Les belles figures de l’Histoire : sainte Clotilde
Aymeric Pourbaix, Véronique Jacquier et l’Abbé Vincent de Mello, prêtre de Paris, évoquent saint Clotilde :
I-Média Macron : la grande lèche de TF1
L’image de la semaine
Miss France 2022 a été élue samedi soir ! Alors que le jury du concours pousse à toujours plus de bien-pensance de la part des candidates, la présidente de la société Miss France a annoncé que les “femmes” transgenres pourraient se présenter au concours lors des futures éditions.
Macron : la grande lèche de TF1 !
C’est une première dans l’histoire de la Vème République. Un président en fonction a accordé une interview de 2h à la télévision publique. Le problème ? Présentée comme un direct, l’émission fut en réalité tournée 4 jours avant sa diffusion ! Emmanuel Macron a pu utiliser ce temps de parole pour justifier son propre mandat et préparer sa campagne, sans qu’aucune contradiction ne soit apportée par les journalistes sur le plateau. Jean-Yves Le Gallou décrypte ce moment de propagande télévisée.
Revue de presse
Léa Salamé agressive face à Zemmour, Buzzfeed s’effondre en bourse, Bolloré accélère la reprise de Lagardère (Paris Match, JDD), audition de CNews au Sénat et mineurs isolés majeurs… Retrouvez toute l’actualité médiatique dans notre revue de presse.
Nanterre : une procession attaquée, en toute impunité
Alors qu’une procession de catholiques était attaquée par une dizaine de caïds islamisés à Nanterre ce 8 décembre, les médias ont préféré couvrir l’annulation d’un concert à Nantes par des fidèles catholiques. “Censeurs”, “intégristes”, “ultra-cathos”, les chrétiens ont bon dos ! Occultation, relativisation, contre-feu, Jean-Yves Le Gallou décortique ces manipulations médiatiques.
Les garde-frontières s’attendent à l’arrivée d’extra-terrestres
Un ami qui a récemment dû franchir la frontière en revenant d’un pays aussi dangereux que le Royaume-Uni a dû remplir, comme de juste en ces temps de dictature sanitaire, un formulaire édicté par le gouvernement que le monde entier nous envie (et que les amateurs pourront retrouver ici). On y découvre que, parmi les êtres que la république macronienne s’attend à recevoir (et dont elle exige un ausweis sanitaire), il y a des hommes, des femmes et des extra-terrestres (“indéterminés” dans le jargon officiel). On ne nous a pas encore expliqué comment les reconnaître (sans doute à leur peau écailleuse?), mais vous ne pourrez pas dire que le gouvernement qui vous empoisonne la vie, pardon qui vous protège si bien, ne vous aura pas prévenus:

Nous ne nous laisserons pas priver des sacrements !
Communiqué de l’union Lex Orandi:
Une note de la Congrégation pour le culte divin, datée du 4 décembre 2021, a été publiée le samedi 18 décembre. Par ce texte, les catholiques se voient interdire de recevoir les sacrements dans la forme traditionnelle. Seul le Saint Sacrifice de la Messe reste autorisé, avec de nombreuses restrictions. Pour les fidèles, les sacrements du baptême, de la confirmation, du mariage ou de l’extrême-onction sont interdits dans la forme traditionnelle (sauf dans le cas des paroisses personnelles). Pour les candidats au sacerdoce, le sacrement de l’ordre dans la forme extraordinaire est supprimé.
Depuis 1988 et surtout 2007, les fidèles catholiques attachés à la liturgie traditionnelle vivaient une relation apaisée avec les autorités de l’Eglise et avec leurs pasteurs. Le Motu Proprio Traditionis Custodes du Pape François a sonné l’heure d’une nouvelle offensive contre eux. Il faut le proclamer : les fidèles n’ont rien fait pour mériter ce traitement. Si la guerre liturgique se rallume dans les diocèses, la responsabilité en revient d’abord aux autorités.
Pour ces raisons, il est urgent d’unir les fidèles en unissant les associations qui les représentent. L’Union Lex Orandi s’est constituée pour ça ! Elle propose à toutes les associations, de droit ou de fait, regroupant des fidèles attachés à la Tradition Catholique, de conjuguer leurs efforts pour défendre les trésors spirituels dont nous réclamons le bénéfice pour le bien de nos âmes.
L’union Lex Orandi invite tous les mouvements, quel que soit leur objet social, à se soutenir mutuellement pour s’opposer aux décisions de Traditionis Custodes. Chaque association, conservant son objet propre en toute autonomie, pourra ainsi bénéficier du soutien de l’ensemble des structures affiliées. En manifestant l’unité des associations, nous manifestons l’unité des fidèles pour préserver l’intégrité de leur vie sacramentelle.
Notre objectif : qu’il y ait, demain, dans chaque diocèse, une structure pour assurer l’expression des fidèles attachés à la Tradition catholique, les défendre des attaques infondées, et exiger le respect de leur bien spirituel.
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Nicolas Bauer : “l’avortement n’est nulle part reconnu en tant que tel comme un « droit fondamental »”
Nicolas Bauer, chercheur associé au Centre européen pour le droit et la justice, a été interrogé par Anne Isabeth dans Présent. Extrait :
Pour commencer, une précision importante et pourtant peu connue : il n’existe pas de droit international à l’avortement. Existe-t-il d’ailleurs un droit français à avorter ?
L’IVG a été « réaffirmée » comme « droit fondamental » par l’Assemblée nationale en 2014, par le biais d’une résolution. Certes, ce texte est une déclaration politique de principe sans réelle valeur juridique, mais il fait pour la première fois de l’avortement l’objet d’un droit hiérarchiquement au-dessus d’autres droits. A part quelques Etats démocrates américains qui avaient voulu provoquer Donald Trump, l’avortement n’est nulle part reconnu en tant que tel comme un « droit fondamental ». En droit international, il existe un « droit à la vie », un « droit de se marier et de fonder une famille » ou encore une protection spéciale accordée aux mères « avant et après la naissance des enfants ». En revanche, aucun droit à l’avortement n’est mentionné dans une convention internationale.
En France, nous assistons à une libéralisation croissante de l’avortement (de simple exception il est considéré comme un droit, permis jusqu’à 10 puis 12 semaines, adoption du délit d’entrave, suppression du délai de réflexion…). Vous qui avez une vision internationale du sujet : comment cela se passe-t-il dans les autres pays ? Assiste-t-on à la même dynamique ?
Deux dynamiques s’entrechoquent. La culture de mort se répand dans certains pays, actuellement à Saint-Marin, au Gabon, au Bénin ou encore au Mexique. Mais la dynamique « pro-vie » est trop rarement soulignée. En octobre 2020, 35 Etats des Nations unies ont signé la « Déclaration de consensus de Genève », visant à rappeler qu’il n’existe aucun droit à l’avortement en droit international. Parmi eux, il y avait alors les Etats-Unis, mais aussi le Brésil, la Pologne, la Hongrie, la Géorgie, la Biélorussie, de nombreux Etats africains, des Etats arabes du Golfe, le Paraguay, l’Indonésie ou encore Nauru (Océanie). Cette alliance d’Etats très variés est exceptionnelle sur le plan géopolitique. Certains Etats signataires sont en effet fortement divisés entre eux sur d’autres sujets. C’est le cas par exemple des Etats-Unis et du Pakistan, du Soudan et du Soudan du Sud, ou encore de l’Arabie Saoudite et du Qatar.
La loi allongeant le délai légal pour avorter doit passer en seconde lecture au Sénat à la mi-janvier. Dans un courrier vous encouragez les Français à écrire à leurs sénateurs disant qu’ils sont sensibles à l’appel des électeurs. Avez-vous eu des retours de sénateurs que des courriers ont fait changer d’avis ou du moins incités à ne pas voter de telles lois ?
Comme d’autres associations, nous avions incité les personnes à écrire et téléphoner d’abord à leurs députés, avant l’examen de cette proposition de loi en deuxième lecture à l’Assemblée nationale. Dans la pratique, il est rare qu’une telle démarche suffise à faire changer d’avis un parlementaire sur l’avortement. En revanche, elle a été une piqûre de rappel pour les députés : l’opposition à l’avortement existe, elle est fondée et solide. C’est une telle opposition qui justifie le fait de n’obliger aucun professionnel de santé à participer à un avortement. Le texte de la proposition de loi a été modifié par l’Assemblée et n’inclut plus la suppression de la clause de conscience des professionnels de santé. C’est une excellente nouvelle et c’est, je crois, le fruit d’une mobilisation efficace. Il faut maintenir notre mobilisation à l’occasion de la deuxième lecture au Sénat, notamment en participant à la Marche pour la vie. […]
RDV dimanche 16 janvier 2022 à Paris (départ proche Montparnasse).
C’est arrivé un 18 décembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous :
- le 18 décembre : saints du jour français ou en France.
- St Gatien, Ier évêque de Tours († IIIe s.)
Gatien, premier évêque de Tours, fut envoyé dans les Gaules par le Pp St Fabien, en 250, avec six autres évêques. A son arrivée, le pays de Touraine était plongé dans le paganisme et l’on ne voyait partout que les images des faux dieux. Gatien commença par montrer à ces païens l’absurdité de leur culte et l’impuissance de leurs idoles, puis il en vint à leur découvrir les mystères de la puissance et de la bonté de Dieu et révéla à leurs yeux étonnés l’incomparable figure du Sauveur et celle de sa sainte Mère.
Les conquêtes furent nombreuses ; mais le démon ne laissa pas détruire son règne sans résistance ; les miracles de Gatien ne suffirent pas à lui faire pardonner ses succès, et plus d’une fois les païens endurcis jurèrent sa mort. Traqué, l’apôtre se cachait en des grottes profondes et y célébrait les saints mystères : une de ses retraites est devenue plus tard la célèbre abbaye de Marmoutier. Gatien, songeant à l’avenir, forma une école où de jeunes clercs apprenaient, avec les leçons de la science, celles de la vertu ; il les initiait au sacerdoce et en faisait ses auxiliaires ; il les envoyait même au loin porter les lumières de l’Évangile. Huit églises furent élevées sur la terre de Tournai.
Les travaux apostoliques de Gatien ne l’empêchaient pas de se livrer à de grandes austérités ; il épuisait son corps par les jeûnes et par les veilles, et se préparait par le martyre quotidien et volontaire à la couronne de gloire. Comme tous les vrais disciples du Christ, il aimait éperdument les pauvres, et sa charité se plaisait à soulager leurs misères.
