des réseaux du FLN et l’acheminement des armes vers les dépôts clandestins.

3) En réaction, le 17 octobre 1961, le FLN décida de manifester afin de montrer sa force, et pour tenter d’achever sa prise de contrôle des Algériens vivant en métropole.

4) Assaillis de toutes parts, les 1658 hommes des forces de l’ordre rassemblés en urgence, et non les 7000 comme cela est trop souvent écrit, sont, sous la plume de militants auto-baptisés « historiens », accusés d’avoir massacré des centaines de manifestants, d’en avoir jeté des dizaines à la Seine et d’en avoir blessé 2300.

Or, cette version des évènements du 17 octobre 1961 à Paris relève de la légende et de la propagande. Tout repose en effet sur des chiffres inventés ou manipulés à l’époque par le FLN algérien et par ses alliés communistes. Jouant sur les dates, additionnant les morts antérieurs et postérieurs au 17 octobre, pour eux, tout Nord-Africain mort de mort violente durant le mois d’octobre 1961, est une victime de la « répression policière »… Même les morts par accident de la circulation comme nous le verrons plus loin !!!

Cette manipulation fut réduite à néant en 1998, quand le Premier ministre de l’époque, le socialiste Lionel Jospin, constitua une commission d’enquête. Présidée par le conseiller d’Etat Dieudonné Mandelkern, elle fut chargée de faire la lumière sur ce qui s’était réellement passé le 17 octobre 1961 à Paris. Fondé sur l’ouverture d’archives jusque-là fermées, le rapport remis par cette commission fit litière de la légende du prétendu « massacre » du 17 octobre 1961[1].

Le paragraphe 2.3.5 du Rapport intitulé Les victimes des manifestations est particulièrement éloquent car il parle de sept morts, tout en précisant qu’il n’y eut qu’un mort dans le périmètre de la manifestation, les six autres victimes n’ayant aucun lien avec cet évènement, ou ayant perdu la vie postérieurement à la dite manifestation dans des circonstances parfaitement détaillées dans le rapport.

Quel est donc l’état des connaissances aujourd’hui ?

Le 17 octobre 1961 à Paris, il n’y eut qu’une seule victime dans le périmètre de la manifestation… et ce ne fut pas un Algérien, mais un Français nommé Guy Chevallier, tué vers 21h devant le cinéma REX, crâne fracassé. Par qui ? L’enquête semble attribuer cette mort à des coups de crosse de mousqueton.

Le 17 octobre 1961, alors que se déroulait dans Paris un soi-disant « massacre » faisant des dizaines, voire des centaines de morts algériens, ni les hôpitaux parisiens, ni l’Institut Médico-Légal (la Morgue), n’enregistrèrent l’entrée de corps de « NA » (Nord-Africain dans la terminologie de l’époque). Ce qui ne veut naturellement pas dire qu’il n’y eut pas de blessés, mais mon analyse ne porte que sur les morts.

– A Puteaux, donc loin du périmètre de la manifestation, deux morts furent néanmoins relevés, or ils étaient étrangers à la manifestation. L’un d’entre eux deux, Abdelkader Déroues avait été tué par balle, quand le second, Lamara Achenoune, avait quant à lui été achevé par balle après avoir été étranglé.

– Le 18 octobre, à 04 heures du matin, le bilan qui parvint à Maurice Legay le directeur général de la police parisienne était donc de 3 morts, pour rappel, Guy Chevallier, Abdelkader Déroues et Lamara Achenoune. Nous sommes donc loin des dizaines ou des centaines de morts et de « noyés » auxquels la bien-pensance française rend annuellement hommage !!!

Conclusion : le seul mort algérien de la manifestation est donc un Français métropolitain…

Certes, postulent les accusateurs de la France, mais les cadavres des Algériens « massacrés » par la police furent reçus à l’IML, l’Institut Médico-Légal de Paris (la Morgue), les jours suivants.

Cette affirmation est également fausse. En effet, l’Annexe III du « Rapport Mandelkern » donne un décompte détaillé des 41 cadavres de Nord-Africains entrés à l’IML de Paris du 19 octobre au 4 novembre. Pour mémoire, le 17 octobre il n’y eut aucune entrée, et 2 le 18 octobre.
Sur ce nombre de 41 morts, 25, soit 13 corps identifiés et 12 corps non identifiés sont mentionnés sous la rubrique « Dossiers pour lesquels les informations disponibles sur la date de la mort ou ses circonstances ne permettent pas d’exclure tout rapport avec les manifestations des 17-20 octobre ». Ceci fait que les 16 autres morts n’ont rien à voir avec la manifestation du 17 octobre.

En ce qui concerne les 25 morts restants, notons immédiatement que le sous-titre de l’Annexe III est singulier car la manifestation dont il est question eut lieu le 17 octobre et non les 19 et 20 octobre. De plus, ce titre est trompeur car il laisse sous-entendre que ces 25 décès auraient donc pu être causés par la police française, chiffre d’ailleurs régulièrement et péremptoirement transformé en morts avérés par certains auteurs ou journalistes. Or :

1) Si ces derniers avaient pris la peine de lire le document en question dans son originalité et son intégralité, et non à travers ses recensions, ils auraient vu qu’en face de chaque corps est porté un numéro de dossier de la police judiciaire suivi de la précision suivante : « Indications relevées dans le dossier d’enquête de la police judiciaire ».

2) Or, grâce à ces « Indications relevées dans le dossier d’enquête de la police judiciaire », il apparait clairement que 17 de ces 25 défunts ont été tués par le FLN, la strangulation-égorgement, l’emploi d’armes blanches etc., n’étant pas d’usage dans la police française… D’autant plus que parmi ces 17 morts, quatre furent assassinés le 19 octobre, soit deux jours après le 17 octobre, à savoir un commerçant qui avait refusé de suivre la grève du 19 octobre décrétée par le FLN et deux autres ligotés et noyés par ce même FLN…

3) Cela interroge donc sur le placement de ces morts dans la rubrique « Dossiers pour lesquels les informations disponibles sur la date de la mort ou ses circonstances ne permettent pas d’exclure tout rapport avec les manifestations des 17-20 octobre ».

Voyons le détail de cette liste :

Corps Identifiés :

– 6 furent tués par le FLN (strangulation, arme blanche, arme à feu)
– 2 décès sur la voie publique (troubles mentaux et alcoolisme)
– 1 décès par crise cardiaque le 21 octobre
– 1 décès par accident de la circulation
– 1 mort à l’hôpital Boucicaut des blessures reçues le 17 octobre.
– 2 morts dont les causes ne sont pas élucidées.

Corps non identifiés

– 7 tués par le FLN (1 arme blanche, 2 noyades, 1 noyade nu, 2 armes à feu, 1 strangulation)
– 1 mort de blessures à la tête. Blessures reçues le 17 octobre ? Nous l’ignorons.
– 1 mort des suites de blessures reçues Place Saint-Michel
– 3 morts dont les causes ne sont pas élucidées.

Conclusion, sur 25 morts « pour lesquels les informations disponibles sur la date de la mort ou ses circonstances ne permettent pas d’exclure tout rapport avec les manifestations des 17-20 octobre », la Morgue n’en a reçu que deux décédés très probablement des suites de blessures reçues le 17 octobre. Une interrogation demeure pour l’un d’entre eux, mais sans aucune certitude.
Soit 2 ou 3 morts des suites de leurs blessures, aucun n’ayant perdu la vie durant la manifestation[2] laquelle n’a donc comme il a été dit plus haut, connu qu’un seul mort, le Français Guy Chevallier.

Nous voilà donc très loin des 50, 100, 200 ou même 300 morts « victimes de la répression » avancés par certains, et pour lesquels François Hollande a reconnu la responsabilité de la France !!!

Mais, plus encore :

1) Le « Graphique des entrées de corps « N.A » (Nord-africains) par jour. Octobre 1961 », nous apprend que du 1er au 30 octobre 1961, 90 cadavres de « NA », furent reçus à l’Institut Médico-Légal. Or, selon les enquêtes judiciaires, chaque décès étant suivi d’une enquête, la plupart de ces morts étaient des musulmans pro-Français assassinés par le FLN !!!

2) Pour toute l’année 1961, 308 cadavres de « N.A » entrèrent à l’IML, dont plusieurs dizaines de noyés. Or, toujours après enquête, il fut établi que la quasi-totalité de ces morts étaient des victimes du FLN (Harkis, partisans de la France, individus ayant refusé d’acquitter « l’impôt de guerre », membres du MNA etc.). Or, une des méthodes d’assassinat du FLN était l’étranglement ou l’égorgement suivi de la noyade…

Pour les historiens de métier, les prétendus « massacres » du 17 octobre 1961 constituent donc un exemple extrême de manipulation de l’histoire.
Quand la liberté de penser sera rétablie dans cette Corée du Nord mentale qu’est devenue la pauvre université française, ils feront l’objet de thèses car ils seront alors étudiés comme un cas d’école de fabrication d’un mythe. Comme Katyn, comme les « charniers » de Timosoara en Roumanie, comme les « couveuses » au Koweit ou encore comme les « armes de destruction massive » en Irak.

Mais, dans l’immédiat, sourds, aveugles ou simples agents d’influence, les butors continueront à ânonner la légende culpabilisatrice du « 17 octobre 1961 ». D’autant plus que, dans l’actuel contexte de tension franco-algérienne, Alger va faire donner ses affidés qui seront complaisamment relayés par ses habituels supplétifs de presse.

C’est arrivé un 16 octobre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 16 octobre 708 ou 709 : dédicace du Mont St Michel, premier sanctuaire élevé sur le mont Tombe.

Aubert, évêque d’Avranches, consacre une première église au Mont-St-Michel.

  • le 16 ou 22 octobre 741 : décès de Charles Martel, maire du palais d’Austrasie, « Marteau des infidèles ».

Voir la chronique du 23 aout.

  • le 16 octobre 1094 : concile d’Autun.

Y sont réunis trente-deux évêques ; le concile prononce l’excommunication de Philippe Ier, Roi de France.

  • le 16 octobre 1311 : le pape Clément V ouvre le concile de Vienne.

En présence du Roi Philippe IV, de 20 cardinaux, 4 patriarches, d’environ 100 archevêques et évêques : la question des Templiers, la question de la Terre Sainte, la réforme de l’Eglise sont abordées. L’ordre du Temple est dissout, ses biens passent à l’ordre des Hospitaliers.

  • le 16 octobre 1471 : Giuliano della Rovere, futur pape Jules II, est nommé évêque de Carpentras.
  • le 16 octobre 1588 : les Etats Généraux ouvrent à Blois.

C’est au cours de ces Etats généraux que le Roi Henri III fait assassiner le Duc de Guise, le 23 décembre suivant (voir la chronique du jour).

  • le 16 octobre 1591 : le pape Grégoire XIV meurt à Rome.
  • le 16 octobre 1628 : mort du poète français François de Malherbe.

François de Malherbe est un poète français classique. Toute sa vie, il cherche à épurer et à discipliner la langue française. Considéré comme le premier théoricien de l’art classique, il bénéficie un temps des faveurs d’Henri IV et de Marie de Médicis. Il est mort à Paris.

  • le 16 octobre 1760 : fin de la bataille de Clostercamp, le Chevalier d’Assas est tué.

René Casin dans Pour l’honneur de la France, (Edition Résiac page 89-90) rapporte le fait d’armes qui lui coûte la vie :

« Sur le Rhin en 1760, près de Clostercamp, à la veille de la bataille, le régiment d’Auvergne bivouaquait auprès d’un bois touffu. Un capitaine de ce corps, Louis chevalier d’Assas, eut soudain le pressentiment d’un mouvement silencieux de l’avant-garde prussienne pour surprendre les Français dans leur sommeil. Bondissant de son lit de camp, il prend son épée et seul, avec précautions, se glisse vers les fourrés. Seul, voilà bien l’individualisme français : en effet à peine avait-il fait quelques pas en écartant les branches qu’il se trouve environné de soldats ennemis qui lui mettent la baïonnette sur la poitrine. « Tais-toi ou tu es mort ! » Tout le monde connaît l’épisode émouvant. N’écoutant que son devoir pour sauver l’armée d’un massacre, il se dresse et a le temps de hurler avant de tomber transpercé : « A moi Auvergne, ce sont les ennemis ! » il avait 27 ans. Mort héroïque qui sauva le régiment et qu’on a toujours donnée en exemple avec justice… »

  • le 16 octobre 1793 : le général Carnot remporte une victoire sur les Autrichiens à Wattignies.
  • le 16 octobre 1793 : la Reine de France, Marie-Antoinette, est guillotinée.

