Encore un crime effrayant du Salon beige!
Chers amis,
Certains d’entre vous ne reçoivent pas notre lettre quotidienne ou hebdomadaire (j’en profite pour vous dire que vous pouvez vous y abonner gratuitement en cliquant ici). Je poste donc sur le blogue le petit message que j’ai envoyé ce matin aux abonnés.
Bonne semaine sainte à tous
Guillaume de Thieulloy
Dans quelques semaines, le 20 mai prochain, je serai, si Dieu me prête vie, de nouveau devant la XVIIe chambre correctionnelle – celle qui juge les délits de presse. Mon crime, cette fois-ci ? Avoir « diffamé » le Grand Orient pour avoir publié sur le Salon beige un montage laissant entendre que ces admirables « humanistes » pourraient être pour quelque chose dans le massacre des enfants à naître.
Est-il besoin de préciser que je ne suis pas assez dévot de la nouvelle religion d’Etat pour regretter cet affreux péché ? Et est-il besoin de préciser qu’avec ou sans l’autorisation de l’Inquisition maçonnique, je continue à penser que l’avortement est un crime abominable, comme l’a dit sans la moindre ambiguïté toute la Tradition de l’Eglise, gardienne vigilante de la loi naturelle ?
Mais je voudrais que ce procès soit l’occasion de faire connaître au plus grand nombre la réalité de la culture de mort et la réalité sur l’Eglise officielle du régime.Par conséquent, mon idée est d’inonder le web de caricatures pro-vie.
Nous sommes en train de développer une plate-forme informatique vous permettant d’envoyer ces caricatures le plus simplement possible à vos proches.
Je vous propose donc 3 actions :
1) Prier pour nous, notamment pour mon avocat et moi-même, pour que nous sachions répondre aux adversaires et aux juges et que le Saint-Esprit nous donne la force et la sagesse – face à la maçonnerie, cela reste l’action la plus efficace.
2) Nous aider à financer cette campagne (et notre défense) en cliquant ici.
3) Et, dès que notre plateforme sera prête, je compte sur vous pour diffuser massivement à vos proches ces caricatures !
Comme on le chante à Pâques, la mort et la vie se sont affrontées dans un duel prodigieux. Le Maître de la vie mourut ; vivant, Il règne. La culture de mort peut bien triompher momentanément dans notre pauvre patrie apostate. La victoire est déjà assurée au Prince de la Vie, n’en déplaise aux Frères la Gratouille.
Le scandale McKinsey et la morale publique
Entretien avec Sébastien Meurant, sénateur du Val d’Oise, et l’un des trois parlementaires à avoir saisi le procureur du Parquet national financier après la publication du rapport sénatorial sur les cabinets de conseil:
Vous avez saisi le Parquet national financier sur le scandale McKinsey. Pourquoi ?
D’abord pour une question de morale publique. Il serait dévastateur que la justice donne l’impression d’un « deux poids, deux mesures ». Il serait scandaleux que toute la lumière ne soit pas faite sur cette affaire dans laquelle on peut soupçonner de nombreux délits, pour ne rien dire Trouvez-vous normal que toutes les PME soient l’objet de contrôles fiscaux tous les 3 ou 4 ans et qu’une grosse société comme McKinsey qui réalise un chiffre d’affaires de centaines de millions d’euros en France ne déclare aucun bénéfice depuis 10 ans et que cela ne semble pas émouvoir les services fiscaux ? Et comment justifier que la mission qui a conduit à la réduction des APL de 5 euros ait coûté près de 4 millions d’euros ? C’est Robin des bois à l’envers : on vole aux pauvres pour donner aux riches !
Mais cette saisine est le fait de parlementaires proches d’Eric Zemmour. N’y a-t-il pas une manipulation politique ?
Effectivement, nous avons été trois parlementaires à saisir le procureur au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale : Stéphane Ravier, Guillaume Peltier et moi-même, tous trois soutiens d’Eric Zemmour. Mais le rapport de la commission d’enquête sénatoriale qui a justifié cette saisine est public. D’autres que nous l’ont lu. Ce qui est surprenant, ce n’est pas que les parlementaires soutiens d’Eric Zemmour aient saisi le procureur, mais que nous ayons été si peu nombreux. Et, pour ce qui me concerne, je serais ravi que d’autres parlementaires d’autres bords politiques se saisissent également de cette affaire et apportent leur propre éclairage. Plus nous serons nombreux à défendre l’exemplarité des gouvernants, mieux ce sera !
Juste après votre saisine, le PNF a annoncé s’être saisi du dossier, mais sans référence, semble-t-il, à votre signalement…
Oui, j’ai vu cela, comme tout le monde. Mais attendons de voir ce qui va se passer. D’après ce que disait la presse, la communication du PNF laisse de côté pas mal de suspicions de délits que nous avons soulevées dans notre propre saisine, de l’escroquerie au détournement de fonds publics, en passant par le délit de favoritisme. Mais je ne doute pas que les magistrats tiennent compte des éléments que nous avons soulevés. En toute hypothèse, si l’affaire est dans les mains de la justice, il est certain que nous allons suivre les développements de cette affaire avec attention.
Bernard-Henri Lévy accuse le PNF qui a ouvert une enquête de donner un coup de pouce à Marine Le Pen. Qu’en pensez-vous ?
J’avoue que je ne comprends pas ce qu’il veut dire : est-ce que la vérité ou la justice ne comptent pas ? Avait-il été si regardant en 2017 quand les « affaires » avaient privé François Fillon de la victoire ? Au demeurant, si je me doute que ce scandale défavorise Emmanuel Macron qui se trouve enfin confronté à son bilan – ce qu’il avait soigneusement évité durant toute la campagne (ou plutôt l’absence de campagne) –, tous les autres candidats, et pas seulement Marine Le Pen, peuvent en « profiter ». Tous ceux qui contestent le gaspillage des deniers publics et la transmission de données sensibles à des cabinets étrangers peuvent en « profiter ». Surtout, je ne comprends pas le raisonnement : M. Lévy ne cesse de dénoncer le « populisme ». Ne croit-il pas que le principal moteur du « populisme » réside dans le comportement indigne de certains « puissants » ? Si l’on veut résoudre les innombrables fractures de notre société, il faut que les plus riches et les plus puissants soient exemplaires. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cela n’a pas été le cas avec la Macronie !
Création du lycée Saint-Augustin à Lyon
Nous avons interrogé Ségolène d’Ussel, cofondatrice avec son mari du lycée Saint-Augustin, qui ouvrira ses portes en septembre 2022.
Où se trouve le lycée ?
Les locaux du Lycée Saint-Augustin sont implantés à Francheville au sein d’un parc d’activités proche des grands axes routiers, à quelques mètres de Lyon et Tassin. De plus, ils profitent des 5 hectares de nature du parc d’Aquavert, à 1 minute de l’établissement !
D’où vient l’équipe enseignante ?
Un soin particulier a été apporté au recrutement des professeurs, tous engagés en faveur de l’éducation intégrale et pleinement conscients de l’importance de leur rôle d’exemplarité. Ce sont des enseignants expérimentés et passionnés qui viennent pour la grande majorité d’établissements lyonnais.
Quelles sont les spécificités de ce nouveau lycée ?
Le lycée Saint Augustin propose un enseignement classique cohérent pour apprendre aux élèves à raisonner et aiguiser leur jugement pour plus de liberté. L’excellence académique et notre parcours Orientation sont de véritables atouts pour la réussite des études post-bac. Il propose également l’enseignement de la philosophie et des cours de culture générale dès la Seconde. Le recours au programme Esto Vir est une des spécificités et permet de transmettre aux jeunes gens le sens de l’effort et ainsi les faire grandir. Une attention toute particulière est donnée à la vie spirituelle grâce à une solide formation et à la vie sacramentelle.
Pourquoi créer un lycée hors contrat à Lyon ?
La création du lycée a été poussée par des familles désireuses d’avoir un lycée indépendant à Lyon, avec la volonté de faire une vraie œuvre chrétienne. L’ambition est d’apporter un nouveau choix d’enseignement aux familles désireuses de proposer une excellence académique au cœur d’un lycée réellement catholique. Pour des jeunes gens heureux, libres et responsables !
Quels sont vos soutiens ?
Nous sommes principalement accompagnés par la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, Saint-Joseph Education et la Fondation pour l’Ecole. Leurs conseils et leur soutien sont très précieux. Nous avons aussi la chance d’être entourés par de fidèles conseillers et amis qui nous font profiter de leur expérience et de leur savoir. Il faut s’unir face à l’urgence de la formation de la jeunesse !
Neuvaine pour la France à l’occasion des deux tours de l’élection présidentielle
Initiative d’Hozana :
Les 10 et 24 avril, nous sommes appelés à voter pour élire celui ou celle qui sera à la tête de la France pour les 5 prochaines années. En tant que chrétien, nous avons également un autre devoir : celui de soutenir par la prière celui ou celle qui sera élu, ainsi que l’ensemble de nos responsables politiques.
Dans un contexte économique, sanitaire, géopolitique, environnemental, sociétal difficile, nous pouvons demander dans nos prières, que soient toujours au cœur des décisions le souci des plus faibles et le désir d’une société juste et respectueuse de tous.
Hozana, réseau de prière chrétien sur Internet, propose une grande neuvaine en ligne à l’approche des élections. Plusieurs milliers de priants l’ont déjà rejointe !
Pendant neuf jours, nous sommes invités à confier la France à l’intercession de neuf saints et saintes, qui portent ce pays dans leur cœur et ont déjà œuvré pour lui tout au long de l’Histoire : saint Denis, saint Louis, sainte Jeanne d’Arc, sainte Jeanne de Chantal, saint Vincent de Paul, saint Jean Eudes, sainte Bernadette Soubirous, sainte Thérèse de Lisieux et, bien sûr, la Vierge Marie.
Chaque jour de la neuvaine, nous retrouvons un saint et prions avec lui pour une vertu particulière : audace, justice, compassion, charité, … afin que la fille aînée de l’Eglise n’oublie pas les promesses de son baptême !
Vous pouvez, dès à présent, retrouver la neuvaine sur Hozana et la débuter quand vous le souhaitez (L’inscription sur le site est gratuite).
Emmanuel Macron semble entretenir des liens de vassalité avec BlackRock
Selon cette analyse que l’on peut résumer ainsi :
- Larry Fink (CEO de BlackRock) a intensifié ses venues en France sous le quinquennat Macron ;
- Chaque venue en France est synchrone de décisions de rupture politique majeure : vaccination obligatoire, alignement sur la position de la gauche américaine pour l’Ukraine et la Russie ;
- Ses venues en France sont secrètes mais elles ont été démasquées par la traçabilité des vols du jet privé de Larry Fink, un imposant Gulfstream G650 immatriculé N1777M ;
- BlackRock est trop gros pour survivre, il doit trouver de nouvelles sources de revenus ; la guerre favorise le passage en force de mesures autrement inacceptables ;
- Dans cette logique Macron va chercher à entretenir la crise tous azimuts pour suivre l’agenda conseillé (exigé ?).
« Tant que la vie d’un enfant sera sacrifiée pour l’avortement, mes camarades étudiants et moi-même continuerons à les défendre »
La Marche pour la Vie 2022 aux États-Unis racontée par un étudiant :
Une grande déception a envahi le campus de l’Université Ave Maria lorsque nous avons appris que la Marche pour la vie de 2021 était annulée en raison du COVID. Depuis lors, et à mesure que la date de la Marche de cette année approchait, de plus en plus d’inscriptions nous parvenaient. L’intérêt a largement dépassé nos attentes. Nous visions environ cent cinquante personnes, mais au final, nous nous sommes retrouvés avec un groupe de plus de deux cents personnes.
En tant que vice-président du groupe d’étudiants “Ave for Life” et avec mes collègues membres du conseil d’administration, nous voulons montrer à la nation et surtout aux juges de la Cour suprême que les jeunes Américains veulent mettre fin au fléau de l’avortement. Nous sommes conscients qu’un tiers de notre génération a été victime des curettes des avorteurs.
Mercredi dernier, à bord de quatre bus, nous avons entamé le long voyage vers la capitale de notre pays. Vingt et une heures plus tard, fatigués mais de bonne humeur, nous sommes arrivés juste à temps pour célébrer la Vigile pour la vie dans la Basilique du sanctuaire national. La prière est une partie essentielle du travail pro-vie.
Nous avons été joyeusement accueillis et hébergés par la paroisse et l’école de Sainte-Marie. John The Beloved à Arlington, en Virginie. Les hommes dormaient sur le sol du gymnase et les femmes dans la cafétéria. Et bien que les sols soient durs et les salles de bain limitées, personne ne s’en souciait. Nous savions tous qu’il s’agissait d’un pèlerinage, pas d’un voyage de vacances, et les pèlerins ne s’attendent pas à un hébergement de première classe. La communauté de St. Louis, Mo. John’s s’est sacrifié pour nous afin de nous permettre de marcher dans la vie et nous avons, à notre tour, accepté ces petits sacrifices et les avons offerts pour les enfants à naître.
Le vendredi 21 janvier était le jour de la marche. L’aube est froide et claire. Et quand je dis “froid”, je veux dire qu’il faisait -12 degrés C. Cependant, cela n’a en rien entamé notre moral. Nous avions tous porté les vêtements les plus chauds que nous avions. La plupart d’entre nous ont mis tout ce qu’ils ont apporté. Malgré les conditions glaciales, nous n’avons pas été autorisés à entrer dans la plupart des restaurants et des hôtels pour nous réchauffer en raison des obligations de vaccination. Néanmoins, même si nos orteils commençaient à s’engourdir, nous étions tous souriants sur le chemin du rassemblement.
Je pense que je parle au nom de tous en disant que j’ai été surpris par le niveau de participation. Il devait y avoir plus de 100 000 manifestants présents. C’était la foule la plus nombreuse et la plus amicale à laquelle j’ai participé de toute ma vie. Il était émouvant de penser que nous étions tous là dans un seul but : donner une voix aux sans-voix.
Nous étions unis dans notre engagement à mettre fin au massacre d’innocents qui a eu lieu depuis 1973. Près de 64 millions d’avortements !!!! Les rangs des jeunes Américains ont diminué, ouvrant un énorme trou dans la vie de notre pays. Nous, les survivants, avons beaucoup à dire contre cette tragédie permanente qui nous a appauvris de diverses manières.
Debout devant la Cour suprême à la fin de la marche, nous avons tous prié pour que ce soit la dernière Marche nationale pour la vie dans la capitale de notre pays. Mais nous sommes bien conscients que, même si l’arrêt Roe v. Wade sera finalement annulé dans quelques mois, la bataille se poursuivra au niveau des États.
Tant que la vie d’un enfant sera sacrifiée pour l’avortement, mes camarades étudiants et moi-même continuerons à défendre ceux qui ne peuvent pas se débrouiller seuls.
Le Parlement européen demande de remplacer « sexe » par « genre » dans une directive sur la transparence des salaires
Communiqué de la Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE) :
Le Parlement européen a décidé hier de contourner un débat en plénière sur un rapport pourtant sensible qui demande de remplacer l’expression « sexe » par « genre » dans une directive européenne.