Il fit bâtir un hôpital pour les malheureux. C’est dans cet asile que le Sauveur réservait à son disciple une grâce extraordinaire. Il y avait cinquante ans que Gatien arrosait de ses sueurs le pays qu’il avait gagné à Dieu. Un jour, accablé de fatigue, il s’était retiré dans l’hôpital des pauvres et y prenait un peu de repos, quand Notre-Seigneur lui apparut et lui dit : « Ne crains rien, ta couronne est prête et les saints attendent ton arrivée au Ciel. » Et le Sauveur administra lui-même à son disciple la Sainte Communion en viatique.
L’Église de Tours a de tout temps voué un culte enthousiaste à son premier prédicateur. La magnifique cathédrale est sous son vocable.
- le 18 décembre 820 ou 821 : décès de saint Théodulphe, évêque d’Orléans.
Très cultivé, il est repéré en Italie par Charlemagne qui en fera l’évêque d’Orléans. Il a été canonisé par l’Église et est fêté le 1er mai.
- le 18 décembre 942 : assassinat de Guillaume Longue Epée.
Par ses différents jeux d’alliances, Guillaume 1er de Normandie, également nommé Guillaume Longue Epée, s’est mis à dos de nombreux princes francs. Ceux-ci, avec à leur tête le comte de Flandre, voient de surcroît d’un mauvais œil le développement de la jeune Normandie. Prétextant la signature d’un traité, ceux-ci lui tendent un guet-apens et l’assassinent. Son fils lui succède alors à la tête de la Normandie sous le nom de Richard Premier.
- le 18 décembre 1312 : le Pape Clément V publie la bulle “Licet Dudum”.
- le 30 décembre 1352 : élection du pape Innocent VI.
Innocent VI, pape barbu, succède à Clément VI dont le frère, Hugues Roger de Beaufort, va renoncer en 1362 à la tiare pontificale. Il mène une politique d’économie après les fastes de la cour pontificale de Clément VI.
- le 18 décembre 1378 : Charles V dénonce la forfaiture de Jean IV de Bretagne et ordonne la confiscation de son duché.
Le père de Jean IV mourut en pleine lutte contre Charles de Blois lors de la guerre de succession de Bretagne, alors qu’il n’avait que six ans en. Ce fut sa mère Jeanne la Flamme qui poursuit la guerre, remportant des succès. Il commence à prendre part aux opérations militaires en 1357. En 1364, il assiège Auray et écrase, à proximité l’armée adverse et y tue son rival Charles de Blois. Il négocie avec la duchesse Jeanne de Penthièvre, veuve de Charles de Blois, le premier traité de Guérande en 1365, qui le reconnait comme seul duc de Bretagne.
La découverte fortuite du traité d’alliance secret conclu avec l’Angleterre, ainsi que l’annonce du débarquement à Saint-Malo de 4.000 mercenaires Anglais donne le signal d’un soulèvement de la population que met à profit Charles V, Roi de France. Bertrand Du Guesclin concentre ses troupes à Angers en mars 1373 et pénètre dans le duché où les villes et les châteaux n’offrent aucune résistance. Jean IV abandonné de tous doit s’embarquer pour un nouvel exil en Angleterre fin avril 1373.
L’échec des anglais devant Saint-Malo en 1378 compromet l’avenir de Jean IV. Charles V le cite devant le Parlement et la Cour de Paris, pour crime de lèse-majesté et à la suite de son refus de comparaitre, fait prononcer sa déchéance et la confiscation du duché le 18 décembre 1378 à titre de sanction contre son vassal, pour le rattacher au Domaine Royal, comme l’avait fait Philippe-Auguste à l’encontre des Plantagenêt.
- le 18 décembre 1539 : le Roi François Ier reçoit Charles Quint à Chambord.
Il a en effet permis au souverain espagnol de traverser la France pour aller à Gand, sa ville natale, afin d’y mater une révolte.
- le 18 décembre 1606 : Armand du Plessis de Richelieu est nommé évêque de Luçon par le Roi Henri IV. Ok vérifié
- le 21-22 décembre 1676 : l’escadre française du vice amiral d’Estrées reprend Cayenne aux Hollandais. Ok vérifié
Pendant la guerre de Hollande, une petite escadre hollandaise, commandée par l’amiral Binckes s’empare de Cayenne, de l’île de Tabago et pille Marie-Galante et Saint-Domingue. L’escadre française, commandée par le comte d’Estrées après un combat acharné reconquière Cayenne et poursuit les Hollandais jusqu’à leur totale destruction à la bataille de Tabago en avril 1676.
- le 18 décembre 1731: le Roi Louis XV crée l’Académie royale de Chirurgie de Paris.
Elle est dissoute à la révolution.
- le 18 décembre 1783 : Pitt le Jeune devient Premier ministre.
Le 18 décembre 1783, à Londres, le roi George III appelle à la tête du gouvernement un jeune homme de 24 ans, William Pitt the Younger (le Plus Jeune), ou le Second Pitt…
Comme le premier, la ligne de conduite de son gouvernement est de détruire la puissance française.
- le 18 décembre 1784 : naissance de François Le Saulnier de Saint-Jouan, corsaire et armateur de Binic.
Il est le cousin germain de Robert Surcouf.
- le 18 décembre 1900 : les députés votent la loi d’amnistie tant des innocents que des coupables, Dreyfus et Esterhazy, Picquart et Mercier.
- le 18 décembre 1994 : découverte des peintures paléolithiques de Chauvet-Pont d’Arc.
Le préhistorien Henri Chauvet découvre à proximité des magnifiques gorges de l’Ardèche, une grotte couverte de représentations animales (bisons, etc…). Ces peintures de l’homme de Cro-Magnon sont les plus anciennes que l’on connaisse à ce jour. D’après la datation au carbone 14, elles remontent à 32.000 ans avant leur découverte et sont donc près de deux fois plus vieilles que celles de Lascaux !
Jean Clottes, de l’Institut de France, a étudié les figures animales de la grotte. 430 animaux sont représentés, presque autant qu’à Lascaux, répartis entre 14 espèces, y compris le hibou et l’aigle.
- le 18 ou 19 décembre 1916 : fin de la bataille de Verdun.
Les pertes ont été considérables, pour un gain en territoires conquis nul. Après 10 mois d’atroces souffrances pour les deux camps, la bataille aura coûté 378 000 Français (62 000 tués, plus de 101 000 disparus, et plus de 215 000 blessés, souvent invalides), et 337 000 Allemands. 60 millions d’obus (une estimation parmi d’autres, aucun chiffre officiel n’existe, ont été tirés, dont un quart au moins n’ont pas explosé (obus défectueux, tombé à plat, etc.). Si l’on ramène ce chiffre à la superficie du champ de bataille, on arrive à 6 obus par m². Ainsi, la célèbre cote 304, dont le nom vient de son altitude, ne fait plus que 297 mètres d’altitude après la bataille.
Verdun est davantage une défaite allemande qu’une victoire alliée ; mais son impact moral est retentissant.
- le 18 décembre 1923 : une convention sur Tanger est signée entre la France, le Royaume-Uni et l’Espagne.
- le 18 décembre 1931 : décès de Louis Billot, cardinal français, jésuite.
Prêtre jésuite et théologien français né en Lorraine, il entre dans la Compagnie de Jésus à Angers en 1869. En 1885, le pape Léon XIII l’appelle à Rome pour enseigner à l’Université grégorienne. Le pape saint Pie X le crée cardinal en 1911.
Redoutable polémiste, il combat le libéralisme, le modernisme, le Sillon. Le cardinal Billot critique sévèrement l’attitude du pape Pie XI l’Action française, qu’il condamne en 1926. Le 13 septembre 1927, Pie XI le convoque et le reçoit en audience. Le cardinal Billot avec peu de mots laisse sur le bureau du pape ses insignes et son titre de cardinal. Le pape ne rend publique cette démission que le 21 octobre suivant.
Le cardinal Billot a fait primer la sainte obéissance envers le Souverain Pontife, comme il s’en explique plus tard dans une lettre :
« (…) J’ai toujours répondu, soit de vive voix, soit par écrit, à tous ceux qui me consultaient sur la ligne de conduite à tenir, qu’il leur fallait non seulement éviter avec soin tout ce qui aurait un semblant d’insoumission ou de révolte mais encore faire le sacrifice de leurs idées particulières pour se conformer aux ordres du Souverain Pontife. Pour ma part personnelle, je me suis, tout le premier, tenu à cette règle… »
Le pape Pie XII lève la condamnation de l’Action française en 1939.
- le 18 décembre 1970 : malgré une campagne de l’Eglise catholique, la loi autorisant le divorce entre en vigueur en Italie.
le 18 décembre 2006 : inauguration en France du synchrotron de 3e génération : SOLEIL.
Eric Zemmour face à Caron, Kassovitz, Naulleau, Corbière dans Face à Baba
Belle performance d’Eric Zemmour sur la 8 avec Cyril Hanouna, face à Aymeric Caron, Elisabeth Moreno, Kassovitz, Corbières… face à qui il a su garder son calme et argumenter sur ses idées sans se renier.
Nouvelle impunité des milices du régime
Hier soir, L’Action française est allée perturber la conférence donnée par Julien Bayou, secrétaire national d’Europe écologie les Verts, au sein de Sciences Po Lyon :
Au même moment, au siège parisien du mouvement, des militants de la Fédération Royaliste d’Ile-de-France ont été attaqués par une trentaine de militants antifascistes armés. Cette agression s’inscrit dans une suite de violences :
- Dimanche 5 décembre, un militant est attaqué par 8 agresseurs alors qu’il prenait le métro pour rentrer chez lui.
- Jeudi 9 décembre, une employée d’Action française âgée de 20 ans, accompagnée de deux amis, a été agressée à la sortie des locaux parisiens. L’un d’eux a écopé de 5 jours d’ITT.
Ces dernières années, l’Action française ne compte plus le nombre d’agressions à son encontre : attaque d’un restaurant et d’un colloque (sur le thème « Refonder le Bien Commun »…) par 50 militants d’extrême-gauche ; jet d’un sac de pierres du 6e étage d’un immeuble parisien sur une manifestation d’AF comptant de nombreuses familles avec enfants ; attaque à la bombe artisanale des locaux de Marseille ; des grenades et des balles postées dans la boite aux lettres ; tentatives d’intrusions à 3 reprises au siège…
L’impunité totale est la règle pour les militants d’extrême-gauche.