Après un procès expéditif entamé le 14 octobre, la Reine Marie-Antoinette est condamnée à mort pour haute trahison et exécutée place de la Révolution.

Trois chefs d’accusation ont été retenus :

– avoir épuisé le trésor national;

– avoir entretenu des intelligences et des correspondances avec l’ennemi;

– avoir tramé des conspirations contre la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat

C’est avec courage et dignité qu’elle monte sur l’échafaud, laissant derrière elle son fils et sa fille. Emprisonnée depuis l’été 1792, elle meurt moins d’un an après l’exécution de son époux, le Roi Louis XVI.

Jusqu’au bout, elle fait preuve d’un courage exemplaire. Elle refuse de se confesser à l’abbé constitutionnel Girard. Et quand ce dernier, l’invite au courage, elle répond : “Du courage ! Ah ! Monsieur, il y a plusieurs années que j’en fais l’apprentissage. Ce n’est pas au moment que mes maux vont finir qu’on m’en verra manquer. “

Lorsqu’elle arrive sur la plate-forme de l’échafaud, par mégarde son pied heurte celui du bourreau Sanson. ” Monsieur je vous demande excuse, je ne l’ai pas fait exprès. ”

  • le 16 octobre 1813 : début de la «Bataille des Nations».

Voir la chronique du 19 octobre.

  • le 16 octobre 1911 : inauguration du monument Montcalm à Québec.

Ce monument s’élève dans le petit parc Montcalm à quelques centaines de pas de l’endroit où le héros a été tué, le 13 septembre 1759, en même temps que Wolfe. Il s’agit d’une réplique exacte du monument Montcalm de Vestric-Candiac, près de Nîmes en France, où le Marquis de Montcalm vit le jour en 1712.

  • le 16 octobre 1914 : première transfusion sanguine directe de la Première Guerre mondiale réalisé à l’Hôpital de Biarritz.

Isidore COLAS, un breton en convalescence à la suite d’une blessure à la jambe, sauve par le don de son sang le Caporal Henri LEGRAIN du 45ème d’Infanterie, arrivé exsangue du Front.

  • le 16 octobre 1925 : signature des accords de Locarno.

La conférence de Locarno, en Suisse, commencée le 5 octobre et réunissant Aristide Briand pour la France, Arthur Chamberlain pour la Grande-Bretagne, Gustav Stresemann pour l’Allemagne, Benito Mussolini pour l’Italie et Emile Vandervelde pour la Belgique, aboutit à la signature des accords de Locarno. Ils garantissent les frontières établies lors du traité de Versailles (daté du 28 juin 1919). L’Allemagne s’engage à respecter l’accord concernant la zone démilitarisée de la Rhénanie et à ne pas violer les frontières de la Pologne et de la Tchécoslovaquie. En envahissant la Ruhr en mai 1936, Hitler les viole.

  • le 16 octobre 1943 : le Secrétariat Général des Mouvements de Résistance, le M.U.R. adresse une “Circulaire” à tous les “Comités départementaux de libération”.

La circulaire est envoyée depuis Alger. Extraits :

« Le jour J sera la crise décisive qui doit amener non seulement la libération du territoire, mais encore et surtout la disparition et le châtiment du régime de Vichy et de ses complices.

L’insurrection a pour but de garantir l’élimination en quelques heures de tous les fonctionnaires d’autorité, de garantir en quelques heures la répression de la trahison, conformément aux légitimes aspirations de représailles des militants de la Résistance. […] Pendant la période insurrectionnelle, les Comités disposeront d’une véritable délégation au nom du Peuple Français et du Comité National de Libération, de la Souveraineté Politique de L’Etat. Ils prendront les mesures révolutionnaires de répression de la trahison. Même si les conditions étaient telles que par l’écroulement du gouvernement de Vichy, la transmission de pouvoir au Comité National de Libération puisse se faire sans violence, il serait absurde et outrageant pour le peuple français d’imaginer l’absence de tout soulèvement de masse armé d’une juste volonté de vengeance.

Jamais des mots d’ordre de modération ne devront être donnés.

L’insurrection triomphante doit s’occuper d’abord de l’élimination des éléments hostiles. Ils doivent être immédiatement arrêtés ou abattus en cas de résistance; il s’agit des fonctionnaires d’autorité vichyssoise, des collaborateurs notoires […] Le plan d’insurrection doit comporter une liste complète de ces individus, avec adresse personnelle, bureau, propriété à la campagne en cas de fuite. Tous les journaux, à des degrés plus ou moins nets ont trahi: empêcher leur parution est une œuvre de salubrité publique. Il faut prévoir l’occupation des imprimeries.

Toute la période précédant l’insurrection devra être marquée par une intensification progressive des exécutions de traîtres.

La question se pose de savoir s’il est souhaitable que l’insurrection triomphante soit marquée par des exécutions sans jugement. Les avis sont partagés. Dès maintenant dans chaque département, on dressera une liste des traîtres les plus notoires dont l’exécution sommaire sera considérée par toute la population comme acte de justice. Ces listes, avec exposé des motifs, seront adressées par l’intermédiaire des régions aux centres respectifs pour accord. Après accord, les incriminés seront immédiatement exécutés. […]

On n’allait pas tarder à savoir que ce n’était pas des paroles en l’air…Au nom du peuple une justice arbitraire et expéditive… Cela rappelle 1793 en France, ou 1917 en Russie !

  • le 16 octobre 1967 : le quartier général militaire de l’OTAN en France est officiellement fermé.

Le QG des forces alliées en Europe (SHAPE) quitte la base de Rocquencourt pour aller à Mons en Belgique.

  • le 16 octobre 1978 : le cardinal polonais Karol Wojtyla devient souverain pontife sous le nom de Jean-Paul II.

A 58 ans Karol Jozef Wojtyla, prend le nom de Jean Paul II. Pour la première fois, depuis 455 ans, l’Eglise désigne un souverain pontife non-italien, le dernier pape non-italien est le hollandais Adrien VI en 1522. C’est aussi le plus jeune pape qu’ait connu le Vatican en 125 ans.

Le matin de son intronisation, six jours plus tard, Jean-Paul II réussit, à Varsovie, ce que 33 ans de régime communiste n’a jamais pu obtenir : vider les églises le dimanche, car pour la première fois, la télévision diffuse une cérémonie religieuse, et toute la Pologne est rivée au petit écran !

Il est canonisé le 27 avril 2014 par le pape François le jour de la fête de la Miséricorde divine.

  • le 16 octobre 1987 : l’association des «mères porteuses» est interdite en France.
  • le 16 octobre 2005 : monseigneur Raymond Centène, premier évêque nommé en France par le pape Benoît XVI, est sacré au sanctuaire de Sainte-Anne d’Auray en Morbihan.

Merci pour ces années de ré-évangélisation du Morbihan…

Islam et blasphème : l’arroseur arrosé

L’accusation de blasphème, motif de persécution des non-musulmans, et des chrétiens en particulier, est l’instrument par lequel l’islam se protège de tout questionnement risquant de le remettre en cause (Coran 5.101). Conférence de l’abbé Guy Pagès donnée le 4 septembre au Forum Jésus le Messie qui s’est déroulé à Paris.

La Pologne bloque l’adoption des conclusions du Conseil relatives à la stratégie de l’UE sur les droits de l’enfant

D’Olivier Bault dans Présent :

Pendant la réunion du Conseil de l’Europe à Luxembourg le 7 octobre, la Pologne a bloqué l’adoption des conclusions du Conseil relatives à la stratégie de l’UE sur les droits de l’enfant. Selon le ministre de la Justice polonais Zbigniew Ziobro, l’approbation de ce document pourrait amener entre autres à l’imposition de la légalisation obligatoire des « mariages » homosexuels et de l’adoption des enfants par les couples de même sexe dans tous les pays de l’UE.

Selon la narration officielle, la stratégie de l’UE en faveur des droits des enfants couvre six volets thématiques liés au fonctionnement des enfants dans la société et son objectif est d’assurer une meilleure protection à tous les enfants indépendamment de leurs origines ethniques et sociales et de leur statut juridique dans un pays donné.

Cependant, le vice-ministre polonais de la justice Sebastian Kaleta considère que ce

« document de l’UE, en dépit de son titre, porte atteinte au droit d’un enfant à être élevé dans une famille par un père et une mère, car au lieu de promouvoir l’intérêt de l’enfant, il s’inscrit dans la politique de promotion des milieux LGBT et de l’idéologie du genre ».

Kaleta attire également l’attention sur le fait que, dans le domaine du droit de la famille, le document serait non conforme à la constitution polonaise qui définit le mariage comme une union entre un homme et une femme.

Les conclusions bloquées par la Pologne semblaient chercher à mettre en cause les compétences exclusives des États membre en matière du droit du mariage, de la famille et de la paternité. Le vocabulaire du document est marqué par une forte empreinte idéologique, le texte parlant uniquement du « genre » et non du « sexe » et de « l’inclusion du genre » qui vise à supprimer des notions comme « fille » ou « garçon ». Qui plus est, les conclusions en question se réfèraient directement à deux documents récents s’inscrivant eux aussi dans les efforts de Bruxelles pour imposer l’idéologie du genre et les revendications du lobby LGBT à tous les pays de l’UE : « Stratégie d’égalité LGBTIQ 2020-2025 » et « Stratégie pour l’égalité des genres 2020-2025 ». Par conséquent, l’adoption des conclusions pourrait être considérée comme valant approbation de ces deux textes, à la suite de quoi leur non-respect pourrait être utilisé contre la Pologne et donner lieu à des sanctions ou à de nouveaux chantages financiers comme ceux qu’exerce actuellement la Commission pour imposer le retrait des résolutions en faveur de la famille ou contre l’idéologie LGBT adoptée par certaines collectivités locales polonaises.

Les préoccupations du gouvernement polonais ne semblent pas infondées à en croire les paroles de la présidente de la Commission Européenne Ursula von der Leyen qui a annoncé, dans son discours sur l’état de l’Union européenne du 16 septembre 2020, le renforcement des droits des personnes LGBTQI et qui a clairement déclaré que, dans le cadre de cette stratégie, elle allait travailler à « la reconnaissance mutuelle des relations familiales dans l’UE » car « si vous êtes parent dans un pays, vous êtes parent dans tous les pays. ».

Le veto polonais à ces conclusions à contenu idéologique a été soutenu par le vote hongrois tandis que la Bulgarie a déposé sa propre déclaration interprétative indiquant que le terme de « genre » utilisé à la place de « sexe » est incompatible avec la constitution bulgare.

En ce qui concerne la Pologne, c’est la quatrième fois que le ministre de la Justice du gouvernement du PiS bloque les initiatives de l’UE par son veto. Dans le passé, il s’est opposé aux conclusions du Conseil concernant l’application de la Charte des droits fondamentaux, à la création du Parquet européen et au règlement sur la collaboration renforcée régissant entre autres la question des droits d’héritage et de succession qui prévoyait que les droits acquis dans un autre pays par les couples homosexuels s’appliqueraient également en Pologne.

“Le cléricalisme : voilà l’ennemi !” – L’analyse du Club des Hommes en Noir

Le Club des Hommes en Noir avec les abbés Barthe, Tanouärn et Celier ainsi que Jeanne Smits, animé par Philippe Maxence, se tourne vers un mal bien connu et dénoncé à l’époque par Léon Gambetta : “Le cléricalisme, voilà l’ennemi !”. Dénoncé par le Pape François, le cléricalisme est-il encore une réalité aujourd’hui ? La place du prêtre en Occident est-elle toujours aussi déterminante qu’autrefois ? Les récents évènements et décisions survenues dans l’Église catholique relèvent-elles d’un cléricalisme qui ne dit pas son nom ?