Ce rapport répond à la proposition de directive de la Commission européenne visant à réduire l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes par la mise en œuvre de mesures de transparence salariale. Le 17 mars 2022 la Commission de l’emploi et des affaires sociales et la Commission des droits des femmes et de l’égalité des genres ont adopté un rapport sur « Renforcer l’application du principe de l’égalité des rémunérations entre hommes et femmes pour un même travail ou un travail de même valeur par la transparence des rémunérations et les mécanismes d’exécution », qui amende la proposition de la Commission.
Selon la procédure de codécision, suivant un vote en Commission, le Parlement européen peut soit débattre du rapport en Plénière, soit directement engager dans les négociations interinstitutionnelles avec les autres organes législatifs de l’UE, sans un vote de l’ensemble des 705 députés. Cette dernière option a été choisie hier par le Parlement européen.
Le contenu de ce rapport est pourtant particulièrement problématique et aurait dû faire l’objet d’un débat ouvert et démocratique. En effet, il remplace systématiquement la mention de « sexe » par « genre ». Les mentions « femmes » ou « hommes » sont remplacées par « travailleurs de genre différent ».
La Vice-Présidente de la FAFCE, Angelika Weichsel Mitterrutzner, a souligné que, comme l’a déclaré la Commission,
« si l’objectif de cette directive est de lutter contre l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes, quel type de protection ces mesures mettront en œuvre si aucune mention n’est faite des femmes? ».
Le Président de la FAFCE, Vincenzo Bassi, note que
« le texte, tel que modifié par le Parlement européen, changerait un texte auparavant basé sur le droit européen en termes de discrimination basée sur le sexe en une vague condamnation des discriminations salariales pour différents motifs. Le véritable enjeu n’est pas seulement idéologique ou formel : le risque ici est de fragiliser la protection des femmes sur le marché du travail, surtout si elles sont mères. Avec les changements proposés, la discrimination des femmes ne fera plus l’objet de cette législation ».
Une directive est un acte légal de l’UE ayant des effets légaux directs dans les législations nationales. Cela créerait un précédent dans le droit de l’UE avec l’utilisation du terme « genre » pour remplacer « sexe ».
La FAFCE appelle tous les décideurs de l’UE – la Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil de l’UE – à éviter une directive qui négligerait et afaiblierait la protection des femmes des discriminations salariales.
Effets très indésirables du « vaccin » sur les femmes
Le Sénat a auditionné mercredi des membres d’un collectif de femmes qui dénonce les effets indésirables des vaccins anti-Covid sur les menstruations. Une Marseillaise témoigne des perturbations qui l’ont conduite à une hystérectomie.
J’ai fait ma deuxième vaccination début août et quinze jours après j’ai commencé à avoir des douleurs extrêmement fortes qu’on peut comparer à des douleurs d’accouchement, non-stop jour et nuit et qui duraient pratiquement trois semaines.
Les examens révèlent une adénomyose, une endométriose qui touche l’utérus. Aucun médicament ne la soulage, intolérante au traitement hormonal, Julie opte alors pour la chirurgie.
« L’ablation de l’utérus, c’est la seule solution qui se présentait à moi, j’ai trouvé un chirurgien qui a accepté de me faire une hystérectomie et depuis j’ai retrouvé une vie normale ».
L’apparition des premiers symptômes peu de temps après l’injection est la preuve que la survenue brutale de sa maladie est liée au vaccin. Julia Maruani, gynécologue libéral et hospitalier à Marseille, explique :
« L’adénomyose est une maladie qui évolue lentement donc c’est surprenant, maintenant, il y a des mécanismes qu’on ne connaît pas sur la vaccination et les effets sur l’utérus… »
« C’est vraiment très compliqué parce que la prévalence des troubles du cycle et les changements de quantité de saignement pendant les règles, c’est extrêmement fréquent, il ne se passe pas une journée sans qu’une patiente ne me parle de ça, et ça, bien avant le Covid’. « Par contre, c’est vrai qu’on a remarqué un signalement plus important de patientes qui présentaient des dérèglements et un saignement supplémentaire le mois de la vaccination, ce qui est difficile c’est de faire le lien de cause à effet ». « On ne sait pas, on ne peut pas dire qu’il n’y a pas de lien, mais on ne peut pas encore affirmer qu’il y en a un, il faut plus d’études pour comparer les femmes vaccinées et non vaccinées ».
Selon l’agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM), 152 302 cas d’effets indésirables ont été rapportés par les centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) depuis le début de la vaccination, dont 4432 concernant les troubles menstruels.
S’intéresser aux racines du conflit en Ukraine plutôt que de décerner des brevets de moralité
Voilà une intéressante analyse de Jacques Baud, colonel suisse à la retraite, qui nous change des pseudo-analyses toujours en retard d’une guerre sur le communisme poutinien et met en garde contre ceux qui cherchent à nous mener à une guerre contre la Russie.
Jacques Baud est un ancien colonel d’État-major général, ex-membre du renseignement stratégique suisse, spécialiste des pays de l’Est. Il a été formé dans les services de renseignement américain et britannique. Il a été chef de la doctrine des opérations de la paix des Nations Unies. Il a été engagé dans des discussions avec les plus hauts responsables militaires et du renseignement russes juste après la chute de l’URSS. Au sein de l’OTAN, il a suivi la crise ukrainienne de 2014, puis a participé à des programmes d’assistance à l’Ukraine. Autant dire qu’il connaît un peu le sujet… Larges extraits pour ceux qui souhaitent s’instruire :
Essayons d’examiner les racines du conflit. Cela commence par ceux qui durant les huit dernières années nous parlaient de « séparatistes » ou des « indépendantistes » du Donbass. C’est faux. Les référendums menés par les deux républiques auto-proclamées de Donetsk et de Lougansk en mai 2014, n’étaient pas des référendums d’« indépendance » (независимость), comme l’ont affirmé certains journalistes peu scrupuleux, mais de référendums d’« auto-détermination » ou d’« autonomie » (самостоятельность). Le qualificatif « pro-russes » suggère que la Russie était partie au conflit, ce qui n’était pas le cas, et le terme « russophones » aurait été plus honnête. D’ailleurs, ces référendums ont été conduits contre l’avis de Vladimir Poutine.
En fait, ces Républiques ne cherchaient pas à se séparer de l’Ukraine, mais à avoir un statut d’autonomie leur garantissant l’usage de la langue russe comme langue officielle. Car le premier acte législatif du nouveau gouvernement issu du renversement du président Ianoukovitch, a été l’abolition, le 23 février 2014, de la loi Kivalov-Kolesnichenko de 2012 qui faisait du russe une langue officielle. Un peu comme si des putschistes décidaient que le français et l’italien ne seraient désormais plus des langues officielles en Suisse.
Cette décision provoque une tempête dans la population russophone. Il en résulte une répression féroce contre les régions russophones (Odessa, Dniepropetrovsk, Kharkov, Lougansk et Donetsk) qui s’exerce dès février 2014 et conduit à une militarisation de la situation et à quelques massacres (à Odessa et à Marioupol, pour les plus importants). À la fin de l’été 2014, ne restent que les Républiques auto-proclamées de Donetsk et de Lougansk.
À ce stade, trop rigides et engoncés dans une approche doctrinaire de l’art opératif, les états-majors ukrainiens, subissent l’ennemi sans parvenir à s’imposer. L’examen du déroulement des combats en 2014-2016 dans le Donbass montre que l’état-major ukrainien a systématiquement et mécaniquement appliqué les mêmes schémas opératifs. Or, la guerre menée par les autonomistes est alors très proche de ce que l’on observe dans le Sahel : des opérations très mobiles menées avec des moyens légers. Avec une approche plus flexible et moins doctrinaire, les rebelles ont su exploiter l’inertie des forces ukrainienne pour les « piéger » de manière répétée.
En 2014, je suis à l’Otan, responsable de la lutte contre la prolifération des armes légères, et nous tentons de détecter des livraisons d’armes russes aux rebelles afin de voir si Moscou est impliqué. Les informations que nous recevons viennent alors pratiquement toutes des services de renseignement polonais et ne « collent pas » avec les informations en provenance de l’OSCE : en dépit d’allégations assez grossières, on n’observe aucune livraison d’armes et de matériels militaire de Russie.
Les rebelles sont armés grâce aux défections d’unités ukrainiennes russophones qui passent du côté rebelle. Au fur et à mesure des échecs ukrainiens, les bataillons de chars, d’artillerie ou anti-aériens au complet viennent grossir les rangs des autonomistes. C’est ce qui pousse les Ukrainiens à s’engager dans les Accords de Minsk.
Mais, juste après avoir signé les Accords de Minsk 1, le président ukrainien Petro Porochenko lance une vaste opération antiterroriste (ATO/Антитерористична операція) contre le Donbass. Bis repetita placent : mal conseillés par des officiers de l’Otan, les Ukrainiens subissent une cuisante défaite à Debaltsevo qui les oblige à s’engager dans les Accords de Minsk 2…
Il est essentiel de rappeler ici que les Accords de Minsk 1 (septembre 2014) et Minsk 2 (février 2015), ne prévoyaient ni la séparation, ni l’indépendance des Républiques, mais leur autonomie dans le cadre de l’Ukraine. Ceux qui ont lu les Accords (ils sont très, très, très peu nombreux) constateront qu’il est écrit en toutes lettres que le statut des républiques devait être négocié entre Kiev et les représentants des républiques, pour une solution interne à l’Ukraine.
C’est pourquoi depuis 2014, la Russie a systématiquement demandé leur application tout en refusant d’être partie aux négociations, car il s’agissait d’une affaire intérieure à l’Ukraine. De l’autre côté, les Occidentaux — France en tête — ont systématiquement tenté de substituer aux Accords de Minsk le « format Normandie », qui mettait face à face Russes et Ukrainiens. Or, rappelons-le, il n’y a jamais eu de troupes russes dans le Donbass avant le 23-24 février 2022. D’ailleurs, les observateurs de l’OSCE n’ont jamais observé la moindre trace d’unités russes opérant dans le Donbass. Ainsi, la carte des services de renseignements américains publiée par le Washington Post le 3 décembre 2021 ne montre pas de troupes russes dans le Donbass. […]
Ainsi, pour compenser le manque de soldats, le gouvernement ukrainien recourt alors à des milices paramilitaires. Elles sont essentiellement composées de mercenaires étrangers, souvent militants d’extrême-droite. En 2020, elles constituent environ 40 % des forces ukrainiennes et comptent environ 102 000 hommes selon Reuters. Elles sont armées, financées et formées par les États-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada et la France. On y trouve plus de 19 nationalités — dont des Suisses.
Les pays occidentaux ont donc clairement créé et soutenu des milices d’extrême droite ukrainiennes. En octobre 2021, le Jerusalem Post sonnait l’alarme en dénonçant le projet Centuria. Ces milices opèrent dans le Donbass depuis 2014, avec le soutien des Occidentaux. Même si on peut discuter le terme « nazi », il n’en demeure pas moins que ces milices sont violentes, véhiculent une idéologie nauséabonde et sont virulemment antisémites. Leur antisémitisme est plus culturel que politique, c’est pourquoi le qualificatif « nazi » n’est pas vraiment adapté. Leur haine du juif vient des grandes famines des années 1920-1930 en Ukraine, résultant de la confiscation des récoltes par Staline afin de financer la modernisation de l’Armée Rouge. Or, ce génocide — connu en Ukraine sous le nom d’Holodomor — a été perpétré par le NKVD (ancêtre du KGB) dont les échelons supérieurs de conduite étaient principalement composés de juifs. C’est pourquoi, aujourd’hui, les extrémistes ukrainiens demandent à Israël de s’excuser pour les crimes du communisme, comme le relève le Jerusalem Post. On est donc bien loin d’une « réécriture de l’Histoire » par Vladimir Poutine.
Ces milices, issues des groupes d’extrême-droite qui ont animé la révolution de l’Euromaïdan en 2014, sont composées d’individus fanatisés et brutaux. La plus connue d’entre elles est le régiment Azov, dont l’emblème rappelle celui de la 2ePanzerdivision SS Das Reich, qui fait l’objet d’une véritable vénération en Ukraine, pour avoir libéré Kharkov des Soviétiques en 1943, avant de perpétrer le massacre d’Oradour-sur-Glane en 1944, en France.
Parmi les figures célèbres du régiment Azov, on trouvait l’opposant Roman Protassevitch, arrêté en 2021 par les autorités bélarusses à la suite de l’affaire du vol RyanAir FR4978. Le 23 mai 2021, on évoque le détournement délibéré d’un avion de ligne par un MiG-29 — avec l’accord de Poutine, bien évidemment — pour arrêter Protassevitch, bien que les informations alors disponibles ne confirment absolument pas ce scénario.
Mais il faut alors montrer que le président Loukachenko est un voyou et Protassevitch un « journaliste » épris de démocratie. Pourtant, une enquête assez édifiante produite par une ONG américaine en 2020, mettait en évidence les activités militantes d’extrême-droite de Protassevitch. Le complotisme occidental se met alors en marche et des médias peu scrupuleux « toilettent » sa biographie. Finalement, en janvier 2022, le rapport de l’OACI est publié et montre que malgré quelques erreurs de procédure, le Bélarus a agi conformément aux règles en vigueur et que le MiG-29 a décollé 15 minutes après que le pilote de RyanAir a décidé d’aller atterrir à Minsk. Donc pas de complot bélarus et encore moins avec Poutine. Ah !… Encore un détail : Protassevitch, cruellement torturé par la police bélarusse, est aujourd’hui libre. Ceux qui voudraient correspondre avec lui, peuvent aller sur son compte Twitter.
La qualification de « nazi » ou « néo-nazi » donnée aux paramilitaires ukrainiens est considérée comme de la propagande russe. Peut-être ; mais ce n’est pas l’avis du Times of Israel, du Centre Simon Wiesenthal ou du Centre de Lutte contre le Terrorisme de l’académie de West Point. Mais cela reste discutable, car, en 2014, le magazine Newsweek semblait plutôt les associer à… l’État Islamique. Au choix !
Donc, l’Occident soutient et continue d’armer des milices qui se sont rendues coupables de nombreux crimes contre les populations civiles depuis 2014 : viols, torture et massacres. Mais alors que le gouvernement suisse a été très prompt à prendre des sanctions contre la Russie, il n’en n’a adopté aucune contre l’Ukraine qui massacre sa propre population depuis 2014. En fait, ceux qui défendent les droits de l’homme en Ukraine ont depuis longtemps condamné les agissements de ces groupes, mais n’ont pas été suivis par nos gouvernements. Car, en réalité, on ne cherche pas à aider l’Ukraine, mais à combattre la Russie.