Dans une lettre ouverte au ministre, les dirigeants d’AF écrivent :
Nous étions déjà conscients de l’inconséquence du gouvernement qui ne cesse de jouer au pompier pyromane. La République passe son temps à dissoudre des associations, y compris « des groupements de fait », tout en laissant des groupuscules violents d’antifas sévir. Nous ne sommes pas SOS Racisme. Nous ne jouerons pas les pleureuses de circonstance mais cela ne doit pas nous empêcher de noter l’impunité complète dont semblent jouir les militants d’extrême-gauche. Si ces prétendus antifas portent mal leur nom, leur violence est bien réelle, sans compter l’indulgence de vos services. Aucune des enquêtes ouvertes à la suite des agressions que nous subissons de la part des « antifas » n’a abouti. Mais ces enquêtes ont-elles seulement été ouvertes ? Dans un pays qui met sur le fronton de chaque mairie le mot « Liberté », il est curieux de voir cette obsession du pénal et cette tendance à museler toute opposition. Il est connu que la République gouverne mal mais se défend bien, car faute d’incarner la légitimité et de vouloir gouverner au service du Bien commun, elle se contente bien souvent de jouer les boutefeux. Alors que les violences augmentent en France (+10% cette année par rapport à l’an dernier), le gouvernement préfère laisser le désordre se propager. Est-ce dans un objectif de mise au pas du pays réel ? Est-ce aussi dans un objectif de répression généralisée de toute vraie opposition politique à la veille d’échéances électorales importantes, sur la liberté desquelles la gestion de la pandémie par le Gouvernement laisse déjà planer des doutes ? Quoi qu’il en soit, les antifascistes de pacotille, mais véritables agresseurs, demeurent les idiots utiles d’un Etat incapable de réguler la véritable violence. Nous ne doutons pas de quel côté se range votre ministère lorsque l’on voit le sort que vous avez réservé aux gilets jaunes, mais si une solution n’est pas rapidement trouvée pour réguler la violence politique, c’est à l’Etat que nous demanderons des comptes. L’Action française ne se laissera pas détourner de la seule défense de l’intérêt national. Nous ne lâcherons pas, nous ne lâcherons jamais.
« Incitation à la discrimination religieuse » : le professeur suspendu répond aux accusations
Accusé d’ « incitation à la discrimination religieuse » par un de ses élèves musulman, suspendu « à titre conservatoire » pour quatre mois par le directeur de l’établissement, le professeur d’un lycée catholique d’Angers, donne sa version des faits sur RCF Anjou. Frédéric Mortier est maire de Longué-Jumelles, actuellement encarté chez les Républicains. Il a commencé son engagement politique au sein du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, tout en passant par l’UMP avant de devenir secrétaire général du Debout la France de Nicolas Dupont-Aignant puis candidat malheureux aux dernières élections départementales sous l’étiquette LR.
Frédéric Mortier, professeur d’économie au lycée Joseph-Wresinsky à Angers, a été mis en examen pour « incitation à la discrimination raciale ou religieuse », « harcèlement moral » et « dénonciation mensongère ». Il a accepté de donner sa version des faits.
Que s’est-il passé avec cet élève ?
C’est un cours classique dans lequel l’ambiance est bonne et durant lequel, le professeur que je suis, se permet de traiter tous les sujets avec humour, y compris celui de la religion. Nous sommes dans un établissement catholique, il n’y a pas de raison que l’on ne puisse pas le faire.
Une parole, semble-t-il malheureuse, qui consiste à interpeller un jeune sous la forme de la boutade, en l’invitant à rejoindre les catholiques, est mal interprétée par ce jeune en question. Il le prend mal et les choses s’enveniment. Nous en sommes donc là aujourd’hui, c’est-à-dire dans une situation complétement disproportionnée, sur un sujet qui doit être traité dans un établissement scolaire et seulement, dans le cadre d’un établissement scolaire.
J’ai 27 ans d’expérience derrière moi, j’ai été directeur de collège et de lycée catholique moi-même. Je ne saisis pas ce qui se passe. En tout cas, il me semble qu’il n’y a pas matière à discussion ou s’il y a matière à discussion, cela signifie que l’on ne peut pas parler de tout en tant qu’enseignant et que l’on ne peut plus employer le ton de l’humour. Ce qui va poser un problème grave dans le futur à l’ensemble des enseignants de ce pays.
Selon la déposition du plaignant, cité par nos confrères de Ouest-France, vous auriez affirmé que les « établissements catholiques auraient dû continuer à n’enseigner qu’à des élèves de confession catholique ». Maintenez-vous ces propos ?
Non, je n’ai jamais dit cela. J’ai simplement rappelé que l’établissement était catholique et qu’il l’était peut-être encore plus à une époque où les enseignants étaient des prêtres et des religieuses. Moi-même quand j’étais directeur, j’accueillais évidemment toute sorte de jeunes gens.
J’ajoute que lorsque je rentre en classe -j’ai plus de 200 élèves entre les mains. Je ne les connais pas tous. En l’occurrence c’était une classe que je connaissais peu- je ne m’occupe pas de savoir s’ils sont verts, blancs ou bleus ou s’ils ont une religion X ou Y. Ce n’est pas le sujet. Le sujet, c’est de pouvoir parler de tout et sur tous les tons.
Je crois être un enseignant bienveillant et respectueux de tous. Les témoignages de soutien que je reçois me le prouvent encore. J’espère que le juge les entendra. Et là, je tombe sur un jeune qui, pour ses raisons à lui, décide d’aller plus loin. Je suis très malheureux de la situation et je suis effondré car je subis une garde à vue, je me retrouve devant les tribunaux et je pense que ce n’est pas du tout comme cela qu’on règle ce genre de chose.
Selon vous, pourquoi cette affaire a pris cette tournure ? Vos engagements politiques ont-ils pu entrer en ligne de compte ? *
Il existe deux raisons. La première, je ne vous la donnerai pas parce qu’elle est interne à l’établissement et qu’il faudra la régler à un moment donné. La seconde, c’est bien évidemment mon engagement politique. J’ai entendu des journalistes de la presse écrite me dire que, pace que je suis un élu de la République, je deviens de facto coupable de la moindre malheureuse parole. Quand vous entendez cela, il n’y a plus de respect de la parole… plus de respect de la famille.
Et ce que je ne comprends pas à l’heure qu’il est, c’est que la presse soit au courant avant moi de ce qui va m’arriver. Donc moi, je viens bien tout entendre, mais il y a une présomption d’innocence qui existe jusqu’au jugement. Elle n’est absolument pas respectée. Il semblerait dans ce pays que certains soient intouchables. En revanche, l’élu local que je suis, lui, on peut tout lui faire. Jusqu’à sacrifier sa carrière, jusqu’à mettre en situation très compliquée sa famille.
Je ne sais pas où va notre pays… mais ce qui est certain, c’est qu’il ne va pas au bon endroit.
Résister à une loi liturgique injuste
Ce matin, la Congrégation pour le culte divin a publié des réponses sur certaines dispositions de la Lettre Apostolique en forme de « Motu Proprio » Traditionis Custodes. Nous avons interrogé l’abbé Claude Barthe.
M l’Abbé, l’offensive contre la liturgie traditionnelle semble s’intensifier considérablement à en juger par la publication, ce 18 décembre, de responsa, réponses à des questions posées ou censées avoir été posées à la Congrégation pour le Culte divin.
En effet, les jusqu’au-boutistes romains sont extrêmement déterminés, comme le montre le déroulement programmé de leur action : disparition de la Commission ED ; enquête auprès des évêques ; motu proprio ; lettre du cardinal-vicaire de Rome ; réponses d’aujourd’hui qui explicitent Traditionis custodes. Ils veulent clairement créer l’irréversible. Ces réponses étaient connues pour l’essentiel par la lettre du Cardinal De Donatis du 7 octobre dernier pour le diocèse de Rome.
Est-il possible que de simples réponses de Congrégation amplifient un motu proprio du pape ?
Du point de vue technico-juridico, oui : l’Eglise est une monarchie absolue et les ministres du pape peuvent en son nom et sur son mandat dire la loi. En l’espèce, ils précisent l’intention du législateur. À peine pourra-t-on discuter parce que le pape a approuvé ces réponses en forme générique (une approbation faible) et non en forme spécifique (l’approbation maximale). Mais du point de vue juridico-théologique, non : si Summorum Pontificum avait constaté que la messe ancienne n’était pas abrogée et était une des expressions de la lex orandi, étendant ce constat par ses dispositions aux autres livres (bréviaire, pontifical, etc.), cela reposait sur un jugement doctrinal de fond. Toute « loi » contraire est sans force.
Un constat de Summorum Pontificum qu’infirme pourtant Traditionis custodes.
Et les responsa explicitent et soulignent : Traditionis custodes a posé que les livres liturgiques nouveaux sont la seule expression de la lex orandi ; était cependant toléré, provisoirement, pour « faciliter la communion ecclésiale », un usage plus restreint du missel ancien ; mais les autres livres liturgiques traditionnels (rituel, pontifical) n’entrent pas dans cette tolérance provisoire et sont donc interdits (sauf le rituel dans les paroisses personnelles et si l’évêque le permet).
Tout le dispositif est donc fondé sur le constat de Traditionis custodes qui prétend invalider celui de Summorum Pontificum, mais qui, par le fait se relativise lui-même, très exactement comme la liberté religieuse qui prétendait invalider le magistère antérieur jusqu’à Pie XII.
Concrètement qu’est-ce qui sera interdit ?
Les conséquences les plus sensibles de ces mesures, si elles étaient acceptées par les intéressés, seraient : l’interdiction, sauf dans les paroisses personnelles, des mariages traditionnels (mais en fait, un certain nombre de curés, auxquels on demandera leur église pour les célébrer, fermeront les yeux) ; l’interdiction des confirmations traditionnelles (mais on peut penser que bien des parents d’enfants à confirmer vont s’adresser aux évêques de la FSSPX) ; et surtout l’interdiction des ordinations traditionnelles. C’est de loin le plus grave, car la spécificité même des séminaires traditionnels est ainsi visée. Les instituts Ecclesia Dei n’accepteront pas, pas plus qu’ils n’accepteront l’introduction de la messe nouvelle au côté de la messe traditionnelle dans leur séminaire, que les visites canoniques organisées par la Congrégation des Religieux voudront leur imposer. Ce serait un suicide : les candidats se retireraient et les vocations cesseraient d’affluer.
Donc il faudra résister à la loi injuste ?
Oui, avec la grâce de Dieu et l’aide puissante de la prière. Quitte à gagner du temps, tant dans les séminaires que sur le terrain de l’apostolat d’ailleurs. Bien sûr, conférer des ordinations, cela suppose que des évêques veuillent considérer que les dispositions prohibitives n’ont pas force de loi.
Et qu’ils acceptent les risques qu’il y aura éventuellement à passer outre ?