Fatima, 4e des films en démarrage

Le film FATIMA a rassemblé 13147 spectateurs en salle depuis mercredi dernier. Il se classe 4e des films en démarrage de la semaine dernière. Avec ces résultats, 139 salles ont accepté de le diffuser encore une semaine de plus malgré la forte concurrence.

Les nouvelles salles de cinéma sont répertoriées sur la page Allociné ou ici, dans la rubriqueVoir toutes les séances”

Et pour revoir l’émission spéciale consacrée au film par CNews dimanche dernier, c’est ici.

CFCM ment, CFCM ment… : ce n’était pas la première fois

Le Salon beige signalait récemment à ses lecteurs le fait que le CFCM, Conseil français du culte musulman, avait publié un communiqué pour s’offusquer d’un commentaire de M.Zemmour concernant le verset 32 de la sourate 5 du coran.

Dans son communiqué, le CFCM appelait « toutes les forces vives de paix et de justice, et garante [sic] de l’unité et de la cohésion de notre pays, à l’extrême vigilance face à ces discours qui glorifient la haine et la discorde ». Malheureusement, nous démontrions que, dans le commentaire qu’il faisait du verset du coran cité, le CFCM ne faisait pas moins de trois mensonges. Nous avions appelé l’article « CFCM ment, CFCM ment… ».

Il se trouve que ce titre avait en réalité été déjà utilisé presque tel quel dans un article publié le 1er août 2016 :

« Le conseil Français du culte musulman ment, le CFCM ment, le CFCM est mahométan ! ».

L’objet n’était alors pas un verset du coran mais un hadîth (un dire rapporté de Mahomet) utilisé par le CFCM à l’occasion d’un communiqué (déjà) faisant suite à l’assassinat du Père Hamel à Saint Etienne du Rouvray.

L’article cité reproduisait des commentaires écrits par le Dr Sami Aldeeb, dont Wikipedia [source qui vaut ce qu’elle vaut] précise qu’il a été fonctionnaire fédéral à l’Institut suisse de droit comparé de Lausanne de 1980 à 2009 en qualité de responsable du droit arabe et musulman, nommé Professeur des universités en France en 2010 dans les sections 1 (droit privé) et 15 (arabe), auteur au demeurant de très nombreux ouvrages et de très nombreuses expertises juridiques pour des autorités suisses et étrangères. Il semblerait donc que ce soit, en quelque sorte, une personnalité qualifiée (ce qui est utile à savoir car ses commentaires font référence à la fois à des citations en arabe qui nous sont obscures et à une grande érudition).

Qu’avait donc remarqué le Dr Aldeeb dans cet autre communiqué ? Pour illustrer comme d’habitude le caractère foncièrement paisible et tolérant de l’islam, le CFCM  louait la

« … place prépondérante qu’occupe dans la religion musulmane le respect des autres religions et ainsi que le respect des hommes de foi qui les portent. A ce titre, le CFCM rappelle que le Prophète (Paix et Salut sur lui) disait dans un Hadith: «Celui qui fait du mal injustement à un juif ou à un chrétien me trouvera en adversaire le jour du jugement dernier.» (rapporté par Mouslim) ».

Le Dr Aldeeb a alors essayé de retrouver la source car, remarque-t-il,

« le communiqué en question ne nous donne pas la version arabe de ce récit, et se satisfait d’indiquer qu’il est rapporté par Mouslim. Ce Mouslim est l’auteur de l’un des six plus grands recueils de récits admis par les musulmans sunnites qui le considèrent comme le deuxième recueil le plus authentique après celui d’Al-Bukhari »…. Or, si l’on cherche ce récit dans le recueil de Mouslim, on n’en trouve aucune trace ».

Poursuivant sa recherche, il constate qu’on trouve en revanche trois autres hadiths à la construction similaire et qui se ressemblent, nous n’en citons qu’un :

« Celui qui opprime un bénéficiaire d’un pacte qui reconnaît sa dhimmitude et paie son tribut (jiyza), je serai son adversaire le jour du jugement dernier ».

Et là, exactement comme dans le communiqué concernant M.Zemmour, il y a ce que le Dr Aldeeb dans son commentaire appelle aimablement une dissimulation. Parce qu’en réalité, opprimer un juif ou un chrétien n’est condamnable que si celui-ci a reconnu son statut inférieur de dhimmi, et paie l’impôt correspondant [on pensera entre autres aux coptes en Egypte]. De façon conforme, cette fois-ci, au verset 29 de la sourate 9 du coran :

« 29. Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation par leurs propres mains, après s’être humiliés ».

Profitons de l’occasion pour compléter ce qui précède par le très explicite verset 5 de la même sourate 9 :

« 5. Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salat  [ils font la prière, et sont donc devenus musulmans] et acquittent la Zakat [ils versent l’aumône obligatoire en islam] alors laissez-leur la voie libre, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux ».

On rappelle que les associateurs, ce sont en particulier les chrétiens.

On rappelle enfin que la citation initiale avait été faite par le CFCM pour démontrer « la place prépondérante qu’occupe dans la religion musulmane le respect des autres religions et ainsi que le respect des hommes de foi qui les portent ».

Décidément, le meilleur moyen de comprendre l’islam, c’est de regarder ses écrits. Et les dissimulations du CFCM entretiennent une défiance justifiée sur les capacités des représentants des musulmans en France à dire le vrai.

Les Trois doses

Didier, Bernard et Pascal ont fait leur 2 doses (plus ou moins réellement pour certains) afin d’avoir le précieux sésame et retrouver leur “libertés”, ils viennent le récupérer mais tout ne se passe pas comme prévue…

Vous pensez qu’il s’agit d’une fiction ? Détrompez-vous :

L’English Touring Opera licencie des musiciens sur la base de leur couleur de peau

Le racisme dans toute sa splendeur :

Une fois de plus, l’Angleterre est un leader mondial, cette fois-ci en poussant à l’absurde l’agenda de la diversité. Au nom de la diversité, l’English Touring Opera vient de se séparer de près de la moitié des membres de son orchestre parce qu’ils sont blancs.

Selon son site Internet, l’English Touring Opera (ETO) produit depuis 1979 “des productions en direct exceptionnelles et des projets éducatifs et communautaires à fort impact dans plus de villes que toute autre compagnie d’opéra britannique. Au cœur de notre éthique, il s’agit de rendre des expériences artistiques exceptionnelles disponibles et accessibles à tous.”

Peut-être pas à la portée de tous, du moins pas si vous êtes un Blanc travaillant dans l’orchestre de l’ETO. L’ETO a envoyé des lettres à près de la moitié des membres de son orchestre – qui sont tous blancs – leur annonçant que leur contrat ne sera pas renouvelé en raison de l’engagement de l’opéra en faveur de la diversité. Dans la lettre envoyée aux membres licenciés et publiée dans le Daily Mail anglais, le directeur de l’ETO a déclaré :

“Je vous écris pour vous informer que l’English Touring Opera va connaître d’importants changements au cours des prochaines saisons… Il semble probable que l’ETO ne sera pas en mesure de vous proposer un engagement en freelance pour la saison printemps 2022, même si nous souhaitons laisser la porte ouverte à des engagements en freelance à l’avenir…. L’English Touring Opera s’est engagé à accroître toutes les formes de diversité au sein de son équipe, et bien que des progrès appréciables et réguliers aient été réalisés sur scène dans ce domaine, nous avons donné la priorité à l’accroissement de la diversité au sein de l’orchestre.”

En plus d’être blancs, tous les musiciens non reconduits avaient entre 40 et 66 ans. Certains travaillaient pour l’ETO depuis vingt ans.

Il convient de noter que l’ETO a licencié ces musiciens non pas parce qu’ils avaient fourni de mauvaises prestations. Non pas parce qu’ils avaient eu un comportement raciste ou autre comportement immoral. Pas même parce que l’ETO elle-même s’était engagée dans des pratiques d’embauche discriminatoires. Mais plutôt uniquement parce que les musiciens concernés sont blancs.

Le Syndicat des Musiciens a rapidement attaqué cette action raciste flagrante de l’ETO. Dans une déclaration intitulée “Le Syndicat des Musiciens est consterné d’apprendre la récente action de l’English Touring Opera”, le syndicat n’a pas mâché ses mots :

“Bien que le Syndicat des Musiciens salue les efforts déployés pour accroître la diversité sur le lieu de travail, cet objectif doit être atteint de manière équitable et légitime, et non en “licenciant” la moitié d’un orchestre”.

Le syndicat a ensuite souligné le haut niveau et la loyauté des membres de l’orchestre de l’ETO :

“L’orchestre de l’ETO a reçu des éloges dans la presse année après année, certains des musiciens (y compris ceux qui n’ont pas été reconduit) étant mentionnés personnellement pour le haut niveau prestation. Bien qu’il s’agisse d’un orchestre indépendant sans sécurité de travail, les membres de l’orchestre ont été loyaux envers la compagnie et envers chacun d’entre eux en tant que collectif.”

Le Syndicat a ensuite prédit que cette action raciste finirait par se retourner contre ses promoteurs :

“Le Syndicat des Musiciens croit fermement que cette décision n’a absolument rien à voir avec la diversité et qu’elle fera reculer les programmes de diversité et d’inclusion dans l’ensemble du secteur orchestral. Le licenciement de la moitié des musiciens va à l’encontre de la création d’un environnement inclusif pour des musiciens plus diversifiés.”

“Si l’ETO souhaite réellement recruter une main-d’œuvre plus diversifiée, elle devrait s’attacher à créer un orchestre où les musiciens sont appréciés, respectés et encouragés à participer pleinement. Licencier la moitié de l’effectif sous prétexte d’”améliorer la diversité” est un manque de sincérité et une mauvaise pratique.”

Une fois de plus, les guerriers gauchistes de l’idéologie “woke” mettent en avant un programme raciste au nom de la “diversité”.

Un député britannique poignardé à mort dans une église

Le député conservateur britannique David Amess, 69 ans, marié et père de cinq enfants, a été mortellement poignardé vendredi dans l’église méthodiste de Leigh-on-Sea, dans le Sud-Est de l’Angleterre. La police a annoncé l’arrestation d’un suspect. C’est un Somalien de 25 ans.

Membre du Parti conservateur du Premier ministre Boris Johnson, David Amess, député depuis 1983, était un fervent défenseur du Brexit.

David Amess était de confession catholique et fermement opposé à l’avortement. Il fut aussi favorable au rétablissement de la peine de mort. L’archevêque de York Stephen Cottrell, a souligné la “foi chrétienne profondément ancrée” de celui qu’il considérait comme un “ami”.

David Amess soutenait aussi le mouvement d’opposition iranien en exil les Moudjahidine du peuple.

Tests payants et autotests supprimés : Jean-Frédéric Poisson dépose une requête devant le Conseil d’Etat

Jean-Frédéric Poisson, Président de VIA | la voie du peuple, a déposé vendredi 15 octobre après-midi devant le Conseil d’Etat une requête sous forme de référé-liberté et référé-suspension à l’encontre du décret gouvernemental n° 2021-1343 du 14 octobre 2021 et de l’arrêté du 14 octobre 2021 modifiant l’arrêté du 1er juin 2021, considérant qu’ils constituent une obligation vaccinale de facto et illégale, une ingérence disproportionnée dans la vie privée des personnes, une rupture d’égalité et donc une mesure discriminatoire dans le droit à l’accès aux soins.

La requête considère que ces mesures constituent une ingérence disproportionnée dans la vie privée des personnes, une mesure discriminatoire et une rupture d’égalité dans le droit à l’accès aux soins. L’arrêté confirme le fait que derrière ces mesures, c’est bien l’obligation vaccinale qui est recherchée de facto. On veut sanctionner les « mauvais élèves » non vaccinés en leur rendant la vie impossible.

VIA | la voie du peuple, par l’entremise de son président Jean-Frédéric Poisson, a pris la décision d’attaquer ces décisions considérant que rien ne justifie, en regardant les données sanitaires qui nous sont communiquées, la poursuite de la mise en place des dépistages systématiques et des dispositions sanitaires. De son point de vue, la suppression des autotests et la suppression du remboursement des tests par la sécurité sociale constitue une discrimination objective à l’égard des vingt millions de Français qui ont choisi de ne pas se faire vacciner ou qui n’ont pas pu être vaccinés.