L’intégration de ces forces paramilitaires dans la Garde Nationale ne s’est pas du tout accompagnée d’une « dénazification », comme certains le prétendent. Parmi les multiples exemples, celui de l’insigne du Régiment Azov est édifiant :

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- Armée de terre, subordonnée au ministère de la Défense : elle est articulée en 3 corps d’armée et composée de formations de manœuvre (chars, artillerie lourde, missiles, etc.).
- Garde Nationale, qui dépend du ministère de l’Intérieur et est articulée en 5 commandements territoriaux.
La Garde Nationale est donc une force de défense territoriale qui ne fait pas partie de l’armée ukrainienne. Elle comprend les milices paramilitaires, appelées « bataillons de volontaires » (добровольчі батальйоні), également connues sous le nom évocateur de « bataillons de représailles », composés d’infanterie. Principalement formés pour le combat urbain, ceux-ci assurent aujourd’hui la défense de villes comme Kharkov, Marioupol, Odessa, Kiev, etc.
Deuxième partie : la guerre
Ancien responsable des forces du Pacte de Varsovie au service de renseignement stratégique helvétique, j’observe avec tristesse — mais sans étonnement — que nos services ne sont plus en mesure de comprendre la situation militaire en Ukraine. Les « experts » auto-proclamés qui défilent sur nos écrans relaient inlassablement les mêmes informations modulées par l’affirmation que la Russie — et Vladimir Poutine — est irrationnel. Prenons un peu de recul.
LE DÉCLENCHEMENT DE LA GUERRE
Depuis le mois de novembre 2021, les Américains ne cessent de brandir la menace d’une invasion russe contre l’Ukraine. Pourtant, les Ukrainiens ne semblent pas du même avis. Pourquoi ?
Il faut remonter au 24 mars 2021. Ce jour-là, Volodymyr Zelensky promulgue un décret pour la reconquête de la Crimée et commence à déployer ses forces vers le sud du pays. Simultanément, a lieu la conduite de plusieurs exercices de l’Otan entre la mer Noire et la mer Baltique, accompagnés d’un accroissement important des vols de reconnaissance le long de la frontière russe. La Russie, mène alors quelques exercices, afin de tester la disponibilité opérationnelle de ses troupes et montrer qu’elle suit l’évolution de la situation.
Les choses se calment jusqu’en octobre-novembre avec la fin des exercices ZAPAD 21, dont les mouvements de troupes sont interprétés comme un renforcement en vue d’une offensive contre l’Ukraine. Pourtant, même les autorités ukrainiennes réfutent l’idée de préparatifs russes pour une guerre et Oleksiy Reznikov, ministre de la Défense ukrainien déclare qu’il n’y a pas de changement à sa frontière depuis le printemps.
En violation des Accords de Minsk, l’Ukraine mène des opérations aériennes au Donbass à l’aide de drones, dont au moins exécute une frappe contre un dépôt de carburant à Donetsk en octobre 2021. La presse américaine le relève, mais pas les Européens et personne ne condamne ces violations.
En février 2022, les événements se précipitent. Le 7 février, lors de sa visite à Moscou, Emmanuel Macron réaffirme à Vladimir Poutine son attachement aux Accords de Minsk, un engagement qu’il répétera à l’issue de son entrevue avec Volodymyr Zelensky, le lendemain. Mais le 11 février, à Berlin, après 9 heures de travail, la réunion des conseillers politiques des dirigeants du « format Normandie » s’achève, sans résultat concret : les Ukrainiens refusent encore et toujours d’appliquer les Accords de Minsk, apparemment sous la pression des États-Unis. Vladimir Poutine constate alors que Macron lui a fait des promesses en l’air et que les Occidentaux ne sont pas prêts à faire appliquer les Accords, comme ils le font depuis huit ans.
Les préparatifs ukrainiens dans la zone de contact continuent. Le Parlement russe s’alarme et le 15 février demande à Vladimir Poutine de reconnaître l’indépendance des Républiques, ce qu’il refuse.
Le 17 février, le président Joe Biden annonce que la Russie va attaquer l’Ukraine dans les prochains jours. Comment le sait-il ? Mystère… Mais depuis le 16, le pilonnage d’artillerie sur les populations du Donbass augmente de manière dramatique, comme le montrent les rapports journaliers des observateurs de l’OSCE. Naturellement, ni les médias, ni l’Union européenne, ni l’Otan, ni aucun gouvernement occidental ne réagit et n’intervient. On dira plus tard, qu’il s’agit de désinformation russe. En fait, il semble que l’Union européenne et certains pays ont à dessein passé sous silence le massacre des populations du Donbass, sachant que cela provoquerait une intervention russe.
Simultanément, on signale des actes de sabotages dans le Donbass. Le 18 janvier, les combattants du Donbass interceptent des saboteurs équipés de matériel occidental et parlant polonais cherchant à créer des incidents chimiques à Gorlivka. Il pourrait s’agirde mercenaires de la CIA, conduits ou « conseillés » par des Américains et composés de combattants ukrainiens ou européens, pour mener des actions de sabotage dans les Républiques du Donbass.
En fait, dès le 16 février, Joe Biden sait que les Ukrainiens ont commencé à pilonner les populations civiles du Donbass, mettant Vladimir Poutine devant un choix difficile : aider le Donbass militairement et créer un problème international ou rester sans rien faire et regarder les russophones du Donbass se faire écraser.
S’il décide d’intervenir, Vladimir Poutine peut invoquer l’obligation internationale de « Responsibility To Protect » (R2P). Mais il sait que quelle que soit sa nature ou son ampleur, l’intervention déclenchera une pluie de sanctions. Dès lors, que son intervention soit limitée au Donbass ou qu’elle aille plus loin pour faire pression sur les Occidentaux pour le statut de l’Ukraine, le prix à payer sera le même. C’est d’ailleurs ce qu’il explique lors de son allocution du 21 février.
Ce jour-là, il accède à la demande de la Douma et reconnaît l’indépendance des deux Républiques du Donbass et, dans la foulée, il signe avec elles des traités d’amitié et d’assistance.
Les bombardements de l’artillerie ukrainienne sur les populations du Donbass se poursuivent et, le 23 février, les deux Républiques demandent l’aide militaire de la Russie. Le 24, Vladimir Poutine invoque l’article 51 de la Charte des Nations Unies qui prévoit l’entraide militaire dans le cadre d’une alliance défensive.
Afin de rendre l’intervention russe totalement illégale aux yeux du public nous occultons délibérément le fait que la guerre a effectivement commencé le 16 février. L’armée ukrainienne s’apprêtait à attaquer le Donbass dès 2021, comme le savaient pertinemment certains services de renseignement russes et européens… Les juristes jugeront.
Dans son allocution du 24 février, Vladimir Poutine a énoncé les deux objectifs de son opération : « démilitariser » et « dénazifier » l’Ukraine. Il ne s’agit donc pas de s’emparer de l’Ukraine, ni même, vraisemblablement de l’occuper et certainement pas de la détruire. […]
L’idée que la Russie cherche à s’emparer de Kiev, la capitale pour éliminer Zelensky, vient typiquement des Occidentaux : c’est ce qu’ils ont fait en Afghanistan, en Irak, en Libye et ce qu’ils voulaient faire en Syrie avec l’aide de l’État islamique. Mais Vladimir Poutine n’a jamais eu l’intention d’abattre ou de renverser Zelensky. La Russie cherche au contraire à le maintenir au pouvoir en le poussant à négocier en encerclant Kiev. Il avait refusé de faire jusque-là pour appliquer les Accords de Minsk, mais maintenant les Russes veulent obtenir la neutralité de l’Ukraine.
Beaucoup de commentateurs occidentaux se sont étonnés que les Russes aient continué à chercher une solution négociée tout en menant des opérations militaires. L’explication est dans la conception stratégique russe, depuis l’époque soviétique. Pour les Occidentaux, la guerre commence lorsque la politique cesse. Or, l’approche russe suit une inspiration clausewitzienne : la guerre est la continuité de la politique et on peut passer de manière fluide de l’une à l’autre, même au cours des combats. Cela permet de créer une pression sur l’adversaire et le pousser à négocier. […]
Dans les villes comme Kharkov, Marioupol et Odessa, la défense est assurée par les milices paramilitaires. Elles savent que l’objectif de « dénazification » les vise au premier chef.
Pour un attaquant en zone urbanisée, les civils sont un problème. C’est pourquoi la Russie cherche à créer des couloirs humanitaires pour vider les villes des civils et ne laisser que les milices afin de les combattre plus facilement.
À l’inverse, ces milices cherchent à garder les civils dans les villes afin de dissuader l’armée russe de venir y combattre. C’est pourquoi elles sont réticentes à mettre en œuvre ces couloirs et font tout pour que les efforts russes soient vains : ils peuvent ainsi utiliser la population civile comme « boucliers humains ». Les vidéos montrant des civils cherchant à quitter Marioupol et tabassés par les combattants du régiment Azov sont naturellement soigneusement censurées chez nous.
Sur Facebook, le groupe Azov était considéré dans la même catégorie que l’État islamique et soumis à la « politique sur les individus et organisations dangereuses » de la plate-forme. Il était donc interdit de le glorifier, et les « posts » qui lui étaient favorables étaient systématiquement bannis. Mais le 24 février, Facebook modifie sa politique et autorise les posts favorables à la milice. Dans le même esprit, en mars, la plate-forme autorise, dans les ex-pays de l’Est, les appels au meurtre de militaires et de dirigeants russes. Voilà pour les valeurs qui inspirent nos dirigeants, comme nous le verrons.
Nos médias propagent une image romanesque de la résistance populaire. C’est cette image qui a conduit l’Union européenne à financer la distribution d’armes à la population civile. C’est un acte criminel. Dans mes fonctions de chef de la doctrine des opérations de maintien de la paix à l’Onu, j’ai travaillé sur la question de la protection des civils. Nous avons alors constaté que les violences contre les civils avaient lieu dans des contextes très précis. En particulier lorsque les armes foisonnent et qu’il n’y pas de structures de commandement. […]
Jacques Baud revient ensuite sur l’affaire de la maternité de Marioupol puis sur le travail des services de renseignement occidentaux, dont certains avaient une image très précise et rationnelle de la situation, et que les politiques ont délibérément ignoré leurs services pour répondre de manière idéologique à la situation. De là à penser que le limogeage du patron de la DRM est lié…
Mais voilà le plus important :
Certains politiciens occidentaux voulaient manifestement qu’il y ait un conflit. […] En d’autres termes, nous pouvons naturellement déplorer et condamner l’attaque russe. Mais NOUS (c’est-à-dire : les États-Unis, la France et l’Union européenne en tête) avons créé les conditions pour qu’un conflit éclate. Nous témoignons de la compassion pour le peuple ukrainien et les deux millions de réfugiés. C’est bien. Mais si nous avions eu un minimum de compassion pour le même nombre de réfugiés des populations ukrainiennes du Donbass massacrées par leur propre gouvernement et qui se sont accumulés en Russie durant huit ans, rien de cela ne serait probablement passé. […]
Clairement, ce conflit nous a conduit dans l’hystérie. Les sanctions semblent être devenues l’outil privilégié de nos politiques étrangères. Si nous avions insisté pour que l’Ukraine respecte les Accords de Minsk, que nous avions négocié et cautionné, tout cela ne serait pas arrivé. La condamnation de Vladimir Poutine est aussi la nôtre. Rien ne sert de pleurnicher après coup, il fallait agir avant. Or, ni Emmanuel Macron (comme garant et comme membre du Conseil de Sécurité de l’Onu), ni Olaf Scholz, ni Volodymyr Zelensky n’ont respecté leurs engagements. En définitive, la vraie défaite est celle de ceux qui n’ont pas de parole. […]
En Ukraine, avec la bénédiction des pays occidentaux, ceux qui sont en faveur d’une négociation sont éliminés. C’est le cas de Denis Kireyev, un des négociateurs ukrainiens, assassiné le 5 mars par le service secret ukrainien (SBU) car il est trop favorable à la Russie et est considéré comme traître. Le même sort est réservé à Dmitry Demyanenko, ex-chef adjoint de la direction principale du SBU pour Kiev et sa région, assassiné le 10 mars, car trop favorable à un accord avec la Russie : il est abattu par la milice Mirotvorets (« Pacificateur »). Cette milice est associée au site web Mirotvorets qui liste les « ennemis de l’Ukraine », avec leurs données personnelles, leur adresse et numéros de téléphone, afin qu’ils puissent être harcelés, voire éliminés ; une pratique punissable dans de nombreux pays, mais pas en Ukraine. […]
Oklahoma : une loi pro-vie abolit presque totalement l’avortement
Le projet de loi 162, adopté mardi par les représentant de l’Etat par 70 voix contre 14, prévoit des peines allant jusqu’à 10 ans de prison et 100 000 dollars d’amende pour le personnel de santé pratiquant un avortement «sauf s’il s’agit de sauver la vie de la femme enceinte en cas d’urgence médicale».
Le texte n’a plus qu’à être signé par le gouverneur républicain Kevin Stitt pour que la nouvelle législation entre en vigueur, le 26 août.
Julien Rochedy a été séduit par la jeunesse de droite autour d’Eric Zemmour et de Reconquête!
Julien Rochedy explique pour qui il votera le 10 avril. Marine ou Zemmour ?
Les bobards du gouvernement ukrainien
D’Yves Daoudal :
Le « conseil municipal de Marioupol » (?) alerte : après le « génocide » de Boutcha, les Russes « déploient » désormais à Marioupol des « crématoriums mobiles », pour « effacer les traces de leurs crimes ». Et les habitants qui sont témoins de ces horreurs sont « rassemblés » dans des camps russes.
Selon le maire de Marioupol, ce sont des « dizaines de milliers » d’habitants qui peuvent avoir déjà été victimes des crématoriums ambulants. (Il y a quelques jours il disait que des « dizaines de milliers » d’habitants avaient été « déportés » dans des camps russes.)
Sur les réseaux sociaux, en pleine ébullition, la conclusion va de soi : « c’est Auschwitz ».
On arrive sans doute au bout du délire. Parce que, après les mots « génocide » et « Auschwitz » je ne vois pas ce qu’on peut trouver.