En effet, tous, les évêques, les supérieurs, les séminaristes, les prêtres de terrain qui adoptent une attitude de non-réception de Traditionis custodes explicité par les responsa auront à en assumer les risques.
Quels risques ? Dans le monde profane, on élabore, pour s’y préparer adéquatement, des schémas prévisionnels que l’on qualifie de scénarios de crise. Le pire – le scénario de 1976 pour Mgr Lefebvre – est à évoquer pour ordre : avant une ordination prévue, on notifierait au prélat qui va ordonner une interdiction de mandato speciali Summi Pontificis, suivie d’une peine de suspense a divinis (interdiction de célébrer les sacrements). En revanche, toutes sortes de mesures prises contre les communautés récalcitrantes sont envisageables, la pire (ici aussi pour ordre) étant leur suppression. Mais on peut aussi penser, pourquoi pas ?, si la diplomatie des intéressés mêle habileté dans la forme et fermeté dans le fond qu’il n’y aura que des réactions de principe. Sans trop y compter cependant, car ce serait sous-estimer la détermination des auteurs de ces textes.
On est dans le cadre classique d’un rapport de forces.
Oui, et heureusement pour les nains que nous sommes, la principale est celle du Christ qui soutient son Eglise. En tout cas, le rapport de forces est aujourd’hui bien plus favorable au monde traditionnel qu’il n’y paraît, notamment en terre de France où il ne se laissera pas faire. Par ailleurs, les diocèses n’ont aucun intérêt à ce que les communautés s’installent dans une semi-indépendance provisoire (comme l’IBP à Paris, au Centre Saint-Paul) Je reste persuadé qu’avec Traditionis custodes les jusqu’au-boutistes romains ont déclenché une guerre qu’ils ne peuvent que perdre. Mais une guerre qui peut causer de grands dommages, il ne faut pas se le cacher. Il faut donc prier intensément pour soutenir ceux à qui il incombera de prendre des décisions.
Laurent Voulzy organise ses concerts dans les églises
Plusieurs lecteurs me signalent la transformation d’églises en salles de concert. Laurent Voulzy organise ses concerts exclusivement dans des églises.
Mardi soir 14 décembre, l’église Sainte Marie d’Aix les Bains (Savoie) était quasiment inaccessible, alors qu’il y avait une messe à 18h00, en raison d’un concert de Laurent Voulzy. La messe a été célébrée dans la chapelle du Saint Sacrement car le choeur était rempli de hauts parleurs, d’instruments de musique, de projecteurs et de techniciens qui parlaient fort, sans le moindre respect pour la célébration dans la chapelle adjacente. A notre lecteur agacé, il a été répondu que
« la mairie, propriétaire des lieux avait donné son autorisation et qu’il n’y avait pas de salle de concert de grande capacité å Aix les Bains ».
Or, l’espace le Phare à Chambéry (15 km), inauguré il y a une douzaine d’années, a coûté la bagatelle de 32,3 millions d’euros aux contribuables.
Un autre lecteur m’a signalé un concert du même chanteur à Paray-Le-Monial :

Passeport vaccinal : la dictature à petits pas
Jean Castex a annoncé hier que le passeport sanitaire allait muter en passeport vaccinal : les non-vaccinés ne pourront plus prendre le TGV, aller au restaurant, etc. L’hystérique de Matignon tend à obliger la vaccination qui ne fonctionne pas, malgré 3 et bientôt 4 doses. Le Premier ministre a désigné les coupables :
Il n’est pas admissible que le refus de quelques millions de Français de se faire vacciner mette en risque la vie de tout un pays et entame le quotidien d’une immense majorité de Français qui a fait preuve de responsabilité depuis le début de cette crise.
Le 25 novembre, le sinistre Véran promettait pourtant qu’il n’y aurait pas de passeport vaccinal. C’est la suite logique d’un gouvernement qui a passé son temps à mentir aux Français :
“Non, nous ne mettons pas en place un pass vaccinal”
Dans la rubrique mensonge, un invité est présenté par BFM comme un non-vacciné repenti, car hospitalisé. Or cette personne est un soutien politique à Macron qui appelle à la vaccination depuis des mois (au moins depuis juillet 2021) !

Jusqu’où iront-ils (je ne parle pas du nombre de doses exponentielles, dont l’efficacité reste à démontrer) ? Passeport vaccinal pour aller voter ? Au Parlement européen, six eurodéputés ont été sanctionnés pour être entrés dans les bâtiments sans respecter les règles du certificat covid numérique européen.
A Toulouse, un enfant de 6 ans a été renvoyé de l’école car il n’avait pas de masque et s’est retrouvé seul dans la rue. Voilà où mène l’hystérie entretenue par le gouvernement.
Robert Malone, inventeur de la technologie ARNm, a mis en garde contre la vaccination des enfants :
“En tant que parent et grand-parent, je vous recommande vivement de résister et de vous battre pour protéger vos enfants.”
Yves Daoudal a traduit la Déclaration de Bethléem, signée par trois évêques (Athanasius Schneider, Marian Eleganti, Rene Henry Gracida), un certain nombre de prêtres et diverses personnalités, en réponse à la folie sanitaire tyrannique mondialiste.
Remise en question de la licéité morale des injections expérimentales COVID-19 entachées d’avortement, et appel à une opposition universelle aux obligations de vaccination
Après un certain nombre de considérants, les signataires écrivent :
Nous, soussignés, en observation de l’enseignement de l’Église, affirmons par la présente que, même en présumant qu’une personne est totalement opposée à ce que ces vaccins génétiques soient entachés du crime horrible de l’avortement, qu’en raison de la présence de l’une des trois conditions suivantes, telles que soutenues ci-dessus, il demeure objectivement moralement illicite pour une personne d’accepter ces injections :
- l’absence manifeste d’un “grave danger” posé par le COVID-19,
- la disponibilité positive d’interventions sanitaires Covid-19 sûres et efficaces “éthiquement irréprochables”, et,
- l’absence de données adéquates, moralement nécessaires pour tenter de calculer une analyse risques/bénéfices de ces injections géniques expérimentales, en particulier lorsqu’il a été démontré que ces injections sont exceptionnellement inefficaces et dangereuses, notamment pour les personnes les plus vulnérables.
Nous confirmons également qu’en toute logique, au moins une de ces conditions prohibitives s’appliquera à pratiquement tous les individus, sinon à tous.
Dans des circonstances qui constituent une contrainte ou une coercition imposée par la loi, rendant obligatoire la réception d’injections expérimentales dangereuses, inefficaces et insuffisamment testées, en violation du Code de Nuremberg et du droit international, les personnes victimes de ces actes de violence sont encouragées à prendre la décision la plus prudente possible au service de leur propre santé, de leur liberté et du bien commun.
Il s’ensuit naturellement qu’il demeure moralement illicite de faciliter, de promouvoir ou de rendre obligatoire la réception massive de ces injections de COVID-19 dangereuses, insuffisamment testées, insuffisamment surveillées et entachées d’avortement.
Nous appelons donc respectueusement le Saint-Père, la CDF, tous les cardinaux, évêques, prêtres, fidèles laïcs et toutes les personnes de bonne volonté à s’opposer ardemment à la réception de ces produits moralement viciés, dangereux et inefficaces, ainsi qu’aux obligations gravement injustes imposées à des millions d’étudiants et de travailleurs à travers l’Occident chrétien.
Mineurs et pornographie : une décision scandaleuse de la Cour Suprême d’Italie
L’arrêt des Sections Conjointes de la Cour Suprême rendu le 28 octobre a décidé que les relations sexuelles entre un adulte et un mineur, si les deux sont consentants, peuvent être filmées et photographiées pour autant que les vidéos et les images ne soient pas divulguées par la suite. Maria Spena, député de Forza Italia et professeur de disciplines juridico-économiques, s’est entretenue avec iFamNews :
Madame Spena, comment évaluez-vous la décision des Sections Conjointes de la Cour Suprême ?
J’ai l’habitude de respecter les jugements et je le ferai aussi dans ce cas, mais je ne peux pas cacher le fait que j’ai quelques inquiétudes. Nous savons que l’Article 600, paragraphe 1 du Code pénal prévoit une peine de prison de 6 à 12 ans et une amende de 24 000 à 240 000 euros pour ceux qui – je cite – “utilisent des mineurs de moins de dix-huit ans pour des expositions ou des spectacles pornographiques, ou pour produire du matériel pornographique”. Je pense qu’avec cette décision, le législateur a également ressenti le besoin de protéger les mineurs des pièges du web et des nouvelles technologies en termes de facilité de sollicitation et de diffusion de matériel. Le nouvel arrêt stipule que le fait de filmer un acte sexuel entre un adulte et un mineur doit être considéré comme légal pour autant que le libre choix de ce dernier et l’utilisation du matériel filmé soient “exclusifs aux participants à l’acte”. Tout cela est très bien, mais je suis préoccupé par l’idée qu’elle puisse être contournée étant donné la facilité et l’immédiateté des échanges de contenu sur le webet les applications.
La nouvelle a été peu médiatisée : comment l’expliquez-vous ?
Au-delà de l’écho de l’arrêt des Sections Conjointes en tant que tel, je pense qu’il est plus utile de mettre en évidence la manière dont la lutte contre la pédopornographie fait de moins en moins parler d’elle, alors que le phénomène est loin d’être en recul : les données de la Police des Postes et Communications (une unité de la police nationale italienne chargée des enquêtes sur la cybercriminalité) indiquent qu’en 2020, les crimes en ligne au détriment des enfants et des jeunes ont augmenté de près de 80 %, et au cours des quatre premiers mois de 2021, cette tendance s’est confirmée avec une augmentation de 70 %. La pandémie a également rendu les mineurs plus vulnérables et le grooming en ligne plus facile, étant donné le temps accru passé à la maison. Ce n’est pas le moment de baisser la garde en matière de lutte contre la pédopornographie, mais plutôt de la relever encore plus haut, car nos enfants n’ont jamais été aussi exposés aux risques qu’aujourd’hui.
Que peut-on faire pour enrayer ces phénomènes ?