Cette décision gouvernementale est en réalité une marche supplémentaire vers la vaccination obligatoire, nouvelle étape dans le rabotage systématique des libertés fondamentales et individuelles effectué depuis presque deux ans maintenant.

La “farine d’Oelenberg” : la pépite des moines trappistes alsaciens

L’abbaye Notre-Dame d’Oelenberg, située non loin de Mulhouse, est le seul et unique monastère d’hommes en Alsace. Fondée en 1046, cette abbaye a un passé bientôt millénaire… Encore aujourd’hui, les moines trappistes de l’abbaye d’Oelenberg prient et travaillent. Leur produit phare ? La fameuse “farine d’Oelenberg”, qui sort du moulin de l’abbaye depuis plus de 2 siècles, et assure environ 50% des recettes de l’abbaye aujourd’hui ! Mais d’où vient sa réputation ? Quel est son secret ? Allez, attachez vos ceintures, Divine Box vous raconte tout sur la farine d’Oelenberg !

“On n’a pas d’argent, mais on a du blé !”

L’abbaye d’Oelenberg possède ses propres terres : environ 50 hectares de forêt, et 100 de champs. Dans ces derniers, on trouve des pommes de terre, des légumes, du maïs, du colza et bien sûr… du blé !

Tout ce blé sert à la production de la farine d’Oelenberg, qui intègre aussi un peu de blé alsacien d’agriculteurs locaux. Au total, sur 1 kg de farine d’Oelenberg, environ ⅓ est issu des blés de l’abbaye, et ⅔ vient d’autres agriculteurs du coin.

Au global, les farines sont constituées de 7 variétés différentes de blé, source d’une incroyable qualité.

Bref, autant en quantité qu’en qualité et en diversité, la farine d’Oelenberg s’appuie sur des atouts précieux ! D’où la phrase amusante de  Dom Dominique-Marie, père abbé de la communauté : “on n’a pas d’argent, mais on a du blé !”

Mais sans un bon moulin, cela ne ferait rien… Bonne nouvelle, ce moulin est aussi à l’abbaye !

La T45 (000), une farine connue et réputée pour sa finesse © m2A

Un atout clé pour la farine : le moulin

Une fois le blé récolté, il faut bien sûr le moudre pour que cela devienne de la farine. Ce sont donc les grandes meules en pierre du moulin de l’abbaye, qui écrasent le grain depuis près de deux siècles… À l’origine, les paysans des environs venaient avec chevaux et charrettes pour emmener faire moudre leur blé à l’abbaye. Cela tournait donc plutôt bien, et les moines maîtrisaient ça à la perfection, au point qu’on raconte qu’ils arrivaient à faire tourner le moulin 24h/24 !

Le moulin, tel qu’il existe de nos jours, à été reconstruit en 1947, après les guerres qui ont endommagé une bonne partie de l’abbaye. Aujourd’hui, le moulin de l’abbaye produit 1100 tonnes de farine d’Oelenberg par an ! L’abbaye compte heureusement sur l’aide précieuse de 17 laïcs salariés dévoués. Dom Dominique-Marie dit par exemple que « nous employons des gens compétents, nous sommes sévères sur la qualité de notre blé et nous ne faisons pas tourner le moulin à outrance ». Mesure et rigueur seraient donc les maîtres mots des moines de Notre-Dame d’Oelenberg.

Sans parler bien sûr de la prière des frères, qui soutient forcément cet artisanat de qualité de l’abbaye…

C’est dans ce moulin qu’est transformé l’or blanc d’Oelenberg ​© Credofunding

2 labels de qualité

Notez aussi qu’en plus des avis dithyrambiques des clients, les farines d’Oelenberg sont doublement certifiées de deux marques engagés sur l’origine, la traçabilité et la qualité des produits :

  • “Monastic ®” qui authentifie l’implication et l’investissement de la communauté dans la conception, la fabrication et la distribution du produit
  • “Savourez l’Alsace Produit du Terroir ®” qui affirme plutôt son identité alsacienne forte ! Cette marque garantit une matière première alsacienne, des produits transformés en Alsace, et un contrôle indépendant de l’origine et de la traçabilité.

Différentes farines à Oelenberg !

Eh oui, car on parle beaucoup de “la” farine d’Oelenberg, mais en réalité, l’abbaye produit plusieurs types de farine, selon la finesse du grain et les mélanges possibles de céréales :

  • La farine d’Oelenberg T55 est la farine boulangère par excellence. Elle est parfaite pour toute la boulangerie au sens large, les pâtes à pain (à la main ou dans une machine à pain), les pâtes à pizza, les tartes, et autres quiches… La T55 est aussi utilisée en cuisine pour épaissir les sauces, fariner viandes et poissons, glacer, paner etc…
  • La farine d’Oelenberg T45, quant à elle, est une farine plus pâtissière. La farine type 45 (000) est le petit bijou de l’abbaye, ou en tout cas son produit phare ! Le type 45 “triple zéro”, signifie que cette farine est la plus fine que l’on puisse trouver sur le marché. Très fine et sans grumeaux, cette farine T45 sera parfaite pour la pâtisserie : tartes, gâteaux, crêpes, beignets, sauces plus fines comme la béchamel… Voilà de quoi vous faire plaisir !
  • La farine “complète” de l’abbaye est la moins raffinée. Elle contient le son et le germe du grain de blé. En la mélangeant avec un peu de farine blanche (la T55 par exemple), elle est idéale pour la pâte des pains dits “spéciaux” !
  • Le son de blé d’Oelenberg. Il est obtenu en ne gardant que le grain de blé débarrassé de son enveloppe. Grâce à sa haute concentration en minéraux, phosphore, magnésium et fer, on le recommande notamment pour les personnes souffrant de problèmes de constipation, de « mauvais cholestérol sanguin » ou encore de diabète, car il permet de réguler plus facilement les variations des taux d’insuline. Côté utilisation, on peut l’incorporer dans la pâte à pain, la pâte à pizza, en saupoudrant une salade ou encore dans un yaourt.
  • La semoule de blé tendre de l’abbaye Notre-Dame d’Oelenberg est une sorte de « farine granuleuse ». Elle est idéale pour vos potages, vos couscous, vos bouillies, vos gâteaux à base de semoule ou vos spécialités alsaciennes (ex : griespflutta, knepfles…)

Les moines de l’abbaye d’Oelenberg en prière dans leurs stalles, avant de retourner aux champs © Le Pèlerin

Et maintenant ?

Rendez-vous sur place pour aller contempler les champs de blé et partager quelques offices avec les moines ! Voici l’adresse : abbaye d’Oelenberg, rue d’Oelenberg, 68950 Reiningue ! Vous pourrez notamment :

  • déguster leurs produits ou les acheter à la boutique à l’entrée
  • séjourner là-bas quelques jours dans l’hôtellerie des moines pour une halte spirituelle

Sinon, vous pouvez cliquer ici pour acheter en ligne les produits de l’abbaye d’Oelenberg, ou là pour en savoir plus sur l’abbaye d’Oelenberg (et notamment sur sa bibliothèque ou ses pâtes fraiches !).

Le rapport Sauvé : la trahison de l’épiscopat français

De Marion Duvauchel, paroissienne catholique :

Le Rapport Sauvé est une imposture et un pseudo travail fondé sur une méthodologie frauduleuse.

Comment a t-on calculé l’ampleur des crimes sexuels commis par des religieux français ? Comment a-t-on pu parvenir au chiffre de 216 000 victimes en quelques semaines ?

On l’a obtenu en interrogeant 243 personnes directement et 2819 par courrier, soit un total de 3602 témoignages directs (si l’on admet qu’un courrier soit un témoignage direct). Il reste donc 212 938 témoignages tenus pour autant de victimes. Ce chiffre, comment l’a-t-on obtenu ? Par une simple extrapolation.

La méthodologie est à suffoquer d’ahurissement. Dans un premier temps l’IFOP institut de sondage privé grassement nourri par Macron et tous les précédents présidents de la Cinquième République, a organisé un sondage. On est en droit de douter de l’indépendance politique d’un organisme qui, de notoriété publique, a fait preuve d’une grande imprécision dans un nombre impressionnant de sondages politiques.

C’est donc par sondage qu’on a obtenu des « témoignages » pour ce qui s’apparente à un procès public orchestré par des médias dont la liberté n’est plus un secret pour personne.

Pour ce rapport Sauvé, le travail de l’Inserm a été mené par Nathalie Bajos, sociologue et démographe, qui y est responsable de l’équipe Genre. Autrement dit, une idéologue dont on peut lire le credo sur le site de l’IRIS :

« interroger les inégalités sociales de santé en croisant la sociologie de genre et la sociologie de la santé et en convoquant une perspective inter sectionnelle d’articulation des rapports sociaux de domination, de classe, de genre et de race ».

La cuistrerie du vocabulaire ne saurait tromper personne.

L’enquête sur les crimes de l’Église a donc été synthétisée par une féministe d’extrême-gauche, une adversaire déclarée de l’éthique sexuelle de l’Église, voire de l’Église. Dans une vidéo dont on trouvera le lien ci-après (cette vidéo), Nathalie Bajos explique que les parents ont tort d’être angoissés à l’idée que leurs enfants regardent du porno et que les changements dans l’éthique sexuelle n’ont rien que de très normal, que les parents doivent accepter et se conformer aux nouvelles normes sexuelles des adolescents. Normes programmées et massivement diffusées par les medias : JT, cinéma, publicité… Tout concourt à la nouvelle programmation sexuelle.

Que des membres de l’Église aient commis des fautes, et des fautes intolérables, nul n’en doute. Qu’une droite appréciation du phénomène fût nécessaire, cela aurait été non seulement nécessaire mais juste. À la condition que ce soit dans une société déterminée elle-même à lutter contre la pédo-criminalité.

Or, après que des faits de pédophilie avérés aient été établis pour des personnalités littéraires (Frédéric Mitterrand, Gabriel Matzneff..) aucune poursuite n’a jamais été entreprise. Mieux encore, des justifications liées à l’époque, à l’esprit du temps ont encore aujourd’hui cours pour excuser ces comportements et ce prosélytisme.

Une société qui encourage et valorise la délinquance sexuelle juvénile, qui organise l’avortement de masse, qui non contente de n’avoir jamais puni ses pédophiles notoires absout la pédophilie parce que sociologiquement considérée comme normale, une société qui se fait l’ardent prosélyte d’une éthique sexuelle perverse (celle-là même que défend Mme Bajos), ses membres n’ont aucune légitimité à produire ce type de rapport.

Une société dépravée qui dégrade l’amour, méprise l’honneur et le courage, disqualifie les aspirations les plus élevées en l’homme doit demander pardon pour les lois scélérates qu’elle défend, pour l’éthique sexuelle perverse qu’elle justifie et pour l’Himalaya de mensonges que sa presse obséquieuse relaie depuis un demi-siècle.

Mais que l’épiscopat français ait commandité ce travail aux ennemis mêmes de l’Église, à ceux qui se font les prosélytes de l’avortement de masse et de tout ce qui soutient l’idéologie du genre, voilà qui invite à ne pas prendre au sérieux non pas la question, mais les chiffres établis par ce rapport. Que ce même épiscopat ait l’insolence d’inviter aujourd’hui les fidèles à financer ces réparations, voilà qui dépasse les bornes.

Le Rapport Sauvé n’est pas seulement l’enfant malade des ennemis du catholicisme. Il est une vaste opération de manipulation idéologique destinée à faire douter les derniers fidèles de leur Église et à finir de vider les paroisses. Avec la complicité active des évêques de France.

On a demandé récemment leur démission collective. L’épiscopat n’a pas à démissionner pour avoir couvert des actes criminels mais pour avoir confié à des ennemis de l’Église une recherche qui réclamait la raison prudentielle, le temps, des vérifications difficiles et délicates, une objectivité sans faille envers les victimes comme envers les coupables présumés. Et puisqu’il s’agit d’accusations d’une extrême gravité, qu’elles fassent l’objet de vérifications soignées et contradictoires, comme notre justice le réclame.