C’est toujours la même image qu’on nous montre, sans jamais dire où et quand elle a été prise. Il faudra quand même nous expliquer comment ce truc-là qui vient d’arriver à Marioupol a déjà pu brûler des dizaines de corps…
A propos des fameuses photos satellites Maxar par lesquelles le New York Times croyait pouvoir prouver que les cadavres dans les rues de Boutcha y étaient dès le 19 mars (ce qui est absurde en soi car ils n’auraient pas été dans l’état où on les a trouvés le 2 avril), des spécialistes ont conclu que ces images n’ont pas pu être prises ce jour-là, puisqu’aucun des trois satellites Maxar ne pouvait alors voir Boutcha, mais qu’elles n’ont pu être prises que le 1er avril à 11h57. (Voir aussi, à la fin de l’article, la brève vidéo qui compile les déclarations du maire et de son adjointe le 31 mars ne faisant aucune mention de cadavres dans les rues, puis de son adjointe le 1er avril demandant aux habitants de ne pas sortir de chez eux pour ne pas provoquer d’incidents avec les soldats ukrainiens qui nettoient les rues…)
Le professeur Marcello Ferrada de Noli a quant à lui fait une compilation des images de tous les cadavres de Boutcha qui portent un brassard blanc, par lequel ces habitants se désignaient comme non hostiles aux Russes (comme on le voit à Marioupol sur des vivants). Et il termine sur le fameux échange dans une rue de Boutcha entre un soldat ukrainien et un officier : « Est-ce que je peux tirer sur ceux qui n’ont pas le brassard bleu ? – Merde ! Evidemment ! » En commentaire, quelqu’un rappelle que le 2 avril sur le portail lb.ua un article étai titré : « Le régiment Safari des forces spéciales commence à Boutcha son opération de nettoyage des saboteurs et des complices de la Russie. »
J’avoue que je ne comprends pas comment on peut faire confiance au gouvernement ukrainien, qui ne cesse de sortir des bobards. Pour prendre un seul exemple, il y a près de deux semaines maintenant il annonçait que Kherson allait être reprise. Il ne s’est rien passé… Hier soir il a annoncé que l’armée russe allait quitter Kherson le lendemain, et que ce serait une grande victoire de l’Ukraine puisque c’était la seule grande ville occupée par les Russes. Les réseaux sociaux ukrainiens étaient enflammés. Ce soir, non seulement les Russes ne sont pas partis, mais ils ont étendu leur contrôle encore un peu plus loin vers Mykolaïv…
La famille de Samuel Paty dépose plainte contre les ministères de l’Intérieur et de l’Éducation nationale
La famille de l’enseignant poignardé puis décapité par un jihadiste d’origine tchétchène en octobre 2020 accuse les pouvoirs publics de dysfonctionnements et de ne pas avoir pris suffisamment de mesures de protection. Elle a déposé plainte pour « non-assistance à personne en péril » et « non-empêchement de crime ».
Nous allons sûrement avoir quelques candidats et journalistes qui vont crier à la récupération politique.
Sous la pression, le PNF ouvre une enquête sur l’affaire McKinsey
Le parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire pour blanchiment aggravé de fraude fiscale concernant le cabinet de conseil McKinsey.
Sébastien Meurant, Sénateur, Guillaume Peltier, député, et Stéphane Ravier, sénateur avaient saisi le PNF :

El-Azhar d’hier à aujourd’hui
Clarifier revient sur l’université El-Azhar, en les complétant par quelques informations et témoignages susceptibles de nourrir la réflexion, notamment quant à son rôle et son influence au sein de l’Oumma (la nation mondiale de l’islam).
Sur l’origine, l’identité et la vocation d’El-Azhar
La création d’El-Azhar, fondée au Caire au Xème siècle, est souvent rattachée au Califat instauré après la mort de Mahomet (632). Bien qu’idéalisé par de nombreux musulmans, ce système de gouvernement mêlant religion et politique ne fut qu’une création humaine. Le Coran et la Sunna (Tradition de Mahomet) sont muets sur les modalités de la succession du « Prophète ». L’islam n’a ainsi jamais disposé d’une institution officielle découlant d’une volonté divine, comme c’est le cas pour l’Église et la papauté, qui ont été fondées explicitement par le Christ, ainsi que le rapporte l’Évangile (cf. Mt 16, 18). L’islam ignore en outre le concept de magistère authentique pour la définition des dogmes et l’interprétation des textes sacrés. El-Azhar n’échappe pas à ces règles, ce qui limite sa représentativité (Cf. PFV n° 79).
Ce n’est pourtant pas ainsi que son actuel grand imam, Ahmed El-Tayyeb, en fonction depuis 2010, présente l’institution. « Et la référence, c’est El-Azhar, l’université qui défend depuis plus de mille ans une lecture modérée du Coran », assure-t-il (Le Temps, 22 janvier 2011). Toutefois, remarque l’un de ses professeurs, Mohamed Abdou,
« en islam, il n’y a pas de monopole de la vérité, laquelle n’est pas l’apanage des seuls oulémas [savants en religion] » (Le Point, 16 juin 2016).
Selon un habitué de Tayyeb,
« il n’y a que la légitimité mondiale qui compte pour lui. En se faisant prendre en photo au Vatican, il veut se présenter comme le pape de l’islam et assurer une position dominante au sein du monde musulman » (Le Point, ibid.).
Telle fut bien sa prétention lors de ses rencontres avec les papes Jean-Paul II et François. C’est avec ce dernier qu’il s’est le plus souvent montré, au Vatican et au Caire, puis à Abou Dhabi, où tous deux se retrouvèrent du 3 au 5 février 2019 pour signer solennellement une Déclaration intitulée La fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune. (Cf. PFV n° 86 et 87). Quelques responsables musulmans ont certes approuvé ce document mais l’incertitude persiste quant à son accueil général au sein de l’Oumma, à sa transmission, y compris à travers les programmes des cours dispensés à l’Université d’El-Azhar, et donc à son application.
El-Azhar a par ailleurs des rivaux dans le monde sunnite, entre autres : la monarchie marocaine (le roi est le « commandeur des croyants ») ; la Zitouna, fondée en 737 à Tunis ; l’Université de Médine (ville qui abrite le tombeau de Mahomet), d’obédience wahhabite ; le Conseil jurisprudentiel nord-américain fondé en 1986 par une association d’étudiants musulmans (aujourd’hui Société islamique nord-américaine) ; et le Conseil européen de la Fatwa, établi à Dublin depuis sa fondation en 1997 par les Frères musulmans dont il propage les thèses à travers ses antennes telle que l’Institut européen des Sciences humaines (Château-Chinon et Saint-Denis).
Quant aux chiites, ils disposent d’une autorité religieuse suprême siégeant à Qom (Iran), et d’une autre, située à Nadjaf (Irak), près du tombeau d’Ali, le père tutélaire du chiisme. Bien que dirigé par un opposant notoire à la doctrine de Qom (supériorité du spirituel sur le temporel) et ouvert au dialogue avec les chrétiens, l’ayatollah iranien Ali Sistani, lorsqu’il accueillit le pape François chez lui le 6 mars 2021, n’a pas signé la Déclaration d’Abou Dhabi, laquelle dépasse pourtant les clivages confessionnels. Il s’est contenté de dire au pape :
« Les hommes sont soit frères par la religion, soit égaux par la création » (Vatican News, 8 mars 2021).
Religion et politique
Loin de s’en tenir au domaine religieux, El-Azhar s’est toujours mêlé des affaires politiques à l’intérieur et au-delà de l’Égypte, notamment dans les conflits qui agitent le monde arabe. (cf. Stéphane Valter, Fatwas et politique, CNRS Éditions, 2020, p. 102-112). Durant la révolution égyptienne, commencée en février 2011, sa position a été fluctuante. Après s’être impliqués dans le mouvement de révolte et avoir soutenu le nouveau président, Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, les dirigeants d’El-Azhar se sont alignés sur le régime du maréchal Sissi, avec lequel des dissensions sont vite apparues. (Cf. PFV n° 82, 83 et 84).
En réponse au chef de l’État exigeant qu’El-Azhar entreprenne une réforme approfondie de l’islam, l’institution a cependant organisé ou participé à plusieurs conférences largement médiatisées. L’une d’entre elles, qui s’est tenue du 17 au 18 août 2015, concernait L’unification internationale des fatwas. (Cf. PFV n° 83 et 84). Mais, en l’absence de pouvoir coercitif, le résultat est loin d’être atteint, y compris du fait de l’institution elle-même. El-Azhar a en effet pris des positions contraires aux décisions novatrices de Sissi, notamment en ce qui concerne la femme et le mariage. (Cf. PFV n° 83 et 84).
En fait, l’ambiguïté doctrinale d’El-Azhar se maintient. « L’islam du juste milieu » : cette formule chère à Tayyeb pour qualifier la ligne religieuse de son institution n’est jamais explicitée. Par ailleurs, l’idéologie n’a jamais été absente de ses préoccupations. « Dirigée d’une main de fer, l’institution demeure, malgré les tentatives du pouvoir d’en faire le centre mondial de l’islam modéré, rongée depuis un demi-siècle par une islamisation rampante, des Frères musulmans comme des salafistes. Ce conservatisme religieux se manifeste dès l’entrée de l’université, où l’étudiant est accueilli par une femme en niqab noir proposant des mouchoirs », écrit le journaliste Armin Arefi, à qui un chercheur azharite confie :
« Si le salafisme a contaminé l’université, c’est en raison de l’influence culturelle séoudienne » (Le Point, op. cit.).
El-Azhar et la réforme de l’islam
« Le berceau millénaire de la pensée islamique sunnite résiste à la volonté de réformes de Sissi », a constaté le journaliste Georges Malbrunot après une enquête sur place. « Cheikh Tayyeb fait de l’équilibrisme entre ses conservateurs et ses rénovateurs, il est sur la corde raide », lui a confié un diplomate (Le Figaro, 25 mars 2018).
Les problèmes liés à la réforme de l’islam ne sont pas nouveaux. Comme tout le Proche-Orient, à partir du début du XXème siècle, El-Azhar a été confronté aux influences culturelles venues d’Europe. Deux courants se sont alors manifestés. Certains penseurs issus de ses rangs ont participé au réformisme, mouvement conçu non comme une adaptation à la modernité mais comme le retour à un passé idéalisé, ce qui a inspiré des doctrines islamistes encore en vigueur (cf. PFV n° 64-65). L’institution ne les a pas sanctionnés. En revanche, d’autres intellectuels, azhariens ou non, ayant milité pour un authentique renouveau de la pensée, ont vu leurs écrits censurés. Plusieurs d’entre eux ont même été condamnés pour apostasie par la justice égyptienne avec l’accord d’El-Azhar. (Cf. PFV n° 81 ; cf. aussi PFV n° 64 à 66).
Malgré les engagements pris par El-Azhar au terme des conférences internationales depuis l’arrivée au pouvoir du maréchal Sissi, la stagnation persiste. En voici quelques exemples.
En 2017, le Conseil supérieur des Oulémas d’El-Azhar a refusé la proposition du chef de l’Etat d’abolir le divorce oral (répudiation). Pour l’universitaire Dominique Avon, il s’agit là de
« l’énième manifestation d’un rapport de force entre autorité religieuse et autorité politique pour décider l’instance à même de définir les règles qui doivent s’appliquer à la société » (La Croix, 21 février 2017).
Suite à une décision de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) du 25 octobre 2018 ayant validé la condamnation pour blasphème prononcée auparavant par la justice de Vienne contre une enseignante autrichienne accusée d’avoir, dans une conférence, « dénigré » Mahomet en assimilant son union avec la jeune Aïcha de 9 ans à de la « pédophilie », l’Observatoire de l’islamophobie d’El-Azhar a qualifié cet arrêt de « courageux » et d’« historique » (Grégor Puppinck, Valeurs actuelles, 1er mars 2019). Le 18 mars 2019, la CEDH a confirmé ce jugement.
Au début de 2022, El-Azhar a opposé un veto à la demande de bahaïs (adeptes d’une confession issue d’un courant chiite au XIXème siècle) qui désiraient disposer de terrains pour l’inhumation de leurs morts à Alexandrie, ceci au motif que le bahaïsme équivaudrait à l’athéisme (La Croix, 13 janvier 2022). Les 28 février et 1er mars 2017, l’institution avait pourtant accueilli au Caire une Conférence internationale sur la liberté, la citoyenneté, la diversité et la complémentarité. (Cf. PFV n° 85).
« De l’aveu même de certains azharistes, El-Azhar est aujourd’hui dans l’incapacité totale de réformer en profondeur l’interprétation des textes religieux. “Nous sommes bloqués dans notre passé glorieux”, lâche l’un d’eux. “Face aux textes on ne bouge plus” » (Armin Arefi, Le Point, 16 juin 2016).
El-Azhar et le djihad
L’un des problèmes les plus préoccupants réside dans l’attitude ambigüe de l’institution face au fanatisme religieux et aux violences qu’il inspire. En 2015, Tayyeb a créé un « Observatoire d’El-Azhar » chargé de lutter contre la propagation d’idées extrémistes dans le monde musulman. Mais par ailleurs, tout en condamnant certains actes terroristes revendiqués par des mouvements djihadistes (Daech, Talibans, El-Qaïda, par exemple), il a plusieurs fois nié que ceux-ci répondent à des prescriptions authentiques de l’islam. (Cf. PFV n° 82). Par ailleurs, El-Azhar justifie le maintien du djihad dans ses programmes universitaires par la nécessité de préparer les étudiants à la légitime défense (Laura Garrec, « Les enjeux de pouvoir de l’autorité religieuse dans l’Égypte post-transition démocratique », cité par Stéphane Valter, op. cit., p. 45).
La nécessité de combattre ces idéologies avait été réclamée avec fermeté par le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux, lors d’un séminaire qui s’est déroulé à El-Azhar les 22 et 23 février 2017 (La Documentation catholique, 6-10 mars 2017). La réponse de Tayyeb demeure hésitante, a confié un observateur.
« El-Azhar est un peu aux abois : le bureau du grand imam veut sortir de son isolement et se demande comment faire pour lutter contre l’extrémisme. Mais ses membres n’osent pas s’attaquer de front à ce qui – dans la doctrine et plus particulièrement dans la jurisprudence islamiques – peut justifier la violence » (La Croix, 27 février 2017).
En fait, explique le Dr Khairy Shaarawy, responsable du Département francophone des études islamiques, « si El-Azhar condamne Daech, elle reste incapable d’excommunier les djihadistes » (Le Figaro, 25 mars 2018). Cela reviendrait à qualifier ces musulmans d’infidèles, accusation qui, à ses yeux, ne peut concerner que les apostats, c’est-à-dire ceux qui nient la chahada (profession de foi islamique) (Agence Fides, 17 décembre 2014).
Quand des musulmans critiquent El-Azhar
Dans son livre, L’islam mis à nu par les siens (éd. Riposte laïque, 2019), Maurice Saliba présente une anthologie de musulmans ayant rejeté leur religion de naissance, parmi lesquels d’anciens membres d’El-Azhar (p. 20-24). En dehors des cas cités dans cet ouvrage, l’auteur en signale d’autres ailleurs, tel qu’Ahmed Subhy Mansour. Diplômé d’El-Azhar où il a enseigné avant d’en être expulsé pour ses idées libérales, il s’est réfugié aux Etats-Unis où il a fondé, en 2002, un Centre pour les études coraniques. Pour lui, El-Azhar « demeure foncièrement rigide et opaque ». Mansour reproche aux Occidentaux de ménager Tayyeb.
« Ils oublient totalement que ce dernier est bien réputé pour son fanatisme en faveur de l’islam wahhabite et pour son emprise sur l’idéologie religieuse de l’islam sunnite, notamment dans son pays. La preuve c’est qu’il a déjà forcé le président égyptien à cesser de réclamer une réforme du discours religieux » (Maurice Saliba, Dreuz-Info, 11 janvier 2018).