Je me souviens avec fierté du fait que la pornographie de vengeance (“revenge porn”) est désormais un délit en Italie, et ceci uniquement grâce à Forza Italia qui s’est battue avec acharnement au Parlement pour qu’elle soit incluse dans le texte du Code Rouge (une loi italienne qui protège les femmes et les sujets vulnérables contre la violence). Grâce à cette loi, toute personne qui envoie aujourd’hui des photos ou des vidéos à contenu sexuellement explicite sans le consentement de la personne concernée risque de 1 à 6 ans de prison et une amende de 5 000 à 15 000 euros. La peine est aggravée si l’infraction est commise par un conjoint, même séparé, et si la personne offensée est enceinte ou en état d’infériorité physique ou mentale. À cet égard, il convient de mentionner une innovation récente du soi-disant Décret sur la Capacité et la Confidentialité.; une disposition du Code de Confidentialité soulignant que même les mineurs de plus de quatorze ans – ou leurs familles – peuvent s’adresser au Garant pour la protection des données personnelles et pour signaler la diffusion de leurs images sexuellement explicites sans leur consentement.
Cinq syndicats français critiquent Solidarnosc : comme en 1982…
En 1982, la CGT critiquait l’action du syndicat polonais Solidarnosc, dans sa lutte pour les libertés. Georges Séguy, secrétaire général de la CGT, déclarait en effet :
“À partir du moment où un mouvement d’opposition concertée devient une opposition organisée qui veut agir en tant que tendance, cela constitue une infraction à la règle démocratique et il appartiendra donc au congrès et aux instances dirigeantes d’apprécier”.
Près de 40 après, rien n’a changé. La CFDT, la CFTC (!), la CGT, FO et l’UNSA ont saisi la Confédération européenne des syndicats pour discuter de l’hypothèse d’une exclusion du mouvement polonais de l’organisation internationale. Ils reprochent à la direction du syndicat polonais sa complaisance à l’égard de Marine Le Pen et d’Eric Zemmour.
Cet avis survient après plusieurs articles parus récemment dans des organes de presse du syndicat polonais – dont l’hebdomadaire Tygodnik Solidarnosc. Dans son édition du 23 novembre, ce journal met à la « une » Mme Le Pen, tout sourire et présentée sous son meilleur jour. Parce que, en France, il faut toujours la présenter en train de grimacer… La candidate du Rassemblement national dénonce « l’attaque sur la Pologne » de la part des institutions européennes, qui poursuivent le gouvernement conservateur du PiS (Droit et justice), pour ses atteintes répétées aux principes de l’Etat de droit et à la séparation des pouvoirs, depuis son arrivée au pouvoir en 2015.
« La Commission européenne et la Cour de justice de l’Union européenne remplacent progressivement les valeurs européennes (liberté d’expression, nation, famille, racines chrétiennes, etc.) par des valeurs de l’idéologie du progrès (politiquement correct, monde sans frontière, théorie du genre, etc.). Comment percevez-vous cette ingénierie sociale ? »
La dirigeante répond en fustigeant les initiatives des institutions européennes contre le gouvernement polonais, les assimilant à une « sorte de coup d’Etat » contre la souveraineté du pays, ce que l’hebdomadaire met en exergue. Dans plusieurs articles, les journalistes, à la tête de la version française de Tysol, ont exprimé leur admiration pour les idées défendues par Mme Le Pen et M. Zemmour, en relayant largement leurs thèmes de campagne.
Le syndicat Solidarnosc est célèbre pour avoir grandement contribué à abattre le communisme en Pologne et en Europe centrale. Il est toujours resté à la pointe des luttes contre les totalitarismes, la précarité et le chômage. Les syndicats français semblent, quant à eux, avoir oublié ces idéaux pour se concentrer sur la guerre idéologique contre ceux qui pensent différemment.
Addendum: Un ami, excellent connaisseur du syndicalisme, nous fait remarquer que les 5 “syndicats” que nous mentionnons n’en sont pas réalité: il s’agit d’unions de syndicats et non de syndicats – ce qui rend encore plus illégitime leur critique du syndicat polonais (qui, lui, au moins, défend les travailleurs polonais). Par ailleurs, cet ami ajoute à propos de la CFTC (et c’est encore plus triste pour nous, catholiques sociaux…):
La CFTC ne mérite pas le point d’exclamation de nature à faire croire que cette confédération défendrait encore les valeurs chrétiennes. La CFTC, comme d’autres unions syndicales, perçoivent des subsides lorsqu’elles organisent des formations au cours desquelles sont présentées les institutions européennes. Toutes les confédérations, y compris la CFTC, perçoivent des financements des entreprises, de l’Etat, des collectivités territoriales, du système de protection sociale, de Bruxelles. Le produit des cotisations est quantité tout à fait négligeable.Résultats : ce ne sont plus les salariés qui font vivre les confédérations et qui décident des orientations. Que veut dire le dernier “C” ? La CFTC se présente comme “Le syndicat constructif“. Elle ne se présente plus ni comme confédération ni comme chrétienne.
Des maires qui ne lâchent rien face au laïcisme
Chaque année, depuis son élection, en 2014, à la mairie de Béziers Robert Ménard installe une crèche de Noël à l’hôtel de ville. Un collectif d’associations et d’élus de gauche continue inlassablement de demander son retrait. Mais Ménard ne cède pas.
Aux Sables-d’Olonne, des fanatiques antichrétiens de la « Libre Pensée » avaient saisi la justice pour que soit enlevée la statue de saint Michel, place Saint-Michel, devant l’église Saint-Michel. La justice leur a donné raison jeudi : la commune a six mois pour enlever la statue. Le maire Yannick Moreau fait appel :
Au nom du bon sens et de la ville des Sables d’Olonne, j’ai décidé ce matin de faire appel du jugement du tribunal administratif de Nantes et de demander dans l’attente de la décision d’appel un sursis à exécution. Les tribunaux de notre pays ont pourtant autre chose à faire que d’instruire les demandes abusives de laïcistes radicaux complices de la « cancel culture » qui cherchent à déboulonner un par un les attachements culturels millénaires qui ont forgé notre identité collective. Au lendemain d’un acte de vandalisme inacceptable sur une statue municipale de la Vierge Marie et à la veille des fêtes de Noël, ces attaques contre nos racines et notre culture chrétiennes sont insupportables.
Le calvaire municipal du Parc de la Jarrie a été vandalisé et la statue de la Vierge Marie brisée en mille morceaux. Le maire a déposé plainte.
Le régime LGBT macronéronien, une intrinsèque perversion totalitaire
Bernard Antony, président de l’AGRIF, directeur de la revue Reconquête, communique :
Ce jeudi 16 décembre 2021 au Mans, dans les locaux de l’association Homogène (centre LGBT 72) Marlène Schiappa, ministre délégué à la citoyenneté, a présenté à la presse les nouveaux formulaires Cerfa (imprimés administratifs) qui, a-t-elle dit, comporteront à partir du printemps 2022 « à deux reprises la mention « père – mère » (à la place de « parent 1 – parent 2 » !). « Parce que, a expliqué celle qui ne s’est point cachée d’avoir pratiqué la sorcellerie, les enfants ont le droit d’avoir deux papas ou deux mamans » (sic !).
Elle a poursuivi : « Ce nouveau formulaire prendra en compte la diversité des familles ».
Qui ne le voit, avec le gouvernement Macron-Schiappa, l’idéologie déconstructionniste de la famille atteint ainsi ses objectifs ultimes de révolution anthropologique : la destruction même du couple humain de l’homme et de la femme comme essence de l’humanité depuis ses origines.
La diversité de la famille ainsi revendiquée n’est évidemment que celle de sa fin programmée par l’atomisation du couple humain, cellule fondamentale de la société.
Au même moment, la légalisation de la possibilité de supprimer par IVG la vie des enfants à naître vient d’évoluer vers une forme encore plus cruelle de meurtre, relevant désormais, avec l’allongement de la durée légale de l’avortement, d’un véritable infanticide.
Cela, il est vrai, ne choque pas de soi-disant écologistes ne craignant de prôner la sacralité de la nature et de la vie sauf celle de la nature humaine, de la vie humaine.
Mais voilà que la barbarie du « meilleur des mondes macronéronien » va maintenant s’étendre, si le peuple ne réagit pas, à l’obligation dictatoriale, totalitaire, de faire vacciner les enfants.
Alors que l’on sait d’une part que ces derniers ne sont pas menacés par le covid ou dans une proportion infinitésimale ; de l’autre, qu’ils sont proportionnellement bien plus atteints par des effets secondaires graves, voire mortels, des vaccins administrés.
Mais l’argument odieux de la dictature sanitaire, c’est qu’il faut coûte que coûte prémunir les adultes de ce que pourraient leur transmettre des enfants nullement symptomatiques, nullement menacés.
Ajoutons enfin que dans la dernière de ses innombrables émissions de longue complaisance narcissique, le président Macronéron a manifesté une fois encore sa faculté de déni de réalité de la tsunamigration-islamisation, troisième dimension du génocide français : spirituel, culturel, intellectuel et moral, et enfin populicide par la conjugaison de la dénatalité organisée et de l’immigration planifiée.
La survie de la France passera ce prochain printemps par le départ de Micronéron.
La Cour Suprême du Mexique juge que l’”identité” de l’âge prime sur l’âge réel
Encore un délire du wokisme, chèque en blanc intellectuel. On ne souscrit pas seulement à un ensemble d’idées, mais à celles qui suivront, et que l’on ne connaît pas encore. Le progressisme est un totalitarisme. Lu sur IFN :
Depuis des années, les militants LGBT radicaux nous disent que “l’identité prime sur la réalité”. Ainsi, si un homme biologique “s’identifie” comme une femme, il est en fait une femme. De même, si une femme biologique “s’identifie” comme un homme, elle est en fait un homme. Ces militants soutiennent que la croyance “crée” la réalité, malgré le fait que la croyance ne change pas un seul trait physique.
Eh bien, la Cour Suprême libérale du Mexique a poussé ce raisonnement plus loin en décidant que l’âge auquel une personne s’”identifie” est en fait son âge. Dans un jugement rendu le 3 décembre 2021, le tribunal a déclaré :
Si devant la société, une personne s’est constamment identifiée dans ses actes privés et publics par une date de naissance, cela fait partie de sa biographie, de sa “vérité personnelle”, car l’identité se construit tout au long de la vie de l’être humain, en comprenant des éléments et des aspects qui vont au-delà de la “vérité biologique”. Ces éléments doivent être reflétés dans l’acte de naissance, car il s’agit d’un document par lequel une personne est identifiée et individualisée au sein de la société.
Le tribunal a ensuite ajouté qu’une modification de l’acte de naissance en fonction de l’âge auquel on s’identifie ne peut être effectuée que si “la mauvaise foi n’est pas observée dans la volonté d’utiliser cette modification pour créer, modifier ou éteindre des droits ou des obligations au détriment des tiers.” […]
Menace sur les séminaires traditionnels, pèlerinage attaqué, concerts sulfureux dans les églises
La pression sur les séminaires traditionnels s’accroit. Un document devrait être publié sous peu, obligeant la célébration de la messe de Paul VI pour les séminaristes.