Non seulement depuis plusieurs années, les évêques de France n’ont pas défendu ce qu’il était de leur devoir de défendre : une éthique sexuelle digne de la nature humaine, les droits des plus fragiles, (les enfants conçus non nés, pas seulement les migrants musulmans), mais ils ont abdiqué toute parole qui soit le reflet de la Parole dont ils sont les Serviteurs.

C’est à leur Christ que les évêques ont à demander pardon car c’est Lui qu’ils ont trahi, avec leurs choix mauvais, leur couardise, leur lâcheté et leur pleutrerie qu’ils ont l’insolence d’envelopper sous la dorure de la raison prudentielle.

Le rapport Sauvé est le signe visible de la trahison de l’épiscopat lui-même qui prend aujourd’hui le triste masque de Judas.

Demande de prières pour le rétablissement de Monseigneur Giordano

On nous informe que Monseigneur Aldo Giordano, archevêque, nonce apostolique auprès de l’Union européenne, est hospitalisé dans une situation critique, atteint du Covid.

C’est un homme d’une grande foi, d’une grande qualité qui a servi l’Eglise jusqu’à ce jour de façon extraordinaire, notamment auprès du Conseil de l’Europe.

Bonne fête, sainte Marguerite-Marie Alacoque

Elle a failli ne jamais être sainte. L’esprit du monde a brouillé les cartes alors qu’elle était adolescente. Les activités multiples, les amitiés toxiques, les bals effrénés, les fêtes endiablées, les soirées interminables, les mondanités argentées l’ont éloignée un temps de sa vocation. Un soir, alors qu’elle rentre d’un bal, elle a une vision du Christ flagellé. Dans la foulée, elle entre au couvent de la Visitation de Paray-le-Monial. Puis, le 27 décembre 1673, près de trois ans après, elle bénéficie d’une première apparition : celle du Sacré-Cœur de Jésus. Immersion à Paray-le-Monial, au cœur de l’Eglise, du Sacré-Cœur et de la sainte.

Parler de la sainte du Sacré-Cœur, de celle que le Christ a choisi pour être la fiancée, l’épouse, la messagère, la portière, la servante de Son cœur, et, ne pas se rendre à Paray-le-Monial est inimaginable. Le mieux c’est de s’y rendre, comme s’il s’agissait d’un pèlerinage. En voiture, de Notre-Dame de Paris, il faut 5 heures pour arriver dans cette petite ville de Bourgogne. Une première halte s’impose : celle de Nevers, dans le couvent où la jeune Bernadette, la voyante de Lourdes, la messagère de l’Immaculée Conception, a terminé ses jours. Là, chapelet à la main, vous revivez ces 18 apparitions mariales, qui ont eu lieu entre le 11 février et le 16 juillet 1858, au creux du rocher de Massabielle, qui a été reconstitué ici. C’est une introduction, un passage obligé, pour approcher de Paray-le-Monial. Il reste 1 heure et 33 minutes avant de rejoindre le couvent. Le temps d’égrener un deuxième chapelet, vous passez Moulins, la capitale historique du Bourbonnais. L’Allier vous ouvre ses bras, avec ses prairies verdoyantes, ses ruisseaux gorgés d’eau qui débordent sur les pâturages, ses élevages de bovins qui fleurent bon le lait cailleux, ses petits villages et ses fermettes toujours en activité. Vous vous signez devant les multiples calvaires, et, les petites églises, la plupart du temps fermées. En ouvrant la fenêtre de votre portière, un parfum de blé, de cuir, et, de crème s’engouffre dans la voiture. Vous entrez dans le Charolais. Il est midi, lorsque vous arrivez à Paray-le-Monial. Vous passez le pont et vous obliquez en direction du sanctuaire, de la basilique et du couvent. Vous vous arrêtez au parking. La ville de 9 233 habitants (au 13 octobre 2021) est pleine à craquer. C’est l’été, et, Paray-le-Monial accueille les congressistes venus, du monde entier, participer aux sessions organisées, chaque année, par la communauté de l’Emmanuel. Le père Benoît Guedas, du haut de son 1,90 m, vous reçoit avec son large sourire, entre deux célébrations, et, une confession.

Un recteur en mission

Alors qu’il vient de concélébrer la messe présidée par l’archevêque de Marseille, Mgr Jean-Marc Aveline, dans l’immense parc de la basilique, le recteur raconte qu’il est arrivé à Paray-le-Monial, il y a 7 ans, le 1er septembre 2014. Depuis, il connaît la région par cœur. Il évoque la célèbre abbaye de Cluny, qui se situe à 50 km de Paray-le-Monial, et ses 2 000 moines. Cette région est une vieille terre catholique, à n’en pas douter. Cet été, c’est ici que l’association Le Rocher, qui fêtera ses 20 ans en novembre prochain, a décidé de se retrouver. Ils sont près de 500, venus de toute la France, à avoir répondu à l’appel du directeur, Arnaud de Carmantrand. Dans les jardins, les chants, les danses, les conférences, les célébrations et les confessions rythment la journée. « Chaque année, nous avons habituellement, entre 20 et 25 000 personnes qui viennent à Paray, explique le recteur. Cette année, ils seront 12 000. Et, un tiers sont des nouveaux. Avec Le Rocher, beaucoup de personnes viennent des banlieues et ne sont pas forcément chrétiens. Le Rocher a été fondée par un membre de notre communauté, à son retour d’une mission de la Fidesco. »

Le recteur prend sa mission à cœur. Il a été ordonné prêtre, dans le diocèse de Paris, le 23 juin 2007. Il fait partie de la communauté de l’Emmanuel. Il parle de la vie monastique, se tourne vers la basilique et la pointe du doigt : « Ici, il y avait, aussi, une vie monastique qui a duré 1000 ans. Les moines étaient moins nombreux qu’à Cluny, C’étaient des bénédictins. » C’est certainement pour cette raison que les futurs saints François de Sale et Jeanne de Chantal décident d’essaimer et de fonder un de leurs monastères. L’Ordre de la Visitation Sainte-Marie a été fondé en 1610. Il a ouvert une vingtaine de monastères, dont celui de Paray-le-Monial en 1626.

« Ici, explique le recteur, notre mission est d’abord une action de grâces. Nous sommes dans l’action de grâces que le Seigneur vienne nous aider à nous convertir, car nous en avons tous besoin. Depuis les apparitions du Sacré-Cœur à sainte Marguerite-Marie, cette grâce de la présence divine continue. Nous avons une responsabilité importante : celle de la diffuser. »

Histoire d’une sainte

Marguerite-Marie, avant de devenir sainte, est d’abord une petite fille comme tout le monde ou presque. Marguerite est née le 22 juillet 1647, à Verosvres, un petit village situé à quelques kilomètres de Paray. Elle est la 5è d’une fratrie de 8 enfants. Très tôt, elle bénéficie de grâces exceptionnelles : elle est attirée par la présence eucharistique et le silence. Elle est très pieuse. À 5 ans, lors d’un séjour chez sa marraine, dont la fille est religieuse, elle fait sa première consécration en prononçant ces mots : « Ô mon Dieu, je vous consacre ma pureté et vous fais vœu de perpétuelle chasteté ». Elle a 8 ans lorsque son père décède atteint par un terrible coup de froid. Un an après, elle s’impose des mortifications sévères. Puis, pendant 4 ans, elle vit alitée, paralysée. Elle en guérit à la suite de sa consécration à la Vierge Marie.

A la mort de son père, sa mère et ses frères et sœurs sont recueillis par des tantes qui abusent de leur situation et les spolient de leurs biens. Toute son adolescence sera marquée par cette maltraitance familiale. Cette période, elle la transforme en temps de grâces et de prières intenses. Lors de sa confirmation, elle ajoute Marie à son prénom. Puis, elle reçoit des visions du Christ, qui lui apparaissait pendant Sa passion. Cette période de souffrance familiale se termine, enfin, vers l’âge de 17 ans. La famille retrouve ses biens et ses droits. Conséquence, sa mère la prépare à entrer dans la vie du monde. De bals en soirées, de frivolités en mondanités, Marguerite-Marie s’éloigne de Dieu. Une nuit, alors qu’elle revient d’un bal, elle bénéficie d’une vision du Christ pendant Sa flagellation. Il lui reproche son infidélité. Elle retrouve le sens de sa vocation. Le 20 juin 1671, après avoir visité de multiples monastères, elle entre à 24 ans au couvent de la Visitation de Paray-le-Monial. Jésus lui aurait dit : « C’est ici que Je te veux ». Deux ans après, le Sacré-Cœur lui apparaît.

La fiancée du Sacré-Cœur

Entre ces deux moments clés, elle se prépare à sa profession religieuse. Son amour du Cantique des cantiques lui fait vivre une intimité avec le Seigneur, qu’elle dénomme « les fiançailles mystiques ». Le 6 novembre 1672, elle fait sa profession. Elle s’y prépare par une retraite de dix jours sans interrompre son travail. Elle s’occupe de l’ânesse du monastère qu’elle doit garder avec son ânon. Un jour, sous un bosquet de noisetier, elle reçoit du Christ des lumières particulières sur le mystère de Sa Passion. Au cours de ses premières années de vie religieuse, elle reçoit de plus en plus de grâces mystiques. Comme si les vannes de la grâce céleste s’étaient grandes ouvertes depuis son entrée et sa prise d’habit. Le 1er juillet 1673, dans la chapelle de la Visitation, lors d’un office, une petite lumière divine vient reposer sur son bras sous « la forme d’un petit enfant ». Quelques mois plus tard, le 4 octobre, lors de la fête de saint François d’Assise, elle voit ce-dernier baigner dans une lumière céleste auprès du Seigneur Jésus, au-dessus des autres saints. Elle en fait son guide particulier « pour, écrit-elle, me conduire dans les peines et les souffrances qui m’arriveraient ».

Le 27 décembre 1673, l’Eglise fête saint Jean, l’apôtre bien-aimé qui reposait sur le cœur de Jésus au moment de la Cène. Dans la chapelle, lors de l’adoration, le Roi des rois vient en personne à la rencontre de la sœur. Il lui apparaît, avec Son Cœur débordant d’amour. A la suite de saint Jean, et, comme s’il lui passait le relais, comme s’il y avait une communion entre eux deux, sœur Marguerite-Marie repose à son tour sur « sa divine poitrine, où il me découvrit les merveilles de son amour et les secrets inexplicables de son Sacré-Cœur, qu’il m’avait toujours tenu cachés, jusqu’alors qu’il me l’ouvrit pour la première fois ». D’autres apparitions suivront, jusqu’en 1675. Cette année, Jésus lui apparaît et lui dit :

« Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et, par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce Sacrement d’amour. Mais ce qui m’est encore le plus sensible est que ce sont des cœurs qui me sont consacrés qui en usent ainsi. »

Son arrière-arrière-arrière petite nièce

Après la conversation avec le recteur, plus loin dans le parc, sous une tente géante, Clémentine Beauvais est en pleine dédicace de son dernier livre : ‶Sainte Marguerite-Marie et moi ″. En avant-première, celle qui est l’auteur à succès d’une vingtaine de livres se définit comme « agnostique, féministe, et, végétarienne ». Mais elle a une particularité : sainte Marguerite-Marie Alacoque serait son aïeule. Clémentine vient pour la deuxième fois à Paray-le-Monial. « La première fois que je suis venue, c’était pour faire mes recherches sur mon aïeule », tient-elle à préciser. Elle se définit comme « autrice pour la jeunesse, depuis 2010. » Tout le monde a envie de lui poser cette question : Avez-vous ressenti la présence de la sainte au cours de l’écriture de cette biographie ? Elle répond :

« Quand j’ai découvert son écriture, j’ai été très emballé par ses Mémoires. Elle écrit vraiment très bien. Elle a une très grande force narrative. Elle a une manière d’écrire qui est très étonnante pour son époque. Elle réfléchit sur sa propre écriture, elle se met beaucoup en scène. Elle utilise des ellipses qui sont très intéressantes. »

Du haut de ses 32 ans, Clémentine est pétillante, elle déborde. Elle qui ne croit pas, vit en Angleterre depuis 15 ans, dans un pays multi-confessionnel. Elle écrit son livre quand elle est enceinte de son premier enfant. Et vit comme une « dynamique de la transmission ».