Malik Bezouh, Français d’origine algérienne, ancien militant Frères musulmans, auteur de plusieurs livres, notamment Ils ont trahi Allah (Éd. de l’Observatoire, 2020), commente ainsi la Déclaration d’Abou Dhabi :
« Si l’on ne doute pas de la sincérité du pape François, on est en droit de s’interroger sur celle de celui qui dirige la plus grande institution islamique du monde musulman ».
Bezouh énumère une série de positions d’El-Azhar contraires aux engagements pris dans ce document : le droit de « tout croyant de corriger sa femme si celle-ci se montre désobéissante, sous réserve qu’il ne lui brise pas les os » ; l’interdiction de modifier la prescription coranique n’accordant aux femmes que la moitié de la part d’héritage (PFV n° 84) ; le soutien à un projet de loi égyptien tendant à « criminaliser les athées », El-Azhar n’ayant
« jamais désavoué la mortelle sentence encourue par un musulman qui abjure sa foi ». Bezouh en conclut que « malgré ses discours de paix, de concorde, de fraternité, de tolérance qui, à la vérité, relèvent de la communication, El-Azhar ne contribue nullement à diffuser des valeurs susceptibles d’engendrer une meilleure acceptation de l’altérité » (Le Spectacle du monde, 30 juillet 2020).
Tawfiq Hamid, ancien islamiste, établi comme journaliste aux Etats-Unis :
« Ces présumés gardiens du temple de l’islam n’ont jamais été en mesure de fournir une réponse appropriée, cohérente et logique aux questions religieuses épineuses qui choquent la civilisation humaine et perturbent la conscience personnelle » (Site Al-Hurra, traduit de l’arabe par M. Saliba, Riposte laïque, 5 avril 2021).
POUR CONCLURE
Les différents épisodes de l’histoire d’El-Azhar montrent que son statut, ses attributions et ses orientations ont toujours été tributaires des rapports de forces politico-religieux, aussi bien internes qu’externes au pays qui l’abrite. Les divergences d’orientation se rencontrent même au sein de l’institution. Tous ces facteurs privent l’institution de l’autorité universelle qu’on lui prête souvent. (Cf. PFV n° 80). Depuis l’arrivée de Sissi au pouvoir au Caire (2013) et la signature de la Déclaration d’Abou Dhabi (2019), les situations n’ont pas, ou très peu, évolué dans les pays ayant l’islam comme religion officielle. (Cf. PFV n° 85).
Tayyeb aime à se présenter devant ses coreligionnaires comme le garant de leur protection contre les influences occidentales qu’il juge nocives.
« Je prétends que notre civilisation islamique a toujours été plus raisonnable, plus large d’esprit et a mieux garanti la liberté des autres que la civilisation occidentale » (Le Temps, 22 janvier 2011).
Cette parole a pu inspirer la doctrine imaginée par Youssef Qaradawi. Cet Égyptien, ancien membre d’El-Azhar et proche des Frères musulmans, établi à Doha (Qatar), « estime qu’il ne peut y avoir de solutions importées de l’Occident, mais uniquement des solutions purement islamiques à toutes les questions qui se posent à l’humanité » (S. Valter, op. cit., p. 44). Avec d’autres militants, il est à l’origine du concept de « terre de la prédication » (Dar el-Dawa) qu’il convient d’appliquer aux territoires traditionnellement qualifiés par l’islam de « terre de la guerre » (Dar el-Harb), acceptant « des concessions – temporaires ? – aux législations dominantes […] en attendant que l’islam devienne prédominant » (ibid., p. 88).
C’est ainsi que l’Union des Organisations islamiques de France (UOIF) et l’Institut européen des Sciences humaines qu’elle parraine (cf. supra), ainsi que des organisations salafistes, dont l’existence est reconnue par la loi française, propagent, à travers leurs mosquées, leurs écoles, leurs associations et leurs librairies, le rejet, voire la haine, de la culture et des mœurs occidentales. Il en va de même des organisations salafistes. Très rares sont celles qui ont amendé leurs programmes, leurs publications et leurs prédications, comme le montre Jean-Frédéric Poisson dans son dernier livre, La macronie et l’islamisme. 5 ans de lâchetés (Éditions de Paris, 2022), parfaitement documenté et référencé. Toutes bénéficient de la complaisance des élus et des pouvoirs publics. El-Azhar ne semble avoir ni désavoué ces doctrines ni condamné ceux qui les enseignent alors qu’ils contredisent l’idéal de fraternité humaine auquel son grand imam s’est engagé avec le pape François ? Le peut-il dès lors qu’elles s’appuient sur le Coran « divin » et la Sunna « prophétique » ?
Ces exemples montrent les limites des engagements de l’institution, considère le géopoliticien Alexandre Del Valle.
« El-Azhar demeure un réservoir d’orthodoxie sunnite obscurantiste qui est très loin d’avoir entamé la “réforme” radicale de la religion qu’a appelé de ses vœux le courageux El-Sissi, bien incapable de faire bouger les lignes théologiques à lui seul » (Atlantico, 23 mai 2016).
La preuve d’un réel changement sera manifestée le jour où les chrétiens n’auront plus à reprendre des propos tels que ceux que confiait le patriarche copte-catholique Ibrahim Isaac, quelques mois avant l’événement d’Abou Dhabi. Évoquant les difficultés des contacts avec les musulmans qui avaient étudié à El-Azhar, il disait :
« La plupart d’entre eux ont l’idée bien ancrée en tête que l’autre, celui qui est différent, est inférieur. Leur religion est supérieure » (Terre sainte, juillet-août 2018, p. 208).
Annie Laurent
Nous pouvons nous retrouver impliqués dans un conflit dans lequel l’arme atomique ne serait plus taboue
Dans un article traduit par Benoît-et-moi, Riccardo Cascioli met en garde contre la diabolisation de Poutine:
[…] les gouvernements et les principaux médias ne font qu’un pour réclamer la tête du président russe Vladimir Poutine, et malheur à quiconque ose poser des questions. Il se retrouve immédiatement dans le cercle des traîtres, des pro-russes et des négationnistes, comme cela s’est produit pendant la pandémie pour ceux qui ne se sont pas fait vacciner ou qui ont critiqué le green pass.
Donc, maintenant l’ennemi est la Russie et Poutine en particulier. Hier, l’Italie, avec d’autres pays européens, a expulsé 30 diplomates russes, pour une menace non spécifiée à la sécurité nationale, aujourd’hui, l’Union européenne lancera de nouvelles sanctions contre la Russie ; et surtout, l’engagement militaire des pays occidentaux en faveur de Kiev augmente de jour en jour : hier, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a lui aussi réaffirmé que l’OTAN allait accroître son soutien militaire.
En fond sonore à cette course aux armements, il y a le massacre de Butcha, la ville proche de la capitale Kiev où – après le retrait des soldats russes – les corps de centaines de civils torturés et assassinés ont été retrouvés. Le massacre de Butcha est immédiatement devenu le principal acte d’accusation contre Poutine, une fois de plus décrit comme un « criminel de guerre » par le président américain Joe Biden. Rendant ainsi impensable d’opposer une quelconque résistance à cette escalade inquiétante. Et pourtant, comme nous l’avons écrit hier et comme l’affirment plusieurs correspondants de guerre, il y a beaucoup de choses à clarifier sur ce qui s’est passé à Butcha [cf. Reporter de guerre: faire son métier, simplement].
A l’évidence, le simple fait de poser une question suscite des accusations ou des insultes de toutes sortes, et cela suffirait à faire croître les soupçons. Pas parce qu’on croit l’armée russe incapable de telles atrocités, bien sûr : l’histoire, même récente, en fournit de nombreux exemples. Mais des atrocités ont également été commises par les Ukrainiens, la guerre, malheureusement, c’est cela. Surtout, nous savons aussi très bien le rôle que joue la propagande dans cette guerre, comme dans toutes les guerres. Et combien de fois des faits ont été créés ad hoc pour diaboliser l’ennemi et justifier la guerre. Ce mois-ci aussi, nous avons vu en action une forte propagande, des deux côtés. Rien ne doit donc nous surprendre. Ce n’est pas une question de culture du doute, ou de complotisme, ou de sympathie pour Poutine : c’est une question de prudence face à des faits dont l’explication est au moins incomplète.
C’est pourquoi il serait bon de mettre en place une commission internationale indépendante chargée de déterminer rapidement ce qui s’est réellement passé à Butcha. Et ce serait surtout l’intérêt de l’Europe de faire la lumière sur ce qui est arrivé, étant donné les conséquences que cet épisode aura sur la poursuite de la guerre. Il ne semble pourtant pas que l’on veuille sérieusement s’engager dans cette voie, apparemment, le désir de mener cette guerre est si fort qu’on ne peut se permettre aucune hésitation: le massacre de Butcha vient à point pour justifier une implication toujours plus grande en faisant taire toute opposition.
Par contre, ce qui s’est passé à Butcha, quelle qu’en soit l’explication, devrait nous ouvrir les yeux sur le fait que la guerre est toujours atrocité, elle est toujours mort, elle est toujours destruction : pas seulement destruction de bâtiments et de structures, elle est la destruction des cœurs, la multiplication de la haine et du ressentiment qui se perpétue pendant des générations et qui est très souvent la cause d’autres guerres. Seuls ceux qui l’ont lu dans les journaux ou les livres peuvent penser que la guerre mène à une résolution des problèmes. Au contraire [elle mène] à ne pas calculer les conséquences catastrophiques d’un allongement des temps et d’un élargissement des parties concernées.
C’est pourquoi il faut s’efforcer de parvenir à un cessez-le-feu et à un accord le plus rapidement possible. Reconnaître la différence entre l’agresseur et l’agressé, et reconnaître le droit à la défense de l’agressé n’est pas contradictoire avec la recherche d’une solution négociée. Tout dépend du véritable objectif poursuivi : ici, s’il est de parvenir rapidement à une paix aussi juste que possible, ou bien de saisir l’occasion pour donner une leçon à Poutine et affaiblir la Russie.
Il semble assez clair que les États-Unis et l’OTAN visent ce deuxième objectif; du reste, le désir d’un changement de dirigeant à Moscou est désormais explicite. Mais les implications de ce choix sont graves : parce que c’est d’abord le peuple ukrainien (y compris la partie russophone) qui le paie, alors qu’il a déjà des milliers de morts et 4 millions de réfugiés et que les combats se déroulent sur son territoire; et il touche aussi l’Europe: À court terme, elle le paie économiquement, mais nous savons à quel point les guerres peuvent facilement devenir incontrôlables et nous pourrions nous retrouver impliqués dans un véritable conflit dans lequel même l’arme atomique ne serait plus taboue.
Malheureusement, pour autant que l’on puisse en juger, la course vers l’abîme a commencé.
Quand le poutino-droitisme rend les victimes coupables et les coupables victimes…
Un ami journaliste, Michel Léon, me fait passer cet article en réponse à celui de Michel Janva d’hier. J’en profite pour rappeler que le Salon beige n’a pas de « doctrine officielle » sur tout (nous ne sommes pas la Pravda, pas même la Pravda des « cathos réacs », quoi qu’en pensent les médias dominants!) et que des points de vue aussi nettement contradictoires sont parfois nécessaires pour essayer de comprendre une situation – notamment une situation aussi embrouillée que celle de la guerre actuelle en Ukraine. Il ne s’agit évidemment pas de renvoyer dos à dos les protagonistes. Il est évident que la responsabilité prochaine de l’invasion incombe à Vladimir Poutine et aux forces russes. Mais il est évident aussi que les révolutions de couleur ou la création de toutes pièces du Kosovo albanais ont pu aggraver le fossé d’incompréhension entre l’Est et l’Ouest. Il est clair aussi que le KGB n’est pas n’importe quelle « école de formation » pour hauts fonctionnaires comme on l’entend parfois chez les officiels russes qui comparent la formation de Vladimir Poutine à l’ENA. J’ai certes beaucoup de choses à reprocher à l’ENA, mais enfin elle n’est pas une école de mensonge et de crime. J’ignore jusqu’à quel point le chef de l’Etat russe et son entourage ont été imprégnés de cette formation, mais il ne me semble pas vraiment déraisonnable – pour dire le moins – de se défier de cette abominable « école ». Et il ne me semble pas non plus du tout anodin de célébrer annuellement la mémoire de Dzerjinski, fondateur de la Tcheka, comme le font les anciens du KGB. De même qu’il n’est anodin de conserver « la charogne de Lénine » (comme disait Soljénitsyne) dans son mausolée de la place rouge. Bref, je pense qu’un énorme travail de décommunisation s’impose – et, hélas, pas seulement en Russie; je serais même d’avis de commencer par la France où pas moins de 4 candidats communistes se présentent à la présidentielle sans que quiconque trouve à y redire. Quand j’entends parler de « dénazification » de l’Ukraine – même si je ne doute pas que certains régiments et politiciens ukrainiens soient réellement nostalgiques du IIIe Reich -, je ne peux m’empêcher de penser à la propagande « anti-fasciste » du communisme international (pour un communiste, et aujourd’hui encore pour l’immense majorité de la gauche française, est « fasciste » toute personne qui ne plie pas le genou devant la propagande « du » Parti). En sens inverse, je ne peux pas non plus oublier que la majorité parlementaire de Vladimir Poutine a courageusement résisté au totalitarisme LGBT (et que la première personne touchée par les sanctions « occidentales » et interdite de séjour sur le territoire de l’Union européenne fut, non pas un oligarque, mais la présidente de la commission Famille de la Douma qui avait eu le « tort » de refuser la propagande LGBT dans les écoles). Dernier point: il est clair que la presse « mainstream » est un admirable vecteur de propagande et qu’il y a lieu de s’en méfier également. Mais, hélas, il ne s’agit pas d’une boussole qui indique le sud, comme le Rantanplan de Lucky Luke: ce serait trop simple si elle se trompait ou mentait systématiquement, il suffirait d’en prendre le contre-pied! Notre travail de réinformation n’est évidemment pas (si j’ose parodier le grand Joseph de Maistre!) un travail de désinformation en sens contraire, mais le contraire de la désinformation. Et donc plus nous aurons d’éléments pour permettre à chacun de se faire une opinion éclairée, mieux ce sera. Ayons seulement à coeur, les uns et les autres (et je n’ignore pas combien c’est difficile pendant les crises), de chercher la vérité et de faire crédit à ceux qui ne pensent pas comme nous qu’eux aussi la cherchent.
Guillaume de Thieulloy
Nous lisons des analyses d’organes se revendiquant de la droite patriotique, conservatrice ou nationale, qui contestent la responsabilité russe dans les massacres de Boutcha, Irpin et Hostomel, au nord de Kiev. Sur le site « lesalonbeige.fr », un papier daté du 4 avril signé de Michel Janva renverse carrément les responsabilités. Il énumère un calendrier sur quatre jours et en conclut que les cadavres sont apparus après le départ des troupes russes : « 2 avril, on commence à voir des images de corps dans les rues de Boutcha ».