À Nanterre une procession a été attaquée par des musulmans, la police a tardé à intervenir.
À Nantes, puis à Paris, les concerts d’Anna von Hausswolff, chanteuse de post-métal, qui devaient se tenir dans des églises ont été annulés sous la pression de fidèles.
Autant de sujets que les abbés Celier et Guelfucci, avec le Père Thomas et Jeanne Smits ont traité lors du Club des Hommes en Noir.
C’est arrivé un 17 décembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous :
- le 17 décembre : saints du jour français ou en France.
- St Judicaël, Roi de Bretagne puis moine († 658)
Judicaël Ier, (ou Gaël ou Giguel ou Gicquel ou Juzel), fils de Judaël, roi de Domnonée (au nord de la Bretagne), était l’aîné de quinze enfants dont saint Judoc, sainte Eurielle et saint Onenn.
A la mort de Judhaël, vers 605, Judicaël, pourtant son héritier, préféra se retirer au monastère Saint-Jean de Gaël que saint Méen venait d’ériger. Il quitta cependant le monastère pour prendre la direction du royaume de Domnonée. Pendant vingt ans, il gouverna le royaume avec autorité et sagesse. Ses qualités de diplomate lui permirent de régler des différends avec le roi Dagobert, et en 636, il conclu avec lui un traité de paix entre Bretons et Francs. Deux ans plus tard, il laissa son trône et se fit moine pour les vingt dernières années de sa vie. Il mourut en 658 à St Méen-le-Grand.
- Saint Jean De Matha, Prêtre et fondateur des Trinitaires (1160-1213)
Jean de Matha, originaire d’une illustre famille, en Provence, fut consacré au Seigneur par un vœu, dès sa naissance. Il brilla, tout jeune encore, par le divin instinct de la charité. On le voyait distribuer aux pauvres l’argent que ses parents lui donnaient pour ses menus plaisirs, et tous les vendredis il allait servir les malades dans les hôpitaux ; là, il pansait leurs plaies et leur procurait tous les secours qui étaient en son pouvoir. C’est par cette conduite admirable, il y a lieu de le croire, que le pieux jeune homme mérita de devenir le père d’un grand ordre de charité.
Le jour où il fut élevé au sacerdoce, une colonne de feu reposa sur la tête du nouveau prêtre et manifesta l’onction du Saint-Esprit qui opérait dans son âme. Le bruit de ce prodige s’étant répandu, une nombreuse assemblée assista à sa première messe. Au moment de la consécration, lorsque Jean élevait l’hostie, on vit le visage du saint resplendir d’une lumière surnaturelle et ses yeux se fixer au dessus de l’autel sur un spectacle invisible aux assistants. « J’ai vu, dit-il plus tard, un ange tout blanc, avec un vêtement brillant, portant sur la poitrine une croix de couleur rouge et bleue ; ses bras se croisaient, et il présentait les mains à deux captifs, l’un chrétien et l’autre maure ; ils étaient à ses pieds dans la posture de suppliants. »
C’était l’annonce claire de l’œuvre qu’il devait établir ; il fut, en effet, le fondateur de l’Ordre de la Sainte-Trinité pour la rédemption des captifs, dont les religieux portèrent le costume indiqué par la vision.
Qui dira tout ce que le saint eut à souffrir dans son pénible apostolat ? « Si je n’ai pas le bonheur d’être martyr, disait-il souvent, puissé-je au moins rester chez les barbares, comme esclave, pour mes frères ! »
Dieu seconda plus d’une fois son zèle par des miracles. Un jour que les habitants de Tunis voulaient l’empêcher de ramener en Europe les nombreux captifs qu’il avait rachetés, il se prosterna et invoqua Marie ; puis, à la grande stupéfaction des infidèles, étendit son manteau en guise de voile sur le navire. Celui-ci, sans rames, sans voiles, sans gouvernail, vogua bientôt en pleine mer et aborda en moins de deux jours à Ostie.
Jean de Matha mourut à Rome, usé de fatigues, dans la pauvreté et la pénitence, mais chargé d’œuvres et de mérites. La pauvre petite cellule qu’il sanctifia par ses dernières années et par sa mort a été conservée jusqu’à ce jour.
- le 17 décembre 1187 : décès du pape Grégoire VIII.
- le 17 décembre 1498 : annulation du mariage de Louis XII et de Jeanne de France.
- le 17 décembre 1600: le Roi Henri IV épouse Marie de Médicis.
Henri IV épouse en secondes noces Marie de Médicis, 6ème enfant du grand-duc de Toscane et de l’archiduchesse d’Autriche. La dote s’élève à 600 000 écus. Elle donne un héritier au trône de France le 27 septembre 1601, le futur Louis XIII.
- le 16 ou 17 décembre 1770 : naissance de Ludwig van Beethoven.
Ludwig van Beethoven, est l’un des plus grands compositeurs de musique classique. D’une famille modeste de Bonn, il se découvre très rapidement un vrai don pour la musique. Beethoven rencontre rapidement le succès et parvient à surmonter le handicap de sa surdité pour composer de nombreux morceaux, comme la “9e symphonie“. Le compositeur fut séduit un temps par Napoléon Bonaparte et lui dédia la «Symphonie héroïque». Son «Hymne à la joie» est l’hymne officiel de l’Union européenne.
Il meurt à Vienne à 56 ans. Un cortège de près de 30000 personnes accompagne sa dépouille au cimetière de Währing. Le 22 juin 1888, les restes de Beethoven et de Schubert rejoignent le «carré des musiciens» du Zentralfriedhof.
- le 17 décembre 1777 : la France reconnaît l’indépendance de l’Amérique.
L’éclat de joie avec lequel est accueillie par la France la nouvelle de la capitulation du général Burgoyne à Saratoga, qui avec dix mille hommes s’est rendu aux insurgés, met un terme aux hésitations du Roi ; à la fin de 1777, il consent à se prononcer en faveur des États Unis d’Amérique.
Louis XVI reconnaît l’indépendance des colonies britanniques d’Amérique. Ravie de pouvoir se laver l’humiliation de la défaite de la guerre de Sept Ans et convaincue par la victoire américaine de Saratoga, la France signe deux traités d’engagement avec les colonies, le 6 février 1778. Le premier engage une amitié réciproque et une alliance commerciale. Le second, tenu un temps secret, consiste en une alliance militaire. Ainsi, les Américains recevront des renforts militaires et financiers considérables. Les Insurgents reprendront espoir puisqu’avec le soutien naval des Français, il sera désormais possible de mettre en déroute la flotte britannique. Cette guerre d’indépendance sera payée pour les deux tiers par Louis XVI en personne, argent que les Américains ne rembourseront jamais.
- le 17 décembre 1793 : Toulon tombe.
Bonaparte et ses hommes se lancent à l’assaut du fort de Malbosquet, pénètrent dans l’enceinte, s’emparent des canons et les tournent contre les vaisseaux anglais : Toulon est conquis.
- le 17 décembre 1807 : le décret de Milan renforce le blocus.
Napoléon décide de renforcer le blocus continental et d’améliorer son efficacité. Mais pour que celui-ci soit vraiment valable, il faut que l’Empire contrôle la majorité des côtes. Napoléon se lance donc dans de nouvelles campagnes militaires pour s’en assurer la maîtrise. Par ailleurs, ce blocus a pour effet la réorganisation de l’économie continentale, ce qui profite notamment à la France.
- le 17 décembre 1807 : Napoléon écrit à Fouché au sujet des Pères de la Foi.
“Je ne veux pas qu’ils se mêlent de l’Instruction publique pour empoisonner la jeunesse par leurs ridicules principes ultramontains”.
- le 17 décembre 1813 : mort d’Antoine Augustin Parmentier.
Pharmacien militaire et agronome français, il est surtout connu pour avoir introduit la pomme de terre en France avec l’aide du Roi Louis XVI.
- le 17 décembre 1885 : un traité met fin aux hostilités entre la France et Madagascar.
Il accorde à la France la baie de Diégo Suarez et une indemnité de guerre. Il est interprété par les Français comme établissant un protectorat, sans que le terme y figure. Ces derniers parlent d’un « protectorat fantôme »
- le 17 décembre 1936 : Jorge Mario Bergoglio, pape François 1er, naît à Buenos Aires.
Le Salon Beige souhaite un très joyeux anniversaire au Saint Père, et engage ses lecteurs à prier aujourd’hui encore plus particulièrement aux intentions du Souverain Pontife.
Les fils de la veuve préparent la GPA
Dans la logique maçonnique de la destruction de la famille :
Neuvaine pour la sauvegarde de la liturgie traditionnelle
Alors que les rumeurs de mauvaises nouvelles romaines sur l’application de Traditionis Custodes se font plus insistantes, un prêtre fidèle lecteur du Salon beige nous propose de réciter cette neuvaine jusqu’à Noël:
Très Sainte Trinité, qui nous avez donné le saint sacrifice de la messe pour vivre constamment le mystère de notre salut, nous vous demandons pardon pour nos négligences envers un si grand don et envers les autres sacrements.Nous Vous implorons pour la liberté d’exercice de la liturgie traditionnelle dans l’Église. Saint Padre Pio qui avez toujours voulu célébrer la Messe traditionnelle en obéissance à l’Église, nous vous prions d’intercéder auprès de Dieu et d’intervenir comme vous l’avez fait de votre vivant auprès du Saint- Père pour que la liberté d’exercice de la liturgie traditionnelle catholique latine soit soit maintenue. Marie Reine des prêtres, soyez notre avocate devant le trône Divin avec Saint Michel et toute le cour céleste.
Retour critique sur le rapport Sauvé
RCF Anjou vient de mettre en ligne des extraits de l’entretien avec Pierre Manent, que nous avions signalé ici, à propos de la critique du Rapport Sauvé qu’il a cosignée avec 7 autres intellectuels catholiques. Voici quelques passages de l’article de RCF:
Votre principale critique porte sur le chiffre de 330 000 victimes. Pourquoi ?
Ce chiffre est problématique car nous voyons bien que le nombre de cas documentés (victimes, coupables, lieux et dates connus) est beaucoup moindre que le chiffre annoncé de 330 000 victimes. Nous voulions attirer l’attention sur le fait que ce chiffre était obtenu à la suite d’extrapolations statistiques fragiles et non adaptées au type d’actes que l’on veut inventorier. Nous ne contestons absolument pas la gravité et l’étendue de la pédophilie dans l‘Eglise mais nous disons que c’est une très mauvaise façon de procéder que d’assommer l’opinion publique sous un chiffre qui est censé résumer ce phénomène déplorable. On ne peut pas s’adresser à l’opinion par un chiffre alors que l’on a absolument pas averti l’opinion de la manière dont ce chiffre a été élaboré. Et je rajouterai que l’on ne peut pas, sur la base de ce chiffre, paralyser l’Eglise et lui imposer des recommandations de réformes qui sont, aux yeux de l’opinion, rendues irrésistibles par ce chiffre.