Sa grand-mère est la dernière Alacoque de l’arbre généalogique de la sainte. Cet arbre ne s’arrête pas pour autant, et, poursuit sa croissance grâce à la littérature. Même si les liens du sang s’estompent au fil du temps. Au fil de l’écriture, de l’encre et de la plume, ils reprennent vie, sous une autre forme, celle du papier. Clémentine en parle sans discontinuer. Impossible de l’arrêter dans sa description passionnante. Au final, une dernière question se pose : à la fin de l’écriture, Clémentine s’est-elle convertie ?

« Ma grand-mère s’appelle Anne-Claude, et Claude est le prénom du père de sainte Marguerite-Marie. Forcément, je ne suis plus la même. J’ai une nouvelle amie »

Elle ne s’est pas convertie, mais elle a fait un vrai travail de documentation et de recherches. Elle a cheminé avec son aïeule. Elle est entrée dans son intimité mystique. Elle a été témoin du Sacré-Cœur de Jésus. Mais, elle reste discrète sur les conséquences de sa proximité avec la sainte. Quoiqu’il en soit son livre est une biographie originale, qui a trouvé son public, en avant-première à Paray-le-Monial. Peut-être qu’un jour un scénariste l’adaptera pour le cinéma et qu’il deviendra un film ?

Saje le distributeur de films chrétiens

Un film, sa diffusion, et, sa production, c’est le nouveau métier d’Hubert de Torcy. A quelques mètres de la tente où se trouve Clémentine, une autre tente ne désemplit pas : la sienne, celle de Saje. Les enfants, par grappes successives, viennent y chercher des ballons. A 50 ans tout juste, Hubert semble avoir gardé cet esprit d’enfance. Marié et père de 4 enfants, il est très engagé dans la communauté de l’Emmanuel, depuis 1996. Il s’est investi dans l’évangélisation par les médias, et, a vécu une sorte de conversion à Paray-le-Monial.

« J’ai toujours eu la foi, mais j’ai fait cette expérience de Dieu qui a changé ma vie. J’avais 23 ans, et, je me trouvais dans la chapelle Saint-Claude la Colombière, le dimanche de Pâques 1994. »

Son chemin d’évangélisation est celui des médias, qu’il connaît par cœur. Avec un ami, il lance, d’abord, le célèbre journal L’1nvisible. Puis, avec la société Saje, il s’attaque, à la fin des années 2000, à la distribution de films. Il distribue le film à succès Cristeros, sur les martyrs du Mexique, lors de la révolution au début du siècle dernier. La communauté de l’Emmanuel est partie prenante de cette aventure cinématographique française où les chrétiens sont très peu présents. Hubert est en quelque sorte un pionnier. Depuis 2014, Saje a distribué une trentaine de films en salle, sur toute la France. Les coups de cœur d’Hubert vont vers La Passion du Christ, de Mel Gibson, L’île de Pavel Lounguine. « Mon plus gros coup de cœur est pour Fatima, de Marco Pontecorvo. » Sorti en salle le 6 octobre, le film cartonne.

Ce qui le lie encore plus à sainte Marguerite-Marie Alacoque c’est la diffusion du film Cœur Brûlant, d’Andrés Garrigo et de Antonio Guardi. Un documentaire-fiction qui a été diffusé en France le 19 juin 2020, lors de la solennité du Sacré-Cœur. A travers une enquête ce film vous fait voyager dans la vie de la sainte, à travers Paray-le-Monial, le Sacré-Cœur de Montmartre à Paris, et, les lieux où de nombreux miracles en découlent.

Hubert quitte sa tente pour se rendre à une conférence de présentation de Saje. La conversation se termine, trop vite. En sortant du parc de la basilique, et, en remontant la rue qui mène au couvent des Visitandines, le silence se fait présence. Comme s’il préparait à une rencontre. A l’intérieur de la chapelle du couvent, une grande fresque retrace la rencontre de sainte Marguerite-Marie avec le Sacré-Cœur. Sur la droite se trouve le corps visible de la sainte. Elle à l’abris dans son reliquaire, devant lequel saint Jean-Paul II a prié lors de sa venue en 1986. La sainte semble dormir.

Elle meurt le 17 octobre 1690. Son confesseur-conseiller était saint Claude La Colombière. L’endroit où elle se confessait est toujours existant, blotti dans une des pièces du couvent. Le 13 mai 1920, 3 ans après la première apparition de la Vierge Marie à Fatima, Marguerite-Marie Alacoque est canonisée par le pape Benoît XV.

Apparitions au pluriel 

La vie de cette sainte est incroyable. Comment la résumer ? Comment résumer les 3 principales apparitions du Sacré-Cœur de Jésus, dont elle a bénéficié ? Celles de 1673, de 1674, de 1675 ? En 1674, c’est sous le noisetier, qui existerait toujours, qu’elle rencontre le Christ. Il est dans un piteux état avec Sa couronne d’épines. Il pleure. Ses vêtements sont tâchés de sang. Un dialogue s’initie alors qu’elle se jette à ses pieds :

  • Seigneur, qu’est-ce qui vous cause tant de peine ?
  • Je suis venu pour sauver les hommes, mais ils se font sourds à mon appel et aveugles à mon visage.

Le Christ lui montre alors sa poitrine sur laquelle repose un cœur brûlant entouré d’une couronne d’épines, et surmonté d’une croix. À chaque battement, une douce chaleur s’émane de lui et Marguerite-Marie pleure de plus belle. Cette chaleur, incomparable à celle du soleil, c’est l’amour infini de Dieu pour les hommes, les justes comme les pécheurs, les sages comme les fous. C’est une chaleur qui donne de l’amour, de la confiance et de la vie.

  • Marguerite-Marie, continue le Christ devant le silence de son élue, toi qui as vu mon cœur et qui sais que jamais mon amour pour les hommes ne s’éteindra, je te confie cette mission : rappelle à la France, fille aînée de mon Église, que ce cœur l’attend. Aujourd’hui et jusqu’au jugement dernier.
  • Seigneur, vous savez que je suis votre humble servante. Mais les hommes écouteront-ils une petite religieuse ignorante ?
  • Raconte ce que je t’ai montré, fait part de mon message aux oreilles attentives et aux esprits aiguisés, et l’on t’écoutera.

En juin 1675, Jésus lui demande qu’une fête particulière, le vendredi après l’octave du Saint-Sacrement, soit instituée pour honorer son Cœur et réparer les outrages qu’il a reçus dans la sainte Eucharistie. Il promet des grâces abondantes à ceux qui lui rendront cet honneur.

L’orpheline de 8 ans a bien grandi. Elle fait partie des épouses que se choisit le Christ pour annoncer son retour. L’Epoux semble pourtant tarder. Et, puis, mystérieusement, 250 ans plus tard, c’est la vie de sainte Faustine, l’apôtre de la Miséricorde Divine, qui entre en résonnance significative avec celle de sainte Marguerite-Marie. Comme si, elle faisait partie de l’Arbre de vie généalogique mystique du Sacré-Cœur de Jésus, leur Epoux.

Reportage réalisé par Antoine Bordier, auteur, consultant et journaliste

Copyright photos A. Bordier

C’est arrivé un 15 octobre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 15 octobre 1041 : consécration de la nouvelle abbatiale de Saint-Florent-le-Jeune à Saumur.
  • le 15 octobre 1389 : décès du pape Urbain VI.

Né Bartolemeo Prignano, à Naples en 1318, Urbain VI est le premier pape italien, élu à Rome, depuis le retour du Saint-Siège dans cette ville, le 17 janvier 1377. Élu pape au printemps 1378, il se rend tellement odieux auprès des cardinaux français que ceux-ci, six mois plus tard, élisent un pape «avignonnais», Clément VII. C’est le début du Grand Schisme d’Occident. Urbain VI meurt à Rome en 1389.

Voir les chroniques du 17 janvier, du 8 avril du 20 septembre.

  • le 15 octobre 1529 : le sultan turc Soliman Ier lève le siège de Vienne.

Le Turc y subit sa première grande défaite face aux Chrétiens. Le Siège a commencé le 27 septembre, voir la chronique du jour.

  • le 15 octobre 1582 : entrée en vigueur du calendrier grégorien.

Voir la chronique du 4 octobre. Le calendrier Julien était décalé par rapport à l’année solaire, il avançait de 11 minutes et 14 secondes. C’est pour annuler ce décalage que la réforme du Pape entre en vigueur. L’écart entre l’année solaire et le calendrier est réduit à 25,9 secondes. La France adopte le calendrier grégorien deux mois après son instauration. Voir les chroniques des 9, 11 et 20 décembre.

  • le 15-16 octobre 1760 : bataille de Clostercamp.

L’armée française remporte la victoire à la bataille de Clostercamp, sur le Rhin, face à ses ennemis de la Guerre de Sept ans, la Grande-Bretagne, la Prusse, le Hanovre. Voir la chronique du 16 octobre.

  • le 15 octobre 1790 : le maire de Paris, Bailly, appose les scellés sur les archives du Parlement de Paris, qui sont transportées aux archives de France.
  • le 15 octobre 1794 : Amateur-Jérôme Le Bras de Forges, chevalier de Boishardy prend le commandement de la division des Côtes-d’Armor de l’armée catholique et royale.
  • le 15 octobre 1805 : début de la Bataille d’Ulm.

Voir la chronique du 20 octobre.

  • le 15 octobre 1815 : Napoléon arrive à Sainte-Hélène.

Après 72 jours de traversée à bord du “Northumberland”, l’Empereur, prisonnier des Anglais, arrive sur l’île britannique de Sainte-Hélène dans l’Atlantique sud. Il y débarque le lendemain. L’île devient sa prison pour six ans. En regardant les contours lugubres de Sainte-Hélène il déclare : “Ce n’est pas un joli séjour.” Il y meurt le 5 mai 1821.

  • le 15 octobre 1894 : le capitaine Alfred Dreyfus est arrêté, il est accusé de trahison au profit de l’Allemagne.

Le général Mercier, ministre de la Guerre, ordonne l’arrestation du capitaine Alfred Dreyfus, qui est accusé d’avoir délivré des renseignements militaires confidentiels à l’Allemagne. Il est inculpé sur simple ressemblance d’écriture sur un bordereau trouvé à l’Ambassade d’Allemagne à Paris.

Si l’histoire de la III république rappelle à corps et à cris que Dreyfus était d’origine juive, elle oublie qu’il était aussi un monarchiste légitimiste. L’affaire Dreyfus” divise la France entre dreyfusards et antidreyfusards, c’est un bon exemple de manipulation de la société française, comme la maçonnerie en a fait, depuis l’affaire du collier de la Reine Marie Antoinette.

  • le 15 octobre 1917 : exécution de Mata Hari, espionne.

La danseuse d’origine néerlandaise Margaretha Geertruida Zelle, alias Mata Hari (“l’œil de l’aurore”), accusée d’espionnage au profit de l’Allemagne, est passée par les armes dans les fossés du château de Vincennes. Démasquée par l’agent secret H-21, elle a été arrêtée après son entrevue avec l’attaché militaire allemand, le major Kalle.

  • le 15 octobre 1945 : exécution de Pierre Laval.

Ayant tenté de se suicider la veille de son exécution en avalant une capsule de cyanure, il subit 17 lavages d’estomac avant d’être amené, dans un état effrayant, devant le peloton d’exécution qui le fusille, dans la cour de la prison de Fresnes.

  • le 15 octobre 1959 : « attentat » contre François Mitterrand.

Le sénateur de la Nièvre est « victime d’un attentat» rue de l’Observatoire à Paris. Alors qu’il rentre à son domicile, sa 403 est prise pour cible par des tireurs armés de pistolets mitrailleurs. François Mitterrand en ressort indemne ! Le lendemain l’événement fait la une de tous les journaux. Mais trois jours plus tard, l’un des tireurs, Robert Pesquet, passe aux aveux et affirme avoir été mandaté par Mitterrand lui-même. Le “faux attentat” avait pour objectif de regagner les faveurs de l’opinion publique. Ecroué, Mitterrand bénéficiera d’un non-lieu !