Les Russes ont quitté la zone le 30 avril. Au regard de la quantité de mines qu’ils y ont aimablement laissées, il va de soi que les combattants ukrainiens que M. Janva qualifie aimablement de « troupes d’Azov et autres Ukrainiens » (le régiment Azov étant aux yeux de l’ambassade de Russie à Paris, sur ordre du Kremlin, une unité « nazie ») n’ont pu avancer que précautionneusement.
Que l’ampleur du massacre et des exactions ne soient apparue et remontée dans les médias que deux jours après le départ des Russes ne surprendra personne. Le territoire est vaste, les agglomérations peu denses, les survivants terrés dans leurs maisons ou ce qu’il en reste, les routes parsemées de mines…
- Janva va même jusqu’à sous-entendre que ce seraient les Ukrainiens qui auraient commis le crime en ayant supposément liquidé les « collaborateurs » et « traîtres ». Et, pour faire bonne mesure, il cite in extenso le communiqué du ministère de la « Défense » de la Fédération de Russie qui qualifie de « provocation » l’affirmation selon laquelle les quelques 410 morts recensés dans ce secteur seraient le fait des troupes russes. Notons que M. Janva ne prend pas la peine de citer un seul mot venu du gouvernement de l’Ukraine.
Il cite un extrait d’une dépêche de Reuters qui précise, après reportage sur le terrain que l’agence « n’a pas pu immédiatement vérifier les allégations » des responsables ukrainiens. Précaution classiques des agenciers, qui obéissent à des règles de recoupement que l’immédiateté ne permet pas, avant clarification ultérieure.
Rien dans l’article de M. Janva sur les photos satellites prises avant le départ des troupes russes et publiées par des médias américains. Ces images montrent des corps parsemant les routes du secteur de Boutcha. Pas un mot non plus sur le témoignage d’un journaliste indépendant affirmant que par ces températures négatives du nord de l’Ukraine, l’odeur pestilentielle de décomposition des corps trahis l’ancienneté du crime.
Mais puisque des médias « du système » le disent, ce serait faux, n’est-ce pas ? Les médias du système russe, bien plus à la botte du pouvoir, eux sont crédibles. Pas un mot non plus sur les témoignages recueillis par la journaliste Margaux Benn, envoyée spéciale du Figaro à Kiev dans l’édition de ce mardi 5 avril. M. Janva aurait pu compléter son article, internet le permet.
Mme Benn relaie entre autres le témoignage de Kateryna Haliant, psychologue clinicienne, sur les femmes et (très) jeunes filles violées voire grièvement blessées, parfois devant leurs propres enfants, après que les soldats russes eurent assassiné les membres de la famille de sexe masculin. « Les victimes que l’on connaît ont dû surmonter deux obstacle, raconte Kateryna : ressortir vivantes de leur calvaire, et venir le raconter. Or beaucoup d’entre elles sont mortes ».
Dans son adoration pour la virilité supposée du potentat russe, la droite poutiniste opère le même renversement causal que les tenants de l’islamo-gauchisme. Le terroriste – car en Ukraine il s’agit du terrorisme de l’Etat russe – est la victime, et la victime – l’Ukraine envahie et ravagée par le fanatisme stalino-tsariste – la coupable. De même, pour une certaine gauche le terroriste mahométan est une victime du colonialisme et l’Européen égorgé un impardonnable colonialiste.
L’obsession de l’attaque sous faux drapeau vire à la paranoïa. Comme l’est la paranoïa kremlinesque sur la supposée nature foncièrement « nazie » non seulement du gouvernement mais du peuple ukrainien. Nous renverrons simplement M. Janva à l’éditorial publié le 3 avril à 8 : 00 par une dépêche RIA Novosti, agence gouvernementale russe. Le papier est signé Timofei Sergeytsev et il est intitulé « Ce que la Russie doit faire de l’Ukraine ».
Extraits : « A côté de l’élite, une partie importante de la masse du peuple, composée de nazis passifs, est complice du nazisme. Elle a soutenu les autorités nazies et les comprennent ». « L’hypothèse selon laquelle le peuple et bon et le gouvernement a tort ne fonctionne pas ».
Sergeytsev poursuit : « La juste punition de cette partie de la population peut être considérée comme une étape dans les répressions inévitables d’une guerre juste contre le système nazi ». Et une dernière pour la route : « L’élite Banderienne doit être liquidée, sa rééducation est impossible. La lie sociale qui la soutient de manière active ou passive doit subir les duretés de la guerre et digérer cette expérience comme une leçon et une expiation historique ».
Compris ?
Michel LEON
Affaire Jeremy Cohen : M. Macron doit être satisfait, le mort n’a pas usé de légitime défense
Le Salon beige vient de publier un article au titre percutant :
« Dans la France de Macron, on fait passer des meurtres de juifs pour des accidents de tramway ».
C’est un fait : il a fallu un mois et demi pour que vienne à la surface de la conscience publique le décès de M. Jérémy Cohen, écrasé par un tramway au moment où il essayait d’échapper au lynchage d’une dizaine d’assaillants. A Bobigny, dans le 93, ce département d’autant plus créolisé qu’une très grande majorité des Français juifs qui y habitaient ont déjà pris la route de l’exil intérieur pour cause de danger.
M. J. Cohen était un jeune homme paraît-il paisible, de confession juive et aimant à porter la kippa comme signe de sa foi. Son décès a d’abord été présenté dans la presse comme suit :

Il a fallu que ses frères mènent l’enquête : comme le faisait remarquer M. Macé-Scaron le 5 avril dans l’émission L’Heure des Pros, en France maintenant, quand un juif meurt soi-disant accidentellement, on a toujours intérêt à creuser plus loin pour comprendre si l’accident n’aurait pas plutôt procédé d’une violence antisémite.
Et puis, les vidéos de l’agression ayant été retrouvées, il a fallu que le père de J. Cohen prenne contact avec M. Zemmour pour donner à l’affaire une visibilité telle que les autorités compétentes fassent autre chose que muser. Rappelons que tout récemment, M. Kalifat, président du CRIF, avait appelé à la vigilance contre l’antisémitisme, en désignant tout particulièrement « l’extrême-droite » et M. Zemmour. M. Kalifat n’a, à notre connaissance, pas été appelé à l’aide par M. Cohen père. Légèrement vexant…
Les autorités compétentes auraient-elles craint l’affichage public d’un nouvel acte antisémite commis –c’est envisageable- par des hommes de culture arabo-musulmane ? L’hypothèse vient d’autant plus facilement à l’esprit qu’on se rappelle, pêle-mêle, les crimes commis contre Sébastien Sellam, Ilan Halimi, Gabriel Sandler, Jonathan Sandler, Arié Sandler, Myriam Monsonégo, Yohan Cohen, Philippe Braham, François-Michel Saada, Yoav Hattab, Sarah Halimi, Mireille Knoll. Si ce n’est pas culturel, c’est à tout le moins statistique.
Mais, on le sait, il ne faudrait pas désespérer Billancourt, les adeptes du vivre-ensemble et les pratiquants d’une religion de paix et d’amour. Il ne faudrait pas désespérer la bien-pensance de ces belles consciences tout imbibées de vieilles vertus chrétienne devenues folles dont nous pensons avoir trouvé un exemple quasi-chimiquement pur en la personne de M. Lucien Jaume, professeur chargé d’honneurs universitaires et directeur de recherche émérite au CNRS en sciences politiques, intervenant de référence lors d’une session de l’Université Populaire Digitale organisée le 14 février 2022 par la Fondation de l’islam de France et ayant pour titre « L’Etat et les religions ». M., Jaume est tout empressé à minorer l’apport de la religion chrétienne au bien commun (« La liberté de conscience chez les catholiques est très tardive. Alors, là aussi, quand on donne des leçons aux musulmans, attention. Quelle a été l’histoire du catholicisme ? [24’]… Le véritable changement très clair sur cette question se trouve dans les textes de Vatican II » [1h14’]) et à vanter la religion musulmane (« Je suis très ébloui par la déclaration des principes du culte musulman en janvier 2021 et qui est actuellement publiée sur le site de la Grande mosquée de Paris. Parce que, notamment, la liberté de conscience occupe une place reconnue » [25’]). « Ebloui » semble bien le terme adéquat, comme on le dit du lapin pris dans les phares d’une voiture.
Il ne faudrait pas dessiller non plus trop violemment les belles consciences de gauche comme Mme Sophie Fontanel (qui écrit dans L’Obs, c’est un viatique) pour laquelle, si les talibans excluent les filles de l’école, c’est en raison de la « puissance masculine ».

Il ne faudrait pas non plus mettre en évidence l’aveuglement volontaire du pouvoir macronien et de beaucoup d’autres politiciens pour des raisons en partie liées à la proximité de l’élection présidentielle, ce qu’exprime si parfaitement un tweet de l’essayiste Françoise Degois. Imaginez si le réel venait s’immiscer dans l’élection… :

Soyons positifs, il y en a au moins un qui doit être satisfait quels que soient les développements à venir de l’enquête judiciaire : c’est M. Macron. Parce que M. J. Cohen, face à la meute, n’aura pas eu d’autre choix que d’essayer de s’échapper. Or, rappelons-nous : « Je suis opposé à la légitime défense » a déclaré début avril M. Macron. M. Macron a été exaucé.
Emmanuel Macron, qui n’a pas de petit enfant à garder et à protéger, contre la légalité de la « légitime défense »
De Bernard Antony, président de l’Agrif, directeur de la Revue Reconquête, communique:
Rappelons les faits : Fouras, en Charente-Maritime, quatre malfaiteurs ont fait irruption dans la maison d’un agriculteur qui gardait seul, ce soir là, son enfant de trois ans.
Alors que l’actualité abonde de crimes, vols sous menaces et d’autres faits de violence souvent atroces on peut aisément imaginer la soudaine frayeur qui s’est emparé de cet homme, et plus encore de son enfant. Le pire était en effet possible. Pour l’éviter l’homme n’a alors eu que la ressource de prendre rapidement son arme et de tirer sur le groupe des malfrats. Malheureusement l’un de ces derniers est mort, victime de l’agression qu’il perpétrait. On veut espérer que ses complices seront arrêtés.
Mais Emmanuel Macron, lui, qui n’a pas de petit enfant à garder et à protéger et qui lui, est sans cesse gardé et protégé a osé proférer ces mots :
« chacun doit avoir la sécurité et c’est le devoir de la puissance publique de l’assurer. Mais, je suis opposé à la légitime défense. C’est très clair et c’est intraitable parce que sinon, ça devient le Far West. Et je ne veux pas d’un pays où prolifèrent les armes et où l’on considère que c’est aux citoyens de se défendre ».
Or nous sommes dans un pays où la puissance publique est de plus en plus devenue une impuissance avérée face à l’augmentation de l’insécurité, de la criminalité et dans lequel le nombre de crimes et délits demeurant impunis croît sans cesse.
Et voilà que le chef de l’Etat, remet en cause le principe fondamental dans toute civilisation : la légitime défense des personnes agressées.
Dans la plénitude de son habituel dédain des angoisses de ses concitoyens, Macron, méprisant, qualifie de « Far West » une société où l’on est contraint de faire usage du droit naturel de légitime défense quand la puissance publique est défaillante.
Le devoir sacré de cet agriculteur n’était-il pas, face à la menace de l’intrusion de quatre voyous dans sa maison de se défendre et surtout défendre son enfant ? Pour ne pas comprendre cela, Mr Macron est un bien indigne président, à rebours des fondements de notre civilisation d’identité française et chrétienne.
Les lauréats du prix Saint Jean-Paul II pour la Famille, l’Amour et la Vie
Le Prix Saint Jean-Paul II pour la Famille, l’Amour et la Vie sera remis le mercredi 1er juin 2022 à 14h15 au Collèges des Bernardins, 20 rue de Poissy Paris 5°. Avec la participation de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron
Lauréats
Section Essai
Sous la direction de Mgr José Noriega, d’Isabelle et René Ecochard, Editions Téqui,
Encyclopédie sur la sexualité humaine, l’amour et la fécondité
Cette encyclopédie est la version française du Dizionario su sesso, amore e fecondità publié à Rome par l’Institut pontifical théologique Jean‐Paul II pour les sciences du mariage et de la famille en 2019. Elle regroupe des articles de biologie, théologie, médecine, mais aussi des travaux en sciences humaines ou philosophie. C’est un outil fantastique pour toute personne qui étudie l’être humain.
Sous la direction de Mgr Noriega et de René et Isabelle Ecochard, les 170 articles sont rédigés par plus de 120 professeurs et experts internationaux.
Section Témoignage
De François-Xavier Clément, La voie de l’éducation intégrale, Artège
L’enfant n’est pas seulement un cerveau avec un cartable, l’enfant ne se réduit pas à une boîte à savoirs. Fort de cette conviction, tout parent désire l’épanouissement de son enfant dans toutes ses dimensions. C’est le pari de l’éducation intégrale.
À une époque où les repères s’effacent et les structures éducatives sont à la peine, seule une vision moderne de l’éducation fondée sur la foi chrétienne est en mesure de répondre aux défis posés par le monde contemporain.
Nourri d’une irremplaçable expérience de terrain dans le monde scolaire, l’auteur développe une approche innovante et accessible à tout parent comme à tout enseignant. Principes théoriques et applications pratiques sont ainsi parfaitement mariés pour donner naissance à un ouvrage qui, pour la première fois, synthétise avec grand talent l’éducation intégrale dans toutes ses composantes.
François-Xavier Clément est père de famille, philosophe de formation. Enseignant, puis chef d’établissements scolaires du second degré, il a été directeur de l’enseignement catholique de la Loire. Il est également auditeur de l’Institut des hautes études de la Défense nationale (IHEDN).
Section création artistique
De Javier Viver, Statue La Bella Pastora, pour la Communauté Iesu Communio en Espagne
Iesu Communio est l’un des nouveaux instituts religieux pour femmes qui a attiré le plus de vocations ces dernières années. 200 religieuses – dont la moyenne d’âge est très jeune – sont réparties dans 2 maisons. Elles vivent un charisme particulier entre prière contemplative et engagement apostolique. Elles accueillent des milliers de pèlerins dont beaucoup de jeunes.
Au coeur de l’institut religieux se trouve la Vierge Marie, représentée par une sculpture que les religieuses appellent la « Bella Pastora », la Belle Bergère. Cette statue possède une esthétique particulière représentée par une jeune femme enceinte, assise, qui serre les mains contre son cœur.
Javier Viver est sculpteur et photographe. Espagnol, son travail consiste à essayer de faire connaître l’invisible.