C’est à partir de ce chiffre pourtant que Jean-Marc Sauvé a mis en avant la responsabilité « systémique » de l’Eglise. Comment interprétez-vous ce mot « systémique » ?
Tout d’abord, vous savez bien que les imputations collectives ne sont pas la justice. Les responsables, ce sont les coupables. Ce sont les clercs criminels et, éventuellement des évêques qui ont été aveugles ou sont restés passifs devant des faits de pédophilie. Il ne faut donc pas confondre le membre d’une organisation et l’ensemble de celle-ci.
Maintenant, j’en reviens à la notion de « caractère systémique ». C’est une proposition extrêmement grave ! Qu’est-ce que veut dire « systémique » ? Cela veut dire que la structure même de l’organisation est coupable. Quelles en sont les conséquences ? Tout d’abord, que les membres individuels, c’est-à-dire les véritables coupables, sont exonérés de leur faute puisque c’est l’organisation qui est coupable. D’autre part, si le système est coupable, cela veut dire que la réforme du système ne peut pas venir de l’organisation elle-même. […] C’est cela le plus grave dans l’acceptation du terme de « caractère systémique ». Je le répète, c’est une faute majeure de la part des évêques d’accepter cet adjectif.
Sœur Véronique Margron, présidente de la CORREF a répondu à votre critique dans La Croix en disant « Que la projection soit discutée, qu’elle soit de 200 000 victimes estimées plutôt que de 300 000 ou de 400 000, cela ne change rien… La dimension systémique tient au fait que des agresseurs ont pu agresser pendant trente, voire quarante ans, qu’ils aient été couverts par leur hiérarchie, parfois même que celle-ci se soit rendue complice ». Quelle est votre réponse ?
C’est une curieuse façon de raisonner. On annonce un chiffre qui est l’élément essentiel du rapport, et quand ce chiffre est contesté, on vous répond que ce chiffre n’a pas d’importance ! Si ce chiffre n’a pas d’importance, pourquoi annoncer ce chiffre ? Ce rapport ne nous apprend rien. Le phénomène de la pédophilie dans l’Eglise est connu déjà depuis 15 ans au moins. […] A quel titre cette commission prétend-elle réformer la fonction du prêtre ? Car, pour employer le langage d’aujourd’hui, la grande réforme qu’elle promet, c’est la déconstruction du prêtre catholique.
Le charme discret du “fact checking”
Comme chacun sait, les “fake news” sont une spécialité des réseaux sociaux dont nous protègent le gouvernement et les médias de propagande, pardon les généreux dispensateurs de la vérité. Et l’arme de destruction massive contre lesdites “fake news” (pourquoi est-ce si difficile de dire “fausses nouvelles”?) est le “fact checking”. Désormais, tous les médias bien-pensants ont une rubrique de ce genre. Et la lecture en est souvent soit instructive, soit réjouissante, soit les deux. Instructive quand on découvre de véritables arguments en faveur de la thèse officielle; réjouissante quand on voit les plumitifs officiels du régime se tirer une balle dans le pied. Dans ce dernier cas, la rubrique “Fake off!!!” (le titre et les trois points d’exclamation sont d’origine…) parue dans le quotidien “20 minutes” de ce jour est un monument d’anthologie. Comme le dit le lecteur qui vient de me la transmettre, c’est une véritable boussole qui indique le sud, à la façon de Rantanplan dans Lucky Luke:

Si, après la lecture de cet article, vous avez compris la thèse qu’il fallait critiquer et celle qu’il faut chérir, vous êtes admirablement adapté au monde de la post-vérité!
On comprend que le Dr Blachier a déclaré que le variant Omicron touchait plus les vaccinés – mais, à la fin, la journaliste précise qu’il a dit le contraire. Alors quelle est la thèse problématique? Mystère. Quant aux “arguments” présentés pour contester que le variant Omicron toucherait plus les vaccinés, c’est bien simple, il n’y en a pas un seul dans l’article. Au final, pour ceux qui auront lu avec attention ces quelques lignes, tout ce qui restera, c’est une méfiance accrue dans la parole officielle. Mais, en fait, c’set peut-être à cela que sert le “fact checking”…
Neuvaine pour le diocèse de Paris
Le diocèse de Paris a été durement frappé ces dernières semaines. Nous prions spécialement pour les prêtres du diocèse qui ont été particulièrement touchés. Mais nous prions également, bien sûr, à la fois pour Mgr Aupetit et pour son successeur. Nous vous proposons donc de réciter à partir d’aujourd’hui et jusqu’à Noël cette neuvaine (que nous a transmise un ami prêtre du diocèse):
Sainte Trinité, reconnaissant nos péchés, nous implorons votre miséricorde en prenant la Vierge Marie comme avocate, avec sainte Geneviève et la cour céleste, pour obtenir de Vous pour le diocèse de Paris un saint archevêque qui sache conduire le diocèse selon Vos voies. Nous Vous demandons cette grâce en l’honneur de la naissance du Christ à Noël.
“Quel malheur de perdre son âme en flattant trop son corps !”
Yves Chiron a rassemblé cent pensées du père Jean-Édouard Lamy (1853-1931), curé des voyous et des chiffonniers de La Courneuve, ami de Jacques et Raïssa Maritain. Il eut le privilège de nombreuses visions de la Sainte Vierge et des anges, dont une est relatée dans cet opuscule. Il fonde le pèlerinage de Notre-Dame des Bois à Violot en 1919, et en 1930 la congrégation des Serviteurs de Jésus et Marie.
Le père Lamy n’a écrit aucun livre. Ces pensées ont été reprises dans ses sermons, sa correspondance et dans ses conversations.
Pensez à vos fins dernières et vous ne pécherez pas.
Les Antigones et le harcèlement de rue
Une nouvelle vidéo des Antigones sur le harcèlement de rue évitant à la fois de faire du mâle hétérosexuel blanc le grand persécuteur des femmes et de l’immigré une sorte d’animal.
Le cabinet des antiques
Lu sur les 4 Vérités:
Michel De Jaeghere dirige avec talent l’excellent « Figaro Histoire ». Et c’est tout à la fois en historien et en journaliste qu’il s’interroge sur ce que les Anciens ont encore à nous apprendre. D’un côté, en effet, les post-modernes, englués dans leur « wokisme » et leur « cancel culture », ne voient nos prédécesseurs que comme des sauvages (misogynes, racistes, esclavagistes, que sais-je encore ?) indignes d’être lus. Mais, d’un autre côté, une bonne partie de nos concepts politiques, à commencer par celui de démocratie, nous viennent en droite ligne de l’Antiquité.
Peut-on encore lire les grandes œuvres du passé pour nous comprendre nous-mêmes ? C’est à cette question que veut répondre ce passionnant essai.
Le Cabinet des antiques: Les origines de la démocratie contemporaine
En parcourant Traditionis custodes. Une question d’unité
De Cyril Farret d’Astiès:
De nouvelles rumeurs romaines (Lettre 838 de Paix liturgique du 12 décembre 2021) parviennent de différentes sources au sujet de l’application de Traditionis custodes.
Rappelons que le pape dans son motu proprio abroge l’ensemble des décisions de ses prédécesseurs (« Article 8. Les normes, instructions, concessions et usages précédents qui ne sont pas conformes aux dispositions du présent motu proprio sont abrogés. »). L’idée du pape est assez limpide : créer une unité rituelle par l’éradication de la liturgie traditionnelle (Article 3. § 6. Les évêques doivent « veiller à ne pas autoriser la constitution de nouveaux groupes. » « Les indications sur la marche à suivre dans les diocèses sont principalement dictées par deux principes : d’une part, pourvoir au bien de ceux qui sont enracinés dans la forme de célébration précédente et ont besoin de temps pour revenir au Rite romain promulgué par les saints Paul VI et Jean-Paul II ; d’autre part, interrompre l’érection de nouvelles paroisses personnelles » est-il précisé dans la lettre aux évêques).
Bien évidemment, ces rumeurs ne sont que des rumeurs (le pire n’est jamais sûr). Bien évidemment, il faut aborder toute chose avec la vertu d’Espérance (qui a le Ciel pour objet et qui est bien différente de l’espoir et de la confiance humaine). Bien évidemment, il faut se garder de tout esprit polémique et de parti (l’Église — Dieu merci ! — n’est pas une démocratie livrée à la versatilité des opinions et coteries). Mais comment ne pas être inquiet de ces rumeurs alors qu’à Rome même, le cardinal Angelo De Donatis, Vicaire du pape, a décidé que les cérémonies du triduum pascal ne pourront plus être célébrées selon la forme traditionnelle ; que les sacrements autres que celui de l’Eucharistie ne sont plus autorisées (baptême, mariage, absolution, extrême-onction, confirmation, ordination)? Ces mesures romaines pourraient être étendues à toute l’Église latine. Pourraient également être nommés des délégués pontificaux chargés de guider les supérieurs afin de faire évoluer leurs communautés (ex Ecclesia Dei) vers l’esprit du Concile. Enfin l’interdiction de l’usage du pontifical romain traditionnel pourrait être prise.
On a beaucoup évoqué la dureté, le cléricalisme, l’autoritarisme, l’unilatéralisme des décisions déjà prises. Mais ce qui frappe également, c’est l’argument principal de cette décision fondé sur l’unité du Peuple qui semble être devenue la préoccupation première de la liturgie. Nous ne contestons évidemment pas au Pape d’avoir le souci de l’unité. Mais dans le motu proprio du pape François et dans la lettre aux évêques qui l’accompagne, on est saisi par cette approche de la liturgie comprise prioritairement comme la manifestation d’une communauté priant ensemble au détriment de la liturgie comme culte rendu à Dieu et dont les expressions, conséquemment, forgent la communauté. Il semble qu’une inversion s’opère entre la loi de la prière et la loi de la foi. On passe d’une prière liturgique qui rassemble à un rassemblement pour prier. La différence peut sembler ténue ; mais elle éclaire ce qui nous semble bien être une inversion totale de la compréhension de la liturgie dans l’esprit moderne. Pour dire les choses autrement, la foi, la compréhension des mystères et le besoin de les contempler, la vertu de religion se traduisent depuis l’aube du christianisme par des rites et des prescriptions liturgiques qui se transmettent dans l’espace et le temps et forment l’Église militante à laquelle nous appartenons tous. Le plus beau fruit surnaturel de la liturgie (« source et sommet de la vie chrétienne »), c’est le calendrier des saints ; le plus beau fruit naturel, c’est la Chrétienté.