  • le 15 octobre 1960 : le général Jouhaud quitte l’armée.
  • le 15 octobre 1963 : la France évacue la base tunisienne de Bizerte.
  • le 15 octobre 1988: inauguration de la statue de Notre Dame de France, Reine de la Paix.

52000 personnes, venues de toute la France, assistent à la cérémonie présidée par Monseigneur Lustiger, en présence de 7 évêques et du nonce apostolique. Cela répond au vœu du cardinal Verdier, archevêque de Paris, fait 50 ans plus tôt :

«Que la statue lumineuse, qui a si magnifiquement couronné le pavillon pontifical, ne disparaisse pas, mais qu’elle soit érigée sur une colline proche de Paris, pour faire pendant au Sacré-Cœur de Montmartre.»

Cette statue avait été réalisée pour couronner le pavillon pontifical de l’Exposition universelle de 1937 à Paris. Elle est érigée entre Pontoise et Roissy-Charles De-Gaulle. Cette inauguration à été l’œuvre d’un notaire maître Fricoteau et de toute son équipe et à entraîne tout un mouvement marial sans précédent en France et dans le monde entier.

  • le 15 octobre 2005 : euthanasie en France.

La cour d’assises d’appel de Paris condamne l’ex-infirmière Christine Malèvre à 12 années de réclusion criminelle pour l’assassinat de six patients de l’hôpital de Mantes-la-Jolie (Yvelines) entre 1997 et 1998. La cour alourdit donc la peine de deux ans prononcée en janvier.

La Marche pour la vie lance une pétition contre la loi Gaillot

Il y a tout juste un an, en octobre 2020, le député Albane Gaillot présentait à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant, au lendemain de la crise sanitaire, à allonger le délai de l’avortement de 12 à 14 semaines.

« J’ai été alertée par de nombreuses femmes ainsi que par le Planning familial sur les difficiles conditions d’accès à l’IVG pendant l’épidémie de Covid-19 expliquait-elle à l’époque, nous nous sommes rendues compte que le problème n’était pas conjoncturel mais structurel ».

Validée par l’Assemblée, cette proposition de loi avait ensuite été présentée par la socialiste Laurence Rossignol au Sénat avant d’être rejetée.

Comme un train peut en cacher un autre, il en est de même pour les génies ou les barbares. L’ancien Ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, désormais chef de file de la majorité LREM à l’Assemblée nationale, encouragé par le Ministre de la Santé, Olivier Véran, vient d’annoncer l’inscription à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale dans le cadre d’une niche parlementaire, d’une nouvelle proposition de loi pour allonger le délai de l’IVG.

« En France, l’avortement n’est pas menacé en droit, mais il l’est dans la pratique », affirme t-il. Pourtant 222.000 avortements ont été réalisés en France en 2020 soit plus de 600 par jour ! Faut-il encore et toujours ajouter de la souffrance à la souffrance, de la mort à la mort ? N’y a-t-il pas meilleure idée pour protéger les femmes que les encourager à avorter de plus en en plus tard, quitte à ressentir dans leurs chairs la dissection d’un petit être vivant ?

Nous rappelons que l’avortement à 14 semaines implique une dissection afin de faire sortir le bébé du ventre. L’enfant a un cœur qui bat dès six semaines ; à 14 semaines son visage est déjà bien dessiné, il a ses empreintes digitales… Il commence même à sucer son pouce !

Le Syndicat national des gynécologues-obstrétriciens de France (Syngof), affirme pour justifier son opposition à cette proposition, que l’ossification de l’embryon à ce stade de la grossesse impose une dilacération des chairs.

Ne les laissons pas faire ! 

Signez, diffusez, faites tourner cette pétition pour ordonner le retrait (sans délai) de cette proposition de loi.

Mgr Guillaume Leschallier de Lisle nommé évêque auxiliaire de Meaux

Le pape François a nommé vendredi 15 octobre, Monseigneur Guillaume Leschallier de Lisle, évêque auxiliaire de Meaux. Il était jusqu’à présent Vicaire général du diocèse de Meaux.

Une stratégie vouée à l’échec

Michel Michel, auteur d’un ouvrage intitulé Le recours à la Tradition, a été interrogé dans L’Appel de Chartres. Sur le dernier Motu proprio, il déclare :

Qui a dit : « il ne suffit pas de souffrir pour l’Eglise, il faut encore souffrir par l’Eglise » ?

Le grand pape Benoit XVI a tenté de réduire la fracture, le pape François semble vouloir rallumer la guerre sur la liturgie et les mœurs et pour cela il est très courtisé par le monde médiatique. Pourtant cette stratégie est vouée à l’échec pour deux raisons : d’abord parce que le monde n’a besoin de l’Eglise qu’autant que l’Eglise ne tient pas le même discours que lui-même ; d’autre part, parce que le monde passe et que la modernité est en train de se dissoudre dans la postmodernité. L’individualisme cède du terrain aux reconnaissances communautaires de son identité, Les savants eux-mêmes ne sont plus rationalistes et plus grand monde ne croit au Progrès comme on y croyait au XIXe siècle.

La pastorale « adaptée » au monde des hommes « adultes et responsables » est comme le joueur de tennis pris à contrepied, perdant sur les deux tableaux, celui de la fidélité (la Foi) à la Révélation et à sa Tradition, et celui de l’efficacité de la prédication. En attendant, nous sommes dans la difficile situation de David persécuté par le roi Saül qui ne peut se révolter contre celui qui a été sacré :

“Je n’ai pas voulu porter la main sur le roi, qui a reçu l’onction du Seigneur” (I Samuel 26).

Mais qui a dit que suivre la voie du Christ était facile dans une Eglise où le bon grain de l’orthodoxie pousse avec l’ivraie des hérésies. Remercions la Providence de ne nous avoir pas trouvés indignes d’affronter cette époque et peut-être d’en triompher.

Le monde a-t-il pu être créé sans commencement ?

L’abbé Célier (FSSPX) vient de publier une thèse sur le sujet. Tous les penseurs latins du XIIIe siècle se sont posé plus ou moins explicitement la question : « Aurait-il été possible que le monde existât sans commencement ? » C’est ce qu’on appelle usuellement la « querelle de l’éternité du monde », car elle a engendré une controverse longue, complexe, souvent tumultueuse, et pour ces raisons tout à fait passionnante. Cette réflexion philosophique possède d’ailleurs une actualité d’autant plus grande qu’on s’interroge aujourd’hui, notamment au plan scientifique, sur l’âge de l’univers.

Saint Thomas d’Aquin n’a pas été le dernier à participer à cette discussion : il a, au contraire, choisi d’y revenir fréquemment, du début de sa vie de professeur jusqu’à sa fin, y consacrant douze textes assez amples, et ce malgré des polémiques virulentes, des attaques contre sa personne, voire des condamnations ecclésiastiques.

Même si un certain nombre d’études partielles ont déjà abordé le sujet dans le passé, c’est pourtant la première fois qu’est proposée une présentation méthodique de l’ensemble de la pensée de saint Thomas sur cette question de la « durée du monde », avec toutes ses exigences et toutes ses nuances.

L’abbé Célier répond à L’Homme Nouveau :

Nouvelle conversion d’un “évêque” anglican

L’ancien évêque anglican de Rochester, Michael Nazir Ali, devient catholique et rejoint l’Ordinariat Notre-Dame de Walsingham. Il a été reçu dans la communion de l’Eglise par Mgr Keith Newton, en la fête de saint Michel. Il sera ordonné prêtre pour l’Ordinariat.

Michael Nazir Ali, né au Pakistan en 1949, diplômé des universités de Karachi, Oxford et Cambridge, et « docteur en divinité » de la faculté de théologie anglicane de Londres, a été fait « évêque » de l’« Eglise du Pakistan » à Raiwind (au sud de Lahore) en 1984. En 1994 il est devenu « évêque » de Rochester. Il a démissionné en 2009, pour devenir directeur d’Oxtrad : « Centre d’Oxford pour la formation, la recherche, la promotion et le dialogue », qui prépare à des ministères pour des situations où les chrétiens subissent des persécutions.

Lorsqu’il a démissionné, le Guardian parlait de « l’évêque controversé de Rochester ». Il avait reçu des menaces de mort pour avoir dit que les extrémistes islamistes étaient en train de créer des zones de non-droit en Angleterre, et il était « controversé » aussi pour avoir dit que l’Eglise ne faisait pas assez pour convertir les musulmans…

Avortement : le pape appelle les pharmaciens à l’objection de conscience

Recevant en audience les participants au congrès organisé par la Société italienne de pharmacie hospitalière le 14 octobre, le pape leur a déclaré :

[…] A titre individuel, le pharmacien, chacun de vous, utilise des substances médicinales qui peuvent devenir des poisons. Il s’agit ici d’exercer une vigilance constante, afin que le but soit toujours la vie du patient dans son intégralité. Vous êtes toujours au service de la vie humaine. Dans certains cas, cela peut conduire à l’objection de conscience, qui n’est pas de la déloyauté, mais au contraire de la fidélité à votre profession, si elle est valablement motivée. Aujourd’hui, il y a une certaine tendance à penser que ce serait peut-être une bonne façon d’aborder l’objection de conscience. Mais c’est l’intimité éthique de chaque professionnel de la santé et cela ne devrait jamais être négocié, c’est la responsabilité ultime des professionnels de la santé. C’est aussi une dénonciation des injustices commises au détriment d’une vie innocente et sans défense. C’est une question très délicate, qui demande à la fois une grande compétence et une grande droiture. En particulier, j’ai eu l’occasion de revenir récemment sur le sujet de l’avortement. Vous savez que je suis très clair là-dessus : c’est un homicide et il n’est pas licite de devenir complice. Ceci dit, notre devoir est d’être proche des gens, notre devoir positif : d’être proche des situations, notamment des femmes, pour qu’elles n’en viennent pas à penser à la solution de l’avortement, car en réalité ce n’est pas la solution. Puis après dix, vingt, trente ans, la vie vous envoie la facture. Et il faut être dans un confessionnal pour comprendre le prix de cela, qui est si dur. […]

En revanche, le pape n’a pas parlé de l’avortement avec Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, lorsqu’il l’a reçue samedi dernier, alors qu’elle venait de faire voter par les députés américains une proposition de loi visant à permettre l’avortement jusqu’à la naissance sans conditions sur tout le territoire des Etats-Unis.

Du haut des minarets, cette chahâda qui ressemble tant à un cri de guerre

Bernard Antony, président de l’Agrif communique :

La décision de madame le maire de Cologne en Allemagne d’autoriser désormais le vendredi les appels à la « prière » à haute intensité sonore, depuis le minaret de la grande mosquée a été très médiatisée.

Ce n’est pas d’ailleurs une « première » en Europe.

Mais cela a été commenté en considération de l’importance de l’islamisme dans cette grande ville où de nombreuses agressions sexuelles de femmes du fait de musulmans avaient été perpétrées lors d’une fête.

Bien des commentateurs dans nos médias, ont développé l’opinion qu’il serait normal qu’en France, les appels des muezzins puissent être diffusés tout comme les sonneries des cloches de nos églises.

Ils ont ainsi une fois encore témoigné de leur ignorance de la réalité de l’islam.

En effet, c’est le plus souvent, avant d’autres prières extraites du Coran, la chahâda que déversent les minarets.

Or la chahâda n’est pas une prière. Elle est la profession de foi en arabe de l’unicité divine : « Lâ ilâha illa Allâh wa- Muhammad rasûl Allâh ». En français : « Il n’y a pas d’autre Dieu que Dieu et Muhammad est son envoyé » on peut traduire encore par « prophète » ou par « messager ».  Très souvent, le muezzim (ou l’imam) continue par cette injonction qui revient maintes fois dans le Coran, donc parole d’Allah lui-même : « Obéissez à Dieu, obéissez à son envoyé ».

Le père libanais Antoine Moussali, (prêtre de Saint Vincent de Paul) un des plus grands islamologues du siècle écoulé, et pour cela professeur d’arabe à l’université d’Alger et autres instituts de 1978 à 1994, animateur de bien des rencontres de dialogue islamo-chrétien (peu suspect d’islamophobie !) observait que la chahâda était «  comme un cri de guerre ».