Composition du Jury
- Président, Guillaume d’Alançon Fondateur de l’Institut pour la Famille en Europe
- Xavier Blandin Président de l’Institut pour la Famille en Europe
- Jennifer Carrupt Présidente de la Fondation pour la famille (Suisse)
- Michel Deguy Cardiologue, directeur de la revue médicale Alsoha (Liban)
- Olivier Dehaudt Président de l’association « Choisir la Vie » (Suisse)
- Abbé Henri Delavenne Curé de la Paroisse Saint-Georges-de-Boscherville, docteur en théologie
- Jokin de Irala Professeur d’épidémiologie et de santé publique à l’Université de Navarre (Espagne), membre de l’Académie Pontificale pour la Vie
- Anne Lecointre Responsable de l’Accueil Louis et Zélie de Lorient, étudiante à l’Institut Karol Wojtyla
- Olivier Minvielle Écrivain, agrégé d’histoire et enseignant dans l’enseignement catholique
- Aude Mirkovic Maître de conférence en droit privé et porte-parole de l’association « Juristes pour l’Enfance »
- Philippe Nicolardot Contrôleur général des Armées (2s)
- Augustin Oudot de Dainville Ingénieur École centrale de Paris, étudiant en théologie à l’Institut Catholique de Toulouse
- Jean-Paul et Hélène Perez Médecins. Communauté du Verbe de Vie. Institut Jean-Paul II, Collège des Bernardins. Membres du Conseil Famille et Société de la Conférence des évêques de France
- Grégor Puppinck Directeur du Centre Européen pour le droit et la justice, docteur en droit
- Yves Semen Président et fondateur de l’Institut de Théologie du Corps, docteur en philosophie
- Raphaëlle Stevenson ENS, ESM Saint Cyr, animatrice Teenstar, éducatrice à la vie affective relationnelle et sexuelle (CLER)
- Jean de Tauriers Président de Notre-Dame de Chrétienté
- Gabrielle Vialla Ecrivain, formatrice méthode billings, lauréate du Prix Saint Jean-Paul II 2021
Pour toute information et pour s’inscrire (entrée gratuite) à la remise du Prix Saint Jean-Paul II pour la famille, l’amour et la vie : [email protected]
Le peuple hongrois a mal voté, l’UE doit le punir
Voilà un avant-goût de la réaction des oligarques de l’Union européenne, si Marine Le Pen ou Eric Zemmour étaient élus prochainement.
Les candidats conservateurs face à Citizen Go
Citizen Go a interrogé quelques candidats à la présidentielle. Seul Eric Zemmour a répondu.

Ni Valérie Pécresse ni Marine Le Pen. Réaction de Citizen Go :
Il est vrai que les deux candidates, et leurs partis ne souhaitent plus mettre en avant ces valeurs conservatrices. Valérie Pécresse a cédé aux sirènes progressistes depuis un moment, aussi bien en tant que candidate, qu’en tant que Présidente de la Région Île-de-France. Elle a subventionné de nombreuses associations LGBT et a évincé de nombreux élus conservateurs à la Région lors des dernières élections régionales.
Quant à Marine Le Pen, elle souhaite s’exprimer le moins possible sur ces sujets et cette tendance s’est accélérée au fil des années.
Au vu de leurs positions, un comparatif a été réalisé avec leurs positions sur les sujets :

Le rapport McKinsey de mai 2020 sur la bio-révolution
A l’heure où l’on s’interroge sur le rôle de McKinsey et son influence auprès du gouvernement, il peut être utile de consulter le rapport publié en mai 2020 par le McKinsey Global Institute The Bio Revolution.
L’image de couverture du rapport illustre bien leur philosophie de la technique appliquée au vivant, une philosophie réductionniste étrangère à toute métaphysique.
Pour joindre le texte à l’image, prenons un court extrait de ce rapport (page 45) pour illustrer la philosophie prométhéenne sous-jacente à la vision de McKinsey :
Microbes can be genetically engineered to produce different substances, from cellular vaccines to industrial enzymes. In the future, pets could be engineered to shed less hair, which may be popular with consumers.
Les microbes peuvent être génétiquement modifiés pour produire différentes substances, des vaccins cellulaires aux enzymes industrielles. Dans le futur, les animaux domestiques pourraient être modifiés pour perdre moins de poils, ce qui pourrait être populaire auprès des consommateurs.
En résumé, ils soutiennent la bio-révolution : modification interne des fonctionnements du vivant – notamment par la génétique.
Le but est de gagner du temps et de la productivité en exploitant, détournant et dévoyant les mécanismes du vivant. Par exemple passer des vaccins non-recombinants aux vaccins recombinants.
La possibilité de détourner les fonctions du vivant pour obtenir de nouveaux produits ou OGM est valorisée, dans un esprit réductionniste de la création. L’éradication de toute métaphysique permet une recherche de profit débridée.
On a ici un parfait exemple d’une philosophie anti-chrétienne de la technique appliquée à la sphère du vivant.
La guerre en Ukraine : un vent mauvais qui nous concerne
Du Général (2S) Marc Paitier sur Renaissance catholique :
L’évolution de la guerre en Ukraine est incertaine et son terme difficile à évaluer. Les analystes se contredisent et fournissent des interprétations contradictoires des événements. Il y a ceux qui parlent d’enlisement de l’armée russe tandis que d’autres, au contraire, expliquent le ralentissement par le fait que les objectifs opérationnels ont été atteints. Certains soulignent les insuffisances de l’armée russe et magnifient la résistance du peuple ukrainien ; d’autres relativisent ces deux données. Il est beaucoup trop tôt pour établir un bilan objectif des premières semaines de la guerre en Ukraine. Il n’est pas interdit cependant de chercher à en tirer quelques enseignements. Nous en prenons le risque, avec toute la réserve qui s’impose.
L’existence d’une guerre sur le théâtre européen nous rappelle que l’histoire resurgit avec ses tendances lourdes et ses tragédies. Nous avons trop longtemps vécu dans un aveuglement coupable, encouragés par ceux qui pensaient tirer les dividendes de la paix et mettaient en œuvre une politique de désarmement militaire mais, plus grave encore, de désarmement moral, transformant l’homme en consommateur et en jouisseur. On doit s’interroger sur notre capacité de résistance pour faire face à une agression majeure sur notre territoire. Savons-nous encore ce que nous défendons et avons-nous le courage de penser que cela vaut plus que notre vie ? La guerre en Ukraine nous invite à nous poser cette question vitale.
Réflexions à propos du conflit ukrainien
L’armée russe et les limites de la puissance
L’opération militaire qui a conduit à l’annexion de la Crimée en février et mars 2014, les offensives dans le Donbass de l’été 2014 et de janvier 2015, l’intervention dans le conflit syrien ont été remarquablement conduites et ont contribué à redorer le blason de l’armée russe. Il s’agissait d’opérations de faible ampleur, bien préparées, sur des théâtres limités dans l’espace. L’invasion de l’Ukraine est une opération d’une envergure beaucoup plus grande qui constitue une première pour l’armée russe. L’objectif initial qui visait le contrôle du pays et la destruction des forces armées ukrainiennes n’est pas atteint. L’armée russe montre des signes de faiblesse qui sont imputables à des failles capacitaires dans le domaine du commandement, du renseignement, du soutien logistique et de la coordination du combat interarmes. Elle est aussi ankylosée par une doctrine trop rigide qui ne lui permet pas d’adapter efficacement ses plans aux circonstances et à leurs évolutions. Historiquement, l’armée russe a toujours misé sur ses effectifs et sa force pour écraser l’ennemi sans tenir compte des pertes humaines. L’armée française a retenu trois grands « principes de la guerre[1] » : la liberté d’action[2], l’économie des moyens[3] et la concentration des efforts[4]. Ces trois principes valorisent, à tous les niveaux, l’esprit d’initiative. L’armée russe intègre ces principes mais les dilue, en en ajoutant six autres parmi lesquels figure « l’anéantissement ». Cet effet recherché, que les Russes sont les seuls à ériger en principe de la guerre, influence fortement leur doctrine tactique[5]. Sa mise en œuvre, qui privilégie l’approche directe et l’attaque frontale, repose sur le nombre et la puissance des armements. L’objectif est la destruction de l’ennemi plutôt que sa dislocation morale. Au soir de la victoire de Fontenoy[6], le jeune Louis XV contemplant le champ de bataille jonché de cadavres ennemis s’écria : « Le sang de nos ennemis est toujours le sang des hommes, la vraie gloire est de l’épargner. » Voilà un sentiment, totalement étranger à l’actuel « Tsar de Russie » comme à ses prédécesseurs soviétiques et impériaux. L’armée russe est une armée de « rouleau compresseur » qui ignore les subtilités tactiques et néglige même ses propres pertes. Le sang des hommes n’est pas économisé. En 2004, le « règlement » de la prise en otages par des terroristes tchéchènes d’un millier d’enfants et d’adultes dans une école de Beslan[7], s’est soldé par la mort de 337 civils dont 186 enfants. Il faut prendre en compte ces données, inscrites dans l’esprit russe, pour comprendre la nature des opérations conduites en Ukraine qui choque tant la sensibilité occidentale. Côté ukrainien, la vision est la même. Les abondants bombardements sur les populations civiles du Donbass le démontrent.
Dans le schéma mental russe, il y a peu de place pour la prise d’initiative aux échelons subordonnés. C’est ainsi que l’on voit, dans les combats récents, une immense colonne de véhicules blindés immobilisée sans réagir suite à la destruction d’un pont par les forces ukrainiennes. Elle devient alors une proie facile pour les forces de l’adversaire. A l’heure où ces lignes sont écrites, la totalité des forces russes déployées sur le théâtre ukrainien est engagée. Ces forces représentent 75% des forces de combat disponibles dans l’armée russe. Les 25% restants constituent un faible réservoir car elles ont d’autres missions à assurer. « « Plus l’incertitude est grande plus le chef doit avoir le courage d’accroître la part de sa réserve ». Les Russes ne semblent pas observer cette règle tactique proférée par le maréchal Foch, sans laquelle il n’est pas possible de durer dans le temps et de faire face à l’imprévu.
La primauté des forces morales
Les media insistent sur la vigueur de la résistance populaire et sur la valeur de l’armée ukrainienne. Cette dernière fait preuve d’une réelle combativité et livre une défense acharnée. L’armée régulière et les forces de défense territoriales mènent des offensives limitées mais efficaces contre les colonnes russes et les moyens logistiques. Dans le combat de mêlée et la conduite du combat interarmes, les forces ukrainiennes semblent prendre un réel ascendant tactique sur les forces russes en combinant judicieusement l’emploi des drones, de l’artillerie et des chars. Si elles parviennent à contre-attaquer localement, la portée de ces opérations demeure cependant limitée. Elles ne sont pas en mesure de reprendre les vastes zones conquises par les Russes. Le niveau des pertes humaines et matérielles est un objet de propagande d’un côté comme de l’autre. Il est impossible de l’évaluer avec précision mais il est certain qu’il est lourd dans les deux camps. Le moral des belligérants est tout aussi difficile à appréhender, son évolution davantage encore. Il s’agit pourtant de la donnée qui conditionne l’issue du conflit. « Les forces morales, disait Napoléon, entrent pour les trois quarts dans le résultat final ; les forces numériques et matérielles n’y comptent que pour un quart. »
Côté ukrainien, il semble se situer à un très bon niveau. Les forces ukrainiennes se battent dans une posture défensive qui les expose moins. Les unités qui défendent s’usent moins vite que celles qui attaquent. Elles bénéficient, par ailleurs, d’un appui significatif des pays occidentaux : fourniture de munitions, d’armements et de renseignement. Leur bonne tenue au combat tranche singulièrement avec les jugements très critiques émis par de nombreux analystes qui insistaient sur le niveau de corruption au sein de l’institution militaire et l’incapacité de celle-ci à se réformer et à se moderniser. Les aptitudes qu’elles démontrent contredisent ce constat sévère. Les faiblesses russes expliquent certes les performances tactiques ukrainiennes mais il faut aussi considérer un autre facteur qui est celui du ressort moral d’une armée qui se bat pour défendre sa terre avec le soutien de la population. Partagée par la langue, la religion gréco-catholique et orthodoxe, l’influence russe et l’influence occidentale, l’Ukraine fait pourtant la démonstration qu’elle possède une réelle identité nationale. Elle est devenue un État-nation. Il ne faut pas oublier qu’en 1991, l’indépendance de l’Ukraine a été approuvée à 92% avec une participation de 85% du corps électoral. L’agression russe a pour effet de renforcer le sentiment patriotique. La détermination qui en résulte vient confirmer l’adage bien connu du stratège et historien athénien Thucydide : « La force de la cité ne réside ni dans ses remparts ni dans ses vaisseaux, mais dans le caractère de ses citoyens. »
Certains observateurs n’hésitent pas à dresser un tableau plus mitigé du moral de l’armée russe en alléguant qu’elle serait mal ravitaillée, qu’elle n’était pas préparée à envahir l’Ukraine et qu’elle est sidérée par la résistance du peuple ukrainien. Il n’en demeure pas moins que les conquêtes russes sont significatives et qu’elles se poursuivent, ce qui veut dire que le moral et la discipline des unités ne sont pas réellement entamés. L’armée russe reste, elle aussi, animée par un fort sentiment patriotique. Elle bénéficie du soutien de la nation et reste fidèle à Vladimir Poutine.
De sombres perspectives à court terme
Malgré les limites qui ont été soulignées, l’armée russe n’est pas en situation d’échec. La guerre a commencé, il y a six semaines seulement et les gains territoriaux sont importants. Elle ne cherchera pas à contrôler l’ensemble du pays mais reportera son effort sur le Donbass. Il faudra voir, dans les semaines qui viennent, si les forces ukrainiennes sont capables de tenir les positions actuelles. On risque donc d’assister à un enlisement avec des Russes qui ne pourraient plus conquérir de nouveaux espaces et des Ukrainiens trop faibles pour envisager de les chasser des territoires conquis. Raisonnablement, faute d’une victoire possible, Kiev et Moscou devraient chercher une issue diplomatique. Celle-ci est très improbable à court terme. Vladimir Poutine doit obtenir des résultats suffisamment notables pour ne pas apparaître comme le perdant. La détermination ukrainienne ne faiblit pas pour le moment. La solution négociée n’est pas d’actualité. Le conflit devrait donc durer entre une Russie affaiblie, dépendante de la Chine pour compenser les sanctions occidentales qui pèsent lourdement sur elle et une Ukraine partiellement occupée soutenue par l’Occident. Une nouvelle guerre froide ou plutôt tiède, en quelque sorte. Sans perspective de victoire militaire par les moyens conventionnels, Vladimir Poutine pourrait alors être tenté de masquer son échec en changeant la nature du conflit. C’est ainsi qu’il brandit l’arme nucléaire, entretenant l’ambiguïté sur ses véritables intentions.
[1] Principes de la guerre : formalisés par le maréchal Foch, ils fondent la réussite de toute opération militaire. Par définition, ils doivent être peu nombreux. « A la guerre, il y a des principes mais il y en a peu » Maréchal Bugeaud
[2] Liberté d’action : Possibilité pour un chef de mettre en œuvre, à tout moment, ses moyens, en vue d’atteindre le but assigné, malgré l’ennemi et les contraintes imposés par le milieu et les circonstances. La liberté d’action n’est jamais absolue, elle est relative.
[3] Économie des moyens : Répartition et application judicieuse des moyens d’actions en vue d’en obtenir le meilleur rendement pour atteindre le but assigné.