Depuis la réforme liturgique, la préoccupation de la hiérarchie catholique est avant tout pastorale, l’objectif est de favoriser la participation. Le moyen de parvenir à cette participation est la simplification des rites (Sacrosanctum concilium). Tout est donc envisagé pour souder le Peuple de Dieu, en faire une communauté davantage que de rendre un culte à notre Créateur pour le remercier, l’adorer, lui demander des grâces et réparer nos fautes. La simplification des rites mise en œuvre pour favoriser une participation active ambitionne de rendre immédiatement compréhensibles les mystères célébrés. Il s’en suit insidieusement que la liturgie n’est plus que le vecteur sentimental d’une appartenance de plus en plus vague et de plus en plus horizontale. Au-delà de la réalité sacramentelle que nous ne contestons en rien, la liturgie devient principalement un événement festif où subsistent des îlots surnaturels (principalement par les passages des Écritures saintes, malheureusement dans des traductions parfois un peu mièvres) au milieu d’un vaste édifice inventif, collectif et émotif.
Ce glissement insidieux du vertical à l’horizontal rend aujourd’hui insupportable l’existence de la liturgie traditionnelle qui apparait comme un reproche vivant manifesté à l’encontre des abandons consentis et de l’écroulement sidérant qui se déroule sous nos yeux.
Un autre mouvement accompagne ce premier mouvement : c’est le subtil glissement du pastoral en dogme. En effet, le concile Vatican II, résolument pastoral et non définitoire (Jean XXIII dans son discours inaugural du concile indiquait que le « but principal de ce Concile n’est donc pas la discussion de tel ou tel thème de doctrine. » Pour sa part à la clôture du concile, le pape Paul VI estimait: « il faut reconnaître que ce Concile (…) a été nettement et volontairement optimiste. »), devient l’horizon indépassable du catholicisme, évolue lui-même en super dogme. Phénomène d’autant plus paradoxal que le concile prétendait parler aux hommes de son temps et que ce temps est déjà bien lointain (souvenons-nous qu’en 1960, la première explosion nucléaire française avait lieu à Reggane encore en Algérie française ; les Beatles faisaient leurs débuts sur scène ; le paquebot “France” était lancé ; il n’y avait pas encore d’autoroute en France et le Concorde n’était qu’un bien vague projet…). Là aussi, l’effondrement de tout l’édifice pastoral conçu et mis en œuvre depuis le concile (pourtant censé annoncer un nouveau printemps pour l’Église) rend insupportable aux acteurs de ce déclin (tantôt naïfs, tantôt malveillants) le rappel qu’une voie éprouvée demeure, qu’elle n’est pas le fruit de nos idées mais l’héritage reçu de 2000 ans de christianisme et qui s’appelle la Tradition. Plutôt que de faire un état des lieux des réformes entreprises depuis 60 ans, de modifier ce qui incontestablement est faillible, de revenir sur ce qui dysfonctionne, on accélère la cadence. Et, dans cette fuite en avant, d’un côté on veut supprimer ce qui reste de l’inestimable héritage en éradiquant la liturgie traditionnelle qui vient du fond des âges chrétiens et de l’autre, on se lance avec un enthousiasme de commande dans le Synode sur la synodalité qui offre un curieux goût de réchauffé et de frelaté. Malheureusement, toute discussion de fond est pratiquement impossible car les arguments se heurtent à la sensibilité exacerbée des prêtres et des fidèles, à leur investissement personnel, à leur préférence et manière de faire. En cela, la liturgie nouvelle, incontestablement, est parvenue à rejoindre le monde moderne là où il était, à adopter ses manières, son relativisme, son naturalisme.
Faut-il également rappeler que l’Église comme « sacrement de l’unité » n’est ni manifestée, ni conditionnée par l’uniformité rituelle ? Citons brièvement le pape lui-même le 2 décembre dernier à Chypre : « Dans l’Eglise catholique, il n’y a pas de murs et, s’il vous plaît, qu’il n’y en ait jamais ! Elle est une maison commune, le lieu des relations, la coexistence des diversités. Tel rite, tel autre rite… untel voit les choses de cette manière, telle sœur les voit ainsi, telle autre les voit autrement… C’est la diversité de chacun et, dans cette diversité, la richesse de l’unité. Et qui fait l’unité ? L’Esprit Saint. » Et si la formulation de Benoît XVI des deux formes d’un même rit soulevait quelques questions de fond, il faut reconnaître qu’elle favorisait la paix, la charité et la patience qui ont volé en éclat le 16 juillet dernier. L’unité que l’on nous reproche de fragiliser est, en réalité, une unité toute formelle. L’unité de l’Église, manifestée par la liturgie (la liturgie au sens traditionnel), est bien plus surnaturelle, profonde, sainte. Elle se manifeste par le geste magnifique de la paix du Christ venant du corporal où repose Jésus-Hostie et se propage parmi les clercs comme une traînée de poudre de charité. Elle se manifeste par le chant du credo qui exprime la foi commune. Elle se manifeste par la mention du pape régnant et de l’évêque du lieu au canon. Elle se manifeste par la fraction du pain consacré. Elle se manifeste (miracle !) par la communion sacramentelle ou spirituelle.
Au nom de cette curieuse unité, pour forcer le destin et parvenir à l’éradication de la liturgie traditionnelle et de ceux qui en vivent et veulent partager ce trésor, des prélats mettent en place des soins palliatifs. C’est ainsi qu’apparaissent ces idées farfelues d’interdire l’ancienne messe un dimanche par mois (Grenoble), d’interdire les autres sacrements que l’eucharistie (Rome), la suppression de lieux de cultes (Paris), l’interdiction du triduum pascal (Rome encore)… Comment ne pas voir l’édifice total et admirable de la liturgie traditionnelle qui, des plus menues rubriques jusqu’au calendrier liturgique en passant par la clé de voute rituelle du pontifical, représente le trésor que nous avons la grâce de connaître, dont nous avons la grâce de vivre jour après jour, qui fait le ciment de nos communautés, fait naître la foi de nos enfants et forge la nôtre, favorise les vocations nécessaires à l’Église, rend un digne culte à notre Créateur… Ce que nous défendons, bien maladroitement et peut-être trop vertement, ce n’est pas notre petite rente, notre petite soupe, ce n’est pas notre idée, notre opinion. Ce que nous défendons, c’est ce que l’Église a toujours professé, enseigné, diffusé. Aussi sommes-nous bien sereins, biens résolus. Et l’approche de la Nativité de Notre-Seigneur, malgré ces nouvelles angoissantes, galvanise notre espérance. Nous ne sommes pas prêts de rendre les armes et de troquer l’offertoire pour la présentation des dons, les sous-diacres pour les lectrices même (et surtout) instituées, les prières au bas de l’autel pour un mot d’accueil. Et ce faisant, nous n’en considérons pas moins avec une très sincère affection chrétienne nos frères dans la foi, le clergé diocésain et tous les religieux, nos évêques et le Pape à qui nous souhaitons du fond de notre âme un très saint et très joyeux Noël.
NB: Voir aussi, du même auteur, sur votre blogue préféré: En parcourant Traditionis custodes. Une question de sémantique.
Islam et Occident: où va-t-on?
Mission Ismérie et Clarifier ont récemment organisé un grand colloque sur le thème: “Islam et Occident: où va-t-on?”. Une récente lettre de Mission Ismérie donne un aperçu de ce colloque, dont on peut retrouver un compte rendu plus exhaustif ici.
Annie Laurent, déléguée générale de l’association Clarifier, a présenté les « différences, incompatibilités et incompréhensions » entre islam et Occident : anthropologies et sociologies très éloignées, statut de la personne, citoyenneté, liberté, relations homme-femme… En ce sens, la présence et l’enracinement de l’islam en Europe constituent « un des plus grands défis auquel cette dernière est confrontée ».
Alexandre Del Valle, géopolitologue, a montré l’évolution considérable que vit l’islam mondial depuis plus d’un siècle vers le rigorisme, le littéralisme et une application de plus en plus dure de ses textes, doctrines et principes. Un « islam standard », « d’obédience fréro-salafiste », s’est imposé dans le monde musulman, et infiltre l’Europe, « subvertissant » ses structures et ses principes, jouant de ses failles idéologiques et de la naïveté ou de l’aveuglement coupable de ses élites.
Philippe d’Iribarne, directeur de recherche au CNRS, a expliqué combien l’islam place l’Occident issu des Lumières dans le « piège de ses contradictions ». En particulier celles de son principe d’égalité et « d’égalité des religions, constituant un aspect fondamental de notre vie politique ». Grâce à lui, l’islam peut « faire entrer en contrebande, au nom de la liberté de conscience et de religion, tout un ensemble qui n’a rien à voir avec cela mais qui relève de la construction d’un ordre social et politique refusant la liberté, l’égalité et la fraternité ».
Xavier Lemoine, maire de Montfermeil (93) depuis 20 ans, territoire où « 40% des habitants sont de culture ou de confession musulmane, et 60 à 90% des enfants des écoles », a illustré par son expérience d’élu de terrain qu’il est possible de donner la France à aimer à tous si l’on agit selon des principes de bon sens, de réalité et de respect des personnes. C’est-à-dire en travaillant avec les populations dans des « relations de personne à personne », voire de « cœur à cœur », et surtout pas dans des rapports de « système à système » ou de « communauté à communauté » qui les y enfermeraient.
La table ronde finale a réuni trois personnalités d’arrière-plan musulman, françaises, devenues chrétiennes. A la question posée « proposer la France aux musulmans », elles ont répondu combien la conversion à la foi catholique peut se révéler décisive pour développer l’amour de la France, mais qu’il fallait agir à l’échelle de tous les Français et non des seuls musulmans. Décomplexés, ces convertis nous interpellent tous : quelle France donne-t-on à aimer aux musulmans ? Est-elle vraiment estimable ? Et vous catholiques, osez-vous témoigner de votre foi ? En témoignez-vous tout spécialement auprès des Français ignorants de leurs racines chrétiennes ? Votre foi fait-elle de vous des serviteurs du Bien Commun, et par là, de votre pays ? Car de fait, il ne s’agit pas tant de « proposer la France aux musulmans » que de « proposer la France aux Français, et ensuite les musulmans suivront ».