Il n’en est pas de même des cloches qui sonnent les heures, les joies et les peines.

L’ambition macronesque pour le nucléaire dans France 2030 : 1 milliard d’euros sur 9 ans. Soit un an d’AME

Dans une de ses nouvelles et incessantes parades nuptiales, comme le décrit avec une certaine justesse le journaliste Edouard Roux à la suite de sa lecture du livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme Le Traître et le Néant, M.Macron a présenté son plan pour France 2030 et annoncé fièrement des objectifs.

1 milliard d’euros sur neuf ans, dans un secteur industriel très capitalistique, c’est l’équivalent d’un an d’Aide médicale d’Etat pour les immigrés clandestins.

Grande parade, petits moyens…

Curieuse photo d’illustration d’une classe de … Lozère : confusion avec le Zambèze ?

Dans un article du 14 octobre de France Bleu sur la fin de l’obligation du port du masque à l’école dans douze nouveaux départements à partir de lundi 18 octobre, on apprend que le masque redevient obligatoire en Lozère. Et c’est le titre de l’article, illustré par une photo prise, selon la légende, à Clichy-sous-Bois et montrant des écoliers masqués. Mais il n’y a pas de grand remplacement…

« Les Français de confession juive savent très bien qu’on les tue, non pas aux cris de “Heil Hitler” mais aux cris du nom de “Allah akbar” »

Eric Zemmour était invité de Pascal Praud sur Cnews alors que, selon sondage IFOP, 38% des Musulmans de 18 à 30 ans ne condamnent pas totalement la décapitation de Samuel Paty :

 

Il n’y a aucune raison pour que quiconque parle à un enfant de transgendérisme, d’homosexualité, de toutes ces saletés

Mark Robinson est lieutenant-gouverneur de Caroline du Nord. Il a tenu ce propos dans une église baptiste en juin dernier :

« Il n’y a aucune raison pour que quiconque, où que ce soit en Amérique, parle à un enfant de transgendérisme, d’homosexualité, de toutes ces saletés. »

Sommé de se rétracter par les gauchistes, il a rétorqué :

« Eh oui, j’ai appelé ça des saletés. Et si vous n’aimez pas que je l’aie appelé saleté, venez me voir, et je vous l’expliquerai. Il est temps pour nous d’arrêter de laisser les enfants être abusés dans les écoles, mais cela n’arrivera pas tant que le peuple de Dieu ne se lèvera pas pour exiger autre chose. »

Premier lieutenant-gouverneur noir de cet Etat, Mark Robinson en a profité pour dire ce qu’il pense de Black Lives Matter :

« La vie des noirs ne compte pas pour Black Lives Matter. Vous savez comment je le sais ? Parce que si c’était le cas, vous savez où ils seraient au lieu d’être devant le poste de police ? Ils seraient dans le repaire du gang, dans la maison du dealer, en train de la brûler. Ils seraient à la clinique d’avortement en train de la brûler, si les vies des Noirs comptaient vraiment. »

Les démocrates et les militants LGBT ont demandé la démission du lieutenant-gouverneur. Le gouverneur a qualifié les propos d’« odieux » et a jugé qu’il serait « approprié » qu’il se retire, et le gouvernement Bidon lui-même a jugé « répugnante et offensante » sa défense de la loi morale naturelle.

Mark Robinson a refusé catégoriquement de s’excuser ou de démissionner. Au contraire, il en a remis une couche :

« Il est temps pour les parents de cet État de prendre fermement position pour leurs enfants. Nous ne nous laisserons pas intimider. Nous ne reculerons pas. Nous ne changerons pas notre langage. Le langage que j’ai utilisé, je n’en ai pas honte. Je l’utiliserai à l’avenir parce que, encore une fois, il est temps que les parents de cet État prennent fermement position pour leurs enfants. »

« J’en ai assez que les gens de droite soient diabolisés pour leur discours alors que les gens de gauche brûlent, frappent, volent, pillent – prennent des villes entières et obtiennent un laissez-passer. L’homosexualité n’est pas une culture. L’homosexualité est une préférence sexuelle, et les préférences sexuelles, je crois, n’ont pas besoin d’être discutées dans nos écoles. »

Mardi, il a réitéré, au cours d’une conférence de presse sur les livres LGBT qu’on trouve de plus en plus dans les écoles :

« Nous parlons de matériels – de matériels inappropriés – qui sont présentés à nos enfants. Et nous parlons de ces politiciens qui m’ont diabolisé parce que j’essaie de retirer cela de nos salles de classe. Non seulement nous ne démissionnons pas, mais nous ne nous arrêterons pas tant que les écoles de Caroline du Nord ne seront pas à l’abri de ce genre de saletés. »

Le parti républicain de l’État a déclaré qu’il « soutient le lieutenant-gouverneur Robinson » et

« défend résolument l’autorité ultime des parents sur l’éducation de leurs enfants et s’oppose à l’inclusion de matériel explicite et intrusif qui n’a pas sa place dans les classes de Caroline du Nord ».

EYE2021 : dans les yeux des jeunes européens cornaqués par l’Union européenne, le futur c’est le pire imaginé par les bureaucrates bruxellois

Les  Rencontres des jeunes européens (en bon français : European Youth Event ou EYE2021) organisées dans le cadre de l’Union européenne ont déjà offert sur un plateau l’occasion à quelque mouvement proche des Frères musulmans de claironner contre l’islamophobie. Mais, à tout seigneur tout honneur, une enquête de L’Incorrect publiée le 12 octobre 2021 : « Enquête : la rencontre les jeunes européens ou l’UE au service du progressisme » nous a donné envie d’aller plus avant sur cet événement qui a rassemblé plusieurs milliers de jeunes (16 à 30 ans) à Strasbourg aux frais de la princesse (2,1 M€) les 8 et 9 octobre. Sous-titre de l’article :

« Sur le papier, la Rencontre des jeunes Européens a des airs idylliques : les jeunes des quatre coins du continent se rencontrent pour débattre de leur avenir commun. Dans les faits, l’événement est infiltré par des lobbys progressistes qui corsètent les discussions pour faire avancer leur agenda. Enquête ».

L’Incorrect compare ce rassemblement à une Fête de l’Huma. Il aurait sans doute pu user aussi de la comparaison avec la Convention citoyenne sur le climat.

Dans sa description sur le site officiel du Parlement européen, EYE2021est décrit comme le point d’orgue d’un processus de consultation de la jeunesse par cet organisme, processus ayant  démarré au mois de mai ce qui, il faut avouer, nous avait échappé. A l’issue de réunions de travail (workshops, bien sûr), les idées échangées seront consolidées pour être ensuite présentées aux membres d’une Conférence sur le futur de l’Europe.

Les principales idées ont déjà été rassemblées dans un document « EYE2021. Youth Ideas Report » apparemment uniquement en anglais. Ce qui serait assez normal puisque M.Macron est très occupé à positionner l’épicentre du Français dans la cuvette du Congo : pourquoi s’inquiéter dès lors de ce qui se passe en France ?

Nous n’en retiendrons que quatre chapitres qui nous semblent emblématiques (nous n’avons même pas retenu le chapitre sur la communauté LGBTQI++++ tellement il est maintenant convenu et va même bientôt paraître légèrement vintage…). Emblématiques de quoi ? Emblématiques d’une réussite totale de la propagande effrénée pour toutes les idées véhiculées par la Commission européenne et les eurocrates.

Au chapitre Droits et Valeurs (“Values and rights, rule of law, security »), les jeunes expliquent : “L’Union européenne est une union de valeurs [les Etats membres ont donc disparu. L’article 2 du Traité de l’Union européenne explique :

« L’Union est fondée sur des valeurs »]. Nous voulons [sic !] un dispositif contraignant pour faire respecter les valeurs exprimées dans l’article 2 du Traité » [rappel de cet art.2 : « L’Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d’égalité, de l’État de droit, ainsi que de respect des droits de l’homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités »].

Et donc, ils veulent que la règle de l’unanimité existant à l’Article 7 soit remplacée par une règle à la majorité qualifiée.  [Pour mémoire, les deux premiers alinéas de cet article 7 : « L’article 7 dispose :

  1. Sur proposition motivée d’un tiers des États membres, du Parlement européen ou de la Commission, le Conseil, statuant à la majorité des quatre cinquièmes de ses membres après approbation du Parlement européen, peut constater qu’il existe un risque clair de violation grave par un État membre des valeurs visées à l’article 2. Avant de procéder à cette constatation, le Conseil entend l’État membre en question et peut lui adresser des recommandations, en statuant selon la même procédure. Le Conseil vérifie régulièrement si les motifs qui ont conduit à une telle constatation restent valables.
  2. Le Conseil européen, statuant à l’unanimité sur proposition d’un tiers des États membres ou de la Commission et après approbation du Parlement européen, peut constater l’existence d’une violation grave et persistante par un État membre des valeurs visées à l’article 2, après avoir invité cet État membre à présenter toute observation en la matière. »]

Avec, cerise sur le gâteau, la Commission européenne et le Parlement européen qui prendraient part à ces votes (et donc à l’établissement de cette majorité qualifiée). Et si ça ne suffit pas, ils réclament que la répartition des fonds européens soit conditionnée par le respect de ces valeurs ! On croirait entendre Poltron et Sofa eux-mêmes à propos de la Hongrie ou de la Pologne !

Au chapitre “Meilleur soutien aux demandeurs d’asile (Better support to asylum seekers), on apprend qu’ils souhaitent que l’Union européenne renforce un financement centralisé pour inciter financièrement les Etats membres à accepter des migrants. Il faudra bien sûr recruter des cohortes de traducteurs et de juristes de l’immigration « pour être présents dans les pays méditerranéens [lesquels ? Les pays du Maghreb peut-être ?] pour réduire les temps de demande ». Poltron et Sofa sont aux anges.

Au chapitre L’Union européenne et le monde (“EU and the world »), le sous-titre se suffit à lui-même «  Federal Europe ». L’objectif étant alors de pouvoir couper dansles budgets des gouvernements nationaux pour mieux investir dans une politique de santé et de changement climatique [en fait, on pense qu’ils veulent dire : investir contre le changement climatique]. Poltron et Sofa bichent.

Enfin, il y a le quatrième chapitre que nous avons retenu. Et il est un peu inquiétant par son contenu. Son titre : « Santé. Une approche holistique pour la santé » (Health. Holistic approach to health). Traduisons intégralement :

« Nous devons avoir une approche de la santé plus holistique, et à un niveau institutionnel. Un nouveau pacte de santé de l’Union européenne éduquerait les gens à l’importance d’avoir un régime équilibré, à pratiquer de l’exercice physique et userait d’experts de la santé mentale dans les écoles. Le COVID-19 nous a montré que nous devons éduquer les gens et leur donner plus de moyens pour mieux prendre soin de leur santé physique et mentale [tout ce que nos gouvernants ont tenté d’empêcher avec les scénarios de confinement et de passe sanitaire]. Une nouvelle législation devrait comprendre :

  • Soutien à la formation et la mise en pouvoir d’experts de la santé mentale dans les écoles [ !]

  • Des espaces sécurisés de santé mentale (« Mental health safe spaces ») dans les villes, où les gens pourront trouver refuge dans les zones de forte activité pour le cas où ils souffriraient de crise de panique ou d’autres symptômes de maladie mentale».

Le tableau fourni par ces recommandations quant à notre futur européen est peut-être encore plus inquiétant que pour les domaines précédents. On serait juste un brin complotiste (il faudra demander à la commission Macron-Bronner, ces lumières à l’ère numérique…), on pourrait trouver que nos gouvernements occidentaux ont quand même parfaitement réussi leur domestication des esprits. Il est certain que le projet de loi présenté ce 13 octobre 2021 en Conseil des ministres pour prolonger le cadre du passe sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022, (on ne sait jamais, « il pourrait y avoir un nouveau variant » nous apprend M.Attal….) est une brique parfaite pour contribuer à bâtir législativement cette nouvelle approche holistique de la santé.

EYE2021, avec ce qu’on devine de son cortège d’experts eurocrates, nous dessine la gouvernance d’une Union européenne ressemblant à une Union soviétique souriante qui aurait osé psychiatriser les écoles.

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