[4] Concentration des efforts : Convergence des actions et des effets des différentes fonctions opérationnelles en vue de réaliser la supériorité sur l’adversaire, en un lieu et à un moment, considérés comme essentiel pour vaincre.
[5] Tactique : Art de combiner les moyens militaires, dans une mise en œuvre circonstanciée et locale des plans de la stratégie. Il s’agit de l’art de disposer et de faire manœuvrer les troupes sur le terrain.
[6] Fontenoy (11 mai 1745) : bataille s’inscrivant dans le cadre de la guerre de succession d’Autriche. Elle oppose les troupes du roi de France commandées par Maurice de Saxe à une coalition formée des Provinces-Unies, de l’Autriche, de la Grande Bretagne et de l’Électorat de Brunswick-Lunebourg (Hanovre). La victoire française est un chef d’œuvre tactique.
[7] Beslan : ville d’Ossétie-du-Nord-Alanie, dans la fédération de Russie
Des mesures concrètes pour revenir à l’essentiel
Depuis longtemps, notre famille de pensée pose les bons diagnostics à partir d’une analyse critique du monde moderne. Restait à en tirer des lignes directrices. Essayant de concilier pragmatisme et idéal, ce programme contient des mesures à la fois réalistes et radicales, pour traiter nos maux à la racine. Comme le résumait Gustave Thibon, « la société devient enfer dès qu’on veut en faire un paradis ». Il ne s’agit donc, en aucun cas, de plaquer une idéologie sur le réel. Nous voulons rebâtir un monde préservé du totalitarisme progressiste et de la domination absolue des puissances d’argent. Nous voulons une cité où les hommes puissent réapprendre le sens des libertés et de la responsabilité, l’amour de leur identité et le courage de la défendre en toutes circonstances.
- Préface, Jean-Eudes Gannat
- École et enseignement, Victor Aubert
- La politique étrangère de la France, Thibaud Gibelin
- Agriculture et alimentation, Guillaume Travers
- La famille, pivot de la société : de la dissolution à la reconnaissance, Anne Trewby
- Monnaie et finance, Guillaume Travers
- Fiscalité, Guillaume Travers
- État de droit et contrôle de constitutionnalité des lois, Guillaume Bernard
- Insécurité et justice, Guillaume Bernard
- Urgence identitaire : du droit à l’immigration au droit de la remigration, Jean-Yves Le Gallou
- Politique sociale, Guillaume Travers
- Santé, Dr Michel Pareti
- Mémoire et identité, Victor Aubert
- La culture, Anne Brassié et contributeurs
- Relocalisation, Guillaume Travers
Extraits sur l’école :
Le rôle de l’État n’est pas d’administrer le système éducatif dans ses moindres détails mais de garantir les moyens qui permettent à chaque famille d’avoir accès à un enseignement adapté à leur enfant ainsi que de maintenir un bon niveau d’exigence pour garantir la valeur des diplômes nationaux. L’initiative privée, enchâs- sée dans un cadre législatif clair, sera à même de répondre à certains besoins de la société en matière de formation, besoins que l’État grevé par sa lourdeur bureaucratique n’arrive pas à satisfaire correctement. […]
Mesures
Inscription dans une loi organique des principes de l’enseignement.
Les grands principes qui définissent le cadre des lois sur l’école doivent faire l’objet d’une loi organique garantissant le respect de la famille comme première instructrice, la liberté scolaire, le respect de l’autorité, les grands objectifs de l’école comme la transmission des savoirs fondamentaux et de la culture européenne, et l’interdiction des intrusions idéologiques à l’école.
Le chèque scolaire.
Pour que les familles puissent choisir l’école qui correspond aux besoins de leurs enfants, l’État doit mettre à leur disposition, en fonction de leurs revenus, un chèque permettant de financer la scolarité de leurs enfants dans n’importe quelle école. L’État subventionnera les écoles privées par l’intermédiaire du chèque scolaire. Les professeurs des établissements publics garderont le statut de fonctionnaires titularisés mais les professeurs du privé seront salariés par leur établissement.
Réforme des critères de la titularisation des professeurs.
Les certificats permettant aux enseignants d’être titularisés dans un établissement scolaire privé seront remplacés par l’obtention d’un Master 2 dans la matière enseignée. Pour compléter cette certification académique et afin de répondre aux carences en ce qui concerne la formation pédagogique des enseignants, des établissements privés pourront dispenser des formations pédagogiques variées, reconnues par l’État.
Application du principe de subsidiarité à l’enseignement public pour une transition vers un enseignement plus libre.
Les établissements publics et privés gagneront en autonomie. Un cadre légal fixera des normes communes sur la limitation des effectifs, les limites de l’autorité des professeurs, les normes générales de prudence à l’égard des élèves, les compétences devant être acquises à chaque niveau, et les objectifs communs à atteindre. Les directeurs d’établissements seront plus libres pour atteindre ces objectifs, ils pourront choisir les professeurs qu’ils recrutent, avoir plus de latitude pour fixer le volume horaire des emplois du temps et des matières en fonction des besoins de certaines classes, décider du renvoi d’un élève dont l’attitude nuit objectivement au bien commun de l’école, refuser le passage d’un élève n’ayant pas le niveau suffisant dans une classe supérieure. Les académies auront pour rôle de contrôler a posteriori le bon fonctionnement des établissements scolaires publics et privés sur le critère de la réussite des objectifs fixés par l’État. Cette plus grande souplesse accordée aux établissements scolaires fera disparaître de facto la distinction entre l’enseignement privé sous contrat et hors contrat puisque tous les établissements scolaires seront contrôlés sur leurs « résultats » et non a priori sur leurs méthodes.
Valorisation de l’enseignement professionnel et technique et fin du collège unique.
Pour que les études professionnelles et techniques ne soient plus considérées comme une voie de garage mais comme une formation d’excellence, les établissements scolaires seront incités à faire découvrir des métiers dès la classe de quatrième. L’État soutiendra financièrement le développement d’établissements scolaires professionnels et techniques ou d’écoles de production, privés comme publics. L’obligation scolaire s’arrêtera à l’âge de treize ans, âge à partir duquel il sera possible de commencer une formation professionnelle en apprentissage. […]
Une soirée de dédicace aura lieu le vendredi 8 avril à la Nouvelle Librairie à Paris.
De l’idéologie du genre à l’emprise sectaire
Caroline Eliacheff est pédopsychiatre, psychanalyste et Céline Masson est psychanalyste, professeur des Universités. Ensemble, elles publient La Fabrique de l’enfant-transgenre (éditions de l’Observatoire). Extrait d’un entretien dans Le Figaro :
Ce sont les parents de ces jeunes qui nous ont mis sur cette piste en décrivant le cheminement de leurs enfants. Et en effet, on retrouve plusieurs caractéristiques de l’emprise sectaire comme le recrutement en ligne, s’adressant à des jeunes souvent vulnérables, en quête d’identité ; les influenceurs transgenres incitent le jeune à rejeter ses parents nécessairement transphobes au profit de sa «nouvelle famille» qui lui promet bonheur et bien-être. La transphobie est un argument de poids pour faire valoir sa victimisation au sein de la société. Sortir de cette communauté est vécu avec effroi et culpabilité : les «traîtres» continuent à subir les pressions du groupe. Un lobbying puissant permet aux transactivistes de s’introduire à tous les niveaux de la société pour faire valoir leurs revendications. Enfin l’industrie pharmaceutique se frotte les mains : peu d’affections nécessitent des traitements médicamenteux à vie… remboursés par la Sécurité Sociale.
De Marioupol à Boutcha
Onze correspondants de guerre historiques de médias italiens mainstream, mais à la retraite, publient une lettre ouverte :
En observant les télévisions et en lisant les journaux qui parlent de la guerre en Ukraine, nous nous sommes rendu compte que quelque chose ne fonctionne pas, que quelque chose tourne plutôt mal. Nous avons vu la guerre pour de vrai et de l’intérieur : nous avons été sous les bombes, certains de nos collègues et amis sont tombés. C’est précisément pour cette raison que nous n’aimons pas la façon dont le conflit en Ukraine, premier conflit à grande échelle de l’ère du web avancé, est représenté aujourd’hui. Nous sommes inondés de nouvelles, mais dans la représentation médiatique, les belligérants sont divisés de façon acritique en bons et mauvais. Et même très bons et très mauvais. Une seule pensée dominante est créditée, et ceux qui ne pensent pas ainsi sont catalogués comme des amis de Poutine et donc, d’une certaine manière, comme coresponsables des massacres en Ukraine. Mais ce n’est pas le cas. Nous devons nous rendre compte que la guerre déplace des intérêts inavouables qui ne sont pas connus du grand public. La propagande n’a qu’une seule victime : le journalisme.
L’une des vidéos de Marioupol les plus dupliquées aujourd’hui sur les réseaux sociaux : quelqu’un filme une façade d’immeuble abîmé par la guerre. Soudain apparaît un vieux monsieur au coin d’un balcon. La personne qui filme zoome sur le personnage, lequel fait signe d’attendre une seconde, et revient avec un petit drapeau: d’un côté les couleurs de la Russie, de l’autre celles de la République de Donetsk. Il sourit et salue.
Sur Boutcha, une analyse fouillée et très précisément documentée est en ligne ici.
On n’ose pas comprendre pourquoi les Occidentaux refusent la demande de la Russie d’organiser une réunion urgente du Conseil de Sécurité de l’ONU sur ce qui s’est passé à Boutcha.
Eric Zemmour aux électeurs LR : « Votre droite est ma droite. Votre France est ma France. Votre espérance est mon espérance »
Eric Zemmour a écrit une lettre ouverte adressée spécialement aux électeurs LR :
Chers électeurs de droite, chers amis,
Dimanche prochain, vous, moi, la droite française et la France tout entière seront face à leur destin.
Vous êtes de droite, vous avez aimé Nicolas Sarkozy, vous avez apprécié François Fillon, pendant quelques semaines, vous avez cru voter pour Valérie Pécresse. Aujourd’hui, vous êtes perdus. Vous ne reconnaissez pas votre pays, vous ne reconnaissez pas la droite, vous ne faites pas confiance à Emmanuel Macron.
Vous et moi, nous n’avons aucun doute que Marine Le Pen, si elle parvient au second tour, échouera face à Emmanuel Macron. Vous ne voulez pas voter pour elle et vous ne voulez pas non plus d’Emmanuel Macron, qui n’a rien fait sur l’insécurité, qui ne défendra jamais notre identité. C’est donc bien entre nos mains que repose l’avenir de la droite et de notre nation.
Vous et moi, nous n’ignorons pas que Valérie Pécresse n’incarne pas nos valeurs. Elle a quitté LR alors dirigé par Laurent Wauquiez car sa ligne était trop à droite pour elle. Elle n’a pas su vous parler pendant cette campagne. Centriste dans l’âme, elle n’est votre candidate qu’à la suite de manœuvres douteuses pendant la primaire LR. Eric Ciotti vous aurait bien mieux représentés ! Je discute souvent avec ceux d’entre vous qui m’ont rejoint et vous me le dites invariablement : « Nous aimons la droite française mais cette candidate n’est pas la nôtre. » Elle ne suscite ni votre admiration, ni votre confiance. Ceux d’entre vous qui se battent encore pour sa cause le font sans enthousiasme — vous méritez tellement mieux ! Certains militants iront même voter pour moi dans le secret de l’isoloir.
Alors restez fidèles à vous-même et à vos convictions ! Comme tant de vos élus qui m’ont rejoint, comme tous ceux qui ont déjà annoncé qu’ils appelleraient à voter pour moi le soir du second tour, je vous propose de nous battre, ensemble, dès maintenant, pour une autre cause, qui nous est supérieure : la France. Celle que la droite, notre droite, a mille fois sauvée, et que nous avons le devoir de sauver à nouveau. Face à l’immigration envahissante et à la violence dans nos rues, face au gaspillage d’argent public qui fait exploser la dette, face à la ruine de nos classes moyennes, de nos retraités et de nos travailleurs sous le poids écrasant des taxes et des impôts, vous et moi devons l’emporter.
Nous sommes les seuls à croire encore au mérite, à l’effort, au travail et à la récompense. Nous sommes les seuls à défendre les classes moyennes et les familles. Nous sommes les seuls à admirer l’histoire de notre pays et à vouloir la continuer. Nous refusons le renoncement, nous refusons le socialisme, nous refusons les fausses promesses des démagogues. Je vous propose de me rejoindre dans ce grand et beau combat pour la vérité, la liberté, l’identité, la souveraineté et la prospérité.
Je me suis promis d’imposer le sujet de l’immigration dans cette campagne, parce que ce phénomène menace non seulement notre sécurité et notre identité, mais aussi notre prospérité. La seule manière de rendre du pouvoir d’achat aux Français, c’est de réduire certaines dépenses publiques. Les politiciens trompent les Français en jouant au Père Noël avec leur propre argent et les méprisent en proposant de couper dans la justice sociale. Je veux un Etat qui soit enfin généreux avec les Français mais qui ne finance plus l’assistanat du monde entier. Je veux un Etat qui protège ses fonctions régaliennes, pas un Etat où la bureaucratie explose et étouffe la France.
Nous ferons des économies massives sur la bureaucratie et sur l’immigration en commençant par réserver la solidarité nationale à nos nationaux. Avec l’argent ainsi économisé, je baisserai massivement les impôts, les charges et les taxes : 28 milliards d’euros de moins chaque année. C’est 538 millions d’euros par semaine qui ne seront plus pris dans vos poches, 76 millions d’euros par jour que vous pourrez enfin garder pour vous et votre famille. Aucun autre candidat ne vous promet une telle révolution fiscale.
Dimanche prochain, soit nous affrontons Emmanuel Macron en ordre dispersé, soit nous nous unissons et nous vaincrons. Vous et moi, nous savons qu’il n’y a pas de troisième solution. Et nous savons qu’une défaite face à la macronie nous empêcherait, pour très longtemps, de sauver notre pays.
Votre droite est ma droite. Votre France est ma France. Votre espérance est mon espérance. Ma candidature est la vôtre autant que celle des membres de Reconquête, aujourd’hui le parti le plus puissant et le plus fervent de notre pays. Je ne vous propose ni d’abandonner vos positions, ni de trahir vos choix de toujours, mais, simplement, le jour du premier tour, de devenir les plus sérieux adversaires d’Emmanuel Macron. Nous l’affronterons lors d’un débat de second tour qui sera, je vous en fais le serment, un moment historique et décisif de notre histoire. Vous pouvez compter sur moi.
Je vous propose de devenir, vous et moi, les nouveaux pionniers de la droite. La France en a besoin. Elle nous appelle. Répondons-lui ensemble, forts et fiers.
Eric Zemmour réitère son opposition formelle à la GPA
Sur TF1 hier soir :
Je suis défavorable à la GPA car je suis contre la marchandisation du corps des femmes. Je trouve cela intolérable.#10MinutesPourConvaincre #JeVoteEricZemmourpic.twitter.com/VNJe9q7iNM
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) April 4, 2022


